REPUBLIC DÉMOCRATIQUE DU CONGO
UNIVERSITÉ DE LUBUMBASHI
FACULTÉ D’ARCHITECTURE
BP 1825
TRAVAIL PRATIQUE DE TECHNOLOGIE DES MATERIAUX
Sujet : « le bois de construction »
Promotion : Bac II Architecture
Diriger par : CC. Richard KIMPAY
Année académique 2023-2024
- Présenter par :
• MWANZA TWITE SAMUEL
• MASHIND A MUSAW AGNOTTI
• MESU KAYINDA GLODY
• MUNIANA KAOULA ZACHARIE
• MWAMBA KASONGO DEBORAH
• KASHINDI KAYONGA FRANCOIS
• LUKUBULWA SUMUNI EMMANUEL
• MUKAZ KAPEND MOISE
• MUBENGA SAMUKANO
• KAIND MUSHITU ENOVIC
• MBUYI MUTANDA EUNICE
• KASEYA NTUMBA ABEDNEGO
• KAPEND MUSASA FRANCK
• MULOZA NAWEJ YANN
• TCHALY NKONDE BLESSING
• MUZALA KITENGE ISAAC
• MUYEJ YAV ABEL
• TSHISHIMBI KABUYA JENOVIC
• MUBENGA SAMUKANO JEREMIE
Table des matières
Introduction ............................................................................................................................................. 4
2.2.1 l’utilisation du bois dans la construction ........................................................................................ 4
2.2.2 Nature et familles des bois de construction .................................................................................... 4
2.2.3. La structure physique du bois ........................................................................................................ 5
2.2.4. La production du bois de construction .......................................................................................... 6
[Link]. L’Abattage et débitage du bois ............................................................................................... 6
[Link]. Le sciage, le déroulage, les produits du sciage et le cubage du bois ...................................... 7
[Link].1. Quelques techniques de préservation des bois de construction ..................................... 10
[Link].2. Commercialisation des bois de construction ................................................................. 10
[Link]. Classes des bois de construction........................................................................................... 11
[Link].1. Classification des bois en fonction de leur famille de leur dureté et leur densité...... 11
[Link].2. Classification des bois selon les résistance nominales et fibres pour les charges de
longue durée et en environnement protégé .................................................................................... 12
2.2.6. Caractéristiques physiques et mécaniques des bois de construction ........................................... 12
[Link]. L’humidité du bois ................................................................................................................ 12
[Link]. La conductibilité des bois de construction ........................................................................... 14
[Link]. Dureté des bois de construction............................................................................................ 15
[Link]. Fluage, relaxation et fatigue des bois de construction .......................................................... 17
ANNEXES ................................................................................................................................................ 18
Introduction
i
L’utilisation du bois par l’Homme remonte à la nuit des temps. En tant que matériau abondant,
disponible, renouvelable et facile à transformer, il a accompagné l’humanité dans toutes les grandes
étapes de son évolution. Le bois a répondu à de nombreux usages au fil des âges, allant des premiers
outils aux armes nécessaires à la chasse, en passant par sa combustion (chauffage et cuisson des
aliments) et son utilisation dans l’habitat des peuples nomades et sédentaires. Jusqu’à la fin du Moyen-
Âge, il a joué un rôle prépondérant dans la construction. Bien que son utilisation dans la construction
ait décliné au profit de l’acier, puis du béton avec les révolutions industrielles, le bois occupe encore
une place importante jusqu’au début du XXe siècle, notamment dans l’haussmannien parisien, tant
dans la structure que dans le second œuvre (portes, fenêtres, parquets, lambris, escaliers, etc.). De nos
jours, le bois, en tant que matériau biosourcé, occupe une place majeure dans nos sociétés modernes.
De plus, la prise de conscience écologique lui confère des vertus jusqu’alors éclipsées, et il continue
de prospérer dans des secteurs tels que la construction, l’industrie et l’énergie.
2.2.1 l’utilisation du bois dans la construction
Le bois dans la construction peut remplir différentes fonctions : l'ossature et la charpente sont
les plus efficaces, iil'isolation en bois se développe puis reviennent ensuite les revêtements, la
menuiserie et les aménagements extérieurs et intérieurs principalement
L'utilisation du bois dans les projets de construction contribue à la lutte contre les changements
climatiques en réduisant les émissions de gaz à effet de serre. De plus la fabrication du bois de
construction requiert moins d'énergie et est moins polluante que celle d'autres matériaux
Le bois régule les températures d'une construction tout au long de l'année offrant de larges économies
d'énergie. Ces propriétés permettent de construire des projets très isolés et à haute performance
énergétique
De considérable atouts techniques font du bois le matériau privilégié des constructions innovantes et
responsables : isolation thermique et acoustique, bois issu d'une ressource propre et renouvelable.
2.2.2 Nature et familles des bois de construction
Le bois est un matériau naturel d'origine végétale, il est constitué par un tissu végétal formant la plus
grande partie du tronc des plantes ligneuses. iiiLe bois assure, chez la plante, le rôle de conduction de
la sève brute des racines jusqu'aux feuilles et le rôle de soutien
Les bois de construction se classent en deux grandes familles :
1. Bois feuillus :
a. Caractéristiques :
- Fibres longues et denses
- Durables et résistants
- Aspect esthétique
- Plus chers que les bois résineux
b. Exemples :
- Chêne
- Hêtre
- Frêne
- Noyer
- Acajou
2. Bois résineux :
a. Caractéristiques :
- Fibres courtes et tendres
- Moins durables que les bois feuillus
- Moins chers que les bois feuillus
- Faciles à travailler
- Odeur caractéristique
b. Exemples :
- Pin
- Sapin
- Epicéa
- Douglas
- Mélèze
Le choix du type de bois de construction dépend de plusieurs facteurs, tels que l'usage prévu
(structure, charpente, menuiserie, etc.), les propriétés mécaniques requises (résistance à la
compression, à la flexion, etc.), l'aspect esthétique souhaité (couleur, veinage, etc.) et le budget (les
bois feuillus étant généralement plus chers que les bois résineux). ivIl est essentiel de choisir un bois de
construction de bonne qualité, provenant de forêts gérées durablement, pour garantir la solidité et la
durabilité de la construction tout en respectant l'environnement.
2.2.3. La structure physique du bois
1. Cellules :
- Le bois est constitué de cellules allongées appelées trachéides ou fibres.
- Ces cellules possèdent une paroi épaisse et une cavité centrale appelée lumen.
2. Cernes de croissance :
- Le bois présente des anneaux concentriques appelés cernes de croissance.
- Chaque cerne correspond à une année de croissance de l'arbre.
- Les cernes sont composés de bois de printemps (plus clair) et de bois d'été (plus foncé).
3. Rayons ligneux :
- Le bois contient des rayons ligneux perpendiculaires aux cernes de croissance.
- Ces rayons assurent le transport des nutriments dans le sens radial.
4. Composition chimique :
- Le bois est principalement constitué de cellulose, d'hémicellulose et de lignine.
- La cellulose et l'hémicellulose forment la structure de base des cellules.
- La lignine agit comme un ciment, renforçant et rigidifiant les parois cellulaires.
5. Défauts et irrégularités :
- Le bois peut présenter des nœuds, des fentes, des trous ou d'autres défauts liés à sa
croissance.
- Ces irrégularités peuvent affecter les propriétés mécaniques et l'aspect du bois.
Cette structure complexe confère au bois des propriétés uniques en termes de résistance, de durabilité
et d'esthétique, faisant de lui un matériau de construction très apprécié.
2.2.4. La production du bois de construction
La production du bois de construction passe par plusieurs étapes essentielles. Voici un aperçu détaillé
du processus :
[Link]. L’Abattage et débitage du bois
v
L'abattage et le débitage des bois sont deux étapes cruciales dans le processus de transformation du
bois. Voici une explication claire de ces deux processus et en quoi ils font la différence :
1. Abattage : L'abattage consiste à couper un arbre à sa base pour le faire tomber au sol. Cette
opération nécessite une expertise pour s'assurer que l'arbre tombe dans la direction souhaitée,
en minimisant les risques pour les personnes et les biens environnants. L'abattage peut être
réalisé manuellement avec une tronçonneuse ou mécaniquement à l'aide d'engins spéciaux
comme une abatteuse.
2. Débitage : Le débitage est le processus de découpe de l'arbre abattu en morceaux plus petits,
comme des grumes, des planches ou des poutres. Cette étape peut être effectuée sur le site
d'abattage ou dans une scierie. Le débitage peut être réalisé à l'aide de scies circulaires, de
scies à ruban ou de scies à chaîne, en fonction de la taille et du type de bois à traiter.
[Link]. Le sciage, le déroulage, les produits du sciage et le cubage du bois
La première transformation du bois comprend plusieurs étapes clés :
1. Tronçonnage sur parc à grumes :
➢ Suppression des parties impropres au sciage (branches...)
➢ Atténuation des malformations (courbures, décroissances)
➢ Cubage pour déterminer les volumes de la grume
➢ Sciage des grumes en billons
2. Ecorçage et tri des billons :
➢ Ecorçage des billons
➢ Tri selon la qualité (diamètre, nodosité)
3. Débit, le sciage :
➢ Elimination des parties impropres (dosses) avec la scie de tête
➢ Préparation des ébauches à débiter et redébiter
➢ Sciage des ébauches en avivés (frises, planches, chevrons...)
➢ Optimisation des découpes selon le diamètre et la qualité des grumes
➢ Utilisation de scies à lame ruban, alternatives, circulaires ou canters
➢ Production de plaquettes avec le canter
4. D'autres types de transformation :
➢ Déroulage et tranchage pour produire du placage
➢ Fabrication des merrains pour la tonnellerie
5. Valorisation de la matière :
➢ Valorisation de la matière première et des sous-produits
➢ Tri des produits obtenus selon la qualité
➢ Classement suivant les règles normalisées
• Objectifs :
➢ Minimiser les pertes de matière
➢ Valoriser au mieux les différentes qualités du bois
➢ Améliorer le rendement matière
➢ Obtenir des produits de qualité conforme aux normes
• Importance :
Ces étapes constituent les fondements de la transformation du bois et permettent d'obtenir une large
gamme de produits boisés essentiels à de nombreux secteurs d'activité.
En respectant ces étapes, la production du bois de construction contribue à une construction
écologique et durable.
2.2.5. La classification et commercialisation du bois de construction
La classification du bois de construction et sa commercialisation sont des éléments essentiels pour
vi
assurer la qualité et l’efficacité de son utilisation.
[Link]. Classification du bois de construction
Le choix du bois pour une construction dépend de plusieurs facteurs, dont sa durabilité et son
utilisation prévue. Les normes européennes classent les bois en fonction de ces critères.
Classes de durabilité (norme EN 350) :
➢ Classe 1 : Très durable (Ipé, Padouk, Azobé) : Durée de vie de 25 ans et plus, idéale pour les
terrasses et les retenues de terre.
➢ Classe 2 : Durable (Bangkirai, Ayous, Châtaignier, Chêne) : Durée de vie de 15 à 25 ans,
adaptée aux revêtements de façade et aux palissades.
➢ Classe 3 : Moyennement durable (Keruing, Mélèze, Épicéa traité) : Durée de vie de 10 à 15
ans, pour les palissades et les bois traités en bain.
➢ Classe 4 : Faiblement durable (Pin, Épicéa) : Durée de vie de 5 à 10 ans, nécessite un
traitement pour une utilisation en extérieur.
Classes d'emploi :
➢ Classe 1 et 2 : Bois d'intérieur (Cerisier, Peuplier, Noyer) : Ameublement, menuiserie,
parquets.
➢ Classe 3 : Extérieur (Châtaignier, Chêne, Mélèze / Douglas, Red Cedar) : Bardage de
palissade, abri pour voiture.
➢ Classe 4 : Extérieur, contact avec l'eau et le sol (Pin traité autoclave, Frêne thermo-traité,
Bangkirai, Garapa, Itauba, Mukulungu) : Terrasse, retenue de terre, coffrage, fondation.
➢ Classe 5 : Extérieur, contact avec l'eau salée ou chlorée (Ipé, Azobé, Cumaru, Massaranduba) :
Plage de piscine, ponton.
Choix du bois
Le choix du bois dépend de l'utilisation prévue, des conditions d'utilisation et du budget. Il est
important de se référer aux classes de durabilité et d'emploi pour choisir le bois le plus adapté à vos
besoins.
Les différentes classes de bois permettent de choisir le bois le plus adapté à chaque projet en
fonction de sa durabilité et de son utilisation prévue.
[Link]. Conservation, traitement, préservation et amélioration des bois de construction
1. PRESERVATION ET AMELIORATION :
Pour préserver et améliorer le bois de construction il est important de suivre quelques conseils
d’entretient essentiels, en voici quelques étapes,
➢ Connaitre l’ennemi du bois : L’humidité, les insectes nuisibles « termites » et
« vrillettes », les rayons ultra- violés. Ceci sont les principaux facteurs de dégradation du
bois.
➢ Prévention : Nous devons sélectionner le bon type de bois, certains étant naturellement
insectes et à la pourriture.
➢ Protection avec de l’huile : Appliquer régulière de l’huile sur le bois pour le protéger de
l’eau et des nuisibles. Le choix adapté au type de bois et son utilisation.
➢ Le Nettoyage : Garder le bois propre en retirant la poussière et les saletés pour éviter que
des imperfections ne s’installent.
➢ Produit de préservations commerciales : il existe plusieurs produits sur le marché.
➢ Entretien régulier : inspecter et entretenir le bois régulièrement pour détecter tout signe
de dégradation et intervenir rapidement.
En suivant ces étapes, nous pouvons non seulement préserver la qualité de notre bois de
construction mais aussi améliorer sa durabilité et sa résistance face aux éléments, sans ignorer que
l’entretient du bois est un investissement à long terme pour la sécurité et la beauté de nos
constructions.
2. CONSERVATION ET TRAITEMENT :
En soit notre bois ne doit pas dépasser le taux de 15% d’humidité, à condition qu’il s’agisse d’une
pièce fraiche et ventilée.
La conservation et le traitement du bois de construction sont essentiels pour prolonger la durée de vie
du bois et le protéger contre différents agents biologiques comme les insectes, l’humidité et les
champignons, voici quelques méthodes.
➢ Traitement par autoclave : Cette technique implique l’application des produits de
préservation sous pression dans le bois, ce qui permet une meilleure pénétration et une
protection accrue notamment contre les termites et les pourritures.
➢ Trempage : Le bois est immergé dans un produit de préservation, ce qui est une méthode
simple mais moins efficace sur le long terme par rapport à « l’autoclave ».
➢ Themochauffage : Le bois est chauffé à une haute température pour améliorer sa résistance
à l’humidité et aux attaques biologiques sans utiliser les produits chimiques.
➢ Utilisation de produits naturels : de l’huile comme l’huile de lin, des vernis, et des cires
peuvent être utilisé pour offrir une protection naturelle au bois.
➢ Ainsi il est important de choisir le traitement approprié en fonction de l’usage prévu pour
le bois et de sa classe d’emploi qui « usage interne sec » au « contact permanant avec l’eau
salée ».
3. STOKAGE DU BOIS :
Le stockage du bois est une étape très importante à respecter avant de l’utiliser. Le bois est
vivant ; et ce, plus ou moins selon les paramètres d’hygrométrie et de température qu’il subit pendant
son stockage.
Précautions de stockage du bois :
• L’air de notre pièce doit être propre et sec pour notre stockage de bois brut, de bois de
menuiserie ou encore bois de charpente. Maintenir un taux d’humidité (toujours
hygrométrie) entre 40et 60%. Ici on fait allusion au taux d’humidité contenu dans l’air de
la pièce et non à l’intérieur du bois. Trop d’humidité dans notre zone de stockage
provoquerait une dilatation des fibres du bois et donc un recourbement du panneau.
• Garder la température de la pièce à 15°C minimum, jusqu’à 22-24°C, quand ce dernier
sera travaillé, il ne faudrait pas qu’il subisse un choc de température. Sinon les fibres du
bois pourraient se rétracter, entrainant une incurvation du panneau. L’idéal est ainsi de le
conserver une température ambiante modérée. Sans variation.
• Enfin, éviter de poser les panneaux de bois à même le sol, le surélevé avec des tasseaux.
[Link].1. Quelques techniques de préservation des bois de construction
La préservation du bois est essentielle pour prolonger sa durabilité et le protéger contre les
agressions extérieures. Voici quelques techniques courantes de préservation du bois utilisées dans la
construction :
- Traitement autoclave :
Cette méthode consiste à immerger le bois dans un bain de produits chimiques (comme des
sels de cuivre ou de chrome) sous pression. Cela permet de protéger le bois contre les insectes, les
champignons et l’humidité. Le bois traité autoclave est souvent utilisé pour les structures extérieures,
comme les poteaux et les traverses de chemin de fer1.
- Trempage :
Le trempage du bois dans des solutions de préservation (comme des produits à base d’huile ou
de cire) permet de le protéger contre l’humidité et les insectes. Cette méthode est couramment utilisée
pour les bois durs et tendres, mais elle nécessite une répétition régulière pour maintenir l’efficacité du
traitement.
- Thermo chauffage :
Le thermo chauffage consiste à chauffer le bois à haute température (entre 160°C et 220°C)
dans un environnement sans oxygène. Cela améliore la stabilité dimensionnelle du bois et le rend plus
résistant aux insectes et aux champignons. Le bois thermo chauffé est utilisé pour les terrasses, les
bardages et les revêtements extérieurs.
En plus de ces techniques, voici quelques conseils pour préserver le bois dans les bâtiments :
• Évitez d’exposer le bois de bout.
• Limitez les grandes surfaces horizontales où l’eau pourrait stagner.
• Évitez le contact direct entre le bois et des matériaux poreux qui pourraient l’humidifier par
capillarité.
• Prévenez les risques de condensation d’eau dans le bois2.
N’oubliez pas que chaque essence de bois a une durabilité variable, et il est important de choisir la
méthode de préservation adaptée en fonction de l’utilisation prévue et de l’environnement.
[Link].2. Commercialisation des bois de construction
La commercialisation du bois est une étape essentielle dans la filière forêt-bois.
1. Vente en gros du bois :
Le bois récolté est vendu à des exploitants forestiers, des scieries ou des entreprises de
fabrication de panneaux bois. Ces acteurs assurent la première transformation du bois brut.
2. Produits dérivés du bois :
Les produits sciés ou transformés (comme les planches, les poutres, etc.) sont vendus à des
négoces, à des entreprises de charpente ou de construction bois. Ils sont utilisés dans la
construction et d'autres applications.
3. Professionnels du commerce du bois :
Des experts en produits forestiers évaluent les volumes et les qualités de bois en forêt,
négocient les achats avec les propriétaires forestiers et organisent les travaux jusqu'au transport en
scierie. Les technico-commerciaux en produits bois gèrent les relations avec les clients.
En somme, la commercialisation du bois est essentielle pour la gestion durable des forêts et soutient
les entreprises de transformation, créant ainsi des emplois en milieu rural.
[Link]. Classes des bois de construction
Les bois de construction peuvent être classés en différentes catégories en fonction de leurs
caractéristiques et de leurs utilisations. Voici quelques-unes des principales classes de bois de
construction :
[Link].1. Classification des bois en fonction de leur famille de leur dureté et leur
densité
Essences de bois :
• Bois résineux :
➢ Pin : Le pin est un bois tendre, léger et facile à travailler. Il est souvent utilisé pour la
construction de meubles, de charpentes et de planchers.
➢ Épicéa : L’épicéa est similaire au pin en termes de caractéristiques. Il est également utilisé
dans la construction et la menuiserie.
➢ Bois nobles et feuillus :
➢ Chêne : Le chêne est un bois mi-dur, résistant et polyvalent. Il est utilisé pour les meubles,
les parquets et les éléments de charpente.
➢ Hêtre : Le hêtre est un bois mi-dur utilisé pour les meubles, les placages et les objets
tournés.
• Bois exotiques :
➢ Teck : Le teck est un bois dur, lourd et résistant à l’humidité. Il est couramment utilisé
pour les ponts de bateaux, les meubles d’extérieur et les revêtements de sol.
➢ Iroko : L’iroko est un bois exotique similaire au teck, utilisé pour les menuiseries
extérieures et les meubles.
Dureté des bois (selon la méthode Monnin) :
➢ Bois tendre : Dureté Monnin entre 1,5 et < 3.
➢ Exemple : Le sapin.
➢ Bois mi-dur : Dureté Monnin entre 3 et < 6.
➢ Exemple : Le merisier.
➢ Bois dur : Dureté Monnin entre 6 et < 9.
➢ Exemple : Le chêne.
➢ Bois très dur : Dureté Monnin > 9.
➢ Exemple : Le jatoba (aussi appelé bois de cerisier brésilien).
[Link].2. Classification des bois selon les résistance nominales et fibres pour les
charges de longue durée et en environnement protégé
Classement structurel des bois résineux :
Le classement structurel des bois sciés résineux est normalisé au niveau français et européen. Il
s’applique aux essences telles que le sapin, l’épicéa, les pins, le douglas et le mélèze.
L’objectif du classement structurel est de déterminer les propriétés mécaniques d’une pièce de bois
afin qu’elle puisse être utilisée à des fins structurelles.
Deux méthodes sont utilisées pour ce classement :
➢ Méthode visuelle : Elle se base sur des critères visuels tels que l’aspect du bois, les
singularités, les altérations biologiques et les cernes d’accroissement. Trois classes visuelles
sont définies : ST I, ST II et ST III.
➢ Méthode par machine : Cette méthode utilise des mesures effectuées par des machines
homologuées pour déterminer les propriétés mécaniques du bois1.
Correspondance entre classement visuel et mécanique :
La norme EN 1912 associe chaque classe visuelle à une classe de résistance mécanique :
➢ C18 : Charpente traditionnelle, mur à ossature bois.
➢ C24 : Charpente industrielle, bois pour lamellé collé.
➢ C30 : Ouvrages à haute performance ou nécessitant une section minimisée (solivages,
vérandas, murs rideaux, bois pour lamellé-collé à grande portée)2.
Classes d’emploi des bois :
Les classes d’emploi définissent l’utilisation appropriée du bois en fonction des risques
biologiques et des conditions d’exposition. Voici un tableau simplifié des classes d’emploi en France
métropolitaine :
➢ Classe 1 : Intérieur, entièrement protégé des intempéries, non exposé à l’humidification.
➢ Classe 2 : Intérieur ou sous abri protégé des intempéries, avec une humification
occasionnelle non persistante (condensation)
2.2.6. Caractéristiques physiques et mécaniques des bois de
construction
[Link]. L’humidité du bois
Le bois est un matériau vivant qui réagit à l’eau et aux variations du taux d’humidité de l’air
ambiant. Cette capacité du bois à absorber ou à libérer une certaine quantité d’eau selon la température
et l’humidité relative de l’air est appelée hygroscopicité et constitue une caractéristique majeure de ce
matériau. Ce phénomène engendre des changements de dimensions appelés retrait et gonflement. De
plus, l’humidité peut également être responsable de la pourriture du bois lorsque d’autres conditions
environnantes sont présentes.
➢ LA TENEUR EN HUMIDITÉ DU BOIS*
La teneur en humidité est le rapport exprimé en pourcentage de la masse de l’eau présente dans le
bois sur la masse du bois anhydre (sec).Le bois est dit « vert » ou « humide » quand sa teneur en
humidité est supérieure à 19 % et « sec » lorsqu’elle est inférieure.
➢ LE RETRAIT ET LE GONFLEMENT*
Le retrait et le gonflement sont les changements dimensionnels du bois qui se produisent en
fonction de sa teneur en humidité, et donc, de la quantité d’eau présente dans ses cellules.
Le bois contient de l’eau sous deux formes. Lorsque la teneur en humidité est maximale, il y a
présence d’eau absorbée à l’intérieur des parois cellulaires ainsi que de l’eau libre dans les vides à
l’intérieur des cellules. Quand le bois sèche, l’eau libre à l’intérieur des cavités cellulaires
s’évapore en premier jusqu’à l’obtention du taux d’humidité correspondant au point de saturation
des fibres (PSF). Le PSF correspond au degré d’humidité où toute l’eau libre est extraite du bois,
mais où les parois des cellules en sont encore saturées. Il se situe à une teneur en humidité
d’environ 30 % pour la plupart des essences de bois.
L’HUMIDITÉ A L’INTÉRIEUR DU BÂTIMENT
En règle générale, le bois qui a été séché dans le but de faire correspondre sa teneur en
humidité à celle de son environnement de service ne devrait pas présenter de changement
dimensionnel important, développer de moisissure ou de pourriture ou encore se dégrader de façon
accélérée s’il est utilisé à l’intérieur d’un bâtiment. En effet, à l’intérieur d’un bâtiment chauffé (à
21°C), l’humidité relative au Québec se situe généralement entre 45 % et 65 %, dépendamment des
saisons. À ces conditions climatiques, on voit que la teneur en humidité d’équilibre du bois oscille
entre 8 % et 12 %, donc loin du 18 % nécessaire au développement de moisissures.
➢ Dans les bâtiments institutionnels (par exemple : les écoles et les centres communautaires) :
Il est important de prévoir des pieds de colonne relevés de quelques centimètres pour éviter
que les activités de nettoyage de plancher entraînent de l’eau sur le bois.
➢ Dans un bâtiment industriel (par exemple : un garage) :
On se doit du bois ou de s’assurer que cette dernière sèche rapidement là où il y a un potentiel
d’infiltration d’eau, par exemple, aux endroits où les équipements sont nettoyés. Il est donc
important de bien ventiler ces espaces et d’ajouter des déshumidificateurs au besoin.
➢ Dans un bâtiment où il y a constamment une source d’eau (par exemple : piscines ou arénas) :
L’expérience montre qu’avec un système de ventilation et de déshumidification standard, il
n’y a aucun problème à utiliser le bois comme matériau structural.
L’HUMIDITÉ A L’EXTÉRIEUR DU BÂTIMENT
À l’extérieur, la variation de température et d’humidité relative est beaucoup plus importante.
Selon la saison et la situation géographique du bâtiment, la teneur en humidité d’équilibre du bois
oscille entre 11 % et 16 %. Il est à noter que sous 0°C, l’eau gèle, si bien que théoriquement, il n’y a
plus de flux d’humidité possible à travers le bois.
Parmi les autres mesures préventives qui peuvent éviter bien des problèmes d’humidité, mentionnons :
• Éviter les remontées d’humidité des fondations en faisant de bons détails lors de la conception
;
• Éviter de tremper le bois dans le béton et ainsi créer une trappe à humidité ;
• Prévoir la condensation qui pourrait avoir lieu dans un bâtiment.
[Link]. La conductibilité des bois de construction
La conductibilité thermique du bois est relativement faible en raison de sa porosité. Cela
signifie que le bois résiste bien au transfert d’énergie calorifique. En d’autres termes, il est un
excellent isolant et possède une bonne résistance au feu12. Voici quelques détails supplémentaires sur
les propriétés du bois :
Densité et dureté du bois :
La densité caractérise la masse du bois par rapport à son volume. Elle est fortement corrélée à
la dureté du bois, qui mesure sa résistance à la pénétration d’un élément métallique.
Les essences de bois varient considérablement en densité et en dureté. Par exemple :
• Très légers et très tendres : Balsa, red cedar, peuplier, okoumé (densité <450 kg/m³, dureté
<1.25 mm⁻¹).
• Légers et tendres : Sapin, épicéa, douglas, framiré, bouleau (densité 450–550 kg/m³, dureté
1.25–2.5 mm⁻¹).
• Mi-lourds et mi-durs : Châtaignier, sipo, mélèze (densité 550–700 kg/m³, dureté 2.5–5 mm⁻¹).
• Lourds et durs : Chêne, padouk, charme, doussié, if (densité 700–850 kg/m³, dureté 5–9
mm⁻¹).
• Très lourds et très durs : Ébène, ipé, azobé, gaïac (densité >850 kg/m³, dureté >9 mm⁻¹).
Réactions du bois à l’humidité et à la chaleur :
• Le bois est sensible à l’humidité atmosphérique et réagit en conséquence. Il se rétracte
lorsqu’il sèche et gonfle lorsqu’il absorbe de l’humidité.
• La dilatation du bois sous l’effet de la chaleur est faible dans le sens des fibres, mais plus
importante dans les directions radiale et tangentielle.
• Le bois respire et a la capacité de produire de l’oxygène tout en stockant du CO₂ pendant toute
sa durée de vie, ce qui en fait un matériau durable.
• Conductivité électrique :
• La teneur en humidité du bois joue un rôle crucial dans sa conductivité électrique, car elle
permet la circulation des charges électriques.
• La présence d’ions tels que le potassium et le sodium dans les fibres du bois contribue
également à sa conductivité3.
En résumé, le bois est un matériau polyvalent avec des propriétés uniques, tant sur le plan
mécanique que thermique. Sa conductivité thermique faible en fait un excellent isolant, tandis que sa
résistance élevée au feu en fait un choix sûr pour de nombreuses applications.
[Link]. Dureté des bois de construction
La dureté du bois est généralement mesurée en utilisant l'échelle de dureté Janka. Le test de
dureté Janka mesure la résistance d’un échantillon de bois à bosses et à l’usure. Elle mesure la force
nécessaire pour incorporer une bille en acier de 11,28 mm (.444 po) dans le bois à la moitié du
diamètre de la balle. Plus la force requise est élevée, plus le bois est considéré comme dur.
La dureté du bois varie avec la direction du grain du bois. L'essai sur la surface d’une planche,
perpendiculaire au grain, est censé être de la « dureté de côté ». L'essai de la surface d’une souche de
coupe est appelé un test de « fin de dureté ».
Les résultats sont exprimés de différentes manières, ce qui peut conduire à la confusion,
surtout lorsque le nom des unités réelles utilisées est souvent pas joint. Aux États-Unis, la mesure est
en livres-force (lbf). En Suède, il est en kilogrammes-force (kgf), et en Australie, soit en newtons (N)
or kilonewtons (kN). Parfois, les résultats sont considérés comme des unités, par exemple « 660 Janka
».
En se basant sur la dureté on peut classer les bois en deux catégories : les bois tendres dont le
valeur Janka est faible et les bois durs dont la valeur Janka est plus élevée.
La dureté du bois peut influencer son utilisation dans divers projets de construction et de
menuiserie, ainsi que sa résistance à l'usure et aux dommages.
Une utilisation commune d’évaluations de dureté Janka est de déterminer si une espèce est
prête à l’emploi tel que le plancher.
Mais il est important de considérer non seulement la dureté du bois, mais aussi ses propriétés
de stabilité, de finition et de disponibilité lors du choix du matériau pour un projet spécifique.
En considérant la dureté du bois, vous pouvez choisir le matériau le mieux adapté à votre
projet, en garantissant à la fois des performances optimales et une longévité accrue :
• Pour les projets nécessitant une résistance élevée à l'usure et une durabilité, comme les
planchers et les surfaces de travail, optez pour des bois durs comme le chêne, l'érable et le
hêtre.
• Pour les applications extérieures où la résistance aux intempéries est primordiale, privilégiez
des bois extrêmement durs et résistants comme le cèdre rouge de l'Ouest, le teck et l'ipé.
• Pour les projets artistiques et de sculpture où la maniabilité est essentielle, choisissez des bois
plus tendres comme le pin, le peuplier et le tilleul.
• Pour la construction de structures porteuses nécessitant une combinaison de résistance et de
durabilité, tournez-vous vers des bois robustes tels que le chêne, le pin Douglas et le cèdre.
Voici une liste de bois couramment utilisés dans divers projets de construction avec leurs valeurs
Janka approximatives :
➢ Chêne rouge : 1290 lbf
➢ Érable : 1450 lbf
➢ Merisier : 950 lbf
➢ Noyer : 1010 lbf
➢ Hêtre : 1260 lbf
➢ Pin : 540-870 lbf (varie selon l'espèce)
➢ Cèdre rouge de l'Ouest : 900 lbf
➢ Cèdre blanc de l'Est : 350 lbf
➢ Teck : 1000 lbf (environ)
➢ Ipé : plus de 3600 lbf
➢ Jatoba : 2350 lbf
➢ Frêne : 1320 lbf
➢ Châtaignier : 540 lbf
➢ Sapin : 300-600 lbf (varie selon l'espèce)
➢ Douglas : 660-1750 lbf (varie selon l'espèce)
Ces valeurs Janka vous aident à évaluer la dureté relative des bois et à choisir celui qui
convient le mieux à votre projet en fonction de vos besoins en termes de résistance, de durabilité et de
maniabilité
[Link]. Résistances et élasticité des bois de construction
• La résistance de bois en cisaillement d'une pièce de bois de charpente légère du groupe
d'essence EPS n°1/n°2 est de 1,5Mpa tans dis que les bois d'ingénierie structuraux, tel que les
bois de charpente composites (LVL, PSL, et LSL), peuvent atteindre des résidences en
cisaillement allant de 2,8 à 3,65Mpa
• Parlent d'élasticité de bois de construction, le module d'élasticité du bois dans le sens des
fibres peut être cent fois supérieur au module d'élasticité a la perpendiculaire contre les fibres,
dans la direction radiale le module d'élasticité est environ deux fois supérieur à celui de la
direction tangentielle.
[Link]. Fluage, relaxation et fatigue des bois de construction
• Fluage
Le fluage est un phénomène physique qui se produit dans certains matériaux, tels que le bois,
lorsqu'ils sont soumis à une contrainte constante pendant une longue période. Le matériau se
déforme progressivement, même si la contrainte est inférieure à la limite de rupture.
Dans le cas du bois, le fluage est dû au mouvement des molécules de cellulose et de lignine
qui composent le matériau. Sous l'effet de la contrainte, ces molécules glissent les unes sur les
autres, ce qui entraîne une déformation du bois.
Le fluage est un phénomène important à prendre en compte dans la construction, car il peut
affecter la résistance et la stabilité des structures en bois. Il est important de choisir des
essences de bois qui ont une faible tendance au fluage et de concevoir les structures de
manière à minimiser les contraintes sur le bois.
• Relaxation
La relaxation est le processus par lequel un matériau se détend après avoir été soumis à une
contrainte constante. Dans le cas du bois, la relaxation est due au fait que les molécules de
cellulose et de lignine se réorganisent après que la contrainte ait été retirée.
La relaxation est un phénomène plus lent que le fluage. Il peut prendre plusieurs heures, voire
plusieurs jours, pour qu'un morceau de bois se détende complètement.
• Fatigue
La fatigue est un phénomène qui se produit dans certains matériaux, tels que le bois, lorsqu'ils
sont soumis à des cycles répétés de contrainte. Le matériau se dégrade progressivement, même
si les contraintes sont inférieures à la limite de rupture.
Dans le cas du bois, la fatigue est due à la formation de microfissures dans le matériau. Ces
microfissures se propagent progressivement sous l'effet des cycles de contrainte, ce qui finit
par entraîner la rupture du bois.
La fatigue est un phénomène important à prendre en compte dans la construction, car elle peut
affecter la durée de vie des structures en bois. Il est important de choisir des essences de bois
qui ont une bonne résistance à la fatigue et de concevoir les structures de manière à minimiser
les cycles de contrainte sur le bois.
Le fluage, la relaxation et la fatigue sont des phénomènes importants à prendre en compte dans
la construction en bois. Il est important de choisir des essences de bois qui ont de bonnes propriétés
mécaniques et de concevoir les structures de manière à minimiser les contraintes sur le bois.
ANNEXES
- Abattage du bois - troncs d’arbre
- le bois de construction - débitage
- debitage du bois - sciage du bois
- structure du bois
- fluage du bois - Charpente en bois
- porte en bois
- fenêtre en bois - plancher en bois
Bibliographie
i
« Le bois et ses usages ».
ii
« Le bois dans la construction: avantages, défis, implications et ouvrages exemplaires – Questions d’énergie ».
iii
Redaktion, « Le bois de construction ».
iv
« Pourquoi utiliser le bois dans la construction ? »
v
« Débitage du bois ».
vi
Doucet, « Etude des propriétés physiques, technologiques et de durabilité naturelle du bois de
PACHYELASMA TESSMANII (HARMS) HARMS et de PENTACLETHRA MACROPHYLLA BENTH »; Fougerousse,
« Durabilité naturelle du bois ».