Almoravides
dynastie berbère, de 1040 à 1147
Almoravides
ⵉⵎⵔⴰⴱⴹⵏ /
(ber)
Imrabḍen
(ar) اﻟﻤﺮاﺑﻄﻮن/ al-
murābiṭūn
1040–1147
Drapeau (à partir Emblème
de 1073)
L'Empire almoravide à
son extension maximale,
e siècle.
Informations
générales
Statut Émirat
Capitale Azougui (10
1058)
[1],[2],[3],[4],[5],[6
Aghmat (105
1062)
Marrakech
(1062-1147)
Langue(s) Berbère, Ara
Mozarabe
Religion Islam sunnit
(jurisprudence
malikite)
Monnaie Dinar almora
Superficie
Superficie 1 000 000 km
(1120)
Émir
(1er) 1040– Yahya
1048 ben
Ibrahim
(Der) 1147 Ishaq
ben Ali
Entités Entités suivantes :
précédentes :
Almoha
Pouvoir des
s Taifas
locaux (2e péri
zénètes ode)
•
Maghrao
uas
•
Meknass
as
•
Ifrenides
Bergho
uatas
Taifas
(1re péri
ode)
Les Almoravides (de l'arabe : اﻟﻤﺮاﺑﻄﻮنal-Morabiṭoun, « les gens du ribāt »[10], berbère :
ⵉⵎⵔⴰⴱⴹⵏ Imrabḍen[11]) sont une dynastie berbère sanhajienne, qui constitua du e
au
e
siècle une confédération tribale puis un empire englobant le Maroc, le Sahara occidental,
la Mauritanie, une partie du Mali moderne et l'Ouest de l'Algérie, ainsi que le Sud de la
péninsule Ibérique.
Le mouvement almoravide naquit vers 1040 parmi un groupe de tribus berbères sahariennes
qui nomadisaient entre le Sud du Maroc et le fleuve Sénégal — les Lemtouna et les Juddala,
du grand groupe berbère des Sanhadja[12],[13].
Sous l'impulsion du leader[14] et prédicateur malékite Abdullah Ibn Yassin et d'un chef berbere
local Yahya ben Brahim [15],[16]. Abdellah ben Yassin prit leur tête et leur donna le nom de
Murabitun (Almoravides en arabe)[17].
En peu de temps, les Almoravides s'emparèrent d'Azougui, d'Aoudaghost, d'Awlil et de
Sijilmassa. C'est à partir de cette dernière qu'ils entamèrent la conquête du Nord[18].
Éliminant les pouvoirs locaux et annexant les principautés limitrophes, ils firent l'unité d'une
grande partie du Maghreb et d'al-Andalus. Transformant la base politique tribale et urbaine
marocaine en un pouvoir théocratique[19], les Almoravides sont ainsi présentés par certains
historiens comme les véritables fondateurs de l'État marocain[20],[21], à l'opposé de la thèse
communément admise[22] qui attribue cette fondation aux Idrissides.
Youssef Ibn Tachfin, premier sultan et troisième émir de la dynastie, fonda Marrakech[23] en
1060 qui devint alors la capitale de l'État almoravide. Il intervint en Al-Andalus en 1086 à
l'appel des royaumes de Taïfa en guerre contre le roi Alphonse VI de León et Castille. Son
empire fut alors délimité par l’océan Atlantique à l’ouest, par le royaume de Castille, le
royaume de Navarre, le royaume d'Aragon, le comté de Barcelone et le comté d'Urgell au nord,
par les Hammadides et les Zirides à l’est, et de facto au sud par le Sahara (royaumes du
Bambouk, de Bure, des Lobi, du Tekrour et l'empire du Ghana).
Histoire
Articles détaillés : Conquête almoravide
d'al-Andalus et Youssef ben Tachfine.
Après son retour de pèlerinage, Yahya ben Omar, chef guezoula (fraction des Berbères
Sanhaja), revint de pèlerinage accompagné du prédicateur marocain Abdellah ben
Yassin[24],[25] qui est le fondateur du mouvement religieux et politique almoravide[26].
e
Au siècle, Yahya ben Omar, un des chefs Lemtouna (« hommes voilés »), devint alors le
premier souverain et émir almoravide. Constatant le manque de connaissances de ses
hommes en matière d'islam, il fit appel au religieux Abdullah Ibn Yassin, premier imam
almoravide, d'obédience malékite et puritain. Son enseignement fut d'abord rejeté. Abdallah
Ibn Yasin fonda alors un ribāt (lieu de vie communautaire à la fois militaire, religieux et
spirituel, d'où le nom al-Murābitūn, « ceux du ribāt ») sur une île, l'île de Tidra dont la
localisation est incertaine fut citée; certains ouvrages la situent soit dans l'actuelle
Mauritanie[27], soit sur une île du fleuve Sénégal[28]. Il y prêchait avant tout l'obéissance à la
lettre du Coran et l'importance de la discipline. Les premiers Almoravides parvinrent
rapidement à imposer par la force leur doctrine religieuse aux autres Zenagas, fondèrent des
armées, et partirent à la conquête du nord comme du sud. Après avoir établi son autorité sur
les Juddala et leurs voisins les Lemtouna, Abdellah ben Yassin nomma Abou Bakr ben Omar
à la tête des Almoravides[24].
Au sud, dès 1054, les Almoravides firent la conquête de l'Adrar et prennent la ville d'Azougui
aux Bafours et leur roi animiste[29], Abu Bakr Ibn Omar (ou Abou Bekr, Abou Bakr) attaqua
ensuite l'empire du Ghana et détruisit la ville d'Aoudaghost[30].
En 1055, Abdallah Ibn Yasin s'empara de la région du Tafilalet en soumettant la ville de
Sijilmassa alors dominée par les Maghrawa du groupe des Zenata, il mourut au combat le 08
juillet 1059, en attaquant l'émirat de Berghouata, considéré comme hérétique par les
Almoravides, non loin de la ville de Rommani ou son mausolée existe encore de nos jours[31]..
Il fallut une rude offensive d'Abou Bakr pour en venir à bout[32]. À leur sortie du Sahara, les
Almoravides fixent leur capitale à Aghmat en 1058[33]. Un nouveau péril apparaissait à l'est.
Un souverain hammadide, Bologhine ibn Muhammad ibn Hammad, lui aussi Sanhadja,
marcha, avec une grosse armée, jusqu'à Fès, dont il s'empara. Sur le chemin du retour il fut
assassiné, dit Ibn Khaldoun, « avec l'appui des Sanhaja, que tant d'expéditions dans les pays
lointains et hostiles avaient indisposés ». Les Zirides ne pouvaient, sans danger pour leur vie,
se payer le luxe inutile et coûteux de conquêtes occidentales[32].
Abu Bakr succéda aux deux à la fois, cumulant à la fois l'autorité souveraine, militaire et
religieuse; il est considéré comme le deuxième souverain, à la fois émir et imam, almoravide.
Il fonda la ville de Marrakech vers 1062[34], puis fut contraint de retourner au Sahara afin de
calmer des querelles entre tribus zenagas. Il confia le pouvoir au Maghreb extrême à son
cousin Youssef Ibn Tachfin. Il lui céda, par surcroît, sa femme, qui prit aussitôt un grand
ascendant sur son nouveau mari[32]. Youssef s'érigea en souverain, il est à la fois le troisième
souverain, émir et imam et le premier sultan almoravide, empêchant de fait le retour d'Abu
Bakr en 1072[35]. Cette période fut critique pour les Almoravides, menacés par les
Hammadides, menacés sur leurs arrières par des luttes intestines sans doute graves, établis
dans un pays encore très mal soumis, les Sahariens peuvent être balayés d'un jour à l'autre.
C'est bien l'opinion d'Al-Bakri :« Aujourd'hui, écrit-il, en l'an 460 (1067-1068), les Almoravides
ont pour émir Abou Bakr Ibn Omar, mais leur empire est morcelé et leur puissance divisée. Ils
se tiennent maintenant dans le désert. » C'était ne pas compter avec les atouts dont ils
disposaient : les Hammadides avaient d'autres soucis, les tribus du Maghreb extrême
n'étaient pas capables de s'unir contre l'envahisseur ; les Almoravides avaient pour eux leur
prestige religieux, considérable dans un Maroc encore superficiellement islamisé, Zaineb, qui
à travers les récits des chroniqueurs apparaît comme singulièrement remarquable, une
armée expérimentée et renforcée par des mercenaires chrétiens ou sahéliens, enfin un
homme jusque-là obscur (Al Bakri n'en fait même pas mention), mais qui allait se révéler
comme un grand conquérant, habile à profiter de toutes les opportunités: Ibn Tachfine[36].
Abou Bakr ne régna dès lors effectivement que sur le désert et le sud. En 1076, il s'empara de
la capitale du Ghana, Koumbi Saleh, avec l'aide du royaume de Tekrour[37], ce qui provoqua
l'effondrement de l'empire pendant les décennies suivantes. Il fut tué au Sénégal en 1087,
touché par une flèche empoisonnée, et les Almoravides ne parvinrent pas à maintenir leur
contrôle sur le Ghana.
Youssef Ibn Tachfin attaqua les Banou Ifren et les Maghraouas et tous les Zénètes. Il prit
Salé des mains des Ifrenides et tua Laghouat. Youssef Ibn Tachfin se maria avec une Zénète
Nefouza dite Zaineb (ex-femme de Laghouat) et poursuivit les conquêtes almoravides au
nord, prenant Fès en 1075 et Tlemcen en 1080. Les Almoravides furent battus par le
Hammadide Al-Mansur de Béjaïa en 1102[38] et contraints de se retirer au Maghreb al-Aqsa,
"occident extrême" en arabe, à peu près équivalent au Maroc actuel.
Les Almoravides prirent Tlemcen des Ifrenides puis Alger en 1082 grâce à Youssef Ibn
Tachfin. Ce dernier défit tous les Zénètes de l'ouest du Maghreb. La première grande
mosquée sunnite de rite malékite, la grande mosquée d'Alger, est alors bâtie par Youssef Ibn
Tachfin[39]. Les Almoravides n'ont toutefois jamais fait la guerre aux Zirides ou aux
Hammadides[40], les deux dynasties étant issues des Sanhadja[41]. Alger marque donc la
frontière entre les zones d'influence almoravide et ziride. Mais, selon d'autres sources, les
Almoravides, après avoir été vaincus par les Hammadides, délaissèrent Tlemcen et Achir en
1102[42]. Selon d'autres auteurs, Tessala est près de Tlemcen[43].
En 1086, il fut invité par les princes arabes d'Espagne, les rois des Taïfa, à les aider contre
Alphonse VI de Castille. Débarqué le 30 juin, Ibn Tāchfīn est rejoint par les rois de Séville,
Grenade, Malaga et Badajoz, et infligea le 23 octobre une sévère défaite à Alphonse VI à
Sagrajas (Zalaqa en arabe), non loin de Badajoz. Il rentra ensuite en Afrique à la suite de la
mort de son fils, avant d'être rappelé en 1089. Voyant que les rois arabes complotaient entre
eux et contre lui, appuyé par les dignitaires religieux locaux, il conquit pour lui-même tout al-
Andalus entre 1090 et 1094, malgré son échec relatif face aux chrétiens menés par le Cid,
Valence restant occupée de 1094 jusqu'en 1102 par ce dernier. C'est l'apogée des
Almoravides. Youssef Ibn Tachfin mourut en 1106, dit-on, à l'âge de 100 ans.
La conquête almoravide de 1085 à 1115
dans la Péninsule Ibérique
Le déclin des Almoravides de 1115 à 1144
L'effondrement almoravide favorisant
l'émergence des taïfas de la seconde
période et invasion almohade de 1144 à
1148
Ali Ben Youssef lui succéda. Il agrandit et consolida l'empire en battant à plusieurs reprises
les royaumes espagnols du nord, mais se heurta à la résistance des princes chrétiens et à
l'agitation des Almohades, adversaires du malikisme, qui prêchaient la guerre sainte contre
les Almoravides. En 1142, quand Ali Ben Youssef mourut, l'agitation almohade était à son
comble. En 1145, après une défaite près d'Oran, son successeur Tachfin Ben Ali se tua dans
sa fuite, lorsqu'il tomba dans un précipice. Deux rois almoravides, Ibrahim Ben Tachfin et
Ishaq Ben Ali se succédèrent ensuite, mais ce ne fut que symbolique. La prise de Marrakech
par les Almohades en 1147 sonna le glas des Almoravides.
Dynastie des Almoravides
Liste des souverains Almoravides
1040-1059 : Abdullah Ibn Yassin, imam
almoravide (fondateur)
1048-1048 : Yahya ben Ibrahim, émir
almoravide
1040-1056 : Yahya ben Omar, émir
almoravide
1056-1087 : Abu Bakr Ibn Omar, émir
et imam almoravide
1071-1106 : Youssef Ibn Tachfin, émir,
imam et sultan almoravide
1106-1143 : Ali Ben Youssef, émir,
imam et sultan almoravide
1143-1145 : Tachfin Ben Ali, émir,
imam et sultan almoravide
1145-1146 : Ibrahim Ben Tachfin, émir,
imam et sultan almoravide
1146-1147 : Ishaq Ben Ali, émir, imam
et sultan almoravide
Chronologie
Dynastie des Almoravides
Sanhadja
- Lamtouna ou Tifawat
-Wartasin ou Wartantiq
-Turgut
-Talagagin ou
Talakakin (surnommé
Ibrahim par certains
auteurs)
- Omar ou Imar
- Yahya (r.
1055-1057)
- Abou Bakr
(r. 1057-1087)
épouse:
Zaïnab
- Tachfin
- Youssouf (r.
1071-1106)
Épouse :
Zaïnab, 1 enfant et 1 fils
naturel :
- Abu Bakr
- Fils
naturel: Ali (r. 1106-
1143)
- Ishaq (r.
1145-1147, abdique)
- Tachfin
(r. 1143-1145 abdique)
- Ibrahim
(r. 1145-1146)
Chronologie de l'Empire
e
almoravide (XI siècle-
XIIe siècle)
1035 : à l'issue de son pèlerinage à La
Mecque, Yahya Ibn Omar, chef berbère
de la tribu Lemtouna décide de
convertir son peuple aux préceptes de
l'islam malékite.
1037 : Abdullah Ibn Yassin, chef
spirituel et idéologue, commence à
asseoir les bases doctrinales du
mouvement almoravide.
1054 : les Almoravides menés par leur
chef Yahya Ibn Omar, s'emparent de
Sijilmassa.
1055 : mort de Abdullah Ibn Yassin, la
communauté religieuse est en passe
de se convertir en royaume.
1062 : début de la fondation de
Marrakech par Abu Bakr Ibn Omar
capitale du mouvement almoravide.
1069 : Abu Bakr Ibn Omar occupe Fès.
1071 : Abu Bekr Ibn Omar confie le
pouvoir au nord à son cousin Youssef
Ibn Tachfin qui prend Marrakech pour
capitale.
1077 : le mouvement almoravide
consolidé entreprend son avancée vers
le nord-est du Maghreb (Fès, Tlemcen,
Oran, Alger…).
1080 : les Andalous, dont les
royaumes de taïfas sont menacés par
l'avancée des armées chrétiennes
d'Alphonse VI de Castille, sollicitent
l'intervention de l'émir almoravide
Youssef Ibn Tachfin, fondateur de la
dynastie almoravide.
1084 : les Almoravides s'emparent de
Ceuta.
1085 : Alphonse VI de Castille
conquiert Tolède.
1086 : l'émir almoravide Youssef Ibn
Tachfin décide d'intervenir dans la
péninsule où il remporte la bataille de
Sagrajas à Badajoz.
1090 : Youssef Ibn Tachfin occupe la
taïfa de Grenade et entreprend la
conquête d'al-Andalus.
1091 : les Almoravides s'emparent de
Cordoue, Almería, Badajoz et Séville et
ordonnent l'exil du roi sévillan Al
Mutamid Ibn Abbad. L'expansion vers
le Levant est arrêtée par la présence
du Cid à Valence.
1092 : une poignée d'éclaireurs
almoravides arriva sous les murs de
Valence. Ibn Djehaf (Cadi), membre
d'un haut lignage yéménite, porté par
la foule partisane, prit le pouvoir dans
la ville après avoir fait assassiner al-
Qadir.
1094 : l'armée almoravide arrive
jusqu'à Lisbonne. Ibn Djehaf, traduit en
justice pour l'assassinat d'al-Qadir, fut
brûlé vif à Valence par ordre du Cid.
1098 : Youssef Ibn Tachfin est
proclamé prince des musulmans,
défenseur de la foi et envoyé du
commandeur des croyants.
1102 : les Almoravides conquièrent
Valence et la partie septentrionale d'al-
Andalus, arrivant jusqu'à la vallée de
l'Èbre. Youssef Ibn Tachfin nomme
pour héritier son fils Ali Ben Youssef.
1106 : mort de Youssef Ibn Tachfin.
Son fils, Ali Ben Youssef est proclamé
émir. les Almoravides occupent les îles
Baléares.
1108 : Ali Ben Youssef bat les
chrétiens à la bataille d'Uclès.
1110 : les Almoravides occupent la
taïfa de Saragosse.
1118 : Alphonse Ier d'Aragon prend
Saragosse aux Almoravides.
Début de la construction de la mosquée Koutoubia
à Marrakech en 1120, fortement transformée par
les Almohades en 1162.
1120 : début de construction de la
mosquée Koutoubia à Marrakech qui
sera fortement remaniée par les
Almohades en 1162.
1122 : pour contenir les attaques des
pillards normands, la flotte almoravide
attaque la Sicile
1126 : en Espagne, les Almoravides
sont écrasés à Arnisol, près de la ville
juive de Lucéna, par Alphonse le
Batailleur[44]. Les chrétiens rendus
responsables de cette défaite sont
déportés au Maroc, dans les villes de
Salé et de Meknès.
1134 : les troupes almoravides sous le
commandement de Tachfin Ben Ali,
remportent la bataille de Fraga contre
Alphonse Ier d'Aragon et de Navarre qui
meurt de ses blessures deux mois
après.
1138 : Ali Ben Youssef nomme son fils
Tachfin Ben Ali pour héritier.
1142 : al-Andalus se morcelle.
Naissance des secondes taïfas.
1143 : Tachfin Ben Ali gouverne
l'Empire almoravide, de plus en plus
fragmenté. Défaite des Almoravides
contre les Almohades à Oran (Algérie).
1145 : mort de Tachfin Ben Ali,
troisième émir almoravide près d'Oran.
1146 : une partie d'al-Andalus
reconnaît le calife Almohade Abd al-
Mumin comme souverain. Début avec
les Almohades, d'une nouvelle période
historique.
1147 : Ibrahim Ben Tachfin périt à Oran
en luttant contre les troupes
almohades déjà victorieuses devant
Tlemcen, il fut le quatrième émir
almoravide.
1147 : les Almohades pénètrent dans
Marrakech, la capitale almoravide. Les
derniers Almoravides se sont réfugiés
aux îles Baléares et y fondent un
émirat qui se maintiendra jusqu'en
1203.
Économie
La monnaie développée par la nouvelle dynastie Almoravide du Maroc est issue du système
monétaire qui existait dans le monde musulman depuis la création du système bimétallique
e
arabe par l'émir Abdul Malik à Damas à la fin du siècle. Pendant ce temps, le dinar d'or est
fixé à 4,25 grammes et le dirham d'argent est à moins de 3 grammes. Bien qu'il respecte les
institutions orientales comme toutes les dynasties musulmanes, le premier émir Almoravide
a développé un nouveau type de monnaie pour déclarer ses messages religieux et politiques
souverains. À partir de ce siècle, la ville carrefour de Sijilmasa fut occupée, le premier dinar
almoravide fut émis. Le poids total de cette monnaie d'or réservée au commerce extérieur
était de 4,25g. Les Almoravides savaient effectivement donner à l'international la dimension
e
de sa monnaie, qui devint le principal instrument du commerce méditerranéen aux et
e
siècles[45].
Dès le e
siècle d'Al-Fazari [pas clair] l'Empire ghanéen du e
siècle à Al-Fazari Apparaît dans
les textes arabes comme le pays de l'or, "Bilad al-dhahab". La route principale de ce
e
commerce passait par le Sahara Occidental dès la fin du siècle, depuis "les mines d'or de
Bambuk et Bure par Sijilmasa, puis à travers l'Atlas jusqu'au califat de Fès et Cordoue ». Ces
terres du Niger apparaissent en effet particulièrement riches en or : partout où les
géographes arabes parlent de « bourgeons d'or », ils insistent sur leur abondance, mais aussi
sur leur pureté. Surtout chez les Almoravides, le commerce où l'or est en pleine vigueur.
L'importance de ce gisement est si grande que cela marque l'esprit de ce siècles, en afiliant
l'idée de l'or au soudan « Or du Soudan antique » qui était la principale source d'or médiéval
avant la découverte de l'Amérique à la fin du e
siècle[46].
Reste à trouver néanmoins scientifiquement des traces de ce minerai ouest-africain dans le
dinar almoravide, d'autant plus qu'il existait à l'époque d'autres mines d'or, certes moins
importantes, notamment dans la péninsule ibérique. En plus de cela, les Almoravides
émettaient également de petites pièces d'argent, les qirats, accompagnées de Scores de 1/2
à 1/16 qirat. Ces monnaies, qui pèsent environ 1 gramme, valent 1/2 dirham et 1/20 dinar,
sont davantage destinées aux usages courants, locaux des populations[47].
Religions
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En Espagne, la domination des Almoravides se traduit par la fin de la relative tolérance qui
existait vis-à-vis des juifs et des chrétiens[48]. Les juifs feignent alors la conversion à l'islam
ou fuient vers les royaumes chrétiens du nord pour ne pas être contraint de se rendre au
Maroc[49]. Un contemporain de cette époque, Abraham ibn Dawd Halevi, écrit dans le Sefer
ha-Qabbalah (en) rapporte ainsi[50],[51]:
« Celui qui prépare le soulagement avant l’affliction, que Son nom
soit loué, avait anticipé la calamité en déposant dans le cœur du
roi Alphonse la décision de confier à notre maître et rabbin Juda, le
« Prince » Ibn Ezra (en), le gouvernorat de Calatrava et de mettre
toutes les provisions royales sous sa responsabilité. […]. Alors il
supervisa le passage des réfugiés, délivra ceux qui étaient dans les
chaînes et libéra les opprimés… Dans son foyer et à sa table, il
nourrit les affamés et… habilla ceux qui étaient nus. Puis, à ceux
qui étaient faibles, il donna des bêtes et ils purent aller aussi loin
qu’à Tolède. »
À la fin du e
siècle, la communauté juive est ainsi devenue résiduelle[49].
Culture
Article connexe : Art almoravide et
almohade.
Art
L'art de la période almoravide est comme influencé par «l'intégration de plusieurs zones en
une seule unité politique et le développement qui en résulte d'un style andalou-maghrébin
répandu», ainsi que les goûts des dirigeants de Sanhaja en tant que mécènes de l'art.
Cependant on conteste également la caractérisation de l'art d'al-Andalus et du Maghreb
comme provincial et périphérique compte tenu de l'art islamique dans le monde, et des
contributions des Almoravides comme « clairsemées » en raison de la « ferveur puritaine » de
l'empire. " et " éphémère ".
Dans un premier temps, les Almoravides, souscrivant à l'école conservatrice Maliki de
jurisprudence islamique , ont rejeté ce qu'ils percevaient comme une décadence et un
manque de piété chez les musulmans ibériques des royaumes taifa andalous . Cependant,
les monuments et les textiles d' Almería de la fin de la période almoravide indiquent que
l'empire avait changé d'attitude avec le temps.
La production artistique sous les Almoravides comprenait des minbars finement construits
produits à Cordoue ; bassins et pierres tombales en marbre d'Almería ; textiles fins à Almería,
Málaga , Séville[52],[53]; et céramique de luxe[28].
Qoubba el-Baadiyn
Mosquée Koutoubia
Jardin de la Ménara
Djamaâ_el_Kebir
Grande Mosquée de Nedroma
Grande Mosquée de Tlemcen
Notes et références
1. Jean Arnaud, Introduction à la
Mauritanie, Institut de recherches et
d'études sur le monde arabe et
musulman, 21 mai 2013
(ISBN 978-2-271-08123-0, lire en ligne (http
s://books.google.com/books?id=PfQJCwAA
QBAJ&pg=PA48) [archive])
2. Bernard Nantet, Le Sahara: Histoire,
guerres et conquêtes, Tallandier,
30 mai 2013 (ISBN 979-10-210-0172-5,
lire en ligne (https://books.google.com/book
s?id=l6BSCwAAQBAJ&pg=PT29) [archive])
3. Attilio Gaudio, Le Dossier de la
Mauritanie, Nouvelles Editions
Latines, 1978 (ISBN 978-2-7233-0035-3,
lire en ligne (https://books.google.com/book
s?id=iX5sG6T6QP4C&pg=PA58) [archive])
4. Mokhtar Ould Daddah, La Mauritanie
contre vents et marées, KARTHALA
Editions, 1er octobre 2003
(ISBN 978-2-8111-3765-6, lire en ligne (http
s://books.google.com/books?id=kq3E8iUad
u0C&pg=PA357) [archive])
5. Centre de recherches et d'études sur
les sociétés méditerranéennes et
Jean Arnaud, Introduction à la
Mauritanie, 2013, 429 p.
(ISBN 978-2-271-08123-0, lire en ligne (http
s://books.google.ca/books?id=PfQJCwAAQ
BAJ&pg=PA48) [archive]), p. 48.
. https://www.google.ca/books/editio
n/The_Rough_Guide_to_West_Africa/
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d&pg=PT251&printsec=frontcover [a
rchive]?
7. https://www.google.ca/books/editio
n/Nomads_of_Mauritania/nZqSDwA
AQBAJ?
hl=en&gbpv=1&dq=azougui+almoravi
d&pg=PA114&printsec=frontcover [a
rchive]
. https://www.google.ca/books/editio
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du pays et créé, selon leur
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8%B1%D9%8A%D8%AD%20%D8%B9
%D8%A8%D8%AF%20%D8%A7%D9%
84%D9%84%D9%87%20%D8%A8%D9
%86%20%D9%8A%D8%A7%D8%B3%
D9%8A%D9%86%20%D8%A7%D9%84
%D8%AC%D8%B2%D9%88%D9%84%
D9%8A)&ludocid=172276095145382
65195&ibp=gwp;0,7&sa=X&ved=2ah
UKEwjfzIGYgJ6AAxVYU6QEHYqqBb
wQ_coHegQIFhAB&biw=590&bih=69
2&dpr=3#lpg=cid:CgIgAQ%3D%3D [a
rchive] |Mausolée de Sidi Abdellah Ibn
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comprenant la géographie et la
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Voir aussi
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(ar/fr) Ideidbi, Mohamed Salem (2011),
«Traité de politique ou Conseils pour la
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Almoravide al-Imam al-Hadrami».
Paris: Geuthner, (ISBN 9782705338510).
Articles connexes
Conquête almoravide d'al-Andalus et
du Maghreb
Histoire de l'islam
Liens externes
(en) Répartition géographique des tribus
Sanhadja pages 26 et 29 de l'ouvrage
(https://books.google.fr/books?id=Tgc
OAAAAQAAJ&pg=PP1&dq=The+Musli
m+conquest+and+settlement+of+Nort
h+Africa+and+Spain++Par+%CA%BBA
bd+al-W%C4%81%E1%B8%A5id+Dhan
n%C5%ABn+%E1%B9%AC%C4%81h%C
4%81&lr=&as_brr=3#v=onepage&q=&f
=false) [archive] : livre en ligne.
Histoire de Marrakech (https://books.g
oogle.fr/books?id=zm-7puk6i2sC&prin
tsec=frontcover&dq=Marrakech,+deme
ures+et+jardins+secrets++Par+Narjess
+Ghachem-Benkirane,+Philippe+Sahar
off&lr=#v=onepage&q=&f=false) [archiv
e] : livre en ligne.
L'Espagne sous la domination
almoravide et almohade (http://www.cl
io.fr/BIBLIOTHEQUE/l_espagne_sous_l
a_domination_almoravide_et_almohad
e.asp) [archive] par Philippe Conrad,
historien.
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