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Formation E-learning pour vétérinaires

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Le vétérinaire désigne garant du bien-être des animaux

utilisés à des fins scientifiques : création d’un module de


formation initiale en E-learning
Théo Pinheiro

To cite this version:


Théo Pinheiro. Le vétérinaire désigne garant du bien-être des animaux utilisés à des fins scientifiques :
création d’un module de formation initiale en E-learning. Médecine vétérinaire et santé animale. 2021.
�dumas-04531879�

HAL Id: dumas-04531879


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abroad, or from public or private research centers. publics ou privés.
ANNEE 2021 THESE : 2021 – TOU 3 – 4098

LE VETERINAIRE DESIGNE GARANT DU BIEN‐ETRE


DES ANIMAUX UTILISES A DES FINS SCIENTIFIQUES :
CREATION
D’UN MODULE DE FORMATION INITIALE EN
E‐LEARNING
_________________
THESE

pour obtenir le titre de


DOCTEUR VETERINAIRE

DIPLOME D’ETAT

présentée et soutenue publiquement


devant l’Université Paul-Sabatier de Toulouse

par

PINHEIRO Théo
Né le 27/07/1994 à CLERMONT-FERRAND (63)

Directrice de thèse : Mme Nathalie BOURGES-ABELLA


___________

JURY

PRESIDENTE :
Mme Bettina COUDERC Professeure à l’Université Paul Sabatier de TOULOUSE

ASSESSEURS :
Mme Nathalie BOURGES-ABELLA Professeure à l’Ecole Nationale Vétérinaire de TOULOUSE
Mme Fanny GRANAT Maître de Conférences à l’Ecole Nationale Vétérinaire de TOULOUSE

MEMBRE INVITEE :
Mme Martine KOLF-CLAUW Professeure à l’Ecole Nationale Vétérinaire de TOULOUSE
Ministère de l'Agriculture et de l’Alimentation
ECOLE NATIONALE VETERINAIRE DE TOULOUSE

Liste des directeurs/assesseurs de thèse de doctorat vétérinaire

Directeur : Professeur Pierre SANS

PROFESSEURS CLASSE
EXCEPTIONNELLE

M. BERTAGNOLI Stéphane, Pathologie infectieuse


M. BOUSQUET-MELOU Alain, Pharmacologie, thérapeutique
M. BRUGERE Hubert, Hygiène et industrie des aliments d'origine animale
Mme CHASTANT-MAILLARD Sylvie, Pathologie de la reproduction
M. CONCORDET Didier, Mathématiques, statistiques, modélisation
M. DELVERDIER Maxence, Anatomie pathologique
M. ENJALBERT Francis, Alimentation
Mme GAYRARD-TROY Véronique, Physiologie de la reproduction, endocrinologie
Mme HAGEN-PICARD Nicole, Pathologie de la reproduction
M. MEYER Gilles, Pathologie des ruminants
M. SCHELCHER François, Pathologie médicale du bétail et des animaux de basse-cour
Mme TRUMEL Catherine, Biologie médicale animale et comparée

PROFESSEURS 1ère
CLASSE

M. BAILLY Jean-Denis, Hygiène et industrie des aliments


Mme BOURGES-ABELLA Nathalie, Histologie, anatomie pathologique
Mme CADIERGUES Marie-Christine, Dermatologie vétérinaire
M. DUCOS Alain, Zootechnie
M. FOUCRAS Gilles, Pathologie des ruminants
M. GUERIN Jean-Luc, Aviculture et pathologie aviaire
M. JACQUIET Philippe, Parasitologie et maladies parasitaires
Mme LACROUX Caroline, Anatomie pathologique, animaux d’élevage
Mme LETRON-RAYMOND Isabelle, Anatomie pathologique
M. LEFEBVRE Hervé, Physiologie et thérapeutique
M. MAILLARD Renaud, Pathologie des ruminants

PROFESSEURS 2ème
CLASSE

Mme BOULLIER Séverine, Immunologie générale et médicale


M. CORBIERE Fabien, Pathologie des ruminants
Mme DIQUELOU Armelle, Pathologie médicale des équidés et des carnivores
M. GUERRE Philippe, Pharmacie et toxicologie
Mme MEYNADIER Annabelle, Alimentation animale
M. MOGICATO Giovanni, Anatomie, imagerie médicale
Mme PAUL Mathilde, Epidémiologie, gestion de la santé des élevages avicoles
M. RABOISSON Didier, Médecine de population et économie de la santé animale
MAITRES DE CONFERENCES HORS
CLASSE

M. BERGONIER Dominique, Pathologie de la reproduction


Mme BIBBAL Delphine, Hygiène et industrie des denrées alimentaires d'origine animale
Mme CAMUS Christelle, Biologie cellulaire et moléculaire
M. JAEG Jean-Philippe, Pharmacie et toxicologie
M. LYAZRHI Faouzi, Statistiques biologiques et mathématiques
M. MATHON Didier, Pathologie chirurgicale
Mme PALIERNE Sophie, Chirurgie des animaux de compagnie
Mme PRIYMENKO Nathalie, Alimentation
M. VOLMER Romain, Microbiologie et infectiologie

MAITRES DE CONFERENCES CLASSE


NORMALE

M. ASIMUS Erik, Pathologie chirurgicale


Mme BRET Lydie, Physique et chimie biologiques et médicales
Mme BOUHSIRA Emilie, Parasitologie, maladies parasitaires
M. CARTIAUX Benjamin, Anatomie, imagerie médicale
M. CONCHOU Fabrice, Imagerie médicale
Mme DANIELS Hélène, Immunologie, bactériologie, pathologie infectieuse
Mme DAVID Laure, Hygiène et industrie des aliments
M. DIDIMO IMAZAKI Pedro, Hygiène et industrie des aliments
M. DOUET Jean-Yves, Ophtalmologie vétérinaire et comparée
Mme FERRAN Aude, Physiologie
Mme GRANAT Fanny, Biologie médicale animale
Mme JOURDAN Géraldine, Anesthésie, analgésie
M. JOUSSERAND Nicolas, Médecine interne des animaux de compagnie
Mme LALLEMAND Elodie, Chirurgie des équidés
Mme LAVOUE Rachel, Médecine Interne
M. LE LOC’H Guillaume, Médecine zoologique et santé de la faune sauvage
M. LIENARD Emmanuel, Parasitologie et maladies parasitaires
Mme MEYNAUD-COLLARD Patricia, Pathologie chirurgicale
Mme MILA Hanna, Elevage des carnivores domestiques
M. NOUVEL Laurent, Pathologie de la reproduction
M. VERGNE Timothée, Santé publique vétérinaire, maladies animales règlementées
Mme WARET-SZKUTA Agnès, Production et pathologie porcine

INGENIEURS DE
RECHERCHE

M. AUMANN Marcel, Urgences, soins intensifs


M. AUVRAY Frédéric, Santé digestive, pathogénie et commensalisme des entérobactéries
M. CASSARD Hervé, Pathologie des ruminants
M. CROVILLE Guillaume, Virologie et génomique cliniques
Mme DEBREUQUE Maud, Médecine interne des animaux de compagnie
Mme DIDIER Caroline, Anesthésie, analgésie
Mme DUPOUY GUIRAUTE Véronique, Innovations thérapeutiques et résistances
Mme GAILLARD Elodie, Urgences, soins intensifs
Mme GEFFRE Anne, Biologie médicale animale et comparée
Mme GRISEZ Christelle, Parasitologie et maladies parasitaires
Mme JEUNESSE Elisabeth, Bonnes pratiques de laboratoire
Mme PRESSANTI Charline, Dermatologie vétérinaire
M. RAMON PORTUGAL Félipe, Innovations thérapeutiques et résistances
M. REYNOLDS Brice, Médecine interne des animaux de compagnie
Mme ROUCH BUCK Pétra, Médecine préventive
REMERCIEMENTS

À ma présidente de thèse, Madame Couderc BETTINA


Professeure des Universités
Pour avoir accepté la présidence de mon jury de thèse. Hommages
respectueux.

À ma directrice de thèse, Madame Nathalie BOURGES ABELLA


Professeure d’histologie à l’École Nationale Vétérinaire de Toulouse
Pour avoir accepté de devenir ma directrice de thèse.

À ma deuxième assesseure Madame Fanny GRANAT


Maîtresse de Conférences en Biologie Médicale Animale et Comparée à
l’École Nationale Vétérinaire de Toulouse
Qui m’a fait l’honneur d’accepter le rôle d’assesseure de cette thèse. Sincères
remerciements.

À Madame Martine Kolf-Clauw


Professeure de Pharmacie-Toxicologie à l’École Nationale Vétérinaire de
Toulouse
Qui a accepté d’encadrer ce projet et m’a guidé et aidé tout au long de sa
réalisation. Pour ses conseils et le temps consacré. Qu’elle trouve ici toute
l’expression de ma gratitude.

À l’ensemble des personnes ayant contribué à la réalisation de ce travail,


Table des matières
INTRODUCTION ................................................................................................................................................ 7

CHAPITRE 1 : QUI EST LE VÉTÉRINAIRE DÉSIGNÉ ? ............................................................................................ 9

1. CONTEXTE RÈGLEMENTAIRE EN EUROPE ET FRANCE ............................................................................... 9


1.1. Directive Européenne 2010 (2010/63/UE) .......................................................................................... 9
1.2. Contexte règlementaire Français ...................................................................................................... 10
1.2.1. Arrêté « Etablissements » .......................................................................................................................... 10
1.2.2. Arrêté « Animaux » .................................................................................................................................... 12
1.2.3. Arrêté « Compétences » ............................................................................................................................ 13
1.2.4. Arrêté « Médicaments » ............................................................................................................................ 15
1.2.5. Arrêté « Projets » ....................................................................................................................................... 16
2. PRÉSENTATION DU MÉTIER DE VÉTÉRINAIRE DÉSIGNÉ ............................................................................ 19
2.1. Contexte ............................................................................................................................................ 19
2.2. Définition ........................................................................................................................................... 20
2.3. Profession pluridisciplinaire ............................................................................................................... 21
2.4. Formation pour accéder à cette profession ....................................................................................... 22
2.4.1. Niveaux de compétences non spécifiquement vétérinaire du personnel dans les établissements .......... 23
2.4.2. Formations spécifiques pour les Vétérinaires Désignés ............................................................................ 24
[Link]. Formation initiale .................................................................................................................................. 25
[Link]. CEAV ...................................................................................................................................................... 25
[Link]. DESV ...................................................................................................................................................... 27
[Link]. Formation continue ............................................................................................................................... 28
2.4.3. Validation des acquis de l’expérience ........................................................................................................ 29
[Link]. Présentation .......................................................................................................................................... 29
[Link]. Procédure .............................................................................................................................................. 30
2.4.4. Formation européenne .............................................................................................................................. 31
2.4.5. Formation spécifique aux étudiants en cours de cursus............................................................................ 33
2.5. Pour quels animaux ? ........................................................................................................................ 34
2.5.1. Contexte .................................................................................................................................................... 34
2.5.2. Définition d’AFiS ........................................................................................................................................ 34
2.6. Pour quels établissements et structures ? ......................................................................................... 36
3. RÔLES ET RESPONSABILITÉS DU VÉTÉRINAIRE DÉSIGNÉ ........................................................................ 38
3.1. Missions transversales : Législation/Règlementation ....................................................................... 39
3.2. Éthique animale, BEA, 3 Rs ................................................................................................................ 40
3.2.1. Historique du BEA ...................................................................................................................................... 40
3.2.2. Rôles et responsabilités du VD en éthique animale, BEA et 3 Rs............................................................... 41
3.3. Gestion des animaux, santé animale, soins....................................................................................... 43
3.4. Anesthésie, Analgésie, Euthanasie .................................................................................................... 44
3.5. Support à la recherche, chirurgie expérimentale, design expérimental ............................................ 45
3.6. Formation du personnel et communication ...................................................................................... 46

CHAPITRE 2 : MISE EN PLACE D’UNE PLATEFORME E-LEARNING..................................................................... 48

1. POURQUOI UN ENSEIGNEMENT SOUS FORME D’E-LEARNING ? .............................................................. 48


1.1. E-learning .......................................................................................................................................... 48
1.1.1. Définition de l’apprentissage en ligne : e-learning .................................................................................... 48
1.1.2. Intérêts et limites de l’e-learning............................................................................................................... 49
[Link]. Intérêts .................................................................................................................................................. 49

1
[Link]. Limites ................................................................................................................................................... 50
1.2. Pourquoi ce projet ? .......................................................................................................................... 52
1.2.1. Origine du projet e-learning Vétérinaire Désigné ...................................................................................... 52
[Link]. Parcours personnel ............................................................................................................................ 52
[Link]. Création du projet et proposition comme sujet de thèse .............................................................. 53
1.2.2. Présentation du projet............................................................................................................................... 53
1.2.3. Intérêt et objectifs du projet ..................................................................................................................... 54
2. LES ETAPES D’ELABORATION DU PROJET .............................................................................................................. 55
2.1. Méthodologie générale ..................................................................................................................... 55
2.1.1. Acteurs impliqués ...................................................................................................................................... 55
[Link]. Deux équipes ...................................................................................................................................... 55
[Link]. Rôles et responsabilités .................................................................................................................... 56
2.1.2. Méthode d’élaboration des modules ........................................................................................................ 58
[Link]. Modèle d’élaboration du module ...................................................................................................... 58
[Link]. Outil de création des modules et choix d’une plateforme Moodle pour la présentation des
modules 60
[Link]. Planning d’organisation du projet .................................................................................................... 60
[Link]. Versions de module ........................................................................................................................... 61
[Link]. Communication entre les différentes équipes ................................................................................ 62
2.2. Méthodes spécifiques d’obtention de données ................................................................................. 63
2.2.1. Interviews .................................................................................................................................................. 63
[Link]. Préparation des interviews ............................................................................................................... 63
[Link]. Récolte de témoignages ................................................................................................................... 65
2.2.2. Exploitation d’enquête sur le Vétérinaire Désigné : ComVet .................................................................... 69
[Link]. Autorisation d’utilisation .................................................................................................................... 69
[Link]. Interprétation ComVet ....................................................................................................................... 69
2.2.3. Sensibilisation des étudiants vétérinaires : Séminaire sur le Vétérinaire Désigné .................................... 73
2.2.4. Article STAL ................................................................................................................................................ 74
3. REALISATION DES MODULES.............................................................................................................................. 75
3.1. Introduction par un Teaser ................................................................................................................ 75
3.2. Réunion SAVVY : création du plan ..................................................................................................... 75
3.3. Modules ............................................................................................................................................. 76
3.3.1. Module 1 : Pourquoi avons-nous besoin d’un Vétérinaire Désigné ? ........................................................ 76
[Link]. Sa mission principale être le garant du bien-être animal ............................................................. 77
[Link]. Pourquoi le milieu de la recherche en a besoin, nos sociétés pourraient-elles se passer du
Vétérinaire Désigné ? .......................................................................................................................................... 77
[Link]. Quel est le quotidien d’un Vétérinaire Désigné ? ........................................................................... 78
[Link]. Quizz .................................................................................................................................................... 79
3.3.2. Module 2 : Une définition règlementaire et éthique ................................................................................ 80
3.3.3. Module 3 : Un métier solitaire ? ................................................................................................................ 81
[Link]. Établissements dans lesquels il interagit ........................................................................................ 81
[Link]. Les collaborateurs avec lesquels il interagit ................................................................................... 82
[Link]. Les animaux avec lesquels il travaille ............................................................................................. 82
3.3.4. Module 4 : Zoom sur le métier de Vétérinaire Désigné ............................................................................. 82
[Link]. Les rôles du Vétérinaire Désigné ..................................................................................................... 83
[Link]. Les compétences et qualités nécessaires à l’exercice de ce métier .......................................... 83
[Link]. Les formations disponibles et évolutions de carrière .................................................................... 83
[Link]. Les statuts professionnels du Vétérinaire Désigné ....................................................................... 84
3.4. Retour d’expérience........................................................................................................................... 84

CONCLUSION .................................................................................................................................................. 88

2
BIBLIOGRAPHIE .............................................................................................................................................. 89

ANNEXES ........................................................................................................................................................ 94

LISTE DES FIGURES


Figure 1 : Définition règlementaire d’une autorisation de projet et de ce qu’elle implique
................................................................................................................................. 18
Figure 2 : Les différents secteurs de la médecine vétérinaire................................... 19
Figure 3 : Spécialisation de Vétérinaire Désigné : CEAV et DESV........................... 27
Figure 4 : Processus de Validation des Acquis d’Expérience ................................... 31
Figure 5 : Récapitulatif des différentes formations en SMAL en France et en Europe
................................................................................................................................. 32
Figure 6 : Schéma bilan des formations pour Vétérinaire Désigné (Flyer SMAL 2018)
................................................................................................................................. 32
Figure 7 : Schéma représentant les différents rôles et responsabilités du Vétérinaire
Désigné .................................................................................................................... 33
Figure 8 : Graphique présentant les proportions d’AFiS utilisés par type d’espèces en
France ...................................................................................................................... 35
Figure 9 : Interactions entre les différentes structures et établissements en recherche
animale ..................................................................................................................... 36
Figure 10 : Rôles et responsabilités pour la gestion du projet .................................. 56
Figure 11 : Modèle Successive Approximation Model 1 (44) .................................. 58
Figure 12 : Modèle Successive Approximation Model 2 (44) .................................... 59
Figure 13 : Pourcentage des Vétérinaires Désignés en fonction de leur école de sortie
(46) ........................................................................................................................... 70
Figure 14 : Proportion de nouveaux inscrits à l’Ordre en décembre 2020 (13)......... 70
Figure 15 : La répartition des secteurs d’exercice des Vétérinaire Désigné (46) ...... 71
Figure 16 : Le statut des Vétérinaire Désigné en exercice (46) ................................ 72
Figure 17 : Le salaire net moyen annuel des Vétérinaires Désignés (46) ................ 72
Figure 18 : Arbre décisionnel réalisé lors de la réunion SAVVY ............................... 76
Figure 19 : Carte glissante à choix multiple présentée sur Moodle .......................... 78
Figure 20 : Exemple de question proposée lors du quizz de fin de module .............. 80
Figure 21 : Liste des animaux élevés dans le but de devenir des AFiS .................... 82
Figure 22 : Présentation des 6 missions qu’assure le Vétérinaire Désigné .............. 83
Figure 23 : Proportion d’étudiants vétérinaires ayant répondu à l’enquête de
satisfaction................................................................................................................ 85
Figure 24 : Proportion d’étudiants connaissant la profession de Vétérinaire Désigné
avant la lecture du module e-learning ....................................................................... 86

3
Figure 25 : Proportion d’étudiants voulant ou non en connaître plus sur cette filière 86
Figure 26 : Retours des étudiants sur la qualité du module e-learning sur le Vétérinaire
Désigné .................................................................................................................... 87

LISTE DES TABLEAUX


Tableau 1 : Fonctions définies par la règlementation pour les personnes utilisant des
animaux à des fins scientifiques. (20) ....................................................................... 24
Tableau 2 : Détail et rôles de chaque personne en fonction des étapes du projet ... 57
Tableau 3 : Planning prévisionnel avec les étapes clés et dates d’avancement
estimées du projet .................................................................................................... 61

LISTE DES ANNEXES


Annexe 1 : Classification des procédures selon leur degré de gravité (7) ................ 11
Annexe 2 : Demande d'autorisation de projet ........................................................... 17
Annexe 3 : Programme complet de la formation à l’obtention du CEAV SMAL avec ces
8 thèmes et 17 modules. .......................................................................................... 26
Annexe 4 : Formulaire d’évaluation du DESV et du CEAV pour la VAE. .................. 30
Annexe 5 : Rapport de réunion entre les deux équipes en charge du projet. ........... 63
Annexe 6 : Formulaire de la ComVet ........................................................................ 69
Annexe 7 : Article STAL............................................................................................ 74
Annexe 8 : Enquête de satisfaction sur le module Vétérinaire Désigné ................... 84

4
LISTE DES ABRÉVIATIONS

AAALAC: Association for Assessment and Accreditation of Laboratory Animal Care


ACLAM: American College of Laboratory Animal Medicine; diplôme américain en
Science et Medicine of Laboratory Animal
AFSTAL : Association Française des Sciences et Techniques de l’Animal de
Laboratoire
AFIS : Animaux utilisés à des fins scientifiques et pédagogiques
AGM : Animaux Génétiquement Modifiés
ANSES : Agence Nationale de Sécurité Sanitaire, de l’Alimentation, de
l’Environnement et du Travail
AUFS : Animaux Utilisés à des Fins Scientifiques
BEA : Bien-Être Animal
CEEA : Comité d’Éthique en Expérimentation Animale
CEVE : Conseil de l'Enseignement et de la Vie Etudiante
CNEA : Commission Nationale d’Expérimentation Animale
CNREEA : Comité National de Réflexion Éthique sur l’Expérimentation Animale
CNSV : Conseil National Supérieur Vétérinaire
COF : Conseil D’orientation et de la Formation
DDPP : Direction Départementale de la Protection des Populations
DIE : Diplôme Inter École
ECLAM: European College of Laboratory Animal Medicine; diplôme européen en
SMAL
EEA : Établissement d’Expérimentation Animale
ENV : École Nationale Vétérinaire
FC : Formation Continue
GNU : Licence publique générale
HSE : Hygiène, Sécurité, Environnement
ISPV : Inspecteur de Santé Publique Vétérinaire
IUT : Institut Universitaire de Technologie
MAA : Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation
MESRI : Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation
PHP: Hypertext Preprocessor

5
SAM: Successive Approximation Model
S (C) BEA : Structure Chargée du Bien-être Animal
SMAL: Science and Medicine of Laboratory Animal
STAL : Science et Technique des Animaux de Laboratoire
UPAL : Utilisation et Protection de l’Animal de Laboratoire
VAE : Validation des Acquis de l’Expérience
3R’s : Remplacer, Réduire, et Raffiner

6
INTRODUCTION
Le 4 aout 1761 par arrêté du Conseil du roi Louis XV a été créé à Lyon la
première école vétérinaire au monde, à l’initiative de Claude Bourgelat, savant du
siècle des lumières et fondateur de la profession vétérinaire. À l’origine, les soins
étaient centrés sur l’étude des pathologies équines (1). Puis rapidement, face à
l’épidémie de peste bovine l’objectif de ce métier fut de lutter contre les maladies du
bétail, et in fine d’assurer la protection de la santé humaine (2). Durant ces dernières
décennies, la considération pour les animaux de compagnie s’étant accrue, le métier
de vétérinaire s’est davantage orienté vers une activité de soins de tous les animaux
domestiques. Aujourd’hui, différentes pratiques existent et la majorité des vétérinaires
exercent en qualité de praticiens canins, ruraux, équins ou mixtes. Cependant, des
activités transversales du métier de vétérinaire se développent aussi bien en
recherche, en industrie, qu’en santé publique.
Effectivement, les professionnels qui assurent le suivi d’animaux utilisés dans
des procédures de recherche, se nomment les « Vétérinaires Désignés ». En plus de
sa prise en charge, le Vétérinaire Désigné assure une mission de conseil en matière
de bien-être animal (BEA). Ses missions font partie intégrante du concept « One
Health-One Medicine » dictant les politiques de l’Union européenne. Par définition, le
Vétérinaire Désigné est un vétérinaire sanitaire1 compétent pour les espèces animales
utilisées lors de procédures au service de la santé humaine, animale, ainsi que de la
protection de l’environnement. En France, environ 1,9 million d’animaux sont utilisés à
des fins scientifiques (AFiS) par an (3).
La Directive Européenne 2010/63/EU2 indique les prérogatives de la profession
de Vétérinaire Désigné. En France, elle a été transposée en droit national, et reprend
in extenso les prescriptions européennes. De cette transposition émane le décret
2013-118 et ses 5 arrêtés d’application du 1er février 2013 qui établissent que :

1
Vétérinaire Sanitaire : Vétérinaire en exercice disposant d’une habilitation sanitaire.
2 Directive 2010/63/EU : Directive sur la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques.

7
« Tout établissement éleveur3, fournisseur4 ou utilisateur5 d’AFiS doit désigner un
vétérinaire sanitaire compétent pour les animaux concernés ou, au cas où cela serait
plus approprié pour certaines espèces, un expert ayant les qualifications requises ».
Face à l’émergence de cette spécialité, un projet de création d’une formation e-
learning sur le Vétérinaire Désigné a été élaboré, avec la volonté de promouvoir et de
porter à la connaissance des étudiants cette facette de la profession vétérinaire.
L’apprentissage sous forme de cours en ligne représente une méthode moderne
pédagogique répondant aux attentes des apprenants en matière de facilité d’accès à
la formation initiale ou continue.
Notre travail présentera tout d’abord le contexte règlementaire et la profession
de Vétérinaire Désigné. Puis, nous détaillerons le cœur de notre projet, la mise en
place et la réalisation d’une plateforme d’e-learning. Pour ce faire, nous présenterons
la méthodologie suivie, notamment celle ayant permis de réunir les contenus autres
que bibliographiques. Nous exposerons l’analyse des témoignages et retours
d’enquêtes recueillis lors de notre travail de recherche. Enfin, nous décrirons la
conception des quatre modules sur la plateforme e-learning, et conclurons ce
manuscrit par l’analyse des résultats de l’enquête de satisfaction menée auprès des
étudiants de l’école nationale vétérinaire de Toulouse.

3
Eleveur : Toute personne physique ou morale élevant des animaux visés à l’annexe I en vue de leur
utilisation dans des procédures ou en vue de l’utilisation de leurs tissus ou organes à des fins
scientifiques, ou élevant d’autres animaux principalement aux fins susmentionnées, dans un but lucratif
ou non.
4
Fournisseur : Toute personne physique ou morale autre qu’un éleveur, fournissant des animaux en
vue de leur utilisation dans des procédures ou en vue de l’utilisation de leurs tissus ou organes à des
fins scientifiques, dans un but lucratif ou non.
5
Utilisateur : Toute personne physique ou morale utilisant des animaux dans des procédures, dans un
but lucratif ou non.

8
CHAPITRE 1 : QUI EST LE VÉTÉRINAIRE DÉSIGNÉ ?

1. CONTEXTE RÈGLEMENTAIRE EN EUROPE ET FRANCE


1.1. DIRECTIVE EUROPÉENNE 2010 (2010/63/UE)

L’ancienne Directive Européenne relative à la protection des animaux utilisés à


des fins scientifiques émanant du parlement européen de 1986 (86/609/CEE)6 a été
remplacée par une nouvelle directive : la Directive Européenne 2010 (2010/63/UE).
Les animaux de laboratoires, ainsi que ceux utilisés à des fins pédagogiques ont été
nommés sous le terme d’animaux utilisés à des fins scientifiques dits « AFiS ». La
Directive Européenne 2010 (2010/63/UE) reprend les principales mesures de
protection antérieures énoncées par la directive de 1986, en introduisant en plus
quelques nouveautés. Notamment en renforçant la nécessité d’appliquer les 3 Rs
(Réduire, Raffiner, Remplacer) lors des projets scientifiques et pédagogiques. Les
principaux changements visent :
- Les conditions de fourniture de certaines espèces animales utilisées à des fins
scientifiques aux établissements utilisateurs agréés. La liste des animaux a été
modifiée, avec par exemple l’introduction des poissons-zèbres et la suppression
de la caille.
- Les conditions d’agrément, d’aménagement, et de fonctionnement des
établissements utilisateurs, éleveurs ou fournisseurs d’animaux utilisés à des
fins scientifiques ainsi que leurs contrôles, sont renforcés notamment pour les
grands animaux (primates, chiens). Les éleveurs et fournisseurs se voient
concernés par la Directive de 2010, alors que seuls les établissements
utilisateurs l’étaient en 1986 (centres de recherche).
- L’évaluation éthique et les modalités d’autorisation des projets impliquant
l’utilisation d’animaux dans des procédures expérimentales deviennent
obligatoires.

6
86/609/CEE : Directive Européenne de 1986 du Conseil concernant le rapprochement des dispositions
législatives, règlementaires et administratives des États membres relatives à la protection des animaux
utilisés à des fins expérimentales ou à d’autres fins scientifiques.

9
Les principaux rôles et responsabilités du Vétérinaire Désigné sont
implicitement inscrits dans la Directive Européenne (2010/63/EU) dans différents
articles. Ce texte place le vétérinaire au cœur du dispositif assurant le bien-être animal.
Il s’avère donc essentiel que ce dernier acquiert, grâce à une formation appropriée,
des compétences spécifiques aux espèces hébergées par les établissements
éleveurs, fournisseurs ou utilisateurs dans le cadre de projets scientifiques.
L’acquisition de ces aptitudes permettra au Vétérinaire Désigné d’interagir avec les
équipes de recherche, et d’assumer pleinement ses différents rôles et responsabilités
(4).

1.2. CONTEXTE RÈGLEMENTAIRE FRANÇAIS

Le contexte règlementaire français est régi par la Directive 2010/63/EU, reprise


par la France, et transcrite in extenso en droit national. Il s’agit du décret 2013-118 et
ses 5 arrêtés d’application du 1er février 2013 (Journal Officiel de la République
Française du 7 février 2013 – Articles R.214-87 à R.214-137 du Code Rural et de la
Pêche Maritime), dans lesquels sont énoncés les nombreux rôles et responsabilités
du Vétérinaire Désigné (5).

1.2.1. Arrêté « Etablissements »

Le premier arrêté du 1er février 2013 fixe les conditions d’agrément,


d’aménagement et de fonctionnement des établissements utilisateurs, éleveurs ou
fournisseurs d’animaux utilisés à des fins scientifiques et leurs contrôles.
Cet arrêté stipule que les établissements sont agréés par le préfet du département sur
présentation d’un dossier comportant à minima un plan de l’établissement et le tableau
de suivi des compétences du personnel de l’établissement. Cet agrément est dispensé
à la suite d’une visite des services officiels du ministère de l’Agriculture et de
l’Alimentation. Une attention particulière sera portée aux installations, ainsi qu’aux
normes de soins et d’hébergement. Cet arrêté fixe également la composition et les
rôles de la Structure en Charge du Bien-Être Animal (SBEA). En effet, il précise que
cette structure doit être composée d’un responsable du bien-être animal, d’une
personne avec le niveau concepteur (personnes responsables de la direction des
expériences). La SBEA doit également recevoir des conseils d’un Vétérinaire Désigné
ou un expert dans l’espèce animale utilisée. Les rôles de la SBEA sont multiples ; elle

10
conseille les personnes chargées des soins sur le bien-être, ainsi que sur le principe
des 3 Rs. Elle établit des procédures de contrôle, des rapports, tout en suivant
l’évolution, et en échangeant des informations avec les responsables de la mise en
œuvre générale des projets, en vue d’une éventuelle demande de modification des
autorisations de ces derniers. Tous les documents relatifs à cette fonction de conseil
doivent être conservés dans les registres pendant une durée de 5 ans et être à
disposition des inspecteurs du Ministère de l’Agriculture en cas de contrôle (6).
Des inspections sont faites régulièrement, en fonction du nombre et du type de
procédures réalisées, et du nombre et du type d’espèces animales utilisées dans les
établissements éleveurs, fournisseurs et utilisateurs. Des établissements peuvent être
soumis à des inspections plus fréquentes en cas d’antécédents relatifs à la conformité
de l’établissement, ou de toute information indiquant une non-conformité. Pour les
établissements utilisant des primates non humains, des chiens et des chats, une
inspection annuelle est nécessaire. Il en est de même pour les établissements mettant
en œuvre des procédures expérimentales dont le niveau de douleur est classé comme
sévère (7).

Annexe 1 : Classification des procédures selon leur degré de gravité


En revanche les établissements n’appliquant pas de procédures douloureuses
sévères, font l’objet d’une inspection tous les 3 ans. Une inspection est également
programmée tous les cinq ans pour le renouvellement d’agrément (6).
Dans les établissements utilisateurs, éleveurs ou fournisseurs d'animaux
utilisés à des fins scientifiques les méthodes de mise à mort sont réglementées et
propre à chaque espèce. En effet, il existe plusieurs techniques de mise à mort
comme : la surdose d’anesthésique, la tige perforante, le dioxyde de carbone, la
dislocation cervicale, la décapitation, l’étourdissement électrique, mais qui seront
applicables ou non en fonction de l’espèce concernée (6).
L’inspecteur de la Direction Départementale de la Protection des Populations
(DDPP) exécute une inspection documentaire et physique de l’établissement. Si les
prescriptions ne sont pas respectées, l’établissement pourra faire l’objet de poursuites.
À l’issue de ce contrôle, un rapport est rédigé et adressé au responsable de
l’établissement, et doit être conservé pendant cinq ans (6).

11
Toutes les données d’hébergement des animaux doivent également être
consignées dans un registre. Ces modalités d’hébergement comprennent de
nombreux paramètres comme : la ventilation, la température, l’éclairage, le niveau
sonore, contrôlés par des systèmes d’alarme indiquant le respect de ces paramètres
(6).
Les établissements doivent assurer la santé des animaux, et garantir leur bien-
être en respectant les exigences scientifiques requises pour la réalisation des
procédures. Des programmes d’acclimatation et d’apprentissage des animaux pour la
bonne réalisation des procédures, doivent également être dispensés. Les
établissements doivent également veiller à mettre en place des techniques
d’enrichissement appropriées qui vont permettre d’élargir la gamme d’activités, et de
développer les capacités d’adaptations et cognitives des animaux. L’enrichissement
environnemental doit être adapté et spécifique aux besoins de l’espèce concernée.
Chaque animal doit pouvoir accéder à son alimentation sans engendrer de compétition
intraspécifique, tout en bénéficiant d’air de repos mis à disposition. De plus les
animaux sont quotidiennement contrôlés par une personne compétente (6).

1.2.2. Arrêté « Animaux »

Cet arrêté du 1er février 2013 fixe les conditions de fourniture de certaines
espèces animales utilisées à des fins scientifiques aux établissements utilisateurs
agréés. Certaines espèces les plus couramment utilisées doivent provenir
exclusivement d’élevages agréés. Nous évoquerons ces espèces plus en détail dans
la suite de notre travail.
Cet arrêté décrit les différentes espèces utilisées, ou destinées à être utilisées dans
des procédures expérimentales. Elles sont élevées à cette fin et sont par la suite
utilisées en tant qu’AFiS. Les AFiS présentés ci-dessous doivent provenir d’élevages
agréés, en application de l’article R. 214-90 du code rural et de la pêche maritime. De
plus, ces animaux, proviennent d’éleveurs ou de fournisseurs agréés selon les
modalités prévues aux articles R. 214-99 et R. 214-100 du code rural et de la pêche
maritime. L'agrément est accordé à ces établissements en fonction de leur vocation,
de la nature de leurs installations, des espèces animales hébergées, du type de
procédures expérimentales mises en œuvre et également de la qualification du
personnel.

12
Voici ci-dessous les différentes espèces utilisées :
1. Souris (Mus musculus) ;
2. Rat (Rattus norvegicus) ;
3. Cobaye (Cavia porcellus) ;
4. Hamster (doré) syrien (Mesocricetus auratus) ;
5. Hamster chinois (Cricetulus griseus) ;
6. Gerbille de Mongolie (Meriones unguiculatus) ;
7. Lapin (Oryctolagus cuniculus) ;
8. Chien (Canis familiaris) ;
9. Chat (Felis catus) ;
10. Primates, toutes espèces ;
11. Xénope du Cap (Xenopus laevis), xénope tropical (Xenopus tropicalis), grenouille
rousse (Ranatemporaria), grenouille léopard (Rana pipiens) ;
12. Poisson-zèbre (Danio rerio).
En ce qui concerne les primates non humains, ils devront obligatoirement être
élevés en captivité ou issus de colonies définies par l’article R. 214-89 du code rural
et de la pêche maritime. Ces colonies sont entretenues sans apport d'effectifs
extérieurs : en effet les animaux sont élevés uniquement au sein de la colonie ou
proviennent d'autres colonies mais n'ont pas été prélevés dans la nature et sont
détenus de manière à être habitués à l'être humain (8).

1.2.3. Arrêté « Compétences »

L’arrêté « Compétences » du 1er février 2013 est relatif à l’acquisition et à la


validation des compétences du personnel des établissements utilisateurs, éleveurs, et
fournisseurs d’animaux utilisés à des fins scientifiques. En effet, tout établissement
dispose d’un personnel en nombre suffisant et il est doté d’une qualification
appropriée, pouvant être définie sous plusieurs fonctions :
- Fonction 1 : conception ou réalisation de projets et procédures scientifiques,
cette fonction est attribuée au personnel ayant bénéficié d’une formation
relevant d’une discipline scientifique en rapport avec le travail effectué et

13
disposant de connaissances spécifiques liées à l’espèce concernée. Il s’agit de
chercheurs.
- Fonction 2 : application des procédures expérimentales sur animaux par les
techniciens.
- Fonction 3 : personnes chargées des soins aux animaux (zootechniciens).
- Fonction 4 : personne en charge de la mise à mort des animaux.
Pour ce qui est des fonctions 2, 3 et 4, le personnel est supervisé dans
l’accomplissement de ces tâches jusqu’à démontrer que les compétences requises
soient acquises (8).
Cet arrêté est subdivisé en huit articles et fixe que tout établissement éleveur,
fournisseur ou utilisateur d’AFiS dispose sur place d’une ou plusieurs personnes
chargées de surveiller le bien-être des animaux dans l’établissement, ainsi que les
soins qui leur sont prodigués. Il veille à ce que le personnel s’occupant des animaux
ait accès aux informations spécifiques sur les espèces hébergées dans
l’établissement. Des agents de contrôle habilités vérifient que les compétences du
personnel correspondent à la fonction exercée. Les compétences acquises et validées
sont consignées dans un livret de compétences individuelles. Ce livret permet de
vérifier que son titulaire possède les aptitudes nécessaires à l’exercice de sa fonction.
Il précise toutes les compétences acquises par la formation initiale, spécifique et
continue, ainsi que la validation des acquis de l’expérience. Pour assurer le maintien
des compétences, une obligation de formation continue a été introduite depuis peu :
elle est fixée à 3 jours sur une période de 6 ans dans les domaines liés à la pratique
professionnelle des différentes missions décrites. Des dispositions spécifiques existent
afin de pouvoir expérimenter et assurer le soin des animaux. Le suivi d’une formation
spécifique en expérimentation animale est nécessaire pour assurer ces missions, ainsi
que pour celles qui régissent la conception et la réalisation des procédures
expérimentales chirurgicales. Toutes ces formations sont approuvées par le ministre
de l’agriculture et ont une date limite de validité (8).
Par ailleurs, il est nécessaire d’assurer par l’intermédiaire de personnel
compétent que toute douleur, souffrance, détresse ou tout dommage durable
inutilement infligé à un animal lors d’une procédure expérimentale soit interrompue.
Des personnes compétentes doivent s’assurer que les projets soient exécutés

14
conformément à l’autorisation du projet délivrée par le ministre de la Recherche ou le
ministre de la Défense (8).

1.2.4. Arrêté « Médicaments »

L’arrêté « médicaments » porte sur l’approvisionnement, la gestion des stocks


et l’utilisation de médicaments employés par les établissements agréés en tant
qu’utilisateurs d’animaux à des fins scientifiques. Selon le deuxième alinéa de
l’article L.5144-3 du code de la santé publique, les établissements utilisateurs d’AFiS
peuvent acquérir, détenir, et utiliser des médicaments vétérinaires nécessaires aux
procédures. Les médicaments à usage humain, conformément à l’article L. 5143-4 du
code de la santé publique, ne sont utilisables également que pour traiter les animaux
dans le cadre exclusif des procédures expérimentales réalisées dans l’établissement.
Les médicaments détenus devront être stockés dans un local permettant leur
séparation de tout autre produit. Le responsable de l’établissement devra désigner un
responsable de ces médicaments, pour gérer l’approvisionnement, la gestion du stock
et leur utilisation. Cette personne devra être notifiée à la DDPP et à l’ANSES (Agence
Nationale de Sécurité Sanitaire, de l’Alimentation, de l’Environnement et du Travail)
par écrit. Cette dernière peut être le Vétérinaire Désigné de l’établissement, ce qui est
souvent le cas, étant donné qu’il est le plus apte à réaliser cette mission du fait de ses
compétences. Il peut effectivement prescrire et utiliser des médicaments vétérinaires
dans le cadre de soins nécessaires, hors procédures expérimentales. Toutefois, la
personne responsable des médicaments peut également être une personne
compétente titulaire de la fonction concepteur (9).
Un système d’enregistrement par ordre chronologique est nécessaire. Il
comprend le suivi des entrées et sorties des médicaments : la quantité utilisée et le
numéro de lot, le nom du responsable de la procédure expérimentale, le nom du
médicament, la date de délivrance, l’identification des animaux utilisés dans la
procédure, et l’indication du traitement. Une fois enregistrées ces données ne peuvent
pas être modifiables et seront à conserver pendant dix ans. Elles doivent être
accessibles aux autorités de contrôle (9).

15
1.2.5. Arrêté « Projets »

L’arrêté « Projets » du 1er février 2013 est relatif à l’évaluation éthique, et à


l’autorisation des projets impliquant l’utilisation d’animaux dans des procédures
expérimentales. Il est composé de 3 chapitres.

• Utilisation justifiée d’AFiS


Le premier chapitre fixe que chaque établissement utilisateur d’animaux
destinés à être utilisés dans des procédures expérimentales adresse une demande
d’agrément auprès du ministre de la Recherche, pour l’approbation de projets utilisant
des AFiS. Le projet doit être élaboré et approuvé par le comité d’éthique de
l’établissement. Ensuite, le ministre de la Recherche vérifie que le dossier présenté
soit complet, et que la compétence du comité d’éthique soit assurée (10).
Les institutions dont relèvent les établissements utilisateurs allouent aux comités
d’éthique les moyens humains et matériels de fonctionnement, nécessaires pour
réaliser les évaluations éthiques des projets qui leur sont soumis. Les comités
d’éthique réunissent des compétences pluridisciplinaires permettant d’échanger des
avis motivés dans les domaines des champs d’applications pour lesquelles les
animaux sont utilisés : conseils sur les 3 Rs, les soins apportés, et l’hébergement des
animaux en fonction de l’espèce utilisée. Les comités d’éthique transmettent un bilan
annuel d’activité au Comité National de Réflexion Éthique sur l’Expérimentation
Animale (CNREEA) et prennent en compte les recommandations de ce comité
national.
Les comités d’éthique ont un règlement intérieur et sont audités à minima
annuellement (10).
L’évaluation éthique des projets est réalisée par le comité d’éthique, et sera effectuée
à un niveau de détail approprié au type de projet en cours. Cette évaluation permet de
vérifier que le projet satisfait les critères généraux suivants :
- Le projet doit être justifié d’un point de vue scientifique ou éducatif ; il peut
également être requis par la réglementation.

- Les objectifs du projet doivent justifier l’utilisation d’animaux.


- Le projet doit être conçu pour permettre le déroulement des procédures
expérimentales dans les conditions les plus respectueuses de l’animal et de
l’environnement (10).

16
• Procédure de la validation du projet
Le second chapitre de cet arrêté concerne la demande d’autorisation. Tout
responsable de projet doit adresser au Ministère de la Recherche une demande
d’autorisation de projet accompagnée d’un dossier comportant différents éléments :
proposition de projet, résumé non technique, informations spécifiques au projet. Le
Ministère met à disposition des établissements un formulaire de demande
d’autorisation de projet
Annexe 2 : Demande d'autorisation de projet.
Le comité d’éthique transmet ensuite son avis au Ministère qui peut reclasser
des procédures selon leur degré de gravité.
Deux types d’évaluations sont réalisées par le comité d’éthique pour chaque projet :
- L’évaluation prospective est une partie intégrante de la demande d’autorisation
de projet. Le degré de gravité de chaque procédure expérimentale est
déterminé en fonction de l’intensité de la douleur, de la souffrance, de l’angoisse
ou du dommage durable qu’un animal donné risque de subir au cours de la
procédure expérimentale (11).
- L’appréciation rétrospective, permet d’évaluer si les objectifs du projet ont été
atteints. Elle évalue également les dommages infligés aux animaux, leur
nombre, les espèces utilisées, et la gravité réelle des procédures
expérimentales. Ces éléments peuvent contribuer à renforcer l’application des
exigences de remplacement, de réduction et de raffinement, mais permettent
aussi d’apporter des retours d’expériences contribuant à enrichir les
connaissances et les compétences du comité d’éthique (11).
Enfin, cette procédure de validation de projet permet de contribuer à
l’amélioration de la mise en application des 3 Rs. Le résultat de l’appréciation
rétrospective est ensuite communiqué au responsable du projet par le comité
d’éthique. L’autorisation de projet est notifiée par le ministre de la Recherche au
responsable du projet, et sera transmise au comité d’éthique de l’établissement
utilisateur. Une autorisation de projet est attribuée pour une durée maximale de cinq
années.
Les autorisations de projets sont primordiales pour la réalisation de ces derniers,
comme le démontre la figure ci-dessous :

17
Figure 1 : Définition règlementaire d’une autorisation de projet et de ce qu’elle implique
(12)

Toute modification du projet pouvant avoir une incidence néfaste sur le BEA
devra faire l’objet par la SBEA, d’une demande de modification de l’autorisation du
projet auprès du ministère de la Recherche. Elle devra de plus justifier les motifs
scientifiques du changement (10).
Une fois l’échéance de l’autorisation atteinte, si le projet n’est pas à terme, une
nouvelle demande d’autorisation doit être adressée au ministère. Ce dernier peut en
cas de non-respect de la conformité de l’autorisation retirer l’autorisation. Le Ministère
de l’Agriculture est informé de ce retrait, et peut demander si besoin une inspection de
l’établissement (10).

• Cas particulier des établissements relevant de la défense nationale


Le chapitre 3 concerne les établissements relevant de la défense nationale.
Pour ces derniers, les attributions du ministère de la Recherche sont exercées par
celui de la Défense. Le dossier d’agrément des comités d’éthique est par conséquent
à adresser au ministre de la Défense. Une liste de ces comités agréés par le ministère
de la Défense est ensuite communiquée au ministère de la Recherche. En cas de refus
d’autorisation de projet pour avis éthique défavorable, le ministère peut demander une
contre évaluation par d’autres comités d’éthique (10).

18
2. PRÉSENTATION DU MÉTIER DE VÉTÉRINAIRE DÉSIGNÉ
2.1. CONTEXTE

De nos jours, la majorité des vétérinaires exercent en tant que praticiens. En


effet, le rapport annuel d’activité de 2018 de l’Ordre national des vétérinaires compte
18 548 vétérinaires travaillant dans 8053 établissements en France. Les nouveaux
inscrits à l’ordre en 2018 sont au nombre de 906. Il y en a 53 % travaillant dans le
secteur des animaux de compagnie, 19 % en pratiques mixtes animaux de compagnie,
11 % en pratique mixte animaux de rentes, 10 % dans les animaux de rentes, 2 % en
pratique équine. Face aux enjeux sociétaux et au développement de la médecine,
d’autres activités se sont aussi développées et représentent les 5 % restant. Ces
activités représentent des secteurs variés comme la recherche, l’industrie et la santé
publique, dont fait partie le Vétérinaire Désigné (13).

LES DIFFÉRENTS SECTEURS DE LA MÉDECINE


VÉTÉRINAIRE
Animaux de compagnies Mixte animaux de compagnies Mixte animaux de rentes
Animaux de rentes Equine Autres

5%
2%
10%

11%
53%

19%

Figure 2 : Les différents secteurs de la médecine vétérinaire

Un vétérinaire en exercice peut effectuer différentes missions ; les plus


courantes mais également les plus connues représentent la prise en charge des
animaux de compagnie et des animaux de production. Toutefois d’autres missions
moins fréquentes existent. En effet, le vétérinaire peut aussi prendre en charge les
animaux destinés à la recherche en santé humaine et animale : ce sont les Animaux

19
Utilisés à des Fins Scientifiques et Pédagogiques (AFiS). On l’appelle plus
spécifiquement : Vétérinaire Désigné.
Cette profession existe en Europe et en France depuis la première Directive
Européenne protégeant les animaux « de laboratoire » (1986/609/EU) dans des
établissements utilisateurs privés ou publics (Centres de Recherche). Toutefois la
Directive de 2010 a permis une meilleure visibilité et une reconnaissance de cette
filière, en rendant obligatoire la présence de ce vétérinaire dans tous les
établissements utilisateurs, éleveurs, et fournisseurs d’animaux utilisés à des fins
scientifiques (14).
Par définition, le Vétérinaire Désigné est un vétérinaire sanitaire compétent pour
les espèces animales utilisées dans ces établissements au service de la santé
humaine, animale, et de la protection de l’environnement. C’est un vétérinaire
praticien, il est par conséquent inscrit à l’Ordre et adhère au Code de Déontologie7. En
qualité de vétérinaire sanitaire, il devra posséder une habilitation sanitaire8 (4).

2.2. DÉFINITION

Le Vétérinaire Désigné est en charge de la santé et du bien-être des animaux


utilisés à des fins scientifiques, ainsi que du respect de la règlementation de ce
domaine d’activité. De nombreuses compétences spécifiques sont nécessaires au bon
déroulement des études nécessitant l’utilisation d’animaux. Parmi ces compétences
indispensables, figurent celles du Vétérinaire Désigné compétent, tel que défini dans
le Décret 2013-118 et ses 5 arrêtés d’application du 1er février 2013. La France a
transposé la Directive Européenne 2010/63/EU en un décret (2013-118) et ses
5 arrêtés d’applications du 1 er février 2013 (Journal Officiel de la République
Française du 7 février 2013 – Articles R.214-87 à R.214-137 du code rural de la pêche
maritime). Ces 5 arrêtés décrits précédemment, définissent les AFiS et établissent
certaines missions règlementaires de la profession du Vétérinaire Désigné en France
(15).

7
Code de déontologie : ensemble des règles morales régissant l’exercice vétérinaire.
8
Habilitation sanitaire : certification dispensée suite à une formation spécifique et permettant l’exercice
en tant que Vétérinaire Sanitaire.

20
Le Vétérinaire Désigné est, évidemment, responsable des soins aux animaux :

- Il est médecin, chirurgien, anesthésiste.


- Il est conseiller technique sur les gestes nécessaires à la réalisation des études,
garant des règles de l’art « vétérinaire ».
- Il est aussi membre du comité d’éthique en charge des évaluations éthiques
des projets, conseiller de la structure en charge du bien-être animal et souvent
responsable « officiel/légal » du bien-être animal.
- Il veille au respect de la législation sanitaire en vigueur pour la protection des
populations et de l’environnement ; il intervient lors des
importations/exportations et est généralement le contact privilégié des
inspecteurs des DDPP en charge des contrôles des établissements.
- Il intervient également comme conseiller dans la conception des locaux et dans
la gestion des conditions environnementales des animaleries.

En tant que conseiller en matière de bien-être animal et conseiller technique, il


doit mettre à jour ses connaissances et être compétent dans le domaine d’activité de
l’établissement. Il doit s’intéresser au développement des méthodes utilisées chez
l’animal mais aussi aux méthodes alternatives pour être capable de conseiller et
d’orienter les scientifiques avec lesquels il travaille, dans un objectif permanent
d’application/diffusion de la règle des 3 Rs : remplacer, réduire, raffiner (4).

2.3. PROFESSION PLURIDISCIPLINAIRE

Nous allons maintenant vous présenter les différentes missions du métier de


Vétérinaire Désigné, profession qui requiert des capacités polyvalentes. Ses missions
seront présentées plus en détail ultérieurement.
Ainsi, une des principales missions du Vétérinaire Désigné sera de conseiller sur le
bien-être animal, tel que défini par l’article 25 de la Directive 2010/63/EU.
Implicitement, le vétérinaire est considéré comme le garant du « bien-être animal »
dans les établissements utilisateurs d’AFiS (14).
En 2012 l’Organisation mondiale de la Santé animale place le vétérinaire au
cœur du bien-être animal, quelle qu’en soit la filière, comme le démontre cette citation
« Les vétérinaires doivent être les premiers à prôner le bien-être de tous les animaux
en reconnaissant leur rôle majeur dans la société, puisqu’ils sont utilisés pour la

21
production alimentaire, comme animaux de compagnie, pour la recherche biomédicale
et pour l’enseignement. » (16).
Le Vétérinaire Désigné, étant responsable des soins des animaux, doit donc
être médecin, chirurgien, anesthésiste. De plus, il doit aussi posséder de sérieuses
connaissances en physiopathologie des modèles utilisés. Il est également conseiller
technique et formateur sur les gestes nécessaires à la réalisation des études
expérimentales. Son avis va être requis en ce qui concerne la pertinence des modèles
animaux utilisés pour des protocoles expérimentaux bien définis.
En outre, le respect de la législation sanitaire est également une mission
importante pour la protection des populations et de l’environnement. Il assure en
particulier le suivi sanitaire des animaux dont il a la charge. Le Vétérinaire Désigné
intervient lors des importations/exportations de ces derniers, et est généralement
l’interlocuteur privilégié des inspecteurs en santé publique vétérinaire des DD(CS) PP
en charge des contrôles des établissements.
De par la loi, il peut également être membre du Comité d’Éthique en
Expérimentation Animale (CEEA). Ce comité régit l’évaluation éthique des projets.
Enfin, il peut assumer une fonction de conseil auprès de la Structure chargée du Bien-
Être Animal (SBEA) (17).
Afin de pouvoir accomplir toutes ces missions et responsabilités, être
compétent dans le domaine d’activité de l’établissement, et dans la connaissance des
espèces utilisées par celui-ci ; le Vétérinaire Désigné doit constamment mettre à jour
ses connaissances. On parle d’obligation de formation continue.

2.4. FORMATION POUR ACCÉDER À CETTE PROFESSION

Toute personne travaillant avec des animaux vivants à des fins scientifiques,
ou pédagogiques doit avoir les compétences nécessaires correspondant à ses
missions. A cet effet, le Vétérinaire Désigné peut acquérir des modules communs à
d’autres professionnels travaillant avec des AFiS au cours de ses études vétérinaires,
et suivre également des modules spécifiques (4).

22
2.4.1. Niveaux de compétences non spécifiquement vétérinaire du
personnel dans les établissements

Dans les établissements, il existe plusieurs niveaux de compétences


correspondant à différents niveaux de formations. Comme le montre le tableau ci-
dessous, on compte différentes manières de classifier ces niveaux. La Directive
Européenne de 1986 fixait trois niveaux de compétences. Depuis 2010, des
modifications ont eu lieu avec la mise en vigueur de la nouvelle Directive Européenne,
et sa transposition en droit français. En effet, on fait référence non plus à des niveaux,
mais plutôt à des fonctions. Nous allons détailler ici ces quatre compétences, décrites
sous forme de fonctions :
- Fonction 1 : concerne les « concepteurs » de projets et de procédures
expérimentales. Cette fonction correspond au niveau minimum requis pour être
Vétérinaire Désigné. Les chercheurs utilisant des animaux à des fins
scientifiques doivent également être « concepteurs ».
- Fonction 2 : concerne les « applicateurs » de procédures expérimentales.
- Fonction 3 : concerne les personnes en charge des soins aux animaux.
- Fonction 4 : pour la mise à mort des animaux.
Il est à noter que ces niveaux de compétences s’adressent au personnel des
établissements utilisateurs, éleveurs et fournisseurs d’AFiS (18). Voici dans le tableau
ci-dessous les différentes nomenclatures existantes pour décrire ces niveaux de
compétences.

23
France, Fonctions, selon la Directive Fonctions, décret Fonctions en
Niveaux européenne (2010/63/EU, français (2013-118) nomenclature
de Article 23) FELASA*
l’ancienne
Directive
de 1986
I Personnes responsables de la Fonction 1 : B
direction des expériences Concepteurs de
projets et de
procédures**
II Personnes mettant en œuvre Fonction 2: A
les procédures Applicateurs de
procédures***
III Personnes chargées des soins Fonction 3: C
aux animaux Zootechniciens
Non Personnes en charge de la Fonction 4 : D
applicable mise à mort des animaux **** Inclusion dans les
autres formations
Légende:
*FELASA: Federation of European Laboratory Animal Science Associations (19)
** Cette fonction permet également d’assurer les fonctions 2, 3 et 4
*** Cette fonction permet également d’assurer les fonctions 3 et 4
**** Les autorités françaises n’ont pas souhaité identifier de personnel spécialisé dans
cette fonction, la formation pratique pour cet item est incluse dans les formations 1, 2
et 3.

Tableau 1 : Fonctions définies par la règlementation pour les personnes utilisant des
animaux à des fins scientifiques. (20)

2.4.2. Formations spécifiques pour les Vétérinaires Désignés

Suite à l’obtention du Diplôme d’Études Fondamentales Vétérinaires (DEFV),


et de l’habilitation sanitaire ; tout vétérinaire diplômé peut devenir Vétérinaire Désigné
par la formation initiale, puis continue. Des formations spécifiques en sciences et
médecine des animaux de laboratoire sont maintenant disponibles (CEAV, DESV)
dans les écoles vétérinaires, et le recours à ces formations est fortement recommandé.
En effet, cette discipline nécessite une connaissance approfondie des enjeux en
termes de progrès scientifiques et de protection animale.

24
[Link]. Formation initiale

Lors de la formation dans les ENV, les vétérinaires reçoivent une formation en
santé, bien-être et hygiène des animaux. En effet, certains points essentiels sont
inculqués dans les ENV, comme l’appréciation générale des soins, de la santé et de
la gestion des animaux, l’appréciation de la douleur, de la souffrance et de l’angoisse,
mais aussi de l’anesthésie, l’analgésie et la chirurgie. Le domaine de la médecine et
des animaux de laboratoire constitue un champ spécifique des compétences
vétérinaires. Une formation complémentaire s’avère nécessaire pour exercer cette
fonction et assumer les responsabilités de Vétérinaire Désigné. Dans la formation
initiale, des connaissances d’ordre législatif sont requises en ce qui concerne
l’environnement juridique européen et national, dans lequel le vétérinaire sera appelé
à travailler. Il exerce aussi des compétences propres aux espèces concernées par les
procédures expérimentales.
Pour tout Vétérinaire Désigné, il est nécessaire d’obtenir la formation
règlementaire correspondant au niveau de concepteur en France (élaboration,
direction, réalisation de procédures). Cette fonction est d’ailleurs un prérequis pour
suivre le CEAV (Certificat d’Études Approfondies Vétérinaires). Cette formation de
concepteur de projet est agréée par le ministère de l’Agriculture. Le niveau de
concepteur s’acquiert par le biais de la formation initiale de deux façons : soit avec un
justificatif de diplôme de 5 années d’études supérieures dans une discipline en relation
avec la pratique, soit avec un justificatif de diplôme de 2 années d’études supérieures
additionnées à 5 années d’expériences professionnelles sous « tutelle ».
Pour en revenir plus précisément aux formations initiales, il existe en plus du niveau
concepteur, des formations nationales complémentaires s’adressant aux praticiens,
dispensées sous forme d’unités d’enseignements. En effet, il existe dans le cadre de
la spécialité SMAL, un niveau approfondi (CEAV) ou une spécialité française (DESV).
La spécialité « SMAL » : Sciences et Médecine des Animaux de Laboratoire fait partie
depuis 2014 des 15 spécialités vétérinaires reconnues en France sous la supervision
du CNSV : Conseil National de la Spécialisation Vétérinaire.

[Link]. CEAV

Le Certificat d’Études Approfondies Vétérinaires (CEAV) correspondant à une


formation d’un an, et constitue la première étape vers la spécialisation des vétérinaires

25
en SMAL. Il a pour objectif de former des « vétérinaires compétents » dans ce
domaine. Pour l’obtenir, le candidat devra valider dix modules d’enseignement à la fois
théoriques et pratiques, et réaliser un stage obligatoire. Les modules d’enseignement,
ouverts aux étudiants titulaires du DEFV, sont proposés par des établissements
organisateurs certifiés au préalable par le COF (Conseil D’orientation et de la
Formation). Cette formation est équivalente à un total final de 30 crédits ECTS
(European Credits Transfer System). L’ensemble de la formation sera réparti sur
une année en formation initiale, mais peut aller jusqu’à 3 ans lorsque le vétérinaire est
en activité, et passe le CEAV en formation continue ou mixte (par la Validation des
Acquis d’Expérience). Ces modules seront centrés sur sept thèmes obligatoires et un
huitième facultatif ; chacun étant composé d’un ou de plusieurs modules. Au total
17 modules seront dispensés, dont 10 obligatoires (incluant un stage d’application), et
7 optionnels. L’organisation du CEAV sous forme modulaire (2-10 jours par module)
est également accessible aux scientifiques (non-vétérinaires) en formation continue
souhaitant accroitre leur niveau de connaissances en sciences des animaux de
laboratoire (21).
Les différents thèmes abordés sont les suivants :
1. Législation, bien-être animal et aspects éthiques
2. Fonctionnement et conception des animaleries
3. Biologie des animaux de laboratoire
4. Élevage et génétique
5. Microbiologie et pathologie des animaux de laboratoire
6. Conception et conduite d’une étude
7. Anesthésie, analgésie, euthanasie (Mise à mort)
8. Chirurgie et procédures expérimentales (tous les modules de ce thème sont donc
facultatifs)
Tous ces thèmes et modules couvrent des domaines variés et s’articulent autour des
différents rôles et responsabilités du Vétérinaire Désigné (22).

Annexe 3 : Programme complet de la formation à l’obtention du CEAV SMAL avec ces


8 thèmes et 17 modules.
Pour obtenir le Certificat d’Etudes Approfondies Vétérinaires (CEAV), un stage,
dit « Projet de recherche » doit aussi être réalisé en plus de la validation des modules

26
d’enseignement. Le sujet de stage doit être validé par le COF, et s’étaler sur une durée
minimale de 24 semaines. Il s’effectue dans un établissement utilisateur, fournisseur,
ou éleveur d’animaux de laboratoire. Il se conclut par la rédaction d’un mémoire, d’une
soutenance orale, et d’une communication scientifique. Ce stage est exécuté sous la
supervision d’un vétérinaire spécialisé (DESV SMAL, ECLAM, ACLAM) et d’un
enseignant-tuteur (23).
Le CEAV est toutefois en cours de modification, les anciens projets relatifs au
CEAV sont abrogés, pour être remplacés par la création du DIE (Diplôme Inter École)
dans l’année 2021-2022 (24).

[Link]. DESV

Le Diplôme d’Études Spécialisées Vétérinaires (DESV) en SMAL, s’obtient en deux


ans, suite à l’obtention du CEAV. Il correspond à une résidence, et est associé à la
participation à des congrès et à des publications scientifiques. Il se déroule sous la
supervision d’un tuteur spécialiste en possession du DESV ou diplômé ECLAM.

Figure 3 : Spécialisation de Vétérinaire Désigné : CEAV et DESV

Ainsi, pour résumer, la figure 3 montre la spécialisation de Vétérinaire Désigné


qui se décompose en 2 niveaux :

27
 CEAV (Certificat d’Études Approfondies Vétérinaires) : 1 an. Niveau de
compétences vétérinaires approfondies qui sera remplacé par le DIE (Diplôme Inter
École) dans l’année 2021-2022.

 DESV (Diplôme d’Études Spécialisées Vétérinaires) : 3 ans au total = Niveau de


Spécialiste National.

[Link]. Formation continue

Dans le cadre de l’utilisation des animaux à des fins scientifiques, le maintien


des connaissances constitue un élément indispensable aux critères de qualité et
d’efficacité d’un professionnel compétent. La directive européenne 2010/63/UE et la
réglementation française ont défini comme objectif de diffuser et promouvoir la règle
des 3Rs, de faire progresser les principes éthiques, ainsi que de valoriser la protection
et le bien-être animal. Une formation initiale est réservée dans ce but aux concepteurs.
Pour certaines espèces d’intérêt, les formations sont ciblées, comme par
exemple les travaux pratiques UPAL (Utilisation et Protection de l’Animal de
Laboratoire) sur les rats et les souris réalisés à l’ENVT que nous détaillerons par la
suite. La spécialisation dans une espèce particulière (primates non humains, oiseaux,
poissons) peut être envisagée si nécessaire, mais elle n’est pas indispensable à la
formation initiale du Vétérinaire Désigné. Le besoin de formation supplémentaire sera
déterminé en fonction des espèces concernées, et du type d’activité des
établissements éleveurs/fournisseurs ou utilisateurs. Des stages sont vivement
conseillés et des formations complémentaires sont proposées afin de se perfectionner.
Dans tous les cas, l’expérience clinique, associée à l’obligation de formation par
la participation à des congrès, formations, cours, e-learning, représentent des bases
nécessaires à l’exercice du métier. Cette obligation de formation continue est définie
règlementairement pour tous les professionnels, qu’ils soient « concepteurs » ou
« applicateurs » dans le cadre du maintien des compétences. Elle représente
trois jours de formation sur une période de six ans dans les domaines liés à la pratique
professionnelle. Le Vétérinaire Désigné doit également se tenir informé du
développement des nouvelles méthodes, et techniques utilisées sur les AFiS. En
particulier sur les méthodes alternatives à l’utilisation des AFiS afin de pouvoir
conseiller, et orienter les scientifiques des établissements utilisateurs au sein desquels
il assure la fonction de Vétérinaire Désigné (25).

28
2.4.3. Validation des acquis de l’expérience

[Link]. Présentation

Une dernière possibilité d’obtention de ce diplôme consiste en la combinaison


de la formation initiale, et en la validation des acquis de l’expérience professionnelle.
Cette voie représente la plus grande partie des diplômés 2014-2020. Le nombre de
diplômés depuis 2014 est de 37 diplômés du DESV et 25 diplômés du CEAV par la
VAE.
La Validation des Acquis de l’Expérience (VAE) s’avère être une voie
d’obtention à part entière. Elle permet d’obtenir le diplôme du certificat d’études
approfondies vétérinaires (CEAV), et le diplôme d’études spécialisées vétérinaires
(DESV). La Validation des Acquis de l’Expérience est réalisable après trois années
d’expérience professionnelle au minimum en tant que salarié, non salarié ou bénévole.
Cette validation concerne les six domaines de compétences suivants :
- Missions transversales
- Conception et gestion des installations
- Sciences des animaux de laboratoire
- Élevage et génétique
- Soins cliniques et vétérinaires
- Recherche.
La nécessité de la validation de tous ces domaines de compétences vient
confirmer la polyvalence requise pour la profession de Vétérinaire Désigné. Elle
correspond aux différentes missions demandées par les établissements.
Pour chaque domaine de compétences, une feuille de score spécifique existe avec
une déclinaison de différentes sous-compétences. Cette feuille est remplie par
l’évaluateur. De plus, une autoévaluation est également associée avec grille de
compétences à compléter sur une échelle de 0 (pas de connaissances) à 4 (expertise
séniore). Enfin, un entretien clôture l’épreuve. Une décision du jury validera l’obtention
du diplôme avec possibilité de validation complète, partielle, ou sa non-obtention.
Ces formations sont gérées et pilotées par le COF composé de six professeurs des
quatre ENV et de six personnalités extérieures qualifiées ; c’est à dire possédant un
diplôme de type CEAV, DESV, ECLAM, ou une reconnaissance dans la profession.

29
Les membres du jury validant la VAE sont nommés par le directeur de l’école ayant la
responsabilité administrative du diplôme, sur proposition du conseil d’orientation et de
formation (COF) du domaine concerné. Parmi ces membres, une majorité se constitue
d’enseignants-chercheurs, toutefois des personnes ayant une activité autre que
l’enseignement font partie du jury afin d’apprécier notamment la nature des acquis
professionnels.

Annexe 4 : Formulaire d’évaluation du DESV et du CEAV pour la VAE.

[Link]. Procédure

Les différentes phases relatives à l’obtention d’un diplôme par la voie de la


validation de l’expérience sont :

- L’information des candidats potentiels,


- L’accueil, l’analyse du projet, la recevabilité de la demande,
- La demande de validation,
- L’inscription auprès de l’établissement en vue de l’obtention du diplôme, le
dépôt du dossier VAE et la transmission aux instances concernées,

- La mise en place du jury VAE, l’examen du dossier, l’entretien avec le candidat,


la décision du jury : validation totale ou partielle,
- Les propositions du jury VAE en termes d’acquisition des connaissances et
aptitudes nécessaires, ainsi que ce qui concerne les modalités du contrôle
complémentaire, en cas de validation partielle, ou de non-validation,
- Le suivi du candidat durant la phase d’acquisition complémentaire,
- La nouvelle réunion du jury VAE pour l’obtention du diplôme.
L’ensemble de ces différentes phases est géré par le directeur d’une des quatre ENV
ayant la responsabilité administrative du diplôme.

30
Figure 4 : Processus de Validation des Acquis d’Expérience

2.4.4. Formation européenne

En ce qui concerne la formation au niveau européen ; il existe une spécialisation


délivrée par le Collège Européen : European College Of Laboratory Animal Medicine
(ECLAM) correspondant à la spécialité SMAL.
Cette formation diplômante a pour objectif de former des experts spécialistes
européens en médecine des animaux de laboratoire. Ces derniers fourniront leurs avis
pour tous les sujets concernant les AFiS. L’obtention de ce diplôme nécessite une
certaine expérience professionnelle pouvant être dispensée sous forme d’un
résidanat, qui se solde par un examen (26). Le board de l’ECLAM est accessible suite
à la validation du CEAV/DESV, ou après une expérience professionnelle. En effet le
DESV a aussi pour objectif de préparer à l’examen du board européen, afin de former
des spécialités ECLAM (correspondant au diplôme ECLAM).
À l’international, une spécialisation en SMAL existe aussi aux États-Unis. Elle
se nomme ACLAM pour « The American College Of Laboratory Animal Medicine ».
Afin d’illustrer ces différentes formations ci-après des schémas récapitulatifs de ce que
nous avons explicité précédemment.

31
VETERINAIRE DESIGNE D’AFiS

Figure 5 : Récapitulatif des différentes formations en SMAL en France et en Europe

Figure 6 : Schéma bilan des formations pour Vétérinaire Désigné (Flyer SMAL 2018)

32
2.4.5. Formation spécifique aux étudiants en cours de cursus

Dans le cadre de notre travail de recherche nous avons identifié que toutes ces
formations (CEAV, DESV, ECLAM) s’adressent aux vétérinaires en fin de cursus ou
en poste praticien mais qu’il n’existe pas de formations spécifiques pour les étudiants
en cours de cursus. C’est dans le cadre de ce constat que s’inscrit notre travail d’e-
learning sur le Vétérinaire Désigné, afin de favoriser la découverte de cette profession,
et de la rendre facilement accessible à tout étudiant durant son cursus en ENV. Dans
ce but, des modules en formation initiale ont été élaborés sur la profession de
Vétérinaire Désigné.
Après présentation et validation par le CEVE (Conseil de l'Enseignement et de
la Vie Étudiante), ce travail d’e-learning est accessible depuis octobre 2019 aux
étudiants vétérinaires de premières années sur Moodle. Ces modules permettent de
découvrir la profession de Vétérinaire Désigné et présentent ses principaux rôles et
responsabilités (cf. figure 7). Nous détaillerons par la suite la méthode à partir de
laquelle le module initial concernant le Vétérinaire Désigné a été élaboré.

Figure 7 : Schéma représentant les différents rôles et responsabilités du Vétérinaire Désigné

33
2.5. POUR QUELS ANIMAUX ?

2.5.1. Contexte

Depuis maintenant plus de 40 ans, les AFiS font l’objet d’une règlementation
spécifique. En 1986 est créé le premier texte européen de protection des animaux dits
« de laboratoire », transposé par décret en 1987 en France. Actuellement, leur
utilisation est encadrée règlementairement par les textes issus de la transposition de
la Directive 2010/63/EU vus précédemment.
L’utilisation des AFiS demeure nécessaire pour protéger la santé humaine, la
santé animale et l’environnement. Par définition, les AFiS sont des animaux vivants,
et donc des êtres « sensibles » pour le code rural, et le Code civil. Ils sont utilisés, ou
destinés à être utilisés dans des procédures à des fins scientifiques ou éducatives, ou
élevés pour que leurs organes ou tissus puissent être utilisés à des fins scientifiques.
Depuis 2014, le ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de
l’Innovation (MESRI) se doit règlementairement (article 54.2 de la
directive 2010/609/UE et décision d’exécution 2012/707/UE) de réaliser tous les ans
une enquête statistique sur l’utilisation des animaux à des fins scientifiques. Selon
cette étude, en France en 2019, environ 1,9 million d’AFiS ont été utilisés pour
l’expérimentation animale (3).

2.5.2. Définition d’AFiS

Les AFiS sont définis comme des animaux vertébrés vivants comprenant aussi
des animaux invertébrés tels que :
- Les formes larvaires autonomes.
- Les formes fœtales de mammifères à partir du dernier tiers de leur
développement.
- Les céphalopodes vivants (2010/63/UE).
Les animaux utilisés à des fins scientifiques ne le sont pas dans les mêmes
proportions. Voici les proportions dans lesquels les AFiS sont utilisés en France
d’après les chiffres de 2019 recensés par le ministre de l’Enseignement Supérieur et
de la Recherche et de l’innovation :
● Souris : 60,7 %

34
● Animaux à sang-froid : 12,6 %
● Rats : 8,9 %
● Lapins : 7,3 %
● Oiseaux : 6,1 %
● Autres rongeurs : 2,4 %
● Animaux de rentes : 1,1 %
● Carnivores domestiques : 0,25 %
● Primates : 0,2 %
(3)

Figure 8 : Graphique présentant les proportions d’AFiS utilisés par type d’espèces en France
Les AFiS présentés ci-dessous doivent provenir d’élevages agréés, en
application de l’article R. 214-90 du code rural et de la pêche maritime. Ces animaux,
proviennent d’éleveurs ou de fournisseurs agréés selon les modalités prévues aux
articles R. 214-99 et R. 214-100 du code rural et de la pêche maritime :
1. Souris (Mus musculus) ;
2. Rat (Rattus norvegicus) ;
3. Cobaye (Cavia porcellus) ;
4. Hamster (doré) syrien (Mesocricetus auratus) ;
5. Hamster chinois (Cricetulus griseus) ;
6. Gerbille de Mongolie (Meriones unguiculatus) ;
7. Lapin (Oryctolagus cuniculus) ;

35
8. Chien (Canis familiaris) ;
9. Chat (Felis catus) ;
10. Primates, toutes espèces ;
11. Xénope du Cap (Xenopus laevis), xénope tropical (Xenopus tropicalis), grenouille
rousse (Ranatemporaria), grenouille léopard (Rana pipiens) ;
12. Poisson-zèbre (Danio rerio) (27)

2.6. POUR QUELS ÉTABLISSEMENTS ET STRUCTURES ?

Les structures concernées par la directive dans lesquelles interagit le


Vétérinaire Désigné sont les établissements éleveurs, fournisseurs, et utilisateurs
d’AFiS. Tous ces établissements sont définis règlementairement, et doivent être
agréés par le Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation (MAA). Ils ont pour
obligation de comprendre en leur sein un Comité d’Éthique en Expérimentation
Animale (CEEA), d’une Structure en charge du Bien-Être Animal (SBEA) et des
services d’un Vétérinaire Désigné.

Figure 9 : Interactions entre les différentes structures et établissements en recherche animale

Le schéma ci-dessus, représente les interactions qui ont lieu entre les
différentes structures travaillant en recherche animale. La structure au centre du

36
schéma possède un agrément l’autorisant à élever, fournir et utiliser des AFiS. La
structure en charge du bien-être animal (SBEA) va assister les projets et veiller au
bien-être des animaux tout en promouvant les 3 Rs. Le ministère chargé de
l’Agriculture et de l’Alimentation (MAA), devra approuver les formations obligatoires et
jouera également un rôle dans la protection animale au sein des établissements
éleveurs, fournisseurs et utilisateurs d’AFiS. Cette mission est en réalité assurée par
l’intermédiaire de la DDPP qui effectue des visites d’inspection au cours desquelles
elle vérifie le respect des règles relatives aux AFiS ; la gestion des compétences du
personnel et des médicaments, le bon fonctionnement de la SBEA. Le ministère de
l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) attribue les
autorisations de projets après leur évaluation éthique par le comité éthique (CEEA) de
l’établissement. Il auditionne également le fonctionnement des CEEA, publie les
résumés des projets et effectue les statistiques nationales annuelles. La Commission
Nationale d’Expérimentation Animale (CNEA) et le Comité National de Réflexion
Ethique sur l’Expérimentation Animale (CNREEA) conseillent les deux ministères :
MAA et MESRI. En effet, la CNEA va donner des avis sur tout projet de modification
de la réglementation ou de la législation relative à l’expérimentation animale, et sur
l’approbation des formations réglementaires à destination des personnels des
établissements d’expérimentation animale. Le CNREEA a pour mission d’émettre des
avis sur les questions éthiques soulevées par l’expérimentation animale. C’est le
CNREEA qui a créé la Charte Nationale portant sur l’éthique de l’expérimentation
animale afin que celle-ci soit appliquée par, les comités d’éthiques, les acteurs de
l’expérimentation animale, et les institutions dont ces derniers dépendent (28) (29)
(30).
Le Vétérinaire Désigné, est chargé de donner des conseils pendant les
procédures expérimentales, sur le bien-être et le traitement des animaux, notamment
auprès de la structure en charge du bien-être animal (SBEA) mentionnée à l’article
R. 214-103 du code rural et de la pêche maritime. La SBEA détient de nombreuses
missions : conseiller le personnel s’occupant des AFiS, en matière de BEA, et sur les
3Rs, suivre l’évolution et le résultat des projets en tenant compte des effets sur les
animaux utilisés, recenser les éléments contribuant l’amélioration des 3 Rs. La SBEA
doit échanger des informations avec les responsables de la mise en œuvre générale
des projets, fournir des conseils sur les programmes de placement et de sociabilisation

37
des animaux. Enfin, la SBEA a aussi pour mission de mettre à disposition des
inspecteurs, ainsi que les documents relatifs aux conseils donnés et aux décisions
prises lors de projet pour une durée de 5 ans (17).
Le Vétérinaire Désigné siège aussi dans la structure évaluant l’éthique des projets : le
Comité d’Éthique en Expérimentation Animale (CEEA). En plus du Vétérinaire
Désigné, cette structure se compose d’une personne représentant les concepteurs,
une personne supplémentaire se charge de la réalisation des procédures, un
professionnel s’occupe des soins, et enfin d’une personne naïve. Le CEEA détient de
nombreuses missions, comme procéder à une évaluation éthique des projets et rendre
un avis au ministère chargé de la recherche en vue de leur autorisation. Ces
autorisations doivent être admises préalablement à leur mise en œuvre. Le CEEA
effectue également une appréciation rétrospective des projets, et établit un bilan
annuel d’activité à transmettre au CNREEA. Le CEEA prend aussi en compte les
recommandations du CNREEA, et répond aux audits menés par le ministère chargé
de la recherche. D’après la Charte Nationale le CEEA propose également un espace
de dialogue et de réflexion, tout en participant à la promotion des principes éthiques
(17).

3. RÔLES ET RESPONSABILITÉS DU VÉTÉRINAIRE DÉSIGNÉ

Les textes européens et leur transposition en décrets dans le droit français


placent le vétérinaire en garant du BEA. Ce dernier assure différentes tâches et
responsabilités que nous détaillerons en six parties. En effet, nous verrons que le
Vétérinaire Désigné est multi compétent et assure des missions diverses, soit dont il a
la charge et la responsabilité, soit sous forme de conseil aux équipes, soit par
délégation du directeur de l’établissement. Aussi, pour illustrer les missions qu’il
occupe dans l’établissement, notons les points les plus importants que nous
détaillerons par la suite :
- Missions transversales : Législation/Règlementation
- Éthique animale, BEA, 3 Rs
- Gestion des animaux, santé animale, soins
- Anesthésie, Analgésie, Euthanasie
- Support à la recherche, chirurgie expérimentale, design expérimental

38
- Formation du personnel et communication en matière de modèles d’animaux,
3 Rs

3.1. MISSIONS TRANSVERSALES : LÉGISLATION/RÈGLEMENTATION

Le Vétérinaire Désigné doit assumer une responsabilité importante au sein


d’un établissement disposant d’AFiS. Certaines de ses responsabilités sont associées
à l’établissement lui-même et à son fonctionnement : ce sont les responsabilités
opérationnelles et administratives. Le Vétérinaire Désigné va par exemple diriger une
unité, en encadrant le personnel et en planifiant les activités : on parle de zootechnie9.
Il rédige ou contribue à la rédaction de documents scientifiques dans divers
programmes opérationnels : gestion des procédures (POS), gestion de risque hygiène
sécurité et environnement (HSE), et suivi des compétences du personnel par exemple.
Conformément à la règlementation, il est membre du Comité d’Éthique (CEEA),
en charge des évaluations éthiques des projets et il préside de nombreuses structures.
Le Vétérinaire Désigné devra aussi contribuer et conseiller en matière de certification
et d’agrément de l’établissement. L’agrément de l’établissement ne sera accordé que
si l’éleveur, le fournisseur, ou l’utilisateur satisfassent aux exigences européennes et
nationales en matière d’infrastructures, et d’équipements adaptés aux espèces
hébergées.
Le Vétérinaire Désigné pourra effectuer des audits internes dans différents
établissements, ayant pour objectif d’évaluer les conditions d’hébergement, les
exigences de bonnes pratiques, de l’équipement utilisé, de la sécurité, et du
management entre autres. Ces visites contribuent à l’amélioration constante des
établissements. Lors d’inspections externes, le Vétérinaire Désigné est l’interlocuteur
privilégié des inspecteurs des DDPP en charge des visites d’inspections des
établissements.
Il peut aussi conseiller en matière de conception et de rénovation d’un EEA
(Établissement d’Expérimentation Animale). A cet effet, il assure le respect des
normes d’hébergement en veillant au respect du bien-être animal. Il peut par exemple

9
Zootechnie : Étude scientifique de l’élevage des animaux, de leur reproduction et de leur adaptation à
des besoins déterminés.

39
proposer un avis éclairé sur l’aménagement et la disposition des pièces dans la
structure, pour optimiser son fonctionnement (agencement, circulation, ambiance,
hébergement des animaux).

3.2. ÉTHIQUE ANIMALE, BEA, 3 RS

3.2.1. Historique du BEA

Le BEA est une préoccupation sociétale ayant pris de l’ampleur au fil du temps.
En effet, son origine en France remonte à 1850, date de la première loi de protection
animale : la Loi Grammont.
« Sera puni d’une amende de 5 francs à 15 francs, et pourra l’être d’un
emprisonnement d’un à cinq jours, quiconque aura exercé publiquement et
abusivement de mauvais traitements envers des animaux domestiques lui appartenant
ou appartenant à autrui. » Article 1 (31)
De cette loi, découleront plusieurs textes concernant la protection animale, mais
la notion du bien-être animal ne voit le jour qu’à partir des années 80, sous l’impulsion
des directives européennes (1986/609/EU).
Aujourd’hui, les animaux sont considérés comme des êtres sensibles à la fois
dans le code rural mais aussi dans le Code civil depuis 2015. Le bien-être des animaux
est défini par l’ANSES comme « l’état mental et physique positif lié à la satisfaction de
ses besoins physiologiques et comportementaux, ainsi que ses attentes ». La notion
de bien-être comprend donc l’état physique, mais également l’état mental positif de
l’animal (les deux états étant interdépendants) : un animal en situation de bien-être,
c’est un animal qui va être en bonne santé, tout en interagissant avec son
environnement et les individus qui l’entourent (32).
Le bien-être animal est souvent traduit par le principe fondamental des
cinq libertés individuelles, publiées pour la première fois en 1979 par le FARM (Farm
Animal Welfare Advisory Committee) qui est aujourd’hui connu sous le nom de FAWC
(Farm Animal Welfare Comittee). Le FAWC est une organisation non gouvernementale
britannique, visant à développer le bien-être des animaux d’élevages sur les terres
agricoles, à optimiser la qualité de transport sur les lieux d’abattage, et à conseiller le
gouvernement en vue d’améliorer la condition animale. Ces cinq libertés sont depuis
reconnues à l’échelle mondiale, car elles ont été reprises par l’OIE (Organisation

40
mondiale de la santé animale). En effet, l’OIE s’est appropriée ce concept comme
principe directeur, afin de faire émerger les besoins fondamentaux indispensables
pour le bien-être d’un animal. Ces libertés énoncent les conditions nécessaires à
respecter pour assurer la bientraitance animale :
- Absence de faim, de soif et de malnutrition : l’animal doit avoir accès à l’eau et
à la nourriture en quantités appropriées correspondant aux besoins de son
espèce (liberté physiologique).
- Absence de peur et de détresse : les conditions d’élevage ne doivent pas
provoquer de souffrances psychiques (liberté psychologique).
- Absence de stress physique et/ou thermique : l’animal doit disposer d’un certain
confort physique (liberté environnementale).
- Absence de douleurs, de lésions et de maladies : l’animal ne doit pas subir de
mauvais traitements et doit être soigné en cas de maladie (liberté sanitaire).
- Liberté d’expression d’un comportement normal de son espèce : son
environnement doit être adapté à son espèce, et il doit vivre en groupe s’il
appartient à une espèce sociable (liberté comportementale).
(33) (32)
À travers le respect de ces cinq libertés, on peut s’assurer de la bientraitance animale
dans les établissements. Ces normes « s’inscrivent dans une démarche préventive de
la souffrance animale, imposant des obligations positives au propriétaire quant à la
manière de traiter ses animaux » (34).
En 1959, Russell & Burch formalisent et précisent l’attention qui doit être portée
sur l’éthique des animaux utilisés à des fins scientifiques, dans leur ouvrage « The
Principles of Humane Experimental Technique ». Ils créent les principes éthiques
universels « les 3 Rs », que nous allons maintenant détailler.

3.2.2. Rôles et responsabilités du Vétérinaire Désigné en éthique


animale, BEA et 3 Rs

Le Vétérinaire Désigné devra assurer une démarche éthique, et être garant du


bien-être animal. Il veillera aussi au progrès du BEA en dispensant notamment des
conseils sur l’environnement et l’enrichissement du milieu de vie des animaux. Cette
mission sera effective tout au long de la vie de l’animal, mais aussi pendant la durée

41
du projet. Il est le garant de la bonne santé des animaux et de leur bientraitance depuis
leur admission jusqu’à leur départ de l’établissement. A cet effet ; il devra superviser
le suivi clinique des animaux afin de prévenir, détecter, et traiter, les maladies le plus
précocement possible. Il devra aussi connaitre et promouvoir l’application des 3 Rs à
savoir : « Remplacer », « Réduire », et « Raffiner ». Le respect des principes de
remplacement, de réduction et de raffinement sont définis comme suit :
- Remplacer les procédures par d’autres méthodes expérimentales n’impliquant
pas l’utilisation d’animaux vivants et susceptibles d’apporter le même niveau
d’information. Les procédures maintenues sur animal requièrent un caractère
de stricte nécessité et ne peuvent pas être remplacées.
- Réduire au minimum le nombre d’animaux utilisés dans un projet sans en
compromettre ses objectifs. À cet effet, le partage d’organes ou de tissus
d’animaux mis à mort est permis entre établissements.
- Raffiner, autrement dit d’optimiser l’expérimentation dans l’optique de réduire le
plus possible toute douleur, souffrance, angoisse ou dommage durables que
pourraient subir les animaux. Le but étant aussi d’obtenir des informations
pertinentes à moindre « coût » en termes de mal être animal (35).

Son rôle est d’émettre des recommandations à la SBEA dans le domaine des
3Rs. Il conseille en matière de classification de la gravité des procédures : légère,
modérée, sévère ou sans réveil. Le degré de gravité d’une procédure expérimentale
est déterminé en fonction de l’intensité de la douleur, de la souffrance, de l’angoisse,
ou du dommage durable qu’un animal donné risque de subir au cours de la procédure
expérimentale. Rappelons à cet effet qu’une douleur légère définit une procédure
décrite comme : « toute intervention susceptible de causer à un animal une douleur,
une souffrance, une angoisse ou des dommages durables équivalents ou supérieurs
à ceux causés par l’introduction d’une aiguille effectuée conformément aux bonnes
pratiques vétérinaires ». Toutefois, notons que les procédures entrainant des lésions
graves susceptibles de causer une douleur intense ne doivent pas être menées sans
anesthésie. Afin d’évaluer cette douleur ou souffrance ressentie par les animaux ; il
existe différents types de tests mis en place tout au long des phases expérimentales.

42
Le Vétérinaire Désigné s’inscrit comme le spécialiste prodiguant des conseils
dans le cadre de l’évaluation des points limites constituant des indicateurs précoces
de douleur, détresse ou angoisse sévère. Ces indicateurs représentent un critère
d’interruption de la procédure en cours. Cependant, ils sont dépendants des
paramètres suivants : le type de procédure mis en place, l’espèce utilisée.
Une autre mission du Vétérinaire Désigné consiste à détecter et prévenir les
troubles comportementaux éventuellement liés au stress. Il pourra ainsi éviter tout non-
respect du bien-être animal pouvant interférer, voire fausser complètement les
résultats de la procédure.
Le Vétérinaire Désigné peut assurer une fonction dans le devenir et la
réutilisation des animaux. En effet, un animal déjà utilisé dans une ou plusieurs
procédures ne peut l’être une nouvelle fois, tandis qu’un autre animal auquel aucune
procédure n’a été appliquée précédemment pourrait être utilisé. Cependant, il existe
une dérogation à cette règle ; si l’animal est déclaré apte après examen vétérinaire, et
dans le cadre strict de procédures de gravité légère, celui-ci peut être réutilisé. Le
Vétérinaire Désigné peut également donner son autorisation pour que des animaux
ayant été utilisés ou destinés à être utilisés dans des procédures soient placés, ou
relâchés dans un habitat approprié ou un système d’élevage adapté à l’espèce.

3.3. GESTION DES ANIMAUX, SANTÉ ANIMALE, SOINS

Afin d’assurer la gestion, la santé et les soins des animaux ; le Vétérinaire


Désigné devra superviser leur suivi clinique, en surveillant leur état de santé, afin de
prévenir, détecter et traiter, le plus précocement possible les pathologies avec les
soins appropriés. Aussi, il se doit de connaitre les modalités de dépistage, de
quarantaine et de prévention des infections et parasitoses, et peut être amené à
préconiser des mesures de bioconfinement.
Il assure également le suivi sanitaire des animaux et les recommandations sur
les statuts sanitaires des rongeurs et des principales espèces de laboratoire en
fonction de leur utilisation. Il est ainsi le garant de la bonne réalisation des procédures
durant la mise en application des projets scientifiques.
Lors des contrôles sanitaires, le Vétérinaire Désigné détient un rôle majeur en
s’assurant du respect du bien-être animal (hébergement, entretien, enrichissement…).

43
Ainsi, le Vétérinaire Désigné est le référent de la gestion et du maintien des AFiS en
captivité. En effet, il doit connaitre les spécificités de chaque espèce utilisée en
matière :
- D’hébergement (place requise, cage adaptée, espèces compatibles,
densité…).
- De programmes de prophylaxie et contrôles sanitaires (fréquence, produit
utilisé…).
- D’approvisionnement (statut sanitaire de l’établissement fournisseur…).
- D’enrichissement (mise en place de divertissements pour les animaux).
- De bien-être (température optimale, luminosité, nombre d’individus nécessaires
par cage…).
A propos des Animaux Génétiquement Modifiés (AGM) ; il doit être au fait des
principes en matière de génétique des espèces utilisées, et intervient au niveau de
leur sélection. Il doit posséder des connaissances en nomenclature, maintien de la
diversité génétique dans une colonie, et analyse génotypique et phénotypique. Il peut
également être amené à superviser l’élevage et la reproduction. Pour ce faire, il doit
posséder une connaissance approfondie des particularités physiologiques et
éthologiques de la reproduction de l’espèce, et de la ou des souches en question. Son
expertise est requise dans le cadre des biotechnologies de la reproduction, et les
pathologies et anomalies génétiques et congénitales. Dans les élevages où des
lignées rares sont présentes, le Vétérinaire Désigné peut être appelé à favoriser leur
conservation ; ce qui nécessite des conditions d’élevage optimales et une reproduction
maitrisée.

3.4. ANESTHÉSIE, ANALGÉSIE, EUTHANASIE

En raison de la diversité de ses activités ; le Vétérinaire Désigné remplit les


fonctions de médecin, chirurgien mais aussi anesthésiste. Il assure la responsabilité
des traitements médicamenteux, leur gestion et leur utilisation pour les soins. En effet,
comme vu précédemment, le décret de 2013 stipule que chaque responsable
d’établissement doit désigner une personne responsable des médicaments utilisés
dans les procédures, possédant à minima le niveau concepteur. Cette personne doit
donc avoir connaissance des caractéristiques pharmacologiques des médicaments,

44
de leurs effets secondaires, et des modalités de détention et d’élimination de telles
substances.
Il pourra aussi justifier et argumenter le choix des anesthésiques et analgésiques
utilisés dans le cadre des procédures expérimentales en fonction du degré de sévérité
de la procédure. Il devra connaitre la durée d’action ainsi que la composante
analgésique de la molécule en fonction de l’espèce utilisée. Son conseil sera requis
concernant les méthodes règlementaires d’euthanasie. En effet, toute méthode de
mise à mort, ou d’euthanasie des animaux exige des connaissances acquises par une
le biais d’une formation appropriée. Les animaux doivent être sacrifiés en utilisant des
méthodes respectant les principes préconisés dans les recommandations de la
Commission Européenne sur l’euthanasie des animaux de laboratoire (36).
Enfin, il peut être appelé à intervenir dans la formation du personnel sur les
principes de la manipulation et de l’utilisation des AFiS. Il peut aussi former le
personnel en matière de soins apportés aux animaux, de protocoles d’anesthésie et
de soins post-opératoires, ou encore concernant les différentes méthodes
d’euthanasie. L’élimination du cadavre ne peut avoir lieu qu’à la suite de la confirmation
du décès du sujet d’expérimentation, les cadavres des animaux utilisés à des fins
expérimentales seront alors éliminés en fonction de la technique de mise à mort
utilisée.

3.5. SUPPORT À LA RECHERCHE, CHIRURGIE EXPÉRIMENTALE, DESIGN EXPÉRIMENTAL

Le Vétérinaire Désigné doit travailler en collaboration avec le personnel ayant


une formation de niveau concepteur ou applicateur, afin de conseiller et apporter son
expertise sur le modèle animal utilisé lors de la procédure, le choix d’espèce, et de
souche. Pour ce faire, une connaissance des règles est indispensable pour la
conception d’un protocole expérimental, de la méthode de recherche bibliographique,
des bases en biostatistiques et de la gestion des ressources nécessaires à l’exécution
d’un protocole sur l’animal. Il pourra ainsi apporter son appréciation sur la mise en
place d’un modèle expérimental.
Le Vétérinaire Désigné détient un rôle de support à la recherche ; il assure un
soutien scientifique à une ou plusieurs unités de recherche, en collaborant à la
rédaction de documents scientifiques. Il peut effectivement, participer à des
publications dans des domaines variés, comme l’alimentation, la zootechnie, le bien-

45
être des animaux ou encore les méthodes alternatives (cultures cellulaires,
biostatistiques…).
Grâce à ses connaissances en chirurgie, le Vétérinaire Désigné apporte son
expertise et ses compétences en chirurgie expérimentale (techniques, monitoring,
règles d’asepsie…). Il peut également participer à la direction et à la supervision d’un
bloc chirurgical ou d’un plateau technique.
Pour ce qui relève du design expérimental, le Vétérinaire Désigné peut réaliser
avec son équipe scientifique des études précliniques de toxicologie ayant pour objectif
d’optimiser les procédures et de limiter au maximum la souffrance animale.
La réalisation de toutes ces missions permet donc au Vétérinaire Désigné de
collaborer à la gestion de projets.

3.6. FORMATION DU PERSONNEL ET COMMUNICATION

Le dernier rôle majeur du Vétérinaire Désigné consiste à former le personnel et


assurer la communication. La formation revêt un caractère crucial de la Directive. Elle
permet, par l’acquisition des compétences nécessaires, en fonction des missions et
tâches du personnel, d’assurer la bientraitance des animaux.
Concernant la formation du personnel ; elle passe par la conception de la formation
initiale ou continue du personnel de l’EEA, ou encore par des interventions extérieures.
Elle peut aussi se faire par la transmission d’une expertise sur certaines espèces de
laboratoires spécifiques (rongeurs, lapins, primates…).
Dans le cadre de la communication, le principal but est de promouvoir la
médecine et les sciences de l’animal de laboratoire en devenant membre de réseaux
associatifs, ou professionnels, et en participant à l’information du public. L’information
du public est dispensée par le biais de publications et de communications (affiches,
sites internet, formations, conférences…). L’objectif de cette démarche étant d’assurer
la transparence du milieu de la recherche afin de limiter les réactions violentes et la
méfiance de nos sociétés modernes à son égard. En effet, les mouvements traitant du
bien-être animal sont nombreux, et l’intérêt et les attentes de la société en la matière
se sont multipliés, et accentués au cours de ces dernières années avec l’apparition de
mouvements antispécistes. Le mot spécisme fut introduit dans les années 1970 par le
psychologue britannique Richard D. Ryder qui a publié l’ouvrage fondateur de la
pensée antispéciste Animals, men and morals. Ce courant de pensée philosophique

46
et morale considère que l’espèce à laquelle appartient un animal n’est en rien un critère
pour décider de la manière dont il devra être traité, ni de la considération morale qui
devra lui être accordée.
Parmi ces mouvements, deux se distinguent :
- Le mouvement « abolitionniste » consiste à bannir la recherche animale en
remettant en question l’utilisation des animaux par l’homme. Ce mouvement
promeut aussi l’arrêt de denrée alimentaire d’origine animale et prône l’abolition
de la domestication.
- Le mouvement « welfariste » quant à lui consiste à revendiquer une plus grande
considération du bien-être animal, en insistant sur la sensibilité animale.
Ainsi, le Vétérinaire Désigné constitue un maillon essentiel de la recherche
utilisant des AFiS. Il doit être en capacité d’expliciter sa mission au grand public, tout
en exposant les conditions de réglementation et de surveillance dans lesquelles sont
réalisées les procédures d’expérimentation animale.

47
CHAPITRE 2 : MISE EN PLACE D’UNE PLATEFORME E-LEARNING

1. POURQUOI UN ENSEIGNEMENT SOUS FORME D’E-LEARNING ?


1.1. E-LEARNING

1.1.1. Définition de l’apprentissage en ligne : e-learning

A la fin des années 1990, l’émergence des nouvelles Technologies de


l’Information et de la Communication « TIC » a mis en exergue un nouveau mode de
transmission d’apprentissage connu sous le nom d’e-learning. Ce concept est basé
sur l’accès de l’apprentissage à distance grâce à des formations en ligne, interactives,
diffusées par l’intermédiaire d’un réseau Internet, ou d’un autre média électronique.
L’e-learning est également indépendant des contraintes de lieu et de temps ; on parle
de « formations ouvertes et à distance » (37).
Dans son ouvrage « Les Nouvelles Façons de former : Le E-learning, enjeux et
outils » Jean-Claude Lewandowsi souligne que « le e-learning ne saurait se résumer
à la seule utilisation des technologies, et qu'il n'est pas seulement la formation à
distance : il s'agit de permettre à des apprenants d'être en relation avec des bases de
données, et en communication synchrone ou asynchrone avec des enseignants-
animateurs et/ou avec d'autres apprenants ». Ainsi à travers cette citation nous
percevons qu’il existe différentes versions d’apprentissage e-learning que nous allons
présenter ci- après (38). Il existe trois principaux types d’e-learning :
- Formations e-learning dites “synchrones”. Ces formations impliquent que les
formateurs et les apprenants soient connectés de façon synchronisée. Les
vidéoconférences, ou les classes virtuelles en temps réel entre un professeur
et ses élèves, illustrent le mode de fonctionnement de ces formations (39).
- Formations e-learning dites “asynchrones”. Ces formations impliquent une
transmission de l’apprentissage entre le formateur et l’apprenant, de manière
indirecte, c’est-à-dire par connexion non simultanée. L’apprenant ne peut plus
interagir directement en temps réel avec les formateurs, mais il dispose d’une
plus grande flexibilité, car il peut décider du lieu, et du moment où il étudie. Les
simulations de cours pédagogiques en ligne représentent un exemple de
formation « asynchrones » (39).

48
- Formations e-learning dites “blended learning”. Ces formations sont basées sur
un apprentissage mixte des deux types de formations précédemment décrites.
Les apprenants vont donc disposer d’un support pédagogique en ligne sur
lequel ils devront travailler en autonomie, puis des séances en présentiels
seront mises en place avec des enseignants, afin de pouvoir interagir et
approfondir certaines notions. Ce type de formation est celui que nous avons
retenu pour illustrer l’enseignement qui sera mis en place dans le cadre de notre
projet. Cet apprentissage mixte comporte de nombreux avantages que nous
détaillerons ultérieurement (39).
Une définition assez exhaustive d’e-learning a également été proposée par le
ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche
en France : « tout dispositif de formation qui utilise un réseau local, étendu ou l’Internet
pour diffuser, interagir ou communiquer, ce qui inclut l’enseignement à distance. L’e-
learning résulte donc de l’association de contenus interactifs et multimédias, de
supports de distribution (PC, internet, intranet, extranet), d’un ensemble d’outils
logiciels qui permettent la gestion d’une formation en ligne, et d’outils de création de
formations interactives. L’accès aux ressources est ainsi considérablement élargi de
même que les possibilités de collaboration et d’interactivité » (40).

1.1.2. Intérêts et limites de l’e-learning

[Link]. Intérêts

La formation e-learning est en plein essor et connait une démocratisation


importante, accentuée cette dernière année par la crise sanitaire du Covid-19. En effet,
durant cette crise sanitaire les cours en présentiels ont été remplacés par des
méthodes d’apprentissage en distanciel. Les intérêts de ce concept sont multiples :
- L’apprenant peut étudier quand et où il le souhaite, lui permettant ainsi d’aller à
son rythme, et de gérer en autonomie complète son temps d’apprentissage. L’e-
learning abolit tout problème de distances, à la seule condition de bénéficier
d’une connexion internet. L’apprenant jouit donc de plus de flexibilité avec
l’apprentissage e-learning, comme le démontre cet extrait de Haute Autorité de
Santé 2015 : « L’e-learning est donc un apprentissage ouvert, favorisant
l’accessibilité du contenu, des lieux, du temps, des modes d’enseignement et
des médias, et c’est un apprentissage à distance favorisant l’autonomie de

49
l’apprenant. » (41). Pour étayer cet argument, nous ferons référence à une
définition de l’Office québécois de la langue française sur l’e-learning : « Mode
d’apprentissage basé sur l’utilisation des nouvelles technologies, qui permet
l’accès à des formations en ligne, interactives et parfois personnalisées,
diffusées par l’intermédiaire d’Internet, d’un intranet ou autre média
électronique, afin de développer les compétences, tout en rendant le processus
d’apprentissage indépendant de l’heure et de l’endroit. » (40).
- Un accroissement de l’accessibilité à la formation : le contenu étant disponible
en ligne, il permet à un plus large public de s’inscrire dans un processus de
formation. En effet, la distance, et les heures de disponibilités des apprenants
ne constituent plus un facteur limitant.
- La formation e-learning représente un intérêt économique pour les apprenants
et les formateurs. En effet, le coût de la formation en elle-même sera réduit, car
aucun déplacement ne sera nécessaire pour l’apprenant et le formateur, et
n’engendrera aucuns frais de locaux pour la formation.
- Une personnalisation de la formation, avec par exemple des tests sous forme
de quizz ou de questionnaire à choix multiples, mis en place pour pouvoir
passer d’une partie à l’autre de la formation. Cette méthode permet de vérifier
que les acquis ont bien été intégrés par les apprenants de façon individuelle.
Les formateurs peuvent également suivre en temps réel les progrès de leurs
élèves, et adapter la formation si besoin. De plus, il sera possible de respecter
le rythme de l’apprenant, et sa capacité d’assimilation des connaissances à la
vitesse qui lui correspond dans le cadre de son apprentissage.

[Link]. Limites

Toutefois, la formation e-learning comporte ses propres limites, elles sont à


prendre en compte lors de l’élaboration d’une plateforme de cours en ligne. Voici les
principales limites de ce mode d’apprentissage que nous avons répertoriées :
- Un taux d’abandon assez élevé surtout pour les dispositifs qui ne proposent pas
d’accompagnement, ou de périodes de regroupement. En effet, le motif
d’abandon le plus fréquent mis en lumière est le manque d’accompagnement
de la part du corps enseignant. Dans notre cas, pour pallier à ce problème un
apprentissage « blended learning » est mis en place. Des professeurs se

50
rendent disponibles, et lors de cours en présentiels, les apprenants peuvent
poser leurs questions. Les modules présentés doivent être courts, ainsi que les
vidéos pour éviter l’effet de lassitude de l’apprenant, et in fine l’abandon. La
durée de formation doit donc être optimisée afin d’être rapide et concise. Le
concept d’apprentissage en ligne repose également sur la motivation et
l’autonomie de l’apprenant à suivre la formation ; en l’absence de ces deux
qualités, il ne devient pas pertinent d’avoir recours à cette méthode
d’enseignement (42).
- L’absence de rapport relationnel peut conduire les apprenants à se
désintéresser de la formation. Effectivement, le formateur ne peut pas jouer son
rôle d’animation, de support et d’accompagnement réalisable au cours d’une
formation en présentiel. Pour pallier à cette limite, des quizz, vidéos, ou
animations peuvent être mis en places pour créer de l’interaction avec
l’apprenant.
- Ce concept de cours en ligne comporte une limite non négligeable quant à
l’enseignement sous forme de compétences pratiques. Ce dernier peut certes
être utilisé comme un support de bases théoriques qui serviront de prérequis
pour mettre en application un savoir pratique, mais cette méthode
d’apprentissage ne pourra en aucun cas se substituer à l’exercice de la
pratique.
- Dépendance des contraintes techniques, nécessitant à minima un réseau
internet et un ordinateur. Ce dernier point est primordial, car il accroit une fois
encore les écarts de richesses entre les différentes classes sociales. Toutefois,
les étudiants français peuvent percevoir des aides, leur permettant d’avoir à
disposition le matériel informatique adéquat. D’après une étude réalisée en
2019, plus de 76 % des étudiants français possèdent un ordinateur. Aucune
donnée n’existe en ce qui concerne les étudiants vétérinaires (43).

51
1.2. POURQUOI CE PROJET ?

1.2.1. Origine du projet e-learning Vétérinaire Désigné

[Link]. Parcours personnel

• Parcours universitaire

Mes études à l’Institut Universitaire de Technologie (IUT) de Clermont-Ferrand


m’a permis d’obtenir le Diplôme Universitaire de Technologie Génie Biologique option
Analyses Biologiques et Biochimiques associé à une spécialisation dans le domaine
de l’expérimentation animale. Dès la première année, il m’a été possible de travailler
avec des rongeurs de laboratoire (rats, souris, cobayes et lapins) dans le cadre des
travaux pratiques de physiologie, anatomie et pharmacologie. Les premières notions
de Bien-être animal et des 3 R’s m’ont alors été enseignées dans le cadre de ces
procédures expérimentales. Lors de ma deuxième année d’études, j’ai réalisé une
formation en expérimentation animale de niveau 2 : niveau applicateur selon le décret
français 2013-118. Lors de ces deux années d’IUT, de nombreuses notions sur les
AFiS ont été abordées comme la législation ; la règlementation, et l’évolution de la
considération du bien-être animal. Ainsi, les concepts des 3 R’s, comité d’éthique et
SBEA furent largement approchés.

A l’École Nationale Vétérinaire de Toulouse les cours de pharmacologie ont


permis de revoir tous les termes liés aux AFiS. C’est lors d’un de ces travaux dirigés,
essentiellement consacrés au Bien-être Animal que ma maitresse de thèse m’a
sollicité afin de participer à l’encadrement des travaux pratiques d’Utilisation et
Protection de l’Animal de Laboratoire (UPAL), en qualité de jobiste du fait de mes
compétences en manipulation animale. Cet emploi de jobiste a également été proposé
à un autre étudiant ayant un parcours similaire, et avec lequel l’élaboration du module
e-learning a été conçue.

• Formation UPAL

La formation UPAL est une formation diplômante, destinée aux personnels


travaillant avec des AFiS, mais également aux étudiants de cinquième année des ENV
en formation facultative. Cette formation est dispensée à un rythme de deux sessions
de 15 jours par an. Elle se réalise en tant que concepteur (fonction 1) ou applicateur

52
(fonction 2) ; la différence s’établissant au niveau des cours abordés, et des travaux
pratiques effectués. L’obtention du diplôme s’opère par la validation de grilles de
compétences lors des travaux pratiques, et se solde par un examen en fin de
formation. Une attestation de réussite est ensuite délivrée par l’ENVT aux apprenants.

Les cours abordent tous de nombreux domaines : anatomie, physiologie,


anesthésie, règlementation, espèces utilisées et principales caractéristiques,
hébergement et management. De nombreux intervenants extérieurs sont donc
sollicités, dont des spécialistes ECLAM.

De la première à quatrième année de scolarité à l’ENVT, notre mission a été


d’encadrer les travaux pratiques et de participer à la formation des candidats. Nous
avons guidé et présenté aux personnes en formation : la manipulation des rongeurs,
les méthodes et techniques de contention, mais aussi toutes les techniques de
prélèvement (veine caudale, sinus maxillaire et rétro-orbitaire), les différentes voies
d’injections (intramusculaire, intrapéritonéale, sous-cutanée, gavage…), ainsi que
certaines méthodes conventionnelles de mise à mort.

La formation UPAL nous a amené à côtoyer des responsables du COF et à


créer un réseau de connaissances, dont émane la proposition de réalisation de ce
projet comme sujet de thèse sur le Vétérinaire Désigné.

[Link]. Création du projet et proposition comme sujet de thèse

À la fin de l’année scolaire 2016-2017, un projet commun aux quatre ENV sur
la création d’un module de formation initial en e-learning sur le Vétérinaire Désigné a
pris forme. Le professeur de Pharmacie Toxicologie de l’ENVT étant un membre à part
entière de ce programme m’a proposé ce sujet de thèse. En juillet 2017, j’ai pu assister
à un entretien en visioconférence avec ma maitresse de thèse et les membres du COF.
Le contexte du projet et son but ont alors été présentés à un camarade de promotion
et moi-même.

1.2.2. Présentation du projet

Le Comité d’Orientation de la spécialité SMAL a sollicité la création d’un cursus


pédagogique autour des Sciences et Médecine des Animaux de Laboratoire à la fin de

53
l’année scolaire 2016-2017. Le projet de création d’une formation e-learning sur le
Vétérinaire Désigné est devenu une évidence. Ce projet s’inscrit dans la démarche
nationale consistant à développer des solutions pédagogiques plus innovantes et
attrayantes pour les étudiants et les formations continues. Actuellement, dans les
Écoles Nationales Vétérinaires, la grande majorité des enseignements sont réalisés
sous forme de cours magistraux, l’enjeu est de proposer un enseignement en ligne
avec des méthodes d’apprentissage plus attractives et interactives. De ce fait ces
dernières années, de plus en plus de professeurs mettent à la disposition des étudiants
des possibilités d’apprentissage en ligne : diaporamas, vidéos, questionnaires
d’autoapprentissage, modules de formation et visioconférences. De plus, ce travail
permet de valoriser et faire connaitre le métier de Vétérinaire Désigné, fonction
souvent méconnue pour la plupart des étudiants vétérinaires. L’objectif principal de cet
enseignement en ligne étant que les étudiants identifient cette profession,
l’environnement de travail, les bénéfices de ce poste, et l’importance qu’il présente
dans le monde de la santé. L’intérêt de cette demande est aussi de rendre le parcours
professionnel attrayant pour les étudiants, afin qu’ils s’inscrivent dans les modules
optionnels tels qu’UPAL présenté précédemment.

1.2.3. Intérêt et objectifs du projet

Bien que la formation prodiguée dans les quatre écoles nationales vétérinaires
françaises soit des plus riches, il n’existe actuellement aucune formation spécifique
permettant de remplir les exigences de compétences pour le Vétérinaire Désigné
durant les cinq années de formation aux ENV. Ainsi ce projet de formation e-learning
revêt un double objectif : faire découvrir ce métier méconnu, mais également
développer l’accès à des ressources pédagogiques en ligne s’adressant, tant aux
étudiants en formation initiale, qu’aux parcours de formations continues.

Afin d’illustrer au mieux cette profession, nous avons décidé de créer


quatre modules d’e-learning. En introduction aux modules, un teaser donne un aperçu
complet du métier de Vétérinaire Désigné, son intérêt, son cadre d’intervention et son
environnement ainsi que son rôle.
Ainsi, à travers cette formation en ligne, les critères de succès visés sont :

54
- Le pourcentage des étudiants en A2 et A1 qui valideront le module
Vétérinaire Désigné.
- La mesure de l’intérêt des étudiants pour ce métier et leur ressenti sur le
module e-learning à travers une enquête de satisfaction.

2. LES ETAPES D’ELABORATION DU PROJET


2.1. METHODOLOGIE GENERALE

2.1.1. Acteurs impliqués

[Link]. Deux équipes

Pour la réalisation de ce projet, nous distinguons deux équipes possédant


différentes compétences et ayant collaboré à la bonne réalisation de la plateforme e-
learning sur le Vétérinaire Désigné :

- Une équipe impliquant les enseignants-chercheurs pour leur expertise sur


le sujet et leur connaissance en matière de pédagogie. Dans les différents
experts, nous retrouvons quatre enseignants chercheurs d’ENV venant
d’Alfort, Lyon et Toulouse, une experte ECLAM, un Vétérinaire Désigné
titulaire du DESV et deux étudiants vétérinaires.
- Une équipe de professionnels techniques pour la mise en place de la
plateforme e-learning. Concernant le profil des professionnels techniques,
nous avons décidé de faire appel au prestataire Wolf Learning Consulting.
Wolf Learning Consulting est une société qui propose de développer des
formations numériques en relation avec le monde de la santé animale. De
plus, leur double compétence technologique et médicale leur permet
d’élaborer des parcours pédagogiques sur-mesure et clé en main. Le but de
cette entreprise est de présenter sous forme informatisée le sujet qui
correspond à la demande de leur client, et de garantir une compréhension
intuitive des messages clés et leur assimilation.

55
[Link]. Rôles et responsabilités

Clarifier les rôles et responsabilités des acteurs du projet nous semble essentiel
à sa réussite, c’est la raison pour laquelle ces points sont définis suivant la matrice
RACSI, utilisée pour la gestion de projets dits « agile ». La matrice RACSI est un
modèle d’attribution des responsabilités à chaque membre de l’équipe constituant le
projet. Elle permet de décrire la participation des différents rôles et à remplir des tâches
données pour la réalisation d’un projet.

Figure 10 : Rôles et responsabilités pour la gestion du projet

Ces différents rôles et responsabilités ne sont pas rattachés à une personne en


particulier, et peuvent au contraire être assignés à plusieurs personnes. Une seule
personne peut elle-même être assignée à plusieurs rôles et responsabilités, comme le
démontre le tableau ci-dessous.

56
Tâche Membre Wolf 1 Membre Etudiant 1 Enseignant Représentant Enseignant Vétérinaire
Wolf 1 et 2 chercheur 1 ECLAM chercheur 2,3,4 Désigné

Gestion de projet A R S C I I I

Rédaction S/A R S C S S S

Conception V1 A R I I I I I

RISE

Validation V1 I I R C S S S

Développement A R I I I I I

@ RISE

Validation @ I I R C S S S

Développement A R I I I I I

gold RISE

Validation Gold I I R C/A S S S

Tableau 2 : Détail et rôles de chaque personne en fonction des étapes du projet

Légende :

- R : Responsable
- A : Approbateur
- C : Consulté
- S : Support
- I : Informé

Les différents intervenants possèdent différents profils, ce qui permet


d’optimiser la conception et la réalisation du programme. Cette pluralité offre des
visions différentes, ce qui permet aux modules e-learning d’être d’autant plus
complets. Les enseignants-chercheurs apportent effectivement leur expertise sur le
sujet et leur pédagogie, assurant ainsi le sérieux et la qualité de la formation. La vision
que nous avons en tant qu’étudiant permet de jouer le rôle de « testeur », car ces

57
modules de formations sont destinés à un public nous correspondant : des étudiants
vétérinaires. Pour l’équipe Wolf Learning Consulting, celle-ci est spécialisée dans la
création de contenu numérique et elle est composée d’une développeuse, d’une
ingénieure pédagogique, et d’un vétérinaire qui a fondé le projet. Ces différents profils
et acteurs apportent une réelle plus-value et assurent un gage de qualité aux modules
de formations e-learning sur le Vétérinaire Désigné.

Nous allons maintenant nous intéresser à la façon dont nous avons construit ce
projet.

2.1.2. Méthode d’élaboration des modules

[Link]. Modèle d’élaboration du module

Pour réaliser ce projet e-learning, de nombreux modèles de conception


pédagogiques existent, celui que nous avons retenu ici est le modèle SAM (Successive
Approximation Model). Ce modèle propose une approche itérative et s’appuie sur la
notion de prototype. L’itération consiste à réaliser des évaluations et procéder à des
ajustements tout au long de la phase de conception sous forme de plusieurs versions.
Ce modèle de conception pédagogique existe sous deux formes :
- SAM 1 : Le modèle SAM1 est la base du modèle SAM, il est adapté aux projets
de petites envergures ou à des équipes réduites. C’est un projet cyclique qui
comporte trois itérations sur les trois étapes classiques de la conception
pédagogique qui sont : l’analyse, la conception et le développement.

Figure 11 : Modèle Successive Approximation Model 1 (44)

58
Cependant dans le cadre de notre projet et du fait de sa grande envergure, le
modèle SAM2 a été adopté. Ce modèle contient huit étapes itératives de conception
pédagogique réparties dans les trois grandes phases du programme : la phase de
préparation, la phase de conception itérative, et la phase de développement itératif.

Maquette validée V1 Alpha Gold

Figure 12 : Modèle Successive Approximation Model 2 (44)

Durant la phase de préparation, les membres du projet doivent fixer les objectifs
et collecter les éléments qui permettront de mener à bien la formation. Elle consiste
aussi à organiser une réunion de lancement, connu sous le nom de « SAVVY Start »
au cours de laquelle l’approche, et les objectifs pédagogiques du projet seront mis en
place, tout en fixant les limites du projet. Pour résumer, cette réunion arrête les
objectifs et résultats attendus par cette formation.
Pour la seconde phase, la phase dite de « conception itérative », un premier
prototype sera mis en place de façon à créer le produit final dès le début, et sera ajusté
au fur et à mesure des différentes versions. Cette phase va permettre d’objectiver que
les éléments contenus dans le prototype sont en accord avec les objectifs établis.
La phase de développement itératif va consister à ajouter les éléments qui vont
permettre de rendre la présentation de la formation interactive ; comme des vidéos,
des animations ainsi que le design final. Des évaluations du travail à chaque étape
vont permettre d’obtenir une avancée en temps réel du projet, et de modifier
efficacement et rapidement le module pendant sa création. Les « bâtisseurs » et les
« demandeurs » de ce travail doivent donc échanger constamment pour obtenir une
version finale la plus aboutie possible et la plus en adéquation avec les attentes des
« commanditaires » du projet.

59
La méthode SAM propose donc un modèle de conception pédagogique souple
et adaptable permettant une visibilité complète pour l’équipe en charge du projet dans
le processus de conception pédagogique. De plus, ce modèle autorise au besoin un
allongement du temps de développement lorsque le travail n’est pas totalement
achevé.

[Link]. Outil de création des modules et choix d’une


plateforme Moodle pour la présentation des modules

La création des modules de micro learning a été réalisée avec Articulate


Rise 360 qui est une application web permettant de créer rapidement des modules e-
learning. Articulate Rise 360 utilise les dernières technologies Web et elle s’adapte
automatiquement à tout appareil, proposant ainsi un outil des plus pratique pour la
création des modules.

La plateforme Moodle a été choisie pour la présentation des modules en ligne.


Cette plateforme est entièrement dédiée aux étudiants, en effet ces derniers doivent
renseigner un mot de passe personnel afin d’accéder aux différents cours qu’elle
présente. Le terme Moodle est l’acronyme pour « Modular Object-Oriented Dynamic
Learning Environment ». Il s’agit en fait d’une plateforme d’apprentissage en accès
libre en ligne distribuée sous la Licence générale GNU écrite en PHP (Hypertext
Preprocessor). La plateforme Moodle est un logiciel permettant la mise en place de
cours en ligne conçue pour favoriser un cadre de formation socio-constructive (45).
Nous avons donc décidé de partager la formation e-learning sur cette plateforme
Moodle avec laquelle fonctionnent déjà les quatre écoles nationales vétérinaires.

[Link]. Planning d’organisation du projet

Après avoir réalisé la réunion « SAVVY Start », un planning a été élaboré, pour
déterminer la date à laquelle les différents modules seront livrés.

Veuillez trouver ci-dessous une liste des étapes clés du projet avec des dates estimées
du planning prévisionnel :

60
WOLF ENVT
Review

Tableau 3 : Planning prévisionnel avec les étapes clés et dates d’avancement estimées du
projet

[Link]. Versions de module

La réalisation des modules découle du travail entre l’équipe commanditaire du


projet et le prestataire. En effet, préalablement à la réalisation des modules, nous
avons envoyé le support scientifique et les illustrations nécessaires à l’ingénieur de
Wolf Learning Consulting en charge du projet, pour que ce dernier puisse dessiner la
maquette des modules. Il a ensuite élaboré les modules à partir des données que nous
lui avions fournies. La création des modules a été réalisée en trois versions différentes.
Pour chaque version, une correction impliquant l’équipe d’experts constituée des
membres du COF et deux étudiants vétérinaires, a été effectuée afin de commenter et
corriger les versions envoyées. Les enseignants-chercheurs de par leur expertise dans
le domaine de l’enseignement ont pu apporter une vision et une correction de qualité
des modules. En qualité d’étudiant vétérinaire nous avons également fait part de notre
point de vue, et participé aux corrections en proposant une vision naïve et

61
représentative du public auquel sont essentiellement destinés ces modules. Ainsi, en
plus du rôle de correcteur nous avons également fait office de testeur.

Pour faciliter la communication lors des corrections entre des commanditaires et


prestataires, les applications suivantes étaient utilisées : Kami (solution de revue de
document pdf en ligne) et Articulate Review. L’ensemble des retours étaient ainsi
enregistrés dans les solutions de Revue (Kami, Google Drive ou Articulate 360
Review).

Les trois versions différentes se nommaient :

- Version V1 : pour validation du contenu


- Version ALPHA : pour ajustement du contenu et des améliorations graphiques
- Version GOLD : version finale et validée

Pour résumer, pour chaque version, l’ingénieur de Wolf Learning Consulting a


envoyé le contenu de son travail à toute l’équipe du projet. Nous avons alors pu noter
nos commentaires, et nos suggestions de modifications et de corrections dans un
espace de discussion dédié. L’ingénieur Wolf Learning Consulting a effectué alors les
modifications nécessaires, et nous a renvoyé la version suivante jusqu’à ce que nous
arrivions à la version finale : la version gold.

[Link]. Communication entre les différentes équipes

La communication entre les experts et la société chargée de la conception


numérique a eu lieu tout au long de la formation des modules. Des réunions ont été
organisées tout au long du projet pour pouvoir informer les parties prenantes de
l’avancée du projet. Ces réunions ont été programmées au moins sept jours à l’avance.
En effet, le planning du projet a été établi avec une supposée réactivité des testeurs
de sept jours ouvrés maximum. Les statuts du projet ont été communiqués tous les
vendredis après-midi ou lundi matin de chaque semaine sous la forme d’un rapport de
semaine détaillant :
- Les engagements
- Les éléments livrés la dernière semaine
- Les éléments prévus la semaine suivante
- Les points de blocage

62
- Une note générale

Annexe 5 : Rapport de réunion entre les deux équipes en charge du projet.

Tous les experts ont été tenus d’envoyer leurs retours directement dans
Articulate Review dans les délais impartis. En effet à chaque version il a été possible
d’annoter les erreurs, ou les points manquants dans la présentation en ligne. Ces
remarques ont alors été prises en compte, et un dialogue ouvert a été mis en place
pour pouvoir échanger de façon efficace. Lors de problèmes repérés de rédaction ou
de contenu de ces modules, nous avons échangé directement avec l’ingénieur Wolf
Learning Consulting par courriel ou téléphone. En cas de problème majeur nous avons
fait directement appel à notre maitresse de thèse et le gérant de la société Wolf
Learning Consulting.

Ainsi, après avoir décrit le projet e-learning et ses moyens de mise en œuvre, nous
allons maintenant détailler la méthodologie de recueil du contenu.

2.2. METHODES SPECIFIQUES D’OBTENTION DE DONNEES

2.2.1. Interviews

[Link]. Préparation des interviews

Préalablement à la première interview ; un questionnaire standardisé à


destination des Vétérinaires Désignés a été créé. Le but de ce questionnaire était
d’obtenir un premier aperçu de la profession, afin d’en extraire les points essentiels.
Cette démarche nous a ensuite permis de les présenter dans le module de formation
e-learning en ligne, et de mieux nous familiariser avec notre sujet. Voici les questions
posées lors des interviews réalisés :

- Quels sont les rôles et les missions du vétérinaire désigné ?


- Quelles sont ses compétences ?
- Quelles sont les différentes structures dans lesquelles il peut travailler ?
- Ses rôles dans la structure chargée du bien-être animal ?
- Quel est votre avis sur la directive 2010 européenne et sa transposition au
niveau national ? (Points à améliorer ou non)

63
- Pourquoi en France, utilise-t-on le terme de « vétérinaire sanitaire » et non pas
de « Vétérinaire Désigné » ?
- Points positifs et négatifs du métier ?

Les premiers témoignages nous ont permis d’appréhender la profession de


Vétérinaire Désigné et d’obtenir un premier aperçu du monde professionnel dans
lequel ce « vétérinaire sanitaire » évoluait.

Le questionnaire a été quelque peu modifié afin de pouvoir mener un entretien


avec l’Inspecteur de Santé Publique Vétérinaire (ISPV) travaillant à la Direction
Départementale de la Protection des Populations (DDPP) de la Haute-Garonne. Cette
interview a été réalisée dans les locaux de la DDPP. Pour cet interlocuteur, les
questions ciblaient les activités en relation avec les services vétérinaires, et les
inspections d’établissements notamment dans le cadre de la directive 2010. Nos
questions étaient les suivantes :

- Quelles sont vos attentes par rapport à un vétérinaire désigné ?


- Dans quel ordre de priorité placez-vous les six missions suivantes :

o Missions transversales : participation aux CE, SBEA, Formation….

o Conception/direction d’animalerie.

o Zootechnie/gestion sanitaire des animaleries (programmes sanitaires).

o Élevage et génétique des animaux de laboratoire.

o Clinique et soins vétérinaires (contrôle de la douleur) ; y compris


gestion de la pharmacie.

o Soutien à la recherche (direction d’études, modèles chirurgicaux, 3Rs).

- Quel est le rythme recommandé pour les réunions de SBEA ?


- Combien de fois la DDPP visite-t-elle les établissements utilisateurs d’AFis ?
- Comment voyez-vous la dualité entre la structure chargée du bien-être animal
(conseillée par le vétérinaire désigné) et le comité d’éthique en expérimentation
animale (évaluation des projets par le vétérinaire désigné) ?
- Quelles relations entre le responsable de la pharmacie et le vétérinaire ?

64
Alors que nous envisagions de créer un questionnaire en ligne plus complet sur le
Vétérinaire Désigné, pour récolter plus de données, que celles obtenues lors des
entretiens, l’étude de la ComVet nous a été communiquée. Nous présenterons ici la
synthèse des différents témoignages que nous avons recueillis.

[Link]. Récolte de témoignages

Dans cette partie nous avons décidé de garder l’anonymat des personnes
interrogées, ces dernières seront donc désignées par des prénoms donnés.

Elodie

La première interview qu’il nous a été possible de réaliser a donc été celle
d’Elodie. Il s’agit d’une Vétérinaire Désignée ayant obtenu son doctorat de médecine
vétérinaire à l’École Nationale Vétérinaire de Toulouse en 2001, ainsi que le DESV en
2009 à l’École Nationale Vétérinaire de Lyon.

Dans sa réponse à notre questionnaire adressé par mail ; Elodie affirme que le
travail du Vétérinaire Désigné est très variable et dépend de nombreux paramètres.
Par exemple la taille, le fonctionnement, et les objectifs de la structure constituent des
éléments de variation d’un institut à un autre. Il peut également œuvrer dans plusieurs
structures, comme le montre ce témoignage écrit par Elodie : « je suis Vétérinaire
Désignée et responsable des animaleries de l’institut dans lequel je travaille en région
parisienne, et suis également Vétérinaire Désignée d’une autre animalerie de mon
institut située en Auvergne. Je dois avouer que c’est parfois difficile à gérer : peu de
disponibilités pour les équipes situées loin… »

Les compétences du Vétérinaire Désigné sont très variables, et doivent être en


adéquation avec les espèces animales utilisées, leur nombre, les objectifs visés par le
projet, l’expertise attendue, mais aussi la taille de l’équipe dans laquelle il va exercer.
Il existe en effet une grande différence entre le Vétérinaire Désigné évoluant dans une
petite animalerie de rongeurs dédiés à la recherche, et celui travaillant dans un
laboratoire de toxicologie avec des primates. Elodie souligne également l’importance
du maintien des compétences et des connaissances via des formations, des lectures
d’articles/revues scientifiques, et de participations à des congrès, faisant ici allusion à
la formation continue.

65
D’après Elodie la Directive 2010 a permis de donner un poids important à
l’application du principe des 3 R’s. Elle a également permis d’indiquer les prérogatives,
c’est-à-dire les missions du Vétérinaire Désigné.

Au niveau national des points peuvent être améliorés : le formulaire de saisie,


le mode d’approbation des projets. Selon Elodie ; il faudrait qu’il soit entièrement
délégué aux Comités d’Éthique (comme c’est le cas en Belgique), renforçant ainsi
encore le rôle du vétérinaire. Pour Elodie, le fait que le terme « Vétérinaire Désigné »
soit inconnu d’une grande partie de la population est dû à un manque d’harmonisation
des textes. De la même manière qu’il est indiqué « mise à mort » dans la Directive et
non « euthanasie », pour être en harmonie avec les autres textes européens.

Pour Elodie, afin de devenir Vétérinaire Désigné il faut accepter de ne pas être
seulement vétérinaire. En effet, les activités vétérinaires ne représentent qu’environ
10 % de son temps. Le reste étant dédié au management, au soutien aux différentes
équipes, à l’administratif, etc. Cependant, la variété des missions évite la lassitude, car
les priorités changent chaque jour, car comme le souligne une fois de plus Elodie :
« Les rôles et missions du Vétérinaire Désigné sont très protéiformes ».

François

Notre deuxième interview a été mené avec François, il s’agit d’un ancien
vétérinaire qui travaille actuellement à la DDPP de la Haute Garonne en qualité
d’inspecteur. Son entretien nous a permis de comprendre l’importance de la
Directive 2010 dans l’application de la règlementation des procédures expérimentales,
mais aussi le rôle de la DDPP en lien avec les établissements dans lesquels exercent
les Vétérinaires Désignés. Les établissements utilisateurs, éleveurs ou fournisseurs
sont soumis à des inspections, et un agrément est nécessaire pour que le
fonctionnement de l’établissement soit en règle (arrêté de 2013). Si les prescriptions
ne sont pas respectées, l’établissement pourra faire l’objet de poursuites.

Pour François un Vétérinaire Désigné doit conseiller sur le bien-être, la


préservation des animaux, vérifier leur état de santé, et déterminer le plan sanitaire
d’élevage. Il est donc le garant du bien-être animal. Pour lui, les missions principales
que doit exercer le Vétérinaire Désigné sont par ordre d’importance :

66
- Zootechnie/gestion sanitaire des animaleries (programmes sanitaires).
- Maitrise de l’élevage et génétique des animaux de laboratoire.
- Missions transversales : participation au Comité d’Éthique, conseils auprès de
la SBEA, participation à la formation du personnel travaillant sur l’étude.
- Clinique et soins vétérinaires, y compris gestion de la douleur.
- Conception et direction d’animalerie.
- Soutien à la Recherche (direction d’études, modèles chirurgicaux, 3Rs).

Martin

Le troisième entretien que nous avons mené a été celui de Martin ; il exerce en
tant que Vétérinaire Désigné dans un centre de recherches public.

Selon lui, tout Vétérinaire Désigné se doit d’effectuer des mises à jour
quotidiennes de son travail, et de détenir une certaine expertise en matière de
législation. Les autres compétences nécessaires pour lui sont : la maitrise de la langue
anglaise qu’il estime indispensable, une adaptabilité et flexibilité importante ainsi que
la plus grande polyvalence dans l’exercice de ses missions. De plus, la communication
constitue sa tâche principale, il doit par exemple informer le personnel de la
réglementation de l’établissement et la faire respecter. Il doit également assurer le rôle
d’intermédiaire entre les équipes de recherche et de zootechnie, et gérer les
problèmes rencontrés lors d’une expérience. Pour ce faire, il doit à la fois former le
personnel, savoir rassembler toutes ses connaissances et avoir la capacité de
travailler avec des espèces animales différentes. De plus il doit aussi faire état d’une
certaine transparence en divulguant le résultat de ses missions au grand public tout
en restant vigilant à leur possible interprétation.

Pour Martin son travail de Vétérinaire Désigné se décline en deux grandes parties :

- 40 % du travail est effectué en lien avec les animaux de manière directe ou


indirecte, le vétérinaire peut être, ou ne pas être en contact avec eux ;
- 60 % du travail représente du management, de la formation, du suivi, ou de la
qualité.

L’échange s’est soldé par quelques pistes d’amélioration pour les EEA
notamment sur la qualité, une réduction des animaux de laboratoire lors de

67
procédures, et enfin l’utilisation d’insectes et de poissons, auxquelles Martin accorde
une grande importance. Le point central restant pour lui le BEA auquel il faut veiller
dans tout projet expérimental, afin que les résultats soient interprétables et
reproductibles.

Florence

Il nous a été possible d’interviewer Florence, une Vétérinaire Désignée


diplômée de l’École Nationale Vétérinaire de Lyon. Selon elle la Directive 2010
n’évoque réellement que peu de la profession Vétérinaire Désigné, et n’y fait que
brièvement allusion. Toutefois elle estime que la Directive n’est pas à améliorer, et est
déjà suffisamment explicite. Florence a énoncé comme recommandation que « tout
jeune vétérinaire doit se lancer dans la pratique, et voir si cela plait ou non », car c’est
avec l’idée de devenir vétérinaire praticien que la majorité des étudiants vétérinaire
intègrent une ENV. De plus elle affirme que l’on peut être recruté à tout âge dans une
structure travaillant avec des AFiS avec une expérience en clientèle.

Florence nous a alors fait part de l’attrait qu’avait représenté pour elle la fonction
de Vétérinaire Désigné en comparaison de celle du vétérinaire praticien en clientèle :

- Travail de longue haleine avec des projets contrairement à la clinique.


- Chaque jour est différents et il faut faire preuve d’une grande adaptabilité.
- Le travail exercé a un but plus vaste selon elle, car le Vétérinaire Désigné, en
plus d’assurer le bien-être animal, participe aussi à la recherche médicale
pour l’homme.
- Les projets d’études sont souvent différents et il est assez facile selon elle de
changer de projet d’étude au cours de sa carrière. Il est même possible de
travailler sur plusieurs projets d’études différents en même temps.
- Il est également envisageable de travailler avec plusieurs équipes.
- La formation continue (bibliographie, congrès, ou formation avec le personnel
professionnel travaillant sur le projet d’étude) fait partie intégrante de la
profession, ce qui est intellectuellement très stimulant.

68
Bilan des interviews : Adaptabilité, Polyvalence, Communication, Mise à jour
des connaissances.

2.2.2. Exploitation d’enquête sur le Vétérinaire Désigné : ComVet

[Link]. Autorisation d’utilisation

Nous avons décidé d’utiliser, le sondage de la ComVet 2018 qui nous a été
communiqué. Ce sondage représente une étude menée sur la profession de
Vétérinaire Désigné, afin de mieux percevoir les attraits de ce métier. Nous avons
échangé quant à la possibilité d’utiliser cette enquête pour la rédaction de notre thèse
avec son auteur, lequel nous a donné son accord. Le sondage ComVet a été consulté
par 132 Vétérinaires Désignés, 39 ont entièrement répondu au questionnaire, et 14
ont répondu partiellement, soit un taux de réponse globale de 40,2 % au sondage. Ce
pourcentage de participation sans être optimal, représente néanmoins l’enquête la
plus complète jamais menée à notre connaissance, en ce qui concerne la profession
de Vétérinaire Désigné.

Annexe 6 : Formulaire de la ComVet

[Link]. Interprétation ComVet

La première partie de l’enquête porte sur l’année de sortie d’étude des ENV des
Vétérinaires Désignés. Nous pouvons faire le constat en regardant l’année de
soutenance de thèse que la profession est relativement récente puisque la majorité
des Vétérinaires Désignés est sortie entre 1990 et 2015. En ce qui concerne les écoles
d’origine ; seuls 10,3 % sont issus d’écoles non françaises (46).

69
30,8

23,1
20,5

15,4

10,3

Alfort Lyon Nantes Toulouse Autres

Figure 13 : Pourcentage des Vétérinaires Désignés en fonction de leur école de sortie (46)

À travers cette enquête nous pouvons donc dire que la profession est
majoritairement exercée par des vétérinaires diplômés en France. En comparaison,
l’exercice vétérinaire dans son ensemble présente une part bien plus importante de
diplômés étrangers avec 1045 nouveaux inscrits à l’ordre en 2020, avec 499 diplômés
d’écoles françaises, et 546 diplômés venant d’écoles extérieures à la France, soit
52,2 % de vétérinaires possédant un diplôme étranger, comme illustré dans la figure
ci-dessous.

Figure 14 : Proportion de nouveaux inscrits à l’Ordre en décembre 2020 (13)

Parmi les actuels Vétérinaires Désignés ayant répondu au sondage, 61,5 %


n’ont pas soutenu une thèse en rapport avec les animaux de laboratoire, ce qui peut
être le reflet d’un métier peu connu, et nous laisse imaginer une découverte plutôt

70
tardive de la profession. Ce résultat est en accord avec les témoignages récoltés, lors
desquels les professionnels rapportent que la découverte de la profession s’est
souvent faite après quelques années de pratique en clientèle.

Grâce à cette enquête nous apprenons de la profession de Vétérinaire Désigné,


qu’il est possible d’exercer dans différents secteurs, comme la recherche publique, la
recherche privée, l’industrie, la société de recherche contractuelle entre autres.
Certains exercent dans plusieurs de ces secteurs à la fois. La figure suivante illustre
ces différents secteurs, et dans quelles proportions ces derniers sont représentés :

Figure 15 : La répartition des secteurs d’exercice des Vétérinaire Désigné (46)

La majorité des Vétérinaires Désignés exercent en CDI (65 %), chiffre qui nous
semble relativement faible comparé au reste de la profession. En effet, environ 80 %
des vétérinaires salariés sont en CDI (47).

71
Figure 16 : Le statut des Vétérinaire Désigné en exercice (46)

Pour ce qui est de la rémunération, la fourchette est assez large, mais on note
que plus de 40 % perçoivent un salaire compris entre 40 000 et 60 000 euros net par
an, ces chiffres sont à peu près transposables chez les vétérinaires praticiens
travaillant en clientèle (47). Cet histogramme représente les salaires nets annuels
moyens des Vétérinaires Désignés ayant répondu à l’enquête.

Figure 17 : Le salaire net moyen annuel des Vétérinaires Désignés (46)

Parmi les autres points positifs, l’enquête révèle que la majorité des sondés
semblent avoir obtenu un emploi facilement dans cette branche de la profession
vétérinaire. Selon les Vétérinaires Désignés interrogés ; le secteur de la recherche
animale offrirait de bonnes perspectives professionnelles. Cette affirmation reste à
moduler avec la notion récente du Parlement Européen en septembre 2021 quant à
réduire le nombre d’AFiS. En effet, la résolution sur "les plans et mesures visant à
accélérer le passage à une innovation sans recours aux animaux dans la recherche,
les essais réglementaires et l’enseignement" a été adoptée par les députés, le 16

72
septembre 2021. Selon eux, cet objectif pourra être atteint au moyen de respect des
3Rs lors des procédures impliquant des animaux vivants à des fins scientifiques (48).

La principale cause de changement de poste est le plus souvent motivée par


une évolution de carrière. Pour ce qui est de la recherche d’emploi ; les trois voies
principales d’obtention sont : le réseau personnel, le contact par des recruteurs et
Anilab. Anilab est une liste francophone de discussions et d’échanges sur les sciences
et techniques relatives aux AFiS. Elle est destinée aux professionnels de
l’expérimentation animale, animaliers, techniciens, responsables d’animaleries,
chercheurs, etc. Cette liste ouverte de discussion permet d’améliorer les relations
interdisciplinaires centrées sur les AFiS, et ainsi de faciliter la recherche d’emploi (49).

2.2.3. Sensibilisation des étudiants vétérinaires : Séminaire sur le


Vétérinaire Désigné

Il a été décidé avec les membres du COF d’organiser une conférence à l’École
Vétérinaire de Toulouse lors d’une soirée débat sur le thème du Vétérinaire Désigné
le 17 décembre 2018, afin de faire connaitre cette profession aux étudiants. Lors de
cette conférence, tous les étudiants de l’ENVT avaient reçu un mail pour assister à
cette présentation.

Au cours de cette soirée, nous avons eu l’opportunité de présenter notre


parcours étudiant, ainsi que notre rôle à l’ENVT lors de la formation UPAL. Nous avons
également abordé deux thématiques du métier de Vétérinaire Désigné : une assez
générale sur le Vétérinaire Désigné en expliquant le contexte règlementaire dans
lequel ce dernier évolue. Dans cette première partie a aussi été donnée la définition
d’AFiS et dans quelles proportions ces espèces animales étaient utilisées lors de
procédures. Puis nous avons présenté dans quel type d’établissement travaille le
Vétérinaire Désigné, à savoir les établissements éleveurs, fournisseurs, et utilisateurs
d’AFiS qui sont définis règlementairement, et agréés par le MAA. Nous avons
également présenté le rôle de conseil qu’il exerce dans la SBEA, et celui d’évaluateur
de l’éthique des projets en siégeant dans la CEEA. En fin, dans un second temps nous
avons brièvement présenté les différents rôles et missions du Vétérinaire Désigné déjà
présentées antérieurement lors de notre thèse.

73
Cette présentation nous a ainsi permis de nous plonger plus en détail dans ce
projet. Par ailleurs, d’autres interventions ont été animées par des Vétérinaires
Désignés en exercice.

2.2.4. Article STAL

Préalablement à la création des modules sur le Vétérinaire Désigné sur la


plateforme e-learning, nous avons publié un article dans la revue scientifique STAL
(Science et Technique des Animaux de Laboratoire) de l’AFSTAL : « Association
Française des Sciences et Techniques de l’Animal de Laboratoire » en collaboration
avec les membres du groupe de travail pédagogie du COF en SMAL.

La revue STAL a pour objectif de diffuser les connaissances scientifiques et


techniques, promouvoir l’éthique en recherche biomédicale, et informer des évolutions
règlementaires. Quatre numéros paraissent tous les ans soit un par trimestre. Notre
article a été publié au deuxième semestre 2019. Ainsi, notre travail s’insérant
parfaitement dans les lignes directrices de cette revue, nous avons rédigé un article
sur le Vétérinaire Désigné, et l’utilisation des animaux à des fins scientifiques, aussi
que sur le développement d’un module de formation initiale en e-learning.

Dans cet article, nous avons explicité le développement d’un module de


formation initiale en e-learning sur le Vétérinaire Désigné en cours de réalisation au
sein du COF de la spécialité CEAV/DESV Sciences et Médecine des Animaux de
Laboratoire (SMAL). La finalité de ce projet est de structurer un parcours de formation
spécifique, développant une plateforme d’apprentissage en ligne, permettant aux
étudiants de se former sur le métier du Vétérinaire Désigné. Ce module servira par la
suite de modèle à la création d’autres modules plus approfondis sur le sujet pour le
CEAV.

Ainsi, suite à la collecte de tous ces travaux nous avons pu approfondir nos
connaissances sur la profession de Vétérinaire Désigné. C’est alors que nous avons
pu nous lancer dans la conception des modules.

Annexe 7 : Article STAL

74
3. REALISATION DES MODULES
3.1. INTRODUCTION PAR UN TEASER

En entrée en matière des quatre modules, nous avons élaboré un teaser,


mettant en avant les points forts du métier et ayant pour objectif de promouvoir le
programme de formation e-learning sur le Vétérinaire Désigné. Ce teaser se veut
attractif avec une musique dynamique et des phrases d’accroches courtes et
percutantes comme : « Contribuer par votre expertise vétérinaire, au progrès de la
santé humaine, environnementale et animale ».

La conception de ce teaser a été réfléchie en amont, et nous avons pour cela


pris en compte les conseils de l’équipe Wolf Learning Consulting. Nous avons
également bénéficié des conseils, d’une chercheuse en épidémiologie de l’ENVT qui
avait déjà conçu une plateforme de module interactifs sur la plateforme Moodle.
D’après son expérience, une vidéo pour être efficace et pertinente, ne doit pas
dépasser 4-7 minutes. Elle doit par ailleurs être synthétique et concise, avec un
contenu qui ne soit pas trop généraliste.

3.2. REUNION SAVVY : CREATION DU PLAN

En mars 2019 s’est déroulé la réunion « SAVVY » au cours de laquelle l’équipe


d’enseignant-chercheur et les deux étudiants vétérinaires (soit les experts
pédagogiques) et l’équipe technique (soit les membres de Wolf Learning Consulting)
ont défini les limites, et les points clés du projet e-learning en mettant en place un arbre
décisionnel. Cet arbre part de l’objectif souhaité qui est ensuite décomposé en
plusieurs sous-branches, il constitue le « squelette » de nos modules, et sert de trame
directive à la présentation des modules. Ainsi à travers cette présentation en arbre
nous percevons les trames directrices des quatre modules e-learning portant sur :

- L’intérêt du métier de Vétérinaire Désigné dans nos sociétés.


- Le contexte règlementaire et éthique dans lequel il évolue.
- Les interactions professionnelles.
- Zoom sur la profession en s’intéressant aux missions du Vétérinaire Désigné
et la formation qui doit être suivie.

75
Arbre décisionnel

Figure 18 : Arbre décisionnel réalisé lors de la réunion SAVVY

3.3. MODULES

3.3.1. Module 1 : Pourquoi avons-nous besoin d’un Vétérinaire


Désigné ?

Dans ce premier module, nous avons présenté les intérêts de cette profession,
en précisant sa place centrale dans le monde de la recherche, et les bénéfices
sociétaux qu’elle présente :

76
[Link]. Sa mission principale être le garant du bien-être animal

L’objectif premier de notre travail de thèse a été d’identifier les différents rôles
et missions du Vétérinaire Désigné, afin de commencer à dégager différentes pistes
de travail pour le premier module. Ainsi, une large étude documentaire a été
nécessaire afin de comprendre ses principales missions. Nous nous sommes pour
cela principalement basés sur la directive 2010/63/EU, et sur les textes législatifs
français en découlant, comme le décret 2013 et ses cinq arrêtés d’application. D’autres
documents ont aussi permis la rédaction de ce premier module tels que des documents
de formation des membres de comité d’éthique en expérimentation animale, les livrets
de compétences et d’évaluations en formation initiale et continue pour le CEAV SMAL.
En recoupant l’ensemble de ces textes, nous avons pu mettre en évidence les six rôles
et responsabilités cités précédemment.

Les interviews récoltés nous ont également apporté une grande quantité
d’informations, et elles ont permis de constater que la mission la plus importante
s’avérait être celle du garant du bien-être animal. Il a donc été décidé de présenter ce
point phare de la profession en premier lieu. Nous avons donc insisté sur le sens aigu
de l’éthique, permettant d’évaluer et superviser les décisions, de procédures
concernant les AFiS en veillant au respect de leur bien-être. Le Vétérinaire Désigné
est le garant du bien-être des Animaux utilisés à des Fins Scientifiques (AFiS) et il met
à disposition des équipes de recherche des modèles animaux de qualité.

[Link]. Pourquoi le milieu de la recherche en a besoin, nos


sociétés pourraient-elles se passer du Vétérinaire
Désigné ?

Dans un second temps nous avons présenté les raisons pour lesquelles la
recherche avait « besoin » du Vétérinaire Désigné. Pour introduire cette partie, un
atelier sous forme de carte glissante à choix multiples a été mis en œuvre pour
permettre d’impliquer le lecteur, et de rendre la lecture attrayante et dynamique.

77
Figure 19 : Carte glissante à choix multiple présentée sur Moodle

Dans ce module il est signifié que la recherche a encore besoin d’utiliser des
animaux vivants, afin de poursuivre le progrès et les avancés scientifiques dans le
domaine de la santé humaine, animale, et de l’environnement. Ces avancées sont
primordiales pour notre société, et pour illustrer ce fait nous avons décidé de mettre
en avant quelques exemples comme : la découverte et l’application des vaccins contre
la polio ou la tuberculose, les avancés sur le HIV avec la découverte de traitements
antiviraux, le traitement du diabète avec la découverte de l’insuline, ou bien la création
de vaccins de pathologies touchant les animaux, tels que le FeLV chez le chat, et la
maladie de Carré chez le chien. D’après ces exemples, nous pouvons donc conclure
que la recherche utilisant des animaux, a joué un rôle essentiel dans de nombreuses
avancées médicales, bénéfiques à la fois pour la médecine humaine et pour la
médecine animale.

De plus, dans le cas d’utilisation d’animaux lors de procédures expérimentales,


la législation oblige l’implication d’un Vétérinaire Désigné. En effet, légalement et
matériellement, la loi ne peut garantir le respect de l’animal sans être entourée
d’experts en santé animale. Ainsi, à travers cette partie du module, nous comprenons
le rôle central et essentiel joué par le Vétérinaire Désigné dans le secteur de la
recherche.

[Link]. Quel est le quotidien d’un Vétérinaire Désigné ?

En ce qui concerne le quotidien d’un Vétérinaire Désigné nous nous sommes


inspirés des entretiens effectués. Pour chacun de ces entretiens il est apparu qu’il

78
n’existe pas de journée « type ». En effet, nous avons établi un planning fictif
regroupant plusieurs tâches remplies par le Vétérinaire Désigné, qui illustrent la
diversité de ses tâches au quotidien :

- Conseils auprès de l’équipe de zootechnie et de l’équipe de recherche,


- Supervision des équipes dans le cadre du BEA,
- Participation au Comité de pilotage requérant son avis lors de réunions,
- Gestion de courriel pour interagir avec les responsables de zones du projet sur
lequel il travaille et pour répondre à d’éventuelles questions,
- Faire de la formation, par exemple sur l’analgésie dans la prise en charge de la
douleur,
- Conseils de réaménagement à la SBEA et vérifier que le cahier des charges
initial est bien suivi.

Ainsi, la variété de tâches de ce planning permet de mettre en avant la


compétence « multi fonctions » dont doit faire preuve le Vétérinaire Désigné, et
souligne la diversité des tâches de ce métier. Lors d’une interview, un des Vétérinaires
Désignés a répondu : « Aucune journée ne se ressemble, elles sont toutes
différentes ».

[Link]. Quizz

Lors de la rédaction de ces modules, nous avons également élaboré des


évaluations sous forme de quizz simples et courts pour évaluer si les modules avaient
été compris et intégrés par les apprenants. Dans le cas contraire, si l’apprenant
n’obtient pas 70 % de bonnes réponses au quizz, il devra alors repasser l’évaluation
afin de pouvoir accéder au module suivant.

79
Figure 20 : Exemple de question proposée lors du quizz de fin de module

Après validation de l’apprenant sur une question donnée, une correction


complète est proposée avec des explications.

3.3.2. Module 2 : Une définition règlementaire et éthique

Dans ce second module, nous explicitons le contexte règlementaire et éthique


du métier. Ce module inclut les règlementations françaises et européennes encadrant
la profession de Vétérinaire Désigné. En outre, ce module relate les fondements
éthiques dans le cadre de l’utilisation des animaux à des fins scientifiques et
pédagogiques, et introduit le principe des 3 Rs : Remplacer, Réduire, Raffiner. Les
3 Rs représentent une règle fondamentale qui permet une utilisation optimale des
animaux à des fins expérimentales. Elle est maintenant reconnue et respectée par
tous les acteurs de la Recherche, et la variété des compétences du Vétérinaire
Désigné, contribuent amplement à sa reconnaissance.

Dans ce module il a également été choisi d’évoquer l’évolution de l’éthique


animale à travers 3 dates importantes du BEA :

80
- La loi Grammont en 1850 acte la première prise de conscience du devoir de
l’homme à devoir respecter les animaux, en commençant par interdire tout
mauvais traitement en public envers les animaux domestiques :
« Seront punis d’une amende de cinq à quinze francs, et pourront l’être d’un à cinq
jours de prison, ceux qui auront exercé publiquement et abusivement de mauvais
traitements envers les animaux domestiques ».
- Le code de Nuremberg de 1945 indique que la Recherche impliquant des êtres
vivants ne devait être envisagée que si aucune autre méthode ou moyen ne
permettait d’obtenir des réponses (50).
- En 1959 Russell & Burch formalisent et précisent l’attention qui doit être portée
sur l’éthique des recherches utilisant des animaux dans leur ouvrage « The
Principles of Humane Experimental Technique ». Ils créent les principes
éthiques universels « les 3 Rs » (35).

À travers ces citations législatives, l’apprenant peut constater que l’évolution du


bien-être animal engage un travail de longue haleine, et mesurer l’étendue des progrès
réalisés en la matière.

3.3.3. Module 3 : Un métier solitaire ?

Le troisième module décrit l’environnement et les acteurs avec lesquels interagit


le Vétérinaire Désigné. Les différentes interactions inhérentes à ce métier sont
décrites, à savoir les interactions avec : les collaborateurs, les établissements et les
espèces animales concernées.

[Link]. Établissements dans lesquels il interagit

Pour ce qui est des établissements, nous présentons le CEEA qui est en charge
de l’évaluation prospective et rétrospective des projets de recherches et doit inclure
dans sa composition un vétérinaire. Le Vétérinaire Désigné peut siéger dans cette
instance, car il fait partie des personnalités ayant autorité sur l’évaluation éthique des
projets. Puis nous exposons la SBEA dans laquelle le Vétérinaire Désigné aura un rôle
central et dispensera des conseils sur le bien-être et le traitement des animaux.

81
[Link]. Les collaborateurs avec lesquels il interagit

Le Vétérinaire Désigné peut également collaborer avec d’autres vétérinaires


impliqués en recherche animale, que sont : le vétérinaire clinicien, le vétérinaire
chercheur, le vétérinaire sanitaire.

De plus, le Vétérinaire Désigné va travailler avec d’autres collaborateurs non


vétérinaires pour mener à bien un programme de recherche. Il va interagir avec : le
responsable de l’établissement du projet, l’inspecteur de la DDPP, des chercheurs,
des zootechniciens, et les équipes administratives et de logistiques. Cette sous-partie
du module 3 met l’accent sur la capacité d’adaptation du Vétérinaire Désigné qui a une
fonction d’interface entre de nombreux acteurs.

[Link]. Les animaux avec lesquels il travaille

Les AFiS sont des animaux vivants, utilisés ou destinés à être utilisés dans des
procédures à des fins scientifiques ou éducatives. Ils sont aussi élevés pour que leurs
organes ou tissus puissent être utilisés à des fins scientifiques. Cette partie reprend
des notions précédemment abordées dans notre thèse et met en évidence la grande
variété d’espèces avec lesquelles il peut travailler comme le montre l’image suivante :

Figure 21 : Liste des animaux élevés dans le but de devenir des AFiS

3.3.4. Module 4 : Zoom sur le métier de Vétérinaire Désigné

Le quatrième et dernier module décrit le rôle du Vétérinaire Désigné en


identifiant ses missions, ses responsabilités, ses compétences et les différentes

82
modalités d’exercice professionnel. Ce module est le plus concret et spécifique, c’est
celui qui a demandé le plus de discussions et d’ajustements.

[Link]. Les rôles du Vétérinaire Désigné

Le Vétérinaire Désigné va exercer une multitude de tâches que nous pouvons


regrouper en six missions principales, précédemment décrites au cours de notre thèse.
Dans cette sous-partie, les six missions du Vétérinaire Désigné sont brièvement
retracées, et il suffit de cliquer sur l’une d’elle pour obtenir des informations la
concernant.

Figure 22 : Présentation des 6 missions qu’assure le Vétérinaire Désigné

[Link]. Les compétences et qualités nécessaires à l’exercice


de ce métier

Dans cette sous partie nous relatons les compétences et qualités nécessaires
à l‘exercice de ce métier. Pour la rédaction de cette sous partie nous nous sommes
inspirés des témoignages de Vétérinaires Désignés. Ainsi, il a été décidé de présenter
les compétences du Vétérinaire Désigné sous forme de deux témoignages audios et
un témoignage écrit. Parmi les principales compétences, sont citées sur ces
témoignages : l’adaptabilité, la polyvalence, et la faculté de communication.

[Link]. Les formations disponibles et évolutions de carrière

De nos jours, pour assurer la fonction de Vétérinaire Désigné, une formation


particulière est conseillée. En effet, un vétérinaire généraliste n’aura pas forcément les

83
compétences requises pour prendre soin d’AFiS. Lors de la formation initiale
vétérinaire, il est possible de suivre des modules de formation complémentaire
facultative. Cependant, il est envisageable par la suite d’approfondir les compétences
avec l’obtention de diplômes tels que le CEAV, DESV ou l’ECLAM.
Pour connaitre les prérequis nécessaires à l’exercice de la fonction de
Vétérinaire Désigné en Europe un document existe : le consensus européen sur la
formation des Vétérinaires Désignés disponible en anglais et traduite en Français,
accessible dans ce module.
Les évolutions de carrière d’un Vétérinaire Désigné sont nombreuses, en voici
quelques exemples : responsable de laboratoire, chercheur, enseignant, enseignant-
chercheur, et directeur d’études.

[Link]. Les statuts professionnels du Vétérinaire Désigné

Dans cette dernière sous-partie, nous abordons les différents statuts


professionnels du Vétérinaire Désigné.
Ce dernier peut être salarié d’un établissement qu’il soit privé ou public. Il peut être
contractuel et intervenir dans le cadre d’un contrat avec l’établissement, de façon
régulière, avec une périodicité définie. En fin, il peut également être consultant et
intervenir à titre d’expert dans l’établissement, pour donner des conseils et épauler un
Vétérinaire Désigné.

3.4. RETOUR D’EXPERIENCE

Une enquête de satisfaction a été menée dans le but de pouvoir évaluer ce


module e-learning auprès des étudiants vétérinaires de l’École Nationale Vétérinaire
de Toulouse. Cette enquête a été créée sur une plateforme Sphinx en utilisant une
licence fournie par l’ENVT. Le questionnaire a été préparé en collaboration avec la
direction des systèmes d’information de l’ENVT. Une fois la réalisation de l’enquête
achevée, cette dernière a été partagée grâce à un lien hypertexte sur la boite mail
étudiants en première année, et en deuxième année qui ont eux aussi bénéficié de ce
module quand ils étaient en première année d’école.

Annexe 8 : Enquête de satisfaction sur le module Vétérinaire Désigné

84
La première question de cette enquête évalue le nombre d’étudiants de
première et de deuxième année ayant répondu. On note que 140 personnes ont
répondus à ce questionnaire, dont 95 premières années et 45 deuxièmes années. Le
nombre moins important de deuxièmes années à avoir répondu à ce questionnaire est
imputable au fait qu’uniquement une moitié de la promotion avait eu accès au module
sur le Vétérinaire Désigné. En effet, lors du confinement national de 2020, le module
e-learning a été proposé à la moitié de la promotion de l’année en cours. Le contexte
du confinement a rendu obligatoire ce module en complément d’autres enseignements
qui ne pouvaient être dispensés qu’en distanciel.
Nous avons ainsi 28.1 % de deuxièmes années ayant répondu à ce sondage
contre 59,4 % de premières années.

Figure 23 : Proportion d’étudiants vétérinaires ayant répondu à l’enquête de satisfaction

85
D’après cette enquête, sur l’effectif des 140 participants, 79,3 % n’avaient pas
conscience de l’existence du métier de Vétérinaire Désigné avant la lecture du module.
Ce pourcentage élevé démontre l’intérêt de la création de ce module qui permet de
faire connaître cette profession.

Figure 24 : Proportion d’étudiants connaissant la profession de Vétérinaire Désigné avant la


lecture du module e-learning

Nous nous sommes ensuite intéressés à l’intérêt qu’avait suscité ce module.


Cette question a pour objectif d’évaluer le besoin de création de formation d’un module
approfondi sur le Vétérinaire Désigné, accessible aux étudiants. Les résultats sont en
faveur de la création d’un module plus approfondie comme le montre l’histogramme
ci-dessous :

Figure 25 : Proportion d’étudiants souhaitant ou non en connaître plus sur cette filière

86
Il a été décidé d’évaluer la qualité du module créé, en cherchant à savoir s’il
était facile et agréable à suivre. Les retours sont en majorités positifs. Néanmoins,
nous n’avons pas eu de réponse à l’item concernant les points à améliorer, ce qui
aurait été intéressant de noter.

Figure 26 : Retours des étudiants sur la qualité du module e-learning sur le Vétérinaire Désigné

87
CONCLUSION
De nos jours, l’utilisation des animaux à des fins scientifiques et le respect de
leur bien-être dans des procédures expérimentales, représentent des enjeux sociétaux
majeurs en constant progrès. La création de règlementations telle que la Directive
Européenne 2010/63/EU ayant été transposée en France en droit national sous formes
de décrets, a nettement contribué à cette avancée. Elle aborde également
l’instauration de l’obligation de se doter d’un Vétérinaire Désigné, vétérinaire
compétent, dans les établissements utilisateurs, éleveurs ou fournisseurs d’AFiS.
Depuis peu, une formation diplômante de spécialisation vétérinaire dans cette filière
s’est ouverte en France, soutenue par une dynamique européenne. Bien que la
formation prodiguée dans les quatre écoles nationales vétérinaires françaises soit des
plus riches, aucune formation spécifique permettant de remplir les exigences de
compétences pour le Vétérinaire Désigné n’était proposée dans le cursus des cinq
années d’écoles dans les ENV.

Face à l’émergence de celle-ci, une formation e-learning sur le Vétérinaire


Désigné a été élaborée par nos soins, avec la volonté de promouvoir et de porter à la
connaissance des étudiants, cette facette de la profession vétérinaire. L’apprentissage
sous forme de cours en ligne, représente une méthode moderne pédagogique
répondant aux attentes des apprenants en matière de facilité d’accès à la formation
initiale ou continue. Ainsi, ce projet de formation e-learning revêt un double objectif :
faire découvrir ce métier méconnu, mais également développer l’accès à des
ressources pédagogiques innovantes et attrayantes en ligne s’adressant, tant aux
étudiants qu’aux parcours de formations continues.

Une enquête de satisfaction rétrospective a été menée sur le module e-learning.


Les résultats obtenus montrent une méconnaissance de l’existence de cette
profession et pour autant un intérêt à l’égard de cette dernière. La profession de
Vétérinaire Désigné très protéiforme dans ses missions, en fait ainsi un métier
attrayant et offrant également de nombreuses opportunités de carrière. Au travers de
notre travail nous espérons avoir intéressé et fait connaitre cette branche de la
profession vétérinaire qui semble être prometteuse et pleine d’avenir.

88
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89
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93
ANNEXES

ANNEXE 1 : Classification des procédures selon leur degré de gravité

Classes de Explication
gravités
Légère Les procédures expérimentales en raison desquelles les animaux
sont susceptibles d'éprouver une douleur, une souffrance ou une
angoisse légère de courte durée ainsi que celles sans incidence
significative sur le bien-être ou l'état général des animaux relèvent de
la classe "légère".
Modérée Les procédures expérimentales en raison desquelles les animaux
sont susceptibles d'éprouver une douleur, une souffrance ou une
angoisse modérée de courte durée ou une douleur, une souffrance
ou une angoisse légère de longue durée ainsi que celles susceptibles
d'avoir une incidence modérée sur le bien-être ou l'état général des
animaux relèvent de la classe "modérée".
Sévère Les procédures expérimentales en raison desquelles les animaux
sont susceptibles d'éprouver une douleur, une souffrance ou une
angoisse intense ou une douleur, une souffrance ou une angoisse
modérée de longue durée ainsi que celles susceptibles d'avoir une
incidence grave sur le bien-être ou l'état général des animaux
relèvent de la classe "sévère".
Sans réveil Les procédures expérimentales menées intégralement sous
anesthésie générale, au terme desquelles l'animal ne reprend pas
conscience, relèvent de la classe "sans réveil".

94
ANNEXE 2 : Demande d’autorisation de projet utilisant des animaux à des fins
scientifiques

DEMANDE D’AUTORISATION DE PROJET UTILISANT DES ANIMAUX A


DES FINS SCIENTIFIQUES

Ce formulaire a pour objectif de rassembler les informations permettant au comité d’éthique dont relève l’établissement

utilisateur où sera réalisé le projet utilisant des animaux à des fins scientifiques, d’évaluer éthiquement le projet et au

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche d’autoriser le projet suite à l’évaluation éthique.

Le fichier de ce formulaire ainsi que la notice d’aide pour le renseigner peuvent être demandés à : autorisation-

projet@[Link]

Le projet est défini comme un programme de travail répondant à un objectif scientifique défini, utilisant un ou plusieurs

modèles animaux et impliquant une ou plusieurs procédures expérimentales (article R-214-89 du Code rural et de la

pêche maritime).

Le formulaire renseigné sera envoyé par lettre recommandée avec accusé de réception à l’adresse suivante :

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche – Direction Générale pour la Recherche et l’Innovation –

Secrétariat « Autorisation de projet » - 1, rue Descartes, 75231 PARIS cedex 5

N.B. A l’exception des duplications des blocs permises et repérées par …, aucune modification des items
de ce formulaire ne doit être effectuée.

1. INFORMATIONS GÉNÉRALES

1.1. TITRE DU PROJET :

95
1.2. Durée du projet :

1.3. Date prévue de début du projet :

2. RÉSUMÉ NON TECHNIQUE

3. INFORMATIONS ADMINISTRATIVES ET RÉGLEMENTAIRES


3.1. L’établissement utilisateur (EU)

3.1.1. Agrément de l’EU où seront utilisés les animaux :


o Nom :
o Numéro d’agrément :
o Date de délivrance de l’agrément :
o Nom et prénom du responsable :
o Adresse électronique du responsable :
o Nom et prénom de la personne délégataire du responsable présente dans
l’EU :
o Adresse électronique de ce délégataire :

3.1.2. Comité d’éthique agréé par le MESR dont relève l’EU :

3.1.3. Responsable(s) de la mise en œuvre générale du projet dans l’EU et de sa


conformité à l’autorisation de projet :
Nombre de responsables :

96
Responsable :
o Nom et prénom :
o Adresse postale (avec le nom du laboratoire) :
o Adresse électronique :
o Téléphone :

3.1.4. Responsable(s) du bien-être des animaux :

Nombre de responsables :

Responsable :
o Nom et prénom :
o Adresse postale (avec le nom du laboratoire) :
o Adresse électronique :
o Téléphone :

3.2. Le personnel
- Compétences des personnes participant au projet :

▪ la conception des procédures expérimentales et des projets  oui  non


▪ l’application de procédures expérimentales aux animaux  oui  non
▪ les soins aux animaux  oui 
non
▪ la mise à mort des animaux  oui 
non

3.3. Le projet
3.3.1. L’objectif du projet :
Est-il :
o justifié du point de vue éducatif ? 
o requis par la loi ? 
o justifié du point de vue scientifique ? 
o Informations sur cette justification :

3.3.2. Description du projet :

97
3.3.3. Précisez, le cas échéant, la ou les méthodes de mise à mort prévue(s) :

3.3.4. Précisez, le cas échéant, les éléments scientifiques justifiant la demande de


dérogation concernant la méthode de mise à mort envisagée :

3.3.5. Stratégie d’expérimentation ou d’observation et approche statistique utilisée


afin de réduire au minimum le nombre d’animaux, la douleur, la souffrance et
l’angoisse, infligées et l’impact environnemental, le cas échéant – si une étude
statistique est prévue, indiquez et justifiez les tests choisis :

3.4. Les animaux

3.4.1. Justifiez la nécessité d’avoir recours à des animaux pour atteindre les objectifs
du projet :

3.4.2. Espèces animales ou types d’animaux utilisés :


Souris (Mus musculus) 
Rats (Rattus norvegicus) 
Cobayes (Cavia porcellus) 
Hamsters (syriens) (Mesocricetus auratus) 
Hamsters (chinois) (Cricetulus griseus) 
Gerbilles de Mongolie (Meriones unguiculatus) 
Autres rongeurs (Rodentia) 
Lapins (Oryctolagus cuniculus) 
Chats (Felis catus) 
Chiens (Canis familiaris) 
Furets (Mustela putorius furo) 
Autres carnivores (carnivora) 
Chevaux, ânes et croisements (Equidae) 

98
Porcs (Sus scrofa domesticus) 
Caprins (Capra aegagrus hircus) 
Ovins (Ovis aries) 
Bovins (Bos primigenius) 
Prosimiens (prosimia) 
Ouistitis et tamarins (par exemple, Callithrix jacchus) 
Singe cynomolgus (Macaca fascicularis) 
Singe rhésus (Macaca mulatta) 
Vervets chlorocebus spp. (généralement soit pygerythrus, soit sabaeus) 
Babouins (Papio spp.) 
Saïmiris (par exemple, Saimiri sciureus) 
Autres espèces de primates non humains (autres espèces de Ceboidea
et Cercopithecoidea) 
Singes anthropoïdes (Hominoidea) 
Autres mammifères (autres Mammalia) 
Poules domestiques (Gallus gallus domesticus) 
Autres oiseaux (autres Aves) 
Reptiles (Reptilia) 
Grenouilles Rana (Rana temporaria et Rana pipiens) 
Grenouilles Xenopus (Xenopus laevis et Xenopus tropicalis) 
Autres amphibiens (autres Amphibia) 
Poissons zèbres (Danio rerio) 
Autres poissons (autres Pisces) 
Céphalopodes (Cephalopoda) 

3.4.3. Justifiez la pertinence de l’(des) espèce(s) animale(s) choisie(s) :

3.4.4. S’agit-il de spécimens d’espèces menacées énumérées à l’annexe A du


règlement (CE) n° 338/97 du Conseil du 9 décembre 1996 relatif à la protection des
espèces de faune et de flore sauvages par le contrôle et leur commerce ?
oui non

99
Si oui, éléments scientifiques démontrant que la finalité de la procédure expérimentale
ne peut être atteinte en utilisant d’autres espèces que celles énumérées dans cette
annexe :

3.4.5. S’agit-il de spécimens de primates non humains ? oui non

Si oui, éléments scientifiques démontrant que la finalité de la procédure


expérimentale ne peut être atteinte en utilisant d’autres espèces de primates non
humains

3.4.6. S’agit-il d’animaux capturés dans la nature ? oui non

Si oui, éléments scientifiques démontrant que la finalité de la procédure


expérimentale ne peut être atteinte en utilisant d’autres animaux que ceux capturés
dans la nature :

3.4.7. S’agit-il d’animaux d’espèces domestiques, errants ou vivant à l’état sauvage ?


 oui non

Si oui, éléments scientifiques démontrant que la finalité de la procédure


expérimentale ne peut être atteinte qu’en utilisant ces animaux.

3.4.8. Catégorie des animaux utilisés dans le projet :


Animaux tenus en captivité (domestiques ou non domestiques) 
Animaux non domestiques non tenus en captivité 
Animaux génétiquement altérés 

o Animaux non domestiques non tenus en captivité


▪ Si les animaux utilisés sont des spécimens d’espèces protégées en
application de l’article L. 411-1 du Code de l’environnement, indiquez les
références de la dérogation accordée pour effectuer la capture des

100
animaux dans le milieu naturel (4° de l’article L. 411-2 du Code de
l’environnement) :

▪ Si les animaux utilisés sont des spécimens d’espèces dont la chasse est
autorisée, indiquez ici les références de l’autorisation de prélèvement
accordée pour effectuer la capture des animaux dans le milieu naturel
(article L. 424-11 du Code de l’environnement) :

▪ Justification scientifique montrant que l’objectif de la procédure


expérimentale ne peut être atteint en utilisant un animal élevé en vue
d’une utilisation dans des procédures expérimentales :

o Animaux génétiquement altérés


▪ Animaux génétiquement modifiés oui non
Si oui :

• Création d’une lignée oui non


• Maintien d’une lignée établie et/ou utilisation oui non
o Phénotype non dommageable oui non
o Phénotype dommageable oui non

▪ Souche mutante autre oui non


Si oui :

• Création d’un mutant oui non


• Maintien d’une lignée établie et/ou utilisation oui non
o Phénotype non dommageable oui non
o Phénotype dommageable oui non

3.4.9. Origine des animaux tenus en captivité :


o Les animaux destinés à être utilisés dans les procédures expérimentales
appartenant aux espèces dont la liste est fixée réglementairement sont-ils élevés
à cette fin et proviennent-ils d’éleveurs ou de fournisseurs agréés ?
 oui non

▪ Si oui, nombre d’établissements éleveur ou fournisseur agréés fournissant


tout ou partie des animaux du projet :

101
Etablissement :

• Nom :

• Adresse postale :

• Animaux fournis :

▪ Si non, justifier scientifiquement l’utilisation d’animaux qui ne proviennent


pas d’éleveurs ou de fournisseurs agréés :

o Votre propre établissement utilisateur fournit-il tout ou partie des animaux du


projet ? oui non

o Un autre établissement utilisateur fournit-il tout ou partie des animaux du


projet ? oui non

o Nombre d’établissements éleveur occasionnel non agréés fournissant tout ou


partie des animaux du projet ?

Etablissement :

• Nom :

• Adresse postale :

• Animaux fournis :

o Nombre d’établissements éleveur ou fournisseur localisés dans des Etats


membres autres que la France fournissant tout ou partie des animaux du projet ?

102
Etablissement :
Nom de cet éleveur ou fournisseur et pays :

o Nombre d’établissements éleveur ou fournisseur localisés dans des pays


tiers fournissant tout ou partie des animaux du projet ?

Etablissement :
Nom de cet éleveur ou fournisseur et pays :

o Les animaux sont-ils des animaux réutilisés d’un projet précédent ?


oui non
Si oui, veuillez compléter le chapitre 4.3 de ce formulaire.

3.4.10. Nombre estimé d’animaux utilisés dans le projet :

o Justification de ce nombre pour chacune des espèces animales utilisées :

3.4.11. Indiquez à quel(s) stade(s) de développement les animaux seront utilisés et le


justifier :

3.4.12. Indiquez le sexe des animaux utilisés et le justifier :

3.4.13. Indiquez pour chaque espèce les points limites adaptés, suffisamment
prédictifs et précoces pour permettre de limiter la douleur à son minimum, sans
remettre en cause les résultats du projet :

103
4. LES PROCÉDURES EXPÉRIMENTALES

4.1 Objet(s) visés par les procédures expérimentales

A - La recherche fondamentale. 

B - Les recherches transactionnelles ou appliquées menées pour :


- la prévention, la prophylaxie, le diagnostic ou le traitement de maladies, de mauvais états
de santé ou d’autres anomalies ou de leurs effets chez l’homme, les animaux ou les plantes ;
- l’évaluation, la détection, le contrôle ou les modifications des conditions physiologiques
chez l’homme, les animaux ou les plantes ;
- le bien-être des animaux et l’amélioration des conditions de production des animaux élevés
à des fins agronomiques. 

C - L’une des finalités visées au point précédent (B) lors de la mise au point, de la production
ou des essais de qualité, d’efficacité et d’innocuité de médicaments à usage humain ou
vétérinaire, de denrées alimentaires, d’aliments pour animaux et d’autres substances ou
produits. 

D - La protection de l’environnement naturel dans l’intérêt de la santé ou du bien-être de


l’homme ou de l’animal. 

E- La recherche en vue de la conservation des espèces. 

F- L’enseignement supérieur, ou la formation professionnelle ou technique conduisant à des


métiers qui comportent la réalisation de procédures expérimentales sur des animaux ou les
soins et l’entretien de ces animaux, ainsi que la formation professionnelle continue dans ce
domaine. 

G - Les enquêtes médico-légales. 

4.2 Nombre de procédures expérimentales :

104
4.2.1 NOM DE LA PROCÉDURE EXPÉRIMENTALE N° 1 :

- PROPOSITION DE CLASSIFICATION DE LA PROCÉDURE SELON LE DEGRÉ DE


SÉVÉRITE (conformément à l’annexe de l’arrêté relatif à l’autorisation de projet) :
 classe légère
 classe modérée
 classe sévère
 classe sans réveil

- Description détaillée de la procédure expérimentale :


- Pertinence et justification de la procédure expérimentale :

- Indiquez le nombre de lots et le nombre d’animaux par lots, et les justifier :

- Indiquez le cas échéant le prélèvement, ainsi que la fréquence et le(s) volume(s)


prélevés :

- Indiquez le cas échéant les méthodes pour réduire ou supprimer la douleur, la


souffrance et l’angoisse (liste des médications - anesthésiques, analgésiques, anti-
inflammatoires…en précisant les doses, voies, durées et fréquences
d’administration), y compris le raffinement des conditions d’hébergement, d’élevage
et de soins :

- Indiquez le cas échéant les dispositions prises en vue de réduire, d’éviter et


d’atténuer toute forme de souffrance des animaux de la naissance à la mort :

- Indiquez le cas échéant les raisons scientifiques justifiant une dérogation à


l’anesthésie des animaux :

105
- Indiquez le cas échéant les raisons scientifiques justifiant une dérogation aux
conditions d’hébergement des animaux :

- Dispositions prises pour éviter tout double emploi injustifié des procédures
expérimentales, le cas échéant :

- Devenir des animaux à la fin de cette procédure expérimentale :


o mise à mort ? 
précisez les animaux concernés :

o animal gardé en vie ? 


précisez les animaux concernés et si la décision a été prise par le vétérinaire ou
toute autre personne compétente désignée par le responsable du projet :

o placement ou mise en liberté des animaux ? 


précisez les animaux concernés :

4.2.2 NOM DE LA PROCÉDURE EXPÉRIMENTALE N° 2 :

- PROPOSITION DE CLASSIFICATION DE LA PROCÉDURE SELON LE DEGRÉ DE


SÉVÉRITE (conformément à l’annexe de l’arrêté relatif à l’autorisation de projet) :
 classe légère
 classe modérée
 classe sévère

106
 classe sans réveil

- Description détaillée de la procédure expérimentale :


- Pertinence et justification de la procédure expérimentale :

- Indiquez le nombre de lots et le nombre d’animaux par lots, et les justifier :

- Indiquez le cas échéant le prélèvement, ainsi que la fréquence et le(s) volume(s)


prélevés :

- Indiquez le cas échéant les méthodes pour réduire ou supprimer la douleur, la


souffrance et l’angoisse (liste des médications - anesthésiques, analgésiques, anti-
inflammatoires…en précisant les doses, voies, durées et fréquences
d’administration), y compris le raffinement des conditions d’hébergement, d’élevage
et de soins :

- Indiquez le cas échéant les dispositions prises en vue de réduire, d’éviter et


d’atténuer toute forme de souffrance des animaux de la naissance à la mort :

- Indiquez le cas échéant les raisons scientifiques justifiant une dérogation à


l’anesthésie des animaux :

- Indiquez le cas échéant les raisons scientifiques justifiant une dérogation aux
conditions d’hébergement des animaux :

- Dispositions prises pour éviter tout double emploi injustifié des procédures
expérimentales, le cas échéant :

107
- Devenir des animaux à la fin de cette procédure expérimentale :
o mise à mort ? 
précisez les animaux concernés :

o animal gardé en vie ? 


précisez les animaux concernés et si la décision a été prise par le vétérinaire ou
toute autre personne compétente désignée par le responsable du projet :

o placement ou mise en liberté des animaux ? 


précisez les animaux concernés :

4.3. Si le projet utilise des animaux réutilisés d’un projet antérieur :

- GRAVITÉ RÉELLE DES PROCÉDURES EXPÉRIMENTALES ANTÉRIEURES :


 légère
 modérée
 sévère

Précisez les éléments scientifiques justifiant la demande de dérogation pour autant


que les animaux n’aient pas été utilisés plus d’une fois dans une procédure
expérimentale entrainant une douleur intense, de l’angoisse ou une souffrance
équivalente :

- Effet cumulatif de cette réutilisation sur les animaux :

- L’avis vétérinaire est-il favorable en prenant en considération le sort de l’animal


concerné sur toute sa durée de vie ? oui non

108
- L’animal réutilisé a-t-il pleinement recouvré son état de santé et de bien-être
général? oui non

4.4. Cas particulier des projets contenant une procédure expérimentale impliquant une
douleur, une angoisse ou une souffrance sévère et susceptible de se prolonger sans
qu’il soit possible de les soulager

- De quelle(s) procédure(s) expérimentale(s) du projet s’agit-il ?

- Justifiez scientifiquement les raisons à l’origine d’une demande de dérogation :

109
ANNEXE 3 : Programme complet de la formation à l’obtention du CEAV SMAL avec
ces 8 thèmes et 17 modules

110
ANNEXE 4 : Formulaire d’évaluation du DESV et du CEAV

FORMULAIRE D’EVALUATION PAR LE(S) RAPPORTEUR(S)


Rapporteur 1 : ____________________ Rapporteur 2 :
_______________________
6 missions sont à évaluer : pour chaque mission, 9 à 11 intitulés (± 1 bonus) listent les compétences
attendues. Pour le CEAV, il est classique d’obtenir une majorité de notes à 1 et 2, pour le DESV une
majorité de notes à 2 et 3 (le DESV requiert en outre une compétence multispécifique, une activité
de recherche et une activité de promotion des Sciences des Animaux de Laboratoire).

*Modalités de notation par intitulé : (Toute note comprise entre 1 à 4 devra pouvoir être justifiée
par le dossier VAE)

Les notes proposées par le candidat sont réajustées par le rapporteur

0 : pas d’expérience ni connaissance du sujet

1 : Formation théorique (module du CEAV ou formation reconnue équivalente par le COF ou


assistance à colloque spécialisé) et/ou petite expérience professionnelle (observation, travail sous
supervision)

2 : Expérience professionnelle encadrée ≥ 2 mois (mission ponctuelle, poste d'assistance)

3 : Expérience professionnelle avec responsabilité confirmée (autonomie ou poste d'encadrement


technique) et/ou reconnaissance par les pairs (participation à groupe de travail
professionnel/associatif, responsabilité d’une formation, responsabilité d’un comité d’éthique ou
d’une SBEA, communication/publication…)

4 : Expertise "senior" : poste d'encadrement à haut niveau hiérarchique, responsabilité


nationale/internationale dans une association professionnelle/associative et/ou auprès des autorités

Remarque : il est normal que certaines compétences soient redondantes entre missions.

La note maximale par mission est donc de 40 (4x10) pour les missions 1, 2, 4 et 5, de 36 pour la mission
3 et de 44 (4 x11) pour la mission 6. Pour un candidat, la note maximale pouvant être obtenue est
donc de 240.

Note FINALE** :

** : Total des notes des 6 missions. Note minimale pour CEAV : 60/240 Note minimale pour DESV : 120/240

111
Présentation du dossier VAE : insuffisante - bonne
compléments demandés au candidat :

POINT(S) FORT(S) du dossier ☺ POINT(S) FAIBLE(S) du dossier 

Mission attendue Justifications/ périodes/ Note


formations/espèces 0à
4*

1. Missions transversales
10 intitulés

1,1 Rédaction (participation à) documents


scientifiques écrite/orale dans les

112
programmes (à préciser e.g. OHS, formation
personnel, risques biologiques,..POS,) à
l’exception des articles scientifiques de
recherche in vivo (évalués en 6,6)

1,2 Aisance anglophone écrite/orale

1,3 Assurer un (des) rôle(s) dévolu(s) au


vétérinaire relatif à la démarche éthique
et/ou au bien-être animal au sein d'un
établissement (vétérinaire désigné, membre
d'un comité d'éthique, responsable BEA, …)

1,4 Exercer des responsabilités


opérationnelles/ administratives/
scientifiques au sein d’un établissement
(planification d’activités, encadrement de
personnel ou d’étudiants à préciser, .)

1,5 Concevoir/intervenir dans des formations


initiale ou continue dans les principaux
domaines relatifs à l’animal de laboratoire
internes ou externes

1,6 Participer à /animer un réseau professionnel


ou associatif en expérimentation animale
(AFSTAL, ESLAV, FELASA, …)

1,7 Participer à /animer un réseau professionnel


ou associatif vétérinaire (4AVet, AEEEV,...)
ou scientifique (ANR, HCERES, ANSES, EFSA,
sociétés savantes, …)

1,8 Effectuer des visites et/ou audits


d’établissements utilisant, élevant ou
fournissant des animaux de laboratoire et
référentiels utilisés (à préciser)

1,9 Effectuer des missions de promotion de la


médecine et des sciences de l'animal de
laboratoire (auprès de la profession
vétérinaire ou des autorités, …)

1,10 Participer à l'information du public


concernant les animaux de laboratoire ou la
recherche (journée “portes ouvertes”,
rédaction de brochures de vulgarisation, …)

Bonus Autre mission d’animation / communication


interne ou externe non listée ci-dessus

113
Connaissance spécialisée (diplôme de
Doctorat d’Université et/ou expertise
originale)

TOTAL

Note
Mission attendue Justifications/ périodes/ formations/espèces 0 à
4*

2. Conception/direction d’animaleries (EEA = établissement d’expérimentation animale)


10 intitulés

2,1 Participer à la direction opérationnelle d’un


EEA et/ou d’une plateforme technique ou
scientifique (laboratoire d’analyse..) ;
planifier les activités, exercer des
responsabilités de représentation et/ou de
coordination avec les partenaires internes/
externes

Concevoir, superviser et/ou partager des savoir-


faires de conception technique concernant les
points suivants :

2,2 - l'hébergement et l'entretien des animaux,


adaptés aux espèces et aux besoins
expérimentaux (gestion quarantaine avec
procédures de confinement…)

2,3 - la maintenance des locaux et des


équipements de l’EEA (gestion technique
centralisée, lumière/bruit..)

2,4 - l’hygiène et la sécurité de l'EEA (risque


biologique, risque chimique, radioprotection..)
et/ou la prévention des risques
environnementaux (gestion des barrières, des
déchets...)

2,5 Exercer des responsabilités administratives


et de terrain relatives au choix des
aménagements, des équipements et des
consommables de l’EEA en fonction des
espèces et des besoins expérimentaux
(audits des fournisseurs..) (à préciser)

2,6 Participer à la gestion financière d'un EEA


(ressources et budgets)

114
2,7 Participer à la gestion du personnel au sein
d’un EEA (affectation des taches,
encadrement, évaluation des
compétences…)

Exercer des responsabilités administratives


relatives aux points suivants :

2,8 - le fonctionnement de l'EEA (règlement


intérieur, , suivi de projets, relations avec la
DD(SC)PP…)(à préciser)

2,9 - la certification ou l’agrément de l'EEA, sur


le plan de la qualité (BPL, ISO..) et/ou des
référentiels internationaux (AAALAC ,
ISO,BPL,BPM, …)

2,10 - la conception/rénovation d'un EEA


(participation à comité de pilotage, établissement de
cahier des charges, suivi de la réalisation..)

Bonus Autre mission conception/direction non


listée ci-dessus. Formation spécifique en
gestion des installations, de l'hygiène et
sécurité, des ressources, de la qualité et/ou
du management RH

TOTAL

Justifications/
Mission attendue périodes/ Note 0 à 4*
formations/espèces

3. Zootechnie des animaux de laboratoire et rôle vétérinaire


10 intitulés

3,1 Être capable de répondre à des questions


relatives aux caractéristiques
d'hébergement et d'entretien des
principales espèces de laboratoire et au
bien-être animal ; participer à la veille
documentaire de l’EEA et à la formation sur
ces thèmes du personnel intérieur ou
extérieur à l’établissement

115
3,2 Exercer des responsabilités en matière de
choix de fourniture et de réception des
animaux ; import-export et transport des
animaux de laboratoire

3,3 Mettre en œuvre des lignes directrices/SOP


d’hébergements adaptés aux
caractéristiques des animaux et/ou aux
besoins expérimentaux (paramètres
environnementaux, confinement)

3,4 Mettre en œuvre des lignes directrices/SOP


d’entretien adaptées aux caractéristiques
des animaux et aux besoins expérimentaux
(à préciser)

3,5 Mettre en œuvre un enrichissement adapté


aux caractéristiques des animaux,
compatible avec les objectifs scientifiques
spécifiques

3,6 Déterminer et mettre en œuvre un


programme de surveillance, contrôle et
traitement sanitaire adapté aux
caractéristiques des animaux et aux
exigences expérimentales, incluant la
gestion des barrières de l'animalerie, les
techniques d'hygiène et désinfection et la
conduite en cas de contamination

3,7 Détenir une expérience d’hébergement et


d’entretien d’animaux présentant des
besoins particuliers (animaux
immunodéficients, lignée à phénotype
dommageable, animaux appareillés..)

3,8 Détenir une expérience concernant la


zootechnie d’espèces non mammaliennes

3,9 Mettre en œuvre une démarche de


réutilisation et/ou de replacement des
animaux

Bonus Publications dans le domaine de


l’alimentation, de la zootechnie ou du bien-
être des animaux de laboratoire. Autre
mission non listée ci-dessus

TOTAL

116
Mission
Justifications/ périodes/ formations/espèces Note 0 à 4*
attendue

4. Génétique, élevage, maintien de lignées et reproduction d’animaux de laboratoire


10 intitulés

Etre capable de répondre à des questions relatives :

4,1 - à la génétique, la reproduction et l'élevage


des principales espèces de laboratoire.
Participer à la formation du personnel ou
d’étudiants sur ces thèmes

4,2 - aux méthodes de modification génétique,


aux maladies génétiques et à leurs modèles
en EA

4,3 - aux caractéristiques génétiques,


phénotypiques et pathologiques des lignées
de rongeurs utilisés, incluant les spécificités
du maintien de ces lignées (nomenclature,
schémas reproducteurs, contrôle génétique,
cryoconservation…)

4,4 - au choix d’une lignée spécifique pour un


projet et sur la mise en œuvre d’un
approvisionnement/ élevage adapté pour
fournir le nombre d’animaux nécessaires
(avec une démarche de réduction)

Mettre en œuvre à des fins de recherche ou


d’élevage :

4,5 - un suivi de la reproduction, et/ou un


contrôle génétique

4,6 - des techniques de reproduction assistée ou


de transgénèse

Exercer des responsabilités en matière :

4,7 - d’hébergement, élevage et/ou d’utilisation


d'animaux génétiquement modifiés, incluant
une responsabilité administrative

4,8 - d’hébergement et/ou d'utilisation


d'animaux reproducteurs et nouveau-nés
(incluant le bien-être animal)

117
4,9 - d'élevage, d'échanges et/ou de
conservation de lignées rares (espèces de
laboratoire, domestiques ou sauvages), de
vérification de non-dérive génétique

4,10 Effectuer /superviser la reproduction d’une


espèce non mammalienne

Bonus Publications dans le domaine de la


génétique, de l’élevage ou de la reproduction
des animaux de laboratoire. Autre mission
d’élevage non listée ci-dessus

TOTAL

Justifications/ périodes/
Mission attendue Note 0 à 4*
formations/espèces

5. Soins : Clinique et soins vétérinaires ; prévention et contrôle de la douleur


10 intitulés

5,1 Effectuer une prise en charge adaptée de


l’analgésie, de l’anesthésie et de l’euthanasie
des animaux de laboratoire ; être capable de
répondre aux questions sur ces sujets,
participer à la formation du personnel ou
d’étudiants sur ces thèmes

5,2 Assurer une pratique vétérinaire de clinique et


de diagnostic des blessures et des maladies
adaptée aux animaux de laboratoire ; Encadrer
le personnel pour les activités relatives aux
soins des animaux blessés ou malades,
superviser la pharmacie

5,3 Conseiller en matière d'infections et


parasitoses (conséquences, diagnostic,
dépistage, traitement, prévention) ; être
capable de répondre aux questions sur ces
sujets, participer à la formation du personnel
ou d’étudiants sur ces thèmes

5,4 Exercer des responsabilités en cas de


contamination des animaux, des équipements

118
ou des locaux : concevoir/superviser les
mesures sanitaires, curatives et/ou préventives

5,5 Maîtriser la manipulation des animaux de


laboratoire, le suivi clinique général et les
gestes expérimentaux fondamentaux
(administration de substances, prélèvements,
.)

5,6 Détenir et faire partager une expertise


vétérinaire/expérimentale sur une espèce de
laboratoire (analgésie, microbiologie, méthode
d'exploration fonctionnelle, technique
chirurgicale, .)

5,7 Détecter, prévenir et traiter les troubles


comportementaux, et les troubles liés au stress
; mettre en place une évaluation du bien-être,
ou un programme de
socialisation/enrichissement/training

5,8 Conseiller/encadrer/former le personnel ou les


étudiants pour le suivi clinique des animaux en
cours d'expériences (mise en place de scores
cliniques, d'une évaluation de la douleur, de points
limites)

5,9 Exercer des responsabilités en matière de


pharmacie et/ou superviser la gestion des
équipements, des médicaments et des
matériels nécessaires aux anesthésies et aux
explorations fonctionnelles, incluant les
considérations de bien-être animal et les
risques inhérents (radioprotection, .)

5,10 Détenir une expérience clinique dans les


espèces non mammaliennes

Bonus Publications et communications relatives à la


médecine, au diagnostic, à la prévention de la
douleur, aux méthodes de manipulation et
d’exploration fonctionnelle, ou aux
particularités spécifiques des animaux de labo.
Autre mission clinique-soins non listée ci-
dessus.

TOTAL

119
Justifications/ périodes/
Mission attendue Note 0 à 4*
formations/espèces

6. Direction d’études, activité scientifique et soutien à la recherche


11 intitulés

6,1 Promouvoir l’utilisation des méthodes


alternatives dans la recherche, le développement
et/ou la formation ; utiliser des techniques in
vitro (organes isolés, culture cellulaire, biologie
moléculaire..) ; être capable de répondre aux
questions sur ces sujets et participer à la
formation du personnel ou d’étudiants sur ces
thèmes

6,2 Connaître l’utilisation des méthodes de


planification d’étude et des méthodes statistiques
adaptées pour la conception des groupes
expérimentaux, la détermination des effectifs et
l’analyse des résultats

6,3 Diriger/participer à des études précliniques/


toxicologiques/ dispositifs médicaux, …), incluant
contexte règlementaire et qualité (guidelines
OCDE/ICH, AMM, BPL..) ;

contribuer à la démarche de raffinement dans ces


études

6,4 Connaître et appliquer les méthodes de gestion


de projet (planification et suivi des tâches,
planification des ressources humaines et
matérielles), incluant les coûts

6,5 Participer à la direction/supervision :

- d’un bloc chirurgical ou

- d’un plateau technique en expérimentation


animale (imagerie, transgénèse, laboratoire
d'analyse...)

6,6 Exercer/encadrer une activité de recherche


(études précliniques, recherche fondamentale ou
biomédicale...) conduisant à publications et/ou
communications

6,7 Apporter un soutien scientifique et/ou vétérinaire


à une ou plusieurs équipes de recherche
(conception du modèle animal, raffinement des méthodes,

120
prélèvements in vivo/post mortem, autopsie, prise en charge
du bien-être animal..) ;

Contribuer à l’évaluation éthique et/ou au suivi


du BEA lors des projets

6,8 Maîtriser les bases de la chirurgie expérimentale


et participer à la formation du personnel en
chirurgie

6,9 Exercer une recherche ou une expertise en


chirurgie expérimentale, dans le but de raffiner
les techniques et les soins

6,10 Activités de recherche effectuées dans les


espèces non mammaliennes et/ou PNH.

6,11 Publications et communications relatives à des


méthodes, des modèles expérimentaux ou des
méthodes alternatives. Organisation de
colloques…

Autre mission direction d’études/activité


scientifique non listée ci-dessus.

TOTAL

121
ANNEXE 5 : Rapport de réunion entre les deux équipes en charge du projet

SMAL_Réunion 1 _E-learning LCMS (Luiggi Sansonetti)

7 mars 2019

1. Contexte_présentation des participants : M. Clauw ; D. Grezel ; [Link]


2. Objectifs du projet/CEAV SMAL : structuration des modules, avec priorité à
Vétérinaire Désigné, Génétique et Sanitaire
3. Etat des lieux : pb de la version [Link] qui est v2.7 alors que FI est v3.3, d’où
limitation des possibilités d’innovation pour l’enseignement à distance
4. Thème moodle retenu : Fordson sur version 3.6
Tableau de bord avec activités listées et regroupées en début de cours

5. Activités pertinentes = taches à faire/ressources= à consulter


Choix retenus
- Leçon : on peut incruster des vidéos, comme dans les livres ; Questions incorporées
dans la leçon, pour faire des chemins selon la réponse.
- Livre : pour informations de plusieurs pages (polycop), pour le contenu de référence ;
liens (url)vers sites institutionnels (Legifrance par exemple) + dans espace
documentaire : mettre la version qui correspond au cours (année)
- Ressources complémentaires éventuelles (enquêtes, interviews
- Tests : prérequis (autopositionnèrent) et formatif (Quizz dans tests : à préparer sous
fichier Excell)
- Ressources = lien (URL) ; Pages= ressource ; Etiquettes= sous-sections, puis mettre
les ressources ; on peut déplacer à droite les ressources pour les hiérarchiser ; On
peut encapsuler des vidéos dans des étiquettes
- Glossaire
- Vidéos : ppt , exporter vers vidéo
- Identifier les éléments de la leçon= objectifs d’apprentissage clé et identifier les
questions.
A FAIRE

- Compléter les quizz (prérequis et formatif) sur le format Excell (MKC/DG) à intégrer
directement dans Moodle (LS)
- Dès reçu du modèle (PROTO du 7 mars), commencer à compléter les leçons
(Contexte Règlementaire/Missions…) avec du texte : AD/TP/MKC
- Sélectionner ressources vidéos (5 à 7 minutes max/photos/url pour illustrer) :
AD/TP/MKC

122
ANNEXE 6 : Formulaire de la ComVet
ComVet - Carrières

Appendix: Survey
ComVet - Carrières
Bonjour,

Vous avez été sollicité pour répondre à ce questionnaire dans le cadre de la journée ComVet 2018 qui se tiendra à Alfort le 26janvier 2018 sur la
thématique « L'évolution de carrière du vétérinaire de laboratoire ».

Cette journée permettra de faire un état des lieux des carrières vétérinaires en lien avec l'animal de laboratoire et les évolutions de carrière possibles.

Ce sondage a donc pour but de mieux connaitre vos profils de carrières, vos évolutions et vos attente afin d'obtenir un état des lieux le plus fidèle possible
de la profession aujourd'hui et de ses perspectives.

Le retour de résultats fera l’objet d’une présentation lors de la journée ComVet.

Remarque : il est éventuellement envisagé de poursuivre ce sondage par une enquête de plus grande envergure possiblement dans le cadre d'une thèse
d'exercice.

Nous vous remercions pour votre implication.

L'équipe de la ComVet

I - Votre profil - Généralités

1. Quelle est votre année de sortie ENV?

2. Quelle Ecole?
Alfort
Lyon
Nantes
Toulouse
Autre, précisez :

3. Quelle est votre année de soutenance de thèse?

28

123
1. Votre thèse était-elle en rapport avec les animaux de laboratoire?
Oui
Non

2. Depuis combien d'années travaillez-vous dans le secteur de l'animal de laboratoire?

3. Dans quel secteur exercez-vous?


Recherche publique
Recherche privée
Industrie
CRO
Autre - Précisez :

4. Quel est votre statut ?


CDI
CDD
Fonctionnaire
Vacataire
Indépendant
Autre - Précisez

5. Quelle(s) formation(s) complémentaire(s) avez-vous dans le domaine de l'animal de laboratoire ?


DESV
CEAV
Niveau I / B
Autre - Précisez :

6. Quelle(s) formation(s) complémentaire(s) avez-vous hors domaine de l'animal de laboratoire ?


CEAV
M2
Thèse universitaire
Autre
Précisez (type(s), année(s) d'obtention)

124
1. Etes-vous inscrit à l'Ordre ?
Oui, par conviction
Oui réglementairement
Oui mais c'est facultatif pour mon poste
Non
C'est compliqué!
Autre - Précisez :

2. Disposez-vous d'un mandat/ d'une habilitation sanitaire ?


Oui
Non
C'est compliqué
Autre - Précisez :

3. Quel est votre salaire annuel net (Primes comprises) ?


<30 000€
Entre 30 000 et 40 000€
Entre 40 000 et 50 000€
Entre 50 000 et 60 000€
Entre 60 000€ et 70 000€
>70 000€
Autre

I - Votre carrière et sa gestion

4. Etes vous professionnellement visible sur les réseaux sociaux - Lesquels?


LinkedIn
Viadeo
Autre Précisez :

5. Sur une échelle de 1 à 10, comment qualifiez-vous votre activité professionnelle sur les réseaux
sociaux ? (1=je n'ai pas de compte/je consulte mon compte que très rarement/ moins de 10
relations - 10=mon profil est à jour/je le consulte plus d'une fois par semaine/plus de 100 relations)
/ 10

6. Sur une échelle de 1 à 10, comment qualifiez-vous votre démarche de recherche d'emploi ?
(1=je ne cherche pas - 10=j'ai une recherche pro-active)
/ 10

125
1. Au cours des 5 dernières années, avez-vous effectué une/des démarche(s) de candidature
spontanée ?
Oui
Non

2. Etes-vous inscrit sur Anilab et/ou EthicAl ?


Les 2
Anilab
EthicAl
Aucun
Je ne connais pas

3. Connaissez-vous le CVE (Club Vétérinaires et Entreprises) ?


Oui
Non

4. Si oui, en êtes-vous membre ?


Oui
Non

5. Connaissez-vous le RSPV (Réseau de Santé Publique Vétérinaire) ?


Oui
Non

6. Si oui, en êtes-vous membre ?


Oui
Non

7. Comment êtes-vous informé des opportunités de carrière ?


Réseau personnel
Réseaux sociaux
Contact par des recruteurs
Anilab
Petites annonces - quelles voies?

126
1. Quelles sont/seraient vos motivations à changer de poste?
Géographique
Salaire
Evolution de carrière / de poste
Envie de de nouveauté / challenge
Autre - Précisez :

2. Combien de fois avez-vous changé de poste au cours des 10 dernières années ?

3. Quelles ont été les raisons de ce(s) changement(s) ?


Géographique
Salaire
Evolution de carrière / poste
Envie de nouveauté / challenge
Mutation
Licenciement
Autre - Précisez :

4. Au vu de votre parcours professionnel, referiez-vous une formation initiale vétérinaire ou


choisiriez-vous une autre filière ?
Vétérinaire
Autre - Précisez :

5. Sur une échelle de 1 à 10, comment évaluez-vous l'avenir du vétérinaire dans le secteur de la
recherche animale ? (1=pas d'avenir - 10=avenir radieux)
/ 10

6. quels sont les principaux réseaux que vous connaissez dans le secteur de la recherche animale
(institutions, associations, groupes Linkedin, etc)

7. Selon vous, quelles sont les principales qualités pour un véto dans le secteur de la recherche
animale ? (en citer au moins 3)

127
1. Selon vous, quelles sont les principales difficultés rencontrées dans l'exercice de votre métier
(secteur, contexte, métier, etc) ?

2. Avez-vous des remarques à formuler sur le sujet ?

128
STAL VOLUME 47 - 2ÈME TRIMESTRE 2019

E - LE A R N I N G
ANNEXE 7 : Article STALL

Vétérinaire Désigné et utilisation des


animaux à des fins scientifiques :
développement d’un module de
formation initiale en e-Learning
AUTEUR(S) : A. DURIF, T. PINHEIRO, A-D. DEGRYSE, M. KOLF-CLAUW(1)

ORGANISME(S) : (1) École Nationale Vétérinaire de Toulouse, spécialisation en Sciences et Médecine des Animaux de
Laboratoire (SMAL)

INTRODUCTION Sciences et Médecine des Animaux de Laboratoire (SMAL).


En effet, bien que la formation prodiguée dans les quatre
Tant que l’utilisation des animaux à des fins scientifiques reste écoles nationales vétérinaires françaises soit des plus
incontournable et en parallèle au développement de méthodes riches, il n’existe actuellement aucune formation spécifique
alternatives / substitutives, de nombreuses compétences permettant de remplir les exigences de compétences pour
spécifiques sont nécessaires au bon déroulement des études le VD. Le but de ce projet de module est de structurer
nécessitant l’utilisation d’animaux, mais aussi pour garantir la un parcours de formation spécifique, développant une
protection de ces animaux pendant toute la durée de leur vie. plateforme d’apprentissage en ligne permettant aux
étudiants de se former sur le métier du Vétérinaire Désigné.
Parmi ces compétences indispensables, figurent celles du
Ce module servira par la suite de modèle à la création
Vétérinaire sanitaire Désigné compétent, tel que défini dans
d’autres modules plus approfondis sur le sujet.
le Décret 2013-118 et ses arrêtés d’application du 1er février
2013 (Journal Officiel de la République Française du 7 février I - Missions du Vétérinaire Désigné
2013 – Articles R.214-87 à R.214-137 du Code Rural et de la
Pêche Maritime). Des formations spécifiques aux Sciences et Le Vétérinaire Désigné est un vétérinaire sanitaire compétent
Médecine des Animaux de Laboratoire (SMAL) sont maintenant pour les espèces animales qui sont utilisées au service de la santé
disponibles (CEAV, Certificat d’Etudes Approfondies humaine ou animale et de la protection de l’environnement. Il est
Vétérinaires et DESV, Diplôme d’Etudes Spécialisées chargé entre autre de conseiller sur le bien être animal (Art 25 de
Vétérinaires) dans les écoles vétérinaires françaises. Le la directive 2010/63/EU).
recours à ces formations est fortement recommandé, tant
Le Vétérinaire Désigné est responsable des soins de ces
cette discipline nécessite une connaissance approfondie des
animaux ; il est médecin, chirurgien, anesthésiste et doit avoir
enjeux en termes de progrès scientifique mais également de
de bonnes connaissances de la physiopathologie des modèles
protection animale. Une spécialisation vétérinaire en Médecine
animaux utilisés. Il veille au respect de la législation sanitaire
des Animaux de Laboratoire est également reconnue au niveau
pour la protection des populations et de l’environnement. Il
des Collèges Européen (ECLAM) et Américain (ACLAM).
assure en particulier le suivi sanitaire des colonies dont il a la
Le développement d’un module de formation initiale en charge, intervient lors des importations/exportations et est
E-Learning sur le Vétérinaire Désigné est en cours de généralement le contact privilégié des inspecteurs des DDPP
réalisation au sein du Comité de Formation CEAV /DESV en charge des contrôles des établissements utilisateurs.

13

129
E - LE A R N I N G

Il est ingénieur d’élevage et intervient également comme des animaux vivants (donc sensibles), utilisés ou destinés à
conseiller dans la conception des locaux et dans la maîtrise des être utilisés dans des procédures à des fins scientifiques ou
conditions environnementales des animaleries. Il est conseiller éducatives. Enfin, nous identifierons des établissements et
technique et formateur sur les gestes nécessaires à la réalisation structures dans lesquels peut interagir le Vétérinaire Désigné.
des études et sur la pertinence des modèles animaux. Il peut Pour les établissements, il s’agit des établissements éleveurs,
également être - de par la loi - membre du Comité d'Éthique fournisseurs et utilisateurs d’AUFS ; pour les structures, il s’agit
(CEEA) en charge des évaluations éthiques des projets, a une du Comité d’Éthique en Expérimentation Animale (CEEA) et de
fonction de conseiller de la Structure Bien-Être Animal (SBEA) la Structure Chargée du Bien-être Animal (SBEA).
et est souvent le responsable du « bien-être animal » tel que
défini par la réglementation. 2. Quels sont ses rôles et responsabilités ?

Afin de pouvoir accomplir toutes ses responsabilités de Dans ce module, seront déclinés les 6 grands rôles et
Vétérinaire Désigné, il se doit de mettre à jour ses responsabilités du Vétérinaire Désigné :
connaissances et d’être compétent dans le domaine d’activité
1. Législation/réglementation.
de l’établissement et les espèces utilisées. Il doit s’intéresser au
développement des nouvelles méthodes et techniques utilisées 2. Éthique animale, BEA, les ‘’3R’’.
chez l’animal mais aussi aux méthodes alternatives pour être 3. Gestion des animaux, santé animale, soins.
capable de conseiller et d’orienter au mieux les scientifiques
4. Anesthésie, analgésie, euthanasie.
des établissements utilisateurs dont il a la charge. En effet,
dans un objectif permanent d’application et de diffusion des 5. Support à la recherche, chirurgie expérimentale, design
avancées des 3Rs (Remplacer, Réduire, Raffiner), son intérêt expérimental.
pour les évolutions technico-scientifiques de ce domaine est 6. Formation du personnel et communication.
indispensable. En tant que vétérinaire praticien, il estpar
définition inscrit à l’Ordre, et doit être détenteur d’une 3. Témoignages
habilitation sanitaire ; il adhère au Code de Déontologie de
l’ordre des Vétérinaires. La dernière partie du module sera un recueil de témoignages
de Vétérinaires Désignés sous forme de courtes vidéos et
interviews, qui permettront à tous ceux qui le souhaitent, de
I - Projet e-Learning
découvrir ce métier d’un point de vue complet. Ce module sera
Un projet de formation à destination des étudiants vétérinaires disponible pour la fin de l’année 2019. En espérant vous voir
a été initié par le COF de la spécialisation SMAL, en collaboration nombreux à vous connecter et découvrir un métier passionnant !
avec toutes les ENV. Le premier module est en cours de création
et s’intitule : Vétérinaire Désigné et Utilisation des Animaux à REMERCIEMENTS
des Fins Scientifiques.
Nous remercions les membres du groupe de travail Pédagogie du
Ce module d’enseignement à distance se composera de 3 parties : COF en SMAL : D. ARNAUD, N. BOURGÈS-ABELLA, D. GREZEL,
1. Qu’est-ce qu’un Vétérinaire Désigné ? P. HARDY, F. STORCK, qui contribuent à l’élaboration de modules
e-learning.
2. Quels sont ses rôles et responsabilités ?

3. Témoignages

1. Qu’est-ce qu’un Vétérinaire Désigné ?

Tout d’abord, le contexte réglementaire est rappelé avec le rôle


central de la Directive 2010/63/EU, mais aussi en France avec
le décret 2013-118/ CRPM Art. R. 214-102 et ses 5 arrêtés
d’application du 1 er février 2013. Ensuite, nous abordons les
différents animaux concernés. Par définition, cela concerne

14

130
STAL VOLUME 47 - 2ÈME TRIMESTRE 2019

Législation et
règlementation

Formation du personnel Éthique animale,


et communication BEA, 3Rs

Vétérinaire Désigné,
garant du BEA*

Support à la recherche,
Gestion des animaux,
chirurgie expérimentale,
santé animale, soins
design expérimental

Anesthésie, analgésie,
euthanasie

RÉFÉRENCES

Décret 2013-118 et ses 5 arrêtés d’application du 1er février 2013 (Journal Officiel de Formation. Bulletin de l’académie vétérinaire de France, 167(1) :51-58.
la République Française du 7 février 2013 – Articles R.214-87 à R.214-137 du Code
Poirier GM, Bergmann C, Denais-Lalieve D, Dontas IA, Dudoignon N, Ehall H
Rural et de la Pêche Maritime)
, Fentener van Vlissingen JM, Fornasier M, Kalman M, Hansen A, Schueller S,
Directive 2010/63/EU of the European Parliament and of the Council of 22 Vergara P, Weilenmann R, Wilson J and Degryse A-D. ESLAV/ECLAM/LAVA/EVERI
September 2010 on the protection of animals used for scientific purposes: Text recommendations for the roles, responsibilities and training of the laboratory animal
with EEA relevance. [Link] veterinarian and the designated veterinarian under Directive 2010/63/EU, 49(2)
do?uri=CELEX:32010L0063:EN:NOT (accessed 3 January 2014). :89-99.

Dudoignon N, Bouard D, Clauw M, Degryse AD , Denais-Lalieve D, Liabeuf M, Vidal S


(2013). Rôles des vétérinaires dans les animaleries de laboratoire Responsabilités et

15

131
ANNEXE 8 : Enquête de satisfaction sur le module Vétérinaire Désigné

132
Toulouse, 2021
NOM Prénom : PINHEIRO Théo

TITRE : Le Vétérinaire Désigné garant du bien-être des animaux utilisés à des fins scientifiques :
création d’un module de formation initiale en e-learning
RÉSUMÉ :
Le Vétérinaire Désigné est le vétérinaire sanitaire compétent pour les espèces animales utilisées
lors de procédures au service de la santé humaine, animale, et de la protection de l’environnement. Il
est le garant du bien-être des animaux utilisés à des fins scientifiques. La Directive
Européenne 2010/63/EU, transposée en France en 2013, impose sa présence dans les établissements
pour différentes missions. Une enquête menée auprès de 140 étudiants vétérinaires, a montré que peu
connaissaient l’existence de ce métier. Ce travail a pour objet de mettre en place une formation d’e-
learning sur le Vétérinaire Désigné, accessible sur la plateforme Moodle, afin de promouvoir et faire
connaître cette facette de la profession vétérinaire. L’apprentissage en ligne représente une stratégie
pédagogique répondant aux attentes actuelles des apprenants en matière de facilité d’accès à la
formation. Ce manuscrit présente cette profession, et les étapes d’élaboration de cette plateforme en
ligne.

MOTS CLÉS : Animaux utilisés à des fins scientifiques – Règlementation – Bien-être animal – Moodle
– E-learning

TITLE: The Designated Veterinarian responsible for the welfare of animals used for scientific purposes:
the development of an initial e-learning training module
ABSTRACT:

The Designated Veterinarian is the qualified veterinarian for animal species used in procedures
used for the protection of human and animal health as well as environmental protection. He is
responsible for the welfare of animals used for scientific purposes. The European Directive 2010/63/EU,
transposed in France in 2013, imposed his presence in establishments for several missions. The results
of a survey questioning 140 veterinary students showed that few of them were aware of the existence
of this profession. The purpose of this work was to set up an e-learning training program. It is available
on the Moodle platform and focuses on the Designated Veterinarian in order to promote and publicize
this aspect of the veterinary profession. E-learning represents a pedagogical strategy that meets the
present expectations of learners in terms of the easily access to use. This manuscript introduces this
profession, and the steps taken to develop this online platform.

KEYWORDS: Animals used for scientific purposes - Regulations - Animal welfare - Moodle - E-learning

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