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Quantification de la déformation finie

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Méthodes de quantification de

la déformation finie
Méthodes de quantification de la déformation finie

La quantification de la déformation finie en tout point dans une


région est l’un des objectifs important de la géologie structurale.

Pour atteindre cet objectif de façon idéal, il faut déterminer en tout


point de cette région deux paramètres :

L’orientation dans l’espace des trois axes principales de la


déformation finie (X, Y et Z) ou bien (l1, l2 et l3)

La valeur des rapports axiaux de l’E.D.F. (X/Y; Y/Z et X/Z)


1- Recherche des axes principaux de la déformation finie

Lorsque la roche possède une nouvelle fabrique tectonique


(planaire et / ou linéaire), il est plus facile de déterminer la direction
des principaux axes de la déformation finie

Sur le plan de schistosité (// XY), la Le est matérialisée


par l’étirement des minéraux, des fossiles, des
marqueurs de la déformation …..
Cette Le correspond à X. l’axe Y sera perpendiculaire à
X dans le plan de schistosité.
Le premier niveau de mesure concerne l’orientation des éléments
structuraux (S0, S1, S2 ….linéations diverses).
La connaissance en tout point de ces éléments structuraux fournit des éléments
essentiels pour la compréhension de la déformation régionale.

La mesure de la foliation et de la linéation d’étirement fournit une


bonne approximation des trajectoires de la déformation paroxysmale.
La cartographie des trajectoires principales de déformation (plan
d’aplatissement XY et la direction d’étirement X) permet de
visualiser l’orientation des principaux axes de la déformation finie

Trajectoire de la schistosité
Consiste à reporter sur une carte la trace du plan de S1 (direction et
pendage), on établit à partir de cette carte des courbes enveloppes
qui nous donne l’allure générale du plan de schistosité

Trajectoire des linéation d’étirement


Ces linéations correspondent dans le plan S1 à la direction du grand
axe X de l’EDF. Cette linéation est donnée en générale par
l’allongement des marqueurs déformés.
De point de vue cinématique, cette linéation nous donne la direction
et éventuellement le sens de déplacement de la matière.
Exemple d’application : mise en place des corps intrusifs

Corps intrusifs anté-tectoniques :


Pluton moulé par la schistosité
Zones neutres (sans déformation) aux deux extrémités du pluton
Minéraux de métamorphisme de contact anté-tectonique
Pas de gradient de déformation autour du granite
Une orthogneisification localisée
Auréole de métamorphisme plissée et isogrades déformé
Corps intrusifs post-tectoniques :
Pluton discordant sur les structures régionale
Minéraux de métamorphisme de contact post-tectonique
Pas de gradient de déformation autour du granite
isogrades non plissés
Corps intrusifs syn-tectoniques :
Pluton est allongé parallèlement aux structures régionales
Moulé par la schistosité
Point Triples de Schistosité (PTS)
Gradient de la déformation augmente vers le pluton
Quantification de la déformation finie

2- Cas des marqueurs initialement sphériques

(oolithes, sphérolites, vacuoles, taches de réduction …). Par leur


forme initiales sphériques, ils apparaissent comme des marqueurs
idéaux pour quantifier la déformation.

il faut tenir compte si ils présentent des propriétés mécaniques


différentes avec leur matrice

Le cas idéal : Marqueurs de même compétence que la matrice


(taches vertes de réduction dans un schiste) : l’étude de la
déformation des marqueurs revient à l’étude de la déformation de la
roche
Méthode de la meilleure droite

Sur chaque section, sont mesurés


l’orientation et le rapport axial
des objets devenus elliptiques
(une moy. de 50 mesures): il est
possible d’obtenir des valeurs
significatives des rapports axiaux
X/Y, Y/Z et X/Z, de déduire
l’EDF, le type de déformation et
son intensité
On peut également reporter les mesures pour chaque plan sur un
diagramme rectangulaire grand axe – petit axe: les points
représentatifs se regroupent le long d’une droite passant par
l’origine. La pente de la droite de corrélation donne le rapport
moyen des déformations principales dans la section observée.

X/Y = tg a
méthode centre à centre (méthode de Ramsay, 1967)

Elle est proposée pour les roches ayant subit une déformation par
dissolution sous pression. Dans un calcaire oolithique par ex. les
oolithes sont déplacés les uns par rapport aux autres par
l’intervention de la dissolution sous pression dans leur matrice et sur
leur propre périphérie.

Pour quantifier la déformation, on peut se servir de la variation


des distances des marqueurs, plus précisément de leur centre, les
uns par rapport aux autres.
A l’état non déformé, la distance d entre deux marqueurs voisins
varie autour d’une valeur moyenne m en fonction de a entre leur
alignement et une droite repère (a)
Par contre à l’état déformé (b), m dépend de la déformation
longitudinale suivant la direction repérée par l’angle a.

Sur un diagramme m/a, on obtient une direction a1 pour laquelle


statistiquement les distances entre les centres sont maximum mx et
une direction a2 pour lesquelles ces distances sont minimum my, le
rapport mx/my est celui de l’ellipse de déformation finie.
méthode graphique de Fry (1979)

Grâce à un procédé graphique, on visualise la distance moyenne


entre chaque marqueur pour les différentes orientation du plan.

On place successivement chaque objet au centre de l’abaque et on


reporte tous les autres
A l’état non déformé, la distance minimale entre les objets (leur
centre) est à peu prés la même quelque soit la direction de mesure

Après déformation, ces distances minimales augmentent suivant une


direction (lG) et diminuent suivant la direction lP.
L’ellipse obtenu est l’ellipse de déformation dans le plan considéré.
déformation des marqueurs ellipsoïdaux : méthode Rf/F
En déformation homogène, toute ellipse de rapport initial Ri est
transformé en une autre ellipse de rapport Rf

Yf
Yi q f
Xf
Xi Rs
Xf/Yf = Rf
Xi/Yi = Ri
Cette méthode repose sur la relation qui existe pour toute coupe de la
roche déformée entre 5 paramètres décrivant les ellipses de forme et
de déformation , et leur orientation relative.
Ri : le rapport axial de l’ellipse initial
Rf : le rapport axial de l’ellipse déformée
Rs : le rapport axial de l’eDF
q: l’angle initial entre les grands axes Xi et Xs
F : l’angle final entre Xf et Xs
Considérons le cas d’une population d’ellipse initiale dont le grand
axe est orienté de façon aléatoire, ces ellipses sont transformées en de
nouvelles ellipse dont les rapports axiaux Rf est dont l’orientation est
déterminée en mesurant l’angle Ff entre le grand axe de chacune des
ellipse et une direction de référence.
État initial : une population de 10 ellipses (1 à 10), de rapport axiaux constant (Ri
= 2) et d’orientation fi variant de –90 à +90. Ces ellipse sur un diagramme Rf/f
sont représentées par des points alignés sur une droite.

Après déformation, l’ellipse sera


caractérisée par un rapport axial
Rd et dont on admet que le
grand axe est parallèle à la ligne
de référence qui permet de
mesurer les orientations des
ellipse initiales
Déformation progressive

Tant que Rd<Ri :


allure en cloche

Dès que Rd>Ri :


Allure en poire

Les valeurs de Rf max. et Rf


min permettent de clculer Rd:

R2d = Rf max . Rf min.

Le rapport axial initial Ri est

R2i = Rf max / Rf min

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