0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
30 vues10 pages

Chapitre 6

Transféré par

daphne.limousin10
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
30 vues10 pages

Chapitre 6

Transféré par

daphne.limousin10
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

CHAPITRE 6 : LE MODÈLE ISLM

I-motivation
A-la grande dépression
Entre 1929 et 1939 les états unis font face à la plus grande crise économique jamais rencontrée, la
grande dépression, qui a commencé par un krach boursier (le marché a perdu 90% de sa valeur entre
1929 et 1933).
Avant la crise, les consommateurs et les investisseurs faisaient face à une vague d’optimisme. Le
système économique reposait sur un endettement important des ménages, une surproduction et de la
spéculation sur les actifs financiers.
Le pic de la crise a été atteint entre 1932 et 1933 où 25% de la population active s’est retrouvée au
chômage (3% en 1929). La faillite de nombreuses banques a provoqué un « Bank-run » et le revenu
moyen des ménages a diminué de 40% pendant la crise. La perte de ressources monétaires a genre
une vague de migration sans précèdent.
Pendant la grande récession, la faillite des banques a provoqué un effondrement de l’offre de monnaie
et une baisse des prix et des salaires. La Fed est souvent critiquée dans son rôle lors de cette période
car elle a réduit l’offre de monnaie.
John Maynard Keynes publie un libre en 1936 qui visait à élucider le phénomène de chômage de masse
« la théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie »
La théorie classique ne peut expliquer la grande récession. La production est seulement dirigée par les
facteurs de production et la technologie mais aucun ne varie pendant la crise :
Y = F(Ḵ ;Ḻ) = Ȳ
Keynes propose de nouvelles bases de la théorie économique : c’est la faiblesse de la demande
agrégée qui est à la base de la chute des revenus et de la hausse du chômage

B-de la théorie classique…


Cf chapitre 3 : pour la théorie classique la production du point de vue de l’offre est déterminée
uniquement par les facteurs de production et la technologie, laquelle est donnée tandis que les inputs
(= biens et services entrant dans le processus de production) sont fixés par le marché des facteurs de
production qui est parfaitement concurrentiel :
Y = F(Ḵ ;Ḻ) = Ȳ
- Il n’y a pas de chômage involontaire, les salaires s’égalisent pour assurer que l’offre de travail
est égale à la demande de travail
- La quantité de capital qui est déterminée sur le marché des biens de capitaux, les bien
d’investissement sont échangés à un prix qui est le taux d’intérêt réel (taux de rendement du
capital)
La demande agrégée est la destination de l’offre agrégée, les prix étant parfaitement flexibles, ils vont
s’ajuster pour s’assurer que O=D
Y= C(Ȳ -Ṯ) + I(r) + Ḡ
→ les prix relatifs des biens et services et les prix des facteurs de production équilibrent les marchés
respectif
Les individus détiennent de la monnaie uniquement pour faciliter les transactions. Les variables
monétaires sont donc déterminées uniquement sur le marché de la monnaie :
- l’offre de monnaie émane de la banque centrale
- la demande de monnaie est déterminée par le montant des achats de biens et services que les
agents économiques souhaitent réaliser
Les variables monétaires (offre et demande de monnaie, niveau général des prix) n’ont pas d’effets sur
les quantités (neutralité de la monnaie) :
M x Ṽ=P x Ȳ
ΔM = ΔP
Il y a donc une division entre la sphère réelle et la sphère
nominale
La théorie classique est une théorie de long terme, c’est à
dire qu’on suppose que les prix sont flexibles, alors qu’il est
communément supposé qu’ils sont rigides à court terme. la
relation entre production et prix dépend de l’horizon
temporel observé.
Pour comprendre cela, on peut tracer la courbe de d’offre
agrégée qui résume le lien entre la quantité de biens et
services produits et le niveau général es prix. A long terme
(théorie classique), la courbe d’offre agrégée de long terme
AS-LT est donc verticale. Ce sont alors les variations de la
demande agrégée qui déterminent le prix (et non la
production).
En supposant que la demande agrégée est fonction de la demande de monnaie, cela confirme la
dichotomie classique, c’est-à-dire que le niveau de production est indépendant de l’offre de monnaie.
On peut donc résumer l’esprit de la théorie classique en un graphique simple d’offre et de demande
agrégée (à long terme).

C- a la théorie keynésienne
En réalité, à court terme les prix sont rigides et ne s’ajustent donc pas instantanément aux variations
de la demande. cette rigidité de prix de court terme empêche la courbe d’offre agrégée de court terme
(AS-CT) d’être verticale…
Dans le cas extrême ou les prix ne peuvent pas bouger, la courbe AS devient même horizontale. Dans
ce cas. Puisque les prix ne s’ajustent pas à une hausse de la demande agrégée, c’est la production qui
doit le faire. C’est la base de la réflexion keynésienne

Face à cette incapacité de la théorie classique à comprendre la grande récession. Keynes offre une
vision nouvelle de la théorie économique avec son livre de la théorie générale. Il met en avant le
concept de chômage involontaire, c’est-à-dire que les agent peuvent ne pas travailler alors même que
le salaire de marché est au-dessus de leur salaire de réserve.
Ce chômage involontaire résulte d’une insuffisance de la demande effective, définie comme
l’intersection de la demande agrégée et de l’offre agrégée. En d’autres termes, la demande effective
est inferieure a la demande qui assurerait le plein emploi.
Keynes critique donc la théorie classique qui fait l’hypothèse que l’offre agrégée (capital, travail,
technologie) est le seul déterminant du revenu national. Selon lui, c’est la faiblesse de la demande
agrégée qui est à l’origine de la chute des revenus et de la hausse du chômage.

Les économistes contemporains ont reconciliés ces deux approches à travers le modèle AS-AD. La
source du la macroéconomie moderne est basée sur l’hypothèse que :
- A long terme les prix sont parfaitement flexibles et l’offre agrégée détermine le revenu
- A court terme, les prix sont rigides et ce sont les variations de la demande agrégée qui affectent
le revenu
La théorie keynésienne met en avant l’importance de la demande agrégée pour comprendre les crises
économiques. Elle a connu un regain d’intérêt pendant la crise de 2007, notamment à travers des plans
de relance de la demande.
Aux états unis, Obama nouvellement élu a appliqué le « American recovery and reinvestment Act »
(ARRA) en février 2009 donc l’objectif et de soutenir l’emploi en réponse a cette crise financière de
grande ampleur. Ce type politique de relance a été applique dans de nombreux pays affectés par la
crise.
(voir graphique)

D-origines du modèle IS-LM


La théorie générale de Keynes reste un libre complexe dont l’interprétation fait débat au sein des
économistes « je pense ne dévoiler aucun secret en armant solennellement que personne à Cambridge,
Massachussetts, ne comprit vraiment ce dont il s’agissait dans le livre de Keynes jusqu’à 12 ou 18 mois
après sa parution » - Samuelson,1964.
En 1937, Hicks propose une modélisation pour traduire la théorie de Keynes qui sera à la base du
modèle IS-LM. L’objet de ce modèle est de montrer ce qui détermine le niveau de revenu à niveau de
prix donné. il peut donc être interprété comme montrant les déterminants de la variation de revenu à
court terme, lorsque les prix sont fixes.
Le modèle IS-LM est résumé en 2 équations (courbes) :
- La courbe IS (=investissement et épargne, « saving ») représente le marché des biens et
services que nous avons vu au chapitre
- La courbe LM (=liquidités et monnaie) représente l’offre et le demande de monnaie discutée au
chapitre 5
Puisque le taux d’intérêt affecte à la fois la demande d’investissement et la demande de monnaie, il
relie les deux marchés du modèle. L’interaction entre ces deux marchés va déterminer la demande
agrégée et donc le revenu national de court terme.

II-la courbe IS
A-le marché des biens et la courbe IS
Keynes propose une loi psychologique des consommateurs qui est basée sur l’idée que nous
accroissons notre consommation lorsque notre revenu augmente mais dans une proportion moindre. En
formalisant cette loi, on obtient :

Où ΔC est la variation de la consommation et ΔY est la variation de la production.

Rappel : propension marginale à consommer (cf chapitre 3), PmC, qui désigne la variation de
consommation résultant d’un accroissement du revenu disponible d’une unité monétaire, qui est donc
bien ΔC/ΔY
Par conséquent, si on se souviens de la fonction de consommation introduite dans le chapitre 3 :
C= C(Ȳ-Ṯ)
Où C(.) est une fonction , nous pouvons donc lui donner la forme fonctionnelle suivante .
C= c x (Ȳ-Ṯ) + b
Où c’est la PmC (⚠️ne pas confondre C et c) et b est une constante appelée consommation
incompressible. Ici, nous avons faut l’hypothèse que les impôts Ṯ , sont exogènes.

Pourquoi on peut dire que la PmC et c sont le même objet ? la PmC correspond à la pente de la fonction
de consommation sur le plan (C, Y) qui correspond exactement au coefficient c dans l’équation linéaire
C= c x (Ȳ-Ṯ) + b. D’après la loi psychologique de Keynes, cette pente est donc inferieure a 1.

Quelle est la différence entre la propension marginale à consommer et la propension moyenne à


consommer ?
- La propension moyenne a consommé (PMC) est le niveau de consommation en proportion du
revenu : C/Y
- La propension marginale a consommé (PmC) est la consommation additionnelle résultant d’une
hausse du revenu d’une unité : ΔC/ΔY
Dans le cas de la fonction affine C= c x (Ȳ-Ṯ) + b, nous avons :

Il est maintenant possible de représenter la fonction de consommation (C= c x (Ȳ-Ṯ) + b) sans un


diagramme dit « diagramme a 45 degrés », lequel va déterminer le niveau d’équilibre du revenu et
donc de la production globale dans une économie simplifiée (en économie fermée).
On sait que le marché des biens et services est équilibrés des lors que la production globale (le PIB) est
repartie entre consommation privée, investissement et dépenses publiques.
Y = C + Ī + Ḡ (dépense effective = dépense privée)
Où dans une première tape on va supposer que l’investissement et les dépenses publiques sont
exogènes, c’est-à-dire que I = Ī et que G = Ḡ.
La dépense effective désigne donc la production globale, c’est-à-dire le PIB, tandis que la dépense
prévue designe le montant que les ménages, entreprises et état désirent acheter en biens et services.

Nous allons voir dans un diagramme que le marché des biens et


services est équilibré lorsque la courbe représentant les dépenses
prévues croise la droite a 45°.
Commençons par la dépense prévue que l’on peut représenter
graphiquement comme une fonction du revenu. Comme I et G sont
exogènes, elle ne va dépendre que du revenu à travers la fonction de
consommation.
Le marché des biens et des services est à l’équilibre des lors que la dépense prévue est égale a la
dépense effective, c’est-à-dire que tout ce qui est produit est dépensé :
Y = C(Y - Ṯ) + Ī + Ḡ
La droite a 45° (première bissectrice) représente tous les points pour
lesquels cette conditions est vérifiée.
L’écart entre la dépense effective et la dépense prévue (PE) correspond
à des variations de stocks :
- Si la dépense effective > PE, alors le stock des entreprises
augmentent puisqu’elles vendent moins que ce qu’elles ont
effectivement produit. Cet accroissement non programmé des
stocks incite les entreprises à limiter leur production, ce qui se
traduit par une baisse du PIB jusqu’au point ou la production
égalise les dépenses.
- Si la dépense effective < PE, alors le stock des entreprises
diminue puisqu’elles vendent plus que ce qu’elles ont
effectivement produit. Cette réduction des stocks incite les entreprises a produire plus jusqu’au
point d’équilibre ou la production globale est égale aux dépenses
- Si la dépense effective = PE, alors le marché des biens et des service est équilibre puisque tout
ce qui est produit est dépensé
A partir de ce graphique simple, on peut en déduire un résultat simple connu comme le concept de
multiplicateur des dépenses publiques. Il nous indique de combien augmente le revenu en réaction a
une hausse d’une unité monétaire des dépenses publiques. Ce multiplicateur est supérieur a 1. Pour
comprendre ce résultat, reprenons l’équilibre Y = C(Y - Ṯ) + Ī + Ḡ dans lequel nous mettons la forme
fonctionnelle de la fonction de consommation (C=cx(Y-T)+b) :

2 remarques :
1) Pour regarder l’effet d’une hausse des dépenses publiques, supposons une hausse de la valeur
exogène de Ḡ
2) On peut très bien trouver le multiplicateur sans imposer une forme fonctionnelle de la fonction
de consommation, à l’aide de calcul différentiels nous obtenons le même résultat

Supposons maintenant que l’état décide d’augmenter les dépenses publiques d’1€, alors la hausse de
production sera de 1/(1-c) > 1. En d’autres termes, on peut définir le multiplicateur des dépenses
publiques comme l’effet d’une hausse de G sur Y :
ΔY/ΔG = (1/1-c)
L’effet multiplicateur peut être très important puisque si c=0,8, alors le multiplicateur 1/(1-c) = 5 : une
dépense publique de 1000€ permet d’augmenter la production globale de 5000€
Pour comprendre ce résultat, il faut tracer les hausses de consommation (C) qui résultent de la hausse
de production (Y), elle-même résultant des dépenses publiques (G) :
- L’état injecte ΔG dans l’économie qui a pour impact direct d’augmenter la production : ΔY1=ΔG
- Cette augmentation de Y va stimuler la consommation dans une proportion c : ΔC1=c*ΔY1
- La hausse de C se transforme en une hausse de revenu : ΔY2 = c*ΔY1
- La nouvelle hausse de Y sera à nouveau consommée dans une proportion c :
ΔY3=c x ΔY2=c2 x ΔY1
Si on applique cette boucle «consommation-revenu-consommation » indéfiniment, on obtient l’impact
total d’une variation de G sur Y :
ΔY = (1 + c + c2 + c3 +…) x ΔG
= 1/(1-c) x ΔG

Des lors que l’on accepte le concept de


multiplicateur des dépenses publiques, on
comprend le rôle que peut avoir les politiques de
relace en situation de crise, notamment pour
limiter la hausse du chômage.

Une autre alternative pour relancer l’économie est de


jouer sur une baisse des impôts, T. la démarche est la
même, a l’exception que nous relâchons maintenant l’hypothèse que les impôts sont fixes. Nous
pouvons reprendre l’équation Y=C(Y-T)+I+G sous l’hypothèse G =Ḡ et T potentiellement variable :
Y = (1/1-c)[-c x T + b + Ī + Ḡ]
Il est donc clair ici que la valeur du multiplicateur est -c/(1-c) < -1 (hypothèse que c > 0,5). Cela signifie
qu’une baisse des impôts augmente le revenu (la production globale) d’équilibre plus que
proportionnellement.
La réduction des impôts (T) a le même effet qu’une hausse des dépenses publiques (G), la boucle
« consommation-revenu-consommation » est donc identique. La seule différence est la variation
de l’impôt (ΔT) qui affecte la production a l’impact dans une proportion c x ΔT et non plus
un pour un comme dans le cas d’une variation de G

En 2009, Obama a mis en place le ARRA, bisant à relancer l’économie en réponse a la crise de 2007. La
problématique est alors de déterminer la taille du multiplicateur, c’est-à dire dans quelle mesure la
hausse des dépenses publiques et la baisse des taxes a permis de limiter la récession…
Il est difficile de quantifier la part de la croissance qui est expliquée par les paquets fiscaux (puisque le
contrefactuel n’existe pas) er les économistes adorent ce genre de débat.

Quelques point important :


- Comme nous l’avons vu, la composition du paquet fiscal joue un rôle : en théorie, une hausse
des dépenses privées est préférable à une baisse des impôts. En d’autres termes, en période de
récession, l’état est l’acteur en dernier ressort
- Le ciblage de la politique budgétaire est aussi important. Quels sont les secteurs, quelles sont
les régions qui doivent bénéficier en priorité de ce type de politique de relance ? on peut
s’attendre à ce que ce type de politique cible plutôt les secteurs/régions avec le plus fort
potentiel de productivité
- Quel est le rôle des anticipations ? ce type de politique est annoncé à l’avance, comment les
agents internalisent-ils ce genre d’annonce dans leur décision de consommation d’épargne ?

B-investissement et taux d’intérêt


Pour le moment on a analysé le lien entre dépense prévue et dépense réalisée, tout en supposant que
l’investissement était fixe (I =Ī).
Rappel : on a vu dans le chapitre 3 que l’investissement est une fonction décroissante du taux
d’intérêt. La fonction d’investissement est donc :
I = F(r)
Où r est le taux d’intérêt et qui représente le cout de l’investissement. Plus le taux d’intérêt…, plus la
rentabilité du projet d’investissement doit être forte et donc la sélection des projets sera plus sévère.
Par exemple, on peut spécifier la courbe d’investissement :
I=z–dxr
Ou z et d sont des constantes positives
Il y a deux conséquences :
- La pente de la courbe d’investissement est donc décroissante sur le plan (r, I)
- La droite de dépense prévue dans les graphique précèdent ne dépend plus seulement de Y mais
aussi de r
On observe dans les données que la
relation négative entre l’investissement et
le taux d’intérêt est bien négative en
France

On peut donc représenter schématiquement la courbe d’investissement ( ou la fonction


d’investissement) comme nous l’avons fait dans le chapitre 3
C-la courbe IS
En relâchant l’hypothèse d’investissement fixée dans l’équation (9), nus obtenons :
Y = c(Y + T) + F(r) + Ḡ
La courbe IS illustre la relation négative entre la production globale (Y) et le taux d’intérêt réel (r) à
travers la fonction d’investissement (relation entre I et r) et l’équilibre keynésien (relation entre I et Y).
on la nomme la courbe IS car l’égalité des offres et demande de biens apparait aussi dans l’égalité
épargne-investissement.

Remplaçons par exemple la fonction de consommation par sa forme fonctionnelle

Par conséquent, l’équation (23) appelée la courbe IS illustre la relation décroissante entre la production
globale et le taux d’intérêt réel. Chaque point de la courbe IS représente l’équilibre sur le marché des
biens et services

Pour comprendre la construction de la courbe IS,


considérons une hausse du taux d’intérêt (voir
graphique suivant) :
- A travers la fonction d’investissement, on
sait que la hausse du taux d’intérêt réel
diminue l’investissement prévu : I=F(r)
- La baisse de l’investissement réduit les
dépensés prévues : PE = C(Y-T) + F(r) + Ḡ
- La baisse des dépenses prévues réduit la
production globale d’équilibre : T = C(Y-T) +
F(r) + Ḡ
Effet de la politique budgétaire :
Nous pouvons relâcher l’hypothèse de dépense budgétaire constante pour comprendre dans quelle
sens G ou T affectent la courbe IS. Dans ce modèle, le taux d’intérêt réel n’est pas affecté par la
politique fiscale et donc r (et par conséquence I) sont invariant en G et T.
Une hausse de G aura pour seul impact d’augmenter la demande prévue, dans une proportion 1/(1-c)
comme nous l’avons décrit plus haut. A taux d’intérêt réel donné, une projection de l’équilibre
keynésien sur la courbe IS implique que celle-ci se déplace vers la droite.

La courbe IS montre les combinaisons de taux d’intérêt et


du niveau de revenu qui sont compatibles avec l’équilibre
sur le marché des biens et services. On la trace pour une
politique budgétaire donnée. Une hausse des dépenses
publiques augmente les dépenses prévues (la demande)
et déplace la courbe IS vers la droite.

III-la courbe LM
A-théorie de la préférence pour la liquidité
Finalement, la théorie de la préférence pour la liquidité va permettre de construire la courbe LM qui
détermine la relation entre le taux d’intérêt et la production. Écrivons l’équation de la demande de
monnaie sous la forme la plus simple :
(Md/P) = L(r)
Où L(.) est une fonction négative, r est la taux d’intérêt réel et (M d/P) est la demande de monnaie. On
suppose ici que le taux d’intérêt (r) et le taux d’intérêt nominal (i) se confondent, c’est-à-dire les
anticipations d’inflation sont constantes, ce qui est réaliste quand on fait une analyse de court terme.
par exemple, on peut spécifier la demande de monnaie :
(Md/P) = -f x r
Où f est une constante positive
L’équation d’offre de monnaie est celle exposée dans le chapitre 5, à savoir que l’offre est exogène et
dépend de la banque centrale :
s
(M /P) = (Ṁ/Ṗ)
s
Où (M /P) est l’offre de monnaie considérée constante. Le taux
d’intérêt va donc s’ajuster pour égaliser l’offre et la demande de
monnaie.

Effet d’une baisse de l’offre de monnaie :


Quel est l’effet d’un baisse de l’offre de monnaie ? selon la théorie de la préférence pour la liquidité,
une baisse de l’offre de monnaie accroit le taux d’intérêt. En effet, la baisse de la masse monétaire
(M/P) réduit. Puisque P est fixe à court terme. ainsi la courbe d’offre de monnaie se déplace vers la
gauche.
Une hausse de r incite les agents à réduire la quantité
d’encaisses réelles détenues jusqu’à ce que l’offre et
la demande s’égalisent.

B-la courbe LM
La courbe LM exprime la relation entre le niveau du revenu et le taux d’intérêt. Reprenons la fonction
de demande de monnaie augmentée :
(M/P) = L(r,Y)
(M/P) = e x Y – f x r
Où e et f sont des constantes positives et (M/P) est exogène.

La demande de monnaie dépend positivement du revenu et négativement du taux d’intérêt. Supposons


que le revenu augmente. Alors la demande de monnaie va augmenter ce qui va impliquer une hausse
du taux d’intérêt pour équilibrer le marché de la monnaie. A offre de monnaie inchangée, le taux
d’intérêt augmente avec le revenu. La courbe LM a donc une pente positive.
La courbe LM traduit le taux d’intérêt qui équilibre le marché monétaire pour tout niveau
donné de revenu. On peut la réécrire sous la forme :
Effet d’une baisse de l’offre de monnaie :
La courbe LM se trave pour une offre de monnaie donnée d’encaisses réelles. Si celles-ci varient par
exemple à la suite d’une variation de l’offre de monnaie décidée par la banque centrale, la courbe LM
va se déplacer.
Supposons une baisse de l’offre de monnaie, ce qui réduit les encaisses réelles. Le taux d’intérêt va
augmenter pour équilibrer le marché monétaire. A niveau de revenu constant, la courbe LM va se
déplacer vers le haut (voir graphique suivant). La courbe LM représente les combinaison de taux
d’intérêt et de niveau de revenus compatibles avec l’équilibre sur le marché de la monnaie. La courbe
LM se trace pour une offre de monnaie constante. Tout baisse de l’offre des encaisses réelles déplace la
courbe LM vers le haut.

Conclusion
Nous pouvons donc maintenant réunir la courbe IS et le courbe LM, qui forment à elles deux le modèle
IS-LM :
(IS) Y = C(Y-Ṯ) + F(r) + Ḡ
(LM) Ṁ/Ṗ = L (r; Y)
Ce qui est équivalent à :

Nous supposons ici que les variables exogènes sont :


- La politique fiscale (G et T)
- La politique monétaire (M)
- Les prix (P)
L’équilibre de l’économie se situe a l’intersection des deux courbes, c’est-à-dire le niveau de taux
d’intérêt (r) et de revenu (Y) pour lesquels a la fois le marché des bien et celui de la monnaie sont
équilibrés.

Dans ce chapitre nous avons décrit comment construire le modèle IS-LM. Dans le chapitre suivant on
analysera son fonctionnement

Vous aimerez peut-être aussi