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Rapport de stage en biochimie médicale

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Thèmes abordés

  • diagnostic,
  • système immunitaire,
  • interprétation des résultats,
  • tests diagnostiques,
  • ionogramme sanguin,
  • anémie,
  • plaquettes,
  • techniques d'analyse,
  • hormones,
  • hématocrite
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  • diagnostic,
  • système immunitaire,
  • interprétation des résultats,
  • tests diagnostiques,
  • ionogramme sanguin,
  • anémie,
  • plaquettes,
  • techniques d'analyse,
  • hormones,
  • hématocrite

REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE

ET POPULAIRE

MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET


DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

UNIVERSITE D’ALGER 1 BENYOUCEF BENKHEDDA

FACULTE DES SCIENCES


DEPARTEMENT SCIENCES DE LA NATURE ET DE LA VIE

Rapport de stage

Filière : Biochimie

Présenté par Durée du stage : 15 jours

Mlle *** 2017/2018

-1-
Remerciements
Je tiens à remercier en premier lieu le Professeur IMESSAOUDENE de m’avoir accueillie dans
son laboratoire et laissé l’opportunité de mettre en pratique ce que j’ai appris en théorie durant
ma formation universitaire.

Je tiens à remercier également le personnel : biologistes, pharmaciens et médecins de m’avoir


enseigné les techniques d’analyses biomédicales modernes.

-2-
Sommaire
I. Introduction

II. Généralités sur le sang

III. Salle de prélèvement

[Link]é hémobiologie

1. Numération de la formule sanguine

Réalisation du test et interprétation des résultats

2. Ionogramme sanguin

Réalisation du test et interprétation des résultats

V. Unité immunologie

Electrophorèse des protéines plasmatiques et interprétation des résultats

VI. Unité microbiologie

1. Examen ECBU et interprétation des résultats

2. Examen pus et interprétation des résultats

3. Examen du LCR et interprétation des résultats

VII. Unité biochimie

1. Dosage hormones et marqueurs tumoraux

2. Dosage de quelques paramètres biochimiques

VIII. Unité hémostase

1. Réalisation du groupage

2. Examen du taux de prothrombine (TP)

IX. Conclusion

-3-
I. Introduction
Un laboratoire de biologie médicale (abrégé en LBM), ou, anciennement, laboratoire d'analyses
médicales, est un lieu où sont prélevés et analysés divers fluides biologiques d'origine humaine
sous la responsabilité des biologistes médicaux, qui en interprètent les résultats dans le but de
participer au diagnostic et au suivi de certaines maladies.
Le laboratoire de biologie de l’hôpital de Benaknoun est constitué de cinq unités :
Hémobiologie
Immunologie
Microbiologie
Biochimie
Hémostase

Plan du laboratoire

Figure 1 : Plan du laboratoire de biologie Pr. IMESSAOUDENE

-4-
II. Généralités sur le sang
Le sang est la véritable phase circulante du milieu intérieur, il assure le renouvellement du liquide
interstitiel et de la lymphe et c’est un facteur déterminant de l’homéostasie. Les rôles du sang sont
nombreux : transport de nutriments, de gaz, d’hormones ou de chaleur ; immunité, hémostase et
génération de forces osmotiques et hydrostatiques.
Le sang est un liquide de couleur rouge, plus dense que l’eau, visqueux, et d’un pH d’environ
7,4. C’est un milieu hétérogène. La centrifugation d’un échantillon de sang sépare trois phases :
le plasma, les érythrocytes et une fine couche leucocytaire contenant les plaquettes et leucocytes.
L’hématocrite est le rapport du volume des érythrocytes sur le volume sanguin total, il est voisin de 45%
chez l’être humain.

Composition cellulaire Composition matricielle Fonction

Cellules libres : érythrocytes, Plasma : solution aqueuse Transport des gaz


leucocytes, thrombocytes. renfermant des ions, des respiratoires, des solutés
molécules organiques et des plasmatiques et des cellules
complexes moléculaires. du système immunitaire.

Plasma
Le plasma représente 55% du volume sanguin total, soit environ 3L chez l’Homme adulte :

 Eau (91%)

 Protéines (7%)

 Albumines (55%) : Contribuent le plus à la pression oncotique du plasma et assurent un


rôle de transporteur non spécifique des substances non solubles dans l’eau.

 Globulines (38%) : Protéines de transport spécifique, protéines du complément, facteurs


de l’homéostase et précurseurs inactifs de certaines hormones.

 Fibrinogène (7%) : Convertie en fibrine au cours de la coagulation.

 Autre (2%)

 Nutriments : Glucose, acides aminés, lipides.

 Electrolytes : Na+, K+, Ca++, Mg++, Cl-, CH3O-, HPO4 2-, SO4 2-

-5-
III. Salle de prélèvement
La salle de prélèvement est constituée de deux chaises sur lesquels le chargé du prélèvement
reçoit ses patients et un tabouret sur lequel lui-même s’assoie pour effectuer sa tâche. Elle est
surtout équipée d’une paillasse sur laquelle est déposé le matériel nécessaire au prélèvement :
aiguilles et tubes.

Tubes
Il y’a quatre portoirs remplis chacun de tubes contenant un anticoagulant :

 Un portoir avec tubes contenant l’EDTA (couleur : lilas).

 Un portoir avec tubes contenant de l’héparine (couleur : vert).

 Un portoir avec tubes contenant du citrate de sodium (couleur : bleu noir/bleu).

 Un portoir avec tubes secs, sans anticoagulant (couleur : rouge).

Les anticoagulants et leurs utilisations


EDTA Héparinae Citrate Aucun (tube sec)

Acide éthylène Ligand du calcium


diamine tétra-
acétique, acide
soluble dans l'eau.

Utilisation Utilisation Utilisation Utilisation

Complexe le Analyse du plasma : Bon ligand du Analyse du


calcium nécessaire à chimie plasmatique. calcium, utilisé pour sérum pour la
la coagulation. obtenir du plasma en chimie clinique et
vue d’examens de la sérologie.
Utilisé pour coagulation ou pour la
l’hématologie. mesure de la vitesse
de sédimentation.

-6-
Prélèvement
Minimiser les facteurs d'influence

Les effets biologiques inhérents à chaque individu (âge, sexe, population) sont des effets
à long terme et sont inclus dans les valeurs de référence accompagnant un résultat.

Pour les autres effets, souvent à court terme, on peut tenir compte des règles suivantes :

 Si possible prélever entre 7 h et 9 h le matin.


 Prélever 12 h après le dernier repas.
 Prélever avant les soins ou la prise de médicaments (interférences possibles).
 Pour le suivi d’un traitement médicamenteux, prendre en compte les temps de pic
sérique et d’établissement d’un état stationnaire.

INDIQUER L’HEURE DE PRELEVEMENT.

Mais aussi :

 Un échantillon prélevé au mauvais moment est pire qu’aucun échantillon.


 Un échantillon dont les résultats analytiques arrivent trop tard est un échantillon perdu.

Position

Il est bien connu que la position (debout / couché) influence la concentration de plusieurs
constituants. Voyons les principaux mécanismes qui sont responsables de ces
changements. Le plus important est la pression effective de filtration, qui augmente aux
extrémités basses (membres). Ce changement induit un transfert d’eau entre le
compartiment intracellulaire et le compartiment vasculaire, réduisant le volume
plasmatique d’environ 12 %. Les grosses molécules ne passant pas la barrière capillaire
(> 4 nm), on observe une concentration de ces molécules ainsi que des petites molécules
liées. Les autres changements sont principalement liés au changement de la pression
sanguine qui modifie la concentration des composés vasoactifs.

Pour montrer l’effet de la position, on peut prendre l’exemple du calcium, qui existe sous
deux formes, libre et liée. La concentration du calcium ionisé (libre) est indépendante de
la posture, alors que le calcium total augmente en position debout (5 – 10 %)

Remarque :

Le prélèvement chez le nouveau né se fait en piquant le bout du doigt, ou le talon, avec


un petit instrument, la lancette.

-7-
Garrot
Le garrot est un artifice utilisé pour faciliter la ponction veineuse.

Que se passe-t-il si le garrot reste serré pendant le prélèvement ?

La pression dans les veines augmente et un mécanisme semblable à celui observé pour le
changement de position apparaît : il y a mouvement d’eau du compartiment sanguin au
compartiment interstitiel, entraînant les petites molécules. On observe alors une
concentration des grosses molécules et un changement faible des petites.

On remarque que la concentration des petites molécules change de moins de 3 %, ce qui


est non significatif du point de vue clinique (à part sodium et potassium).

IV. Unité hémobiologie


1. Numération de la formule sanguine (NFS)
 Principe de la NFS
La numération formule sanguine (NFS) ou "hémogramme" est un examen biologique permettant
de déterminer la nature des cellules présentes dans le sang, de les quantifier et d'évaluer certains
paramètres sanguins. Cette analyse concerne :

 les globules rouges ou érythrocytes, chargés de transporter l'oxygène pour alimenter


l'ensemble des tissus de l'organisme ;

 les globules blancs ou leucocytes, cellules immunitaires qui assurent la protection de


l'organisme contre les agressions extérieures par des micro-organismes (bactéries, virus,
champignons...) et qui détruisent les cellules anormales (cancéreuses par exemple) ;

 les plaquettes sanguines, qui participent au phénomène de coagulation sanguine.

 Intérêt de la NFS
Cet examen permet de déceler la présence de différentes pathologies ou troubles, comme :

 une anémie ;
 une infection ;
 une inflammation ;
 un mauvais fonctionnement de la moelle osseuse, qui assure la production des cellules
sanguines...

-8-
 Etapes de la réalisation de la
NFS
Effectuer le contrôle de l’appareil et des valeurs de
référence avant de procéder à l’analyse.

 Identifier le tube (numéro d’identification,


nom du patient…)

 Positionner le tube de façon à ce que la


sonde prélève le sang à analyser.

 La sonde remonte et est nettoyée par


automatisme.

 Attendre l’affichage des résultats.

 Une fois les résultats affichés, appuyer sur


le bouton ID pour une nouvelle identification et
analyse.

Figure 2 : Appareil NFS

 Paramètres de la NFS

Paramètre Homme Femme Diminution Augmentation

Erythrocytes(T/l 4,5 –5,5 4-5 Erythrocytopén Polyglobulie


) ie

Leucocytes(G/L) 4 – 10 4 – 10 Leucopénie Infection/Allergie

Hémoglobine 13 – 17 11,5 - Anémie


(G/dl) 15

Hématocrite (%) 40 - 54 37 – 47 Accompagne la Accompagne


baisse des GR l’augmentation des
GR

-9-
Volume 82 - 98 82 – 98 Anémie Anémie
globulaire ferriprive mégaloblastique,
moyen VGM alcoolisme,
(f/l)

Teneur 27 - 32 27 – 32 Anémie Anémie hyperchrome


corpusculaire hypochrome
moyenne en liée à la
hémoglobine diminution du
TCMH (pg) taux
d’hémoglobine

Concentration 32 - 37 32 - 37 Anémie Anémie hyperchrome


corpusculaire hypochrome
moyenne en
hémoglobine
CCMH (g/dl)

Numération des 150-400 150 - Thrombopénie Thrombocytose


plaquettes (G/L) 400

 Formule sanguine (formule leucocytaire)

Paramètre Normes Diminution Augmentation

Polynucléaires 2 – 7,5 Neutropénie Polynucléose/Neutrophilie


neutrophiles PN
infection, certains infection
médicaments,
intoxication
alcoolique,
chimiothérapie,
radiothérapie…

Polynucléaires 0 – 0,4 Eosinopénie (ne Hyperéosinophilie


éosinophiles PE représente pas un
signe pathologie) Allergie/infection parasitaire

- 10 -
Polynucléaires 0 – 0,2 Stress aigu, syndrome Infection, allergie,
basophiles PB de Cushing, certains inflammation, maladie
médicaments endocrine, certains cancers,
(corticoïdes) maladies hématologiques

Lymphocytes 1-4 Lymphopénie Lymphocytose

Peut entraîner un Affection plus ou moins


déficit immunitaire ou graves : coqueluche,
être la conséquence tuberculose chronique,
d’une maladie varicelle, oreillons,
touchant le sang hémopathies…

Monocytes 0,2 - 1 Monocytopénie (doit Monocytose (doit être


être importante pour prononcée)
signaler un problème)
Infections
bactériennes/parasitaires,
maladies inflammatoires
chroniques, tumeurs…

2. Ionogramme sanguin
L’ionogramme sanguin est un des examens de
laboratoires les plus demandés.
Un ionogramme indique la concentration des différents
ions dans un liquide. Dans le cas du ionogramme
sanguin, les principaux constituants ioniques du sang
sont dosés : sodium (Na) et potassium (K) dans
le plasma. Un ionogramme sanguin sert à surveiller
l'équilibre hydro-électrolytique qui est assuré par
les reins, la peau, la respiration et le système digestif.

Figure 3 : Appareil ionogramme

- 11 -
 Etapes de la réalisation de l’ionogramme sanguin
Contrôle de l’appareil et des valeurs de référence quotidien avant l’analyse des
échantillons. Analyse sur héparine. Centrifuger avant analyse (3000rpm/10mins)

 Ouvrir la porte.

 Présenter l’échantillon (plasma) : contact avec la sonde.

 Nettoyer la sonde.

 Affichage des résultats sur l’écran.

 Attendre que l’appareil donne la main pour la présentation du prochain échantillon.

 Normes et variations pathologiques

Electrolyte Normes Diminution Augmentation

Na+ (mmol/L) 135 – 150 Hyponatrémie Hypernatrémie

K+ (mmol/L) 3,5 – 4,9 Hypokaliémie Hyperkaliémie

V. Unité immunologie
1. Electrophorèse des protéines plasmatiques (EPP)
Il est indispensable d’être à jeun avant le prélèvement.

L'électrophorèse des protéines est une technique qui consiste à séparer les différentes classes de
protéines du sang. Elle permet d'observer une diminution ou une augmentation relative ou
absolue de chacune de ces classes.

Comme le dosage des protéines totales, elle est utilisée pour évaluer l'état général, notamment le
bon fonctionnement du foie ou pour étudier différents états pathologiques tels qu'une
inflammation ou une altération des défenses immunitaires.

 Fractions protéiques et variations pathologiques


- 12 -
Fraction Normes Diminution Augmentation

Albumine 42g/l Fuite (syndrome Dédoublement du pic (bis-


néphrotique) ou albuminémie) : causes
diminution de synthèse génétiques ou acquise
(insuffisance (origine iatrogène)
hépatique/malnutrition)
Hémoconcentration ou
Absence du pic : perfusion d’albumine.
albuminémie congénitale
(rare, accompagnée de
l’augmentation d’une
autre fraction pour
maintenir la pression
oncotique).

α 1 globulines Orosomucoïdes 1g/l Orosomucoïde et/ou α 1 Orosomucoïde et α 1


antitrypsine par fuite ou antitrypsine lors d’une
α1 antitrypsine 2g/l diminution de synthèse réponse inflammatoire
aiguë (généralement
α1 associée à une
antichymotrypsine augmentation de
0,5 g/l l’haptoglobine)
α1 lipoprotéines
HDL

α2 globulines Haptoglobines 2g/l Haptoglobine (hémolyse Haptoglobine (+


intravasculaire) augmentation α 1:
α2 macroglobine syndrome inflammatoire)
3g/l
α 2 microglobuline (+
Céruloplasmine 0,4 diminution de l’albumine :
g/l syndrome néphrotique)

Pré  lipoprotéines
VLDL

1 globulines Transferrine 2,5g/l Hypotransferrinémie Hypertransferrinémie


(carence martiale)
Hémopexine 0,9g/l

2 globulines Complément C3 0,6 Hypocomplémentémie Hypercomplémentémie


g/l
Hyper--lipoprotéinémie
 lipoprotéines LDL

- 13 -
 globulines IgA (migre entre  Hypogammaglobulinémie Hypergammaglobulinémie
et ) 2g/l
Physiologique et Gammapathies
IgG 9g/l transitoire (nourrisson), polyclonales (stimulation
déficits immunitaires antigénique bactérienne,
IgM 2g/l primitifs, radiothérapie, parasitaire, virale,
immunosuppresseurs, autoimmune)
corticoïdes, myélomes
(pic monoclonal). Gammapathies
oligoclonales (stimulation
virale : HIV)

Gammapathies
monoclonales (processus
malins et bénins)

Figure 4 : Profil électrophorétique normal

- 14 -
VI. Unité bactériologie
1. Tests ECBU et interprétation des résultats
L'examen cytobactériologique des urines ou ECBU compte parmi les examens les plus
prescrits. Il permet de diagnostiquer une infection urinaire et d’identifier le germe responsable
afin de recourir au traitement le plus efficace. Son interprétation est simple (l’urine étant
normalement stérile) mais dépend aussi de la qualité de sa réalisation.

Il vise à recueillir et analyser la première miction du matin. Il va permettre de déterminer la


numération des hématies et des leucocytes, la présence de cristaux et de germes.

Chez la femme, les symptômes d’une infection urinaire sont des douleurs lors des mictions, des
brûlures, du sang dans les urines, une fréquente envie d’uriner, des frissons et de la fièvre.
Chez l’homme, ces infections sont moins fréquentes, elles se traduisent pas les mêmes
symptômes parfois accompagnés de douleurs testiculaires et d’un écoulement au niveau de
l’urètre.

A partir d’un échantillon d’urine, cet examen prévoit de réaliser :

 Une cytologie qui consiste à étudier au microscope les différents types de cellules retrouvées
dans l'urine (hématies/globules rouges, leucocytes/globules blancs et cellules épithéliales).
 Une bactériologie qui consiste à rechercher, identifier et compter les germes présents dans
l’urine après sa mise en culture. Si un germe est trouvé, un antibiogramme peut alors être réalisé
pour guider le médecin dans sa prescription d'antibiotique.
Au-delà d’une suspicion d’infection urinaire, le médecin peut y recourir pour tout problème
urinaire : cystite, pyélonéphrite, prostatite…

L’examen est systématique chez la femme enceinte (si les bandelettes urinaires laissent supposer
une infection même en l’absence de symptômes), au cours d’examens préopératoires urologiques
ou gynécologiques ou lors de contrôles post-thérapeutiques.

 Réalisation de l’ECBU
Comme nous l’avons vu précédemment, l’ECBU comprend deux étapes :

 Un examen cytologique qui consiste à examiner l’échantillon d’urine au microscope.


Cela permet de compter les leucocytes/mm3 et les hématies/mm3, de noter la présence possible
de cristaux et de germes.
 Un examen bactériologique qui consiste à mettre en culture l’échantillon d’urine sur des
milieux spécifiques afin de pouvoir qualifier, de quantifier et d’évaluer la sensibilité aux

- 15 -
antibiotiques (antibiogramme) du germe possiblement identifié. Cette étape nécessite entre 24h
et 72 h avant de pouvoir rendre des résultats complets.
La mise en culture se fait sur UriSelect (milieu sur lequel tous les germes poussent) qui
permet l’identification directe du germe en cause.

 Variations physiologiques et pathologiques

Contenu des urines Normes Augmentation


Leucocytes <10 000/ml Physiologique (prise d’antibiotiques)
10/mm3 Pathologique : leucocyturie (réaction inflammatoire
suite à une infection urinaire)
Hématies 1000/ml Physiologique (due à l’altitude)
1/mm3 Pathologique : hématurie (infection urinaire)

 Autres que leucocytes et hématies


 Des cellules épithéliales en petit nombre (ces cellules protectrices tapissent la vessie et
sont évacuées par la miction) ;
 Eventuellement quelques cylindres hyalins et cristaux.
 L’examen bactériologique doit révéler une culture stérile (ou < 10³ germes /ml).

 Les germes les plus fréquemment en cause

 Les entérobactéries (germes du tractus digestif) : Escherichia coli, klebsielles et


entérocoques…
 Les bactéries saprophytes de la peau : staphylocoques et streptocoques
 Plus rarement des levures du genre Candida.

 Isolation et énumération des germes urinaires sur UriSelect

Identification directe

Figure 5 : Identification directe des colonies

- 16 -
Cultures mixtes

Figure 6 : Identification de cultures mixtes

Orientation du diagnostic

Figure 7 : Orientation du diagnostic

- 17 -
Inoculation et incubation

Figure 8 : Inoculation et incubation de l’échantillon

Comptage des bactéries

Figure 9 : Comptage des bactéries

Interprétation des résultats

Figure 10 : Interprétation des résultats

- 18 -
2. Examen cytobactériologique du pus
Les prélèvements de pus et sérosités correspondent à un ensemble de prélèvements comprenant
les liquides organiques (péritonéaux, péricardiques, et pleuraux) les liquides articulaires, les
hématomes, les abcès, les lésions superficielles de la peau et des tissus. Il se forme du pus au
cours d’infections urinaires, respiratoires, méningées, génitales et même intestinales. Il est alors
retrouvé dans les urines, les expectorations, le liquide céphalorachidien, les prélèvements
génitaux, les selles, mais sont individualisés sur le plan de l'examen bactériologique (techniques
bactériologiques, germes et interprétation différentes).
La formation d’un pus est l’un des signes les plus caractéristiques d’une infection.
Le pus est constitué de cellules à activité phagocytaire (en général des polynucléaires
neutrophiles altérés) et de bactéries (pas toujours très nombreuses à l’examen direct).

 L’examen proprement dit

Aspect macroscopique
On note la consistance, la couleur, l'aspect, ainsi que la viscosité du pus. Le pus peut être épais,
visqueux, élastique, mélangé au sang ou non, fluide ou séreux. La couleur varie de la teinte
chocolat au blanc, certains pus sont verdâtres ou bleutés.

Analyse microscopique
L'examen microscopique est fondamental et est indispensable. Il permet d'orienter le diagnostic.

Dans tous les cas, il permet d'envisager la suite des examens à effectuer. L'examen direct a donc
une forte valeur pour le choix des milieux d’isolement.

L’examen direct

Bleu de méthylène pour observer et décrire la cytologie.

Gram pour orienter la flore.

 Coloration par le violet : laisser 1min, rincer à l’eau

 Mordançage : laisser le lugol 1min et rincer à l’eau

 Décoloration : laisser l’alcool 30secs. Si la coloration reste violette, remettre de l’alcool


30secs et rincer.

 Recoloration : laisser la fuchsine 10 à 30secs selon l’épaisseur du frottis. Rincer et sécher.

- 19 -
Observation

 Localiser le champ microscopique idéal (non riche en cellules microbiennes), par les
faibles grossissements.

 Mettre une goutte d’huile à immersion sur le frottis coloré parfaitement sec. Observer à
l’objectif à immersion.

 Suivant les cultures examinées, pourra mettre en évidence :

 Des bactéries toutes semblables de forme cocci ou bacilles

 Couleur des bactéries : violet (bactéries à Gram+) ou rose (bactéries à Gram-)

Interprétation

Certaines bactéries qui résistent à la coloration sont dites Gram positif et apparaissent colorées en
violet. D’autres ne résistent pas, pour les rendre visibles on doit utiliser un deuxième colorant de
teinte contrastante (fuchsine ou safranine, colorant rouge), elles sont dites Gram négatif et
apparaissent colorées en rose.

3. Examen du LCR
Le liquide céphalorachidien (LCR) ou liquide cérébrospinal est un liquide contenu dans les
espaces délimités par deux membranes méningées : la pie-mère et l’arachnoïde (membranes de
protection et de recouvrement du système nerveux central).

Il est extrêmement clair, constitué à 99% d’eau.

La moelle épinière et l’encéphale se trouvent dans le liquide céphalo-rachidien.

Il correspond au troisième milieu intérieur de l’organisme appartenant au système nerveux. Il est


sécrété puis résorbé de manière continue. Son renouvellement a lieu trois fois en 24h.

Le LCR provient pour 80% du flux sanguin et pour 20% du liquide cérébral (le liquide
interstitiel cérébral).

La mise en évidence de la présence inhabituelle de certaines cellules se fait par un examen


cytologique au microscope photonique.

- 20 -
Un LCR normal contient 2 leucocytes/mm3 LCR normal contient 2 leucocytes/mm3 de liquide.

La présence d’érythrocytes n’est pas alarmante si la quantité est faible (cela étant dû au choc lors
de la ponction du liquide).

VII. Unité biochimie


L’unité biochimie occupe la plus vaste salle du fait qu’elle permet le dosage de la plupart des
paramètres demandés (glycémie, urée, créatinine, hémoglobine glyquée, hormones, marqueurs
tumoraux…).

1. Paillasse hormones et marqueurs tumoraux


Comme indiqué sur le titre, le dosage des hormones et des
marqueurs tumoraux se fait sur la même paillasse.

On n’utilise qu’un seul automate qui est capable d’attribuer


à chaque tube (contenant les paramètres à doser) les réactifs
appropriés.

Le dosage de ces paramètres se fait avec des tubes secs.

Figure 11: Vitros Automatic Immunoassay Analyzer

 Hormones
Les hormones sont des substances fabriquées par les diverses glandes de l’organisme.
L’hypophyse, glande cérébrale essentielle, a un impact sur l’ensemble des autres glandes de
l’organisme et son action s’exerce par l’intermédiaire des hormones qu’elle synthétise et qui sont
véhiculées jusqu’à leur cibles dans les vaisseaux sanguins.

Le dosage hormonal
Il s’agit de doser après prise de sang, le taux d’hormones circulant. Actuellement très peu
d’hormones sont dosées dans les urines.

Intérêt du dosage hormonal


Selon l’hormone dosée, il sera possible de savoir en cas de troubles gynécologiques
manifestement hormonaux, s’il s’agit d’un mauvais fonctionnement de l’hypophyse qui ne

- 21 -
stimule pas correctement les ovaires, ou s’il s’agit plutôt d’une hypophyse qui fabriquent
correctement ses hormones de commande mais qui n’obtient pas de réponse par des ovaires
fatigués.
Ailleurs, la présence d’HCG dans le sang ou les urines constituent la base des tests de grossesse.

Quelques hormones et vitamines régulatrices

TSH (Thyroïd stimulating hormone)

Sécrétée par l’antéhypophyse.


Sa fonction étant de stimuler la thyroïde à sécréter ses
hormones.
T3 (Triiodotryonine)

Sa fonction étant la régulation de la croissance, de la


multiplication et la différentiation cellulaire, du métabolisme
basal des protéines, lipides et glucides. La T3 étant plus
active que la T4.

T4 (Thryoxine)

Sécrétée par la glande thyroïdienne.


Ses fonctions étant principalement les mêmes que celles de la T3.
La T4 est convertie en T3 plus active.

PTH (Parathormone)

Sécrétée par les glandes parathyroïdiennes, hypercalcémiante et hypophophorémiante, elle


exerce trois actions :
 Elle augmente le relargage du calcium et du phosphate.
 Elle stimule la réabsorption rénale distale du calcium mais inhibe la réabsorption
proximale du phosphate chez les sujets possédant une fonction rénale normale.
 Elle stimule la synthèse rénale du calcitriol.

La vitamine D (cholécalciférol)

La vitamine D3 (cholécalciférol) est une forme de la vitamine D, et


participe au maintien des niveaux sanguins normaux de calcium et de
phosphore, absorbés par l'intestin.

- 22 -
La vitamine D3 joue un rôle dans le maintien des muscles squelettiques et des os.
Un déficit en vitamine D3 est à l'origine de différentes pathologies osseuses, comme
l'ostéoporosenotamment. La vitamine D3 a également une activité cytotoxique contre les cellules
cancéreuses. Elle est essentiellement synthétisée par la peau grâce au soleil (exposition aux
rayons ultraviolets B), et est présente dans certains aliments.
Du fait de sa participation à la santé osseuse, la vitamine D3 est considérée comme un « facteur
antirachitique » (maintien de la calcification des os).

La Troponine I

La troponine est une substance protéique qui entre dans la constitution des fibres musculaires et
régule leur contraction, y compris au niveau du muscle cardiaque.

Il s’agit d’un complexe composé en fait de trois protéines : les troponines I, -C et -T.

Il existe des formes spécifiques du cœur pour la troponine T et I, ce qui permet de déceler une
atteinte cardiaque.

La Ferritine

La ferritine est une protéine qui se trouve à l’intérieur des cellules et se lie au fer, de sorte à ce
qu’il soit disponible en cas de besoin.

Elle est présente dans le foie, la rate, les muscles squelettiques, la moelle osseuse et dans
la circulation sanguine en plus petite quantité. D’ailleurs la quantité de ferritine dans le sang est
directement liée à la quantité de fer stocké dans l’organisme.

Le dosage de la ferritine mesure indirectement la quantité de fer dans le sang.

Il peut être prescrit pour:

 trouver une cause en cas d’anémie.


 détecter la présence d’une inflammation.
 détecter une hémochromatose (excès de fer dans l’organisme).
 évaluer le bon fonctionnement d’un traitement visant à augmenter ou diminuer le
niveau de fer dans l’organisme.

La vitamine B9

La vitamine B9, comme toutes les vitamines du groupe B, est hydrosoluble. Aussi appelée
folacine, acide folique et folate.

La vitamine B9 joue un rôle essentiel dans la production du matériel génétique (ADN, ARN) et
des acides aminés nécessaires à la croissance cellulaire. Elle joue notamment un rôle important
dans la formation des globules rouges, le fonctionnement du système nerveux et du système
immunitaire, ainsi que dans la cicatrisation des blessures et des plaies. Elle est nécessaire à la

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production de nouvelles cellules, ce qui la rend particulièrement importante durant les périodes
de croissance rapide comme l'enfance, l'adolescence, la grossesse (développement du foetus).

La vitamine B12

Vitamine du complexe B, la vitamine B12, ou cobalamine, se présente sous la forme d'un


composé cristallin rouge lui valant le surnom de « vitamine rouge ». Le nom cobalamine fait
référence à sa teneur en cobalt, unique parmi les vitamines.

La cobalamine est essentielle à la croissance, à la division cellulaire, au fonctionnement adéquat


de toutes les cellules du corps et à l'équilibre du système nerveux. Elle intervient plus
précisément dans la synthèse de l'ADN et de l'ARN, des protéines, de la myéline (substance qui
forme une gaine autour de certaines fibres nerveuses), dans la formation des globules rouges,
ainsi que dans le métabolisme des glucides et des lipides.

 Marqueurs tumoraux
Un marqueur tumoral est une substance (protéine, hormone) présente naturellement dans
l'organisme, qui en cas de dosage élevé, peut indiquer la présence d'un cancer. Mais il peut aussi
être fabriqués par le corps lorsqu'une tumeur se développe, ou par les cellules cancéreuses elles-
mêmes. Les marqueurs tumoraux peuvent êtres spécifiques à certains cancers, ou communs à
différents cancers. Important : le dosage de certains marqueurs tumoraux peut être élevé sans
mise en évidence systématique d'une affection cancéreuse sous-jacente.

Le dosage des marqueurs tumoraux


Les marqueurs tumoraux sont habituellement détectés dans le sang, dans l'urine, dans les tumeurs
et autres tissus du corps, à l'occasion d'un bilan biologique.

Intérêt du dosage des marqueurs tumoraux


Le dosage des marqueurs tumoraux peut être utile à différents stades de la prise en charge d'un
cancer : pour son dépistage, son diagnostic, la détermination du son stade (propagation) ou de
son pronostic (agressivité de la tumeur). Il est également utile pour choisir et surveiller le
traitement, évaluer son efficacité (réponse) ou encore estimer le risque de récidive.

Les différents marqueurs tumoraux


Maruqueur Intérêt de son dosage

Alpha foetoprotéine (AFP) Son dosage peut aider à diagnostiquer et


surveiller la réponse au traitement de différents

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cancers : cancer primitif du foie, cancer du
testicule, cancer de l'ovaire.

Antigène tumoral 125 (CA 125) Le dosage sanguin du CA 125 est prescrit pour
le suivi des cancers de l'ovaire afin de vérifier
la réponse au traitement et dépister une
récidive après le traitement. Il peut également
être prescrit si une patiente présente des signes
évoquant une autre affection cancéreuse.

Antigène tumoral 15-3 (CA 15-3) Marqueur assez spécifique du cancer du sein.
Son taux peut néanmoins être augmenté en
présence d'autres cancers : cancers de l'ovaire,
du foie et parfois du poumon. Le dosage
sanguin du CA 15-3 est généralement réalisé
pour vérifier l'efficacité thérapeutique
du traitement du cancer du sein, ou dépister
une récidive après le traitement.

Antigène carbohydrate 19-9 (CA 19-9) Le dosage du CA 19-9 est indiqué pour
évaluer la réaction au traitement d'un cancer
du pancréas (au stade avancé), ou s'il est
réapparu après le traitement, indiquant ainsi
une récidive.

Antigène carcino-embryonnaire (ACE) Le dosage de l'ACE est principalement prescrit


pour aider au diagnostic du cancer
colorectal et surveiller la réponse au
traitement. La valeur de son dosage est aussi
considérée comme un facteur pronostique de la
maladie. Il peut également être indiqué pour
établir le pronostic de patients atteints de
différents cancers, comme le cancer du sein et
du poumon.

Gonadotrophine chorionique humaine (HCG Cette hormone est produite naturellement par
ou BHCG) le placenta lors de la grossesse. Elle est aussi
fabriquée par certaines cellules cancéreuses.
Le dosage de la gonadotrophine chorionique
humaine (HCG ou BHCG) participe au
diagnostic de certains cancers, notamment
pour le cancer du testicule, le cancer de

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l'ovaire (tumeur germinale), et un certain type
de cancer de l'utérus. Il aide également à
évaluer l'efficacité thérapeutique du
traitement.

Antigène prostatique spécifique (PSA) Protéine naturellement fabriquée par les


cellules de la prostate. Un dosage sanguin
permet de mesurer sa quantité dans le sang. Il
est utile au dépistage du cancer de la
prostate en présence de facteurs de risques
(âge, antécédents) ou de symptômes
évocateurs. Il présente également un intérêt
pour évaluer l'efficacité du traitement et
surveiller une éventuelle récidive.

2. Dosage de quelques paramètres biochimiques

Figure 12 : SELECTRA E Vitalab (biochemical analyzer)

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 Glucose
Le glucose est la principale source d’énergie pour le corps humain. Il est converti soit en
glycogène pour être stocké au niveau foie, soit en triglycérides pour être stocké dans les tissus
adipeux.

Le taux de glucose dans le sang est régulé par l’action de différentes hormones, dont deux
hormones antagonistes, l’insuline et le glucagon.

Le dosage du glucose sanguin est utilisé pour diagnostiquer des affections du métabolisme des
hydrates de carbones telles que le diabète, l’hypoglycémie idiopathique et des pathologies
pancréatiques.

Les principaux troubles physiologiques sont attachés à l’apparition d’une hyperglycémie (diabète
de type 1A et diabète de type II). Le diabète de type I est insulino-dépendant et se déclare
principalement avant 30ans. Le diabète de type II est insulino-indépendant, et apparaît souvent
après 40ans. Il peut cependant se déclarer plus tôt chez des sujets obèses.

D’autres types de diabètes sont d’origine secondaire et apparaissent à la suite de maladies


endocriniennes ou hépatiques.

Le dosage du glucose est enzymatique – colorimétrique.

La détermination du glucose se fait selon les réactions :


Glucose oxydase
Glucose + O2 ----------------------------- acide gluconique + H2O2

Peroxydase
2H2O2 + Phénol + Amino-4-antipyrine ---------------- Quinonémine + 4H2O
Le réactif étant composé de :

 Tampon Phosphate, pH 7,4

 Phénol

 Amino-4-antipyrine

 Glucose oxydase

 Peroxydase

 Azide de sodium

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Valeurs et variations de la glycémie
Taux de glycémie (à jeun, Diminution Augmentation
adulte à l’exception de la
femme enceinte)

0,70 – 1,10 (g/L) Hypoglycémie Hyperglycémie

 Hémoglobine glyquée HbA1c


L’HbA1c est la forme majoritaire d’hémoglobine glyquée présente dans le sang. Sa synthèse est
essentiellement irréversible.

La concentration en HbA1c dépend principalement de la concentration en glucose à laquelle les


érythrocytes sont exposés et de la durée de vie des érythrocytes. De ce fait, le taux d’HbA1c est
représentatif du taux moyen de glucose dans le sang au cours des 6 à 8 semaines précédant le
dosage.

Contrairement au taux de glucose, le taux d’HbA1c est indépendant des variations liées à
l’alimentation et à l’exercice. Un dosage régulier est donc recommandé pour le suivi glycémique
des patients diabétiques. Le niveau et l’évolution de ce taux permettent de définir les moyens
appropriés à la prise en charge du diabète et à la prévention de ses complications.

Dosage de l’HbA1c
Avec des micropipettes de 1ml et de 20ul et des embouts, prendre 1ml du réactif 3 (réactif
d’hémolyse contenant de l’eau et un stabilisant) et 20ul du sang total prélevé sur EDTA.

Placer les tubes dans l’automate contenant les deux réactifs nécessaires au dosage de l’HbA1c

Réactif 1

Contient des particules de latex en suspension (0,13%), un tampon et des stabilisants.

Lors de la 1ère réaction, l’échantillon est mis en contact avec le réactif R1 contenant des
particules de latex non sensibilisées. L’affinité de l’HBA1c pour ces particules étant identique à
celle de l’hémoglobine totale, le %HbA1c présent dans l’échantillon est proportionnel à la
quantité d’HbA1c liée au latex.

Réactif 2 (R2a + R2b)

Contient des anticorps monoclonaux de sours anti-HbA1c humain (0,05g/mL) et des anticorps
polyclonaux de chèvre anti-IgG de souris (0,08mg/dL), un tampon et des stabilisants.

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Lors de la 2ème réaction, des complexes d’agglutination sont formés entre l’HbA1c liée au latex
et les anticorps correspondants. La turbidité engendrée par la formation de ces agrégats est
proportionnelle à la quantité d’HbA1c liée au latex et donc au %HbA1c présent dans
l’échantillon. Une courbe de calibration non linéaire permet ensuite d’obtenir le %HbA1c.

Valeurs de référence
NGBP/DCCT (%) IFCC (mmol/mol)

Non diabétique 4,0 – 6,0 20 – 42

Cible sous traitement (adultes <7,0 <53


à l’exception des femmes
enceintes)

 Réalisation de la vitesse de sédimentation (VS)


La sédimentation est le processus durant lequel les particules de matière quelconque cessent de
se déplacer et se réunissent en couches. Ce processus peut prendre beaucoup de temps (quelques
mois à quelques années).

Dans le cas du sang et dans le but d’analyses biomédicales, l’attente de la VS n’excède pas 1h
(sinon ça ne servirait à rien de la tester), concerne le sang entier non centrifugé.

Une pipette graduée est placée dans le tube citraté contenant du sang.

Sous la pression exercée sur le sang, ce dernier monte jusqu’au 0.

La manipulation doit se faire prudemment pour éviter toute éclaboussure et contamination.

Après une attente d’une heure, l’observation se fait.

La quantité de sang débitée de la pipette correspond à la même quantité sédimentée et ce dernier


fait l’objet de la conclusion d’une manifestation pathologique.

La conclusion finale ne dépend pas que de la VS mais se fait suite à récolte de tous les résultats
(résultats des examens des autres unités).

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VIII. Unité hémostase
1. Réalisation du groupage
Le système ABO est le plus anciennement connu des systèmes de groupes sanguins.

Il se caractérise par :

 La présence d’antigènes A et/ou B à la surface des hématies

 La présence systématique d’anticorps naturels dans le plasma dirigés contre le (ou les)
antigènes absents du globule rouge.

 La présence ou l’absence des antigènes A ou B à la surface des hématies est sous la


dépendance de 3 gènes :

 Le gène 1, qui induit la synthèse de l’antigène anti-A,

 Le gène B qui induit celle de l’antigène anti-B,

 Le gène O qui n’induit aucune synthèse.

La transmission héréditaire de ces gènes obéit aux lois de Mendel : A et B sont des allèles et
s’excluent lors de la méïose.

Le groupe sanguin de chaque individu dépend donc de la présence de 2 de ces 3 allèles A, B et


O.

Les gènes A et B sont codominants ; ils s’expriment au niveau du phénotype ; le gène O est
récessif par rapport aux gènes A et B.

Le système ABO offre ainsi 4 possibilités d’expression ou phénotypes : A, B, AB, O.

Phénotype Génotype

A A/A ou A/O

B B/B ou B/O

AB A/B

O O/O

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De là, nous pouvons conclure les lois de la transfusion sanguine :

Figure 13 : Donneurs et receveurs (ABO)

L’importance de faire ce test réside dans la capacité du patient à recevoir/offrir un don sanguin à
des fins chirurgicales ou autres.

2. Examen du taux de prothrombine (TP)


La prothrombine désigne une protéine qui intervient dans le cadre de la coagulation sanguine.
Mesuré lors de certains examens biologiques, le temps de prothrombine sert à déterminer le délai
selon lequel le plasma sanguin coagule au contact d'un tissu que l'on appelle thromboplastine
servant au processus de coagulation et, à fortiori, à la transformation de la prothrombine en
thrombine. La réalisation de ce test est utilisée pour mesurer la tendance d'un patient à être sujet
ou non à des hémorragies.

Mode opératoire
Préparer le bain marie à 37°c et laisser un tube de Néoplastine (réactif) incuber pendant au moins
10mins avant manipulation.

Avec des micropipettes et des embouts :

 Prendre 100cl du sérum à examiner et incuber pendant 2mins.

 Ajouter 200ul du réactif et mélanger avec un crochet jusqu’à obtention du caillou.

Si le temps d’obtention de ce caillou correspond au temps de référence, cela veut dire que le TP
(taux de prothrombine) est à 100%, ce qui est un bon résultat.

Un TP inférieur à 100% n’est pas forcément pathologique, certains traitements font chuter le TP.

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IX. Conclusion
Les examens biomédicaux orientent le diagnostic et sont donc l’étape fondamentale et impérative
avant de se prononcer sur une pathologie. Ils permettent également le suivi d’une maladie et de
ce fait le calibrage de la posologie du traitement (dosage du HbA1c) ou de prévenir une maladie
(si la détection d’une tumeur se fait à temps, la prise en charge du patient a beaucoup plus de
chances d’obtenir de bons résultats).

Il est aussi important de savoir que les variations physiologiques des paramètres dosés sont
différentes selon l’âge, le sexe, la population et si la femme est enceinte.

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