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Thèmes abordés

  • loi de Laplace,
  • énergie,
  • travail d'une force,
  • transformation réversible,
  • rayonnement,
  • convection,
  • écoulement laminaire,
  • gaz parfait,
  • loi de Boyle,
  • mouvement circulaire uniforme
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  • gaz parfait,
  • loi de Boyle,
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Université Sultan Moulay Slimane

Faculté Polydisciplinaire - Béni Mellal


Département de Physique

Filière : Biologie, Chimie, Géologie (BCG/SVI -S1)


Module M4
Cours de : Physique 1
(Thermodynamique et mécanique)

Jamal Baliti
Année universitaire : 2024/2025
B C G / S V I
S 1 Mécanique du point matériel

1-Définitions
Point matériel : s’agit d’un système de corps qu'il est possible de modéliser par un point géométrique M
auquel est associée sa masse m.
-Cinématique : est l’étude des mouvements d’un corps indépendamment de toutes causes capables de le
provoquer ou de le modifier. Alors que la dynamique établit les relations entre les causes du mouvement et
leurs effets.
-Dynamique : est l’étude de la relation entre le mouvement d’un corps et les causes qui le produisent
-Repère : c’est un ensemble de points rigidement liés les uns aux autres permettant de définir un
repérage de l’espace.
-Référentiel (R) : est composé d’un repère et d’une horloge permettant de repérer la position d’un
mobile M par rapport aux objets qui l’entourent à chaque instant.
-Mobile M : Un corps (point matériel) en mouvement dans un référentiel (R).
2-Cinématique du point matériel
2.1-Vecteur position
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ dit
Soit un mobile M et O une origine fixe. A chaque instant t la position de M est donnée par le vecteur 𝑂𝑀
vecteur position du mobile M.
2. 1.1-Système de coordonnées polaires
Dans ce repère Le point M est parfaitement repéré si on connaît la
distance 𝑂𝑀 = 𝑟 et l’angle 𝜃 que fait le segment OM avec l’axe Ox.
Le vecteur position ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑀 est exprimé, dans le système de coordonnées
polaires (𝑒𝑟 , 𝑒𝜃 ), où 𝑒𝑟 est suivant la direction et le sens de O vers M,
par ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑶𝑴 = 𝒓𝒆 ⃗ 𝒓.
2.1.2-Système de coordonnées cartésiennes
Un repère cartésien, 𝑅(𝑂, 𝑒𝑥 , 𝑒𝑦 , 𝑒𝑧 ), est formé d’un origine O et d’une
base (𝑒𝑥 , 𝑒𝑦 , 𝑒𝑧 ). Les supports de (𝑒𝑥 , 𝑒𝑦 , 𝑒𝑧 ) sont les axes du repère,
notés (𝑂𝑥, 𝑂𝑦, 𝑂𝑧) respectivement.
Dans un repère orthonormé direct 𝑅(𝑂, 𝑒𝑥 , 𝑒𝑦 , 𝑒𝑧 ), un point M est
repéré, par ses trois coordonnées cartésiennes x, y et z correspondant à
la mesure algébrique de la projection de M successivement sur les 3
axes du repère, par le vecteur position : ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑶𝑴 = 𝒙𝒆 ⃗ 𝒙 + 𝒚𝒆
⃗ 𝒚 + 𝒛𝒆
⃗ 𝒛.
Si les coordonnées dans un système (cartésien ou polaire) sont connues
on obtient les coordonnées de l’autre aisément en utilisant les relations
𝒚
suivantes : 𝒙 = 𝒓𝒄𝒐𝒔𝜽, 𝒚 = 𝒓𝒔𝒊𝒏𝜽, 𝒙𝟐 + 𝒚𝟐 = 𝒓𝟐 et 𝜽 = 𝒂𝒓𝒄𝒕𝒂𝒏 (𝒙).
2.1.3-Système de coordonnées cylindriques
Pour repérer un point dans l’espace il est possible d’utiliser les
coordonnées cylindriques. Il suffit de compléter le système de coordonnées
polaires par un troisième axe : l’axe Oz avec sa coordonnée cartésienne z
(appelée la cote).
Les coordonnées cylindriques de M sont donc (r, 𝜃, z) et la base de ce
système de coordonnées est (𝑒𝑟 , 𝑒𝜃 , 𝑒𝑧 ).
La projection 𝑚 du point M dans le plan (𝑂, 𝑥, 𝑦) est repérée en
coordonnées polaires (𝑟, 𝜃). La projection de 𝑀 sur l’axe 𝑂𝑧 donne la cote
𝑧, alors le vecteur position s’exprime comme suit : ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑀 = 𝑟𝑒𝑟 + 𝑧𝑒𝑧 .
2.1.4-Trajectoire
L'ensemble des positions du point M lorsque t varie de manière continue
constitue une courbe (C) qui représente la trajectoire du mobile.

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La relation qui lie les coordonnées du point entre elles est appelée équation de la trajectoire qui pourra être
rectiligne, circulaire ou curviligne.
2.1.5-Déplacement élémentaire
La variation du vecteur position entre deux instants 𝑡 et 𝑡’ = 𝑡 + ∆𝑡 est
appelée déplacement élémentaire, noté par :
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝑶𝑴
𝒅𝑶𝑴 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ′ − 𝑶𝑴
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝑶𝑴
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ (𝒕 + ∆𝒕) − 𝑶𝑴
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ (𝒕) = 𝑴𝑴 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ′.
Il est exprimé dans les différents systèmes de coordonnées comme suit :
-Dans le système de coordonnées cartésiennes : 𝒅𝑶𝑴 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝒅𝒙𝒆 ⃗𝒙+
𝒅𝒚𝒆 ⃗ 𝒚 + 𝒅𝒛𝒆 ⃗ 𝒛.
-Dans le système de coordonnées polaires : 𝒅𝑶𝑴 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝒅𝒓𝒆 ⃗ 𝒓 + 𝒓𝒅𝜽𝒆 ⃗ 𝜽.
-Dans le système de coordonnées cylindriques : 𝒅𝑶𝑴 = 𝒅𝒓𝒆 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗ 𝒓 + 𝒓𝒅𝜽𝒆 ⃗ 𝜽 + 𝒅𝒛𝒆
⃗ 𝒛.
En effet 𝑒𝑥 , 𝑒𝑦 et 𝑒𝑧 sont des vecteurs fixes, donc 𝑑𝑒𝑥 = d𝑒𝑦 = 𝑑𝑒𝑧 = 0. Alors que 𝑒𝑟 et 𝑒𝜃 sont des ⃗
vecteurs en mouvement dans l’espace, donc variables en position par rapport à un référentiel fixe. On a
𝑒𝑟 = 𝑐𝑜𝑠𝜃𝑒𝑥 + 𝑠𝑖𝑛𝜃𝑒𝑦 et 𝑒𝜃 = −𝑠𝑖𝑛𝜃𝑒𝑥 + 𝑐𝑜𝑠𝜃𝑒𝑦 , donc d𝑒𝑟 = 𝑑 (𝑐𝑜𝑠𝜃)𝑒𝑥 + 𝑑(𝑠𝑖𝑛𝜃 )𝑒𝑦 = −𝑠𝑖𝑛𝜃𝑑𝜃𝑒𝑥 +
𝑐𝑜𝑠𝜃𝑑𝜃𝑒𝑦 = 𝑑𝜃𝑒𝜃 et d𝑒𝜃 = 𝑑 (−𝑠𝑖𝑛𝜃 )𝑒𝑥 + 𝑑 (𝑐𝑜𝑠𝜃 )𝑒𝑦 = −(𝑐𝑜𝑠𝜃𝑒𝑥 + 𝑠𝑖𝑛𝜃𝑒𝑦 ) = −𝑑𝜃𝑒𝑟 .
2.2-Vecteur vitesse
La vitesse est une grandeur vectorielle (exprimée en 𝑚/𝑠) qui caractérise le mouvement d’un mobile M
donnée par la variation de la position par rapport au temps ayant une direction et un sens.
2.2.1-Vitesse moyenne
Le vecteur-vitesse moyenne est égale à la variation du vecteur ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑀 par l’intervalle de temps (𝑡’ − 𝑡 =
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ (𝒕+∆𝒕)−𝑶𝑴
𝑶𝑴 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ (𝒕) ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑴𝑴
⃗𝒎=
∆𝑡) : 𝒗 = .
∆𝒕 ∆𝒕
Remarque : La vitesse moyenne est indépendante du trajet réellement effectué puisqu'elle est
proportionnelle au déplacement dont la valeur dépend uniquement des positions de départ et d'arrivée de la
particule.
2.2.2-Vitesse instantanée
En réalité ce mouvement ne se fait pas à une vitesse constante, à chaque instant on aura une vitesse dite
instantanée. Si l'intervalle ∆𝑡 tend vers zéro, le point M’ se rapproche du point M et la pente de la droite
(MM’) se rapproche de celle de la tangente à la courbe au point M.
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝑀 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝒅𝑶𝑴
⃗ = lim
Si on fait tendre ∆𝑡 vers zéro, on obtient la vitesse instantanée : 𝒗 = .
∆𝑡→0 ∆𝑡 𝒅𝒕
La vitesse instantanée est donc la dérivée temporelle du vecteur position.
⃗ = ‖𝒗
Remarque : Le vecteur vitesse est toujours tangent à la trajectoire. On peut donc écrire : 𝒗 ⃗ ‖𝒕 ( 𝑡 est le
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ .
vecteur unitaire tangent à la trajectoire), donc 𝑣 a même direction et sens que 𝑑𝑂𝑀
La vitesse instantanée pourra être exprimée dans différents systèmes de coordonnées, en se basant sur les
expressions des déplacements élémentaires, comme suit :
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑂𝑀 𝑑𝑥 𝑑𝑦 𝑑𝑧
⃗ =
-Dans le système de coordonnées cartésiennes : 𝒗 = 𝑒 ⃗ 𝒙 + 𝒚̇ 𝒆
+ 𝑑𝑡 𝑒𝑦 + 𝑑𝑡 𝑒𝑧 = 𝒙̇ 𝒆 ⃗ 𝒚 + 𝒛̇ 𝒆
⃗ 𝒛.
𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑥
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑂𝑀 𝑑𝑟 𝑑𝜃
⃗ =
-Dans le système de coordonnées polaires : 𝒗 = 𝑒 + ⃗ 𝒓 + 𝒓𝜽̇𝒆
𝑟 𝑑𝑡 𝑒𝜃 = 𝒓̇ 𝒆 ⃗ 𝜽.
𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑟
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑂𝑀 𝑑𝑟 𝑑𝜃 𝑑𝑧
⃗ =
-Dans le système de coordonnées cylindriques : 𝒗 ⃗ 𝒓 + 𝒓𝜽̇𝒆
= 𝑑𝑡 𝑒𝑟 + 𝑟 𝑑𝑡 𝑒𝜃 + 𝑑𝑡 𝑒𝑧 = 𝒓̇ 𝒆 ⃗ 𝜽 + 𝒛̇ 𝒆
⃗ 𝒛.
𝑑𝑡
2.3-Vecteur accélération
2.3.1-Accélération moyenne
L’accélération d’un point matériel (exprimée en 𝑚/𝑠 2) caractérise la variation de son vecteur vitesse au
⃗ (𝒕+∆𝒕)−𝒗
𝒗 ⃗ (𝒕)
⃗𝒎=
cours du temps : 𝒂 .
∆𝒕
2.3.2-Accélération instantanée

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En réalité ce mouvement ne se fait pas à une accélération constante, à chaque instant on aura une accélération
⃗ (𝑡+∆𝑡)−𝑣
𝑣 ⃗ (𝑡 )
⃗ = lim
dite instantanée calculée à partir de celle moyenne si l'intervalle ∆𝑡 tend vers zéro : 𝒂 =
∆𝑡→0 ∆𝑡

𝒅𝒗 𝒅𝟐 𝑶𝑴
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
= .
𝒅𝒕 𝒅𝒕𝟐
L’accélération instantanée est donc la dérivée temporelle du vecteur vitesse ou la dérivée temporelle seconde
du vecteur position.
L’accélération instantanée pourra être exprimée dans différents systèmes de coordonnées, en se basant sur
les expressions des vitesses instantanées, comme suit :
𝑑𝑣⃗ 𝑑𝑥̇ 𝑑𝑦̇ 𝑑𝑧̇
-Dans le système de coordonnées cartésiennes : 𝒂 ⃗ = = 𝑒𝑥 + 𝑒𝑦 + 𝑒𝑧 = 𝒙̈ 𝒆 ⃗ 𝒙 + 𝒚̈ 𝒆
⃗ 𝒚 + 𝒛̈ 𝒆
⃗ 𝒛.
𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑑𝑡
𝑑𝑣⃗ 𝑑𝑟̇ 𝑑𝑒𝑟̇ 𝑑𝑟 𝑑𝜃̇ 𝑑𝑒𝜃̇
⃗ =
-Dans le système de coordonnées polaires : 𝒂 = 𝑒 + 𝑟̇ + 𝜃̇ 𝑑𝑡 𝑒𝜃 + 𝑟 𝑑𝑡 𝑒𝜃 + 𝑟𝜃̇ =
𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑟 𝑑𝑡 𝑑𝑡
(𝒓̈ − 𝒓𝜽̇𝟐 )𝒆
⃗ 𝒓 + (𝟐𝒓̇ 𝜽̇ + 𝒓𝜽̈)𝒆
⃗ 𝜽.

𝑑𝑣 𝑑𝑟̇ 𝑑𝑒𝑟̇ 𝑑𝑟 𝑑𝜃 ̇ 𝑑𝑒 ̇
⃗ =
-Dans le système de coordonnées cylindriques : 𝒂 = 𝑒𝑟 + 𝑟̇ + 𝜃̇ 𝑒𝜃 + 𝑟 𝑒𝜃 + 𝑟𝜃̇ 𝜃 +
𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑑𝑡
𝑑𝑧̇
𝑒 = (𝒓̈ − 𝒓𝜽̇𝟐 )𝒆
⃗ 𝒓 + (𝟐𝒓̇ 𝜽̇ + 𝒓𝜽̈)𝒆
⃗ 𝜽 + 𝒛̈ 𝒆
⃗ 𝒛.
𝑑𝑡 𝑧
2.4-Etude de mouvements spécifiques
2.4.1-Mouvement rectiligne
Un mouvement est dit rectiligne si la trajectoire du mobile M est sous forme d’une portion de droite. Soit Ox
cette droite, donc le vecteur position s’écrit ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑶𝑴 = 𝒙𝒆 ⃗ 𝒙.
a- Mouvement rectiligne uniforme 𝑂 𝑒 𝑥 𝑀 𝑣0 𝑥
Un mouvement est dit rectiligne uniforme si la vitesse du mobile M est constante suivant une droite
(accélération nulle).
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑂𝑀 𝑑𝑥
La vitesse s’exprime par : 𝒗
⃗ = = 𝑒 ⃗ 𝒙.
= 𝑥̇ 𝑒𝑥 = 𝒗𝟎 𝒆
𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑥

𝑑𝑣 𝑑𝑣0
⃗ =
L'accélération sera 𝒂 = 𝑒𝑥 = ⃗𝟎, car la vitesse est constante.
𝑑𝑡 𝑑𝑡
𝑑𝑥
L’équation horaire du mouvement sera de la forme : 𝑑𝑡 = 𝑣0 = 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑡𝑎𝑛𝑡𝑒 ⇒ 𝒙 = 𝒗𝟎 𝒕 + 𝒙𝟎 , avec, 𝑣0 et 𝑥0
sont la position et la vitesse à l'instant initial 𝑡 = 0.
b-Mouvement rectiligne uniformément varié
Un mouvement est dit rectiligne uniformément varié si l’accélération du mobile M est constante suivant une

𝑑𝑣 𝑑2 𝑥
⃗ =
droite 𝒂 = ⃗ 𝒙.
𝑒𝑥 = 𝑥̈ 𝑒𝑥 = 𝒂𝒆
𝑑𝑡 𝑑𝑡 2
𝑑𝑣
On a 𝑎 = , par intégration on aura l’équation de la vitesse sous la forme 𝒗 = 𝒂𝒕 + 𝒗𝟎 .
𝑑𝑡
𝑑𝑥 𝟏
L'équation horaire du mouvement sera : 𝑑𝑡 = 𝑣 = 𝑎𝑡 + 𝑣0 ⇒ 𝒙 = 𝟐 𝒂𝒕𝟐 + 𝒗𝟎 𝒕 + 𝒙𝟎 , avec, 𝑣0 et 𝑥0 sont la
position et la vitesse à l'instant initial 𝑡 = 0.
Remarques:
- Si la norme du vecteur vitesse croît avec le temps (𝒗 ⃗ .𝒂
⃗ > 𝟎) donc le mouvement est accéléré.
- Si la norme du vecteur vitesse décroît avec le temps (𝒗 ⃗ .𝒂
⃗ < 𝟎 ) donc le mouvement est décéléré (retardé).
2.4.2-Mouvement rectiligne sinusoïdal
Soit un point M de masse m attaché à un ressort à spires non jointives, de
masse négligeable et de raideur K. le système disposé horizontalement sur un
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝒙𝒆
banc suivant (Ox), donc le vecteur position s’écrit 𝑶𝑴 ⃗ 𝒙.
On écarte la masse m du point matériel d’une petite distance 𝑥0 de sa position
en repos dans la direction Ox puis on l’abandonne à lui-même.
Le point matériel effectue des oscillations sinusoïdes et le mouvement est dit rectiligne sinusoïdal, dont
l’équation horaire de ce mouvement est : 𝒙 = 𝑨𝒄𝒐𝒔(𝝎𝒕 + 𝝋), avec A est l’amplitude du mouvement, 𝜔 et
𝜑 sont la pulsation propre et la phase respectivement.

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1 𝜔
Le mouvement du point M est périodique de fréquence 𝑓 = 𝑇 = 2𝜋.
On notera que, dans ce cas, la vitesse et l’accélération sont également sinusoïdales :
⃗ = 𝑣𝑒𝑥 = 𝑥̇ 𝑒𝑥 = −𝑨𝝎𝒔𝒊𝒏(𝝎𝒕 + 𝝋)𝒆
𝒗 ⃗ 𝒙 et 𝒂⃗ = 𝑎𝑒𝑥 = 𝑥̈ 𝑒𝑥 = −𝑨𝝎𝟐 𝒄𝒐𝒔(𝝎𝒕 + 𝝋)𝒆 ⃗ 𝒙 = −𝝎𝟐 𝒙𝒆
⃗ 𝒙.
Remarque : On remarque que 𝒂 𝟐 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
⃗ = −𝝎 𝑶𝑴 , donc elle est constamment dirigée
vers le point fixe O. On parle dans ce cas d'accélération centrale.
2.4.3-Mouvement circulaire uniforme
Un mouvement est dit circulaire si le point M se déplace sur un cercle fixe de centre
O et de rayon R. La trajectoire est incluse dans le cercle. Dans ce cas il est plus
commode de travailler avec des coordonnées polaires 𝑟 et 𝜃. Le vecteur position est
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑂𝑀 𝑑 (𝑟𝑒𝑟 )
sous la forme : 𝑶𝑴 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝑟𝑒𝑟 = 𝑹𝒆
⃗ 𝒓 , donc la vitesse s’écrit 𝒗 ⃗ = = =
𝑑𝑡 𝑑𝑡
𝑑 𝑑
(𝑅𝑒𝑟 ) = 𝑅 (𝑒𝑟 ) = 𝑹𝜽̇𝒆 ⃗ 𝜽.
𝑑𝑡 𝑑𝑡
La quantité 𝜃̇ = 𝜔 est la vitesse angulaire liée avec le module de la vitesse par 𝑣 = 𝑅𝜃̇ = 𝑅𝜔.
𝑑𝑣⃗ 𝑑
Donc, l’accélération sera : 𝒂 ⃗ = = (𝑅𝜃̇ 𝑒𝜃 ) = 𝑹𝜽̈𝒆 ⃗ 𝜽 − 𝑹𝜽̇𝟐 𝒆
⃗ 𝒓 = 𝒂𝒕 𝒆 ⃗ 𝒓 , avec 𝒂𝒕 = 𝑹𝜽̈ est
⃗ 𝜽 − 𝒂𝒏 𝒆
𝑑𝑡 𝑑𝑡
l’accélération tangentielle et 𝒂𝒏 = 𝑹𝜽̇𝟐 est l’accélération normale (ou centripète).
Remarque : Si 𝜽̇ = 𝝎 = 𝒄𝒔𝒕, le mouvement est donc circulaire uniforme et l’accélération tangentielle est
nulle (𝒂𝒕 = 𝑹𝜽̈ = 𝟎). Le vecteur de l’accélération du point M est alors normal à sa trajectoire et dirigée vers
le centre du cercle (𝒂⃗ = −𝑅𝜃̇ 2 𝑒𝑟 = −𝑹𝝎𝟐 𝒆 ⃗ 𝒓 = −𝝎𝟐 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑶𝑴). Dans ce cas le mouvement de M est périodique
𝜔
de fréquence 𝑓 = 2𝜋.
3-Dynamique du point matériel
La dynamique est la partie de la mécanique qui étudie les causes des mouvements des corps que la
cinématique nous a permis de décrire.
3.1- Référentiel
3.1.1-Référentiel d’inertie (ou Galiléen)
Les principes de la mécanique ne sont valables que dans un référentiel dit d’inertie ou galiléen. Tout
référentiel en translation par rapport à un référentiel inertiel (galiléen) est inertiel.
3.1.2-Types de référentiels
• Référentiel héliocentrique qui a pour origine le centre du Soleil (qui peut être assimilé au centre de masse
du système solaire correspondant de Référentiel Copernic), et présente des axes pointant vers trois étoiles
éloignées considérées comme fixes sans mouvement apparent est considéré inertiel.
•Référentiel géocentrique, dont l’origine correspond au centre de masse de la Terre, est donc en translation
elliptique par rapport au référentiel de Copernic, n’est considéré inertiel que pour des durées faibles devant
la période de révolution de la Terre.
•Référentiel terrestre, dont l’origine est le centre de masse de la Terre, et ses axes sont liés à la Terre et
sont donc en rotation uniforme dans le référentiel géocentrique n’est inertiel que pour des durées très faibles
par rapport à la période de rotation de la Terre (1 jour).
3.2- Force
3.2.1- Caractéristiques
Une force (exprimée en N) modélise une action mécanique exercée par un objet sur un autre et capable de
modifier son mouvement, ou de créer un mouvement si le corps est initialement au repos, ou encore de créer
une déformation.
Différents types de forces existent : forces d’interaction à distance, forces de gravitation, forces
électromagnétiques et forces de contact (force de frottement).
On appelle la résultante des forces, la somme des forces 𝐹 = ∑ 𝐹𝑖 agissent sur le point matériel
La force a un caractère vectoriel caractérisée par :
- sa direction (la droite qui le porte).
- son sens (donnée par une orientation de la droite qui le porte).
- sa valeur (norme).
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- Son point d’application (point du système qui subit l’action extérieur).


3.2.2- Point matériel isolé
Un point matériel en interaction avec son environnement s’il subit des actions (forces) de la part de son
environnement. Il est dit isolé s’il ne subit aucune action c'est-à-dire, elle est très éloignée de tout système
matériel (absolument seul dans l’espace). Alors qu’il est dit pseudo-isolé, si la résultante des forces
extérieures qu’il subit est nulle.
3.2.3- Forces d'interaction à distance
Lorsque deux points matériels sont à une distance r l'un de l'autre, il existe toujours entre eux une interaction
à distance : l'interaction de gravitation.
Soient deux points matériels 𝑀1 et 𝑀2 et de masses 𝑚1 et 𝑚2 placés à une distance l'un de l'autre telle que
𝒎 𝒎 𝒓⃗
𝑟 = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀1 𝑀2 , 𝑀1 exerce sur 𝑀2 une force d'interaction à distance donnée par : ⃗𝑭𝟐 = −𝑮 𝟏𝟐 𝟐 , avec 𝐺 =
𝒓 𝒓
6,67. 10−11 𝑚3 𝐾𝑔−1 𝑠 −2 la constante de gravitation et 𝑟 la distance entre 𝑀1 et 𝑀2 .
L'interaction de gravitation est attractive. Le champ de forces gravitationnelles est un champ de forces
central : sa valeur en tout point ne dépend que de 𝑟.
On peut citer d'autres exemples d'interactions à distance : dans le cas de particules chargées, l'interaction
électrostatique et l'interaction magnétique (particules en mouvement) qui constituent ensemble l'interaction
électromagnétique.
A la surface de la terre, tout corps pesant subit une force d’attraction gravitationnelle exercée par la terre qui
⃗⃗⃗ 𝑷 . On considère Un corps M de masse m, situé à
attire les corps vers la surface de la terre appelée le poids 𝑭
une distance d de la surface de la terre telle que d est très petite devant le rayon de la terre 𝑹𝒕 (soit 𝒅 ≪ 𝑹𝒕
Le poids 𝑭 ⃗⃗⃗ 𝑷 est une force d’attraction gravitationnelle et on peut donc s’écrire : ⃗⃗⃗𝑭 𝑷 = 𝒎𝒈⃗⃗ , avec 𝒈
⃗⃗ =

𝑴 𝒓
−𝑮 𝑹𝟐𝒕 𝒓 est la pesanteur (accélération gravitationnelle) en 𝑚. 𝑠 −2.
𝒕
3.2.4- Forces de contact
a-Réaction d’un support solide (Force normale et de frottement)
Un point matériel qui se déplace sur un support solide est soumis à une
force de contact ⃗𝑹 ⃗ dite de réaction appliquée au point de contact
décomposée en la somme d’une force normale 𝑵 ⃗⃗ au support et une force
tangentielle 𝒇⃗ dite force de frottement appartenant au plan tangent au
⃗⃗ = 𝑵
support : 𝑹 ⃗.
⃗⃗ + 𝒇

-La force normale 𝑵 ⃗⃗ est la force exercée par une surface sur un objet en
contact avec elle empêchant ceux-ci de s’interpénétrer. La surface, jouant le rôle de support ou d’appui,
applique une force de poussée toujours perpendiculaire à la surface.

-Le frottement de surface est la force 𝒇 ⃗ exercée par une surface sur un objet qui tend à s’opposer au
glissement de l’objet sur la surface. La surface, jouant le rôle de friction, applique une force toujours
parallèle à la surface dans le sens opposé au mouvement relatif de l’objet par rapport à la surface.

La norme de la force de frottement est proportionnelle à celle de la réaction


normale 𝒇 = 𝜶𝑵 avec 𝜶 le coefficient de frottement dynamique.
b-Force de tension
Pour que le fil (ressort) puisse appliquer une force de tension (𝑇⃗ ), il doit être
tendue. L’orientation de la tension est toujours parallèle au fil (ressort) et
orienté vers l’extérieur de l’objet afin de tirer sur l’objet.
Dans le corps humain, les muscles jouent le rôle de force de tension, car ils se
comportent comme des cordes (on ne peut pas pousser avec un muscle).
Pour un ressort de raideur 𝒌, la force dépend de son élongation ∆𝒍, par 𝑻 = 𝒌∆𝒍 de sens opposé à cette
élongation.
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3.3-Lois de la dynamique
3.3.1- Quantité de mouvement
La quantité de mouvement (exprimée en 𝑘𝑔. 𝑚/𝑠) d'un point matériel de masse animé d'une vitesse 𝑣, est
une quantité vectorielle définie comme le produit de la masse et de la vitesse 𝒑 ⃗ = 𝒎𝒗 ⃗ . Elle est orientée dans
la direction et le sens de la vitesse.
3.3.2-Les trois lois de la dynamique
La dynamique du point matériel est basée sur trois lois prétendument découverts par Newton (1642-1727)
publiés dans son livre (Philosophiæ naturalis principia mathematica), alors que ces lois sont établies de près
sept siècles avant son énoncé. La première loi fut établie par Avicenne (981-1036) dans son livre ( ‫اإلشارات‬
‫)والتنبيهات‬, la deuxième et la troisième loi son illustrée par Hibat Allah Ibn Malka Al-Baghdadi (1087-1165),
dans son livre (‫)المعتبر في الحكمة‬.
a-Principe d’inertie (1ère loi de Newton)
Dans un référentiel inertiel, un point matériel 𝑴 isolé ou pseudo-isolé est, soit immobile (𝒗 ⃗ =𝟎 ⃗ ), soit en
mouvement rectiligne uniforme (𝒗 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ). Donc,
⃗ = 𝒄𝒔𝒕
⃗ = ⃗𝟎 ⇔ ∑ ⃗𝑭 = ⃗𝟎 : Si un objet n'interagit pas avec d'autres objets, il est possible d'identifier un référentiel
𝒂
dans lequel l'objet a une accélération nulle.
b-Principe Fondamentale de la dynamique PFD (2ème loi de Newton)
Dans un référentiel inertiel, la somme vectorielle 𝐹 des forces appliquées à un point
matériel est égale à la dérivée par rapport au temps du vecteur quantité de mouvement, ce qui est donné

𝒅𝒑
mathématiquement par : ∑ ⃗𝑭 = 𝒅𝒕 = 𝒎𝒂 ⃗.
Remarque : Si le point matériel M est isolé ou pseudo-isolé dans un référentiel inertiel, donc ∑ 𝐹 = ⃗0 et par
conséquent 𝑎 = ⃗0 ce qui entraîne 𝑣 = 𝑐𝑠𝑡 ⃗⃗⃗⃗⃗ . Le principe d’inertie est donc un cas particulier de PFD.
c-Principe des actions réciproques (3ème loi de Newton)
L'action est toujours contraire et égale à la réaction : les actions de deux
corps l'un sur l'autre sont toujours égales et dirigées dans des directions
contraires.
Tout corps 𝐴 exerçant une force sur un corps 𝐵 subit une force de même
intensité mais de sens opposé exercée par le corps 𝐴. Vectoriellement :
⃗𝑭𝑨𝑩 = −𝑭 ⃗ 𝑩𝑨.
3.4-Etude des chocs
3.4.1-Définitions
On parle de chocs (ou collision) lorsque deux points matériels
initialement isolées l’un de l’autre entre en interaction pendant une
durée suffisamment courte.
-Le choc est dit parfaitement élastique si les déformations que
subissent les points n’existent que pendant le choc et que de plus il
n’y a pas de frottement au point de contact, dans le cas contraire le
choc est inélastique.
-Alors qu’un choc est dit parfaitement mou si les deux points
forment après le choc un point matériel unique.
3.4.2-Principe de la conservation de la quantité de mouvement
Soit 2 points de masse 𝑚1 et 𝑚2 animés de vitesse 𝑣1 et 𝑣2 avant
le choc et de vitesse 𝑣1′ et 𝑣2′ après le choc leurs quantités de
mouvement sont données par :
-Avant le choc : 𝑝1 = 𝑚1 𝑣1 et 𝑝2 = 𝑚2 𝑣2.
-Après le choc : 𝑝1′ = 𝑚1 𝑣1′ et 𝑝2′ = 𝑚2 𝑣2′ .

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𝒅𝑝
Le principe fondamental de la dynamique appliqué au corps 1 : 𝐹21 = 𝒅𝒕1, La variation de la quantité de
mouvement de 𝑚1 indique la présence d’une force appliquée sur le corps 1 et provenant de corps 2. Alors
𝒅𝑝2
que le PFD appliqué au corps 2, donne 𝐹21 = .
𝒅𝒕
⃗ , donc
D’après le principe des actions réciproques entre les masses 𝑚1 et 𝑚2 : 𝐹21 + 𝐹21 = 0
𝑑𝑝1 𝑑𝑝2 𝑑
+ = (𝑝1 + 𝑝2 ) = ⃗0 ⇒ 𝑝1 + 𝑝2 = 𝑐𝑠𝑡 ⃗⃗⃗⃗⃗ .
𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑑𝑡
Alors 𝑝1 + 𝑝2 = 𝑝1′ + 𝑝2′ : dit principe de la conservation de la quantité de mouvement qui est valable dans
tous les cas de chocs de points matériels.
Remarque : Le principe de conservation de la quantité de mouvement est insuffisant pour permettre la
résolution des problèmes de choc (il faut le traiter en utilisant le théorème de l’énergie cinétique voir la
partie de l’étude énergétique).
3.5-Applications
3.5.1-Centrifugation
a- Mouvement à force centrale
La force centrale est toute force dont le support passe à tout instant par un point O fixe (appelé centre de
force ou centre du mouvement) dans le référentiel inertiel. Mathématiquement :
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ //𝐹 ⇒ 𝑶𝑴
𝑂𝑀 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ∧ 𝑭
⃗ =𝟎 ⃗ ⇒ 𝑶𝑴
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ∧ 𝒂 ⃗
⃗ =𝟎
b- Force centrifuge
La force centrifuge (signifie qui éloigne du centre) est une force
fictive, qui devrait pouvoir éloigner une masse quelconque d’un centre
ou d’un axe de rotation selon une trajectoire radiale (dans la direction
indiquée par le prolongement d’un rayon).
Soit une bille M de vitesse 𝑣 ayant un poids ⃗⃗⃗ 𝐹 𝑃 en rotation autour de
l’axe de rotation, donc elle est soumise à la force centrifuge 𝐹𝑐 qui tend
à éloigner la bille de l’axe de rotation.
D’après le PFD dans les coordonnées polaires :
∑𝑭 ⃗ 𝑖 = 𝒅𝒑⃗ = 𝒎𝒂 ⃗ ⇒𝐹 ⃗⃗⃗ 𝑃 + 𝐹𝑐 = 𝑚[(𝑟̈ − 𝑟𝜃̇ 2 )𝑒𝑟 + (2𝑟̇ 𝜃̇ + 𝑟𝜃̈ )𝑒𝜃 ]
𝒅𝒕
Pour un mouvement circulaire 𝒓 = 𝑹 uniforme 𝜽̇ = 𝝎 = 𝒄𝒔𝒕 et par
𝒗𝟐
projection sur l’axe (𝑂, 𝑒𝑟 ) : 𝑭𝒄 = 𝐦𝑹𝝎𝟐 = 𝒎 𝑹 .
c- Centrifugeuse
La centrifugation est un procédé de séparation des composés d'un
mélange en fonction de leur différence de masse en les soumettant à
une force centrifuge. Le mélange à séparer peut être constitué soit de
deux phases liquides, soit de particules solides en suspension dans un
fluide, par exemple le sang. L'appareil utilisé est une machine tournante
à grande vitesse appelée centrifugeuse.
Une centrifugeuse est constituée d’une chambre de centrifugation dans
laquelle sort l’axe de rotation, qui est relié au moteur. Sur l’axe on fixe
le rotor et dans les emplacements du rotor on met les éprouvettes
contenants l’échantillon à centrifuger.
Sur l’échantillon s’exerce une force centrifuge qui dépend de l’accélération centrifuge et de la masse de la
particule : 𝑭𝒄 = 𝐦𝑹𝝎𝟐 .
𝒂 𝑹𝝎𝟐
La force centrifuge relative (RCF) est définie par 𝐑𝐂𝐅 = 𝒈 = . On définit aussi la vitesse de rotation de
𝒈
de l’arbre de la centrifuge par minute (𝑟𝑝𝑚 exprimée en 𝑡𝑟/𝑚𝑖𝑛) pour le rayon 𝑅 donné en (𝑚𝑚) est
𝑹𝑪𝑭
exprimée par : 𝒓𝒑𝒎 = 𝟏𝟎𝟎𝟎√𝟏,𝟏𝟏𝟕𝑹.

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Application: Le dispositif comporte un moteur faisant tourner un axe auquel sont fixés des tubes contenant
les solutions à clarifier. Le résultat d'une centrifugation est l'obtention de deux fractions : le sédiment ou
culot (solide, au fond du tube), le surnageant (fraction liquide). Une sédimentation de 600𝑔 à 1000𝑔
pendant 10 minutes, dite "simple", permet par exemple d'extraire du sang total les hématies et leucocytes
dans le culot, et le plasma en surnageant. Une centrifugation de 15000𝑔 permettra la sédimentation
d'organites comme les mitochondries. Pour les molécules plus petites telles que les ribosomes, réticulum
endoplasmique, il faut monter à 100000𝑔, le surnageant sera alors le cytosol.
3.5.2-Oscillateur harmonique
On considère une masse m ramenée à son centre d’inertie G, accrochée à un ressort linéaire sans masse et
posée sur un support plan horizontal.
Dans le cas de petites oscillations, on suppose que la force de
frottement entre le plan horizontal et la masse est nulle.
La masse est soumise à trois forces :
-la force de rappel ⃗⃗⃗
𝐹 = −𝑘𝑥(𝑡)𝑒⃗⃗ 𝑥 avec k le coefficient de raideur du
ressort, force horizontale ;
⃗⃗⃗ 𝑃 = 𝑚𝑔
- le poids 𝐹 ⃗⃗⃗ , force verticale vers le bas ;
- la réaction du support plan horizontal 𝑁 ⃗⃗⃗⃗ , force verticale vers le haut
car normale au plan.
Par application de PFD à la masse en mouvement : ∑ 𝐹𝑖 = ⃗⃗⃗ 𝐹 + ⃗⃗⃗
𝐹 𝑃 + ⃗⃗⃗⃗
𝑁 = 𝑚𝑎 = 𝑚𝑎𝑒⃗⃗ 𝑥 .
Par projection sur l’axe (Oy) : 𝑁 − 𝑚𝑔 = 0.
Par projection sur l’axe (Ox) : −𝑘𝑥 = 𝑚𝑎 = 𝑚𝑥̈ ,
𝒌
ce qui donne l’équation harmonique 𝒙̈ + 𝒙 = 𝟎.
𝒎
La solution à l’équation harmonique est de la forme : 𝒙(𝒕) = 𝒙𝟎 𝐜𝐨𝐬 (𝝎𝒕 + 𝝋), avec 𝑥0 amplitude du
𝑘
mouvement (en m), 𝜔 = √𝑚 sa pulsation (en rad/s) et 𝜑 la phase (en rad).
Remarque : Cette équation pourra être déterminée en utilisant la conservation de l’énergie mécanique (voir
la partie suivante).
4-Energie
La dynamique est la partie de la mécanique qui étudie les causes des mouvements des
corps que la cinématique nous a permis de décrire.
4.1- Travail et puissance d’une force
Considérons des objets qui subissent des forces dont le point d’application se déplace
:
Exemple : changement d’altitude d’un solide :
Une grue transportant une palette : la force de tension du fil à son point d’application
qui se déplace arrive à lever le chargement.
On dit alors dans ce cas que la force exercée par la
grue travaille.
4.1.1- Travail d’une force constante lors d’un
déplacement rectiligne
Le travail (exprimé en J) d’une force constante 𝐹 pour
un déplacement rectiligne ⃗⃗⃗⃗⃗ 𝐴𝐵 de son point
d’application de A vers B est le produit scalaire
𝑾𝑨𝑩 (𝑭 ⃗ ) = ∫𝑩 ⃗𝑭 𝒅𝒓⃗ = ⃗𝑭. ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑨𝑩 = 𝑭. 𝑨𝑩. 𝒄𝒐𝒔𝜶, avec 𝛼 est l’angle entre 𝐹 et ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵.
𝑨
Le travail est une grandeur algébrique : selon la valeur de l’angle α, le travail peut être positif, négatif ou
nul.
- Si 𝜶 < 𝟗𝟎° alors 𝑐𝑜𝑠𝛼 > 0 et 𝑾 > 𝟎 (travail positif). On remarque que la force va favoriser le
mouvement dans le sens du déplacement ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵. On dit que le travail est moteur.
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- Si 𝜶 > 𝟗𝟎° alors 𝑐𝑜𝑠𝛼 < 0 et 𝑾 < 𝟎 (travail négatif). La force va alors s’opposer au mouvement du
solide, on dit qu’elle effectue un travail résistant.
- Si 𝜶 = 𝟗𝟎° alors 𝑐𝑜𝑠 𝛼 = 0 et 𝑾 = 𝟎 (travail nul).
4.1.2- Travail d’une force conservative
a- Force conservative
Une force conservative si, lorsque le point d’application de la force se
déplace d’une position A à une position B, le travail de cette force est
indépendant de la trajectoire suivie par le point pour aller de A à B.
b- Travail de la force d’attraction gravitationnelle
On pourra considérer que dans une zone étendue à quelques kilomètres au-
dessus de la surface de la terre, le poids est une force constante.
Le travail du poids au cours de son déplacement entre A et B est :
𝑊𝐴𝐵 (𝑃⃗) = 𝑃⃗. 𝐴𝐵
⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝑃⃗. (𝐴𝐻
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + 𝐻𝐵
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ) = 𝑃⃗ . 𝐴𝐻
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = −𝑚𝑔(𝑧𝐵 − 𝑧𝐴 ) = 𝑚𝑔ℎ.
Lorsque le centre d’inertie d’un corps passe d’un point A à un point B, le
travail du poids dépend seulement de l’altitude 𝑧𝐴 du point de départ et de l’altitude 𝑧𝐵 du point d’arrivée. Il
ne dépend donc pas du chemin suivi.
Remarque : Selon le signe de la différence d’altitude, le travail est soit moteur ou résistant.
4.2-Energie potentielle gravitationnelle
Le travail d’une force conservative le long d’une trajectoire fermée est nul car les points de départ et
d’arrivée sont identiques. La force d’attraction gravitationnelle est conservative, donc son travail ne dépend
que des positions initiale et finale du mobile, on peut introduire une fonction qui ne dépend que de la
position du mobile. Cette fonction est appelée énergie potentielle et se note 𝐸𝑝 .
On peut donc écrire la relation suivante : 𝑾𝑨𝑩 (𝑷 ⃗⃗ ) = −𝒎𝒈(𝒛𝑩 − 𝒛𝑨 ) = − (𝑬𝒑 (𝑩) − 𝑬𝒑 (𝑨)).
L’énergie potentielle est définie à travers sa variation entre deux positions données :
𝑬𝒑 = 𝒎𝒈𝒛 + 𝑬𝟎 , où 𝐸0 est une constante définie à partir des conditions initiales (on peut par exemple
choisir de fixer que l’énergie potentielle est nulle quand 𝑧 = 0, et avoir 𝐸0 = 0).
Théorème de l’énergie potentielle : le travail d’une force conservative 𝐹 est égal à l’opposé de la variation
de l’énergie potentielle du point matériel 𝑾(𝑭 ⃗ ) = −∆𝑬𝒑 .
4.3-Puissance d’une force
La puissance (exprimée en W) d’une force est la variation du travail W qu’elle fournit par le temps pendant
𝒅𝑾
lequel elle le fournit : 𝑷 = 𝒅𝒕 = 𝑭⃗ .𝒗
⃗.
4.4-Energie mécanique
4.4.1-Energie cinétique
𝟏
L’énergie cinétique d’un corps de masse m animée d’une vitesse 𝑣 est la quantité scalaire : 𝑬𝒄 = 𝒎𝒗𝟐 .
𝟐
4.4.2-Théorème de l’énergie cinétique

𝑑𝑣
D’après le principe fondamental de la dynamique, on a : 𝐹 = 𝑚𝑎 = 𝑚 𝑑𝑡 .
𝑑𝑟
De plus, par définition, on a : 𝑣 = , donc 𝑑𝑟 = 𝑣 𝑑𝑡.
𝑑𝑡
Le travail de la force 𝐹 entre deux points A et B est donc :
𝑾𝑨𝑩 (𝑭⃗ ) = ∫𝐵 𝐹 𝑑𝑟 = ∫𝐵 𝑚 𝑑𝑣⃗ . 𝑣 𝑑𝑡 = ∫𝐵 𝑚𝑣 . 𝑑𝑣 = ∫𝐵 𝑑 (1 𝑚𝑣 2 ) = 1 𝑚𝑣𝐵2 − 1 𝑚𝑣𝐴2 = 𝑬𝒄 (𝑩) − 𝑬𝒄 (𝑨).
𝐴 𝐴 𝑑𝑡 𝐴 𝐴 2 2 2
Théorème : La variation d’énergie cinétique entre deux positions est égale au travail de la force résultante
appliquée entre ces deux positions.
4.4.3-Cas des forces conservatives
On considère un point M mobile dans un référentiel galiléen et soumis à l’action d’une force résultante
conservative 𝐹 .
Alors le théorème de l’énergie cinétique implique : 𝑊𝐴𝐵 (𝐹 ) = 𝐸𝑐 (𝐵) − 𝐸𝑐 (𝐴).

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Or pour une force conservative, on a : 𝑊𝐴𝐵 (𝐹 ) = − (𝐸𝑝 (𝐵) − 𝐸𝑝 (𝐴)).


On peut donc écrire : − (𝐸𝑝 (𝐵) − 𝐸𝑝 (𝐴)) = 𝐸𝑐 (𝐵) − 𝐸𝑐 (𝐴).
On arrive alors à la relation suivante : 𝐸𝑝 (𝐴) + 𝐸𝑐 (𝐴) = −𝐸𝑝 (𝐵) + 𝐸𝑐 (𝐵).
On peut définir alors une nouvelle grandeur correspondant à la somme des énergies cinétique et potentielle :
cette grandeur a la dimension d’une énergie, elle est appelée énergie mécanique et se note 𝐸𝑚 = 𝐸𝑝 + 𝐸𝑐 .
La relation établie plus haut peut donc s’écrire simplement en introduisant la notion d’énergie mécanique :
𝑬𝒎 (𝑩) = 𝑬𝒎 (𝑨).
Théorème : L’énergie mécanique d’un point soumis à des forces conservatives se conserve. L’énergie
mécanique est donc dans ce cas une constante du mouvement.
4.4.4-Cas des forces non conservatives
Lorsqu’il existe une force 𝐹𝑛𝑐 non conservative, en plus des forces conservatives de
résultante 𝐹𝑐 , le théorème de l’énergie cinétique s’écrit : 𝑊𝐴𝐵 (𝐹𝑛𝑐 ) + 𝑊𝐴𝐵 (𝐹𝑐 ) = 𝐸𝑐 (𝐵) − 𝐸𝑐 (𝐴).
Or, le travail des forces conservatives peut s’écrire comme la variation d’énergie potentielle ; on obtient
donc la relation suivante : 𝑊𝐴𝐵 (𝐹𝑛𝑐 ) − (𝐸𝑝 (𝐵) − 𝐸𝑝 (𝐴)) = 𝐸𝑐 (𝐵) − 𝐸𝑐 (𝐴).
On obtient donc : ∆𝑬𝒎 = 𝑬𝒎 (𝑩) − 𝑬𝒎 (𝑨) = 𝑾𝑨𝑩 (𝑭 ⃗ 𝒏𝒄 ).
Théorème : La variation de l’énergie mécanique d’un point matériel est égale au travail des forces non
conservatives exercées sur ce point.
4.5-Applications :
4.5.1-Choc parfaitement élastique
Le principe de conservation de la quantité de mouvement est
insuffisant pour permettre la résolution des problèmes de choc.
Il y a conservation de la quantité de mouvement comme tous les
chocs et en plus il y a conservation de l’énergie cinétique totale
1 1 1 1
(avant et après le choc) : 2 𝑚𝑣12 + 2 𝑚𝑣22 = 2 𝑚𝑣1′2 + 2 𝑚𝑣2′2.
1 𝑝2
On a 𝐸𝑐 = 2 𝑚𝑣 2 et 𝑝 = 𝑚𝑣 ⇒ 𝐸𝑐 = 2𝑚. Alors, en plus de la
conservation de la quantité de mouvement on aura le système suivant :
⃗ 𝟏+𝒑
𝒑 ⃗𝟐=𝒑 ⃗ ′𝟏 + 𝒑
⃗ ′𝟐
{ 𝒑𝟐𝟏 𝒑𝟐𝟐 𝒑′𝟐 𝟏 𝒑′𝟐
𝟐
.
+ = +
𝟐𝒎 𝟐𝒎 𝟐𝒎 𝟐𝒎
4.5.2-Oscillateur harmonique
On considère une masse m ramenée à son centre d’inertie G, accrochée à
un ressort linéaire sans masse et posée sur un support plan horizontal.
1
L’expression de l’énergie potentielle élastique étant 𝐸𝑝 = 2 𝑘𝑥 2 .
1 1
L’énergie cinétique 𝐸𝑐 = 2 𝑚𝑣 2 = 2 𝑚𝑥̇ 2 .
On en déduit que l’énergie mécanique du système, somme de l’énergie cinétique et de l’énergie potentielle
𝟏 𝟏
élastique est 𝑬𝒎 = 𝑬𝒄 + 𝑬𝒑 = 𝟐 𝒌𝒙̇ 𝟐 + 𝟐 𝒌𝒙𝟐.
Les frottements étant négligés, le système est conservatif : l’énergie mécanique est constante
et sa dérivée par rapport au temps est nulle.
𝑑 𝑑 1 1
On a alors quel que soit le temps t: 𝑑𝑡 𝐸𝑚 = 𝑑𝑡 (2 𝑘𝑥̇ 2 + 2 𝑘𝑥 2 ) = 𝑚𝑥̇ 𝑥̈ + 𝑘𝑥𝑥̇ = 0, ce qui donne, pour 𝑥̇
𝑘
non nul, l’équation harmonique 𝑥̈ + 𝑚 𝑥 = 0, dont la solution démontrée sous la forme : 𝑥 (𝑡) =
𝑥0 cos (𝜔𝑡 + 𝜑).

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Mécanique des fluides

La mécanique des fluides est un sous-ensemble de la mécanique des milieux continus. C’est le domaine de
la physique qui comprend l’étude des gaz et des liquides à l’équilibre et en mouvement. La mécanique des
fluides se compose de deux parties:
- La statique des fluides, qui étudie les fluides au repos. Elle comprend la statique des liquides,
l’hydrostatique, et la statique des gaz, l’aérostatique.
- La dynamique des fluides, qui étudie les fluides en mouvement. On distingue la dynamique des liquides,
l’hydrodynamique, et la dynamique des gaz, l’aérodynamique.
La mécanique des fluides a de nombreuses applications dans divers domaines comme l’ingénierie navale,
l’aéronautique, l’hémodynamique (l’étude de l’écoulement du sang), la météorologie, la climatologie et
l’océanographie.
1-Propriétés d’un fluide
Un fluide est un milieu matériel parfaitement déformable, constitué de molécules mobiles entre elles. Il n’a
pas de forme propre (prend celle du récipient). On regroupe sous cette appellation les liquides, les gaz et les
plasmas.
Tous les fluides possèdent des caractéristiques permettant de décrire leurs conditions physiques dans un état
donné :
-Masse volumique 𝜌 : toute substance de masse m et occupant un volume V a une masse volumique
𝒎
(exprimée en kg/m3), donnée par 𝝆 = .
𝑽
3 𝑭𝒑 𝒎𝒈
-Poids volumique 𝜛 : (en N/m ) donné comme le rapport du poids sur le volume, 𝝕 = = = 𝝆𝒈.
𝑽 𝑽
-Densité : le rapport de la masse volumique de la substance sur celle de la substance de référence (sans
𝝆
unité), 𝒅 = . Pour les liquides le fluide de référence est l’eau 𝜌𝑒𝑎𝑢 = 1000𝑘𝑔. 𝑚−3 = 1𝑔. 𝑐𝑚−3 .
𝝆𝒓é𝒇
-Viscosité dynamique  : (en Pa.s) caractérise la résistance d'un fluide à son écoulement, à cause des
frottements internes du fluide, lorsqu’il est soumis à l’application d’une force. Ainsi, les fluides de grande
viscosité résistent à l’écoulement et les fluides de faible viscosité s’écoulent facilement.
- Si   𝟎, le fluide est dit parfait ou idéal, il s’écoule sans frottement.
- Si   𝟎, le fluide est dit réel, il s’écoule avec frottement.
Elle est liée à la viscosité cinématique 𝜇(en 𝑚2 𝑠 −1), qui représente la capacité de rétention des particules du

fluide et quantifie sa capacité à s’épancher, donnée par la relation 𝝁 = 𝝆.
Air à 20°C Eau à 20°C Ethanol à 15°C Glycérol à 15°C Mercure à 15°C
3
𝜌(𝑘𝑔/𝑚 ) 1,205 998 790 1260 13610
(𝑃𝑎. 𝑠) 1,81. 10 −5 1,002. 10 −3
1,31. 10 −3 2,33 1,58. 10−3
3
𝜇(𝑐𝑚 /𝑠) 0,15 0,01 0,017 18,5 1,16. 10−3
-Compressibilité χ : la propriété d’un corps quantifiant sa variation relative de volume sous l’effet d’une
pression appliquée. Le coefficient de compressibilité χ d’un gaz est très supérieur
à celui d’un liquide, donc :
- les milieux gazeux sont considérés comme des milieux compressibles.
- les milieux liquides sont considérés comme des milieux incompressibles.
2- Statique des fluides parfaits incompressibles
2.1-Pression d’un fluide : qui est l’intensité de la force F agissant
𝑭
perpendiculairement sur un fluide par unité de surface S, 𝑷 = 𝑺.
On distingue :
-La pression atmosphérique ou à l’air libre (𝑃𝑎𝑡𝑚 ) : est mesurée avec un
baromètre par rapport au vide absolu. Elle est de l’ordre de 𝑷𝒂𝒕𝒎 =
𝟏𝒂𝒕𝒎 𝟏𝟎𝟓𝑷𝒂.
- La différence de pression ou pression différentielle, 𝑷 = 𝑷𝟐 – 𝑷𝟏 se
mesure entre deux points.
2.2 Transmission des pressions (Théorème de Pascal)
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Un liquide statique incompressible transmet intégralement et dans toutes les directions les variations de
pression qu’on lui fait subir. Ceci est lie à la compressibilité qui implique une masse volumique constante.
Donc, les pressions 𝑃1 et 𝑃2 appliquées respectivement sur les deux sections 𝑆1 et 𝑆2 sont égales, d’où 𝑷𝟏 =
𝑭 𝑭
𝑷𝟐 ⇒ 𝑺𝟏 = 𝑺𝟐 .
𝟏 𝟐
Ainsi, si la surface 𝑆2 est beaucoup plus grande que la surface 𝑆1 , il sera possible de soulever des charges
importantes, en appliquant une force F1 de faible valeur.
2.3- Principe fondamental de l’hydrostatique
Le principe fondamental de l'hydrostatique donne la différence de pression 𝑃𝐴 et 𝑃𝐵 entre deux points
quelconques A et B d’un liquide de masse volumique 𝜌. Si les points, A et B, possèdent une différence de
profondeur égale à ℎ, l’expression de ce principe est alors de la forme : 𝑷𝑩 − 𝑷𝑨 = 𝝆𝒈𝒉.
D’après le principe fondamental de l’hydrostatique :
- Dans un fluide statique incompressible, en tout point d’un même plan
horizontal, la pression et identique (pour 𝒛𝑩 = 𝒛𝑨 , on a 𝑷𝑩 = 𝑷𝑨 : les plans
horizontaux sont des isobares).
- la différence de pression entre deux points situés à des altitudes différentes est
proportionnelle à cette différente d’altitude.
Application : La pression artérielle (PA) est égale la pression statique si la
personne est allongée et si le capteur est perpendiculaire à l’écoulement du sang.
La PA est souvent mesurée soit en centimètres de mercure (cm Hg), soit en
millimètres de mercure (mm Hg). La pression systolique (au moment de la
contraction du cœur) ; PAS = 135 mm Hg, alors que la pression
diastolique (au moment du relâchement du cœur) ; PAD =80 mm
Hg.
La valeur de référence de mesure de la PA est celle au niveau du
cœur 𝑃0 . Pour une mesure en un endroit différent, on mesure la
distance (𝒛) entre le cœur et l’endroit (𝑧) où l’on veut connaître la
pression Application de la relation fondamentale de l’hydrostatique
: 𝑷(𝒛) = 𝑷𝟎 − 𝝆𝒈∆𝒛.
2.4- Poussé d’Archimède
Tout corps solide totalement ou partiellement immergé dans un fluide sera
poussé vers le haut par une force 𝑭𝑨 , dite Poussé d’Archimède, égale au
poids du volume de liquide déplacé par le corps solide :
𝑭𝑨 = 𝝆𝒇 𝑽𝒇𝒅 𝒈, avec 𝑽𝒇𝒅 est le volume du fluide déplacé qui correspond au
volume immergé du solide et 𝝆𝒇 la masse volumique du fluide.
Comme explication de cette force, Si on prend un ballon et que tu le
plonges dans l’eau en gardant tes mains sur le ballon, on ressent une force
qui essaye de faire remonter le ballon à la surface : cette force est la
poussée d’Archimède 𝑭𝑨 .
Prenons un récipient rempli d’eau et mettons une balle dedans : le niveau de l’eau va
augmenter. En fait, la balle a un certain volume, noté 𝑉𝑜𝑏𝑗 et masse volumique 𝜌𝑜𝑏𝑗 . La
balle occupe donc ce volume dans l’eau, noté 𝑉𝑖𝑚. Il y a donc un volume d’eau qui a été
déplacé, 𝑉𝑓𝑑 , et qui correspond à la hauteur d’eau supplémentaire.
Cette eau a un volume qui correspond au volume de la balle immergée, puisqu’il s’agit de
l’eau qui était auparavant à l’endroit où se situe la balle : 𝑽𝒇𝒅 = 𝑽𝒊𝒎.
Ce fluide déplacé a une certaine masse, et donc un poids ⃗𝑭𝒑𝒇 = 𝝆𝒇 𝑽𝒇𝒅 𝒈 ⃗⃗ = 𝝆𝒇 𝑽𝒊𝒎 𝒈
⃗⃗ .
La poussée d’Archimède correspond à l’opposé du poids du fluide déplacé : 𝑭 ⃗ 𝑨 = −𝑭 ⃗ 𝒑𝒇 = −𝝆𝒇𝑽𝒊𝒎 𝒈
⃗⃗
Au niveau du vecteur, l’expression générale fait intervenir le vecteur g qui est vertical vers le bas. Avec le
signe -, on a donc un vecteur de la poussée d’Archimède verticale vers le haut.
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Alors la poussée d’Archimède s’oppose au poids de l’objet : ⃗𝑭𝒑 = 𝝆𝒐𝒃𝒋 𝑽𝒐𝒃𝒋 𝒈


⃗⃗
𝑽𝒊𝒎 𝝆𝒐𝒃𝒋
⃗ 𝒑+𝑭
A l’équilibre : 𝑭 ⃗𝑨=𝟎 ⃗ ⇒ 𝝆𝒐𝒃𝒋 𝑽𝒐𝒃𝒋 = 𝝆𝒇𝑽𝒊𝒎 ⇒ = .
𝑽𝒐𝒃𝒋 𝝆𝒇
Cette équation montre que la fraction du volume immergée d'un objet est égale au rapport de la densité de
l'objet à celle du fluide.
Alors, si la masse volumique de l’objet est supérieure à celle du fluide, 𝑭𝒑 > 𝑭𝑨 : l’objet va couler.
Si au contraire l’objet va flotter.
Application : être dans l’eau est idéal pour la rééducation en piscine car le corps est en quasi-apesanteur.
L’allègement du corps permet de diminuer la pression exercée sur les articulations ou les os fracturés. On
peut ainsi reprendre plus facilement appui sur les membres et remarcher plus rapidement.
5-Tension superficielle
5.1-Définition
La tension superficielle est la propriété de la surface d'un liquide qui lui
permet de résister à une force extérieure, en raison de la nature cohésive des
molécules du liquide.
Exemple : Les petits insectes comme le marcheur d'eau semble marcher sur
l'eau grâce au phénomène de tension superficielle de l'eau. En fait, la
surface de l'eau se comporte comme un film mince tendu. Tout comme un film de caoutchouc étiré, il est
élastique et capable de s'étirer verticalement et horizontalement sans se casser. Il peut supporter le poids de
nombreux petits insectes qui peuvent nager dessus sans effort.
5.2-Coefficient de tension superficielle
La tension superficielle dans l'eau est due au fait que les molécules d'eau sont polaires. Chaque molécule
attire d'autres molécules autour d'elle par une force électrostatique (force de van der Waals) appelée force de
cohésion.
La tension de surface caractérise le contact entre deux fluides, généralement
un liquide et un gaz. Une molécule dans un liquide immobile est soumise
aux forces d'attraction de ses proches voisines. Si cette molécule est située
au sein du liquide, la résultante de ces forces est nulle. Mais si cette molécule est située en surface du
liquide, la résultante est une force dirigée vers l'intérieur du liquide.
Ainsi, il est plus difficile de déplacer un objet à travers la surface que de le déplacer lorsqu'il est
complètement plongé à l'intérieur. Tout comme un ressort étiré a plus d'énergie stockée qu'un ressort non
étiré, les molécules de surface ont plus d'énergie que les molécules se trouvant à l'intérieur de l'eau appelée
l'énergie de surface, qui est le travail 𝒅𝑾 nécessaire pour une augmentation 𝒅𝑺 de la surface libre du liquide
𝒅𝑾 = 𝝈𝒅𝑺, où 𝝈 est coefficient de tension superficielle (voir tableau), ou simplement tension superficielle
ou encore tension de surface (en N/m).
La condition de stabilité d’équilibre est que l’énergie potentielle soit la plus basse possible. Il s’ensuit que
La surface libre d’un liquide se place naturellement pour être la plus petite possible.
Liquide à 20°𝐶 Eau Eau-huile Éthanol Cyclohexane Mercure Eau à 100°𝐶
−1
𝜎𝑙𝑖𝑞–𝑎𝑖𝑟(𝑚𝑁. 𝑚 ) 72 50 23 25 485 58
5.3-Conséquences de la tension superficielle
5.3.1-Différence de pression à travers un film superficiel
Soit un petit contour circulaire pris dans la surface libre plane d'un liquide en équilibre
est soumis à des forces de tension superficielle situées dans son plan et dont la
résultante est nulle. Par contre, pour une surface sphérique, les forces exercées sur ce
même contour ont une résultante orientée vers l'intérieur de la sphère ; il faut donc une
surpression 𝜟𝑷 pour que l'équilibre existe. Les travaux des forces de pression au cours de
cette opération sont :
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𝒅𝑾𝒆 = − 𝑷𝒆 𝟒𝝅 𝑹𝟐 𝒅𝑹 et 𝒅𝑾𝒊 = 𝑷𝒊 𝟒𝝅 𝑹𝟐 𝒅𝑹, donc le travail total est: 𝒅𝑾𝒕 = (𝑷𝒊– 𝑷𝒆) 𝟒𝝅𝑹𝟐 𝒅𝑹.
Ce travail est égal à celui des forces de tension de surface : 𝒅𝑾 = 𝝈𝒅𝑺 = 𝝈𝟖𝝅𝑹𝒅𝑹 = 𝒅𝑾𝒕 .
𝟐𝝈
La différence de pression à la surface libre est donc : 𝜟𝑷 = 𝑷𝒊– 𝑷𝒆 = dite loi de Laplace.
𝑹
5.3.2-Angle de contact
L’angle de contact est une mesure de la capacité d’un liquide à mouiller la
surface d’un solide 𝜃. La forme que prend une goutte sur une surface dépend de
la tension superficielle du fluide et de la nature de la surface. À la frontière
entre les gouttelettes et l’environnement gazeux, la tension
superficielle provoque un contour courbe. Au bord de la goutte, là où
le contour se confond avec la surface d’appui, l’angle de contact entre
l’interface liquide/solide et la tangente à l’interface liquide/gazeux se forme.
Déposons une goutte de liquide sur un support plan. L'ensemble des points de contact entre le liquide, le
solide et l'air forme une ligne, dite ligne triple. À l'équilibre, la résultante des forces capillaires en un point
de la ligne triple s'annule : 𝝈
⃗ 𝒔𝒍 + 𝝈
⃗ 𝒂𝒍 + 𝝈 ⃗ , avec 𝝈𝒔𝒍, 𝝈𝒂𝒔 et 𝝈𝒔𝒍 sont les tensions
⃗ 𝒂𝒔 = 𝟎
superficielles entre le solide et le liquide, entre le liquide et l’air et le solide et l’air
respectivement.
En projection sur le plan de la surface solide, on a donc 𝝈𝒔𝒍 + 𝝈𝒂𝒍 𝒄𝒐𝒔𝜽 = 𝝈𝒂𝒔
On distingue trois cas de figure :
- 𝜽 = 𝟎°: il y a mouillage complet du liquide sur le substrat solide, la surface est hydrophile.
- 𝜽 ∈]𝟎°, 𝟗𝟎°] : il y a mouillage partiel, la surface est dite hydrophile.
- 𝜽 ∈]𝟗𝟎°, 𝟏𝟖𝟎°] : le liquide est non mouillant, la surface est dite hydrophobe.
5.3.3-Ascension capillaire

Quand on plonge un capillaire propre (tube étroit de rayon r) dans de l'eau, on observe l'ascension
d'une colonne d'eau dans le capillaire malgré la pesanteur. Cette ascension est d'autant plus
importante que le rayon est petit.
Le ménisque concave fait un angle 𝜃 avec la surface du tube. La colonne du liquide est en
équilibre sous l’effet de deux forces : le poids de la colonne dans le tube 𝑭𝑷 = 𝒎𝒈 = 𝝅𝒓²𝝆𝒈𝒉
et la force de la tension superficielle 𝑭 = 𝝈𝟐𝝅𝒓𝒄𝒐𝒔𝜽, ce qui donne la hauteur de la colonne :
𝟐𝝈𝒄𝒐𝒔𝜽 𝒓
𝒉= dite loi de Jurin. Le rayon de courbure est lié au rayon du tube par 𝑹 = .
𝝆𝒓𝒈 𝒄𝒐𝒔𝜽
Il y a donc ascension capillaire si le liquide mouille la paroi (𝜽 ≤ 𝟗𝟎°). Par contre pour un liquide
non mouillant il y a descente capillaire (cas du mercure dans un capillaire en verre).
5.4-Application de la tension superficielle
- Les liquides ont tendance à minimiser leur surface : La tension superficielle de l'eau fournit la tension
de paroi nécessaire à la formation de bulles avec de l'eau. La tendance à minimiser cette tension de paroi
tire les bulles vers des formes sphériques.
- Désinfectants à tension superficielle : Les désinfectants sont généralement des solutions à faible tension
superficielle. Cela leur permet de se propager sur les parois cellulaires des bactéries et de les perturber.
- Savons et détergents : Ceux-ci aident au nettoyage des vêtements en abaissant la tension superficielle de
l'eau afin qu'elle pénètre plus facilement dans les pores et les zones souillées.
- Lavage à l'eau froide : La principale raison d'utiliser l'eau chaude pour le lavage est que sa tension
superficielle est plus faible et qu'il s'agit d'un meilleur agent mouillant. Mais si le détergent abaisse la
tension superficielle, le chauffage peut être inutile.
- Respiration chez les êtres vivants : la surface des poumons est augmentée par la présence des
alvéoles. La dilatation des poumons exige un travail considérable car la tension superficielle qui colle les
membranes alvéolaires est élevée. Pour faciliter la ventilation, des surfactants réduisent la tension
superficielle à la surface interne des alvéoles. La présence de ces surfactants réduit le travail nécessaire à
la dilatation des poumons : lorsque l'alvéole se dilate, la concentration des surfactants par unité de surface
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S 1

diminue, la tension superficielle augmente. La résistance à la dilatation augmente et protège les alvéoles
contre l'éclatement.

3- Dynamique des fluides parfaits incompressibles


3.1-Définitions
-Lignes de courant : Les lignes de courant sont les trajectoires suivies
par les molécules d'un fluide en mouvement.
-Ecoulement permanent : ou stationnaire, si les grandeurs (pression,
vitesse,….) qui le caractérises vont rester constantes sur toute la section
au cours du temps.
3.2- Débit massique et débit volumique d’un fluide
3.2.1- Débit massique
Le débit massique 𝑸𝒎 (en kg/s) est le rapport de la masse m de liquide
s'écoulant pendant le temps t :
𝒎
𝑸𝒎 = 𝒕 = 𝝆𝑺𝒗, avec v la vitesse moyenne d’écoulement du fluide en
m/s.
3.2.2- Débit volumique
Le débit volumique Q (en m3/s) est le volume de fluide V, par unité de
𝑽
temps t, qui traverse une section droite : 𝑸 = 𝒕 = 𝑺 × 𝒗.
Remarque : Les deux débits sont liés par la relation : 𝑸𝒎 = 𝝆𝑸.
En physiologie : le débit cardiaque correspond au volume de sang éjecté par le cœur en une minute peut être
calculé via l’échocardiographie-Doppler.
3.3- Equation de continuité (conservation de masse)
Dans le cas d’un fluide incompressible qui s’écoule dans un tube
dans la section n’est pas uniforme, le débit est constant et on
obtient alors :
𝑸 = 𝑸𝟏 = 𝑸𝟐 ⇒ 𝒗𝟏 𝑺𝟏 = 𝒗𝟐 𝑺𝟐 .
Alors, lorsque la section S augmente, la vitesse v diminue.
3.4- Equation de Bernoulli (conservation d’énergie)
Pour un fluide parfait et incompressible, l’écoulement est permanent. L’absence de frottement dû à une
viscosité négligée (fluide parfait) conduit
logiquement au fait qu’il n’y a pas de dissipation
d’énergie au cours de l’écoulement.
L’équation de Bernoulli traduit le principe de
conservation de d’énergie mécanique 𝑬𝒎 lors de
l’écoulement d’un fluide parfait. Cette énergie
mécanique responsable de l’écoulement aussi
appelée la charge est la somme de trois énergies,
l’énergie cinétique (𝑬𝒄 ), de l’énergie potentielle
de pesanteur (𝑬𝒑𝒈 ) et l’énergie potentielle de
1
pression (𝑬𝒑𝒑 ): 𝐸𝑚 = 𝐸𝑐 + 𝐸𝑝𝑔 + 𝐸𝑝𝑝 = 2 𝑚𝑣 2 +
1
𝑚𝑔𝑧 + 𝑉𝑃 = 𝑐𝑠𝑡 ⇒ 2 𝜌𝑣 2 + 𝜌𝑔𝑧 + 𝑃 = 𝑐𝑡𝑒
𝟏 𝟏
Entre deux endroits différents : 𝟐 𝝆𝒗𝟐𝟐 + 𝝆𝒈𝒛𝟐 + 𝑷𝟐 = 𝟐 𝝆𝒗𝟐𝟏 + 𝝆𝒈𝒛𝟏 + 𝑷𝟏 .
Dans un fluide en mouvement, la pression ne dépend pas seulement de l’altitude du point considéré mais
également de la vitesse de l’écoulement en ce point.
3.5- Application de l’équation de Bernoulli : Effet Venturi

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Considérons une canalisation horizontale dans laquelle


circule un fluide incompressible. Elle est composée
d’une partie large 𝑆1 et d’un étranglement 𝑆2 .
L’équation de Bernoulli se simplifie, en effet chaque
ligne de courant est quasiment horizontale, les deux
𝟏 𝟏
altitudes 𝑧1 et 𝑧2 étant égales, ainsi : 𝟐 𝝆𝒗𝟐𝟐 + 𝑷𝟐 = 𝟐 𝝆𝒗𝟐𝟏 + 𝑷𝟏 .
D’après l’équation de continuité : 𝑆2 𝑣2 = 𝑆1 𝑣1 , en plus 𝑆1 > 𝑆2 implique une vitesse 𝑣1 < 𝑣2 ce qui
donne une pression 𝑃1 > 𝑃2 .
La diminution de pression qui accompagne l’augmentation de vitesse est appelée effet Venturi.
En physiologie, cet effet est observé dans des cas de Sténoses (généralement dues à une accumulation de
LDL sur les parois des vaisseaux). En effet, pour un débit 𝑄 on a une Surface 𝑆 et une vitesse d’écoulement
du fluide 𝑣. Dans le cas de sténoses, 𝑆 diminue, mais 𝑄 reste constant. Pour conserver cette constance, il faut
que la vitesse 𝑣 augmente.
4- Dynamique des fluides réels incompressibles
4.1-Fluide réel: Un fluide est dit réel si, pendant son mouvement, les forces de contact ne sont pas
perpendiculaires aux éléments de surface sur lesquelles elles s’exercent (elles possèdent donc des
composantes tangentielles, forces de frottements, qui s’opposent au glissement des couches fluides les unes
sur les autres). Cette résistance est caractérisée par la viscosité dynamique 𝜼.
Pour illustrer cette force, on considère deux couches de fluide adjacentes
distantes de dz. La force de frottement 𝑭 ⃗ 𝒇 qui s’exerce à la surface de
séparation de ces deux couches s’oppose au glissement d’une couche sur
l’autre. Elle est proportionnelle à la différence de vitesse des couches soit
𝒅𝒗
𝑑𝑣, à leur surface 𝑆 et inversement proportionnelle à 𝑑𝑧 : 𝑭𝒇 = −𝜼𝑺 𝒅𝒛,
donc Quand la viscosité augmente, le taux de cisaillement diminue et
inversement. Ce qui rend la viscosité assimilable aux forces de
frottements entre les molécules d'un fluide visqueux. Plus la viscosité est élevée et plus la fluidité du liquide
est faible.
A partir de la viscosité, on peut déterminer deux types de fluides :
- Fluides newtoniens : qui ont une viscosité constante et indépendante du gradient de la vitesse à
température donnée, comme l’eau, l’air, et la plupart des fluides.
- Fluides non newtoniens, dont la viscosité n’est pas constante mais elle dépend du gradient de la vitesse et
d’autres facteurs. Par exemple le sang, les boues et les gels.
Physiologiquement : Dans le sang se trouvent essentiellement les globules rouges qui conditionnent les
propriétés mécaniques. Cependant, quand le gradient de la vitesse est suffisamment élevé (cas des gros
vaisseaux), on peut considérer 𝜂 comme constante.
4.2- Régimes d’écoulement
Tous les liquides ne s’écoulent pas de la même manière. En observant l’eau d’un fleuve, on peut voir que
son écoulement est en permanence le siège de multiples tourbillons dit écoulement turbulent. Au contraire,
l’huile qui s’écoule hors d’une bouteille ne tourbillonne pas du tout dit
écoulement laminaire. Le type d’écoulement dans une conduite cylindrique
de diamètre D est déterminé par un terme appelé nombre de Reynolds, noté
𝒗𝑫 𝝆𝒗𝑫
𝑅𝑒, nombre sans unités, il se calcule ainsi : 𝑹𝒆 = 𝝁 = 𝜼 .
L’expérience montre que si :
• 𝑅𝑒 < 2000 L’écoulement est laminaire

• 2000 < 𝑅𝑒 < 3000 L’écoulement est intermédiaire

• 𝑅𝑒 > 3000 L’écoulement est turbulent

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Entre les deux, le régime intermédiaire est instable, des conditions extérieures peuvent faire basculer
l’écoulement de laminaire à turbulent. La vitesse au-delà de laquelle l’écoulement laminaire devient instable
𝟐𝟎𝟎𝟎𝜼
avec possibilité de devenir turbulent est la vitesse critique : 𝒗𝒄 = 𝝆𝑫 .
4.3- Perte de charge
Lorsque le fluide est réel, la viscosité est non nulle, alors au cours du
déplacement du fluide, les différentes couches frottent les unes contre
les autres et contre la paroi qui n’est pas parfaitement lisse d’où il y a
une perte sous forme de dégagement d’énergie thermique (chaleur) ;
cette perte appelée perte de charge ∆𝑃. Donc ce cas, l’équation de
Bernoulli généralisé peut s’écrire sous la forme :
𝟏 𝟐 𝟏
𝝆𝒗𝟐 + 𝝆𝒈𝒛𝟐 + 𝑷𝟐 = 𝝆𝒗𝟐𝟏 + 𝝆𝒈𝒛𝟏 + 𝑷𝟏 + ∆𝑷
𝟐 𝟐
Considérons un fluide visqueux dans une conduite horizontale 𝜌𝑔𝑧 = 𝑐𝑠𝑡, cylindrique, de petit diamètre
(𝐷 = 2𝑟), où l’écoulement est laminaire (𝑅𝑒 < 2000 ) à vitesse constante
1
(𝑄 = 𝑆𝑣 = 𝑐𝑠𝑡 ⇒ 2 𝜌𝑣 2 = 𝑐𝑠𝑡). Donc, il n’y a que 𝑃 qui peut varier, donc η
produit une perte d’énergie qui se manifeste par chute de pression P (perte de
charge) entre l’entrée et la sortie de la conduite.
Les forces appliquées sur un filet de courant suivant la ligne horizontal Ox :
-Forces de pression : 𝑭𝑷𝒙 = (𝑃1 − 𝑃2 )𝑆𝑏 = (𝑃1 − 𝑃2 )𝜋𝑟 2 = ∆𝑷𝝅𝒓𝟐 .
𝑑𝑣 𝒅𝒗
-Forces de frottement : 𝑭𝒇𝒙 = 𝜂𝑆𝑙 = 𝜼. 𝟐𝝅𝒓𝑳 .
𝑑𝑟 𝒅𝒓
2 𝑑𝑣 𝑑𝑣 ∆𝑃 ∆𝑃
A l’équilibre : 𝑭𝑷𝒙 + 𝑭𝒇𝒙 = 𝟎 ⇒ ∆𝑃𝜋𝑟 = 𝜂. 2𝜋𝑟𝐿 ⇒ = 𝑟⇒ 𝑣 = 𝑟 2.
𝑑𝑟 𝑑𝑟
2𝜂𝐿 4𝜂𝐿
𝜋∆𝑃 3 𝝅∆𝑷 𝟒
La variation du débit est donnée par : 𝑑𝑄 = 𝑣𝑑𝑆 = 𝑣. 2𝜋𝑟𝑑𝑟 = 2𝜂𝐿 𝑟 𝑑𝑟⇒ 𝑸 = 𝒓 dite loi de
𝟖𝜼𝑳
𝟖𝜼𝑳
Poiseuille. Alors, la perte de charge sera de la forme ∆𝑷 = 𝝅𝒓𝟒 𝑸.
Donc, dans un fluide réel le débit est proportionnel à la variation de pression et au rayon r du tube.
4.4- Résistance à l’écoulement
Il est possible d’établir une analogie entre l’écoulement d’un fluide dans un tuyau et le passage du courant
électrique dans un conducteur :
- la perte de charge ∆𝑃 joue un rôle comparable à la différence de potentiel ∆𝑉,
- le débit 𝑄 est équivalent à l’intensité électrique 𝐼. Il s’agit donc simplement de trouver l’équivalent de la
résistance électrique pour pouvoir écrire la loi d’Ohm: ∆𝑉 = 𝑅𝐼, où son équivalent hydraulique ∆𝑃 =
𝑅𝑚𝑒𝑐 𝑄, où 𝑅𝑚𝑒𝑐 est la résistance mécanique à l’écoulement.
8𝜂𝐿 𝟖𝜼𝑳
D’après la loi de Poiseuille : ∆𝑃 = 𝜋𝑟 4 𝑄, donc 𝑹𝒎𝒆𝒄 = 𝝅𝒓𝟒 .
Le rayon de la conduite est le seul facteur influençant la résistance à l’écoulement.
Physiologiquement : Le sang propulsé par le cœur dans le système circulatoire est soumis, en plus de la
compliance des vaisseaux sanguins, à une résistance vasculaire 𝑅𝑣 à l’écoulement qui influence la pression
artérielle 𝑃𝐴 et le débit cardiaque 𝑄𝑐 du courant sanguin avec 𝑃𝐴 = 𝑅𝑣 𝑄𝑐 . Le siège principal de la résistance
vasculaire se trouve dans les artérioles, ces petites artères à paroi très musculaire, et qui peuvent donc faire
varier fortement leur diamètre, jouant directement sur la résistance vasculaire. Les grosses artères
n’opposent qu’une faible résistance au courant sanguin.

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S 1 Thermodynamique

1- Du gaz parfait au gaz réel


1.1-Généralités
La thermodynamique est fondamentalement la science des transformations de l’énergie. La
thermodynamique a pour objet principal l’étude et la description du comportement des systèmes en fonction
de certaines grandeurs physiques comme la température T, la pression P, le volume V, mais aussi en
fonction d’énergie échangée sous forme de chaleur Q et de travail W. Ainsi que l’étude de l’évolution ou les
transformations des systèmes en considérant les variations d’état du système lors des échanges d’énergie
entre le milieu extérieur et le système.
Les trois principaux états de la matière sont
✓ Solide : est un état compact : les mouvements possibles des atomes du solide sont de faibles
amplitudes.
✓ Liquide : les distances entre particules sont plus grandes que dans le cas du solide. Il
existe des forces attractives qui assurent la cohésion d’un liquide.
✓ Gaz : les forces intermoléculaires sont très faibles. Les distances entre particules sont plus grandes
que dans le cas du liquide. Le gaz est plus désordonné que le liquide.
1.2-Gaz parfait
1.2.1-Modèle des gaz parfaits
La réalité est souvent très compliquée. Et lorsqu’on veut décrire la nature, on est souvent obligé de se faire
une représentation plus simple: un modèle. C’est à ce prix qu’on peut comprendre certains phénomènes
naturels. Notre modèle est une sorte de caricature qui permet de saisir l’essentiel d’un phénomène en laissant
volontairement quelques détails de côté. Le modèle décrit bien la réalité mais il n’est valable que dans
certaines limites.
Il faut donc toujours se rappeler que:
✓ un modèle n’est pas la réalité, mais une représentation de celle-ci.
✓ un modèle n’est valable que dans certaines limites qu’il faut connaître.
✓ Lorsqu’on s’approche des limites du modèle, nos jugements sont déformés, voire complètement
faux. Il faut penser à changer de modèle... et ça se complique!
1.2.2-Définition
Le gaz parfait est un modèle mathématique qui :
✓ correspond à un gaz dilué c’est à dire un gaz à pression réduite.
✓ constitué d’un ensemble de N atomes ou molécules identiques sans interaction entre eux et soumis à
une agitation perpétuelle et aléatoire (dite agitation moléculaire ou thermique).
1.2.3-Hypothèses du gaz parfait (Théorie cinétique des gaz)
✓ Les atomes ou molécules du gaz sont assimilés à des masses
ponctuelles, leur volume est donc négligeable devant le volume qu’elles
occupent.
✓ Il n’y a pas d’interaction entre les molécules, l’énergie potentielle
d’interaction est donc nulle, Epi = 0.
✓ La pression est due aux nombreux chocs des molécules sur les parois
du système.
A l’échelle macroscopique : un gaz parfait est un gaz étudié à faibles pression
(inférieure à quelques bars, 1 bar = la pression atmosphérique normale).
Un gaz est caractérisé par des paramètres macroscopiques mesurables à notre
échelle : volume V, pression P, température T (en Kelvin) et la quantité de
matière n. Ces paramètres sont appelées « variables d’état ». Elles sont définies à « l’équilibre
thermodynamique» du gaz.
Les conditions d’un gaz parfait sont réalisées chez les gaz rares: Ils sont monoatomiques et leurs atomes
n’ont aucune affinité les uns pour les autres. On les trouve dans la 8 ème colonne du tableau périodique. Pour
tous les autres gaz, on se contentera d’une bonne approximation.
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1.2.4-Vocabulaire thermodynamique
a-Notion de température
A l’origine, la notion de température était liée à la sensation de froid ou de chaud au contact d’un objet. Un
corps est chaud ou froid, selon que sa température est plus ou moins élevée. La température absolue d’un
corps : elle est mesurée en kelvin, zéro absolu = zéro kelvin = -273.15 degrés Celsius.
-Définition : La température définit le degré d'agitation des particules qui composent un système. Elle se
mesure au moyen d'un thermomètre et est l'objet de la thermométrie.
-Equipartition de l'énergie
La théorie cinétique des gaz affirme que les particules qui composent un système (molécules ou atomes) ne
sont jamais au repos. Elles sont en mouvement perpétuel et possèdent donc une certaine énergie cinétique.
La température mesure le degré d'agitation des particules. Pour un gaz parfait, elle est directement
proportionnelle à l'énergie cinétique des particules.
Le théorème d'équipartition de l'énergie stipule que les molécules en équilibre thermique ont la même
énergie moyenne associée à chaque degré indépendant de liberté de leur mouvement. Dans un système à
1
l’équilibre thermodynamique à la température T, chaque degré de liberté contribue pour 2 𝑘𝐵 𝑇 à l’énergie
totale, où 𝑘𝐵 est la constante de Boltzmann.
On définit la température T pour un gaz monoatomique, ayant donc trois degrés de liberté, suivant les axes
Ox, Oy et Oz en coordonnées cartésiennes par la relation :
1 ̅̅̅ 1 1 ̅̅̅ 1 1 ̅̅̅ 1
𝑚𝑣𝑥2 = 𝑘𝐵 𝑇, 𝑚𝑣 2 2
𝑦 = 2 𝑘𝐵 𝑇 et 2 𝑚𝑣𝑧 = 2 𝑘𝐵 𝑇.
2 2 2
1 ̅̅̅ 1 ̅̅̅ 1 ̅̅̅ 1 3
Alors, l’énergie cinétique moyenne totale sera : 𝐸̅𝑐 = m𝑣 2 2 2
𝑥 + m𝑣𝑦 + m𝑣𝑧 = m𝑣𝑞 = 𝑘𝐵 𝑇.
2
2 2 2 2 2
Cette relation définit la température absolue T en K, avec 𝒗𝒒 la vitesse quadratique moyenne des molécules.
Cette définition sert bien dans la définition de la température cinétique impliquant uniquement les degrés de
liberté de translation, mais il ne parvient pas à prédire les chaleurs spécifiques des gaz polyatomiques car
l'augmentation de l'énergie interne associée au chauffage de ces gaz ajoute de l'énergie aux degrés de liberté
rotationnels et peut-être vibrationnels.
Lorsqu'on met deux corps en contact, ils échangent de la chaleur : l'un des deux corps a des particules qui
ont plus d'énergie cinétique, en les mettant en contact, les chocs entre particules
font que cette énergie cinétique microscopique (la chaleur) se transmet d'un corps à l'autre. La température
ambiante est la température de l'environnement, c'est-à-dire tout l'univers sauf le système considéré.
L'unité de mesure de température dans le système international est le kelvin de symbole K. Il existe d'autre
systèmes de mesures antérieurs et toujours utilisés. Le passage de l’échelle Celsius à l’échelle Kelvin est
facile: 𝐓(°𝐂) = 𝐓(𝐊) − 𝟐𝟕𝟑, 𝟏𝟓.
𝟗
Les échelles Celsius et Fahrenheit sont liées par la relation suivante : 𝐓(°𝐅) = 𝟓 𝐓(°𝐂) + 𝟑𝟐°.
b-Notion de la chaleur
Une ancienne théorie attribuait à un fluide invisible particulier les propriétés de la chaleur, le calorique, qui
circulerait d’un corps à un autre. Plus un corps est chaud, plus il contiendrait de calorique. Cette théorie est
fausse au sens où le calorique ne peut pas être identifié à une quantité physique conservée. Mais la
thermodynamique donne quand même un sens à la notion de quantité de chaleur échangée.
On peut définir la chaleur comme étant la forme d'énergie qui est transférée entre des systèmes ou des objets
avec des températures différentes (passant du système à haute température au système à basse température).
On parle aussi d'énergie thermique. La chaleur est généralement mesurée en calories (cal) ou en joules (J).
c-Notion d’état d’un système
-Système thermodynamique : Un système délimité de l'environnement par des frontières qui peuvent être
réelles et matérialisées par exemple par les parois d’un récipient ou d’un moteur ou tout à fait virtuelle
comme une étoile, une comète ou une flamme, est appelé système thermodynamique. Un système
thermodynamique fait référence à cette partie de l'univers dans laquelle des observations sont faites (étude
des propriétés thermodynamiques (P, T, V, n …)), et l'univers restant constitue le milieu extérieur ou
l'environnement. Le milieu extérieur contient tout autre que le système. Le système et l'environnement
forment ensemble l'univers.
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Les systèmes thermodynamiques sont classés comme :


Système ouvert : si le système thermodynamique a la capacité d'échanger
à la fois de la matière et de l'énergie avec son environnement, on dit qu'il
s'agit d'un système ouvert.
Système fermé : un système qui a la capacité d'échanger uniquement de
l'énergie avec son environnement et ne peut pas échanger de matière, il
est connu comme un système fermé.
Système isolé : un système qui ne peut pas échanger de matière ou
d'énergie avec l'environnement est appelé système isolé.
Ce tableau rassemble les échanges de masse et d'énergie entre le système et le milieu extérieur :
Système Echange Echange Echange Echange Exemples
Matière de travail de chaleur Energie

ouvert oui oui Oui oui Les êtres vivants, une bougie
allumée, un moteur à explosion
fermé non oui Oui oui Les piles électriques, un réfrigérateur
en fonctionnement
isolé non non Non non Une bouteille isotherme (thermos), un
calorimètre.
Exemples : la Terre dans son ensemble est un système fermé qui reçoit l'énergie du rayonnement solaire (en
négligeant les échanges massiques provenant des chutes de météorites, etc.). Par contre, une cellule de la
bactérie Escherichia coli , dans un milieu contenant du glucose, est un système ouvert.
-Variables d'état : Une variable d'état dite aussi variable macroscopique est une propriété physique
mesurable avec précision qui caractérise l'état d'un système, indépendamment de la façon dont le système a
été amené à cet état. Elle doit être intrinsèquement à valeur unique pour caractériser un état. Des exemples
courants de variables d'état sont la pression P, le volume V et la température T, la masse m, le nombre de
moles n.
o Variable extensive : Une grandeur caractérisant un système sera dite extensive si la valeur de la
variable prise par le système entier est la somme des valeurs de la même variable prise pour chaque partie.
Donc, ces variables dépendent de la taille du système et additives lors de la réunion de deux systèmes.
Lorsqu'on fait l'addition de deux systèmes identiques, certaines variables la masse, le nombre de particules,
le volume (la surface, la longueur), la charge, électrique, L’énergie ( cinétique, potentielle, élastique..),
l'entropie, l'enthalpie, le débit, les forces vont doubler, ce sont les variables extensives.
o Variable intensive : Une grandeur caractérisant un système sera dite intensive si chaque partie prend
pour cette variable la même valeur que le système entier. Ces variables ne dépendent pas de la taille du
système et prennent une valeur uniforme en tout point d’un système à l’équilibre thermodynamique.
Lorsqu'on fait l'addition de deux systèmes identiques les variables la pression, la température, la tension
superficielle, l'affinité chimique, les forces, La masse volumique, la densité, l’accélération et la vitesse ne
vont pas varier, ce sont les variables intensives.
-Les grandeurs intensives s’obtiennent en divisant deux grandeurs extensives l’une par l’autre.
-Le produit d'une variable intensive par une extensive donne une variable extensive.
-Etat d’un système : L'état d'un système est défini par un certain nombre de variables d'état (P, T, V, n,
m....). A un système donné est associé tout un ensemble d'états possibles.
-Etat d’équilibre thermodynamique : Un système se trouve à l’état d’équilibre s’il n’évolue plus, c’est à
dire s’il n’y a plus de transfert d’énergie entre lui et le milieu extérieur.
Cet équilibre est réalisé avec le milieu extérieur thermique (égalité des températures) et mécaniquement
(égalité des pressions).
Les variables d'état d'un système ne sont toutes définies que s'il est à l'équilibre thermodynamique.

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S 1

d-Notion de la pression
La pression est une mesure de la force exercée par unité de surface sur la limite d'un système. Elle est causée
par les collisions des molécules contenant le système avec ses frontières. Lorsque les molécules frappent les
parois, elles exercent des forces qui tentent de pousser les parois vers l'extérieur. Les forces résultant de
toutes ces collisions provoquent la pression exercée par un système sur son environnement.
La pression est une grandeur scalaire positive locale définie comme le quotient de la force 𝑑𝐹 la surface dS
𝒅𝑭
par : 𝐏 = 𝒅𝑺, avec 𝑑𝐹 l’intensité de la force moyenne exercée au point M et 𝑑𝑆 une surface élémentaire
entourant le point M. La pression s’exerce perpendiculairement à la
𝑭
surface considérée. Dans le cas où cette force se répartit uniformément sur la surface, nous écrirons : 𝐏 = 𝑺.
Soit N le nombre total de molécules dans le système ; étudions le choc élastique d’une molécule sur la paroi
du système. D’après la deuxième loi de Newton (PFD), on a :
⃗𝑭 = 𝒅(𝒎𝒗⃗).
𝒅𝒕
Le choc étant élastique, l’énergie cinétique totale est conservée et donc la y
norme du vecteur vitesse est donc conservée. La projection sur l’axe Ox,
donne : 𝑭𝒙 = 𝒎∆𝒗𝒙 = 𝒎(𝒗 ⃗ 𝟐−𝒗 ⃗ 𝟏 )𝒆
⃗ 𝒙 = 𝟐𝒎𝒗𝒙.
Les molécules frappant la surface 𝑆 de la paroi pendant l’intervalle de 𝒎𝒗 ⃗⃗⃗⃗𝟏
temps 𝑑𝑡 sont comprises dans un cylindre de base 𝑆 et de hauteur 𝒗𝒙 𝑑𝑡 :

or d’après la théorie cinétique des gaz, à l’équilibre seulement la moitié M 𝑭
de ces molécules se dirige vers la paroi. Le nombre de molécules x
frappant la paroi est donc égal à :
𝟏𝑵 𝟏𝑵
𝒅𝑽 = 𝑺 𝒗𝒙 ∆𝒕.
𝟐𝑽 𝟐𝑽
L’expression de la pression est donc : 𝒎𝒗 ⃗⃗⃗⃗𝟐
𝑭 𝟏𝑵 𝟐𝒎 𝒗 𝑵
𝑷 = 𝑺 = 𝟐 𝑽 𝑺 𝒗𝒙 ∆𝒕. 𝑺∆𝒕 𝒙 = 𝑽 𝒎𝒗𝟐𝒙 .
Or la répartition des vitesses dans l'enceinte est isotrope, on a :
̅̅̅ 𝟏 𝟐 y
𝒗𝟐 = ̅̅̅
𝒗𝟐𝒙 + ̅̅̅
𝒗𝟐𝒚 + ̅̅̅𝒗𝟐𝒛 = 𝟑𝒗̅̅̅𝟐𝒙 = 𝟑𝒗 ̅̅̅𝟐𝒚 = 𝟑𝒗
̅̅̅𝟐𝒛 , donc ̅̅̅
𝒗𝟐𝒙 = 𝟑 ̅̅̅
𝒗 .
𝟏𝑵 ̅̅̅𝟐 .
D’où, 𝑷 = 𝟑 𝑽 𝒎𝒗
𝒎𝒗 ⃗⃗⃗⃗𝟏
𝒗𝒒 = √̅̅̅
𝒗𝟐 étant la vitesse quadratique moyenne des molécules,
𝟏𝑵
donc 𝑷 = 𝒎𝒗𝟐𝒒 . ⃗𝑭
𝟑𝑽
Cette relation définie la pression cinétique, qui est la pression x
exercée par les molécules sur la paroi du récipient, elle est
proportionnelle à la densité des molécules et à la valeur moyenne
de l’énergie cinétique moyenne de translations des molécules. ⃗⃗⃗⃗𝟐
𝒎𝒗
Unités de pression : dans le SI, l’unité est le Pa (Pascal).
On utilise :
Le bar : 𝟏 𝒃𝒂𝒓 = 𝟏𝟎𝟓 𝑷𝒂.
L’atmosphère : 𝟏 𝒂𝒕𝒎 = 𝟏, 𝟎𝟏𝟑 𝒃𝒂𝒓 = 𝟏, 𝟎𝟏𝟑. 𝟏𝟎𝟓 𝑷𝒂.
Le mm de mercure : 𝟕𝟔𝟎 𝒎𝒎 𝑯𝒈 = 𝟏, 𝟎𝟏𝟑 𝒃𝒂𝒓 = 𝟏, 𝟎𝟏𝟑. 𝟏𝟎𝟓 𝑷𝒂.
Le torr : 𝟏 𝒕𝒐𝒓𝒓 = 𝟏 𝒎𝒎 𝑯𝒈 = 𝟏𝟑𝟑, 𝟑𝟐 𝑷𝒂.
1.2.5-Equation des gaz parfaits
a-Equation d’état
une équation d'état d'un système à l'équilibre thermodynamique est une relation entre différents paramètres
physiques (variables d'état) qui déterminent son état. Il peut s'agir par exemple d'une relation entre sa
température, sa pression et son volume. À partir de l'équation d'état caractéristique d'un système physique, il
est possible de déterminer la totalité des quantités thermodynamiques décrivant ce système et par suite de
prédire ses propriétés.

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Les grandeurs caractéristiques de l’état thermodynamique d’un système sont liées par une relation appelée
équation d’état du système.
P = f (T, V) ou f(P,V,T) = 0
b-Equation d’état des gaz parfaits
D'après la théorie cinétique des gaz, la température absolue T est une grandeur qui caractérise
1 3
le degré d'agitation thermique des molécules, par : 𝐸̅𝑐 = 2 m𝑣𝑞2 = 2 𝑘𝐵 𝑇.
𝟏𝑵 𝟏
La pression cinétique est donné par : 𝑷 = 𝟑 𝑽 𝒎𝒗𝟐𝒒 , donc 𝑷𝑽 = 𝟑 𝑵𝒎𝒗𝟐𝒒.
En substituant l’énergie cinétique dans la pression par sa valeur en fonction de la température, on aura :
𝑷𝑽 = 𝑵kB T = nNA kB T = nRT.
𝑷𝑽 = 𝑛𝑅𝑇 C’est l’équation d’état des gaz parfaits.
𝑁 23
Avec 𝑛 = 𝑁 le nombre de moles, 𝑁𝐴 = 6,023. 10 entités/mole , nombre d’Avogadro et R = kB NA =
𝐴
8,314J/(K. mol) la constante universelle des gaz parfaits et 𝑘𝐵 = 1,38. 10−23 J/K la constante de
Boltzmann.
-La loi des gaz parfaits peut aussi s'écrire pour une masse m du gaz parfait :
𝒎 R
𝑷𝑽 = nRT = 𝑅T = m T = mrT,
𝑴 M
m
avec r = M la constante spécifique de chaque gaz et 𝑀 sa masse molaire.
-De même la loi des gaz parfaits peut aussi s'écrire pour un volume molaire 𝑉𝑚 du gaz parfait :
V
P = PVm = RT.
n
Le volume molaire d'un gaz parfait est de Vm = 22,414 l ⋅ mol−1 (soit 0,022414 𝑚3 ⋅ 𝑚𝑜𝑙 −1 ) dans les
conditions normales de température et de pression (𝑇 = 0 °𝐶 et 𝑃 = 1 𝑎𝑡𝑚).
-Cette loi pourra être donnée en fonction de la masse volumique 𝜌 comme suit :
n mR
P = RT = T = ρrT.
V VM
c-Loi des gaz parfaits avec contraintes
Dans le cas de prise de l’une des trois variables, on peut définir les lois suivantes :
o Loi de Boyle-Mariotte (à T = cte ) :
P1 V2
P1 V1 = P2 V2 ou = .
P2 V1
o Lois de Gay Lussac et Charles :
P1 T
✓ à V = cte : = T1 .
P2 2
𝑽𝟏 𝑻𝟏
✓ à P = cte : 𝑽𝟐
=𝑻 .
𝟐
1.2.6-Gaz réels : Limites des gaz parfaits
Un gaz est un ensemble de corps physiques (atomes,
molécules) en constante agitation. Ces corps ont une masse
et sont parfois porteurs de charges électriques. Dans leur
existence agitée, ils peuvent s’entrechoquer, s’influencer
mutuellement avec des forces électriques, magnétiques...
réagir entre eux pour former de nouveaux corps. Les forces
d’interaction entre les molécules sont alors inexistantes et le
volume propre des molécules par rapport au volume occupé
est négligeable. Cette différence de comportement par
rapport au gaz parfait est observée expérimentalement. Le
facteur de compression 𝑷𝑽/𝒏𝑹𝑻 pour une température
donnée est constant pour un gaz parfait et égal à 1, ce qui
n’est pas réalisé pour différents gaz à haute pression et à
basse la température (voir figure).
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Diverses équations d’état ont été proposées pour les gaz réels, elles représentent l’état d’un gaz dans un
domaine de pression et de température pour un gaz donné.
1.2.7-Coefficients thermoélastiques
Les dérivées partielles en P, V et T : pression , volume et température, sont liées par :
𝝏𝑷 𝝏𝑽 𝝏𝑻
( ) ( ) ( ) = −1,
𝝏𝑽 𝑻 𝝏𝑻 𝑷 𝝏𝑷 𝑽

𝝏𝑷 𝟏 𝝏𝑷 𝟏 𝝏𝑽 𝟏
(𝝏𝑽) = 𝝏𝑽 , (𝝏𝑻 ) = 𝝏𝑻 et ( ) = 𝝏𝑻 .
𝑻 (𝝏𝑷) 𝑽 (𝝏𝑷) 𝝏𝑻 𝑷 (𝝏𝑽)
𝑻 𝑽 𝑷

-Coefficient de dilatation volumique isobare α : représente la variation relative de volume résultant d’une
variation de température à pression constante :
𝟏 𝝏𝑽
𝜶= ( ) .
𝑽 𝝏𝑻 𝑷

-Coefficient de compression isochore 𝛃 : représente la variation relative de pression résultant d’une


variation de température à volume constant

𝟏 𝝏𝑷
𝜷= ( ) .
𝑷 𝝏𝑻 𝑽

-Coefficient de compressibilité isotherme χ : représente la variation relative de volume résultant d’une


variation de pression à température constante.

𝟏 𝝏𝑽
𝛘=− ( ) .
𝑽 𝝏𝑷 𝑻

𝜶 est de dimension [α] = T-1 : inverse d’une température ; unité : Kelvin-1,

𝜷 est de dimension [β] = T-1 : inverse d’une température ; unité : Kelvin-1,

𝝌 est de dimension [χ ] = P-1 : inverse d’une pression ; unité : Pascal-1.


Les coefficients thermoélastiques sont liés par la relation : 𝑷𝜷𝛘 = 𝜶.

2-Premier principe de la thermodynamique


2.1-Transformation thermodynamique
Une transformation d’un système est une modification qui amène
le système d’un état d’équilibre initial caractérisé par des variables
d’état ( Pi, Vi, Ti ….) à un état d’équilibre final caractérisé par
d’autres variables d’état (Pf, Vf, Tf ….).
2.1.1-Types de transformations
✓ Chemin thermodynamique est un ensemble d'états
intermédiaires que suit le système au cours de la transformation entre
deux états.
✓ Transformation infinitésimale ou élémentaire si les deux
états, initial et final sont infiniment voisins, c’est à dire que les coordonnées thermodynamiques du système
ne diffèrent que par une quantité infiniment petite.
✓ Transformation quasi-statique : C’est une transformation lente, composée d’une suite continue
d’états d’équilibre infiniment voisins, allant de l’état initial à l’état final. L’équilibre mécanique et thermique
à chaque instant t de la transformation entre un fluide (de pression P et de température T à l’instant t) et le
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milieu extérieur (de pression 𝑷𝒆𝒙𝒕 et de température 𝑻𝒆𝒙𝒕 à l’instant t) impose : 𝑷 = 𝑷𝒆𝒙𝒕 au niveau de toute
paroi mobile, et l’égalité des températures 𝑻 = 𝑻𝒆𝒙𝒕 au niveau de la paroi.
2.1.2-Quelques transformations particulières
-isobare : la pression du système P reste constante lors de la transformation (𝑷 = 𝒄𝒔𝒕).
-isotherme : la température du système T reste constante lors de la transformation (𝑻 = 𝒄𝒔𝒕).
-isochore : le volume du système reste constant lors de la transformation (𝑽 = 𝒄𝒔𝒕).
-adiabatique : le système n’échange pas de chaleur avec le milieu extérieur (𝑸 = 𝟎).
2.2-Energie d’un système
2.2.1-Energie interne
Un système est caractérisé par son énergie cinétique macroscopique 𝑬𝒄 et son énergie potentielle associée
aux forces extérieures 𝑬𝒑 ainsi que l’énergie interne U qui rassemble l’énergie cinétique microscopique liée
à l’agitation thermique des atomes ou molécules et l’énergie potentielle associée aux forces intérieures.
L’énergie totale d’un système est donc : 𝐄 = 𝐄𝐜 + 𝐄𝐩 + 𝐔.
[Link]éristiques de l’énergie interne
✓ Pour un système à l’équilibre thermodynamique interne, l’énergie interne est une fonction d’état,
donc 𝒅𝑼 est une différentielle totale exacte et son intégration ne dépend pas du chemin suivi.
✓ L’intérêt n’est pas apporté au calcul de l’énergie interne, mais seulement à sa variation ∆𝑼, qui est
indépendante de la transformation et ne dépend que des états de départ et d’arrivée du système qui sont des
états d’équilibre thermodynamique interne.
✓ L’énergie interne est une grandeur extensive. Donc sa variation est la somme des variations de
l’énergie interne de chacun de ses sous-systèmes.
✓ Pour un gaz parfait ou une phase condensée idéale, ∆𝑼 n’est fonction que de la température du
système.
2.2.3-Enthalpie
L’enthalpie du système est une grandeur définit par : 𝑯 = 𝑼 + 𝑷𝑽. Elle s’exprime en J.
Pour un gaz parfait ou une phase condensée idéale, la variation de l’enthalpie ∆H n’est fonction que de la
température du système.
2.3-Transferts d’énergie
2.3.1-Travail
a-Définition
Le travail est un mode de transfert de l’énergie lié au mouvement ordonné des particules.
La formule infinitésimal du travail est donnée par : 𝜹𝑾 = 𝑭 ⃗ 𝒅𝒍.
L’élément de longueur ou élément de déplacement 𝒅𝒍 correspond au déplacement du point d’application du
vecteur-force.
b-Travail d’une transformation
Considérons un système fermé soumis à une force extérieure ⃗𝑭𝒆
appliquée, soit sur sa frontière (force de surface), soit à l’intérieur
même du système (force de volume). Si le système subit une
transformation ou un changement qui l’amène de l’état (𝒊) à l’état
(𝒇), au cours de laquelle le point d’application de la force se
𝒇
déplace, cette force fournit alors le travail : 𝑾𝒊→𝒇 = ∫𝒊 ⃗𝑭𝒆 𝒅𝒍.
Dans le cas, où la force est appliquée sur une surface 𝑺, la force ressentie (Ex. par le piston) est ⃗𝑭𝒆 =
−𝑷𝒆𝒙𝒕 𝑺𝒏 ⃗⃗ le vecteur unitaire normal à la surface. Le travail élémentaire pourra s’exprimer sous la
⃗⃗ , avec 𝒏
forme suivante : 𝜹𝑾 = −𝑷𝒆𝒙𝒕 𝑺𝒅𝒍 = −𝑷𝒆𝒙𝒕 𝒅𝑽.
Cette formule algébrique indique que pour:
-Une compression, 𝑽 diminue, 𝒅𝑽 est négatif et 𝜹𝑾 > 𝟎 : le gaz reçoit du travail.
-Une détente, 𝑽 augmente, 𝒅𝑽 est positif et 𝜹𝑾 < 𝟎 : le gaz fournit du travail.
c-Différence entre une transformation réversible et irréversible

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-Si la transformation de l’état initial (𝒊) se fait d’une manière lente, alors il y a à chaque instant un état
d’équilibre jusqu’à l’état d’équilibre final (𝒇). Si la force extérieure est retirée de la même manière
(lentement) le système revient à son état initial en passant par les mêmes états intermédiaires d’équilibre.
C’est une transformation réversible. Une transformation réversible est définie comme une suite d'états
d'équilibre permettant le retour par le même chemin parcouru en sens inverse.
Dans la transformation réversible, les variables d'état sont définies
à tout instant et on peut représenter graphiquement la
transformation.
-Si la transformation de l’état (𝒊) à l’état (𝒇) se fait d’une manière
brusque on dit que la transformation est irréversible, alors le
système ne peut pas revenir à l'état initial par la même
transformation prise en sens inverse. Les transformations réelles
sont toujours irréversibles ; on peut néanmoins diminuer
l'irréversibilité en diminuant les frottements et en prenant des
transformations lentes pour ne pas créer d'inhomogénéités dans le
système. La transformation réversible est donc un modèle de transformation sans frottement et infiniment
lente. Ce modèle s'avère très utile, car c'est souvent le seul sur lequel on puisse faire des calculs.
Si la transformation est irréversible, les variables n'ont pas la même valeur en tout point du récipient et ne
sont donc pas des variables d'état. Elles ne sont connues qu'au départ et à l'arrivée et on ne peut pas
représenter la transformation.
d-Travail d’une transformation réversible
Dans le cas de transformations réversibles, le système décrit une suite d’états d’équilibre, il n’est le siège
d’aucun frottement, le travail élémentaire est donc :
𝜹𝑾𝒓é𝒗 = −𝑷𝒆𝒙𝒕 𝒅𝑽 = −𝑷𝒅𝑽.
P désigne la pression du système.
Il faut tenir compte que même si la différence entre les deux expressions
paraît minime, la seconde expression permet le calcul du travail en
fonction des paramètres macroscopiques lorsqu’on connaît l’équation
d’état du gaz.
✓ Le travail dépend du chemin suivi et donc l’expression par suite
n’est pas une fonction d’état et le travail élémentaire n’est pas une
différentielle totale exacte.
✓ Le travail accompli par la transformation thermodynamique, sur la
figure, lors du passage de l’état initial à l’état final pourra être donné par la
surface sous la courbe (Décrite par la projection des deux états sur l’axe du V).

Notation : Les variables thermodynamiques (la pression, la température, le volume, etc.) sont des fonctions
d’état; elles ont des différentielles exactes qu’on désigne avec le symbole d. Par exemple, au cours d’une
évolution, la variation infinitésimale du volume est de 𝒅𝑽, et la variation totale du volume de l’état 1 à l’état
𝑽
2 est ∫𝑽 𝟐 𝒅𝑽 = 𝑽𝟐 − 𝑽𝟏 = ∆𝑽. La variation totale du volume ne dépend que du volume initial et du volume
𝟏
final. Elle est indépendante du parcours suivi.
La chaleur et le travail sont, par contre, des fonctions de parcours et ils
ont des différentielles inexactes qu’on désigne avec le symbole 𝜹. Par
exemple, au cours d’une évolution, la variation infinitésimale du
travail est de 𝜹𝑾, et le travail fait en passant de l’état 1 à l’état 2 est
𝟐
de ∫𝟏 𝜹𝑾 = 𝑾𝟏𝟐 (et non pas ∆𝑾). Non seulement le travail accompli
dépend il des états initial 1 et final 2 du système, mais il dépend aussi
du parcours suivi.
2.3.2-Représentation graphique
a -Travail algébrique
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En coordonnées de Clapeyron P(V), l’état 𝒊 et un état final 𝒇 peuvent être représentés par deux points de
coordonnées respectives (𝑽𝒊 , 𝑷𝒊 ) et (𝑽𝒇, 𝑷𝒇 ). Entre ces deux états d’équilibre une évolution quasi-statique
bien déterminée puisque les états intermédiaires sont connus.
𝒇
L’intégrale 𝑾 = − ∫𝒊 𝑷𝒅𝑽 est la mésure de l’aire sous la courbe. Algébriquement : Si 𝑽𝒊 > 𝑽𝒇 , l’évolution
est une compression et 𝑾 > 𝟎, et inversement pour la détente.
b-Travail d’un cycle
Par convention le travail reçu par le système est positif, le travail cédé
par le système est négatif. Cette convention est aussi valable pour la
chaleur 𝑸 échangée.
✓ Si 𝑾𝒊→𝒇 > 𝟎 : la force extérieure fournit un travail ‘moteur’ et
l’énergie du système s’accroit de la même quantité.
Le travail total échangé lors de cette transformation cyclique est négatif,
le système fournit du travail à l’extérieur, il s’agit d’un cycle moteur.
Le cycle est décrit dans le sens des aiguilles d’une montre.
✓ Si 𝑾𝒊→𝒇 < 𝟎 : la force extérieure fournit un travail ‘résistant’ et
l’énergie du système diminue de la même quantité.
Le travail total échangé lors de cette transformation cyclique est positif,
le système reçoit du travail de l’extérieur, il s’agit d’un cycle récepteur.
Le cycle est décrit dans le sens inverse des aiguilles d’une montre.
2.4-Quantité de chaleur
2.4.1-Modes de transfert thermique
La chaleur 𝑄 est échangée selon l’un des trois modes suivants :
a-Conduction
La conduction a lieu lorsque deux corps solides, de températures différentes sont en contact, les molécules
du corps chaud, à l'interface de contact, entrent en collision avec celles du corps froid et leur communique
une fraction de leur énergie cinétique. Les molécules du corps froid, d'abord à l'interface, puis de proche en
proche, de plus en plus loin en profondeur, prennent un mouvement plus rapide et le corps froid s'échauffe.
b- Convection
La convection est un mode de transfert de la chaleur qui est entraînée par un fluide en mouvement. On
distingue la convection naturelle, où le fluide est mis en mouvement par la poussée d'Archimède due à la
variation de densité liée à l'échauffement, alors qu’il est mis en mouvement par des forces extérieures
comme des ventilateurs dans la convection forcée.
c-Rayonnement
La chaleur peut également se déplacer dans le vide, sous forme des photons ou portée par une onde
électromagnétique. Tout corps chauffé émet un rayonnement électromagnétique.
2.4-Premier principe de la thermodynamique
2.4.1-Expression du premier principe
Le premier principe de la thermodynamique exprime la conservation de l’énergie : lors d’une transformation
thermodynamique, la variation de l’énergie totale du système est égale à la somme des travaux et transferts
thermiques reçus par le système.
∆𝑬 = ∆𝑬𝒎 + ∆𝑼 = 𝑾 + 𝑸.
Avec, Q et W sont respectivement la quantité de chaleur et le travail échangée pendant la transformation.
Le principe de conservation de l'énergie dit simplement qu'il ne peut pas y avoir création
d'énergie à l'intérieur d'un système isolé, mais seulement la transformation de l’énergie d’une forme à
l’autre.
Pour de très nombreux systèmes étudiés en thermodynamique, la variation d’énergie mécanique est nulle ou
très faible par rapport à la variation de l’énergie interne et le premier principe s’écrit alors : ∆𝑼 = 𝑾 + 𝑸.
Si l’évolution subie par le système est infinitésimale : 𝒅𝑼 = 𝜹𝑾 + 𝜹𝑸.
2.4.2-Energie interne d’un gaz parfait

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La variation de l’énergie interne ne dépend que de la température, et s’exprime pour un gaz parfait sous la
forme suivante : 𝒅𝑼 = 𝑪𝑽 𝒅𝑻 ou après intégration ∆𝑼 = 𝑪𝑽 ∆𝑻.
De la même manière la variation de l’enthalpie s’exprime pour un gaz parfait sous la forme suivante : 𝒅𝑯 =
𝑪𝑷 𝒅𝑻 ou après intégration ∆𝑯 = 𝑪𝑷 ∆𝑻.
Pour un gaz parfait subissant une transformation réversible :
𝒅𝑯 = 𝒅𝑼 + 𝒅(𝑷𝑽) = 𝜹𝑾 + 𝜹𝑸 + 𝒅(𝑷𝑽) = −𝑷𝒅𝑽 + 𝜹𝑸 + 𝑷𝒅𝑽 + 𝑽𝒅𝑷 = 𝜹𝑸 + 𝑽𝒅𝑷.
𝑪𝑷 et 𝑪𝑽 sont appelés coefficients calorimétriques.
𝝏𝑯
-𝑪𝑷 = ( 𝝏𝑻 ) exprimée en (J.K-1) est la capacité calorifique
𝑷
(thermique) à pression constante, appelée aussi chaleur spécifique
à pression constante.
𝝏𝑼
-𝑪𝑽 = (𝝏𝑻 ) exprimée en (J.K-1) est la capacité calorifique
𝑽
(thermique) à volume constant appelée aussi chaleur spécifique à
volume constant.
-Ces capacités calorifiques sont liées par la relation 𝑪𝑷 = 𝜸𝑪𝑽 le
𝟓
coefficient 𝜸 (rapport des capacités thermiques) vaut 𝜸 = 𝟑 pour
𝟕
un gaz parfait monoatomique et 𝜸 = 𝟓 = 𝟏, 𝟒 pour celui diatomique.
-Ces capacités sont reliées, pour un gaz parfait, par la relation de Meyer : 𝑪𝑷 − 𝑪𝑽 = 𝒏𝑹
𝒏𝜸𝑹 𝒏𝑹
Ce qui donne que 𝑪𝑷 = 𝜸−𝟏 et 𝑪𝑽 = 𝜸−𝟏.
2.4.3-Quelques transformations particulières réversibles
a- Transformation isochore (∆𝑽 = 𝟎)
𝒇
Le travail est donc nulle : 𝑾 = − ∫𝒊 𝑷𝒅𝑽 = 𝟎.
La quantité échangée de chaleur : 𝑸 = ∆𝑼 − 𝑾 = ∆𝑼.
La variation de l’enthalpie: ∆𝑯 = 𝑼 − ∆(𝑷𝑽) = 𝑪𝑽 ∆𝑻 − 𝑽∆𝑷 = 𝑸 − 𝑽∆𝑷.
b- Transformation isobare (∆𝑷 = 𝟎)
Le travail est de la forme :
𝒇 𝒇 𝒇
𝑾 = ∫𝒊 𝜹𝑾 = − ∫𝒊 𝑷𝒅𝑽 = −𝑷 ∫𝒊 𝒅𝑽 = −𝑷(𝑽𝒇 − 𝑽𝒊 ) = −𝑷∆𝑽.
La variation de l’énergie interne : ∆𝑼 = 𝑪𝑽 ∆𝑻.
La quantité échangée de chaleur : 𝑸 = ∆𝑼 − 𝑾 = 𝑪𝑽 ∆𝑻 + 𝑷∆𝑽.
La variation de l’enthalpie: ∆𝑯 = 𝑸 = 𝑪𝑷 ∆𝑻.
c- Transformation isotherme d’un gaz parfait (∆𝑻 = 𝟎)
La température est constante, donc ∆𝑼 = 𝑪𝒗 ∆𝑻 = 𝟎 et ∆𝑯 = 𝑪𝑷 ∆𝑻 = 𝟎.
𝒇 𝒇 𝒇 𝒏𝑹𝑻 𝒇 𝒅𝑽 𝒇 𝑽 𝑷
𝑾 = ∫𝒊 𝜹𝑾𝒓é𝒗 = − ∫𝒊 𝑷𝒅𝑽 = − ∫𝒊 𝒅𝑽 = −𝒏𝑹𝑻 ∫𝒊 = −𝒏𝑹𝑻𝒍𝒏 ( ) = −𝒏𝑹𝑻𝒍𝒏 ( 𝒊 ).
𝑽 𝑽 𝑽𝒊 𝑷𝒇
𝑽𝒇 𝑷𝒊
La quantité échangée de chaleur : 𝑸 = ∆𝑼 − 𝑾 = 𝑾 = 𝑪𝑽 ∆𝑻 + 𝒏𝑹𝑻𝒍𝒏 ( 𝑽 ) = 𝒏𝑹𝑻𝒍𝒏 (𝑷 ).
𝒊 𝒇
c- Transformation adiabatique d’un gaz parfait (𝑸 = 𝟎)
Pour un gaz parfait suivant une transformation adiabatique réversible (isentropique) :
𝒅𝑽 𝒏𝑹
𝛿𝑾 = −𝑷𝒅𝑽 = −𝒏𝑹𝑻 𝑽 et 𝒅𝑼 = 𝑪𝑽 𝒅𝑻 = 𝜸−𝟏 𝒅𝑻,
𝒏𝑹 𝒅𝑽 𝒅𝑻 𝒅𝑽
On en déduit : 𝛿𝑸 = 𝒅𝑼 − 𝛿𝑾 = 𝜸−𝟏 𝒅𝑻 + 𝒏𝑹𝑻 =𝟎 ⇒ + (𝜸 − 𝟏 ) = 𝟎.
𝑽 𝑻 𝑽
𝜸−𝟏
Après intégration : 𝒍𝒏𝑻 + (𝜸 − 𝟏)𝒍𝒏𝑽 = 𝐶𝑜𝑛𝑠𝑡𝑎𝑛𝑡𝑒, ou d’une autre façon 𝑻. 𝑽 = 𝒄𝒔𝒕.
La loi des gaz parfaits : 𝑷𝑽 = 𝒏𝑹𝑻 entraîne 𝒍𝒏𝑷 + 𝒍𝒏𝑽 = 𝒍𝒏(𝒏𝑹) + 𝒍𝒏𝑻.
𝒅𝑷 𝒅𝑽 𝒅𝑻
Et en différenciant : 𝑷 + 𝑽 = 𝑻 .
𝒅𝑻 𝒅𝑽
En comparant avec la forme différentielle précédente + (𝜸 − 𝟏) = 𝟎, on en déduit deux autres
𝑻 𝑽
expressions en variables 𝑷 et 𝑽 et en variables 𝑷 et 𝑻 :
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𝒅𝑷 𝒅𝑽
+𝜸 =𝟎 ⇒ 𝑷. 𝑽𝜸 = 𝒄𝒔𝒕.
𝑷 𝑽
𝒅𝑻 𝒅𝑽
𝜸 𝑷 + (𝟏 − 𝜸) 𝑽 = 𝟎 ⇒ 𝑻𝜸 . 𝑷𝟏−𝜸 = 𝒄𝒔𝒕.
Ces trois relations 𝑷. 𝑽𝜸 = 𝒄𝒔𝒕, 𝑻. 𝑽𝜸−𝟏 = 𝒄𝒔𝒕 et 𝑻𝜸 . 𝑷𝟏−𝜸 = 𝒄𝒔𝒕 sont appelées lois de Laplace.
Il faut noter que ces relations ne sont définies que pour les transformations adiabatiques d’un gaz parfait
dans un domaine de température où 𝜸 reste constant. Elle ne peut pas s’appliquer à un fluide quelconque.
𝒏𝑹
Comme 𝛿𝑸 = 𝟎, donc 𝛿𝑾 = 𝒅𝑼 = 𝑪𝑽 𝒅𝑻 = 𝜸−𝟏 𝒅𝑻.
𝒏𝑹 𝑷𝒇 𝑽𝒇 −𝑷𝒊 𝑽𝒊
Entre les deux états, on obtient : 𝑾 = ∆𝑼 = 𝜸−𝟏 (𝑻𝒇 − 𝑻𝒊 ) = cette relation est démontrée quelle
𝜸−𝟏
que soit la nature de l’évolution, réversible ou non.
2.4.4-Capacités calorifiques des liquides et solides
Dans le cas des solides et des liquides, on peut négliger les variations de volume et d’après 𝒅𝑯 = 𝒅𝑼 +
𝒅𝑯 𝒅𝑼
𝒅(𝑷𝑽)~𝒅𝑼, on en déduit 𝒅𝑻 ~ 𝒅𝑻 ⇒ 𝑪𝑷 = 𝑪𝑽 = 𝑪.
Donc, pour les solides et liquides la capacité garde une valeur sensiblement constante :
𝒅𝑯 = 𝒅𝑼 = 𝑪𝒅𝑻.
3-Deuxième principe de la thermodynamique
3.1- Nécessité d’un deuxième principe
3.1.1-Insuffisance du premier principe de la thermodynamique
Le premier principe de la thermodynamique, même s’il établit un bilan des échanges d’énergie entre le
système et le milieu extérieur, mains il ne distingue pas la nature de ces
échanges énergétiques, c-à-d que le premier principe ne précise pas
dans quel sens se déroule la transformation.
3.1.2-Transformations irréversibles
a-Transfert thermique
Soit un système (S) constitué de deux sous-systèmes isolés du milieu
extérieur ayant les températures initiales respectives 𝐓𝟏 et 𝐓𝟐 > 𝐓𝟏 .
D’après le premier principe, puisque l’ensemble est isolé du milieu
extérieur : 𝑾 = 𝟎, 𝑸 = 𝟎 pour le système (S) : ∆𝑼 = ∆𝑼𝟏 +
∆𝑼𝟐 = 𝟎.
Donc, il y a égalité suivante ∆𝑼𝟐 = 𝑸𝟐 = – ∆𝑼𝟏 = – 𝑸𝟏 entre les transferts thermiques des deux
systèmes. Cette relation ne nous indique ni les signes de 𝑸𝟏 et de 𝑸𝟐 ni leur valeur. Seule
l’expérience indique le sens de cet échange du système le plus chaud
vers le système le plus froid et l’égalité des températures finales.
Le premier principe ainsi n’interdit pas que le système froid, fournirait
de la chaleur au système chaud et ainsi il verrait sa température
diminuer alors que le système chaud, verrait sa température
augmenter. Alors que cette évolution est physiquement inacceptable.
b-Détente d’un gaz
Soit un système (S) constitué de deux sous-systèmes isolés du milieu
extérieur séparés par une paroi mobile diathermane bloquée par une
cale. Ces deux systèmes sont remplis avec la même quantité de
matière du même gaz parfait, à même température et occupant, dans l’état initial, des volumes différents à
des pressions différentes.
Expérimentalement, lorsqu’on libère la paroi, elle se déplace vers le compartiment de plus grand volume.
Après l’établissement de l’équilibre, il y a égalité des pressions et des températures de part et d’autre de la
paroi. Ainsi, les systèmes comprennent la même quantité de matière et les deux volumes finaux sont
identiques.
Comme dans l’expérience précédente, l’application du premier principe ne donne aucun renseignement sur
l’évolution du volume des compartiments.

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3.2-Deuxième principe
3.2.1-Enoncé mathématique du deuxième principe
En prenant en considération les deux postulats de Clausius et de Kelvin, soit un cycle imaginaire dans
lequel une machine prélève de la chaleur Q à une source de température 𝑻𝑪 et la cède intégralement à une
autre source de température 𝑻𝑭 , avec 𝑻𝑪 < 𝑻𝑭 .
Le bilan énergétique pour ce cycle est :
𝑸𝒊 𝑸 𝑸
∑ = − >𝟎
𝑻 𝑻𝑪 𝑻𝑭
Et puisque le processus de transfert de chaleur d’une source froide et la céder
intégralement à une autre source chaude est impossible selon Clausius, donc
𝑸
pour un cycle réel il faut que : ∑ 𝑻 ≤ 𝟎.
𝑸 𝑸
Pour un cycle réversible : ∑ 𝑻 = 𝟎 et ∑ 𝑻 < 𝟎 pour un cycle irréversible.
3.2.2-Notion d’entropie
A partir de l’équation précédente, on constate qu’à tout système
thermodynamique fermé en contact avec une ou plusieurs sources de chaleur est associée une fonction d’état
extensive appelée entropie, notée 𝑺.
Caractéristiques de l’entropie :
✓ Fonction d’état : sa variation dépend de l’état initial et final et indépendante du chemin suivi lors de
l’évolution.
✓ L’entropie d’un système isolé est une fonction croissante du temps, contrairement à l’énergie qui est
une grandeur conservative.
✓ L’entropie d’un système isolé croît jusqu’à l’établissement d’un état d’équilibre. Elle est alors
maximale.
✓ Il n’y a pas de renseignement sur un système en contact avec l’extérieur, l’entropie d’un tel système
peut décroître lors d’une transformation quelconque.
✓ L’entropie est une grandeur extensive, comme l’énergie interne et l’enthalpie, donc l’entropie de
deux systèmes et la somme de leurs entropies.
a-Transformation réversible
Soit un système thermodynamique formée de deux transformations
réversibles décrivant un cycle :
L’équation établit précédemment la somme pourra être remplacée par
𝜹𝑸
une intégrale, et sera pour une transformation réversible : ∮ 𝑻 =
𝑩 𝜹𝑸(𝟏) 𝑨 𝜹𝑸(𝟐) 𝑩 𝜹𝑸(𝟏) 𝑩 𝜹𝑸(𝟐)
∫𝑨 𝑻𝑪
+ ∫𝑩 𝑻𝑭
= ∫𝑨 𝑻𝑪
− ∫𝑨 𝑻𝑭
= 𝟎,
𝑩 𝜹𝑸(𝟏) 𝑩 𝜹𝑸(𝟐)
donc ∫𝑨 𝑻𝑪
= ∫𝑨 𝑻𝑭
.
Cette intégrale représente la variation de l’entropie, avec ∆𝑺 = 𝑺𝑩 −
𝜹𝑸𝒓é𝒗
𝑺𝑨 = ∫𝑨𝑩 𝒅𝑺 = ∫𝑨𝑩 .
𝑻
𝜹𝑸𝒓é𝒗
Par conséquent, 𝒅𝑺 = .
𝑻

b-Transformation irréversible
Soit un cycle irréversible formé d’une transformation irréversible (1) et
𝑸
une autre réversible (2). On a ∑ 𝑻 < 𝟎, donc :
𝑸 𝜹𝑸𝒓é𝒗
−∫ ∑
< 𝟎.
𝑨𝑩 𝑻 𝑨𝑩 𝑻
Finalement, pour une transformation irréversible, on a :

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S 1

𝑸
∑ < 𝑺𝑩 − 𝑺𝑨 ,
𝑨𝑩 𝑻
c-à-d la variation d’entropie du système subissant une transformation irréversible est alors supérieure à
𝑸 𝜹𝑸
l’entropie échangée : ∆𝑺 > ∑𝑨𝑩 , ou 𝒅𝑺 > 𝒊𝒓𝒓 .
𝑻 𝑻
Interprétation microscopique : Dans une transformation irréversible, le système ne peut jamais
spontanément revenir en arrière. L’énergie perdue par le système sous forme de chaleur contribue à
l’augmentation du désordre global mesuré par la fonction d’entropie : 𝑆, introduite par le second principe de
la thermodynamique.
Alors que le premier principe est un principe de conservation de l’énergie, le second principe est un
principe d’évolution. Il stipule que toute transformation irréversible s’effectue avec augmentation du
désordre global (système + milieu extérieur) ; le désordre étant mesuré par l’entropie. On dit encore qu’il y a
création d’entropie.
Le second principe indique donc qu'un système isolé évolue spontanément vers un état d'équilibre qui
correspond à l'entropie maximale, c'est-à-dire au plus grand désordre.
𝜹𝑸
c-Conséquence de l’inégalité 𝒅𝑺 > 𝑻𝒊𝒓𝒓
𝜹𝑸 𝜹𝑸
A partir des équations précédentes, on a : 𝒅𝑺 = 𝑻𝒓é𝒗 > 𝑻𝒊𝒓𝒓 , donc 𝜹𝑸𝒓é𝒗 > 𝜹𝑸𝒊𝒓𝒓 .
Par application du premier principe de conservation de l’énergie interne U :
𝛥𝑈(𝑠𝑦𝑠𝑡) = 𝑈(𝐵) – 𝑈(𝐴) = 𝑊𝑟é𝑣 + 𝑄𝑟é𝑣 = 𝑊𝑖𝑟𝑟 + 𝑄𝑖𝑟𝑟 .
On déduit que 𝑾𝒓é𝒗 < 𝑾𝒊𝒓𝒓 .
On en déduit que la quantité de travail utile fourni par un système est plus importante lorsque la
transformation est réversible.
d-Exemples des causes d’irréversibilités
-Les frottements étant la principale cause d’irréversibilité, on comprend pourquoi on essaye de les
minimiser ; c’est le but de la lubrification des pièces en contact et en mouvement dans un ensemble
mécanique.
-Pour la même quantité d’essence on récupère moins de travail mécanique plus une voiture va vite et la
distance parcourue est donc plus faible. La vitesse est un facteur d’irréversibilité.
-Une pile électrique fournit plus de travail électrique si son fonctionnement se rapproche de la réversibilité
(faible tension et faible courant de fonctionnement). En revanche si on court-circuite les électrodes, on ne
récupère pratiquement que de la chaleur.
3.3-Cas général du second principe
3.3.1-Enoncé général du second principe
Dans une transformation élémentaire quelconque d’un système, la variation d’entropie peut se
𝜹𝑸
mettre sous la forme : 𝒅𝑺 = 𝒆 + 𝜹𝑺𝒄 = 𝜹𝑺𝒆 + 𝜹𝑺𝒄 .
𝑻𝒆
Où, 𝜹𝑺𝒆 représente la variation d’entropie due à des apports extérieurs du système, avec 𝜹𝑸𝒆 Quantité de
chaleur échangée par le système au cours de la transformation élémentaire et 𝑻𝒆 est la température du milieu
extérieur (ou source).
𝜹𝑺𝒄 représente la variation d’entropie à l’intérieur du système du fait des phénomènes irréversibles qui se
déroulent: il y a création d’entropie.
𝜹𝑺𝒄 ≥ 𝟎, donc le deuxième principe peut s’énoncé comme : la variation d’un système thermodynamique
ne peut être que positive ou nulle.
Il faut noter que :
- 𝑺 est fonction d’état, donc 𝑑𝑆 est une différentielle totale exacte, par contre ce n’est pas le cas pour 𝜹𝑺𝒆 et
𝜹𝑺𝒄 qui dépendent du chemin suivi par la transformation.
-𝒅𝑺 est une forme différentielle totale exacte, alors que 𝜹𝑸𝒆 ne l’est pas et le facteur 𝟏/𝑻 appliqué à la
forme différentielle 𝜹𝑸𝒆 la transforme donc en différentielle totale exacte. On dit que 𝟏/𝑻 est un facteur
intégrant de la forme différentielle 𝜹𝑸𝒆 .
-il n’y a pas de création d’entropie pour une transformation réversible 𝑺𝒄 = 𝟎.
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-L’entropie de l’univers est 𝒅𝑺𝒖𝒏𝒊𝒗𝒆𝒓𝒔 = 𝒅𝑺𝒔𝒚𝒔 + 𝒅𝑺𝒆𝒙𝒕 = 𝜹𝑺𝒄 ≥ 𝟎.


𝒇 𝜹𝑸 𝑸𝒆
Par intégration entre deux état initial et final : ∆𝑺 = 𝑺𝒆 + 𝑺𝒄 = ∫𝒊 ( 𝑻 𝒆 + 𝜹𝑺𝒄 ) = + 𝑺𝒄 .
𝒆 𝑻𝒆
𝑸
Dans le Cas d’échange de chaleur avec plusieurs sources de chaleur à température constante : 𝑺𝒆 = ∑ 𝑻 𝒊.
𝒊
3.3.2-Distinction entre transformation réversible et irréversible
a-transformation réversible
Si l’évolution est réversible, à chaque étape de l’évolution :
-la température 𝑻 du système est égale à la température 𝑻𝑒 de la source de chaleur.
-la création d’entropie est nulle.
𝒇 𝜹𝑸
-l’entropie échangée est égale à : 𝑺𝒆 = ∫𝒊 𝑻𝒓é𝒗 .
𝒇 𝜹𝑸
D’après le deuxième principe, la variation d’entropie du système s’écrit : ∆𝑺 = 𝑺𝒆 = ∫𝒊 𝑻𝒓é𝒗 .
b-transformation irréversible
Si l’évolution est irréversible, il n’est possible de définir les états d’équilibre intermédiaires :
-l’entropie créée est positive.
𝒇 𝜹𝑸
-l’entropie échangée est égale à : 𝑺𝒆 = ∫𝒊 𝑻 𝒆 .
𝒆
Le deuxième principe, permet d’écrire l’inégalité : ∆𝑺 > 𝑺𝒄 .
L’entropie 𝑺𝒆 se calcule à partir de la transformation réelle entre l’état initial et final. Alors que la variation
d’entropie ∆𝑺 se calcule à partir d’une transformation réversible entre les mêmes états. Finalement l’entropie
créée est déduite par : 𝑺𝒄 = ∆𝑺 − 𝑺𝒆 .
Selon la nature de la transformation on peut calculer la variation de l’énergie interne :
Transformation quelconque Transformation réversible
𝛿𝑊 −𝑃𝑒𝑥𝑡 𝑑𝑉 −𝑃 𝑑𝑉
𝛿𝑄 𝑇𝑒𝑥𝑡 𝛿𝑆𝑒 𝑇 𝑑𝑆
𝑑𝑈 𝑇𝑒𝑥𝑡 𝛿𝑆𝑒 − 𝑃𝑒𝑥𝑡 𝑑𝑉 𝑇𝑑𝑆 − 𝑃𝑑𝑉
3.4- Calcul de variation d’entropie
3.4.1- Entropie et variables d’état
𝑑𝐻 = 𝑑(𝑈 + 𝑃𝑉) = 𝑑𝑈 + 𝑃𝑑𝑉 + 𝑉𝑑𝑃 = 𝑇𝑑𝑆 – 𝑃𝑑𝑉 + 𝑃𝑑𝑉 + 𝑉𝑑𝑃 = 𝑇𝑑𝑆 + 𝑉𝑑𝑃.
L’identité thermodynamique lie les différentielles de l’énergie interne U et de l’entropie S. Pour un système
fermé régi par une équation d’état 𝒇 (𝑷, 𝑽, 𝑻) = 𝟎 : 𝒅𝑼 = 𝑻𝒅𝑺 – 𝑷𝒅𝑽.
De même, la différentielle de l’enthalpie s’écrit : 𝒅𝑯 = 𝑻𝒅𝑺 + 𝑽𝒅𝑷.
3.4.2- Variation d’entropie de quelques transformations réversibles
Au cours d’une transformation réversible d’un gaz parfait et d’après le premier principe :
𝛿𝑄 𝑑𝑈+𝑃𝑑𝑉 𝑑𝑇 𝑑𝑉
𝑑𝑈 = 𝛿𝑄 + 𝛿𝑊 = 𝛿𝑄 − 𝑃𝑑𝑉, donc 𝑑𝑆 = 𝑇 = = 𝐶𝑉 + 𝑛𝑅 .
𝑇 𝑇 𝑉
𝑇𝑓 𝑉𝑓
Alors, ∆𝑆 = 𝐶𝑉 𝑙𝑛 ( 𝑇 ) + 𝑛𝑅𝑙𝑛 ( 𝑉 )
𝑖 𝑖
𝑑𝐻 = 𝛿𝑈 + 𝑑(𝑃𝑉 ) = 𝛿𝑄 − 𝑃𝑑𝑉 + 𝑃𝑑𝑉 + 𝑉𝑑𝑃 = 𝛿𝑄 + 𝑉𝑑𝑃,
𝛿𝑄 𝑑𝐻−𝑉𝑑𝑃 𝑑𝑇 𝑑𝑃 𝑇𝑓 𝑃𝑓
donc 𝑑𝑆 = 𝑇 = = 𝐶𝑃 𝑇 − 𝑛𝑅 𝑃 . Alors, ∆𝑆 = 𝐶𝑃 𝑙𝑛 ( 𝑇 ) − 𝑛𝑅𝑙𝑛 ( 𝑃 ).
𝑇 𝑖 𝑖

𝑑𝑈 𝐶𝑉 𝑑𝑇 𝑇𝑓
-Transformation isochore 𝑉 = 𝑐𝑠𝑡: 𝑑𝑆 = = , donc ∆𝑆 = 𝐶𝑉 𝑙𝑛 ( 𝑇 ).
𝑇 𝑇 𝑖

𝑑𝐻 𝐶𝑃 𝑑𝑇 𝑇𝑓
-Transformation isobare 𝑃 = 𝑐𝑠𝑡: 𝑑𝑆 = = , donc ∆𝑆 = 𝐶𝑃 𝑙𝑛 ( 𝑇 ).
𝑇 𝑇 𝑖

𝑃𝑑𝑉 𝑛𝑅𝑑𝑉 𝑉𝑓 𝑃𝑓
-Transformation isotherme 𝑇 = 𝑐𝑠𝑡: 𝑑𝑆 = 𝑇
= 𝑉
, donc ∆𝑆 = 𝑛𝑅𝑙𝑛 ( 𝑉 ) = −𝑛𝑅𝑙𝑛 ( 𝑃 ).
𝑖 𝑖

-Transformation isentropique 𝑄 = 0: 𝑑𝑆 = 0, donc ∆𝑆 = 0, (𝑆𝑓 = 𝑆𝑖 ).


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