Structure Atomique Et Classification Périodique
Structure Atomique Et Classification Périodique
PERIODIQUE
I. Structure atomique :
I.1. Les particules élémentaires :
L’atome est vu comme formé par un « nuage d’électrons chargés négativement » (les
électrons sont connus depuis la fin du 19 ème siècle, rayons cathodiques) entourant le noyau
chargé positivement qui contient la quasi-totalité de la charge de l’atome (mis en évidence par
RUTHERFORD en 1911 : particules α – noyau He2+ - traversant une mince lame d’or).
b) Le noyau :
Le noyau est formé de deux types de particules élémentaires appelés nucléons :
- le proton qui a une charge qp = + 1,60.10-19 C et une masse mp = 1,673.10-27 kg = 1836 me
- le neutron (découvert par CHADZICK en 1932, durée de vie brève 20 mn) qui a une charge
nulle qn = 0 et une masse mn = 1,675.10-27 kg
On remarque que les protons et les neutrons ont une masse sensiblement égale mais
une charge totalement différente.
Le noyau a donc une charge positive.
Protons et neutrons sont maintenus ensemble par l’interaction forte.
Un atome comporte autant d’électrons que de protons (sa charge globale est donc
nulle).
L’univers renferme exactement le même nombre d’électrons que de protons.
Toute la masse de l’atome est concentrée dans le noyau.
I.2. Représentation :
A chaque élément chimique, on a associé un symbole. Il s’écrit toujours avec une
majuscule, éventuellement suivie d’une minuscule.
La représentation symbolique d’un atome est : AZ X
Z est appelé numéro atomique ou nombre de charge, il désigne le nombre de protons du
noyau (c’est aussi le nombre d’électrons car l’atome est neutre).
A est le nombre de masse. Il correspond à la somme (protons + neutrons) exprimée en unités
de masses atomiques. Comme ces particules ont des masses voisines de l’unité de masse
atomique, il s’ensuit que le nombre de masse est égal à la somme des nombres de protons et
de neutrons. De même, il correspond à la masse atomique, exprimée en gramme, de la mole
d’atomes de l’élément considéré.
N représentant le nombre de neutrons, on a la relation : A = Z + N.
Exemples :
28
14 Si pour le silicium A = 28
80
35 Br pour le brome A = 80
Z = 35, donc 35 protons et 35 électrons
N = A – Z = 80 – 35 = 45 neutrons
nombre de neutrons
Le rapport peut donner des indications sur la stabilité du noyau.
nombre de protons
Si ce rapport ≈ 1, l’atome est stable ; s’il est ˃ 1,5 l’atome est instable, il est radioactif.
Exemples :
40 A−Z
20 Ca =1 atome stable
Z
237 A−Z
93 Np = 1,55 atome radioactif
Z
Exemples : 6c , 6c , 6c
12 13 14
o , 8o , 8o
16 17 18
8
2
Deutérium 1 H 1 1
3
Tritium 1 H 1 2
Une étude plus complète du spectre de raies dans les domaines UV et IR montre
l'existence de plusieurs séries convergeant chacune vers une valeur commune. Les nombres
d'ondes de toutes les raies du spectre sont reliés par la relation de Ritz suivante:
1 1 1
(
ν̄= =R H 2 − 2
λ m n ) avec m < n m, n ℕ*.
La valeur m = 1 donne naissance à la série de Lyman; m = 2, série de Balmer; m = 3, série de
Paschen; etc.
I.5. Théorie de BOHR (1913) :
En s'inspirant de l'étude du spectre d'émission de l'hydrogène, Bohr proposa une
théorie qui concilie les dernières constatations expérimentales et le modèle planétaire de E.
Rutherford.
Bohr conserva à l'électron de masse m0, de vitesse v son mouvement de rotation circulaire (de
rayon r) autour du noyau, comme l'avait proposé Rutherford.
Pour expliquer la discontinuité du spectre d'émission, il émet deux hypothèses connus sous le
nom de postulats de Bohr.
1er postulat: L'électron occupe des orbites privilégiées sur lesquelles il ne rayonne pas
d'énergie Autrement dit, il n'y a que certaines valeurs qui sont permises pour le rayon.
Chaque orbite va avoir une énergie bien définie: elle est quantifiée. Pour Bohr tant que
l'électron est sur une orbite privilégiée, il ne peut émettre ou absorber de l'énergie. Son état
énergétique est stationnaire.
2e postulat: Toute variation d'énergie de l'atome s'effectue par saut de l'électron d'une
orbite permise à une autre. La différence d'énergie entre les deux niveaux correspond à
l'émission ou l'absorption d'un quantum ou photon .
Au cours de ses travaux en 1905, EINSTEIN avait conclu que la discontinuité des spectres
optiques s’interprète par des transitions depuis des niveaux d’énergie différents :
h
( m v 0 ) r =n 2 π =nℏ( 4)
2 2 2 2 2 2
1 Ze m0 v n h h E 0 n2 n
2
D’où : = = ⇒ rn = =a 0 ,
4 π ε0 r2 m0 r 4 π 2 m0 r 3 2
π m0 e z z
2
h E0
a 0= 2
=0.529 Å , c’est le rayon de BOHR.
π m0 e
Pour
r n et En on peut désormais écrire les formules suivantes.
n
2
r n =a0
E0
z En =−
o n2
a 0=0. 53 A E0 =13 . 60 eV
E p−E n =ΔE=hυ
Les longueurs d’onde des transitions observées dans les spectres d’émission des ions
hydrogénoïdes excités satisfont à une relation générale du type :
c Z2
p
Z2
n
1 1
E p−E n =h =−E0 2 + E 0 2 =E 0 Z 2 2 − 2
λ n p ( ) p>n
1 E0 2 1 1
d'où n p ( 1 1
n p )1 1
= Z 2 − 2 =R H Z 2 2 − 2 =R X 2 − 2
λ hc n p ( ) ( )
( Z−1)+
RX = constante de Rydberg de l'ion hydrogénoïde Z X
On retrouve la formule de Ritz qui est en fait une généralisation de la formule de Balmer.
1
υ=
λ est le nombre d'onde (m-1).
E0 me 4 me4
R Hcal = = 2 3
= 3
=10973776 m−1
hc 4 π ( 4 πε 0 ) ℏ c 8 ε 2 h c
0
R Hcaℓ (10973776.m-1) est peu différente de la valeur expérimentale R H exp (10967776 m-1).
L'écart entre ces deux valeurs indique que le calcul théorique est approximatif. On
peut l'affiner en tenant compte du mouvement du noyau qui est supposé être fixe dans la
théorie de Bohr.
Pour un électron venant de l'infini (p >>1), si l'orbite d'arrivée est: n = 1, on a la série de
Lyman; n = 2 (série de Balmer); n = 3 (série de Paschen); n = 4 (série de Bracket); n = 5
(série de Pfund); n = 6 (série de Humphreys). Dans chaque série:
La première raie (transition entre les niveaux n et n+1) sera donnée par:
2 n 2 ( n+1 )2
1
λp
=R H z( 1
2
−
1
)
n ( n+1)2 car p =n+1
λ p=
RH z
2
( 2 n+1 )
soit
Une série est l’ensemble de raies qui correspondent au retour sur un même niveaun .
Transitions et séries du spectre d'émission de l'atome d'hydrogène.
trajectoire. A une particule quantique, on associe une fonction Ψ (⃗r , t ) appelée fonction
d'onde, qui caractérise l'état de la particule. Les variables d'espace et de temps peuvent être
séparées ainsi:
−iωt
Ψ (⃗ e
r ,t )=Ψ ( x , y , z ,t )=Ψ ( x , y , z )⋅
−
(
ℏ 2 ∂2 Ψ ∂2 Ψ ∂2 Ψ
+ +
2 m ∂ x 2 ∂ y 2 ∂ z2
+VΨ =EΨ
)
Cette équation traduit la conservation de l'énergie du système. On la simplifie en posant :
2 2 2
∂ ∂ ∂
Δ= 2 + 2 + 2
∂ x ∂ y ∂ z qui est l'opérateur Laplacien.
ℏ2
− ΔΨ+VΨ =EΨ
Soit 2m
^ ℏ2
H=− Δ +V
En posant encore : 2m , appelé opérateur hamiltonien, qui est l'opérateur
d'énergie totale, cela donne : H^ Ψ =EΨ appelée équation aux valeurs propres.
Car résoudre cette équation revient à chercher l'ensemble des couples (Ψ i , E i ) qui satisfont
P=∫ dP= ∭ Ψ 2 dV =1
Condition de normalisation : espace
- Les fonctions
Ψ i solutions sont appelées fonctions propres de l'opérateur H
^ et les scalaires
valeur propre E ,
H^ Ψ i=EΨ i et H^ Ψ j=EΨ j , on dit alors que les deux fonctions Ψ i et Ψ j
sont dégénérées.
- Ψ (⃗r , t ) est une fonction mathématique réelle ou complexe qui n'a pas de signification
physique propre.
- Ψ (⃗r , t ) ne permet pas de déterminer la trajectoire de la particule puisque cette notion n'a
plus de sens.
à l'instant t .
dP=Ψ 2 ( x , y , z )⋅dV .
Ψ n , ℓ , m ( r ,θ , ϕ ) =R n , ℓ ( r )⋅Θℓ , m ( θ )⋅Φ m ( ϕ ) .
La fonction d’onde Ψ dépend des nombres quantiques n, ℓ, m.
Rn , ℓ ( r ) est la partie radiale de la fonction d'onde et dépend des nombres quantiques n et ℓ .
Le produit
Y ℓ , m ( θ , ϕ )=Θ ℓ , m ( θ )⋅Φm ( ϕ ) est la partie angulaire de la fonction d'onde et dépend
(d'énergie propre
En ) désignée suivant la valeur de n , aux différentes valeurs de ℓ , on
attribue les lettres : s, p, d, f, g, h, etc.
valeurs de ℓ 0 1 2 3 4 5 etc.
sous-couche s p d f g h etc.
Exemple 1 :
Ψ 1 ,0,0 est l'orbitale atomique (OA) 1s 0 ; Ψ 2 ,1,1 est l’orbitale atomique 2 p1 .
n désigne la couche ; s, p, d, f… désigne la sous-couche.
2
Pour le nombre quantique principale n , il existe n OA ayant la même énergie propre, elles
sont dites dégénérées.
Les OA se remplissent par valeurs croissantes de (n+ ℓ ) : si deux OA ont même indice,
c’est l’OA d’indice n le plus petit qui se remplit la première.
La classification donnée par la règle de Klechkowsky est généralement présentée sous forme
d’un tableau (n , ℓ ) où les flèches indiquent l’ordre dans lequel les sous-couches doivent être
remplies.
1s 2s 2 p 3s 3 p 4s 3d 4 p 5s 4 d 5 p 6 s 4 f 5d 6 p 7s 5f 6d 7 p 8s 5g 6f 7d 8 p ... etc.
Remarques : Cet ordre de remplissage est approximatif pour les éléments de numéros
atomiques Z élevés, car les dernières sous-couches ont des niveaux d’énergie très voisins.
b) Dans une même OA (tripletn , ℓ , m ), les électrons doivent avoir des spins différents : il y’a
1 1
donc au maximum deux électrons par OA, avec des spins opposés (m s =+ 2 , m s=− 2 ).
1 1
L’électron de spin m s =+ 2 est appelé électron α , et l’électron de spin m s =− 2 est
appelé électron β . Il existe donc trois cas de figures pour les états électroniques d’une OA,
généralement représentés soit par un petit carré (appelé case quantique), soit par un simple
trait horizontal (matérialisation des niveaux d’énergie).
Dans ces cases quantiques, une flèche dirigée vers le haut (ou vers le bas) représente un
électron de spin α (ou β ). Il apparaît ainsi donc qu’une couche de rang n peut contenir au
2
maximum 2 n électrons.
Exemple : Soit à remplir 3 électrons sur la sous-couche 2 p : trois cas de figures sont
possibles.
mesure que le niveau d se remplit, avec même annulation de cette différence (voire une
inversion) pour les niveaux d à moitié remplis ou totalement remplis.
b) Les structures électroniques correspondant à des orbitales p ou d à demi remplis
( 7 N , 15 P , ⋯, 24 Cr , 42 Mo , 74 W ,⋯) ou entièrement remplis (les gaz rares, 29Cu, 47Ag, 79Au,…)
Zi =Z−∑ σ ij =Z −σ i
¿
j≠i
Pour déterminer
σ i , Slater a d’abord séparé les OA en plusieurs groupes (par ordre
croissant de n et ℓ) :
(1s)( 2s 2 p) (3s 3 p) (3d )(4 s 4 p)( 4d)( 4f )(5s 5 p )(5d)(5 f )(5 g) (6 s6 p)(6d)(6 f ) ... etc .
La valeur des coefficients d’écrantage σij est résumé dans le tableau suivant :
1s _ _ 0.30 0
ns , np 1 0.85 0.35 0
#
J.C. Slater : Quantum Theory of Atomic Structure, Vol 1, McGraw-Hill, New York, 1960, p. 206.
nd , nf 1 1 0.35 0
Application :
1) Donner la configuration électronique du soufre 16S.
2) Calculer la constante d’écran pour un électron 3s 3p.
3) Déterminer la charge nucléaire effective correspondante.
Corrigé :
1) 16S : 1s2 2s2 2p6 3s2 3p4
Pour atténuer les différences entre les valeurs expérimentales et les valeurs calculées, on
( )
¿ 2
Z
e i (n , ℓ )=−13 . 6⋅ ¿ (eV )
n
¿
n est le nombre quantique principal effectif dont la correspondance avec le nombre
quantique n est donnée dans le Tableau suivant.
n 1 2 3 4 5 6
¿
n 1.0 2.0 3.0 3.7 4.0 4.2
en déduire les énergies de ces deux espèces, l’énergie des 18 électrons de cœur sera notée
E int
.
3°)- Calculer I 1 pour l’atome de cuivre et comparer le résultat avec celui obtenu par le
théorème de Koopmans.
Corrigé :
1°) L’énergie d’ionisation est l’énergie qu’il faut fournir pour arracher un électron à un atome
à l’état gazeux dans son état fondamental. Elle est notée I et s’exprime généralement en eV.
Cu ( g ) ⃗ Cu+ ( g ) + e− I 1=E −E Cu (g )
et Cu+ ( g )
29 Cu
2 2 6 2 6 10 1
: 1s 2s 2 p 3s 3 p 3d 4s : Car on vient de voir que pour le cuivre 3 d 4 s est plus
10 1
2 9
stable que 4 s 3 d .
a)- Coefficient d’écran 3 d et 4 s
D’après le découpage de Slater nous aurons :
ECu =2 e 1 s +8 e 2 s2 p +8 e3 s 3 p +10 e 3d +e4 s
E =2 e 1 s + 8 e2 s 2 p +8 e 3 s 3 p +10 e 3 d
Cu +
L’énergies
e n , ℓ liées aux 18 électrons de cœur étant la même, elle est notée E int , soit :
ECu =E int +10 e3 d +e 4 s
E =E int +10 e 3 d
Cu +
( )
¿ 2
Z ( n, ℓ )
e( n , ℓ )=−13. 6⋅ ¿
e
Il faut calculer les énergies n , ℓ des états les plus externes, soit : n
[ ( ) ( )]
7 . 85 2 3 .7 2
ECu =E int −13 . 6⋅ 10× + = Eint −944 . 78 (eV )
3.0 3 .7
[ ( )]
2
7 . 85
ECu+=E int −13 . 6⋅ 10× =E int −931 . 18 (eV )
3.0
( )
¿ 2
Z4s
D’où pour le cuivre :
I 1≈−e 4 s =13 .6⋅
3 .7 ( )
=13 .6⋅
3 .7 2
3 .7
=13 .6 eV
2°)- Conclusion.
Corrigé :
¿
1°)- Il faut d’abord pour chaque espèce, déterminer, le Z des électrons externes, puis
appliquer la formule de Slater.
Pour sodium :
32
¿ r Na =52. 9 =216 . 4 pm
11 Na : ¿1s /2s 2 p /3 s /¿ ¿ ; Z 3s =11−(8×0 . 85+2×1 )=2 .2 ;
2 2 6 1
2. 2
2
2
+ 2 2 6 Z
¿
=11−(7×0.35+2×0.85 )=6.85 r Na+ =52. 9 =30 . 9 pm
11 Na : ¿1s /2s 2 p /¿ ¿ ; 2s 2 p ; 6 .85
Pour le fluor :
22
¿ r
Z =9−(6×0 .35+2×0.85)=5.20 ; F =52 . 9 =40 . 69 pm
9 F : ¿1s /2s 2 p /¿ ¿ ; 2s 2 p
2 2 5
5 . 20
2
2
F − 2 2 6 Z
¿
=9−(7×0 . 35+2×0.85)=4 .85 r F−=52 . 9 =43 .63 pm
9 : ¿1s /2s 2 p /¿ ¿ ; 2s 2 p ; 4 . 85
2°)- Conclusion : Ces valeurs calculées montrent qu’un cation est plus petit qu’un atome
neutre tandis qu’un anion est plus gros qu’un atome neutre.
- Les éléments d’une même colonne ont la même configuration électronique externe ;
[ R=x ( si y=0 ) [
Pour n≤3 [ R=x + y +10 (si y ≠0) Pour n>3 R=x+ y + z
Exemple : Le cuivre ( Z=29) est à la colonne R=11 et à la période N=4 . En effet, d’après
d’un alcalin (3
Li, 11 Na , 19 K , 37 Rb , 55 Cs , 87 Fr , sous-couche externe en ns 1 ) et se termine par
quantique principal n croît d’une unité lorsque l’on passe d’une période à une autre.
A partir de la quatrième période commence le remplissage des séries des métaux de
transition. Le nombre d’élément de transition augmente quand on passe d’une période à la
suivante. De même, on note de plus en plus d’exceptions à la règle de Klechkowski liées,
entre autres, au fait que les énergies des orbitales ns et (n-1)d sont très proches à partir de n =
4, si bien que le passage d’un électron du niveau ns au niveau (n-1)d est à priori peu coûteux
en énergie. On appelle métal de transition tout élément ayant une sous-couche électronique d
2 2
Groupe 2 : en ns , famille des métaux alcalino-terreux (du 4 Be : 2 s au 88 Ra : 7 s ) ;
2
2 4 2 4 2 4
Groupe 16 : en ns np , famille des chalcogènes (de 8 O: 2 s 2 p au 84 Po : 6 s 6 p ) ;
2 5 2 5 2 5
Groupe 17 : en ns np , famille des halogènes (du 9 F : 2 s 2 p au 86 At : 6 s 6 p ) ;
2 6 2 6 2 6
Groupe 18 : en ns np , famille des gaz rares (du 10 Ne : 2 s 2 p au 86 Rn : 6 s 6 p ), sauf 2 He ;
2 z
Groupe 8-9-10 : en ns (n−1)d ( z=6 , 7 , 8 ) appelé groupe des triades.
II.3. Description selon les blocs
On peut aussi avoir une vision de la classification périodique en termes de blocs, car il
apparaît comme étant un assemblage de quatre blocs correspondant au remplissage progressif
des sous-couches s , p ,d et f .
Quelques exceptions sont toutefois à noter dans les colonnes qui regroupent des éléments de transition.
Tableau : Description du tableau périodique selon les blocs : présentation avec le schéma de la dernière sous
couche pour chaque élément.
1s1 1s2
4s1 4s2 3d1 3d2 3d3 3d4 3d5 3d6 3d7 3d8 3d9 3d10 4p1 4p2 4p3 4p4 4p5 4p6
5s1 5s2 4d1 4d2 4d3 4d4 4d5 4d6 4d7 4d8 4d9 4d10 5p1 5p2 5p3 5p4 5p5 5p6
6s1 6s2 5d1 5d2 5d3 5d4 5d5 5d6 5d7 5d8 5d9 5d10 6p1 6p2 6p3 6p4 6p5 6p6
Bloc f
4f1 4f2 4f3 4f4 4f5 4f6 4f7 4f8 4f9 4f10 4f11 4f12 4f13 4f14
5f1 5f2 5f3 5f4 5f5 5f6 5f7 5f8 5f9 5f10 5f11 5f12 5f13 5f14
x
Bloc s [ ns , x=1 , 2] : Il est constitué des groupes 1 et 2 des métaux alcalins et des
métaux alcalino-terreux, et sont caractérisés par une tendance à céder facilement leurs
électrons externes et acquérir ainsi une structure de gaz rare.
2 x
Bloc p [ ns np , x=1.. .6] : Il est constitué des groupes 13 à 18. A l’exception des gaz
rares, les éléments de ce bloc peuvent avoir plusieurs états d’oxydation, mais chaque groupe
demeure caractérisé par un degré d’oxydation usuel.
x 2
Bloc d [(n−1 )d ns , x=1. . .10 ] : Il est constitué des groupes 3 à 12. Les éléments de ce
2 z
bloc sont de configuration électronique externe du type ns (n−1)d avec 1≤z ≤10 et sont
connus sous le nom d’éléments de transition, puisqu’une fois l’orbitale ns remplie, on
transite par la sous-couche (n−1)d qu’il faut peupler avant d’entamer le remplissage du
niveau np . Ce bloc est constitué de 3 séries pleines de 10 éléments chacune et une quatrième
série incomplète. Tous les éléments sont des métaux et possèdent des états d’oxydation
variables.
x 2
Bloc f [(n−2)f ns , x=1 . .. 14 ] : Il est constitué de deux séries de 14 éléments
à celui de la sous-couche 5 f . Les actinides sont moins connus et moins étudiés que les
lanthanides. L’ensemble de ces éléments présente le degré d’oxydation usuel +III. Mais
certains d’entre eux présentent en plus le degré +II ou +IV s’il conduit à une sous-couche f
totalement pleine ou à moitié remplie.
périodicité de certaines propriétés : densité électronique moyenne (=Z / volume de l' atome ) ,
potentiel de première ionisation, etc.
Energie d'ionisation ( I)
C’est l’énergie qu’il faut fournir pour arracher un électron à un atome à l’état gazeux dans
son état fondamental. Elle est notée I et s’exprime généralement en électron-volt (eV).
X ( g )⃗ X + ( g ) + e− ; I =E X +−E X ¿ 0
Il s’agit donc du départ d’un électron de la dernière sous-couche occupé. Plus cet électron
sera facile à arracher, c’est à dire moins lié au noyau par des interactions purement
Z¿
F∝
électrostatique ( r 2 ), plus I sera faible. Deux facteurs entrent en jeu :
b) La charge du noyau : Plus le noyau contient de protons, donc plus Z est grand,
plus l’électron périphérique est retenu au noyau. Ce facteur est cependant de moindre
importance et peut par contre expliquer les différences de I pour une série
isoélectronique.
Remarque : L’énergie I1 augmente de la gauche vers la droite au cours d’une même période
et du bas vers le haut à l’intérieur d’une même colonne. Cette énergie est toujours positive.
Les maximum correspondent aux gaz rares et les minimum aux alcalins.
Exemple :
Cℓ ( g ) + e− ⃗ Cℓ − ( g) - 348.8 + 3.62
Echelle de Mulliken
¿
Z
χ AR =0 . 359⋅ 2 +0 . 744
r
¿
Z : charge effective de l’électron le plus externe ;
r : rayon de covalence (en Å) de l’élément.
Echelle de Pauling
Cette troisième échelle qui est la plus couramment utilisée est définie à partir des
Dans l’échelle de Pauling, la différence d’électronégativité entre A et B est reliée aux énergies
de dissociation par la formule :
χ A − χ B=0 .102⋅√ Δ AB
avec
Δ AB =E AB −√ E AA ×E BB (en kj mol-1)
Corrigé :
I+A 1
χ= × =2 . 28
Selon Mulliken : 2 3 .15
Remarque : En valeur relative, on constate que χ croît lorsque l’on se déplace de la gauche
vers la droite et décroît quand on descend une colonne. L’élément le plus électronégatif est
alors le fluor, et le plus électropositif étant le césium.
II.5. Rayons atomiques, rayons ioniques
Dans les composés, on appelle rayon covalent la moitié de la distance séparant deux
noyaux de même nature, liés par une seule liaison covalente simple. Ce rayon ainsi obtenu est
considéré sensiblement constant et peut être réutilisé pour déterminer le rayon d’un autre
atome si celui-ci n’existe pas sous forme de molécule diatomique homonucléaire A−A . La
formule suivante permet une meilleure évaluation du rayon par rapport à celle établie par
Slater :
∘ n2
R ( A )=0. 215⋅ ¿ +0. 148 n+0 . 225
Z
- Suivant un groupe,
r at croît quand Z croît : il s’agit d’une évolution normale, puisque le
changement de période implique la présence de 8 ou 18 électrons supplémentaires qui font
¿
écran en diminuant Z en valeur relative.
Remarque :
- Dans une série isoélectronique, les anions sont plus gros que les cations, et d’autant plus
gros que leur charge est élevée. Les cations sont d’autant plus petits que leur charge est
élevée.
r Li=155 pm ; r =68 pm
- Un cation est plus petit que l’atome neutre ( Li+ ).
r Cℓ =99 pm ; r =181 pm
- Un anion est plus gros que l’atome neutre ( Cℓ − ).