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Généralités et fonctions usuelles en maths

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4.

Fonctions usuelles

4.1 Généralités sur les fonctions 1


4.1.1 Ensemble de définition
4.1.2 Courbe représentative
4.1.3 Composée de fonctions
4.1.4 Parité
4.1.5 Monotonie
4.1.6 Périodicité
4.1.7 Eléments remarquables

4.2 Fonctions de référence 10


4.2.1 Fonctions polynômes et fonction inverse
4.2.2 Fonctions logarithme népérien et exponentielle
4.2.3 Fonctions puissances
4.2.4 Fonctions valeur absolue et partie entière
4.2.5 Fonctions trigonométriques

4.3 Dérivation: rappel des formules 32

Do not worry about your difficulties in


mathematics; I can assure you that
mine are still greater.

Albert Einstein

Dans ce chapitre, sont rappelées certaines généralités sur les fonctions (monotonie, max-
imum, minimum...) auxquelles sont ajoutés des compléments permettant d’approfondir
l’étude des fonctions (parité, périodicité, composée de fonctions...). On revoit également
les fonctions usuelles et on introduit de nouvelles fonctions (la fonction valeur absolue,
la fonction partie entière et les fonctions trigonométriques).

4.1 Généralités sur les fonctions


4.1.1 Ensemble de définition

Définition 4.1 On appelle fonction un procédé qui à un nombre x appartenant à un


ensemble D associe un unique nombre y. On note :

f : D → R
x 7→ f (x)

f (x) est appelé l’image de x par f , tandis que x est appelé antécédent de f (x) par f .

Exemple 4.1 Soit f la fonction définie par f (x) = 2x + 3.

• L’image de 2 est f (2)= 2 × 2 + 3 = 7.

1
2 CHAPITRE 4. FONCTIONS USUELLES

• Les antécédents de 4 vérifient f (x) = 4 c’est-à-dire

1
2x + 3 = 4 ⇔ 2x = 1 ⇔ x = .
2
1
L’antécédent de 4 est donc .
2

Remarque : Il peut y avoir un, plusieurs ou même aucun antécédent. Par contre, il ne peut y
avoir qu’une seule image !

Définition 4.2 On appelle ensemble de définition d’une fonction f , noté Df en général,


l’ensemble de tous les nombres x où f (x) est définie i.e. où l’on peut calculer f (x).

Exemple 4.2 1. La fonction f définie par f (x) = 2x+3 a pour ensemble de définition:
Df = R car pour tout x ∈ R, 2x + 3 est calculable.
1
2. La fonction g : x 7→ a pour ensemble de définition: Dg = R \ {2} car g est
2x − 4
définie pour les x ∈ R tels que 2x − 4 , 0 i.e. 2x , 4 donc x , 2.

Proposition 4.1 Soient N , D, A et B quatre réels.

• La fonction x 7→ 1
x est définie sur R∗ donc
existe ⇐⇒ D , 0.
N
D
√ √
• La fonction x 7→ x est définie sur R+ donc A existe ⇐⇒ A ⩾ 0.

• La fonction x 7→ ln(x) est définie sur R∗+ donc ln(B) existe ⇐⇒ B > 0.

Exercice 4.1 Déterminer le domaine de définition de chacune des trois fonctions définies
par:
x+3 √
f (x) = g(x) = 1−x h(x) = ln(x2 − 9).
x2 − 4
1. Domaine de définition de la fonction f :
x < Df ⇐⇒ x2 − 4 = 0
⇐⇒ (x − 2)(x + 2) = 0
⇐⇒ x − 2 = 0 ou x + 2 = 0
⇐⇒ x = 2 ou x = −2
Donc Df = R \ {−2; 2}.
2. Domaine de définition de la fonction g:
x ∈ Dg ⇐⇒ 1 − x ⩾ 0
⇐⇒ x ⩽ 1
Donc Dg =] − ∞; 1].
4.1. GÉNÉRALITÉS SUR LES FONCTIONS 3

3. Domaine de définition de la fonction h:

x ∈ Dh ⇐⇒ x2 − 9 > 0
⇐⇒ (x − 3)(x + 3) > 0
⇐⇒ x < −3 ou x > 3 (cf. tableau de signes ci-dessous)

Donc Dh =] − ∞; −3[∪]3; +∞[.

x −∞ −3 3 +∞
x−3 – – 0 +
x+3 – 0 + +
(x − 3)(x + 3) + 0 – 0 +

4.1.2 Courbe représentative

Définition 4.3 Soit f une fonction définie sur Df et soit (O;⃗i, ⃗


j) un repère du plan (le
plus souvent orthonormé). La courbe représentative de la fonction f est l’ensemble des
points M du plan de coordonnées (x, f (x)) avec x ∈ Df .

1
x

−1 1 2 3 4
−1

M Cf
−2 b

f (x)
−3

Notations : Elle est notée traditionnellement Cf :


{ }
Cf = (x, f (x)) | x ∈ Df .

Remarque : On a l’équivalence : ∀x ∈ Df ∀y ∈ R M(x, y) ∈ Cf ⇐⇒ y = f (x).


4 CHAPITRE 4. FONCTIONS USUELLES

4.1.3 Composée de fonctions

Définition 4.4 (Ensemble image) Soit f une fonction définie sur Df . Soit E une partie
de R tel que E ⊂ Df . On appelle ensemble image de E par la fonction f et on note f (E)
l’ensemble:
f (E) = {f (x) | x ∈ E} = {y ∈ R | ∃x ∈ E, y = f (x)}.


Exemple 4.3 Soit f la fonction définie par f (x) = x2 − 1. Déterminons son domaine
de définition et son domaine image sachant que son tableau de variation est le suivant.

x −∞ −1 1 +∞

f ′ (x) − +

+∞ +∞
f
0 0

On montre facilement que Df =] − ∞; −1] ∪ [1; +∞[.


En effet, x2 − 1 = (x − 1)(x + 1) ⩾ 0 pour x ∈] − ∞; −1] ∪ [1; +∞[.
De l’étude des variations de la fonction f , on déduit que f (]−∞; −1]∪[1; +∞[) ⊂ [0; +∞[.
L’autre inclusion est plus longue à montrer et nécessite le théorème des valeurs inter-
médiaires.

Il peut parfois être utile de déterminer f (Df ) notamment lorsqu’on compose des fonctions,
comme on va le voir dans ce qui suit.
Définition 4.5 (Composée de fonctions) Soient f et g deux fonctions définies respec-
tivement sur Df et Dg telles que f (Df ) ⊂ Dg . La composée de la fonction f par g est
la fonction, notée g ◦ f (qui se lit « g rond f ») est la fonction définie sur Df par

(g ◦ f )(x) = g(f (x)).

Exercice 4.2 On considère les fonctions suivantes :



f (x) = x2 , g(x) = x, h(x) = ex .

Donner l’expression des fonctions composées suivantes :


1. f ◦ g
On remarque que Df = R et Dg = R+ . On a donc clairement g(Dg ) ⊂ Df . Soit
√ √
x ∈ Dg , (f ◦ g)(x) = f (g(x)) = f ( x) = ( x)2 = x.

2. g ◦ f
On remarque que Df = R et Dg = R+ . On a f (Df ) = R+ = Dg . Soit x ∈ Df ,

(g ◦ f )(x) = g(f (x)) = g(x2 ) = x2 = |x| .
4.1. GÉNÉRALITÉS SUR LES FONCTIONS 5

3. f ◦ h
On remarque que Df = R et Dh = R. On a donc clairement h(Dh ) ⊂ Df . Soit
x ∈ Dh , (f ◦ h)(x) = f (h(x)) = f (ex ) = (ex )2 = e2x .

4. h ◦ f
On remarque que Df = R et Dh = R. On a clairement f (Df ) ⊂ Dh . Soit x ∈ Df ,
2
(h ◦ f )(x) = h(f (x)) = h(x2 ) = ex .

5. g ◦ h
On remarque que Dh = R et Dg = R+ . On a h(Dh ) = R+ = Dg . Soit x ∈ Dh ,

(g ◦ h)(x) = g(h(x)) = g(ex ) = ex .

6. h ◦ g
On remarque que Dg = R+ et Dh = R. On a clairement g(Dg ) ⊂ Dh . Soit x ∈ Dg ,
√ √
(h ◦ g)(x) = h(g(x)) = h( x) = e x .

4.1.4 Parité

Définition 4.6 • Une fonction f est paire si : ∀x ∈ Df , −x ∈ Df et f (−x) = f (x).

• Une fonction f est impaire si : ∀x ∈ Df , −x ∈ Df et f (−x) = −f (x).

Exemple 4.4 • La fonction carré x 7→ x2 est une fonction paire.

• La fonction inverse x 7→ 1
x est une fonction impaire.

Remarque : Lorsque le domaine de définition Df d’une fonction f vérifie la condition:

∀x ∈ R, x ∈ Df ⇒ −x ∈ Df

on dit que le domaine de définition Df est symétrique par rapport à zéro.

Exemple 4.5 • L’ensemble ] − ∞; −5[∪]5; +∞[ est symétrique par rapport à zéro.

• L’ensemble R \ {−2; 2} est symétrique par rapport à zéro.

• L’ensemble R \ {1} n’est pas symétrique par rapport à zéro.

Méthode 4.1 (Etude de la parité d’une fonction) 1. On commence par déterminer


l’ensemble de définition de la fonction f et on détermine si Df est symétrique
par rapport à zéro ou non. Si c’est le cas, on passe à la deuxième étape, et si ce
n’est pas le cas, f n’est ni paire ni impaire.

2. Pour un x quelconque dans Df , on compare f (−x) avec f (x) ou avec −f (x):


6 CHAPITRE 4. FONCTIONS USUELLES

• si f (−x) = f (x) alors la fonction f est paire,


• si f (−x) = −f (x) alors la fonction f est impaire,
• enfin, si on trouve un réel x0 ∈ Df tel que f (−x0 ) , f (x0 ) et f (−x0 ) , −f (x0 )
alors f n’est ni paire ni impaire.

Exemple 4.6 Etudions la parité des fonctions suivantes :

ex − e−x x5
f (x) = g(x) = h(x) = x3 − x2 .
x x2 − 4
1. On commence par déterminer Df . La fonction f est définie pour tout réel x
différent de 0 donc Df = R∗ . Ce domaine est bien symétrique par rapport à 0.
Calculons pour x ∈ Df :

e−x − e−(−x) e−x − ex ex − e−x


f (−x) = =− = = f (x).
−x x x
Ainsi f est une fonction paire.

2. On commence par déterminer Dg . La fonction g est définie pour tout réel x


vérifiant x2 − 4 , 2 i.e. (x − 2)(x + 2) , 0. Ainsi Dg = R \ {−2; 2}. Ce domaine est
bien symétrique par rapport à 0. Calculons pour x ∈ Dg :

(−x)5 −x5
g(−x) = = = −g(x).
(−x)2 − 4 x2 − 4

Ainsi g est une fonction impaire.

3. On remarque h est définie pour tout réel x donc Dh = R qui est évidemment
symétrique par rapport à 0. Calculons pour x ∈ Dh :

h(−x) = (−x)3 − (−x)2 = −x3 − x2 = −(x3 + x2 ) , −h(x) , h(x).

Ainsi h n’est ni paire ni impaire.

Propriété 4.1 • Si une fonction est paire, sa courbe représentative est symétrique
par rapport à l’axe des ordonnées.

• Si une fonction est impaire, sa courbe reprśentative est symétrique par rapport à
l’origine du repère.

4
2
1
2
−3 −2 −1 1 2 3
−1
−3 −2 −1 1 2 3 −2

Courbe représentative d’une fonction paire Courbe représentative d’une fonction impaire
4.1. GÉNÉRALITÉS SUR LES FONCTIONS 7

4.1.5 Monotonie

Définition 4.7 Soit f une fonction définie sur un intervalle I.

1. f est dite croissante sur I si : 3. f est dite décroissante sur I si :

∀x, y ∈ I , x < y ⇒ f (x) ⩽ f (y). ∀x, y ∈ I , x < y ⇒ f (x) ⩾ f (y).

2. f est dite strictement croissante sur 4. f est dite strictement décroissante


I si : sur I si :

∀x, y ∈ I , x < y ⇒ f (x) < f (y). ∀x, y ∈ I , x < y ⇒ f (x) > f (y).

Lorsque f est croissante ou décroissante (resp. strictement croissante ou décroissante),


on dit que f est monotone (resp. strictement monotone).
Enfin, f est dite constante sur I lorsque : ∀x, y ∈ I , f (x) = f (y).

Remarque :

• On dit qu’une fonction croissante conserve l’ordre et qu’une fonction décroissante inverse
l’ordre.

• Il existe des fonctions qui ne sont pas monotones, c’est-à-dire qui ne sont ni croissantes
ni décroissantes.

Proposition 4.2 • La somme de deux fonctions croissantes (resp. décroissantes)


est croissante (resp. décroissante).

• La composée de deux fonctions ayant le même sens de variation est croissante.

• La composée de deux fonctions ayant des sens de variation opposé est décroissante.

Remarque : Pour retenir les deux derniers points de cette proposition, on peut remarquer une
analogie avec la règle du signe d’un produit.
Si « croissante » = « + » et « décroissante » = « - », on a bien « + × + = + », « - × - =
+ » et « + × - = - ».

Démonstration. • Soient f et g des fonctions croissantes et soient x, y ∈ Df ∩ Dg tels que


x<y. Comme les fonctions f et g sont croissantes, on a : f (x) ⩽ f (y) et g(x) ⩽ g(y). En
additionnant les deux inégalités, on obtient :

f (x) + g(x) ⩽ f (y) + g(y).

Ainsi la fonction f + g est croissante.


8 CHAPITRE 4. FONCTIONS USUELLES

• Soient f et g des fonctions croissantes et soient x, y ∈ Df tels que x < y. Comme f est
croissante, on a f (x) ⩽ f (y). La fonction g étant également croissante, on en déduit :

g(f (x)) ⩽ g(f (y)).

Ainsi la fonction g ◦ f est croissante.

4.1.6 Périodicité

Définition 4.8 Soit f une fonction et Df son domaine de définition. La fonction f est
dite périodique lorsqu’il existe un réel T non nul tel que :

x ∈ Df ⇐⇒ x + T ∈ Df et ∀x ∈ Df , f (x + T ) = f (x).

On dit alors que f est T -périodique et le réel T est appelé une période de f .

4.1.7 Eléments remarquables

Majorant, minorant

Définition 4.9 Soit f une fonction définie sur un intervalle I de R.

• On dit que la fonction f est majorée sur I s’il existe un réel M tel que:

∀x ∈ I f (x) ⩽ M.

On dit alors que M est un majorant de f sur I ou encore que le réel M majore la
fonction f sur I.

• On dit que la fonction f est minorée sur I s’il existe un réel m tel que:

∀x ∈ I f (x) ⩾ m.

On dit alors que m est un minorant de f sur I ou encore que le réel m minore la
fonction f sur I.

• On dit que f est bornée sur I si elle est à la fois majorée et minorée sur I:

∃m ∈ R ∃M ∈ R ∀x ∈ I m ⩽ f (x) ⩽ M.

Remarque : Graphiquement, une fonction f est majorée par un réel M (resp. minorée par un
réel m) lorsque sa courbe représentative est située au-dessous (resp. au-dessus) de la droite
horizontale d’équation y = M (resp. y = m).
4.1. GÉNÉRALITÉS SUR LES FONCTIONS 9

y=M y=M

y=m y=m

Fonction minorée Fonction majorée Fonction bornée

1
Exemple 4.7 Soit f la fonction définie sur R par f (x) = 2 . En dressant le tableau
x +1
de variation de f , on peut montrer que :

∀x ∈ R 0 < f (x) ⩽ 1.

Ainsi, le réel M = 1 est un majorant de f sur R mais M ′ = 3 est un autre majorant de


f sur R.
De même, le réel m = 0 est un minorant de f sur R mais m′ = −7 est un autre minorant
de f sur R :
∀x ∈ R − 7 ⩽ f (x) ⩽ 3.

Maximum, minimum

Définition 4.10 Soit f une fonction définie sur un intervalle I de R.

• On dit que la fonction f admet un maximum en x0 sur I lorsque:

x0 ∈ I et ∀x ∈ I f (x) ⩽ f (x0 ).

On note alors max f (x) = f (x0 ).


x∈I

• On dit que la fonction f admet un minimum en x0 sur I lorsque:

x0 ∈ I et ∀x ∈ I f (x) ⩾ f (x0 ).

On note alors min f (x) = f (x0 ).


x∈I

• Un extremum de f sur I est soit un maximum soit un minimum de f sur I.

Remarque : Si f (x0 ) est un extremum sur un intervalle ouvert contenant x0 , mais pas sur I
tout entier, on dit que f (x0 ) est un extremum local.
10 CHAPITRE 4. FONCTIONS USUELLES

1
Exemple 4.8 Soit f la fonction définie sur R par f (x) = . On sait que:
x2 + 1
∀x ∈ R f (x) ⩽ f (0) = 1. Donc la fonction f admet un maximum en x0 = 0 sur R:
1
max 2 = 1. Par contre, la fonction f n’admet pas de minimum sur R (et pourtant
x∈R x + 1
elle est minorée sur R).

−3 −2 −1 0 1 2 3 4

4.2 Fonctions de référence

4.2.1 Fonctions polynômes et fonction inverse

La fonction carré

4
Théorème 4.1 La fonction carré f : R → R+ ; x 7→ x2 .
3
• est à valeurs positives ;
2 • est paire ;

1 • est strictement décroissante sur ] − ∞; 0] et


strictement croissante sur [0; +∞[.

−2 −1 1 2

Remarque : Plus généralement, pour tout entier naturel n non nul, la fonction x → x2n est
paire et est strictement décroissante sur ] − ∞; 0] et strictement croissante sur [0; +∞[.
4.2. FONCTIONS DE RÉFÉRENCE 11

La fonction cube

Théorème 4.2 La fonction cube f : R → R ; x 7→ x3


1
• est impaire ;

−2 −1 1 2 • est strictement croissante sur R ;


−1 • n’est ni majorée, ni minorée sur R.

−2

−3

Remarque : Plus généralement, pour tout entier naturel n, la fonction x → x2n+1 est impaire
et strictement croissante sur R.

Les fonctions trinômes du second degré

Définition 4.11 Soient a, b et c trois réels avec a , 0. Soit T la fonction définie sur R
par: T (x) = ax2 + bx + c.
On dit que T est une fonction polynôme de degré 2 ou encore une fonction trinôme du
second degré.

La représentation graphique d’une fonction polynôme du second degré est une parabole,
orientée vers le haut si a > 0 et orientée vers le bas si a < 0:
y y

x x
Comme déjà rappelé dans le Chapitre 1, nous avons le théorème suivant :
12 CHAPITRE 4. FONCTIONS USUELLES

Théorème 4.3 Soit T : x 7→ ax2 + bx + c une fonction trinôme du second degré.

• Si ∆ = b2 −4ac > 0 alors l’équation T (x) = 0 admet deux solutions réelles distinctes
x1 et x2 avec : √ √
−b − ∆ −b + ∆
x1 = et x2 = .
2a 2a
On a alors la factorisation: T (x) = a(x − x1 )(x − x2 ). On dit que x1 et x2 sont les
racines de T .
−b
• Si ∆ = 0 alors l’équation T (x) = 0 admet une seule solution x0 avec x0 = . On
2a
a alors la factorisation: T (x) = a(x − x0 )2 .
On dit que x0 est la racine double de T .

• Si ∆ < 0 alors l’équation T (x) = 0 n’admet pas de solution dans R.


Il n’y a pas de factorisation possible dans R. On dit que T n’admet pas de racine
réelle.

4 4 4

y = T (x)
3 3 3

2 y = T (x) 2 2 y = T (x)

1 1 1

x1 x2 x0
0 1 2 3 4 0 1 2 3 4 0 1 2 3 4

Proposition 4.3 Soient s et p deux réels. Alors pour tous réels x1 et x2 , on a


l’équivalence:
{
x1 + x2 = s
⇐⇒ x1 et x2 sont les racines du trinôme T (x) = x2 − sx + p.
x1 x2 = p

Exercice 4.3 Trouver deux réels x1 et x2 dont la somme vaut 4 et le produit vaut 1.

D’après la proposition précédente, x1 et x2 sont les racines du trinôme T (x) = x2 −4x+1.


Calculons le discriminant du trinôme pour déterminer ses racines. On a ∆ = 12 et donc:
√ √
4+2 3 √ 4+2 2 √
x1 = = 2 + 3 et x2 = = 2 − 3.
2 2
4.2. FONCTIONS DE RÉFÉRENCE 13

La fonction inverse

3
1
y=
1 Soit h la fonction inverse h : x 7→ dont
x x
2 la courbe représentative est donnée ci-
contre.
y=1
1
1
y= • Son ensemble de définition est
3 1
Dh = R∗ . En effet, n’est pas défini
−4 −3 −2 −1 1 2 3 4
x
0 pour x = 0.
−1
y = −1 • L’image de 1 est 1 et l’image de −1
est −1.
−2
1
• L’unique antécédent de est 3.
−3
3

1
Théorème 4.4 La fonction inverse f : R∗ → R∗ ; x 7→
x
• est impaire ;

• est strictement décroissante sur ] − ∞; 0[ et sur ]0; +∞[ ;

• n’est ni majorée, ni minorée sur R∗ .

4.2.2 Fonctions logarithme népérien et exponentielle


La fonction logarithme népérien

Définition 4.12 La fonction logarithme népérien, notée ln, est l’unique primitive de la
fonction inverse sur l’intervalle ]0; +∞[ qui s’annule en 1. Autrement dit:
∫x
1
∀x ∈]0; +∞[ ln(x) = dt.
1 t

Propriété 4.2 La fonction ln est définie sur R∗+ . Elle est continue et dérivable sur R∗+
1
et sa dérivée est x 7→ . De plus, ln(1) = 0.
x

La fonction ln possède des propriétés tout à fait remarquables, la première d’entre elles
étant de transformer les produits en sommes.
14 CHAPITRE 4. FONCTIONS USUELLES

Proposition 4.4 1. ∀a ∈ R∗+ ∀b ∈ R∗+ ln(ab) = ln(a) + ln(b).


( )
1
2. ∀a ∈ R∗+ ln = − ln(a).
a
( )
a
3. ∀a ∈ R∗+ ∀b ∈ R∗+ ln = ln(a) − ln(b.)
b
4. ∀n ∈ Z ∀a ∈ R+∗ ln(an ) = n ln(a).

5. ∀a ∈ R∗+ ln( a) = 21 ln(a).

Exemple 4.9 Soient x et y > 0. Simplifier le plus possible les expressions suivantes.
( )
1. ln(2x) − ln(x) 3 1
4. 2 ln(x ) + ln 3
= ln(2) + ln(x) − ln(x) = ln(2) x
= 6 ln(x) − 3 ln(x) = 3 ln(x)
( ) ( )
1 1
2. ln(x2 ) − ln(x) 5. ln(1) + ln + ln 2
= 2 ln(x) − ln(x) = ln(x) x x
= 0 − ln(x) − 2 ln(x) = −3 ln(x)
( ) ( )
( ) x y
1 6. ln + ln
3. ln(x) − ln y x
x
= ln(x) + ln(x) = 2 ln(x) = ln(x) − ln(y) + ln(y) − ln(x) = 0

Propriété 4.3 • La fonction ln est strictement croissante sur R∗+ .

• Limites usuelles:

• lim+ ln(x) = −∞ et lim ln(x) = +∞.


x→0 x→+∞
ln(x)
• lim =0 et lim x ln(x) = 0. Croissance comparée
x→+∞ x x→0+

On déduit de la stricte croissance de la fonction ln les propriétés suivantes :

Proposition 4.5 Pour tous réels a et b strictement positifs :

• ln a = ln b si, et seulement si, a = b,

• ln a > ln b si, et seulement si, a > b.

Exercice 4.4 Résoudre dans l’intervalle I les équations suivantes :


1. ln(x + 2) = 2 ln(x) sur I =]0; +∞[.

On a ln(x + 2) = 2 ln(x) ⇐⇒ ln(x + 2) = ln(x2 ) ⇐⇒ x + 2 = x2 ⇐⇒ x2 − x − 2 = 0.


On calcule alors le discriminant : ∆ = 1 + 8 = 9. Il y a donc deux racines qui sont:
1−3 1+3
x1 = = −1 et x2 = = 2.
2 2
4.2. FONCTIONS DE RÉFÉRENCE 15

On ne garde que la solution qui est dans l’intervalle I =]0; +∞[. Il n’y a donc
qu’une solution qui est x = 2. Ainsi S = {2}.
3
2. ln(2x − 3) + ln(3) = 2 ln(x) sur I =] ; +∞[.
2

On a ln(2x − 3) + ln(3) = 2 ln(x) ⇐⇒ ln((2x − 3) × 3) = ln(x2 ) ⇐⇒ ln(6x − 9) =


ln(x2 ) ⇐⇒ 6x + 9 = x2 ⇐⇒ x2 − 6x + 9 = 0.
On calcule alors le discriminant : ∆ = 36 − 36 = 0. Il y a donc une seule racine qui
est :
(−6)
x0 = − = 3.
2×1
3
De plus, 3 est bien dans l’intervalle ] ; +∞[ donc l’unique solution de l’équation
2
considérée est x = 3. Ainsi S = {3}.

Exercice 4.5 Résoudre dans l’intervalle I les inéquations suivantes :

1. ln(2x) < ln(x + 7) sur I =]0; +∞[.

On a ln(2x) < ln(x + 7) ⇐⇒ 2x < x + 7 ⇐⇒ x < 7. Il faut donc que x < 7 et que x
soit dans l’intervalle ]0; +∞[ donc S =]0; 7[.
1
2. ln(3x + 1) − ln(x + 1) ⩾ ln(2) sur I =] − ; +∞[.
3

On a ln(3x+1)−ln(x+1) ⩾ ln(2) ⇐⇒ ln(3x+1) ⩾ ln(2)+ln(x+1) ⇐⇒ ln(3x+1) ⩾


ln(2(x + 1)) ⇐⇒ ln(3x + 1) ⩾ ln(2x + 2) ⇐⇒ 3x + 1 ⩾ 2x + 2 ⇐⇒ x ⩾ 1. Il faut
1
donc que x ⩾ 1 et que x soit dans l’intervalle ] − ; +∞[ donc S = [1; +∞[.
3

On a vu que la fonction ln était continue et strictement croissante sur R∗+ . De plus,


ln(R∗+ ) = R et 1 ∈ R donc d’après le théorème des valeurs intermédiaires, l’équation ln(x) = 1
admet une unique solution dans R∗+ .

Définition 4.13 L’unique solution dans R∗+ de l’équation ln(x) = 1 est notée e : c’est la
constante de Neper. On a: e ≃ 2, 718.

ln(x) = 1 ⇐⇒ x = e.

Notations : Plus généralement, pour tout y dans R, l’équation ln(x) = y admet une unique
solution dans R∗+ . On convient de noter ey cette solution car l’unique solution de l’équation
ln(x) = n (avec n ∈ Z) n’est autre que le nombre en . En effet:

∀n ∈ Z ln(en ) = n ln(e) = n.
16 CHAPITRE 4. FONCTIONS USUELLES

La fonction exponentielle

Définition 4.14 La fonction exponentielle notée exp est définie sur R par exp(x) = ex .

∀x ∈ R y = exp(x) ⇐⇒ x = ln(y).

Dans toute la suite, nous utiliserons indifféremment la notation ex ou exp(x).

Propriété 4.4 La fonction exp est définie sur R. Elle est continue et dérivable sur R et
sa dérivée est égale à elle-même. De plus, exp(R) = R∗+ .

La fonction exp possède également des propriétés remarquables, héritées de celle de la


fonction ln :

Proposition 4.6 1. ∀x ∈ R ln(ex ) = x et ∀x ∈ R∗+ eln(x) = x.

2. ∀a ∈ R ∀b ∈ R ea+b = ea × eb .
1
3. ∀a ∈ R e−a = .
ea
ea
4. ∀a ∈ R ∀b ∈ R ea−b = .
eb
5. ∀n ∈ Z ∀a ∈ R ena = (ea )n .

Exercice 4.6 Résoudre dans R les équations suivantes :

• e2t−1 = 1 1
• ln(3x) =
e2t−1 = 1 ⇐⇒ 2t − 1 = ln(1) = 0 ⇐⇒ 2
1 1
1
2t = 1 ⇐⇒ t = . ln(3x) = ⇐⇒ 3x = e 2 ⇐⇒ x =
2 1
2
e2
.
3

Exercice 4.7 Soient x et y deux réels. Simplifier le plus possible les expressions suiv-
antes:
(ex )2 e2x
1. = x = e2x−x = ex .
ex e
2. (e2x )3 × (e−x )2 = e6x × e−2x = e6x−2x = e4x .

3. e0 × e−x × (ex )2 = 1 × e−x × e2x = e−x+2x = ex .


ex
4. × ey−x = ex−y × ey−x = ex−y+y−x = e0 = 1.
ey
4.2. FONCTIONS DE RÉFÉRENCE 17

Propriété 4.5 • La fonction exp est strictement croissante sur R.

• Limites usuelles:

• lim ex = 0 et lim ex = +∞.


x→−∞ x→+∞
ex ex
• lim = +∞ et ∀n ∈ N lim = +∞. Croissance comparée
x→+∞ x x→+∞ xn

De la stricte croissance de l’exponentielle, on déduit la proposition suivante :

Proposition 4.7 Pour tous réels a et b :

• ea = eb si, et seulement si, a = b.

• ea > eb si, et seulement si, a > b.

Exercice 4.8 Résoudre dans R les équations et inéquations suivantes :

e3x+5
= e2x −1
2
1. 3−2x
e
e3x+5
On a 3−2x = e2x −1 ⇐⇒ e3x+5−3+2x = e2x −1 ⇐⇒ e5x+2 = e2x −1 ⇐⇒ 5x + 2 =
2 2 2

e
2x2 − 1 ⇐⇒ 2x2 − 5x − 3 = 0. On calcule le discriminant ∆ = (−5)2 − 4 × 2 × (−3) =
25 + 24 = 49. Il y a donc deux racines qui sont :
√ √
5 − 49 −2 1 5 + 49 12
x1 = = =− et x2 = = = 3.
4 4 2 4 4
{ }
1
Ainsi S = − ; 3 .
2
2
2. e2x ex < 1
2 2
On a e2x ex < 1 ⇐⇒ e2x+x < e0 ⇐⇒ 2x + x2 < 0. Les racines de ce polynôme de
degré 2 sont 0 et −2. On en déduit le tableau de signes suivant :

x −∞ −2 0 +∞

Signe de
+ 0 − 0 +
x2 + 2x

Et donc S =] − 2; 0[.
18 CHAPITRE 4. FONCTIONS USUELLES

y = ex
y

e
La fonction exponentielle est la fonction ré-
ciproque de la fonction logarithme népérien. y = ln x
Dans un repère orthonormé, leurs courbes
représentatives sont symétriques par rapport à ⃗
j
la droite D d’équation y = x.
−1 0 ⃗i e x

4.2.3 Fonctions puissances


Généralités

Définition 4.15 Soit α dans R. On appelle fonction puissance α la fonction fα définie


sur ]0; +∞[ par:
fα (x) = xα = eα ln(x) .

Exemple 4.10 • Pour α = 2, on a f2 (x) = x2 et on retrouve la fonction carré.

• Pour α = 3, on a f3 (x) = x3 et on retrouve la fonction cube.


1
• Pour α = −1, on a f−1 (x) = et on retrouve la fonction inverse.
x
• α peut également prendre des valeurs non entières. Par exemple,
3 3
f 3 (x) = x 2 = e 2 ln(x) ,
2

ou bien √ √
f√2 (x) = x 2
=e 2 ln(x)
.

Attention ! L’écriture xα est une notation. Pour étudier une telle fonction, il faudra toujours
repasser à son écriture exponentielle eα ln(x) .

Propriété 4.6 Soit α dans R. La fonction fα est dérivable (donc continue) sur ]0; +∞[
et:
∀x ∈]0; +∞[ fα′ (x) = αxα−1 .
4.2. FONCTIONS DE RÉFÉRENCE 19

Démonstration. On écrit fα sous la forme fα (x) = eα ln(x) . La fonction fα est dérivable sur R∗+
comme composée de fonctions dérivables.
La fonction fα est du type eu avec u(x) = α ln(x). Sa dérivée est donc de la forme u ′ eu avec
α
u ′ (x) = .
x
On a donc :
α α ln(x) α α
fα′ (x) = e = x
x x

=α = αxα−1 .
x

On en déduit la propriété suivante :

Propriété 4.7 La fonction fα est strictement croissante sur ]0; +∞[ si α > 0 et stricte-
ment décroissante sur ]0; +∞[ si α < 0.

Les règles de calculs sont les mêmes que celles vues dans le Chapitre 1 dans le cas des
puissances entières, exceptées qu’elles ne sont valables que pour les x > 0.

Proposition 4.8 Soient x et y dans R∗+ . Soient α et β dans R. Alors:


( )α
• xα+β = xα xβ α−β xα x xα
• x = β • = α
x y y
1
• x−α = • (xy)α = xα × y α • (xα )β = xαβ

2
Exercice 4.9 1. Résoudre l’équation x 3 = 2.

2 2 ( 2 ) 2
x 3 = 2 ⇐⇒ e 3 ln(x) = 2 ⇐⇒ ln e 3 ln(x) = ln(2) ⇐⇒ ln(x) = ln(2) ⇐⇒ ln(x) =
3
3 ln(2) 3 ln(2) ( )3 3
ln(2) 2
⇐⇒ x = e 2 = e =2 .
2
2 { 3}
Ainsi S = 2 2 .

ln(0.5)
2. Résoudre dans N l’inéquation 0.99n > 0.5 en sachant que ≃ 68, 97.
ln(0.99)
ln(0.5)
0.99n > 0.5 ⇐⇒ en ln(0.99) > 0.5 ⇐⇒ n ln(0.99) > ln(0.5) ⇐⇒ n < ⇐⇒
ln(0.99)
n < 68, 97 ⇐⇒ n < 69.
Ainsi S = J0; 68K.
20 CHAPITRE 4. FONCTIONS USUELLES

Représentation graphique
5
4
α<0 α=1
Voici les différentes allures de 3 α>1
la courbe représentative de la
2 α<1
fonction x 7→ xα suivant les
valeurs de α ∈ R. 1

1 2 3 4 5
−1
1
Un cas particulier : α =
2

Définition
√ 4.16 La fonction racine carrée est la fonction r définie sur [0; +∞[ par:
r(x) = x

√ (√ )2
Remarque : On rappelle que par définition, x est l’unique réel positif tel que x = x.

Propriété 4.8 La fonction racine carrée est dérivable sur R∗+ et :

1
∀x ∈ R∗+ r ′ (x) = √ .
2 x

On en déduit que la fonction racine carrée est strictement croissante sur [0; +∞[.


Soit r la fonction racine carrée r : x 7→ x.
y = x2 y=x
5
• Sa courbe représentative est la branche de
parabole obtenue par symétrie par rapport
4 à la droite y = x de la courbe représenta-
tive de la fonction carrée sur l’intervalle
3 R+ .
√ • Son domaine de définition est Dr = R+ .
2 y= x

• Les images de 0, 1, 2 et 3 sont :


1
√ √
r(0)= 0 = 0 r(1)= 1 = 1
√ √
0 1 2 3 4 5 6 r(2)= 2 ≃ 1, 41 r(3)= 3 ≃ 1, 73.
−1

Propriété 4.9 La fonction racine carrée coïncide avec la fonction puissance 12 sur R∗+ :

∀x ∈ R∗+
1
x = x2.
4.2. FONCTIONS DE RÉFÉRENCE 21

( 1 )2 √
Démonstration. Soit x > 0. Alors x 2 > 0 et x 2 = x 2 ×2 = x1 = x donc x 2 = x.
1 1 1

Fonctions de la forme x 7→ u(x)v(x)


L’expression u(x)v(x) est définie pour tout réel x tel que u(x) > 0.
Pour étudier une fonction g définie par g(x) = u(x)v(x) , il est utile de l’écrire sous forme
exponentielle :

g(x) = u(x)v(x) = ev(x) ln(u(x)) .

Exercice type 4.1 Étudier les variations de la fonction f : x 7→ xx sur son domaine de
définition.

La fonction f est définie pour x ∈ R∗+ donc Df = R∗+ . La fonction f peut s’écrire sous
la forme f (x) = ex ln(x) . C’est une fonction dérivable sur Df qui est de la forme eu avec
1
u(x) = x ln(x). Sa dérivée est donc de la forme u ′ eu avec u ′ (x) = 1×ln(x)+x× = ln(x)+1.
x
On a alors :
f ′ (x) = (ln(x) + 1)ex ln(x) .
Etudions le signe de f ′ (x) pour x ∈ Df . On a pour tout x ∈ Df , ex ln(x) > 0. Ainsi le
signe de f ′ (x) dépend du signe de ln(x) + 1. On a :

ln(x) + 1 > 0 ⇐⇒ ln(x) > −1 ⇐⇒ eln(x) > e−1 ⇐⇒ x > e−1 .

On en conclut que f est strictement croissante pour x > e−1 et strictement décroissante
sur ]0; e−1 ].

4.2.4 Fonctions valeur absolue et partie entière


Fonction valeur absolue

Définition 4.17 La fonction valeur absolue, notée x 7→ |x| est la fonction définie sur R
par: {
x x⩾0
∀x ∈ R |x| =
−x x < 0

Exemple 4.11 |2.9| = 2.9 mais |−5.2| = 5.2. Il est clair que: ∀x ∈ R |x| ⩾ 0.


Exercice 4.10 1. Ecrire sans valeur absolue les nombres suivants 2 − 1 et |π − 5|.
√ √ √ √
On sait que 2 ≃ 1.41 donc 2 − 1 > 0 ainsi 2 − 1 = 2 − 1.
On sait que π ≃ 3.14 donc π − 5 < 0 ainsi |π − 5| = 5 − π.

2. Ecrire sans valeur absolue et en fonction de x les nombres suivants :

(a) |x − 2| = x − 2 si x ⩾ 2 ou |x − 2| = 2 − x si x ⩽ 2.
22 CHAPITRE 4. FONCTIONS USUELLES

(b) |x − 1| + |x + 2|

On sait que |x − 1| = x − 1 si x ⩾ 1 et est égale à 1 − x sinon. De plus,


|x + 2| = x + 2 si x ⩾ −2 et est égale à −x − 2 sinon.
Ainsi pour x ⩽ −2, |x − 1| + |x + 2| = 1 − x − x − 2 = −1 − 2x, pour x ∈ [−2; 1],
|x − 1|+|x + 2| = 1−x+x+2 = 3 et pour x ⩾ 1, |x − 1|+|x + 2| = x−1+x+2 = 2x+1.


Proposition 4.9 • ∀x ∈ R |x| = x2

• ∀x ∈ R |−x| = |x|

• ∀x ∈ R ∀y ∈ R xy = |x| × y

x |x|
• ∀x ∈ R ∀y ∈ R∗ =
y y

• ∀x ∈ R |x| = max(x, −x)

Démonstration.
√ √ √
• Si x ⩾ 0 alors x2 = x = |x|. Sinon x < 0 alors −x > 0 donc x2 = (−x)2 = −x = |x|.
√ √
• |−x| = (−x)2 = x2 = |x|.
√ √ √ √
• xy = (xy)2 = x2 y 2 = x2 × y 2 = |x| × y .

( )2 √ 2 √ 2
x x x x |x|
• = = 2
=√ = .
y y y y2 y

• Si x ⩾ 0 alors −x ⩽ 0 ⩽ x donc max(x, −x) = x = |x|.


Sinon x < 0 donc x < 0 < −x donc max(x, −x) = −x = |x|.

Proposition 4.10 • ∀a ∈ R+ ∀x ∈ R |x| = a ⇐⇒ (x = −a ou x = a).

• ∀a ∈ R+ ∀x ∈ R |x| < a ⇐⇒ −a < x < a.

• ∀a ∈ R+ ∀x ∈ R |x| > a ⇐⇒ (x < −a ou x > a).

Remarque : Les inégalités strictes de deux dernières propriétés de la Proposition 4.10 peuvent
être remplacées par des inégalités larges.
4.2. FONCTIONS DE RÉFÉRENCE 23

Exercice 4.11 Résoudre dans R.

1. |x + 2| = −6 Pour tout x ∈ R, |x + 2| ⩾ 0 donc l’équation n’a pas de solution.

2. |x + 2| = 6 Si x + 2 ⩾ 0 i.e. si x ⩾ −2 alors x + 2 = 6 et x = 4. Sinon, x ⩽ 2 et on


a: −x − 2 = 6 ⇐⇒ −x = 8 ⇐⇒ x = −8. L’équation admet donc deux solutions.
S = {4; −8}.

Exercice 4.12 Résoudre dans R les inéquations suivantes:

1. |x| > 3
D’après la Proposition 4.10, on a |x| > 3 ⇐⇒ x < −3 ou x > 3. On a donc
S =] − ∞; −3[∪]3; +∞[.

2. |x + 1| < 4
D’après la Proposition 4.10, on a |x + 1| < 4 ⇐⇒ −4 < x + 1 < 4 i.e. − 5 < x < 3.
On a donc S =] − 5; 3[.

Exercice 4.13 Montrer que:

∀a ∈ R ∀b ∈ R |a| = |b| ⇐⇒ (a = b ou a = −b).

On raisonne par double implication.

• (⇐) Si a = b alors de manière évidente |a| = |b|. De plus, si a = −b, on a |a| = |−b| =
|b| d’après la Proposition 4.9.
√ √ (√ ) (√ )
• (⇒) Si |a| = |b| alors a2 = b2 d’après la Proposition 4.9. Ainsi a2 = b 2 ,
donc a2 = b2 . On a alors que a2 − b2 = 0 soit (a − b)(a + b) = 0. On déduit que a = b
ou bien a = −b.

Cette équivalence nous permet de résoudre de nombreuses équations.

Exemple 4.12 Résoudre l’équation |2x − 3| = |x + 1|.


D’après le résultat précédent,
2
cette égalité implique que 2x − 3 = x + 1 ou 2x − 3 = −x − 1. Ainsi x = 4 ou x = .
{ } 3
2
L’équation possède donc deux solutions et S = :4 .
3

Proposition 4.11 (Inégalité triangulaire)

∀x ∈ R ∀y ∈ R x + y ⩽ |x| + y .

Démonstration. On sait que x ⩽ max(x, −x) = |x| et y ⩽ max(y, −y) = y donc x + y ⩽ |x| + y .
De même on a −x ⩽ max(−x, x) = |x| et −y ⩽ max(−y, y) = y donc −x − y ⩽ |x| + y .
Par suite, x + y = max(x + y, −x − y) ⩽ |x| + y .
24 CHAPITRE 4. FONCTIONS USUELLES

Attention ! Bien noter qu’en général, x + y , |x| + y !


Par exemple |1 + (−2)| = 1 , |1| + |−2| = 1 + 2 = 3.

Propriété 4.10 La fonction valeur absolue est une fonction paire, strictement décrois-
sante sur R− et strictement croissante sur R+ .

Voici l’allure de la courbe représentative de la fonction valeur absolue:

y
y = |x|

4
3
2
1
x
−4 −3 −2 −1 0 1 2 3 4

Proposition 4.12 Soit x ∈ R. Alors |x| est la distance entre le point origine O d’un axe
gradué et le point M d’abscisse x.


Démonstration. Si A et B désignent deux points du plan, on sait que AB = (xB − xA )2 + (yB − yA )2 .
Prenons
√ A = O alors xA = yA = 0 et prenons B = M avec xM = x et yM = 0. Alors OM =

(x − 0)2 + (0 − 0)2 = x2 = |x|, donc |x| représente bien la distance entre O et M.

Proposition 4.13 Soient x et y dans R. Alors x − y est la distance entre le point M


d’abscisse x et le point N d’abscisse y d’un axe gradué.

√ √
Démonstration. Soient M(x, 0) et N (y, 0). Alors MN = N M = (x − y) + (0 − 0) = (x − y)2 =
2 2

x − y , donc x − y représente bien la distance entre M et N .

Fonction partie entière

Définition 4.18 Soit x dans R. La partie entière de x est le plus grand entier relatif
inférieur ou égal à x, noté ⌊x⌋.

Exemple 4.13 • ⌊2.5⌋ = 2 et ⌊−6.5⌋ = −7,

• ⌊e⌋ = 2 et ⌊−π⌋ = −4.


4.2. FONCTIONS DE RÉFÉRENCE 25

Proposition 4.14 • Le nombre ⌊x⌋ est l’unique entier relatif satisfaisant

⌊x⌋ ⩽ x < ⌊x⌋ + 1.

• Pour tout x dans R, on a l’encadrement: x − 1 < ⌊x⌋ ⩽ x.

Exercice 4.14 Résoudre dans R l’équation ⌊2x + 1⌋ = 7.

7
⌊2x + 1⌋ = 7 ⇐⇒ 7 ⩽ 2x + 1 < 8 ⇐⇒ 6 ⩽ 2x < 7 ⇐⇒ 3 ⩽ x < .
2
[ [
7
Donc S = 3; .
2

Exercice 4.15 Montrer que: ∀x ∈ R ⌊x + 1⌋ = ⌊x⌋ + 1.

Soit x dans R. On sait que ⌊x⌋ ⩽ x < ⌊x⌋ + 1 donc ⌊x⌋ + 1 ⩽ x + 1 < ⌊x⌋ + 1 + 1.
Posons y = ⌊x⌋ + 1. Alors y ∈ Z et y vérifie y ⩽ x + 1 < y + 1 donc y = ⌊x + 1⌋.
On a donc bien démontré que ⌊x + 1⌋ = ⌊x⌋ + 1.

Propriété 4.11 La fonction x 7→ ⌊x⌋ est croissante sur R.

Remarque : La fonction partie entière n’est pas strictement croissante sur R: en effet, elle
est constante sur chaque intervalle [n; n + 1[ où n ∈ Z. Cela se traduit graphiquement par des
« paliers » sur sa courbe, comme on peut le voir sur son graphe ci-dessous.

4
3
2
1
x
−4 −3 −2 −1 0 1 2 3 4
−1
−2
−3
−4

Figure 4.1: Courbe représentative de la fonction partie entière


26 CHAPITRE 4. FONCTIONS USUELLES

4.2.5 Fonctions trigonométriques


Rappels sur le cercle trigonométrique
J
M
Définition (
4.19 Soit )x une mesure en radians de sin x
−−→ −−−→
l’angle orienté OI , OM où M est un point du cercle
trigonométrique. x
O cos x I
• Le cosinus de x, noté cos x, est l’abscisse du point M.

• Le sinus de x, noté sin x, est l’ordonnée du point M.

Proposition 4.15 • Pour tout réel x et pour tout entier relatif k, cos (x + 2kπ) =
cos x et sin (x + 2kπ) = sin x

• Pour tout réel x, −1 ⩽ cos x ⩽ 1 et −1 ⩽ sin x ⩽ 1

• Pour tout réel x, cos2 x + sin2 x = 1

Valeurs remarquables π
2 π
1

3 3
2
√ π
π π π π 2 4
x 0 2
6 4 3 2
√ √ π
1
3 2 1 6
cos x 1 0 2
2 2 2
√ √
1 2 3
sin x 0 1
2 2 2

O √ √
1 2 3 1
2 2 2

Les fonctions cosinus et sinus

Propriété 4.12 (Périodicité) Pour tout réel x, cos(x+2π) = cos(x) et sin(x+2π) = sin(x).
On dit que les fonctions cosinus et sinus sont périodiques de période 2π (on dit aussi
2π-périodiques).

Remarque : La fonction cosinus (ou sinus) est entièrement connues dès qu’on connaît ses
valeurs sur un intervalle [a; a + 2π[.
4.2. FONCTIONS DE RÉFÉRENCE 27

Propriété 4.13 (Parité)

• Pour tout réel x, cos(−x) = cos(x). On dit que la fonction cosinus est paire.
Ainsi la courbe représentative de la fonction cosinus est symétrique par rapport
à l’axe des ordonnées.

• Pour tout réel x, sin(−x) = − sin(x). On dit que la fonction sinus est impaire.
Ainsi la courbe représentative de la fonction sinus est symétrique par rapport à
l’origine du repère.
J
M

Pour tout réel x :


x
cos(−x) = cos x
O −x I
sin(−x) = − sin x

Remarque : Il suffit d’étudier les fonctions cosinus et sinus sur l’intervalle [0; π] pour les
connaître sur [−π; π] à l’aide de la parité et enfin sur R à l’aide de la périodicité.

Propriété 4.14 (Dérivées)

• La fonction cosinus est dérivable sur R et ∀x ∈ R, cos′ (x) = − sin(x).

• La fonction sinus est dérivable sur R et ∀x ∈ R, sin′ (x) = cos(x).

Variations de la fonction cosinus sur [0; π]


π
x 0 π
2
Signe de cos′ (x) 0 − 0

1
cos 0
−1

Variations de la fonction sinus sur [0; π]


π
x 0 π
2
Signe de sin′ (x) + 0 −

1
sin
0 0
28 CHAPITRE 4. FONCTIONS USUELLES

Fonction cosinus 2π
1

−5π −3π −π π 3π 5π
−2π −π π 2π
2 2 2 −1 2 2 2
Fonction sinus 2π
1

−5π −3π −π π 3π 5π
−2π −π π 2π
2 2 2 −1 2 2 2

Formules de trigonométrie

Proposition 4.16
J
N M

Pour tout réel x : π−x


x
• cos(π − x) = − cos x
O I
sin(π − x) = sin x

J
M
Pour tout réel x :
π+x
x
• cos(π + x) = − cos x
O I
sin(π + x) = − sin x

Propriété 4.15 Pour tout a et b dans R, on a :

cos(a + b) = cos(a) cos(b) − sin(a) sin(b),

sin(a + b) = sin(a) cos(b) + sin(b) cos(a).

Remarque : Avec a = b, on trouve les formules dites de duplication :


cos(2a) = cos(a)2 − sin(a)2 et sin(2a) = 2 sin(a) cos(a).
4.2. FONCTIONS DE RÉFÉRENCE 29

La fonction tangente

Définition 4.20 La fonction tangente est la fonction :




 π
R \ { + kπ, k ∈ Z} −→

 R
 2
tan : 
 sin(x) .

 x 7−→
 cos(x)

Exemple 4.14 On a :

sin(0) 0
• tan(0) = = = 0.
cos(1) 1
( ) √
( ) sin π4 2
π 2
• tan = ( ) = √ = 1.
4 cos π4 2
2

Propriété 4.16 (Périodicité et parité) La fonction tangente est impaire et π-périodique.

Remarque : La fonction tangente est entièrement connue dès qu’on connaît ses valeurs sur
un intervalle [a; a + π[.
Grâce à la parité, la courbe représentative de la fonction tangente est symétrique
[ [ par rapport
π
à l’origine du repère. Il suffit donc d’étudier la fonction sur l’intervalle 0; .
2

Propriété 4.17 (Dérivée) La fonction tangente est dérivable sur son ensemble de défi-
π
nition et ∀x ∈ R \ { + kπ, k ∈ Z}, on a :
2
1
tan′ (x) = = 1 + tan(x)2 .
cos(x)2

Démonstration. Les fonctions cosinus et sinus sont dérivables sur R. De plus,


π
∀x ∈ R \ { + kπ, k ∈ Z}, cos(x) , 0.
2
π
Ainsi la fonction tangente est dérivable sur R \ { + kπ, k ∈ Z} comme quotient de fonctions
2
dérivables dont le dénominateur ne s’annule pas.
π
En utilisant, la formule de dérivation du quotient, on obtient ∀x ∈ R \ { + kπ, k ∈ Z},
2
sin′ (x) cos(x) − sin(x) cos′ (x) cos(x)2 + sin(x)2
tan′ (x) = = .
cos(x)2 cos(x)2

On peut simplifier cette expression de deux manières différentes.


30 CHAPITRE 4. FONCTIONS USUELLES

1. On utilise la Propriété 4.15 et on obtient :

1
tan′ (x) = .
cos(x)2

2. On sépare le terme en deux fractions :


( )2
′ cos(x)2 sin(x)2 sin(x)
tan (x) = + = 1+ = 1 + tan(x)2 .
cos(x)2 cos(x)2 cos(x)

π
Variations de la fonction tangente sur [0; ]
2

π π
x 0
4 2
Signe de tan′ (x) +

+∞
tan 1
0

La courbe représentative de la fonction tangente est la suivante :

1
−π
π π
−2π − π +2π
2 −1 2

−2

−3

−4

La fonction arctangente
] [
π π
La fonction tangente est continue et strictement croissante sur l’intervalle − ; . De plus,
2 2
limπ tan(x) = −∞ et limπ tan(x) = +∞. Ainsi d’après le théorème des valeurs intermédiaires
x→− 2 x→+ 2
] [
π π
version monotone, pour tout y ∈ R, il existe un unique x ∈ − ; tel que tan(x) = y.
2 2
Cet unique x est appelé appelé arctangente de y et est noté arctan(y).
4.2. FONCTIONS DE RÉFÉRENCE 31

[ arctangente, notée arctan est la fonction qui a tout y ∈ R


Définition 4.21 La ]fonction
π π
associe l’unique x ∈ − ; tel que y = tan(x).
2 2

Remarque : On peut interpréter géométriquement cette définition comme suit.


π π
Pour tout longueur y, arctan(y) est la longueur de l’arc x compris entre − et qui a pour
2 2
tangente y.
C’est-à-dire tan(x) = y ou encore tan(arctan(y)) = y.

Exemple 4.15 On a les valeurs suivantes :

• arctan(0) =0
π
• arctan(1) =
4
π
• arctan(−1) =−
4
π
• lim arctan(x) =
x→−∞ 2
π
• lim arctan(x) =−
x→+∞ 2

] [
π π
Proposition 4.17 • Pour tout x ∈ R, arctan(x) ∈ − ; .
2 2
• Pour tout x ∈ R, tan(arctan(x)) = x.
] [
π π
• Pour tout x ∈ − ; , arctan(tan(x)) = x.
2 2

Propriété 4.18 (Dérivée) La fonction arctangente est dérivable sur R et pour tout x ∈ R,
1
arctan′ (x) = .
1 + x2

Variations de la fonction arctangente sur R

x −∞ 0 +∞

Signe de arctan′ (x) +

π
+
arctan π 0 2

2
32 CHAPITRE 4. FONCTIONS USUELLES

La courbe représentative de la fonction arctangente est la suivante :

y = tan(x)

1
y = arctan(x)

−4 −3 −2 −1 1 2 3
−1

−2

−3

4.3 Dérivation: rappel des formules


Dans le tableau suivant, D désigne le domaine de dérivabilité de la fonction f .

f (x) f ′ (x) D fonction f fonction dérivée f ′

ax + b a R λu λu ′

xn (n ∈ N) nxn−1 R u +v u′ + v′

1 1 u ′ v + uv ′
− R∗ uv
x x2
u u ′ v − uv ′
xp (p ∈ Z \ N) pxp−1 R∗ v v2
√ 1 √ u′
x √ R∗+ u √
2 x 2 u

xα (α ∈ R) αxα−1 R∗+ u′
ln(u)
u
1
ln(x) R∗+
x exp(u) u ′ exp(u)

exp(x) exp(x) R un (n ∈ N) nu ′ u n−1

Proposition 4.18 Soit f une fonction dérivable en a ∈ R. La tangente (Ta ) à la courbe


Cf au point d’abscisse a admet pour équation :

y = f ′ (a)(x − a) + f (a).

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