Null 2op
Null 2op
Structurale
2021-2022
1
GENERALITES SUR LES GLUCIDES
Définition :
Les glucides ou saccharides sont une famille nombreuse de composés
organiques qui répondent tous a la formule générale de Cn(H2O)n (n ≥3) d’ou leur
nom de : hydrates de carbone.
Très répandus dans la matière vivante : 5% poids sec animaux, 70% poids sec
végétaux
Rôles :
Ils jouent plusieurs rôles dans les cellules:
Source d’énergie :
40 à 50 % des calories apportées par l’alimentation humaine sont des glucides.
Ils ont un rôle de réserve énergétique dans le foie et les muscles (glycogène) et
chez les végétaux (amidon).
Ils constituent la première source d’énergie compte tenu de la facilité de leur
mobilisation et de dégradation par l’organisme par comparaison aux autres
métabolites (protéines et lipides). 2
GENERALITES SUR LES GLUCIDES
Rôles (suite) :
Structure des molécules :
Les sucres jouent aussi un rôle de structure important dans les cellules :
le ribose est un élément de structure important dans les acides nucléiques ADN et
ARN.
La cellulose fait partie intégrale des membranes des cellules végétales alors que la
chitine chez les arthropodes.
Reconnaissance cellulaire :
Les glucides interviennent comme éléments de reconnaissance et de communication
entre cellules : les polyosides des groupes sanguins.
Rôle économique :
Cellulose : milliards de tonnes / an
Amidon, saccharose : millions de tonnes / an.
3
GENERALITES SUR LES GLUCIDES
Classification
4
LES MONOSACCHARIDES ou OSES
Chaîne hydrocarbonée (n ≥ 3)
Fonction carbonyl : aldéhyde ou cétone
Plusieurs fonction alcool OH
5
LES MONOSACCHARIDES ou OSES
6
LES MONOSACCHARIDES ou OSES
n = 4 : Tetrose : C4H8O4 :
aldotetrose CH2OH-CHOH-CHOH-CHO
cétotetrose CH2OH-CHOH-CO-CH2OH
n = 5 : Pentose : C5H10O5 :
aldopentose CH2OH-CHOH-CHOH-CHOH-CHO
cétopentose CH2OH-CHOH-CHOH-CO-CH2OH
n = 6 : Hexose : C6H12O6 :
aldohexose CH2OH-CHOH-CHOH-CHOH-CHOH-CHO
cétohexose CH2OH-CHOH-CHOH-CHOH-CO-CH2OH
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REPRÉSENTATION DES OSES
Notion de stéréo-isomérie
Isomères : plusieurs oses peuvent partager la même formule brute et avoir des formules
développées différentes.
Stéréo-isomères : ainsi on peut avoir différents aldotrioses, aldotertoses, cetotetrose etc.
Notion de carbone
asymétrique : molécule
chirale : un carbone dont les
4 substituant (radicaux) sont
différents. Cette molécule est
dite chirale. Elle possède une
activité optique.
Elle existe sous deux formes
symétriques image l’une de
l’autre (par un miroir). Ces
deux formes sont dites
énantiomères. En d’autres
termes, il existe deux stéréo-
isomères (différentes : non
superposables) de cette
molécule.
8
Projection de Fisher
ALDOSES: Le glycéraldéhyde est le cas d’aldose le plus simple. En effet la formule CH2OH-
CHOH-CHO (n=3) contient 1 seul C*.
Selon Fisher, cet ose existe donc sous deux formes stereo isomériques (21). Ces deux
formes sont image symétrique l’une de l’autre mais non superposables (énantiomères).
9
Projection de Fisher
11
Filiation des oses selon Fischer Les Cétoses
12
Principaux oses naturels selon Fischer
13
Stéréoisomères
Epimérie :
Deux épimères sont deux isomères ne différant que par la configuration absolue
d'un seul C*.
14
Stéréoisomères
Enantiomérie :
Deux isomères différant par la configuration absolue de tous leurs carbones
asymétriques sont images l'un de l'autre dans un miroir sont appelés énantiomères.
15
Stéréoisomères
Diastéréoisomèrie :
La différence porte sur un nombre de C* compris entre 1 et leur nombre total x de C*
Le D-glucose et le D-gulose sont diastéréoisomères car ils diffèrent par les configurations de
2 sur 4 de leurs C*.
16
Le Pouvoir rotatoire
En solution, les formes énantiomères d’une molécule portant un carbone asymétrique
présentent des propriétés optiques différentes. Elles sont douées d’une activité optique :
chacune d’entre elles dévie de manière spécifique le plan de polarisation d’une onde
monochromatique polarisée. Le plan de polarisation est dévié d’un angle égal en valeur
absolue mais de sens inverse. Cette propriété est caractérisée par le pouvoir rotatoire
spécifique qui répond à la loi de Biot :
α = [α]T, λ x l C
17
Le Pouvoir rotatoire
Exemple du glycéraldéhyde
18
STRUCTURE CYCLIQUE DES OSES :
Les oses ne sont pas des structures rigides et rectilignes. La structure linéaire ne permet pas
d’expliquer les propriétés des oses.
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(Suite) Objections à la forme linéaire
On observe pour chacune des formes mises en solution aqueuse, en fonction du temps, une
évolution du pouvoir rotatoire qui atteint pour chacune des formes la même valeur + 52,5°.
Cette valeur correspond à une proportion d’environ 1/3 de l’anomère α et 2/3 de l’anomère β.
L’établissement de l’équilibre à partir de l’un ou l’autre des glucopyranoses s’appelle la
mutarotation du glucose.
21
Phénomène de mutarotation (cas du D-glucose)
22
STRUCTURE CYCLIQUE DES OSES (suite) :
Représentation de TOLLENS
C’est une représentation cyclique plane. La fonction carbonyle sous forme hydratée engage un
des OH dans un pont oxidique intramoléculaire avec un OH alchoolique (hémiacétalisation),
créant un nouveau C*. Ce nouveau cas de stéréoisomérie s’appelle anomérie. Les carbones de
la fonction carbonyle engagés dans des cycles sont appelés anomériques. (anomérie α ou β)
23
STRUCTURE CYCLIQUE DES OSES (suite) :
Principaux cycles des oses
Compte-tenu de la flexibilité du squelette carboné et des angles de courbure permis par les
atomes, les cycles les plus répandus dans la nature comportent :
NB: seuls les oses à 5 ou 6 carbones donnent des formes cycliques stables, les tétroses
existe en solution sous la forme ouverte. 24
STRUCTURE CYCLIQUE DES OSES (suite) :
Représentation de HAWORTH
Règle 2 Règle d’Hudson : L’anomère α d’un D-ose est celui qui possède le pouvoir rotatoire le
plus élevé. Ceci correspond à la position « trans » de l’OH en C1 pour les alodoses et C2 pour
les cétoses par rapport au CH2OH porté par le Cn-1. L’anomère β correspond à la position « cis »
En conclusion, l’anomère α a son groupement OH anomérique orienté vers le bas dans la série D
et vers le Haut dans la série L et inversement pour l’anomère β.
Règle 3 : Quand on cyclise un ose, si l’OH entrant dans le pont oxidique est situé à droite, le
CH2 OH terminal sera au-dessus du plan du cycle. S’il est à gauche, le CH2OH sera en dessous
du plan. Cette règle est valable quelque soit le OH entrant dans le cycle.
25
STRUCTURE CYCLIQUE DES OSES (suite) :
Représentation de HAWORTH
Cyclisation des aldoses: formation des Pyranoses (C1-C5)
26
STRUCTURE CYCLIQUE DES OSES (suite) :
Représentation de HAWORTH
27
STRUCTURE CYCLIQUE DES OSES (suite) :
Représentation de HAWORTH
28
STRUCTURE CYCLIQUE DES OSES (suite) :
Représentation de HAWORTH
29
CONFORMATION SPATIALE DES OSES
Formes chaise et bateau. Conformères
30
CONFORMATION SPATIALE DES OSES
Formes C1 et C4 :
Formes enveloppées :
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ENANTIOMERE et IMAGE EN MIROIR
L’obtention de l’énantiomère d’un ose cyclique peut être réalisée par à un miroir
horizontal ou vertical.
L’énantiomère obtenu diffère dans la série (D ou L) mais pas dans l’anomérie (α
ou β). La forme L obtenue après utilisation d’un miroir vertical est caractérisée
par une rotation verticale de 180° des liaisons chimiques en gardant la position
des groupements hydroxyles (OH) et (CH2OH). La forme L obtenue avec un
miroir horizontal change la position des groupements hydroxyles (OH) et
(CH2OH) et garde la même position des atomes formant le cycle de la forme D.
32
ENANTIOMERE et IMAGE EN MIROIR
33
PROPRIÉTÉS PHYSICO-CHIMIQUES DES OSES
Solubilité :
Les oses sont de petites molécules, très polarisables : ils sont donc très solubles dans l'eau
(jusqu'à 3 M, c'est à dire 540 g.l-1 !).
Les solutions aqueuses concentrées sont visqueuses, c’est des sirop (cristallisation difficile)
Pouvoir rotatoire:
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Oxydation Des Oses
– Oxydation douce en milieu alcalin :
l'aldose R-CHO s'oxyde en acide aldonique R-COOH.
Les cétoses ne sont pas oxydés.
Agents oxydants : I2, Br2, HNO3 dilué
La même réaction d'oxydation provoque la coupure oxydante du squelette carboné des cétoses.
36
Réaction D’addition Et De Substitution
– Réaction avec les alcools et les phénols (addition) : formation d’oside
Exp : Action du méthanol sur le glucose
- Un O-glycoside n'a pas de pouvoir réducteur (il ne réduit pas les oxydes métalliques)
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Propriétés Dues À La Fonction Alcool
– Formation d’esters : alcool + acide ester + eau
Des esters d'oses existent à l'état naturel.
Des oses mono- et diphosphate sont essentiels dans le métabolisme énergétique.
– Formation d’éthers :
Les plus utilisés sont les éthers méthyliques pour la détermination de la structure des
cycles et les enchaînement des holosides
Agents méthylants : ICH3/Ag2O ou SO4(CH3)2/NaOH
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Propriétés dues à un groupement alcool et un groupement
carbonyle voisins
– Isomérisation alcaline
EPIMERISATION
39
Oses D'intérêt Biologique
– Les pentoses
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Oses D'intérêt Biologique
– Les hexoses
41
LES OLIGOSIDES : (OLIGOSACCHARIDES)
Les oligosaccharides sont des enchaînements covalents de 2 à quelques dizaines d'unités
monosaccharidiques, liées entre elles par la liaison O-glycosidique
– Liaison O-glycosidique :
La liaison O-glycosidique est un acétal formé entre deux oses.
Elle aboutit à la formation d’un disaccharide (ou dioside) est un oligosaccharide formé de 2
oses, un trisaccharide (ou trioside) est formé de 3 oses, etc...
Pour les cétoses le carbone anomérique est en position 2, il suffit d'adapter cette formule
générique en remplaçant le 1 par 2.
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LES OLIGOSIDES : (OLIGOSACCHARIDES)
– Diholosides :
Pour le lactose, le nom systématique complet est :
β-D-Galactopyranosyl-(1->4)-D-glucopyranose
Le nom abrégé est : β-D-Galp-(1->4)-D-Glcp
( α-D-Galp-(1->6)-α-D-Glcp-(1->2)-β-D-Fruf )
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LES OLIGOSIDES : (OLIGOSACCHARIDES)
Cas d'oligosaccharides ramifiés :
Lorsqu’un même résidu d'une chaîne oligo- ou polysaccharidique est lié à plusieurs autres
résidus il y’a création d’une ramification.
L'écriture la plus simple consiste à mettre les différentes chaînes sur des lignes différentes, la
chaîne la plus longue est la chaîne principale.
6
α-D-Glcp-(1->4)-α-D-Glcp-(1->4)-α-D-Glcp
L’autre écriture de ce même oligoside peut décrire toute la structure en une seule ligne.
La chaîne secondaire est écrite entre crochets [ ] , immédiatement à gauche du résidu
porteur de la ramification.
α-D-Glcp-(1->4)-[α-D-Glcp-(1->4)-α-D-Glcp-α 1]->6-α-D-Glcp-(1-4)-α-D-Glcp
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LES OLIGOSIDES : (OLIGOSACCHARIDES)
– Polysaccharides
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LES OLIGOSIDES : (OLIGOSACCHARIDES)
– Homopolysaccharides
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LES OLIGOSIDES : (OLIGOSACCHARIDES)
– Homopolysaccharides
50
LES OLIGOSIDES : (OLIGOSACCHARIDES)
– Homopolysaccharides
Disposition des chaines glycaniques parallèles
dans une microfibrille de cellulose
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LES OLIGOSIDES : (OLIGOSACCHARIDES)
– Héterosides
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LES ACIDES AMINÉS - PROTÉINES
53
LES ACIDES AMINÉS
54
STRUCTURE DES ACIDES AMINÉS
55
STRUCTURE DES ACIDES AMINÉS
56
STRUCTURE DES ACIDES AMINÉS
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CODAGE DES ACIDES AMINÉS
Le critère le plus
utilisé pour classer les
acides aminés est le
degré d’ionisation du
radical R.
On peut classer les 20
acides aminés
proteinogèniques en
deux groupes selon la
nature (ionisable ou
non) de leur
groupement latéral R :
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CALCIFICATION DES ACIDES AMINÉS
Acides aminés apolaires (hydrophobes) :
Le groupement latéral de ces acides aminé est non polaire c'est-à-dire non ionisable. Ces
acides amines sont dits aussi hydrophobes car du fait de la nature non chargée de leur R
« fuient l’eau » et préfèrent les molécules neutres et solvants non polaires
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CALCIFICATION DES ACIDES AMINÉS
Acides aminés polaires (hydrophiles) :
Le radical de ces acides aminés a un caractère polaire qui peut être un groupement acide, amide,
alcool ou amine. Le classement de la polarité de ces acides aminés dépend de la nature de ce
groupement. Ainsi, dans l’ordre de polarité croissante on a Ala, Lys, Ser, Glu, Asp, Gln car le
COOH est plus polaire que le OH qui est lui plus polaire que le groupement amine.
60
CALCIFICATION DES ACIDES AMINÉS
Acides aminés polaires non chargés à pH 7 : Ser, Thr, Cys, Phe, Tyr, Gln, ,ASn
Acides aminés polaires chargés positivement Lys, Arg, His
Acides aminés polaires chargés négativement : Glu, Asp
61
CALCIFICATION DES ACIDES AMINÉS
Autre classification :
On peut aussi classer les acides aminés selon d’autres propriétés comme la
composition atomique de leur radical:
• Les acides aminés apolaires ont leur radical R essentiellement formé de C et H sont
dits aliphatiques
• Acides aminés alcool : Ser, Thr.
• Acides aminés aromatiques : Phe, Tyr, Trp
• Acides aminés soufrés : Cys
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QUELQUES PROPRIÉTÉS DES ACIDES AMINÉS
- Pouvoir rotatoire :
-A l’exception de la glycine tous les acides aminés sont des molécules chirales. Comme déjà
indiqué chez les oses, ils possèdent donc des stéréo-isomères. De plus, si un acide aminé
contient 1 C*, il existe sous forme d’un couple énantiomères (D, L) image symétrique et non
superposable l’un de l’autre. Dans la nature, les acides aminés se trouvent sous leur forme
L.
L-alanine (Fisher)
Chaque stéréo-isomère est doué d’activité optique : il possède son pouvoir rotatoire spécifique.
63
QUELQUES PROPRIÉTÉS DES ACIDES AMINÉS
- Ionisation : Propriétés acide-base des acides aminés
le groupement latéral (si ionisable) aura aussi son pKr. Donc, en résume la charge
nette peut ainsi être calculée come la somme des trois charges sur les trois
groupements de l’acide aminé. Donc, quand le pH du milieu change, la charge nette de
l’acide aminé (ou de la protéine) change aussi. C’est ce que l’on observe lors de la
titration d’un acide aminé (ou d’une protéine). Quand la charge nette est nulle, le pH
sera équivalent au point isoélectrique : pI.
65
QUELQUES PROPRIÉTÉS DES ACIDES AMINÉS
Notion du pHi
La charge nette d’un acide aminé peut être déduite directement à partir du pHi. En effet, les pk
des groupements ioniables d’un acide amine ou d’une protéine peuvent être mis dans une
seule valeur qui est la moyenne des pK des groupements ionisables de l’acide aminé (ou de la
protéine). Il permet donc de déterminer directement la charge globale par comparaison
directe entre le pHi et le pH du mileu.
Titration d’un acide aminé (alanine) montrant les différentes formes ioniques
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QUELQUES PROPRIÉTÉS DES ACIDES AMINÉS
68
Constantes caractéristiques des différents acides aminés
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QUELQUES PROPRIÉTÉS DES ACIDES AMINÉS
- Propriétés spectrales des acides aminés : Absorption de la lumière UV
Les protéines comme beaucoup d’autres molécules absorbent la lumière à des longueurs
d’onde données. En particulier, du fait de la présence du Trp, Tyr, et Phe qui contiennent des
anneaux aromatiques conjugués. Les protéines absorbent la lumière dans la gamme ultra-
violette (UV).
La quantité de lumière absorbée par une solution protéique de concentration [C] est
mesurée par la loi de Bière-Lambert :
D.O. = A = log ( Io/I) (1)
Io : intensité de la lumière incidente
I : intensité de la lumière transmise
D.O. = A = E.C L (2)
• (D.O) = densité optique
• A = absorbance
• E est le coefficient unitaire d'absorption (molaire ou en %)
• L est le trajet optique (largeur de la cuve d’absorption) en cm
• C est la concentration la protéine en mol/L ou g/l selon l’unité de E
70
QUELQUES PROPRIÉTÉS DES ACIDES AMINÉS
- Propriétés spectrales des acides aminés : Absorption de la lumière UV
• Les coefficients d'extinction (ou les coefficients d'absorption molaires) de ces trois acides
aminés sont : Coefficient d'extinction d'acide aminé e (lmax) Trp 5.050 M -1cm-1 (280
nanomètre) Tyr 1.440 M-1cm-1 (274 nanomètre) Phe 220 M-1cm-1 (257 nanomètre).
• En général, le dosage des protéines se fait en UV à 280 nm. Il peut se fait dans le visible
(longueur d’onde >340 nm) en utilisant des technique colorimétriques spécifiques (Biuret,
Bradford).
• Dans les deux cas l’appareil de mesure est un spectrophotomètre qui fait la mesure de Io et
I et fait la synthèse des deux valeurs en affichant l’absorbance A.
71
QUELQUES PROPRIÉTÉS DES ACIDES AMINÉS
- Propriétés spectrales des acides aminés : Absorption de la lumière UV
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LES PEPTIDES ET PROTÉINES
La liaison peptidique
• Les liaisons ioniques : Les radicaux qui s'ionisent positivement forment des liaisons
ioniques avec ceux qui s'ionisent négativement.
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Les structures Primaire et Secondaire
Structure primaire
Structure secondaire
Liaison H: CO-NH
Vue de Coté
Vue du Dessus
Résumé
La structure Primaire : c’est l’enchaînement des acides aminés et les ponts dissulfures.
La structure Secondaire : c’est le repliement de la structure primaire : elle est basée sur des
interactions entre les acides aminés proches dans la structure primaire et forme des
La structure Tertiaire : c’est un repliement encore plus important qui donne la forme
La structure Quaternaire : Pour certaines protéines avec plusieurs sous-unités réunies par
des liaisons non covalentes. La forme d’une molécule est responsable de son activité. Il peut y
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LES PEPTIDES ET PROTÉINES
Hydrolyse des peptides et protéines
La méthode chimique utilise du HCl 6M à 105°C pendant quelques minutes et hydrolyse toutes les
liaisons peptidiques : elle permet de connaître la composition en acides aminés. Les traitements
enzymatiques par des peptidases (hydrolysent les liaisons peptidiques) est plus doux. L’acide aminé
Trp va disparaitre après l’hydrolyse acide et chauffage.
Les endopeptidases ou protéinases peuvent avoir des spécificités différentes. Certaines sont
spécifiques de certaines liaisons peptidiques :
La trypsine hydrolyse les liaisons Lys – X ou Arg – X soit entre acide aminé basique et un autre
acide aminé (coupe au coté C-ter).
La chymiotrypsine hydrolyse les liaisons entre acides aminés aromatiques et un autre soit les
liaisons (coupe au coté C-ter) Phe – X, Tyr – X, Trp – X.
Pepsine coupure au coté N-ter des acides aminés aromatique X–Phe, X–Tyr , X–Trp.
L’intérêt de ces enzymes est d’être utilisées pour obtenir des fragments plus petits pour le
séquençage.
V8 coupe au coté C-ter des acides aminés Asp et Glu
Méthode chimique : CNBr Le bromure de cyanogène (BrCN) coupe le côté COOH d'une méthionine
(Met). Si la méthionine est en dernière position, elle sera transformée en acide aminé modifié qui
s’appelle Homosérine (Hse)
78
LES PEPTIDES ET PROTÉINES
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LES PEPTIDES ET PROTÉINES
Hydrolyse des peptides et protéines
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LES LIPIDES
Définitions :
Ce sont des molécules organiques (C, H, O) insolubles dans l’eau (du grec : lipos) et
solubles dans les solvants organiques apolaires comme: le benzène, chloroforme, éther,…
Ils sont caractérisés par la présence dans la molécule d’au moins un acide gras ou chaîne
grasse.
D’autres molécules sont rattachés aux lipides, en raison de leur insolubilité dans l’eau : le
cholestérol, les stéroïdes, la vitamine D, qui sont des dérivés polyisopréniques.
Rôles Biologiques :
Les lipides représentent environ 20 % du poids du corps.
Ils sont une réserve énergétique mobilisable : 1g lipides → 9 Kcal
Ils ont un rôle de précurseurs : stéroïdes, vitamines, prostaglandines.
Deux acides gras polyinsaturés sont des facteurs nutritionnels essentiels car ils ne sont
pas synthétisés par l’organisme et doivent lui être apportés par l’alimentation. Ce sont des
acides gras indispensables : acide linoléique et acide linolénique.
Les membranes ont une structure lipidique.
Les plaques d’athérome constituées de dépôt lipidique entraînent le durcissement des
artères (athérosclérose).
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LES LIPIDES
Les Acides Gras
Structures
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Les Acides Gras
Nomenclature :
n = nombre du carbones
E : nombre de doubles liaisons ou degré d’insaturation
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Les Acides Gras
Nomenclature :
Numérotation des carbones d’acides gras
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Les Acides Gras
Nomenclature :
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Les Acides Gras
Exemples : quelques acides gras
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Les Acides Gras
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Les Acides Gras
Caractéristiques physico-chimiques des acides gras saturés
Point de fusion
augmente avec la longueur de la chaine d’acides gras saturés: les acides gras
sont liquides à 20°C si n< 10 carbones.
il varie avec le degré d’insaturation de la chaine carbonée
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RAPPEL : NOTIONS, UTILISATION ET CONVERSION DES CONCENTRATIONS
Grandeurs et conversion
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RAPPEL : NOTIONS, UTILISATION ET CONVERSION DES CONCENTRATIONS
Réponse 1:
Réponse 2:
La constante d’Avogadro
Le nombre d'atomes contenus dans une mole de carbone (12g)
est appelé nombre d'Avogadro et sera noté NA.
La notion de dilution
C’est l’opération qui consiste à ajouter
a/ soit une certaine quantité de solvant (souvent de l’eau) à une solution
concentré.
b/ soit à ajouter une certaine quantité de solution (contenant des ions communs
ou non) à une solution initiale
Fraction molaire (Xi) : Rapport entre le nombre de moles de soluté et le nombre total
de moles en solution.
2. Facteur de dilution
On appelle facteur de dilution:
-soit le rapport de la concentration avant dilution par la concentration après dilution c-à-d
C initiale / C finale
-soit le rapport du volume de solution après dilution par le volume de solution avant dilution c-à-d
V final / V initial
RAPPEL : NOTIONS, UTILISATION ET CONVERSION DES CONCENTRATIONS