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Memoire Corrigé Sako

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République de Côte d’Ivoire Année Universitaire 2023-2024

~~~~~~~~~~~
Ministère de l’Enseignement
Supérieur Et de la Recherche
Scientifique

Université Félix Houphouët- Global Sanitation UFR des Sciences de la


Boigny Abidjan Graduate School Terre et Des ressources
N° d’ordre : 006/2024 Minière

MÉMOIRE
Pour l’obtention du Diplôme de Master
en Assainissement
Spécialité : Assainissement non collectif

THÈME

DIAGNOSTIC DU FONCTIONNEMENT DU COLLECTEUR D’EAUX


USEES “TOIT ROUGE“ COMMUNE DE YOPOUGON, DISTRICT
AUTONOME D’ABIDJAN

Présenté par : SAKO Grace Kadi Ange Composition Du Jury

Date de soutenance : 12 Juillet 2024 Dr : YAO N’Goran Jean Paul...….Président

Directeur de Mémoire : Dr KABLAN Dr : KABLAN Armand………..Examinateur


Malan Ketcha Armand
Superviseur de Mémoire : Prof DONGO Prof : DONGO Kouassi………..Examinateur
Kouassi
Dr : KOUAME Kan Jean……...Examinateur
République de Côte d’Ivoire Année Universitaire 2023-2024
~~~~~~~~~~~
Ministère de l’Enseignement
Supérieur Et de la Recherche
Scientifique

Université Félix Houphouët- Global Sanitation UFR des Sciences de la


Boigny Abidjan-Cocody Graduate School Terre et Des ressources
Minière
N° d’ordre : 006/2024

MÉMOIRE
Pour l’obtention du Diplôme de Master
en Assainissement
Spécialité : Assainissement non collectif

THÈME

DIAGNOSTIC DU FONCTIONNEMENT DU COLLECTEUR D’EAUX


USEES “TOIT ROUGE“ (COMMUNE DE YOPOUGON, DISTRICT
AUTONOME D’ABIDJAN)

Présenté par : SAKO Grace Kadi Ange Composition Du Jury

Date de soutenance :12 Juillet 2024 Dr : YAO N’Goran Jean Paul.…...Président

Directeur de Mémoire : Dr KABLAN


Dr : KABLAN Armand………..Examinateur
Malan Ketcha Armand
Superviseur de Mémoire : Prof DONGO
Prof : DONGO Kouassi……….Examinateur
Kouassi
Dr : KOUAME Kan Jean……..Examinateur
DEDICACE

***************************************************************************

A DIEU,

Qui a été pour moi un soutien infaillible pendant l’accomplissement de ce travail, qui a permis que je
puisse arriver à ce niveau, que la gloire lui revienne !

***************************************************************************

i
REMERCIEMENTS

Ce mémoire est le fruit de la collaboration de plusieurs personnes. Il m’est agréable de leur témoigner
mon infinie reconnaissance. Je remercie le Professeur COULIBALY Yacouba, Doyen de l’UFR des
Sciences de la Terre et des Ressources Minières (STRM), pour les efforts consentis afin que nous
ayons de bonnes conditions de travail,

Je remercie également le Docteur N’GUESSAN Yao Alexis, Vice-Doyen Chargé de la Pédagogique


et le Professeur ETTIEN Djechti Jean-Baptiste, Vice-Doyen chargé de la recherche ainsi que tous les
enseignants de l’UFR-STRM et du Global Sanitation Graduate School pour les connaissances et la
formation transmise.

Je ne trouve pas les mots pour remercier mon encadrant Docteur KABLAN Malan Ketcha Armand,
Directeur de ce mémoire. Il a toujours été disponible pour écouter mes préoccupations et m’a toujours
donné des conseils qui m’ont permis d’avancer dans la réalisation de ce travail, merci pour tout.

Je tiens à remercier de tout cœur le Professeur DONGO Kouassi, Directeur du Laboratoire des
Sciences des Sols de l’Eau et de Géomatériaux (L.S.S.E.G) et du master assainissement du Global
Sanitation Graduate School pour les conseils donnés lors de notre formation, le suivi, et l’amour
paternel.

J’adresse mes sincères remerciements à Monsieur GOGO Hyppolite, Directeur de la SODECI


(Société de Distribution de l’Eau de Côte d’Ivoire) au niveau de l’assainissement, pour m’avoir
accepté dans ses locaux afin d’effectuer mon stage pour réaliser ce travail et aussi pour ses conseils,

J’adresse aussi mes sincères remerciements au Sous-Directeur maintenance et exploitation réseau


Monsieur SERY Gbada Celestin mon Maitre de stage pour le suivi et les conditions de travail
agréables.

Merci à Monsieur KANGA Mathias Sous-Directeur maintenance et exploitation Station pour le


soutien apporté.

J’adresse un merci particulier à Monsieur GNAMIEN Bi Irié Stéphane Chef de Section Maintenance
et Exploitation Réseau que j’appelle affectueusement mon “Père“ pour tout le soutien, l’organisation
du travail, pour les conseils qu’il ne cesse de me donner et pour son grand cœur. DIEU saura vous
récompenser.

ii
J’aimerais aussi remercier mon deuxième “Père“ de la SODECI Assainissement, Monsieur ZIO
Bonaventure pour son soutien.

Je remercie monsieur Djoh Bi, M. Kouassi Emmanuel, Mme Coulibaly Awa, M. Amani Nikita
Bergerac, M. Tape, Mme Brou Yah Solange Epse Amoakon, M. Yao, M. AKA Amani, M. FOBA, M.
ANIGRA Vigil pour la connaissance apportée lors du stage.

Ma gratitude va à l’endroit de Monsieur GNAMIEN Béibro et Monsieur ZIO Arthur, pour votre
assistance à l’obtention des images caméra, DIEU vous bénisse.

J’aimerais adresser des remerciements à ma famille et mes amis notamment :

• Mon père, SAKO Bougounta Cheick qui a toujours mis à ma disposition les moyens
nécessaires pour que je puisse aller encore plus loin dans les études, qui m’a toujours motivé
et encouragé, à me surpasser. Merci papa DIEU te bénisse !
• Mes grands-parents M. et Mme BY pour les prières en mon égard et mes Parents adoptifs M.
et Mme CISSE pour leur soutien.
• Mon frère à KOUASSI Keong-Meen pour son aide lors de la réalisation des cartes, son soutien
moral et sa disponibilité.
• Ma collègue KOFFI Brou Henriette pour son oreille attentive.
• Mes amis de la première promotion du Master Assainissement du Global Sanitation Graduate
School, pour la convivialité.

Que Dieu vous bénisse abondamment !

iii
TABLE DES MATIERES

LISTE DES SIGLES ET ABRÉVIATIONS ............................................................................ vii


LISTE DES FIGURES............................................................................................................ viii
LISTE DES TABLEAUX ......................................................................................................... ix
RÉSUMÉ ....................................................................................................................................x
ABSTRACT .............................................................................................................................. xi
INTRODUCTION GENERALE ................................................................................................1
CHAPITRE 1. GÉNÉRALITÉS SUR LA ZONE D’ETUDE .................................................4
I.1 Description de la zone d’étude .............................................................................................4
I.1.1 Situation géographique ................................................................................................... 4
I.1.2 Climat ............................................................................................................................. 6
I.1.3 Contexte géomorphologique .......................................................................................... 6
I.1.4 Hydrographie .................................................................................................................. 7
I.1.5 Contexte géologique ....................................................................................................... 8
I.1.6 Contexte hydrogéologique. ............................................................................................ 9
I.1.7 Contexte socio-économique et démographique ........................................................... 10
CHAPITRE 2. NOTIONS ET CONCEPTS DE L’ETUDE .................................................. 11
I.2 Définition de l’assainissement ........................................................................................... 11
I.3 Types d'assainissement....................................................................................................... 11
I.3.1 Assainissement collectif ................................................................................................11
I.3.2 Assainissement semi-collectif .......................................................................................11
I.3.3 Assainissement non collectif ou autonome ...................................................................11
I.4 Systèmes d'assainissement .................................................................................................12
I.4.1 Système unitaire ........................................................................................................... 12
I.4.2 Système séparatif.......................................................................................................... 12
I.4.3 Système pseudo séparatif ............................................................................................. 13
I.5 Définition du Réseau d'assainissement ..............................................................................14
I.6 Eléments constitutifs des réseaux d’assainissement ..........................................................14
I.6.1 Canalisations principales .............................................................................................. 15
I.6.1.1 Les collecteurs ovoïdes ...............................................................................................15
I.6.1.2 Les collecteurs circulaires ...........................................................................................15
I.6.2 Ouvrages annexes ......................................................................................................... 15
I.6.2.1 Branchements..............................................................................................................15
iv
I.6.2.2 Bouches d’égout .........................................................................................................16
I.[Link] Mode de collecte des eaux ....................................................................................... 16
I.[Link] Mode de rétention des déchets ................................................................................ 16
I.6.2.3 Caniveau hydraulique .................................................................................................16
I.6.2.4 Ouvrages d’accès au réseau ........................................................................................17
I.7 Définition et types de diagnostic........................................................................................17
I.8 Inspection visuelle du collecteur ........................................................................................17
CHAPITRE 3. MATÉRIEL ET DONNÉES..........................................................................20
I.9 Matériel ..............................................................................................................................20
I.9.1 Matériel de terrain ........................................................................................................ 20
I.9.2 Matériel informatique ................................................................................................... 21
I.10 Données utilisées ...............................................................................................................22
I.10.1 Données d'inspection visuelle et caméra ...................................................................... 22
I.10.2 Données cartographiques ............................................................................................. 22
I.10.3 Données sanitaires ........................................................................................................ 22
I.10.4 Données démographiques ............................................................................................ 22
CHAPITRE 4. MÉTHODOLOGIE .......................................................................................23
I.11 Évaluation de la Capacité Fonctionnelle du Collecteur .....................................................23
I.11.1 Collecte des Données ................................................................................................... 23
I.11.2 Méthode de Traitement des Données Caméra .............................................................. 24
I.12 Mesure de l’Impact Environnemental et Sanitaire.............................................................24
I.12.1 Collecte de Données par Enquêtes ............................................................................... 24
I.12.2 Corrélation des Données Environnementales et Sanitaires .......................................... 24
I.12.3 Méthode de Traitement des Données d’Enquête Ménage ............................................ 25
I.13 Amélioration de la Performance Opérationnelle et Structurelle du Collecteur .................25
I.13.1 Identification des Solutions d'Amélioration ................................................................. 25
I.13.1.1 Méthode de Traitement des Données d’Entretien .......................................................25
CHAPITRE 5. RÉSULTATS .................................................................................................28
I.14 Capacité fonctionnelle du collecteur d’eaux usées « toit rouge » de la commune de
Yopougon ..................................................................................................................................28
I.14.1 Carte des différents ouvrages visités et le type d'intervention réalisée ........................ 28
I.14.2 Dysfonctionnements fonctionnels du Collecteur ......................................................... 29
I.14.3 Anomalies de surface et souterraines identifiées ......................................................... 29

v
I.14.3.1Impact environnemental et sanitaire actuel du fonctionnement du collecteur d’eaux
usées ....................................................................................................................................... 33
I.[Link] Problèmes rencontrés............................................................................................... 33
I.[Link] Conséquences des problèmes .................................................................................. 33
I.[Link] État des regards........................................................................................................ 34
I.[Link] Maladies identifiées ................................................................................................. 35
I.[Link] Entretien des regards ............................................................................................... 36
I.14.3.1.6Solutions d’amélioration de la performance opérationnelle et structurelle du collecteur
.................................................................................................................................................. 36
I.14.4 Discussion .................................................................................................................... 38
CONCLUSION GÉNÉRALE ...................................................................................................41
RECOMMANDATIONS ..........................................................................................................43
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES ..................................................................................44
ANNEXES .............................................................................................................................. xiv

vi
LISTE DES SIGLES ET ABRÉVIATIONS

EP : Eaux Pluviales

EPI : Equipement de protection Immédiat

EU : Eaux Usées

GSGS : Global Sanition Graduate School

INS : Institut National des Statistiques

KN : Kilonewton

LSSEG : Laboratoire des Sciences du Sol de l’Eau et des Géomateriaux

ML : Mètre Linéaire

MNT : Model Numérique de Terrain

OMS : Organisation Mondiale de la Santé

PVC : Poly VinylChloride

RGPH : Recensement General de la Population et de l'Habitat

SIG : Système d’information géographique

SODECI : Société de Distribution d’Eau en Côte d’Ivoire

STRM : Sciences de la Terre et des Ressources Minières

UFR : Unité de formation de recherche

VRD : Voirie et Réseaux Divers

vii
LISTE DES FIGURES

Figure 1: Situation de Yopougon.......................................................................................................... 5


Figure 2: Secteur d'étude dans la commune de Yopougon ................................................................... 5
Figure 3: Diagramme ombrothermique des moyennes mensuelles de température et de précipitation
sur la période 2010-2022...................................................................................................................... 6
Figure 4:Carte du réseau hydrographique de Yopougon ...................................................................... 8
Figure 5:Coupe N-S du bassin sédimentaire côtier (Sadem, 1980 in Koffi, 2012) modifiée .............. 9
Figure 6: Système unitaire (Abaye, 2022) ......................................................................................... 12
Figure 7:Système séparatif (Abaye, 2022) ......................................................................................... 13
Figure 8: Système pseudo séparatif (Abaye, 2022) ........................................................................... 14
Figure 9:Etapes d'inspection caméra .................................................................................................. 18
Figure10:Hydrocureur ........................................................................................................................ 21
Figure11:Équipements caméra ........................................................................................................... 21
Figure12:Équipements de protection individuelle ............................................................................. 21
Figure 13: Différents ouvrages visités ............................................................................................... 29
Figure 14: Trop-plein obstrué ............................................................................................................ 30
Figure 15: Transformateur CIE occupant la voie d'accès à un regard ............................................... 30
Figure 19: Conduite ensablée ............................................................................................................. 31
Figure 18: Conduites dégradées ......................................................................................................... 31
Figure 16: Branchement illégaux ....................................................................................................... 31
Figure 17: Déchets solides dans la conduite ...................................................................................... 31
Figure 20: Différentes anomalies identifiées au niveau du collecteur ............................................... 32
Figure 21:Statistiques de remontée des EU dans les domiciles ......................................................... 33
Figure 22: Conséquences des débordements ..................................................................................... 34
Figure 23: Débordement d'eau usée hors des regards ........................................................................ 35
Figure 24: Maladies identifiées .......................................................................................................... 35
Figure 25: Entretien des regards ........................................................................................................ 36
Figure 26: Fiche d'enquête page 1 .................................................................................................... xiv
Figure 27: : Fiche d'enquête page 2 ................................................................................................... xv
Figure 28: : Fiche d'enquête page 3 .................................................................................................. xvi

viii
LISTE DES TABLEAUX

Tableau I:Inventaire de l’essentiel du matériel informatique ............................................................. 21


Tableau II: Informations sur les tronçons ........................................................................................xvii
Tableau III: Informations sur les regards ........................................................................................xviii
Tableau IV: Eléments constitutifs d’un réseau et leurs rôles ............................................................. xx

ix
RÉSUMÉ

Le présent mémoire se concentre sur le diagnostic de fonctionnement du collecteur Toit Rouge dans
la commune de Yopougon, Abidjan. Le collecteur d’eaux usées « Toit Rouge » dans la commune de
Yopougon présente des dysfonctionnements majeurs, affectant l’infrastructure et la santé publique.
L’insuffisance d’entretien, les pratiques nuisibles comme les branchements illégaux et l’obstruction
des ouvrages, ainsi que les défis opérationnels de la SODECI exacerbent ces problèmes. Ces
dysfonctionnements entraînent des écoulements d’eaux usées, des odeurs nauséabondes, et des
risques sanitaires accrus pour les résidents. L’objectif général de cette étude est d’évaluer la capacité
fonctionnelle et l’impact environnemental et sanitaire du collecteur d’eaux usées « Toit Rouge », afin
de proposer des solutions visant à améliorer sa performance opérationnelle et structurelle. La
méthodologie adoptée comprend une inspection caméra pour identifier les anomalies et défauts
structurels du collecteur ; l’utilisation du plan « P EJ3-1710 » pour localiser et identifier les
caractéristiques du collecteur ; la cartographie des ouvrages visités et des interventions réalisées ; une
enquête auprès des riverains à l’aide de KOBOTOOLBOX pour évaluer l’impact environnemental et
sanitaire, et l’analyse des données collectées pour proposer des solutions d’amélioration. Les résultats
ont révélé de nombreuses anomalies, notamment des branchements illégaux, des conduites obstruées,
et des regards dégradés. L’enquête auprès des riverains a montré que 75% des foyers sont connectés
au réseau d’assainissement, avait des problèmes fréquents de débordement d’eaux usées. Les
principales conséquences identifiées sont des conditions insalubres, la prolifération de moustiques et
des maladies comme la fièvre typhoïde et le paludisme. Les recommandations incluent le
renforcement de la réglementation, l’amélioration de la coordination des équipes de maintenance, et
la sensibilisation de la population à l’adoption des bonnes pratiques d’assainissement.

Mots-clés : Assainissement, dysfonctionnement, santé publique, infrastructure, Yopougon.

x
ABSTRACT

This report focuses on the diagnosis of the Toit Rouge collector in the commune of Yopougon,
Abidjan. The "Toit Rouge" wastewater collector in the commune of Yopougon presents major
dysfunctions, affecting the infrastructure and public health. Inadequate maintenance, harmful
practices such as illegal connections and blockages, and SODECI's operational challenges exacerbate
these problems. These malfunctions lead to wastewater run-off, foul odors and increased health risks
for residents. The overall objective of this study is to assess the functional capacity and the
environmental and sanitary impact of the "Toit Rouge" wastewater collector, in order to propose
solutions aimed at improving its operational and structural performance. The methodology adopted
included a camera inspection to identify anomalies and structural defects in the collector, use of the
"P EJ3-1710" plan to locate and identify the collector's characteristics, mapping of the structures
visited and interventions carried out, a survey of local residents using KOBOTOOLBOX to assess
the environmental and health impact, and analysis of the data collected to propose improvement
solutions. The results revealed numerous anomalies, including illegal tapping, blocked pipes and
damaged manholes. The results revealed numerous anomalies, including illegal tapping, blocked
pipes and damaged manholes. The survey of local residents showed that 75% of households
connected to the sewage network had frequent problems with wastewater overflow. The main
consequences identified were unsanitary conditions, mosquito proliferation and diseases such as
typhoid fever and malaria. Recommendations include strengthening regulations, improving
coordination of maintenance teams, and raising public awareness of good sanitation practices.

Keywords : Sanitation, dysfunction, public health, infrastructure, Yopougon.

xi
INTRODUCTION GENERALE

Selon les statistiques chaque année, environ 1 245 000 personnes dans les pays à revenu faible ou
intermédiaire meurent en raison de la mauvaise qualité des services d’eau, d’assainissement et
d’hygiène, ce qui représente 89 % de l’ensemble des décès imputables à ceux-ci. L’on estimait que
les mauvaises conditions d’assainissement étaient responsables d’environ 564 000 de ces décès et
constituaient un facteur déterminant de plusieurs maladies tropicales négligées, notamment les
helminthiases intestinales, la schistosomiase et le trachome (OMS, 2023). Dans les villes en
développement en Afrique, plusieurs facteurs compliquent la gestion efficace des eaux usées,
notamment la croissance démographique et l'urbanisation rapide (Traoré et al., 2020). En Afrique de
l'Ouest, la Côte d'Ivoire fait partie des pays dont le taux d'urbanisation a fortement augmenté depuis
son indépendance. Le recensement général de la population et de l'habitat de 2021 confirme cette
tendance, indiquant que 52,5 % de la population ivoirienne réside désormais en milieu urbain (UNH,
2023). Cette urbanisation accélérée, qui résulte d'un exode massif des populations rurales attirées par
les opportunités perçues dans les villes, ainsi que d'un taux de croissance naturelle élevé, a conduit à
la prolifération de bidonvilles. Toutefois, l'arrivée massive de ces populations rurales n'a pas été
accompagnée par une extension ni une amélioration adéquate des infrastructures de Voirie et Réseaux
Divers (VRD). De ce fait, la salubrité des cadres de vie est devenue une préoccupation majeure,
exacerbée par l'insuffisance des réseaux d'évacuation des eaux usées. Vivre à proximité de ces eaux
stagnantes pose de sérieux problèmes de santé publique. Abidjan, autrefois surnommée la "perle des
lagunes" grâce à une planification urbaine ivoirienne autrefois efficace, n'échappe pas à cette
détérioration des conditions sanitaires (Traoré et al., 2020). Yopougon est la commune la plus peuplée
de Côte d’Ivoire en raison du nombre de populations le plus élevé estimé à 1 571 065 habitants selon
le dernier recensement datant de 2021 (INS, 2021) ; mais aussi elle représente l’une des plus touchées
par les problèmes environnementaux (Dongo, 2006). La structure urbaine de cette commune est
fortement contrastée, regroupant à la fois des quartiers de standing moyen et élevé, ainsi que des
zones d'habitat précaire, souvent construites avec des matériaux de récupération (Dongo, 2006).La
croissance démographique rapide et l'urbanisation galopante à Yopougon, ont exacerbé les défis liés
à l'assainissement et les conséquences de cette expansion sont visibles à travers la détérioration des
réseaux d'assainissement, engendrant des problèmes structurels et hydrauliques. En effet les
conséquences, telles que le blocage des conduites qui entraîne des inondations en cas d’averses, aussi
la mauvaise gestion du réseau par les utilisateurs que sont les populations (Wayou, 2010 ; SODECI,

1
2023). Ceci pourrait à terme se transformer en pollution urbaine. Cette pollution produit des effets
indésirables sur l’environnement mais aussi des problèmes épidémiologiques sur la santé humaine
(Wayou, 2010). Cette situation souligne donc l'importance de surveiller périodiquement l'état de
fonctionnement des ouvrages d'assainissement.

Les études préliminaires, telles que le projet « Conception et dimensionnement des ouvrages de
drainage dans le bassin du gourou en Côte d’Ivoire : cas du bassin versant de Angré Mahou » réalisé
par Afferi Maximilien en 2017 et " Diagnostic du fonctionnement d’un réseau d’assainissement de la
commune de Yopougon cas du quartier Niangon Côte d’Ivoire" réalisés par Wayou Pekehi en 2010
ont proposé des scénarios d'amélioration, mais les lacunes persistent. L'étude 1 (Afferi Maximilien,
2017), axée sur un bassin versant urbain, s'est concentrée sur la mise en place de réseaux
d'assainissement collectifs. Cependant, son approche ne couvre pas les aspects spécifiques de la
détérioration des réseaux existants ni les problèmes opérationnels rencontrés par la population au
quotidien. L’étude 2(Wayou, 2010) a exploré le diagnostic du fonctionnement du réseau
d’assainissement à Yopougon niangon, soulignant des dysfonctionnements importants tels que
l'obstacle fréquent à l'écoulement des eaux usées et le manque de connaissance de la population en
assainissement. Cependant, elle ne fournit pas de solutions approfondies ni une analyse exhaustive
de l'impact sur la santé publique. Ainsi, la problématique de cette étude réside dans la nécessité
d'apporter des solutions adaptées à la réalité quotidienne de Yopougon spécifiquement de la zone de
toit rouge, en prenant en compte la détérioration des réseaux d'assainissement, les obstacles pratiques
rencontrés par la population, et les conséquences sanitaires de cette situation en identifiant les lacunes
de ces études existantes. C’est dans cette optique de résolution du problème posé précédemment que
la thématique suivante nous a été proposée à savoir « Diagnostic de fonctionnement du collecteur
d’eaux usées du Toit Rouge de la commune de Yopougon, Abidjan ». L’objectif principal de ce travail
est de faire le diagnostic du collecteur Toit Rouge afin de rationaliser son fonctionnement pour une
meilleure prise en compte des requêtes. D’une manière spécifique, il s’agira de :

➢ Evaluer la capacité fonctionnelle du collecteur d’eaux usées du toit rouge de la commune de


Yopougon
➢ Mesurer l’impact environnemental et sanitaire actuel du fonctionnement du collecteur d’eaux
usées
➢ Proposer des solutions visant à améliorer la performance opérationnelle et structurelle du
collecteur

2
Ce présent mémoire s’articule autour de trois grandes parties :

• Les généralités, pour la présentation de la zone d’étude et les définitions de quelques notions
et concepts favorisant une meilleure compréhension du thème ;
• Matériel et méthodes, pour la présentation et la description du matériel et de la démarche
méthodologique utilisés pour atteindre les objectifs fixés ;
• Les résultats et discussions, pour présenter, interpréter et discuter les résultats obtenus.

Ce mémoire se conclura par une synthèse générale et l'exploration des perspectives futures.

3
PARTIE 1. GÉNÉRALITÉS
CHAPITRE 1. GÉNÉRALITÉS SUR LA ZONE D’ETUDE

Introduction

L’étude de la zone du collecteur “Toit Rouge“, située dans la commune de Yopougon, revêt une
importance particulière pour comprendre les enjeux d’assainissement dans un contexte urbain en
développement. Ce chapitre se propose de présenter les caractéristiques géographiques, climatiques,
géomorphologiques, hydrographiques, géologiques, hydrogéologiques, socio-économiques et
démographiques de la zone d’étude.

I.1 Description de la zone d’étude

I.1.1 Situation géographique

La commune de Yopougon, qui est la plus vaste commune de la ville d’Abidjan est située au sud-
ouest du District d'Abidjan et s'étend sur le plateau du Banco. Elle est comprise entre les latitudes
5˚17 et 5˚23 N et les longitudes 4˚2 et 4˚8 W. Yopougon est limitée au Nord par les communes
d'Abobo et d'Anyama, au Sud par la lagune Ebrié, à l'Est par la commune d'Attécoubé et à l'Ouest par
la commune de Songon (Koffi, 2010) (Figure 1). Elle a une superficie de 153 Km2 avec une
population de 1 571 065 habitants (INS, 2021). Il est important de noter que le réseau de la commune
de Yopougon est passé de 439 835 mètre linéaire (ml) en 1986 à 737 359 mètre linéaire (ml) en 2018
selon les inventaires de la SODECI ce qui montre l’extension du réseau, car cette commune est en
perpétuelle croissance.

4
Figure 1: Situation de Yopougon

Figure 2: Secteur d'étude dans la commune de Yopougon

5
I.1.2 Climat

La zone d’étude est dominée par un climat tropical humide caractérisé par deux saisons sèches et
deux saisons pluvieuses réparties comme suit selon les moyennes des hauteurs de pluie mensuelles
calculées à partir des relevés pluviométriques journaliers de la période 2010-2022 (Figure 3) et des
températures annuelles de la zone selon les moyennes mensuelles de températures de 2000- 2021des
stations d’Abidjan port, Agboville, Tiassalé ; Une grande saison sèche, de décembre à mars; Une
grande saison des pluies, d'avril à mi-juillet ; Une petite saison sèche, de mi-juillet à mi-septembre;
Une petite saison des pluies, de mi-septembre à novembre. Le mois de Mars est le plus chaud avec
une moyenne de 28,81°C et le mois d’Août est le mois le plus froid avec une moyenne de 25,22°C
(Sako, 2022) (source de données : Power larc NASA).

Figure 3: Diagramme ombrothermique des moyennes mensuelles de température et de précipitation


sur la période 2010-2022

I.1.3 Contexte géomorphologique

La géomorphologie de la commune de Yopougon s’inscrit dans le grand ensemble de celle du District


d’Abidjan. On rencontre des terrains plats de hauts plateaux avec une élévation qui se situe entre 40
et 50m (Koffi, 2012). On distingue de ce fait, trois grands ensembles géomorphologiques (Koffi,
2012) :

6
✓ Les hauts plateaux, qui se manifestent sous diverses formes (40, 50), sont visibles à travers
les buttes du Continental Terminal situées au nord de la lagune Ebrié ;
✓ Les moyens plateaux avec une altitude variant de 8 à 12 m. Ce sont les affleurements du
cordon littoral du quaternaire ;
✓ Les plaines et lagune au Sud constituent l’ensemble le plus affaissé. Ce sont les sables du
cordon du quaternaire d’altitudes variant de 2 à 6 m.

Les hauts plateaux sont marqués par des vallées profondes issues du Centre-Nord de la région comme
les ravins du Banco. Ces vallées, tout comme les différents thalwegs, agissent comme des drains
naturels (canaux). De ce fait, tous les écoulements convergent vers la zone la plus basse, à savoir la
lagune Ebrié (Dongo, 2001). Ce relief favorise le drainage des eaux vers la lagune Ebrié.

I.1.4 Hydrographie

Au plan hydrographique, le District d’Abidjan comprend huit cours d’eau qui sont la lagune Ebrié, la
Bété, la Djibi, le Banco, le Gbangbo, l’Anguédédou, le Niéké et la Mé (Kouamé, 2007 in koffi, 2012).

Le Banco, le Gbangbo et l’Anguédédou de direction Nord-Sud drainent les plateaux de la commune


de Yopougon puis se jettent dans la lagune Ebrié (Adou, 1972 ; Yacoub, 1999 in Dongo, 2001).

Ces cours d’eau drainent toute sorte de déchets solides et liquides. Ils sont également considérés
comme des lieux propices pour les tâches domestiques dont la lessive accomplie généralement par
les lavandiers communément appelés (Fanico).

7
GBANGBO

ANGUEDEDOU
ANGUEDEDOU

Réseau hydrographique
Limite yopougon
Commune de yopougon

Figure 4:Carte du réseau hydrographique de Yopougon

I.1.5 Contexte géologique

La commune de Yopougon est située dans le bassin sédimentaire côtier. Ce bassin appartient au vaste
ensemble sédimentaire éburnéo-nigérian avec une superficie de 8061,55 km2 soit 2,5% de la
superficie totale de la Côte d’Ivoire (Aka, 1991 in Koffi, 2012). Il est d’âge crétacé à quaternaire de
longueur 400 m et de largeur 40 m et s’étend de Fresco à Axim au Ghana, puis en mer jusqu’à 5000
m. Il est également traversé par la faille des lagunes de direction Est-Ouest, avec un pendage Sud et
un rejet qui peut atteindre 5000 m de profondeur (Koffi, 2012). De part et d’autre de la faille des
lagunes, l’on rencontre les sédiments de recouvrement au Nord qui plongent faiblement vers le Sud
avec une épaisseur de 300 m en moyenne. Une partie du Continental Terminal repose en discordance
majeur sur le socle par intercalation des conglomérats de base constitués de graviers et de quartz

8
(Koffi, 2012) ; un fossé d'effondrement, au Sud, où le socle s'enfonce à 4000 ou 5000 m environ
(Aghui et Biémi, 1984).

Certaines formations sédimentaires qui constituent le bassin sont les argiles et les argiles sableuses,
les sables et les grès, les sables glauconieux et les marnes.

Ces formations sédimentaires sont favorables au drainage du sable lors des grandes pluies
occasionnant ainsi l’ensablement du réseau d’assainissement et causant des préjudices aux
populations. Elles favorisent aussi l’infiltration des eaux usées qui pourraient contaminer la nappe
souterraine. La figure 4 présente la structure Nord-Sud (NS) du bassin sédimentaire du District
d’Abidjan comprenant la commune de Yopougon

Figure 5:Coupe N-S du bassin sédimentaire côtier (Sadem, 1980 in Koffi, 2012) modifiée

I.1.6 Contexte hydrogéologique.

Au plan hydrogéologique, on rencontre trois types d’aquifères dans la commune de Yopougon. Ce


sont : l’aquifère du Quaternaire, du Continental Terminal et du Maastrichtien (Aghui et Biémi, 1984).
Ces aquifères, composés de sables, d’argiles sableuses, d’argiles et de calcaires sont homogènes,
perméables avec des réservoirs qui ont un rôle important pour l’alimentation en eau de consommation,
de même que pour l’exploitation.

L’aquifère du Quaternaire qui contient la nappe la plus vulnérable de la région d’Abidjan de niveau
piézométrique très proche de la surface du sol. Cette nappe pourrait être contaminée par des polluants
d’origines diverses issus du déficit d’assainissement. Ainsi, les indices de pollution en relation avec
9
le système d’assainissement ont été montrés dans les travaux de (Kouamé, 2007). De ces travaux, il
ressort que la commune est vulnérable à la pollution. En effet, la nappe du quaternaire présente des
couches argilosableuses à certains secteurs avec une conductivité hydraulique et une recharge
annuelle moyenne à forte. Ce qui expose davantage la nappe à la pollution. Cet aquifère repose sur le
Continental Terminal par l'intermédiaire des cuirasses latéritiques (Aghui et Biémi, 1984) ;

L’aquifère du Continental Terminal, qui est en exploitation pour l’alimentation en eau de


consommation de la région d’Abidjan. On l’appelle aussi "Nappe d’Abidjan" ou "Nappe du
Continental Terminal". Cette nappe alimente aussi celle du Maëstrichtien par sa base. La nappe du
Continental Terminal est la plus importante réserve d’eau souterraine.

Le Maëstrichtien ou l'aquifère du Crétacé Supérieur est une nappe située à 200 m de profondeur dans
les bancs calcaires du Maëstrichtien.

I.1.7 Contexte socio-économique et démographique

Yopougon est une commune clé dans l'économie d'Abidjan et de la Côte d'Ivoire. Elle abrite deux
zones industrielles majeures, où sont implantées diverses usines, telles que celles de ciment, de
plastiques (Industrie ivoirienne de plastique, International Packing, Afriplast, Afric Industry, etc.), de
sidérurgie (Sotaci), ainsi que des industries pharmaceutiques et cosmétiques (Ubipharma, SIVOP,
Gandour). La commune accueille également des entreprises textiles (Uniwax), des producteurs de
produits laitiers et agroalimentaires (Ivograin, Cargill, Brasseries ivoiriennes, Solibra), ainsi que le
centre de recherche de Nestlé et la nouvelle chocolaterie Cémoi, la première chocolaterie du pays.
Elle comprend aussi de nombreux marchés, ainsi que des établissements financiers. La « Rue
princesse » avec ses nombreux « bars et restaurants » est une source de revenus financiers pour la
population. Yopougon se compose de 8 arrondissements, eux-mêmes subdivisés en 32 quartiers et 14
villages.

Au niveaux démographique Yopougon est la commune la plus peuplée de la Côte d’Ivoire avec une
population estimée à 1 571 065 habitants en 2021 selon le INS, (2021) qui est inégalement répartie
sur la zone.

10
CHAPITRE 2. NOTIONS ET CONCEPTS DE L’ETUDE

Introduction

L’assainissement est un enjeu majeur pour le développement durable et la santé publique. Ce chapitre
explore les concepts fondamentaux de l’assainissement, en fournissant des définitions précises et en
détaillant les différents types et systèmes existants. L’objectif est de poser les bases théoriques
nécessaires à la compréhension des problématiques d’assainissement abordées dans ce mémoire.

I.2 Définition de l’assainissement

L’assainissement comme étant est une démarche visant à améliorer la situation sanitaire globale de
l’environnement dans ses différents composants (Abaye, 2022). Il comprend la collecte, l’évacuation
et le traitement des déchets liquides (eaux usées), des déchets solides et des excrétât. L’assainissement
des agglomérations a pour objet d’assurer l’évacuation de l’ensemble des eaux pluviales et usées,
ainsi que leur rejet dans les exutoires naturels sous des modes compatibles avec les exigences de la
santé publique et de l’environnement (Berland, 2014).

I.3 Types d'assainissement

Selon la nature de l'habitat et le choix de la collectivité, deux types d'assainissement peuvent être
identifiés : l'assainissement collectif et l'assainissement non collectif (Wayou, 2010).

I.3.1 Assainissement collectif

Dans les zones urbaines ou les regroupements d'habitats, les eaux usées sont acheminées par un réseau
d'assainissement jusqu'à une station d'épuration, où elles subissent un traitement avant d'être rejetées
dans l'environnement (Wayou, 2010).

I.3.2 Assainissement semi-collectif

L'assainissement semi-collectif est un système de traitement des eaux usées destiné à des groupes
d'habitations non raccordées au réseau public. Il est conçu pour des zones dispersées, comme les
hameaux ou petits lotissements, permettant de traiter collectivement les effluents de plusieurs
logements (France Environnement, 2024).

I.3.3 Assainissement non collectif ou autonome

11
Dans les zones où les habitations sont dispersées, chaque habitat dispose de son propre système
d'assainissement individuel (Wayou, 2010).

I.4 Systèmes d'assainissement

Il en existe plusieurs dont les 3 principaux sont : le système unitaire, le système séparatif et le système
pseudo-séparatif.

I.4.1 Système unitaire

C'est le véritable « tout à l'égout ». L'évacuation de l'ensemble des eaux usées et pluviales est assurée
par un unique réseau, généralement équipé de déversoirs permettant en cas d'orage le rejet d'une partie
des eaux, par surverse, directement dans le milieu naturel. Il nécessite donc une canalisation
importante pour l'évacuation des eaux usées et pluviales. (Abaye, 2022)

Figure 6: Système unitaire (Abaye, 2022)

I.4.2 Système séparatif

Le système séparatif est constitué de deux réseaux distincts : l'un pour les eaux usées et l'autre pour
les eaux pluviales. Il fonctionne en dédiant un réseau spécifique à l'évacuation des eaux usées
domestiques et/ou industrielles, tandis que l'évacuation des eaux de pluie est prise en charge par un
autre réseau. Les canalisations destinées aux eaux usées sont de plus petit diamètre que celles des
eaux pluviales, afin de favoriser leur autocurage (Wayou, 2010).

12
Figure 7:Système séparatif (Abaye, 2022)

I.4.3 Système pseudo séparatif

Selon Wayou (2010), il s'agit d'un système qui divise les eaux pluviales en deux catégories :

- La première catégorie regroupe les eaux provenant uniquement des surfaces de voirie, qui s'écoulent
à travers des infrastructures spécifiques conçues par les services municipaux de voirie, telles que les
caniveaux et les fossés avec évacuations directes dans la nature.

- La seconde catégorie concerne les eaux provenant des toitures, cours, et jardins, qui sont acheminées
vers le réseau d'assainissement par les mêmes branchements que ceux utilisés pour les eaux usées
domestiques. Ce système est souvent adopté dans de nombreuses zones périurbaines où les
habitations sont encore densément regroupées, mais relativement proches de la nature (Abaye, 2022).

13
Figure 8: Système pseudo séparatif (Abaye, 2022)

I.5 Définition du Réseau d'assainissement

Les réseaux d’assainissement sont constitués d’un ensemble de composants hydrauliques comprenant
des conduites, des regards, des puisards, des stations de pompage, des bassins de rétention et de
différents ouvrages de contrôle (Afaf et Bachir, 2018). Leur mission est la collecte et l’évacuation
adéquate des eaux usées vers une station de traitement ou vers un lieu de déversement approprié. Les
eaux que nous retrouvons dans les réseaux d’assainissement sont les suivants :

• Eaux de ruissellement : Elles incluent les eaux de pluie, les eaux de lavage, et les eaux de
drainage. La pollution des eaux de ruissellement varie au fil du temps, étant plus intense au
début d'une précipitation en raison du nettoyage des surfaces balayées par l'eau.
• Eaux usées d'origine domestique : Ces eaux comprennent les eaux ménagères (cuisine,
lessive, toilette, etc.) ainsi que les eaux vannes provenant des toilettes, incluant les matières
fécales et les urines.
• Eaux industrielles : Ce sont les eaux issues des diverses usines de fabrication ou de
transformation.

I.6 Eléments constitutifs des réseaux d’assainissement

Un réseau d’assainissement est constitué de plusieurs types ouvrages. On distingue :

14
I.6.1 Canalisations principales

Les canalisations principales sont des infrastructures conçues pour acheminer les eaux jusqu'à leur
point de rejet final. Elles comprennent divers types de tuyaux, tels que les tuyaux circulaires et
ovoïdes, principalement utilisés dans les grandes zones urbaines. Différents types et formes de
collecteurs sont couramment employés dans les réseaux d'assainissement (El Kasimi et Ait Elasri,
2018). Parmi les principaux, on distingue :

I.6.1.1 Les collecteurs ovoïdes

Les collecteurs ovoïdes sont des canalisations en béton de section ovoïde, utilisées pour transporter
les eaux pluviales dans des systèmes unitaires ou séparatifs. Ils se caractérisent par une hauteur
nominale moyenne de 2,00 m et une longueur utile d’au moins 1,00 m.

I.6.1.2 Les collecteurs circulaires

Les collecteurs circulaires sont définis par leur diamètre nominal et sont utilisés pour des réseaux non
visitables, comprenant :

• Collecteurs en béton non armé : Diamètre variant de 0,1 à 0,8 m avec une longueur moyenne
de 2,5 m.
• Collecteurs en béton armé : Diamètre variant de 0,3 à 4,00 m avec une longueur moyenne
supérieure à 2,00 m.
• Collecteurs en PVC non plastifié : Diamètre variant de 0,1 à 0,5 m avec une longueur
pouvant atteindre 6,00 m.

I.6.2 Ouvrages annexes

Les ouvrages annexes incluent les regards de visite, bouches d’égout, caniveaux, branchements
particuliers, et stations (El Kasimi et Ait Elasri, 2018).

I.6.2.1 Branchements

Les branchements particuliers en voie publique sont des structures qui raccordent les propriétés
privées au réseau collectif d’assainissement, facilitant ainsi l’acheminement des eaux usées
domestiques, pluviales ou industrielles vers un collecteur public. Un branchement en domaine public
comprend trois éléments distincts :

15
• Dispositif de raccordement sur le collecteur principal (ou un regard) équipé d’au moins un
joint souple et étanche.

• Canalisation de branchement, rectiligne dans la mesure du possible.

• Ouvrage dit "regard de branchement", "tabouret de voirie" ou "boîte de branchement",


placé en limite de propriété.

I.6.2.2 Bouches d’égout

Les bouches d’égout sont des structures en surface qui collectent les eaux de ruissellement, les
introduisant dans le réseau par l'intermédiaire d'une canalisation de branchement. Elles sont classées
selon deux critères principaux :

I.[Link] Mode de collecte des eaux

On distingue :

• Bouches d’égout à accès latéral : Situées au bord des trottoirs.

• Bouches d’égout à accès par le dessus (bouches à grilles) : Placées sous les promenades,
parcs de stationnement ou sous caniveaux dans le cas de trottoirs étroits.

I.[Link] Mode de rétention des déchets

• Bouches d’égout sélectives avec décantation : Équipées de décantation d’au moins 240 litres
pour assurer une véritable sélectivité.
• Bouches d’égout sélectives sans décantation : Munies d'un panier amovible pour un
entretien manuel avec une capacité de rétention d’environ 10 litres.
• Bouches d’égout non sélectives à passage direct : Priorisant l'absorption des eaux pluviales
tout en permettant l'entrée de sables et autres déchets.

I.6.2.3 Caniveau hydraulique

Un caniveau est un assemblage linéaire de structures préfabriquées permettant de recueillir et


transporter les eaux de surface, souvent installé dans des zones de circulation piétonnière ou
véhiculaire.

16
I.6.2.4 Ouvrages d’accès au réseau

Ces ouvrages permettent l'accès au réseau pour le personnel d'entretien afin d'assurer le service et la
maintenance du réseau.20.3

➢ Regard de visite

Les regards de visite permettent l'accès du personnel d’entretien au réseau et l’aération des structures
enterrées. Ils se composent d'un tampon, d'une cheminée, et d'un branchement d'accès.

I.7 Définition et types de diagnostic

Le diagnostic du réseau d'assainissement vise à évaluer l'état structurel et la performance hydraulique


d’un réseau, afin d'améliorer son exploitation et de planifier les interventions nécessaires. Il comprend
deux volets :

• Diagnostic fonctionnel : Évalue l'efficacité hydraulique, en se concentrant sur le transfert


sans perte des effluents collectés, applicable au bassin versant.

• Diagnostic structurel : Évalue l'état des structures pour assurer leur durabilité et identifier
les éventuels dommages, applicable aux ouvrages individuels ou aux tronçons de collecteur.

Ces diagnostics sont interconnectés, car des problèmes hydrauliques peuvent affecter la structure et
vice versa (par exemple, des fissures peuvent entraîner des infiltrations qui déstabilisent les ouvrages
en emportant les fines) (El Kasimi et Ait Elasri, 2018).

I.8 Inspection visuelle du collecteur

L’inspection caméra en assainissement est une technique utilisée pour examiner l'intérieur des
conduites d'assainissement, telles que les égouts et les collecteurs d'eaux usées. Cette méthode
implique l'utilisation d'une caméra spéciale montée sur un équipement d'inspection, souvent appelé
caméra d'inspection des canalisations ou caméra d'égout, qui est insérée dans la conduite à inspecter.

Lorsqu'une anomalie est signalée et qu'une inspection caméra doit être effectuée, elle suit les étapes
suivantes :

1. Préparation : il est essentiel de préparer l'équipement et l'équipe. Cela implique de vérifier


que la caméra d'inspection est opérationnelle, de préparer les équipements de sécurité
nécessaires pour les opérateurs, et de planifier l'accès au site d'inspection.

17
2. Localisation de l'anomalie : à l'aide des informations fournies par le signalement de
l'anomalie, l'équipe se rend sur place et localise précisément l'endroit où se trouve la conduite
suspecte ou le problème signalé.
3. Préparation de la conduite : avant d'insérer la caméra dans la conduite, il est important de
s'assurer que celle-ci est propre et dégagée. Cela peut nécessiter des opérations de nettoyage
préalables, telles que le débouchage de la conduite ou le retrait de tout obstacle. C’est le lieu
de signifier qu’un balisage préalable est nécessaire avant tout début de travaux.
4. Insertion de la caméra : une fois que la conduite est prête, la caméra d'inspection est insérée
dans la conduite à partir du point d'accès le plus proche de l'anomalie. Elle est généralement
poussée ou tractée à l'intérieur de la conduite à l'aide d'un câble ou d'une perche. Les roues de
la caméra sont sélectionnées en fonction du diamètre de la canalisation à inspecter.
5. Inspection de la conduite : la caméra progresse lentement à travers la conduite, capturant des
images vidéo en temps réel de l'intérieur de la conduite. Les opérateurs examinent
attentivement les images sur un moniteur pour détecter toute anomalie, telle que des fissures,
des obstructions, des déformations, des joints défectueux, ou d'autres problèmes structurels.
6. Enregistrement des données : pendant l'inspection, les opérateurs enregistrent les données
pertinentes, telles que la profondeur de la conduite, les distances parcourues par la caméra, et
les observations sur les anomalies détectées.
7. Identification des anomalies : les anomalies détectées sont documentées et évaluées en
fonction de leur nature et de leur gravité. Les opérateurs peuvent prendre des mesures
spécifiques pour mesurer les dimensions des anomalies ou évaluer leur impact sur la
performance de la conduite.
8. Rapport : A la fin de l'inspection, un rapport détaillé est généralement rédigé, résumant les
résultats de l'inspection, identifiant les anomalies détectées.
9. Suivi et intervention : En fonction des résultats de l'inspection, des mesures appropriées sont
prises pour corriger les anomalies détectées. Cela peut impliquer des réparations immédiates,
des inspections supplémentaires, ou la planification de travaux de maintenance à plus long
terme.

Figure 9:Etapes d'inspection caméra 18


Conclusion partielle

Cette première partie nous a permis de dresser un tableau détaillé des caractéristiques géographiques,
climatiques, géomorphologiques, hydrographiques, géologiques, hydrogéologiques, socio-
économiques et démographiques de la commune de Yopougon. Ces éléments fournissent un cadre
essentiel pour comprendre l'environnement dans lequel s'inscrit l'assainissement urbain. Ils mettent
en lumière l'importance du développement urbain et industriel de la commune, ainsi que les défis
environnementaux liés à la gestion des eaux usées. De plus elle nous a permis d'approfondir notre
compréhension des diagnostics structurels et fonctionnels appliqués aux réseaux d'assainissement. La
complémentarité entre le diagnostic fonctionnel et structurel qui révèle l'interdépendance étroite entre
l'efficacité hydraulique et l'état physique des infrastructures. Enfin en explorant les méthodes
d'inspection visuelle et les technologies telles que l'inspection par caméra, nous avons mis en lumière
l'importance cruciale de maintenir la pérennité des ouvrages face aux défis hydrauliques et structurels.

Ainsi, la prochaine étape de notre étude consistera à appliquer ces concepts dans l'analyse spécifique
du réseau d'assainissement de notre zone d’étude dans la commune de Yopougon, en vue de formuler
des recommandations concrètes pour son optimisation et sa durabilité à long terme.

19
PARTIE 2. MATÉRIEL ET MÉTHODES
CHAPITRE 3. MATÉRIEL ET DONNÉES

Introduction

Ce chapitre détaille les données et le matériel employés pour mener à bien notre étude sur le collecteur
d’eaux usées du Toit Rouge. Il décrit les outils et les équipements utilisés pour collecter, analyser et
interpréter les données.

I.9 Matériel

Le matériel utilisé dans cette étude se compose d'équipements de terrain et d'outils de traitement des
données.

I.9.1 Matériel de terrain

Le matériel de terrain est constitué de :

• Plans disponibles : Ces plans fournissent une représentation précise de la configuration des
réseaux, incluant les éléments essentiels tels que les regards et les avaloirs, nécessaires pour
des analyses approfondies sur le terrain. Pour notre zone d'étude, le plan utilisé est le plan
EJ3-2003 (SODECI, 2023).
• EPI : les équipements de protection immédiat composés de bottes de sécurité, de tenue, de
casque et de gangs (Figure 13) ;
• Appareil photo : pour la prise de vue pour matérialiser l’état du réseau dans la zone d’étude ;
• Fiche d’enquête : Cette fiche a été conçue pour recueillir l'avis des populations concernant
l'utilisation et la présence des ouvrages d'assainissement (annexe 1).
• Pioche et la barre à mine : ont servi à ouvrir les regards pour l’observation ;
• Hydrocureuse : composé d’une boite à commande, de tuyaux aspirateurs et d’une citerne, il
a été utilisé pour nettoyage préalable avant inspection caméra (Figure 11) ;
• Équipement caméra : composé d’une caméra immergée, il permet de visualiser l’état d’une
conduite enterrée (Figure 12) ;

20
Figure10:Hydrocureur Figure11:Équipements Figure12:Équipements de
caméra protection individuelle

I.9.2 Matériel informatique

Le tableau I fait l’inventaire de l’essentiel du matériel informatique utilisé dans le cadre de cette étude.

Tableau I:Inventaire de l’essentiel du matériel informatique

Matériel Utilité
Logiciel Qgis 3.32 Réalisation des cartes thématiques
Google Earth pro Visualisation des images satellites,
téléchargement des données géospatiales dans
son format de fichier natif (KML), et aussi pour
la localisation
Kobotoolbox Élaboration de questionnaires d’enquêtes
AUTOCAD Extraction du segment du réseau concerné par
l’étude

21
I.10 Données utilisées

I.10.1 Données d'inspection visuelle et caméra

Les catégories d’images ayant servi sont :

• Images et vidéos capturées par la caméra d'inspection provenant de la SODECI datant de


2023 ;
• Images sur les anomalies de surface : piquages illégaux, conduites obstruées par des déchets,
écoulements d'eaux usées hors des regards, etc. ;
• Images sur les anomalies souterraines : concernant les trop-pleins obstrués, les endommagés,
etc.

I.10.2 Données cartographiques

Comme donnée cartographique, nous avons eu recours à :

• Fichier Shape file de la zone de Yopougon ;


• Ficher DWG (AUTOCAD) du collecteur Toit Rouge.
• Le Plan "P EJ3-2003" fourni par la SODECI en 2023, section assainissement a été utiliser
pour nos travaux sur le terrain.

I.10.3 Données sanitaires

Elles sont issues des enquêtes auprès des riverains sur les problèmes de santé auxquelles elles font ou
elles ont fait face.

I.10.4 Données démographiques

Elles sont du dernier recensement de la population datant de 2021 de l’INS.

22
CHAPITRE 4. MÉTHODOLOGIE

Introduction
Ce chapitre décrit en détail la méthodologie utilisée pour réaliser l'étude sur le collecteur d’eaux usées
"Toit Rouge" dans la commune de Yopougon. Il englobe les techniques de collecte, d'analyse, et
d'interprétation des données, et met en lumière l'approche rigoureuse adoptée pour évaluer l'état
fonctionnel du collecteur, son impact environnemental et sanitaire, ainsi que pour proposer des
améliorations structurelles et opérationnelles.

I.11 Évaluation de la Capacité Fonctionnelle du Collecteur

I.11.1 Collecte des Données

L'évaluation fonctionnelle du collecteur a commencé par une collecte de données visant à


identifier l'état initial du réseau. Cette évaluation s'est déroulée en plusieurs étapes clés :

1. État des Lieux


o Analyse des Plans : Délimitation de la section du collecteur à étudier, suivie de sa
subdivision en quatre tronçons.
o Inspection de Chantier : Inspection sur le terrain de chaque tronçon pour observer
leur fonctionnement et leur état.
o Bilan de l'État des Lieux : Résumé des observations pour chaque tronçon.
2. Cartographie des Zones Dégradées
o Intégration des Données : Les résultats de l'inspection visuelle et souterraine ont été
rassemblés dans une base de données unique.
o Production de Cartes : Création de cartes illustrant les tronçons et regards nécessitant
une intervention, ainsi que les anomalies identifiées.
3. Examen des Plans et Spécifications du Collecteur
o Étude Documentaire : Analyse des plans pour identifier des informations cruciales
telles que le diamètre, le sens d’écoulement, la profondeur des égouts, et la typologie
des ouvrages.
o Spécifications Techniques : Identification des anomalies, de la nature des effluents,
du volume théorique des eaux évacuées, et des risques prévisibles (ex. ensablements,
refoulement).

23
I.11.2 Méthode de Traitement des Données Caméra

Les données de l’inspection visuelle ont été traitées selon les étapes suivantes :

1. Prétraitement des Données


o Segmentation : Découpage des vidéos en segments pertinents pour faciliter l'analyse.
2. Analyse Visuelle
o Détection des Anomalies : Identification manuelle des fissures, obstructions, et autres
anomalies.
3. Géoréférencement
o Association des Anomalies : Localisation précise des anomalies sur le plan du
collecteur.
4. Création de Cartes Thématiques
o Visualisation des Anomalies : Génération de cartes montrant les anomalies détectées
et leur localisation.

I.12 Mesure de l’Impact Environnemental et Sanitaire

I.12.1 Collecte de Données par Enquêtes

Pour évaluer l'impact sanitaire, des enquêtes ont été menées auprès des ménages résidant à
proximité du collecteur. Les étapes ont inclus :

1. Administration des Questionnaires : Entre le 30 avril et le 3 mai 2024, un questionnaire


structuré en deux parties (identification de l'enquêté et gestion de l'assainissement) a été
administré à 20 ménages choisis aléatoirement.
2. Formation des Enquêteurs : Deux enquêteurs ont été formés aux techniques de collecte de
données avant le début des enquêtes.

I.12.2 Corrélation des Données Environnementales et Sanitaires

Les maladies liées à l'assainissement ont été identifiées et mises en corrélation avec les
données sanitaires recueillies auprès des ménages.

24
I.12.3 Méthode de Traitement des Données d’Enquête Ménage

1. Prétraitement des Données


o Validation des Réponses : Vérification de la cohérence et de la complétude des
questionnaires.
o Codage des Réponses : Transformation des réponses qualitatives en données
quantitatives pour l'analyse statistique.
2. Analyse Statistique Descriptive
o Calcul des Fréquences et Moyennes : Analyse des données pour décrire les réponses
des ménages.
3. Visualisation des Données
o Création de Graphiques : Représentation visuelle des résultats des enquêtes.

I.13 Amélioration de la Performance Opérationnelle et Structurelle du Collecteur

I.13.1 Identification des Solutions d'Amélioration

Une série d'actions a été mise en œuvre pour identifier des solutions visant à améliorer la
performance opérationnelle et structurelle du collecteur :

1. Consultations avec les Experts et Autorités Locales : Recueil de recommandations sur les
solutions possibles.
2. Entretiens avec les Résidents : Récolte des propositions de solutions par les habitants de la
zone d’étude.
3. Synthèse des Recommandations : Élaboration de scénarios d'amélioration prenant en
compte les contraintes techniques et budgétaires, ainsi que les solutions viables et durables.

I.13.1.1 Méthode de Traitement des Données d’Entretien

1. Prétraitement des Données


o Transcription des Entretiens : Conversion des enregistrements audio en texte.
2. Analyse Qualitative
o Analyse Thématique : Extraction et catégorisation des thèmes récurrents.
o Analyse de Contenu : Quantification des occurrences de thèmes pour identifier les
tendances.
3. Analyse Comparative

25
o Contraste des Perspectives : Comparaison des points de vue des différents groupes
(habitants, experts, autorités).
o Synthèse des Recommandations : Intégration des suggestions pour élaborer des
recommandations pratiques.

26
Conclusion partielle

Cette étude a présenté une méthodologie détaillée ainsi que les outils essentiels qui sont utilisés pour
évaluer l'intégrité opérationnelle et structurelle du collecteur d'eaux usées Toit Rouge. Le succès de
l'étude repose sur l'utilisation efficace d'équipements de terrain spécialisés et de logiciels de traitement
de données robustes. Le matériel de terrain comprend des plans précis détaillant les configurations
du réseau, essentiels pour des évaluations approfondies sur site. De plus, des équipements de sécurité
et des outils d'inspection tels que des caméras et des hydrocureuses faciliteront la collecte précise des
données. Associés à des logiciels informatiques tels que QGIS, AutoCAD et Kobotoolbox, ces outils
garantissent une analyse méticuleuse et une visualisation des données spatiales et d'enquête.

La méthodologie abordée met l'accent sur une collecte de données minutieuse, commençant par des
inspections visuelles et se concluant par des enquêtes exhaustives sur la santé. En corrélant les
données environnementales avec les problèmes de santé signalés, nous visons à mettre en lumière les
impacts directs du fonctionnement du collecteur sur le bien-être communautaire. De plus, les
consultations avec les experts locaux et les parties prenantes communautaires informeront les
solutions adaptées pour optimiser la performance du collecteur.

Dans les prochaines étapes, les données collectées ont été soumises à une analyse rigoureuse afin
d'identifier les domaines critiques nécessitant des améliorations. En intégrant les résultats des
évaluations sur le terrain et les retours d'information communautaire, nous élaborerons des stratégies
d'action visant à améliorer l'efficacité opérationnelle et la résilience structurelle du collecteur d'eaux
usées « Toit Rouge ».

27
PARTIE 3. RÉSULTATS ET DISCUSSION
CHAPITRE 5. RÉSULTATS

Introduction

Cette section présente les résultats de l’étude sur le collecteur d’eaux usées de Yopougon, couvrant
trois aspects principaux : la capacité fonctionnelle du collecteur, l’impact environnemental et sanitaire
de son fonctionnement actuel, et les solutions proposées pour améliorer sa performance
opérationnelle et structurelle.

I.14 Capacité fonctionnelle du collecteur d’eaux usées « toit rouge » de la commune de


Yopougon

I.14.1 Carte des différents ouvrages visités et le type d'intervention réalisée

Une carte a été établie, indiquant l'emplacement de chaque regard visité lors de l'inspection visuelle
et chaque tronçon exploré par inspection caméra.

En effet la carte présente la répartition des regards sur le réseau en fonction des tronçons.

Ainsi les regards visités sont identifiables en rouge et les tronçons explorer par inspection caméra en
vert.

28
1

Figure 13: Différents ouvrages visités

I.14.2 Dysfonctionnements fonctionnels du Collecteur

L’inspection caméra nous a permis d’identifier plusieurs anomalies et défauts structurels présents
dans le collecteur toit rouge. Les figures 17 à 20 présentent quelques anomalies détectées sur le
collecteur.

I.14.3 Anomalies de surface et souterraines identifiées

29
Lors de l'inspection visuelle et souterraine, plusieurs anomalies ont été identifiées, comprenant
notamment :

Des piquages illégaux sur les tronçons du collecteur (Figure 17).

Des conduites obstruées par du sable à 80% ou à 60% des déchets provenant des ménages, entravant
ainsi l'écoulement normal des eaux usées dans la plupart des regards (Figure 20).

➢ Des écoulements d'eaux usées hors des regards, indiquant des fuites dues à des regards
dégradés nous remarquons que sur les tronçons. (Figure 21).
➢ Des regards obstrués à 60% par des débris ou des dépôts, nécessitant un curage ou un
nettoyage (Figure 21).
➢ Tous les trop-pleins dans les regards obstrués et endommagés, entraînant des débordements
et des risques d'inondation (Figure 15).
➢ Des conduites endommagées souvent ovalisées.
➢ Présence de trop-pleins causant l’ensablement des regards par manque de curage (Figure 15).
➢ Des regards endommagés, présentant des fissures, des déformations ou des signes de
corrosion.

Figure 15: Transformateur CIE occupant la voie d'accès à un


regard
Figure 14: Trop-plein obstrué

Une carte des anomalies a été élaborée, montrant la localisation précise de chaque anomalie détectée,
qu'il s'agisse de piquages illégaux, de conduites obstruées, de fuites ou de dommages aux regards.
Cette carte permet une visualisation claire des zones présentant des problèmes potentiels.

30
Figure 19: Déchets solides dans la conduite
Figure 18: Branchement illégaux

Figure 16: Conduite ensablée


Figure 17: Conduites dégradées
31
Une carte des anomalies a été élaborée, montrant la localisation précise de chaque anomalie détectée,
qu'il s'agisse de piquages illégaux, de conduites obstruées, de fuites ou de dommages aux regards.
Cette carte permet une visualisation claire des zones présentant des problèmes potentiels.

Figure 20: Différentes anomalies identifiées au niveau du collecteur

32
I.14.3.1 Impact environnemental et sanitaire actuel du fonctionnement du collecteur d’eaux
usées

L’enquête menée avec KOBOTOOLBOX auprès des riverains de la zone d’étude a permis d’obtenir
les statistiques suivantes :

I.[Link] Problèmes rencontrés

Le graphe de la figure 22 présente le pourcentage de personnes ayant été victime du phénomène de


remonté d’eau usée dans leur lieu d’habitation. En effet, 25% des foyers sont fréquemment soumis
au problème de remontée d’eaux usées dans leur domicile, principalement en raison des pluies
abondantes et des regards externes bouchés.

Rémontée d'eau usée


60%

50%

40%

30%

20%

10%

0%
OUI NON

Figure 21:Statistiques de remontée des EU dans les domiciles

Les remontées à domicile étaient visibles lors des pluies abondantes, débordements des regards à
l’extérieur.

I.[Link] Conséquences des problèmes

La figure 22 présente les différentes conséquences des débordements identifiées avec leur
pourcentage obtenus lors de l’enquête menée. En effet, nous pouvons voir ici que les principales

33
conséquences de ces problèmes sont la présence de moustiques et des odeurs insupportables, mais en
grande partie l’environnement insalubre.

Conséquences des débordements

Odeurs insupportables Présence de moustiques Environnement insalubre

Figure 22: Conséquences des débordements

I.[Link] État des regards

Les regards sur le réseau en majorité débordent surtout en saison pluvieuse. Cela se confirme par des
analyses des données qui ont abouti aux résultats qui ont révélé que 70% des personnes enquêtées
confirment que les regards de la zone d’étude débordent, en conséquence nous pouvons dire que la
majorité des regards de la zone connaissent des débordements.

34
Débordement d'eau usée hors des regards
80%

70%

60%

50%

40%

30%

20%

10%

0%
OUI NON

Figure 23: Débordement d'eau usée hors des regards

I.[Link] Maladies identifiées

Les principales maladies identifiées lors de l’enquête sont la fièvre typhoïde, le paludisme, les
rhumes, les grippes et les infections de la gorge. Dans le diagramme de la figure 25 nous pouvons
observer les différentes proportions occupées par les différentes maladies. Majoritairement les
maladies les plus rependues sont la fièvre typhoïde et la grippe qui sont des maladies causées
respectivement par des agents pathogènes et un environnement insalubre.

Maladies identifiées

Fièvre typhoïde Paludisme Rhume/grippe Aucune Maladie

Figure 24: Maladies identifiées

35
I.[Link] Entretien des regards

L’enquête à révéler que 60% de la population a recours à la SODECI pour l’entretien des regards,
mais certains font également appel à des particuliers en raison de la lenteur des services d’intervention
de la SODECI. Cela est illustré par le graphe ci-dessous.

Entretien des regards


70%

60%

50%

40%

30%

20%

10%

0%
SODECI Particuliers Vidangeurs Manuelles

Figure 25: Entretien des regards

I.[Link] Solutions d’amélioration de la performance opérationnelle et structurelle du


collecteur

➢ Au niveau de la population

A l’issue de l’enquête menée auprès des populations des propositions de solution ont été émises par
elle afin d’améliorer le fonctionnement du collecteur :

✓ Inspecter, actualiser et renouveler le réseau d’assainissement ;


✓ Effectuer un curage régulier par les autorités compétentes (SODECI) ;
✓ Intervenir rapidement lors des défaillances ;
✓ Sensibiliser la population en matière d’assainissement notamment sur les branchements
anarchiques et la présence d’ordure dans les regards.
➢ Au niveau des experts en assainissement et des autorités locales

Après consultation avec des experts de la SODECI il est ressorti ces propositions :

✓ Suppression des trop-pleins mal conçus et renouvellement de ceux-ci ;


✓ Coordination de travail entre l’équipe cureuse et l’équipe manuelle ;

36
✓ Dégagement des regards sous l'emprise des propriétaires ;
✓ Réparation des regards et de section endommagée sur le réseau.

37
I.14.4 Discussion

Le diagnostic du collecteur d'eaux usées "Toit Rouge" de la commune de Yopougon a mis en lumière
des dysfonctionnements significatifs, affectant à la fois l'infrastructure et la santé publique. Les
résultats révèlent des regards dégradés et obstrués par divers types de déchets, notamment des
plastiques, des restes de nourriture et du sable, reflétant un manque de sensibilisation de la population
au rôle vital des réseaux d'évacuation des eaux et un déficit d'entretien des infrastructures.

Cela a aussi été mis en évidence par Wayou (2010) lors de son étude sur le diagnostic du
fonctionnement du réseau d'assainissement du quartier Niangon de la commune de Yopougon. Une
étude de la Hydroaid Initiative en 2021 sur le traitement des eaux usées urbaines dans quatre pays
africains (Bénin, Égypte, Éthiopie et Malawi) a révélé des défis communs tels que le manque
d'infrastructures adéquates, les pratiques d'élimination inappropriées et le manque de sensibilisation
du public aux questions d'assainissement. Ces problèmes sont similaires à ceux observés à Yopougon.

Les dysfonctionnements dans les réseaux de collecte des eaux usées, tels que les regards obstrués et
les conduites bouchées, sont fréquents dans plusieurs villes africaines, ce qui indique un besoin
généralisé d'entretien régulier et d'éducation communautaire sur l'importance des systèmes
d'assainissement. Ainsi, ces études comparatives démontrent que les problèmes rencontrés à
Yopougon ne sont pas uniques, mais partagés avec d'autres zones urbaines en Afrique.

Les comportements nuisibles, tels que les branchements illégaux et l'obstruction des ouvrages avec
des déchets ou des constructions, exacerbent les problèmes existants. Ces pratiques ont été observées
dans d'autres contextes urbains, comme à Niangon nord et sud (Yopougon) révélés par Wayou, (2010)
et à Parakou au Bénin Abdoulaye (1998), où une proportion significative des regards était bouchée,
souvent délibérément par les riverains. La situation est aggravée par l'inaccessibilité de certains
ouvrages pour le curage, en raison de constructions empiétant sur les couloirs techniques.

Les conséquences de ces dysfonctionnements sont multiples : écoulement permanent d'eaux usées sur
la voie publique, stagnation des eaux, odeurs nauséabondes, et dégradation de la voirie. Ces nuisances
entraînent des risques sanitaires accrus, notamment de paludisme et de fièvre typhoïde mis en
évidence lors de notre enquête, et comme l’on souligner les études de Gori (2001), Diabagaté (2007)
et Bede (2017). La saison des pluies, intensifie ces difficultés, avec l'entraînement des déchets dans
les canalisations et les connexions des EU dans les EP qui provoquent des débordements et pour
certaines habitations les remontées d’eaux usées.

38
La SODECI, chargée de l'eau et de l'assainissement en Côte d'Ivoire, fait face à plusieurs défis
opérationnels majeurs à Yopougon. Actuellement, l'insuffisance des équipements est critique, avec
seulement deux hydrocureuses disponibles pour cette commune densément peuplée. Ce manque de
ressources entrave gravement la capacité de SODECI à répondre efficacement aux demandes
d'intervention.

De plus, le vieillissement des infrastructures accentue ces problèmes. Les équipements en fin de vie
nécessitent des réparations fréquentes et coûteuses, ce qui ralentit encore les opérations. Par
conséquent, le taux de satisfaction des résidents de notre zone d’étude de Yopougon est bas, avec
seulement 25% des habitants se déclarant satisfaits des services fournis, ce qui reflète une dégradation
par rapport aux études antérieures telles que celle d’Assemian en 2007 qui avaient obtenu un taux de
28,8 % dans le quartier " Nouveau Quartier " dans cette même commune.

Pour améliorer cette situation, il est impératif de réhabiliter et de moderniser les infrastructures
existantes. Des études, comme ceux menés par le CREPA (2005) au Mali, montrent que la
réhabilitation des infrastructures de traitement des eaux usées peut considérablement améliorer les
conditions sanitaires et la satisfaction des usagers.

Pour résoudre efficacement les problèmes rencontrés par la SODECI, il est essentiel de mettre en
place une gestion proactive et intégrée du réseau d'assainissement. Tout d'abord, l'implémentation
d'un programme d'inspection régulière est cruciale pour identifier et corriger rapidement les
défaillances du système. Une étude de l'Université de Californie (2021) a démontré que des
inspections régulières permettent de prévenir les obstructions et les défaillances majeures, réduisant
ainsi les coûts de maintenance à long terme. L'utilisation de technologies telles que les caméras
d'inspection et les capteurs serait davantage recommandée pour détecter les problèmes avant qu'ils ne
deviennent critiques.

Ensuite, le curage systématique des réseaux d'assainissement est une pratique essentielle pour
maintenir la fonctionnalité des infrastructures. Des opérations de curage régulières, associées à une
réparation rapide des défaillances identifiées, peuvent augmenter significativement la durée de vie
des équipements et améliorer la qualité des services fournis. La sensibilisation de la population aux
bonnes pratiques d'assainissement est également fondamentale. Des campagnes d'éducation
communautaire peuvent aider à réduire les comportements à risque, tels que le rejet des déchets
solides dans les égouts, améliorant ainsi la propreté des réseaux et diminuant les coûts de maintenance
(Smith J., 2019).

39
En parallèle, il est crucial de renforcer les réglementations et les politiques en matière
d'assainissement pour prévenir les comportements à risque. Cela inclut la mise en place de normes
strictes pour le rejet des eaux usées et des sanctions pour les violations (piquages illégaux). Des
réglementations rigoureuses et leur application stricte sont efficaces pour protéger les infrastructures
d'assainissement et l'environnement (WWAP, 2018).

Enfin, une meilleure coordination entre les équipes de maintenance est essentielle pour des
interventions plus efficaces. L'utilisation de systèmes de gestion des actifs basés sur la technologie,
comme les plateformes numériques pour le suivi et la planification des tâches, peut améliorer la
réactivité et l'efficacité des équipes sur le terrain. Des études (Chaudhary et al, 2024) récentes ont
démontré que la coordination améliorée et l'intégration des technologies de gestion des actifs
augmentent l'efficacité opérationnelle et réduisent les temps d'arrêt des équipements.

En intégrant ces approches, la SODECI pourrait non seulement améliorer la gestion de ses réseaux
d'assainissement, mais aussi offrir des services plus fiables et durables aux résidents

40
CONCLUSION GÉNÉRALE

Le diagnostic du collecteur d’eaux usées « Toit Rouge » dans la commune de Yopougon a mis en
lumière des défis critiques en matière d’assainissement, affectant aussi bien l’infrastructure que la
santé publique des résidents. La problématique centrale de cette étude repose sur les
dysfonctionnements significatifs du réseau de collecte des eaux usées, exacerbés par des pratiques
nuisibles telles que les branchements illégaux et les obstructions, ainsi qu’un déficit de maintenance
efficace.

L’objectif général de cette étude était d’évaluer la capacité fonctionnelle du collecteur d’eaux usées,
ainsi que l’impact environnemental et sanitaire de son fonctionnement, afin de proposer des solutions
visant à améliorer sa performance opérationnelle et structurelle. Pour ce faire, l’approche
méthodologique adoptée comprenait plusieurs étapes clés :

1. Inspection par caméra pour identifier les anomalies et les défauts structurels du collecteur.

2. Utilisation du plan « P EJ3-1710 » pour localiser et identifier les caractéristiques du collecteur, y


compris le diamètre des conduites, la typologie des matériaux et les informations sur les regards.

3. Enquête auprès des riverains à l’aide de KOBOTOOLBOX pour évaluer l’impact environnemental
et sanitaire.

Les principaux résultats obtenus montrent que l’inspection par caméra a permis d’identifier plusieurs
anomalies, notamment des piquages illégaux, des conduites obstruées par des déchets, et des regards
dégradés. La cartographie des ouvrages visités a mis en évidence l’étendue des problèmes structurels,
avec des tronçons du collecteur endommagé et des regards obstrués nécessitant un curage urgent.

L’enquête auprès des riverains a révélé que 75% des foyers sont connectés au réseau d’assainissement,
mais 25% rencontrent fréquemment des problèmes de remontée d’eaux usées dans leurs domiciles,
principalement en raison des pluies abondantes et des regards bouchés. Les conséquences de ces
dysfonctionnements sont multiples, incluant un environnement insalubre, la présence accrue de
moustiques, et des maladies telles que la fièvre typhoïde et le paludisme.

La réhabilitation du collecteur « Toit Rouge » nécessite donc une approche intégrée impliquant une
inspection régulière, un curage systématique, et une réparation rapide des défaillances. Il est
également crucial de renforcer la réglementation pour prévenir les comportements nuisibles et de
sensibiliser la population aux bonnes pratiques d’assainissement. L’engagement et la coopération de
multiples parties prenantes, y compris les autorités locales, les organismes gouvernementaux, les
41
experts en assainissement, et la population, sont essentiels pour améliorer la performance
opérationnelle du collecteur et réduire les risques sanitaires et environnementaux pour la commune
de Yopougon.

Les perspectives pour ces travaux pourraient être abordées comme suit :

✓ Analyser les paramètres chimiques des eaux usées afin de déterminer le type d’eau dans ces
conduites. Lors de la campagne de terrain, la remarque qui qui a été faites est qu’il y avait
plusieurs branchements illégaux d’où les questions suivantes : quelle est la source des eaux
arrivant dans le réseau ? quelle est la composition chimique de ces eaux ?
✓ Perspective d’évolution et programme des travaux : faire un programme prévisionnel des
travaux d’aménagement et de réhabilitation du collecteur.

42
RECOMMANDATIONS

À partir de ces résultats, il est recommandé de :

- Renforcer la réglementation pour prévenir les piquages illégaux et les obstructions.


- Améliorer la coordination entre les équipes de maintenance pour une intervention efficace et
rapide.
- Engager la communauté dans des programmes de sensibilisation et d'éducation sur
l'importance de l'assainissement.
- Établir un suivi régulier de la qualité des eaux usées pour évaluer l'efficacité des
interventions.
- Mettre en place des stations de traitement des eaux usées afin que les rejets dans la lagune
(exutoire des eaux à Yopougon) se fasse en conformité avec les normes de rejet pour réduire
les risques sanitaires.
- Financer la mise en application des solutions proposées pour améliorer le fonctionnement du
réseau “toit rouge“ afin de réduire les problèmes, de réduire les interventions et d’optimiser
l’efficacité de la SODECI.
- Fiancer une campagne de sensibilisation des populations à l’adoption de bonnes pratiques
d’assainissement.

43
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES

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[Link] Consulté en septembre 2023.

[Link] Consulté le 14 Mars 2024

[Link] Consulté le 12 juin 2022

46
ANNEXES

ANNEXE1

ANNEXE 1

Figure 26: Fiche d'enquête page 1


xiv
ANNEXE 2

Figure 27: : Fiche d'enquête page 2

xv
ANNEXE 3

Figure 28: : Fiche d'enquête page 3

xvi
ANNEXE 4 :

Tableau II: Informations sur les tronçons

Tronçons Tronçon 1 Tronçon 2 Tronçon 3 Tronçon 4

Typologie des matériaux PVC PVC PVC PVC

Diamètre 200 200 200 200

Nombre de regards 6 11 6 6

Distance (m) 318 674 320 300

Sens d'écoulement R163 » R158 R157 » R139 R156 » R151 R169 » R149

xvii
ANNEXE 5

Tableau III: Informations sur les regards

Côte tampon Distance entre


TRONCONS Regards (m) Côte radié(m) Hauteur(m) les regards(m)

R163 36.17 33.2 2.97


68
R162 38.35 36.41 1.94

TRONCON R161 36.82 35.06 1.76 64

1 R160 36.41 34.72 1.69 68

R159 36.17 33.2 2.97 64

R158 0 54

R157 35.81 32.87 2.94 48

R151 35.19 32.54 2.65 50

R150 34.01 31.6 2.41 64

R149 32.92 29.55 3.37 66

R148 32.04 28.89 3.15 74

SOUS
TRONCON
R147 SOUS TERRE SOUS TERRE TERRE 80
2
SOUS
R146 SOUS TERRE SOUS TERRE TERRE 32

R145 31.12 28.82 2.3 70

R144 30.3 27.58 2.72 72

R143 30.08 26.29 3.79 88

R139 29.2 25.93 3.27 30

TRONCON R156 37.04 34.77 2.27


70
3 R155 36.3 34.2 2.1

xviii
R154 35.78 33.67 2.11 66

R153 35.59 33.35 2.24 70

R152 35.44 33.02 2.42 58

R151 35.19 32.54 2.65 56

R169 34.72 32.02 2.7


58
R168 33.93 31.75 2.18

TRONCON R167 34.02 31.48 2.54 52

4 R166 35.15 31.2 3.95 66

R165 33.3 30.92 2.38 66

R149 32.92 29.55 3.37 58

xix
ANNEXE 6

Tableau IV: Eléments constitutifs d’un réseau et leurs rôles

Ouvrages Emplacement Rôle

Collecteur Ovoïde Les conduites interconnectées


OUVRAGES
Collecteur Enterrées dans lesquelles circulent les
PRINCIPAUX
circulaire eaux usées

Ouvrages destinés à collecter en


Sur les routes, les trottoirs et surface les eaux de
Bouche d'égout
les espaces publics urbain ruissellement, maintenance et
accès a d'autre ouvrage

Sous la voie publique et


Assurent le raccord des
partiellement sous le domaine
Branchements immeubles au réseau de
privé dans les propriétés des
transport principal
riverains.

-à chaque changement de
OUVRAGES
direction
ANNEXES

- à chaque jonction de Pour les ouvrages non


canalisation (à l'exception des visitables, l'accès à ceux-ci par
Les Regards branchements réalisés par des des engins de curage ou par les
culottes, des raccords de caméras. Par ailleurs, ils servent
piquages ou des boites de à la ventilation des ouvrages
branchements)

- dans les parties droites et en


pentes régulières tous les 80
mètres au maximum

xx
Installé le long des routes, des Collecte et drainage des eaux
Caniveau
trottoirs, des parkings, autour pluviales, protection des
hydraulique
des bâtiment infrastructure

Permet le rejet direct d'une


Limite les apports au réseau
partie des effluents au milieu
aval et en particulier dans les
Déversoirs d’orage naturel lorsque le débit à
stations d'épuration en cas de
l'amont dépasse une certaine
pluie.
valeur.

xxi

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