A. Ntsas 3
A. Ntsas 3
Paix-Travail-Patrie Peace-Work-Fatherland
**** ****
Ministere de L’Enseignement Superieur Ministry of Higher Education
**** ****
UNIVERSITE D’EBOLOWA UNIVERSITY OF EBOLOWA
**** ****
INSTITUT SUPERIEUR D’AGRICULTURE DU BOIS HIGHER INSTITUTE OF AGRICULTURE FORESTRY
DE L’EAU ET DE L’ENVIRONNEMENT (ISABEE) WATER RESSOURCES AND ENVIRONMENT(HIAWEE)
**** ****
[Link] [Link]-Ebolowa-
[Link]
Email : isabee@[Link] Email : isabee@[Link]
BP: 786 Ebolowa (Cameroun) [Link] : 786 Ebolowa
(Cameroon)
Tél./Fax (237) 222284232/222283500/ Tél./Fax (237)
222284232/222283500/
222283508 222283508
L’une des fonctions basiques du travail est de procurer à la personne le bien-être individuel,
familial, social et économique. Malheureusement, le travailleur s’expose aux risques
professionnels (accidents du travail, maladies professionnelles, risques psychosociaux) dont
les conséquences peuvent être graves, voire mortelles. Le défi de la sécurité et de la santé au
travail se pose depuis qu’il existe des travailleurs et des lieux de travail. Toutefois, le
problème est devenu plus visible depuis la révolution industrielle qui s’est opérée en Europe,
aux Etats-Unis et dans certaines colonies Européennes aux 18ème et 19ème siècles. Or, vers la
fin du 19ème siècle, et dès les premières décennies du 20siècle, des initiatives ont été prises
dans les Etats et les régions concernés ; notamment l’installation des systèmes d’inspectorat.
Malheureusement, ces initiatives n’ont eu que des effets limités. Les catastrophes majeures
enregistrées dans les domaines de l’industrie, des mines et de la marines marchande, ont
suscité une prise de conscience qui a conduit à la création de l’Organisation Internationale du
Travail (OIT), en même temps que la Société Des Nations (SDN) ; dans le cadre du traité de
Versailles en 1919 (MINTSS, 2020). L’OIT sera fondée sur le concept de travail sûr et sain
(Mc Culloch et Rosentahl,2017).
Selon les récentes estimations publiées par l’OIT, chaque année, 2,78 millions de
travailleurs perdent la vie du fait d’accidents de travail et de maladies professionnelles (2,’
millions de ces décès étant imputables aux maladies professionnelles) et 374 millions sont
victimes d’accidents de travail et de maladies professionnelles non mortelles. Les journées de
travail perdues représenteraient près de 4% du PIB mondial (voir 6% ou plus dans certains
pays) (Hamalainen et al,2014 ; Takala et al, 2014)
C’est dans ce contexte qu’au Cameroun, la loi impose aux employeurs de mettre en
place des mesures de prévention des risques professionnels pour protéger leurs salariés. Pour
s’arrimer à cette exigence de l’Etat, les entreprises doivent se doter d’outils de pointe pouvant
prévenir, mesurer, réduire et même éliminer la plupart des risques professionnels en fonction
de leurs activités. Le Document Unique d’Evaluation des Risques Professionnels(DUERP) est
l’un des outils de prévention les plus importants pour la gestion des risques professionnels. Sa
conception et sa mise en place font partie des priorités à implanter dans une structure pour la
prévention de ces risques. Une bonne appropriation du DUERP passe par la maitrise de ses
enjeux, ses objectifs et ses méthodes de conception qui, pourront garantir une gestion efficace
et efficiente des risques professionnels dans les entreprises.
La PASTA par soucis d’amélioration continue au fil du temps dans ses activités ; et
par respect des prescriptions de la Loi, renforce son désir de protéger ses travailleurs en leur
fournissant un cadre de travail sain et réglementaire. C’est le souci d’accompagner cet
établissement dans sa démarche de normalisation continue tel que recommandés par les textes
nationaux et internationaux que s’inscrit ce mémoire de fin d’étude, ayant pour but la mise à
niveau du DUERP adapté aux besoins de la structure ; moyennant une identification des
bonnes pratiques et les axes d’amélioration, pour une gestion optimale des risques auxquels
sont exposés les travailleurs dans l’exercice de leur fonction au quotidien au sein de
l’entreprise.
2. PROBLEMATIQUE
Les risques professionnels apparaissent depuis une dizaine d’années comme l’un des
problèmes majeurs auxquels les organisations doivent faire face. L’homme dans le processus
de production est exposé à certaines conditions, à un certain nombre d’accidents dans son
environnement de travail qui, peuvent avoir un impact sur sa santé et sur le rendement de
l’entreprise. Il est donc crucial d’étudier l’influence des conditions de travail sur la santé de
ces travailleurs (Perethi et al., 2003)
LA PASTA est une Société Anonyme (SA) de droit Camerounais, spécialisée dans la
production de farine et semoule. Elle possède une usine de production de farine et semoule au
lieu-dit Carrefour Musique à Bonabéri dans la ville de Douala. Les activités menées dans cette
usine génèrent plusieurs risques auxquels les travailleurs sont exposés tels que les accidents
de travail (AT), les maladies professionnelles (MP), les risques psychosociaux et dont les
conséquences peuvent être grave, voire mortelles.
3. OBJECTIFS DE L’TUDE
4. Hypothèse de recherche
Nous partons de l’hypothèse selon laquelle, l’intensité des activités menées dans l’usine de
minoterie de la PASTA peut-être à l’origine de nombreux risques. Si ces derniers ne sont pas
pris en compte et traités avec délicatesse à l’avance via des mesures préventives, ils peuvent
causer des dommages qui à leur tour, auront de nombreuses répercussions tant sur la gestion
de l’entreprise, que sur ses salariés et pour finir, sur sa renommée. Il est donc indispensable,
de mener une étude minutieuse et complète sur les risques auxquels sont exposées toutes les
parties prenantes de l’usine de minoterie de la PASTA.
CHAPITRE I REVUE DE LA LITTERATURE
Sa conception et sa mise sur pieds passent impérativement par l’analyse des risques qui,
est un processus permettant d’évaluer les risques pour garantir la sécurité et la santé des
salariés sur leur lieu de travail. Cependant, il faut faire une différence entre ‘’analyse des
risques’’ qui consiste simplement à dépister les risques et ‘’évaluation des risques’’ qui
permet de classer les risques selon un degré d’importance (Boudergui et Lounis,2001).
L’analyse des risques est un examen systématique de tous les aspects du travail. Elle
sert à établir :
Lorsqu’un risque a pu être identifié, la première chose à faire est de voir si ce risque peut être
éliminé. Si une élimination du risque s’avère impossible, le risque devra être maitrisé ; c’est-
à-dire réduire à un minimum et gardé sous contrôle (Boudergui et Lounis, 2021).
La première raison est que les risques professionnels peuvent évoluer en fonction des
changements dans l’organisation du travail, dans les technologies utilisées ou dans
l’environnement de l’entreprise. Il est donc essentiel de mettre à jour le DUERP pour
tenir compte de ces changements et être en mesure de mettre en place les mesures de
prévention les plus appropriées.
La deuxième raison est que la mise à jour régulière du DUERP permet de maintenir
l’engagement de l’entreprise en matière de prévention des risques professionnels. En
effet, le DUERP est un outil de communication important pour les salariés, les
représentant du personnel et les organismes de contrôle. La mise à niveau régulière du
DUERP montre que l’entreprise est attentive à la santé et la sécurité de ses salariés.
Enfin, la mise à niveau du DUERP permet de réduire les coûts liés aux accidents de
travail et aux maladies professionnelles. En identifiant et en évaluant les risques,
l’entreprise peut mettre en place des mesures de prévention efficace qui, réduiront les
accidents et les maladies professionnelles. Cela réduira les coûts liés aux arrêts de
travail, aux indemnités journalières, aux frais de soins et aux cotisations d’assurance.
Elle consiste à définir le cadre de l’évaluation et les moyens qui lui sont alloués préalablement
à son déroulement. C’est lors de cette phase de préparation que sont définis :
- Les outils mis en œuvre pour l’évaluation (documents, grille, check-lists, logiciels
spécifiques etc…) ;
- La communication
Il s’agit de déterminer les dangers et d’analyser les risques. Cette étape revient donc à :
-Repérer les dangers : c’est mettre en évidence les propriétés intrinsèques d’un équipement,
d’un agent chimique ou biologique généré par les activités ou utilisé dans les procédés de
fabrication d’une organisation du travail, et susceptible de causer un dommage au niveau
physique et/ ou mental du salarié. C’est également à cette étape que sont repérés les facteurs
de pénibilité.
-Analyse des risques : c’est se prononcer sur les conditions d’exposition des salariés à des
dangers et aux différents facteurs de pénibilité dans l’entreprise.
Bien que non précisé dans la réglementation, l’étape de classement des risques est essentielle
dans le déroulement de l’évaluation des risques professionnels (EvRP) ; puisque c’est une
action qui permet de passer d’un inventaire, à la définition d’un plan d’action cohérent. Le
mode de classement reste à « la main » de l’employeur. Il peut s’appuyer sur l’expérience et
les connaissances des salariés ou des données statistiques. Ainsi, les principaux objectifs de
cette étape sont :
Appuyée sur l’identification et le classement des risques et après avis des instances
préventives de salariés, les actions décidées sous la responsabilité du chef d’entreprise
contribueront à alimenter le plan annuel de la prévention. Pour se faire, des groupes de
résolution de problèmes peuvent-être constitués. Les actions sont choisies en privilégiant les
mesures qui répondent aux neufs (09) principes de prévention qui sont :
- Remplacer ce qui est dangereux par ce qui ne l’est pas, ou ce qui l’est moins ;
- Planifier la prévention ;
- Prendre des mesures de protection collective en leur donnant la priorité sur les mesures de
protection individuelle ;
Le DUERP est le socle de la démarche de prévention dans une entreprise et a pour principal
but d’améliorer les conditions de travail, et d’accroitre la protection de la sécurité et de la
santé physique et mentale des travailleurs au sein de cette dernière. Ceci se traduit par la
suppression ou la réduction des risques professionnels, l’amélioration des situations existantes
et la définition d’actions de prévention à mener. Par exemple, si on évalue que la circulation
des histers représente un risque majeur au sein de l’entreprise, la mise en place de barrière
pour séparer les flux histers/piétons sera considérée comme une action de prévention à mener
de façon prioritaire.
Enjeux humain,
Enjeux social et
Régleme Environnemental
ntaire
Enjeux Enjeux
Managér Economiqu
ial e
Figure1 : Les enjeux du DUERP
Selon le graphique circulaire ci-dessus, le DUERP répond à 4 enjeux majeurs de l’entreprise.
Tout d’abord, il représente un enjeu réglementaire car il permet de répondre aux exigences
en matière d’hygiène et de sécurité, et de garantir la responsabilité civile et pénale de
l’employeur. Il participe également à l’amélioration continue des conditions de travail en
prenant en considération la sécurité des personnes et l’aspect humain. S’il est bien rédigé et
mis à jour de manière périodique, il permet d’amorcer la démarche de prévention dans le but
final d’éviter ou de réduire les accidents de travail et les maladies professionnelles. De plus,
lors de l’évaluation, la collaboration avec les salariés et les autres acteurs, il permet d’enrichir
le dialogue social installé au sein de l’entreprise et la motivation des travailleurs est ainsi plus
intense. Ceci donne lieu à la transmission d’une bonne image auprès des parties prenantes et
crée ainsi un climat de confiance favorable aux échanges et aux embauches. Le DUERP
répond en outre à un enjeu managérial et décisionnel car il permet de mettre en place un
programme annuel de prévention et de prioriser les actions à réaliser en fonction de
l’évaluation. Pour finir, l’élaboration de ce document a un objectif économique car en
mettant en place des actions, les risques seront réduits, ce qui permet de réduire les arrêts de
travail et donc les coûts qu’ils peuvent engendrer.
Aux procédés de fabrication (en fonction de leur état, de leur température, ou de leur
pression, certains produits peuvent devenir dangereux) ;
Aux installations (choix des matériels, des matériaux, des modes de stockage ...) ;
Au facteur humain (la majorité des accidents surviennent par négligence, méconnaissance
ou erreur d’appréciation) ;
Il existe plusieurs types ou familles de risques professionnels qui diffèrent les uns des autres
par leur nature, leur origine, leurs caractéristiques, leurs conséquences, ainsi que les mesures
de prévention qu’ils nécessitent. Il existe plusieurs moyens pour regrouper et classer ces
risques. Le moyen le plus approprié est celui de la présentation en fonction de la nature et de
l’origine du risque et qui se traduit par des mesures de prévention à peu près similaires pour
l’ensemble des situations dans lesquelles existent ces risques (Boudergui et Lounis, 2021).
Nous avons donc :
Les Risques Mécaniques : heurts par mobiles mouvements des machines,
écrasements par des chutes d’objets ou des véhicules, coupures et perforations par des
outils de travail ; projection des particules solides (copeaux de métal, de bois, de
roche) ou de matières incandescentes, contraintes posturales, gestuelles et gestes
répétitifs…
Les Risques Physiques : vibrations produites par les engins, niveau sonore trop élevé,
température trop forte ou trop basse, intempéries pour des travaux extérieurs
(humidité, vents …), niveau d’éclairement, qualité de l’air sur le lieu de travail
(poussières…), poussière électriques, incendie et explosion…
Risques Chimiques : expositions à des substances chimiques par inhalation,
ingestion ou contact cutané, produits gazeux, liquides ou solides, cancérigènes,
mutagènes, toxiques, corrosifs, irritants, allergisants
Risques Biologiques : expositions à des agents infectieux (bactéries, parasites, verres
etc…) et allergisants par piqûres, morsure, inhalation.
Risques Psychosociaux : agression physique ou verbale sur le lieu de travail,
harcèlement moral ou sexuel par un supérieur hiérarchique, stress managérial, charges
mentale excessive (travail permanent sur écran…)
Il est important pour les entreprises de prendre en compte tous les types de risques industriels,
et de mettre en place des mesures de prévention et de protection adaptées pour les gérer. Cela
peut inclure des évaluations de risques régulières, des plans de contingence, des formations
pour les travailleurs, des équipements de sécurité
1.4.2 Analyse du système étudié et identification des risques
Le point de départ de toute amélioration des actions en santé et sécurité d’une étude consiste à
identifier les dangers, c’est-à-dire les repérer, puis les analyser afin d’établir les priorités. Pour
réaliser efficacement cette étape, il est important de bien intégrer les tâches réalisées au
niveau des unités retenues. Il s’agit ainsi : de faire des observations sur l’état de
fonctionnement dans le processus de traitement sur la pratique d’exécutions des tâches par le
personnel du site (Niang, 2021).
Ainsi, sur le plan pratique l’identification des risques consiste en un découpage des
activités de la structure en plusieurs zones de travail en vue d’identifier entre autres les
éléments et les procédés qui peuvent causer un préjudice en particulier a des personnes
(Boudergui et Lounis, 2021).
En outre, l’identification du risque (la première étape dans le processus
d'appréciation du risque) a pour objectif de repérer, de reconnaitre et d’enregistrer d’une
manière exhaustive toutes les sources, les situations et les événements qui peuvent
potentiellement avoir un impact sur les objectifs de l’organisation ou bien de causer un
dommage physique ou matériel lorsqu’on parle du contexte de la Santé et Sécurité au
Travail (Norme IEC/ISO 12100, 2010).
Dans cette étape, toute source potentielle de dommage, ce qu’on appelle proprement
« phénomène dangereux », peut être identifiée à l’aide de plusieurs méthodes telles que
listes de vérification, données historiques ou techniques de raisonnement inductif entre
autres (Norme IEC/ISO 31010, 2009). L’identification exhaustive des phénomènes
dangereux est un critère incontournable à respecter puisque toute source de dommage non
identifié à cette étape ne sera incluse ni dans l’analyse ni dans l’évaluation de risques.
L’analyse des dangers et risques en industrie se fait à l’aide des méthodes d’analyse
des risques telles que MOSAR, APR, AMDEC, et utilise des outils d’analyse tels que le
diagramme d’Ishikawa, les matrices d’évaluation des risques selon leur probabilités (P),
gravité (G) et criticité (C). Les travaux de FUMEY (2011) sur sa thèse de gestion des
risques industriels montrent que les risques sont cotés selon 04 niveaux et la criticité
dépend du zonage de ces risques dans la matrice de criticité. Il existe plusieurs méthodes
d’analyse des risques :
Ainsi, pour une bonne classification des risques, une étude a été menée par BLOND, en
1996, sur la Prévention des Risques industriels. Cette étude a permis d’avoir une
classification hiérarchisée des types de risques qui pourraient survenir dans une industrie.
Un accent a été mis sur les risques d’accident tels que : les risques physiques, les risques de
chutes, les risques liés à l’ergonomie, les risques mécaniques, les risques électriques, les
risques d’incendie/d’explosion, les risques psychologiques (Blond, 1996).
En outre, pour le cas des risques de chutes, l'évaluation des risques de chutes peut
s'effectuer par différents formulaires ou tests en clinique (Rogers et al., 2003). Par exemple,
l'échelle d'équilibre de Berg est utilisée pour quantifier l'équilibre de la personne dans
différentes activités quotidiennes (Berg et al., 1992). Des tests plus complets, comme la
course à obstacles de Rogers (Rogers modular obstacle course), permettent d'évaluer
différentes difficultés pour qualifier la performance des patients (Rogers, et al., 2003).
Cependant, ces techniques ne sont pas viables pour une utilisation en temps réel
puisqu'elles nécessitent un certain temps pour le traitement des informations et qu'elles
requièrent l'aide permanente d'un professionnel de la santé. Toutefois, les dernières
avancées technologiques peuvent alors venir en aide afin d'effectuer une détection rapide
des dangers.
En ce qui concerne les risques liés à l’ergonomie des postes, dans plusieurs études, il
a été démontré que l’effort excessif exercé pendant la manutention d'objets lourds
(opérations de levage, tirage, poussée et arrimage de charges) augmente significativement
la probabilité d'accidents de travail causant de dommages musculo-squelettiques chez les
salariés (Reese., 2012). Le phénomène dangereux de l’effort excessif est multifactoriel. En
effet, l’isolement et la variabilité de l’environnement de travail impliquent de différents
scénarios où les travailleurs n’obtiennent ni l’aide des autres travailleurs ni l’équipement
nécessaire pour manutentionner les charges d’une manière sécuritaire (Spielholz et al.,
2008). Ce type de contraintes, et la présence des facteurs aggravants comme un espace de
travail contraignant ou même la nature de la charge force les travailleurs à adopter aussi des
postures et mouvements contraignants afin d'accomplir leur travail dans une période de
temps souvent limité (Friswell et Williamson., 2010). Également, l’aménagement inadapté
de travail peut engendrer des risques de surcharge physique en raison de l’effort déployé
dans les scénarios suivants : la manutention des charges sur surfaces irrégulières, l’action
de contrôler le mouvement intempestif d’une charge, ou l’évitement d’une chute de plain-
pied ou de hauteur (Shibuya et al., 2010).
Pour ce qui est des risques mécaniques, une enquête a été menée par une agence
Canadienne montrant que la deuxième catégorie principale de facteurs contribuant aux
accidents dans le secteur est la défaillance des équipements. Les 34 % de cas d’accidents
correspond à cette catégorie. Or, les activités liées aux phénomènes dangereux d’ordre
mécanique dont la probabilité de subir un accident est plus élevée sont : le chargement, la
sécurisation des machines ou de la charge et les activités de maintenance ou réparation. Les
dommages imputables aux phénomènes dangereux mécaniques sont les contusions, les
éraflures et les lacérations (Lin et Cohen., 1997).
Quant aux risques physiques, la littérature rapporte que les salariés conducteurs
d’engins sont en effet particulièrement exposés aux phénomènes dangereux engendrés par
la vibration. On distingue plusieurs facteurs aggravants qui sont liés à la vibration : le profil
de la route et l’état du siège et l’état de la suspension (Edwards et al.,2014). La fatigue n’est
pas la seule conséquence négative qui découle de la vibration. Comme on l'a mentionné
précédemment, il existe une forte corrélation entre les vibrations intenses et la survenue de
douleurs lombaires chez les conducteurs. Hanowski et coll mentionnent dans leur étude que
d’après les conducteurs, une cabine climatisée et une suspension performante peuvent
diminuer la fatigue d’une manière efficiente. Dans certaines circonstances, les phénomènes
dangereux engendrés par le bruit peuvent interagir avec autres sources de danger comme la
vibration, les fumées et la chaleur, occasionnant la fatigue du chauffeur.
Le traitement des risques constitue la dernière étape du processus de gestion des risques. C’est
d’une manière générale l’ensemble des actions de mise en œuvre des décisions de la gestion
des risques visant à les ramener sous le seuil. Il existe essentiellement quatre (04) modes de
traitement des risques dans la littérature :
La réduction : c’est l’ensemble des actions entreprises en vue de diminuer la gravité des
conséquences (protection), les probabilités d’occurrence (prévention) ou les deux en même
temps ;
Le transfert : il s’agit d’actions de transfert de risque vers un autre acteur, par exemple, en
faisant appel à un assureur qui, par effet de masse, est capable de supporter des risques forts ;
L’évitement : il consiste à réduire l’activité qui favorise le risque ;
L’acceptation : C’est soit accepter la probabilité ou l’impact d’un risque donné.
Toutefois, le moyen le plus radical de traiter un risque est de ne pas réaliser l’activité qui
risquerait de le générer. Lorsque les risques sont d’une telle amplitude, qu’ils sont «
apocalyptiques » pour reprendre la terminologie du philosophe Hans Jonas, il est plus prudent
de ne pas s’engager dans l’activité en question ou de l’arrêter. (Jonas, 1990).
Mais ce choix n’est qu’un type de traitement particulier par rapport à un éventail de solutions
possibles. C’est bien souvent la moins bonne solution puisqu’elle prive l’entreprise des gains
économiques qu’aurait généré l’activité. Par conséquent, les solutions envisageables dans ce
cas sont des solutions qui garantissent la poursuite de l’activité. Elles se déclinent de six
manières différentes : la mise en place de règles qui dissuadent l’action des producteurs de
risque, la définition d’un dispositif de planification, le développement de dispositifs
techniques, stratégiques, assurantiels et communicationnels (Olivier, 2011).
Selon l’économiste Douglas North, le meilleur moyen d’atténuer les risques liés à l’activité
humaine consiste à mettre en œuvre des dispositifs formels (contrat, cadre légal, normes
internationales) et informels (effet de réputation, ostracisme) qui sont censés dissuader les
comportements déviants.
Ainsi, la première disposition à mettre en place par un risk manager pour traiter les risques
est la définition d’un plan de gestion de risques et sa budgétisation. Cette étape est
indispensable au management afin qu’il réfléchisse aux opportunités ainsi qu’aux risques
auxquels l’organisation est confrontée.
Dans le chapitre 1 de cet arrêté intitulé « des obligations des employeurs », dans son article
2, alinéa (1) stipule que : « l’employeur est directement responsable de l’application de
toutes les mesures de prévention, d’hygiène et de sécurité destinées à assurer la protection
de la santé des travailleurs qu’il utilise.
L’article 3 (1) précise que tout employeur qui utilise des procédés de fabrication comportant
des risques spéciaux ou susceptibles de provoquer des maladies professionnelles est tenu d’en
faire la déclaration avant le commencement desdits travaux par lettre recommandée adressée
au ministre du travail et de la prévoyance sociale. La déclaration doit indiquer la nature des
risques et les mesures de prévention et de protection prises pour mettre les travailleurs à l’abri
des nuisances résultant de leurs activités. En cas des risques graves, l’inspecteur du travail du
ressort, diligente une enquête en vue de s’assurer que toutes les dispositions ont été prises.
Le cabinet FEC a réalisé une étude de danger au sein de PALISCO en 2014. Pour y
parvenir, une méthodologie basée sur la collecte des données (revue documentaire, enquête de
terrain) et l’analyse des données ont été adoptées. De cette étude il en ressort que les accidents
de travail touchent principalement les abatteurs (41%), les Scieurs (20%), et les agents de
nettoyage (12%). Par la suite, les principaux accidents rencontrés sont les coincements/
écrasements, les chocs, les claquages et les coupures.
CHAPITRE II : MATERIELS ET METHODES
Ce chapitre nous édifiera sur le matériel et la méthode utilisés pour la réalisation de cette
étude. Il nous permettra de comprendre notre procédé de recherche ; afin d’évaluer la validité
et la pertinence de nos résultats.
II.1 Description de la zone d’étude
II.1.1 Structure d’accueil
La PASTA S.A est une importante entreprise industrielle Camerounaise crée en 2001 dans la
zone industrielle de Bonabéri à Douala. Au départ, elle s’est spécialisée dans la fabrication et
la commercialisation des pates ; d’où le nom la PASTA qui signifie : pates en Italien.
0
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12
26
25.5
25
24.5
24
23.5
23
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12
MOIS
-Les sols hydromorphes : gris des zones d’inondation permanente : ils se localisent dans les
lits marécageux des marigots constamment gorgés d’eau où se développent un écosystème
particulier communément appelé mangrove. Ces sols ne présentent aucun intérêt agricole.
Douala, capitale économique du Cameroun est une ville de plus de 3 millions d’habitants. La
ville connait depuis cette dernière décennie une croissance démographique exponentielle. Le
développement rapide de cette cité, dû essentiellement à un exode rural massif, s’accompagne
malheureusement d’un cortège de problèmes que connait la majorité des grandes villes en
Afrique Subsaharienne et dont les plus visibles sont : l’urbanisation mal maitrisée, la quasi
absence de systèmes d’assainissement, la ruralité des quartiers périphériques, la promiscuité,
la montée du chômage (30% à Douala et 25% à Yaoundé : Bourse de l’emploi 2005) ; la
prolifération de l’emploi spontané ; l’exclusion sociale et la multiplication des sans-abris , la
prolifération d’épidémie de maladies hydriques, le grand banditisme etc…
Ces données ont été obtenues à travers une importante revue documentaire auprès du
service Hygiène, Sécurité et Environnement (HSE) de LA PASTA ; de par la consultation du
rapport de l’étude d’impact environnementale et Sociale (EIES), rapport de l’étude de
dangers, des recherches sur les articles y renseignant sur internet, des mémoires et thèses,
ainsi que des documents anonymes ayant trait à ce sujet.
[Link] Données Primaires
Visite de Terrain
Pour atteindre cet objectif, des visites de terrain ont été effectuées au mois d’Avril dans les
installations de l’usine de minoterie de LA PASTA. A travers ces visites de terrain, des
observations ont été faites au niveau des postes de travail. Ces visites ont permis de faire un
état des lieux du système soumis à notre étude, de connaitre son fonctionnement et
d’apprécier les pratiques d’exécution des taches afin d’inventorier les dangers avant de faire
ressortir les risques auxquels les employés sont exposés (Voir fiche d’observation en
Annexe).
Entretien
A la suite des visites de terrain, des guides d’entretien ont été élaborés et destinés aux
responsables des ateliers ; afin de mieux identifier les différentes tâches qui y sont exécutées,
susceptibles de générer des dommages sur le personnel et de mieux identifier les risques
auxquels ils sont mis en avant.
La production de farine se décompose en phases successives, parfaitement liées entre elles.
Les étapes sont :
-Planification des activités et suivi des dossiers (bâtiment administratif)
-La réception et stockage du blé
-Le premier nettoyage
-Le conditionnement du blé
-Le deuxième nettoyage du blé
-La mouture du blé
-Le blutage et incorporation des ingrédients
-Stockage, conditionnement des PF et expéditions
[Link] Analyse, évaluation et hiérarchisation des risques
Le découpage ci-dessous a permis de bien analyser et évaluer les risques d’accidents recensés
sur le site de LA PASTA
- Pont bascule
- Silos de stockage du blé
- Zone de mélange
- Zone de stockage des améliorants
- Zone d’ensachage
- Zone de stockage des sacs de farines
- Bâtiment Administratif (locaux administratif, laboratoire)
• Étape 4 : Pour cet ERC, identifier toutes les causes, des phénomènes
dangereux susceptibles de se produire directement (cause interne) et des effets
redoutés ou conséquences ;
• Étape 11 : Si tous les enchaînements ont été étudiés, choisir un nouvel ERC,
ou d’une nouvelle dérive, pour le même équipement et retour à l’étape 4 ;
• Étape 12 : Lorsque toutes les situations de dangers ont été passées en revue
pour l’équipement considéré, choisir un nouvel équipement et retour à l’étape 3 ;
F G C
Fonction analysée
Nous avons établi notre critère de cotation de probabilité/fréquence sur la base d’un retour
d’expérience, en tenant compte du nombre de fois que peut apparaître le risque au niveau des
ateliers de l’Usine. Le tableau2 présente la grille de cotation des probabilités.
Tableau4 : Barème de cotation de la fréquence
Niveau de Fréquence Echelle Commentaires
4 Très fréquent Tous les jours
3 Fréquent 1fois/semaine
2 Rare 1fois/mois
1 Très rare 1fois/an
b) Définir la Gravité
Le but de cette étape est de coter la gravité du dommage redouté sans prendre en compte les
mesures de prévention déjà existantes selon le barème ci-dessous
Tableau5 : Grille de cotation de la gravité
Gravité des dommages Définition Coefficient G
potentiels
Par la suite en croisant ces données (Fréquence et Gravité), nous obtiendrons une
cotation qui nous aidera à donner une priorité de mise en œuvre dans le plan d’actions de
prévention.
Gravité
:Risques majeurs
: Risques moyens
:Risques mineurs
Le tableau suivant nous renseignera sur la cotation du risque, son ordre de priorité et ses
moyens d’actions.
Tableau7 : Niveau de risque
Cotation du risque Ordre de priorité (P) Moyens d’actions
Très fort : de 12 à 16 Priorité 1 Mettre en place des moyens
de prévention efficaces à
long terme (collectifs et/ ou
organisationnels). Le travail
ne doit pas commencer tant
que le risque n’est pas réduit
ou supprimé
Fort : de 6 à 9 Priorité 2 Mettre en place des moyens
de prévention collectifs et
réduire le risque ou
l’exposition au risque
Moyen : de 3 à 4 Priorité 3 Mettre en place des moyens
de prévention collectifs ou
individuels, visant à réduire
le risque ou l’exposition au
risque
Faible : de 1à 2 Priorité 4 Mettre en place les mesures
de prévention individuelle,
visant à réduire l’exposition
au risque. Mettre en place
une prévention écrite et/ ou
verbale avec consignes
2.3 proposition des mesures de maitrise additionnelles des risques et élaboration du plan
de gestion des risques
Après l’identification, l’analyse, l’évaluation et le classement des risques, il conviendra d’agir
sur ces risques ; c’est-à-dire, leur traitement. Il existe ainsi plusieurs modes de traitement des
risques (vu plus haut). Cependant, quelques modes de traitement ont été adoptés, dans le cadre
de ce travail :
Pour mettre en œuvre des actions préventives et de s’assurer que les mesures de sécurités
sont effectivement respectées, nous avons élaboré un plan d’action corrective et préventive
suivi des indicateurs de suivi et de contrôle.
Les données ont été recueillies, traitées et analysées à partir d’un certain nombre de
logiciels :
• Microsoft Excel 2016 : qui a permis de faire des diagrammes à partir des
données collectées sur le terrain ;
• Microsoft Word 2016 : qui a permis de saisir le présent mémoire ;
• Arcgis 10.5 : qui a permis l’élaboration de la carte de localisation de la zone
d’étude.
CHAPITRE III : RESULTATS ET DISCUSSION
Ce chapitre présentera les résultats de l’étude de l’analyse et de l’évaluation des risques
professionnels liés aux activités menées au sein de l’usine de minoterie de LA PASTA. Il
étalera également les données quantitatives et qualitatives des différents types de risques
professionnels identifiés. A la lumière des objectifs spécifiques énoncés en introduction, trois
groupes de résultats sont obtenus à l’issue de ce travail ; il s’agit de :
Résultats N°1 : Etat des lieux du système étudié et identification des risques
Résultats N°2 : Analyse, évaluation et hiérarchisation des risques/accidents
Résultats N°3 : Proposer des mesures additionnelles aux risques à travers le DUERP
Résultats N°4 : Proposer un plan de Management des risques
3.1 Etats des lieux et Identification des risques Professionnels
Notre champs d’étude ayant été restreint à un périmètre bien défini, le tableau suivant
présentera uniquement les installations dans lesquelles notre étude a été menée.
Zones Désignations
Zone 01 Bâtiment administratif
Zone 02 Réception de blé
Zone 03 Stockage de blé
Zone 04 Unité de production de farine
Zone 05 Magasin et aire de stockage des produits finis
Opérations Description
Le transport du blé vers l’usine se fait par des camions. Dès leur arrivée à
la zone de réception du blé, les camions chargés de blé sont pesés au
niveau du pont bascule avant déchargement du blé au niveau de la fosse
de réception. Une fois déchargés, les camions vides sont encore pesés
Réception du blé avant leur sortie de la zone de chargement. A chaque livraison, un
échantillon est prélevé puis analysé. Ces échantillons sont envoyés au
laboratoire où sont effectuées des analyses permettant de juger de leur
qualité. Seuls les blés répondant aux critères attendus de qualité sont
déchargés. Le blé est vidé dans une fosse de réception, puis transporté à
l’aide de vis et d’élévateur pour être déversé dans les silos de stockage.
Le blé transféré des silos de stockage vers les équipements de nettoyages
peut contenir des impuretés diverses constitués des débris de terre, de
paille, des poussières, de morceaux de fer, des enveloppes vides et
Premier nettoyage d’autres grains étrangers. Ce blé est débarrassé de ces impuretés en
passant par plusieurs équipements à savoir : séparateur, tarare et
aspirateurs, trieurs optiques, épierreur, aimants etc…
Le blé est transporté à l’aide d’élévateur, puis descend par gravité à
travers un aimant permanent qui retient les corps étrangers métalliques.
Ensuite, le blé passe par le séparateur qui retient en surface les corps
étrangers de taille supérieure au grain de blé (maïs, soja, morceaux de
bois, papiers, épis de blé, insectes morts etc…) ; et laisse sortir par le bas
les grains de diamètre très inférieur au grain de blé (grains de blé cassés,
moutarde, charançons etc…). A la sortie du séparateur, le blé est
acheminé vers la tara qui élimine les corps étrangers de faible densité que
le blé (poussière de blé, les peaux etc…) par aspiration. Le blé s’achemine
ensuite vers l’épierreur où les corps étrangers de densité plus élevée que
le grain de blé sont retirés par les principes de séparation par différence de
densité. Le blé descend par gravité jusqu’à la goulotte de sortie ; alors que
les pierres de densité supérieure reposant sur la toile remontent par à-
coups grâce au mouvement alternatif du caisson.
A la fin du premier nettoyage, le blé entre dans la vis de mouillage à
travers la boite de contrôle des flux qui, en détectant la présence du
produit, provoque en même temps la distribution de l’eau selon une
quantité réglable manuellement.
Mouillage du blé La vis mouilleuse est équipée de palettes à inclinaison variable dont le
but est de favoriser un mélange constant et continu du blé et de l’eau
jusqu’à la sortie de la vis. Cette vis est aussi équipée d’un couvercle
transparent en plexiglas pour en contrôler le bon fonctionnement.
La phase humidification terminée, les blés sont dirigés vers les silos (ou
boisseaux) dans lesquels ils reposeront un temps donné (de 12 à 24h en
général), le temps pour l’eau superficiel de pénétrer et cheminer à
l’intérieur du blé.
Repos du blé
La cohabitation de l’eau libre (pellicule à la surface des grains,
susceptible de ruisseler) et d’une masse de grain dans un environnement
malsain en terme de température et d’hygrométrie, pouvant conduire à
certains désagréments (prise en masse etc…).
Après le temps de repos nécessaire, le blé est extrait des silos de repos,
puis élevé pour descendre dans la bosse épointeuse. Il y subit un
nettoyage soigné par friction. La friction est obtenue par l’action d’un
rotor équipé de batteurs ou de brosses tournant à l’intérieur d’un cylindre
ayant une rugosité adaptée au travail souhaité.
Le blé passe ensuite par l’épointeuse qui est une machine conçue pour
Deuxième nettoyage
séparer le blé de la paille et des fractions plus légères.
Le blé entre d’abord dans un tiroir d’alimentation d’où il est distribué sur
toute la longueur de la machine, grâce à l’action du moteur vibreur et
d’une cloison qui freine le mouvement du blé. Du tiroir, le blé tombe dans
la trémie de ramassage. Pendant cette opération, le blé subit l’impact d’un
flux d’air à contre-courant qui, emporte les fractions plus légères.
Cette opération consiste à détacher les enveloppes des amandes des grains
de blé et réduire ces amandes en farines.
L’opération de broyage consiste à écraser les grains de blé en phases
successives de telle sorte que l’on parvienne à séparer par tamisage
Mouture l’endosperme, le germe et le son. Les phases d’écrasement sont
naturellement intriquées d’une part les unes avec les autres ; et d’autre
part avec les phases de tamisage réalisées par les plansichters sur lesquels
les produits (intermédiaires à ce stade) sont envoyés par transport
pneumatique.
Le plansichter est formé à l’intérieur par une série de tamis équipés de
toiles métalliques ou nylons (souvent nommées garnitures), à l’ouverture
Blutage des mailles choisi pour la toile qu’on lui attribue et à travers les produits
de mouture passent (ou ne passent pas) dans le but de procéder à une
classification granulométrique et au bout, à la séparation du son, des
remoulages (produits intermédiaire entre le son et la farine) et des farines.
Les gros refus de broyage et les sons sont dirigés vers des brosses dont le
rôle est d’extraire les ultimes « miettes » de farines malgré une qualité
assez médiocre à ce stade de la mouture. L’endosperme de son côté passe
à l’étape de réduction. Cette dernière consiste à réduire la dimension de
l’endosperme et le préparer pour la compression. A cette étape, le produit
est pulvérisé et transformé en farine.
Cette étape est prévue pour ajouter dans la farine des additifs censés
Incorporation des corriger et compléter la valeur nutritive ou boulangère (gluten actif,
ingrédients hémicellulose, alpha amylase, acide ascorbique etc… La fonction est
réalisée à cause des distributeurs : ce sont des outils composés chacun
d’une trémie dans laquelle on verse les produits à incorporer, et laquelle
alimente une vis doseuse à vitesse variable. La vis doseuse déverse le
produit (aussi dénommé ingrédient) dans a vis de collecte et mélange des
farines de passage.
La farine est conditionnée dans des sacs de propylène qui sont ensuite
Conditionnement
étiquetés et cousus.
(Insérer le diagramme de fabrication de la farine : P24)
Identification des zones à risques et principaux dangers liés aux installations et équipements retenus
Les zones abritant les installations présentant les risques les plus significatifs sont donnés dans le tableau ci-après :
Silos de stockage -Stockage de blé dans les -Physique -Enceinte hermétiquement -Explosion
Zone3 :Stockage silo -Mécanique fermée -Incendie
de blé -Dégagement de poussière -Chute libre des opérateurs à
l’intérieur des silos
Elévateurs, -Equipement de production -Physique -Manutention manuelle -Coupure
Zone4 :Unité de transporteurs et -Pluie récurrente -Mécanique -Périmètre de travail glissant -Blessure
production de autres -Glissade
farine équipements de -Inhalation de poussière
manutention -Pollution sonore
Brûlure, incendie, explosion, chute de hauteur, chute d’objet, chute de plein 12 37,5
Physiques pied, surdité, coupure par lame, éblouissement, vibration, Heurt de
personnes, amputation des doigts
Entrainement, heurte, renversement, écrasement, coincement de doigt, 7 21,87
Mécaniques
collision, inondation
Ecroulement ; Harcèlement verbal, agressions physique, Suicide, troubles 18,75
Psychosociaux dépressifs, Fatigue 6
Les résultats du traitement de ces données sont présentés selon trois axes : selon le nombre de
cas d’accident enregistrés au cours des cinq dernières années, selon la fonction de l’accidenté
et selon la nature des accidents.
25
16
13
12 12
14 13
12
12 11
10
8 7
6
4
4 3 3
2 2 2
2 1 1 1 1
0
s s s ce ne en t ur ur
l in ur re ire lle ar ilo ie
n
gi
le
ou he nai nan g iè nici ora nne qu urs u ffe s in uffe Vi
c e y a p a
sm sa on nt 'h éc s io de te Ch
a
ag Ch
a
ur En nti ai tsd M T em ca i er é ra m
e e m c n p t
a t ut e en e
o e O an
ér an sd Ag vr M
ist
Op M
en
t
œ
u
As
s
Ag d'
i n
a
M
Nombre d'accidents
Ce diagramme nous renseigne dans un premier temps que les fonctions majoritairement
touchées par les accidents de travail sont les manutentionnaires (20,63%), suivi des
ensacheurs (19,04%) et des agents de maintenance (17,46%). Dans un deuxième temps nous
avons les opérateurs moulin (11,11%) et les agents d’hygiène (6,34%). Troisièmement, nous
avons les temporaires et la main d’œuvre occasionnelle (avec 3,17% chacun), les chauffeurs
et les assistants magasiniers (avec 1,58% chacun). Ces résultats s’expliquent clairement par le
fait que les employés principalement touchés sont permanemment en contact avec des
équipements(machines) dangereux et tranchants. Hormis cela, la récurrence des travaux
effectués dans des zones à risques par ces employés ; avec une charge de travail forte, ne peut
que concourir à les exposer davantage à ces accidents de travail. Ces résultats sont en parfaite
harmonie avec ceux de l’étude de danger qui classaient déjà les zones d’affectation de ces
employés dans la catégorie de zone à haut risques.
30
25 24
20 19
15
11
10 9 8
5 6 6 5
5 4 3
0
t t t e t oc r re e n s
en en en gi ur eu pu ul sio tre
ba
l
He Ch ut tic lli
ce
m
se
m em a Co
u r Au
in ra in m h pa Co
Co Ec tra Lo s et de
En ed on
pi cti
n e
ei oj
pl pr
de
e
ut
Ch
Il ressort de ce diagramme que les principaux accidents rencontrés sont les coincement (24%),
les écrasements (19%), les entrainement (11%), les lombalgies (9%), les heurt (8%) ; ce qui
représente 71% des accidents enregistrés au sein de LA PASTA. Les 19% restants sont
repartis entre les coupures, chute d’objet, chute de hauteur, projection de poussière, et autres.
Ceci est en adéquation avec les activités menées par les employés dont les fonctions sont les
plus représentées dans le registre des accidents.
L’étude de l’accidentologie à LA PASTA, dans les sites semblables et dans les installations
mettant en œuvre des équipements semblables à ceux de LA PASTA a permis de tirer
d’entrée de jeu des enseignements quant aux accidents les plus susceptibles de se produire
dans le site de l’entreprise et d’avoir une idée sur des mesures devant être mise en place afin
de réduire l’occurrence de ces accidents. Ainsi, les principaux accidents sont, les coincements
/écrasements, dus principalement à la manipulation des appareils de production, à
l’insuffisance et la connaissance des mesures de sécurité mise en place ou aussi à une
maladresse. Les autres accidents rencontrés sont les lombalgies, les heurts, les chutes de
hauteur ou de plein pied lors des opérations de maintenance, les coupures, les chocs, les
entrainements etc… On constate également que dans la majorité des minoteries au Cameroun,
les situations dangereuses ou des dangers conduisant à la survenance des risques
professionnels sont liés à la main d’œuvre, aux matériels et à la méthode de travail similaire à
l’accidentologie observé au niveau des minoteries de l’occident où les accidents sont aussi
beaucoup plus liés aux équipements.
Le tableau suivant nous permettra d’identifier les potentiels dangers dans un environnement
donné et à évaluer le niveau de risque associé à chaque danger.
s/ Opérations Produits Événement causes Phénomène conséquences Evaluation Mesures ex
s Redouté dangereux Des risques
Fi Gi Ci
x Conception des Feuilles de Coupure des Mauvaise organisation Stress Electrocution, 2 3 6 -Sensibilisa
if feuilles de routes et fils électriques, du travail, mauvais permanent, chute d’objet,
route suivi des chute du contrôle des mauvaise licenciement, -Installation
travaux matériel de installations, mauvais organisation du glissade, disjoncteur
travail, rangement, mauvaise travail, manque heurt, suicide
incompétence,
architecture des espaces d’autonomie et
s
de travail de marge de
manœuvre,
erreur humaine
Test du blé et Blé farine, Mauvais Vétusté de l’équipement Sur chauffage -Brulures 2 4 8 Port des EP
farine beignets, fonctionnement des appareils, installation
pain des appareils manipulation -Explosion d’extincteur
des substances sensibilisati
chimiques
dangereuses,
erreur humaine
RB1 Pont bascule Pesée Camions Collision des -Défaillance Collision -Dégâts
camions mécaniques matériels
-Non-respect des
consignes de sécurité
RB2 Camions et Approvisionnement Blé, sac Collision entre Défaillance Collision Dégât matérie
véhicules et expédition de farine, camion et/ou mécanique( état des atteintes
sac de véhicule, heurt du freins), excès de vitesse, physique, déc
son personnel non-respect des
mesures de sécurité
SB2 Silo Stockage Blé Présence d’une Malveillance, Erreur Incendie Dégâts
source de humaine, feu à matériels, Déc
chaleur proximité
AP0 Mélangeuse Traitement de blé Blé Emission de blé Fonctionnement de Haut niveau Atteinte
2 mélangeuse sonore auditives
AP0 Filtres Dépoussiérage, Poussière Présence d’une Malveillance, inattention Incendie Dégâts matér
3 filtrage source de des opérateurs, avec
chaleur dysfonctionnement conséquences
majeures pou
l’usine
MA1 Magasin Stockage Sac de Chute de -Circulation des histers Collision -Blessure
farine produits finis chargés de farines et des
personnes -Chute de -Chute de
-Mauvais état plein pieds produits finis
des histers sur personne
Eblouisseme
-Mauvaise nt Eblouisseme
disposition des
produits finis
sur les histers
Tableau12 :
L’analyse préliminaire des risques dans le site de minoterie de LA PASTA a fait ressortir 10
scénarii repartis dans les différentes sections du site selon le découpage effectué. Ces scénarii
retenus et présentés ci-dessous, sont regroupés d’après le type de cause ou de phénomène
dangereux : SR01 : Electrisation d’un employé administratif ;
La Figure8 présente l’ensemble des causes des différents risques d’accident identifiés
au sein de l’usine de minoterie de LA PASTA
3.2.2 Hiérarchisation des risques d’accidents
Les potentiels risques d’accident identifiés sont classés en fonction de leur niveau de criticité
initial et présentés sur la figure 9 ci-après
Criticité
14
12
10
8
6
4
2
0
n e e e e on t e t e e u t s e t
sio ndi nor pur i èr ti en pur en pur s ur ea e ur i ed ad en
o s a m m s p H p s m
pl ce so Co
u us xic ne Co
u
ne
u e la is se
Ex In au po to ai ai co Bl e le
in Gl er
e e In tr tr d p v
ni
v d En En on de Dé
ut ti on tati te
a i u
H
ha
la Irr Ch
In
Le diagramme suivant quant à lui, détaille les proportions de risques en fonction de leur
criticité.
Ce diagramme révèle que les risques majeurs ont la plus grande proportion évaluée à 46,6% ;
ensuite les risques moyens avec une proportion de 33,33% et enfin les risques très majeurs
ARIELLE BRENDA 52
avec une proportion de 20%. Il n’existe donc pas de risques mineurs dans l’exécution des
activités menées au sein de l’usine car, tout accident de travail dans cette usine peut
engendrer des dommages considérables. Il est donc impératif que toutes les parties prenantes
garantes de la sécurité du personnel, fassent le nécessaire pour que les cas d’accidents se
fassent de plus en plus rares.
Ces résultats montrent que les aspects hygiène, sécurité et environnement ne sont pas
parfaitement pris en compte par la direction générale. Les mesures de maitrises des risques
mises en place ne sont pas totalement respectées au sein de la structure. Ces résultats font
également appel à une intervention de la hiérarchie, visant à mettre en œuvre des mesures de
maitrise des risques, en insistant sur la sensibilisation, le développement des stratégies et
méthodes pouvant permettre au personnel de respecter à la lettre toutes les mesures de
sécurité mise en place au sein de cette structure.
ARIELLE BRENDA 53
3.3 Propositions des mesures additionnelles des risques et élaboration d’un plan de gestion des risques
Tableau13 : DUERP
ARIELLE BRENDA 54
harcèleme
nt
Incendie Mauvais 3 4 12 1
branchem
ent des
installatio
ns
Troubles Travail 3 3 9 2
dépressifs sous
pression,
conflits
internes
ARIELLE BRENDA 55
Chute de Maladress 2 2 2 3 dans le laboratoire
plein pieds e -Recyclage du
personnel
Zone2 :Réce Fosse de -Pesée Collision de Mauvaise -Port des EPI 3 3 9 2 -Limiter l’accès à DG Dans les plus
ption de blé réception de - camions manœuvre -Sensibilisation cette zone HSE bref délais
blé Approvisi -Sensibiliser les Resp silo
onnemen Heurt de Maladress 3 1 3 3 chauffeurs de
t et personnes e des camions sur la
expéditio personnes manœuvre de leur
n de blé Incendie Montée de 3 4 12 1 camion dans cette
poussière zone là
et -Exiger le port des
températu EPI
re élevée -Contrôler
Inhalation Montée de 3 3 9 2 réellement
de poussière activités de
poussière déchargement de
Chute de Inattentio 2 2 4 3 blé
plein pieds n
Zone3 :Stock Silo de -Stockage Explosion Montée de -Port des Epi 3 4 12 1 -Mettre sur pieds DG
age de blé stockage de de blé poussière -Sensibilisation un programme HSE
blé et annuel de Resp Silo
températu nettoyage des silos
re élevée et veiller au
Chute de Lors des 3 3 9 2 respect de celui-ci
hauteur activités -Sensibiliser le
de personnel sur
maintenan l’attitude à
ce adopter lors du
ARIELLE BRENDA 56
Asphyxie Lors du 3 4 12 1 nettoyage des silos
traitement -Eviter de fumer
phytosanit aux alentours des
aire silos
Zone4 : Zone Moulins Traiteme Coupure Manipulati -Mise à disposition des 3 2 6 2 -Sensibiliser le HSE Dans les plus
de nt de blé on et Epi personnel sur les Resp bref délais
production Blessure contrôle 3 1 3 3 gestes et posture ensacheu
de farine et des en milieu du travail r
Surdité 4 3 12 1
son moulins -Veiller au port des
Mélangeuses Traiteme Inhalation Manipulati -Mise à disposition des 3 3 9 2 EPI par le
nt de blé de on de EPI personnel
substance produits -prévoir des visites
chimique chimiques systématiques au
moins deux fois/an
Irritation de Manipulati 3 3 9 2 -Instaurer des
la peau on des séances de safety
produits une fois/semaine
chimiques -Sensibiliser le
Surdité Bruits 4 3 12 1 personnel sur
intenses l’importance du
des reporting de leur
moulins et doléances et
groupes suggestions
électrogèn -Promouvoir des
e séances
Filtres Dépoussi -Inhalation Lors des -Mise à disposition des 3 2 6 2 d’échanges entre
érage de activités EPI le personnel et les
-Filtrage poussière de responsables sur
contrôle les conditions de
Ensacheuses Ensachag Inhalation Lors de -Sensibilisation 3 3 9 2 travail
e de de farine l’activité -Etre plus réactif
farine et Intoxication d’ensache 3 3 9 2 au problème de
ARIELLE BRENDA 57
son Chute de use et 3 1 3 3 remplacement des
plein pieds d’étiqueta EPI
Blessure ge 3 1 3 3 -Impliquer le
Surdité 3 4 12 1 personnel dans le
Bande Transport Blessure Lors des -Mise à disposition des 3 1 3 3 processus de choix
transporteus matière activités EPI de ses EPI
e de -Formation des
Chute de maintenan 3 1 3 3 employés
plein pieds ce
Zone5 : Magasin de Stockage Lors du -Mise à disposition des 3 3 9 2 -Sensibilisation du HSE Dans les plus
magasin de stockage des Collision transport EPI conformes personnel sur les bref délais
stockage produits Histers/pers des méthodes de
finis onnes produits rangement
Heurt finis 3 1 3 3 -Procéder à une
vérification
Chute de 3 1 3 3 régulière du
plein pieds local(après pluie)
ARIELLE BRENDA 58
3.3.2 Niveau de criticité près traitement du risque
Après implémentation effectives des mesures de prévention énumérées dans le DUER, il est
important de réévaluer le niveau de maitrise des risques.
La figure ci-après montre les proportions des niveaux des risques après la mise sur pieds des
moyens de maitrise additionnelles recommandées.
20%
25%
55%
Figure11 : Niveau de criticité après mise en œuvre des moyens de mesures additionnelles
ARIELLE BRENDA 59
été définies en se référant aux prescriptions des guides de l’INRS qui comprend des
professionnels du secteur industriel.
ARIELLE BRENDA 60
Diffuser auprès de tous les travailleurs, les informations relatives à la
protection de la santé des travailleurs et au bon déroulement du travail ;
De susciter, d’entretenir et de développer l’esprit de sécurité parmi les
travailleurs ;
3.3.2 Plan de management des risques.
Le tableau ci-après présente le plan de management des risques des activités menées dans
l’usine de minoterie de LA PASTA
Tableau9 : Plan de management du risque
Insérer le logo Rédigé le 18Juin
de PLAN DE MANAGEMENT DU RISQUE 2023
l’entreprise Par : NTSASSOU
MPOUED Aryelle
Florende Brenda
Validé par :
ARIELLE BRENDA 61
atteintes adéquats
auditives et
respiratoires
Zone4 : Zone -Coupure - Limiter les -Doter les employés -Fiches de - Taux de -DG
de production -Blessure dommages d’EPI conformes dotation des dommage -HSE
-Chute de corporels et -Afficher clairement les EPI Corporel et -Responsable
plein pieds matériels consignes de sécurité -Nombre dégâts production
-Heurt -Limiter les dans l’usine de d’accidents matériels
-Surdité atteintes production enregistrés enregistrés
-Inhalation de auditives et -Sensibiliser les -Présence -Rapport
poussière respiratoires ouvriers sur le respect d’alarmes et d’entretien du
-Intoxication des procédures d’extincteurs matériel de
-Incendie - Installer les panneaux dans l’usine production
-Explosion- de sensibilisation sur
les risques liés à la
production
-Etre plus réactif aux
problèmes de
défaillance
équipements
- Installer des moyens
d’extinction adaptés
(extincteur) et veiller à
leur vérification
régulière
Zone5 : -Chute de Limiter les -Sensibilisation sur les -Nombre -Règle de -DG
Magasin et plein pieds dommages mesures de sécurité d’accidents circulation -HSE
aire de -Heurt corporels et -Repartir clairement les enregistrés mise en place -Chef magasinier
stockage -Collision les dégâts voies de circulation des -Rapport de
histers- matériels parties prenantes sensibilisation
personnes (histers et personnes) -Dégâts
- matériels
enregistrés
ARIELLE BRENDA 62
CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS
LA PASTA S.A est une agro-industrie très attachée aux différentes fonctions de son
groupe parmi lesquelles, garantir la santé et la sécurité de toute personne de l’entreprise et
améliorer sans cesse la sécurité pour tendre vers le « 0 accident ». Au cours de cette étude,
nous nous sommes rendu compte qu’afin de pouvoir satisfaire de façon la plus optimale à
cette mission, il était nécessaire que l’entreprise réponde à un certain nombres d’exigences
réglementaires et que l’ensemble du personnel ait à sa disposition un inventaire des risques le
plus clair et le plus exhaustif possible associé à son poste de travail. Pour y parvenir, une
démarche méthodologique en trois (3) étapes (recherche documentaire, collecte des données
sur le terrain, analyse/exploitation des données) a été faite. Une description générale du site a
été faite et un accent particulier a été mis sur les zones dans lesquelles notre étude a été
menée. A l’aide de la méthode d’Analyse Préliminaire des Risques (APR), l’identification
des dangers internes au site et une analyse des risques ont pu être faite. Cet exercice nous a
permis de répertorier les dangers liés aux équipements, aux procédés, au mode opératoire mis
en œuvre et aux produits chimiques utilisés dans le site. À l’issue de cette analyse, cinq (5)
familles de risques ont été recensées à savoir : risques physiques (qui d’ailleurs sont les plus
dominants), risques mécaniques, risques ergonomiques, risques chimiques & biologiques et
risques électriques. Par la suite, en fonction de leur niveau de criticité, ces risques ont été
classés en quatre catégories : risques très majeurs, risques majeurs, risques moyens et risques
mineurs. Selon cette classification, le constat fait est qu’il existe plus de risques majeurs au
sein de cette industrie et ceux-ci peuvent causer d’énormes dommages tant pour l’employeur
que pour l’employé. Toutefois, une analyse du niveau de prise en compte des aspects
hygiène, sécurité et environnement (HSE) nous a permis d’élaborer un DUERP et un plan de
prévention des risques qui permettront s’ils sont implémentés, de réduire considérablement le
taux d’accident ou maladies professionnelles et d’améliorer les conditions du travail de tout
un chacun.
Malgré les contraintes rencontrées au fil du temps, nous avons eu des résultats assez
satisfaisants. Le personnel nous a dans l’ensemble aidé à obtenir les résultats qui ont été
présentés. Ainsi, nous pouvons dire que les objectifs fixés ont été atteints.
Au-delà de la satisfaction du travail accompli, nous gardons de ce stage le côté
relationnel fort qui, nous a donné l’opportunité de développer nos capacités de réflexion, de
ARIELLE BRENDA 63
synthèse, d’organisation et d’autonomie qui sont des atouts nécessaires pour un métier
d’ingénieur, en ajustant la théorie faite à l’école à la pratique réelle sur le terrain industriel.
Pour bien assurer la mise en œuvre des mesures de maitrise des risques, nous
recommandons à LA PASTA :
De renforcer la sensibilisation sur les mesures d’hygiène et de sécurité au
travail : séance de Safety (minimum une fois par semaine) ;
De veiller au port permanant des EPI dans les unités de travail ;
De former les employés sur les premiers secours en cas d’accident ;
De faire de la gestion des risques l’une des priorités car aucune mesure ne sera
efficace si la direction n’est pas engagée ;
Intégrer l’employé dans le processus de choix de son équipement de travail ;
De mettre à la disposition du personnel le DUERP ;
Faire des mise à niveau de ce Document au moins une fois l’an
De mettre en place un système de management de la santé et de la sécurité selon la
norme ISO 45001 car ce système permettra à l’entreprise de :
• Renforcer son engagement à améliorer de façon continue sa
performance liée à la santé et à la sécurité ;
• Respecter les exigences légales et autres exigences en matière de la
santé et sécurité au travail ;
• Réduire le taux d’accident et des maladies professionnelles au travail ;
• Réduire le taux d’absentéismes et de rotation du personnel ;
• Réduire les coûts de primes d’assurance ;
• Améliorer l’image de l’entreprise et renforcer la confiance des clients ;
• Augmenter le rendement et garantir la pérennisation de l’entreprise…
ARIELLE BRENDA 64
BIBLIOGRAPHIE
Berg karabach K., et Miller, (1992). Measuring balance in the elderly: Validation and
instrument, Canadian Journal of Public Health, 83p. Blond (1996). Prévention des risques
industriels, vol. 16, 3p.
Boudergui H., Lounis K., (2021). La mise en place d’un système de gestion santé sécurité au
travail à l’aide d’un progiciel de gestion « sistema ambiente », mémoire, Université Batna2-
Mostefa Ben Boulaid, Algerie, 130p.
Edwards J. R. D., Ollierou, (2014). "Profiling contextual factors which influence safety in
heavy vehicle industries," Accid. Anal. Prev., vol. 73, 10p.
Eustache E., Muller S. et Magagi, (2009). « Management des risques de l’entreprise : Ne
prenez pas le risque de ne pas le faire ! », vol. 3/4, 14p.
Fang S.H., Liang Y.C., et Chelle, (2012). Developing a mobile phone-based fall detection
system on android platform. Computing, Communications and Applications Conference, 3p.
Friswell R., Williamson, (2010). "Work characteristics associated with injury among
light/short-haul transport drivers," Accid. Anal. Prev., vol. 42, no. 6, 6p.
Gaudemaris R., (2003). Définition et principes généraux des accidents de travail, 2p.
Gillespie L., et Abou-Zounon S., (2007). Intervention for preventing falls in elderly people
(Review), Cochrane Libre, 11p.
Hanowski R. J., Jebereanu L., Jebereanu S. A., et Vlaicu B., (1998). "Safety issues in
local/short haul trucking: The drivers' perspective," communication presented a Proc. Hum.
Factors and Ergonom. Soc. Annu. Meeting, 4p.
Huang A.R., et Baechler L., (2012). Medication-related falls in the elderly: Causative factors
and preventive strategies. Drugs and Aging, 20p.
INRS, (2008). Evaluation des risques professionnels: principe et pratiques, 10p.
ARIELLE BRENDA 65
Mazouni L., (2008). « Pour une meilleure approche du management des risques : de la
modélisation ontologique du processus accidentel au système interactif d’aide à la décision »,
mémoire, Institut National Polytechnique de LORRAINE, France, 158p. MINTSS., (2020). «
Le Comité d’Hygiène et Sécurité : institution de paix sociale, de prévention, de productivité et
de développement durable », termes de référence, Cameroun, 9p.
Ngagnigni Z., (2021). Contribution à la gestion des risques professionnels liés aux activités
d’une scierie industrielle: cas de la scierie DINI ET FILS D’ABONG-MBANG, Mémoire,
Ebolowa, Université de Dschang/FMBEE, p59.
Niang A., (2021). Evaluation des risques professionnels et mise en œuvre d’un programme de
prévention des risques : cas de la station d’épuration des eaux usées des niayes et de rufisque
de l’office nationale de l’assainissement du Sénégal (ONAS). Mémoire, 2IE, Burkina-Faso,
144p.
Norme CSA Z1002-12, (2013). Santé et sécurité au travail - Identification et élimination des
phénomènes dangereux et appréciation et maîtrise du risque.
Norme IEC/ISO 12100, (2010). Gestion des incidents liés à la sécurité de l’information.
Conférence internationale de management de la sécurité de l’information selon la norme
ISO/IEC 27001 Paris. 25p.
Norme IEC/ISO 31010, (2009). Risk management - Risk assessment techniques.
Ollierou et Meriem S., (2004). « Vulnérabilité : une notion d’avenir », mémoire, école
Nationale Supérieure des Mines, Saint-Etienne France, 78p.
Patrick P.W.L., Jean P. M., (2003). Le principe de prévention, le culte de la santé et ses
dérives, édition seuil, 17p.
Reese C. D., (2012). "Accident/incident prevention techniques," dans Fleet safety program,
46p.
Rogers, M. E., et Eustache Ebondo, (2003). Effects of modular course training on mobility
in older adults aged 79-90years. Disability & Rehabilitation, 4p.
Rogers, M.E., et Victor I., (2003). Methods to assess and improve the physical parameters
associated with fall risk in older adults. Preventive medicine, 9p.
Shibuya H., Brun, Jean P. et Martel J., (2010). "Hazard scenarios of truck drivers'
occupational accidents on and around trucks during loading and unloading," Accid. Anal.
Prev., vol. 42, no. 1, 1p.
ARIELLE BRENDA 66
Spielholz P., et Imène G., et Ayman R., (2008). "Assessment of perceived injury risks and
priorities among truck drivers and trucking companies in Washington State," J Safety Res,
vol.
39, no. 6, 10p.
Spitzenstetter F., (2006). "Optimisme comparatif dans le milieu professionnel : l'influence de
la fréquence et de la gravité sur la perception des risques d'accident du travail," Psychologie
du Travail et des Organisations, vol. 12, no. 4, 10p.
Sites internet [En ligne]. Adresse URL: [Link]
professionnels/[Link]: site consulté le 13 Avril 2022.
ARIELLE BRENDA 67
ANNEXES
ARIELLE BRENDA 68
ARIELLE BRENDA 69
ARIELLE BRENDA 70