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Voltaire : Philosophe des Lumières

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Nom de naissance François-Marie Arouet

Alias
Voltaire
Naissance 21 novembre 1694
Paris, Drapeau du royaume de France Royaume de France
Décès 30 mai 1778 (à 83 ans)
Paris, Drapeau du royaume de France Royaume de France
Activité principale
Philosophe
Conteur
Poète
Dramaturge
Historien
Auteur
Langue d’écriture Français
Mouvement Lumières
Genres
conte, théâtre, poésie, histoire, pamphlet contes philosophiques
Adjectifs dérivés « voltairien »
Œuvres principales

Lettres philosophiques (1734)


Zadig ou la Destinée (1748)
Candide ou l’Optimisme (1759)
Dictionnaire philosophique (1764)
L’Ingénu (1767)
Compléments

Intervenu dans différentes affaires judiciaires dont l’affaire Calas (1762), l’affaire Sirven (1764) et
l’affaire du chevalier de La Barre (1766)
Entré au Panthéon en 1791
modifierConsultez la documentation du modèle

François-Marie Arouet, dit Voltaire, né le 21 novembre 1694 à Paris et mort dans la même ville le
30 mai 1778 (à 83 ans), est un écrivain et philosophe[1] français qui a marqué le xviiie siècle.

Représentant le plus connu de la philosophie des Lumières, anglomane, féru d'arts et de sciences,
personnage protéiforme et complexe, non dénué de contradictions, Voltaire domine son époque
par la durée de sa vie, l'ampleur de sa production littéraire et la variété des combats politiques qu'il
a menés. Son influence est décisive sur la bourgeoisie libérale avant la Révolution française et
pendant le début du xixe siècle.

Anticlérical mais déiste, il dénonce dans son Dictionnaire philosophique le fanatisme religieux de
son époque. Sur le plan politique, il est en faveur d’une monarchie modérée et libérale, éclairée
par les « philosophes ». Mettant sa notoriété au service des victimes de l’intolérance religieuse ou
de l’arbitraire, il prend position dans des affaires qu’il a rendues célèbres : Jean Calas, Pierre-Paul
Sirven, chevalier de La Barre et comte de Lally.

Son œuvre littéraire est riche et variée : son importante production théâtrale, ses longs poèmes
épiques, telle La Henriade, et ses œuvres historiques firent de lui l’un des écrivains français les
plus célèbres au xviiie siècle. Son œuvre comprend aussi des contes, notamment Candide ou
l'Optimisme, des Lettres philosophiques, le Dictionnaire philosophique et une correspondance
monumentale dont nous connaissons plus de 15 000 lettres sur un total parfois estimé à 40 000[2].

Titulaire d'une charge officielle d'historiographe du roi, il a publié Le siècle de Louis XIV, puis Le
Siècle de Louis XV, ouvrages considérés comme les premiers essais historiques modernes. Il a
traduit librement La Science nouvelle de Jean-Baptiste Vico en lui donnant pour titre l'expression
inédite de Philosophie de l'histoire, ce qui fait de lui le précurseur du déterminisme historique au
xixe siècle, puis de l'histoire culturelle au xxe siècle.

Tout au long de sa vie, Voltaire fréquente les Grands et courtise les monarques, sans dissimuler
son dédain pour le peuple, mais il est aussi en butte aux interventions du pouvoir, qui l’embastille
et le contraint à l’exil en Angleterre ou loin de Paris. En 1749, après la mort d’Émilie du Châtelet,
avec laquelle il a entretenu une liaison houleuse pendant quinze ans, il part pour la cour de Prusse
mais, déçu dans ses espoirs de jouer un grand rôle auprès de Frédéric II à Berlin, il se brouille
avec lui après trois ans et quitte Berlin en 1753. Il se réfugie un peu plus tard aux Délices, près de
Genève, avant d’acquérir en 1759 un domaine à Ferney, sur la frontière franco-genevoise, à l’abri
des puissants. Il ne reviendra à Paris qu’en 1778, ovationné par le peuple après une absence de
près de vingt-huit ans. Il y meurt à 83 ans.

Voltaire aime le confort, les plaisirs de la table et de la conversation qu’il considère, avec le
théâtre, comme l’une des formes les plus abouties de la vie en société. Soucieux de son aisance
matérielle, qui garantit sa liberté et son indépendance, il acquiert une fortune considérable dans
des opérations spéculatives qui préfigurent les grandes spéculations boursières sous Louis XVI et
dans la vente de ses ouvrages, ce qui lui permet de s’installer en 1759 au château de Ferney et d'y
vivre sur un grand pied, tenant table et porte ouvertes. Le pèlerinage à Ferney fait partie en 1770-
1775 du périple de formation de l’élite européenne éclairée. Investissant ses capitaux, il fait du
village misérable de Ferney une petite ville prospère. Généreux, d'humeur gaie, il est néanmoins
chicanier et parfois féroce et mesquin avec ses adversaires comme Jean-Jacques Rousseau ou
Crébillon[3].

La Révolution française voit en lui comme en Rousseau un précurseur, si bien qu'il entre au
Panthéon en 1791, le deuxième après Mirabeau. À cette même période, sur l'initiative du marquis
de Villette qui l'hébergeait, le « quai des Théatins » où l'écrivain habitait à Paris au moment de sa
mort sera baptisé « quai Voltaire ». Célébré par la IIIe République (dès 1870, à Paris, un boulevard
et une place portent son nom), il a nourri, au xixe siècle, les passions antagonistes des adversaires
et des défenseurs de la laïcité de l’État et de l’école publique, et, au-delà, de l’esprit des Lumières.
Biographie
L'œuvre de Voltaire
La morale de Voltaire
À propos de
Informations complémentaires
Voltaire dans la culture populaire
Notes et références
Voir aussi

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