UNE LONGUE HISTOIRE DE LA MATIÈRE Thème 1
Atelier 3
COMMENT LA MEMBRANE PEUT-
ELLE DÉLIMITER LA CELLULE ?
1e partie :
étude documentaire en autonomie (Documents ressources en ligne + Belin )
➢Rappeler le rôle de la membrane plasmique dans une cellule.
➢Indiquer de quoi est composée la membrane.
➢Chercher les définitions d’hydrophile et lipophile (doc.3 p.56)
➢Analyser l’expérience du doc.6 p.57 pour en déduire la localisation des
protéines au sein de la membrane biologique. Expliquer le rôle de ces
protéines à l’aide du doc. C.
➢Compléter alors le schéma avec : phospholipide, tête hydrophile, queue
hydrophobe, cholestérol, glucide, protéines membranaires. Regarder la
vidéo pour se corriger.
Délimitation de
l’espace intracellulaire,
Entre deux milieux
aqueux, le cytoplasme
et le milieu
extracellulaire
RÔLE ?
Composition de la membrane ?
Doc. B : COMPOSITION CHIMIQUE DE MEMBRANES BIOLOGIQUES
La partie hydrophobe (ou
lipophile) évite le contact avec
l’eau, au contraire de la partie
hydrophile. Une région
hydrophile d’une molécule
s’associe préférentiellement avec
une région hydrophile d’une
autre molécule. Une région
lipophile d’une molécule
s’associe préférentiellement avec
une région lipophile d’une autre
molécule. Ces associations se
font par des liaisons chimiques
faibles (moins stables que les
liaisons covalentes).
Amphiphile : molécule comportant une partie hydrophobe et une
partie hydrophile.
Hydrophile : ayant une affinité avec les solvants aqueux
Lipophile (ou hydrophobe) : ayant une affinité pour les solvants
apolaires (composés à longue chaîne carbonée).
Les rôles des protéines
- canaux (échanges de molécules),
- récepteurs (liaison avec une molécule puis transmission
de l’information à la cellule),
- facteur d’adhésion (cohésion entre cellules ou avec la
matrice extracellulaire),
- acteur dans des réactions enzymatiques
Extracellulaire
Hydrophile
Membrane Hydrophobes
plasmique
Hydrophile
intracellulaire
Diffusion (gaz, …) Eau Phospholipides
Protéines membranaires
MODELE DE
LA
MOSAÏQUE
FLUIDE
ETABLI PAR
SINGER ET
NICHOLSON
EN 1972
REPRESENTATION DE LA
STRUCTURE DE LA MEMBRANE
PLASMIQUE VUE EN COUPE
(ASPECT 2D) –
CONSTRUIT A L’AIDE DU
LOGICIEL BIORENDER
Les phospholipides adoptent spontanément diverses organisations en milieu
aqueux. L’intérieur des micelles est un milieu lipophile (le milieu intérieur est
délimité par une monocouche de phospholipides) alors que l’intérieur des
liposomes est de nature hydrophile (séparé du milieu extérieur par une
bicouche lipidique).
Ces deux vecteurs lipidiques peuvent enfermer un médicament. Des
marqueurs protéiques appropriés peuvent être rajoutés dans leur
enveloppe pour qu’ils soient reconnus par les cellules cibles. Ils permettent
la fusion de la vésicule et de la membrane plasmique (de même nature),
libérant le contenu de la vésicule directement dans la cellule cible. Selon la
nature du médicament, on utilise une micelle (méd. hydrophobe) ou un
liposome (méd. hydrophile).
Document 2 : expérience analogique, l’osmomètre réalisé la 1ère fois par le français Henri DUTROCHET en
1827, qui, par ses travaux expérimentaux, participe à l’élaboration de la théorie cellulaire.
Passage
Passage
d’eau dans
d’eau vers
le sens
le milieu le
opposé
plus
visible
Solution de concentré
saccharose
Membrane colorée au bleu
hémiperméable de méthylène
eau
Les mouvement d’eau et des différentes substances dans l’organisme se réalisent en fonction de leur
concentrations : Les lois physique sont les mêmes qu’en dehors du vivant, et les systèmes évoluent vers un
équilibre des concentrations. Dans l’organisme, les deux milieux de concentrations différentes sont séparés
par une membrane plus ou moins perméable. Dans l’expérience, seule l’eau peut passer, colorée ou non.
Si la membrane est semi- perméable, c’est l’eau qui se déplacera du milieu le moins concentré
en solutés (solution hypotonique) vers la solution la plus concentré en solutés (solution
hypertonique). Ce phénomène est appelé osmose.
Dans la membrane plasmique de la cellule, ces
flux d’eau sont assurés par des protéines
comme les aquaporines. Elles permettent le
passage de l'eau de part et d'autre de la
membrane tout en empêchant les ions de
pénétrer dans la cellule.
Pour une explication plus poussée des forces
mises en jeu :
https://www.youtube.com/watch?v=N2ucq9-
EyvQ
APPLICATION
Traitement et purification de l’eau
L’une des principales utilisations de l’osmose est le traitement de l’ eau. Grâce à des
méthodes connues sous le nom d’osmose inverse ou ultrafiltration, les industries
ainsi que les établissements publics purifient et débarrassent l’eau des impuretés,
comme les sels, les métaux lourds, les virus et les bactéries. Ces techniques sont
largement utilisées pour produire de l’eau potable, améliorant ainsi la qualité de
l’eau disponible pour les consommateurs.
Industrie alimentaire
L’osmose joue également un rôle important dans la production alimentaire. Par
exemple, elle permet la concentration de jus de fruits sans nécessiter l’utilisation de
chaleur, ce qui préserve les nutriments et les arômes naturels. De plus, l’osmose
contribue au processus de séchage osmotique des aliments, qui consiste à extraire
l’eau des fruits et légumes en utilisant une solution concentrée de sel ou de sucre.
Production d’énergie
Les technologies basées sur l’osmose offrent également des opportunités
intéressantes dans le domaine de la génération d’énergie. L’osmose peut être
exploitée pour produire de l’électricité grâce à une technologie appelée « pression
rétinienne ». En tirant parti de l’énergie libérée par la rencontre entre l’eau
Deux solutions qui ont une concentration en solutés
identiques (et sont donc en équilibre osmotique)
sont dites isotoniques.
Dans tous les cas, le système évolue de manière
à se rapprocher de l’isotonie. Si le milieu
extracellulaire est hypotonique par rapport au
milieu intracellulaire, l’eau va avoir tendance à
entrer dans la cellule : La pression dans la cellule
devient alors élevée. La cellule est dite
turgescente. Si la pression intracellulaire devient
élevée, la membrane se rompt, le contenu
cellulaire se disperse : la cellule meurt si elle est
isolée (globule rouge) ou le gonflement est limité
par la paroi.
À l’inverse si le milieu extracellulaire est
hypertonique par rapport au milieu
intracellulaire, l’eau va avoir tendance à quitter
la cellule : la cellule est dite plasmolysée.
(hématie crénelée ou cellule d’épiderme oignon
rouge avec un aspect retracté de la cellule par
rapport à la paroi).
NB : Ces phénomènes sont réversibles tant que les
membranes ne sont pas rompues
La membrane plasmique, organisation moléculaire et lieu d’échanges
La cellule, unité fondamentale du vivant, est un milieu réactionnel aqueux, séparé de
l’extérieur par une membrane, appelée membrane plasmique. Cette membrane est
constituée d’une bicouche lipidique (phospholipides) dans laquelle sont insérées des
protéines. Ces deux catégories de molécules possèdent des régions hydrophiles et
lipophiles qui établissent des interactions.
Molécules exogènes et fonctionnement cellulaire
La cellule est en interaction permanente avec son environnement, avec lequel elle
réalise de nombreux échanges :
– des échanges de matières minérales, comme de l’eau
(plasmolyse/turgescence) ou des gaz (CO2, O2), ou organiques (comme du glucose,
nécessaire à la respiration cellulaire qui permet la production d’énergie) ;
– des échanges d’informations.
Ces échanges permettent un bon fonctionnement cellulaire.
La membrane plasmique peut posséder des récepteurs faisant de la cellule une cellule
cible à certaines hormones. Les molécules exogènes permettent le fonctionnement
cellulaire, mais peuvent provoquer des dysfonctionnements.
BELIN P.58-59
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