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§1.

COMPETENCE MATERIELLE DES COURS ET


TRIBUNAUX

1.1. COMPETENCE DU TRIBUNAL DE PAIX

L'article 85 dispose que « les Tribunaux de Paix connaissent des


infractions punissables au maximum de cinq ans de servitude pénale
principale et d'une peine d'amendes quel que soit son taux, ou de l'une de
ces peines seulement.16(*)

L'article86 dispose que lorsqu'un tribunal de Paix se déclare incompétent


en raison du taux de la peine à appliquer, le jugement n'est susceptible
d'aucun recours.17(*)

L'article 87 indique que « les Tribunaux de Paix peuvent prendre des


mesures d'internement de tout individu tombant sous l'application de la
législation sur le vagabondage et la mendicité.18(*)

1.2. COMPETENCE DU TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE

L'article 89 dispose que « les Tribunaux de Grande Instance connaissent


des infractions punissables de la peine de mort et de celles punissables
d'une peine excédant cinq ans de servitude pénale principale. Ils
connaissent en premier ressort des infractions commises par les conseillers
urbains, les bourgmestres ; les chefs de secteur, les chefs de chefferie et
leurs adjoints ainsi que par les conseillers communaux, les conseillers de
secteur et les conseillers de chefferie.

« Sans préjudice des dispositions de l'article 86 de la présente loi


organique, ils connaissent également de l'Appel des jugements rendus par
les Tribunaux de Paix.19(*)

1.3. COMPETENCE DES COURS D'APPEL

L'article 91, précise que « les cours d'Appel connaissent de l'Appel des
jugements rendus en premier ressort par les Tribunaux de commerce.

Elles connaissent également au premier degré :

1. Du crime de génocide, des crimes de guerre et des crimes contre


l'humanité commis par les personnes relevant de leur compétence et de
celle des Tribunaux de Grande Instance ;
2. Des infractions commises par les membres de l'Assemblée Provinciale,
les Magistrats, les Maires, les Maires Adjoints, les Présidents des conseils
urbains et les fonctionnaires des services publics de l'Etat et les dirigeants
des établissements ou entreprise publique revêtus au moins du grade de
directeur ou du grade équivalent.20(*)

1.4. COMPETENCE DE LA COUR DE CASSATION

Selon l'article 93 « la cour de cassation connait en premier et dernier


ressort des infractions commises par :

1. Les membres de l'Assemblée Nationale et du Sénat ;

2. Les membres du Gouvernement autres que le premier Ministre ;

3. Les membres de la cour constitutionnelle et ceux du parquet près cette


cour ;

4. Les membres de la cour de cassation et ceux du parquet près cette


cour ;

5. Les membres du conseil d'Etat et ceux du parquet près ce conseil ;

6. Les membres de la cour des comptes et ceux du parquet près cette


cour ;

7. Les premiers Présidents des cours d'Appel et des cours administratives


d'Appel ainsi que les Procureurs Généraux près ces cours ;

8. Les Gouverneurs, les Vice Gouverneurs de Provinces et les Ministres


Provinciaux ainsi que les Présidents des Assemblées Provinciales.21(*)

Signalons également que précise que « la cour de cassation connait aussi


de l'Appel des arrêts rendus au premier degré par les cours d'Appel.22(*)

L'article 95 énonce que « La cour de cassation connait des pourvois pour


violation des traités internationaux dûment ratifiés, de la loi ou de la
coutume formés contre les arrêts et jugements rendus en dernier ressort
par les cours et Tribunaux civils et Militaires de l'ordre Judiciaire.23(*)

Aux prescrits de l'article 96 « la violation de la loi ou de la coutume


comprend notamment :

1. L'incompétence ;
2. L'excès de pouvoir des cours et Tribunaux ;

3. La fausse application ou la fausse interprétation ;

4. Le non conformité aux lois ou à l'ordre public de la coutume dont il a été


fait application ;

5. La violation des formes substantielles ou prescrites à peine de nullité.24(*)


* 16 L'article 85 de la loi organique N° 13/11-B du 11 Avril 2013 Op cit

* 17 L'article 86 idem

* 18 L'article 87 Ibidem

* 19 L'article 89 de la loi organique N° 13/11-B du 11 Avril 2013 Op cit

* 20 L'article 91 de la loi organique N° 13/11-B du 11/4/2013 Op cit

* 21 L'article 93 idem

* 22 L'article 94 ibidem

* 23 Article 95 de la loi N° 13/011-B du 11 Avril 2013 Op cit

* 24 Article 96 idem

I.5. COMPETENCE DE LA COUR CONSTITUTIONNELLE

Selon l'article 163 « la cour constitutionnelle est la juridiction pénale du chef de


l'Etat et du Premier Ministre dans les cas et conditions prévus par la
constitution.25(*)

L'article 164 ajoute, « la cour constitutionnelle est le juge pénal du Président de la


République et du Premier Ministre pour des infractions politiques de haute
trahison, d'outrage au parlement, d'atteinte à l'honneur ou à la probité ainsi que
pour les délits d'initié et pour les autres infractions de Droit commun commises
dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de leurs fonctions. Elle est également
compétente pour juger leurs co-auteurs et complices.26(*)

En cas de condamnation, le Président de la République et le Premier Ministre


sont déchus de leur charge.

La déchéance est prononcée par la cour constitutionnelle.

Pour les infractions commises en dehors de l'exercice de leurs fonctions, les


poursuites contre le Président de la République et le Premier Ministre sont
suspendues jusqu'à l'expiration de leur mandat. Pendant ce temps, la prescription
est suspendue.

Enfin, l'article 168 précise « Les arrêts de la cour constitutionnelle ne sont


susceptibles d'aucun recours et sont immédiatement exécutoires Ils sont
obligatoires et s'imposent aux pouvoir publics à tout les autorités administratives
et juridictionnelles, civiles et militaires ainsi qu'aux particuliers.27(*)

§2. COMPETENCE TERRITORIALE

En matières répressives, les juges compétents pour connaitre de la cause sont


soit les juges du domicile ou de la résidence du prévenu, soit du lieu d'arrestation,
soit du lieu de la commission de l'infraction.

§3. COMPETENCE PERSONNELLE

La compétence personnelle (ratione personae) d'une juridiction est le pouvoir que


celle-ci dispose quant aux personnes qu'elle peut juger. On dit de ces personnes
qu'elles sont bénéficiaires de privilèges de juridiction.

Cela veut dire que par rapport à leur rang social, ces personnes ne peuvent être
poursuivies que par des Magistrats du rang élevé. Il faut noter cependant que les
privilèges de juridiction ne jouent qu'en matière pénale ou répressive.

La doctrine le dit bien en ces termes : « la compétence personnelle ou rationne


personae existe seulement en matière répressive Autrement dit, il n'existe pas de
privilège de juridiction en matière de Droit privé. Exemple un Domestique peut
assigner un Ministre devant le Tribunal de Paix.28(*)

* 25 Constitution de la RDC

* 26 Idem

* 27 constitution de la république démocratique du Congo

* 28 Article 110 de la loi N° 13/011-B du 11 Avril 2013 Op cit

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1 COMPETENCE MATERIELLE

1.1 DU TRIBUNAL DE PAIX

Selon l'article 110 « le Tribunaux de Paix connaissent de toute contestation


portant sur le droit de la famille, les successions, les libéralités et les
conflits fonciers collectifs ou individuels régis par la coutume.

Ils connaissent de toutes les autres contestations susceptibles d'évaluation


pour autant que leur valeur ne de passe pas deux millions cinq cents mille
francs congolais.

Il connaisse également de l'exécution des actes authentique.29(*)

1.2 DU TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE

Aux prescrits de l'article 112 : « Les Tribunaux de Grande Instance


connaissent de toutes les contestations qui ne sont pas de la compétence
des Tribunaux de Paix. Toutefois, saisi d'une action de la compétence des
Tribunaux de Paix, le Tribunal de Grande Instance statue au fond et en
dernier ressort si le défendeur fait acter son accord exprès par le
greffier »30(*)

L'article 113 ajoute : « les Tribunaux de Grande Instance connaissent de


l'exécution de toutes décisions de justice, à l'exception de celle des
jugements des Tribunaux de Paix qui relève de la compétence de ces
derniers. Ils connaissent de l'exécution des autres actes authentiques.31(*)

SECTION 3 : COMPETENCES EN MATIERE


CONSTITUTIONNELLE, FISCALE ET
ADMINISTRATIVE

§1. COMPETENCE EN MATIERE CONSTITUTIONNELLE


D'après l'article 160 « La Cour constitutionnelle est chargée du contrôle de
la constitutionnalité des lois et des actes ayant force de loi. Les lois
organiques, avant leur promulgation et les règlements intérieurs des
chambres parlementaires et du congrès, de la commission électorale
nationale indépendante ainsi que du conseil supérieur de l'audio visuel et
de la communication avant leur mise en application, doivent être soumis à
la cour constitutionnelle qui se prononce sur leur conformité à la
constitution.32(*)

Aux mêmes fins d'examen de la constitutionnalité, les lois peuvent être


déférées à la cour constitutionnelle avant leur promulgation, par le
Président de la République, le Premier Ministre, Le Président de
l'Assemblée Nationale, le Président du Sénat le dixième des Députés ou
des Sénateurs ;

La cour constitutionnelle statue dans le délai de trente jours. Toutefois, à la


demande du gouvernement, s'il y a urgence, ce délai est ramené à huit
jours.

En outre, l'article 161 affirme : « la cour constitutionnelle connait des


recours en interprétation de la constitution sur saisine du Président de la
République, du Gouvernement, du Président du Sénat ou le dixième, du
Président de l'Assemblée nationale, d'un dixième des membres de chacune
des chambres parlementaires, des Gouverneurs de Province et des
Présidents des Assemblées Provinciales.

Elle juge du contentieux des élections Présidentielles et législatives ainsi


que du referendum.

Elle connait des conflits de compétence entre le pouvoir exécutif et le


pouvoir législatif ainsi qu'entre l'Etat et les Provinces.

Elle connait des recours contre les arrêts rendus par la cour de cassation et
le conseil d'Etat, uniquement entant qu'ils se prononcent sur l'attribution du
litige aux juridictions de l'ordre judiciaire ou administratif. Ce recours n'est
recevable que si une déclinatoire de juridiction a été soulevé par ou devant
la cour de cassation ou le conseil d'Etat.33(*)

Notons qu'il a été enseigné qu'en RDC le contrôle de constitutionnalité de


lois se fait par voie d'action et par voie d'exception.

§2. COMPETENCE EN MATIERE FISCALE

Des dispositions transitoires et finales, d'après l'article 155 il résulte que


« jusqu'à l'installation effective de la cour administrative, la cour d'Appel est
compétente pour connaitre du contentieux fiscal et applique les règles de
compétence définies aux articles 150 à 152 de l'ordonnance loi N° 82-020
du 31/3/1982 portant code de l'organisation et de la compétence
judiciaires.34(*)

Il ressort qu'au degré d'Appel du contentieux fiscal, il continuera à être


porté devant la cour d'Appel territorialement compétente.

Selon la doctrine : «La Cour d'Appel aussi dispose plutôt de trois


mécanismes de contrôle à savoir :

a) Juger par sa section judiciaire siégeant au premier degré des cadres


supérieurs de l'administration ;

b) Connaitre par sa section judiciaire de l'Appel des jugements rendus au


premier degré par les Tribunaux de Grande Instance, les Tribunaux de
commerce et les Tribunaux de travail concernant l'administration ou ses
agents en matière pénale, civile, commerciale, fiscale et du travail ;

c) Connaitre par sa section judiciaire siégeant en premier et dernier ressort


des recours introduits contre les décisions rendues sur réclamation du
contribuable.35(*)

§3. COMPETENCE EN MATIERE ADMINISTRATIVE

Aux termes de l'article 154: « En attendant l'installation des juridictions de


l'ordre administratif, la cour suprême de justice et la cour d'Appel exercent
les attributions d'évolues respectivement au conseil d'Etat et à la cour
administrative d'Appel prévues par la constitution et appliquent chacune les
règles de compétence définie. Par les articles 146 à 149 de l'ordonnance loi
N° 82-020 du 31/3/1982 portant code de l'organisation et de la compétence
judiciaire.36(*)

Il ressort qu'en RDC il ya d'un côté les juridictions de l'ordre administratif


ordinaire chapotées par le conseil d'Etat et une juridiction administrative
spécialisée qui est la cour des comptes par la seule volonté de la
constitution.

En effet, la doctrine est d'avis que « comme juridiction administrative


spécialisée, elle est le juge des comptables publics. A ce titre, elle contrôle
dans les conditions fixées par la loi, la gestion des finances de l'Etat, des
biens publics ainsi que les comptes des provinces, des Entités territoriales
décentralisées ainsi que des organismes publics.37(*)
Enfin, la cour des comptes rend des arrêts de quitus pour blanchir les
comptables publics ou des arrêts de débets mettant ainsi en cause la
gestion de certains comptables publics donnés.38(*)

Au final, comme l'ancienne loi s'applique en matière de compétence


administrative, la doctrine souligne « Qu'en premier ressort, les recours en
annulation pour violation de la loi formés contre les actes les règlements ou
les décisions des autorités provinciales, locales et des organismes
décentralisés placés sous la tutelle de ces autorités sont connus par les
cours d'Appel.39(*)

Par conséquent, la section administrative de la cour de cassation connaitra


des arrêts rendus par les cours d'Appel. En premier et dernier ressort, elle
recevra les recours en annulation pour violation de la loi formés contre les
actes, règlements et décisions prises par les autorités centrales et des
organismes décentralisés placés sous la tutelle de ces autorités.

Aux prescrits de l'article 112 : « Les Tribunaux de Grande Instance


connaissent de toutes les contestations qui ne sont pas de la compétence
des Tribunaux de Paix. Toutefois, saisi d'une action de la compétence des
Tribunaux de Paix, le Tribunal de Grande Instance statue au fond et en
dernier ressort si le défendeur fait acter son accord exprès par le
greffier »30(*)

L'article 113 ajoute : « les Tribunaux de Grande Instance connaissent de


l'exécution de toutes décisions de justice, à l'exception de celle des
jugements des Tribunaux de Paix qui relève de la compétence de ces
derniers. Ils connaissent de l'exécution des autres actes authentiques.31(*)

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