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Guide Recouvrement

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ÉDITION 2024

Introduction

Qu’est-ce que le recouvrement de


créance ?

Sommaire.
Quels sont les délais de paiement
d’une créance/facture ?

Les relances amiables

La mise en demeure

L'injonction de payer

Quelles sont les autres possibilités


pour recouvrer une créance ?

L'offre Legalstart
INTRODUCTION.

Ce guide a vocation à présenter les principales caractéristiques de recouvrement


de créance. N’hésitez pas à consulter nos fiches pratiques pour approfondir votre
recherche.

Un client ne vous a pas réglé votre facture en temps et en heure, et vous vous
demandez comment réagir ? Il est vrai que le recouvrement de créances est
souvent vécu comme un moment délicat, entre la volonté de ménager la relation
commerciale et la nécessité d’obtenir le paiement de votre facture. Sachez qu’il
existe plusieurs moyens de recouvrer une créance avant d’en arriver à la phase
judiciaire. On vous explique.

Se faire payer
QU’EST-CE QUE LE RECOUVREMENT DE
CRÉANCES ?

Dans cette partie :

Qu’est-ce qu’une créance ?

Le recouvrement amiable

Le recouvrement judiciaire

Qu’est-ce qu’une créance ?

Une créance est le droit qu'une personne (le créancier) a d'exiger quelque chose
de quelqu'un (le débiteur), en principe le paiement d’une somme d'argent.

À noter : la créance dont on parle dans ce guide est à distinguer de la


créance client qui correspond en comptabilité au cas où un produit ou un
service a été livré et la facture correspondante est émise et en attente de
paiement. Dans ce cas, il n’y a pas forcément de retard.

Pour pouvoir être recouvrable, la créance doit être :

Certaine : c’est-à-dire qu’il ne doit pas y avoir de doute sur son existence. Il
est possible de le prouver par la signature d’un contrat, d’un devis ou d’un
bon de livraison par exemple.

Liquide : ce qui signifie que le montant de la créance est quantifiable et la


devise connue.

Exigible : le délai de paiement précisé sur la facture est dépassé. Vous ne


pouvez pas exiger le paiement avant la date d’échéance de la facture.
De plus, il est nécessaire de veiller à respecter les délais de prescription pour
demander le paiement d’une facture, à savoir :

2 ans, si le débiteur est un particulier ;


5 ans, si le débiteur est un professionnel.

Le recouvrement amiable

Le recouvrement amiable consiste à trouver une solution sans faire intervenir le


juge pour obtenir le paiement d’une créance.

En pratique, le recouvrement amiable consiste à réaliser des relances par


téléphone ou par courrier, afin que le débiteur paie spontanément la facture en
question. Si les relances “simples” échouent, il est possible d’envoyer une lettre
de mise en demeure pour exiger formellement le paiement avant d’entamer la
phase de recouvrement judiciaire.

Les actes de recouvrement amiable peuvent être réalisés par le créancier lui-
même, par une société de recouvrement ou un commissaire de justice (ancien
huissier de justice).

Le recouvrement judiciaire

Le plus souvent, le créancier n’a recours au recouvrement judiciaire qu’en cas


d’échec du recouvrement amiable. Il s’agit alors de porter le litige devant le juge.

Le but est alors d’obtenir un titre exécutoire permettant de forcer le débiteur à


régler la créance.

Les 3 points à retenir


La créance doit être certaine, liquide, exigible et non prescrite
Recouvrement amiable : relances et mise en demeure
Recouvrement judiciaire : porter l’affaire devant le juge
QUELS SONT LES DÉLAIS DE PAIEMENT
D’UNE CRÉANCE/FACTURE ?

Dans cette partie :

Quels sont les délais de paiement d’une facture pour un particulier ?

Quels sont les délais de paiement d’une facture entre professionnels ?

Les délais spécifiques à certaines activités

Les délais pour le paiement d’une facture ne sont pas les mêmes si le débiteur est
un particulier ou un professionnel. De plus, des délais spécifiques peuvent
s’appliquer pour certaines activités.

Quels sont les délais de paiement d’une facture


pour un particulier ?

La loi n’impose aucun délai de paiement pour une facture émise par un
professionnel à l’attention d’un particulier. Le professionnel peut donc demander
le paiement comptant ou à réception.

Dans tous les cas, le délai de paiement de la facture doit impérativement être
mentionné sur la facture.

Quels sont les délais de paiement d’une facture


entre professionnels ?

En ce qui concerne les factures entre professionnels, la loi prévoit plusieurs délais
de paiement. Ainsi, vous pouvez choisir entre :

Le paiement comptant : le débiteur professionnel règle immédiatement la


facture dès la réception du bien ou lors de l’exécution de la prestation de
services.
Le paiement à réception : le débiteur professionnel paie la facture dans un
délai fixé à une semaine à compter de la livraison du bien ou l’exécution de la
prestation de services.

Le paiement avec délai par défaut : le débiteur professionnel paie la facture


dans un délai de 30 jours après la réception du bien ou l’exécution de la
prestation de services. C’est ce délai de paiement qui est appliqué si la facture
n’en mentionne pas un autre de manière spécifique.

Le paiement avec délai négocié : les professionnels peuvent trouver un


accord sur un délai de paiement, dans la limite d’un délai de 60 jours suivant
l’émission de la facture. En cas de mention du délai de paiement sur la facture,
ce délai peut être porté à 45 jours fin de mois suivant l’émission de la facture.

Bon à savoir : il existe deux méthodes pour calculer le délai de paiement à


45 jours fin de mois.

1- Ajouter 45 jours à la date d’émission de la facture et porter la date à la fin


du mois. Exemple : pour une facture émise le 20 juin, elle peut être réglée
au plus tard le 31 août.

2- Ajouter 45 jours à la fin du mois d’émission de la facture. Exemple : pour


une facture émise le 20 juin, elle peut être réglée au plus tard le 14 août.

Téléchargez notre modèle de facture !

Vous avez encore des questions ? Prenez rendez-vous avec un de nos expert !
Les délais spécifiques à certaines activités

Pour certaines activités, il existe des délais de paiement spécifiques. C’est


notamment le cas pour l’achat de produits alimentaires, les factures de transport
ou certaines activités saisonnières :

Type de produit Délai de paiement de facture

30 jours à compter de la fin de la décade de livraison


Produits périssables
Exemple : si une livraison a été effectuée le 1er du mois, le délai de 30
jours commence à courir le 10 du mois.

Viandes fraiches 20 jours à compter de la livraison

30 jours à compter de la fin du mois de livraison


Alcools soumis aux
droits de consommation Exemple : si une livraison a été effectuée le 5 du mois, le délai de
paiement de 30 jours commencera à courir le 30 du mois.

Raisins et moûts pour la


45 jours à compter de la fin du mois de livraison
fabrication d’alcool et
ou 60 jours à compter de la livraison
de vin

30 jours à compter de la livraison pour :


la location de voitures
Transports
le transport routier de marchandises
le fret aérien

55 jours à compter de la fin du mois de la facturation pour


les équipements d’entretien d’espace vert
Agroéquipement
110 jours à compter de la facturation pour le matériel
agricole

60 jours à compter de la facturation


Articles de sport de peut être porté à 90 jours pour le paiement d’une facture
glisse sur neige dont la livraison de l’objet a eu lieu avant l’ouverture de la
saison

Filière du cuir 54 jours à compter de la fin du mois à la facturation

59 jours à compter de la fin de mois


Horlogerie, joaillerie
ou 74 jours nets à partir de la facturation

Janvier à septembre : 95 jours à compter de la facturation


Commerce du jouet
Octobre à décembre : 75 jours à compter de la facturation
LES RELANCES AMIABLES

Dans cette partie :

Relance amiable : quels avantages ?

Combien de relances amiables est-il possible de faire ?

Comment rédiger une lettre de relance amiable ?

Relance amiable : quels avantages ?

Sachez que la réalisation de relances amiables n’est pas obligatoire. Vous avez
donc la possibilité de porter le litige directement devant le juge si vous le
souhaitez à partir du moment où un retard de paiement est constaté. Cependant,
les relances offrent plusieurs avantages.

Tout d’abord, la relance amiable permet de préserver la relation commerciale


avec votre client. En effet, le retard de paiement peut être dû à un oubli, à une
erreur, etc. Le plus souvent, votre débiteur est de bonne foi. Un simple appel
téléphonique, un mail ou un courrier de relance suffit à obtenir le règlement. De
plus, faire une relance est gratuit si vous réalisez vous-même la démarche.

Ensuite, même si finalement la facture impayée doit faire l’objet d’un


recouvrement judiciaire, le juge appréciera de constater que vous avez tenté de
trouver une solution à l’amiable auparavant. C’est pourquoi, la relance amiable est
vivement recommandée.

Combien de relances amiables est-il possible de


faire ?

La relance amiable peut prendre la forme d’un appel téléphonique. Mais afin de
prouver la réalisation de cette démarche, il est préférable de réaliser la relance
par écrit, c’est-à-dire par mail ou par courrier.
Vous pouvez envoyer plusieurs lettres de relance. Dans ce cas, vous pourrez
indiquer les mentions “2ème lettre de relance” ou “3ème lettre de relance”, afin
de rappeler que ce n’est pas le premier courrier envoyé à ce sujet.

Toutefois, on considère généralement qu’après trois lettres de relance restées


sans réponse, il est nécessaire d’adresser une mise en demeure au débiteur.

Comment rédiger une lettre de relance amiable ?

La lettre de relance doit permettre d’identifier facilement la facture en retard de


paiement. Pour cela, il est nécessaire d’indiquer les informations suivantes :

le numéro de la facture ;
la date d’émission de la facture ;
la date d’échéance de la facture ;
le montant de la facture, y compris les pénalités de retard ;
les produits ou services vendus ;
la demande de paiement dans les meilleurs délais ou la demande de
règlement dans un nouveau délai de 15 jours par exemple.

Vous pouvez également joindre une copie de la facture en question en y faisant


référence dans votre lettre de relance.

Les 3 points à retenir


La relance amiable permet de préserver les relations commerciales
La lettre de relance doit permettre d’identifier la facture
3 lettres de relance sans réponse : envoi d’une mise en demeure
LA MISE EN DEMEURE

Dans cette partie :

Définition de la mise en demeure

Comment faire une mise en demeure ?

Que contient une mise en demeure ?

Quelles sont les conséquences d’une mise en demeure ?

Définition de la mise en demeure

La mise en demeure est un courrier qui permet d’exiger du débiteur l’exécution


de son obligation, à savoir : le paiement de la facture dans un délai donné. Il s’agit
d’un véritable acte juridique, qui est la dernière étape du recouvrement amiable.

L’envoi d’une mise en demeure est obligatoire pour pouvoir introduire une action
en justice par la suite si besoin. Cela est d’autant plus utile quand la facture ou les
conditions générales de vente ou de services ne mentionnent pas d’intérêts de
retard. En effet, la lettre de mise en demeure sert alors de point de départ pour le
calcul des pénalités.

Comment faire une mise en demeure ?

La lettre de mise en demeure doit être rédigée par écrit et être envoyée par
courrier recommandé avec accusé de réception. La rédaction de la mise en
demeure nécessite un soin particulier. Certaines mentions doivent impérativement
apparaître et la demande de paiement doit être parfaitement explicite. Pour vous
aider, vous pouvez utiliser un modèle de lettre de mise en demeure.

Le créancier peut la rédiger lui-même ou confier cette tâche à une société de


recouvrement, à une plateforme juridique ou un commissaire de justice.

Téléchargez notre modèle de mise en demeure de payer !


Que contient une mise en demeure ?

Si vous rédigez vous-même la lettre de mise en demeure ou si vous faites appel à


un commissaire de justice, vous devez obligatoirement préciser :

la date de la lettre ;
les coordonnées du débiteur ;
le résumé du litige ;
la demande de règlement ;
le délai accordé au débiteur pour régulariser sa situation ;
les coordonnées du créancier ;
la mention expresse de « mise en demeure » ;
la signature du créancier.

Si vous faites appel à une société de recouvrement ou à une plateforme juridique


comme Legalstart, la lettre de mise en demeure doit également comporter les
mentions suivantes :

les coordonnées du chargé de recouvrement amiable ;


les coordonnées du créancier ;
les pièces justificatives et le montant de la somme à payer en détail ;
les modalités de paiement ;
les alinéas 3 et 4 de l’article 32 de la loi du 9 juillet 1991 : « Sauf s’ils
concernent un acte dont l’accomplissement est prescrit par la loi, les frais de
recouvrement entrepris sans titre exécutoire restent à la charge du créancier.
Toute stipulation contraire est réputée non écrite. Cependant, le créancier qui
justifie du caractère nécessaire des démarches entreprises pour recouvrer sa
créance peut demander au juge de l’exécution de laisser tout ou partie des
frais ainsi exposés à la charge du débiteur de mauvaise foi. ».

Quelles sont les conséquences d’une mise en


demeure ?

La mise en demeure est considérée comme une ultime tentative de recouvrement


amiable. Elle peut avoir différentes conséquences :

le paiement spontané du débiteur, voire la mise en place d’un échéancier ;


l’ouverture d’une procédure de conciliation ou de médiation à la demande du
débiteur ;

l’assignation en paiement du débiteur par le créancier.

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Les 3 points à retenir


La mise en demeure est un acte de recouvrement amiable
La mise en demeure doit être envoyée par LRAR
Mentions obligatoires dans la mise en demeure
L’INJONCTION DE PAYER

Dans cette partie :

Définition de l’injonction de payer

Quelles sont les conditions pour recourir à une injonction de payer ?

Quelle est la procédure pour une injonction de payer ?

Définition de l’injonction de payer

L'injonction de payer est une procédure de recouvrement judiciaire qui permet


d’obtenir relativement rapidement un titre exécutoire pour forcer le débiteur à
régler la facture impayée.

Cette procédure est non contradictoire, c’est-à-dire que le débiteur n’est ni averti,
ni convoqué par le tribunal. Toutefois, si le juge rend une ordonnance d’injonction
de payer totale ou partielle, alors le créancier doit demander à un commissaire de
justice de notifier cette décision au débiteur dans les 6 mois.

Quelles sont les conditions pour recourir à une


injonction de payer ?

Pour pouvoir recourir à une injonction de payer, plusieurs conditions doivent être
réunies :

avoir une créance certaine, liquide et exigible ;


avoir envoyé une lettre de mise en demeure au débiteur ;
le délai supplémentaire accordé dans la mise en demeure est dépassé ;
le délai de prescription de facture n’est pas atteint.
Quelle est la procédure pour une injonction de
payer ?

La première étape de la procédure d’injonction de payer consiste à rédiger la


requête en injonction de payer. Cela peut être fait par le créancier lui-même ou
par un mandataire comme un commissaire de justice, un avocat ou une
plateforme juridique.

Pour être recevable, la requête en injonction de payer doit comporter les


mentions suivantes :

désignation et coordonnées du créancier (personne physique ou morale) ;


désignation et coordonnées du débiteur (personne physique ou morale) ;
l’objet de la demande ;
le montant précis de la somme revendiquée, le décompte des éléments qui la
compose ainsi que son fondement ;
la date et la signature du créancier.

Il est également nécessaire tous les justificatifs permettant d’apprécier la


légitimité de la demande comme le contrat, la facture, le bon de commande ou le
bon de livraison, le devis signé, les lettres de relance, le courrier de mise en
demeure et l’accusé de réception du recommandé, etc.

En fonction de la nature de la créance, le formulaire à compléter varie. Il faut


compléter :

le Cerfa n° 12948*06 pour une injonction de payer déposée pour une créance
civile devant le tribunal judiciaire ;

le Cerfa Cerfa n° 12946*01 pour une injonction de payer déposée pour une
créance commerciale devant le tribunal de commerce.

L’ensemble des éléments doit être déposé au greffe du tribunal compétent.

Une fois le juge saisi, celui-ci rend sa décision. Trois issues sont alors possibles :

Une ordonnance de rejet : le juge refuse la demande d’injonction de payer s’il


estime qu’elle n’est pas fondée. Le créancier doit alors se tourner vers une
procédure de recouvrement judiciaire s’il souhaite poursuivre le débiteur.
Une ordonnance d’acceptation partielle : le juge accepte de délivrer une
ordonnance d’injonction de payer, mais uniquement pour une partie de la
somme demandée.

Une ordonnance d’acceptation totale : le juge accepte purement et


simplement la demande du créancier.

La décision du juge doit être notifiée au débiteur par un commissaire de justice


dans les 6 mois suivants la délivrance de l’ordonnance d’acceptation totale ou
partielle. Le débiteur dispose alors d’un délai d’un mois à compter de la
signification pour faire opposition s’il le souhaite.

Une fois ce délai d’un mois écoulé, l’ordonnance a force exécutoire. Le créancier
peut exiger le paiement de la facture auprès du débiteur. Si celui-ci ne s’exécute
pas spontanément, le créancier peut avoir à un commissaire de justice pour
mettre en place une saisie d’huissier.

Les 3 points à retenir


L’injonction de payer est une procédure de recouvrement judiciaire
Cette procédure est non contradictoire
Le débiteur peut faire opposition à l’ordonnance d’injonction dans
le mois qui suit sa signification
QUELLES SONT LES AUTRES POSSIBILITÉS
POUR RECOUVRER UNE CRÉANCE ?

Dans cette partie :

Le référé-provision

L’assignation en paiement

En plus de la procédure d’injonction de payer, il existe d’autres procédures pour


recouvrer une créance : le référé-provision et l’assignation en paiement.

Le référé-provision

Le référé-provision est une procédure de recouvrement judiciaire rapide et peu


coûteuse réservée au cas où la créance n’est pas sérieusement contestable.

Cela signifie que le créancier ne peut avoir recours au référé-provision que s’il
dispose d’éléments de preuve suffisants pour démontrer l’existence de la créance
et son non paiement dans les délais impartis.

Si le juge accède à la demande du créancier, il délivre une ordonnance exécutoire


de plein droit à titre provisoire. Par conséquent, le créancier peut exiger le
paiement dès la signification de l’acte au débiteur, sans avoir à attendre la fin du
délai d’opposition.

Au contraire, si le juge refuse la demande du créancier, celui-ci peut assigner en


paiement le débiteur.

L’assignation en paiement

L’assignation en paiement est la procédure de recouvrement judiciaire


“classique” puisqu’elle consiste à faire un procès au débiteur pour obtenir le
paiement de la créance litigieuse.
Par conséquent, la procédure est plus longue et plus coûteuse.

L’assignation en paiement peut intervenir directement après la mise en demeure


ou suite à une ordonnance de rejet d’injonction de payer ou d’une ordonnance de
rejet du référé-provision.

Le juge rend alors un jugement. S’il est favorable au créancier, en plus du montant
de la facture, le juge peut condamner le débiteur au paiement d’intérêts
moratoires. Dans le cas où le débiteur refuse toujours de payer, le créancier peut
demander à un commissaire de justice de mettre en place des procédures de
saisie sur le patrimoine du débiteur.

Les 3 points à retenir


Référé-provision : obtenir une ordonnance pour obtenir un paiement
Assignation en paiement : procédure plus longue et plus coûteuse
Possible de saisir le patrimoine du débiteur si jugement en sa défaveur
L'OFFRE LEGALSTART

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Se faire payer

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