Introduction à l'économie politique
Introduction à l'économie politique
INTRODUCTION GENERALE
D’une manière générale, l’économie porte sur le comportement des êtres humains ; ainsi selon
Alfred Marshall (1842-1924), économiste britannique, l’économie présente un grand intérêt à
cause de son importance dans la vie de tout individu. En effet, l’actualité de tous les jours est
faite d’actes économiques (consommer, produire, dépenser, ou épargner…) et de faits
économiques (décisions gouvernementales, chômage, inflation, mondialisation, etc.).
L’économie aide à comprendre la matière et l’organisation de nôtre société, les arguments qui
sous-tendent la plupart des grands débats publics ainsi que l’opération et le comportement des
entreprises et autres centres de décisions économiques (ménages, institutions de crédits, etc.).
En d’autres termes, l’économie reste un sujet important et passionnant en ce sens qu’elle vise,
d’abord, à résoudre des problèmes d’actualité, par exemple l’inflation qui se définit comme la
hausse généralisé et continue des prix. Grâce à l’économie, l’homme arrive à comprendre le
phénomène, cherche par la même occasion les causes et enfin à résoudre le problème. Elle
permet à celui qui l’étudie de mieux comprendre les réalités de la vie économique et dans
cette optique, elle lui permet d’être rationnel c'est-à-dire d’utiliser au mieux les ressources
dont il dispose, compte tenu des contraintes qu’il subit. Elle permet enfin, de mieux
comprendre le comportement des hommes ou des Etats.
Matière vivante, l’économie est de ce fait à l’origine des débats traditionnels et récurrents
(place de l’Etat dans l’économie, emploi, inflation, etc.) et également de nouveaux enjeux
(montées des inégalités, crises internationales, nouvelle économie, intégration économique,
etc.).
Ainsi, afin de se comporter de façon efficiente et responsable, tout citoyen : administrateur,
travailleur, étudiant (e), ou consommateur doit donc chercher à acquérir certaines notions
fondamentales en économie.
L’objectif de ce cours est de rendre compte avec précision de l’essentiel des concepts et
analyses qui sont dominants en économie ; et qui facilite la préparation de l’étudiant tant du
point de vue de l’acquisition que de l’utilisation des connaissances et constitue pour lui une
aide précieuse pour une meilleure compréhension du monde économique contemporain.
PREMIERE PARTIE : INTRODUCTION A L’ANALYSE ECONOMIQUE
Chaque individu a des besoins qu’il cherche à satisfaire. Ces besoins peuvent être regroupés
en différentes catégories :
besoins primaires (ou vitaux) : se nourrir, se vêtir, se loger, s’habiller
besoins secondaires (ou de civilisation) : avoir un téléphone portable, un ordinateur…
Ces besoins peuvent aussi servir à se différencier des autres et répondent à ce que l’on appelle
un besoin psychologique (un végétarien ne consomme pas de viande…).
Ces besoins sont par nature illimités : une fois l’un d’eux satisfait, il en apparaît de nouveaux.
L’homme est donc, consciemment ou non, obliger de classer ses besoins par ordre de priorité,
et ce, d’autant plus, qu’il ne dispose que d’un revenu limité pour satisfaire ses besoins.
On appelle donc besoin en économie toute sensation de manque qu'un individu cherche à
combler. La satisfaction de ces manques se fait par la consommation d'un bien ou d'un
service (manger pour satisfaire sa faim...)
2/ La notion de ressources
Pour satisfaire ses besoins, l’homme peut se servir directement en puisant dans les ressources
disponibles dans la nature (le besoin en oxygène est satisfait simplement par le fait de
respirer). Ces biens, disponibles « gratuitement » et utilisables en l’état constituent les biens «
libres ».
Mais de nos jours, la majeur partie de nos besoins ne peuvent être comblés par la nature qui
nous entoure (exemple : besoin de se déplacer rapidement d’un endroit à l’autre entraîne la
nécessité d’acheter une voiture). Il faut donc produire les biens et services dont nous avons
besoin pour satisfaire nos besoins : ce sont les biens « économiques ».
Pour satisfaire nos besoins, il nous faut donc en produire la majeure partie à l’aide de
ressources (matières premières, énergies…) qui ne sont pas disponibles en quantité illimitée
dans la nature. On dit alors que les ressources sont « rares ».
Le terme économie est dérivé d’un terme grec qui signifie « celui qui tient la maison ». Nous
adoptons la définition provisoire suivante de l’économie, proche de celle des classiques 1 :
Le but de ce chapitre est d’expliciter et de préciser cette définition, de définir les méthodes de
l’économie, de discuter son caractère normatif et sa scientificité.
Il existe de très nombreuses autres définitions de l’économie. L’une des plus répandues est :
"L’économie est la science de l’allocation optimale de ressources rares à la satisfaction
de besoins potentiellement infinis". Même si l’on restreint les besoins à ceux qui peuvent
être satisfaits par la richesse et donc les ressources à ce qui contribue à produire cette richesse,
cette définition est beaucoup plus précise que celle que nous avons provisoirement adoptée.
En particulier, elle fait de l’économie une science normative. L’économie se fixe comme
objectif de dire comment on peut, avec des moyens limités, obtenir le maximum (c’est ce que
signifie allocation optimale) de satisfaction des besoins.
Cette autre définition nous aide à mieux cerner les fonctions de la science économique : «
L’économie est la science qui étudie comment les ressources rares sont employées
(transformées par les entreprises) pour la satisfaction des besoins des hommes vivant en
société.»
(Edmond Malinvaud, Leçons de théorie macroéconomique, Dunod, 1982.)
1
Smith, Adam : Enquête sur la nature et les causes de la richesse des nations. Traduction Française de Paulette Taïeb ; Paris,
PUF 1996, p. 33.
La science économique cherche donc à répondre à un certain nombre de questions :
-quoi produire ? : quel bien.
-comment produire ? : de manière à utiliser le moins de ressource possible.
-pour qui produire ? : quelle sera la demande exprimée par les agents économiques.
Quels que soient sa définition et son champ d’application, l’économie manipule un petit
nombre de concepts et construit des modèles pour analyser son objet.
1- Concepts de base
De manière générale, toute théorie économique manipule des concepts de base qui
définissent :
− Des objets économiques : les constituants de la richesse matérielle et des moyens de la créer
et de la faire circuler : marchandises, biens, travail, monnaies, titres, informations.
− Des actes économiques : production, échange, consommation, épargne, par lesquels se
créent, circulent et sont détruits les objets économiques.
− Des acteurs économiques, ce sont des sujets, individuels ou collectifs, qui commettent les
actes économiques en manipulant les objets économiques. Les acteurs se caractérisent par leur
comportement à l’égard des objets économiques.
a - Objets économiques
Les objets économiques sont les constituants de la richesse dont nous avons emprunté la
définition à Smith : « l’étendue des nécessités, des commodités et des agréments de la vie
humaine dont un homme peut jouir », ainsi que les moyens de la créer et de la faire circuler.
- Les marchandises
Il faut tout d’abord distinguer, parmi les objets économiques, celles qui sont des marchandises
et les autres.
Est une marchandise tout objet économique appropriable, c’est-à-dire sur lequel existe un
droit de propriété privé. Ce droit permet à son détenteur d’interdire à tout autre l’usage de cet
objet.
Ce droit est aliénable. Il peut être transféré, en échange d’un droit sur un autre objet, par
exemple. Une marchandise est donc échangeable. Dans une économie monétaire (cf. la
définition de la monnaie ci-dessous) une marchandise est toujours échangeable contre de la
monnaie et a donc un prix.
L’air, les océans, sont des ressources naturelles qui entrent incontestablement dans le
processus de création de certains éléments de la richesse et sont donc des objets économiques,
mais ils ne sont pas appropriés. La protection contre des agressions fait partie des objets
économiques.
Quand il s’agit de la défense nationale telle qu’elle est actuellement organisée, elle n’est pas
appropriable et n’est pas une marchandise. La protection spéciale d’un immeuble ou d’un
individu est une marchandise si elle est assurée par une société privée contre de la monnaie,
elle ne l’est pas si elle est assurée par la police nationale. Le stock des connaissances
scientifiques est un incontestable objet économique, mais il n’est pas appropriable, sauf les
inventions protégées par des brevets. L’action des forces armées ou de la police, les
connaissances scientifiques, l’air et les océans, sont des "biens publics", non appropriables
L’extension de la sphère des marchandises est variable selon les sociétés et dans le temps. Un
individu en tant que tel n’est plus une marchandise, mais l’était dans les sociétés
esclavagistes.
Les organes humains (gènes, cellules, embryons, etc. compris) ne sont pas encore des
marchandises, mais commencent pour certains à le devenir. D’une manière très générale, le
développement des sociétés capitalistes engendre une extension de la sphère de la
marchandise, une « marchandisation » du monde, que beaucoup critiquent au nom de ce que «
tout n’est pas à vendre ».
- Les biens et les services
Les biens sont les artefacts constituant la richesse et ou permettant de la créer. En pratique, on
utilise souvent la notion : « biens et services ». Mais la notion de service est en réalité très mal
fondée et recouvre des objets économiques très hétérogènes. Simple combinaison d’artefacts
vendus ensemble : un repas au restaurant, une semaine dans un club de vacances; déplacement
dans l’espace d’artefacts : transport, commerce ; formes particulières d’usage d’une force de
travail (cf. ci-dessous) : consultations diverses, ménage, etc.
- Les ressources naturelles
Tout artefact est issu de ressources naturelles qui fournissent matière et énergie. La terre étant
un objet à dimensions limitées, toutes les ressources naturelles sont, d’une façon ou d’une
autre "épuisables". Toute production matérielle dégrade l’énergie qu’elle utilise (second
principe de la thermodynamique) et produit des déchets. La capacité d’absorption de ces
déchets par les écosystèmes doit être considérée comme une ressource naturelle, également
limitée. Les ressources naturelles peuvent être appropriées ou pas. Une terre agricole, un
gisement de pétrole, une source d’eau, peuvent être et sont généralement appropriés. Ce sont
alors des marchandises. Mais un grand nombre de ressources naturelles soit pourraient,
techniquement, être appropriées, mais ne le sont pas, soit ne peuvent pas l’être. Dans les deux
cas, elles sont donc d’accès libre. Ceci peut évidemment poser des problèmes puisqu’elles
sont épuisables, et justifie des interventions spécifiques des Etats.
- Les monnaies
Une monnaie est un objet économique dont la forme matérielle peut être diverse : pièces d’or
ou d’argent (frappées par le prince), billets de banque, comptes courants bancaires. Sa
définition est, dans un espace géographique donné, d’être unanimement acceptée en échange
de tout autre objet économique. C’est donc un "équivalent général" de tous les autres objets.
Pour qu’elle puisse remplir son rôle d’équivalent général et être acceptée par tous contre tout
objet, il faut certaines conditions, qui peuvent se résumer en une phrase : les acteurs doivent
avoir "confiance" dans une monnaie. La monnaie est elle-même produite, nous verrons
comment, et comment peut s’entretenir la confiance en elle. Disons simplement ici qu’il n’y a
pas de monnaie sans Etat. Dans le monde, différentes monnaies existent, qui ne sont pas
toutes acceptées dans tous les espaces géographiques. Ces différentes monnaies peuvent
s’échanger entre elles. Le prix d’une monnaie dans une autre est son "taux de change" avec
cette monnaie.
b- Actes économiques
Nous définissons les actes économiques avant les acteurs économiques, puisque, nous le
verrons, les acteurs se définissent fréquemment par la nature de leurs actes.
- Production
La production consiste à transformer des biens en d’autres biens en appliquant aux premiers
des forces de travail. Les premiers sont les intrants du processus productif, les seconds les
extrants.
Parmi les intrants, on trouvera, tout à fait en amont du système productif, les ressources
naturelles. Lorsque le processus de production est fragmenté, c’est-à-dire lorsque le processus
de transformation des ressources naturelles en biens finaux ne s’effectue pas en une seule
opération réalisée en un seul lieu, ce qui est le cas très général dans la production moderne, on
distingue les biens "intermédiaires" qui sont "consommés" - on parle ainsi de "consommation
intermédiaire" - dans une phase ultérieure du processus de production et ainsi de suite
jusqu’au bien final. Exemple : l’acier est une consommation intermédiaire entrant dans la
composition d’un automobile, bien final.
Parmi les consommations intermédiaires, on peut faire une distinction, conventionnelle car
dépendant de l’unité de temps que l’on considère. Cette distinction est : consommation
intermédiaire stricto sensu et investissement productif. Soit, dans un processus productif, le
flux intrant de biens pendant une période donnée, l’année par exemple. Sont des
consommations intermédiaires les biens qui ont été entièrement transformés en extrants
pendant cette période.
Sont des investissements productifs les biens qui subsisteront en partie à l’issue de la période
de production et qui pourront donc être utilisés dans la période suivante. Exemple : Soit le
processus de production d’automobiles, considéré sur une année. Consommations
intermédiaires : bobines d’acier, peintures, électricité, services de transports, etc.
Investissements productifs : bâtiments, machines-outils, mais aussi logiciels de contrôle des
robots, publicité pour le nouveau modèle.
- Echange
Le troc, forme élémentaire de l’échange, consiste en ce qu’un acteur X donne à un acteur Y
un objet économique tandis que simultanément Y donne à X un autre objet. Pour deux acteurs
libres de leurs décisions et propriétaires des objets qu’ils se proposent d’échanger, ceci ne
peut intervenir que si chacun des deux acteurs estime qu’il tirera de la possession de ce qu’il
acquiert une satisfaction supérieure à celle que lui procurait ce qu’il cède. Un échange n’a lieu
que s’il est mutuellement bénéfique. Quand existe une monnaie, qui par définition peut
s’échanger contre tout autre objet économique, les échanges sont en fait scindés en deux. Il y
a d’abord une vente : échange d’un objet contre monnaie. Puis un achat : échange de monnaie
contre un autre objet. L’intérêt de la monnaie est donc de pouvoir dissocier vente et achat
dans le temps et de ne pas être obligé de ne vendre qu’à l’acteur à qui on achète, comme dans
le troc.
- Consommation
Toute consommation de biens et services est une destruction de ceux-ci. Nous avons déjà
rencontré la consommation "productive" ci-dessus : celle qui transforme - donc détruit en tant
que tels - des biens en autres biens. La consommation "finale" est l’utilisation - destruction de
biens pour satisfaire des "besoins humains".
Comme indiqué plus haut, la destruction finale des biens engendrent inévitablement des
déchets, car la matière se conserve et l’énergie se dégrade. Ces déchets sont soit rejetés dans
les écosystèmes, soit recyclés, auquel cas ce ne sont plus des déchets, mais des biens
intermédiaires qui rentrent à nouveau dans les processus productifs.
Lorsque la consommation finale porte sur un bien dont la jouissance s’étendra sur plusieurs
périodes de temps, on peut parler d’investissement, par analogie avec l’investissement
productif. Pour un individu, c’est le cas par exemple pour une automobile, a fortiori pour une
maison. Mais ici encore, cette distinction est conventionnelle car elle dépend du découpage
temporel adopté
Plusieurs courants de la pensée économique existent. Les économistes s’en servent pour
mettre en place les politiques économiques prises par les gouvernements, les programmes des
partis politiques. Les individus s’en servent aussi pour concevoir leurs opinons. Chaque
courant de pensée est un mélange de théories et de doctrines économiques.
Une théorie économique : elle est la représentation schématique et simplifiée de la vie
économie. C’est en fait l’explication, la connaissance du réel.
Une doctrine économique : elle est l’appréciation, le jugement de valeur du fait économique.
Elle a un contenu affectif, éthique absent à la théorie.
C’est au XVIème siècle que ce courant est apparu. Pour les mercantilistes, la richesse réside
uniquement dans la possession des métaux précieux. L’idée de justice dans les rapports entre
les individus n’est plus recherchée ; mais on recherche plutôt les moyens d’enrichir les Etat.
Les tenants sont Jean BODIN, Antoine de MONTCHRESTIEN, Thomas MUN,… Pour les
mercantilistes, l’enrichissement est une fin louable. Pour eux, le fondement de la richesse
étant les stocks d’or accumulé par les pays, donc leur capacité à retenir de leurs voisins plus
qu’ils ne leur en donnent, sauf à trouver des mines d’or. Le prince, dont la puissance repose
sur l’or et sa collecte par l’impôt, doit s’appuyer sur la classe des marchands et favoriser
l’essor industriel et commercial de la nation.
2- Les physiocrates : une économie dominée par l’agriculture
Pour les physiocrates, la richesse a pour seule origine la nature. Les tenants de cette pensée
sont le Dr François QUESNAY, le ministre TURGOT,… Pour le chef de file QUESNAY,
l’agriculture est la seule activité susceptible de créer des richesses sans que s’altèrent leurs
sources. En effet seule la classe agricole est créatrice d’un « produit net» égal à la différence
entre les récoltes et richesses dépensées pour les obtenir. Les autres activités sont dites
“stériles“. Enfin les physiocrates croient en l’existence d’un ordre naturel auquel les hommes
doivent se soumettre pour atteindre le plus grand bonheur possible. Les gouvernements
doivent simplement faire respecter la propriété et la liberté.
3- Les classiques
Pour les classiques, l’homme est un être rationnel c'est-à-dire un être conscient de ses besoins,
qui connaît ses ressources et son action est orientée vers la satisfaction optimale de ses
besoins sous la contrainte de ses ressources limitées. Pour eux l’individu connaît mieux que
quiconque ce qui est bon pour lui. L’Etat ne peut donc décider à la place d’un individu. Pour
le chef de file Adam SMITH, la recherche de l’intérêt individuel permet de réaliser l’intérêt
général, car il existe une main invisible qui guide les passions individuelles vers le bien de
tous. Les classiques plaident donc pour le libéralisme économique, pour la non intervention de
l’Etat dans la vie économique.
4- Les néoclassiques
Les tenants sont Jevons, Walras, Pareto, Samuelson… Les néoclassiques suivent le schéma
des classiques en approfondissant les thèmes abordés par les prédécesseurs que sont Adam
SMITH, Robert MALTHUS, David RICARDO. Dans leur raisonnement, ils introduisent
l’homo oeconomicus. Personnage fictif, absolument rationnel, dont toutes les actions sont
guidées par le souci de maximiser sa satisfaction. L’analyse néoclassique est la base de la
microéconomie.
5- Les Marxistes
Disciple de Hegel, Karl MARX part des contradictions du capitalisme, système engendré par
le libéralisme, pour le dépeindre comme un système de crise. MARX envisage le socialisme
et le communisme comme la solution au capitalisme. Pour lui, dans un premier temps, la
propriété des moyens de production sera collective, une propriété de l’Etat (le socialisme),
instrument du pouvoir du peuple (la dictature du prolétariat) et donc instrument de
construction du nouvel ordre social sans classe (le communisme). Le socialisme se caractérise
par un Etat puissant, qui contrôle la production et la distribution, par une planification rigide
de toutes ses activités.
6- Le keynésianisme
Les précurseurs sont Milton Friedman (monétariste), Friedrich August Von Hayek (pensée
libérale moderne),… Ils souhaitent que l’intervention de l’Etat dans le domaine économique
soit limitée. Cette intervention est en effet néfaste. Elle entraîne des gaspillages de ressources
accompagnée d’un alourdissement des prélèvements obligatoires (fiscaux, sociaux). Elle
constitue un frein à l’initiative personnelle. Elle fait obstacle au libre jeu du marché qui, seul
permet la réalisation de l’ordre spontané. Cette pensée est à la base des privatisations en
cours.
La science économique désigne sous le terme d'agent tout individu ou collectivité considéré
comme un centre de décision économique. La classification économique des agents est
d'abord institutionnelle. Elle distingue de cinq grands groupes d'agents : ménages, entreprises,
institutions financières, administrations publiques et le Reste du monde mais ces agents sont
surtout caractérisés par l'exercice d'une fonction principale.
A) LES ENTREPRISES :
L'entreprise est une unité économique autonome dont l'activité consiste à produire des biens et
services pour les vendre sur un marché (production marchande) afin de réaliser un profit. Les
entreprises recherchent le coût de production le moins élevé. Pour produire, elles doivent
combiner des facteurs de production : du capital (des machines, des locaux, du matériel) et du
travail (les hommes). L'entreprise évolue sur un marché, où elle doit à la fois s'adapter à la
demande des acheteurs et faire face à la concurrence des autres producteurs.
Les entreprises ont de dimension variables : on trouve des entreprises individuelles (sans
salariés), les très petites entreprises (1 à 9 salariés), les PME (de 10 à 499 salariés) et enfin les
grandes entreprises de plus de 500 salariés.
Les entreprises relèvent aussi bien du secteur primaire (entreprises agricoles), du secteur
secondaire (entreprises industrielles) et du secteur tertiaire (entreprises de service).
Les entreprises produisent des biens et des services (marchands) en utilisant des
consommations intermédiaires.
B) LES MENAGES :
On appelle ménage l'ensemble des occupants d'une même résidence qu'ils aient ou non des
liens de parenté ; cette notion ne se confond pas avec celle de famille : un ménage peut ne
comprendre qu'une seule personne ou rassembler une collectivité (moines, militaires…).
La fonction principale des ménages est la consommation. Mais ils peuvent investir quand ils
acquièrent un logement (et même produire quand on considère avec la Comptabilité nationale
les ménages-entreprises individuelles).
Les ménages épargnent ils peuvent dans leur ensemble dégager une capacité de
financement qui sera prêtée aux autres acteurs ayant des besoins de financement
(administrations publiques, entreprises et reste du monde).
L'Etat a pris de plus en plus d'importance dans les économies contemporaines, pour répondre
aux besoins non solvables que les entreprises privées ne satisfont pas et pour tenter de réguler
le fonctionnement global de l'économie de marché, qui, laissée à elle-même, engendre des
déséquilibres.
L'intervention de l'Etat est très diversifiée : il assure une mission de services publics à travers
l'action d'entreprises publiques ; il soutient indirectement par des subventions ou des aides
diverses des activités privées ou associations. Il distribue des aides aux ménages sous la forme
de prestations sociales.
Elles produisent principalement des services non payants (ou presque) pour la collectivité.
Elles permettent de mettre en relation les agents ayant des besoins de financements (souvent
les entreprises) et ceux ayant des capacités de financement (souvent les ménages).
E) LE RESTE DU MONDE:
Cette expression désigne tous les agents économiques situés hors du pays importent /
exportent des biens, des services ou des capitaux. Considérons maintenant une économie
ouverte. Les transactions effectuées avec l’extérieur sont soit des exportations, soit des
importations.
Les exportations (X) sont des biens produits à l’intérieur du pays mais vendus à l’étranger.
Les importations (M) sont des biens produits à l’étranger mais achetés en vue d’une
utilisation dans l’économie nationale.
II) LES RELATIONS ENTRE LES AGENTS : LE CIRCUIT ECONOMIQUE.
a) Flux réels et flux monétaires :
Un flux correspond à la circulation de richesses, mouvement de valeurs entre deux agents. Ils
sont de deux types: les flux réels : ce sont les mouvements de biens et services et les flux
monétaires : ils représentent les mouvements d'argent qui s'effectuent en contrepartie de flux
réels.
b) Le circuit simplifié:
Un circuit simple permet de mettre en relation les ménages et les entreprises. Les ménages
fournissent les facteurs de production (travail et capital) aux entreprises. Celles-ci combinent
ces facteurs pour produire et offrir des biens et services aux ménages. La contrepartie de ces
flux réels est constituée de flux monétaires : en échange du travail et du capital, les entreprises
versent des revenus (salaires et profits) aux ménages qui les dépensent en consommant.
entreprises ménages
Le produit intérieur brut est de très loin l'agrégat le plus connu de la comptabilité nationale.
Depuis des années, il est reconnu comme le meilleur indicateur de l'activité économique, si
bien que ce sont ses évolutions que l'on suit pour surveiller l'état de santé de l'économie,
mesurer sa croissance ou détecter les récessions.
D'une manière très synthétique, Le PIB ou produit intérieur brut peut se définir comme la
valeur de l'ensemble des biens et services produits sur le territoire d'un pays donné au cours
d'une période donnée (généralement une année).
Cette création de richesse peut être considérée selon trois points de vue différents, appelés les
trois approches du produit intérieur brut.
a- L’optique production
Le produit intérieur brut, selon l'approche production sera donc calculé de la manière suivante
: PIB = ∑VAB
b - L’optique revenu
L'approche revenu met en évidence la répartition de la richesse crée entre les salariés, les
entreprises et l'Etat.
PIB = Rémunérations des salariés + impôts liés à la production et droits de douane + EBE -
subventions d’exploitation (reçues)
Cette approche montre comment la richesse créée a été utilisée. C'est-à-dire comment la
valeur ajoutée a été dépensée. Il suffit donc de remplacer la valeur ajoutée par sa
correspondance dans l’égalité ressources emplois. Le calcul du produit intérieur brut qui lui
correspond peut se déduire de l’égalité ressources emplois
P + M = CI + CF + FBCF + ∆S + X
P – CI = CF + FBCF + ∆S + (X-M)
D'une manière synthétique, on peut dire que le produit intérieur brut est égal à la somme des
emplois finals, c'est-à-dire des emplois excluant la consommation intermédiaire
a- Le PNB
Le PIB calculé précédemment représente l’ensemble des richesses crée par les unités
résidentes. Le produit ainsi calculé est le produit des unités résidentes (= produit intérieur) et
non pas le produit national puisque le critère de la nationalité n’a pas été retenu.
b- Le revenu national
Le revenu national brut (ou net) (aux prix du marché) représente l’ensemble des revenus
primaires reçus par les unités institutionnelles: rémunération des salariés, impôts sur la
production et les importations moins subventions, revenus de la propriété (à recevoir moins à
payer), excédent d’exploitation (brut ou net).
Alors que le produit national exprime l’effort productif des agents nationaux au cours de
l’année, le revenu national mesure le revenu que ces agents ont encaissé à l’occasion de cet
effort.
Le revenu national correspond donc au produit national.
Pour obtenir le produit (ou le revenu) net, il suffit de retrancher du PNB (RNB) la
dépréciation du capital (ou amortissement).
Revenu brut d’un secteur est défini par = Excédent brut d’exploitation
+ Revenus nets de la propriété de l’entreprise
+ Rémunérations des salariés (pour les seuls ménages)
+ Impôts à la production nette des subventions (pour les seules APU)
2. RNF = Rémunérations des salaires reçues par les ménages + Excédent Net
d’exploitation + Revenus nets de la propriété et de l’entreprise reçus du RDM
Le revenu national disponible correspond à la somme des revenus disponible des secteurs
institutionnels. Le revenu national disponible est égal au revenu national diminué des
transferts courants (impôts courants sur le revenu, le patrimoine, etc., cotisations sociales,
prestations sociales, autres transferts courants) versés à des unités non résidentes, et augmenté
des transferts courants reçus du reste du monde par des unités résidentes.
RND = RN + transfert en provenance de RDM - transfert au profit du RDM
La microéconomie est la branche de l’économie qui étudie les décisions et les comportements
économiques des unités ou des agents économiques individuels tels que les ménages ou les
entreprises. Elle rend compte des interactions entre les agents économiques sur les marchés
particuliers. La microéconomie se place dans un cadre statique et étudie les hypothèses sur
lesquelles les différentes décisions individuelles des ménages ou des entreprises sont
compatibles.
On doit celle-ci à Augustin COURNOT (1838). On peut la formuler ainsi : la demande d'un
produit est une fonction décroissante du prix de ce produit. " Une denrée est ordinairement
d'autant plus demandée qu'elle est moins chère.
Elle indique la quantité de biens qu’un consommateur souhaite acquérir pour tout prix de ce
bien (toute chose égale par ailleurs). Elle se caractérise par une fonction de prix :
NB : Outre le prix elle est déterminée par les revenus du consommateur, des prix des autres
biens substituts ou compléments, les goûts du consommateur.
Prix 0 1 2 3 4 5 6 7
Qté (Ddée) 200 150 140 90 80 70 50 30
On constate qu’au fur et à mesure que le prix du bien augmente la quantité demandée
diminue. On en déduit alors que la demande est une fonction décroissante du prix.
Courbe de demande
2- Notion d’offre
Elle indique la quantité de biens qu’un producteur est prêt à mettre sur le marché pour un prix
donné (toute chose égale par ailleurs). Elle se caractérise par une fonction par fonction de prix
Prix 0 1 2 3 4 5 6 7
Qté (Offerte) 0 60 80 100 110 140 160 200
NB : Outre le prix elle dépend des coûts de facteurs de production. On constate aussi qu’au
fur et à mesure que le prix augmente la quantité offerte augmente. On en déduit alors que
l’offre est une fonction croissante du prix. Graphiquement on a :
Courbe d’offre
"Le tableau indique les quantités offertes et demandées à différents prix. Ce n'est qu'à un prix
d'équilibre de 500 Frs cfa par kg que les quantités offertes et les quantités demandées
s'équilibrent. Pour un prix plus faible, il y a pénurie et le prix tend à croître. Un prix trop élevé
laisse invendu un excédent de production qui tend à faire baisser les prix."
Equilibre du marché
L’offre et la demande sont déterminées par les valeurs et les paramètres explicatifs. Le
changement dans une combinaison de ces variables entraine un changement dans l’équilibre
en prix et/ou en quantité.
II- Calcul économique du consommateur
Y Courbe d’indifférence
0 X
Courbe et carte d’indifférence
0 X
y
6
0
4
20
0
x
0 4 6 8
0 0 0
NB : Cette variation de revenu n’a pas d’effet sur la pente de la droite de budget
Modification du prix
Si le prix d’un des biens augment, la droite de budget pivote vers l’intérieur en
changeant d’intersection avec l’axe du bien concerné
Si le prix d’un des deux biens diminue, la droite de budget pivote vers l’extérieur en
changeant d’intersection avec l’axe du bien concerné.
Si les prix des deux biens augmentent et que le rapport de leurs prix reste inchangé, alors,
la pente de la droite de budget ne changera pas. Toutefois, elle se déplacera parallèlement
vers la gauche.
Y Y
X X
PY augmente PX baisse
3- La fonction d’utilité
A
U
U
U 2
0
0 1 X
Notion d’utilité
Un panier de biens sera dit optimal pour le consommateur s’il satisfait les conditions
suivantes :
- Il doit se situer sur la droite de budget
- Il doit procurer au consommateur sa combinaison préférée de biens.
Cette fonction d’utilité est aussi appelée courbe d’indifférence et toutes les combinaisons de
biens situés sur cette courbe, procurent au consommateur le même niveau de satisfaction ou
d’utilité.
Si le bien X est préféré au bien Y, on en déduit alors que . On appellera utilité
marginale (Um) d’un bien, l’accroissement de l’utilité qui résulte de la consommation d’une
unité supplémentaire de ce bien (la consommation des autres biens restant inchangée). En
supposant par exemple que la consommation d’un agent est limitée au panier des deux biens x
et y, que celui- ci bénéficie d’une unité supplémentaire du bien x, alors :
Et cette utilité marginale du bien x est notée :
À mesure que la consommation d'un bien ou d'un service augmente, l'utilité totale croît
jusqu'à un niveau que les consommateurs (rationnels) n'atteindront jamais puisqu'ils cesseront
de consommer lorsque l'utilité marginale sera nulle.
Le taux marginal de substitution (TMS) détermine la quantité d’un bien qu’un consommateur
est prêt à abandonner ou à sacrifier en vue d’obtenir une unité supplémentaire de l’autre bien.
On supposera alors que les biens sont substituables. En supposant que la réduction de la
consommation d’un bien est compensée par l’augmentation de celle du deuxième bien, le
rapport est appelé pente de la courbe.
Y A
B
Y
0 X X X
B
L’objectif de l’entreprise est de réaliser le profit le plus élevé possible. Son souci est donc de
choisir une combinaison de facteurs de production (Capital, travail, technologie) et un volume
de production tel que ce profit soit maximal.
1- Notion de production
C’est l’ensemble des activités par lesquelles les facteurs de production sont transformés en
produit (outputs). On se réfèrera au terme fonction de production pré établie par la relation
physique entre facteurs de production et la production de biens et services par unité de temps
donnée ; soit :
Q = f (Z1, Z2, Z3, ….,Zn) avec Zn, l’ensemble des facteurs de production et Q, la quantité de
biens et services.
La connaissance de cette fonction de production permet de répondre à certaines interrogations
et notamment :
- De quel niveau la production va varier si l’entreprise accroît certains ou tout les inputs
dans une même proportion ou dans des proportions différentes ?
- De que niveau va varier la production totale si la quantité de l’un des inputs décroît
alors que celle des autres reste constant ou augmente ?
Les ressources ou facteurs utilisés dans le processus de production peuvent être divisés en
deux grandes catégories : Les ressources variables et les ressources fixes. Dans le long terme,
la production varie du fait d’une variation simultanée de tous les facteurs de production. Les
coûts de production quant à eux, revêtir diverses dimensions tel que le coût du facteur travail,
le coût du facteur capital, le coût des intrants, les coûts administratifs, etc.
Le coût total d’un produit est donc défini comme la somme des dépenses nécessaires à sa
production et/ ou à sa distribution tel que :
CT= f(Produit) = f(Q).
Toutefois, puisque le niveau d’output dépend à son tour des niveaux des facteurs de
production utilisés, le coût total est donc défini comme une fonction des inputs et de leurs prix
Tel que : ; ;
Le coût marginal est défini comme le coût supposé nécessaire pour la production d’une unité
additionnelle du bien.
3- Coûts à court terme – Coûts à long terme
Dans le long terme les facteurs de productions sont supposés variables. Et la production de
long terme permet à la firme de produire le niveau d’out put désirer au moindre coût possible.
L’évolution des coûts de long terme est d’une importance capital dans la détermination du
nombre et de la taille des entreprises dans une industrie donnée.
4- Equilibre de production
Le problème du producteur sera de maximiser son profit qui correspond à la différence entre
sa recette totale et ses coûts totaux de production. L’équilibre s’obtiendra par la résolution du
programme d’optimisation :
Avec, RT=PQ.
L’élasticité est une mesure de la sensibilité d’une variable par rapport à une autre. Elle se
mesure en pourcentage. C’est aussi un rapport d’accroissement relatif entre deux variables.
1- L’élasticité- prix direct de la demande
Cette élasticité pour un bien donné X, mesure la sensibilité de al demande de ce bien à une
variation relative du prix du bien. C’est donc le pourcentage de variation des quantités
demandées quand le prix change de 1%.
Ex/Px = soit
PP
1 Demande élastique
Pe 0 Q =1 Élasticité unitaire
Q
e 1 Demande inélastique
* 1, la demande est dite élastique : Cette demande est très sensible à la variation du
prix
* 1, la demande est dite inélastique : Cette demande est moins sensible à la
variation du prix.
Supposons deux biens X et Y, l’élasticité- prix croisés de la demande de X par rapport au prix
du bien Y mesure la variation en pourcentage de la quantité du bien demandé X
consécutivement à une variation en pourcentage du prix du bien Y. Elle mesure alors la
sensibilité de la demande de X suite à une variation du prix du bien Y.
Élasticité prix- croisés Relation entre les biens X et Y
Ex/Py 0 X et Y sont dits biens complémentaires (l’on ne peut consommer
l’un sans l’autre)
Exple : La voiture et le carburant, le téléphone et la batterie.
3 - Élasticité- revenu
L’élasticité- revenu mesure la sensibilité de la demande d’un bien par rapport à une variation
relative du revenu de l’agent économique. Elle est normalement positive puisque
l’accroissement du revenu entraîne généralement une augmentation de la consommation de ce
bien.
Ex/r =
On dit qu’un marché est en situation de CPP si la concurrence se joue des deux côtés du
marché c'est-à-dire entre les producteurs et les acheteurs.
Dans ce cas le prix qui était considéré comme un paramètre devient une variable donc la
valeur est déterminée par les actions simultanées des acheteurs et des vendeurs. Mais ce prix
est imposé à la firme prise individuellement.
Le régime de concurrence pure et parfaite est un cas idéal où les 5 conditions suivantes sont
respectées :
-L’atomicité des agents: il existe un grand nombre d’acheteurs et de vendeurs sur le marché
du bien considéré.
-L’homogénéité des produits échangés de telle sorte que les acheteurs s’adressent
indifféremment aux entreprises présentes sur le marché.
-Liberté d’entrée et de sortie du marché : tout producteur et tout acheteur est libre d’entrer
sur un marché ou d’en sortir.
-La mobilité des facteurs de production d’un marché à un autre.
-La transparence du marché : l’information (sur le produit, le prix, l’offre et la demande,
etc.) est gratuite et accessible à tous les acteurs du marché.
Lorsque l’une de ces 5 hypothèses n’est pas satisfaite, on parle de concurrence imparfaite.
= PQ- CT(Q)
CIO :
CIIO
Graphiquement on a :
Si le prix de vente est égal à pe, la recette totale est juste suffisante pour couvrir et les
coûts variables totaux et les coûts fixes totaux.
Si le prix de vente est supérieur à (>) p e, la firme produira une quantité de produit
supérieur à qe et dégagera un profit. Le point E(qe, pe) est appelé le seuil de rentabilité
de la firme.
Si le prix de vente est égale à p a , la recette de la firme est juste pour rembourser les
coûts variables totaux. Le point A(qa, pa) est appelé le seuil de fermeture de
l’entreprise. En définitive l’égalisation du prix au coût marginal nous donne la
fonction d’offre inverse, c’est à dire le prix en fonction de l’output, sur la partie
croissante du coût marginal au dessus du seuil de fermeture et supérieur au minimum
de coût moyen.
Entre A et E l’entreprise réalise des pertes, la production lui permet de payer son coût
variable, mais ses recettes ne sont pas suffisantes pour payer son coût fixe.
Si le prix de vente est inférieur à pa , l’offre de la firme est nulle.
Exemple :
On suppose que le CT de la production d’une firme de production de bananes est donné par la
fonction : CT(q) = q3 + q + 16
Solution
Optimisons la fonction de CM
donc P = 3q2 + 1
Et graphiquement, on obtient :
La réalisation des profits économiques dans le CT sur le marché de CPP est source
d’attraction de nouvelles firmes ou entreprises dans la branche de sorte que l’offre globale
augmente. Cette augmentation de l’offre a pour conséquence une décroissance du prix
d’équilibre ainsi qu’une diminution des profits économiques. Cette situation perdurera jusqu’à
ce que l’on ait dans le long terme un prix d’équilibre P*= min CMLT et que les entreprises
présentes sur le marché réalisent des profits dits profits comptables.
La signification du marché de CPP concerne les bénéfices tirés par les consommateurs ainsi
que l’efficience avec laquelle les ressources sont allouées sous les conditions de l’équilibre de
LT. Les consommateurs achètent les produits aux prix les plus bas possibles tout en
permettant aux producteurs de couvrir leurs coûts de production. Chaque firme est alors
contrainte de produire au niveau d’output le plus efficient et donc d’utiliser les ressources de
la manière la plus efficace possible. Le marché est donc dit efficient parce que la société
obtient ainsi le niveau d’out put le plus élevé possible à partir des ressources disponibles qui
lui ont été vendues au prix le plus bas possible. Et c’est ce qui justifie la valeur sociale de
l’économie du marché ou du capitalisme.
Exercice d’application :
La fonction de coût total d’une firme est donnée par l’équation suivante: CT = 10 + 2Q2
Si la firme évolue dans un contexte de CPP et que toutes les autres firmes sur le marché
affichent un prix de 20$
Exercice 2
Alain Crevable inc. est une firme familiale spécialisée dans la réparation de pneus de tous
genres. Les fonctions de demande et d’offre du marché sont les suivantes :
Qd = 480 – 2P
Qo = 160 + 3P
La fonction de coût total de la firme est la suivante : CT = 12 + 8q +4q2
1) Trouver le prix et la quantité d’équilibre du marché.
2) Quelle quantité produira la firme représentative en supposant qu’elle souhaite maximiser
ses profits?
3) Combien de firmes cette industrie compte-t-elle?
4) Trouver les seuils de rentabilité et de fermeture
5) Quels sont les profits réalisés par la firme représentative?
6) Comment le marché s’ajustera-t-il à long terme? Combien y aura-t-il de firmes?
Réponses :
1) P* = 64$ Q* = 352
2) P = Cm 64 = 8 + 8q q* = 7
3) 352/7 = 50,3 firmes
4) Seuil de rentabilité
Cm = min CTM
8 + 8q = (12+8q+4q2)/q P = 8 + 8(1,73)
q = √3 → q = 1,73 P = 21,8$
P = Cm
Seuil de fermeture
Cm = CVM
8 + 8q = 8 + 4q P = 8$
q=0
P = Cm
P = 8 + 8(0)
5) Profits = RT – CT
Profits = (64*7) – [12 + 8(7) + 4(7)2]
Profits = 184
6) Les profits économiques sont positifs. Ily aura donc entrée de nouvelles firmes sur le
marché. À long terme, le prix du marché se fixera au seuil de rentabilité (21,8$) et les profits
économiques seront nuls.
Avec P = 21,8$
Qd = 480 – 2(21,8) = 436,4
Puisqu’à LT chaque firme produit 1,73 unité, il y aura 252,2 firmes sur le marché
(436,4/1,73).
Le monopole naturel : du fait des coûts d’entrée très élevés dans l’industrie, la
production par une seule firme est moins coûteuse que par plusieurs firmes.
Les barrières à l’entrée : du fait de certaines caractéristiques du marché (des coûts
élevés ou l’existence d’une facilité essentielle) ou de menaces faites par les entreprises
en place (barrières stratégiques).
Les restrictions légales `a l’entrée : licence exclusive, brevet, concession de service
public...
L’équilibre du monopoleur
Le revenu du monopoleur est RT= P(Y).Y 0ù P(Y) indique le prix que les consommateurs
sont prêts à payer pour une quantité Y d’out put. Le problème du monopoleur est alors de
maximiser son profit tel que :
= P(Y).Y- CT(Y)
CIO : (Dérivée première)
Pm A
B C
PCPP Demande
0 Qm QCPP Q
Marché CPP Monopole
Surplus
Surplus du consommateur A+B+C A
Perte Sèche Aucune C
La Concurrence Pure et Parfaite (CPP) maximise le surplus des consommateurs tandis que
sous le monopole, une partie de ce surplus (B) est récupérée par le monopoleur alors qu’une
autre (C) équivaut à une perte pour la société. A la différence donc du marché de CPP, le
marché de monopole est inefficient en termes d’allocation des ressources.
2 - l’oligopole
La concurrence oligopolistique : un petit nombre d’entreprises de
grande taille vend des produits similaires et différenciés à un grand
nombre de demandeurs. Le rôle de la marque et l’importance des
équipements de production rendent difficiles l’entrée de nouvelles
entreprise sur le marché. L’exemple type en Côte – d’Ivoire est donné par
le marché des prestataires de services de téléphonie mobile.
I- La fonction de consommation
c’est-à-dire que :
La PMS augmente avec le revenu. L’épargne est une fonction croissante du revenu.
La propension marginale à épargner est une constante. La propension moyenne à épargner est
évidemment variable suivant le niveau de revenu et montre que pour un niveau de revenu nul
(ou de faibles niveaux de revenus), l’épargne négative, égale à (-C0) est la contrepartie de
l’hypothèse faite de consommation incompressible : si la consommation est positive pour un
niveau de revenu nul, c’est qu’il y a eu « désépargne », épargne négative, prélèvement sur des
avoirs antérieurs qui ont permis de financer cette consommation autonome. En application de
cette formule, les taux d’épargne, une fraction du revenu, devraient augmenter sur une longue
période dans tous les pays où les revenus s’élèvent. L’épargne ne devient positive qu’au-delà
d’un certain niveau de revenu Yr dit « seuil de rupture », seuil au-delà duquel la collectivité
cesse de désépargner. Ce seuil de rupture est défini par :
S = 0 avec S = (1- c)Y – C0
d’où (1 – c)Y – C0 = 0 et le seuil de rupture Y est au niveau
Y = C0 / (1-c)
La représentation la plus simple de la fonction de consommation keynésienne donne :
Ct = CO + cYdt où Ydt = Y – t avec t = impôts, C O = consommation autonome,
CO > 0.
La consommation autonome est la partie de la consommation qui n’est pas liée au revenu.
En d’autres termes, c’est la consommation des ménages lorsque leur revenu est nul. Elle est
généralement financée par une désépargne de la part des ménages à court terme.
La PMC et la PmC sont :
C
t Y
S =Ct =
> CO +
0 CcYd t
C S
0 <4
05 Y Y
r
° d
L’hypothèse du revenu relatif, développée par J.S Duesenberry en 1949 met l’accent sur le
long terme. Dans sa forme la plus simple, l’hypothèse soutient que, la consommation- par
conséquent l’épargne- dépend non seulement des revenus courants mais des niveaux
antérieurs de revenus et des habitudes de consommation passées.
Duensenberry propose en 1948 une fonction de consommation qui prend en compte le revenu
disponible courant mais aussi le plus haut revenu disponible obtenu dans le passé. Le
niveau de la consommation au cours d’une période (C t) dépend donc du revenu courant (Yt) et
aussi du niveau le plus élevé de revenu atteint dans le passé (Yp), d’où
Ct = C (Yt, Yp).
Friedman Milton (1957) suggère que les gens considèrent le revenu courant Y comme la
somme de deux composantes, le revenu permanent Yp et le revenu transitoire YT. C’est le
revenu permanent et non le revenu courant, qui explique la fonction de consommation.
Soit : Y = Y p + YT
Le revenu permanent est la partie du revenu que les gens s’attendent à conserver à l’avenir,
revenu normal. C’est la moyenne pondérée des revenus passés, courants et futurs. Le revenu
transitoire est la partie du revenu que les ménages ne prévoient pas le maintien. C’est-à-dire
un revenu inattendu, exceptionnel, tels que ceux que génèrent l’évolution de la valeur des
titres, la modification des prix relatifs, les gains de la loterie nationale et autres mannes
imprévisibles.
Le revenu permanent apparaît donc comme le revenu moyen à long terme des individus et le
revenu transitoire comme l’écart aléatoire par rapport à cette moyenne.
Selon Friedman, la consommation devrait dépendre essentiellement du revenu permanent,
dans la mesure où les consommateurs ont recours à l’épargne et l’emprunt pour lisser leur
consommation en réaction à des variations temporaires de leurs revenus.
La fonction de consommation est de la forme :
C = αYp où α est une constante qui exprime la fraction consommée du revenu permanent.
Investir, c’est l’acte qui consiste à acquérir des biens d’équipement durables destinés à
accroître la production de biens et services dans le futur.
Quels sont les facteurs explicatifs de l’investissement ?
L'investissement résulte d’un choix relativement complexe où se mêlent des facteurs objectifs
observables et mesurables, tel que le taux d’intérêt, et des facteurs subjectifs dont l’évaluation
est difficile, telle que la confiance des milieux d’affaire. Alors que, les classiques se limitent
au rôle fondamental du taux d’intérêt, Keynes complète ce facteur par la demande anticipée.
Tout investissement doit être financé, soit par des fonds propres, soit par des emprunts. Dans
les deux cas, les intérêts représentent le coût rattaché à l'investissement. Parce que les
entrepreneurs cherchent toujours la rentabilité financière, ils vont comparer ce coût avec le
rendement du projet.
L’investissement privée est une fonction décroissante du taux d’intérêt nominal i. Keynes
suppose qu’en courte période que les prix sont constants c'est-à-dire que le taux d’inflation
anticipée est nul, le taux d’intérêt nominal est donc égal taux d’intérêt réel. Par ailleurs, à des
niveaux très faibles du taux d’intérêt, l’investissement ne dépend plus du taux d’intérêt, c'est-
à-dire que la sensibilité de l’investissement au taux d’intérêt sera nulle.
Soit
La monnaie est le stock d’actifs immédiatement disponibles pour acheter des biens et des
services.
1- Définition fonctionnelle
La monnaie peut être définie par les fonctions qu’elle assure. Elle remplit quatre fonctions
essentielles, c’est à la fois une unité de compte, un moyen de paiement, une réserve de valeur
et un instrument de politique économique.
La monnaie sert en tant qu’unité de mesure ou bien un numéraire qui permet d’exprimer la
valeur des différents biens en une seule unité. Dans le cadre d’une économie de troc, donc
absence de monnaie, la valeur d’un bien est exprimée par rapport aux autres biens, on parle de
prix relatifs.
Dans cette fonction, la monnaie apparaît comme un bien intermédiaire qui permet de dissocier
les opérations d’achat et de vente qui sont confondues dans le cadre d’un système de troc. Il
s’agit d’un intermédiaire obligé dans les échanges, tous les biens s’échangent contre de la
monnaie qui, à son tour, s’échange contre des biens. [Link] indique que dans une
économie monétaire, les biens achètent la monnaie et celle-ci achète les biens, mais les biens
n’achètent pas les biens. Pour assurer ce rôle, la monnaie doit avoir cours légal, elle ne peut
être refusée dans les paiements. Dans un système de troc, l’échange ne peut avoir lieu que s’il
y a double coïncidence des besoins, tout agent doit trouver non seulement quelqu’un qui soit
prêt à lui vendre les biens qu’il cherche mais aussi qui accepte en échange les biens dont
l’agent dispose. Comme cette double coïncidence risque d’être exceptionnelle, il y aura en fait
un blocage de l’échange. L’introduction de la monnaie comme intermédiaire des échanges
permet ainsi de scinder l’opération de troc en deux et résoudre le problème de la double
coïncidence.
La monnaie permet de constituer une réserve de pouvoir d’achat à partir du moment où les
opérations recettes et dépenses ne sont pas synchronisées. Dès que la monnaie est moyen
d’échange, il est possible de la conserver. La monnaie permet d’étaler les achats dans le
temps, elle représente un lien entre le présent et le futur, c’est un instrument d’épargne. Il est à
noter que certains biens peuvent constituer une réserve de valeur plus sûre que la monnaie.
Néanmoins, cette dernière présente l’avantage d’être la plus liquide, elle n’a pas besoin d’être
transformée, elle est utilisée immédiatement dans les paiements. Mais contrairement aux
autres actifs, le rendement nominal de la monnaie est nul, c’est sa qualité d’être liquide, sans
coût de transaction, qui fait que les agents économiques la détiennent.
2- Définition institutionnelle
La monnaie n’apparaît, en tant que moyen de paiement, comme nécessité impérieuse que dans
le cadre d’une économie fondée sur l’échange. L’état actuel des choses où la monnaie n’a pas
de valeur intrinsèque, fait que la stabilité de sa valeur, dans le sens de conservation de son
pouvoir d’achat entre deux transactions, n’est possible que si les agents économiques ont
confiance en cette monnaie. C’est l’Etat qui assure cette garantie en lui conférant un cours
légal. L’acceptation et l’utilisation d’une monnaie repose ainsi sur une convention implicite,
les agents économiques l’acceptent parce qu’ils font confiance en l’autorité qui l’émet. Et
c’est là qu’elle prend une dimension institutionnelle, elle peut être considérée au même titre
que les institutions sociales qui servent l’intérêt public
Le terme de richesse est utilisé pour décrire l’ensemble des moyens de conserver la valeur
monnaie et actifs non monétaires.
Les économistes parlent de liquidité pour décrire la facilité avec laquelle un actif peut être
transformé en moyen d’échange. Comme la monnaie est le moyen d’échange de l’économie,
c’est par conséquent l’actif le plus liquide.
4- Le stock monétaire
Le stock monétaire ou masse monétaire est la quantité de monnaie en circulation. Il y a
différentes mesures de la masse monétaire :
M1 comprend les pièces, les billets et les dépôts à vue. M2 comprend M1, les comptes
d’épargne et les comptes à terme supérieur à un mois.
La banque centrale est la banque de la nation. Elle surveille le système bancaire et régule la
quantité de monnaie en circulation.
Pour ce faire, il y a les opérations d’open-market qui consistent en achats et ventes de bons du
Trésor.
Pour augmenter le stock monétaire, la banque centrale achète des bons du Trésor auprès du
public. Pour diminuer le stock monétaire, la banque centrale vend des bons du Trésor au
public.
Les banques commerciales peuvent aussi influencer la masse monétaire par leurs politiques de
prêts. Les dépôts qui ne sont pas prêtés constituent les réserves.
L’offre de monnaie est influencée par le montant que les banques conservent en réserves et le
montant qu’elles prêtent.
Quand une banque prête de l’argent, elle augmente la quantité de monnaie en circulation.
Le coefficient de réserve illustre la situation des banques qui conservent une partie des dépôts
en caisse et prêtent le reste.
Réserves
Coefficient de réserve = _______________
Dépôts
Un exemple :
Emplois Ressources
3- le multiplicateur de monnaie
Quand une banque prête de l’argent, ce prêt aboutit en général dans un compte d’une autre
banque. Ce prêt engendre donc d’autres dépôts et augmente la quantité de monnaie en
circulation.
Le multiplicateur monétaire est la quantité de monnaie que le système bancaire peut créer à
partir d’un dépôt initial.
Réserves : 100.000 Dépôts : 1000.000 Frs Réserves : 90.000 Frs Dépôts : 900.000 Frs
CFA
Prêts : 900.000 Prêts : 810.000 Frs
Total : 100.00$ Total : 100.00$ Total : 900.000 Frs Total : 900.000 Frs
M = 1/R
Il y a en effet 2 limitations :
TABLE DE MATIERE
PREMIERE PARTIE : INTRODUCTION A L’ANALYSE ECONOMIQUE......................................3
Chapitre 1. Qu’est-ce que l’Economie ?.................................................................................................3
I- L’objet de la science économique...................................................................................................3
1/ La notion de besoin....................................................................................................................3
2/ La notion de ressources.............................................................................................................3
3/ La science économique : Définitions..........................................................................................4
II- Concepts et méthodes de l’économie............................................................................................6
1- Concepts de base.......................................................................................................................6
Chapitre II : Les grands courants de la pensée économique...............................................................10
1- Les mercantilistes ou l’économie au service du prince.................................................................10
2- Les physiocrates : une économie dominée par l’agriculture........................................................10
3- Les classiques...............................................................................................................................11
4- Les néoclassiques.........................................................................................................................11
5- Les Marxistes................................................................................................................................11
6- Le keynésianisme.........................................................................................................................12
7- Les néolibéraux ou les nouveaux économistes.............................................................................12
Chapitre III : Les acteurs de la vie économique et les éléments de la comptabilité nationale...............12
I- Les acteurs de la vie économique..................................................................................................12
A) LES ENTREPRISES :.................................................................................................................13
B) LES MENAGES :.......................................................................................................................13
C) L'ETAT ET LES ADMINISTRATIONS PUBLIQUES :............................................................14
D) LES INSTITUTIONS FINANCIERES :.....................................................................................14
E) LE RESTE DU MONDE:............................................................................................................14
II) LES RELATIONS ENTRE LES AGENTS : LE CIRCUIT ECONOMIQUE.............................15
a) Flux réels et flux monétaires :..................................................................................................15
b) Le circuit simplifié:..................................................................................................................15
III. Les agrégats................................................................................................................................15
1- Le PIB et ses 3 approches.........................................................................................................16
2- le produit national brut et les différents revenus......................................................................17
DEUXIEME PARTIE : THEORIES ECONOMIQUES.......................................................................18
Chapitre IV : Théories microéconomiques...........................................................................................18
I : NOTION DE DEMANDE, D’OFFRE DE MARCHE ET D’EQUILIBRE.............................19
1- Notion de demande..................................................................................................................19
2- Notion d’offre..........................................................................................................................19
3- Notion de marché et d’équilibre...............................................................................................20
II- Calcul économique du consommateur.........................................................................................21
1- Notion d’utilité.........................................................................................................................21
2- Contrainte budgétaire et taux marginal de substitution.............................................................22
3- La fonction d’utilité..................................................................................................................23
4- Taux marginal de substitution et courbe d’indifférence...........................................................25
III- Calcul économique du producteur..............................................................................................26
1- Notion de production................................................................................................................26
2-Notion de coût de production....................................................................................................26
3- Coûts à court terme – Coûts à long terme.................................................................................27
4- Equilibre de production............................................................................................................27
IV- Notion d’élasticité......................................................................................................................27
1- L’élasticité- prix direct de la demande.....................................................................................28
2- L’élasticité prix- croisés de la demande...................................................................................28
3 - Élasticité- revenu....................................................................................................................29
Chapitre V : Equilibre des prix et théorie des prix................................................................................29
I – Marché de concurrence pure et parfaite.......................................................................................30
1- Cas de la concurrence pure et parfaite et allocation efficientes des ressources.........................30
2- Efficience du marché de Concurrence Pure et Parfaite (CPP)..................................................32
II- Les marchés de concurrence imparfaite : cas du monopole et de l’oligopole..............................34
1 - Prix et niveaux de production du monopole............................................................................34
2 - l’oligopole...............................................................................................................................36
Chapitre VI : Théories macroéconomiques (Analyse globale de l’économie).......................................36
I- La fonction de consommation.......................................................................................................36
1 - L’HYPOTHESE DU REVENU ABSOLU : KEYNES..........................................................................37
2- L’HYPOTHESE DU REVENU RELATIF : DUESEMBERY.................................................................40
3- L’HYPOTHESE DU REVENU PERMANENT : FRIDMAN................................................................40
II- La fonction d’investissement........................................................................................................40
1- Le rôle du taux d’intérêt dans la décision d’investissement.....................................................41
2- Le rôle de la demande anticipée: la théorie de l’accélérateur..................................................41
Chapitre VI : Le système monétaire......................................................................................................43
I- Définition de la monnaie...............................................................................................................43
1- Définition fonctionnelle............................................................................................................43
2- Définition institutionnelle.........................................................................................................44
3- les formes de monnaie.............................................................................................................44
4- Le stock monétaire...................................................................................................................44
II- Les banques et l’offre de monnaie...............................................................................................45
1- contrôle de l’offre de monnaie.................................................................................................45
2- les banques et l’offre de monnaie............................................................................................45
Quand une banque prête de l’argent, elle augmente la quantité de monnaie en circulation..............45
3- le multiplicateur de monnaie...................................................................................................46
Le multiplicateur de monnaie détermine le coefficient de réserve......................................................46
4- instruments de contrôle monétaire.........................................................................................46
le contrôle de la masse monétaire par la banque centrale est imparfait.....................................47