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Éthique morale et déontologie

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Éthique et soins

Définition des concepts et


principes éthiques

OCTOBRE 2019

1
La morale
« ensemble des principes de jugement et de
conduites qui s’imposent à la conscience
individuelle et collective »;
(Hachette 1993)
« ensemble de règles de conduite, de
relations sociales qu'une société se donne et
qui varient selon la culture, les croyances,
les conditions de vie et les besoins de la
société »;
(Encyclopédie Wikipédia)

2
L’éthique
● «science des mœurs et de la morale et par
métonymie la morale »;
Hachette (1993),

● du grec ethos (coutume, usage, caractère)


désigne « principes ou critères d’évaluation
de la conduite humaine, parfois appelés
mœurs »;
(Encarta, 2005)
.

● Le terme latin ethica relève de la philosophie


morale, issue des sciences sociales, par
opposition aux sciences exactes
(mathématiques, logique) et aux sciences
3
empiriques (chimie, physique).
L’éthique

● En langue arabe, deux significations:


« Akhlak » (‫) أﺧﻼق‬: habitudes sociales
ou individuelles relatives au bien et
au mal;
« Ilmou el akhlak » (‫) ﻋﻠﻢ اﻷﺧﻼق‬:
principes à respecter, pour faire le
bien et éviter le mal.
(Majjani Attollab, 1996) .

4
Éthique et morale
● Éthique du Grec (ethos) et morale du latin,
désignent toutes deux :
- les mœurs;
- les comportements et les règles qui les régissent;
- les justifications et les fondements des règles
(Weil, 1989).
« renvoie à la manière d’agir et de se comporter »;
(Fortin, 1999).
● le langage quotidien les utilise
indifféremment, alors que l’éthique
« s’intéresse surtout au devoir bien agir ».
(Blondeau, 1992, p.27).

5
L’éthique
● Méta-éthique : entendue comme la
recherche des origines et du sens de nos
concepts moraux ;
● Morale ou éthique normative: concerne
les critères de nos comportements
(habitudes, devoirs, conséquences de nos
actes) ;
● Morale ou éthique appliquée: application
des deux premières à des problèmes
spéci ques et controversés (par exemple,
avortement, environnement, droits des
6 animaux, etc.).
La déontologie

● Du Grec (deontos) signi e: il faut, il


convient, il est nécessaire, ce qui doit être,
ce qu’il faut faire (par extension, le
devoir);

● Théorie des devoirs professionnels;


(Petit Robert).
● science qui traite les devoirs à remplir;
par exemple la déontologie médicale,
c’est l’ensemble des règles qui régissent
les rapports des médecins entre eux ou
entre leurs malades et eux;
(Larousse)
● Forme d’éthique de l’obligation, du
7 devoir dans telle ou telle situation.
La déontologie
● fait référence au devoir qui incombe à un
groupe professionnel dans l’exercice de leur
profession;
● Représente l’ensemble des valeurs et des règles
de conduite qui en découlent pour régir les
rapports des professionnels avec leurs
béné ciaires et avec leurs collègues (ex. la
déontologie médicale);
● S’adresse à eux en tant que professionnels
plutôt qu’en tant qu’individu.

8
● Dispositions principales
1. Exercer son activité dans le respect de la
personne humaine...
S'occuper avec la même attention de
chacun, quelles que soient sa condition, sa
nationalité, ses convictions...
2. S'abstenir de tout prosélytisme
politique, religieux ou spirituel...
3. Ne pas orienter les choix de vie sur
quelque plan que ce soit...
4. Proposer d'autres démarches si
nécessaire...
5. Garantir le secret professionnel, sauf
dérogation prévue par la loi...
9
La déontologie

● Morale et déontologie présentent donc


des similitudes, mais qui s’articulent à
des niveaux di érents.
● La déontologie s’adresse à l’in rmier(ère)
en tant que professionnel plutôt qu’en
tant qu’individu.

10
La bioéthique

● Partie de l'éthique.
● Recherche de normes morales
applicables à la recherche biologique et à
tout ce qui concerne les manipulations
techniques du vivant.
● Sujet d'actualité, suite aux manipulations
génétiques e ectuées sur les plantes
alimentaires, au clonage et à l'utilisation
d'embryons humains.

11
La bioéthique

Bioéthique, ensemble des ré exions,


recherches et pratiques cherchant à
résoudre des questions morales suscitées
par l'avancement des sciences et des
techniques biomédicales et proposant
une limite aux interventions de
l'Homme dans le domaine des sciences
de la vie.

12
La bioéthique
● Exemples de domaines couverts par la
bioéthique:
* l'expérimentation sur l'homme ;
* le don et l'utilisation d'éléments et produits
du corps humain ;
* l'assistance médicale à la procréation et
toutes les questions éthiques liées à l'amont
de la naissance ;
* la manipulation génétique ;
* l'utilisation des donnés de santé à caractère
personnel dans la recherche ;
* l’acharnement thérapeutique, l’arrêt du
13 traitement…
La bioéthique

● Progrès dans le domaine des sciences de


la vie: recherche des cellules souches,
tests génétiques, le clonage…
⇨Nouveau pouvoir pour:
*Améliorer la santé;
*Contrôler les mécanismes de
développement de toutes les espèces
vivantes.

14
La bioéthique

⇨Interrogations concernant les


implications sociales, culturelles, légales
et morales de ces progrès ont mené à
l’une des discussions les plus
signi catives du siècle passé.
⇨Nouveau mot a été créé pour
envelopper toutes les problématiques
résultant de cette discussion
BIOETHIQUE

15
La bioéthique
EMERGENCE
● Facteurs internes :
* Dérapage de la recherche
biomédicale;
* Contrecoups de la thérapie;
* Limites des ressources.
● Facteurs externes:
*Développement technoscienti que;
*Émergence des droits de la personne;
*Modi cation de la relation médecin/patient;
*Montée du pluralisme religieux.

16
Les soins palliatifs
● Soins spécialisés, prodigués à un
mourant.
● Une approche holistique est souvent
o erte, proposant aux patients et à leurs
familles des conseils dans les domaines
législatifs, nanciers, émotionnels, ou
spirituels en plus des besoins immédiats
médicaux.
● Les soins peuvent être prodigués à la
maison, à l'hôpital ou établissements
spécialisés, ou dans des unités de soins à
long terme.
● Le concept inclut également le soutien à
la famille concernant le deuil.
17
(Dictionary of Health Services Management, 2d ed).
Les soins palliatifs

● Comme celui de la naissance, le temps


de la n de vie est une étape à vivre en
toute conscience et en toute humilité,
● Le but des soins palliatifs est d'o rir la
meilleure qualité de vie possible aux
personnes sou rant de maladie très grave
ou en phase terminale, jusqu’à la mort, qui
n’est ni hâtée, ni retardée en assurant leur
confort et leur dignité.

18
Les soins palliatifs
● Les soins palliatifs et l'accompagnement
considèrent le malade comme un être vivant, et
la mort comme un processus naturel.
● Ceux qui dispensent des soins palliatifs
cherchent à éviter les investigations et les
traitements déraisonnables (communément
appelés acharnement thérapeutique).
● Ils se refusent à provoquer intentionnellement
la mort. Ils s'e orcent de préserver la meilleure
qualité de vie possible jusqu'au décès et
proposent un soutien aux proches en deuil.
● Ils s'emploient par leur pratique clinique, leur
enseignement et leurs travaux de recherche, à
ce que ces principes puissent être appliqués.

19
Les soins palliatifs

● Objectifs selon l’OMS


Les soins palliatifs cherchent à
améliorer la qualité de vie des patients
et de leur famille, face aux
conséquences d’une maladie
potentiellement mortelle, par la
prévention et le soulagement de la
sou rance, identi ée précocement et
évaluée avec précision, ainsi que le
traitement de la douleur et des autres
problèmes physiques,psychologiques et
20
spirituels qui lui sont liés.
Les soins palliatifs

● procurent le soulagement de la douleur


et des autres symptômes gênants,
● soutiennent la vie et considèrent la mort
comme un processus normal,
● n’entendent ni accélérer ni repousser la
mort,
● intègrent les aspects psychologiques et
spirituels des soins aux patients,
● proposent un système de soutien pour
aider les patients à vivre aussi
activement que possible jusqu’à la
mort,
● o rent un système de soutien qui aide
21
la famille à tenir pendant la maladie
du patient et leur propre deuil,
Les soins palliatifs
● utilisent une approche d’équipe pour
répondre aux besoins des patients et de
leurs familles en y incluant si nécessaire
une assistance au deuil,
● peuvent améliorer la qualité de vie et
in uencer peut-être aussi de manière
positive l’évolution de la maladie,
● sont applicables tôt dans le décours de la
maladie, en association avec d’autres
traitements pouvant prolonger la vie,
comme la chimiothérapie et la
radiothérapie
● incluent les investigations qui sont requises
a n de mieux comprendre les
22 complications cliniques gênantes et de
Principes éthiques

● Ensemble de règles générales, communes à


toutes les cultures, qui apportent des indications
générales pour agir de manière éthique;
● Quatre principes éthiques développés par
Beauchamp et Childress (2001): Bienfaisance,
non-malfaisance, respect de l’autonomie et
justice.
Principes éthiques
Bienfaisance:
● Obligation morale d’agir dans le sens du bien être d’autrui
(Saint-Arnaud, 2006);
● Implique non seulement d’éviter de faire du tort mais aussi
d’apporter des béné ces;
● Les béné ces, pour l’individu, doivent être supérieurs aux
torts;
● Considérer les conséquences à court terme, mais aussi à
moyen et long terme.

Non malfaisance:
● Prescription selon laquelle il faut éviter de faire du mal ou
nuire à autrui soit par ignorance, de façon intentionnelle ou
par négligence (Giroux, 2005).
Principes éthiques
Respect de l’autonomie de la personne
● Reconnaître qu’une personne apte peut prendre
une part active dans les décisions qui la concerne
● Respecter le choix d’une personne apte qui ne veut
pas être informée ;
● La personne est apte Si :
● comprend les informations pertinentes en regard
de la décision à prendre;
● peut délibérer en fonction de ses valeurs et des
buts qu’elle poursuit;
● peut communiquer ses décisions.
Principes éthiques

Respect de l’autonomie de la personne


Consentement libre et éclairé :
Le consentement aux soins doit être donné en
toute connaissance de cause, c’est-à-dire que le
malade doit avoir reçu toutes les informations
pertinentes à sa prise de décision.
Peut être substitué (mineurs, handicapés
mentaux, les patients dans un état de coma).
Doit être e ectué sans pressions abusives, tant de
la part des membres de l’équipe de soin que des
proches.
Principes éthiques

Respect de l’autonomie de la personne


● Con dentialité des données personnelles :
Obligation éthique à garder les informations
apprises à l’occasion de l’exercice professionnel.
a comme fondement, l’autonomie de la personne,
le respect de la vie privée, le maintien et la réussite
de la relation thérapeutique et de con ance.
Éviter les conversation indiscrètes, ne pas révéler
les con dences, ne pas utiliser la con dentialité à son
avantage (soignant) ou au détriment du patient,
respecter la con dentialité des informations
contenues dans le dossier médical.
Normes légales (art. 446 du code pénal) .
Principes éthiques

Justice
● C’est répondre aux besoins sans discrimination
et assurer l’égalité d’accès aux soins quels que
soient le revenu, le rang social, la culture…
● Respectée lorsque l’accès aux soins est in uencé
uniquement par le besoin et non par des
caractéristiques personnelles ou structurelles
(Schneider; Bunner, 1997) .
Pourriez-vous me laisser
dormir un peu. Je n’ai pas
fermé l’oeil de la nuit? Vous pensez peut-être
qu’on a que vous!

Ma foi, vous vous


croyez à l’hôtel!

Réponse dysfonctionnelle et arrogante !

29 Margot Phaneuf, inf., Ph.D.


Meilleure réponse
Reposez vous je vais commencer
par quelqu’un d’autre.

Je n’ai pas fermé l’œil de la nuit.

Réponse logique et compréhensive

30 Margot Phaneuf, inf., Ph.D.


Pourriez-vous m’aider plus tôt Ce n’est pas possible!
le matin pour me laver,
j’aime me lever de bonne heure.

Vous devez faire comme


les autres, attendre
votre tour.

Réponse dysfonctionnelle et autoritaire

31 Margot Phaneuf, inf., Ph.D.


Je vais changer votre tour
avec une autre personne qui
aime rester au lit.
Pourriez-vous m’aider pour
me laver plus tôt le matin,
j’aime me lever de bonne heure.

Respecter le malade c’est aussi, dans la mesure du possible,


respecter ses valeurs et son autonomie.

32 Margot Phaneuf, inf., Ph.D.


Je ne veux pas prendre de laxatif,
ça me donne mal au ventre
et ça me gène de demander souvent pour
aller aux toilettes.

Après, vous ne viendrez pas vous


plaindre, si vous êtes constipée.

Les représailles, les railleries,


l'intimidation … sont considérées comme
des manifestations de violence
psychologique. OIIQ, Le Journal,
Chronique déonto
novembre / décembre 2001, Vol. 9 No.2.

Margot Phaneuf, inf., Ph.D.


Je ne veux pas de laxatif, j’ai peur
d’avoir à demander trop
souvent pour
aller aux toilettes.

Nous allons tenter de


trouver un meilleur
équilibre.

L’infirmière ou l’infirmier ne doit pas faire preuve de violence


physique, verbale ou psychologique envers le client. Or, imposer un
traitement de force est une forme de violence.

34 Margot Phaneuf, inf., Ph.D.


Madame pourriez-vous
me mettre une 2 e jaquette
dans le dos, l’ouverture
en arrière me donne Quelle drôle d’idée, vous
froid? n’avez qu’à tirer la
couverture !

Vous avez encore


des mains..

Il y a ici une moquerie inappropriée


et une non-réponse au besoin.

Margot Phaneuf, inf., Ph.D.


J’ai froid avec cette
petite jaquette.

Je vais chercher votre gilet,


ce sera encore mieux !

Dans l’exercice de sa profession l’infirmière doit faire preuve de


disponibilité et de diligence raisonnables.

36 Margot Phaneuf, inf., Ph.D.


Je suis
toujours souffrante!
Pouvez-vous me donner
quelque chose ?

Encore!
Tu prends trop
de médicaments !

Approche cavalière
qui manque d’empathie.

Margot Phaneuf, inf., Ph.D.


Je suis
toujours souffrante!

Je vous comprends Madame


Leblanc, ça ne peut rester comme
ça. Je vais en parler au
médecin, nous allons
trouver une solution.

38 Margot Phaneuf, inf., Ph.D.


Je n’ai rien de prescrit pour
J’ai très mal vous. Vous n’aviez qu’à en
dans le dos ! parler au médecin. Moi je
ne peux rien faire.

Je n’ai pas de
baguette magique!

Cette réponse dysfonctionnelle


contient un reproche
culpabilisant et montre un manque
de compréhension empathique.

Margot Phaneuf, inf., Ph.D.


Je vais contacter le médecin.
Il pourra vous prescrire quelque chose.
Je vais vous faire un petit massage pour
vous soulager avant la nuit!

Mon dos me fait tellement


souffrir !

La réponse montre que le malade


a été écouté et entendu.

40
Margot Phaneuf, inf., Ph.D.
Conclusion

Les valeurs et les principes n’ont de sens que s’ils se


manifestent par des comportements appropriés dans
une relation de soins;
Oeuvrons ensemble pour :
des soins humanisés, considérant la personne
dans sa globalité;
Le développement d’un cadre relationnel,
imprégné de l’acceptation de l’autre dans sa
di érence, du respect de sa dignité, de ses
habitudes et de ses croyances.
Ces personnes qui prennent soins
de nous sont notre seul recours et
lorsqu’elles nous comprennent et nous
aident, elles sont nos anges.

42 Margot Phaneuf, inf., Ph.D.


Références
● Beauchamp T.L. & Childress J.F. (2001). Principles of
Biomedical Ethics, New York, Oxford University Press 454 p.
● Bouquet B. (2004). Ethique et travail social : Une recherche du
sens. Dunod, Paris, 230 p.
● Recueil des textes juridiques (1977). Code pénal marocain.
Casablanca : Librairie papeterie des écoles 335 p.
● Saint-Arnaud, J. (2006) sous presse. « Enjeux éthiques et
processus décisionnel en santé communautaire » dans la
pratique in rmière en santé communautaire sous la direction de
G. Caroll, Montréal : Chenelière
● Schneider-Bunner C. (1997). Santé et justice sociale. L’économie des
systèmes de santé face à l’équité. Paris: Economica
● Wintzer P. (2004). Ré exions sur l’éthique à partir d’une
évaluation de l’appropriation de la dimension éthique dans le
rôle professionnel. Recherche en soins in rmiers, 17.
Références:
• Blondeau D. (1992). L’éthique professionnelle. Un
univers à [Link] Québec, 12 (3), 26-31.
• Dictionnaire encyclopédique illustré (1993). Paris :
Hachette;
• Dictionary of Health Services Management, 2d ed.
• Encarta (2005). Collection Microso ®. [Link]
[Link]/. Consulté le 15/01/2006.
• Fortin, J. ; (1999). Éthique et politique. Dans D. Blondeau,
L’éthique et soins in rmiers. P.53. Montréal : Les presses
de l’université de Montréal.
• Majjani Attollab. (1996) Al Majjani éditeur. Beyrouth,
Liban.
• Weil É. (1989). «Morale»,Encyclopedia Universalis .

44

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