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TD1 Correction

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Correction TD 1

Exercice 1
Forme algébrique :
−4
z= √
1+i 3

−4 1−i 3
=( √ )( √ )
1+i 3 1−i 3

1−i 3
= −4( )
1+3

= −1 + i 3

Forme trigonométrique :
La norme de z , |z|= 2.

En multipliant et en divisant par la norme de z on obtient : z = 2( −1
2
+i 2
3
)

On cherche donc un angle θ tel que cos(θ) = −1
2
et sin(θ) = 2
, 3
3 2π
est un
angle qui convient (il n'est pas le seul !) et donc :

π
z = 2ei2 3

Simplication de z 100 :
200π 2π
z 100 = 2100 ei 3 = 2100 ei 3

1
1ere année MP IPEIG

Exercice 2
1+z sous forme trigonométrique
On rappelle qu'on peut parler de forme trigonométrique pour des complexes
non nuls et qu'une forme trigonométrique est une écriture d'un nombre
complexe non nul sous la forme reiθ avec r > 0.
z = eiθ

1 + z = 1 + eiθ
θ θ θ
= ei 2 (e−i 2 + ei 2 )
| {z }
2 cos( θ2 )

θ θ
= 2 cos( )ei 2
2

Ce qu'on vient d'obtenir n'est pas la forme trigonométrique, on a réécrit 1+z


sous la forme aeiα , il reste à vérier quand a > 0 et ajuster le cas échéant.
On sait que cos(x) > 0 pour x ∈] −π
2
+ 2kπ, π2 + 2kπ[, donc cos( 2θ ) > 0 pour
θ
2
∈] −π
2
+ 2kπ, π2 + 2kπ[ c'est à dire θ ∈] − π + 4kπ, π + 4kπ[

y
1

x
−5π−4π−3π−2π −π π 2π 3π 4π 5π

−1

Figure 1  Courbe de cos( x2 )

Donc on a trois cas possibles :


θ
1. θ ∈] − π + 4kπ, π + 4kπ[, cos( 2θ ) > 0 et donc 1 + z = 2 cos( 2θ )ei 2 est
bien la forme trigonométrique recherchée.
2. θ = π + 4kπ ou θ = −π + 4kπ , 1 + z = 0 : cas à éviter.

2
1ere année MP IPEIG

3. θ ̸∈ [−π + 4kπ, π + 4kπ], cos( 2θ ) < 0

θ θ
1 + z = 2 cos( )ei 2
2
θ θ
= (−2 cos( ))eiπ ei 2
2
θ θ
= (−2 cos( ))ei(π+ 2 )
2

1 + z + z2 sous forme trigonométrique

1 + z + z 2 = 1 + 2z + z 2 − z
= (1 + z)2 − z
θ θ
= (2 cos( )ei 2 )2 − eiθ
2
θ 2 iθ
= 4(cos( )) e − eiθ
2
2 θ
= (4 cos ( ) − 1)eiθ
2

or

cos(2x) = cos2 (x) − sin2 (x) = cos2 (x) − (1 − cos2 (x)) = 2 cos2 (x) − 1

Donc
cos(2x) + 1
cos2 (x) =
2
Ainsi pour x = θ
2
on a
θ cos(θ) + 1
cos2 ( ) =
2 2
Ceci permet de simplier l'écriture de 1 + z + z 2

θ
1 + z + z 2 = (4 cos2 ( ) − 1)eiθ
2
= (2 cos(θ) + 1)eiθ

3
1ere année MP IPEIG

y
3

x
−2π − 4π − 2π 2π 4π 2π 8π
3 3 3 3 3
−1

Figure 2  Courbe de 2 cos(x) + 1

Comme précédemment, on trouve que 2 cos(θ) + 1 > 0 pour


θ ̸∈ [ 2π
3
+ 2kπ, 4π
3
+ 2kπ].
Il reste à discuter suivant le signe de (2 cos(θ) + 1), trois cas se présentent :
1. θ ∈] 2π
3
+ 2kπ, 4π
3
+ 2kπ[ :
Dans ce cas 2 cos(θ) + 1 < 0 et 1 + z + z 2 = −(2 cos(θ) + 1)ei(π+θ)
2. θ ̸∈ [ 2π
3
+ 2kπ, 4π
3
+ 2kπ] :
2 cos(θ) + 1 > 0 et 1 + z + z 2 = (2 cos(θ) + 1)eiθ
3. θ = + 2kπ ou θ = 4π

3 3
+ 2kπ :
2 cos(θ) + 1 = 0, c'est un cas à éviter.

Exercice 3
′ ′
1. On se propose de comparer deux réels positifs |z+z | et (|z|+|z |). Puis-
qu'on a aaire à deux réels positifs, les comparer ou comparer leurs
carrés respectifs est équivalent. (Si a, b ∈ R+ alors a ≥ b ⇔ a2 ≥ b2 ) .
′ ′ ′ ′ ′
(
(|z + z |)2 = (z + z )(z + z ′ ) = zz + zz ′ + z z + z z ′ = |z|2 +2Re(zz ′ ) + |z |2
′ ′ ′ ′
(|z|+|z |)2 = |z|2 +2|z||z |+|z |2 = |z|2 +2|zz ′ |+|z |2

Puisque Re(zz ′ ) ≤ |zz |, on a l'inégalité recherchée.
′ ′
2. D'après la première question |z + z |= (|z|+|z |) si et seulement si

Re(zz ′ ) = |zz |. C'est à dire que zz ′ est un réel positif : zz ′ = r avec
r ∈ R+ . Si z = 0 c'est toujours vrai, si z ̸= 0 alors en multipliant
′ ′

4
1ere année MP IPEIG

′ ′ ′
l'égalité par z et en divisant par |z | on a que z = r1 z avec r1 ≥ 0,

par passage à l'écriture trigonométrique de z on obtient le résultat
recherché.
3. Par récurrence.
4. Par récurrence, la condition nécessaire et susante est :
∀i = 1 . . . n, zi = ri eiθ .

Exercice 4

|a + b|2 = (a + b)(ā + b̄) = |a|2 +|b|2 +ab̄ + bā (1)
|a − b|2 = (a − b)(ā − b̄) = |a|2 +|b|2 −ab̄ − bā (2)

(1)+(2) donne :
|a + b|2 +|a − b|2 = 2(|a|2 +|b|2 )

Exercice 5
Méthode :
Pour chercher la racine nieme d'un complexe z , il faut au préalable le mettre
sous forme trigonométrique, ceci n'est généralement pas toujours possible,
un complexe n'a pas toujours un argument remarquable de la forme π3 , π4 . . . ,
pour le cas des racines carrées il existe une méthode pour contourner le be-
soin de la forme trigonométrique. En eet si on cherche les z = x+iy qui sont
les racines carrées du nombre complexe z0 = a + ib alors les parties réelles et
imaginaires des complexes recherchés vérient nécessairement les équations
suivantes :
 √

 x 2 + y 2 = a2 + b 2

x2 − y 2 = a


2xy = b

Les deux premières équations donnent x et y à un signe près, la dernière


nous indique si x et y sont de même signe ou pas.

5
1ere année MP IPEIG

Racines carrés de z1 = 3 + 4i :  √

x2 + y 2 = 32 + 42 = 5

On cherche les complexes de la forme x+iy tel que x2 − y 2 = 3


2xy = 4

Donc x et y sont de même signe, x2 = 4 et y 2 = 1 donc les racines re-


cherchées sont 2 + i et −2 − i.
Racines carrés de z1 = 8 − 6i :  √
2 2

x + y = 82 + 62 = 10

On cherche les complexes de la forme x+iy tel que x2 − y 2 = 8


2xy = −6

x et y ont des signes diérents, x2 = 9 et y 2 = 1, les racines recherchées


sont 3 − i et −3 + i.

Exercice 6
La résolution d'équations du second degré dans C est similaire au cas dans
R à la seul diérence que toute équation de ce genre admet des solutions. La
résolution consiste essentiellement à trouver des racines carrées du discrimi-
nant ∆ qui est dans ce cas un nombre complexe. On rappelle les relations
coecients racines :
Pour une équation de la forme aX 2 + bX + c = 0 avec a, b, c ∈ C, a ̸= 0, ayant
z1 , z2 comme racines on a :
( −b
z1 + z2 = a
c
z1 z2 = a

∆ = b2 − 4ac. Si x1 est une racine carrée de ∆ alors les solutions qu'on


cherche auront la forme −b−x 2a
1
, −b+x
2a
1
sachant que l'autre racine de ∆ sera
forcément −x1 .
Les relations du genre a + b + c = 0 impliquant que les racines sont 1 et ac ou
si on a a − b + c = 0 ceci implique que −1 et −c a
sont les racines, ces relations
restent vraies.

6
1ere année MP IPEIG

Résolution de z 2 − 2iz − 1 + 2i = 0
On remarque qu'on est dans le cas ou a + b + c = 0 donc 1 et c
a
sont les
racines, = −1 + 2i .
c
a
Résolution de z 2 + (7 + i)z + 12 + 3i = 0
∆ = (7 + i)2 − 4(12 + 3i) = 2i.
On cherche alors z0 = a + ib tel que


 x2 + y 2 = 2

x2 − y 2 = 0


2xy = 2

Une racine est donc 1 + i par suite les racines sont z1 = −7−i+1+i
2
= −3
et z2 = = −4 − i .
−7−i−1−i
2
Résolution de iz 2 + (4i − 3)z + i − 5 = 0
∆ = (4i − 3) − 4i(i − 5) = −3 − 4i.
On cherche alors z0 = a + ib tel que

2 2
x + y = 5


x2 − y 2 = −3


2xy = −4

Donc 1 − 2i est une racine de ∆.


Les racines sont −4i+3+1−2i
2i
= 4−6i
2i
= −3 − 2i et −4i+3−1+2i
2i
= 2−2i
2i
=
−1 − i

Exercice 7
Méthode :
On se propose de trouver une solution réelle d'une équation de la forme :

az 3 + bz 2 + cz + d = 0

7
1ere année MP IPEIG

avec a, b, c, d ∈ C tel que a ̸= 0. Une solution réelle r vérie l'équation c'est à


dire ar3 + br2 + cr + d = 0. Mais ar3 + br2 + cr + d est un nombre complexe,
on sait qu'un nombre complexe est nul si et seulement si sa partie réelle et
sa partie imaginaire sont toutes les deux nulles :

Re(ar3 + br2 + cr + d) = Im(ar3 + br2 + cr + d) = 0

Une de ces deux égalités nous donnera une équation du second degré dont
l'une des solutions doit être r le réel recherché. Dans le cas contraire, il sut
de multiplier l'équation ar3 + br2 + cr + d par ā et de travailler ensuite
uniquement sur la partie imaginaire qui donnera forcément dans ce cas une
équation du second degré.
Résolution de z 3 − (3 + 4i)z 2 − 3(1 − 4i)z + 9 = 0 :
Commençant par trouver une solution réelle :
Si r est une racine réelle alors

Z = r3 − (3 + 4i)r2 − 3(1 − 4i)r + 9


= r3 − 3r2 − 3r + 9 +i (−4r2 + 12r)
| {z } | {z }
Re(Z) Im(Z)

=0

La partie réelle et la partie imaginaire sont toutes les deux nulles, en par-
ticulier Im(Z) = −4r2 + 12r = 0 ou encore −r2 + 3r=0, les solutions
de cette équation sont 0 et 3, comme 0 n'est pas une racine de l'équation
z 3 − (3 + 4i)z 2 − 3(1 − 4i)z + 9 = 0 alors 3 est la racine réelle recherchée.
Ainsi
z 3 − (3 + 4i)z 2 − 3(1 − 4i)z + 9 = (z − 3)(az 2 + bz + c)

Clairement a = 1, c = −3 et (c − 3b) = −3(1 − 4i), ainsi b = −4i


Ainsi
z 3 − (3 + 4i)z 2 − 3(1 − 4i)z + 9 = (z + 3)(z 2 − 4iz − 3)

8
1ere année MP IPEIG

Pour trouver les deux solutions restantes, il faut résoudre l'équation

z 2 − 4iz − 3 = 0

∆ = −16 + 12 = −4 donc une racine carrée de ∆ est 2i.


les racines sont donc z1 = 4i+2i
2
= 3i et z2 = 4i−2i
2
= i.
Ainsi l'ensemble des solutions est S = {3, i, 3i} .

Résolution de z 6 − (1 + 2i)z 3 + 3(i + 1) = 0


On pose Z = z 3 et l'équation se transforme en :

Z 2 − (1 + 2i)Z + 3(i + 1)

∆ = (1 + 2i)2 − 12(i + 1) = −15 − 8i :.


On cherche alors z0 = a + ib tel que


 x2 + y 2 = 17

x2 − y 2 = −15


2xy = −8

1 − 4i est une racine carrée de ∆.


Les solutions sont 1+2i+1−4i
2
= 1 − i et 1+2i+4i−1
2
= 3i.
Maintenant pour trouver les solutions de l'équation initiale

z 6 − (1 + 2i)z 3 + 3(i + 1) = 0

il faut trouver les racines troisièmes des solutions de l'équation transformée

Z 2 − (1 + 2i)Z + 3(i + 1) = 0

On rappelle que pour trouver les racines nièmes d'un nombre complexe
v , il faut résoudre l'équation z n = v . Si v = 0, il y a une solution unique :
z = 0. Si v ̸= 0, cherchons les solutions sous la forme trigonométrique

9
1ere année MP IPEIG

z = |z|eiθ .
Posons v = |v|eiα . z n = v ⇔ |z|n einθ = |v|eiα ⇔
( ( p ( p
|z|n = |v| |z| = n |v| |z| = n |v|
⇔ ⇔
nθ = α + 2kπ nθ = α + 2kπ θ = αn + 2kπ
n
p iα 2ikπ
z n = v ⇔ zk = n |v|e n e n , k = 0, 1, . . . , n − 1
Il existe en tout n racine nime distinctes. Cette méthode nécessite de
connaître la forme trigonométrique du nombre dont on veut calculer la
racine nième.

Il faut commencer par écrire les solutions trouvées sous forme trigonomé-
trique :

√ 1 −1
1−i= 2( √ + i √ )
2 2
√ √
√ 2 − 2
= 2( +i )
2 2
√ −i π
= 2e 4
√ √
On cherche alors les z ∈ C tel que z 3 = 2e−i 4 . Donc |z| = 6 2 et 3arg(z) =
π

√ −π 2kπ
− π4 + 2kπ . Ainsi z ∈ { 6 2ei( 12 + 3 ) , k = 0, 1, 2}
π
On fait de même pour la deuxième solution 3i = 3ei 2 . Les racines troisièmes
√ π 2kπ
de ce nombre sont les z ∈ { 3 3ei( 6 + 3 ) , k = 0, 1, 2}
Ainsi les solutions recherchées sont :
√ π √ 7π √ 5π √ π √ 5π √ 3π
S = { 2e−i 12 , 2ei 12 , 2ei 4 , 3ei 6 , 3ei 6 , 3ei 2 }
6 6 6 3 3 3

Exercice 8
Résolution de (z − 1)5 = (z + 1)5 :
La résolution de cette équation peut se faire de plusieurs manières :
• Utilisation du binôme de Newton
n  
:
X n
On rappelle que (a + b)n = ai bn−i
i=0
i

10
1ere année MP IPEIG

Il ne faut pas confondre la formule du binôme de Newton avec


. la formule de Bernoulli, on rappelle que la formule de Bernoulli
n−1
X
est la formule suivante : an − bn = (a − b) ai bn−1−i
i=0

Les coecients binomiaux peuvent être facilement calculés à l'aide du


triangle de Pascal :

n=0 1
n=1 1 1
n=2 1 2 1
n=3 1 3 3 1
n=4 1 4 6 4 1
n=5 1 5 10 10 5 1
i=0 i=1 i=2 i=3 i=4 i=5

Le triangle de Pascal se construit à l'aide de la formule de Pascal :


     
n n n+1
+ =
i i+1 i+1

Ainsi
5  
5
X 5 i 5−i
(z + 1) = z (1)
i=0
i
= z 5 + 5z 4 + 10z 3 + 10z 2 + 5z + 1

5  
5
X 5
(z − 1) = z i (−1)5−i
i=0
i
= z 5 − 5z 4 + 10z 3 − 10z 2 + 5z − 1

(z + 1)5 = (z − 1)5 ⇒ 5z 4 + 10z 2 + 1 = 0

En posant Z = z 2 , on a :

5Z 2 + 10Z + 1 = 0

11
1ere année MP IPEIG

√ √
∆ = 100 − 20 = 80, ∆ = 4 5.
√ √ √ √
x1 = −10−4
10
5
= −5−2 5
5
, x2 = −10+4 5
10
= −5+2 5
5
.
Maintenant il reste à trouver
√ les "racines
√ carrées" de chaque
√ solution. √
Comme
√ √ √ √
5+2 5 5+2 5 5−2 5 5−2 5
x1 , x2 < 0 alors z1 = i z2 = −i

5
, z3 = i

5
, √
5
z4 = −i√
5
.
Une deuxième méthode sera de remarquer que z ̸= 1, −1 et de considérer le
nombre Z = z−1 z+1
. L'équation devient Z 5 = 1, l'équation originale étant de
degré 4, seuls 4 solutions seront possibles, z ne peut pas être réelle puisque la
fonction réelle x → x5 est bijective sur R, si z ∈ R alors z + 1 et z − 1 ∈ R et
par bijectivité de la fonction on aura que z + 1 = z − 1 ou encore que 2 = 0
ce qui est absurde. Donc Z = 1 est impossible. Il nous reste alors les autres
2π 4π 6π 8π
racines 5ème complexes de l'unité = {ei 5 , ei 5 , ei 5 , ei 5 }. Chacune donnera
une solution.
Par exemple pour la première racine on aura :
2π 2π 2π 2π 2π
Z = ei 5 ⇔ z−1 z+1
= ei 5 ⇔ z − 1 = (z + 1)ei 5 ⇔ z(1 − ei 5 ) = ei 5 + 1 ⇔

1+ei
z= 5
i 2π
= i tan( π5 ).
1−e 5

Il faut refaire les calculs pour les autres racines 5ème restantes.
Résolution de z n = z :
z n = z implique que |z|n = |z| donc |z|(|z|n−1 − 1) = 0. Donc |z| = 0 ou
|z| = 1. z = 0 est une solution. Si z ̸= 0 alors |z| = 1 Et donc en multi-
pliant z n = z par z on aura z n+1 = zz = |z|2 = 1. Il faut donc rechercher
2kπ
les racines (n + 1)ième de l'unité. Une telle racine est de la forme ωk = ei n+1
avec k = 0, . . . , n. On vérie aisément que (ωk )n = ωk . Ainsi l'ensemble des
solutions est
S = {0} ∪ {ωk , k = 0 . . . n}

Résolution de ( z−1
z+1
)3 + ( z+1
z−1
)3 = 0
C'est une équation de la forme Z + = 0, c'est à dire Z 2 = −1, avec
1
Z
Z = ( z−1
z+1
)3 . Z = i ou −i et il reste à trouver les racines cubiques de i et de
−i puis faire les égalités pour trouver z .
Résolution de z4 − z3 + z2 − z + 1 = 0 :
Clairement z ̸= −1. C'est une somme géométrique de raison (−z). Elle est
5
égale à 1+z
1+z
5
L'égalité 1+z
1+z
= 0 est équivalente à z 5 = −1 avec z ̸= −1. z est donc une

12
1ere année MP IPEIG

racine 5ième de −1 = eiπ diérente de −1. L'ensemble des solutions est donc

π 3π 7π 9π
S = {ei 5 , ei 5 , ei 5 , ei 5 }

Résolution de 1 + 2z + 2z 2 + · · · + 2z n−1 + z n = 0
C'est presque une somme classique, pour l'obtenir il faut ajouter et soustraire
les éléments manquant, mais on peut déjà conclure que z ̸= 1.

1 + 2z + 2z 2 + · · · + 2z n−1 + z n = 2 + 2z + 2z 2 + · · · + 2z n−1 + 2z n − 1 − z n
1 − z n+1
=2 − 1 − zn
1−z
2(1 − z n+1 ) − (1 − z)(1 + z n )
=
1−z
2 − 2z n+1 − (1 + z n − z − z n+1 )
=
1−z
n+1 n
1−z −z +z
=
1−z
1 + z − z n+1 − z n
=
1−z
1 + z − z n (z + 1)
=
1−z
(1 + z)(1 − z n )
=
1−z

L'équation devient alors

(1 + z)(1 − z n )
=0
1−z

avec z ̸= 1. −1 est une solution, mais aussi les racines nième de l'unité dié-
rentes de 1.
2kπ
S = {−1} ∪ {ei n , k = 1 . . . n − 1}

Exercice 9
2π 8π 2π 2π
1. ω + ω 4 = ei 5 + ei 5 = ei 5 + e−i 5 = 2cos( 2π
5
).
4π 6π 4π 4π
ω 2 + ω 3 = ei 5 + ei 5 = ei 5 + e−i 5 = 2cos( 4π
5
).

13
1ere année MP IPEIG

On rappelle que

cos(2θ) = cos(θ)2 − sin(θ)2 = 2 cos(θ)2 − 1

ω 2 + ω 3 = 2cos( 4π
5
) = 2(2 cos( 2π
5
)2 − 1) = 4 cos( 2π
5
)2 − 2.
2. C'est une somme géométrique de raison ω qui est une racine 5ième de
l'unité, ω 5 = 1. Donc :

1 − ω5
1 + ω + · · · + ω4 = =0
1−ω

En replaçant par les valeurs trouvées dans la première question on a

2π 2π 2π 2π
1 + 2cos( ) + 4 cos( )2 − 2 = 4 cos( )2 + 2cos( ) − 1 = 0
5 5 5 5

cos( 2π
5
) est donc une racine de l'équation

4X 2 + 2X − 1 = 0

√ √
3. ∆ = 4 + 16 = 20, ∆ = 2 5 Les racines de cette équation sont
√ √ √ √
x1 = −2−2
8
5
= −1− 5
4
et x 2 = −2+2 5
8
= −1+ 5
4
. Comme cos(x) ≥ 0

2π −1 + 5
pour x ∈ [− 2 , 2 ] et que 5 ∈ [− 2 , 2 ] alors cos( ) =
π π 2π π π
.
5 4
On rappelle que
cos(2θ) + 1
cos(θ)2 =
2
π 2 cos( 2π 5
)+1
cos( ) =
5 2
Puisque π
5
∈ [− 2 , 2 ], alors cos( 5 ) ≥ 0. Ainsi
π π π

√ √
s s
−1+ 5
π 4
+1 3+ 5
cos( ) = =
5 2 8

14
1ere année MP IPEIG

Exercice 10
1. Pour linéariser des puissances de cos et de sin, on utilise généralement
les formules d'Euler :
eia − e−ia eia + e−ia
sin(a) = , cos(a) =
2i 2

• Première méthode :

eix + e−ix 2 eix − e−ix 2


cos2 (x) sin2 (x) = ( )( )
2 2i
e2ix + e−2ix + 2 e2ix + e−2ix − 2
=( )(− )
4 4
e4ix + 1 − 2e2ix + 1 + e−4ix − e−2ix + 2e2ix + 2e−2ix − 4
= −( )
16
−1 4ix
= (e + e−4ix − 2)
16
−1
= (2 cos(4x) − 2)
16
1
= (1 − cos(4x))
8

• Deuxième méthode :

cos2 (x) sin2 (x) = (cos(x) sin(x))2


sin(2x) 2
=( )
2
1 ei2x − e−i2x 2
= ( )
4 2i
.
= ..
.
= ..
1
= (1 − cos(4x))
8

2. Pour développer cos(kx) on utilise généralement la formule de Moivre


et la formule du binôme. La formule de Moivre dit que

(cos(x) + i sin(x))n = (cos(nx) + i sin(nx))

15
1ere année MP IPEIG

Donc cos(kx) = Re ((cos(x) + i sin(x))k )

cos(5x) = Re ((cos(x) + i sin(x))5 )


5  
X 5
= Re ( cos5−j (x)(i sin(x))j )
j=0
j

Les puissances impaires de j donneront des imaginaires, on veut uni-


quement des réels.

cos(5x) = cos5 (x) − 10 cos3 (x) sin2 (x) + 5 cos(x) sin4 (x)
= cos5 (x) − 10 cos3 (x)(1 − cos2 (x)) + 5 cos(x)(1 − cos2 (x))2
= cos5 (x) − 10 cos3 (x) + 10 cos5 (x) + 5 cos(x)(1 + cos4 (x) − 2 cos2 (x))
= 11 cos5 (x) − 10 cos3 (x) + 5 cos(x) + 5 cos5 (x) − 10 cos3 (x)
= 16 cos5 (x) − 20 cos3 (x) + 5 cos(x)

Exercice 11
1. Puisque x ̸≡ 0 mod 2π alors eix ̸= 1.

n
X 1 − ei(n+1)x
eikx =
k=0
1 − eix
(n+1)x (n+1)x (n+1)x
ei 2 (e−i 2 − ei 2 )
= x x x
ei 2 (e−i 2 − ei 2 )
i nx sin( (n+1)x
2
)
=e 2
x
sin( 2 )

Xn n
X
2. C(x) = Re ( eikx ) et S(x) = Im ( eikx ) d'où les résultats voulus.
k=0 k=0
ix −ix )
3. cos (x) =
3
( (e +e2
)3 = cos(3x)+3 cos(x)
4

4. On applique 1) et 3).

16
1ere année MP IPEIG

Exercice 12
Résolution de z 6 z = 1
z 6 z = 1 ⇒ |z| = 1 c'est à dire zz = 1.

z 6 z = z 5 |{z}
zz = 1
1

Il faut chercher les racines 5ème de l'unité.


Pour les autres équation il sut d'écrire les formes trigonométrique des
nombres dont on cherche les racines nièmes :
π
• −i = e−i 2 .
√ √ 2π
−4
• 1+i √ = −1 + i 3 = 2( −1 + i 3 ) = 2ei 3 .
3 2 2
√ π
(1+i 3)4 (2ei 3 )4 4π π 5π
• (1+i)2
= √ iπ = 8ei( 3 − 2 ) = 8ei 6
( 2e 4 )2

Exercice 13
n n−1 2inπ
X 2ikπ
X 2ikπ 1−e n
e n = e n +1= 2iπ +1 = 1
k=0 k=0 1−e n
| {z }
=0
n
2iπ X
n ( k)
Y 2kπ n k=0
ei n =e = ei(n+1)π = (−1)n+1
k=0

Exercice 14
Méthode
Pour déterminer une courbe via une équation complexe, il est souvent com-
mode de considérer l'écriture complexe du nombre z vériant l'équation sous
la forme algébrique z = x + iy puis de chercher une relation entre x et y .
L'ensemble des points M(z) tel que z + z = |z|
Soit z l'axe d'un tel point, z = x + iy avec x, y ∈ R.
x2 + y 2 Donc x ≥ 0 .
p
z + z = 2x =

17
1ere année MP IPEIG

( ( (
p x≥0 x≥0 x≥0
2x = x2 + y 2 ⇔ ⇔ ⇔ √ √
4x2 = x2 + y 2 3x2 = y 2 y = 3 x ou y = − 3 x
Ceux sont les équations de deux demi-droites :
y √
y= 3x

y=− 3x

3

x
1 2

− 3


L'ensemble des points M(z) tel que | z−3 z−5
| = 22
Soit z l'axe d'un tel point, z = x + iy, x, y ∈ R.

z−3 2 z−3 2 2 |z − 3|2 1
| |= ⇔| | = ⇔ 2
=
z−5 2 z−5 4 |z − 5| 2
⇔ 2|z − 3|2 = |z − 5|2 ⇔ 2[(x − 3)2 + y 2 ] = (x − 5)2 + y 2

⇔ 2(x2 +9−6x)−(x2 +25−10x)+y 2 = 0 ⇔ x2 −7−2x+y 2 = 0 ⇔ (x−1)2 +y 2 = 8


√ √
C'est l'équation d'un cercle de rayon 8 = 2 2 et de centre (1,0).
y
2

x
−2 2 4

−2

L'ensemble des points M(z) tel que M(z), N(z 2 ), P(z 4 ) sont alignés
Il est claire que c'est bien le cas si z = 1 ou z = 0 et les trois point sont

18
1ere année MP IPEIG

∈ R. Mais zz2−z
z 2 −z 4 2 4
confondus. Pour z ̸∈ {0, 1} il faut que le rapport z 2 −z −z
=
2 2
(z−z )(z+z )
z 2 −z
= −z − z . Si z = x + iy alors z + z = x + iy + x − y + 2ixy =
2 2 2 2

x + x2 − y 2 + i(y + 2xy). Pour que z + z 2 ∈ R il faut et il sut que la partie


imaginaire soit nulle c'est à dire y + 2xy = 0 ou encore y(1 + 2x) = 0, c'est
−1
à dire y = 0 ou x = . Ceux sont les équations de deux droites.
2
y

1
x
−3 −2 −1 1 2 3
−1

L'ensemble des points M(z) z 2 + z + 1 ∈ R


z 2 + z + 1 ∈ R si et seulement si z 2 + z ∈ R. Ceci nous ramène à la question
précédente.

Exercice 15
′ ′
1. Soient z = a + ib et z = c + id tel que exp(z) = exp(z ) alors ea eib =
ec eid . Donc a = c et b = d + 2kπ . D'où le résultat. Le sens inverse est
trivial.
√ π √ π
2. 1 + i = 2ei 4 = eln( 2) ei 4 . Donc l'ensemble des solutions est
√ π
S = {ln( 2) + i( + 2kπ), k ∈ Z}
4

19

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