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REPUBLIQUE TUNISIENNE

MINISTERE DE L’EDUCATION

MATHÉMATIQUES
3ème Année Secondaire Sciences Techniques

Auteurs

Ammar Ardhaoui Abdellatif Gallali


Inspecteur Principal Inspecteur Principal

Hammadi Dhiaf Salem Marzougui


Professeur Principal Professeur

Responsable
Hikma Smida
Professeur Universitaire

Evaluateurs
Lezhari Nejib
Professeur Universitaire

Jaâfar Beni Yazid Sliman Hassayoun


Inspecteur Général Inspecteur Principal

Centre National Pédagogique


© Tous droits réservés au Centre National Pédagogique
PREFACE

• Le présent ouvrage est conforme au programme officiel de


mathématiques de la 3ème année secondaire section Sciences
Techniques (version août 2005)
• Conformément à l'esprit des nouveaux programmes, nous
n'avons pas voulu faire de cet ouvrage un exposé magistral
destiné à être abordé passivement. Au contraire nous avons
adopté une méthodologie basée essentiellement sur les activités,
ce qui devrait permettre à l'élève d'investir ses acquis antérieurs et
de participer à la construction des nouveaux savoirs.
• Nous nous sommes efforcés à ce que le livre réponde à la
spécificité de la section : Sciences Techniques.
- Ainsi le cours est succint et pratique.
- Dans la mesure du possible les exemples sont puisés dans le
domaine technique et dans la vie courante.
- Quelques activités faisant appel à l'utilisation des outils
informatiques, calculatrice ou logiciels ont été introduites pour
permettre à l'élève d'expérimenter, de réfléchir et de conjecturer.
• Nous tenons à remercier tous ceux qui ont aidé à la réalisation de
cet ouvrage : la Direction des Programmes et des Manuels
Scolaires, les Techniciens du CNP et notamment les évaluateurs
pour leurs conseils et remarques utiles et efficaces.

Les auteurs

3
MODE D’EMPLOI DU MANUEL

Pour faciliter l'utilisation du manuel par l'élève et par le professeur, nous


proposons un aperçu sur l'organisation des chapitres. La plupart des
chapitres sont composés des rubriques suivantes :
Introduction
Cette rubrique est composée de quelques activités qui permettent à l'élève :
• d'investir ses acquis antérieurs.
• d'introduire les nouvelles notions.
Cours
Le cours propose :
- Une approche simple des notions (définitions, théorèmes, rappels…) en
respectant la rigueur indispensable.
- Des activités qui permettent aux élèves de s'assurer de leur bonne
compréhension des notions développées dans le cours.
- Des activités permettant l'utilisation de l'outil informatique ou la
calculatrice
Résumé
C'est une récapitulation des acquis fondamentaux du cours.
Exercices et problèmes
Les exercices sont de deux types :
• Des exercices d'application directe, ordonnés par thème et suivant la pro-
gression du cours.
• Des exercices et des problèmes d'intégration dont les solutions
nécessitent des savoir-faire et l'investissement de plusieurs acquis
antérieurs. Ces problèmes touchent des domaines variés : mathématiques,
vie quotidienne, électricité, mécanique,…
Math et Culture
C'est une rubrique à caractère culturel ou historique destinée à motiver les
élèves en leur donnant une idée sur l'évaluation des mathématiques à travers
l'histoire ou en proposant un bref aperçu sur la vie et les œuvres de
mathématiciens réputés.

4
PREMIERE PARTIE

Généralités sur les fonctions

Notion de limite

Continuité

Dérivabilité

Etude de fonctions

Fonctions circulaires

Suites réelles

Dénombrement

Probabilités

Statistiques
SOMMAIRE ( 1ère PARTIE )

Chapitre 1 :
Généralités sur les fonctions ................................................. 7
Chapitre 2 :
Notion de limite................................................................... 23
Chapitre 3 :
Continuité............................................................................ 41
Chapitre 4 :
Dérivabilité......................................................................... 54
Chapitre 5 :
Etude de fonctions.............................................................. 79
Chapitre 6 :
Fonctions circulaires.........................................................100
Chapitre 7 :
Suites réelles.....................................................................108
Chapitre 8 :
Dénombrement.................................................................132
Chapitre 9 :
Probabilités...................................................................... 149
Chapitre 10 :
Statistiques....................................................................... 166

6
Chapitre 1
Généralités sur les fonctions

INTRODUCTION
La notion de fonction numérique d'une variable réelle a été étudiée en classe de
2ième année sciences.
Les différentes activités qui suivent ont pour objectifs de rappeler, de consolider et de
compléter les acquis des élèves dans ce domaine.

Activité 1
Dans le graphique ci-contre la parabole ( P )
est la courbe représentative d'une fonction,
, la droite D est celle
d'une fonction affine
1°) Déterminer les réels a, b, c et d.
2°) Déterminer, graphiquement puis par le calcul,
les coordonnées des points d'intersection de ( P ) et D.
3°) Utiliser le graphique pour résoudre
l'inéquation -2x2 + x + 1 ≥ 0

Activité 2
Un appareil électrique consomme une puissance P = 600 watts. Il est alimenté sous une
tension variable v (en volts) et est parcouru par un courant i ( en ampères). On rappelle la
formule
Les différentes mesures de i en fonction de v ont donné la courbe ( C ) ci-contre.
Dans l'axe des abscisses on lit les valeurs de v et dans l'axe des ordonnées on lit
les valeurs de i.

7
1) a- Compléter l'écriture: ( C ) est la courbe
représentative de la fonction

b- Répondre par vrai ou faux :


• ( C ) est une branche d'une parabole.
• ( C ) est une branche d'une hyperbole
• f est croissante sur ]0 , 100] et
décroissante sur [100 , +∞[
• f est décroissante sur
2) a- Calculer l'intensité du courant si la tension est de 220 volts
b- L'appareil ne peut supporter une intensité supérieure à 6 ampères.
Quelle est la tension minimale permise?

8
Cours

GÉNÉRALITÉS

Activité 3
Déterminer l'ensemble de définition Df de la fonction f, à variable réelle, dans chacun des

cas suivants :

Définition
Soit f une fonction numérique à variable réelle. L'ensemble des réels x tels que f(x) existe
s'appelle ensemble de définition de f ou domaine de définition de f, noté Df.

Exemple :
Soit . Montrer que Df = [- 1 , 1]

Activité 4
Soit f la fonction définie sur [0 , 3] par :
f(x) = 2x3 – 9x2 + 12x – 5.
La figure ci-contre est la représentation
graphique de f dans un repère
1°) Répondre par vrai ou faux.
a. f est croissante dans l'intervalle [0 , 2]
b. f est croissante dans l'intervalle [2 , 3]
c. f est décroissante dans l'intervalle [1 , 2]
d. f est monotone dans l'intervalle [1 , 3]
e. f admet un maximum égal à 0 au point 1
f. f admet un maximum en x = 3.
g. Dans l'intervalle f admet
un minimum en 2 égal à – 1.
2°) Résumer dans un tableau les variations de f.

9
Activité 5
Soit f la fonction à variable réelle, définie par :
1) a- Déterminer le domaine de définition de f.
b- Montrer que f est paire.
c- Soient a et b deux réels positifs tels que a < b.
Vérifier que
d- Déduire que f est croissante sur [1 , +∞[ et décroissante sur [0 , 1].
2) a- Tracer la partie de la courbe représentative de f correspondante à [0 , +∞[.
b- En utilisant la parité de f, compléter la courbe représentative de f sur son domaine de
définition.
3) f admet-elle des minimums, des maximums ? Pour quelles valeurs de x, sont-ils atteints?
4) f admet-elle un maximum pour x = 0 ? Donner un intervalle ouvert contenant 0 dans
lequel f(0) = 0 est un maximum pour f.

Définition
Soit f une fonction définie sur un intervalle I de IR.
On dit que :
• f est croissante sur I si et seulement si
pour tous réels a et b de I, si a < b alors f(a) ≤ f(b)
• f est décroissante sur I si et seulement si
pour tous réels a et b de I, si a < b alors f(a) ≥ f(b)
• f est strictement croissante sur I si et seulement si
pour tous réels a et b de I, si a < b alors f(a) < f(b)
• f est strictement décroissante sur I si et seulement si
pour tous réels a et b de I, si a < b alors f(a) > f(b)

Activité 6
Montrer que :
a) f est croissante sur I signifie que b - a et f(b) - f(a) ont le même signe pour tous réels a et
b distincts de I .
b) f est décroissante sur I signifie que : b - a et f(b)-f(a) ont des signes contraires .
Définition
Soit a et b deux réels distincts de I .
Le réel s'appelle le taux d'accroissement de f entre a et b.

10
Activité 7
Montrer que
• f est croissante sur I si et seulement si pour tous réels a et b distincts
de I ,
.
• f est décroissante sur I si est seulement si pour tous réels a et b distincts
de I ,

• f est constante sur I si est seulement si pour tous réels a et b distincts


de I ,

Activité 8
Soit f la fonction à variable réelle définie par : f(x) = x2 - 2x + 5
a- Soit a et b deux réels distincts. Vérifier que f(b) – f(a) = b2 - a2 - 2 (b - a).

b- Montrer que

c- En déduire que f est croissantes sur et décroissante sur

Définition
Une fonction f est dite paire si : Pour tout réel x de Df , ona : - x ∈ Df et f(- x ) = f(x).

Conséquences
Soit f une fonction paire de courbe représentative ζ dans un repère
• Pour tout réel x de Df , les points M(x,f(x)) et M'(- x,f(- x)) appartiennent à ζ
• Si le repère est orthogonal alors les points M et M' sont symétriques par rapport à

11
Point méthode

Pour tracer la courbe représentative ζ d'une fonction paire, dans un repère orthogonal

on trace la partie correspondante à x ≥ 0 ou à x ≤ 0 puis on termine par


symétrie par rapport à (OJ).

Activité 9
Le graphique ci- contre représente une partie
de la courbe représentative ( ζ ) d ’une fonction f
paire dans le repère orthogonal
Terminer la courbe de f.

Définition
Une fonction f est dite impaire si :
Pour tout réel x de Df , ona : - x ∈ Df et f(- x ) = - f(x).

Activité 10
Soit f une fonction impaire de courbe représentative ζ dans un repère
Montrer que : Pour tout réel x de Df ,
a) les points M(x , f(x)) et M'(- x , -f( x)) appartiennent à ζ
b) les points M(x , f(x)) et M'(- x , -f( x)) sont symétriques par rapport à O.

Point méthode

Pour tracer la courbe représentative ζ d'une fonction impaire, dans un repère


on trace la partie correspondante à x ≥ 0 ou à x ≤ 0 puis on termine par
symétrie par rapport à O.

Activité 11
Soit f la fonction définie sur [-2 , 2] par : f(x) = x ⎢x ⎢
a- Montrer que f est impaire
b- Tracer sa courbe représentative (C) dans un repère

12
Définition
Soit f une fonction définie sur une partie D de IR et x0 un réel de D.
• Lorsque f(x0) est la plus grande valeur de f sur D , on dit que f admet un maximum
absolu en x0 . c'est-à-dire pour tout réel x de D , f(x) ≤ f(x0).
• Lorsque f(x0) est la plus petite valeur de f sur D , on dit que f admet un minimum
absolu en x0 . c'est-à-dire pour tout réel x de D , f(x) ≥ f(x0).
• on dit que f admet un maximum local ( ou relatif) en x0 s’il existe un intervalle ouvert I
inclus dans D où f(x0) est la plus grande valeur de f sur I.
• on dit que f admet un minimum local ( ou relatif) en x0 s’il existe un intervalle ouvert I
inclus dans D où f(x0) est la plus petite valeur de f sur I.

Activité 12
Le graphique ci- contre représente la courbe représentative
d'une fonction f définie sur .
Répondre par vrai ou faux
ru

• f admet un maximum en 0 égal à 2


• f admet un minimum local en 2 égal -2
• f admet un maximum local en -1 égal à -2
• f admet un minimum local en 1 égal à 0

Activité 13
La figure (C) ci-contre est la représentation graphique,
dans un repère d'une fonction f définie sur .
1) a) Comparer : f(x + 2) et f(x)
b) Compléter,
2) a) Pour tout réel x, le point M(x , f(x))
est un point de (C ).
Montrer que le point M'(x + 2 , f(x))
est aussi un point de ( C ).
b- Montrer que .
c- En déduire que M' est l'image de M par une transformation que l'on caractérisera.
d- Expliquer comment la connaissance de la partie de ( C ) correspondante à l'intervalle
[0 , 2] permet d'obtenir toute la courbe ( C )

13
On a : Pour tout réel x, f(x + 2) = f(x).
On dit que f est périodique de période 2.
On a aussi : pour tout est une période de f.

Définition
Soit f une fonction définie sur et T un réel non nul. f est périodique de période T
si pour tout réel x , f(x + T) = f(x).

Les fonctions sont périodiques de période 2π

Conséquences :
Soit f une fonction périodique de période T et de courbe représentative ( C ).
• Pour tout , kT est une période de f.
• Pour tout réel x et pour tout , les points M(x, f(x)) et M'(x + kT, f(x)) appartiennent
à ( C ) et on a:

Point méthode

Pour tracer la courbe représentative ( C ) d'une fonction périodique f de période T,


On commence par tracer la partie C1 correspondante à un intervalle de longueur T

( généralement [0 , T] ou

puis on complète la courbe à l'aide de translations successives de vecteurs

f périodique
de période T

Remarque
• Chacun des intervalles [0 , T], s'appelle intervalle d'étude de f.

• Si de plus f est paire ou impaire l'intervalle d'étude de f sera

14
Activité 14
Soit f une fonction définie sur IR, périodique
de période 4 et impaire.
On donne dans la figure ci-contre la partie de la courbe
représentative (Cf) de f relative à l'intervalle [0 , 2]
1) Reproduire la figure sur le cahier d'exercices.
2) a- En utilisant la parité de f, construire la partie de
(Cf) relative à l'intervalle [-2 , 0]
b- Terminer la construction de la partie de ( Cf ) relative à l’intervalle [-4 , 5].
3) Déterminer f(2005) et f(2006).

Activité 15
a) Montrer que la fonction est périodique de période π.
b) Montrer que les fonctions : a ≠ 0 sont périodiques
de période

FONCTIONS AFFINES PAR INTERVALLES

Activité 16
Soit f la fonction définie sur par :

1) a- Montrer que

b- Montrer que f est strictement décroissante sur [1 , +∞[ et strictement croissante


sur ]-∞ , 1]. Résumer les variations de f dans un tableau.
d- Que représente 4 pour f ?
2) a- Tracer la courbe représentative ( C ) de f dans un repère .
b- Soit m un réel donné. Déterminer, suivant les valeurs de m, le nombre de solutions
de l'équation f(x) = m.
Commentaire : La fonction f est une fonction affine par intervalles.

15
Définition
La fonction f est dite fonction affine par intervalles si son domaine de définition est une
réunion d'intervalles sur chacun des quels f(x) est de la forme ax + b

Conséquence
f est une fonction affine par intervalles signifie la courbe représentative de f est une
réunion de demi-droites ou de segments de droite.

Activité 17
La figure ci-contre représente la courbe
d'une fonction définie sur [-1 , +∞[.
1) Peut-on déterminer f(π)

2) a) Montrer que

b) Déterminer

16
Résumé

Soit f une fonction numérique d'une variable réelle. Le domaine de définition de f est
l'ensemble des réels x tels que f(x) existe.

Soit f une fonction définie sur un intervalle I de . Pour tous réels a et b distincts de I

Si alors f est croissante sur I

Si alors f est décroissante sur I

Soit f une fonction définie sur une partie D de IR.


f est paire si : pour tout réel x de D on a : -x ∈ D et f(-x) = f(x).
Dans ce cas la courbe représentative de f dans un repère orthogonal

comme axe de symétrie.

f est impaire si pour tout réel x de D on a : -x ∈ D et f(-x) = - f(x).

Dans ce cas la courbe représentative de f dans un repère admet

l'origine O comme centre de symétrie.

Soit f une fonction définie sur IR et T un réel strictement positif


f est périodique de période T si pour tout réel x , f(x+T) = f(x).
Les fonctions : x→ sin (a x + b) et x→ cos (a x + b), (a ≠ 0) sont périodiques
de période

17
Résumé

Soit f une fonction définie sur une partie D de IR et x0 ∈ D.


• Si pour tout x de D, f(x) ≤ f(x0), on dit que f admet un maximum absolu en x0
• Si pour tout x de D, f(x) ≥ f(x0), on dit que f admet un minimum absolu en x0
• S'il existe un intervalle ouvert I de D contenant x0 tel que pour tout x de I, f(x) ≤ f(x0),
on dit que f admet un maximum local en x0.
• S'il existe un intervalle ouvert I de D contenant x0 tel que pour tout x de I, f(x) ≥ f(x0),
on dit que f admet un minimum local en x0.
• f est une fonction affine par intervalles si son domaine de définition est réunion
d'intervalles sur chacun desquels f(x) est de la forme ax + b.
• La représentation graphique d'une fonction affine par intervalles est une réunion de
demi-droites ou de segments de droites.

18
Exercices et Problèmes
01 Déterminer le domaine de définition de 04 Dans un magasin de matériaux de cons-
chacune des fonctions suivantes ( on donnera truction on vend en promotion un produit de
le résultat sous la forme d'une réunion la manière suivante :
d'intervalles ) • Si le poids du produit acheté est inférieur
ou égal à 20 Kg le prix du Kilogramme est 15
dinars.
• Si le poids dépasse 20Kg le prix du Kilo
est 12 dinars.
On désigne par x le poids en Kg de la quantité
02 Préciser le sens de variation de la du produit acheté par un client et par f(x) le
fonction f et construire sa courbe représentative prix.
dans chacun des cas suivants : 1) Exprimer f(x) en fonction de x dans cha-
cun des cas suivants : 0 ≤ x ≤ 20 et x >20.

2) a- Tracer la courbe représentative de f

dans un repère

(Choisir convenablement les unités et utiliser
03 La figure ci-dessous est la représentation une feuille entière pour le graphique).
graphique d'une fonction f définie sur IR. b- Déterminer le prix de 50 Kg de ce pro-
1) a) Dresser le tableau de variation de f. duit, graphiquement puis en utilisant l'expres-
b) Exprimer f(x) dans chacun des sion de f(x).
intervalles: ]-∞ ; 2], [2 ; 5] et [5 ; +∞[.
2) Résoudre l'équation f(x) = 1. 05 De la fonction f, on ne connaît que son
a- Graphiquement tableau de variation
b- Par le calcul
-∞ -1 2 +∞
+∞ +∞
0
0

1) a- Donner, pour chaque intervalle où elle


est monotone, le sens de variation de f.
b- Comparer f(-1) et f(-2) puis f(3) et f(5)

19
Exercices et Problèmes
2) a- Résoudre l'équation f(x) = 0
b- Déterminer le signe de f(x) pour tout x
de IR (Résumer les résultats dans un tableau).
3) Tracer une courbe qui pourrait être celle
de f.
06 On considère la fonction f définie sur
par la courbe ci-dessous.
1) f est-elle une fonction affine par intervalles ?
2) Dresser le tableau de variation de f.
3) f admet-elle un minimum local ? Un 08 Le graphique ci-dessous représente une
maximum local ? En quels point ? partie de la représentation graphique d'une
4) a- Résoudre graphiquement l'équation fonction f paire .
f(x) = 0. 1) a- Déterminer le domaine de définition D
b- Déterminer le signe de f(x) pour x ∈ . de f.
5) Construire sur le même graphique la b- Compléter la courbe de f.
courbe représentative de la fonction: 2) a- Résumer le sens de variation de f dans
un tableau.
b- Que représente f(2) pour f

(C)

3) Résumer dans un tableau les sens de


07 Etudier la parité de f dans chacun des cas variation de f sur et préciser ses extremums
suivants : 09 Même exercice que le précédent avec f
impaire.

20
Exercices et Problèmes
10 Soit f la fonction définie sur IR par : Problème 1 :
f(x) = x3 – 3x. On permet à un agriculteur de choisir
1) Montrer que f est impaire. comme il veut, les dimensions d'une parcelle
2) a- Soient a et b deux réels distincts. de terre à condition que sa forme soit rectan-
gulaire ( ou carrée ) et que sa surface soit
Montrer que
constante et mesure S, (S ∈ ).
b- En déduire que f est croissante sur L'agriculteur a intérêt à ce que le périmètre
l'intervalle [1 ,+∞[ et décroissante sur [-1 , 1]. P soit le plus petit possible.
11 Soit f la fonction définie sur par les 1) On désigne par x l'un des cotés du rectangle.
trois conditions :
Montrer que P = 2 avec x ∈ .
• f(x) = 2x pour x ∈ [0,1].
• f est paire. 2) On se propose de déterminer le sens de
• f est périodique de période 2. variation de la fonction:
1) Construire la partie de la courbe
représentative de f relative à x ∈ [0,1]
dans un repère orthonormé. a- a et b étant deux réels strictement positifs
2) Compléter la courbe pour x ∈ [-1 , 1] distincts. Montrer que le taux d'accroissement
en utilisant la parité de f.
3) Compléter Cf pour x ∈ [-4 , 4].
12 Le même exercice que le précédent avec b- Montrer que pour tous a et b de ,
f impaire.
T ≤ 0 et pour tous a et b de ,
13 Déterminer la plus petite période
T ≥ 0.
strictement positive des fonctions
suivantes : c- Résumer dans un tableau les variations
de P.
3) En déduire que P est minimum pour
et que dans ce cas le terrain est
carré.

Préciser le domaine d'étude le plus réduit


pour chaque fonction.

21
Exercices et Problèmes
Problème 2 : Commentaire :
Fonction partie entière La fonction : est appelée partie
On sait que tout nombre rationnel x possède entière. Le graphique suivant donne sa repré-
une partie entière qui est un entier relatif noté sentation graphique
E(x) et une partie décimale, qu’on notera d(x)
et qui appartient à [0 , 1[
Exemple : si x = 2,37 ,alors E(x) = 2
et d(x) = 0.37
si x = - 3,4 = -4 + 0,6 alors E(x) = -4
et d(x) = 0.6
si x = 2 alors E(x) = 2 et d(x) = 0
si = 3.875 alors E(x) = 3
et d(x) = 0,875
On admet que pour tout réel x il existe un
entier relatif n unique tel que n ≤ x < n + 1.
Cet entier n s'appelle la partie entière de x
et noté E(x). B)1) Soit n un entier relatif et x un réel tel
A)1) Remplir le tableau suivant : que n ≤ x < n + 1.
a- Donner un encadrement de x + 1
x -2,5 -2 -1,5 -1 b- En déduire que pour tout réel x ,
E(x + 1) = E(x) + 1
E(x) 2) Soit

a- Montrer que f est périodique de période 1


0 0,7 π
b- Montrer que pour tout réel x de l'intervalle
[0 , 1[, f(x) = 0
c- En utilisant la question précédente et la
2) Déterminer E(x) pour chacun des cas périodicité de f, tracer la courbe représentative
suivants : de f dans un repère
x ∈ [- 1 , 0[ ; x ∈ [0 , 1[ ; x ∈ [ 1 , 2[ ;
x ∈ [n , n + 1[ ,

22
Chapitre 2
Notion de limite
« Le fini ne se distingue de l'infini que par l'imperfection » PIERE REVELDY

INTRODUCTION

La notion de limite d'une fonction est une notion subtile. Sa définition rigoureuse présente
peu d'intérêt à ce niveau d'étude. Par contre le calcul des limites ne présente pas trop de
difficultés et est facilité par l'utilisation des règles pratiques et précises.
Pour ces raisons, on se contentera sagement d'introduire cette notion intuitivement à l'aide
d'expériences et de graphiques

23
Cours

LIMITE D’UNE FONCTION EN +∞ , en -∞


Activité 1
Dans la figure ci-contre les points A et H sont fixes avec
AH = 2. Le point M varie sur la perpendiculaire
à (AH) en H. On pose AM = x avec x ≥ 2.
1) Montrer que
2) On désigne par f la fonction définie
sur [2 , +∞[ par :
On s'intéresse dans cette activité au comportement du réel positif MH = f(x) lorsque x prend
des valeurs positives de plus en plus grandes.
Pour ceci remplir le tableau suivant à l'aide d'une calculatrice

x 10 100 1000 100000000


f(x)
3) a- Trouver un réel positif a tel que : si x > a alors f(x) > 100
b- Compléter : pour que f(x) soit plus grand que 1000 il suffit que x soit plus grand
que………...............
On voit que f(x) dépasse n'importe quel nombre strictement positif fixé à l'avance pourvu
que x devienne assez grand.

Nous traduisons ce fait en disant que :


f(x) tend vers +∞ lorsque x tend vers +∞ et on écrit

De la même manière on peut s'assurer que chacune des fonctions suivantes tend
vers +∞ lorsque x tend vers +∞

24
Activité 2
Le plan est rapporté à un repère orthonormé Δ
Soit les points A(0 , 1) et B(-2 , 0).
Soit Δ la perpendiculaire à (ox) en B.
A tout point M de la demi-droite [ox) privée de O,
on associe le point d’intersection
N des droites (AM) et Δ. On pose OM = x. .
1) Montrer que
(On pourra utiliser le théorème de Thales)
2) Soit f la fonction définie sur ]0 , +∞[ par:
On se propose d'étudier le comportement de f(x) lorsque x tend vers +∞.
a- Montrer que f(x) ≥ 1.
b- Remplir à l'aide d'une calculatrice le tableau suivant:

x 10 100 1000 100000000


f(x)

c- Déterminer un réel strictement positif A tel que si x > A alors


d- Compléter : pour avoir il suffit que x soit plus grand que ….
Commentaires
On voit que devient plus petit que tout nombre strictement positif fixé à l'avance
pourvu que x devient assez grand.
On traduit ce fait en disant que :
f(x) tend vers 1 lorsque x tend vers + ∞ et on écrit
On établi en suivant la même démarche que :

Autres situations

• On suppose que le domaine de définition de f contient un intervalle de type
]-∞ , a[. Lorsque f(x) dépasse tout nombre strictement positif fixé à l'avance pourvu que le
réel négatif x devient assez grand en valeur absolue, on traduit cette situation en disant que:

25
Activité 3
Dans le plan rapporté à un repère orthonormé
on donne la représentation graphique ( C )
d’une fonction f définie sur ]-∞ , 0]
(figure ci-contre).
Soit D la droite d’équation
y = 3. A tout point M de ( C ) d’abscisse x
on associe son projeté orthogonal N sur D.
a) Montrer que
b) Que devient MN quand x tend vers - ∞ ?

Commentaires
Soit a un réel. Lorsque devient plus petit que tout réel strictement positif fixé à
l'avance pourvu que le réel négatif x devient assez grand en valeur absolue, on traduit cette
situation en disant que :

Chacune des fonctions suivantes tend vers 0 lorsque x tend vers -∞

Activité 4
Soit la fonction à variable réelle

a) Montrer que

b) En déduire

26
Généralement

• Soit f la fonction constante définie par : f(x) = k. on a :

Activité 5
Soit f la fonction à variable réelle définie par :
1°) Quel est le domaine de définition de f ?
2°) Vérifier que pour tout

RÈGLES DE CALCULS SUR LES LIMITES


On admet les théorèmes suivants donnant la limite de
f(x) + g(x) , f(x).g(x) et en connaissant les limites de f(x) et de g(x)
lorsque x tend vers +∞ ou vers -∞.
Les résultats sont consignés dans un tableau où le symbole ? désigne "une forme indéterminée"
c'est-à-dire un cas où la limite ne peut pas être déduite directement, dans ce cas une étude
spéciale doit être faite pour lever l'indétermination.
On introduira certains de ces cas en exercices.

limf(x) +∞ -∞ +∞

limg(x) +∞ -∞ -∞ +∞ -∞

lim(f(x)+g(x)) +∞ -∞ ? +∞ -∞
±∞ ±∞
lim(f(x) . g(x)) +∞ +∞ -∞
(signe de ) (signe de )

( ' ≠ 0) ? ? ? 0 0

Exercices résolus
Exercice n°: 1
Déterminer

27
Solution :
On a:

Exercice n°: 2
Soit f la fonction définie sur par : f(x) = x3 – x + 4.
Déterminer
Solution :
On a : alors on est en présence d'une forme
indéterminée +∞ - ∞. Pour lever l'indétermination, on met x3 en facteur dans l'expression

de f(x). On obtient , on remarque que

d'autre part on a:
On démontre de même que
Exercice n°: 3
Soit f la fonction définie sur par :

1) Calculer
2) Déterminer la limite de f(x) en +∞
Solution :
1) Le calcul direct de conduit à une forme indéterminée.

On établi de même que


2) f(x) étant le quotient de deux expressions qui tendent vers l'infini, on est alors en
présence d'une forme indéterminée . Pour lever l'indétermination on procède ainsi :

28
Activité 6
Calculer dans chacun des cas suivants:

LIMITE D’UNE FONCTION EN x0 , (x0 ∈ )


Activité 7
Soit f la fonction définie sur ]-∞ , 0[ ∪ ]0 , +∞[ par :

On s’intéresse au comportement de f(x) lorsque le réel x, exprimé en radian , prend


des valeurs de plus en plus proche de 0.
Compléter le tableau suivant:

x(rd) -0,01 -0,001 -0,0001 0 0,0001 0,001 0,1

0,998334

On constate que f(x) prend des valeurs aussi proche de 1 que l'on veut pourvu que x soit
assez proche de 0.
On traduit ce fait en disant que :
f(x) tend vers 1 lorsque x tend vers 0 et on écrit

Activité 8
On considère la fonction f définie sur par :

La figure ci-dessous représente la courbe


de la fonction de f dans un repère orthonormé
Remplir le tableau suivant :
x 0,9 0,99 0,999 1 1,001 1,01
f(x) 2
On constate que f(x) prend des valeurs aussi proches que
l'on veut de 2 pourvu que x s'approche suffisamment de 1. On écrit

29
On admet les résultats suivants:

Activité 9
Déterminer la limite de f en x0 dans chacun des cas suivants :

On utilise les régles suivantes :

lim f(x) lim g(x) lim (f(x)+g(x)) lim (f(x).g(x))

LIMITE À DROITE, LIMITE À GAUCHE


D’UNE FONCTION EN x0 , ( x0 ∈ )
Activité 10
La figure ci-contre représente la courbe
représentative d'une fonction f définie sur
]-∞ , 1[ ∪ ]1 , +∞[
• En utilisant le graphique, déterminer le réel
vers lequel tend f(x) lorsque x tend vers
1 en étant supérieur à 1.
• Déterminer aussi le réel vers lequel tend f(x)
lorsque x tend vers 1 en étant inférieur à 1.
Commentaire :
• Pour traduire le fait que f(x) prend des valeurs
aussi proches que l'on veut de 2 pourvu que x
s'approche suffisamment de 1, en étant supérieur à 1 on dit que :
2 est la limite à droite de f en 1 et on écrit

30
• le fait que f(x) prend des valeurs aussi proches que l'on veut de pourvu que x
s'approche suffisamment de 1, en étant inférieur à 1 on dit que : 2 est la limite à gauche de
f en 1 et on écrit

Exercice résolu :
Soit la fonction f définie sur par :

Déterminer la limite à droite de f en 0 et sa limite à gauche en 0.

Solution :

Commentaire :
On voit dans cet exercice que . Cette fonction admet une limite à
droite en 0 et une limite à gauche en 0, mais n'admet pas de limite en 0.

Activité 11
Soit f la fonction définie sur

Déterminer les limites de f à droite et à gauche en 2. Que remarquez vous ?

Commentaire :
On remarque que , ce qui nous conduit à dire que f admet
une limite en 2 égale à 3.
0n admet le théorème suivant :

Théorème
f admet une limite en x0 égale à si et seulement si f admet une limite à droite et
une limite à gauche en x0 égale à
Ainsi :

31
Activité 12
Compléter le tableau suivant par la valeur manquante ou par "n'existe pas":

n’éxiste
1 -1
pas

-1 3 -1

-2

Activité 13
Soit f la fonction définie sur -{1} par :
a- Déterminer
b- Que peut-on conclure ?

LIMITE INFINIE D’UNE FONCTION EN x0 , (x0 ∈ )


Activité 14
Soit f la fonction définie sur par .
La courbe ( C ) ci-contre représente f dans un
repère orthonormé

1) Soit M( x , f(x) ) un point de ( C ) tel que x > 0.


Comment se comporte l'ordonnée f(x) de M
lorsque x prend des valeurs de plus en plus proches de 0?
On traduit cette situation en disant :
la limite à droite de f(x) en 0 est +∞
et on écrit

2) Soit N( x , f (x) ) un point de ( C ) tel que x < 0.


Comment se comporte l'ordonnée f(x) de N
lorsque x prend des valeurs de plus en plus
proches de 0 ?

32
On traduit cette situation en disant :
la limite à gauche de f(x) en 0 est -∞
et on écrit

On a donc :

On établi de même que :

Plus généralement on admet les résultats suivants :

limf(x) 0
limg(x) 0 (g(x)>0) 0 (g(x)< o) 0 (g(x)>0) 0 (g(x)< o) 0

+∞ -∞ -∞ +∞ ?

Remarques :
Dans le tableau précedent :

Exercice résolu :
Soit la fonction à variable réelle :

1) Déterminer domaine de définition de f


2) Déterminer

Solution :
1)
2)

33
Point méthode

Dans le cas où

pour calculer il est souvent utile d’établir le tableau de signe de g(x).

Activité 15
Dans chacun des cas suivants, déterminer le domaine de définition de f et les limites à
droite et à gauche de f en x0

a) c)

b)
d)

Dans les règles de calcul des limites, on a rencontré quatre formes


indéterminées qu’on a notées symboliquement par : ∞ - ∞ , 0 . ∞ ,

Activité 16
Soit f la fonction définie sur
1) Déterminer . On remarque que le calcul direct de
donne une forme indéterminée +∞-∞

2) a) Vérifier que, pour tout x ≠ 0,

b) Montrer que

c) En déduire la limite de f en +∞.


3) Montrer, en utilisant la même démarche, que

Point méthode
Pour déterminer la limite d’une fonction polynôme de degré n
en +∞ ou en -∞, on met xn en facteur

34
Activité 17
Déterminer
pour : f(x) = - x2 + 3x + 1 , f(x) = x5 – 2 x4 + x + 7

Activité 18
Soit f la fonction à variable réelle définie par :

a) Déterminer le domaine de définition de f.

b) Montrer que pour tout x ≠ et x ≠ 0,

c) Montrer que en déduire que

d) Déterminer

Activité 19
Déterminer la limite de f(x) en +∞ et en -∞ dans chacun des cas suivants :

Activité 20
Soit f la fonction à variable réelle définie par :
1) Déterminer le domaine de définition de f.
2) a) Calculer . On remarque que le calcul direct de
donne une forme indéterminée 0 x ∞
b) Montrer que

c) En déduire

35
Activité 21
Soit f la fonction à variable réelle définie par :
1) Déterminer le domaine de définition de f.
2) a) Calculer

b) Peut-on déduire ?
3) a) Montrer que pour tout réel x ≠ 2 et x ≠ 5 on a: f(x) =
c) En déduire

Point méthode

Si présente une forme indéterminée ,une simplification par (x – x0) permet


dans certains cas de lever l'indétermination

Activité 22
Déterminer dans chacun des cas suivants :

Activité 23
On sait déjà que c'est-à-dire que pour des petites valeurs de x en radian,
sinx est très voisin de x. (Vous pouvez le vérifier à l'aide d'une calculatrice)
On se propose de déterminer
a) Vérifier que (1 – cosx )(1 + cosx ) = sin2 x

b) Montrer que pour tout

c) En déduire que

d) Montrer alors que

Retenons :

36
Résumé

(x exprimé en radian)

37
Exercices et Problèmes

 Dans chacun des exercices de 1 à 10 13 Soit


préciser le domaine de définition de f et
a) Déterminer le domaine de définition D
déterminer la limite de f en +∞ et en -∞
de f (on donnera D sous forme d’une réunion
01
d’intervalles)
02 b) Montrer que pour x ∈ D,

03 c) Déterminer la limite de f en +∞, -∞,


1,
04

05 14 Soit f la fonction définie sur


par :
06 +
Déterminer les limites de f en +∞, -∞, 2, 0
-
et en 0
07
15 Soit f la fonction définie sur \{3}

08 par :

+
09 Déterminer les limites de f en +∞, -∞, 3
-
et en 3
10
16 Soit

11 Soit a) Déterminer le domaine de définition D de f


a) Déterminer le domaine de définition D de f b) Montrer qu’il existe deux réels a et b que
b) Montrer que pour x ∈ D, l’on déterminera tels que pour tout x de D,

c) Déterminer les limites de f en +∞, -∞,


c) En déduire + - + -
1 , 1 , - 1 et en – 1 .

12 Soit
a) Déterminer le domaine de définition D de f
b) Déterminer

38
Exercices et Problèmes
17 On rappelle que dans un circuit
électrique, deux résistances R1 et R2 placées
en parallèle sont équivalentes à une résistan-
ce R donnée par la formule :

On suppose que R1 est constante et R2


variable. On pose R2 = x (x ∈ )

a). Montrer que

b). Calculer ; interpréter le résultat


obtenu.
R1

R2

39
Math et Culture
Au Vème siècle avant J.C., le grec Zénon d’Elée (-490 ; -425) propose les premiers
paradoxes de l’infini. Exposons-en un :
A priori la somme d’un nombre infini de longueurs est une longueur infinie.
Zénon nous exprime qu’il peut en être autrement : Achille, célèbre pour sa
rapidité, court à vitesse constante sur une longueur de 1km (précisons que le km
n’existait pas encore à l’époque). Achille doit d’abord parcourir la moitié de la
longueur (1/2) puis la moitié de la longueur restante (1/4) et ainsi de suite en
poursuivant le processus de division à l’infini.
La longueur totale sera ainsi égale à 1/2 + 1/4 + 1/8 + 1/16 + 1/32 + 1/64 + 1/128 + ...
En effectuant les premiers termes de cette série de nombres, on s’aperçoit que plus on
ajoute de termes, plus on se rapproche de 1. Voilà une somme infinie de longueurs
dont le résultat est fini et égal à 1 !
Mais au IVème siècle avant J.C., Aristote (-384 ; -322) expose les problèmes de
Zénon et réfute tous les paradoxes en opposant l’infini en acte qui peut être atteint
(celui de Zénon) à l’infini potentiel qui n’est pas réalisable.

40
Chapitre 3
Continuité
"La vie n'est bonne qu'à étudier et à enseigner les mathématiques."
Blaise PASCAL : (1623 -1662)

Le courant continu est bien sûr


‘’continu’’ mais le courant alternatif est aussi ‘’continu’’

• Introduction
• Continuité en un point
• Continuité à gauche, continuité à droite
• Continuité sur un intervalle

INTRODUCTION

Activité 1
Soit la fonction définie sur par : où E est la fonction partie entière.

a) Montrer que

b) Déterminer . f admet-elle une limite en 1?

c) Tracer la courbe (C) de f dans un repère


d) La courbe (C) présente-t-elle une "rupture" ou une discontinuité?

41
Activité 2
A tout réel m on associe la fonction fm définie sur IR par :

1) a) Calculer, en fonction de m,
b) Montrer qu'il existe une valeur mo de m pour laquelle fmo possède une limite en 1.
Comparer cette limite à fmo (1) .
2) a) Tracer les courbes représentatives C1 et C2 respectivement de f1 et de f-1
dans deux repères différents.
b) • La courbe C1 présente-t-elle une "rupture" ou "discontinuité"?
• La même question pour C2 .

42
Cours

CONTINUITÉ D’UNE FONCTION EN UN POINT

Activité 3
La courbe (C) ci dessous est celle de la fonction f définie sur par :

1) a) A l'aide de la courbe (C) quelle conjecture peut-on faire concernant ?


b) Comparer cette limite à f(0).
2) Démontrer que f admet une limite en 0 et que cette limite est égale à f(0).

Définition
Soit f une fonction définie sur un intervalle ouvert I de et x0 ∈ I .
On dit que f est continue en x0 si et seulement si, f admet une limite en x0 égale à f(x0) .

43
Activité 4
Soit f la fonction définie sur par :

Montrer que f est continue en 1.

Activité 5
Répondre par vrai ou faux en justifiant votre réponse.
• f admet une limite en x0 alors f est continue en x0
• f n'est pas continue en x0 alors f n'admet pas une limite en x0
• alors f est continue en x0

• f est continue en x0 alors f admet une limite en x0

Activité 6
Soit f la fonction définie sur par

Montrer qu'il existe une valeur de a pour laquelle f est continue en 0.

CONTINUITÉ À DROITE, CONTINUITÉ À GAUCHE

Activité 7
Soit f la fonction définie sur
dont la représentation graphique
(C) est présentée ci-contre. En utilisant la courbe
(C) répondre aux questions suivantes:
a) f est elle continue en 2?

b) Comparer et f (2).

c) Comparer et f (2).

44
Activité 8
Mêmes questions que l'activité précédente
pour la fonction g dont la représentation
graphique est présentée ci-contre.

Activité 9
Soit f la fonction :
a) Déterminer Df .
b)
. Calculer
c) Comparer la valeur trouvée avec f (2).

Définition

• Soit f une fonction définie sur un intervalle . On dit que f


est continue à droite en x0, si et seulement si, f admet une limite à droite en x0 et cette limi-
te est égale à f(x0).
• Soit f une fonction définie sur un intervalle .On dit que f
est continue à gauche en x0, si et seulement si, f admet une limite à gauche en x0 et cette
limite est égale à f(x0).

Activité 10
Soit f la fonction définie sur IR par

a) Etudier la continuité à droite de f en 0.


b) Etudier la continuité à gauche de f en 0.
c) f est elle continue en 0 ?

45
Activité 11
Soit f une fonction définie dans un intervalle ouvert I contenant x0.
Démontrer la propriété suivante:
f est continue en x0, si et seulement si, f est continue à droite en x0 et à gauche en x0.

Activité 12
Soit la fonction
a) Etudier la continuité de f à droite et à gauche en 0.
b) Que peut-on conclure?

CONTINUITÉ SUR UN INTERVALLE

Activité 13

Soit

a) Montrer que f est définie sur l'intervalle I = ]-2 , 1[.


b) Soit x0 ∈ ]-2 , 1[, calculer .
c) En déduire que f est continue en x0 .

Définition
Soit f une fonction définie sur un intervalle ouvert I.
On dit que f est continue sur I si est seulement si, f est continue en tout point x0 de I.

Activité 14
Soit la fonction
a) Montrer que g est définie sur l'intervalle fini [-2,1].
b) Montrer que g est continue sur]-2,1[.
c) Montrer que g est continue à droite en -2.
d) Montrer que g est continue à gauche en 1.

46
Définition

Soit f une fonction définie sur un intervalle fermé .


On dit que f est continue sur si et seulement si, f est continue sur l'intervalle
ouvert , continue à droite en a et continue à gauche en b.

Activité 15
Donner la définition d'une fonction continue sur l'intervalle I dans chacun des cas suivants

Activité 16
Démontrer les propriétés suivantes:
• La fonction est continue sur .
• La fonction est continue sur son domaine de définition
Remarque:
L'ensemble des réels en lesquels une fonction f est continue est appelé domaine
de continuité de f et noté Dc .

Activité 17
Déterminer le domaine de continuité des fonctions suivantes :

Activité 18
Démontrer, en utilisant les opérations sur les limites le théorème suivant :

47
Théorème
Soit f et g deux fonctions définies sur un intervalle ouvert I de et continues
en x0 ∈ I. alors on a :
• Les fonctions sont continues en x0.
• Si est continue en x0.

• Si pour tout x est continue en x0.

Activité 19
Déterminer le domaine de continuité des fonctions suivantes:

Activité 20
Démontrer les propriétés suivantes:
• Toute fonction polynôme : est continue sur .

• Toute fonction rationnelle : sont deux polynômes,

est continue sur son domaine de définition.

Activité 21
Soit la fonction

a) Déterminer le domaine de continuité de f.


b) En déduire

Point méthode

Lorsqu'on sait qu'une fonction f est continue en x0 (autrement dit: x0 appartient au


domaine de continuité de f ) pour déterminer la limite de f en x0 on remplace x par x0 dans
l'expression de f(x) .

48
Exercice résolu:
Soit la fonction définie sur IR :

Déterminer le domaine de continuité de f.


Solution:
• Si x ≤ 0, f est une fonction rationnelle.
Comme -2x + 1 ne s'annule pas sur alors la fonction f est continue sur
l'intervalle fermé

• Si x > 0,

- La fonction est continue sur .


- La fonction est continue et ne s'annule pas sur .

Donc f est le quotient de deux fonctions continues sur avec un dénominateur

qui ne s'annule pas sur cet intervalle. Par suite f est continue sur
• Etudions la continuité à droite de f en 0.
*

=2
*
-
Ainsi et par suite f est continue à droite en 0.
Conclusion : le domaine de continuité de f est

49
Exercice 1
Soit la fonction f définie sur par :

Déterminer le réel a pour que f soit continue sur .


Exercice 2
Déterminer le domaine de continuité de la fonction f définie sur par :

50
Résumé

f est continue en x0

f est continue à droite en x0

f est continue à gauche en x0

Si les fonctions f et g sont continues en x0 alors les fonctions sont continues


en x0 , si de plus g(x0) ≠ 0, est continue en x0

Soit f une fonction définie sur un intervalle ouvert I de IR, et soit x0 ∈ I .


Si f est continue en x0 et pour tout alors la fonction est continue en x0

• Toute fonction polynôme est continue sur .


• Toute fonction rationnelle est continue sur son domaine de définition

51
Exercices et Problèmes
01 Répondre par vrai ou faux en examinant 02
la représentation graphique de f, dans chacun
des cas suivants: 03
a) f est continue sur
04

05

06

b) f est continue sur


Dans les exercices de 7 à 12, préciser le
domaine de continuité de f .

07

08
c) f est continue sur
09

10

11

d) f est continue sur

12

13 Soit la fonction

Dans les exercices de 2 à 6 justifier la Etudier la continuité de f en .


continuité de f en x0.

52
Exercices et Problèmes
14 Soit la fonction f: 18 Thème d'étude : Equation f(x) = 0
La représentation graphique ci-dessous est
celle d'une fonction f définie sur un interval-
a) Déterminer f(x) dans chacun des inter-
le fermé vérifiant:
valles : [1,2[, [2,3[et [3,4[.
• f est continue sur .
b) Déterminer le domaine de continuité de f.
• f(a) et f(b) sont de signes contraires.
15 Soit la fonction :
1) Expliquer pourquoi l'équation f(x) = 0
admet au moins une solution dans .
2) En est –il ainsi si f n'est pas continue
a) Etudier la continuité de f en n sur ?
b) En déduire le domaine de continuité de f. Illustrer votre réponse par un graphique.
16 Soit f la fonction définie par:

a) Etudier la continuité de f en a.
b) Déterminer le domaine de continuité de f.
17 Soit f la fonction définie par:

a) Existe-t-il une valeur de a pour laquelle f


est continue en 3?
b) Existe-t-il une valeur de b pour laquelle f
est continue en -3?

53
Chapitre 4

Dérivabilité d’une fonction


Fonctions dérivées
« Le fini ne se distingue de l'infini que par l'imperfection » PIERE REVELDY

INTRODUCTION

Activité 1
Un parachutiste saute d'un hélicoptère, d'une hauteur de 125 m de la surface de la mer et se
laisse tomber en chute libre, retardant l'ouverture de son parachute.
La distance parcourue, en mètre au bout de t secondes est donnée par la formule f(t) = 5.t2
La vitesse moyenne entre deux instants t0 et t0 + h est le quotient .

On appelle vitesse instantanée à l'instant t0 le réel


1) a- Montrer que v(t0) = 10t0
b- Calculer v(2,5), la vitesse instantanée à l'instant t0 = 2,5
2) Malheureusement le parachute refuse de s'ouvrir, quelle est, en km/h, sa vitesse
d'impact à la surface de la mer ?

Activité 2
Soit f la fonction définie sur ]1 , +∞[ par :
et de courbe représentative (C)
Soit A et M les points de ( C ) d'abscisses
respectives 2 et 2 + h où h est un réel
tel que 2 + h ∈ ]1 , +∞[.

54
Le coefficient directeur de la droite (AM) est

a- Calculer, en fonction de h,

b- Montrer que

c- La droite T passant par A et de coefficient directeur – 1 s'appelle tangente à ( C )


au point A. Déterminer une équation cartésienne de T.

Activité 3
Soit f la fonction définie sur [- 3 , +∞[ par :
1) a- Montrer que pour h ≠ 0 et h ≥ - 4 on a :

b- En déduire

2) On pose pour h ∈ [-4 , +∞[.

a- Déterminer

b- Vérifier que f(1 + h) = 2 + h + h.ϕ (h)


c- Remplir le tableau suivant à l'aide d'une calculatrice

Commentaires

• On a :

• Il existe une fonction ϕ définie sur [- 4 , +∞[ telle que f(1 + h) = 2 + h + h.ϕ (h)
et .

• Le réel est une approximation de f(1 + h) pour h assez proche de 0.

55
Cours

DÉRIVABILITÉ D’UNE FONCTION


EN UN POINT, NOMBRE DÉRIVÉ

Introduction
Soit f une fonction définie sur un intervalle ouvert I de et x0 un réel de I.
On suppose que le taux d'accroissement admet une limite finie
lorsque h tend vers 0.
Dans les activités précédentes on a vu que le réel prend les significations suivantes :
• est la vitesse instantanée à l'instant x0.
• est le coefficient directeur de la tangente à une courbe en un point de cette courbe.
• Le réel f(x0) + .h est une approximation de f(x0 + h) pour h petit.

Définition
Soit f une fonction définie sur un intervalle ouvert I de et x0 ∈ I.
On dit que f est dérivable en x0 si le taux d'accroissement
admet une limite finie lorsque h tend vers 0.
Le réel s'appelle le nombre dérivé de f en x0 et se note = f ' (x0)

Activité 4
Soit f la fonction définie sur [- 1 , +∞[ par :
Montrer que f est dérivable en 0 et déterminer f ' (0).

Remarques
• Si on pose x = x0 + h, on obtient

• Pour simplifier on dit que f ' (x0) est la dérivée de f en x0

Différentes interprétations du nombre dérivé


Soit f une fonction définie sur un intervalle ouvert I de et x0 ∈ I.
On suppose que f est dérivable en x0 .

56
• Interprétation cinématique :
Si f représente la loi horaire d'un mobile en mouvement

est la vitesse instantanée du mobile à l'instant t0.

• Interprétation graphique : Le nombre dérivé en x0 représente


Soit ( C ) la courbe de f , A et M le coefficient directeur de la
tangente à la courbe de f au point
les points de ( C ) d'abscisses respectives d'abscisse x0.
x0 et x0 + h, h ≠ 0
La droite (AM) a pour coefficient directeur

Lorsque h tend vers 0, le coefficient directeur


de (AM) a pour limite f ' (x0) et la droite (AM)
vient se confondre avec la droite T passant
par A et de coefficient directeur f ' (x0).
La droite T s'appelle la tangente à ( C ) au point A.

• Equation de la tangente T en A :
Soit T la tangente à ( C ) au point A de ( C ) d’abscisse x0.
Montrer qu’une équation cartésienne de T est : y = f ' (x0)(x – x0) + f(x0)

Soit f une fonction dérivable en x0. La courbe représentative de f admet au point d'ab-
scisse x0 une tangente ( T ) dont une équation cartésienne est : y = f ' (x0)(x – x0) + f(x0)

Activité 5
Utilisation du logiciel GEOPLAN
1) Créer la fonction

Utiliser le menu déroulant :


créer - numérique - fonction numérique.

57
2) a) Pour obtenir la représentation dans un repère orthonormé faire apparaître
le repère avec la touche
b) Dans le menu Editer appeler Editer texte figure, changer la position du repère

en modifiant les valeurs des extremums :

Position de Roxy: Xmin: 0.2, Xmax: 8, Ymax: 6 et exécuter.

c) Tracer la fonction f sur l'intervalle [0.2, 8] :


Menu ligne courbe ; Graphe d'une fonction prédéfinie.

58
3) Créer le point A(1, f(1) ) a l'aide d'une variable a affectée à 1 :
Menu Créer : variable réelle libre a dans l'intervalle [0.2, 8]
Menu Piloter : affecter une valeur à une variable numérique : a affectée à 1
Créer le point repéré A(a, f(a) ).
4) Créer le point M(a+h, f(a+h) ) a l'aide d'une variable h :
Menu Créer : variable réelle libre h dans l'intervalle [-0.8, 0,8 ]
Créer le point repéré M(a+h, f(a+h)).
5) Créer la sécante (AM) : Menu Ligne : droite ; Définie par deux points.
6) Déplacer le point M
a) choisir piloter au clavier la variable h. Touches pour déplacer M.
b) Observer le comportement de la sécante (AM) lorsque M est proche de A.
7) a) Calculer le coefficient directeur de la droite (AM) :
b) Créer calcul algébrique (f(a+h) - f(a) )/h à affecter dans la variable numérique u.
c) Créer l'affichage des variables numériques h et m.
d) Lorsque M tend vers A, observer le coefficient directeur de (AM).
8) La droite (d1) est la limite de la droite (AM) lorsque M tend vers A.
Créer cette droite : Menu Ligne : droite ; Point - coefficient directeur (la nommer d1)
Activité 6
Soit f la fonction définie sur ] 0 , +∞ [ par :

1) Montrer que f est dérivable en 1 et déterminer f '(1).


2) La figure ci-contre représente une partie
(C)

de la courbe représentative de la fonction f.


a- Déterminer une équation cartésienne
de la tangente à ( C ) au point d'abscisse 1.
b- Tracer T.

Activité 7
Pour la valeur correspondante de x0 ,déterminer f ' (x0) dans chacun des cas suivants :

x0 = -2 x0 = 0 x0 = 0
59
Activité 8
1) Soit f la fonction définie sur ]-∞, 1] par : : et ( C ) sa courbe
représentative dans un plan rapporté à un repère

a- Montrer que f est dérivable en 0 et que f ' (0) = -


b- Donner une équation de la tangente à ( C ) au point d'abscisse 0.
2) Compléter, à l'aide d'une calculatrice, le tableau suivant :

Commentaire
On remarque que est assez proche de f(0) + h f '(0) c'est-à-dire de pour h

assez proche de 0, on dit que : est l'approximation affine de en 0.

Exercice résolu
Donner une valeur approchée de , en utilisant l'approximation affine de .
On a :

la calculatrice donne
On admet le théorème suivant :

Théorème et Définition
Soit f une fonction définie sur un intervalle ouvert I et dérivable en x0 de I. Le réel
f(x0) + hf'(x0) est une valeur approchée de f(x0+h) lorsque h est assez proche de 0.
Ce réel s’appelle approximation affine de f en x0.

Remarque
En posant x = x0 + h, on a : f(x0) + (x-x0)f ' (x0) est l'approximation affine de f(x) en x0.

Activité 9
Soit f la fonction définie sur par : f(x) = (1 - x)3.
1) Montrer que f est dérivable en 0 et que f'(0) = -3.
2) a- Donner l'approximation affine de f en 0.
b- Donner une valeur approchée de (0.96)3.

60
DÉRIVABILITÉ SUR UN INTERVALLE
OUVERT, FONCTION DÉRIVÉE

Activité 10
Soit f la fonction définie sur par : f(x) = x2.
Montrer que pour tout x0 de , f est dérivable en x0 et que f '(x0) = 2x0.
Commentaire :
• Pour exprimer que pour tout x0 de , f'(x0) existe on dit f est dérivable sur .
• La fonction définie sur s'appelle fonction dérivée de f ( ou simplement la
dérivée de f ) et est notée f '.
Application : Le nombre dérivée de f en -2 par exemple est f ' (-2) = 2(-2) = -4

Définition
• Soit f une fonction définie sur un intervalle ouvert I de .
Si pour tout x0 de I, f '(x0) existe, on dit que f est dérivable sur I.
• Soit f une fonction dérivable sur un intervalle ouvert I de , la fonction définie sur
I et qui à x associe le nombre réel f '(x) s'appelle fonction dérivée de f et est notée f '
f’ : I
x f ’(x)

Fonctions dérivées de fonctions usuelles


On admet les résultats suivants résumés dans le tableau ci-dessous :

61
A titre d'exemples nous allons démontrer les résultats 5 et 6.
• Soit f la fonction définie sur IR+ par :
Pour tout x de et pour tout h non nul tel que x + h ≥ 0, et h ≠ 0

le réel

La règle de la partie conjuguée donne :

Conclusion :
La fonction f est dérivable sur et pour tout x > 0

• Soit g : →
x → sinx
Pour tout x de IR et pour tout réel h non nul on a :

On a vu au 2ème chapitre que

Conclusion : g est dérivable sur IR et g'(x) = cosx.

Activité 11
Calculer f '(x0) dans chacun des cas suivants:

62
DÉRIVABILITÉ À GAUCHE,
DÉRIVABILITÉ À DROITE EN UN POINT

Activité 12
Soit f la fonction définie sur IR par :

On se propose d’étudier la dérivabilité de f en 1.


Soit pour x ≠ 1.
a- Montrer que pour tout x > 1 , T = x
et pour tout x < 1 , T = - x.
b- En déduire
c- f est-elle dérivable en 1 ?
Commentaire
• On trouve ,On dit que f est dérivable à droite en 1 et que le réel 1

est le nombre dérivé de f à droite en 1 que l’on note f’d (1)


• de même . On dit que f est dérivable à gauche en 1. Le réel – 1

est le nombre dérivé de f à gauche en 1 ; on le note f 'g (1).


• Comme T n'a pas de limite en 1, donc f n'est pas dérivable en 1.
• La courbe (C) de f admet au point A d'abscisse 1, une demi-tangente de coefficient
directeur 1 et une demi-tangente de coefficient directeur -1

Définition

Soit f une fonction définie sur un intervalle I de IR et x0 un réel de I.

• On dit que f est dérivable à droite en x0 si admet une limite finie

à droite en x0. Cette limite s’appelle la dérivée de f à droite en x0 et notée f'd(x0).

• On dit que f est dérivable à gauche en x0 si admet une limite finie

à gauche en x0. Cette limite s’appelle la dérivée à gauche de f en x0 et notée f'g(x0)

63
Interprétation graphique :
Si f 'd(x0) ≠ f 'g(x0) la courbe représentative (C) de f admet au point A d'abscisse x0
deux demi tangentes de coefficients directeurs f 'd(x0) et f 'g(x0).
Le point A est un point anguleux.

Activité 13
a) Montrer que si une fonction f est dérivable en x0 alors

b) Montrer que si une fonction f est dérivable à droite et à gauche en x0 alors

c) Conclure

Théorème

f est dérivable en x0 si et seulement si

Activité 14
Répondre par vrai ou faux
1) f est dérivable à droite et à gauche en x0 donc f est dérivable en x0
2) f est dérivable en x0 donc f est dérivable à gauche et à droite en x0
3) f est dérivable à droite et à gauche en x0 avec f 'd(x0) = f ’g(x0) donc f est dérivable en x0

Activité 15
Soit f la fonction définie sur IR par :

Déterminer f 'd(0) et f 'g(0). Conclure.

64
DÉRIVABILITÉ SUR UN INTERVALLE FERMÉ

Définitions
Soit a un réel. La fonction f est dérivable sur [a , +∞[ si les deux conditions suivantes
sont vérifiées :
• f est dérivable sur ]a , +∞[.
• f est dérivable à droite en a.
Soient a et b deux réels tels que a < b.
f est dérivable sur [a , b] si les trois conditions suivantes sont vérifiées :
• f est dérivable sur ]a , b[.
• f est dérivable à droite en a.
• f est dérivable à gauche en b

Exemple
Soit . Etudier la dérivabilité de f sur [0 , +∞[
On sait que f est dérivable sur ]0 , +∞[ et pour tout x de ]0 , +∞[,

Etudions la dérivabilité de f à droite en 0.

d'où f n'est pas dérivable à droite en 0 et par suite f n'est pas dérivable sur [0 , +∞[
Commentaire :
• La courbe représentative ( C ) de f admet
au point d'abscisse 0 une demi- tangente verticale
• Soit f une fonction continue à droite, (respectivement
à gauche)en x0 , lorsque la limite à droite (respectivement
à gauche) en x0 du taux d'accroissement

est +∞ ou -∞, la courbe représentative ( C )

de f admet au point A d'abscisse x0 une demi tangente verticale

65
CONTINUITÉ ET DÉRIVABILITÉ
Exercice résolu
Soit f la fonction définie sur R par :
1) Montrer que f est continue en 0.
2) Etudier la dérivabilité de f en 0.
Solution:

donc f est continue en 0

f est dérivable à droite en 0 et on a f’d(0) = -2

donc f est dérivable à gauche en 0 et on a f’g(0) = 2


Conséquence
Comme f ’d (0) ≠ f ’g(0) alors f n’est pas dérivable en 0.
Commentaire
On vient de voir l’exemple d’une fonction continue en x0 et non dérivable en x0.

Activité 16
Soit f la fonction définie sur par :

1) Montrer que f est dérivable en 1 et que f’(1) = -2


2) Vérifier que f est continue en 1
On admet le théorème suivant :

Théorème
Si f est dérivable en x0 alors elle est continue en x0

Conséquence
Si f n’est pas continue en x0 alors elle n’est pas dérivable en x0.

66
Activité 17
Répondre par vrai ou faux :
- Si f est continue en x0 alors elle est dérivable en x0
- Si f n’est pas dérivable en x0 alors elle n’est pas continue en x0
- Si f est dérivable en x0 alors elle est continue à droite en x0

OPÉRATIONS SUR LES FONCTIONS DÉRIVABLES


• Somme de deux fonctions dérivables :
Théorème
Si f et g sont deux fonctions dérivables sur le même intervalle I de alors
la fonction f + g est dérivable sur I et on a (f + g)' = f' + g'.

Exemple :
Soit la fonction définie sur par : La fonction f est la somme de deux
fonctions toutes deux dérivables sur ]0, +∞ [. Pour tout x

de]0, +∞ [, u'(x) = 2x et .

• Produit d'une fonction dérivable par une constante

Théorème
Si f est dérivable sur un intervalle I et a une constante réelle alors la fonction
a.f est dérivable sur I et on a: (a.f)' = a.f '

Exemple

Soit f la fonction définie sur par :

f est le produit de la fonction par la constante réelle 3.

u est dérivable sur et on a : d'où pour tout x de ,

Activité 18
Montrer que toute fonction polynôme est dérivable sur .
Exemple
Soit la fonction f définie sur par : f(x) = -2x3 + 3x2 –6x + 7
Chaque terme de f est le produit d’une constante par une fonction dérivable sur .
On dérive chaque terme et on fait la somme :
f ’(x) = -2.3x2 + 3 . 2x – 6 + 0 d’où f '(x) = - 6x2 +6x – 6

67
• Produit de deux fonctions dérivables
Théorème
Si f et g sont deux fonctions dérivables sur le même intervalle I de alors
la fonction f x g est dérivable sur I et on a : (fg)’ = f ’.g + f.g’

Exemple :
Soit f la fonction définie sur par : f(x) = (x2+ 3)sin x.
La fonction f est le produit de la fonction U: x → x2 + 3 et de la fonction v :x → sinx
u et v sont dérivables sur et on a : u ’(x) = 2x et v ’(x) = cos x.
On a donc f ’(x) = 2x sin x + (x2 + 3)cos x.

Activité 19
Démontrer que si f est dérivable sur un intervalle I et si n est un entier supérieur ou égal à 2
n
alors fn est dérivable sur I et on a : (f )’ = n.f’ .f n-1
Exemple :
Soit f la fonction définie sur par : f(x) = (x2 - x + 3)4
f = u4 avec u(x) = x2 - x + 3. On a : u’(x) = 2x – 1 ce qui donne f’(x) = 4(2x - 1) (x2 - x +3)3
• Inverse d'une fonction dérivable

Théorème
Si f est dérivable sur un intervalle I et si pour tout x de I, f(x) ≠ 0 alors la fonction

est dérivable sur I et on a :

Exemple :
Soit f la fonction définie sur par :

Vérifier que l’équation u(x) = 0 n’admet pas de solution dans , d’autre part
la fonction u est dérivable sur comme étant une fonction polynôme,
On a : u’(x) = 2x + 3

d’où

68
• Quotient de deux fonctions dérivables

Activité 20
Répondre par vrai ou faux :
- La dérivée de la somme est la somme des dérivées
- La dérivée du produit est le produit des dérivées
- La dérivée de l’inverse est l’inverse de la dérivée
- La dérivée du quotient est le quotient des dérivées
Théorème
Toute fonction rationnelle est dérivable sur son domaine de définition

En effet , une fonction rationnelle est le quotient de deux fonctions polynômes,


P et Q qui sont dérivables sur donc est dérivable pour tout x de tel que Q(x) ≠ 0.
Exemple :
Soit f : x

Activité 21
Montrer que la fonction f : x → tg x est dérivable sur - et que :
f '(x) = 1 + tg2 x.
• Dérivée d'une fonction de type : x → f (a x + b)

Théorème
Soit f une fonction dérivable sur un intervalle I
Soit J un intervalle de tel que pour tout x de J le réel a x + b appartient à I.
La fonction g : x → f(a x + b) est dérivable sur J et on a : g’(x) = a f’(a x + b)

Exemple :
Soit la fonction

Etudions la dérivabilité de g sur

Soit f la fonction : f est dérivable sur

Pour tout réel x de , le réel –2x+4 ∈ I. D’où g est dérivable sur

et on a : et par suite

69
Activité 22
Démontrer les résultats suivants :
1) a et b étant deux réels tels que a ≠ 0 et D0 = .
La fonction est dérivable sur D0 et on a :
2)

Activité 23
Déterminer la fonction dérivée f’ en précisant son domaine de définition Df ,
dans chacun des cas suivants :

DÉRIVÉE SECONDE

Activité 24
Soit f la fonction définie sur , par : f(x) = x3 - 3x2 + x + 1
1) Montrer que f est dérivable sur et déterminer sa fonction dérivée f ’.
2) Montrer que f ’ est dérivable sur et déterminer sa fonction dérivée.

Soit f une fonction dérivable sur un intervalle I et f’ sa fonction dérivée.


Si f’ est elle-même dérivable sur I, la fonction dérivée de f’ est notée f’’. Dans ce cas, la
fonction f est dite deux fois dérivable sur I et f’’ est appelée la dérivée seconde de f.

Activité 25
Calculer la dérivée seconde de f dans chacun des cas suivants :

70
Résumé

• f est dérivable en x0 signifie :

Ou encore :

Le réel s'appelle : le nombre dérivé de f en x0 et se note f '(x0).

• Si la fonction f représente la loi horaire d'un mobile, f '(t0) est la vitesse instantanée du
mobile à l'instant t0.

• La tangente à la courbe représentative de f


au point d'abscisse x0 a pour équation :
y = f(x0) + f '(x0) (x - x0)

• Si f est dérivable en x0, le réel f(x0) + h f '(x0) s'appelle : approximation affine


de f(x0 + h) et constitue une valeur approchée de f (x0+h) pour h voisin de 0.

• f est dérivable a droite en x0 si et seulement si : est un réel fini


Ce réel est noté f'd (x0).
• f est dérivable à gauche en x0 si et seulement si est un réel fini.
ce réel est noté f'g (x0)

• f'd (x0) et f'g (x0) représentent respectivement


les coefficients directeurs des demi tangentes
à droite et à gauche à la courbe de f au point d'abscisse x0.

71
Résumé

• f est dérivable en x0 si et seulement si f est dérivable à droite et à gauche en x0


et f'd (x0) = f'g (x0)

Le tableau suivant récapitule les principaux résultats concernant les fonctions dérivées
usuelles et les opérations sur les fonctions dérivées.

• Toute fonction polynôme est dérivable sur


• Toute fonction rationnelle est dérivable sur son domaine de définition
• Si f est dérivable en x0 alors f est continue en x0

72
Exercices et Problèmes

Dans les exercices de 1 à 3, déterminer • La droite D1 est tangente à (C) en A (3 , 2)


le nombre dérivé de f en x0 en utilisant • sont des vecteurs directeurs des demi
la définition. tangentes à ( C ) en B.
01 Par lecture du graphique répondre aux ques-
tions suivantes :
02 1) a) f est elle dérivable en 3 ?
b) déterminer f '(3)
2) a) f est-elle dérivable en 1 ?
03
b) Déterminer f 'd(1) et f 'g(1)
Dans les exercices de 4 à 6, déterminer
le nombre dérivé à droite en x0, le nombre 08 Soit f une fonction dérivable en
dérivé à gauche en x0 et préciser si f est
dérivable en x0. vérifiant

04 Donner une équation cartésienne de la


tangente à la courbe représentative ( C ) de f
au point d'abscisse dans un repère
05
09 La courbe représentative ( C ) d'une fonc-

06 tion f dérivable dans un intervalle ouvert I


contenant -3 admet au point d’abscisse 3 une
07 La courbe représentative (C) ci-dessous tangente D d'équation
est celle d'une fonction f définie sur IR

Déterminer f(-3) et f '(-3).


Dans les exercices de 10 à 32, détermi-
ner la fonction dérivée de la fonction f en
précisant l'ensemble Df' sur lequel f est
dérivable.

10

11

12

73
Exercices et Problèmes

13 25

14 26

15 27

16 28

17 29

18 30

19 31

20 32

21 33 Calculer f'(x) et dresser le tableau de


variation de f dans chacun des cas sui-
vants:
a) f(x) = x2 – 2x + 3 ;
22
b) f(x) = x3 – 3x + 5 ;
3
23 c) f(x) = x + 1 + ;
x–1
3
d) f(x) = ;
x2 + 2x

24 e) f(x) = (x2 + x –2)4

74
Exercices et Problèmes

34 Calculer f’’(x) dans chacun des cas 1) a- Vérifier que l'on a :


suivants :
b- En utilisant l'approximation affine en 0
de la fonction , montrer que le
réel est une valeur approchée de X.

2) Application:
Donner une valeur approchée pour chacun
des réels suivants:
Comparer chaque fois la valeur trouvée avec
35 Soit la fonction,
la valeur donnée par la calculatrice.
et sa courbe
37 En utilisant l'approximation affine en 0 de
représentative ( C ) dans un repère , donner une valeur approchée des
1) a- Montrer que f est dérivable sur IR et nombres suivants :
calculer f '(x).
b- Déterminer une équation cartésienne de la Indication : écrire
tangente T à ( C ) au point d'abscisse 2.
38 ( L'antenne parabolique)
2) Soit la droite Δ d'équation : y = 4x
La courbe représentant la coupe verticale
a- Résoudre l'équation f '(x) = 4.
d'une antenne parabolique a pour équation,
b- En déduire qu'il existe une tangente Δ' à
( C ) parallèle à Δ, dont on précisera le point dans le repère
de contact A et une équation cartésienne. L'objectif est de découvrir, par une construc-
tion minutieuse, la propriété géométrique des
36 Soit le réel où a est un réel
paraboles qui explique l'utilisation de cette
strictement positif et h un réel tel que
forme pour une antenne.
assez petit.
On se propose de donner une valeur appro- 1) a. Dresser le tableau de variation de la
chée de X. fonction f définie sur IR par :
b. Tracer soigneusement, dans le repère
(unité 2 cm), la courbe ζ
représentative de f sur

75
Exercices et Problèmes
2)a. Tracer la tangente T1 à la courbe ζ au
point A1 d'abscisse x1 = 1, la tangente T2 à ζ
au point A2 d'abscisse x2 = -2 et la tangente
T3 à ζ au point A3 d'abscisse x3 = 3.
b. Tracer les droites Δ1 , Δ2 et Δ3 , respec-
tivement orthogonales à T1 en A1 , à T2 en A2
et à T3 en A1 . a- Dans un repère (unité : 10 cm
3) Etant donné la distance parcourue, on pour 1 A ; 1 cm pour un 1 V), placer les
considère que tous les rayons émis par un points de coordonnées (I, U ) pour chacune
satellite arrivent à la parabole suivant la des valeurs du tableau.
même direction. On règle donc l'axe de la b- On définit, en un point P de coordonnées
parabole (axe (Oy)) dans cette direction. ( Ip, Up ), la résistance apparente en P :
a- Représenter le rayon atteignant la parabole Déterminer la résistance
au point A1 (demi-droite parallèle à (Oy) apparente aux points P1 et P2 d'abscisses
passant par A1 ). Suivant les lois de l'optique, respectives : I1 = 0.2 et I2 = 0.4
le rayon se réfléchit symétriquement par c- On définit, pour une valeur Ip de l'intensi-
rapport à Δ1 . Représenter en rouge le rayon té, la résistance dynamique par :
réfléchi.
b- Représenter de même les rayons atteignant
la parabole en A2 et en A3 et leurs rayons A quoi correspond la résistance dynamique
réfléchis ( en rouge ) . Que constate -t-on ? en un point P d'abscisse Ip du diagramme ?
L'antenne parabolique a cette propriété : tous On considère comme une approximation
les rayons dirigés parallèlement à l'axe de la convenable de la tangente en P la droite
parabole atteignent, en se réfléchissant, un passant par P et parallèle à la droite définie
même point, appelé foyer de la parabole. par deux points relevés de part et d'autre de P.
39 ( Résistance apparente et résistance Déterminer une valeur approchée de la résis-
dynamique ) tance dynamique pour I1 et I2 .
1) A partir d'un relevé expérimental, on 2°) Pour un autre dipôle non linéaire, on
obtient les valeurs de la tension U (en volts), considère que la relation entre l'intensité I
en fonction de l'intensité I (en ampères) dans ( en ampères ) et la tension U ( en Volt ) est
un dipôle non linéaire. données par :
Déterminer la résistance dynamique pour
I = 4mA et I = 25mA.

76
Exercices et Problémes
40 (Tension et intensité) 41 On considère le mécanisme décrit dans la
Dans un circuit électrique, un condensateur, figure ci-dessous
soumis à une tension u, est parcouru par un
courant i, où u et i sont des fonctions du
temps t. On considère ici un condensateur de
capacité C = 2μF .
On soumet le condensateur à une tension "
triangulaire ", représentée ci-dessous On donne ( OB = 2dm , AB = 6dm ). La roue
(sur l'axe des abscisses, 1 unité représente motrice tourne dans le sens indirect à la vites-
1 seconde ; sur l'axe des ordonnées, 1 unité se de 4 tours par seconde
représente 1 volt) ( c'est-à-dire 8 π radians par seconde ). A
l'instant t, on note α(t) la mesure de l’angle .

ainsi α(t) = 8πt.

La distance OA est notée x(t). On suppose


que la fonction est dérivable.
1) En appliquant la relation d'El Kashi
1) Exprimer u(t) en fonction de t pour : dans le triangle AOB, montrer que :
a) t ∈ [0; 0,005] ; x2(t) – 4x(t) cos α(t) – 32 = 0.
b) t ∈ [0,005 ; 0,01] ; 2) On rappelle que la vitesse du piston à l'ins-
c) t ∈ [0,01 ; 0,015] . tant t est x'(t). Montrer que :
2) En utilisant la formule x'(t)[2cos α(t) – x(t)] = 16 π x (t) sin α(t).
déterminer l'expression de la fonction : 3°) Déterminer la vitesse du piston lorsque
sur les intervalles α(t) = 0 , α(t) = , α(t) = π
]0 ; 0,005[ , ]0,005; 0,01[ et ]0,01;0,015[ .
3) Tracer la représentation graphique de la Indication :
fonction intensité sur chacun des trois inter- - La relation d’El KASHI dans un triangle
valles précédents ( on prendra sur l'axe des OAB est:
2 2 2
abscisses 0,5 cm pour 1 ms et sur l'axe des AB = OA + OB - [Link] .
ordonnées 1,5 cm pour 1mA ) . - On dérive la fonction

qui est nulle.

77
Math et Culture
Les mathématiciens arabes ...
Al-Khwarizmi ( environ : 780 - 850 ) , le plus grand mathématicien de Bagdad , décrit pour la pre-
mière fois le mot « Al jabr » signifiant Algèbre vers 813-833 dans un livre qui sera reconnu par ses pairs
et qui engendrera une nouvelle vague de mathématiques.
Il est considéré comme l'un des grands fondateurs de l'algèbre.
Dans ce livre, il ne se contente plus de résoudre des problèmes ( liés au commerce , aux héritages et
au cadastre ) arithmétiques ou géométriques avec des équations mais procède à l'inverse. Il introduit
quatre concepts :
• La notion de base, c'est l'équation. Donc peu importe l'objet que l'on étudie. ( Début d'abstraction)
• La notion de binôme et de trinôme et donc des règles opératoires qui vont avec.
• La notion de mise en équation canonique.
• La notion de solution algorithmique.
Il a résolu six équations :
ax2 = c ; bx = c ; ax2 = bx ; ax2 + c = bx ; ax2 + bx = c ; bx + c = ax2
où a,b et c sont trois nombres strictement positifs et x l'inconnue .
Il n'écrit pas l'équation sous la forme générale ax2 + b x + c = 0 , comme nous l'écrivons de nos jours
: en effet , les solutions ainsi que les coefficients sont des nombres positifs ( les nombres négatifs
n'existant pas encore ) et une somme de termes
négatifs ne peut être nulle .
En ce qui concerne l'équation x2 + bx = c , il calcule (b/2)2 + c ( ce qui correspond

à notre discriminant ) et trouve que ; la solution négative


étant ignorée .
Donc avec l'algèbre, on obtient une théorie des équations résolubles par radicaux et du calcul algé-
brique sur les binômes et les trinômes.
Il s'ensuit un courant de recherche en algèbre qui va prendre de l'ampleur et se séparer en deux cou-
rants au Xe siècle .( un, arithmétique et un autre, géométrique )
Al-Khayyam au XIe siècle classifie les équations du 2e et 3e degrés et tente de les résoudre par
intersection de deux coniques ( méthode qui sera reprise au XVI-XVIIe siècle). Donc, par exemple,
pour résoudre x3 + a x = b, on identifie à l'intersection d'un cercle et d'une parabole.
Al-Tusi ( fin XIIe siècle) va encore plus loin en introduisant les notions fonctionnelles ( dérivée,
discriminant) mais sans les justifier.
Al Kashi généralise les fractions décimales en remplacement des fractions en base 60. Il calcula π
avec 16 décimales.

78
Chapitre 5

Etude de fonctions
"Les mathématiques sont la poésie des sciences."
Léopold Sédar SENGHOR : (1906 - 2001)

• Fonctions affines par intervalles


• Fonctions polynômes du second degré ; Fonctions bicarrées
• Fonctions polynômes du troisième degré

• Fonctions

• Fonctions

• Fonctions

• Fonctions

INTRODUCTION

Activité 1
Les courbes ci-contre représentent deux fonctions f et g définies sur IR.
Répondre, par lecture graphique, aux questions suivantes :
1) Déterminer l’image de -1 et de 0 par f.
2) Déterminer les antécédents de 0 par g.
3) a) Dresser le tableau de variation de f.
b) Préciser le maximum et le minimum
de f sur Df ainsi que les valeurs en lesquels
ils sont atteints.
c) f est-elle paire ?
4) Résoudre dans [-3 , 2] :
a) f(x) = g(x) b) f(x) ≤ g(x)

79
Activité 2
Un projectile est lancé d’une certaine hauteur
verticalement vers le haut avec une certaine
vitesse initiale. La courbe ci-contre donne
l’évolution de la hauteur depuis l’instant où
le projectile a été lancé. ( t = 0)
1) a- Sur quel intervalle de temps
la hauteur est-elle définie ? :
b- Vérifier sur le graphique que, à chaque
seconde t est associée une hauteur et une seule.
2) On note h la fonction qui à chaque instant t
(en seconde ) associe la hauteur (en m) ,
Par lecture graphique, répondre aux questions suivantes :
a- Quel est le domaine de définition de h ?
b- Quelle est la hauteur pour t = 1 ? Quelle est l'image de 4 par h ? A quels instants
la hauteur atteinte par le projectile est-elle de 8 m ?
c- A quel instant la hauteur a-t-elle atteint son maximum ? son minimum ?
3) Déterminer les réels a , b et c sachant que h(t) = at2 + bt + c.

Activité 3
1) Compléter le tableau suivant en utilisant
le graphique ci-contre

Représenter la fonction f définie sur par :

80
Cours

FONCTIONS AFFINES PAR INTERVALLES

Activité 4
Soit f la fonction définie sur ℜ par :
1) Exprimer f(x) sans le symbole de la valeur absolue.
2) En déduire que sur chacun des intervalles
]- ∞ , 0], [0 , 2] et [2 , +∞[, f est une fonction affine.
3) Tracer, dans un repère , la courbe représentative de f.

Activité 5

Pour tout réel x , il existe un unique entier relatif n tel que : n ≤ x < n + 1.
L’entier n s’appelle la partie entière de x et se note E(x). Exemple E(2,9) = 2 , E(- 1,3) = - 2.
Soit f la fonction définie sur [- 2 , 3[ par : f(x) = x + E(x).
1) Montrer que f est une fonction affine par intervalles.
2) Représenter f dans un repère

Activité 6
Un automobiliste part de Gabes et se dirige vers Tunis distant de 405 km. De 0h à 3h, il
roule à une vitesse moyenne de 75 km/h. De 3h à 4h l’automobiliste se repose à Kairouan.
A partir de 4h, il roule à la vitesse moyenne de 100 km/h.
1) A quelle heure l’automobiliste arrive t-il à Tunis ?
2) Exprimer la distance f(t) à partir de Gabes en fonction du temps mis t.
3) Tracer la courbe représentative de f dans un repère

81
FONCTIONS DU SECOND DEGRÉ
FONCTIONS BICARRÉES

Activité 7
On souhaite construire une maison de forme
rectangulaire dans l’angle droit d’un terrain triangulaire.
On voudrait que l’aire de la surface au sol de la
construction(partie hachurée) soit la plus grande
[Link] pose a et x les dimensions de ce rectangle.
1) Quel est l’ensemble D des valeurs possibles pour x ?
2) Démontrer que
3) Soit f la fonction qui à chaque réel x associe l’aire de la surface au sol de la maison.
Montrer que

4) Etudier les variations de f


5) En déduire l’aire maximale de la surface au sol
6) Déterminer x pour que l’aire soit de 360 m2

Activité 8
Soit f la fonction définie sur IR par : f(x) = ax2 + bx + c
où a, b et c sont des réels tels que a ≠ 0.
On désigne par ( C ) la courbe représentative de f dans un repère.
1) a- Dresser, suivant le signe de a, le tableau de variation de f.
b- En déduire que f admet un extremum absolu en

2) a- Vérifier que pour tout réel x,


La courbe P d’équation :
y = ax2 + bx + c, a ≠ 0
est une parabole de sommet

b- Soit le repère

R’

Donner une équation cartésienne de ( C ) dans le repère R’.


c- En déduire la nature de ( C ).

82
Remarque :
Soit P la parabole d’équation :
son sommet.

• S

• S

Activité 9
On considère la fonction f définie sur IR par :
Δ
f(x) = x2 - 6x + 4 et Cf sa courbe représentative
dans le plan muni d’un repère orthogonal
On se propose de montrer que la droite
Δ : x = 3 est un axe de symétrie pour Cf.
1) Soit M(x , y) un point du plan dont l’image
par la symétrie orthogonale d’axe D est M’(X , Y).

Montrer que

2) a) Montrer que f vérifie les deux conditions suivantes :


• Pour tout x de Df ( domaine de définition de f), (6 – x)
appartient aussi au domaine Df.
• Pour tout x de Df, f (6 – x) = f(x)
b) Conclure
3) Soit g la fonction à variable réelle x définie par :
a) Déterminer le domaine de définition de g.
b) Montrer que la courbe de la fonction g admet dans un repère orthogonal
la droite Δ : x = 2 comme axe de symétrie.
Théorème
Le plan étant muni d’un repère orthogonal.
La droite D d’équation x = a est axe de symétrie de la courbe (C) d’une fonction f
si, et seulement si
pour tout x de Df, 2a – x appartient à Df et f(2a – x) = f(x).

83
Activité 10
Montrer que la droite est un axe de symétrie de ( C ) si et seulement si f est paire

Activité 11
Soit un quart de cercle de centre O et de rayon 8. M étant un point de l’arc ,
on désigne par H le projeté orthogonal de M sur le segment [OB]. On se propose de déterminer
les points M de l’arc pour lesquels MA + MH est égal à un nombre réel positif m donné.
1) On note respectivement x et y les distances MA et MH.
a- Justifier que
b- Soit K le projeté orthogonal de M sur [OA].
Montrer que KM2 = 64 – y2 et KA2 = (8 – y)2.

c- Montrer que :

d- Exprimer alors MA + MH en fonction de x.


2) On désigne par f la fonction de la variable réelle x définie sur l’intervalle

a- Etudier les variations de la fonction f et tracer sa courbe représentative (C) dans un plan
rapporté à un repère orthogonal.
b- Déterminer les solutions ( si elles existent ) de l’équation f(x) = m lorsque m = 10 puis
lorsque m = 11,7.
c- Discuter graphiquement, selon les valeurs du paramètre m, l’existence et le nombre de
solutions de l’équation : f(x) = m.

Activité 12
Soit f la fonction définie par :
Si
On désigne par ( C ) la courbe de f dans
un repère orthogonal .
et
1) Montrer que f est paire.
On dit que ( C ) admet
Interpréter graphiquement ce résultat.
au voisinage de + ∞, une
2) Etudier les variations de f sur [0 , +∞[. branche parabolique de
direction celle de l’axe des
3) Justifier que .
ordonnées .

84
On dit que ( C ) admet au voisinage de + ∞, une branche parabolique de direction celle
de l’axe des ordonnées .
4) Tracer ( C ).
5) a- Discuter graphiquement, suivant le paramètre réel m, le nombre de solutions
de l’équation f(x) = m.
b- Résoudre graphiquement dans IR, l’inéquation : f(x) ≥ 3.

Activité 13
Soit f la fonction définie par : On désigne par ( C ) la courbe de f
dans un repère orthonormé
1) a- Dresser le tableau de variation de f.
b- Déterminer les points d’intersection de ( C ) avec les axes du repère.
c- Tracer ( C ).
2) Déduire de ( C ) la représentation graphique de chacune des fonctions suivantes :

FONCTIONS DU TROISIÈME DEGRÉ

Activité 14
Soit f la fonction définie par :
On désigne par ( C ) la courbe de f dans un repère orthonormé .
1) Dresser le tableau de variation de f.
2) Donner une équation cartésienne de la tangente T à ( C ) au point A(1 , - 2).
3) a- Vérifier que pour tout réel x,f(x) – (- 3 x + 1) = (x – 1)3.
b- En déduire la position de ( C ) par rapport à T. La courbe ( C ) coupe
4) a- Etudier les branches infinies de ( C ). sa tangente T au point A .
b- Tracer T et ( C ) A s’appelle un point
5) a- Calculer la dérivée seconde de f. d’inflexion
b- Compléter le tableau suivant :

c- Que peut-on conjecturer ?

85
Définition
Le point où une courbe traverse sa tangente s’appelle un point d’inflexion.

Théorème
Soit a un réel et f une fonction deux fois dérivable sur un intervalle ouvert de centre a.
Si f ’’ s’annule en changeant de signe en a alors le point I( a , f(a)) est un point
d’inflexion de la courbe de f

Activité 15
A l’aide d’Excel, on se propose de construire
un tableau de valeurs pour la fonction f,
définie par : f(x) = x3 - 3x2 + 1 , pour tout réel x.
Dans la colonne 1, on voudrait des valeurs de x
comprises entre 1 et 3, avec un pas de 0,1, et dans la colonne 2 leurs images par f.
Pour cela :
• placer -1 dans la cellule A2 ;
• placer =A2+0,1 en A3 ;
• recopier cette formule vers le bas en terminant par la valeur 3 ;
• écrire =A2 ^ 3 - 3* A2 ^ 2 + 1 en B2 ;
• recopier cette formule vers le bas afin d’obtenir les images de tous les nombres de la
première colonne.
Pour obtenir une représentation graphique de f dans l’intervalle [-1, 3] :
• sélectionner les valeurs de x et leurs images ;
• choisir le menu « Insertion – Graphique » ;
• prendre « Nuages de points » comme type de graphique ;
• prendre « Nuage de points avec lissage sans marquage des données » comme
sous - type de graphique ;
• cliquer sur « Terminer ».
- Quelles conjecture peut-on faire concernant les variations de f sur [-1, 3] ?
- Quel est le nombre de solutions de l’équation f(x) = 0 dans l’intervalle [-1, 3] ?
- Donner un encadrement à 1 près de ces solutions grâce au graphique, puis à 10-1 près
grâce au tableau de valeurs.
- En modifiant la valeur initiale de x et le pas, trouver un encadrement à 10-2 près
de ces solutions.

86
Activité 16
Le plan est muni d’un repère cartésien . La courbe (C)
ci-contre est la représentation graphique de la fonction
f définie sur par : f(x) = x3 – 3x2 + 6x – 2.
On se propose de montrer que le point I de coordonnées (1 , 2)
est un centre de symétrie de (C).
1) Soit M(x , y) un point du plan dont l’image par
la symétrie centrale de centre I est M’(x ’, y’).

Montrer que .

2) a) Montrer que f vérifie les conditions suivantes :


• Pour tout x de Df ( domaine de définition de f),
(2 – x) appartient aussi au domaine Df.
• Pour tout x de Df, f(2 – x) = 4 - f(x)
b) Conclure
3) Montrer que I est un point d’inflexion de ( C ).
4) Montrer que la courbe représentative de la fonction g définie sur – {-2} par :
a pour centre de symétrie le point J (- 2 ; 3).

Théorème
Le plan étant muni d’un repère cartésien.
Le point I (a , b) est un centre de symétrie de la courbe (C) d’équation y = f(x)
si, et seulement si,
pour tout x de Df, 2a – x appartient à Df et f(2a – x) = 2b - f(x).

Activité 17
( C ) étant la courbe représentative d’une fonction f dans un repère cartésien
Montrer que : O (0 , 0) est un centre de symétrie de ( C ) si et seulement si f est impaire

87
Activité 18
La courbe ( C ) ci- contre représente une fonction f définie sur , par :
f(x) = ax3 + bx2 + cx + d.
1) Déterminer les réels a , b, c et d
Dans la suite, on suppose que : f(x) = 2x3 + x2 - 4x + 1
2) Montrer que (C ) possède un point d’inflexion que l’on précisera.
3) Soit la parabole
a- Déterminer les coordonnées des points communs à (C) et (P).
b- Tracer P.
c- Résoudre graphiquement l’inéquation: f(x) ≤ P(x)

Activité 19
Soit f une fonction définie sur , par : f(x) = ax3 + bx2 + cx + d où a , b , c et d sont des
réels avec a ≠ 0. On désigne par ( Γ ) la courbe représentative de f dans un repère .
Soit le repère avec Ω (x0 , y0) ∈ ( Γ ) tel que 3ax0 + b = 0.
1) Montrer qu’une équation cartésienne de ( Γ ) dans le repère est :

2) Soit g la fonction définie par :


a- Montrer que g est impaire.
b- En déduire que Ω (x0 , y0) est centre de symétrie de ( Γ ).
c- Vérifier que x0 est une solution de f ’’(x) = 0.

Activité 20
Le plan est rapporté à un repère orthonormé .
La courbe ( C ) ci-contre représente une fonction
f définie sur [-2 , 3].
1) a- Déterminer graphiquement le signe de f(x),
suivant les valeurs de x.
b- Représenter graphiquement la fonction
c- Représenter graphiquement la fonction

88
2) Soit la fonction où k est un réel. On désigne par ( Γk ) la courbe de hk.
a- Montrer que ( Γk ) est l’image de ( C ) par la translation de vecteur k .
b- Tracer ( Γ-2 )
3) Soit F la fonction définie par : F(x) = f( | x | )
a- Déterminer le domaine de définition de F.
b- Montrer que F est paire.
c- Déduire la représentation graphique de F.

FONCTIONS DE TYPE ,

Activité 21
Soit f la fonction définie sur ]-∞ ; -2[ ∪ ] -2 ; +∞[ par :

On appelle ( C ) sa courbe représentative dans un repère orthonormé


1) a- Etudier les limites de f aux bornes de son ensemble de définition.
b- Préciser les asymptotes à ( C ).
2) Dresser le tableau de variation de f.
3) Déterminer une équation de la tangente T à ( C ) au point A d’abscisse -1.

Définition
Asymptote parallèle à l’axe des ordonnées
On dit que la droite D d’équation x = a est asymptote à la courbe
représentative de la fonction f lorsque l’une des quatre conditions suivantes est vérifiée :

Asymptote parallèle à l’axe des abscisses


On dit que la droite D d’équation y = b est asymptote à la courbe
représentative de la fonction f au voisinage de +∞ (respectivement au voisinage de - ∞)
lorsque ( respectivement )

Activité 22
Soit (C) la courbe d’équation , , dans un repère cartésien .

Montrer que les droites sont des asymptotes à ( C ).

89
Activité 23
Soit (C) la courbe représentative d’une fonction f
dans un repère orthonormé
On suppose que
Soit D la droite d’équation : y = b.
1) Que représente la droite D pour
la courbe ( C ) ?
2) Soit M (x , f(x)) un point de ( C ) et N
le projeté orthogonal de M sur D.
a- Déterminer les coordonnées de N.
b- En déduire que
c- Montrer que . Interpréter graphiquement le résultat.

Activité 24
Soit (C) la courbe représentative d’une fonction f
dans un repère orthonormé D

On suppose que

Soit D la droite d’équation : x = a.


3) Que représente la droite D pour la courbe ( C ) ?
4) Soit M(x , f(x)) un point de ( C ) et N
le projeté orthogonal de M sur D.
a- Déterminer les coordonnées de N.
b- En déduire que
c- Déterminer . Interpréter graphiquement le résultat.

Activité 25
On donne la représentation graphique ( C )
d’une fonction f ( voir figure )
a) Déterminer le domaine de définition de f.
b) Déterminer les limites de f aux bornes
de son domaine de définition.

90
FONCTIONS DE TYPE

Activité 26
Soit f la fonction définie sur ]-2 ; +∞[ par :

On appelle C sa courbe représentative dans un repère orthonormé

1) Vérifier que pour tout x de ]-2 ; +∞[, .

2) Calculer . Interpréter graphiquement le résultat obtenu.


3) Dresser le tableau de variation de f.
4) Soit D la droite d’équation : y = - x + 3. Soit M le point de ( C ) d’abscisse x et N
le point de D de même abscisse. On pose g(x) = f(x) - (-x + 3)
a- Montrer que
b- Calculer .Que peut-on conjecturer concernant la courbe ( C ) et la droite D ?
c- Etudier le signe de g(x). En déduire la position de ( C ) par rapport à D.
d- Tracer ( C ) et D.

Définition
On dit que la droite Δ : y = ax + b est une asymptote à la courbe
représentative d’une fonction f au voisinage de + ∞ ( respectivement de - ∞ )
lorsque : ( respectivement )

Activité 26
Soit f la fonction définie par : et ( C ) sa courbe représentative
dans un repère
1) a- Déterminer les réels a , b et c tels que :
b- Déterminer les asymptotes de ( C )
2) Dresser le tableau de variation de f.
3) a- Montrer que le point Ω (1,0) est un centre de symétrie de la courbe ( C ).
b- Tracer ( C )

91
• D'une façon générale si f(x) peut s’écrire sous la forme
f (x) = ax + b + ϕ (x) avec alors la courbe représentative ( C ) de f admet la
droite D : y = ax + b comme asymptote.
• Le signe de ϕ(x) = f(x) – (ax + b) détermine la position de ( C ) par rapport à D.

FONCTIONS DE TYPE

Activité 28
Soit f la fonction définie par : . On désigne par ( C ) la courbe
représentative de f dans un plan rapporté à un repère orthonormé .
1) Déterminer le domaine de définition de f.
2) Montrer que f est dérivable sur son domaine de définition et que

3) Calculer les limites de f aux bornes de son domaine de définition puis interpréter
géométriquement les résultats obtenus.
4) a- Dresser le tableau de variation de f. Tracer ( C ).
b- Montrer, en utilisant le tableau de variation de f,

que pour tout réel x,

Activité 29
Soit f la fonction définie sur On désigne par ( C )

la courbe représentative de f dans un plan rapporté à un repère orthonormé


1) a- Calculer .Interpréter géométriquement le résultat obtenu.
b- Montrer que la droite Δ d’équation y = 1 est une asymptote à ( C ).

2) Montrer que f est dérivable

3) a- Déterminer les coordonnées des points d’intersection de ( C ) avec les axes du repère.
b- Tracer ( C )
4) Soit ( C ’ ) l’image de ( C ) par la symétrie orthogonale d’axe Δ : y = 1
Définir la fonction g dont la représentation est ( C ’ )

92
Activité 30
La courbe ci-contre est la représentation
graphique d’une fonction f définie par :

1) Déterminer les réels a , b , c , b’ et c’.


2) Dresser le tableau de variation de f en
utilisant sa courbe.

FONCTIONS DE TYPE

Activité 31
Soit f la fonction définie sur On désigne par ( C )

la courbe représentative de f dans un plan rapporté à un repère orthonormé .

1) Montrer que : Interpréter graphiquement ce résultat.

2) a- Montrer que f est dérivable sur et que pour tout

b- Dresser le tableau de variation de f.


3) a- Montrer que : .

On interprète ce résultat en disant que :


( C ) admet au voisinage de +∞ ∞ une branche parabolique de direction celle de
b- Tracer ( C ).
Activité 32
On se propose de résoudre graphiquement dans [0 , +∞[, l’équation ( E ) :x6 - x - 1 = 0

1) Vérifier que l’équation ( E ) est équivalente à :


2) a) Etudier les varations de chacune des fonctions f et g définies sur [0 , +∞[ par :
f(x) = x3 et
b) Tracer les courbes représentatives de f et g dans un même répère
3) Placer les points de ( Cf ) d’abscisses 1, 2 et 1, 25. En déduire une valeur approchée
de la solution dans [0 , +∞[, de l’équation (E ).
93
Résumé

Branches paraboliques

• Si On dit que ( C ) admet au voisinage de + ∞,


une branche parabolique de direction celle de l’axe des ordonnées .

• Si On dit que ( C ) admet au voisinage de - ∞,


une branche parabolique de direction celle de l’axe des ordonnées .

• Si On interprète ce résultat en disant que ( C )


admet au voisinage de +∞ une branche parabolique de direction celle de

• Si On interprète ce résultat en disant que ( C )


admet au voisinage de -∞ une branche parabolique de direction celle de

Asymptotes verticales
On dit que la droite Δ d’équation x = a est une asymptote à la courbe représentative de la
fonction f dans l’un des quatre cas suivants :

Asymptotes horizontales
On dit que la droite Δ d’équation y = b est une asymptote à la courbe représentative de la
fonction f au voisinage de +∞ ( respectivement de - ∞) lorsque
(respectivement )

94
Résumé

Asymptotes obliques
On dit que la droite Δ : y = ax + b est une asymptote à la courbe représentative d’une
fonction f au voisinage de + ∞ ( respectivement de - ∞ ) lorsque :
( respectivement )

Axe de symétrie
Le plan étant muni d’un repère orthogonal, la droite Δ d’équation x = a est un axe de
symétrie de la courbe (C) d’équation y = f(x) si, et seulement si, pour tout x de Df, 2a – x
appartient à Df et f(2a – x) = f(x).

Centre de symétrie
Le plan étant muni d’un repère quelconque, le point I(a , b) est un centre de symétrie de la
courbe (C) d’équation y = f(x) si, et seulement si, pour tout x de Df, : 2a – x appartient à
Df et f(2a – x) = 2b – f(x).

Point d’inflexion
Soit a un réel et f une fonction deux fois dérivable sur un intervalle ouvert de centre a.
Si f’’ s’annule en changeant de signe en a alors le point I( a , f(a)) est un point d’inflexion
de la courbe de f

95
Exercices et Problèmes
01 1) Déterminer par lecture graphique une 04 Etudier et représenter chacune des fonc-
équation cartésienne de chacune des droites tions suivantes :
(AB) et (CD).
(D') (D)
2) Calculer
les coordonnéesde leur
point d’intersection I.

02 Sur une droite D graduée, on considère


les points A et B d’abscisses respectives
0 et 3.
A tout point M de D d’abscisse x ∈ , on
associe la quantité f(x) = MA + 2MB.
1) Calculer f(2) , f(4) et f(- 1).
2) Etablir que, pour tout réel x,

3) Montrer que f est une fonction affine par


intervalles.
4) a- Représenter graphiquement f.
b- Déterminer graphiquement les points M
de D tels que MA + 2MB = 9.
03 On considère la famille de fonctions fm
définies sur par :

Où m est un paramètre réel. Soit (Cm) la cour-


be représentative de fm dans le plan muni
d’un repère orthonormé .
a) Montrer que les courbes (Cm) passent par
deux points fixes A et B dont on déterminera
les coordonnées.
b) Etudier , selon les valeurs de m , le sens de
variation de fm .On fera un tableau de
variation pour chaque cas.
c) Construire, sur un même graphique, les
courbes C1 et C-1.

96
Exercices et Problèmes
05 d’après « Omar El Khayam » 1) a- Prouver que (C) admet une asymptote Δ
a, b et c étant trois réels, soit la fonction f à d’équation y = 1 – x
variable réelle définie par : b- Préciser la position de (C) par rapport à Δ.
f(x) = x3 + ax2 + bx + c. On désigne par (C) sa 2) a- Etudier les variations de f et tracer
courbe représentative dans un plan rapporté Δ et (C).
à un repère orthonormé b- Discuter suivant les valeurs de m le nomb-
1) Déterminer a, b et c sachant que : re de solutions de l’équation f(x) = m.
• f admet un extremum en 1. 3) La droite d’équation y = m coupe (C ) en
• f admet un extremum en -1. deux points distincts M1 et M2 d’abscisses
• La tangente à (C) au point d’abscisse 0 respectives x1 et x2. On note H1 et H2 les
passe par A(2, -4). points de l’axe des abscisses ayant respective-
2) Soit g la fonction définie par : ment la même abscisse x1 et x2 que M1 et M2.
g(x) = x3 – 3x + 2. a- Prouver que x1 et x2 sont solutions de
a- Dresser le tableau de variation de g. l’équation : x2- (1 - m)x -1 = 0.
b- Donner les extrema de g en précisant leur b- Vérifier que :
nature. H1H22 = (x2 - x1)2 = (x2 + x1)2 – 4x1x2
c- Tracer la courbe représentative de g dans le et déduire H1H22 en fonction de m.
repère 4) On note Γm le cercle de diamètre [H1H2].
3) Soit la fonction h définie par : a- Vérifier que son centre a pour abscisse
et que son rayon r est tel que :

a- Déterminer Dh. b- En déduire que : x2 + y2 – (1- m )x -1 = 0


b- Montrer que h est continue sur son domaine est une équation de Γm.
de définition. 5) Construire le cercle Γm pour m = 1, m = 2
c- Etudier la dérivabilité de h au point O. et m = 3. Que remarque-t-on ? Le prouver.
Interpréter graphiquement ce résultat. 07 On considère la fonction définie par :
d- Dresser le tableau de variation de h.
e- Tracer la courbe de h.
On désigne par (C) sa courbe représentative
06 f est la fonction définie sur
]-∞ ,0[ ∪ ]0, +∞[ par : et (C) dans un repère orthonormé
sa courbe représentative dans un repère
1) a- Etudier les variations de f.
orthonormé

97
Exercices et Problèmes
b- Montrer que la droite d’équation En déduire que la droite D : y = x + 1 est une
est une asymptote à (C). asymptote à (Cf).
4) Montrer que (Cf) admet au point
c- Montrer que est un centre de
symétrie de (C). deux demi tangentes dont-on déterminera les
d- Tracer (C). équations.
2) Soit g la fonction définie par : 5) Dresser le tableau de variation de f.
6) Tracer (Cf).
et (C’) sa courbe 7) Discuter suivant les valeurs de m, le nom-
bre de solutions de l’équation f(x) = m.
8) Soit g la fonction définie par :
représentative dans le repère

Tracer (C’) à l’aide de (C) en justifiant.


3) Soit Dm une droite de coefficient directeur
m et passant par
a- Comparer f(-x) et g(x).
a- Discuter suivant les valeurs de m le nombre b- En déduire une application simple qui
de points d’intersection de (C) et Dm. transforme (Cf) en (Cg).
b- Utiliser le graphique pour discuter suivant c- Tracer (Cg) dans le même repère.
les valeurs de m, le nombre de racines dans
09 On considère la fonction f définie sur
[0,π] de l’équation :
par : et C sa courbe
4 (m -1) sin2θ + 4 (m -1) cosθ - 5m + 4 = 0.
08 Soit la fonction f définie par : représentative dans un repère orthonormé
d'unité 1 cm.
1. a) Déterminer les réels a et b tels que, pour
tout réel x :

On désigne par (Cf) sa courbe représentative b) Montrer que f est impaire. Que peut-on en
dans un repère orthonormé déduire pour la courbe C ?
1°) Déterminer Df. 2. Soit f ' la dérivée de f.
2°) Etudier la continuité de f en 0.
a) Montrer que
3°) Déterminer trois réels a, b et c tels que :
pour x < 0 on a : b) Etudier les variations de f.

98
Exercices et Problèmes
3. Préciser une équation de la tangente T à la on a :
courbe C à l'origine.
c) Déduisez-en les coordonnées des points
4. Soit D la droite d'équation y = - x.
d'intersection de (T) et (C) et la position de
a) Etudier la position de C relativement à la
(C) par rapport à (T).
droite D.
6) Construire (T) et (C).
b) Montrer que, pour tout x non nul :

En déduire la limite de f (x) + x quand x tend


vers + ∞ . Que peut-on en conclure pour la
courbe C ?
5. Tracer D, T et C sur un même graphique.
(On précisera les points d'intersection de la
courbe C avec l'axe des abscisses)
10 Soit f la fonction numérique définie pour

tout x ≠ - 1 et x ≠ 3 par : .
On appelle (C) la courbe représentative de f
dans le plan rapporté à un repère orthonormé
(unité 1 cm).
1 ) Déterminer les réels a, b et c tels que, pour
tout x ≠ - 1 et x ≠ 3, on ait :

2) Etudier les limites de f.


3) Etudier les variations de f et dresser son
tableau de variation.
4) Calculer pour tout a (différent de 2 et-2)
f(1+ a) et f(1 – a) . Que peut-on en conclure ?
5) a) Donner une équation de la tangente (T)
à (C) au point d'abscisse 5.
b) Vérifier que pour tout x ≠ - 1 et x ≠ 3

99
Chapitre 6
Fonctions circulaires

INTRODUCTION

Activité 1
Nous avons établi que T=2 π est la période de la fonction sinus
1) Donner Trois intervalles de pouvant être domaine d’étude de la fonction sinus.
2) Même question pour la fonction cosinus.

Activité 2
1) Montrer que la fonction cosinus est paire et qu’on peut réduire le domaine d’étude
à [0, π].
2) Montrer que la fonction sinus est impaire et qu’on peut réduire le domaine d’étude
à [0, π].

Activité 3
Dans le plan muni d’un repère orthonormé (o, i, j) on considère les points
M(x , sinx) et M’(x+2π , sinx).
1) a) Vérifier que M et M’ sont des points de la courbe S de la fonction sinus.
b) Monter que . Interpréter géométriquement ce résultat.
2) Quel lien déduit-on entre la partie de S correspondant à [a, a + 2π] et celle correspondant
à [ a - 2π , a] ? (où a est un réel quelconque).

Activité 4
Faire le même travail que l’activité précédente pour la fonction cosinus et sa courbe C dans
le plan muni du repère orthonormé (o, i, j).

100
Cours

Activité 5
Soit a et b deux réels tels que a ≠ 0
Recopier et completer :
1) la fonction u : x sin(ax+b) est dérivable sur et pour tout réel x, u’(x) = .......
2) la fonction v: x cos(ax+b) est dérivable sur et pour tout réel x, v’(x) = .......
3) =.............

Activité 6
Calculer :

a) ,(w )

b) (α et β deux réels non nuls).

c)

Activité 7
Déterminer la fonction dérivée de chacune des fonctions suivantes :
• f :t sin( w t + ϕ) ; w , ϕ ∈ .
• g :t cos( w t + ϕ) ; w , ϕ ∈ .
•h:x 1
cos[ 2 (π-3x)].
•k:x sin (2x-1).
•u: x 2sin3x.
•v:x 1 cos3x.
3

101
ETUDE DE LA FONCTION SINUS

Activité 8
On considère la fonction u:[0,π] et on désigne par S sa courbe représentative
x sinx
dans Le plan rapporté à un repère orthogonal ( o, i, j )
1) En utilisant le cercle trigonométrique, recopier et compléter le tableau de signe
suivant :

x 0 π

Sinx o o

2) Utiliser le résultat ci-dessus pour dresser le tableau de variation de la fonction u.


3) a) Donner une équation cartésienne de la tangente à la courbe S au point K( π ,1)
2
Qu’en déduit-on ?
b) Montrer que Δ1 : y = x est la tangente à S en O.
Montrer que Δ2 : y = -x est la tangente à (S) en L ( π, 0)

Activité 9
1) Reproduire
la représentation graphique
ci-contre de la fonction
sinus sur [0, π] et la
compléter sur [-π, π]
sans faire une autre étude.

Une courbe
2) Refaire dans un nouveau repaire la représentation d’équation :y=b sin(ax+ c)
graphique de la fonction sinus sur [-3π, 3π] avec ab ≠ 0 s’appelle
une sinusoïde
3) Sans faire de calcul donner une équation cartésienne
de la tangente à C en chacun des points ayant pour abscisse :
3π, 7π et -2π.
2

102
ETUDE DE LA FONCTION COSINUS

Activité 10
On considère la fonction v:[0,π] et on désigne par C sa courbe représentative
x Cosx
dans Le plan rapporté à un repère orthogonal ( o, i, j )
1) En utilisant le cercle trigonométrique, recopier et compléter le tableau de signe suivant :

x 0 π π
2

cosx o

2) Dresser alors le tableau de variation de la fonction v


3) Donner une équation cartésienne de la tangente à la courbe C en O, au point R
d’abscisse π et au point T d’abscisse π
2

Activité 11
On vous donne la représentation
graphique de la fonction cosinus
sur [0, π] La reproduire et
la compléter d’abord sur [-π, π]
puis sur [-3π, 3π] .

Activité 12
On présente ci-dessous les deux courbes C et S dans le même repère orthonormé ( o, i, j ).
Soit t la translation de vecteur π i
2

103
a) Soit M (x, cosx) un point de C ; déterminer son image M’ par t et montrer que M’ est
un point de S.
b) Soit N (x , sinx) un point de S ; montrer que N est l’image par t d’un point de C.
c) Conclure.

ETUDE DE FONCTIONS DE TYPE :


x cos (ax+b) ou : x sin (ax+b)

Activité 13
Soit g la fonction définie sur par et (C) sa courbe représentative
dans le plan rapporté à un repère orthogonal ( O, i, j )
1) a) Déterminer la période de g et en déduire son domaine d’étude D
b) Calculer g’(x) pour tout x D

2) a) Montrer l’équivalence suivante :

b) Dresser le tableau de variation de g sur [0, π].


3) a) Tracer la partie (C0) de (C), correspondante au domaine D.
b) En déduire la construction de (C) en précisant les étapes de cette construction

Activité 14
Soit h la fonction définie sur par et (H) sa courbe représentative

dans le plan rapporté à un repère orthogonal ( O, i, j )


1) a) Déterminer la période de h et en déduire un domaine d’étude D.
b) Calculer h’(x) sur D.

2) a) Montrer l’équivalence suivante :

104
b) Dresser le tableau de variation de h sur [0,3π].
3) a) Tracer la partie (H0) de (H), correspondante au domaine D.
b) En déduire la construction de H en précisant les étapes de cette construction

Activité 15

1) Soit f : t sin (-t + 3 )
Etudier f et tracer sa courbe représentative sur [-2π, 2π] dans le plan rapporté à un repère
orthonormé ( O, i, j ).
2) Dans chacun des cas suivants, étudier f et tracer sa courbe représentative (C) dans le plan
rapporté au repère orthonormé ( O, i, j ).
a) f : x cos(-2x- π3 )
π
b) f : x sin( 12 x+ 6 )
c) f : x cos3x

Activité 16
Sur le graphique ci – dessous sont tracées les courbes C1 et C2 représentatives de deux
tensions U1( ) et U2( ) définies sur et dont les expressions sont de la forme :
U( ) = a sin ( + ϕ ) où a ,ϕ
Déterminer, pour chacune des tensions, a et ϕ par lecture graphique.

105
Exercices et Problèmes
01 Soit f : t sin(wt + ϕ) où w et 3) Construire C’ dans le repère ( O, i, j )
ϕ 10 La courbe C1 d’équation y = cosx étant
1) Déterminer les réels w et ϕ pour que la tracée dans un repère orthonormé ( O, i, j ) .
période de f soit égale à π et que f (0) = 1 . Tracer dans ce repère la courbe d’équation
2
2) Etudier la fonction f obtenue et tracer sa y = |cosx|.
courbe représentative dans le plan rapporté à 11 Soit h : x cosx +|cosx|. Construire la
un repère orthonormé ( O, i, j ) courbe représentative de h dans le plan
02 On considère la fonction rapporté à un repère orthonormé ( O, i, j )
g: x 2Cos2 x -1 12 1) Etudier la fonction f : x 2sin2x
1) Trouver deux réels a et b tels que pour tout et construire sa courbe représentative dans le
réel x, g(x) = sin(ax+b). plan rapporté à un repère ( O, i, j )orthonormé
2) Etudier alors g et tracer sa courbe repré- 2) En déduire la courbe représentative
sentative dans le plan rapporté à un repère de la fonction g : x 2sin2x – 1
orthonormé ( O, i, j ) 13 On donne la fonction
Dans chacun des exercices de 3 à 8 Etudier g : [0,π]
les variations de la fonction f et construire sa x asin2x + b(1 + cos2x)
courbe représentative dans le plan rapporté 1) Déterminer les réels a et b sachant que f
à un repère orthonormé ( O, i, j ) admet un extremum au point
x0 = 5π12
et g(0) = 2 3 .
03 f(x) = sin( 1 x)
2 2) a) Montrer que l’on a alors pour tout
04 f(x) = sin(-2x) x de [0,π] ,g(x) = 2cos(2x+ π6 ) + 3
b) Etudier les variations de g.
05 f(x) = cos( π -x) 3) Soit la fonction
3

06 f(x) = cos(2x - π) h : [0,π]


4

07 f(x) = cos(3x - 3π) x


4

08 f(x) = cos( π x)
2
Déterminer le domaine de définition de h
09 1) Tracer dans un repère orthonormé
( O, i, j ) la courbe C d’équation y = sinx
2) Montrer que la courbe C’ d’équation
y = sin(x + 2π ) se déduit de C par une
3
translation que l’on précisera

106
Exercices et Problèmes
14 On dit qu’un mobile a un mouvement
vibratoire simple lorsqu’il est animé
d’un mouvement rectiligne dont la loi horaire
est définie par x(t) = [Link](wt+ϕ) où
a, w et ϕ sont des réels avec w ≠ 0.
La représentation graphique de la fonction :
t x(t) est appelée diagramme des espaces
celle de la fonction : t x'(t) est appelée
diagramme des vitesses et celle de la fonction
t x"(t) est appelée diagramme des accélé-
rations.
1) La loi horaire d’un mouvement
rectiligne est définie par :
x(t) = 2cos (-t + π3 )
Construire le diagramme des espaces
de ce mouvement.
2) La loi horaire d’un mouvement
rectiligne est définie par :
z(t) = sin(t - π4 )
a) Montrer qu’il s’agit d’un mouvement
vibratoire simple .
b) Construire le diagramme des espaces,
des vitesses et des accélérations de ce mou-
vement.

107
Chapitre 7

Suites réelles
INTRODUCTION

Activité 1
Calculer les cinq premiers termes de chacune des suites suivantes:
Une suite peut être définie :
• Par une formule explicite
(terme général)
• Par récurrence : Par la donnée
du premier terme et d’une
relation de récurrence
Un+1 = f (Un) où f est une
fonction

Activité 2
Dire dans chacun des cas suivants si la suite proposée est finie ou infinie :





Activité 3
On considère la suite W définie sur  (E désigne la partie entière)
a) Calculer les quatre premiers termes de W.
b) Calculer Wn pour n ≥ 4

108
Cours

SUITES ARITHMÉTIQUES

Activité 4
Parmi les suites définies ci-après, quelles sont celles qui sont des suites arithmétiques ?


Définition
Soit n0 un entier naturel, et U une suite définie sur I .
On dit que U est une suite arithmétique si, et seulement si, il existe un réel r tel que
Un+1 = Un + r pour tout entier .
r est appelé la raison de la suite arithmétique

Activité 5
1) Soit (Un) une suite arithmétique de premier terme U0 et de raison r
Rappeler l’expression de Un en fonction de U0 et r
2) Soit (Un) la suite arithmétique définie sur IN , telle que U3 = 13 et U8 = -7
Déterminer la raison r et le premier terme U0 de la suite (Un)

Activité 6
a et b étant deux réels donnés
On considère la suite (Un) définie sur IN par Un = an + b (suite affine)
Montrer que (Un) est une suite arithmétique dont on déterminera la raison

Théorème
(Un) est une suite arithmétique si, et seulement si, il existe deux réels a et b tels que
Un = an + b

109
Activité 7
Calculer les sommes suivantes :
La somme S de termes consécutifs d’une suite
arithmétique est :
S = nombre de termes x

Activité 8
Soit (Un) une suite arithmétique de premier terme U0 et de raison r.
On note Calculer :
La somme est
notée
(lire : somme des Uk, k allant de 0
à n)

Activité 9
Ali est entrain de lire un livre. (qui commence à la page 1)
En additionnant les numéros de toutes les pages qu’il a déjà lues, il obtient 276
En additionnant les numéros de toutes les pages qu’il lui reste à lire, il obtient 805
1) A quelle page en est Ali ?
2) Combien de pages comporte ce livre ?

Activité 10
Les marches d’un escalier ont une hauteur de 18cm, la première marche est située à 7 cm
au dessus du sol.
1) On note hn la hauteur séparant le sol et la marche numéro n.
Montrer que (hn) est une suite arithmétique dont on déterminera la raison et le premier terme.
2) Pour atteindre son appartement, Ghassen doit monter 100 marches, a quelle hauteur
se situe son appartement?

110
Activité 11
Exprimer en fonction de n, la somme des n premiers nombres entiers pairs
Comparer le résultat à la somme des n premiers nombres entiers. Expliquer

Activité 12
Dans le graphique ci contre, D est la droite contenant
les points An (n,Un) où (Un) est une suite.
Montrer que (Un) est une suite
arithmétique dont on déterminera
le premier terme et la raison.

SUITES GÉOMÉTRIQUES

Activité 13
Parmi les suites définies ci-après, quelles sont celles qui sont des suites géométriques ?
 

Définition
Soit n0 un entier naturel, I et U une suite définie sur I .
On dit que U est une suite géométrique si, et seulement si, il existe un réel q tel que
Un+1 = qUn pour tout entier n de I.
q est appelé la raison de la suite géométrique

Activité 14
1) Soit (Un) une suite géométrique de premier terme U0 et de raison q.
Rappeler l’expression de Un en fonction de U0 et q.
2) Soit (Un) la suite géométrique définie sur IN , telle que U3 = 3 et U6 = 24.
Déterminer la raison q de la suite (Un).

111
Activité 15
Soit U la suite définie sur IN par Un = an b, où a et b sont deux réels non nuls.
Montrer que (Un) est une suite géométrique dont on déterminera la raison.
Théorème
(Un) est une suite géométrique si, et seulement si, il existe deux réels a et b tels que :
Un = anb

Evidemment, a est la raison de la suite géométrique (Un)

Activité 16
Calculer les sommes suivantes :


La somme S de termes consécutifs d’une suite géométrique de raison q (q 1) est :

S = premier terme

Activité 17
Un ruban de papier de 0,1 mm d’épaisseur ; on le plie
en deux, puis encore en deux et ainsi de suite. En effectuant ainsi 8 pliages.
Quelle est l’épaisseur (en mètres) du ruban obtenu ?

Activité 18
Pour creuser un puits, un agriculteur fait un appel d’offre à deux sociétés de forage
La première propose le contrat suivant :
• 15 dinars pour le premier mètre,
• 20 dinars pour le deuxième mètre et chaque mètre supplémentaire coûte 5 dinars de plus
que le précédent
La deuxième propose :
• 10 dinars pour le premier mètre,
• chaque mètre supplémentaire coûte 10% de plus que le précédent.
112
1) Exprimer, en fonction de n, les coûts Cn et C’n du forage d’un puits profond
de n mètres par chacune des sociétés
2) a) Quel est le contrat le plus avantageux (pour l’agriculteur) si la profondeur de puits
atteint 20 mètres ?
b) Même question si la profondeur de puits atteint 50 mètres ?

RAISONNEMENT PAR RÉCURRENCE

Activité 19

Soit U la suite définie sur

On se propose de montrer que pour tout n ∈ IN, Un < 6


la propriété « Un < 6 » qui dépend de n est notée Pn
1) Enoncer la propriété P0 . est-elle vraie ?
2) a) Enoncer la propriété Pn+1
b) Montrer que si Pn est vraie alors Pn+1 est vraie
3) Conclure
LE PRINCIPE
Soit n0 un entier naturel donné.
Pour démontrer par récurrence q’une propriété Pn relative à un entier naturel n
est vraie pour tout n ≥ n0 on doit :
• Démontrer que la propriété est vraie pour n0 (initialisation)
• Démontrer que si la propriété est vraie pour un rang n ≥ n0 alors elle reste vraie pour
le rang suivant (n+1) (la propriété est héréditaire)

Remarque :
On peut illustrer le principe de raisonnement par récurrence à l’aide de l’image d’une échelle :
Si l’on peut
• se placer sur le premier barreau de l’échelle
et
• passer d’un barreau quelconque à son suivant
Alors on peut gravir tous les barreaux de cette échelle

113
Activité 20
1) Soit (Un) une suite arithmétique définie sur IN, de raison r et de premier terme U0 :
Montrer par récurrence que pour tout n ∈ IN, Un = U0 + nr.
2) Soit (Un) une suite géométrique définie sur IN, de raison r et de premier terme U0 ;
Montrer par récurrence que pour tout n ∈ IN, Un = qnU0 .

Activité 21
On considère la suite (Un) définie sur
a) Calculer U2, U3 et U4.
b) Conjecturer une expression de Un en fonction de n, pour tout et la montrer
par récurrence.

Activité 22
Montrer par récurrence les propositions suivantes:

est un multiple de 8, pour tout

Activité 23 étape indispensable


Avec L'image de l'é-
On considère la propriété Qn : « + 1 est un multiple de 3 »
4n chelle :
Il est indispensable
a) Vérifier que : 4n+1 + 1 = 3.4n + 4n + 1 de pouvoir mettre le
b) En déduire que la propriété Qn a un caractère héréditaire. pied
sur le premier barreau
c) Peut-on conclure que Qn est vraie pour tout entier naturel n ?

Activité 24
Le but de cette activité est d'établir une formule
explicite donnant la somme Sn des n
premiers entiers naturels impairs :
Sn = 1 + 3 + 5 + 7 + .... + (2n - 1)
Avec EXCEL :
a) Générer dans la colonne A, la suite
des premiers entiers naturels impairs.
b) Générer dans la colonne B, la somme des
n premiers entiers naturels impairs.
(Utilisez la fonction "somme")
c) Quelle conjecture peut-on faire ? La démontrer.
114
SUITES MONOTONES

Définition
Soit une suite définie sur I . On dit que :
- La suite (Un) est croissante (respectivement strictement croissante) sur I si, et
seulement si, pour tout
- La suite (Un) est décroissante (respectivement strictement décroissante) sur I si, et
seulement si, pour tout
- La suite (Un) est une suite constante sur I si et seulement si pour tout
- La suite (Un) est dite stationnaire si tous les termes sont égaux à partir d’un certain
rang p de I.
- Une suite croissante ou décroissante est dite monotone

Remarque :
Les termes d’une suite monotone sur IN sont rangés comme suit :
• pour une suite croissante.
• pour une suite décroissante.

Activité 25
1) Soit (Un) une suite arithmétique de raison r.
Etudier sa monotonie, selon le signe de r.
2) Soit V la suite définie par : Vn = an . Etudier, suivant les valeurs de a, la monotonie de V

Activité 26
1) Soit U la suite définie sur .
Calculer Un+1- Un. En déduire le sens de variation de U.
2) Retrouver le résultat précédant en utilisant le rapport

Activité 27
On considère la suite U définie sur .

Montrer par récurrence que U est croissante


Activité 28
Soit U la suite définie par : .

En étudiant les variations de la fonction f définie par : déduire le sens de

variation de U.

115
Point méthode
Pour étudier la monotonie d’une suite On peut :
1. Etudier le signe de la différence Un+1 - Un
2. Comparer et 1, dans le cas où tous les termes sont non nuls et de même signe

3. Utiliser le raisonnement par récurrence.


4. S’il existe une fonction f telle que, Un = f (n), étudier les variations de f.

LIMITE D’UNE SUITE

Activité 29
Les graphiques suivantes représentent des suites réelles. Indiquer celles dont les
termes généraux se rapprochent d’un nombre fini lorsque n augmente
a)
b)

c)
d)

e)

116
Activité 30
Soit les suites U et V définies par :
a) Reproduire et compléter le tableau suivant :

n 10 103 106 1010

b) Que peut-on dire de Un et Vn, lorsque n devient de plus en plus grand?


Commentaires : Comme pour les fonctions
On remarque que la suite U tend vers , quand n tend vers et on note :

Pour la suite V, on dit qu’elle tend vers 0, quand n tend vers et on note :

Définition
Une suite est divergente si :
Une suite qui admet une limite finie ( ,
-elle tend vers ou vers -
est dite convergente .
Dans le cas contraire elle est dite divergente Ou
- elle n’admet pas de limite

Remarque : On parle de la limite d’une suite seulement lorsque n tend vers

Théorèmes sur les Limites

Théorème
Soit f une fonction définie sur un intervalle de la forme la suite définie
par : Un = f(n).
Si f a pour limite en +∞ , alors (Un) a pour limite .

En particulier :
. Les suites de termes généraux convergent vers 0

. Les suites de termes généraux ont pour limite + ∞

Activité 31
Calculer les limites éventuelles des suites de termes généraux suivants :

  

117
Remarque :
Les théorèmes sur la limite d’une somme, d’un produit et d’un quotient énoncés pour les
fonctions restent valables pour les suites réelles
Limite d’une suite géométrique :

Activité 32
On considère les représentations graphiques de la suite U définie sur IN par : Un = qn .
Conjecturer la limite de U dans chacun des cas suivants :

q = 1,5 q = 0,5

q = –1,3
q = –0,6

Activité 33 (A l’aide de la calculatrice)


a) Reproduire Compléter le tableau suivant :
Un n 3 10 25 40

(1,3)n
(-2)n
b) Dans chaque cas, conjecturer la limite éventuelle de la suite (Un)

118
Théorème (admis)
Soit q un réel non nul

Remarque :

Activité 34
Etudier la limite de la suite (Un), dans chacun des cas suivants :

 

Activité 35
On considère la suite (Un) définie sur IN par:
Etudier les limites éventuelles des suites (Un) et (Sn).

Activité 36
Un escargot est placé à 8 mètres d’un mur.
Sa position initiale est alors d0 = 8.
Il se dirige vers le mur.
Dans la 1ere heure, il parcourt 4 mètres puis
chaque heure la moitié de la distance
parcourue à l’heure précédente.
On désigne par dn la distance parcourue à la nème heure
a) Montrer que est une suite géométrique dont on déterminera
la raison et le 1 terme.
er

b) Montrer que cette suite converge vers 0


c) On désigne par Sn la distance parcourue par l’escargot après n heures
Calculer

119
Activité 37 Développement décimal périodique :
1) On considère un nombre r dont l’écriture dans le système décimal est r = 0,333…3...
et on pose

a) Montrer que Un est la somme de n termes consécutifs d’une suite géométrique.


b) Déterminer la limite éventuelle de la suite (Un).
c) En déduire une écriture fractionnaire de r.
2) Donner une écriture fractionnaire de a = 1, 272727……27…

SUITES DE TYPE : Un+1 = aUn + b :


Activité 38
On considère la suite (Un) définie sur IN par :
1) Le plan étant muni d’un repère orthonormé. Construire les droites d’équations
respectives Δ .
En utilisant D et Δ représenter les 4 premiers termes de (Un) sur l’axe des abscisses
2) On pose Vn = Un – 1
a) Calculer Vn pour n ∈ {0, 1, 2}
b) Montrer que (Vn) est une suite géométrique.
c) Exprimer Vn en fonction de n.
d) En déduire l’expression de Un en fonction de n et calculer
Point méthode
Pour représenter les termes d’une suite de type Un+1 = f ( Un ) sur l’axe des abscisses :
• Tracer la courbe de f ainsi que la droite Δ : y= x.
• Placer U0 sur l’axe des abscisses.
• Construire U1 = f ( U0 ) sur l’axe des ordonnées.
• A l’aide de Δ , reporter U1 sur l’axe des abscisses.

• Réitérer le procédé afin d’obtenir les termes U2, U3, U4 …
Il y a deux allures classiques

L’escalier (f est croissante) La spirale ou toile d’araignée (f est décroissante)

120
Activité 39
Soit (Un) est la suite définie sur IN par :

et (Vn) la suite définie sur IN par : Vn = Un – 3


1) a) Représenter sur l’axe des abscisses les 4 premiers termes de la suite U
b) Conjecturer graphiquement
2) Montrer que (Vn) est une suite géométrique.
3) Exprimer Vn, puis Un, en fonction de n.
4) Quelle est la limite éventuelle de (Vn). Déduire celle de (Un).
5) Soit
Calculer S et S’.

Activité 40
On considère la suite U définie sur IN par :
1) a) A l’aide d’un tableur, conjecturer
une expression de Un en fonction de n
b) Démontrer, par récurrence, cette Conjecture.
2) déterminer la limite de U

Activité 41
A son ouverture, le nombre initial des élèves d’un lycée est de 800. Il évolue ainsi :
Chaque année, 25% quittent le lycée et 140 élèves le joignent
On note en le nombre des élèves au bout de n années.
1) Exprimer en+1 en fonction de en .
2) On pose Un = en – 560
a) Montrer que U est une suite géométrique.
b) Exprimer en en fonction de n .
c) Calculer e16 et e22. Sur quelle valeur se stabilise le nombre des élèves

Activité 42 Point méthode


Soit a un réel différent de 1 et U une suite définie sur IN par :
On désigne par α la solution de l’équation ax + b = x
Montrer que la suite V, définie sur IN par : Vn = Un – α , est une suite géométrique

121
SUITES HOMOGRAPHIQUES:

Activité 43
Soit U la suite définie sur IN par :

1) Calculer U1 et U2 et déduire que la suite U n’est ni arithmétique ni géométrique.


2) a) Représenter dans un repère orthonormé les 4 premiers termes de U.
b) Que peut-on conjecturer à propos de la convergence de la suite U .
3) Pour démontrer la conjecture on considère la suite V définie par :
a) Montrer que V est une suite géométrique dont on déterminera la raison et
le premier terme.
b) Exprimer Vn puis Un en fonction de n.
c) Calculer la limite de Un

Activité 44
Soit U la suite définie sur IN par :

1) Montrer que pour tout


2) Calculer U1, U2, U3 et U4 Conjecturer une expression de Un en fonction de n, pour tout
n ≥ 0 et la montrer par récurrence.

3) On pose, pour tout :

a) Montrer que V est une suite arithmétique dont on déterminera la raison et le premier terme.
b) Exprimer Un en fonction de n puis Calculer lim Un

Activité 45
On considère la suite U définie sur IN par :

1) Montrer par récurrence que la suite U est à termes strictement positifs.

2) On vous donne dans ce qui suit la représentation graphique sur de la fonction f

définie par : ainsi la demi droite Δ et la représentation graphique

des premiers termes de U.

122
a) Déterminer les coordonnées du point d’intersection de la courbe de f et de 
b) Que peut-on dire de la monotonie de la suite U.
c) Peut-on induire (à partir de la représentation ci-dessus) la convergence de U et sa limite
éventuelle

Activité 46
Reprenons la suite U définie dans l’activité précédente n Un
Le but de cette activité est de conjecturer la convergence 0 0,5
de la suite U et donner une valeur approchée de sa limite 1 3
A l’aide du tableur Excel, on a obtenu les résultats suivants: 2 1,3333333
3 1,75
4 1,57142857
Commentaires :
...

On peut conjecturer que U converge vers le réel Φ c1,61803399 16 ...


1,61803353

Φ est le nombre d’or 17 1,61803416


18 1,61803392
19 1,61803401
20 1,61803398
21 1,61803399
22 1,61803399
23 1,61803399
25 1,61803399

123
Résumé
• Suites arithmétiques - Suites géométriques
Le tableau suivant résume les principaux résultats concernant les suites arithmétiques et les
suites géométriques

Suite arithmétique de raison r Suite géométrique de raison q

Relation de récurrence Un+1 = Un + r Un+1 = qUn

Formule explicite Un = b + nr Un = b qn , b ∈ IR
Relations entre deux
Un = Up + (n-p)r Un = qn-p Up
termes (p et n ∈ IN)
S = Somme de m
termes consécutifs

Somme particulière

Comportement U est convergente vers 0,


a l’infini pour -1< q <1

• Raisonnement par récurrence


Soit n0 un entier naturel fixé
Soit Pn une propriété relative à un entier naturel n et telle que :
(i) la propriété P est vraie pour n0
(ii) Pour tout entier naturel p supérieur ou égal à n0, on a « si P est vraie pour l’entier p,
elle est vraie pour l’entier p+1 »
La propriété P est alors vraie pour tout entier n supérieur ou égal à n0
• Monotonie d’une suite réelle
Soit n0 un entier naturel et et U une suite définie sur I .
- La suite U est strictement croissante sur I si et seulement si pour tout n ∈ I, Un+1 > Un
- La suite U est strictement décroissante sur I si et seulement si pour tout n ∈ I, Un+1 < Un
- La suite U est une suite constante sur I si et seulement si pour tout n ∈ I, Un+1 = Un

124
Exercices et Problèmes
Problémes
01 Suite de Lamé 1) Si a, b et c sont en progression
La suite de Lamé est construite comme suit : arithmétique, montrer qu’il en est
U1 = 1, U2 = 2 et Un = Un-1 + Un-2 pour tout de même pour :
n 2. (i) a2 - bc, b2 - ac et c2 - ab.
Donner les dix premiers termes de cette suite (ii) b2+ bc + c2, c2 + ac + a2 et a2+ b+ b2
02 Calculer les cinq premiers termes de 2) Etudier la réciproque
chacune des suites suivantes : 07 U1,Un et r désignent respectivement le 1er
  terme, le nème terme et la raison d’une suite
arithmétique.
Calculer :


02 On considère la suite (tn) définie sur IN* 


par :

a) Montrer que , pour tout :

b) Exprimer en fonction de n la somme Sn


de n premiers termes de cette suite
c) En déduire la valeur de

04 Considérons la suite (Un) définie par 


U1 = 1, U2 = 11, U3 = 111 , U4 =1111, ... , 08 1) Exprimer en fonction de n la somme
des n premiers nombres entiers impairs
Définir (Un) par une relation de récurrence 2) Expliquer le résultat en s’inspirant de la
05 Le 7ème terme d’une suite arithmétique figure ci-contre.
est 111 et le 39ème terme est 15. 3) Application :
Calculer le 68ème terme de cette suite. calculer la somme
06 Trois réels donnés sont dits en progression des nombres impairs
arithmétique (respectivement géométrique) de 101 à 999.
s’ils sont trois termes consécutifs d’une suite
arithmétique (respectivement géométrique).

125
Exercices et Problèmes
09 U1, Un et q désignent respectivement le 12 Supposons que a, b et c soient trois
1er terme, le nème terme et la raison d’une suite termes consécutifs d’une suite arithmétique
géométrique. et que a, c et b soient trois termes consécutifs
Calculer : d’une suite géométrique. Supposons de plus
  que a + b + c = 99. Déterminer a, b et c.
13 La règle d’un jeu est telle que le gagnant
reçoit le double de la somme qu’il a misée.
Un joueur mise p dinars à la première partie.
Il perd. Il mise alors 2p dinars à la seconde
10 1) si a, b et c sont en progression géomé- partie qu’il perd également.
trique montrer que : Il continue ainsi à jouer, en doublant sa mise à
i) (a + b + c) (a - b + c) = a2 + b2 + c2 chaque partie, jusqu’à la ne partie qu’il gagne.
ii) (bc + ca + ab )2 = abc (a + b + c )2 Montrer que le bénéfice du joueur est,
2) Etudier la réciproque. quelque soit n, égale à sa première mise a.
3) Application : trouver trois nombres en Application :
progression géométrique connaissant leurs A = 1 dinar, n = 15
somme 91 et la somme de leurs carrés 4459. Un tel jeu, présente-t-il un intérêt ?
11 U1 , Un , q et S désignent respectivement 14 Un marteau pilon frappe toutes les secon-
le 1er terme, le nème terme, la raison et la des un morceau de métal dont l’épaisseur de
somme des n premiers termes d’une suite départ U0 est 15 mm.
géométrique. A chaque coup, l’épaisseur de morceau de
Calculer : métal diminue de 1%.
On note Un l’épaisseur de morceau de métal
après n coups
1) Etablir une relation entre U1 et U0
2) Etablir un relation entre Un+1 et Un et en
 déduire la nature de la suite (Un).
3) Calculer l’épaisseur de morceau de métal
 après 20 coups
4) A l’aide de la calculatrice, déterminer le
 nombre de coup minimal a donné pour que
l’épaisseur de la pièce soit inférieure à
4,5mm

126
Exercices et Problèmes
15 La légende prétend que l’inventeur du 19 Soit U la suite définie sur IN par .
jeu d’échec demanda comme récompense un
grain de blé pour la 1ere case, deux pour la
seconde, quatre pour la troisième et ainsi de
a) Démontrer par récurrence que pour tout,
suite en doublant de case en case jusqu’à la
, Un ≤ 2.
64e et dernière.
b) En déduire le sens de variation de U
Sachant que 210 = 1024 grains de blé ont une
20 Déterminer la limite de la suite (Un)
masse de 0,050kg.
Calculer la masse de ce blé
Remarque : La production mondiale annuelle
du blé est en moyenne de 556348000 tonnes
en 2003(d’après FAO)
16 Dans chacun des cas suivants, calculer
les premiers termes de la suite, conjecturer
une formule explicite de Un et la démontrer
21 Soit f la fonction définie sur par
par récurrence :
f(x) = x2 et C sa courbe représentative
On définit la suite (αn) par : α0= 4 et pour
tout entier naturel n, αn+1 est l’abscisse du
point d’intersection de l’axe des abscisses et
de la tangente à C au point d’abscisse αn
1) Représenter, α0 , α1 et α2 .
2) Déterminer la nature de la suite (αn).
17 Montrer que pour tout ,n3-n est un
3) Calculer sa limite.
multiple de 3.
22 On considère un nombre r dont l’écriture
18 Etudier la monotonie des suites (Un) :
dans le système décimal est :r = 1,16666...6...
 On pose U0 = 1,1 et U1 = 1,16 et de manière
générale

1) Vérifier que pour tout ,

127
Exercices et Problèmes
2) En déduire que pour tout , Trouver les limites vers lesquelles tendent la
somme des périmètres et la somme des aires
des triangles lorsqu’on poursuit indéfiniment
3) En déduire la limite de (Un) et une
la construction.
écriture fractionnaire de r
2) Même question à partir d’un carré ABCD.
23 Calculer la limite de la suite (Un) dans
27 (Un) désigne une suite réelle définie sur
chacun des cas suivants :
IN par la donnée de U0 et la relation de récur-
i) Un = 2,777... 7...
rence
ii) Un = 1,04545... 45...
1) Déterminer U0 pour que (Un) soit une
24 Où est l’erreur ?
suite constante.
On pose
2) Dans la suite on prend U0 = 5
On considère la suite (Vn) définie par :
Vn = Un – 8
Alors
a) Montrer que (Vn) est une suite géomé-
trique de raison

On obtient ainsi b) Ecrire Vn en fonction de n ,


25 Rebondissement d’une balle : En déduire le terme général de (Un)
Une balle élastique est lâchée d’une hauteur de c) calculer , en déduire
un mètre par rapport au sol. A chaque rebond, 28 On considère la suite U définie par
elle à la moitié de son altitude précédente.
1) A partir de combien de rebonds la balle
s’élèvera à moins de 1 cm du sol (utiliser
1) Calculer les 4 premiers termes de U
une calculatrice)
2) Montrer qu’il existe un réel α tel que la
2) Quelle est la distance totale parcourue
suite V définie sur N par Vn = Un + α soit une
par la balle avant de s’arrêter au sol?
suite géométrique.
26 1) soit ABC un triangle équilatéral de
3) Dans ce cas déterminer Vn en fonction
coté a.
de n et déterminer sa limite.
On construit le triangle A’B’C’ dont les
4) En déduire Un en fonction de n et
sommets sont les milieux des cotés
Calculer limUn.
puis le triangle A’’B’’C’’
5) Tracer dans un repère orthonormé
dont les somment sont les milieux des cotés ,
les droites d’équations respectives y = x et
et ainsi de suite .
puis interpréter graphiquement
la convergence de la suite U vers sa limite.
128
Exercices et Problèmes
29 On considère la suite U définie sur IN par 1) Montrer qu’il existe deux valeurs a et b de
U1 (a < b) pour lesquelles la suite est constante.
2) Montrer que si , il en est
de même pour Un.
1) Calculer U1, U2 et U3.
Calculer alors en fonction de
2) On pose Vn = Un + 2 - 4n.
a) Montrer que V est une suite géométrique. 3) En déduire que la suite (Vn) définie par
b) Calculer en fonction de est une suite géométrique.
c) Calculer Vn puis Un en fonction de n.
Calculer et en déduire la limite de (Un).
d) Déterminer la limite de Un
3) On pose 32 On considère la suite définie par
a) Quelle est la nature de la suite W la donnée de son premier terme U0 et pour
b) Calculer en fonction de
tout
4) En déduire, en fonction de n, la
1) Pour quelle valeur U0, la suite U est
valeur de
constante ?
30 Soit U la suite définie sur IN par : 2) On suppose dans la suite que
a) Montrer que la suite définie
par est une suite arithmétique

de raison
1) a) Montrer que pour tout
 b) Calculer Vn en fonction de n et en déduire
b) En déduire le sens de variation de U le terme général de la suite (Un)
2) On considère la suite V définie par c) Calculer

33 Soit U la suite définie sur IN par :


a) Montrer que V est géométrique.
b) Exprimer Vn puis Un en fonction de n
c) Calculer limUn
31 Une suite numérique (Un) est définie 1) Conjecturer graphiquement la limite de
par son premier terme U1 et la relation de U et sa monotonie
récurrence 2) Montrer que pour tout
3) Etudier la monotonie de U

129
Exercices et Problèmes
4) On considère la suite V définie sur IN

par :

a) Exprimer Vn+1 en fonction de Un


En déduire que V est une suite arithmétique.
b) En déduire les termes généraux de V et U.
c) Calculer limUn

5) On pose

a) Exprimer Sn en fonction de n
b) Déterminer n pour que Sn soit égale à 252

130
Math et Culture
L’histoire des mathématiques montre que les suites arithmétiques et géométriques étaient
manipulées depuis l’antiquité par les Perses et les Egyptiens.
Par exemple une table d’argile (civilisation Perse) conservée au musée du Louvre à Paris
mentionne les résultats suivants :

Chez les anciens, les suites ont surtout été utilisées dans la résolution de problèmes concrets
(ARCHIMEDE (-287 ; -212) évoque une suite géométrique de raison ; LIUHI (3ième siè-
cle) parle d’un procédé qui donne la longueur du coté d’un polygone régulier inscrit dans un
cercle et ayant n sommets et inscrit dans le même cercle, FIBONACCI (1170, 1245) symboli-
se un problème de reproduction de lapins par une suite qui est restée désormais célèbre dans
l’histoire.
Avant l’invention d’un symbolisme adéquat, les règles de sommation étaient souvent expri-
mées en vers surtout par les arabes.
La contribution de ces derniers dans l’évolution des connaissances relativement aux suites a
été reconnue comme fondamentale par les historiens.
Parmi les mathématiciens arabes nous citerons :
- IBN BADR qui a vécu au 13e siècle à Seville et qui a donné un aperçu sur le calcul de la
somme des termes d’une suite arithmétique finie.
- ELKALSADI et ELKORKHI (15ième siècle) qui ont calculé les sommes :
1 + 2 + 3 + ........... + n
2 2 2 2
1 + 2 + 3 + ............ + n
2 + 4 + 6 + 8 + ............ + 2n
- El KHASHI qui a vécu à Samarkand au 15ième siècle et qui a calculé
4 4 4 4
1 + 2 + 3 + ............. + n .
Au cours des siècles, les suites se démarquent des problèmes concrets et deviennent des êtres
mathématiques étudiés en tant que tels. La notation Un fait son apparition pour la première
fois dans les travaux de Lagrange mathématicien français (1736, 1813)

131
Chapitre 8
Dénombrement
" Le poète dort le jour pour compter les étoiles la nuit, le mathématicien dort
la nuit pour compter le soleil le jour " Aphorisme contemporain .

INTRODUCTION

Activité 1
Dans une classe de 25 élèves, 14 élèves s’intéressent à la musique, 9 s’intéressent à la danse
et 3 s’intéressent à la fois à la musique et à la danse.
Combien d’élèves ne s’intéressent ni à la musique ni à la danse?

Activité 2
Dénombrer tous les carrés contenus dans la figure suivante :

Activité 3
Un restaurant propose à ses clients un menu qui se compose :
• d'une entrée à choisir parmi deux entrées possibles notées : E1 , E2
• d'un plat à choisir parmi trois plats possibles : P1 , P2 , P3
• d'un dessert à choisir parmi trois desserts possibles : D1 , D2 , D3
a) Combien un client peut-il composer de menus différents ?
b) Combien un client peut-il composer de menus comportant le plat P2 ?

Activité 4
1) Combien peut-on former de nombres à deux chiffres distincts en utilisant les chiffres:
1 ; 2; 3 ?
2) Est-il simple de dénombrer les nombres à 5 chiffres distincts en utilisant 1; 2;..; 9 ?

Activité 5
1) Dans une famille il y a quatre enfants qui veulent tous participer à une excursion.
a) combien y a-t-il de choix si les revenus de leurs père ne permettent qu’à un seul de
participer?
b) Combien y a-t-il de choix si les revenus du père ne permettent qu’à deux enfants
seulement de participer ?
132
2) Dans une classe de 30 élèves on permet seulement à 7 élèves de participer à cette
excursion pouvez-vous compter le nombre de choix possibles ?
Activité 6
1) Les 30 élèves d’une classe de 3ème sciences techniques se partagent en deux parties :
• 16 aiment l’équipe de football du Real Madrid et détestent l’équipe du F.C Barcelone
• 14 aiment l’équipe du F.C Barcelone et détestent l’équipe du Real Madrid
Il n’y a aucun élève qui aime les deux équipes en même temps.
Ziad, Hafedh et Taher sont 3 élèves de cette classe.
Combien peut-on faire de schémas décrivant les relations de ces 3 élèves avec les
deux équipes?
2) Vous- est-il simple de trouver le nombre de schémas illustrant les relations de
30 élèves avec les deux équipes ?
On vous donne un exemple de schéma :
Z Real
H Barcelone
T
Ziad et Hafedh aiment le Real et Taher aime le F.C Barcelone

Activité 7
Une urne contient 5 boules numérotées de 1 à 5 :
1) Une première épreuve consiste à tirer Voila un tirage possible B3B1 :
successivement avec remise deux boules on tire une première boule
de cette urne. on obtient B3, on la remet
a) Dénombrer tous les tirages possibles dans l’urne puis on tire une
b) B1B3 et B3B1 désignent ils un même tirage ? deuxième boule on obtient B1
c) Peut-on donner dans chacun des cas précédents
le nombre total d'échantillons?

2) Une deuxième épreuve consiste à tirer successivement sans remise


deux boules de cette urne.
a) Dénombrer tous les tirages possibles et comparer avec le résultat précédent
b) B1B1 est-il un tirage possible?
c) Peut-on donner dans chacun des cas précédents le nombre total d'échantillons?
3) Une troisième épreuve consiste à tirer simultanément deux boules de l’urne.
a) Dénombrer tous les tirages possibles
b) B2B4 et B4B2 désignent ils un même tirage ?
133
Cours

NOMBRE D'APPLICATIONS D'UN ENSEMBLE FINI


DANS UN ENSEMBLE FINI :

Activité 8
Le numéro gagnant d'une petite loterie est désigné en faisant tourner 3 roues divisées en
secteurs numérotés de 1 à 5

1er chiffre 2ème chiffre 3ème chiffre


(Chiffre des centaines) (Chiffre des dizaines) (Chiffre des unités)

On se propose de vous aider à déterminer le nombre de résultats possibles, c'est-à-dire de


nombres à trois chiffres, à l'aide d'un arbre de choix incomplet.

Combien de nombres à trois chiffres peut-on obtenir ?


Remarque: On constate que chaque résultat peut être représenté par une application d'un
ensemble à 3 éléments E = { C1 , C2 , C3 } dans un ensemble à 5 éléments F = { 1, 2, 3, 4, 5}
où Ci désigne le chiffre
Exemple: Le nombre 123 est 1
C1 2
représenté par l'application suivante : C 3
2
C3 4
5
134
Activité 9
1) Représenter par une application de E dans F convenable chacun des résultats suivants de
l'activité précédente 241, 535, 444.
2) Soit les deux applications suivantes :
1 1
C1 2 C1 2
C2 3 C2 3
C3 4 C3 4
5 5
Déterminer les deux résultats correspondants.

Activité 10
Montrer à l'aide d'un arbre de choix que le nombre d'applications d'un ensemble à 3 élé-
3
ments dans un ensemble à 2 éléments est 8 (c'est-à-dire 2 )
Théorème
Soit E un ensemble de p éléments (p ∈ IN*) et F un ensemble de n éléments (n ∈ IN*)
le nombre d’applications de E dans F est égal à np
Remarques:
❖ Soit E un ensemble non vide
• On sait qu’un élément de E x E s’appelle un couple.
• On sait qu’un élément de E x E x E s’appelle un triplet
• Plus généralement un élément de s’appelle un p-uplet
Exemple :
Soit E = {a, b, c}
L’élément (a, b, c, b) de E x E x E x E est un quadruplet
❖ Une application de l’ensemble E = {1, 2, ... , p} dans un ensemble F de n éléments est
représentée par un p-uplet d’éléments de F

Activité 11
Montrer que le nombre de p-uplet d’un ensemble à n éléments est égal à np
Exercice résolu :
De combien de manières, peut-on ranger 4 livres dans 3 tiroirs ?
Un rangement sera réalisé lorsque chacun des 4 livres sera mis dans l'un des tiroirs.
Solution :
Il y a autant de manières possibles que d'applications de l'ensemble L des 4 livres vers
l'ensemble T des tiroirs. Or il y a 34 applications de L vers T. Il y a donc 81 manières
de ranger 4 livres dans 3 tiroirs.
135
Activité 12
Reprendre l'activité 6 page 133 où on étudie la relation entre 30 élèves d'une classe 3ème
sciences techniques et les deux équipes de football et répondre à la dernière question posée.

Activité 13
On lance 4 fois de suite, un dé cubique dont les faces sont numérotées de 1 à 6. Trouver le
nombre de triplets possibles qu'on peut obtenir.

NOMBRE D'ARRANGEMENTS:

Activité 14
Quatre chevaux numérotés de 1 à 4 prennent le départ
Problème équivalent :
dans une course.
Tirer successivement
Des parieurs essaient de deviner le tiercé dans l'ordre gagnant. et sans remise 3
Pour les aider à déterminer le nombre de tiercés dans boules d’une urne qui
l’ordre possibles, compléter d'abord l'arbre de choix suivant : en contient 4

Avec 13 chevaux. Dénombrer les tiercés en utilisant une démarche analogue.

Définition
Soit E un ensemble non vide à n éléments (n ∈ IN*) et p un entier vérifiant .
On appelle arrangement de p éléments de E tout p-uplet formé de p éléments distincts de E

Théorème

Soit n un entier naturel non nul et p un entier vérifiant


Le nombre d’arrangements de p éléments d’un ensemble
à n éléments est égal à n (n - 1) ... (n - p + 1)

136
Activité 15
Calculer
Remarque :
(a , b , c ,d ) est un arrangement de quatre lettres dans l'ensemble des lettres de
l'alphabet français, (b , a , c ,d ) est un autre arrangement distinct du premier .

Activité 16
Déterminer le nombre des arrangements de six lettres de l'alphabet français.

Activité 17
Le bureau régional de l'Association Tunisienne des Sciences Mathématiques (ATSM)
se compose de 13 membres.
On veut former un comité comprenant un président, un secrétaire général et un trésorier.
Combien de comités peut-on former ?

Activité 18
Reprendre l'activité 4 au début de ce chapitre et répondre à la question n° 2 (dénombrer les
nombres à 5 chiffres distincts en utilisant : 1 , 2 ,3, 4, 5, 6, 7, 8, 9 .)
Exercice résolu :
Une urne contient 12 boules indiscernables au toucher numérotées de 1 à 12, on trie 4
boules successivement et sans remise. Déterminer le nombre de résultats possibles.
Solution :
Un tirage successif sans remise de 4 boules parmi 12 peut être considéré comme un
arrangement de 4 éléments parmi 12.
Le nombre de possibilités est donc

PERMUTATIONS :

Activité 19
Une revue propose à ses lecteurs une liste de 4 chanteurs et leur demande un classement par
ordre de préférence. Combien y a-t-il de classements possibles?
Commentaire:
Si on note E = {C1 , C2 , C3 , C4} l'ensemble des quatre chanteurs.
Chaque classement des quatre chanteurs est considéré comme un arrangement de 4
éléments d'un ensemble E à 4 éléments. On l'appelle permutation de l'ensemble E.

137
Définition
Soit E un ensemble de n éléments (n ∈ IN) On appelle permutation de E, tout
arrangement des n éléments de E.

Théorème
Soit E un ensemble de n éléments (n ∈ IN) Le nombre des permutations de E est

Notation :
Pour tout n ∈ IN*, l’entier n(n - 1) x ... x 1 est noté n! (on lit factorielle n)
Exemple : 1! = 1
2! = 2 x 1
3! = 3 x 2 x 1 = 6
Par convention : 0! = 1

Activité 20
a) Calculer 5! ; 7! ;

b) Simplifier

c) Montrer que pour tout n ∈ IN* et pour tout entier p vérifiant

Activité 21
a) Déterminer les permutations de chacun des ensembles
F = { 1 , 2 } et G = { 1 , 2 , 3 } .
b) Dénombrer les permutations de l'ensemble H = { a , b , c , d , e , f }
c) Déterminer le nombre des mots ayant un sens ou non qu'on puisse former à partir
du mot MATHS.

Activité 22
Une urne contient 20 boules numérotées de 1 à 20. On tire successivement et sans remise
les vingt boules et on note à chaque fois le numéro de la boule tirée.
Déterminer le nombre de tirages possibles.

138
Activité 23
Le championnat professionnel tunisien de première division de football est formé
de 14 équipes.
Déterminer le nombre de tous les classements possibles à la fin du championnat.

NOMBRE DE COMBINAISONS:

Activité 24
Une société industrielle emploi 7 techniciens. L'administration veut choisir 3 d'entre
eux pour participer à un stage à l'étranger. On se propose de déterminer le nombre de choix
possibles.
1) Notons T = {a , b , c , d , e , f , g } l'ensemble de ces techniciens et considérons
le groupe
H = {a , b , c } qui est une partie de 3 éléments parmi 7
a) La partie H est elle différente de {c , b , a } et de {b , a , c } ?
b) De combien de façons peut-on arranger la partie H ?
2) Soit N le nombre de parties de 3 éléments parmi 7.
a) Montrer que
b) En déduire N

Définition
Soit p et n deux entiers naturels vérifiant : p ≤ n.
On appelle Combinaison de p éléments d'un ensemble E de n éléments, toute partie de p
éléments de E.
Le nombre de ces combinaisons est noté (on lit "Cnp").

Théorème
Soit n et p deux entiers naturels vérifiant p ≤ n.

Activité 24
Montrer que pour tous entiers naturels n et p tels que

139
Activité 25
Montrer en appliquant la formule puis en revenant à la définition chacun des résultats
suivants : pour tout n ∈ IN*

Activité 26
Une urne contient 12 boules numérotes de 1 à 12, on tire simultanément 7 boules.
Déterminer le nombre de tirages possibles.

Activité 27
Répondre à la question 2 de l'activité 5 page 132 du début de ce chapitre où on demande
le nombre de choix possibles de 7 élèves qui veulent participer à une excursion dans
un classe de 30 élèves .

Activité 28
32 équipes sont qualifiées pour la phase finale de la coupe du monde de football
On fait un tirage au sort pour former des groupes de quatre équipes
De combien de façon peut-on former ces groupes ?
Exercice résolu :
Une urne contient 4 boules rouges et 7 boules noires.
On tire simultanément 3 boules de l’urne.
a) Calculer le nombre de tirages possibles.
b) Calculer le nombre de tirages contenant 3 boules de même couleur.
c) Calculer le nombre de tirages contenant exactement 2 boules noires.
d) Calculer le nombre de tirages contenant au moins 2 boules noires
Solution :
a) Un tirage possible est une partie de 3 boules parmi 11.

Donc le nombre de tirage cherché est

b) Le nombre de tirages de 3 boules rouges parmi


Le nombre de tirages de 3 boules rouges parmi
d’où Le nombre de tirages de 3 boules de même couleur est
c) Un tirage contenant 2 boules noires contient nécessairement une boule rouge.
Il y a choix de 2 boules noirs parmi 7 et à chaque choix correspond choix d’une
boule rouge parmi 4 ; on a donc choix possibles de 3 boules contenant
exactement 2 boules noires c’est à dire 21 x 4 = 84 tirages.

140
d) Un tel tirage doit comporter (2 boules noires et 1 boule rouge) ou (3 boules noires)
Le nombre cherché est donc :

Propriétés des nombres :


Soit n et p deux entiers naturels, montrer les propriétés suivantes:
P1 pour 0 ≤ p ≤ n,

P2 pour 0 < p < n, (dite relation de Pascal).

Activité 29
1) Calculer

2) Montrer que
Triangle de Pascal:
La relation de Pascal permet de calculer connaissant
On peut donc calculer tous les en utilisant le schéma :

On dépose les calculs de la manière suivante :


p
Ce tableau est appelé triangle de
Pascal en hommage à Blaise Pascal
qui écrivit en 1654 son traité du
triangle arithmétique dans lequel il
expose d’innombrables
applications du ‘‘triangle’'
Ce triangle semble être connu des
Arabes dès le XIIIe siècle

Activité 30
a) Expliquer la symétrie des coefficients sur chaque ligne du tableau.
b) Recopier ce triangle et terminer les lignes 7 et 8.
c) Donner directement du tableau

Activité 31 Formule du binôme de Newton:


Vérifier que :

141
On admet le théorème suivant :
Théorème Cette formule est appelée formule
Pour tous réels a et b et pour tout entier du binôme de
naturel non nul n on a : Newton ou simplement
la formule du binôme. On l'écrit
aussi

Remarque :
Les coefficients de la formule du binôme
sont fournis par le triangle de Pascal :

Activité 32
1) Développer les expressions suivantes: (a+b)5 , (1+x)5 , (1-x)5 , (1+x)n (n ∈ IN*)
2) En appliquant la formule du binôme et en s'aidant du triangle de Pascal
calculer (a+b)6 puis (a+b)7

Activité 33
Soit E = {a1, a2, … , an} un ensemble à n éléments (n ∈ IN*) .
On se propose dans cette activité de déterminer le nombre de parties de E:
1) a) Quelle est la partie de E contenant 0 élément ?
b) Quelle est la partie de E contenant n élément ?
c) Déterminer toutes les parties de E contenant un élément ?
Combien sont-elles ?
d) Citer deux parties de E contenant chacune 3 éléments de E.
Combien a-t-on de parties de E contenant exactement trois éléments ?
2) Montrer que le nombre N de parties de E est :
3) a) Développer à l’aide de formule du binôme (1+1)n
b) En déduire N

Activité 34
Soit x un réel strictement positif et n un entier naturel supérieur ou égal à 2
a) Développer l’expression (1 + x)n.
b) En déduire que (1 + x)n > 1 + nx

142
Résumé

le nombre d’applications d’un ensemble à p éléments dans un ensemble à n éléments ou


le nombre de p-uplet d’un ensemble à n éléments est égal à np
( n ∈ IN* ; p ∈ IN*)

le nombre d’arrangements de p éléments d’un ensemble à n éléments est

le nombre de permutations d’un ensemble à n éléments est égal à n!

le nombre de combinaisons de p éléments d’un ensemble à n éléments (ou le nombre de


parties de p éléments d’un ensemble à n éléments)
est égal à

Pour tous réels a et b et pour tout entier naturel non nul n

143
Exercices et Problèmes
01 Quel est le nombre de codes de cadenas à 06 On dispose de huit jetons qui portent cha-
4 roues à 10 chiffres chacune ? cun un chiffre. On dispose en ligne quatre de
02 Un test d'aptitude consiste à poser à ces jetons de façon à former un nombre.
chaque candidat une série de quatre questions Par exemple :
auxquelles il doit répondre par "Oui" ou 1960 est un nombre à quatre chiffres.
"Non". 0196 est un nombre à trois chiffres.
Un candidat répond au hasard. Dénombrer 0060 est un nombre à deux chiffres.
toutes les possibilités de répondre au test 0006 est un nombre à un chiffre.
03 En informatique, on appelle octet une Déterminer le nombre de nombres distincts
liste de 8 éléments pris dans l’ensemble de quatre chiffres, que l’on peut former dans
chacun des cas suivants :
Exemples d’octets : 01001110 ; 11100101 a) Les jetons portant les numéros : 1 ; 2 ; 3 ;
1) Combien y a-t-il d’octets possibles ? 4 ; 5 ; 6 ; 7 ; 8.
2) Combien y a-t-il d’octets commençant b) Les jetons portant les numéros : 0 ; 1 ; 2 ;
par 0 ? 3 ; 4 ; 5 ; 6 ; 7.
3) Combien y a-t-il d’octets contenant c) Les jetons portant les numéros : 1 ; 1 ; 1 ;
exactement trois 0 2 ; 3 ; 4 ; 5 ; 6.
04 Vous tapez sur un cadran de téléphone un d) Les jetons portant les numéros : 0 ; 1 ; 1 ;
numéro à 8 chiffres. Déterminer dans chaque 2 ; 1 ; 3 ; 4 ; 5.
cas le nombre de numéros différents : e) Les jetons portant les numéros : 0 ; 0 ; 0 ;
1) Avec 8 chiffres pairs. 1 ; 1 ; 1 ; 2 ; 2.
2) Avec au moins un chiffre 9. 07 La fabrication d’une pièce nécessite de
05 1) Combien de nombres de trois chiffres passer celle-ci sur quatre machines A, B, C, D.
distincts peut-on former à l’aide des six Dénombrer les trajets possibles dans chacun
chiffres 2, 3, 5, 6, 7 et 9 des cas suivants :
2) Combien de ces nombres sont : a) L’ordre de passage est indifférent.
(i) inferieurs à 500 ? b) La pièce doit d’abord passer par A.
(ii) pairs. c) La pièce doit passer en B avant C et D
(iii) impairs 08 Les initiales d’une personne sont le
(iv) multiples de Cinq couple formé par la première lettre de son
prénom et la première lettre de son nom.

144
Exercices et Problèmes
Dans un lycée, il existe au moins 677 élèves, 13 A l’écrit d’un examen; on doit traiter 8
montrer que toujours, il y a des élèves dans ce exercices au choix parmi 10.
lycée ayant même initiale. a) Combien y a-t-il de choix possibles
09 Résoudre dans IN les équations suivantes b) Même question sachant que les deux pre-
miers exercices sont obligatoires
14 Pour tout entier p tel que 0 ≤ p ≤ 51 ;
10 Dans une classe il y a 15 filles. on pose
Up+1 51-p
Une équipe de basket-ball est formée de 5 a) montrer que pour 0≤p≤ 50; on a : =
Up p+1
joueurs. b) En déduire que u0 < u1 < u2 < … < u25
Combien d’équipes féminines peut-on ainsi et u51 < u50 < u49 < ……< u26
former avec ces 15 filles de la classe 15 Un sac contient 5 boules rouges; 7 boules
11 a) De combien de façons différentes, blanches et 10 boules noires.
trois contremaitres et deux ingénieurs peu- Les boules rouges portent les numéros
vent-ils prendre place sur un banc. 1, 1, 2, 2 et 3.
b) De combien de façons peuvent-ils s’assoir Les boules blanches portent les numéros
si les ingénieurs s’assoient l’un à côté de l’au- de 1 à 7.
tre. Les boules noires portent les numéros
c) De combien de façons peuvent-ils s’assoir 1, 1, 1, 2, 2, 2, 3, 4, 4 et 5.
si les contremaitres seulement s’assoient l’un On tire simultanément 5 boules de l'urne.
à côté de l’autre. 1- Combien de tirages peut-on faire ?
12 Dans un lot de 20 petits moteurs élec- 2- Combien de tirages peut on faire dans
triques ; on prélève quatre chacun des cas suivants:
a) De combien de façons différentes peut-on a) Les 5 boules tirées sont de même couleur.
faire ce prélèvement b) Aucune des 5 boules ne porte le numéro 1
b) On suppose que parmi les 20 moteurs c) Au plus 2 boules qui portent le numéro 1.
quatre sont défectueux; de combien de façons d) Au moins 3 boules qui portent le numéro 1
différentes peut-on avoir e) Les 5 boules tirées sont de même couleur
i) les 4 moteurs choisis sont non défectueux et portent des numéros différents.
ii) Un au moins entre eux est défectueux 16 On dispose d’un jeu de 32 cartes et on
iii) Un et un seul est défectueux appelle "main" la donnée de 5 cartes.
iv) Deux au moins sont défectueux Déterminer le nombre de mains distinctes
contenant:

145
Exercices et Problèmes
• Exactement un roi. c) Les trois jetons tirés vérifient : Un seul
• Exactement 2 rois. jeton porte le numéro 1 et un seul jeton est
• Aucun roi. rouge.
• Au moins un roi d) Avoir une somme égale a 6.
• 2 cœurs et 3 piques. 2) On place en ligne trois jetons et on lit le
• 2 carreaux ; 3 piques et 1 cœur. numéro obtenu. Combien de nombres peut-
• 2 cœurs et trois dames. on lire dans chacun des cas:
17 Un sac contient 10 boules numérotées a) Dans le nombre obtenu ne figure aucun
comme suit: chiffre 1.
1 boule qui porte le numéro 1 b) Dans le nombre obtenu figure un seul chif-
2 boules qui portent le numéro 2 fre 1
3 boules qui portent le numéro 3 c) Dans le nombre obtenu figure deux fois le
4 boules qui portent le numéro 4 chiffre 1
On tire au hasard et simultanément 3 boules d) En déduire le nombre de résultats qu’on
de l'urne peut lire.
a) Combien y a t-il de façons possibles ?
b) De combien de façons peut-on avoir 3
boules qui portent le numéro 4 ?
c) De combien de façons peut-on avoir 3
boules qui portent le même numéro ?
d) De combien de façons peut-on avoir 3
boules qui portent des numéros distincts ?
18 Une boite contient 8 jetons colorés et
numérotés de la façon suivante:
4 rouges : 1, 2, 3 et 4.
2 vertes : 1 et 5.
2 noires : 1 et 6.
1) De combien de façons peut-on tirer simul-
tanément 3 jetons dans chacun de ces cas:
a) Aucun jeton tiré n'est noir
b) Les trois jetons tirés sont d'une même parité

146
Math et Culture

Pascal et les combinaisons


Dans ce passage, Blaise Pascal introduit la notion de « combinaison ».
On appréciera la différence entre le langage scientifique actuel et celui du XVIIe siècle

Texte de Pascal Commentaires


Usage de triangle arithmétique pour les combinaisons
Le mot de combinaison a été pris en plusieurs sens différents, de sorte que, Il s’agit du triangle de
pour ôter l’équivoque, je suis obligé de dire comment je l’entends. Pascal
Lorsque de plusieurs choses on donne le choix d’un certain nombre,
toutes les manières d’en prendre autant qu’il est permis entre toutes qui
sont présentées, s’appellent ici les différentes combinaisons.
Par exemple si de quatre choses exprimées par ces quatre lettres, A, B, C,
D, on permet d’en prendre, par exemple, deux quelconques, toutes les
manières d’en prendre deux différentes dans les quatre qui sont proposées,
s’appellent Combinaisons.
Ainsi on trouvera, par expérience, qu’il y a six manières différentes d’en
En effet,
choisir deux dans quatre ; car on peut prendre A et B, ou A et C, ou A et
D, ou B et C, ou B et D, ou C et D.
Je ne compte pas A et A pour une des manières d’en prendre deux ; car ce Une combinaison est
ne sont pas deux choses différentes, ce n’en est qu’une répétée. un échantillon sans
Ainsi je ne compte pas A et B puis B et A pour deux manières différentes remise
car on ne prend en l’une et en l’autre manière que les deux mêmes
choses, mais d’un ordre différent seulement ; et je ne prends point garde
à l’ordre : de sorte que je pouvais m’expliquer en un mot à ceux qui sont
accoutumés de considérer les combinaisons, en disant simplement que je
parle seulement des combinaisons qui se font sans changer l’ordre. Une combinaison est
On trouvera de même, par expérience, qu’il y a quatre manières de prend- un échantillon non
re trois choses dans quatre ; car on peut prendre ABC, ou ABD, ou ACD, ordonné
ou BCD.
Enfin on trouvera qu’on n’en peut prendre quatre dans quatre qu’en une
manière, savoir, ABCD.
Je parlerai donc en ces termes :
1 dans 4 se combine 4 fois.
2 dans 4 se combine 6 fois.
3 dans 4 se combine 4 fois.
4 dans 4 se combine 1 fois.

147
Texte de Pascal Commentaires

Pascal ne pense pas à


Ou ainsi :
La multitude des combinaisons de 1 dans 4 est 4. Du coup, la propriété
La multitude des combinaisons de 2 dans 4 est 6.
La multitude des combinaisons de 3 dans 4 est 4.
La multitude des combinaisons de 4 dans 4 est 1. lui échappe. Il obtient
seulement :
Mais la somme de toutes les combinaisons en général qu’on peut faire dans
4 est 15, parce que la multitude des combinaisons de 1 dans 4, de 2 dans
4, de 3 dans 4, de 4 dans 4, étant jointes ensemble, font 15
(exprimé dans un tout
autre language).

148
Chapitre 9
PROBABILITÉS
« Ne compter que sur le hasard est fou ; ne pas compter
sur le hasard est plus fou encore ». Rémy de Gourmont

INTRODUCTION

Lorsqu'un phénomène est déterminé par une loi connue on peut utiliser cette loi pour
faire des prévisions.
Par exemple la formule d = v . t donnant la distance à parcourir par un véhicule en
fonction de sa vitesse et du temps mis, permet au chauffeur de prévoir à l'avance son
heure d'arrivée (à moins d'un imprévu !) Cependant toutes les situations ne sont pas
aussi simples. Par exemple dans une partie de pile ou face, on ne peut pas dire à l'avance
si c'est pile qui sortira ou si c'est face. Un tel phénomène est dit aléatoire.
Cependant acceptez-vous à jouer à pile ou face avec les conditions suivantes:
si c'est pile vous gagnez 1 dinar, si c'est face vous perdez 2 dinars ?
Vraisemblablement non, car on pense intuitivement que face a autant de chance
de sortir que pile !
L'objet de la probabilité c'est l'étude des phénomènes aléatoires.

Activité 1
On dispose d'un dé cubique dont les faces sont numérotées 1, 2, 3, 4, 5, 6.
On lance le dé une fois et on lit le numéro de la face supérieure du dé.
Le lancer du dé est une épreuve.
Le résultat de la lecture est une éventualité.
1) 7 est il une éventualité ?
5 est il une éventualité ?
2) Quel est l'ensemble de toutes les éventualités ?
On le note Ω et on l'appelle univers des cas possibles. Compléter Ω = {,……………,}
3) Quelles sont les éventualités où le nombre lu est pair ?
L'ensemble A de ces éventualités est appelé un évènement.
4) Déterminer l’évènement B :" Le nombre lu est multiple de 3".

149
5) a) Soit C l'évènement :" obtenir la face numérotée 4"
Compléter C = {,……,}
C est appelé un évènement élémentaire.
b) Déterminer tous les évènements élémentaires de Ω
6) Déterminer chacun des évènements suivants:
" Obtenir le numéro 1 ou 2 ou 3 ou 4 ou 5 ou 6"
" Obtenir un numéro supérieur à 7"
Ω est appelé l'évènement certain.
∅ est appelé l'évènement impossible.

Activité 2
On considère l'univers Ω = {1, 2, 3, 4, 5, 6} de l'épreuve décrite dans l'activité 1.
1) Soit D l'évènement ‘‘obtenir un nombre non multiple de 3’’
a) Déterminer D
D s'appelle l'évènement contraire de B et noté
b) Déterminer
2) Déterminer l'évènement contraire de Ω.

Définitions et langage probabiliste:


Soit une épreuve dont l'univers des cas possibles est Ω

150
Remarque :
L'ensemble des parties de Ω est noté (Ω)
Soit A une partie de Ω, on écrit: A f Ω ou A ∈ (Ω)

Activité 3
On lance deux dés distincts D1 et D2 dont les faces sont numérotées de 1 à 6 et on
observe les numéros inscrits sur les deux faces supérieures.
Ainsi le couple (3, 5) signifie qu'on a obtenu 3 sur la face supérieure de D1 et 5 sur
la face supérieure de D2.
1) a) Déterminer l'univers Ω des cas possibles.
Combien Ω contient d'éléments ?
b) On désigne par A l'évènement : ‘‘La somme des numéros inscrits sur les deux faces
supérieures est égale à 8 ’’
Compléter A = { ……… }
A = { ……… }
2) Soit B l'évènement: ‘‘ le produit des numéros obtenus est un multiple de 5 ’’
a) Déterminer B
b) Déterminer l’événement ‘‘A ou B’’ puis l’événement ‘‘A et B ’’

151
Cours

PROBABILITÉ D’UN ÉVÈNEMENT

Activité 4
Une urne contient trois boules blanches numérotées de 1 à 3 et cinq boules vertes
numérotées de 1 à 5.
Toutes les boules sont indiscernables au toucher.
Une épreuve consiste à tirer au hasard une boule de l'urne.
On note B1, B2, B3 les boules blanches et V1, V2, V3, V4, V5 les boules vertes
L'univers des cas possibles est Ω ={B1, B2, B3, V1, V2, V3, V4, V5}.
Comme les boules sont indiscernables au toucher, chacune d'elles a
‘‘ une chance sur huit’’ d'être tirée.
On traduit ce fait, en disant que : la probabilité de chaque événement élémentaire
est égale à .

Considérons les événements suivants :


A " la boule tirée est blanche "
B " la boule tirée porte un numéro supérieur ou égal à 4"
C " la boule tirée est verte et porte un numéro pair"
On a: A = {B1, B2, B3} : On conçoit qu'on a "trois chances sur huit" pour que l'évènement
A soit réalisé.
On traduit ce fait, en disant que : la probabilité de l’événement A est
et on écrit p(A) =

1) Déterminer les évènements B et C et donner p(B) et p(C).


2) a) Déterminer AjB
b) Déterminer p(AjB) et vérifier que p(AjB) = p(A) + p(B).
c) A-t-on p(BjC) = p(B) + p(C) ?

152
Définition
Ω étant un ensemble fini et (Ω) l'ensemble des parties de Ω.
On appelle probabilité définie sur (Ω) toute application p: (Ω) [0,1] vérifiant:
a) p (Ω) = 1
b) Pour tout (A, B) de (Ω) x (Ω) tel que AkB = ∅.
On a p (AjB) = p (A) + p (B).
• Le triplet (Ω, (Ω), p) est appelé espace probabilisé fini.

Activité 5
(Ω, (Ω), p) est un espace probabilisé fini avec Ω = {e1, e2, …,en}

Montrer que

Activité 6
Soit Ω = {e1, e2, e3} et p une probabilité définie sur (Ω), telle que :
p ({e1}) = et p ({e2}) =

a) montrer que p ({e3}) =

b) Déterminer (Ω) et calculer la probabilité de chacun de ses éléments.

Activité 7
Soit (Ω, (Ω), p) un espace probabilisé fini.
1) Soit A1, A2, …, Ak des évènements deux à deux incompatibles,
Montrer que p(A1j A2j …j Ak) = p(A1) + p(A2) + … + p(Ak)
2) Posons Ω = {e1, e2 , … , en} , n ∈ IN*.
Dans le cas ou tous les réels p ({ei}) 1≤ i ≤ n , sont égaux on dit que les évènements
élémentaires sont équiprobables
a) Montrer dans ce cas que pour tout i ∈ {1,…, n}, p({ei}) = .
b) Soit A ∈ (Ω); tel que CardA = m. ( 0 ≤ m ≤ n )
Montrer que

153
Théorème
Dans le cas
Soit (Ω, (Ω), p) un espace probabilisé fini d’équiprobabilité
tel que tous les évènements élémentaires sont équiprobables. on dit que :

Pour tout évènement A de (Ω) on a :

EXERCICE RESOLU :
On lance trois fois de suite une pièce de monnaie équilibrée.
1) Déterminer l’univers des cas possibles.
2) Calculer la probabilité de chacun des évènements suivants :
A : ‘‘ obtenir deux fois pile ’’
B : ‘‘ obtenir pile au premier lancer et face au troisième lancer’’
C : ‘‘ obtenir au moins une fois face ’’.
Solution:
1) Si on note P et F respectivement les cotés pile et face de la pièce de monnaie, une
éventualité dans cette épreuve est un triplet de l’ensemble {P, F}.
Pour simplifier, le triplet (F, P, F) par exemple sera noté FPF et signifie qu’on a
obtenu face dans le 1er lancer, pile dans le 2ème lancer et face dans le 3ème lancer
Ainsi Ω={PPP, PPF, PFP, PFF, FPP, FPF, FFP, FFF} et card Ω = 8.
2) La pièce étant non truquée, les événements élémentaires sont équiprobables.

Pour tout w ∈ Ω , p ({w}) =

On a : A = {PPF, PFP, FPP}, donc p (A) =

B = {PPF, PFF}, donc p (B) =

C = Ω-{PPP} d’où p (C) =

PROPRIÉTÉS D’UNE PROBABILITÉ :

Activité 8
Soit (Ω, (Ω), p) un espace probabilisé fini
Démontrer les propriétés suivantes :
P1 Pour tout A de (Ω); p(A) = 1 – p(A)
En déduire que p(∅) = 0

154
P2 Pour tous A et B de P (Ω), si A f B alors p (A)< p (B)
P3 Pour tous A et B de P (Ω), p (AjB) = p (A) + p (B) - p (AkB)
• A titre d’exemple, on donne la démonstration de P3
On a : AjB = (A-B)j(B-A)j(AkB)
Les parties (A-B), (B-A) et AkB sont deux à deux disjointes.
Donc p (AUB) = p (A-B) + p (B-A) + p (AkB) (1) B
D’autre part : A = (A - B)j(AkB) et les B-A
A
parties (A-B) et (AkB) sont disjointes donc AkB
p (A) = p (A-B) + p (AkB) et par suite : A-B
p (A - B) = p (A) – p (AkB) (2)
De même on démontre que p (B-A) = p (B) – p (AkB) (3)
(1), (2) et (3) donnent : p (AjB) = p (A) + p (B) – p (AkB)

Activité 9
Montrer que pour tous A, B et C de (Ω)
p (AjBjC) = p (A) + p (B) + p (C) - p (AkB) - p (AkC) - p (BkC) + p (AkBkC)

EXERCICES RESOLUS :
EXERCICE 1 :
Dans une ville 50 % des habitants parlent le français, 20% parlent l’anglais et 10%
des habitants parlent le français et l’anglais à la fois.
Un habitant est pris au hasard, calculer la probabilité de chacun des évènements suivants :
a) l’habitant parle le français ou l’anglais
b) l’habitant ne parle ni français ni anglais
c) l’habitant parle le français sans parler anglais
Solution :
Soit Ω l’ensemble des habitants de la ville. Notons :
F l’évènement : ‘‘ l’habitant parle français ’’
A l’évènement : ‘‘ l’habitant parle anglais ’’
On a donc p (F) = 0,5 ; p (A) = 0,2 et p (FkA) = 0,1
a) Il s’agit de l’évènement F jA
p (F jA) = p (F) + p (A) – p (FkA)
= 0,5 + 0,2 – 0,1
= 0,6

155
b) Il s’agit de F jA
p (F jA) = 1 – p (F jA)
= 1 – 0,6
= 0,4
c) Il s’agit de F-A
p (F - A) = p (F) – p (FkA)
= 0,5 - 0,1
= 0,4

EXERCICE 2 :
On tire simultanément et au hasard 5 cartes d’un jeu ordinaire de 32 cartes.
Calculer la probabilité de chacun des évènements suivants :
A : ‘‘ obtenir exactement trois cartes cœurs ’’
B : ‘‘ obtenir au moins une carte cœur ’’
C : ‘‘ obtenir 2 as et 3 cartes carreaux ’’
Solution :
• Rappelons d’abord qu’un jeu ordinaire de 32 cartes est composé comme suit :
les ‘‘valeurs’’ sept, huit, neuf, dix, valet, dame, roi et as, chacune en quatre
‘‘couleurs’’ : trèfle, pique, cœur et carreau.
L’univers Ω des cas possibles dans cette épreuve est l’ensemble des parties
de 5 cartes parmi 32.
Il y a donc cas possibles.
• Comme le tirage est au hasard, les évènements élémentaires sont équiprobables.

La probabilité de chacun est

a) Un cas favorable de l’évènement A est formé par 3 cartes cœurs parmi 8 et 2 cartes
‘‘ non cœur’’ parmi 24 donc card (A)

b) Dans cette question il est plus simple de calculer


est l’évènement suivant : ‘‘les cinq cartes tirées ne sont pas des cartes cœurs’’.
Ainsi card (B)

d’où

156
c) Pour déterminer le nombre de cas favorables dans C, il faut éviter le raisonnement
faux : choisir 2 as parmi 4 puis choisir 3 cœurs parmi 8.
En effet un cas favorable à C est composé comme suit :
‘‘ l’as carreau, un as non carreau, deux carreau parmi 7 et d’une carte ni as ni carreau
parmi 21 ou 2 as non carreaux et 3 cartes carreaux parmi 7 ’’.
D’où card C =

Par suite

EXERCICE 3 :
Une boite contient 3 jetons blancs, 4 jetons rouges et 5 jetons noires, tous
indiscernables au toucher.
On tire au hasard trois jetons successivement sans remise
Calculer la probabilité de chacun des évènements suivants :
a) A : ‘‘ les trois jetons tirés sont de la même couleur’’
b) B : ‘‘ les trois jetons tirés sont tous de couleurs différentes’’
c) C : ‘‘ les trois jetons tirés sont de deux couleurs différentes seulement’’.
Solution :
L’univers Ω associé à cette épreuve est l’ensemble des arrangements de 3 jetons parmi 12.
Ainsi Card Ω =
a) L’évènement A est réalisé avec : 3 jetons blancs ou 3 jetons rouges ou 3 jetons noirs.
Donc Card A =

D’où

b) B est réalisé avec un jeton blanc et un jeton rouge et un jeton noir dans un ordre
quelconque.
D’où Card

Par suite

c) On remarque que
Comme

Activité 10
Reprendre l’exercice précédent avec un tirage successif avec remise.

157
Résumé

Soit (Ω, (Ω), p) un espace probabilisé fini


p (Ω) = 1, p (Ø) = 0
Pour tout A ∈ (Ω), p (A) ∈ [0, 1] ; p (A) = 1 - p (A)

Pour tout (A,B) ∈ (Ω) x (Ω),


p (AUB) = p (A) + p (B) – p (AkB)
p (A-B) = p (A) – p (AkB)

Si les évènements élémentaires sont équiprobables, pour tout événement A on a :

158
Exercices et Problèmes
01 Soit (Ω, (Ω), p) un espace probabilisé c) Déterminer la probabilité d'obtenir une
fini et A et B deux évènements de Ω boule rouge et deux boules noires.
a) Comparer p (AkB), p (AjB) et p(A). d) Déterminer la probabilité d'obtenir trois
b) Calculer p (B) Sachant que p (A) = 0,42 boules de même couleur.
p (AkB) = 0,10 et p (AjB)= 0,67 05 Une urne contient 5 boules rouges, 4
c) Calculer p(AkB) Sachant que boules noires et une boule blanche,
p (A) = 0,5, p (B) = 0,2 et p (AjB)= 0,6 indiscernables au toucher.
02 Soit un ensemble Ω = {a, b, c, d} et une On tire simultanément trois boules de l'urne.
probabilité définie sur (Ω) par : Calculer la probabilité de chacun des
p({a}) = , p({b}) = et p({c}) = 2 p({d}) évènements suivants:
A:" Deux boules au moins, parmi les trois,
Déterminer p({d}), p({c}), p({a, c, d})
sont rouges"
03 On jette deux dés cubiques différents D1
B:"Deux boules au moins, parmi les trois,
et D2 dont les faces sont numérotées de 1 à 6.
sont de même couleur"
On se place dans l'hypothèse de l'équiproba-
C:"les trois boules sont de couleurs différentes"
bilité
Calculer p (A), p (B) et p (C).
a) Calculer la probabilité des évènements
06 On prend au hasard trois élèves dans un
suivants:
groupe de 15 élèves dont cinq de la section
A:" Obtenir au moins une face
sciences techniques.
supérieure qui porte le nombre 1".
Calculer la probabilité de chacun des évène-
B:" Obtenir une somme égale à 5 ".
ments suivants:
b) Définir les évènements
a) Aucun élève n'est de la section sciences
puis calculer leurs
techniques.
probabilités respectives.
b) Un élève et un seul est de la section
04 Une urne contient cinq boules rouges et
sciences techniques.
trois boules noires. L'épreuve consiste à
c) Au moins un élève est de la section
extraire successivement et sans remise trois
sciences techniques.
boules de l'urne.
07 Un club comporte 100 membres
a) Définir l'univers Ω des cas possibles et
(hommes et femmes), Parmi les membres du
calculer card Ω.
club 48 hommes et 12 femmes parlent une
b) Déterminer la probabilité d'obtenir deux
langue étrangère.
boules rouges et une boule noire.
16 hommes et 24 femmes ne parlent aucune
langue étrangère. On choisit une personne au
hasard.

159
Exercices et Problèmes
Quelle est la probabilité de chacun des évè- On choisit au hasard deux témoins et on les
nements suivants : questionne sur cet accident.
a) La personne choisie est un homme. Quelle probabilité a-t-on:
b) La personne choisie est une femme. a) D'obtenir à chaque fois une description
c) La personne choisie parle une langue véridique de l'accident.
étrangère. b) D'obtenir deux versions contradictoires
d) La personne choisie ne parle aucune c) D'obtenir deux versions fausses.
langue étrangère. 11 Un sac contient n jetons noirs (n ≥ 2) et
e) La personne choisie est un homme 10 jetons rouges. On tire au hasard et
parlant une langue étrangère. simultanément 2 jetons du sac. Déterminer
08 Dans le dépôt d'une usine, il y a un lot de l'entier naturel n pour que la probabilité
20 pièces ; 4 d'elles sont défectueuses et les d'avoir 2 jetons noirs soit égale à .
16 autres sont bonnes. Le magasinier prélève
simultanément et au hasard 4 pièces parmi les 12 Dans une usine, il y a 12 ouvriers
20 pièces. spécialisés et 8 manœuvres. Le patron choisit
Calculer la probabilité de chacun des 3 au hasard pour faire un stage à l'étranger.
événements suivants : Calculer la probabilité de chacun des
A : "les 4 pièces prélevées sont défectueuses " évènements suivants:
B : "L'une au moins des 4 pièces prélevées est A :" Le patron a choisi deux ouvriers
défectueuse" spécialisés"
C : " 3 au moins des 4 pièces prélevées sont B : "Le patron a choisi un ouvrier spécialisé "
défectueuses" C :" Le patron a choisi au moins un
09 On distribue au hasard à un joueur 8 car- manœuvre ".
tes d’un jeu de 32 cartes. D : " Le groupe choisi est de la même
Calculer la probabilité pour que la "main" de catégorie’’
8 cartes contienne: 13 Une boite contient 15 jetons dont 4 rouges
a) Un carré d'as. et 11 blancs On tire simultanément 4 jetons.
b) deux carrés. On suppose que les triages sont équiprobables.
c) Un carré exactement. 1) Quelle est la probabilité pour que les 4
d) Au moins un as jetons soient blancs?
10 Un accident de travail s'est produit dans 2) Quelle est la probabilité pour qu'aucun
un chantier. 5 ouvriers ont été témoins; parmi jeton ne soit blanc?
eux on sait que deux seulement sont menteurs, 3) Quelle est la probabilité pour qu'un jeton
mais on ignore lesquels. au moins soit blanc?

160
Exercices et Problèmes
14 Un sac contient : cinq boules rouges 16 Une urne contient 5 boules noires et 5
numérotées : 1, 1, 1, 0, 0 et quatre boules boules rouges
vertes numérotées : 1, 1, 1, 0 . 1) On tire simultanément 3 boules.
Les boules sont indiscernables au toucher. On a) Calculer la probabilité de chacun des
tire simultanément 3 boules événements suivants :
1) Calculer la probabilité de chacun des évé- A : « obtenir exactement une boule
nements suivants : noire »
A : « obtenir 3 boules de même couleur » B : « obtenir au moins une boule noire »
B : « obtenir 3 boules portant le même C : « obtenir trois boules noires ».
numéro » b) On gagne 5 dinars pour chaque boule noire
2) a) Calculer p (AkB). obtenue.
b) Quelle est la probabilité d’avoir 3 Soit X le réel qui prend pour valeur la somme
boules de même couleur ou 3 boules gagnée
portant le même numéro (i) Déterminer l’ensemble E de valeurs
15 Une urne contient 6 boules : k prises par X
3 rouges, 2 noires et une jaune. (ii) Calculer la probabilité de chacun des
1) On tire simultanément 3 boules de événements {X=k}.
l’urne. Calculer la probabilité de chacun des 17 Une urne contient 7 boules: 5 noires et 2
événements suivants : blanches indiscernables au toucher.
A : « Obtenir exactement deux boules rouges » On extrait ces 7 boules l'une après l'autre sans
B : « Obtenir au plus deux boules rouges » remettre la boule tirée dans l’urne.
C : « Obtenir au moins une boule rouge ». 1) Déterminer l’univers Ω des cas
2) On tire successivement et avec remise possibles et calculer Card (Ω)
3 boules de l’urne. 2) Calculer la probabilité de chacun des
a) Calculer la probabilité de chacun des événements suivants :
événements suivants : E : ‘‘ La 1ère boule tirée est blanche’’.
E : « Le tirage est tricolore ». F : ‘‘ La 1ère boule tirée est noire et la 2ème
F : « Le tirage est monocolore ». est blanche’’.
G : « Le tirage est bicolore ». G : ‘‘ La 1ère boule blanche tirée est en 3ème
H : « La boule jaune apparaît pour la première position’’.
fois au deuxième tirage ». H : ‘‘ La 1ère boule blanche tirée est en 6ème
K : « La boule jaune apparaît pour la dernière position’’.
fois au deuxième tirage »

161
Exercices et Problèmes
18 Un sac contient : cinq jetons rouges 1) On tire simultanément 2 jetons de l’urne
numérotées : 1, 2, 2, 3, 3 , trois jetons vertes Calculer la probabilité de chacun des événe-
numérotées : 2, 2, 3 et deux jetons blancs ments suivants :
numérotées : 3, 4 A : « Obtenir deux jetons de même couleur»
Les jetons sont indiscernables au toucher B :« Obtenir deux jetons de même numéro »
1) On tire simultanément 3 jetons du sac C :« Obtenir deux jetons de même numéro et
a) Calculer la probabilité de chacun des de même couleur »
événements suivants : D : « Obtenir deux jetons de même numéro
A : ‘‘ obtenir 3 jetons de même couleur’’ ou de même couleur »
B : ‘‘ obtenir 3 jetons de même numéro’’ E : « Obtenir une somme nulle ».
C : ‘‘ obtenir au moins un jeton portant F : « Obtenir un produit nul ».
un numéro pair’’ 2) Soit X le réel égal à la somme des chiffres
b) Chaque jeton rouge rapporte un dinar marqués sur les deux jetons
Chaque jeton vert rapporte 2 dinars a) Déterminer l’ensemble E de valeurs k
Chaque jeton blanc ne rapporte rien. prises par X.
Calculer la probabilité de chacun des b) Calculer la probabilité de chacun des
événements suivants : événements {X=k}.
E : « On gagne 6 dinars » 3) On tire successivement 2 jetons de la
F : « On gagne 8 dinars » manière suivante :
2) On tire au hasard, l’un après l’autre et sans - Si le jeton tiré est rouge, on le garde à
remise tous les jetons du sac. l’extérieur
a) Calculer la probabilité pour que le premier - S’il est blanc on le remet dans le sac
jeton soit blanc Calculer la probabilité d’obtenir deux jetons
b) Calculer la probabilité pour que le premier de couleurs différentes
jeton vert tiré apparaisse pour La première
20 Une urne contient n boules bleues (n ≥ 2),
fois au troisième tirage.
5 boules rouges et 3 boules vertes.
3) On effectue n tirages successifs d’un jeton
On tire au hasard et simultanément deux
en remettant à chaque fois le jeton tiré dans le
boules de l'urne.
sac Calculer la probabilité d’avoir au moins
1) Calculer la probabilité pn d'obtenir 2
un jeton numéro 2
boules de même couleur.
19 Un sac contient : deux jetons rouges
2) Calculer Ce résultat est-il
numérotés : -1, -1 et Cinq jetons blancs
numérotés : 0, 1, 1, 1, 1 prévisible ?

162
Exercices et Problèmes
21 Chacun des quatre ingénieurs A, B, C et D 24 Un dé tétraédrique régulier a ses 4 faces
dans une société laisse la clef de sa voiture, en numérotées 1, 2, 5, 10.
entrant au travail chez le gardien du parking. Lorsque le dé repose sur une face, trois faces
Un jour, le gardien est absent ; son remplaçant sont alors visibles.
remet au hasard une clef à chaque ingénieur. Lorsqu'on lance le dé, la probabilité pour
Calculer la probabilité de chacun des qu'il se pose sur une face donnée est propor-
évènements: tionnelle au nombre marqué sur cette face.
E1 " Les quatre ingénieurs retrouvent leur clef" 1) Déterminer la probabilité pour que le dé se
E2 " Deux ingénieurs seulement retrouvent pose respectivement sur les faces 1, 2, 5 et 10.
leur clef" 2) On lance le dé une fois et on désigne par S
E3 " L'ingénieur A est le seul à retrouver sa la somme des nombres visibles. Calculer la
clef" probabilité des événements suivants :
22 Dans un jeu de 32 cartes, on a remplacé a) la somme S est égale à 8
une carte autre que le Valet carreau par un b) la somme S est égale à 16
second Valet carreau. c) la somme S est supérieure ou égale à 16
Une personne prend au hasard et 25 On tire au hasard et simultanément trois
simultanément 3 cartes parmi les 32. cartes d'un jeu de 32 cartes. Calculer la pro-
Quelle est la probabilité pour qu'elle babilité de chacun des évènements suivants:
s'aperçoive que le jeu est truqué? A " Les trois cartes tirées sont des trèfles".
23 On considère 3 billes numérotées 1, 2, 3, B " Les trois cartes tirées constituent une tierce"
qui peuvent être mises dans 3 trous a, b et c. C'est-à-dire trois trèfles, trois carreaux, trois
Chaque trou peut contenir les trois billes. cœurs ou trois piques qui se suivent.
On étudie l’épreuve qui consiste à mettre 26 On considère un dé cubique non pipé
chaque bille dans l’un des trous dont trois faces portent le numéro 3, deux
1) Déterminer le cardinal de l'univers des faces le numéro 2 et une face le numéro 1.
cas possibles Ω 1) Déterminer l'espace probabilisé qui
2) Calculer la probabilité de chacun des permet d'étudier l'épreuve suivante: jeter le
évènements suivants: dé, attendre qu'il s'immobilise et examiner le
A: " L'un des trous contient au moins deux point marqué sur la face supérieure.
billes ". 2) Déterminer l'espace probabilisé qui
B: " Chaque trou contient une bille". permet d'étudier l'épreuve suivante: jeter
C: " L'un des trous contient les trois billes". deux dés indiscernables du type précédent,
attendre qu'ils s'immobilisent et examiner les
points marqués sur les faces supérieures.

163
Exercices et Problèmes
Calculer dans ce cas la probabilité de chacun 29 Dans une urne il y a n boules rouges et 2n
des évènements suivants : boules blanches, indiscernables au toucher
A : " Les deux points obtenus sont pairs’’. On tire simultanément p boules au hasard et
B : " Les deux points obtenus sont impairs’’. sans remise.
C :" La somme des points obtenus est 1) Si n = 5 et p = 4, quelles sont les
paire’’. probabilités;
27 On jette deux dés cubiques, les six faces a) d'obtenir 2 boules rouges et 2 boules
de chaque dé sont numérotées 1, 2, 3, 4, 5, 6 blanches?
Quelle est la probabilité d'obtenir au moins b) d'obtenir au moins une boule blanche?
un six (Les dés sont supposés parfaits). 2) Si n est entier naturel non nul
28 Un joueur utilise un dé à six faces qui a quelconque et p = 2.
été truqué. a) Quelle est la probabilité pn d'obtenir deux
La probabilité de voir apparaître chacun des boules de couleurs différentes?
six numéros est donnée par le tableau suivant: b) Quel est le sens de variation de la suite
(pn)?
Numéro 1 2 3 4 5 6
c) Déterminer la limite de cette suite.
probabilité 0,4 0,15 0,15 0,05 a b

1) Calculer p (5) et p (6), sachant que :


p (5) = 4 p (6)
2) Calculer la probabilité d'obtenir un
numéro pair?

164
Math et Culture

Les problèmes du chevalier de Méré


Les Historiens situent la naissance du calcul des probabilités dans un échange de
correspondance entre Blaise Pascal et Pierre de Fermat (en 1654), à propos de deux
problèmes posés par le chevalier de Méré.

Le premier problème du chevalier de Méré :


A-t-on plus de chances d’obtenir un six (au moins une fois) en lançant un dé quatre
fois, ou d’obtenir un double-six (au moins une fois) en lançant deux dés 24 fois ?

Le deuxième problème du chevalier de Méré :


Deux joueurs A et B engagent chacun 32 pistoles dans le jeu suivant : on lance
une pièce de monnaie jusqu'à l’apparition de 3 piles ou de 3 faces (pas
forcément consécutives). Si les 3 piles sortent d’abord, le joueur A gagne, sinon
B gagne.
(Ainsi le jeu se termine en 5 lancers au plus.) Le vainqueur emporte les 64 pistoles.
"Au premier lancer, pile sort. Mais pour une raison mystérieuse, on doit arrêter le jeu.
Comment répartir les 64 pistoles ?"

• Blaise Pascal : (1623-1662), mathématicien, physicien, théologien, mystique,


philosophe, moraliste et polémiste français du XVIIe siècle, passionné de
mathématiques dès son plus jeune âge (il écrit à 16 ans ‘‘un Essay pour
les coniques’’), il abandonne les sciences à 21 ans pour la théologie. Plus tard,
Pascal se « remet » aux sciences : la géométrie, l’analyse infinitésimale,
les probabilités, …

• Pierre de Fermat : (1601-1665) Un génial mathématicien français du XVIIe siècle,


qui a contribué avec Descartes à la création de la géométrie analytique (il est le
premier à donner une méthode générale pour la détermination des tangentes à une
courbe plane), à celle du calcul infinitésimal (avec Leibniz et Newton), et à celle du
calcul des probabilités (avec Pascal). C'est surtout le fondateur de la théorie moderne
des nombres, la branche des mathématiques qui étudie les nombres entiers.

• Le chevalier de Méré : Un noble de la cour de Louis XIV. Selon une lettre de


Pascal à Fermat (datant du 29/07/1654)," il avait très bon esprit, mais n'était pas
géomètre" .

165
Chapitre 10
Statistiques
« Dans un avenir rapproché, pour être un citoyen effectif, il sera aussi important de
savoir raisonner statistiquement que de savoir lire et écrire » [Link]

INTRODUCTION

En classe de 2ème année secondaire, les élèves ont été initiés à l’étude d’une série
statistique à un caractère.
Dans ce chapitre les élèves apprendront à étudier une série statistique à deux caractères.
Auparavant nous proposons quelques activités à titre de rappel.

Activité 1
Une enquête statistique faite sur l'ensemble des élèves de troisième d’un lycée, afin
de déterminer le nombre d'enfants par famille, a donné les résultats suivants :
3 1 3 1 4 2 3 5 3 2
2 4 2 3 6 4 2 3 5 4
1 2 1 2 5 3 2 3 1 3
2 6 3 1 3 4 2 4 3 5
a) Quel est le caractère étudié ?
b) Organiser les données dans un tableau faisant apparaître les effectifs.
c) Construire un diagramme en bâtons des effectifs.
d) Déterminer les effectifs cumulés croissants et les effectifs cumulés décroissants.
e) Construire le polygone des effectifs cumulés croissants et le polygone des effectifs
cumulés décroissants dans un même graphique.

Activité 2
Le nombre d’interventions journalières des pompiers d’une ville durant une année est
résumé dans le tableau suivant :
Nombre d’interventions journalières : xi 0 1 2 3 4 5 6
Effectif : ni 84 105 72 59 28 15 2

1) Déterminer les fréquences cumulées croissantes et les fréquences cumulées décroissantes.


2) Quel est le mode de cette série ?
3) Déterminer la moyenne, la médiane et les quartiles Q1 et Q3 de cette série.

166
Les paramètres de position d’une série statistique sont :

 la moyenne est :

 Un mode : C’est une valeur du caractère pour laquelle l’effectif est le plus élevé.
 La médiane : est la valeur Me du caractère telle que l’effectif des individus dont la
valeur du caractère est inférieure à Me est égal à l’effectif des individus dont la valeur du
caractère est supérieure à Me.
 C’est aussi la valeur du caractère qui correspond à un effectif cumulé égal à

 Les quartiles : Q1 , Q2 , Q3
• Q1 est la valeur du caractère pour laquelle 25% de l’effectif ont des valeurs du
caractère inférieure ou égale à Q1,
• Q1 est aussi la valeur du caractère qui correspond à une fréquence cumulée
croissante égale à

• Q2 est la médiane.
• Q3 est la valeur du caractère pour laquelle 75% de l’effectif ont des valeurs du
caractère inférieures ou égales à Q3.
• Q3 est aussi la valeur du caractère qui correspond à une fréquence cumulée
croissante égale à

Activité 3
Une entreprise a effectué une étude statistique sur la durée de vie X des compresseurs
qu’elle fabrique. Le tableau ci-dessous rend compte de cette étude.

167
1) Calculer la durée de vie moyenne X
des compresseurs et l’écart-type σ On rappelle que pour une serie statistique :
de cette série statistique.
(Les résultats seront arrondis à l’unité)  La variance est :
2) Quel est le nombre de compresseurs
qui appartient à l’intervalle  L’écart type est

L’exprimer en pourcentage
du nombre total de compresseurs.

Remarque :
Pour des séries statistiques continues et relativement symétriques :
Au moins 68% de l’effectif a une valeur du caractère qui appartient à l’intervalle

Au moins 75% de l’effectif a une valeur du caractère qui appartient à l’intervalle

Au moins 88% de l’effectif a une valeur du caractère qui appartient à l’intervalle

Si l’écart type d’une série est faible, les intervalles précédents sont de faibles amplitudes.
Dans ces conditions, la moyenne est fiable et fournit un bon renseignement sur le
caractère étudié

Activité 4
On a relevé le prix de vente en millimes d’un CD et le nombre de CD vendus chez
différents fournisseurs.
Les résultats forment une série statistique à une variable, donnée dans le tableau suivant :

168
a) Quelles sont les différentes valeurs de la série ?
b) Donner la fréquence de chacune de ces valeurs.
c) Donner la moyenne et l’écart-type de la série. Que représentent ces nombres?
d) Représenter cette série par un diagramme en bâtons
e) Déterminer le mode et la médiane de cette série.

Activité 5
Une classe compte 15 filles et 15 garçons.
On a relevé les tailles en cm des élèves de cette classe et obtenu les listes suivantes :
Filles : 155, 164, 162, 168, 158, 164, 152, 160, 158, 162, 155 160, 158, 160, 150
Garçons : 159, 161, 170, 168, 170, 159, 162, 167, 168, 165, 174, 170, 168, 171, 172
1) a) Calculer la moyenne des tailles des filles puis celle des tailles des garçons.
b) En déduire la moyenne des tailles des élèves de la classe.
2) a) Déterminer une médiane des tailles des filles puis des tailles des garçons.
b) Déterminer une médiane des tailles des élèves de la classe.
3) Calculer l’écart-type de la série des tailles des filles, puis celui de la série des tailles
des garçons. Quelle est la série la plus dispersée ?
4) On décide d’évaluer la dispersion des tailles en utilisant l’écart interquartile.
Calculer l’écart interquartile de chacune de deux séries. Conclure

Les paramètres de dispersion d’une série statistique


• étendue: c’est la différence entre la plus grande et la plus petite des valeurs
• variance et écart-type: calculés généralement en complément de la moyenne,
pour mesurer la plus ou moins grande dispersion autour de celle-ci.
• écart interquartile: (Q3 - Q1) mesure la dispersion des 50 % valeurs les plus centrales

Exercice résolu n°: 1


Le tableau suivant donne la répartition de 80 familles suivant le nombre d’enfants :

1) Déterminer les fréquences cumulées croissantes (en pourcentage) de cette série.


2) a) Déterminer le mode et la médiane de cette série.
b) Déterminer les quartiles Q1 et Q3.
3) Déterminer la moyenne, la variance et l’écart type de cette série.

169
Solution :
On dispose les calculs de la manière suivante :
❖ Pi désigne la fréquence en pourcentage associée au caractère xi.
❖ désigne la fréquence cumulée croissante en pourcentage associée à xi.
1)

2) a) De la lecture du tableau on déduit :


- Le mode est 3 enfants car cette valeur du caractère correspond au plus haut effectif.
- De même la médiane est 3 puisque la fréquence cumulée croissante en pourcentage
est 57,5 (immédiatement supérieure à 50%).
b) Q1 = 2 et Q3 = 4

3) ( 3,3 signifie que 10 familles ont en moyenne 33 enfants)

Exercice résolu n° : 2
La série suivante donne la répartition des notes d’oral en mathématiques de 145 candidats
admissibles à l’écrit d’un examen.

1) a) Construire l’histogramme des effectifs de cette série.


b) Déterminer la classe modale.
2) a) Construire le polygone des effectifs cumulés croissants.
b) Déterminer graphiquement la médiane Me de cette série.
c) Déterminer Me par le calcul.
3) Calculer la moyenne et l’écart type de cette série.

170
Solution :
1) a) Remarquons que les classes n’ont pas la même amplitude. Choisissons 2 comme
unité d’amplitude.
Soit hi la hauteur du rectangle de l’histogramme associé à la classe [xi , xi +1[, on a :

On obtient le tableau suivant :

D’où l’histogramme suivant :


b) L’histogramme des effectifs montre bien que la classe modale est [12, 15[

Q1 Me Q3

171
2) a) Déterminons d’abord les effectifs cumulés croissants :

Rappelons qu’on obtient le polygone des effectifs


croissants en joignant les points de coordonnées
le premier point étant (x1 , 0)
b) L’effectif total de cette série est
n = 145. C’est un nombre impair.
La médiane Me de cette série est donc la valeur
du caractère correspondant à un effectif cumulé égal à
c'est-à-dire 73.
Par lecture directe du graphique on trouve c'est-à-dire 50% des candidats ont
une moyenne supérieure à 14.
c) Retrouvons Me par le calcul.
La recherche de l’effectif cumulé 73 dans le tableau des effectifs cumulés croissants
permet d’affirmer que Me appartient à la classe [12, 15[.
On dispose les calculs de la manière suivante :

3) Pour calculer la moyenne et l’écart type de cette série, dressons le tableau suivant :

172
❖ Dans ce tableau Ci désigne le centre de la classe

2

Activité 6
Une machine remplit automatiquement des paquets de farine (marqués 1 kg).
Un échantillon de 100 paquets fournit les renseignements suivants ( en g) :

1) Calculez les fréquences en pourcentages, les fréquences cumulées croissantes et les


fréquences cumulées décroissantes
2) Tracez, dans le même repère, les polygones des fréquences cumulées croissantes et des
fréquences cumulées décroissantes
3) Déterminez graphiquement la médiane
4) Calculez la moyenne et l'écart-type de cette série.
5) Dire si la machine est bien réglée ? Il est nécessaire pour cela que la moyenne soit
comprise entre 1004 et 1012 et que l'écart-type soit inférieur à 2g et que 68% de

l'échantillon soit dans l’intervalle

173
Activité 7
La série suivante donne la taille en cm des 550 nourrissons nés dans une maternité

a) Donnez les différents paramètres de position et de dispersion de cette série.


b) Dessinez le diagramme en boîtes de cette série.

Activité 8
Lors d'un contrôle sur une route nationale (vitesse limitée à 90 km/h) , des relevés de
vitesse par radar, effectués sur des véhicules ont permis de dresser l’histogramme ci-contre :
1) Quelle est la classe modale ?
2) a) Dresser le tableau des effectifs.
b) Calculer les fréquences et les
fréquences en pourcentages.
3) a) Déterminer la vitesse moyenne
et l’écart-type
b) Déterminer le pourcentage des véhicules qui respectent la limitation de vitesse
c) Déterminer la vitesse médiane.
Avec l'outil informatique
Le tableau suivant représente la répartition des élèves d’une classe selon le nombre de
frères et sœurs

1) Mettre votre ordinateur sous tension et charger l'application Excel.


2) a) Ouvrir une nouvelle feuille de calcul.
b) Saisir et enregistrer le tableau ci-dessus sous le nom : " Activité "
3) a) • Positionner le curseur dans la cellule où vous voulez recevoir la valeur de la médiane: D5
• Sélectionner l'option: Fonction du menu: Insertion
• Sélectionner la catégorie "Statistiques" dans la fenêtre qui s'ouvre.
• Sélectionner " MEDIANE " dans la liste qui apparaît dans la fenêtre.
• Une nouvelle fenêtre s'ouvre, sélectionner la plage des cellules A5: B11 puis valider.
Ainsi la valeur de la médiane s'affiche dans la cellule D5.
• Reprendre les mêmes étapes pour le calcul des autres paramètres.
b) Comparer ces résultats avec ceux que vous avez obtenu dans I).
4) • Sélectionner l'option: Graphique du menu: Insertion
• Sélectionner le type de graphique désirée puis valider.
174
Cours

SÉRIE STATISTIQUE À DEUX CARACTÈRES


Au cours d'enquêtes ou d'expériences de laboratoire, on est parfois amené à étudier
une population selon deux caractères à la fois.
Par exemple :
• Un médecin scolaire notera pour chaque enfant : sa taille et son poids.
• Des ingénieurs, procédant à l'étude d'un nouveau système de freinage sur un véhicule,
mesureront au cours de plusieurs essais : la vitesse du véhicule et la distance parcourue en
ligne droite avant l'arrêt.
• Un sociologue rassemblera pour une population à une date donnée les informations
suivantes : l’âge et l’état matrimonial
..etc..
Dans chacun de ces cas, on obtient un ensemble de couples formant une série statistique
à deux caractères.

Une série statistique à deux caractères s’appelle une série statistique double

PRÉSENTATION D’UNE SÉRIE STATISTIQUE


À DEUX CARACTÈRES EN TABLEAU :

Soit une série statistique à deux caractères X et Y.


Lorsque la population étudiée est d’effectif faible, on peut écrire pour chaque individu ω
le couple . On obtient un tableau de la forme :

Ainsi la population est étudiée individu par individu.


Le tableau obtenu est dit : Tableau élémentaire

175
Activité 9
Le tableau suivant représente la production X de fonte et la production Y d’acier
(en millions de tonnes) de quatre pays européens A, B , C et D.

1) Recopier puis compléter le tableau ci-dessus.


2) a) Que représente la somme des nombres inscrits dans la 1ère ligne ?
b) Que représente la somme des nombres inscrits dans la 3ème colonne ?
c) Que représente la somme des nombres inscrits dans toutes les lignes et toutes les
colonnes ?
Lorsque l’effectif est grand il est plus commode de représenter une série statistique double
par un tableau à double entrée.

Activité 10
Les résultats de l'étude de 40 logements en fonction du nombre X de pièces et du nombre
Y de personnes habitant ce logement sont donnés dans le tableau élémentaire
suivant :

1) Quelles sont les valeurs prises par X et celles prises par Y?


2) a) Reproduire et compléter le tableau à double entrée suivant :

176
Le nombre d’individus
vérifiant simultanément
X = xi et Y = yj est noté
nij et appelé l’effectif
associé au couple (xi , yj)

b) Que représente la valeur 2 se trouvant à


est la fréquence
l’intersection de la première ligne et
la quatrième colonne ? associée au couple (xi , yj)
Cette valeur est notée n14 (Où n est l’effectif total)
c) Donner n22 et n32
3) Présenter un tableau similaire dans lequel seront indiquées les fréquences
calculées par rapport a l’effectif total

Activité 11
Le tableau ci-dessous indique les résultats aux différentes sections du baccalauréat
dans un lycée à la fin de l’année scolaire 2005/2006

1) Les modalités des caractères statistiques étudiés X et Y sont elles quantitatives ou


qualitatives.
1) a) Reproduire et compléter ce tableau d’effectifs en remplissant la dernière ligne et la
dernière colonne (qui sont appelées les marges).
b) Déterminer n14 et n21
c) Que représente la valeur se trouvant à l’intersection de la ligne ‘‘Admis’’ et de la
colonne ‘‘Total’’ ?
Cette valeur s’appelle l’effectif marginal de la catégorie ‘‘Admis’’ et notée n1.
(lu n1 point)
d) Que représente la valeur se trouvant à l’intersection de la colonne ‘‘sciences
techniques’’ et de la ligne ‘‘Total’’ ?
Cette valeur, notée n.4 , (lu n point 4) est l’effectif marginal de la catégorie
‘‘ Techniques’’. On a : n.4 = n14 + n24 = 40

177
2) a) Présenter un tableau similaire dans lequel seront indiquées pij = 100 fij,
les fréquences (en pourcentage) calculées par rapport à est la fréquence
l’effectif total en pourcentage
b) Que représente la valeur se trouvant à l’intersection de la associée au
couple (xi , yj).
colonne ‘‘ techniques’’ et de la ligne ‘‘Total’’ ?
Cette valeur s’appelle fréquence marginale en pourcentage de la catégorie
‘‘Techniques ’’, notée p.4
c) Que représente la valeur se trouvant à l’intersection de la ligne ‘‘Admis’’
et de la colonne ‘‘Total’’ ?
Cette valeur s’appelle fréquence marginale en pourcentage de la catégorie
‘‘Admis’’ notée p1.

DISTRIBUTIONS MARGINALES :

Définition
• On appelle effectif marginal associé à la valeur (modalité) xi de la variable X, la somme
des effectifs correspondant à la ligne i du tableau à double entrée, il est noté
ni. ( lu « ni point ») : ni. = ni1 + ni2 + ... + niq
• On appelle effectif marginal associé à la valeur (modalité) yj de la variable Y, la somme
des effectifs correspondant à la colonne j du tableau à double entrée, il est noté
n.j ( lu « n point j ») : n.j = n1j + n2j + ... + nPj
• La fréquence marginale associée à chaque valeur (modalité) xi de X est
= fi1 + fi2 + ... + fiq
• La fréquence marginale associée à chaque valeur (modalité) yi de Yest
= f1j + f2j + ... + fPj

Remarques :
1) xi ( respectivement yi) désigne selon le cas une valeur numérique de X
( respectivement de Y) ou une classe si les valeurs de X (resp Y) sont regroupés en
classes ou une modalité si la variable X ( resp Y ) est qualitative
2) [Link]ésente l’effectif de l’ensemble ( X = xi).
n.j représente l’effectif de l’ensemble ( Y = yj)
3) Déterminer la distribution marginale d’une série statistique double c’est déterminer
les effectifs ni. et n.j ou les fréquences fi. et f.j pour i ∈{1, 2, …,p} et j ∈{1, 2, …,q}

178
Activité 12
On dispose des résultats suivants où X est l’âge de 20 personnes et Y leurs loisirs préférés

 Les valeurs de X sont exprimées en années et regroupées en tranche d’âges.


 Y est une variable qualitative
1) a) Reproduire le tableau et le compléter par les distributions marginales de X et de Y
b) Déterminer le mode de Y et la classe modale de Y.
2) Déterminer la moyenne, la variance et l’écart type de X

Activité 13
On donne dans le tableau ci-dessous la répartition des 400 employés en fonction du revenu
mensuel en dinars (noté Y) et le nombre d’enfants à charge (noté X)

1) a) Déterminer la distribution marginale de X


b) Calculer sa moyenne et sa variance.
2) a) Déterminer la distribution marginale de Y
b) Déterminer sa médiane, le premier et le troisième quartile
c) Calculer sa moyenne et son écart-type .
d) Trouver la proportion d’employés de revenu se trouvant dans l’intervalle

179
NUAGE DE POINTS :

Activité 14
Des élèves effectuent diverses mesures de la longueur d’un ressort pour différentes masses
accrochées à ce ressort.

1) Représenter les points Mi ( xi , yi ) associés à cette série double dans un repère


orthogonal
2) Placer sur la figure le point
3) En examinant le nuage de points, peut-on conclure qu’il existe une relation entre
Y et X ? De quel type ?

Lorsque les deux caractères sont quantitatives,l’ensemble des points Mi ( xi , yi )


dans un repère orthogonal est appelé nuage de points.
Le point est appelé le point moyen du nuage
Si l’un des deux caractère est continu par exemple X, xi est le centre de la ième classe

Activité 15
De 2000 à 2005, les ventes d’une entreprise de fabrication d’ordinateurs ont presque triplé.
Le tableau suivant donne l’évolution du nombre d’ordinateurs vendus (en milliers)
de 2000 (année 0) à 2005 (année 5)

1) Représenter les points Mi ( xi , yi ) associés à cette série double dans un repère


orthogonal. (On prendra comme échelle, 2 cm sur l’axe des abscisses pour
représenter une année et 1cm sur l’axe des ordonnées pour représenter 4000 ordinateurs)
2) Calculer X et Y et placer sur la figure le point
3) a) Donner une équation de la droite Δ de coefficient directeur 5,4 et passant par G
b) Construire la droite Δ . Que remarquez vous ?

180
Exercice résolu :
Dans une classe de 3ème On a observé les deux caractères
X : note obtenue en mathématiques.
Y : note obtenue en physiques
On a obtenu le tableau suivant :

1) Représenter graphiquement la série statistique (X, Y) par un nuage de points.


2) Placer sur la figure le point moyen G du nuage.

Dans le cas où la série statistique est présentée à l’aide d’un tableau à double
entrée, on appelle nuage de points l’ensemble des points Mij (xi , yj) , chacun de ces points
est accompagné de l’effectif nij qu’il représente (on peut aussi le marquer par une tache
circulaire ou carrée dont l’aire est proportionnelle à l’effectif nij )

Solution :
On désigne par les centres des classes relatives aux notes de mathématiques et
par ceux des classes relatives aux notes de physique. On a donc :
x1 = 2 ; x2 = 6 ; x3 = 10 ; x4 = 14 ; x5 = 18
y1 = 2 ; y2 = 6 ; y3 = 10 ; y4 = 14 ; y5 = 18
Les distributions marginales de X et Y sont déterminées par le tableau suivant :

181
On a : X = 11,6 et Y = 11 ,2
donc le point moyen est le point G (11,6 ; 11,2)
• Le nuage de points représentant la série statistique donnée est l’ensemble des points
Mij(xi , yj) :

Activité 16
On a mesuré la taille et la performance au « 60 mètres » de 52 filles.
Les tailles (en centimètre) et les temps (en secondes) ont été groupés en classes :
[149,5 ; 154,5[ , [154,5 ; 159,5[ , …, [169,5 ; 174,5[ et [8 ; 9[ , [9 ; 10[ , …, [12 ; 13[ .
On désigne par xi et yi les centres de ces classes :

182
1) Déterminer n31 et n52
2) a) Déterminer la distribution marginale de X
b) Calculer la taille médiane et la taille moyenne de ces filles
c) Calculer la variance V(X) de la taille et son écart-type G (X)
3) a) Déterminer la distribution marginale de Y
b) Déterminer son mode, sa moyenne, sa variance et son écart-type
4) Construire le nuage de points représentant la série statistique double donnée

Activité 17
Le nuage de points suivant représente la distribution
de 50 logements en fonction de leur nombre P de pièces
principales et de leur surface S en m2
1) Reconstituer le tableau statistique définissant la
distribution représentée par ce nuage.
2) a) Déterminer la distribution marginale
associée au caractère P dont les valeurs
sont : 1, 2, 3, 4 et 5.
b) Calculer
3) a) Déterminer la distribution marginale
associée au caractère S dont les valeurs
sont : 30, 50, 70, 90 et 120.
b) Calculer

183
Résumé

Soient deux variables X et Y définies sur une même population E d’effectif total n
Si x1, x2, … , xp désignent les valeurs (modalités) de X et y1, y2, … , yq celles de Y
On peut organiser ces donnés dans un tableau à double entrée :

• nij est l’effectif de (X = xi et Y = yi)


• ni. = ni1 + ni2 + ... + niq et n.j = n1j + n2j + ... + nPj
• La distribution marginale de X est donnée par le tableau suivant :

La fréquence marginale associée à chaque valeur (modalité) xi de X est

• La moyenne marginale de X est

• La variance marginale de X est

l’écart type est

184
Exercices et Problèmes
01 Une usine fabrique des boulons d’un diamètre de 20 mm. Mais les machines n’étant pas par-
faites, il faut en vérifier le bon fonctionnement de temps à autre : on extrait alors une série de 100
boulons et on mesure leurs diamètres. Les résultats sont regroupés dans le tableau suivant :
1) Calculer le diamètre moyen des 100 boulons.
2) Tracer la courbe des effectifs cumulés
croissants et estimer le diamètre médian.
3) La machine n’a pas besoin de réglage
tant qu’elle respecte les normes suivantes:
• la moyenne des diamètres est 20 mm à 5% prés.
• 80% des boulons ont un diamètre de 20mm
à 6% prés
La machine est-elle réglée ?

02 Déterminer la médiane, les 1er et 3ème quartiles de la série suivante donnant les Tailles en cm
d'un groupe d'enfants :

03 Les résultats d’une épreuve d’examen sont donnés par le tableau suivant :

1) Déterminer le premier quartile Q1, la médiane Me et le troisième quartile Q3


2) Calculer la moyenne et l’écart-type.
3) On résume la série aux quatre intervalles [2; Q1[ , [Q1; Me[ , [Me , Q3[ et [Q3 ; 20]
a) Calculer alors la moyenne et l’écart-type de cette nouvelle série.
b) Comparer ces résultats à ceux de la deuxième question.
185
Exercices et Problèmes
04 Le tableau suivant donne les effectifs des notes obtenues dans une classe
en Maths et en Physique :

1) a) Calculer la médiane Me et les quartiles Q1 et Q3 des notes en Maths


b) Calculer la médiane M’e et les quartiles Q’1 et Q’3 des notes en Physique.
c) Représenter les diagrammes en boite des notes en Maths et en Physique. Interpréter.
2) a) Calculer la moyenne m des notes en Maths et la moyenne m’ des notes en Physique.
Interpréter.
b) Calculer l’écart-type des notes en Maths et l’écart-type des notes en Physique.
Interpréter.
05 Dans une classe, la liste des notes obtenues à un devoir de mathématiques par les élèves
classés par ordre alphabétique est la suivante :

1) Déterminer une valeur approchée de la moyenne X de cette série statistique.


2) Le professeur décide de classer ses élèves en cinq groupes :

Déterminer les effectifs de chaque classe.


En utilisant le centre des classes, calculer la moyenne Y de cette série statistique.
3) Le professeur envisage une autre répartition et refait ses calculs avec le regroupement
suivant :

Quelle est la moyenne Z de cette dernière série statistique ?

186
Exercices et Problèmes
06 Dans une classe de 30 élèves, la répartition des notes dans un devoir de mathématiques
est la suivante :

1) Pour chaque série, déterminer les fréquences cumulées croissantes et construire


les polygones sur le même graphique.
2) Pour chaque série, calculer la moyenne et l’écart-type
Sans faire le tableau du regroupement de 2 séries, déduire la moyenne de classe
07 On interroge un groupe de 150 élèves du lycée afin de connaître leur loisir favori.
Les résultats sont représentés par le diagramme circulaire ci-contre :
1) Compléter le tableau ci-dessous

2) construire un diagramme à bâtons des effectifs.


3) Peut-on calculer la moyenne ? Pourquoi ?
08 On effectue 100 jets de deux dés. A chaque jet on relève le nombre X des six obtenus
et la somme Y de deux numéros apparus sur les deux dés
Les résultats sont consignés dans le tableau ci-contre

1) Dessiner le nuage de points associé au couple (X,Y).


2) Calculer les moyennes et les variances de X et Y

187
Exercices et Problèmes
09 Dans une population de 200 élèves, on a observé les deux caractères
X : note obtenue en mathématiques.
Y : note obtenue en physiques
On a obtenu le tableau suivant :

1) Représenter graphiquement la série statistique (X, Y) par un nuage de points.


2) Déterminer la distribution marginale de X ; calculer sa moyenne, sa médiane et son
écart-type
3) Déterminer la distribution marginale de Y ; calculer sa moyenne, sa médiane et son
écart-type
10 Une société a conçu un logiciel de gestion. Pour décider du prix de vente de ce logiciel,
elle a effectué une enquête auprès de 100 entreprises susceptibles de l'acheter.
Le résultat est donné dans le tableau suivant où X désigne le prix de vente proposé, en
dinars, et Y le nombre d’entreprises qui acceptent d'acheter le logiciel à ce prix

1) a) Ainsi, par exemple, 39 entreprises achèteraient le logiciel s'il était vendu 950 dinars.
Quel serait, dans ce cas, le chiffre d'affaires ?
b) Parmi les 8 prix proposés, quel est celui qui permettrait à la société de réaliser le
meilleur chiffre d'affaires ?
2) a) Représenter, dans un repère orthogonal, le nuage de points Mi (xi , yi).
Unités graphiques :
axe des abscisses : 2 cm pour 100 dinars et commencer les graduations à partir de 500
axe des ordonnées : 2 cm pour 10 entreprises.
b) On appelle G le point moyen associé au nuage de points.
Calculer les coordonnées de G. Placer ce point sur le graphique.
c) Déterminer une équation de la droite Δ passant par G de coefficient directeur -0,1.
Construire cette droite sur le graphique. Que remarquez vous ?

188
Exercices et Problèmes
11 Un relevé statistique des tailles X en cm et des poids Y en kg du 100 élèves a permis de
construire le tableau suivant :

1) a) Déterminer la distribution marginale de X.


b) Construire l’histogramme des effectifs pour cette distribution.
2) Déterminer la valeur moyenne et la variance de chacun des variables statistiques X et Y.
3) Représenter cette série par un nuage de points

12 Soit la série à deux caractères définie par le tableau suivant :

1) Déterminer les distributions marginales de X et Y ; calculer leurs moyennes et leurs


écart- types .
2) a) Construire le nuage de points associé au couple (X, Y) et placer son point moyen
b) Peut-on conclure à l’existence d’une relation entre X et Y ?
13 Les relevés de l’intensité du travail fourni exprimée en kilojoules par minute et la
fréquence cardiaque (nombre de battement par minute) de 8 personnes sont consignés dans le
tableau suivant :

189
Exercices et Problèmes
1) Représenter, dans un repère orthogonal, le nuage de points Mi(xi , yi).
2) Déterminer les moyennes et les écart- types .
3) Construire le point moyen G
14 Le tableau ci-dessous donne, au cours de 12 années successives, la production B de blé
et la production O d’orge dans un pays (en 106 m3)

1) Calculer les moyennes


2) Représenter graphiquement cette série statistique
15 Une société d’assurance a réalisé, à partir de son fichier de clients, une enquête par
sondage pour connaître la répartition du nombre d’accidents de la route selon l’âge des assurés.
Le résultat de l’enquête est donné dans le tableau suivant où Y représente le nombre
d’accidents et X l’âge des assurés

Convention : les classes de la variable discrète Y seront résumées en leurs centres 1 et 4.


On se propose d’étudier si le nombre d’accidents de la route décroit selon l’âge des assurés
1) a) Déterminer la distribution marginale de X.

b) Calculer
c) Peut- on dire que la majeure partie des assurés a moins de 35 ans
2) a) Déterminer la distribution marginale de Y.

b) Calculer
c) Peut- on dire qu’un conducteur sur 4 a plus de 3 accidents ?
d) Que peut– on conclure ?

190
Exercices et Problèmes
16 Le Tableau ci-dessous indique la puissance X en chevaux DIN et la cylindrée Y en cm3
de 8 voitures à moteur diesel.

1) Dessiner le nuage de points associé à ce tableau.


Unités graphiques : axe des abscisses : 4 cm pour 10 chevaux DIN
axe des ordonnées : 1 cm pour 100 cm3
2) Calculer la puissance moyenne et la cylindrée moyenne de ces huit voitures.
3) On appelle G1 et G2 les points moyens des sous-nuages constitués d’une part par les
voitures A, B, Cet D, d’autre part, par les voitures E, F, G et H
a) Calculer, en donnant les résultats arrondis à 10-2 , les coordonnées de G1 et de G2.
b) Déterminer une équation de la droite (G1 G2). La tracer sur le graphique.

191
Math et Culture

DIVERS ASPECTS DE LA STATISTIQUE

Vous serez sans doute surpris d’apprendre que l’on trouve des embryons de la statistique
en Chine, il ya environ 4000 ans ! Les Chinois utilisaient déjà à cette époque des tables
de statistique agricole.
Au départ, ce sont surtout des dénombrements qui intéressent les états ; le plus
souvent avec des intentions « néfastes » : lever des troupes, faire payer des impôts, …
e
Jusqu’au XVIII siècle, la statistique se contente d’enregistrer des données et garde
un caractère purement descriptif.
Par exemple,
• en 1570, Cardan s’intéresse aux statistiques sur la durée de la vie humaine ;
• en 1662, Graunt publie des observations sur les tables de mortalité à Londres ;
• en 1693, Halley s’intéresse aux assurances vie ;
• en 1749, premier recensement moderne en Finlande ; en 1750 en Suède ; …
L’étude des jeux et le calcul des probabilités vont fournir à la statistique un
fondement scientifique rigoureux : elle devient alors une science, dont les lois
permettent d’interpréter les données et éventuellement de faire des prévisions.
La statistique ne se borne plus à étudier la Démographie, la Politique et l’Economie,
mais son champ d’action s’élargit à l’analyse des données en Physiques, Biologie,
Météorologie, …

192
DEUXIEME PARTIE

Angles orientés

Formules trigonométriques

Equations et inéquations trigonométriques

Produit scalaire dans le plan

Nombres complexes

Vecteurs de l'espace, Repère cartésien de l'espace

Droites et plans de l'espace

Produit scalaire dans un repère orthonormé de l'espace

Produit vectoriel . Produit mixte


SOMMAIRE ( 2ème PARTIE )

Chapitre 1 :
Angles orientés..................................................................... 195
Chapitre 2 :
Formules trigonométriques.................................................. 207
Chapitre 3 :
Equations et inéquations trigonométriques.......................... 218
Chapitre 4 :
Produit scalaire dans le plan................................................. 232
Chapitre 5 :
Nombres complexes............................................................. 247
Chapitre 6 :
Vecteurs de l'espace, Repère cartésien de l'espace.............. 268
Chapitre 7 :
Droites et plans de l'espace.................................................. 287
Chapitre 8 :
Produit scalaire dans un repère orthonormé de l'espace...... 306
Chapitre 9 :
Produit vectoriel . Produit mixte.......................................... 323

194
Chapitre 1

Angles orientés
• Angle orienté de deux demi-droites • Angle orienté de deux vecteurs non nuls
• Mesure d’un angle orienté

INTRODUCTION

Activité 1
[Ox) et [Oy) sont deux demi-droites du plan. α et β les mesures de l’angle
respectivement en radian et en degré. Compléter le tableau suivant :

α β Cos α Sinα tg α
π
2
180
π
3
30

4
√2
2

Activité 2
Soit un cercle de centre O et passant par A. construire un point M de tel que
Commentaire
On remarque qu’on trouve deux points M1 et M2.
• La relation ne définit pas avec
précision la position de M.
• Pour déterminer avec précision la position de M sur ,
on oriente le cercle en supposant qu’il y a deux sens de parcours.
 Le sens contraire de celui dans lequel tournent les aiguilles d’une montre, par
convention c’est le sens positif ou direct ou encore trigonométrique.
 L’autre sens est appelé sens négatif ou indirect ou encore rétrograde.
c

sens positif sens négatif


0 0

195
Cours

ANGLE ORIENTÉ DE DEUX DEMI-DROITES

Un plan P est orienté si tous les cercles de ce plan sont orientés suivant la convention
décrite précédemment

Dans le plan orienté le sens positif est le sens


contraire dans lequel tournent les aiguilles d’une
montre.

Définition
On appelle cercle trigonométrique tout cercle
orienté de rayon 1.

Activité 3
Dans le plan orienté P, on donne une demi-droite [Ox).
Construire une demi droite [Oy) telle que :
Commentaire
On remarque qu’il y a deux demi-droites [Oy) et [Oy’)
telles que
Ces deux demi-droites sont symétriques par rapport à (0x)
On a donc deux couples ([Ox) , [Oy)) et ([Ox) , [Oy’))
telles que
Notation :
• L’angle orienté défini par le couple ([ox ) , [oy)) est noté

• Si M est un point de [ox) distinct de O et N un point de [oy)


distinct de O, l’angle orienté est aussi noté :

196
Remarques :
• est l’angle nul O x
• Si [Ox) et [Oy) sont opposées l’angle orienté x
y O
est dit plat
• Si [Ox) et [Oy) sont perpendiculaires l’angle orienté
est dit droit

MESURES D’UN ANGLE ORIENTÉ DE DEUX DEMI-DROITES :

Considérons l’angle orienté de l’activité 3,


• On suppose qu’une demi droite [Ot) tourne autour
du point O dans le sens positif, sa position initiale étant
[Ox), arrive en [Oy). On dit que est une mesure,
en radians, de l’angle orienté
• On suppose que [Ot) ne s’arrête dans la position [Oy)
qu’après avoir fait n tours dans le sens positif, n ∈ IN*.
On exprime ce fait par est une mesure de l’angle orienté
• On suppose que [Ot) tourne autour du point O dans le sens négatif, sa position initiale étant
[Ox), ne s’arrête dans la position [Oy) qu’après avoir fait n tours dans le sens négatif, n ∈ IN*.
On exprime ce fait par : est une mesure de l’angle orienté
Conclusion
L’ensemble des mesures en radians de l’angle orienté est

[Oy’) étant la demi-droite symétrique de [Oy) par rapport à (Ox).


Expliquer pourquoi est l’ensemble des mesures, en radian, de l’angle
orienté

Activité 4
Dans le plan orienté, on considère un triangle ABC rectangle isocèle
en A tel que soit une mesure, en radian,
de l’angle orienté
a) Déterminer l’ensemble des mesures, en radian,
de l’angle orienté
b) Montrer que est une mesure de l’angle
c) Déterminer l’ensemble des mesures, en radian, de l’angle

197
Notation :
Pour exprimer que α est une mesure, Si α est une mesure en radian de l'angle
en radian, de l’angle orienté orienté , l'ensemble des mesures de cet
on écrit
angle est { }

On a :
• O x

• [Ox) et [Oy) sont opposées si et seulement si y O x

• est un angle droit positif ou direct


si et seulement si
• est un angle droit négatif ou indirect
si et seulement si

Activité 5
Soit le cercle trigonométrique de centre O et A un point de .
Placer sur les points M, N , R et S définis par :

• •

• •

Activité 6
a) est une mesure de l’angle orienté
Déterminer la mesure θ de cet angle telle que - π < θ ≤ π.
b) La demi-droite [Oz) étant donnée, construire la demi-droite [Ot)
telle que

PROPRIÉTÉ : Pour toute demi-droite [Ox) et pour tout réel α il existe une unique demi-
droite [Oy) telle que

198
Définition
La mesure principale d’un angle est la mesure θ de cet angle telle que
- π < θ ≤ π.

Si θ est la mesure principale de alors

Exercice
Soit un angle orienté dont une mesure est .
Donner la mesure principale de cet angle. En déduire la mesure de l’angle géométrique

RELATION DE CHASLES :

Activité 7
On considère dans le plan orienté P, une demi droite [ox).
a) Construire les demi-droites [oz) et [oy) telles que

et

b) Déterminer la mesure principale de chacun des angles orientés : et

c) Vérifier que l’on a :


Plus généralement on admet la relation :

Pour toutes demi-droites [ox) , [oy) et [oz) du plan orienté on a :

Cette relation est appelée relation de Chasles pour les mesures des angles orientés
de demi-droites du plan

Exercice 1
Montrer, en utilisant la relation de Chasles, que pour toutes demi-droites [ox) et [oy) du plan
orienté on a :
Exercice 2
(xx') et (yy') sont deux droites sécantes en O.
Montrer, en utilisant la relation de Chasles, que

199
IMAGE D'UN ANGLE ORIENTÉ DE DEUX DEMI-
DROITES PAR UNE SYMÉTRIE ORTHOGONALE,
PAR UNE TRANSLATION

Activité 8
Dans la figure ci-contre on a: Δ est la médiatrice de [AA'] et de [BB'],
en radian.
1°) a) Déterminer SΔ(A) , SΔ(B) et SΔ(O).

b) En déduire que
2°) Le plan P étant orienté, donner une mesure
principale des angles
Δ
3°) a) Déterminer .

b) Montrer que

c) Déterminer la mesure principale de l’angle orienté

Commentaires :

• est l’image de l’angle orienté par SΔ et on a :

• est l’image de l’angle orienté par et on a :

D’une façon générale :

c
c
c

c
Δ

200
ANGLE ORIENTÉ DE DEUX VECTEURS NON NULS

Activité 9
Soient deux vecteurs non nuls. Soient A et A’
deux points distincts.
a) Construire les points B , C , B’ et C’ tels que

b) Montrer que

Définition

étant deux vecteurs non nuls du plan orienté. A , B et C étant des points du plan
tels que ,
L’angle orienté des vecteurs noté est par définition l’angle orienté des
demi- droites [AB) et [AC).
Une mesure de est notée et on a :

Remarque :
désigne à la fois une mesure de l’angle orienté des vecteurs
et une mesure de l’angle des deux demi droites [AB) et [AC).

Activité 10 A D
ABCD un carré direct, on a donc

Déterminer

Proprietés :
B C
étant des vecteurs non nuls

• (Relation de Chasles pour les angles des vecteurs)

201
Activité 11
Démontrer, en utilisant la relation de Chasles, que pour tous vecteurs non nuls
on a :

Activité 12
ABC étant un triangle du plan orienté P.
C
1°) Montrer que
A

2°) En déduire que dans tout triangle ABC on a :


B

Activité 13
Dans le plan orienté P, on considère un triangle isocèle ABC de sommet principal A. Soit H
le milieu de [BC]. Soit α une mesure, en radian, de l’angle orienté

1) a) Montrer que

b) En déduire que

2) a) Montrer que

b) Montrer en utilisant la somme des angles orientés dans un triangle que :

Activité 14
Soient deux vecteurs non nuls.
Montrer que :
sont colinéaires si et seulement si

202
Activité 15
Soient A et B deux points distincts du plan orienté P. Compléter :

Activité 16
Soient deux vecteurs non nuls.
Montrer que : sont orthogonaux si et seulement si

Sens d’un repère orthonormé


Soit un repère orthonormé du plan orienté P.
On a deux cas qui se présentent :

• , dans ce cas est dit direct

• , dans ce cas est dit indirect

Activité 17
direct indirect
est un repère orthonormé. x
Compléter le tableau suivant en mettant
une croix dans la case correspondante :

203
Résumé

• Si α est la mesure principale de l’angle orienté on a : - π< α ≤ π et

• Quelles que soient les demi-droites [ox) , [oy) et [oz) on a :

Quels que soient les vecteurs non nuls

 (Relation de Chasles pour les angles des vecteurs)

 sont colinéaires si et seulement si

 sont orthogonaux si et seulement si

• Le repère orthonormé est direct si et seulement si

204
Exercices et Problèmes
01 ABCD est un carré tel que 06 On donne dans le plan orienté P une demi
On
droite [Ox), et on considère les demi-droites
[Oy) et [Oz) telles que.
Déterminer la mesure
principale de chacun
des angles orientés

a- Déterminer la mesure principale de chacun


des angles
b- Construire les demi-droites [Oy) et [Oz) .
02 ABC est un triangle isocèle de sommet
c- Donner une mesure de l’angle
principal A tel que
Déterminer la mesure principale de chacun 07 Soit un triangle isocèle de sommet
des angles orientés. principal A tel que
Calculer

03 ABCD est trapèze rectangle tel que


08 Soit A et B deux points distincts du plan
orienté P .
Déterminer la mesure principale
Déterminer les ensembles suivants :
de chacun des angles orientés

04 étant deux vecteurs non nuls tels


que
09 ABCD est un losange tel que:
Déterminer la mesure principale des angles
orientés suivants :
Déterminer une mesure en radian de chacun
des angles suivants :
05 α est une mesure en radian de l’angle
.
Déterminer la mesure principale de cet angle
dans chacun des cas suivants :

205
Exercices et Problèmes
10 Soit ABC un triangle . Soit So la
symétrie centrale de centre un point O.
1) Construire A’, B’ et C’ les images
respectives de A, B et C par So .
2) Montrer que :

11 Dans le plan orienté, on considère un cer-


cle C de centre O et un point A de C.
Soit M le point de C tel que:

Soit Mn le point de C tel que:

où n est un entier naturel.


1°) Construire A, M0, M1 et M2 .
2°) Pour quelles valeurs de n les points
M et Mn sont confondus ?
3°) Pour quelles valeurs de n les points
M et Mn sont diamétralement opposés ?
4°) Pour quelles valeurs de n les vecteurs
sont orthogonaux ?

206
Chapitre 2

Formules trigonométriques

INTRODUCTION
Dans ce chapitre, le plan orienté P est muni d’un repère orthonormé et on
désigne par C le cercle trigonométrique et par A, B, A’et B’ les points de C vérifiant :

Activité 1
1) Déterminer une mesure de chacun des angles orientés

2) Placer sur C les points M et N tels que

3) Soit E = {M ∈ C ; }

Représenter les éléments de E sur le cercle C

Activité 2
1) Parmi les réels suivants, préciser ceux qui sont des mesures de

2) Donner trois mesures différentes de

Activité 3
Soit C 1 le demi- cercle de diamètre [AA’] et contenant le point B

Soit S le point de C 1 tel que

1) Faire une figure et déterminer les coordonnées de S dans le repère

2) Soit S1 et S2 les symétriques de S, respectivement, par rapport à (OB) et à (OA)

Déterminer les coordonnées de S1 et S2 dans le repère

207
Définition
Pour tout point M de C , l’abscisse de M est appelé le cosinus de l’angle orienté .
Si θ est une mesure de cet angle, on le note cosθ
L’ordonnée de M est appelé le sinus de l’angle orienté ; on le note sinθ

Activité 4
Compléter :
a) Au réel α = 0, on associe le point A (...,...),
On en déduit cos 0 = ... et sin 0 = ...
b) Au réel α = π , on associe le point B (...,...),
2
On en déduit cos π2 = ... et sin π = ...
2
c) Déterminer les cordonnées du point A’ associé à π
En déduire cos π, sin π et tan π
d) Déterminer cos (- π ) et sin (- π )
2 2

Activité 5
Recopier puis Compléter le tableau suivant

x 0 π π π π π -π 4π 3π
6 4 3 2 2 3 4

Sinx

Cosx 1

Tanx /////

Activité 6
Soit α un réel, M le point de C qui lui est associé (On a ainsi, α une mesure de
1) Ecrire OM2 en fonction de cos x et sin x.
2) En déduire le résultat suivant :
Pour tout réel α , cos2 α + sin2 α = 1 ,
Ce résultat est dit le théorème fondamental de la trigonométrie.
Activité 7
1) Déduire du théorème précèdent que pour tout réel x,
sinx ∈ et cosx ∈
2) Vérifier ce résultat graphiquement.

208
Cours
Activité 8
Considérons le réel π et le point M du cercle trigonométrique qui lui correspond
3
(donc π est une mesure de l’angle
3
a) Déterminer sur C les points qui correspondent aux réels

b) Conclure puis comparer :

c) Soit N un point quelconque de C et x une mesure de l’angle


Comparer :

Définition
Pour tout réel x et pour tout entier relatif k,
cos (x +2k π ) = cos x
sin (x +2k π ) = sin x
on dit que les fonctions cosinus et sinus sont périodiques
Pour tout k, entier relatif non nul, 2k π est une période de chacune de ces deux fonctions.

2π est la plus petite période strictement positive


cos (x +2π ) = cosx et sin (x +2π ) = sin x .
Ainsi :
T = 2 π est appelé la période de la fonction cosinus
T = 2 π est appelé la période de la fonction sinus

Activité 9
Soit x un réel et M le point de C tel que
1) Placer sur C les points N, P et Q associés respectivement aux réels π - x, (- x) et π + x
2) Vérifier les formules suivantes :

209
cos (-x) = cosx sin (-x) = - sin x
cos (x+π ) = - cos x sin (x+π ) = - sinx
cos (π - x) = - cos x sin (π - x) = sin x

Activité 10
Soit x ∈ IR
a) Déterminer, en fonction de cosx,les réels suivants :
cos (x +2π), cos (x +3π), cos (x +4π), cos (x +5 π)
Quelle conjecture peut-on proposer ? Justifier ce résultat.
b) De même, déterminer

Activité 11

1) Placer sur le cercle trigonométrique les points qui ne correspondent pas à x.


2) Montrer que pour tout entier k, tan (x +k π) = tan (x)
3) Que peut-on dire de la périodicité de la fonction tangente ?
4) Exprimer en fonction de tanx, tan (-x) et tan (π -x)

Activité 12
Calculer

210
Activité 13
Soit M ∈ C , notons m et n les projetés orthogonaux
respectifs de M sur l’axe (x’ox) et l’axe (y’oy).
Soit α une mesure de l’angle
Soit Δ la droite d’équation y= x (première bissectrice) .
Soit S la symétrie orthogonale d’axe Δ .
Soit M’ = S (M).

Notons n’ et m’ les projetés orthogonaux respectifs de M’ sur (x’ox) et sur (y’oy)

1) a) Montrer que : est une mesure de .

b) Montrer que :

c) Montrer de manière analogue que :

2) En déduire que :

FORMULES D’ADDITION

Activité 14
Soit x et y deux réels, considérons les points M, N et M’ de C vérifiant :

On se propose de calculer les coordonnées du point N de deux façons différentes.


1) Quelles sont les coordonnées du point N dans le repère .
2) En déduire que (1)
3) a) Vérifier que le repère est orthonormé direct.
b) Montrer que :

c) En déduire que (2)


d) En utilisant (1) et (2) montrer que pour tous réels x et y, on a :
cos (x+y) = cos x cos y – sin x sin y
sin (x+y) = sin x cos y + cos x sin y  Voir une autre façon de démontrer ces
deux formules sous forme d’exercice dans
le chapitre « produit scalaire du plan »

211
Activité 15
1) soit x et y deux réels.
Montrer que cos (x-y) = cos x cos y + sin x sin y
sin (x-y) = sin x cos y – cos x sin y

2) a) Ecrire comme différence de deux angles remarquables puis Calculer

b) Déterminer

Activité 16

, x et y deux éléments de E tels que x+y ∈ E et x-y ∈ E.

a) Montrer que

b) Déduire tan (x-y).

Activité 17
En utilisant les formules d’addition calculer les réels suivants en fonction de cos x ou sin x :

Activité 18
a) Montrer que pour tout réel x,
cos2x = 2cos2 x-1 = 1- 2sin2 x.
sin2x = 2sinx cosx.
b) Montrer que pour tout réel x tel que x et 2x appartiennent à

Activité 19
1) Retrouver

2) Calculer

3) Calculer, des deux façons différentes,

212
Résumé

PLANCHE DE TRIGONOMÉTRIE

Angles associés :

Formules d’addition :

cos(a+b) = cos a cos b - sin a sin b cos(a-b) = cos a cos b + sin a sin b
sin(a+b) = sin a cos b + cos a sin b sin(a-b) = sin a cos b - cos a sin b

Formules de duplication :

cos 2a = cos2 a - sin2 a. sin2 a = 2sin a cos a.


= 2cos2 a -1
= 1- 2sin2 a.

Formules de linéarisation :

213
Exercices et Problèmes
01 Pour chacun des nombres suivants, 05 Vérifier que pour tout réel x on a:
indiquer le sinus, le cosinus, et la tangente : •

02 Même question que l’exercice précédent



pour les réels :

03 Recopier et Compléter chacun des trois


06 Exprimer
tableaux suivants :
en fonction de cosx et sinx
sina = .....
07 Exprimer en fonction de cosx et sinx,
sina = ..... sin(x+a),cos(x+a),sin(x-a) et cos(x-a)
pour chacune des valeurs suivantes de a:
sina = .....

cosb = ..... 08 Soit α un réel


Etablir les formules suivantes :
cosb = .....

cosb = .....
09 Soit
Montrer que :
cosa = sina = tan(- α) = - tan(α) ; tan( π-α ) = - tan(α).

tan b = -2 cosa = sina =


10 Soit
cosa = sina =
Posons Montrer que :

04 Calculer le cosinus et le sinus de chacun


des nombres suivants en fonction de 11 Soit a un réel
cos α et sin α. Simplifier, quand elles existent, chacune
des expressions suivantes :

214
Exercices et Problèmes
12 Simplifier 19 Mettre sous forme d’un produit chacune
sin(3a).cos(5a) - cos(3a).sin(5a) des expressions suivantes:
cos(7a).cos(4a) - sin(7a).sin(4a) A = sin(x+y) + sin(x-y)
cos(7a).cos(4a) + sin(7a).sin(4a) B = cos(x+y) - cos(y-x)
C = sin(x+ π) - sin(3x-π)
D = cos(x+ π ) + cos(x- π)
2 2
13 Ecrire sous la forme tan(x) où x est un E = sinx + sin5x
réel à préciser en fonction de a 20 Vérifier que l’on a quel que soit le réel x

21 Montrer que
14 Montrer les relations suivantes
a)
(On pourra utiliser la relation
b) 2cos(a+b)sin(a-b) = sin2a-sin2b
2cos2a = 1 + cos2a)
c) 2sin(a+b)sin(a-b) = cos2a - cos2b
d) cos4x – sin4x = cos2a 22 On donne
15 Prouver les formules suivantes : Calculer tan(2x) puis déterminer x

a) cos(a+b).cos(a-b) = cos2a - sin2b 23 1) Montrer que pour tout réel x,


= cos2b - sin2a (cosx + sinx)2 + (cosx - sinx)2 = 2
b) sin(a+b).sin(a-b) = sin2a -sin2b 2) On suppose que cosx + sinx =
16 a, b et c sont des réels qui ne sont pas des Calculer cosx – sinx puis cosx et sinx
multiples de π, Montrer que : 24 Fonction cotangente
On considère la fonction cotangente, notée
cotan. définie par :cotan(x) =
17 On donne 1) Déterminer l’ensemble D de définition
a) Calculer cos2x. de la fonction cotangente
b) En déduire x sachant que 2) Montrer que la fonction cotangente est
impaire
18 a) Soit a un réel, calculer cos4a et sin4a 3) Montrer que pour tout x élément de D
en fonction de sina et cosa. et pour tout entier relatif k on a :
b) A quelle condition tan(4a) existe ? x + k π ∈ D et cotan (x + k π) = cotan (x)
Dans ce cas écrire tan(4a) en fonction de tan(a)

215
Exercices et Problèmes
(On distinguera les deux cas suivants :

4) Que peut-on déduire de la périodicité


de la fonction Cotangente
5) Sur quelle partie de IR a-t-on l’égalité 29 Utilisons la calculatrice :
Soit k ∈ IN.
Soit E l’ensemble des réels de la forme
25 Dans chacun des cas suivants, donner des
conditions sur α pour que les formules écrites où 0 ≥ k ≥ 20.
soient valables puis prouver ces formules : 1) Pour chaque réel x de E, calculer une
valeur approchée à 10-8 prés de chacun
des réels :

2) Déduire que pour tout réel x de E,


on a : 0 ≥ x – sinx < x3
3) On admet que pour tout x ∈ , on a :
0 ≥ x – sinx < x3
Donner une condition suffisante sur x
pour que votre calculatrice affiche x lorsque
26 Simplifier les expressions suivantes vous calculez sinx
(On suppose qu’elles existent) 30 Soit k ∈ IN.
Soit F l’ensemble des réels de la forme
où 0 ≥ k ≥ 20.

1) Pour chaque réel x de F,


calculer une valeur approchée à
10-8 prés de chacun des réels :
27 Soit x un réel ;
a) Calculer de deux façons différentes
(cos2 x + sin2 x)3 2) Déduire que pour tout réel x
b) En déduire que de F, on a : 0 ≥ 1 – cosx < x2
cos6x + sin6x +3sin2x cos2x = 1 3) On admet que pour tout x ∈ , on a :
28 Montrer que les fonctions suivantes sont 0 ≥ 1 – cosx < x2
constantes et déterminer leurs valeurs Déterminer les réels x pour que 1 soit une
valeur approchée de Cosx à 10-8 prés

216
Math et Culture

LE THÉORÈME DE PTOLÉMÉE

Dans un traité célèbre ‘‘l’Almageste’’, le grec Claude Ptolémée ( 90 – 168) exposa toute
la trigonométrie de l’antiquité et donna son théorème
: « Dans un quadrilatère convexe inscrit dans un cercle,
le produit des diagonales est égal à la somme
des produits des cotés opposés » .
Avec les notations de la figure,
AB x CD + BC x DA = AC x BD
Ce résultat lui servit à établir des formules trigonométriques.
Voici par exemple comment on peut prouver la relation
sin (a - b) = sin a cos b - sin b cos a pour deux angles a et b
tels que a soit compris entre b (positif) et π
2
Considérons un quadrilatère ABCD inscrit dans un demi cercle de diamètre [AD]
et de centre O, de sorte que AD = 1,
Les triangles ABD et ACD étant rectangles, on a AB = sin b, AC = sin a, mais aussi
BD = cosb et CD = cos a.
Dans BCD la relation des sinus donne
Par suite BC = sin (a-b)
Le théorème de Ptolémée affirme que AC x BD = AB x CD + BC x AD, soit encore,
puisque AD = 1 : sin (a - b) = BC = AC x BD - AB x CD, d'où la relation :
sin (a - b) = sin a cos b - sin b cos a.

217
Chapitre 3

Équations et inéquations
trigonométriques fondamentales

INTRODUCTION

Dans ce chapitre, on appelle équation trigonométrique fondamentale, toute équation du


type cosx = a ou sinx = a, a ∈
On appelle inéquation trigonométrique fondamentale, toute inéquation du type
cosx ≥ a ou sinx ≥ a ou cosx ≥ a ou sinx ≥ a avec a ∈
le plan orienté P est muni d’un repère orthonormé et on désigne par C
le cercle trigonométrique et par A, B, A’ et B’ les points de C vérifiant :

Activité 1

Soit x un réel tel que


On désigne par M et N les images respectives de x et π6 sur le cercle trigonométrique
1) Prouver que M et N sont confondus ou symétriques par rapport à l’axe des abscisses.
2) En déduire que
3) Montrer que si x et y sont deux réels vérifiant cosx = cosy on a alors : x = y + 2k π
ou x = -y + 2k π ,

218
Activité 2
Soit x et y deux réels
a) Si x = y + 2k π ; que peut- on dire de cosx et cosy ?
b) Si x = -y + 2k π ; que peut- on dire de cosx et cosy ?
c) Justifier le résultat suivant :
cosx = cosy x = y + 2k π ou x = -y + 2k π ,

Activité 3
Soit x un réel tel que
On désigne par K et L les images respectives de x et sur le cercle trigonométrique C
1) Prouver que K et L sont confondus ou symétriques par rapport à l’axe des ordonnées.
2) En déduire que
3) Montrer que si x et y sont deux réels vérifiant sinx = siny on a alors : x = y + 2k π
ou x = π -y + 2k π ,

Activité 4
Soit x et y deux réels
a) Si x = y + 2k π ; que peut- on dire de sinx et siny
b) Si x = π -y + 2k π ; que peut- on dire de sinx et siny
c) Justifier le résultat suivant :
sinx = siny x = y + 2k π ou x = π -y + 2k π ,
⇑⇑

219
Cours

ÉQUATIONS
TRIGONOMÉTRIQUES FONDAMENTALES

Résolution de l’équation cosx=a

Activité 5
1) Résoudre chacune des équations suivantes :
a) cosx = 3
2
b) cosx =-2.
2) Conclure.

Activité 6
a) Résoudre dans l’équation (E) : cosx = 0
b) Montrer que l’ensemble S des solutions dans de l’équation (E) est

c) Représenter sur le cercle trigonométrique C les éléments de S.

Activité 7
a) Montrer que l’ensemble de solutions dans de l’équation cosx = 1 est
2

b) Représenter les solutions sur le cercle trigonométrique.

Activité 8
1) Montrer que l’ensemble des solutions dans de l’équation cosx = 1 est

2) Montrer que l’ensemble des solutions dans de l’équation cosx = -1 est

220
Activité 9
Soit a . On considère le cercle trigonométrique de diamètre [AA’]
Soit H le point du segment [AA’] d’abscisse a
1) Vérifier l’existence de deux points M et M’ de C qui se projettent orthogonalement en
H sur la droite (AA’)
2) Montrer que la résolution de l’équation cosx = a se ramène à déterminer les mesures
des angles orientés
3) En déduire que si α est une mesure de l’un des angles alors -α est une mesure de l’autre.
4) Montrer que SIR =

• Si a ∈ \ [–1,1] alors l’équation cosx = a


n’a pas de solution dans .
• Si a ∈ [–1,1] alors il existe au moins une solution α de
l’équation cosx = a
Dans ce cas l’ensemble des solutions dans de cette équation est :

Activité 10
Résoudre les équations suivantes et représenter dans chaque cas les solutions sur C :

Résolution de l’équation sinx=a

Activité 11
1) Résoudre dans chacune des équations suivantes :
a) sinx = 1,01.
b) sinx = - 4
3
2) Conclure.

Activité 12
a) Résoudre dans l’équation ( E’) : sinx = 0
b) Montrer que l’ensemble S des solutions dans de l’équation ( E’) est
c) Représenter sur le cercle trigonométrique C les éléments de S’.

221
Activité 13
a) Montrer que l’ensemble des solutions dans de l’équation est

b) Représenter les solutions sur le cercle trigonométrique C .

Activité 14
Soit b
On se propose de résoudre, dans ce cas, l’équation sinx = b
Soit K le point du segment [BB’] d’ordonnée b
1) Vérifier l’existence de deux points N et N’ de C qui se projettent orthogonalement
en K sur la droite (BB’)
2) Montrer que la résolution de l’équation Sinx = b se ramène à déterminer les mesures
des angles orientés
3) En déduire que si α est une mesure de l’un des angles alors π - α est une mesure de l’autre
4) Montrer que

• Si b ∈ \ [–1,1] alors l’équation sinx = a


n’a pas de solution.
• Si b ∈ [–1,1] alors il existe au moins une solution α de
l’équation Sinx = b
Dans ce cas l’ensemble des solutions de cette équation est

Activité 15
Résoudre dans les équations suivantes et représenter dans chaque cas les solutions sur C

Activité 16
a et c étant deux réels non nuls et b et d deux réels
Recopier et compléter les équivalences suivantes :

cos(ax+b) = cos(cx+d) équivaut à

sin(ax+b) = sin(cx+d) équivaut à

222
Activité 17
On a déjà établi que l’ensemble des solutions dans de l’équation sinx = 0 est

1) Soit x et x0 ∈

a) Montrer que : tanx = tan(x0) sin(x - x0) = 0.



b) En déduire que x = x0 + kπ,
2) On admet que pour tout réel c, il existe un unique réel x0 de tel que c = tanx0
Résoudre l’équation tanx = c , c ∈ .
tanx = tanα x = α + kπ

⇑⇑
Activité 18
a) Compléter le tableau suivant :
x 0

tanx 1

b) Résoudre dans chacune des équations suivantes


tanx = ; tanx = -1 ; tanx = 0 ; tanx = 1

Activité 19
Résoudre dans les équations suivantes et représenter les solutions sur le cercle
trigonométrique C :

Exersices Résolus
Exercice 1 :
Résoudre dans puis dans π π
l’équation cos3x = sin (x + 2π )
3 Point Méthode :
Solution : Pour résoudre une équation du type:
cosu = sinv, on se ramène
• cos3x = sin (x + 2π ) cos3x = cos [ π - (x + 2π )]
⇑ ⇑
⇑ ⇑

3 2 3 à une équation cosu = cosw,


cos3x = cos (-x - π ) en écrivant que
6
[ou à une équation sint = sinv, en
Montrer alors que : écrivant que
]

223
• Déterminons les réels de l’ensemble appartenant à : π π

d’où les réels de l’ensemble appartenant à π π sont :

• On démontre de même que les réels de l’ensemble appartenant à

π π sont :
• Conclusion : L’ensemble des solutions, dans π π , de (E) est

Exercice 2 :
Résoudre dans l’équation (E) : 2sin2x + sinx - 1 = 0
et construire les images des solutions
sur le cercle trigonométrique C .
Solution :
(E) 2t2 + t – 1 = 0 avec t = sinx
⇑ ⇑

Cette équation à deux solutions


donc (E) sinx = -1 ou sinx =

On montre que
SIR =

INÉQUATIONS
TRIGONOMÉTRIQUES FONDAMENTALES

Activité 20
On se propose dans cette activité de résoudre l’inéquation cosx ≥ , on note S
l’ensemble des solutions dans
1) Placer sur le cercle trigonométrique C , les points M1 et M2 d’abscisse .
2) Placer sur C des points N1, N2 , N3 et N4 ayant chacune une abscisse inférieure à .
3) Placer sur C des points K1 et K2 ayant chacune une abscisse supérieure à .

224
4) Notons x1, x2, x3, x4, y1 et y2 des mesures respectives des angles

Comparer à chacune des valeurs suivantes :


cosx1, cosx2 , cosx3 , cosx4 , cosy1 et cosy2 .
5) Colorier l’ensemble des points M de C tels que une mesure x de l’angle orienté

6) Montrer que S est la réunion des intervalles


qu’on note

Activité 21
On se propose de résoudre dans l’inéquation On note S l’ensemble des
solutions de cette inéquation.
1) Placer sur C les points M1 et M2 ayant pour ordonnée et déterminer une mesure
de chacun des angles
2) Colorier avec deux couleurs différentes les deux arcs géométriques de C d’extrémité
M1 et M2 .
3) Lequel des deux arcs est l’ensemble des images sur C des solutions de l’inéquation

4) Vérifier que

Activité 22
1) Résoudre dans chacune des inéquations suivantes :

2) Soit a ∈ 1 + ∞ et b ∈ −∞ - 1
Résoudre dans les inéquations : cosx ≥ a ; sinx ≥ a ; cosx ≥ b ; sinx ≥ b

Activité 23

Résoudre dans chacune des inéquations suivantes et construire les images des
solutions sur le cercle trigonométrique
a) cosx ≥ 0.
b) 2sinx -1 ≥ 0
c) (2sinx -1 ) cosx ≥ 0

225
Activité 24
a) Montrer que les deux inéquations suivantes sont équivalentes :

b) Résoudre dans , (E2). En déduire l’ensemble de solutions de (E1)

Activité 25
Sur les figures ci - dessous, on a coloré sur C les ensembles S1 et S2 des images
des solutions des deux inéquations trigonométriques .
Donner l’inéquation correspondante à S1 et celle correspondante à S2

Exercice résolu :
Résoudre dans l’inéquation

Solution :
Posons t = Cosx donc t ∈

(E) est équivalente à

Résolvons l’équation

donc

t -1 1

+ 0 - 0 +

226
Ainsi équivaut à

Par suite

Ainsi

227
Exercices et Problèmes
 Dans chacun des exercices suivants
(de n°1 à n°23) résoudre dans , l’équa- 14 sin2x – sinx cosx = 0.
tion donnée.
15 sin2x – sinx cos3x = 0.
01

16
02 cos2x + 1 = 0

17
03

18
04
[On calculera d’abord de deux façons
différentes (cos2x + sin2x)2
05
19 2 sin2x – sinx – 1 = 0.

06
20

07 2 cos2x – 5 cosx + 3 = 0
21 3 sinx = 2 cos2x.

08
22

09 23 sinx + sin4x = 0.

 Dans chacun des exercices suivants


10 (de n°24 à n°44). Résoudre dans et
représenter les images des solutions sur
le cercle trigonométrique C .
11
24

12
25

13 cos3x + sin2x = 0 26

228
Exercices et Problèmes
Problémes

27 43

28 44 cosx = sinx.
 Dans les exercices suivants du n°45 au
n°51 résoudre chacune des équations pro-
29 posées après avoir déterminé le domaine
sur le quel elle est définie.
30 4sin2x – 1 = 0 45

31 46

32 47

33 48

34
49

35
50

36
51

52 On définit un réel t par :


37 4sin22x – 1 = 0

38 1) Calculer cos2t. En déduire t.


2) Résoudre l’équation :
4(cos7x cosx + sin7x sinx) =
39
53 a) Montrer que

40 b) Résoudre l’équation
54 a) Vérifier que
41
b) Quelle est la valeur de

42 c) Résoudre dans l’équation :

229
Exercices et Problèmes
Problémes
55 Résoudre dans chacune des deux 61 Soit
équations trigonométriques suivantes
a) sin2x = cos2x 1) Calculer
2) Montrer que pour tout réel x,
h(x) = sinx – sin2x
56 Résoudre successivement dans les
3) Résoudre dans IR, l’équation h(x) = 0
deux équations suivantes:
(E1) : 2y3 – 18y = y2 – 9.  Dans chacun des exercices suivants,
Résoudre dans π]
puis dans [0, 2π
(E2) : 2sin3x – 18sinx + cos2x + 8 = 0. l’inéquation donnée en représentant sur le
57 On considère l’expression : cercle trigonométrique les points images
A(t) = cos2t (2cos3t + 1) où t est un réel des solutions trouvées.
quelconque
1) Résoudre dans l’équation : A(t) =0. 62 sinx – 1 ≥ 0
2) Résoudre dans l’inéquation :
2cos3t + 1 < 0.
3) Déduire le signe de A(t) sur 63

58 64
1) Déterminer le domaine de définition D de f.
2) a) Montrer que 65
et que
b) Montrer que pour tout t de D; 66
c) En déduire la valeur de
59 1) Résoudre dans puis dans ]-π, π] 67 2 cos2x <1
l’équation :
2) Soit f la fonction définie par : 68

69
a) Déterminer le domaine de définition de f.
b) Résoudre dans ]-π, π], l’équation f(x) = 0
60 1) Montrer que pour tout réel x , 70
cos2x + sin2x + sin2x = (cosx + 2sinx) cosx  Dans chacun des exercices suivants
2) Résoudre alors l’équation : (de n°71 à n°76). Résoudre dans , dans
cos2x + sin2x + sin2x = 0. π] l’inéquation don-
puis dans [0,2π
née.
71

230
Exercices et Problèmes
Problémes

72

73

74

75

76 2 cos2x – 5 cosx + 2 ≥0

77 Résoudre dans , l’équation


1 + 2sin2x = 0 puis résoudre dans [0, 2π]
l’inéquation :

 Dans chacun de deux exercices suivants


résoudre dans ]-π, π] l’inéquation donnée.

78

79

 Dans chacun des exercices suivants


étudier dans [-π, π] le signe de la fonction
donnée :
80 f(t) = cost + sin2t

81

82 h(t) = sint(1 - cost)

231
Chapitre 4

Produit scalaire dans le plan


• Définitions
• Propriétés
• Activités dans un repère orthonormé

INTRODUCTION

Activité 1
Un solide S est soumis à l’action d’une force F = 50N
qui fait un angle avec l’horizontale
et ce pour le déplacer d’un point A à un point
B distant de 10 m.
Calculer, en joule, le travail W de la force
allant de A à B.
( On rappelle la formule )

Activité 2
On donne dans le plan P deux vecteurs non nuls et deux points A et A’.
1) construire les points B , C , B’ et C’ définis par :

2) Montrer que :
les deux réels sont égaux.

232
Cours
Définition
On appelle produit scalaire de deux vecteurs du plan, le réel noté défini par :

A , B et C trois points du plan tels que

Activité 3
Revenir à l’activité 1 et interpréter le travail W de la force en utilisant le produit scalaire
de deux vecteurs que l’on précisera.

Activité 4
Calculer dans chacun des cas suivants :

a)

b)

c) (discuter)

Activité 5
Soit deux vecteurs du plan. Compléter la phrase suivante :
si et seulement si ...........................................................

233
Activité 6
étant deux vecteurs du plan et α un réel.
Montrer que :
a)
Soient A, B et C trois points du plan
b) tels que A ≠ B et A ≠ C.
Les droites (AB) et (AC)
c) sont perpendiculaires si et seulement

d) Soit un vecteur du plan.


est noté et on lit : le carré scalaire de

Exercice
ABCD est un carré de centre O et de côté a.
Calculer,en fonction de a, les réels suivants :

Propriétés :
On admet la propriété suivante :
Pour tous vecteurs du plan on a :

Activité 7
Démontrer les propriétés suivantes : étant trois vecteurs du plan

Exercice
Développer les produits suivants :

234
AUTRE EXPRESSION DU PRODUIT SCALAIRE

Activité 8
Soit deux vecteurs non nuls du plan. Soit A, B et C des points du plan tels que
On désigne par H le projeté orthogonal de C sur (AB).
1) Montrer que
2) En déduire que
• sont de même sens.
• sont de sens contraires.
3) Compléter

Activité 9

Calculer dans chacun des cas suivants :

235
Activité 10
Soit ABC un triangle rectangle en A. Soit H le pied de la hauteur issue de A.

a) Montrer que

b) En déduire que

Activité 11
Soit ABC un triangle.

On pose

a) Calculer de deux manières. En déduire que

b) Démontrer les deux autres formules analogues.

Activité 12

On donne dans le plan P un vecteur non nul et un point O.


On considère l’application f qui à tout point M du plan associe le réel .
A tout réel k on associe l’ensemble .
Dk s’appelle ligne de niveau de f.
On se propose dans cette activité de déterminer Dk.
Soit A le point définit par et pour tout point M du plan, on désigne par H son
projeté orthogonal sur la droite (OA).

1) On suppose que k est un réel positif. Montrer que :

M ∈ Dk si et seulement si

En déduire que Dk est la droite perpendiculaire à (OA) en H


2) On suppose que k est un réel négatif.
Montrer que :

M ∈ Dk si et seulement si

( A’ étant le symétrique de A par rapport à O)

3) Construire

236
Activité 13

Soient A et B deux points distincts du plan et g l’application du plan P dans qui à tout
point M associe le réel .
Pour tout réel k , on note Ck la ligne de niveau k de g. On se propose dans cette activité de
déterminer Ck.
On pose AB = 2a (a ∈ ] 0 , + ∞[ ) et O le milieu de [AB].
1)a) Montrer que pour tout point M du plan P,
b) En déduire que
c) Discuter, suivant le réel k, la nature et les éléments caractéristiques de Ck.
2) Construire C0 et C1 (pour a = 2 ).

Soient A et B deux points distincts du plan.


L’ensemble des points M tels que
est le cercle de diametre [AB].

ACTIVITÉS DANS UN REPÈRE ORTHONORMÉ DU PLAN

Activité 14

Soient deux vecteurs non nuls du plan. Montrer que est une base orthonormée

de l’ensemble des vecteurs du plan si et seulement si

Activité 15

Soit une base orthonormée de l’ensemble des vecteurs du plan.

Soient les vecteurs

Montrer que

Activité 16
Dans le plan rapporté à un repère orthonormé , on donne les points

1) Calculer BA et BC.
2) a) Calculer
b) En déduire la valeur de et la mesure de

237
Activité 17

1) Soient une base orthonormée de un vecteur.

Montrer que

2) Soit une base orthonormée de

On considère les vecteurs

a) Montrer que est une base orthonormée de

b) Soit . Déterminer les coordonnées de dans la base B’

Activité 18
Dans le plan rapporté à un repère orthonormé , on donne les points :
A (2 , 1) , B (4 , 3) et M (x , y).
a) Calculer
b) En déduire une équation cartésienne du cercle de diamètre [AB].

Activité 19 ( Hauteurs d’un triangle )

Le plan est rapporté à un repère orthonormé


On donne les points A (- 1 , 6) , B (1 , 1) et C (5 , 4).
1)a) Placer les points A , B et C.
b) Déterminer les coordonnées des vecteurs dans la base .
c) ABC est-il un triangle rectangle ?
2) On désigne par Δ et Δ’ les droites qui portent les hauteurs issues respectivement de A et B.
a) Montrer que pour tout point M (x , y) de P, M ∈ Δ si et seulement si .
En déduire une équation cartésienne de Δ.
b) Déterminer de même une équation cartésienne de Δ’.
3) a) Déterminer les coordonnées de l’orthocentre H du triangle ABC.
b) Vérifier que

238
Exercice résolu
On donne dans le plan P, deux points A et B tels que AB = 4.
Déterminer et construire l’ensemble ( Γ ) des points M du plan tels que (1)
Pour résoudre analytiquement ce problème on utilisera la stratégie suivante :
1) Transformer l’égalité (1) en utilisant
2) Choisir un repère orthonormé convenable du plan.
3) Déterminer une équation cartésienne de ( Γ )
4) Préciser la nature et les éléments caractéristiques de ( Γ ).
Solution

1)

2) On choisit un repère orthonormé de la manière suivante :


• O le milieu de [AB].

• un vecteur unitaire orthogonal à

3) Dans le repère , On a : A (2 , 0) et B (-2 , 0).

Pour tout point M(x , y) de P on a :

M ∈ ( Γ ) équivant à équivant à
équivant à
équivant à

équivant à

4) Conclusion ( Γ ) est le cercle

de centre et de rayon

239
Résumé

Le produit scalaire de deux vecteurs non nuls est le réel défini par :

A, B et C étant trois points du plan tels que A ≠ B.


H le projeté orthogonal de C sur (AB).

Pour tous vecteurs du plan et pour tout réel α on a :

sont orthogonaux si et seulement si 0

ayant pour coordonnées respectives dans une base orthonormée :

240
Exercices et Problèmes
01 deux vecteurs du plan et α une 05 Soit ABC un triangle isocèle en A avec
mesure de l’angle . AB = AC = 8 et BC = 6. Calculer
Calculer dans chacun des cas suivants : 06 Soit ABC un triangle rectangle en A tel
que AB = 8 et AC = 6. On désigne par H le
projeté orthogonal de A sur (BC).
a- Calculer .
b- En déduire la valeur de CH.
07 On donne deux vecteurs tels que :

1°) Calculer les produits scalaires suivants :

02 Soient deux vecteurs du plan.


a- Calculer 2°)Déterminer le réel t dans les cas suivants ;

b- En déduire que
c- On considère un triangle ABC tel que
AB = 5, BC = 7 et AC = 3.
3°) Déterminer les réels x et y vérifiant
Calculer
03 Soient deux vecteurs du plan.
Montrer que : sont orthogonaux 08 On donne les points A et B tels que
AB = 4 construire les points M tels que :
si et seulement si
04 L’unité de longueur étant le côté du
carreau, calculer dans chacun des cas 09 On donne un triangle isocèle rectangle tel
suivants : que AB = AC = a. Construire un point M tel
que :
10 ABC est triangle équilatéral de côté a.
Construire l’ensembe des points M dans cha-
cun des cas suivants :

241
Exercices et Problèmes
11 Dans un triangle ABC, On pose 15 Déterminer x pour que les vecteurs
a = BC, b = AC et c = AB. soient orthogonaux dans chacun des
1) Développer le carré scalaire cas suivants :

2) En déduire que :

3) a- Que devient cette égalité si ABC est


équilatéral.
b- Montrer que ABC est un triangle
rectangle en A si et seulement si 16

1°) Calculer .
Pour les exercices de 12 à 19 le plan P 2°)
est muni d’un repère orthonormé a- Soit .Déterminer la valeur
x0 de x pour que soit orthogonal à .
12 Calculer le produit scalaire .
dans chacun des cas suivants : b- Pour x = x0 on pose .
Montrer que est une base orthonormée.
17 On considère les points A(3,2), M(x,y) et
le vecteurs .
a- Calculer .
b- En déduire une équation cartésienne de
la droite D passant par A et dont est un
vecteur normal.
13 On considère les points A (-1,1), B (3,0), 18 Soit les droites D et D’ d’équations
et C (4,3). Déterminer les coordonnées des respectives 2x – 6y + 5 = 0 et y = -3x + 4.
vecteurs et calculer a- Déterminer un vecteur normal à D et un
14 On donne les points vecteur normal à D’.
A (3,1), B (-1,5) et C (4,4). b- Calculer ,en déduire que D et D’ sont
a- Déterminer les coordonnées de . perpendiculaires.
b- Calculer AB et AC.
c- Calculer de deux façons le produit
scalaire , en déduire cos et
une valeur approchée de .

242
Exercices et Problèmes
19 On considère les droites D et D’ d’équa- 22 Le plan est rapporté à un repère orthonormé.
tions respectives y = ax + b et y = a’x +b’. On considère la droite Δ dont
a- Déterminer un vecteur normal à D et
une équation cartésienne est :
un vecteur normal à D’.
2x + y – 4 = 0. et le vecteur .
b- En déduire que D et D’ sont perpendicu-
1°) a- Montrer que D est l’ensemble des
laires si et seulement si aa’ = -1.
points M (x,y) du plan tels que :
20 On donne dans le plan deux points A et B
b- En déduire la distance de O à Δ.
tels que AB = 3. On se propose de déterminer
2°) Soit A(3,4)
l’ensemble (Γ) des points M du plan tels que :
a- Calculer .
MA2+ 2MB2 = 18.
b- Soit M un point de Δ. Montrer que le
1°) Soit G le barycentre des points pondérés
produit scalaire est indépendant du
(A,1) et (B,2). Montrer que : . point M et calculer sa valeur.
2°) a- Montrer que pour tout point M du c- En déduire la distance A à Δ.
plan, MA2+ 2MB2 = 3MG2+ GA2 +2GB2. 23 On donne deux points A et B et un réel k.
b- En déduire que : M ∈ (Γ) ⇔ MG2 = 4, Déterminer analytiquement l’ensemble des
préciser alors l’ensemble (Γ). points M, tels que MA2 - MB2 = k dans les cas
21 On donne deux points distincts A et B du suivants :
plan . a)
1°)a- Montrer qu’il existe un point G et un
b)
seul tel que .
b) Montrer que pour tout point M du plan c)

24 On donne les points A(1,3), B(3,2), C(2,-2).


c) En déduire l’ensemble des points M, tels
a- Déterminer analytiquement l’ensemble
que . des point M(x,y) tels que.
2°) Déterminer de la même manière l’en-
semble des points M du plan tels que
b- Donner une démonstration géométrique
a)
de ce résultat en considérant le barycentre G1
des points (A,1), (B,1), (C,-1) et le barycentre
b)
G2 des points (A,3), (B,-1), (C,-1).

243
Exercices et Problèmes
25 On donne les points A(2,1) et B(6,4). a- Donner une mesure de l'angle
Déterminer analytiquement dans chaque cas b- En déduire que :
l’ensemble des points M(x,y) tels que :
c- En déduire que M'(-y,x) dans
3°) a- Montrer que .

26 Thème : (sinus de l'angle de deux vecteurs).


b- Montrer alors que :
Dans le plan orienté P on donne deux
vecteurs non nuls . On munit P d'un
c- Montrer que
repère orthonormé direct et on consi-
dère les points M et N tels que et d- En déduire sin

On désigne par (x , y) et (x', y') les


Application:
coordonnées de M et N dans et par On donne les vecteurs
une mesure de l'angle

1°) a) Calculer
b) En déduire une mesure
de l'angle
c) Déterminer de même une mesure
de l'angle
d) En déduire une mesure
de l'angle
2°) a- Calculer cos et sin .

1°) Montrer que b- En déduire

2°) Soit M' l'image de M par la rotation d'angle


et de centre O.

244
Exercices et Problémes
27 Produit scalaire et formules
trigonométriques :
Soient x et y deux réels. On considère les
points M et N du cercle trigonométrique C
définis par :

1°) Montrer que


2°) a- Déterminer les coordonnées de
chacun des vecteurs dans la
base .
b- En utilisant l'expression analytique du
produit scalaire, écrire autrement
3°) En déduire que pour tous réels x et y
cos ( y - x ) = cos y cos x + sin y sin x.

245
Al-KASHI ou Al-KASHANI,
Gamshid ibn Messaoud, perse, 1350?-1439?
Al-Kashi, dit Ghyath ad-din (auxiliaire de la foi) est originaire de
Kachan, en Iran, d'où son nom, il fut astronôme à Samarcande, en
Ouzbékistan. Un des plus grands mathématiciens de l'époque. On ne
connaît que l'année approximative de sa mort : 1436 ou 1439.
Dans son principal traité (Maqalat Gamshid), il développa l'usage des
nombres sexagésimaux (système de numération en base 60
qu'utilisaient les astronomes Babyloniens),du calcul trigonométrique,
mais aussi des fractions décimales : on lui doit ce terme dans le
calcul de qu'il fit en base 60 afin d'être mieux compris par ses contem-
porains.

Théorème d'Al-Kashi, appelé parfois théorème de Pythagore généralisé :


On doit à Al-Kashi la généralisation du théorème de Pythagore et s'exprimant depuis Viète
sous la forme :
Si l'angle est droit on retrouve la formule de Pythagore a2 = b2 + c2.
On lui doit aussi la formule :
exprimant le rayon du cercle inscrit en fonction des côtés d'un triangle et de l'angle défini par
ces côtés, ainsi que l'aire S du triangle sous la forme

246
Chapitre5

Les Nombres Complexes


« L'esprit de la géométrie circule à peu prés partout dans l'immense corps des mathématiques
et c'est une erreur pédagogique majeure de chercher à l'éliminer » René Thom

INTRODUCTION

Activité 1
1) Résoudre dans puis dans l’équation x + 3 = 0 ; que remarquez-vous ?.
2) Résoudre dans puis dans l'équation 2x + 1 = 0 ; que remarquez-vous ?.
3) Résoudre dans puis dans l'équation x2 – 2 = 0 ; que remarquez-vous ?.
4) Résoudre dans , l'équation x2 + 1 = 0.
On admet les deux résultats suivants:
• Il existe un ensemble noté qui contient IR et dont l’un des éléments noté i est
solution de l’équation x + 1 = 0.
2

• est appelé l’ensemble des nombres complexes


• Tout élément z de s'écrit de manière unique sous la forme z = a + ib où a et b sont
deux réels.

i est un élément de l'ensemble qui vérifie i2 =-1

Exemples : z1 = 3 – 4i ; z2 = 5 et z3 = 2i sont des nombres complexes


Vocabulaire :
Si z = a + ib où a et b sont deux réels.
a est la partie réelle de z, on la note Re (z).
b est la partie imaginaire de z, on la note Im (z).
L'écriture z = a + ib est appelée la forme algébrique de z ( dite aussi forme cartésienne de z).
• Si b = Im (z) = 0, z est dit réel.
• Si a = Re (z) = 0, z est dit imaginaire pur.

Activité 2
1) Soit a, b, x et y des réels
Montrer que si a + ib = x + iy alors a = x et b = y.
2) Soit a et b deux réels; justifier le résultat suivant : [ Si a + ib = 0 alors a =0 et b =0 ]
3) Déterminer les réels x et y vérifiant (2x – 3y) + i (x – y) = 7 – 4i

247
Cours

OPÉRATIONS SUR LES NOMBRES COMPLEXES

Soit z = a + ib et z'= a' + ib' deux nombres complexes où a, b, a'et b' sont des réels.

Par définition : z + z' = (a + a') + i (b + b')

Activité 3
Mettre sous la forme x + iy , où x et y sont des réels, les nombres complexes z + z’ et
z - z’ dans chacun des cas suivants :
1) z = 1 + i ; z’ = 2 – 3i.
2) z = - 5i ; z’ = .
3) z = 7i ; z’ = -1 – 7i.

Activité 4
En appliquant les mêmes règles de calcul que dans , calculer et mettre sous la forme
algébrique le produit z.z’ , dans chacun des cas suivants :
1) z = 2 + 3i ; z’ = -1 + i.
2) z = 2i ; z’ = – 3i. N’oublie pas que i2 = -1
3) z = -1 + 5i ; z’ = .

Activité 5
Soit z = a + ib et z’ = a’ + ib’ deux nombres complexes ; a, b, a’ et b’ sont des réels.
Donner la forme algébrique de z.z’

Activité 6
a) Soit u = 5 – 3i, déterminer le nombre complexe u’ tel que : u.u’ = 1.
b) Soit z = a + ib un nombre complexe non nul.
Montrer qu’il existe un nombre complexe non nul z’ tel que z.z’ = 1
z’ est appelé l'inverse de z ; on le note .

Les propriétés des opérations dans sont les mêmes que celles dans , avec i2 = -1

248
Théorème

Pour tous nombres complexes z et z’ avec z = a + ib et z’ = a’ + ib’ où a, b, a’ et b’


sont des réels
z + z' = (a + a') + i (b + b')
-z = -a – ib
z-z' = (a - a') + i (b-b')
zz' = (aa'-bb') + i (ab' + ba')

Si z 0,

Activité 7
Mettre sous forme algébrique chacun des nombres complexes suivants:

Définition
Si z = a + ib et z' = a' + ib' où a, b, a'et b' sont des réels avec (a’, b') ≠ (0,0).
Le nombre complexe noté est défini par est appelé le quotient des deux
nombres complexes z et z'

Activité 8
En utilisant les mêmes notations que dans la définition ci-dessus, montrer que

Déterminer alors la partie réelle puis la partie imaginaire de .

Activité 9
1) mettre sous forme algébrique les nombres complexes :

2) On donne les nombres complexes suivants: z1 = , z2 = 1+ et z3 = -4 + 3i

Mettre sous forme algébrique chacun des nombres complexes suivants:

249
CONJUGUÉ D’UN NOMBRE COMPLEXE

Définition
Soit z = a + ib un nombre complexe où a et b sont deux réels.
On appelle conjugué de z Le nombre complexe noté et défini par = a - ib

Activité 10
Déterminer les conjugués de chacun des nombres complexes suivants:
2 + 3i ; - i ; 2i + 1; i – 1 ; 2i ;

Activité 11
Soit .
a) Comparer z et si z est réel.
b) Comparer z et si z est imaginaire pur.

Activité 12
Soit z un nombre complexe non nul de forme algébrique z = a + ib
1) Montrer que = a2 + b2.
2) En déduire que
3) Donner la forme algébrique de l’inverse de chacun des nombres complexes suivants :

z = 3 – 2i ; u = 1 + i ; v =

Activité 13
Soit z et z’ deux nombres complexes de formes algébriques respectives
a + ib et a’ + ib’ tels que z’ 0.
Pour déterminer la forme algébrique
1) Vérifier que: × d’un quotient de deux nombres
complexes,
2) En déduire que: on multiplie le numérateur et le
dénominateur par le conjugué
du dénominateur

250
Activité 14
Montrer que pour tous nombres complexes z et z' on a les égalités suivantes:


• où n est un entier naturel non nul.

• Si en plus z' 0;

Activité 15
1) Soit ; mettre sous forme algébrique les nombres complexes :

. Que remarquez-vous ?
2) Soit

Activité 16
1) Déterminer le conjugué de chacun des nombres complexes suivants
(on ne demande pas forcément la forme algébrique):
2 - 3i ; 8 + 5i ; ; ( 1 - i ) ( 5 + 6i ) ; ( 3 + 5i ) 6
2) Mettre sous forme algébrique :

Activité 17
Soit z un nombre complexe ; z = a + ib où a et b sont deux réels
1) a) Calculer
b) En déduire que
2) Etablir :
z est réel si et seulement si z =
z est imaginaire pur si et seulement si z = -

Activité 18
U est un nombre complexe vérifiant

a) Montrer que le nombre est imaginaire pur.

b) Montrer que pour tout nombre complexe z, on a , est réel

251
REPRÉSENTATION GÉOMÉTRIQUE
D’UN NOMBRE COMPLEXE
On munit le plan d'un repère orthonormé .Ce plan est appelé alors le plan complexe.
A tout nombre complexe z = x + iy où x et y sont deux réels, on associe l’unique point
M (x, y) du plan et réciproquement.
Définition
Le point M du plan complexe qui représente le nombre z = x + iy; est appelé le point
image de z dans le plan complexe, on note M (z).
On dit aussi que z est l'affixe du point M notée zM ; ou encore z est l'affixe du vecteur

et on la note ( ou Aff ( ))

Activité 19
1) Déterminer les affixes
de chacun des points I, J, A, B, C
et K sur la figure ci-contre.

2) Déterminer les affixes

des vecteurs

Activité 20
Placer dans le plan complexe muni du repère orthonormé les points suivants :
E ( 1 + i ) ; F (-1) ; G (-i) et H (-1+2i).

Activité 21
1) deux vecteurs et k est un réel.
Deux points sont confondus
Montrer que : a)
si seulement si ils ont la
même affixe.
b) Deux vecteurs sont égaux si
seulement si ils ont la même
2) Si sont les affixes respectives de deux
affixe.
points A et B du plan complexe
Montrer que:

252
Activité 22
Dans le plan complexe muni du repère orthonormé , on considère les points E et F
d'affixes respectives 3 + 4i et 5 + 2i.
Quelle est l'affixe du point G tel que O E F G soit un parallélogramme. Faire une figure.

Activité 23
1) Placer M et N deux points distincts quelconques dans le plan muni du repère orthonormé

2) On note z1 et z2 les affixes respectives de M et N. Représenter le point S d'affixe (z1 + z2).


3) Représenter les points M1 et M2 les images respectives de et (–z1).
Que remarquez-vous ?.

- M(z) et N ( ) sont symétriques par rapport à l’axe


- M(z) et M’ ( -z ) sont symétriques par rapport à l’origine O

Activité 24
1) A et B sont deux points quelconques du plan complexe.

Soit I le milieu de [AB]. Montrer que

2) Soit G le centre de gravité d'un triangle ABC, montrer que

MODULE D’UN NOMBRE COMPLEXE

Activité 25
Soit z = x + iy où x et y sont des réels.
Dans le plan complexe muni du repère
orthonormé , on considère le point M (z).
1) Exprimer OM en fonction de x et y.
2) Exprimer z en fonction de x et y.
Conclure.

253
Définition
Soit z = x + iy où x et y sont des réels.
On appelle module du nombre complexe z, le réel positif noté et défini par :
On a ainsi = OM

Activité 26
Si M (z1) et N (z2) sont deux points du plan complexe, montrer que MN = .

Activité 27
1) Calculer les modules des nombres complexes suivants :

2) Calculer les modules des nombres complexes suivants :


Montrer que les points images des cinq nombres complexes cités ci-dessus
appartiennent à un cercle que l’on précisera.
Activité 28
On considère les points A, B et C d’affixes respectives

1) Représenter les points A, B et C dans le plan complexe muni


du repère orthonormé
2) Calculer AB, AC et BC.
3) Montrer que ABC est un triangle rectangle et isocèle.

Activité 29
Soit , comparer

Activité 30
le plan est muni du repère orthonormé
Déterminer puis tracer l’ensemble des points M d’affixe z vérifiant :

254
PROPRIÉTÉS DU MODULE D’UN NOMBRE COMPLEXE :

Activité 31
Soit z et z' deux nombres complexes.
Vérifier que

En déduire que

Activité 32
1) Prouver les résultats suivants pour tous nombres complexes z et z'.
a)

b) ( pour z ≠ 0)

c) (Réfléchir à l'inégalité triangulaire)


2) En déduire les résultats suivants:

Activité 33
1) Calculer de deux façons différentes, le module de (1 - 2i) (1 + 3i)
2) Calculer le module de

255
ARGUMENT D’UN NOMBRE COMPLEXE NON NUL

Activité 34
1) Considérons la figure ci-contre
dans le plan complexe muni du repère
orthonormé direct .
a) Donner l’affixe du point R.
b)Determiner l’ensemble des mesures
de l'angle

Définition
Soit z un nombre complexe non nul d’image M dans le plan complexe muni du repère
orthonormé direct
Toute mesure de l'angle est appelée un argument de z.

Activité 35
En utilisant la figure de l'activité précédente;
1) a) Parmi les affixes des points L, S, K et T quelles sont celles qui ont même argument,
à 2k π prés , que l'affixe de R.
b) Déterminer un argument de chacun des affixes des autres points

Un argument d’un nombre complexe non nul z est noté arg(z)

2) Déterminer, en utilisant leurs images : arg (1) , arg( i) , arg (7) ; arg (-7 )
et arg
Remarques :
• Le nombre complexe 0 est le seul qui n'a pas d'argument.
• Si θ est un argument de z, tout autre argument de z est de la forme
On écrit arg(z) =

Activité 36
Déterminer par lecture graphique un argument de chacun des nombres complexes suivants:
1+i ; 3 + 3i ; 1-i ; -1+i ; -1-i.

256
Activité 37
Soit z et z' deux nombres complexes non nuls
1) Interpréter géométriquement l'égalité de leurs modules.
2) Interpréter géométriquement l'égalité de leurs arguments à 2kπ prés .
3) En déduire les résultats suivants :

Activité 38
1) Déduire du schéma ci-contre, les relations entre

2) Déterminer arg et arg (-z)


dans chacun des cas suivants

Activité 39
Déterminer et représenter graphiquement l'ensemble des points M dont l'affixe z vérifie:

FORME TRIGONOMÉTRIQUE D’UN NOMBRE COMPLEXE

Activité 40
Soit z un nombre complexe non nul de forme algébrique x + iy .
Soit M le point image de z.
On pose r = OM et θ une mesure de l’angle
1) a) Exprimer x et y en fonction de r et θ .
b) En déduire que z = r (cos θ + isin θ ).

257
2) Réciproquement, soit un nombre complexe
z = r (cos θ + isin θ ) où r est un réel
strictement positif et θ est un réel.
a) Montrer que = r.
b) Soit α un argument de z
Exprimer z en fonction de r et α
c) En déduire que α = θ + 2kπ ,

Théoréme et définition
Soit z un nombre complexe non nul.
• z s'écrit : z = r (cos θ + isin θ) r et θ sont les
avec r = et θ = arg (z) + 2kπ , coordonnées
polaires
• Si z = r (cos θ + isin θ) avec
du point M (z)
Alors r = et θ = arg (z) + 2Kπ , On note z = [r , θ]
L'écriture z = r (cos θ + isin θ) est la forme trigonométrique de z.

Exemples:

C'est la forme trigonométrique de z et on a ainsi


2) Soit α ∈ IR
Cos α + iSin α est le nombre complexe de module 1 et dont un argument est α .

Forme algébrique Forme trigonométrique


z = x + iy z = r (cosθ + isinθ ), r < 0
x = r cosθ ; y = r sinθ

258
Activité 41
1) Donner la forme trigonométrique de chacun des nombres complexes suivants:

2) Donner la forme algébrique de chacun des nombres complexes suivants:

Activité 42
Soit z et z' deux nombres complexes non nul, posons z = r (Cos α + iSin α ) et
z' = r' (Cos α' + iSin α') où r > 0 et r' > 0.
1) Donner la forme trigonométrique de zz'.
En déduire que arg(zz') = argz + argz' + 2Kπ ,
2) Montrer que arg ( ) = -argz + 2kπ ,
En déduire que: arg ( ) = arg z – arg z' + 2kπ ,
3) Montrer que arg (zn) = n arg z + 2kπ ,

Activité 43
1) Calculer de deux façons différentes le module et un argument de
2) Déterminer un argument de

Activité 44
Mettre sous forme trigonométrique les nombres complexes suivants :

259
Activité 45
Déterminer un argument de z dans chacun des cas suivants:
a) z est un réel strictement positif.
b) z est un réel strictement négatif.
c) z est imaginaire pur.

Activité 46 (Choix d'un repère du plan adopté à une figure et travail avec les affixes)
La figure ci-contre représente trois carrés
isométriques accolés.
Montre, en utilisant les nombres
complexes, que
α β γ

(On pourra considérer le repère orthonormé direct

COLINÉARITÉ ET ORTHOGONALITÉ DE DEUX VECTEURS

Dans le plan complexe muni d'un repère orthonormé direct , on considère deux
points distincts A et B d’affixes respectives zA et zB.
Soit M le point du plan complexe
définie par
On a alors zM = zB - zA

Activité 47
1) Démontrer les résultats suivants :
a) Soit A et B deux points distincts du plan

b) Soit A, B et C trois points du plan ; deux à deux distincts

260
2) En déduire les résultats suivants
Soit A, B et C trois points du plan, deux à deux distincts.

a) A, B et C sont alignés si et seulement si :

b) Les droites (AB) et (AC) sont perpendiculaires

si et seulement si :

Activité 48
Dans le plan complexe muni d'un repère orthonormé , on donne les points
R, S, T et M d’affixes respectives

a) Calculer les affixes des vecteurs


b) Montrer que les points R, S et T sont alignés.
c) Montrer que le triangle RSM est rectangle en R.

261
Résumé
Le plan est rapporté au repère orthonormé direct .

L'affixe du point M de coordonnées (a, b) où a et b sont deux réels est le nombre complexe
z = a + ib, on note zM l'affixe de M.
Un point M d'affixe z sera noté M (z).

L'affixe du vecteur où a et b sont deux réels est le nombre complexe = a + ib

- M' (-z) est le symétrique de M (z) par rapport à O.


- Si z = a + ib où a et b sont deux réels
Le nombre complexe z = a – ib est appelé le conjugué de z,
M" (z) est le symétrique de M (z) par rapport à l'axe

262
Résumé

- Soit z un nombre complexe non nul et M son image

- Soit M et M’ les points d’affixes respectives z et z’,

- Soit deux vecteurs non nuls d’affixes respectives z et z’, alors

263
Exercices et Problèmes
Pour tous les exercices, le plan est sup-
08 On pose
posé muni d’un repère orthonormé
direct. Montrer sans faire de calcul que α + β est réel
Dans les exercices de 1 à 7 mettre chacun et que α - β est imaginaire pur
des nombres complexes sous forme 09 Calculer le module et un argument des
algébrique x + iy, avec x et y réels.
nombres complexes suivants :
01

10 Calculer le module et un argument des


02 nombres complexes suivants :

03

04

11 Déterminer les parties réelles et imagi-


naires des complexes suivants dont on donne
le module et un argument θ.

Dans les exercices suivants de 5 à 7


déterminer le conjugué de chaque nombre
complexe (on ne demande pas forcement la
forme algébrique).

05

12 Soit le nombre complexe


06
a) Mettre z sous sa forme algébrique.
07 b) Calculer le module et un argument de z.

264
Exercices et Problèmes
13 Soit 19 Dans le figure ci-contre :
a) Calculer les modules et les arguments de
z1 et z2.
b) Donner la forme algébrique et la forme
trigonométrique du produit z1.z2.
c) En déduire les valeurs exactes de

14 a) Quel est l’ensemble des points M dont 1) Déterminer les affixes :


l’affixe z vérifie ? a) Des points O, A, B, C, D et E.
b) Quel est l’ensemble des points M dont b) Des vecteurs
l’affixe z vérifie ? 2) Vérifier que ADEC est un
parallélogramme.
Dans les exercices de 15 à 17 ; détermi-
ner et représenter l’ensemble E des points 20 On pose
M dont l’affixe z vérifie la condition impo-
sée de l’une de deux manières suivantes (à 1) Calculer j2 et en déduire les relations
votre choix) :
• Algébriquement ; en posant z = x + iy.
2) Considérons les points
• Géométriquement ; en interprétant le
A(1) ; H( j ) et K( j2 ).
module en terme de distance.
a) Calculer
15 b) Placer dans le plan les points A, H et K
c) Montrer que le triangle AHK est équila-
16 téral en utilisant l’une des deux méthodes
suivantes :
i) calcul de AH, AK et KH.
ii) Détermination de deux angles parmi
17
les trois angles de triangle AHK
21 Mettre chacun des nombres complexes
suivants sous forme trigonométrique :

18 Quels sont les nombres complexes z tels


que z et z2 aient le même module ?

265
Exercices et Problèmes
22 Mettre chacun des nombres complexes 28 Considérons le nombre complexe
suivants sous forme trigonométrique : a = 3+i. Notons α , β et γ des arguments
respectifs de a, ia et –ia
1) Comparrer les modules de a, ia et –ia.
2) Exprimer β puis γ en fonction de α
3) Placer dans le plan complexe muni du
repère orthonormé direct
les points A, B et C d’affixes
23 Montrer que (-1-i)15 = -128 + 128i respectives a, ia et –ia.
4) Quelle est la nature du triangle OBC.
24 Soit z le nombre complexe égal à
5) En remarquant que :
1) Mettre z sous forme trigonométrique.
2) En déduire la forme algébrique du
Déterminer une mesure de l’angle
nombre complexe
25 Soit x un nombre réel et
En déduire la nature du triangle OAB.

1) Déterminer le module et un argument de z


2) Montrer que z2008 est un nombre réel.
Préciser son signe.
26 1) Calculer le module et un argument de
chacun des nombres complexes

2) Soit ; déterminer la partie réelle


et la partie imaginaire de Z.
3) En déduire
27 1) Déterminer la forme algébrique puis la
forme trigonométrique du nombre

2) En déduire les valeurs exactes de

266
Math et Culture

L’évolution vers des théories rigoureuses


L’intuition Le doute La rigueur

Fin XVIIIe début


XVIe siècle 1746 XIXe 1853
Italie d’Alembert Wessel, Gauss, Hamilton
Argand,Cauchy

« démontre »
Théorie
Naissance des Tous les Représentation
rigoureuse
nombres complexes géométrique
des nombres
imaginaires sont du type des complexes
complexes
a + ib

La paternité du vocabulaire
• Imaginaire : Descartes, 1637.
• Nombre complexe : Gauss, 1831.
• Module : Argand, 1806.

• Notation (module) : Weierstrass.

• Argument : Cauchy, 1838.


• Notation i : Euler, 1777.

267
Chapitre 6

Vecteurs de l’espace
INTRODUCTION

Activité 1
Dans la figure ci-contre ABCD est un tétraèdre, les points I
J et K appartiennent respectivement aux segments [AB] , [AC]
et [AD]. On suppose que les droites (IJ) et (BC) , (JK) et (CD)
(IK) et (BD) sont respectivement sécantes en L , M et N.
1) Recopier la figure sur une feuille de papier.
2) a- Marquer les points L , M et N.
b- Montrer que les plans (IJK) et (BCD) sont sécants
et déterminer leur intersection.
c- En déduire que les points L , M et N sont alignés.
Activité 2
On considère le solide ABCA’B’C’ représenté par
la figure ci-contre.
On suppose que les arêtes [AA’] , [BB’] et [CC’]
sont parallèles ainsi que les arêtes [AC] et [A’C’].
On suppose aussi que les droites (AB) et (A’B’)
sont sécantes en I.
1) Recopier la figure sur une feuille de papier.
2) a- Placer le point I.
b- Montrer que les droites (BC) et (B’C’) sont
sécantes. (On pourra faire un raisonnement par l’absurde)
c- Placer le point d’intersection des droites (BC) et (B’C’)
d- Montrer que les droites (AC) et (IJ) sont parallèles.

3) Donner cinq rapports égaux à

4) Dans le plan (ACC’) comparer les vecteurs

ainsi que les vecteurs et

268
Cours
Comme dans le plan, un couple de points (A , B) de l’espace définit un vecteur noté
et pour tout couple de points (C , D) de l’espace :
signifie que [AD] et [BC] ont même milieu.


signifie que [AD] et [BC] ont même milieu.

Activité 3
Soit ABCDA’B’C’D’ un parallélépipède.
1) Indiquer quatre représentants pour
chacun des vecteurs
2) Montrer que et que

A , B , C et D sont quatre points non alignés de l’espace.


signifie ABDC est un parallélogramme.

Activité 4
Soient A , B , C et D quatre points de l’espace tels que .
Montrer que ces points sont coplanaires.
Notation :
On désigne par l’ensemble des vecteurs de l’espace.

Activité 5
Soit A un point et un vecteur de . Montrer qu’il existe un point M et un seul de
tel que

OPÉRATIONS DANS L’ENSEMBLE

Activité 6
Soit ABCDA’B’C’D’ un parallélépipède rectangle.
Calculer

269
Pour tous points A , B et C de , on a :
( Relation de Chasles pour les vecteurs)

Activité 7
Nous admettons que l’addition des vecteurs dans possède les mêmes propriétés que celle
de l’addition dans .
Rappeler ces propriétés.
Exercice
Dans la figure ci-contre ABCDE est une pyramide
dont la base ABCD est un parallélogramme.
Montrer que :

Activité 8
Soit ABCDA’B’C’D’ un parallélépipède.
On marque sur le segment [DC] les points I et J
tels que DI = IJ = JC. Soit K le milieu de [AB].
1) Déterminer le réel x tel que
2) Exprimer en fonction de puis en fonction de .
3) Déterminer le réel t tel que

Définition
Soient un vecteur de et α un nombre réel. On définit le vecteur α de la manière
suivante :
• Si alors α
• Si et si A et B sont deux points de l’espace tels que alors α où
C est le point de la droite (AB) d’abscisse α dans le repère (A , B).

270
Exercice
1) Choisir deux points distincts A et B de l’espace.
2) Construire le point C dans chacun des cas suivants :

Activité 9
Le produit d’un vecteur de l’espace par un réel possède les mêmes propriétés que le produit
d’un vecteur du plan par un réel.
Rappeler ces propriétés.

Activité 10
étant deux vecteurs de .
1) Développer puis simplifier les expressions suivantes :

2) Déterminer le réel x tel que :

VECTEURS COLINÉAIRES

Activité 11
Dans la figure ci-contre ABCD est un tétraèdre, L , M , N et O sont les milieux respectifs
des segments [AB] , [AC] , [CD] et [AD].
a) Les vecteurs sont-ils colinéaires ?
Déterminer le réel α tel que
b) Les vecteurs sont-ils colinéaires ?
Déterminer le réel β tel que
c) Exprimer OL en fonction de
d) Peut-on exprimer en fonction de ?

271
D’une façon générale, les vecteurs sont colinéaires si et seulement si il existe un
réel α tel que

Exercice
a) Montrer que pour tout vecteur de . sont colinéaires.
b) Montrer que sont colinéaires si et seulement si il existe deux réels α et β
tels que et (α,β) ≠ (0,0)

Trois points de l’espace, A ,B et C sont alignés si et seulement si sont colinéaires

Activité 12
Dans un tétraèdre ABCD, on considère les points I , J et K tels que :

a) Faire une figure.


b) En utilisant la relation de Chasles, montrer que . En déduire que les droites
(IJ) et (BC) sont parallèles.
c) Montrer de même que les droites (JK) et (CD) sont parallèles.

VECTEURS COPLANAIRES

Activité 13
Soit ABCD un tétraèdre, O , I , J et K les milieux
respectifs des segments [AB] , [BC] , [CD] et [AD].
1) Montrer que les points O , I , J et K sont coplanaires.
Soit P leur plan.
2) On considère les points M et N tels que

a) Montrer que les points M et N appartiennent au plan P.

b) Montrer que

c) Montrer que

272
Définition

Soient trois vecteurs de et A, B , C et D quatre points de l’espace tels que :


Les vecteurs sont dits coplanaires si et seulement si les
points A , B , C et D sont coplanaires.

Activité 14
Soient trois vecteurs de et O, A , B et C quatre points de l’espace tels que :

1er Cas : Supposons que deux de ces trois vecteurs sont colinéaires, par exemple
a) Que peut-on dire des points O , A et B ?
b) Les vecteurs sont-ils coplanaires ?
c) Montrer qu’il existe un réel α tel que
2ième Cas : Supposons que deux de ces trois vecteurs ne sont pas colinéaires par exemple

a) Les points O , A et B sont-ils alignés ?


b) Soit P le plan contenant les points O , A et B. Montrer que est un repère
cartésien de P.
c) Montrer que les vecteurs sont coplanaires si et seulement si il existe deux
réels α et β tels que :

Les vecteurs sont coplanaires si et seulement si il existe deux réels α et β


tels que :

Exercice 1:
Soient trois vecteurs de . On pose

Calculer - en déduire que les vecteurs sont coplanaires


Exercice 2:
Soit ABCDA’B’C’D’ un cube, I et J les milieux respectifs de [AC] et [CD’]
1) Faire une figure.
2) a- Exprimer chacun des vecteurs en fonction de
b- Montrer que
c- En déduire que les vecteurs sont coplanaires.

273
BASE DE L’ENSEMBLE DES VECTEURS
DE L’ESPACE. REPÈRE CARTÉSIEN

Activité 15
Soient trois vecteurs non
coplanaires de . Soit O un point de .
On désigne par I , J et K les points tels que

1) a- les points O ,I , J et K appartiennent-ils à un même plan ?


b- Les points O , I et J sont-ils alignés ?
c- Que représente pour le plan (O I J) ?
2) Soit un vecteur de et M le point de tel que .
La droite passant par M et parallèle à (OK) coupe le plan
(O I J) en P et le plan passant par M et parallèle au plan
(O I J) coupe (OK) en Q.
a- Montrer que le quadrilatère OPMQ est un parallélogramme.
b- En déduire que
c- Montrer qu’il existe un unique triplet (x , y , z) de réels tels que

Définition
 Un triplet de vecteurs de tels que ne sont pas coplanaires est
appelé une base de .
 Soit O un point de l’espace et une base de , le quadruplet
est appelé repère cartésien de .

Théorème
Soit B = une base de . Pour tout vecteur de , il existe un unique triplet
(x , y , z) de réels tels que :

Vocabulaire
 On dit que (x , y , z) est le triplet de coordonnées ou de composantes de .
 Les réels x , y et z sont appelés les coordonnées de dans la base B = .
 x s’appelle l’abscisse, y l’ordonnée et z la cote de dans la base B = .
Notation

B= une base de . signifie

274
Théorème
Soit un repère cartésien de . Pour tout point M de ,
il existe un unique triplet (x , y , z) de réels tels que :

Vocabulaire
 On dit que (x , y , z) est le triplet de coordonnées ou de composantes de M.
 Les réels x, y et z sont appelés les coordonnées de M dans le repère R= .
 x s’appelle l’abscisse, y l’ordonnée et z la cote de M dans le repère R= .

Notation :
R= un repère de . M (x , y , z)R signifie

Exercice
L’espace est muni du repère cartésien
1) a- Déterminer les coordonnées des points I , J , K et A définis par :

b- Placer ces points dans le repère.


2) Soit M(x , y , z)R un point de .
Donner dans chacun des cas suivants une condition nécessaire et suffisante pour que :
a) M ∈ (OI) d) M ∈ (OIJ)
b) M ∈ (OJ) e) M ∈ (OJK)
c) M ∈ (OK) f) M ∈ (OIK)

Activité 16
Dans la figure ci-contre ABCDA’B’C’D’ est un parallélépipède.
1) a- Vérifier que R= est un repère
cartésien de l’espace .
b- Déterminer les coordonnées des sommets
du parallélépipède dans le repère R.
2) Soient M et N les milieux respectifs de
[A’C’] et [B’C’].
Déterminer les coordonnées de M et N
3) Déterminer les coordonnées
des vecteurs dans la base

275
Activité 17

Soit B = une base de et R = un repère de .


Démontrer les propriétés suivantes :

1)

2) Si et α un réel alors

3) Si M(x , y z) et M’(x’ , y’ , z’) dans le repère R alors

4) Si M(x , y z) et M’(x’ , y’ , z’) dans le repère R alors le milieu de [MM’] est le point

dans le même repère R.

Exercice 1
Soit B = une base de . On donne les vecteurs

1) Calculer, dans la base B, les coordonnées des vecteurs suivants :

2) Les vecteurs sont-ils coplanaires ?


Exercice 2
On donne dans l’espace muni d’un repère cartésien R = ,
les points A (3 , 2 , 0) , B (0 , - 1 , 2) et C ( 5 , 1 , 0).
1) Déterminer les coordonnées des vecteurs dans la base B =
2) Montrer que les points A , B et C ne sont pas alignés.
3) Déterminer les coordonnées du milieu A’ de [BC].
4) Déterminer les coordonnées du point G défini par
Que représente ce point pour le triangle ABC ?

276
CONDITION DE COLINÉARITÉ DE DEUX VECTEURS

Activité 18
Soit une base de . On donne les vecteurs

1) Montrer que les vecteurs sont colinéaires.

2) Soit où a est un réel. Déterminer a pour que soient colinéaires.

Activité 19
Soit une base et deux vecteurs de . On se propose dans

cette activité de déterminer une condition nécessaire et suffisante pour que soient
colinéaires.
1) On suppose que
a) Montrer que sont colinéaires si et seulement si il existe un réel k tel que
a’ = k.a , b’ = k.b et c’ = k.c
b) En déduire que sont colinéaires si et seulement si

2) 0n suppose que . Compléter


3) Conclure.

Théorème

Soient une base de , deux vecteurs de ,

sont colinéaires si et seulement si les trois déterminants

sont tous nuls.

277
Remarques
 Les déterminants s’appellent les déterminants extraits

du tableau

 Si a’b’c’≠ 0 , sont colinéaires si et seulement si

Exercice 1
L’ensemble est muni de la base . On donne les vecteurs

, montrer qu’ils sont colinéaires.

Exercice 2
étant muni de la base On considère les vecteur

, m est un réel.

Déterminer m pour que soient colinéaires.

CONDITION POUR QUE TROIS VECTEURS


DE SOIENT COPLANAIRES

Activité 20
Dans l’ensemble muni d’une base , on donne les vecteurs

1) Vérifier que deux quelconques parmi ces trois vecteurs ne sont pas colinéaires.
2) a- Montrer qu’il existe deux réels α et β tels que
b- Conclure.

278
Définition

 Soient trois vecteurs de muni d’une base

Le réel D = xy’z” + yz’x” + zx’y” – ( x” y’z + y” z’x + z” x’y) est appelé

le déterminant de dans la base B et est noté :

Règle de calcul du déterminant de trois vecteurs

Pour calculer D ainsi défini, on adopte la règle suivante dite de Sarrus.


Les produits d’éléments reliés par une flèche bleue étant précédés du signe + et les produits
d’éléments reliés par une flèche rouge étant précédés du signe –
Exemple :

Exercice :
Calculer les déterminants suivants :

On admet le théorème suivant :


Théorème

Soient trois vecteurs de muni d’une base

sont coplanaires équivaut à

279
Exemple
Vérifier, en utilisant le déterminant, que les vecteurs de l’activité 16 sont
coplanaires.

Activité 21
étant muni d’une base on considère les vecteurs

1) a- Calculer le déterminant de ces trois vecteurs.


b- En déduire que est une base de .

2) Soit un vecteur de .Déterminer, en fonction de x , y et z les coordonnées

du vecteur dans la base B’.


Exercice résolu :
Enoncé
On considère un cube ABCDEFGH et on désigne par
I , J et K les milieux respectifs de [AB] , [EF] et [HG].
Démontrer que (HI) est parallèle au plan (JCK).
Solution :
On va prouver analytiquement que les trois vecteurs
sont coplanaires.
ère
1 étape : Choix d’un repère de l’espace.
On choisit le repère
2ième étape :
a) Déterminons les coordonnées des sommets du cube.
A (1 , 0 , 0) , B (1 , 1 , 0) , C (0 , 1 , 0) , D (0 , 0 , 0) , E (1 , 0 , 1) , F (1 , 1 , 1) ,
G (0 , 1 , 1) et H (0 , 0 , 1)
b) Déterminons les coordonnées des poins I , J et K.

c) Déterminons les coordonnées des vecteurs dans la base

280
3ième étape :
Calculons le déterminant de

On a :

Conclusion : Les vecteurs sont coplanaires, donc (HI) est parallèle au plan
(JCK).
N.B : On pourra vérifier, en utilisant les coordonnées, que

281
Résumé

trois vecteurs de et A, B , C et D quatre points de


l’espace tels que :
Les vecteurs sont coplanaires équivaut à les points A , B , C et D sont
contenus dans un même plan.

Les vecteurs de sont coplanaires


si et seulement si
il existe deux réels α et β tels que :

L’espace est rapporté au repère


Si A(x , y z) , B(x’ , y’ , z’) et I le milieu de [AB]

alors dans la base .

est muni d’une base .

Soient les vecteurs

 sont colinéaires si et seulement si

 sont coplanaires équivaut à

282
Exercices et Problèmes
Problémes
01 a) Dessiner un parallélépipède 07 On considère un tétraèdre ABCD et on
ABCDA’B’C’D’. désigne par Ω son centre de gravité et par A’
b) Démontrer que le centre de gravité du triangle BCD. On rap-
02 Soient A et B deux points fixes de l’espace pelle que l’on a :
A tout point M de on associe le point et .
N tel que 1) Montrer que
a) Démontrer que les droites (MN) pas- 2) En désignant par B’ , C’ et D’ les
sent par un point fixe I. centres de gravité respectifs des triangles
b) On suppose que M décrit une droite Δ. ACD , ABD et ABC,
Démontrer que les droites (MN) sont montrer que les droites (AA’) , (BB’) ,
coplanaires. (CC’) et (DD’) sont concourantes.
03 Soient A , B , C et D quatre points quel- 3) On désigne par I , J , K , L , M et N les
conques de l’espace . milieux respectifs des segments [AB] , [BC] ,
Montrer que l’on a : [CD] , [DA] , [AC] et [BD].
04 Soit un tétraèdre ABCD et un réel k non a) Montrer que
nul. On définit les points I , J , K et L par: b) En déduire que Ω est le milieu de
k k k chacun des segments [IK] , [JL] et [MN].
k 08 Soit ABCDA’B’C’D’un parallélépipède,
a) Exprimer en fonction de P et Q les milieux respectifs de [BC’] et [BD]
b) En déduire que IJKL est un parallélogramme. a) Faire une figure.
05 Soit un tétraèdre ABCD , I le milieu de b) Montrer que l’on a :
[AB] et J le milieu de [CD].
Démontrer que :

09 Soit ABCD un tétraèdre. Préciser dans


06 Soit ABCD un tétraèdre et A’ , B’ , C’ et D’ quel plan se trouve le point M dans chacun
les centres de gravité respectifs des des cas suivants :
triangles BCD , CDA , DAB et ABC.
a) Démontrer que :

b) En déduire que :

283
Exercices et Problèmes
Problémes
10 Soit ABCDEFGH un cube, I, J, K, L et M 13 L’ensemble est muni d’une base
les milieux respectifs de [AE] , [AB] , [BC] , . Dire si les vecteurs sont
[CG] et [GH]. colinéaires ou non dans chacun des cas sui-
a) Montrer que les vecteurs vants :
sont colinéaires.
b) Montrer que et sont
colinéaires.
c) Montrer que
d) Montrer que les vecteurs
sont coplanaires.
11 Dans l’espace muni d’un repère
cartésien on donne les points
A (-1 , 2 , 3) , B (4 , 1 , -2) , C ( 3 , 4 , -5)
et D (1 , 1 , -3).
a) Déterminer les coordonnées des milieux
de [AC] et [BD].
b) Déterminer les coordonnées, dans la
base B des vecteurs
c) Déterminer les coordonnées du point M
tel que ABCM soit un parallélogramme. d)
12 Dans l’ensemble muni d’une base
on donne les vecteurs
14 Dans l’ensemble muni d’une base
on donne les vecteurs

1) Déterminer les coordonnées des


vecteurs :
où m est un paramètre réel.
2) Les vecteurs sont - ils
Déterminer l’ensemble des réels m pour
colinéaires ?
les quels sont colinéaires.
3) Les vecteurs sont - ils
coplanaires ?

284
Exercices et Problèmes
Problémes
a) Calculer le déterminant :
15 Dans l’espace muni d’un repère
cartésien , on donne les points
A (1 , -1 , 2) , B (3 , 1 , -2) , C ( -5 , -7 , 14)
et D (2 , 1 , 3). b) En déduire les valeurs de t pour les quelles
1) Les points A , B et C sont-ils alignés ? les vecteurs sont coplanaires.
2) Déterminer les coordonnées du point M 18 est rapporté à la base
tel que On considère les vecteurs

16 L’ensemble est muni d’une base 1) Démontrer que est


une base de .
Calculer le déterminant de et dire,
dans chacun des cas suivants, si ces trois 2) Soit un vecteur de .
vecteurs sont coplanaires.
Déterminer, en fonction de x , y et z les coor-
données du vecteur dans la base B’.
19 Dans l’espace muni d’un repère
cartésien on donne le point
A(-2 , -1 , 3).
Soit M(x , y , z) dans le repère R, déterminer
ses coordonnées (X , Y , Z) dans le repère.

20 Soit un repère de l’espace


et A le point de coordonnées (1 , - 1 , 1)
dans le repère R. On considère les vecteurs

17 Dans l’ensemble muni de la base


1) Montrer que est un
on donne les vecteurs repère cartésien de .
2) Soit M un point de . On désigne par :
(x , y , z) les coordonnées de M dans le repère R
(x’ , y’ , z’) les coordonnées de M dans le
où t est un réel. repère R’
Calculer x’ , y’ et z’ en fonction de x , y et z.

285
Exercices et Problèmes
21 On considère un parallélépipède
ABCDA’B’C’D’ et les points M , N et P
appartenant respectivement aux segments
[A’D’] , [B’C’] et [BC]. On pose BP = x ,
B’N = y et A’M = z et on suppose x ≠ y et
y ≠ z. On munit l’espace du repère
R=

1) a- Déterminer les coordonnées des som-


mets du parallélépipède ABCDA’B’C’D’
dans le repère R.
b- Vérifier que les points M , N et P ont
pour coordonnées respectivement (0 , z , 1)
(1 , y , 1) et (1 , x , 0).
c- Déterminer les coordonnées des vecteurs
dans la base
2) On suppose que le plan (MNP) coupe [AB]
en Q et [AA’] en R. On pose AQ = β etAR = α.
a- Montrer que les vecteurs sont
respectivement colinéaires à

b- En déduire que

c- Calculer alors les coordonnées du vec-


teur en fonction de x , y et z.
d- Vérifier que les vecteurs
sont coplanaires.

286
Chapitre 7

Droites et plans de l’espace


"Ne t'inquiète pas si tu as des difficultés en maths, je peux t'assurer
que les miennes sont bien plus importantes !"
"L'imagination est bien plus importante que la connaissance."
Albert EINSTEIN : (1879 _1955)

• Représentations paramétrique et cartésienne d’une droite


• Représentations paramétrique et cartésienne d’une droite
• Position de droites et de plans

INTRODUCTION

Activité 1
Dans l'ensemble des vecteurs de l'espace muni de la base ,

on considère les vecteurs

a) Les vecteurs sont-ils colinéaires?


b) Les vecteurs sont-ils colinéaires?
c) Les vecteurs sont-ils coplanaires?
d) Les vecteurs sont-ils coplanaires?

Activité 2
L'espace est rapporté au repère cartésien .
Soit les points A (1, 3, 2), B (2, -1, 4), C (3,0, -1) et D (1, 5, -3)
1) a) Déterminer les coordonnées des vecteurs dans la base
b) Les points A, B et C sont-ils alignés?
c) Les points A, B, C et D sont-ils coplanaires?
2) Soit le point E (3, -5, 6)
a) Montrer que les points A, B et E sont alignés.
b) Vérifier que B est le milieu de [AE].

287
Cours
REPRÉSENTATION PARAMÉTRIQUE
D’UNE DROITE DE L’ESPACE
• Dans toute la suite l'espace est muni d’un repére cartésien
Activité 3
Soit un point A de et un vecteur non nul de .
a) Soit B le point défini par
Reconnaître l'ensemble suivant:
b) Compléter par
M…………… (AB) alors les vecteurs sont colinéaires.
M…………… (AB) alors les vecteurs ne sont pas colinéaires.

Soit un vecteur non nul et un point A de l'espace. Soit B le point défini par .
L'ensemble des point M de tels que: sont colinéaires est la droite (AB).
Le vecteur est un vecteur directeur de cette droite.
La droite (AB) est notée .

Activité 4
Soit le point et le vecteur
a) Montrer que pour tout point de ; si et seulement si, il existe

un réel α tel que

Ce système constitue une représentation paramétrique de cette droite.


b) Soit C( -1, -4,3), montrer que C appartient à .

Activité 5
Soit E l'ensemble des points M( x,y,z ) vérifiant:

288
a) Soit A ( -1, 2, 3 ). Montrer que :
b) Le point B (2, -2, 6) appartient-il à E?
c) Soit .
Montrer que E est la droite

Activité 6
On considère les points A (1, -2 ,1) et B (2, -3 ,0).
1) Déterminer une représentation paramétrique de la droite (AB).
2) Soit C (1, 3, -2)
a) Le point C appartient-il à (AB)?
b) Déterminer une représentation paramétrique de la droite D passant par
C et parallèle à (AB).

Activité 7
Soit les droites D et D' définies par leurs représentations paramétriques respectives

D:

a) Déterminer un vecteur directeur de D et un vecteur directeur de D'.


b) Montrer que D et D' sont parallèles.
c) Montrer que D et D' sont strictement parallèles.

Deux droites D et D' de l'espace sont parallèles, si et seulement si, un vecteur directeur
de l'une est colinéaire à un vecteur directeur de l'autre.

Activité 8
On considère les droites D et D' de représentations paramétriques respectives:

1)a) Déterminer un vecteur directeur de D et un vecteur directeur de D'.


b) Prouver que D et D' ne sont pas parallèles.
2) Déterminer . En déduire que D et D' ne sont pas coplanaires.

289
Exercice
Soit les droites D et D' passant respectivement par les points A (1,-1,1) et B (0,-1,4) et de
vecteurs directeurs .
1) Démontrer que D et D' ne sont pas parallèles.
2) a) Déterminer les représentations paramétriques de D et D'.
b) Montrer que D et D' sont sécantes et préciser leur point d'intersection

REPRÉSENTATION CARTÉSIENNE
D’UNE DROITE DE L’ESPACE

Activité 9
Soit la droite D passant par le point A(3,-2,1) et de vecteur directeur
a) Soit M(x,y,z) un point de .
Déterminer les coordonnées du vecteur dans la base .

b) Montrer que M appartient à D si et seulement si


.

c) Montrer que le système équivaut au système

Ce dernier système est une représentation cartésienne de D dans le repère

Activité 10
Soit Δ l'ensemble des points M(x,y,z)vérifiant:
a) Montrer que
b) On pose avec .
Montrer que le système précédent équivaut au système

En déduire que Δ est une droite dont on précisera un de ses points et un vecteur directeur.
Exercice résolu:
On considère la droite Δ dont une représentation paramétrique

est :

Déterminer un système d'équations cartésiennes de Δ .

290
Solutions:
Calculons t en fonction de x dans la 1ère équation et remplaçons t par sa valeur dans les deux
autres équations; on a: t = 4-x; y = -2 + 3 (4-x) et z = 1+2 (4-x); ce qui donne le système .

Exercice:
Retrouver le système ou un autre système équivalent en utilisant un point et un vecteur
directeur de Δ .

REPRÉSENTATION PARAMÉTRIQUE D’UN PLAN

Activité 11
Soit ABCDIJKL un parallélépipède.
a) Les vecteurs sont-ils colinéaires?
b) Déterminer l'ensemble des points M deE
tels que sont coplanaires.

Soient deux vecteurs non colinéaires et un point A. L'ensemble des points M de


tels que sont coplanaires est le plan passant par A et de vecteurs directeurs ,
noté .

Activité 12
On considère les points A(-2,0,3) , B(1,2,0) et C(0,-1,4)
1) Montrer que les points A, B et C ne sont pas alignés.
2) Soit M(x,y,z). Montrer que M appartient au plan (ABC) si et seulement si il existe deux

réels α et β tels que :

Ce dernier système est une représentation paramétrique du plan (ABC).

291
Activité 13
x0, y0, z0, a, b, c, a', b' étant des réels donnés, on considère l'ensemble P des points

M(x,y,z) de vérifiant:

1) Montrer qu'il existe un point A et deux vecteurs dont on précisera les coordonnées,
tels que M est un point de P si et seulement si, il existe deux réels α et β tels que

2) Montrer que P est un plan de vecteurs directeurs si et seulement si l'un au moins

des trois déterminants est non nul.

Exercice 1

Soit le système

a) Montrer que le système S est une représentation paramétrique d'un plan P dont on
précisera un point et deux vecteurs directeurs.
b) Déterminer trois points A, B et C non alignés de P.
Exercice 2
L'espace est rapporté au repère .
Déterminer une représentation paramétrique pour chacun des plans

ÉQUATION CARTÉSIENNE D’UN PLAN

Activité 14
On considère le point A(-1,2,4) et les vecteurs

a) Montrer que les vecteurs ne sont pas colinéaires.


b) Soit M(x,y,z) un point de .
Calculer en fonction de x, y, z le déterminant de
c) En déduire que:
L'équation: x - y - z + 7 = 0 est appelée équation cartésienne du plan

292
Activité 15
Soit les points I(1,0,0), J(0,1,0) et K(0,0,1)
a) Vérifier que les points I, J et K ne sont pas alignés.
b) Déterminer une équation cartésienne du plan (IJK).

Activité 16
Soit P un plan de l'espace. On se propose de démontrer qu'il existe quatre réels a, b, c et d
vérifiant tels que : M(x,y,z) ∈ P équivaut à : ax + by + cz + d = 0
1) Soient A(x1,y1,z1), B(x2,y2,z2) et C(x3,y3,z3)trois points non alignés de P.

Pour simplifier les calculs on notera les coordonnées respectives


des vecteurs
Montrer que M(x,y,z) ∈ P équivaut à:

2) Conclure

L'espace est muni d'un repère . Tout plan de l'espace a une équation
cartésienne de la forme ax + by + cz + d = 0 où a, b, c et d sont des réels tels que
(a, b, c) ≠ (0, 0, 0).

Activité 17
Soient a, b, c et d quatre réels tels que (a, b, c) ≠ (0, 0, 0).
On considère l'ensemble E des points M(x, y, z) de tels que : ax + by + cz + d = 0
a) on suppose que a ≠ 0.
Montrer que l'équation
ax + by + cz + d = 0 équivaut au système

b) Conclure.
c) Déterminer E lorsque a = b = 0

L'espace est muni d'un repère


Soient a, b, c et d quatre réels tels que (a, b, c) ≠ (0, 0, 0).
L'ensemble des points M(x, y, z) de tels que : ax + by + cz + d = 0 est un plan.

293
Activité 18
On donne les points A(3, -1, 2), B(1, 0, -2) et C(3, 4, -3)
a) Montrer que ces trois points déterminent un plan
b) Déterminer une équation cartésienne de ce plan.
Exercice
Donner un point du plan P et deux vecteurs directeurs de P, dans chacun des cas suivants :
a) P: x-2y + z + 3 = 0
b) P: 3x – y + 7=0
c) P: x = 0
d) P: 2y – 3 = 0

VECTEURS D’UN PLAN :

Activité 19

Soit un vecteur de et P un plan dont une équation cartésienne est

ax + by + cz + d = 0 On se propose de déterminer une condition nécessaire et suffisante


pour que soit un vecteur de P.
• On remarque que est un vecteur de P signifie que admet un représentant dans P
ou encore: si sont deux vecteurs directeurs de P, sont coplanaires.
1) On suppose que a ≠ 0
a) Montrer que l'équation ax + by + cz + d = 0 équivaut au système

b) En déduire que sont deux vecteurs directeurs de P.

2)
a) Calculer .

b) En déduire que: est un vecteur de P si et seulement si:

294
Le vecteur est un vecteur directeur du plan P: ax + by + cz + d = 0

si et seulement si .

Exercice:
Soit le plan P: -2x + 3y - 5z + 8 = 0

a) Montrer que les vecteurs sont deux vecteurs directeurs de P.

b) Déterminer une représentation paramétrique de P.

POSITIONS RELATIVES DE DROITES ET PLANS


Positions relatives de deux droites de l’espace :

Activité 20
Soient D et D' deux droites de de représentations paramétriques respectives:

D:

a) Trouver un vecteur directeur de Pet un vecteur de D'.


b) Vérifier que sont colinéaires.
c) En déduire que D et D' sont parallèles et déterminer

Activité 21
Soient D et D' deux droites de de représentations paramétriques respectives:

D:

1)
a) Déterminer un vecteur directeur de D et un vecteur directeur de D'.
b) Vérifier que et ne sont pas colinéaires.
c) Déterminer . En déduire que D et D' ne sont pas coplanaires.

295
2) Soit D'':

a) Montrer que D et D'' ne sont pas parallèles.


b) Déterminer . En déduire que D et D' sont sécantes.
Exercice:

Soient D et D' définies par: D:

a) Montrer que D et D' sont parallèles.


b) Soit B(-4, 5, -2). Montrer que B appartient à D et à D'
c) Conclure.
Exercice:
Déterminer la position des droites D et D' dans chacun des cas suivants :

a) D :

b) D :

Exemples de droites parallèles aux axes du repère:

Droite d’équations Droite d’équations Droite d’équations

296
POSITIONS RELATIVES D’UNE DROITE
ET D’UN PLAN DE L’ESPACE :

Activité 22
a) Rappeler les positions relatives d'une droite et d'un plan de l'espace
b) Illustrer chaque position par une figure.

Activité 23

Soit la droite D dont une représentation paramétrique est :

Soit le plan P dont une équation cartésienne est : 2x + 3y - z + 4 = 0


a) Déterminer un vecteur directeur de D
b) Montrer que n'est pas un vecteur de P
c) En déduire que D et P sont sécants
d) Déterminer les coordonnées de leur point d'intersection

Activité 24

On considère la droite D : et le plan P :

1) a) Déterminer un vecteur directeur de D et deux vecteurs directeurs de P.


b) Prouver que sont coplanaires
c) Conclure
2) Soit A(4, 1, 2)
a) Vérifier que A appartient à D et à P
b) Conclure
3) Déterminer dans chacun des cas suivants la position relative de la droite D et du plan P.

a)

b)

297
POSITIONS RELATIVES
DE DEUX PLANS DE L’ESPACE

On rappelle que pour deux plans de l'espace, trois cas sont possibles
• sont sécants, dans ce cas est une droite

• sont strictement parallèles alors

• sont confondus alors


Dans le 2ème et le 3ème cas, on dit que sont parallèles.

Exemples de plans parallèles aux plans de bases :

Plan de cote 3 Plan d’ordonnée 2 Plan d’abscisse –1


z=3 y=2 x = –1

298
Activité 25
Soient P et P’deux plans.
Montrer que :
a) P et P’sont parallèles équivaut à : tout vecteur de l'un est un vecteur de l'autre
b) P et P’sont sécants équivaut à : Il existe au moins un vecteur de l'un qui n'est pas de l'autre.
Exercice résolu
On donne les plans P et P’définis par :

a) Montrer que sont sécants


b) Déterminer un point et un vecteur directeur de la droite d'intersection de P et P’
Solution :
a) - D'après la représentation paramétrique de P, le vecteur est un vecteur directeur
de ce plan.
- Les coordonnées de ne vérifient pas l'équation 3x - 2y + z = 0, en effet
3 x 2 – 2 x 1 + (-1) = 3 ≠ 0
Donc n'est pas un vecteur de P' et par suite P et P' sont sécants
b) Soit D =
Soit M (x, y, z) de

équivaut à :

équivaut à :

D'où D est la droite passant par A(3, -1, -6) et de vecteur directeur

299
Exercice
Soient deux plans P et P' d'équations cartésiennes respectives P : 2x - 3y + 2z - 4 = 0,
P' : - 4x + 2y – z + 5 = 0
Déterminer

Activité 27
Soient deux plans P et P' d'équations respectives :
P : ax + by + cz + d = 0 , (a, b, c) ≠ (0, 0, 0)
P' : a'x + b'y + c'z + d = 0 , (a', b', c') ≠ (0, 0, 0)
On se propose de démontrer que :
si a b c ≠ 0, on a :

1) On suppose a' b' c' ≠ 0

Montrer que les vecteurs

2) a) Montrer que sont deux vecteurs de P si et seulement si


b) Conclure.
Remarque
• si a' = 0 et b'c' ≠ 0

Exercice
Indiquer dans chacun des cas suivants si le système (S) est une représentation cartésienne
d'une droite ; donner dans le cas échéant un point et un vecteur directeur de cette droite.

a) c)

b)

Exercice
Soit P le plan dont une équation cartésienne est : -2x + 3y + z + 7 = 0 et le point A(1, -1, 2)
a) Donner une équation cartésienne du plan P' passant par A et parallèle à P.
b) Donner une représentation paramétrique d'une droite D passant par A et parallèle à P.
c) Déterminer

300
Résumé

est une représentation paramétrique de la droite où

A(x0, y0, z0) et

sont parallèles si et seulement si sont colinéaires.

Soient A(x0, y0, z0), tels que ne sont pas colinéaires

est une représentation de

ax + by + cz + d = 0 est une équation cartésienne d'un plan


si et seulement si (a, b, c) ≠ (0, 0, 0)

Soit P : ax + by + cz + d = 0, le vecteur est un vecteur de P si et seulement si

Une droite D est parallèle à un plan si et seulement si un vecteur directeur de D est un


vecteur de P.

Deux plans P et P' sont sécants si et seulement si il existe un vecteur de l'un qui n'est pas
un vecteur de l'autre.

P : ax + by + cz + d = 0, P': a'x + b'y + c'z + d' = 0 avec a' b' c' ≠ 0,

301
Exercices et Problèmes

Dans chacun des exercices de 1 à 6 une 06 A et B deux points distincts de ,


seule réponse est correcte. Trouver cette trois vecteurs non coplanaires
réponse.
de .Les plans sont :
01 A est un point de , deux vecteurs
a) Strictement parallèles.
colinéaires et non nuls de :
b) Sécants.
Soit E =
c) Confondus.
L'ensemble E est:
07 L'espace est rapporté au repère
a) Un plan.
cartésien .
b) Une droite.
c) Une réunion de deux droites. Déterminer un vecteur directeur et un point
02 A un point de , deux vecteurs de de la droite D dans chacun des cas suivants:
tels que .
L'ensemble a)
est
a) Un plan.
b) Une droite.
b)
03 A un point de et un vecteur non nul
de . L'ensemble
est
a) Une droite. c)
b) Un plan.
04 A et B deux points de , deux
vecteurs non nuls et colinéaires. 08 L'espace est rapporté au repère
sont:
Donner une représentation paramétrique de
a) Sécantes.
dans chacun des cas suivants:
b) Parallèles.
c) Non coplanaires.
05 A et B deux points de , deux
vecteurs non colinéaires de , un vecteur
non nul tels que sont coplanaires.
sont :
a) Sécants.
b) Parallèles.

302
Exercices et Problèmes
09 L'espace est rapporté au repère
On considère la droite D dont une représen- c)
tation paramétrique est

12 L'espace est rapporté au repère .


On considère les points A(1, 2, -2) et
Déterminer une représentation paramé-
B ( 3, m, 4 ) où m , et les vecteurs .
trique de la droite D' passant par B(3, -1, 2) et
parallèle à D.
10 L'espace est rapporté au repère .
Déterminer une représentation cartésienne de
la droite dans chacun des cas suivants: Déterminer le réel m pour que les droites
soient sécantes.

13 L'espace est rapporté au repère .


Etudier la position relative de la droite D et
du plan P dans chacun des cas suivants:
11 L'espace est rapporté au repère .
Déterminer la position relative des droites a)
D et D' et préciser dans chacun des
cas suivants:

a)

b)

b)
14 L'espace est rapporté au repère cartésien

Déterminer une équation cartésienne du plan


P dans chacun des cas suivants:
303
Exercices et Problèmes
a) P passe par le point A(1, -2, -1) et a pour 1) Montrer que D et D' sont non coplanaires.
2 a) Montrer qu'il existe un plan P et un seul
vecteurs directeurs. contenant D et parallèle à D'.
b) Donner une équation cartésienne de P.
b) P passe par les trois points A(2, -1, 4), 3) Soit Q le plan qui contient D' et qui est
B(3, 1, 2) et C(4,-2, 5). parallèle à D.
c) P passe par les points A(1, 2, -1), B(2, 0, 3) a) Montrer que P et Q sont strictement
parallèles.
et admet comme vecteur directeur. b) En déduire une équation cartésienne de Q.
17 L'espace est rapporté à un repère .
d) P contient le point A(3, -1, 2) et la droite On donne les plans P et P' d'équations :
P : x–2y+3z–2 = 0 ; P' : 2x+y+z–4 = 0
1) a) Montrer que P et P' sont sécants.
b) Vérifier que A(1, 1, 1) .
2) a) Déterminer deux réels a et b pour le
15 L'espace est rapporté au repère .
P et P' sont deux plans d'équations respectives
vecteur soit un vecteur de P et de P'.

Montrer que P et P' sont sécants et donner une b) Soit


représentation paramétrique de leur droite Montrer qu'une représentation cartésienne
d'intersection.
de D est
16 Dans l'espace rapporté au repère
on donne les droites D et D' de
représentations paramétriques respectives: 18 L'espace est rapporté au repère .
On donne le plan P: 2x - y - z - 5 = 0 .
Donner une représentation paramétrique
de la droite dans chacun des cas
suivants:
a) Q est le plan .
b) Q est le plan .
c) Q est le plan .

304
Exercices et Problèmes
19 L'espace est rapporté à un repère
cartésien .
Soit Pm l'ensemble des points de E
tels que: mx + (m-1)y + (m+1)z + 4 = 0 où m
est un réel.
1) Montrer pour tout m , Pm est un plan.
2) Déterminer m pour que Pm passe par le
point A(1, 1, -1).

3) Soit

a) Déterminer une représentation paramé-


trique de D.
b) Montrer que, pour tout réel m, D est
incluse dans Pm.

20 L'espace est rapporté à un repère .

Pour tout réel m, on associe Pm:


(m2 - 1)x + (m + 1)y + mz - 3 = 0
a) Montrer que Pm est un plan.
b) Déterminer m pour que Pm passe par
A(2, -1, 2).
c) Montrer qu'il existe un point B et un seul,
dont on déterminera les coordonnées, appar-
tenant à tous les plans Pm.

21 Dans l'espace rapporté à un repère


on considère les points
A(a, 0, 0), B(0, b, 0) et C(0, 0, c) où a, b, c
sont des réels non nuls.
Montrer que le plan (ABC) a pour équation

cartésienne:

305
Chapitre 8

Produit scalaire dans l’espace


Activités dans un repère
orthonormé
INTRODUCTION

Activité 1
La figure ci-contre représente un cube ABCDEFGH.
a- Montrer que les droites (AB) et (DH) sont orthogonales.
b- Citer d'autres droites orthogonales à (AB).

Deux droites de l'espace sont orthogonales lorsque leurs parallèles menées par
un même point sont perpendiculaires

Activité 2
La figure ci-contre représente un tétraèdre ABCD tel que :
(AB) ⊥ (CD), H est le pied de la hauteur issue de B
dans le triangle BCD.
a- Montrer que la droite (CD) est perpendiculaire au plan (ABH).
b- En déduire que [AH] est la hauteur issue de A
dans le triangle ABH.
• Une droite est perpendiculaire à un plan lorsqu'elle est orthogonale à toute
droite de ce plan.
• Une droite est perpendiculaire à un plan si et seulement si elle est orthogonale
à deux droites sécantes de ce plan.

Activité 3
Compléter les phrases suivantes et répondre aux questions:
• Si les droites D et D' sont parallèles et D est perpendiculaire au plan P alors...
• Si les droites D et D' sont perpendiculaires au plan P alors...
• Si les deux plans P et P' sont parallèles et si la droite D est perpendiculaire à P alors...
• Etant donné un plan P et un point M de l'espace. Existe-t-il une droite D passant par M
et perpendiculaire à P ? est-elle unique ?
• Etant donné une droite D et un point M de l'espace. Existe-il un plan P passant par M
et perpendiculaire à D ? P est il unique ?
306
Activité 4
La figure ci-dessous représente un parallélépipède rectangle ABCDA'B'C'D' on pose :
AB=a , AD=b , AA'= c
1)- a) Montrer que ACC' est un triangle rectangle
b) En déduire que AC' =
2)- a) Monter que les plans (ABC) et (A C C') sont perpendiculaires
b) Citez d'autres plans perpendiculaires à (ABC)

Deux plans sont perpendiculaires lorsque l'un contient une droite


perpendiculaire à l'autre

Activité 5
Réponde par vrai ou faux
a)- Deux plans perpendiculaires à un même troisième sont parallèles
b)- Si deux plans sont parallèles, toute droite perpendiculaire à l’un est perpendiculaire
à l’autre
c)- Par un point on peut mener un plan et un seul perpendiculaire à un plan donné.
d)- Si deux plans sont perpendiculaires toute droite perpendiculaire à l’un est parallèle
à l’autre.
e)- Si deux plans sont perpendiculaires toute droite parallèle à l’un est perpendiculaire
à l’autre.
f)- Si deux droites sont parallèles tout plan perpendiculaire à l’une est perpendiculaire
à l’autre.
h)- Si deux plans sont perpendiculaires à un même plan alors leur intersection est une
droite perpendiculaire à ce plan.

307
Cours

PRODUIT SCALAIRE DANS L’ESPACE

Activité 6
La figure ci-contre représente un cube ABCDA’B’C’D’ de coté a.
a)- Montrer que
b)- En déduire que
c)- Calculer

Définition
Soient deux vecteurs de , A, B et C des points de tels que
Le produit scalaire de est le réel noté défini comme suit :

H le projeté orthogonal de C sur (AB)

308
Activité 7
La figure ci-contre représente un tétraèdre ABCD tel que :
AB = AC = 3, AD = 4, (AB)⊥(AC), (AD)⊥(AB) et (AD)⊥(AC).
Soit H le milieu de [BC].
a- Montrer que (DH)⊥(BC).
b- Calculer les produits scalaires suivants :

Activité 8
On admet que le produit scalaire dans possède les mêmes propriétés que le produit
scalaire dans , rappeler ces propriétés.
Exercice :
Soient les vecteurs de tels que :

Calculer :

ORTHOGONALITÉ ET PRODUIT SCALAIRE

Activité 9
Soient deux vecteurs de et les points A, B, C tels que
. Montrer que (AB) ⊥ (AC) équivaut à

Définition
On dit que deux vecteurs de sont orthogonaux et l'on note lorsque l'une
des conditions suivantes est vérifiée :

• sont non nuls et leurs directions sont orthogonales

309
Propriété
Soient deux vecteurs de , A
Exercice 1:
Soit un tétraèdre ABCD vérifiant (AC) ⊥ (BD) et (AB) ⊥ (CD).
Démontrer que
Exercice 2:
Soient deux vecteurs de tels que B D

Montrer que
C

ACTIVITÉ DANS UN REPÈRE


ORTHONORMÉ DE L’ESPACE

Activité 10
La figure ci-contre représente un parallélépipède rectangle
ABCOEFGH tel que OA = 4,
AB = 5 et AE = 3. I, J, K sont respectivement des points
de [OA], [OC] et [OH] tels que OI =OJ = OK = 1.
1°) Calculer:
2°) L'espace est rapporté au repère cartésien

Soient deux vecteurs.

Calculer et comparer la valeur trouvée avec le réel xx' + yy' + zz’dans chacun des cas

suivants :

Définition
Soit une base une base de et O un point de .

On dit que B est une base orthonormée si .

Dans ce cas le repère est un repère orthonormé de .

310
Remarque :

Le repère est un repère orthonormé de équivaut à .

Activité 11
étant muni d'une base orthonormée

On donne les vecteurs

Montrer que :

Exercice:
Dans muni de la base orthonormée

Activité 12
L'espace est rapporté à un repère orthonormé
On donne les points A(3,-1,2), B(-2,3,4) et C(5,2,1).
a- Calculer AB, AC et BC.
b- Calculer : . En déduire que (AB) ⊥ (AC).
c- Retrouver ce résultat en utilisant le théorème de Pythagore.

Soient dans l'espace rapporté à un repère orthonormé


les points A (xA , yA , zA) et B (xB , yB , zB).

311
Activité 13
Dans l'ensemble , muni d'une base orthonormée

On donne les vecteurs

1) Calculer

2) Soient les vecteurs

Vérifier que est une base orthonormée de .

3) Soit le vecteur

a- Montrer que
b- En déduire les expressions de X, Yet Z en fonction de x, y et z.
Exercices
1) L'espace est muni d'un repère orthonormé
On considère les points A (1,1,1), B (2,-1,2) et C (4,-1,-6).
a- Montrer que les vecteurs sont orthogonaux.
b- Calculer
2) Dans l'espace rapporté au repère orthonormé

On donne les points A (1,-2,3), B (4,3,2) et le vecteur

Déterminer l'ensemble des points M de tels que

312
VECTEUR NORMAL À UN PLAN :

Activité 14
Dans l'espace rapporté au repère orthonormé

On donne le point A(-2,1,3) et le vecteur

a- Montrer que : M (x , y , z) ∈ E ⇔ x - y + 3z - 6 = 0.
b- Reconnaître alors l'ensemble E et vérifier que A ∈ E .

Activité 15
Dans l'espace rapporté à un repère orthonormé On considère le plan P dont
une équation cartésienne est ax + by + cz + d = 0.

Soit A (x0 , y0 , z0 ) un point de P et

a- Soit M (x,y,z) un point de . Montrer que : M ∈ P ⇔ a (x-x0 ) + b (y-y0 ) + c (z-z0 ) = 0.


b- En déduire que .

Théorème et définition :
Soit dans l'espace rapporté à un repère orthonormé un plan P dont

une équation cartésienne est : ax + by + cz + d = 0. Le vecteur est orthogonal à tout

vecteur de P. On dit que le vecteur est un vecteur normal à P.

Activité 16
Dans l'espace rapporté à un repère orthonormé On considère le plan P dont
une équation cartésienne est : 6x - 4y +2z +5 = 0 et les droites D et D' de représentations,
paramètriques respectives :

313
1°) a- Déterminer un vecteur normal au plan P et un vecteur directeur de D.
b- Montrer que sont colinéaires.
c- Qu'en déduit-on pour le plan P et la droite D ?
2°) a- Déterminer un vecteur directeur de D'.
b- Calculer
c- Qu'en déduit-on pour le plan P et la droite D' ?
3°) Montrer que D et D' sont orthogonales.

Soient un vecteur normal à un plan P et un vecteur directeur d'une droite D.


•D⊥P⇔ sont colinéaires.
• D // P ⇔ = 0.

Activité 17
Dans l'espace rapporté à un repère orthonormé On considère les plans P,
P' et P" d'équations cartésiennes respectives P : x - 3y + 2y - 3 = 0
P': x + y + z - 5 = 0
P'': -3x + 9y - 6z + 8 = 0.
a- Déterminer un vecteur normal au plan P, un vecteur normal au plan P' et un vecteur
normal au plan P".
b- Calculer . Qu'en déduit-on pour les plans P et P' ?
c- Montrer que sont colinéaires. Qu'en déduit-on pour P et P"?

Soient deux plans P et P', un vecteur normal à P et un vecteur normal à P'.

P ⊥ P' ⇔ =0
P // P' ⇔ sont colinéaires.

314
Exercice
Dans l'espace rapporté à un repère orthonormé On donne les plans :
P : x + 2y + 2z + 1 = 0
Q : 2x + y – 2z – 1 = 0.
1°) a- Montrer que Q ⊥ P.
b- Déterminer une représentation paramétrique de la droite Δ, intersection de P et Q.
c- Déterminer un vecteur directeur de Δ.
2°) a- Déterminer une équation cartésienne du plan R perpendiculaire à Δ et passant par
le point A(1,-1,0).
c- Vérifier que R est perpendiculaire au deux plans P et Q.

DISTANCE D’UN POINT À UN PLAN

Activité 18

Dans l'espace rapporté au repère orthonormé On considère le plan P dont


une équation cartésienne est :
1) Déterminer une représentation paramétrique de la droite D passant par A
et perpendiculaire au plan P.
2)
a) Déterminer les coordonnées du point d'intersection H de la droite D et du plan P.
b) Calculer la distance AH.

315
Activité 19
Dans l'espace rapporté au repère orthonormé on considère le plan P dont une
équation cartésienne est : ax + by + cz + d = 0 et un point A(x0, y0, z0) de
La droite D passant par A et perpendiculaire à P coupe P en un point H.
• On se propose dans cette activité de calculer
la distance de A au plan P c'est-à-dire la distance AH.
On désigne par (x1, y1, z1) les coordonnées de H

et un vecteur normal à P.

1) a) Montrer qu'il existe un réel α tel que

b) En déduire que :

2) a) Montrer que l'on a :

b) En déduire que , (2)

c) Déduire de (1) et (2) que : .

Exercice:
Dans l'espace rapporté au repère orthonormé On donne un plan P et
un point A. Déterminer d (A,P) dans chacun des cas suivants:


Exercice résolu 1:
On donne, dans l'espace rapporté a un repère orthonormé les plans .

1) Vérifier que P ⊥ Q .
2) Calculer d (A, P) et d (A, Q).
3) En déduire la distance du point A à la droite d'intersection Δ de P et Q.

316
Solution:
1) Le vecteur est un vecteur normal à P et le vecteur est un vecteur normal

2)

3)
• Les droites perpendiculaires respectivement
à P et à Q et issues de A coupent ces plans en I et J.
• Le plan (AIJ) est perpendiculaire à P et à Q
donc il est perpendiculaire à leur intersection
Δ en un point H.
• (AH) est donc perpendiculaire à Δ
et par suite d(A, Δ)=AH
• D'autre part P et Q étant perpendiculaires on a:
(AI)⊥(AJ) et par suite AIHJ est un rectangle
Conséquence:

Exercice résolu 2:
Dans l'espace rapporté au repère orthonormé , on donne le point A (3, -1, -2)

et la droite D dont une représentation paramétrique est:

Déterminer la distance du point A à la droite D.

317
Solution:
Soit P le plan passant par A et perpendiculaire à D.
Ce plan coupe D en H. La distance de A à D est alors AH.

• Soit est un vecteur directeur de D,

comme est un vecteur normal


à P et par suite, une équation cartésienne
de
• Ecrivons que .

• Déterminons les coordonnées du point d'intersection H de P et D.

Les coordonnées (x, y, z) de H vérifient

Ce système équivaut à

318
Résumé

Soit une base orthonormée de et les vecteurs

Dans l'espace rapporté à un repère orthonormé , on considère le plan P dont


une équation cartésienne : ,
On a :
• Le vecteur est un vecteur normal à P.

• est orthogonal à tout vecteur de P.

est un vecteur normal au plan P et est un vecteur normal au plan P',

Dans l'espace rapporté à un repère orthonormé, on considère le plan

319
Exercices et Problèmes
01 On donne les vecteurs et les points a) A (1, -1, 2), B (1, 3, 4) et C (2, 5, -3)
O, A et B tels que : b) A (2, -1, 0), B (-1, 3, 7) et C (1, 0, -1)
Calculer dans chacun des cas suivants: 06 Dans l'espace rapporté à un repère
orthonormé , on donne les points
A( , 2, -3); B (2, 0, -1) et C (-1, 4, 0).
Déterminer pour que ABC soit un triangle
rectangle.
02 Avec les mêmes hypothèses que
l'exercice 1 , déterminer AÔB dans chacun Dans l'espace rapporté au repère
des cas suivants: orthonormé écrire les équations
cartésiennes des plans P vérifiant les
conditions données.(ex : 7,8 et 9)
07 P passe par A(-1, 2, 1) et perpendiculaire
03 1) Soient deux vecteurs de .
a) Montrer que . à la droite

08 P passe par A(1, 2, -3), B(0, 1, 2) et est


b) En déduire que . perpendiculaire à P’: x + y + z - 1 = 0
09 P passe par A(0, 1, -2) et est perpendicu-
laire à P' et P'' :
2) Soient A, B et C trois points de tels
P’: x - 2y + 3z - 4 = 0,P”: x + y + -z + 1 = 0
que AB = 8, AC = 6 et BC = 10.
L'espace est rapporté à un repère
orthonormé Ecrire les représen-
04 Soit ABCDA'B'C'D' un parallélépipède
tations paramétriques de la droite D véri-
rectangle tel que AB = 2, AD = AA' = 1
fiant les conditions données (ex: 10 et 11).
Calculer:
10 D passe par A(1, -3, 5) et est
perpendiculaire à P : x - y - z + 3 = 0
05 L'espace est rapporté à un repère
11 D passe par A(1, 2, 1) et est perpendicu-
orthonormé
laire aux droites :
Calculer dans chacun des cas
suivants:

320
Exercices et Problèmes
12 L'espace est rapporté à un repère 16 Soit le point A(0, 2, 1) et le vecteur
orthonormé.
Déterminer la distance du point A au plan P
dans chacun des cas suivants:
Démontrer que l'ensemble des points M de
tels que est un plan orthogonal
à la droite Préciser l'intersection de ce
plan avec la droite
17 Soient A, B, C trois points non alignés de
13 Dans l'espace rapporté au repère a) Démontrer que l'ensemble des points M
orthonormé on donne les plans de , tel que
P et P' d'équations. est un plan que l'on précisera.
b) Retrouver analytiquement ce résultat
a) Montrer que P et P' sont perpendiculaires.
lorsque les points A, B, C ont pour coordon-
b) Soit D la droite d'intersection de ces deux
nées: A(1, -1, 0); B(2, -1, 3); C(-1, 0, 2).
plans et A(1, 2, -3). Calculer d (A, D).
14 L'espace est rapporté au repère 18 Soient D et D' les droites passant respec-
tivement par les points A(1, 1, 0), B(0, 2, 3)
orthonormé
et de vecteurs directeurs respectifs .
Soit la droite D définie par :

a) Déterminer une équation cartésienne du


Calculer la distance du point A(-5, 4, -2) à
plan P contenant D et parallèle à D'.
cette droite D.
b) En déduire un vecteur directeur de la
Dans les exercices de 15 à 19, l'espace est perpendiculaire commune aux deux droites
rapporté à un repère orthonormé D et D'.
15 Soient A (3, 1, 2) et B (5, -1, 6) deux c) Trouver une équation cartésienne du plan
Q contenant D' et perpendiculaire au plan P.
points de l’espace.
d) Trouver une représentation paramétrique
Démontrer que l'ensemble des points M de
de la perpendiculaire commune Δ aux deux
tels que: MA2 - MB2 = 8 est un plan
droites D et D'.
orthogonal à (AB).
e) Calculer la distance des deux droites
Calculer les coordonnées du point
D et D'.
d'intersection de ce plan avec la droite (AB).
321
Exercices et Problèmes
19 A tout réel m, on associe le plan Pm dont 20 1) Montrer que quels que soient les
une équation cartésienne est: points A, B, C, D de , on a:
(m-1)x + my + z + m + 2 = 0.
a) Démontrer que P0 et P1 se coupent sui- 2) En déduire que les trois hauteurs d'un tri-
vant une droite D. Déterminer un point A et angle ABC sont concourantes
un vecteur directeur de D. (on désignera par D l'intersection des deux
b) Démontrer que D est incluse dans tous hauteurs).
les plans Pm. 3) Soit ABCD un tétraèdre.
c) Retrouver le résultat de b) en montrant Montrer que si
qu'un point M(x, y, z) appartient à tous les
plans Pm si et seulement si
x + y + 1 = 0 et –x + z + 2 = 0. (Tout tétraèdre possédant cette propriété
d) Démontrer que pour tout réel m différent s'appelle tétraèdre orthocentrique).
de , il existe un réel m' et un seul, tel que 4) Montrer que, pour tout tétraèdre ortho-
les plans Pm et Pm' soient perpendiculaires. centrique, la projection orthogonale d'un
sommet sur la face opposée est l'orthocentre
de cette face.
5) Chaque droite reliant un sommet à l'or-
thocentre de la face opposée s'appelle une
«hauteur» du tétraèdre.
Montrer qu'un tétraèdre est orthocentrique
si et seulement si, ses hauteurs sont concou-
rantes.

322
Chapitre 9

Produit Vectoriel
Produit Mixte

INTRODUCTION

Activité 1
Soit une force appliquée en un point A. Soit O un point. On désigne par le
moment de la force au point O.
Calculer sachant que OA = 0,02 ( en mètre), (en Newton) et
une mesure de l’angle .
• On rappelle la formule
• Les notions du produit vectoriel et du produit mixte
sont des notions très utiles en mathématiques, en
mécanique et en physique. Pour introduire ces notions
on est amené à orienter l’espace. Comme pour le plan,
l’orientation de l’espace se fera intuitivement.

323
Cours
Orientation de l’espace :
Soit un repère cartésien de l’espace. Imaginons un observateur ayant les pieds
en O, le corps dans le sens de (Troisième vecteur du repère) et regardant le vecteur
(premier vecteur du repère), voit le vecteur (deuxième vecteur du repère)

à sa gauche ou à sa droite

Dans ce cas on dit que le repère Dans ce cas on dit que le repère
est direct. la base est dite directe. est indirect. la base est dite indirecte

L’espace est dit orienté s’il est muni d’un repère direct

Activité 2
La figure ci-contre représente un cube ABCDEFGH de coté 1. En appliquant la règle de
l’observateur, compléter le tableau suivant :
Repère Repère direct Repère indirect

324
Activité 3
Soit un repère direct de l’espace . En appliquant la règle de l’observateur,
barrer la réponse fausse.
1. Chacune des bases : est directe indirecte
2. Chacune des bases : est directe indirecte
3. Chacune des bases : est directe indirecte

Activité 4
La base est supposée directe. Compléter :

Base Base directe Base indirecte

PRODUIT VECTORIEL

Dans toute la suite l’espace est orienté.

Activité 5

Soient deux vecteurs non colinéaires de l’ensemble des vecteurs de l’espace .


Soit A un point de . Désignons par B, C et D les points de tels que :
et ABDC un parallélogramme. Soit
1) Calculer l’aire A du parallélogramme ABDC.
2) Soit Δ la droite passant par A et perpendiculaire au plan (ABC). Montrer qu’il existe un
point M et un seul de D tel que AM = A et est une base directe.
3) Soit , Montrer que le vecteur ne dépend pas du choix du point A et dépend
seulement des vecteurs .

325
Définition
Soient deux vecteurs de .et A, B et C des points de tels que
On appelle produit vectoriel de le vecteur noté et défini par:
• Lorsque sont colinéaires,
• Lorsque ne sont pas colinéaires,
est l’unique vecteur tel que :
 est orthogonal à
 est une base directe de .


Exercice
On reprend le cube ABCDEFGH de coté 1 de l’activité 2
Calculer :

Activité 6
Soit une base orthonormée directe de .
Déterminer :

étant deux vecteurs orthogonaux et unitaires


est une base orthonormée directe de .

Activité 7

Soient deux vecteurs de .


Montrer que si et seulement si sont colinéaires
Propriétés :
On admet les propriétés suivantes :
Soient les vecteurs de et le réel a. On a :

326
Exercices

1 . Soient deux vecteurs de . Démontrer que

2 . Soient trois vecteurs de .

Démontrer que

3 . On pose Exprimer en fonction de chacun des produits vectoriels suivants :

4 . Soit ABC un triangle de l’espace.

a- Montrer que

b- En déduire que : , avec a = BC , b = AC et c = AB.

COORDONNÉES DU PRODUIT VECORIEL

Activité 8
L’ensemble est muni d’une base orthonormée directe
1) Exprimer en fonction de chacun des produits vectoriels suivants :

2) Soient deux vecteurs de W.


Montrer que

Calcul pratique
Pour mémoriser le calcul des coordonnées
de on peut adopter la disposition
pratique suivante : pour chaque coordonnée
on effectue un produit en croix :

327
Activité 9
Calculer dans chacun des cas suivants :

Exercice résolu :
Dans l’espace muni d’un repère orthonormé direct , on donne les points
A (1 , 2 , - 3) , B ( 3 , -1 , 4) et C ( 4 , 0 , 5).
1) a- calculer
b- En déduire que les points A , B et C ne sont pas alignés.
2) Calculer l’aire du triangle ABC
Solution :

1) a- On a :

Calcul de

b- Comme ≠ 0 alors les vecteurs ne sont pas colinéaires par suite


les points A , B et C ne sont pas alignés
2) Soit D le point de tel que ABCD soit un parallélogramme. Soit A l’aire de ce
parallélogramme. On a : A =
Conséquence l’aire du triangle ABC =

328
PRODUIT MIXTE

Activité 10
Dans l’espace rapporté à un repère orthonormé direct , on considère le point

A(1 , - 1 , 2) et les vecteurs

1) a- Calculer
b- En déduire que sont non colinéaires.
2) Soit P le plan passant par A et de vecteurs
directeurs . A tout point M (x , y , z) de
on associe le réel
a- Calculer m en fonction de x , y et z.
b- Montrer que signifie que m = 0.
c- En déduire une équation cartésienne de P.
3) Soit N le point de l’espace tel que .
On considère un point B n’appartenant pas à P et on désigne par H son projeté orthogonal
sur la droite (AN).
a- Montrer que :
b- En déduire la position du point B par rapport au plan P
en fonction du signe du réel

Définition
On appelle produit mixte de trois vecteurs donnés dans cet ordre
Le réel

Activité 11
Dans l’ensemble des vecteurs de l’espace muni d’une base orthonormée directe

on considère les vecteurs

1) Calculer le produit mixte

2) Calculer le déterminant comparer le avec m

3) Généraliser le résultat obtenu.


329
Activité 11
Soient trois vecteurs non coplanaires et O, A, B et C quatre points de
tels que
Soit M le point de ξ tel que
On considère le parallélépipède
OADBCA’D’B’ (voir figure)
1) Montrer que OM = S où S est
l’aire du parallélogramme OADB.
2) Soit H le projeté orthogonal de C sur (OM).
Montrer que

3) En déduire que où désigne

le volume du parallélépipède OADBCA’D’B’.

Exercice
On donne dans l’espace ξ rapporté à un repère
les points A (1 , 1 , 1) , B (-1 , 2 , -1) , C (2 , 3 , 5) et D (1 , 0 , - 1)
1) Calculer le produit mixte
2) En déduire que les points A , B , C et D ne sont pas coplanaires.
3) Calculer le volume du parallélépipède déterminé par les vecteurs

330
Résumé

étant deux vecteurs de , A, B et C des points de tels que


• si et seulement si sont colinéaires
• si ne sont pas colinéaires :
 est orthogonal à
 est une base directe


ABCD un parallélogramme

B= une base orthonormée directe de .

Le produit mixte de trois vecteur donnés dans cet ordre est le réel

Soit B = une base orthonormée directe de .

Les vecteurs sont coplanaires si et seulement si le produit mixte


est nul.

Soit ABCDA’B’C’D’ un parallélépipède de volume .

331
Exercices et Problèmes

 Dans toute la suite l’espace est muni 04


d’un repère orthonormé direct . Soient deux vecteurs.
01 Simplifier chacun des produits vectoriels
suivants : a) Calculer
a) b) Soit α une mesure de l’angle
Déterminer cosα et sinα
b) 05 On donne les vecteurs

02 Déterminer les coordonnées de


dans chacun des cas suivants :

a) Déterminer les coordonnées des vecteurs :


a)

b) Le produit vectoriel est-il associatif ?


06 On donne les points
A (1, 2, 3) , B (4, 2,-1) et C (2, -1, 2).
b) a) Déterminer les coordonnées de
b) En déduire l’aire du triangle ABC
07 On considère la droite D intersection des
deux plans :
c) P : 2x – y + z – 2 = 0 et
Q : x + 3y – z – 3 = 0
a)Déterminer un point A et un vecteur
03 Dans chacun des cas suivants, indiquer si
directeur de D.
les vecteurs sont colinéaires.
b) Soit B (3 , - 1 , 2).Calculer la distance du
point B à la droite D.
a) 08 On donne les vecteurs

En utilisant les définitions et les expressions


analytiques du produit scalaire et du produit
b) vectoriel de deux vecteurs ,démontrer
l’égalité suivante:
(a2+ b2+ c2) (a’2 +b’2 + c’2) – (aa’+ bb’+ cc’)2
= (ab’– ba’)2 + (bc’– cb’)2 + (ca’– ac’)2
(Identité de Lagrange)
332
Exercices et Problèmes
09 Soient A, B et C trois points de l’espace. a) Soit M un point de .
Pour tout point M de , on considère le Montrer que : M est un point du plan
vecteur si et seulement si

a) Montrer que le vecteur ne dépend pas b) Utiliser le résultat de a) pour déterminer


de M une équation cartésienne du plan P passant
b) Montrer que si A , B et C sont non par A et de vecteurs directeurs
alignés alors est normal au plan (ABC).
10 On donne les vecteurs

14 Soit ABCD un tétraèdre. On désigne par


m le produit mixte et par V
le volume de ce tétraèdre.
a) Calculer a) Montrer que
b) Montrer en utilisant le produit vectoriel b) Calculer V dans le cas où A(1 , 1 , 1) ,
que est une base orthonormée directe. B(2 , 0 , 0) , C (0 , 3 , 0) et D (0 , 0 , -2).
11 On considère le vecteur 15 Soit A,B ,C et D quatre points non copla-
Déterminer deux vecteurs naires de . Montrer que l’ensemble des
tels que soit une base ortho- points M de tels que :
normée directe de .
12 Calculer le produit mixte est un plan parallèle au plan ABC.
dans chacun des cas suivants : 16 A, B , C et D sont quatre points de tels
que les droites (AB) , (AC) et (AD) soient
deux à deux orthogonales. Soit m le produit
mixte .
Montrer que .
Que représente ce réel ?
17 Soient D et D’ les droites de passant
respectivement par les points A (1, -1 , 2) et
12 Soit A un point de ξ, deux vec- B (2 , 0 , -3) et de même vecteur directeur
teurs non colinéaires de .

333
Exercices et Problèmes
a) Montrer que la distance de D à D’est :

b) Calculer alors d
18 Soient A et A’ deux points de ,
deux vecteurs non colinéaires de .
Soient les droites et
Soit (HH’) la perpendiculaire
commune à D et D’, H∈D et H’∈D’.
a) Montrer que les produits mixtes
sont égaux.
Soit m leur valeur commune.
b) Montrer que :

c) En déduire que :

d) Calculer HH’pour A(2,3,-1),A’(1,-1,0),

334
Math et culture

En 1839, dans un ouvrage sur la théorie des marées, Hermann Günt Grassmann
(Mathématicien allemand 1809 – 1877) développe la notion de produit géométrique
de deux vecteurs qu’il présente comme une aire dirigée, constituée par l’aire d’un
parallélogramme construit sur les deux vecteurs et par un vecteur perpendiculaire au
plan de ce parallélogramme.
On lui doit aussi, le produit géométrique de trois vecteurs -l’actuel produit mixte-
défini à partir du volume du parallélépipède construit sur les trois vecteurs.

335

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