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Chap 3

Protection d'énergie

Transféré par

Rustin Ayemele
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Chap 3

Protection d'énergie

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Chap 3 : Sources de secours et stockage de l’énergie en télécommunications

I-Alimentation de secours
1-Définition
Une alimentation de secours est une alimentation électrique servant uniquement en cas d’arrêt
temporaire de l'alimentation électrique principale habituelle d'un local, d'une zone, d'un bâtiment ou d'un
site (hospitalier, industriel, etc.).

2-Utilisation
On peut trouver ce type d'installation dans les entreprises ou industries dont les processus de production
ou de fonctionnement ne supportent pas d'interruptions prolongées. Néanmoins dans les cas critiques, où
toute interruption peut avoir des conséquences graves (télécommunications, hôpitaux, navires,
aéronefs, etc.), une alimentation sans interruption sera choisie.

3-types de permutation normal/secours


Ces types peuvent se classer par le temps de coupure de l'alimentation électrique.

 Avec temps mort


(0,5 s à quelques minutes) lorsqu'il est acceptable que l’électricité soit coupée pendant quelques
instants tels que certaines entreprises (entre autres si les ordinateurs personnels sont munis d'un
onduleur ou d'une batterie) ou certains navires qui n'utilisent pas l'électricité pour la navigation ou
les sites de telecommunications. Ce temps mort permet le démarrage d'un groupe électrogène de
secours ;
 Pseudo-synchrone
Lorsque le temps de la coupure doit être très faible (coupure inférieure à 150 ms). Un onduleur
assure l'alimentation des circuits prioritaires, les autres devant attendre le démarrage d'un groupe
électrogène (de quelques secondes à quelques minutes selon la puissance) ;
 Synchrone - ou Temps zéro
Lorsqu'il n’est pas acceptable que l’électricité soit interrompue, même pendant un temps minime,
c'est la solution employée dans les pylones telecoms, les hôpitaux, les aéroports, les centres
informatiques, et bien d'autres domaines où la rupture d'alimentation est prohibée. Dans ce cas
une alimentation sans interruption est indispensable. Lorsqu'un onduleur et un groupe électrogène
sont intégrés au sein d'un même ensemble, on parle alors de GTZ (« Groupe Temps Zéro ») ou, en
anglais, de « groupe no-break »

II-Types d’alimentation de secours


A-Les batteries/accumulateurs
Une batterie d'accumulateurs, ou plus communément une batterie, est un ensemble d'accumulateurs
électriques reliés entre eux de façon à créer un générateur électrique de tension et de capacité désirée. Ces
accumulateurs sont parfois appelés éléments de la batterie ou cellules.
On appelle aussi batteries les accumulateurs rechargeables destinés aux appareils électriques et
électroniques domestiques. La batterie d'accumulateurs permet de stocker l'énergie électrique.

1
 Elles stockent l'énergie permettant de suppléer pendant quelques minutes, à quelques heures, une
coupure de courant du réseau électrique ;
 elles permettent le démarrage du groupe Diesel d'une alimentation de secoursous forme
chimique et de la restituer sous forme de courant continu, de manière contrôlée.

B-Les générateurs des énergies renouvelables et nouvelles


On distingue :
 Les générateurs solaires photovoltaïques ou thermiques
 Les éoliennes
 Les générateurs de biomasse
 Les piles à combustibles
C-Groupes électrogènes (GE)
1-définition
Un groupe électrogène est une machine autonome capable de produire de l'électricité.
La plupart des groupes sont constitués d'un moteur thermique qui actionne un alternateur. Leur taille et
leur poids peuvent varier de quelques kilogrammes à plusieurs dizaines de tonnes. La puissance d'un
groupe électrogène s'exprime en VA (Voltampère), kVA (kiloVolt-ampère) ou MVA
(MégaVoltampère) selon la puissance. Les unités les plus puissantes sont mues par des turbines à gaz ou
de gros moteurs Diesel.
2-Utilisation
Les groupes électrogènes sont utilisés soit dans les zones que le réseau de distribution électrique ne
dessert pas, soit pour pallier une éventuelle coupure d'alimentation électrique de celui-ci. Dans le
deuxième cas, ils sont alors souvent utilisés en complément d'une alimentation sans interruption
constituée d'une batterie d'accumulateurs qui alimente un onduleur. Ces dispositifs sont généralement
utilisés dans des situations où l'interruption de l'alimentation électrique entraîne des conséquences graves
ou des pertes financières, par exemple dans les hôpitaux, l'industrie y compris l'industrie agro-
alimentaire, les aéroports, les centres informatiques, les pompiers pour les interventions, etc.

3-Caractéristiques d’un GE

Plaque signalétique du groupe

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Le groupe délivre une tension triphasée et sa plaque signalétique nous renseigne sur ses principales
caractéristiques qui sont:

· Puissance apparente nominale : 550kVA · Puissance active nominale : 440kW

· Vitesse de rotation : 1500tr /min · Fréquence de rotation : 50 Hz

· Tension nominale : 400V Courant nominale : 794A

· Facteur de puissance : cosphi =0,8 Poids du groupe : 3,470 t

4-Les différentes parties d’un GE


Le groupe électrogène est constitué de trois grandes parties :

3
Sa description générale montre qu'il est constitué d'un moteur thermique (a), entraînant un alternateur (b)
et toujours accompagné d'un module de contrôle (c) /commande destiné a la conduite de son
fonctionnement appelé armoire ou coffret de commande et de contrôle (d). En plus des armoires ou
coffret contrôle/ commande on peut ajouter un coffret INS (Inverseur Normal/Secours). L'inverseur de
source permet une inversion automatique ou manuelle des sources de l'installation (Normale-Secours).
Nous pouvons aussi ajouter neuf (9) autres parties qui le composent :
Le disjoncteur (e) ; le filtre à air (f) ; le radiateur (g) ; la grille de protection (h) ;la plaque
d'identification ou plaque signalétique (i) ;les batteries de démarrage (j) ;le châssis (k) ; le réservoir de
fuel (m) ;le plot de suspension (tuyauterie d'échappement) (n)
5-Fonctionnement
4
Ils fonctionnent à partir de tous les carburants. Les plus fréquents sont l'essence, le gazole, le gaz naturel,
le GPL, les biocarburants et pour les plus puissants le fioul lourd (HFO et LIFO).
Le groupe peut être mis en fonctionnement de différentes manières : manuellement, électriquement ou
grâce à l'air comprimé, selon la puissance.
6-Rendement
Le rendement des groupes électrogènes croît avec leur puissance, mais reste limité au maximum que
permet le cycle de Carnot, duquel doivent être soustraites les pertes mécaniques et électriques dans
l'alternateur et la transmission. En particulier, les groupes de puissance modérée se caractérisent par un
médiocre rendement et une consommation élevée.
Par exemple, pour un produit commercial qui délivre 5 500 W, mû par un moteur à essence de
9,55 kW qui consomme environ 2,5 L de carburant à l'heure lorsqu'il est utilisé à 2⁄3 de sa
puissance nominale (soit 3 600 W) : compte tenu des pertes thermiques inévitables dans les moteurs
à combustion interne, il en résulte un rendement n'excédant pas 40 % (sources fiches
constructeurs) du pouvoir calorifique du carburant.
7-Régulation
Un groupe électrogène moderne est équipé de deux régulations. La tension de sortie est stabilisée (par
exemple : 230 V) par un dispositif électronique qui agit sur l'alternateur. La vitesse de rotation du moteur
et donc de l'alternateur doit aussi rester constante afin de garantir constantes la fréquence et la tension de
sortie (50 Hz en Europe). Cette régulation se fait grâce à un dispositif centrifuge analogue au régulateur à
boules de James Watt qui commande directement le carburateur ou la pompe d'injection. Un dispositif à
induction fondé sur les courants de Foucault tel que celui qui équipe les anciens indicateurs de vitesse des
automobiles, ou un système électronique peuvent encore remplir cette fonction.
8-Technologie
Depuis une dizaine d'années , il existe un type de groupe électrogène (dit inverter) qui fonctionne de
manière particulière ; alors que les groupes électrogènes classiques utilisent directement les sorties d'un
alternateur monophasé ou triphasé synchrone pour produire de l'énergie, cette technologie utilise un
onduleur alimenté par un alternateur triphasé à excitation variable commandée par un régulateur
électronique. Ce régulateur est programmé pour produire l'excitation nécessaire afin de délivrer la
puissance requise pour alimenter l'onduleur. Le courant triphasé produit est redressé en courant continu
puis transformé en courant alternatif par l'onduleur. Cette technique présente plusieurs avantages par
rapport aux générateurs classiques :

5
la fréquence et la tension du courant de sortie du groupe ne sont plus dépendantes du régime du
moteur, ce qui lui permet de tourner à régime ralenti, si la puissance demandée est faible, ce qui
réduit la consommation de carburant et le bruit ;
si nécessaire, une batterie tampon fournit la puissance requise en cas d'augmentation brutale de la
demande en électricité ;
la fréquence et la tension de sortie sont beaucoup plus précises (ajustée des milliers de fois par
seconde par le microprocesseur, dans le cas d'une régulation numérique, de l'ordre de la seconde
pour une régulation mécanique simple) ;
diminution drastique du bruit d'opération, surtout lorsque la demande est faible ;
fonctionnement sécuritaire pour les appareils électriques sensibles, tels que les ordinateurs mais
surtout les appareils médicaux et les instruments de précision ;
Sécurité temporaire en cas de problème mécanique du moteur laissant le temps de trouver une
autre solution.
9-Maintenance DES GE
Pour garantir la longévité et le bon fonctionnement de votre installation, les contrôles et opérations
de maintenance indispensables sont les suivants :
• Contrôle et respect du niveau d’huile ;
• Vérification du niveau et de la qualité du carburant ;
• Vidange des moteurs suivant un planning ;
• Adaptation de l’huile selon préconisation fabriquant ;
• Remplacement des filtres en respectant les consignes d’entretien .
10-Images d’un GE

6
III-Stockage d’énergie électrique
Le stockage d'énergie peut être fait sous différentes formes :
sous forme chimique (batterie d'accumulateurs), on parle de BESS pour Battery Energy Storage
System ;
sous forme électrique (dans des supercondensateurs ou des bobines supraconductrices), on parle
alors de « SMES » pour Superconducting Magnetic Energy Storage ;

7
sous forme mécanique / énergie cinétique (utilisation d'une machine synchrone raccordée au
réseau prenant le relais en cas de coupure), on parle alors d'accumulateur cinétique, ou ASI
Dynamique / D-UPS / Dynamic Uninterruptible Power Supply) ;
sous forme de gaz comprimé.
Dans la suite du cours et pour des applications dans les TIC, seule la forme chimique qui doit être
présentée.

1-Technologie des batteries


Il existe deux types de batteries :

 A électrolyte liquide (acide sulfurique) : il faut régulièrement compléter le niveau avec de l’eau
distillée pour compenser l’évaporation au cours de la recharge, par la chaleur dégagée par la
batterie elle-même. Ce sont des batteries fiables mais qui demandent un peu d’entretient.
 A électrolyte gélifié : on les appelle aussi, batteries sans entretien. On peut les utiliser dans toutes
les positions et l’électrolyte ne risque pas de fuir. Elles sont par contre plus fragiles, elles ne
supportent pas les surtensions électriques et durent moins longtemps.

Différentes technologies de batteries sont disponibles et décrites dans le tableau ci-après.

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9
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2-Cycles et durée de vie

Le nombre de cycles maximal et la durée de vie des batteries sont fortement dépendants de la
technologie de fabrication et des conditions d’utilisation.

En pays chaud, avec une température supérieure à 35°C, la durée de vie des batteries et le
nombre maximal de cycles ne seront jamais atteints, par les phénomènes de corrosion.

On choisira donc pour limiter l’investissement, des cycles journaliers de charge/décharge de


l’ordre de 80%.

A l’inverse, dans les pays tempérés, les phénomènes de corrosion étant limités, le choix du
dimensionnement de la batterie et de la profondeur de décharge dépendra de :

 L’autonomie désirée en tenant compte des variations d’ensoleillement.


 Des coûts de remplacement des batteries.
 Des capacités d’investissement au départ.
 De l’aspect environnemental, comment recycler les batteries.
Le nombre de cycles est toujours inversement proportionnel à la profondeur de décharge : par
exemple une batterie pouvant fournir 300 cycles à 100 % de décharge doit pouvoir fournir 600
cycles à 50 % de décharge.
3-Les deux principales caractéristiques des batteries
Pour toutes les batteries, quel que soit le type de fabrication, elles ont deux caractéristiques
communes :
 Leur tension, exprimée en Volts (V) : dans le photovoltaïque, elle est généralement de
12 V pour les petites batteries rechargeables qui ont une durée de vie d’environ 5 ans.
Pour les éléments plus importants avec des tensions de 12, 24 ou 48 V, on utilise des
éléments séparés de 2 V, prévus pour être assemblés en série, et qui ont une durée de vie
d’environ 10 ans.
 Leur capacité en Ampères heures (Ah) : Pour l’augmenter, on doit brancher plusieurs
batteries en parallèle.
En multipliant la tension par la capacité, on obtient la quantité d’électricité emmagasinée, en
kWh.
Par exemple, une batterie de 12 V – 100 Ah, contient théoriquement 12 x 100 = 1 200 Wh = 1,2
kWh.
En réalité, on ne peut utiliser qu’une partie de cette énergie accumulée :
 La décharge ne doit pas dépasser 10 à 15 % de sa capacité sous peine de dégradation
rapide.
 Le courant de décharge ne doit pas dépasser le dixième de sa capacité. Pour une batterie
de 100 Ah, c’est un courant de 10 A, donc une consommation de 12 (V) x 10 (A) = 120
W. Si l’on « tire plus », la capacité réelle est inférieure.

4- Montage des batteries


Les batteries peuvent être montées en série, parallèle et mixte
5-Quelques photos de batteries

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Rack batteries en gel de marque felicity

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III-LES ALIMENTATIONS SANS INTERRUPTIONS

Les normes CEI 62040-3 et ENV 50091-3 (le V signifiant qu’elle est émise pour une durée
probatoire de trois ans) distinguent les 3 types d’ASI suivants :
ASI fonctionnant en :
 attente passive (en anglais passive standby),
 interaction avec le réseau (en anglais line-interactive),
 double conversion, (en anglais double conversion).
Cette typologie se réfère au fonctionnement des ASI par rapport au réseau, terme qui recouvre en
fait l’organisation de la distribution en amont de l’ASI.
Les normes définissent la terminologie suivante pour le réseau :
 réseau source : réseau dont la puissance est normalement disponible de façon continue,
habituellement fournie par une compagnie de distribution électrique, mais parfois par la
propre station de puissance de l’opérateur.
 réseau secours : réseau prévu pour remplacer le réseau source en cas de défaillance de
celui-ci.
En pratique, une ASI dispose d’une ou deux entrées.
 l’entrée (réseau) normal (ou réseau 1) est alimentée par le réseau source.
 l’entrée (réseau) bypass (ou réseau 2) lorsqu’elle existe, est également alimentée par le
réseau source ou, si cela est possible, par le réseau secours (câble distinct issu du
même TGBT).

1-ASI de type "passive standby" (en attente passive)


 principe de fonctionnement
L’onduleur intervient en parallèle et en secours du réseau.

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 mode normal :
La charge est alimentée par le réseau en général via un filtre/conditionneur qui élimine certaines
perturbations et peut réaliser une régulation de la tension. Les normes ne mentionnent pas ce
filtre et parlent seulement d’un "interrupteur d’ASI". Elles précisent toutefois que "des dispositifs
additionnels peuvent être incorporés pour assurer le conditionnement de l’alimentation, par
exemple transformateur ferro-résonnant ou à commutation de prises automatique".
 mode autonomie :
Lorsque la tension alternative du réseau d’entrée est hors des tolérances spécifiées de l’ASI ou
en cas de défaillance de ce réseau, l’onduleur et la batterie assurent la permanence de
l’alimentation de la charge après un temps de permutation très court (en général <10 ms). Les
normes ne mentionnent pas de temps, mais précisent que "la charge est transférée sur l’onduleur
directement ou par l’intermédiaire de l’interrupteur d’ASI qui peut être statique ou
électromécanique". L’ASI continue à fonctionner sur batterie pendant la durée d’autonomie ou,
suivant le cas, jusqu’à ce que le réseau revienne dans les tolérances spécifiées, ce qui entraîne la
permutation retour au mode normal.
 Avantages :
 simplicité du schéma
 coût réduit.
 faible encombrement
 Inconvénients
 pas d’isolement véritable de la charge par rapport au réseau amont.
 temps de basculement : l’absence d’un véritable contacteur statique fait intervenir
un temps de basculement sur l’onduleur. Ce temps est acceptable pour certaines applications
unitaires, mais incompatible avec les performances requises par des ensembles plus complexes et
sensibles (gros centres informatiques, centraux téléphoniques...).
 pas de régulation de la tension de sortie.
 pas de régulation de la fréquence de sortie, qui dépend de celle du réseau.
 Utilisation
Cette configuration résulte d’un compromis entre un niveau acceptable de protection contre les
perturbations et le coût correspondant. C’est en fait une reprise de la configuration "off-line"
présentée au début. Les normes, qui font référence à ce terme, préconisent l’utilisation de la
terminologie "passive standby" (en attente passive) qui rend beaucoup mieux compte de la réalité
du fonctionnement. Les inconvénients exposés font que, pratiquement, ce type d’ASI n’est
utilisable qu’avec de faibles puissances (< 2 kVA), et excluent son utilisation en convertisseur
de fréquence.
2-ASI de type "line interactive" (en interaction avec le réseau)
 Principe de fonctionnement
L’onduleur intervient en parallèle et en secours du réseau ; il assure aussi la charge de la
batterie. Il interagit de ce fait avec le réseau par un fonctionnement réversible. Les termes
«Boost/Buck», «AVR» (ajustement automatique de la tension) et «Delta Conversion» désignent
des topologies de type line-interactive.

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Les normes définissent 3 modes de fonctionnement :
 mode normal :
La charge est alimentée par le "réseau conditionné" constitué par l’onduleur en
parallèle avec le réseau. L’onduleur est en fonctionnement afin de conditionner la puissance de
sortie et/ou d’assurer la recharge de la batterie. La fréquence de sortie est dépendante de la
fréquence du réseau.
 mode autonomie :
Lorsque la tension du réseau d’entrée est hors des tolérances spécifiées de l’ASI ou en cas de
défaillance du réseau, l’onduleur et la batterie assurent la permanence de l’alimentation de la
charge. L’interrupteur de puissance (ex : contacteur statique) l’alimentation d’entrée pour éviter
un retour d’alimentation depuis l’onduleur.
L’ASI continue à fonctionner sur batterie pendant la durée d’autonomie ou, suivant le cas,
jusqu’à ce que le réseau revienne dans les tolérances spécifiées, ce qui entraîne le retour au mode
normal.
 mode bypass :
Ce type d’ASI peut comporter un bypass de maintenance. En cas de défaillance d’une des
fonctions de l’ASI, l’alimentation de la charge peut être alors transférée sur l’entrée bypass via le
bypass de maintenance.
 Avantages
 coût pouvant être inférieur à celui d’une ASI de puissance équivalente fonctionnant en
double conversion.
 Inconvénients
 pas d’isolement véritable de la charge par rapport au réseau amont.
 pas de régulation de la fréquence de sortie, qui dépend de celle du réseau.
 faible protection contre les surtensions et pics de tension
 conditionnement de la tension de sortie moyennement performant, l’onduleur n’étant pas
en série avec le réseau. La norme parle du "réseau conditionné" constitué par le réseau en
parallèle avec l’onduleur. Ce conditionnement est toutefois limité par le mode de
fonctionnement réversible de l’onduleur.

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 faible rendement en fonctionnement sur charges non linéaires
 Utilisation
Cette configuration est mal adaptée à la régulation de charge sensible en moyenne et forte
puissance car ne permettant pas de régulation de la fréquence. Elle reste de ce fait marginale
dans le domaine des moyennes et fortes puissances.

3-ASI de type "double conversion" (double conversion)


 principe de fonctionnement
L’onduleur est inséré en série entre le réseau et l’utilisation. La puissance électrique transite en
permanence par lui.

Les normes définissent les modes de fonctionnement suivants :


 mode normal :
La puissance fournie à la charge transite par la chaîne convertisseur/chargeur - onduleur qui
réalise une double conversion alternatif – continu - alternatif, d’où la dénomination utilisée.
 mode autonomie :
Lorsque la tension alternative du réseau d’entrée est hors des tolérances spécifiées de l’ASI ou en
cas de défaillance de ce réseau, l’onduleur et la batterie assurent la permanence de l’alimentation
de la charge. L’ASI continue à fonctionner sur batterie pendant la durée d’autonomie ou, suivant
le cas, jusqu’à ce que le réseau revienne dans les tolérances spécifiées, ce qui entraîne le retour
au mode normal.
 mode by pass :
Ce type d’ASI comporte en général un bypass statique, le plus souvent appelé contacteur
statique. L’alimentation de la charge peut alors être transférée sans coupure sur l’entrée
bypass (entrée 2) via le bypass dans les cas suivants :
 défaillance de l’ASI,

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 transitoire de courant de charge (courant d’appel ou d’élimination de défaut),
 surcharges
 fin d’autonomie de batterie.
Toutefois l’adjonction d’un bypass suppose des fréquences d’entrée et de sortie identiques et, si
les niveaux de tension sont différents, un transformateur de bypass doit être prévu. L’ASI est
synchronisée avec le réseau d’alimentation du bypass afin de pouvoir assurer un transfert sans
coupure de l’onduleur vers ce réseau.
Note : une autre voie, appelée bypass de maintenance, est prévue pour pouvoir réaliser la
maintenance. Sa fermeture est réaliséée par un interrupteur manuel.
 Avantages
 régénération permanente de la tension fournie en sortie par l’onduleur, que la puissance
provienne du réseau ou de la batterie.
 isolement de la charge par rapport au réseau amont et donc pas de report des fluctuations
du réseau amont telles que surtensions, pics, sur l’aval.
 acceptation de tolérances de tension d’entrée très large tout en permettant une régulation
de la tension de sortie précise,
 régulation précise de la fréquence de sortie. Possibilité de fonctionner en convertisseur
de fréquence, lorsque cela est prévu, en inhibant le contacteur statique.
 performances statiques et dynamiques beaucoup plus élevées.
 passage instantané en mode autonomie en cas de défaillance du réseau
 transfert sans coupure en mode bypass
 bypass manuel facilitant la maintenance.
 Inconvénients
 prix plus élevé, mais compensé par les nombreux avantages
 Utilisation
Cette configuration est la plus complète en termes de protection de la charge, de possibilités de
régulation et de performances. Elle revient en fait à la configuration "on-line" présentée au début.
Les normes, qui font référence à ce terme, préconisent l’utilisation de la terminologie "double
conversion" qui rend beaucoup mieux compte de la réalité du fonctionnement. Cette
configuration permet notamment des permutations sans coupure lors des transferts de la charge
du mode normal en mode bypass et vice versa (par le contacteur statique) et l’indépendance de la
tension et de la fréquence de sortie par rapport aux conditions de la tension et de la fréquence
d’entrée. Ses nombreux avantages font que pratiquement, c’est la seule configuration utilisée
pour protéger les applications critiques dans les moyennes et fortes puissances (à partir de
10 kVA).

Quelques images des ASI (UPS)

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