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Elevage Et Production Laitiere

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Thèmes abordés

  • traitement des vaches,
  • qualité du lait,
  • ensilage,
  • bien-être animal,
  • minéraux,
  • évaluation de l'alimentation,
  • facteurs de variation,
  • confort animal,
  • traitement des maladies,
  • gestion de troupeau
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  • traitement des vaches,
  • qualité du lait,
  • ensilage,
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  • minéraux,
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  • facteurs de variation,
  • confort animal,
  • traitement des maladies,
  • gestion de troupeau

‫الجمهـــــورية الجـزائــريــة الديمقــــراطية الشعبيـــة‬

République Algérienne Démocratique et Populaire


‫وزارة التعـليـم العــالي والـبـحث العلـــمي‬
Ministère de l’Enseignement Supérieur et De la Recherche Scientifique
-‫الطارف‬-‫جامعة الشاذلي بن جديد‬
Université Chadli BENDJEDID d’El-Tarf
‫كليـــة العلـــومالطبيـــعية و الحيــــاة‬
‫ قســـم‬Faculté des sciences de la nature et de la vie
‫العلــــوم الزراعيــــة‬
Département des sciences agronomiques

POLYCOPIE DE COURS
ELEVAGE ET PRODUCTION
LAITIERE

A l’usage des étudiants de 1ère année Master


‘Production et nutrition animale’

Elaboré par : Dr MATALLAH Saïda


POLYCOPIE DE COURS
ELEVAGE ET PRODUCTION LAITIERE
(Deuxième partie du module ‘Elevage et production

A l’usage des étudiants de 1ère année Master (PNA)

Elaboré par : Dr MATALLAH Saïda


Sommaire
OBJECTIFS DU COURS

CONTEXTE DE LA PRODUCTION LAITIERE

CHAPITRE I : CONDUITE D’ELEVAGE DES VACHES LAITIERES

CHAPITRE II : CONDUITE ALIMENTAIRE DE LA VACHE LAITIERE

CHAPITRE III : LA COURBE DE LACTATION

REFERENCES BIBLIORAPHIQUES

ANNEXE
ELEVAGE ET PRODUCTION LAITIERE
(Master académique)
Objectifs du cours
L’acquisition des connaissances actuelles en matière d’élevage bovin laitier
et plus particulièrement des techniques de conduite moderne, la digestion et
la conduite alimentaire. « Conduire et gérer un troupeau laitier, identifier et
résoudre des problèmes d'élevage».

Connaissances préalables recommandées (L1 ; L2, L3 (Production


animale)

Connaissance en physiologie animales, zootechnie générale, Élevage des


ruminants , aliments consommés par les ruminants et santé animale.
1

CHAPITRE I : CONDUITE D’ELEVAGE DES VACHES LAITIERES

I.1. Les dimensions corporelles


La connaissance des mensurations de base des animaux et de l’espace qu’ils requièrent pour
réaliser certains comportements essentiels comme par exemple se coucher, se nourrir ou se
déplacer, est fondamentale pour concevoir un bâtiment pour des laitières. Si l’objectif est de
réaliser un bâtiment satisfaisant pour les animaux, les agriculteurs devraient au moins effectuer
les mensurations de base telles qu’elles sont illustrées à la figure: H : taille au garrot L : longueur
en diagonale du corps (pointe épaule-pointe de fesse) W : largeur aux épaules (41).

Tableau 5 : “Standards CIGR”: mensurations des veaux, génisses et vaches (de race Holstein)
(41

Catégories Poids H L W Age


d’animaux (kg) (m) (m) (m) (mois)

Veaux 100 0.9 0.84 0.27 3-4

100 0.9 0.84 0.27 3-4

200 1.09 1.17 0.35 5-6

Génisses 150-249 1.09 1.17 0.35 4-7

250-349 1.19 1.31 0.42 8-11

350-449 1.27 1.42 0.47 12-15

450-549 1.33 1.51 0.52 16-20

> 550 1.38 1.59 0.55 21-24

Vaches 550-649 1.40 1.69 0.55 > 24


laitières

650-749 1.44 1.75 0.60 > 24

750-850 1.48 1.80 0.64 > 24


2

I.2. Choix des races à élever (les principales races bovines laitières sont étudiées en 3éme
année licence Production Animale)

Il faut choisir les races adaptées aux conditions de l’élevage. la race de vache la plus
performante présentant une mamelle volumineuse avec des trayons réguliers et gros. La qualité
dépend aussi de l’ascendance de la vache, de son caractère propre, dont bonne croissance dans
son jeune âge et bonne constitution.

Exemple de vache laitière (Source www/[Link])

En Algérie, les pouvoirs publics ont surtout misé sur l’importation du matériel génétique vivant
(génisses pleines à haut potentiel génétique de races Holstein, Montbéliarde, Fleckvieh, Brune
des Alpes...),

I.3. Le bâtiment Un bâtiment répondant aux besoins des animaux

I.3.1. Les exigences de base

Le bâtiment joue un rôle essentiel pour la santé et le bien-être des animaux. Le bien-être d’un
animal est l’état mental et physique positif lié à la satisfaction de ses besoins physiologiques et
comportementaux, ainsi que de ses attentes. Cet état varie en fonction de la perception de la
situation par l’animal. » . Ainsi, le Farm Animal Welfare Council a établi en 1992 une liste de
cinq principes à respecter pour atteindre le bien-être :

-l’absence de faim et de soif ;


-le confort physique ;
-la bonne santé et l’absence de blessure et de douleur ;
-la possibilité d’exprimer le comportement normal de l’espèce ;
-l’absence de peur et de détresse.

Les exigences de base en matière de bien-être animal sont :


1. La mise à disposition d’eau fraîche et la fourniture d’une ration répondant aux besoins
(Chapitre 3 : Conduite alimentaire de la vache laitière).
2. La liberté de mouvement permettant l’expression du répertoire comportemental
La vache fait preuve d’une grande motivation pour se reposer, s’abreuver, se nourrir et se
déplacer.
3. L’absence de peur et de détresse
4. les contacts sociaux avec des congénères
Les vaches sont des animaux grégaires vivant en groupes. Chaque animal doit avoir des contacts
physiques et visuels avec des congénères pour réaliser un comportement normal.
3

5. L’absence d’inconfort, de douleurs, de blessures et de maladies


Le stress (Maladie, peur, climat, bruit…….) peut exercer un effet négatif sur le système
immunitaire des animaux et les rendre plus sensibles aux maladies infectieuses.
6. L’hygiène
La saleté se trouvant sur les vaches peut se retrouver dans le lait et dan les pis conduit à une
augmentation de la fréquence des mammites.
8- le repos
Dans les stabulations libres, les vaches restent en position de repos (couchées) de 10 à 14 heures
par jour, réparties en 10 à 15 périodes journalières. Le comportement de repos dépend de divers
facteurs dont notamment les heures de distribution de la ration et de la traite, la fréquence de
distribution de la ration et sa gestion. Ce temps de repos nécessaire estimé est avant tout
réparateur pour l’animal car il faut considérer que 70 à 80% du temps de repos est consacré avant
tout à la rumination. La diminution du temps de couchage de l’animal peut avoir un impact sur la
circulation des hormones de croissance et favoriser une augmentation brève du taux de cortisol.
D’ou des conséquences graves telles qu’un retard de croissance ou un stress chronique.

Figure 3: Positions naturelles de couchage (Schnitzer, 1971).

I.3.2. Les exigences envirommentales

[Link] qualité de l’air et la ventilation

Les vaches laitières dégagent en permanence dans l'atmosphère du bâtiment de la vapeur d'eau,
des gaz, des poussières. La vapeur d'eau provient de la transpiration des bovins qui est d’autant
plus élevée que la vache laitière est productive et lourde. Une bonne ventilation permet d’évacuer
efficacement les gaz nocifs et l’humidité en excès. Un air vicié va entraîner une irritation des
poumons, les rendant très sensibles aux attaques bactériennes. En période estivale ou de fortes
chaleurs, il faut:

-Evacuer un maximum de chaleur afin d'assurer la régulation thermique de l'animal

-Rafraichir l'animal le plus possible, en abaissant la température ambiante par de l’isolation,


renouvellement de l’air, brumisation…..
-Créer du courant d’air pour évaporer l’eau de la surface du corps (= ventilateur pour se rafraichir
en été).

******Reconnaître une mauvaise ventilation


Une mauvaise ventilation peut se reconnaître à une condensation excessive et à la présence de
rouille, notamment sur les poutres de l'étable. Les toiles d'araignées sont souvent le signe que la
circulation de l'air est insuffisante. Odeur d'ammoniac, toux excessive ou condensation visible sur
les dos des animaux sont autant d'autres signes indicateurs d'une mauvaise ventilation.
4

I.3.2.2. La lumière
Les animaux doivent voir pour se comporter normalement, à savoir se mouvoir, se nourrir et se
coucher. Elle est aussi importante pour l’éleveur qui doit observer et contrôler ses animaux.
La distribution de la lumière et la répartition de la lumière dans l’élevage est d’une importance
capitale. Les bovins laitiers ayant une mauvaise perception de la profondeur, il est très important
de s’assurer qu’il n’y a pas de points sombres dans l’élevage. Lorsque des taches sombres
apparaissent sur le sol ou devant les vaches, elles risquent d’être surprises et de s’arrêter. Cette
situation entraîne un impact négatif sur le comportement souhaité et génère un stress. Le
positionnement correct des lampes joue ici un rôle majeur.

Figure 4 : La vision panoramique des bovins

Des études montrent que l’utilisation de niveaux de luminosité adéquats et de photopériodes au


bon moment peut améliorer considérablement le rendement laitier et la fertilité.

I.3.2.3. La température de l’air


Les conditions « thermo-neutres » de la vache laitière se situent entre 2°C et 15°C (tableau 6). En
dehors de cette plage, la vache est contrainte de s’adapter d’autant plus que l’on s’en éloigne. La
vache laitière, craint peu le froid. Si elle est bien nourrie et fait de l’exercice sans être trop
exposée à des vitesses d’air trop importantes, elle s’adapte à des températures très basses (jusqu’à
- 20°C).

Les zones de maternité et de vêlage nécessitent un apport de chaleur supplémentaire. La laiterie et


la salle de traite doivent être chauffées pour être maintenues au sec et au-dessus du point de
congélation. La salle de traite doit également être bien ventilée pour extraire l'excès de chaleur
produit par la traite (34).

Tableau 6 : Sensibilité de la vache laitière en fonction de la température(1)

Conditions thermo- Adaptation facile Stress léger Stress modéré Stress sévère Stress
neutres extrême
15°<1°<21-22°C 25°>1°<30°C
2 à 3°<1°<15°C 21-22°<1°<25°C 30°>1°<35-36°C >35-36°C

I.3.2.4. L’Humidité relative de l’air


Les bâtiments humides offrent un climat idéal pour les mammites et les autres agents pathogènes.
L'étable doit héberger le moins de germes et de bactéries possibles.
L’humidité relative (HR) de l’air influence les échanges thermiques des animaux, mais elle
influence également leur santé et leur bien-être. Une humidité relative de 40% influence
5

significativement la production (Figure 5).

Figure 5 : variation de la production laitière (%) en fonction de l’humidité relative de l’air et de


la température, pour une vitesse de l’air de 0.5 m/sec (4).

I.3.2.5. La qualité de l’air


La formation d'ammoniac résulte de la conversion rapide de I ‘urée par une enzyme fécale,
l'uréase. Le processus prend place rapidement après I ‘excrétion quand I ‘urine entre en contact
avec les fèces.
Les gaz nocifs présents dans les concentrations les plus élevées sont l’ammoniac, le dioxyde de
carbone et le sulfure d’hydrogène. Les recommandations relatives aux con- centrations
maximales admissibles figurent dans le tableau ci-dessous (11).

Une bonne ventilation, des évacuations fréquentes du lisier ou des sols assurant le drainage des
urines sont nécessaires pour éviter des concentrations en gaz trop élevées (tableau 7).

Tableau 7 : Recommandations relatives aux concentrations maximales (11).

Gaz Concentrations maximales


(ppm)
Dioxyde de carbone 3000
Ammoniaque 20* 20*
Sulfure d’hydrogène 0.5
*dans les bâtiments, une concentration
inférieure à 10 ppm est préférable

[Link] de stabulations

[Link] à stabulation entravée


6

Bâtiments d’élevage où les animaux sont attachés à leur place et ne sont pas libres de leurs
mouvements. L’animal attaché, a peu de degré de liberté, et les fonctions d’affourragement, de
traite, de paillage, d’évacuation des déjections, de contrôle et de surveillance, sont toutes réalisées
à l’intérieur de ’étable.

Figure 6: Fonctions en stabulation entravée (P. personnelle)

I.3.2.2.Éléments important du confort en stabulation entravée

1. Les dimensions des stalles


Les étables à stabulation entravée sont déclinées en différentes variantes par :

Figure 7: Une stalle

* des types de stalles (courtes, moyennes, et longues), avec des avantages et des inconvénients
propres à chacun de ces types. Le choix d’un type de stalle est fonction du contexte technico-
économique et législatif de l’exploitation.
* des dimensions de stalles, adaptées au gabarit des races de vaches laitières conduites sur
l’exploitation.

La figure suivante présente les dimensions d’une stalle destinée aux vaches.

Figure 8 : Les dimensions d’une vache (41)


7

Les stalles sont conçues à différentes dimensions selon la taille et selon la race. Les
dimensions ont été élaborées par (2).

Tableau 8 : Recommandations pour le logement en stabulation entravée (cm) selon (2)

Dimension de la stalle Ratio selon les dimensions de la


vache
A Distance barre d’attache -dalot (1,2 x HH1) + 14

B Longueur de la stalle 1,2 x HH

C Hauteur barre d’attache 0,8 x HH

D Hauteur bordure d’arrêt ≤ 20


E Hauteur abreuvoir ≤ 46

F Distance division - dalot ≥ 76

G Longueur chaîne 0,8 x HH) — 20

H Hauteur entre le dessus de la mangeoire et le ≈ 10


dessus de la litière
I Largeur stalle 2 x LH2
1
HH : hauteur aux hanches, 2LH : largeur aux hanches

Figure 9 : Schéma représentatif d’une stalle en stabulation entravée


Tirée de (33)
8

La longueur de la stalle (flèche bleu) est déterminée par l’espace occupé par une vache
lorsqu’elle est couchée, y compris l’espace de son genou à sa queue. Ceci est souvent décrit
comme étant la longueur d’empreinte (9).

En stabulation entravée, la longueur de la stalle représente la distance horizontale entre le dalot et


le muret séparant la stalle de la mangeoire. Contrairement aux logettes en stabulation libre où la
longueur inclut l’espace en avant de la bordure d’arrêt, la longueur des stalles en stabulation
entravée n’inclut pas le « lunge space » (6).

2. Barre d'attache
« Hauteur mesurée par rapport à la face supérieure du revêtement posé sur la plate forme en
béton. Dans certaines étables, cette barre est remplacée par une chaine

2.1. Rôle de la barre d’attache

- la barre d'attache est le tuyau auquel on attache la chaîne.


- La barre d'attache limite le déplacement vers l'avant de la vache dans sa stalle.
- la vache peut se tenir parallèlement aux éléments séparateurs, les quatre pieds à
l'intérieur de la stalle, et elle peut se lever ou se coucher en la heurtant le moins
possible.
En pratique, on peut installer la barre d'attache à une hauteur de 1,12-1,22 m par rapport à la face
supérieure du revêtement posé sur la plate-forme.
Par rapport à la bordure de mangeoire, la barre d'attache doit être à 20-30 cm, de centre à centre,
au-delà de celle-ci, donc au-dessus de la mangeoire.
9

2.2. Facteurs de risque

Un positionnement incorrect de la barre d’attache conduit à :



Figure 10 : Bosse au niveau du cou d’une vache


- Blessures du cou ;
- Blessures genoux ;
- Boiterie
- Modification du temps passé couché
On peut éviter ces blessures en installant la barre d'attache plus bas et en gardant les aliments à la
portée des vaches. La distance entre la bordure de mangeoire et la barre d'attache peut être
suffisamment grande pour permettre à une vache de s'avancer la tête sans rester coincée.

3. Les attaches

Elles déterminent le degré de liberté accordé aux vaches et leur positionnement relatif sur la
stalle.

3.1. Les types d’attaches


- le collier américain (rigide, lourd, contraignant, et coûteux),
- l’attache hollandaise (simple et pratique), et l’attache canadienne (confortable
pour les animaux).
- L’attache canadienne constituée d’un collier et d’une chaîne de 40 cm, et
nécessitant l’installation d’une barre horizontale à 90-100 cm de hauteur pour sa
fixation, reste une excellente solution.
- Autres
10

4. Les séparations de stalles

Elles permettent de maintenir les animaux dans l’axe de leur stalle. Elles contribuent au maintien
de la propreté des vaches et à leur santé (limitent les piétinements de trayons).

5. Les mangeoires (couloirs d’alimentation) / Bordure de mangeoire

La mangeoire est placée devant la vache. La hauteur de la mangeoire (surface d'alimentation) est
mesurée depuis la surface sur laquelle les vaches posent les pieds. Elle doit permettre un
mouvement vers l'avant presque normal quand la vache prend son élan pour se lever et doit
entraver le moins possible le mouvement de bas en haut de la tête. Il faut assurez-vous que la
bordure de mangeoire est positionnée adéquatement dans les stalles. Les bordures de mangeoire
ne devraient pas être à plus de 8 pouces de la litière dans les stalles de stabulation entravée pour
permettre aux animaux d’allonger leurs pattes avant par-dessus (46).

6. Les abreuvoirs
Dans une stabulation entravée, il faut bien sûr un nombre suffisant d’abreuvoirs, un pour deux
vaches au minimum (53).

Source : www/[Link]

Les abreuvoirs, d’une profondeur de 10 cm env., doivent être propres et fournir un débit d’au
moins 10 l/min. Le débit doit être constant même quand plusieurs vaches boivent en même temps.

Figure 11: Position de la tête durant l’abreuvement (41)


11

Les abreuvoirs situés au-dessus de la plate-forme de la stalle risquent de mouiller la litière,


d'occasionner des mammites ou de rendre le sol glissant (41).

7. Les caniveaux

Dans les étables à stabulation entravée, les déjections sont recueillies dans un caniveau situé
derrière les vaches (37 ; 49).

8. Le couloir de service

Ce couloir sert à l’évacuation du fumier, à l’éventuelle traite, le contrôle et au passage des bovins
pour sortir ou rentrer dans l’étable.

9. Le revêtement du sol
En stabulation entravée ou libre, le sol des étables est un élément de grande importance pour le
bien-être des animaux, il doit être antidérapant, non abrasif, sans arêtes vives, pas trop dur, facile
à nettoyer, résistant, durable et économique.

10. Disposition des animaux dans une étable entravée

Si l’effectif conduit est très faible (une dizaine de vaches), une étable avec une rangée d’animaux
est suffisante. Si l’effectif conduit est plus important (20 à 30 vaches), une étable avec deux
rangées sera nécessaire avec une disposition faciale ou dorsale. Chacune de ces dispositions
présente des avantages et des inconvénients, et le choix d’une disposition particulière reste
difficile à faire. La disposition dos à dos est plus intéressante puisque ‘’On passe plus de temps
derrière le vache que devant elle’’.

Source : www/[Link]

11. les avantages et les inconvénients de la stabulation entravée

- Les avantages
Facilité d’observer les animaux, ils ont beaucoup de contacts humains et suite à cela sont plus
faciles à diriger.
Facilité de reconnaissance des vaches puisqu’elles sont toujours attachées à la même
place.
Les onglons sont toujours secs, donc moins sujets exposés aux maladies.
Des animaux affaiblis, malades et en forte gestation ne peuvent pas être traqués par d’autres
animaux.
12

- Le Désavantages
Elle est recommandée pour les effectifs peu importants
un temps de travail plus important que pour la stabulation libre (attacher et détacher pour
le pâturage donne davantage de travail)
Sa gestion est difficile, mais il existe des règles de bonne pratique et d’élevage qui contribuent à
la conception de stalles mieux adaptées au respect du bien-être des vaches.
-

Figure 12: Plan d’une stabulation entravée

[Link] à stabulation libre

La vache est autonome, elle se déplace pour manger, boire et pour la traite.

1. Les stabulations libres à logettes

Avec la stabulation libre, les animaux ne sont pas attachés mais peuvent évoluer à leur gré dans
un abri ou une étable, ainsi que dans une cour d'exercice adjacente. La logette est en fait un
espace individuel mettant à disposition de la vache une aire de couchage raisonnablement propre,
sèche et souple qu’elle utilise comme aire de repos.

Figure 13 : Stabulation libre (34)


13

Les dimensions de la logette doivent être telles que la vache puisse se coucher et se lever sans se
blesser, et se reposer confortablement.

Figure 14: Espace occupé par une vache qui se lève (41)

Figure 15: Schémas de déplacement du corps lors des comportements de lever et de coucher
(adapté de (33)
14

1.1. Eléments de la logette

La logette comporte divers éléments (figure 15) : les séparateurs, l’arrêtoir ou la planche, la base
en légère pente avec une litière ou un matelas pour le confort de la vache et le seuil séparant la
vache du couloir.

Figure 16 : Eléments de la logette(41)

La logette doit être suffisamment large pour permettre à la vache de se coucher confortablement,
mais également suffisamment étroite pour l’empêcher de faire demi-tour. En plus, la logette doit
permettre à la vache d’exprimer son comportement naturel de lever

Une bonne logette doit :


- Contenir la vache,
- L’animal ne doit pas trop déborder sur les logettes voisines .
- La barre inférieure est nécessaire pour permettre un appui latéral pendant le
coucher.
- La vache dispose d’un espace propre
- Offrir assez de place pour permettre le mouvement de l’animal au moment du
lever et du coucher,
- Pas de tube frontal à moins de 1,00 m de haut
- Mur ou rangée de bottes de pailles à bonne distance.
- Permettre le réglage de la barre de cou et l’adapter à la taille des vaches
15

Tableau 9 : Valeurs recommandées pour le réglage des logettes selon le gabarit des vaches
([Link] )

Gabarit des vaches Très grand Grand Moyen Petit


*Longueur diagonale 183 cm 178 cm 173 cm 158 cm
*Hauteur garrot 155 cm 147 cm 141 cm 136 cm

Profondeur minimale (1)


• Face au mur 290 à 300 cm 270 à 280 cm 260 à 270 cm 250 à 260 cm
(du seuil au mur)
• Face à face (sans mur)
80 cm minimum entre les 2 seuils selon le type de séparation
Position de l'arrêtoir au sol (2) 190 cm 185 cm 180 cm 165 cm

Position de la barre de cou (2) 200 cm 195 cm 190 cm 175 cm

auteur sous la barre de cou (3) 118 cm 113 cm 109 cm 105 cm

Largeur des logettes (tubulure 120 à 125 cm d’axe en axe


60/70 mm)
(1) Minimum indiqué en conduite lisier ou en conduite fumier sans stockage de paille.
(2) Par rapport au seuil des logettes.
(3) Par rapport aux pieds des animaux

2. Les stabulations libres à litière accumulée (paillée, ...................... )

Les stabulations libres à litière accumulée comportent une aire de couchage dépourvue
d’obstacles pouvant accueillir une partie ou la totalité du troupeau.

Généralement, les systèmes à litière paillée comportent des aires de couchage non
compartimentées sur lesquelles les animaux exhibent différents types de comportements tels que
stationner en position debout (figure 13), être couchés, se reposer, circuler, etc

Figure 17 : Espace requis par une vache


debout
Figure 18 : espace requis par une vache couchée.
16

4. Salle de traite
4.1. Les composants d’une infrastructure de traite

Un bloc de traite se compose de la salle de traite pour la traite proprement dite, d’une aire
d’attente pour rassembler les vaches avant la traite et de zones destinées aux autres équipements,
au personnel et au contrôle de l’environnement. Ainsi, de nombreux modèles différents de salles
de traite : les salles d’étable plates, les salles en épi, les salles parallèles, les salles chevrons et les
salles rotatives,….

Figure 19 : Salle de traite en épi(www/[Link])

5. Avantages et inconvénients des deux modes de stabulation libre

Le système à logettes

- L’étable à logettes peut fonctionner avec une utilisation limitée de litière (paille,
sciure, sable, etc.), à condition de mettre en œuvre une gestion adéquate pour
garder un niveau élevé de propreté chez les animaux. Pourtant, il paraît quasiment
impossible d’éviter un certain pourcentage de vaches atteintes de lésions au
niveau des jarrets.
- La construction est coûteuse et destinée à l’usage exclusif de vaches
laitières. Elle est difficilement convertible pour un autre de type de bovins
- Le montant total à investir est plus élevé que pour un système paillé, en raison des
coûts inhérents au stockage du lisier, mais les coûts annuels de la litière et de la
main-d’œuvre sont généralement moindres.

Les systèmes paillés

- Le système est confortable à condition que la superficie mise à la disposition des


animaux soit suffisante et que l’utilisation de litière et la gestion des aires paillée
soient optimales.
- La vache dispose de plus de liberté qu’en logettes et elle apprend très rapidement
la manière d’utiliser le système. Les possibilités de conflits entre animaux sont
plus nombreuses.
17

- Pour le même nombre d’animaux, le système occupe davantage de superficie


qu’une étable à logettes de même capacité.

Figure 20 : Exemple de stabulation libre

A retenir !!

Les systèmes d’élevage laitier, où que l’on soit dans le monde, doivent pouvoir allier à la fois la
rentabilité, la protection de la santé humaine et de la santé des animaux, ainsi que le respect du
bien-être animal et de l’environnement.

Document à consulter :

-S Matallah, N. M’Hamdi, F. Matallah, and Z. Bounouala 2022 Effet du type de stabulation sur le
bien-être des vaches laitières en Algérie.
[Link]

-Capdeville, J. 2000. Logement et bien être des vaches laitières en stabulation libre a logettes.
Renc. Rench. Ruminants 7: 66–69. [Online] Available from
[Link]
Google Scholar

-De Boyer des Roches, A. 2012. Atteintes au bien-être des vaches laitières: Etude
épidémiologique. Thèse pour l’obtention de grade de docteur d’université en production animale.
Université Blaise Pascal de Clermont Ferrand II (France). 355 p. [Online]. Available from
[Link]
18

1.4. Qualités de la surface de couchage en exploitation laitière

Dans sa logette, une vache laitière a besoin d’une litière à la fois douce et inoffensive pour la
peau, dont le rôle principal est d'absorber l'humidité des sécrétions corporelles.
Des études montrent que le débit sanguin vers le pis augmente de 25 % à 28 % quand les
vaches laitières sont couchées plutôt que debout (39) .La vache convertit ce débit sanguin
accru en une production de lait supplémentaire. Dès lors, le fait d’inciter les vaches à passer
davantage de temps couché dans les stalles en améliorant leur confort peut se traduire directement
par une hausse de la production de lait du troupeau.

Tableau 10: Répartition des activités d’une vache laitière dans une journée (39)
Activité Temps consacré à cette activité par jour

Alimentation 3 à 5 heures (9 à 14 repas par jour)


Coucher/repos 12 à 14 heures
Rapports sociaux 2 à 3 heures
Rumination 7 à 10 heures
Abreuvement 30 minutes
Autre (traite, temps de déplacement) 2,5 à 3,5 heures

La surface de couchage doit être :


•De bonnes dimensions
• Antidérapante
• Molle
• Stable
• Non-abrasive
• Propre (microbes)
•Capacité d’absorption des liquides

Tableau 11: Comparaison du pouvoir absorbant de matériaux à litière courants (39)

Matériaux à litière Litres d’eau absorbés


par 45,3 kg de litière sèche
Sciure (pin) 113
Sciure (bois de feuillus) 68
Frisures de bois (pin) 91
Frisures de bois (bois de feuillus) 68
Copeaux (pin) 136)
Paille d’avoine (combinée) 113
Paille d’avoine (hachée) 109
Paille de blé (combinée) 100
Paille de blé (hachée) 95
Paille de seigle 95
Paille d’orge 95
Sable 11
Foin 136
Tourbe 455

1.4.1. Les différents types de litière (deux exemples)

[Link]. Le béton

Le béton a l’avantage d’être facile à mettre en œuvre et à entretenir. Pour offrir un minimum de
19

confort, il doit être recouvert avec suffisamment de paille en option fumier, d’un tapis ou d’un
matelas …

[Link]. Le sable

Le sable constitue le meilleur choix de litière pour les vaches en raison du confort et de
l'excellente adhérence qu'il procure. Puisqu'il s'agit d'une matière inorganique, il ne favorise pas
la prolifération bactérienne, il n'est pas abrasif pour les jarrets et est relativement peu coûteux et
facile à obtenir dans la plupart des régions.

.
A retenir !!!!

Quelle que soit la litière utilisée, la gestion du matériau à litière est aussi importante que le choix
d’un matériau donné. une gestion inadéquate du matériau à litière sera à l’origine de problèmes de
santé animale, de confort des vaches et de qualité du lait.

Document à consulter :
Manuel sur la litière pour les exploitations laitières du Nouveau-Brunswick. Publié par Milk
2020. [Link]
20

CHAPITRE II : CONDUITE ALIMENTAIRE DE LA VACHE LAITIERE

La quantité et la qualité des aliments conditionnent en grande partie la production de lait. Les
aliments sont l’un des facteurs limitants de la production en élevage extensif et l’une des
principales sources de dépenses dans les exploitations laitières intensives.

L’alimentation des vaches laitières doit donc être définie et planifiée :

- Soit une complémentation dans une alimentation à base de ressources fourragères


herbacées et ligneuses plus ou moins maîtrisées, pour les vaches en élevage
extensif;

- Soit des rations complètes comprenant une ration de base faite de fourrages ou
d’aliments de lest et un complément assurant une grande partie de la production,
pour les animaux à production élevée.

Pour cela, les quantités d’aliments à distribuer doivent donc être établies de façon à répondre aux
besoins des animaux.

II.1. Rappel sur le système digestif de la vache laitière

Le rumen (la panse)


Le rumen est un vaste sac bilobé, allongé d’avant en arrière et légèrement aplati d’un côté à
l’autre. Il est situé dans les parties gauche et ventrale de l’abdomen. Il s’étend du diaphragme au
bassin. La musculature est importante et comporte des piliers charnus qui divisent le rumen en
deux sacs. Le rumen est un réservoir de fermentation d’un contenu qui varie d’environ 35 kg pour
une génisse de 250 kg à plus de 90 kg chez une vache de 600 kg.

Le réseau est le plus petit et le plus crânial des pré-estomacs (petit réservoir : 12 L chez les
bovins). Il est situé à proximité du diaphragme et du cœur (2 à 4 cm). Il est considéré comme un
diverticule du rumen (situé entre le rumen et le diaphragme). Il a la forme d’un sac aplati dont la
face diaphragmatique est moulée sur le diaphragme.

Chaque minute, le réseau se contracte et son contenu se mélange avec celui du rumen. Une
caractéristique fondamentale du réticulo-rumen est sa très riche population microbienne,
composée de bactéries, de protozoaires et de champignons, qui attaquent les aliments et
permettent leur dégradation. La fermentation des particules végétales est un processus lent et
celles-ci restent donc dans le rumen de 20 à 48 heures avant de passer dans le feuillet. Les
21

particules qui sont fermentées plus rapidement ont tendance, cependant, à rester dans le rumen
moins longtemps.

Le feuillet ou omasum
Le feuillet est le dernier pré-estomac. Il est placé entre le rumen et la caillette. Il a la forme d’un
ballon rond légèrement aplati (20L chez les bovins). Sa face viscérale est accolée au rumen. Sa
face pariétale est tournée à droite et en avant. Le feuillet est presque entièrement occupé par des
lames parallèles, de hauteurs inégales, disposées dans le sens du transit alimentaire. C'est au
niveau du feuillet que se produit une grande partie de l'absorption de l'eau et des sels minéraux
présents dans le contenu du rumen réseau.

Caillette (ou abomasum)


La caillette est comparable à l’estomac des monogastriques, sa muqueuse est sécrétrice : elle
synthétise le suc gastrique contenant de l'eau, de l’'acide chlorhydrique et de la pepsine (C'est
l'estomac chimique des ruminants). La caillette a la forme d’une poire, disposée
longitudinalement, à droite du rumen (20L bovins). Elle est tapissée par une muqueuse peptique.
Celle-ci est plus épaisse dans la partie pylorique que dans la
partie fundique

L’Intestin
L’intestin est divisé en deux parties :

- L’intestin grêle : Il est très long 40 à 45 m / 70 L chez les bovins. Les trois portions de
l’intestin grêle sont le duodénum, le jéjunum et l’iléon. Les mécanismes de la digestion
enzymatique et de l’absorption dans l’intestin grêle sont les mêmes que chez les mono-
gastriques. L'anse duodénale, qui constitue la première partie reçoit les sécrétions biliaires et
pancréatiques.
- Le gros intestin : 10 m (30L bovins), il ne sécrète pas de sucs digestifs. Le gros intestin est
composé de :
*Cæcum 0,9 m (10 L bovins), le caecum a une forme cylindrique et légèrement sigmoïde. Son
diamètre est d’environ 10 cm. Il est en continuité avec le côlon ascendant.
*Côlon, il est toujours visible depuis le flanc. Il est situé médialement au duodénum descendant.
Les anses du côlon se différencient aisément des anses de l’intestin grêle de par leur contenu très
gazeux.
*Rectum, continu par le canal anal

L’ensemble de l’intestin grêle et du gros intestin mesure environ 50 m chez le bovin adulte.
Glandes annexes
Elles présentent quelques particularités
- Glandes salivaires : Elles sont très développées et sécrètent 100-200 L/j de salive chez un gros
bovin et 10L/j chez un ovin. Elles jouent un rôle important dans l’humidification du bol
alimentaire, la sécrétion est continue mais elle augmente fortement pendant la mastication. La
salive ne contient pas de ptyaline. Son pH égal à 8,2 constitue une véritable solution tampon.
- Bile : Elle n’a pas un rôle important chez les ruminants qui ingèrent peu de lipides

II.2. Particularités de digestion des ruminants (Rappel)

Les vaches laitières, ainsi que d'autres animaux ( les moutons, les chèvres, les buffles, les
chameaux et les girafes,…) sont des herbivores parce que leur alimentation est composée
principalement de matières végétales.
Certains herbivores sont aussi des ruminants. Les ruminants sont des animaux facile à
reconnaître parce qu'ils mastiquent leurs aliments non seulement pendant les repas, mais aussi, la
plupart du temps, entre les repas. Après avoir été avalés, les aliments reviennent dans la bouche
(régurgitation) où ils sont mélangés avec de la salive et mastiqués à nouveau. Cette activité, qui
22

s'appelle rumination.

II.2.1. Adaptation à l'utilisation des fibres et l'azote non-protéique

La fibre est le composant principal des tiges végétales; c'est une structure rigide. Certains sucres
tels que la cellulose et les hémicelluloses sont emprisonnés dans la paroi cellulaire végétale. Ces
sucres sont inaccessibles aux animaux non-ruminants, mais ils peuvent être utilisés par les
ruminants. La population microbienne qui vit dans le réseau et le rumen permet aux ruminants
d'extraire de l'énergie de la fibre.

L'azote dans la ration des non-ruminants ne peut provenir que d'acides aminés préfabriqués et
assemblés en protéines. Par contre, les ruminants peuvent utiliser d’autres sources d'azote non-
protéique (ANP). L'ammoniac ou l'urée, par exemple, sont utilisés par les bactéries du rumen
pour synthétiser les acides aminés et leurs propres protéines. Ces protéines bactériennes sont
ensuite digérées dans l'intestin et elles fournissent la majorité des acides aminés dont la vache a
besoin.

II.2.2. La digestion microbienne

La biomasse bactérienne dans le rumen est abondante : selon (27) elle représente environ 1 kg de
matière sèche chez la vache. Les 2/3 de cette biomasse sont associés à des particules solides alors
que seulement 1/3 est présent dans la phase liquide des digesta.
- Bactéries < 5 μm
 10 -10 bactéries/mL de jus de rumen
9 10

 environ 1 kg de bactéries chez une vache (10% de la MS du RR)


- Protozoaires (ciliés) 20-200 μm
 10 à 10 /mL de jus de rumen
4 6

 environ 2 kg de protozoaires chez un bovin


- Champignons (moisissures) 20-200 μm
 10 /mL
4

- Archaea (ex archéobactéries)


 10 /mL
8

La digestion microbienne présente les caractéristiques suivante :


• elle permet de valoriser la cellulose, et donc d’utiliser l’herbe comme aliment ;
• elle s’applique à beaucoup d’autres composants alimentaires que la cellulose ;
• elle sécurise les apports en de nombreux éléments essentiels (acides aminés, acides gras,
vitamines) ;
• elle demande beaucoup d’énergie, et se traduit donc par un mauvais « rendement

II.3. Le bon fonctionnement du rumen

Pour se développer facilement, la population microbienne du rumen a besoin que plusieurs


conditions soient remplies :
- le milieu doit être chaud, pauvre en oxygène, riche en eau, et régulièrement
brassé. Les trois premières sont quasiment toujours remplies :
- la température de la vache est constante, à 38,5 °C, ce qu’on peut considérer
comme un optimum ;
- la quantité d’oxygène qui pénètre dans le rumen lors de l’ingestion d’aliments est
très faible ;
- le rumen reçoit chaque jour une cinquantaine de litres d’eau bue, et près de 200
litres de salive produite par les glandes salivaires. le contenu ruminal est très
humide, contient plus de 80 % d’eau, soit une centaine de litres d’eau.
23

- Une bonne santé de la population microbienne ne va pas toujours de soit,


l’éleveur peut avoir un rôle important :
• en veillant à ce que la ration soit suffisamment riche en fibres ;
• en équilibrant les apports en azote et en énergie ;
• en raisonnant le rythme de ces apports, en fonction des caractéristiques propres des aliments ;
• en ne faisant évoluer que lentement la composition de la ration

II.4. Conduite alimentaire de la vache laitière

Nourrir - Alimenter = Satisfaire les besoins

Les principes de l'alimentation des vaches laitières sont:

- Connaître les dépenses en différents nutriments,


- Exprimer ces dépenses et les apports alimentaires en utilisant les mêmes unités,
de façon à pouvoir les comparer.
- L'appétit de la VL caractérisé par sa capacité d'ingestion n'est pas toujours
suffisant pour lui permettre de satisfaire ses besoins, en particulier au début de la
lactation.
- Les fourrages, aliments de base de la VL, ne permettent pas, dans la plupart des
cas, de faire face à des dépenses importantes dues à des niveaux élevés de
productions laitières

II.4.1. Les différentes dépenses/besoins des vaches laitières


Tout animal effectue des dépenses pour son entretien et ses productions. On parle donc de besoins
d’entretien et de besoins de production. Lors du calcul de la ration, il convient de prendre en
compte ces différents besoins. Ils sont calculés en utilisant des formules de calcul (Voir TD :
rationnement /VL).

Chez la vache laitière, schématiquement, on distingue 2 cas de figure possibles : soit la vache est
en lactation, soit elle est tarie et gestante.
 Vache en lactation : ce premier cas de figure correspond aux vaches en lactation non gestantes
et aux vaches en lactation gestantes.
 Vache tarie et gestante : ce cas de figure correspond aux vaches qui sont taries et gestantes.
D’un point de vue pratique, il s’agit donc des vaches taries qui sont au 8ème ou 9ème mois de
gestation

a) Les dépenses d’entretien

Ce sont les dépenses qu’un animal fait dans des conditions normales, en assurant les fonctions de
bases de l’organisme : la respiration, la circulation sanguine, la production d’hormones et de sucs
digestifs, le renouvellement des différents tissus, la régulation de la température, l’activité
physique pour se nourrir…

Parmi ces dépenses, on doit distinguer les dépenses énergétiques (l’énergie nécessaire aux
mouvements, au maintien de la température…), qui devront être couvertes par des apports
énergétiques, les dépenses azotées, qui correspondent à des quantités de protéines utilisées pour
renouveler les tissus, produire des sécrétions…, et enfin les dépenses en minéraux et en oligo-
éléments, c’est-à dire en particulier en calcium et en phosphore.
24

b) Les dépenses de production

Elles représentent tout ce qui est dépensé pour assurer la production de lait et celle de viande,
mais il faut aussi mettre dans cette catégorie les dépenses de gestation (une vache dépense plus
quand elle est gestante) et celles de croissance (un animal jeune ne fait pas que « s’entretenir », il
« produit » chaque jour de l’os et du muscle supplémentaires).

On distingue des dépenses énergétiques, des dépenses azotées et des dépenses minérales. Les
dépenses énergétiques correspondent aux glucides et aux lipides que l’on retrouve dans les
productions (le lactose et les matières grasses du lait, le gras de la viande). Les dépenses azotées
correspondent aux protéines que l’on retrouve dans ces mêmes productions (la caséine du lait, les
fibres musculaires de la viande…). Les dépenses minérales sont pour l’essentiel constituées par le
calcium du lait, le calcium et le phosphore des os.

c) Les dépenses d’extra-chaleur

La vie de la vache, sa digestion, ses mouvements, la synthèse des molécules utilisées dans ses
productions, nécessitent des centaines de réactions chimiques, dont chacune libère une petite
quantité d’énergie, sous forme de chaleur. C’est ce que nous avons appelé l’extra chaleur.

II.4.2. Des unités pour exprimer les besoins et les apports

a) Les besoins et les apports énergétiques

On mesure les besoins et les apports énergétiques en les comparant avec l’énergie apportée par un
kilo d’orge «standard», ce qu’on appelle l’Unité Fourragère, couramment désignée par le sigle
«UF». Une UF est la quantité d’énergie nette apportée par un kilo d’orge standard. La valeur
énergétique de quelques aliments Pour connaître la valeur énergétique des aliments, le plus facile
est d’utiliser les tables de valeursnutritives des aliments, fournies par l’INRA.

b) Les besoins et les apports azotés

Les «PDI» On mesure les besoins et les apports azotés en «grammes de PDI», ou grammes de
Protéines Digestibles dans l’Intestin. Ce système est un peu complexe, car il utilise deux valeurs
pour chaque aliment: une valeur PDIN, et une valeur PDIE.

c) Les besoins en minéraux « L’unité de mesure : le gramme »

Le calcium et le phosphore représentent plus de 75 % des minéraux utilisés dans les productions :
c’est essentiellement par rapport à eux que l’on raisonne le rationnement.
Les apports et les besoins sont, pour ces deux minéraux, mesurés en grammes

II.4.3. Quelle quantité d’aliment un ruminant peut-il manger ?

a) La capacité d’ingestion

La Capacité d’Ingestion (CI), c’est la quantité du fourrage de référence qu’un ruminant


consomme spontanément, lorsque ce fourrage est offert seul et en libre service. Cette capacité est
mesurée en Unité d’Encombrement (UE), sachant qu’une UE correspond à la consommation d’un
kilo de matière sèche du fourrage de référence.

La capacité d’ingestion dépend de plusieurs facteurs :


- Format de la vache (poids vif)
- Potentiel de production de lait
25

- Réserves (note d’état)


- Stade de lactation
- Stade de gestation
- Maturité (âge de la vache)

b) La valeur d’encombrement des fourrages

La valeur d’encombrement d’un fourrage (VEF), c’est la quantité de ce fourrage consommée par
un animal de référence, rapportée à la quantité de fourrage de référence que cet animal
consomme, quand ils sont offerts seuls et à volonté

L'encombrement permet d'exprimer l'ingestibilité du fourrage et la capacité d'ingestion de


l'animal dans une unité autre que la MS et fixe une valeur pour un animal donné, quel que soit le
fourrage qu'il consomme.

La valeur d'encombrement d'un fourrage est égale à :


VEF (UE / kg MS) = ingestibilité du fourrage de référence / ingestibilité du fourrage
1 UE = 1 kg MS de l'herbe de référence

Exemple:
*La paille est moins ingestible que l'herbe de référence. Elle a donc une valeur d'encombrement
plus élevée.
*Une légumineuse au stade précoce est encore plus ingestible que l'herbe de référence. Elle a
donc une valeur d'encombrement un peu plus faible que l'herbe de référence (<1).
*Le concentré n'a pas de valeur d'encombrement mais il a un effet sur la consommation
d'aliments grossier qui peut être calculé (Voir TD).

Les tables INRA fournissent les valeurs d’encombrement des principaux fourrages, selon ces
différentes unités.

c) La digestibilité

On a donné un nom particulier à la proportion d’un aliment qui disparaît lors du transit dans
l’appareil digestif : c’est la digestibilité. On peut la calculer grâce à l’équation suivante :

Quantité ingérée – Quantité rejetée dans les fécès

Digestibilité = ––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––
Quantité ingérée

Comme la quantité rejetée dans les fécès est égale à la quantité ingérée si l’animal ne digère rien,
ou nulle s’il digère tout, la digestibilité est forcément comprise entre 0 et 1. Elle vaut 0 quand
l’animal ne digère rien, et 1 quand il retient tout ce qu’il ingère.

**Digestibilité des différents aliments

Les aliments, les plus fermentescibles étant ceux qui sont dégradés le plus rapidement par les
micro-organismes du rumen. Il y a un lien assez fort entre ce caractère et la digestibilité : par
définition, un aliment qui est très fermentescible est dégradé très rapidement par les bactéries. S’il
est dégradé, on ne le retrouve pas dans les fécès, et sa digestibilité est élevée. Au contraire, si un
aliment est peu digestible, c’est qu’il est peu attaqué par les bactéries : il est peu fermentescible.

Les aliments concentrés (céréales, tourteaux) ont une digestibilité élevée, comprise entre 0,70 et
26

0,90. La digestibilité des fourrages est très variable, et va de 0,40 pour de la paille à 0,80 pour une
herbe jeune de printemps.

Le stade de végétation joue un rôle essentiel dans leur digestibilité : les herbes jeunes, riches en
feuilles et pauvres en tiges, sont très digestibles. Plus le stade végétatif avance, plus la proportion
de tige, riche en cellulose, augmente, et plus la digestibilité diminue.

II.5. Les aliments utilisés en production laitière

L’éleveur adapte à chaque stade de la vie de ses vaches leur alimentation pour leur santé et leur
bien-être. Dans ce sens, un éleveur doit tout d’abord, choisir des aliments appropriés, ensuite,
identifier les meilleurs moments pour nourrir la vache et enfin, la manière de le faire.
L’herbe, l’aliment principal des bovins

a) Les fourrages
Toute plante ou partie de plante servie aux animaux ou broutés par eux est appelée Fourrage. On
distingue classiquement 3 catégories de fourrages, sur base de leur mode de conservation et de
leur teneur en MS :
- les fourrages verts,
- les ensilages
- les fourrages secs.
- racines et tubercules et de leurs dérivés

La valeur nutritive des fourrages est influencée fortement par le stade de végétation (l’âge de
l’herbe), la composition botanique, la saison (le cycle de végétation), mais aussi le sol et le
climat, et la fertilisation. Ils sont riches en fibre et pauvres en énergie par comparaison avec les
concentrés. Le contenu en fibre des fourrages varie de 30 à 90% de FDN. En général, un aliment
riche en fibre est un aliment pauvre en énergie.
Les fourrages possèdent un contenu variable en protéines. Les légumineuses contiennent de 15 à
23% de protéines en fonction du stade de maturité; les graminées par contre varient en général de
8 à 18% de protéines (en fonction du stade de maturité et du niveau de fertilisation azotée); et les
résidus de récoltes (pailles) contiennent de 3 à 4% de protéines.

Figure 21: Valeur alimentaire d’une prairie naturelle (Source : Tables INRA, 2007)

b) Les fourrages verts


L’herbe pâturée est un fourrage de valeur nutritionnelle élevée.

**Graminées et légumineuses
27

Les légumineuses (trèfle blanc, trèfle viole,… ) contiennent plus de protéines et de minéraux
(particulièrement du calcium et du manganèse) que les graminées (ray-grass anglais, fléole,
dactyle, fétuque des prés, pâturins,. ).

Il existe d’autres espèces fourragères intéressantes qui appartiennent à d’autres familles et


conviennent à des milieux particuliers ; c’est le cas du cactus (famille des Cactaceae) pour les
régions sèches, des Atriplex (famille des Chenopodiaceae) pour les terres arides un peu salinisées,
des Artemisia (famille des Asteraceae), arbrisseaux adaptés aux steppes arides, et de certains
arbres et arbustes de diverses autres familles (Meliaceae, Rhamnaceae, Capparidaceae, etc…
c) Les fourrages secs
Les fourrages secs sont le foin, le trèfle, la luzerne et en général toutes les céréales desséchées.

Foin Paille
Luzerne (pellets déshydratés)
Source : [Link]
d) Les ensilages.
L’ensilage est une technique de conservation par voie humide, faisant appel à l’anaérobiose et à
une fermentation acidifiante à dominante lactique afin de minimiser les pertes de matière sèche,
de valeur alimentaire et d’éviter le développement de micro-organismes indésirable. L’ensilage
concerne essentiellement les fourrages, mais certains concentrés, comme le maïs épi, peuvent
également être ensilés (15).
e) Les racines et tubercules, et leurs dérivés
Il s’agit d’aliments caractérisés par une teneur en eau très élevée (≥ 75 %) et des teneurs faibles
en matières azotées et en fibres de type cellulose. Les betteraves présentent la particularité d’être
cependant riches en fibres de type pectines. Les substances de réserve sont principalement
l’amidon dans le cas de la pomme de terre et des sucres solubles dans le cas des betteraves, de la
carotte, du navet, ……

Figure 22 : Betteraves fourragère Source : [Link]

f) Résidus de récolte et sous-produits industriels de pauvre qualité.


Les résidus de récolte sont les parties des plantes qui, en général, restent au champ après la
récolte du produit principal (graines ou racines); par exemple, les tiges et feuilles de maïs, les
feuilles de betteraves, les pailles de céréales, la bagasse de canne à sucre, les tiges et feuilles
d'arachides. Ces aliments sont trop riches en fibre et pauvres en protéines brutes totales. De
préférence, ils devraient être moulus grossièrement ou hachés avant d'être offerts aux animaux.

g) Les concentrés

Les concentrés sont pauvres en fibre et riches en énergie (par comparaison aux fourrages).
Certains d’entre eux sont également riches en protéines, c’est le cas pour les graines de
28

protéagineux et d’oléagineux. Au contraire des fourrages, ils ne stimulent pas la rumination. • Ils
fermentent plus rapidement que les fourrages dans le rumen.
Exemples de Concentrés :
- Les graines de céréales (orge, avoine, maïs, riz,……
- Les sous-produits des brasseries et distiller,…………..
- ………………………………………………………..

h) Les mélanges minéraux vitaminés

Les mélanges minéraux vitaminés en général des macro-éléments (calcium, phosphore,


sodium,..), des oligo-éléments (sélénium, zinc, cuivre, .. ) et des vitamines. Ils se présentent sous
des formes variables : poudre, granulés, miettes. Il est toujours préférable de distribuer le mélange
en même temps que les fourrages et les concentrés.

II.6. Apports alimentaires recommandés pour la vache laitière

Une véritable stratégie d'alimentation doit être développée pour la vache laitière, afin d'atteindre
physiologiquement et économiquement le meilleur approvisionnement en nutriments possible.

Source: [Link]

II.6.1. Période de tarissement

Réussissez votre tarissement, vous réussirez vos lactations !!


Le tarissement permet le repos physiologique de la mamelle et la régénération de la glande
mammaire pour la production d’un colostrum riche en immunoglobulines

Le tarissement de la vache laitière doit faire l’objet d’une attention particulière de la part des
éleveurs. L’enjeu est important car il s’agit de préserver le potentiel de production de la vache,
mais aussi et surtout de prévenir les nombreux risques sanitaires autour du vêlage pour le couple
mère-veau.

Cette période permet aussi la reconstitution du tissu et des papilles du rumen pour avoir une
meilleure absorption des différents éléments de la ration lors de la prochaine lactation et ainsi une
meilleure efficacité alimentaire
29

II.6.1.1. Les points essentiels au tarissement


l ne faut pas tarir une vache en état de mammite clinique, si bénigne soit-elle.. .D’abord soigner.
- La durée idéale du tarissement est de 45 à 50 jours, période pendant laquelle la
vache reconstitue ses réserves.
- Le tarissement se fait en une seule fois et jamais progressive ment. C’est l’arrêt de
la traite qui bloque le processus de sécrétion laitière et non les produits de
tarissement.

- Il faut absolument réduire les quantités de ration de base et supprimer les


concentrés. C’est surtout vrai sur les vaches qui sont trop en état au tarissement et
qui méritent vraiment un régime d’amaigrissement sur les 15 premiers jours de
tarissement.

- Les changements alimentaires trop brusques peuvent conduire à de graves


troubles du métabolisme.

II.6.1.2. Conduite alimentaire des vaches taries

Durant cette période, deux situations peuvent se présenter :


• Soit une amélioration de l’état de l’animal qui peut entraîner une réduction des problèmes de
non-délivrances mais une augmentation des oedèmes mammaires.
• Soit une diminution de l’état corporel avec pour conséquences plus de problèmes de fécondité
avec non délivrances.

Durant cette phase, on veillera à couvrir les besoins d'entretien de la vache, permettre une
croissance adéquate du fœtus et, assurer une bonne préparation au vêlage et à la lactation
suivante. Une transition alimentaire doit être réalisée avant le tarissement, en diminuant la
complémentation au cours des dernières semaines, en corrélation avec la baisse de production
laitière, afin d’éviter le sur-engraissement des animaux.

La période de transition est souvent définie comme celle débutant trois semaines pré-partum et se
terminant trois semaines post-partum (24), (17).

La ration des vaches taries doit couvrir au minimum les besoins d’entretien et de gestation, soit
l’équivalent de l’entretien plus 7 kg de lait (29); (3). Mais selon l’état de la vache au tarissement
et de ses besoins de reprise d’état corporel, il est possible d’aller jusqu’à des apports équivalant
les besoins d’entretien plus 12 kg de lait (29). Cela correspond à un apport de 8 à 10,5 UFL et de
700 à 900 g de PDI, le rapport PDI/UFL devant toujours être proche de 80 g de PDI par UFL
(26).

La ration de base en période de tarissement peut être la même que celle de la lactation. La
différence peut résider dans la quantité à distribuer qui augmentera après le vêlage. Si la ration de
base est différente, on veillera à supplanter progressivement les fourrages de tarissement par ceux
de la lactation, au moins 3 semaines avant le vêlage. La quantité de concentré à distribuer avant le
vêlage sera fonction de celle offerte au pic de lactation. Globalement, la vache recevra,
quotidiennement, lors de la semaine pré-vêlage, presque la moitié de la quantité prévue en pic de
lactation. Cette quantité distribuée avant le vêlage sera atteinte par augmentation progressive à un
pas d'un kg par semaine (7).

L'alimentation minérale des vaches taries est très importante, c'est pendant cette période que la
croissance du foetus est maximale et la vache doit continuer à reconstituer ses réserves minérales.
Le minéral employé tiendra compte de la nature du régime pour le calcium et le phosphore et
contiendra 4 à 5 % de magnésium. Cet élément joue en effet un rôle important dans le
30

déroulement du vêlage, de la délivrance et de la mobilisation des graisses de réserves. Du sel sera


laissé à la libre disposition des animaux

Tableau 12 : Apports quotidiens recommandés pendant le 9ème mois de gestation pour une
vache tarie de 600 kg (INRA France)
UFL PDI (g) Ca P Mg Vit. A Vit. D, Vit. E
(g) (g) (g) (UIx1000) (UIx1000) (UI)

8-10,5 700-900 60 35 20 60-100 15-30 120-24

II.6.2. Période de lactation


La période la plus critique pour une vache laitière se situe entre le vêlage et le pic de lactation.
Cette période se caractérise par une très rapide et très forte augmentation des besoins nutritifs
suite à l’augmentation de la production laitière qui atteint son maximum à la troisième ou
quatrième semaine chez les fortes productrices, et à la quatrième ou cinquième semaine chez les
faibles productrices (18 ; 52).

Durant la première phase de lactation, les besoins en protéines de la vache laitière dépassent de
loin les quantités fournies par les micro-organismes du rumen (PDIM). Cet écart est d’autant plus
important que l’animal est sous-alimenté en énergie ou son niveau de production est élevé (Blanc
et al, 2004). Le complément doit être apporté par des matières azotées non dégradées dans le
rumen (PDIA) (52).

Les niveaux de déficit énergétique varient ainsi de 20 à 250 UFL environ au cours des 4 à 10
premières semaines de la lactation. Cette sous-alimentation inévitable des vaches en début de
lactation nécessite qu'elles disposent de réserves (donc qu'el- les soient en bon état corporel au
vêlage) et qu'elles soient capables de les mobiliser. Cette capacité de mobilisation augmente avec
le potentiel des animaux. Une vache en bon état corporel peut mobiliser de 15 à 60 kg de lipides
selon son potentiel de production sans que le démarrage de la lactation ne soit perturbé, soit
l'équivalent énergétique de 150 à 600 kg de lait.

Le besoin en protéine brute totale des vaches laitières varient de 18% en début de lactation et à
12% en période de tarissement (51).Les quantités à distribuer seront en fonction du niveau de
production.

La quantité de concentré à distribuer après vêlage doit être augmentée graduellement (0,5 à 1 kg
par jour) pour améliorer le niveau d'ingestion et éviter une chute de l'appétit de l'animal Une
ration constituée de 40-45% de fourrage de bonne qualité et 55-60% de concentré peut fournir la
quantité d’énergie nécessaire à la vache en début de lactation (26) (Voir TD (Différentes étapes
du calcul des rations de vache laitière).
31

Tableau 12 : Quantité de concentrés à offrir aux vaches en fonction du niveau de production et


de la qualité du fourrage dans la ration (50)

Vache de 600 kg Vache de 500 kg


Production de lait lorsque la
qualité du fourrage est: Matière grasse du Matière grasse du lait
lai (%) (%)
Pauvre Moyenne Excellente 3.0 3.5 4.0 4.0 4.5 5.0 5.5
2 3 4
-- 4 13 -- -- -- -- -- -- --
-- 6 15 -- -- -- 0.5 0.7 0.8 1.0
-- 8 17 0.2 0.5 0.7 1.3 1.6 1.8 2.0
2 10 19 1.0 1.2 1.5 2.2 2.5 2.7 3.0
4 12 21 1.7 2.0 2.4 3.0 3.4 3.7 4.0
6 14 23 2.4 2.8 3.2 3.9 4.3 4.6 5.0
8 16 25 3.2 3.6 4.0 4.7 5.1 5.6 6.0
10 18 27 3.9 4.4 4.9 5.6 6.0 6.5 7.0
12 20 29 4.6 5.2 5.7 6.4 6.9 7.5 8.0
14 22 31 5.4 6.0 6.6 7.2 7.8 8.4 9.0
16 24 33 6.1 6.8 7.4 8.1 8.7 9.4 10.1
18 26 35 6.8 7.5 8.3 8.9 9.6 10.3 11.1
20 28 37 7.6 8.3 9.1 9.8 10.5 11.3 12.15
22 30 39 8.3 9.1 9.9 10.6 11.4 12.2 13.1
24 32 41 9.0 9.9 10.8 11.4 12.3 13.2 14.1
26 34 43 9.8 10.7 11.6 12.3 13.2 14.1 15.1
28 36 45 10.5 11.5 12.5 13.1 14.1 15.1 16.1
30 38 47 11.2 12.3 13.3 14.0 15.0 16.0 17.1
32 40 49 11.9 13.0 14.1 14.8 15.9 17.0 --
1- On a supposé que la concentration énergétique du concentré est de 1,75 Mcal EN/kg MS. Si cette concentration
est moindre, la quantité de concentrés à offrir doit être augmentée de 15%. Si, par contre, elle est supérieur à 1.75
Mcal EN/kg MS, la quantité de concentrés à offrir peut être réduite par 8%.
2- Pauvre : Vaches mangeant 1,5 % de leur poids vif (c'est-à-dire 9 kg de MS pour une vache de 600 kg) d'un
fourrage de pauvre qualité (par exemple,. paille, tiges de maïs) contenant 0,9 Mcal EN /kg MS.
3- Moyenne : Vaches mangeant 2,0 % de leur poids vif (c'est-à-dire 12 kg de MS pour une vache de 600 kg) d'un
fourrage de qualité moyenne (par exemple, graminées en début d'épiaison) contenant 1,2 Mcal NE l /kg MS.
4- Excellente: Vaches mangeant 2,5 % de leur poids vif (c'est-à-dire 15 kg de MS pour une vache de 600 kg) d'un
fourrage de bonne qualité (par exemple, légumineuses en début de floraison) contenant 1,45 Mcal NE l /kg MS.
5- Les quantités de concentrés dans la zone grise nécessitent de prendre garde aux problèmes associés aux grandes
quantités de concentrés offertes (indigestion, acidoses du rumen, faible pourcentage de matière grasse dans le lait,
etc.).

Les besoins des vaches laitières en protéines augmentent rapidement après le vêlage à cause de
leur rôle dans la constitution du lait. Ces besoins peuvent être couverts en distribuant une ration
riche en protéines (16% de MAT ou plus, à base de MS) durant les premiers mois, couplée avec
une augmentation du niveau d'ingestion.

Les besoins des vaches laitières en calcium (Ca) et phosphore (P) augmentent substantiellement à
32

partir du vêlage du fait que ces deux minéraux entrent amplement dans la composition du lait.
L'inaptitude des vaches à s'adapter à cette grande demande peut leur causer la fièvre du lait. Une
importante résorption du Ca et du P à partir des os peut avoir lieu pour combler le déficit en ces
nutriments

Figure 23 : Evolution du niveau alimentaire en début de lactation (52)

A retenir !!!!!!!!!!!!
L’alimentation doit répondre aux besoins nutritionnels une fois que la vache a atteint son pic de
production (6 à 8 semaines pour les vaches, 10 à 12 pour les taures en première lactation). Les
besoins en grain varient selon : · la production laitière, · la teneur en gras du lait, · le stade de
lactation, · le poids vif de la vache, · l'état de chair de la vache, · la quantité de fourrage ingérée, ·
la qualité du fourrage.

II.6.3. Exemples de ‘Maladies métaboliques dues à des erreurs d’alimentation en phase de


tarissement’/Prévention

La plupart des troubles du métabolisme ont lieu autour de la période de vêlage et sont associés à
la transition de la période de tarissement à la lactation. Le trouble du métabolisme le plus
commun, ayant le plus grand impact sur la productivité des vaches en transition sont :

La cétose

L’acétonémie, aussi appelée cétose, est un déficit de sucres en début de lactation quand les
besoins sont supérieurs aux apports. Les symptômes vont d’une vache qui mange peu, produit
moins, sans hyperthermie pour la forme subclinique, jusqu’à des troubles neurologiques sévères,
causés par la présence de corps cétoniques toxiques.
Après le vêlage, la demande en énergie augmente de façon drastique, parallèlement à la
production de lait, les besoins énergétiques dépassant les capacités d’alimentation. Les vaches
reçoivent moins d’énergie que ce dont elles ont besoin pour la production de lait et leurs besoins,
entraînant un bilan énergétique négatif.

Pour faire face à ce déséquilibre énergétique, les vaches mobilisent leurs réserves de graisse
corporelle. Les lipides des dépôts lipidiques de l’organisme sont transportés sous forme d’acides
gras non estérifiés (AGNE) vers le foie pour être utilisés comme source d’énergie. Le pis utilise
le glucose pour la production de lait, entraînant un faible taux de glucose dans le sang et des
faibles niveaux d’insuline. De faibles taux d’insuline initient la mobilisation des matières grasses
33

nécessaires pour couvrir les besoins en énergie immédiats. Ces mécanismes surviennent chez
toutes les vaches après le vêlage. . Cependant, si l’animal ne récupère pas rapidement d’un bilan
énergétique négatif, il fera face à des problèmes de santé et ce bilan énergétique négatif se
transformera en cétose subclinique, voire clinique.

En prévention, on peut donner aux vaches à risque un hépatoprotecteur en fin de tarissement ou


après le vêlage pour renforcer le foie. L’équilibre de la ration et les apports minéraux pendant
le tarissement sont primordiaux.

La fièvre de lait ou hypocalcémie

Cette maladie se manifeste principalement durant les 48 heures suivant le vêlage par une brutale
augmentation de la demande en calcium au moment de l’entrée en lactation. Les symptômes
présentés par l’animal vont de la peine à se relever au stade comateux
La régulation de la concentration de calcium dans le sang se fait grâce à trois hormones: la
parathormone, la 1,25-dihydroxyvitamine D et la calcitonine. La principale fonction des deux
premières est d’augmenter la concentration de calcium dans le sang tandis que la dernière la
diminue.
Les causes favorisant le développement de cette maladie sont les suivantes:
• Un apport excessif de calcium dans la ration durant le tarissement provoque une suspension des
mécanismes de régulation du calcium de la vache. Après le vêlage, la production de colostrum est
synonyme de forte demande en calcium. L’animal se retrouve donc en hypocalcémie. Cet état
résulte de la réaction tardive de la parathormone et la 1,25-dihy- droxyvitamine D, mises au repos
par l’excès de calcium dans la ration durant le tarissement.

•La fréquence de troubles hypocalcémiques augmente avec le nombre de lactation. Avec l’âge,
les vaches perdent leur capacité à absorber le calcium dans l’intestin et à le mobiliser dans les os.

•Une alimentation riche en potassium (un cation) pendant la période de transition est un facteur
déclencheur important. En effet, un taux élevé de cations dans le sang provoque une
augmentation du pH sanguin responsable d’une inhibition de la capacité à mobiliser le calcium
dans les os.

•Une ration riche en phosphore durant la période précédant le vêlage provo- que une
augmentation de la concentration de phosphore dans le sang, ce qui a un effet inhibiteur sur la
production de 1,25-dihydroxyvitamine D, hormone régulant la concentration de calcium dans le
sang.

• Une suralimentation énergétique lors de la période de transition prédispose l’animal au


syndrome de «vache grasse» dans lequel on retrouve une incidence accrue de fièvre du lait.
En effet, le foie, engorgé de graisse, travaille de manière moins efficace et la transformation de la
vitamine D dans sa forme active, 1,25-dihydroxy-vitamine D, est diminuée

Figure 24: Relations entre différentes maladies pendant la période de


vêlage([Link]
34

Pour réduire le nombre de vaches touchées par cette maladie, il ne faut pas négliger certaines
règles:
- Tout excès de calcium durant les quatre semaines avant le vêlage prédispose à une fièvre du lait.
- Eviter les excès de cations (potassium et sodium) dans les fourrages des vaches taries.
- Administrer de manière préventive du calcium par voie orale aux vaches ayant des antécédents
de fièvre du lait.

Le déplacement de la caillette

Les déplacements de caillette affectent principalement les bovins laitiers et touchent aussi bien les
animaux femelles que les animaux mâles. Les déplacements de caillette sur la droite sont plus
rares. Ils constituent par contre des cas d’urgence, contrairement au déplacement sur le côté
gauche.

Les facteurs de risque sont :

- Erreurs d’affouragement (avant et après le vêlage) et troubles du métabolisme


- Facteurs génétiques
- Etat de stress et maladies consécutives
- Effets mécaniques
- Vache profonde et carence en calcium Lorsque la valeur NEFA (acides gras libres
mesurables dans le sang) augmente environ 14 jours avant le vêlage, la vache a
3,6 fois plus de risques de souffrir d’un déplacement de la caillette après le
vêlage. Les concentrations en béta-hydroxybutyrate (BHB, indicateur pour le
métabolisme) n’évoluent pas avant la mise-bas. Après le vêlage, les facteurs de
risque connus sont la rétention placentaire, les infections de l’utérus ainsi que des
valeurs NEFA et BHB plus élevées. Les vaches affichant une valeur BHB
supérieure à 1,2 mmol / l risquent huit fois plus de souffrir d’un déplacement de
caillette.

Afin de prévenir :
- Il faut impérativement veiller à ce que la transition entre la ration de tarissement
et la ration à haute teneur en énergie s’effectue lentement. Les quantités de
concentrés distribuées avant la mise-bas sont limitées, mais devraient augmenter
progressivement.
- Il faut éviter que les vaches ne grossissent de trop (BCS > 3,5), les animaux trop
gras ayant tendance à ingérer moins de fourrage après le vêlage.
- Il faut accorder une attention régulière au métabolisme énergétique après la mise-
bas

II.7. Rappel sur l’eau comme le nutriment le plus important pour les bovins laitiers

De façon générale, l’eau présente dans tout l’organisme fait partie de 99,2 % des molécules qui
composent les ruminants. L’animal perd son eau corporelle de plusieurs façons. La production
lactée demeure la voie majeure pour les vaches en lactation. Puis, on dénote la perte d’eau dans
l’urine, les fèces, la respiration et la transpiration.

Les bovins ont un comportement synchronisé, ils boivent en petits groupes et environ 10% des
animaux boivent en même temps (31 ; 38).
Les vaches boivent surtout au cours de la journée et 75% de la prise de boisson ont lieu entre 6 et
19 heures
35

L’eau doit demeurer disponible à volonté et en quantité suffisante. Les quantités d’eau
consommées varient en fonction de la production laitière, la nature des aliments, la prise
alimentaire, la température de l’eau d’abreuvement, la température ambiante, l’humidité relative,
le débit des abreuvoirs, la présentation de l’eau (abreuvoirs automatiques ou réservoirs), la
hiérarchie prévalant dans le troupeau, les tensions parasites, la qualité de l’eau, etc.

En plus de l’eau d’abreuvement, la vache reçoit une certaine quantité de ce nutriment par les
aliments qu’elle consomme.
(44) a observé que la quantité totale d’eau ingérée (aliments et abreuvement) deviendrait plus
élevée avec des aliments servis humides comparativement à ces mêmes aliments mais servis secs.

II.7.1. Expression des besoins et des apports en eau


En moyenne, une vache laitière boit environ 70 litres d’eau par jour, ou de l’ordre de 3 litres
d’eau/litre de lait collecté. Ces quantités peuvent cependant varier grandement, en fonction du
type d’alimentation, et plus précisément, du contenu en eau des aliments ingérés par l’animal ; de
la température extérieure ; du gabarit de l’animal et de son statut physiologique (Génisse, vache
en lactation, vache tarie gestante). Les besoins hydriques des bovins laitiers sont présentés dans le
tableau suivant.

Tableau 13 : Besoins hydriques des bovins laitiers (48)

Animal Poids vif (kg) Consommation d’eau à


température ambiante de 10 o
C
L/tête/jour L/kg MS L/tête/jour L/kg MS
*Veau (croissance) - - 6,51
35 2,0 3,33
75 6,7 3,33

Besoins de base
*Génisse (croissance) 200 17,3 3,33
*Taure (croissance) 400 29,3 3,33
350 17,3 3,33
550 25,9 3,33
700 30,6 3,33
Supplément fin de gestation 2
*Génisse
*Vache 550 16,6 3,33
700 19,9 3,33
Supplément production laitière 3 2,8 3,33
1 De la naissance jusqu’à l’âge de 5 semaines.
2 Quantité à ajouter au besoin de base pendant le dernier tiers de la gestation.
3 Quantité à ajouter au besoin de base pour chaque kilogramme de lait produit à 3,5 % de matière grasse et
à 10 o C.

II.7.2. Qualité du l’eau d’abreuvement


Parmi les principales propriétés devant être prises en compte lors de l'évaluation de la qualité de
l'eau destinée au bétail, on trouve :
• les caractéristiques sensorielles (organoleptiques) telles que l'odeur et le goût;
• les propriétés physicochimiques (pH, matières dissoutes totales, dureté);
• la composition chimique
- les composés toxiques (métaux lourds, pesticides, herbicides, hydrocarbures,
etc.);
- l'excès de minéraux ou de composés tels que les nitrates et les sulfates de sodium;
36

- les contaminants biologiques (bactéries, algues, virus)

Afin d'éviter les problèmes pouvant être entrainés par une eau de mauvaise qualité, il est
nécessaire d'analyser régulièrement l'eau d'abreuvement du bétail (Tableau 14)

Tableau 14 : Concentrations typiques et potentiellement dangereuses des constituants de l'eau


d'abreuvement des bovins laitiers (5)

Constituant Concentrations Concentrations potentiellementdangereuses


typiques (mg/litre) (mg/litre)
PH 6,8-7,5 < 5,5 ou > 8,5
Solides dissous 500 ou moins > 3 000
Chlorure 0-250 …1
Sulfate 0-250 > 2 000; peut diminuer la
disponibilitédu cuivre et du
sélénium alimentaires
Fluor 0-1,2 > 2,4
Phosphate 0-1,0 …
Dureté totale 0-180 Généralement pas un problème
Calcium 0-43 > 500
Magnésium 0-29 > 125
Sodium 0-3 De fortes concentrations de
sodium et de faibles
concentrations de calcium
et de magnésium traduisent
généralement l'usage d'un
adoucisseur d'eau
Fer 0-0,3 > 0,3 (problème de goût)
Manganèse 0-0,05 > 0,05 (problème de goût)
Cuivre 0-0,6 > 0,6
Silice 0-10 …
Potassium 0-20 …
Arsenic 0,05 > 0,20
Cadmium 0-0,01 > 0,05
Chrome 0-0,05 …
Mercure 0-0,005 > 0,01
Plomb 0-0,05 > 0,1
Baryum 0-1 > 10
Zinc 0-5 > 25
Molybdène 0-0,068 …
Total - bactéries/100 mL <200 > 1 million
Total - coliformes/100 mL <1 > 1 (veaux); > 15 (vaches)
37

Documents à consulter
-Qualité physico-chimique du lait de vache collecté par une laiterie à Tizi-Ouzou : URI
[Link]

-Contribution à l’étude de la qualité physicochimique et microbiologique du lait de vache


collecté dans la wilaya de Tizi-Ouzou : URI
[Link]
-Evaluation de la qualité physico-chimique des eaux d’abreuvements des ruminants dans la zone
semi aride d’Oum El Bouaghi, Nord-est de l’Algérie : Livestock Research for Rural Development
26 (2) 2014
38

II.8. Les principaux scores importants en élevage laitier : la Note d’Etat Corporel (NEC), le
Score de Remplissage du Rumen (SRR)

- La Note d’Etat Corporel (NEC)’ BCS’


La notation de l’état corporel* est une méthode simple qui permet de déterminer rapidement la
quantité de graisse corporelle que les vaches ont sur les os. Il est possible d’évaluer une vache en
quelques secondes une fois qu’on a un peu exercé la technique.. Observer cela sur une période
prolongée nous permet de voir quelles vaches s’en sortent le mieux avec les fourrages de la
ferme.
L’évaluation de l’état corporel est généralement réalisée en se plaçant derrière l’animal, côté
droit. Il est cependant parfois nécessaire d’évaluer l’état coporel arrière et avant, et de faire une
moyenne des 2 valeurs, les animaux ne mobilisant pas tous leurs réserves corporelles suivant le
même ordre. L’état corporel est évalué sur une échelle de 5 points, 1 correspondant à un animal
émacié, et 5, à un animal obèse (figure 25) (Voir grille : Annexe)

Au cours d’une lactation, l’état corporel varie (figure 26. Il chute en effet au cours des 2 voire des
3 premiers mois de lactation, avec une reprise lors de la 2ème période de lactation. L’ampleur de
la variation doit cependant rester dans certaines limites.

L'index BCS n’est pas seulement une prédiction de l’état corporel moyen mais il informe
également sur l’intensité de la mobilisation corporelle et la dynamique de l’ingestion en début de
lactation. C’est un outil prometteur qui pourrait contribuer à limiter la mobilisation intense et à
accroitre l’augmentation d’ingestion en début de lactation

Figure 25: Evolution, au cours de la lactation, de la note d’état corporel (point), de la production
laitière (kg), de l’ingestion (kg de matière sèche) et du poids vif (kg) de vaches Holstein avec un
index d’état corporel positif (BCS+) ou négatif (BCS-) (32)
39

- Score de Remplissage du Rumen (SRR)

Savoir apprécier le remplissage du rumen fait partie de l’œil animalier de tout éleveur. Une
évaluation de l’état de remplissage du rumen, également appelé score de rumen, permet d’obtenir
des informations d’une part sur la prise de nourriture de l’animal, et d’autre part, sur la digestion,
et plus particulièrement, sur la vitesse de transit au cours des dernières heures.
La mesure s’effectue en se plaçant à l’arrière de l’animal, côté gauche. Le score de rumen est
évalué sur une échelle de 1 à 5, 1 correspondant à un flanc gauche très creux, et 5, à un rumen
bien plein avec une continuité entre le flanc et les côtes (figure 26).
De plus, cette vache prend la forme d’une pomme à gauche et d’une poire à droite en vue arrière.
Des pommes, des poires...

Figure 26 : Notation et l’évolution idéale du rumen (Source d'après L'observation du troupeau


bovin, Editions La France Agricole. [Link]
40

- La rumination
Le temps de rumination est un indicateur de la fibrosité de la ration. Il doit être au moins égal à environ 8
heures/jour. Concrètement, la méthode d’évaluation de la rumination repose sur une observation du
troupeau : au moins 50 % des vaches couchées dans des logettes doivent ruminer. Ce taux doit par ailleurs
atteindre 90 % 2 heures après l’affouragement. Si on observe des valeurs inférieures, la ration manque
alors de fibrosité.
On compte en moyenne 10 à 15 périodes de rumination de 40 minutes par jour et les durées de rumination
peuvent varier de 300 à 600 minutes par jour pour des vaches recevant une même ration (12)

- Les matières fécales


Les matières fécales sont le reflet de la digestion. Ainsi, inspecter l’apparence et la consistance de celles-ci
permet de se faire une idée sur la qualité de la digestion. Deux méthodes d’évaluation existent, selon que
l’on se place à l’échelle individuelle ou à l’échelle du troupeau (tableau 15). Si la note n'est pas
acceptable, il faut revoir la ration et y ajouter des aliments plus digestibles.

Tableau 15 : Consistance des matières fécales (A partir de Hulsen, 2010 d’après Zaaijer et Noordhuizen,
2003)
Score 1 Score 2 Score 3 Score 4 Score 5

Matières fécales Matières fécales


Matières fécales brillantes, avec une légèrement mates,
brillantes, avec une consistance avec une consistance
consistance homogène. Quelques hétérogène. Des fibres Matières fécales
éléments non digérés non digérées collent Matières fécales
mates, avec des
homogène. Aucun sont visibles et aux doigts. mates, avec des
particules grossières
élément non digéré palpables. éléments non digérés
facilement
clairement visibles.
n'est visible ou Score acceptable reconnaissables.
palpable. Score acceptable pour des génisses
Score inadéquat, Score inadéquat,
pour les vaches pleines ou des nécessitant une nécessitant une
taries et en vaches taries, mais
Score idéal pour les révision de la révision de la
lactation. inacceptable pour
vaches taries et en ration. ration
des vaches en
lactation.
lactation.

- La production laitière, l’urée, le TB et le TP

La production laitière est aussi un très bon indicateur de la qualité de la ration alimentaire. Cette
évaluation peut être individuelle ou par lots (primipares/multipares ; première, deuxième troisième
lactation…).

L’urée du lait, le TB et le TP constituent des indicateurs de l’équilibre énergétique et azoté de la ration. Un


taux élevé d’urée dans le lait peut être causé par un excès de protéines en relation avec l’énergie
disponible pour les utiliser. Ce phénomène peut être attribuable à un taux excessif de protéines, à un
manque d’énergie fermentescible ou à une mauvaise dégradation ruminale. Dans ce cas, la première étape
41

consiste à réduire la protéine de la ration.


Toutefois, il ne faut pas oublier qu’un manque de glucides fermentescibles, tels l’amidon, les pectines et
les sucres, peut provoquer les mêmes effets. Il peut être recommandable d’augmenter l’apport de glucides
à la ration (énergie) plutôt que d’abaisser la part de protéines (azote).

Une autre cause d’un taux élevé d’urée serait un environnement ruminal défavorable. Un pH ruminal
faible, un taux anormal d’acides gras volatils et un apport insuffisant de fibres efficaces peuvent, en effet,
réduire la prolifération des micro-organismes.
Un faible taux d’urée du lait peut traduire un manque d’ammoniac au rumen, résultant d’un niveau trop
faible de protéines brutes. Cela aura pour conséquence de limiter la croissance des micro-organismes. Le
confort animal se situe entre 0,20 et 0,30 g/L. Le TB du lait varie en général chez une Holstein entre 3,5 et
4,2 %. Il peut être influencé par l’alimentation. Ainsi, la proportion de concentrés, la fibrosité de la ration,
le niveau énergétique de la ration et le niveau d’apport des lipides alimentaires peuvent moduler le taux en
MG. Si les besoins énergétiques de l’animal ne sont pas couverts, il y a une diminution du taux protéique.
Une sous-alimentation totale ou protéique provoque une chute du TP en plus d’une chute de la production
laitière. Chez la vache laitière, si la ration est riche en énergie, la synthèse protéique est stimulée. Par
contre, un excès de protéines alimentaires n’augmente pas le TP mais augmente le taux d’azote non
protéique en particulier le taux d’urée.

Documents à consulter :

- Facteurs de variation du taux protéique du lait de vache : Etude dans des exploitations du
Puy-de-Dôme : [Link]
- Variations de la composition chimique du lait de vache Holstein dans le nord-est de
l’Algérie : Livestock Research for Rural Development 27 (1) 2015
42

CHAPITRE III : LA COURBE DE LACTATION

III. 1. Définition
La courbe de lactation (figure 27) nous renseigne sur la production laitière d’une vache durant toute sa
lactation. Il existe trois phases dans la courbe de lactation (14). La connaissance de la courbe de lactation
est utile pour la sélection et le rationnement des vaches laitières ainsi que pour la bonne gestion du
troupeau.

Figure 27: Courbe de lactation typique

Le cycle de production de la vache laitière et basé sur le rythme théorique suivant :

- Phase 1 : Elle commence aussitôt après le vêlage, le premier lait étant le colostrum, il est
consommé par le veau, et la lactation proprement dite commence à partir du cinquième
jour après le vêlage. Cette phase dure 50 à 60 jours, et elle est marquée par une production
croissante (14). Au cours de laquelle la production journalière augmente rapidement pour
atteindre le niveau maximum de production. "Pic de lactation" .
- Phase 2 : Elle s’étend sur sept mois pendant lesquels la production laitière diminue
lentement. Elle est plus longue ou plus importante en durée appelée improprement
"Milieu De Lactation", pendant laquelle la production diminue plus ou moins
régulièrement, c'est la phase décroissante.
- Phase 3 : Cette phase est caractérisée par une production laitière qui diminue plus
rapidement ; elle est irrégulière et brutale sous l’influence d’une nouvelle gestation, et se
termine par un tarissement.

III.2. Facteurs de variation de la production laitière

La forme de la courbe de lactation varie selon la vache, la race, la conduite alimentaire du troupeau, le
rang de lactation, l’âge, la saison de vêlage... .
43

III.2.1. Les facteurs liés à l’animal


- La race
Il existe clairement une relation génétique négative entre la production laitière et la race

Tableau 16: Production laitière par race (Contrôle laitier bovin (France 2021) ([Link]
article/resultats-de-controle-laitier-france-2021
Durée Production TB MP TP
Race lactation moyenne
jours kg g/kg kg g/kg
Prim‘Holstein 353 9 704 40,7 315 32,5
Montbéliarde 324 7 719 39,3 258 33,5
Normande 339 7 011 42,7 246 35,0
Croisé 336 7 889 40,9 260 32,9
Abondance 305 5 742 36,4 191 33,2
Brune 353 7 850 42,6 273 34,8
Simmental Française 319 6 755 40,6 230 34,0
Jersiaise 336 5 302 56,3 206 38,9
Tarentaise 289 4 481 36,9 146 32,7

- Le rang de lactation
La production laitière augmente avec le rang de lactation (8).

Tableau 17 : Lactations brutes par rang de lactation (Contrôle laitier bovin (France 2021)
([Link]

Rang Nombre Age Durée Production TB TP


de lactations au lactation moyenne kg
lactation qualifiées vêlage jours g/kg g/kg
mois
1ère lactation 465 134 29 354 8 734 40,5 32,7
2ème lactation 361 480 43 355 10 126 40,9 32,7
3ème lactation 247 089 56 353 10 464 40,9 32,3
4ème lactation 139 902 70 350 10 400 40,8 32,1
5ème lactation 69 302 83 346 10 081 40,7 31,8
6ème lactation 27 472 96 341 9 646 40,3 31,5
7ème lactation 9 201 109 334 9 128 40,0 31,3
8ème lactation et plus 3 787 127 328 8 389 39,6 30,9
Toutes lactations 1 323 367 353 9 704 395 40,7

- L’état corporel

En milieu de lactation: de la 12ème à la 24ème semaine post-partum, la vache laitière récupère la perte
enregistrée depuis le vêlage. La note d’état corporel doit être comprise entre 2.5 et 3 (47).

En fin de lactation: de la 24ème semaine post-partum jusqu’au tarissement, les apports alimentaires
doivent assurer la production laitière et les besoins supplémentaires requis par la gestation. 100 à 60 jours
avant le tarissement, l’état corporel, doit être compris entre 3 et 3.5 (47).
44

Au tarissement: la note d’état corporel doit être comprise entre 3 et 4, c'est-à-dire comparable aux valeurs
recommandées aux vêlages (47).

- L’état de santé

Les maladies ont des effets néfastes sur la production et le bien être des animaux. Les coûts qu’elles
engendrent sont estimés à 17 % du revenu total des productions animales. Une mammite chronique peut
induire une baisse de 10% de la production laitière et 1 à 2% du TB, du lactose et la caséine ainsi qu’une
alcalinité du lait.

III.2.2. Facteurs liés à la conduite d’élevage


- l’alimentation

L’alimentation est le facteur extrinsèque le plus responsable de la qualité laitière mais aussi de sa quantité.
La production et la composition du lait varient avec la nature des aliments (fourrage conservé, fourrage
vert et concentré). Par exemple, les vaches nourries à base de foins produisent moins de lait que celle
recevant de l’ensilage d’herbe (19,5 kg par jour contre 20,2 kg par jour) mais leur lait est plus riche en
MG et en protéines (31,2 kg contre 32,2 g/kg) (13).
- La fréquence de traite
L’augmentation, du nombre de traite par jour, soit trois en 24h au lieu de deux, augmentent de 10% la
quantité du lait produite (42). La traite une fois par jour pendant 7 semaines, chez des vaches Prime
Holstein et Montbéliardes en milieu de lactation, n’a pas entraîné de problèmes sanitaires et la baisse de
production laitière était de 23 % pour les Prime Holstein et 15 % pour les Montbéliardes .

Selon (40), la suppression d’une traite hebdomadaire, est bien supportée par les vaches laitières hautes
productrices. Les vaches s’y adaptent vite et avec de faibles pertes de production (-1 à -3.5 %).

- L’inconfort de l’animal

III.2.3. Les facteurs liés à l’environnement


- Le climat
La thermo-tolérance des animaux varie en sens inverse de leur production, les animaux moins productifs
sont les plus résistants à la chaleur (42). La température idéale pour la production oscille autour de 10°C, à
des températures de 20 à 30°C, la production laitière diminue respectivement de 5% et 25%.
L’augmentation des besoins d’entretien, la baisse d’absorption des nutriments et l’altération du
fonctionnement du rumen, les changements métaboliques et hormonaux, etc., sont autant d’éléments qui
limitent l’énergie allouable à la production laitière en cas de stress thermique.

- La saison de vêlage
La saison a un effet incontournable sur la variation de la production et la composition du lait . Les niveaux
de production les plus élevés sont enregistrés pour les lactations débutant en hiver (coïncidant avec la
période de disponibilité de fourrage vert). Les lactations qui démarrent au printemps (avec des
températures plus favorables et une meilleure offre fourragère), et à l’automne sont comparables et
intermédiaires, alors que celles de l’été sont plus faibles, car l’élévation des températures constituent un
frein à l’extériorisation du potentiel de production.
Plusieurs travaux ont montré qu’une photopériode expérimentale longue (15 à 16 heures par jour)
augmentait la production laitière et diminuait parfois la richesse du lait en matières utiles (13).

III.3. Hygiène de la traite


Le respect de bonnes pratiques d’hygiène lors de la traite est essentiel pour éviter que des bactéries
45

présentes sur les trayons ne pénètrent dans les quartiers et conduisent à des infections, responsables de
mammites cliniques et de cellules dans le lait.

- Hygiène de trayeur

L’éleveur doit porter des vêtements spécifiques et avant de commencer, il doit nettoyer et désinfecter les
mains. L’emploi de gants est intéressant s’il est maitrisé mais cela peut donner une fausse impression de
sécurité si on ne fait pas attention à ce que l’on touche.

- Hygiène de l’environnement

L’éleveur travaille dans un environnement propre, sans stress, suffisamment éclairé et propice aux
diagnostics. L’examen visuel de la mamelle permet d’identifier une mammite clinique (mamelle tuméfiée,
rouge et chaude) ou d’observer des lésions sur les trayons (gerçures, verrues…).

- Le respect d’une méthodologie de traite

*Vérification que la vache n’est pas sous traitement excluant la consommation du lait *Recueil des
premiers jets. Cela sert à vidanger les bactéries du canal et à stimuler l’écoulement du lait par production
d’ocytocine. C’est une étape incontournable pour détecter les premiers signes de mammite.
En salle de traite, on peut jeter le lait par terre, mais pas dans la main car cela favorise la contamination.
On peut également utiliser un bol à fond noir pour percevoir plus facilement les grumeaux, les filaments et
l’apparence aqueuse du lait. Le bol doit être nettoyé et désinfecté après chaque traite.
Les premiers jets doivent être faits pour tous les quartiers. Si le lait est anormal, procédez à l’examen par
palpation des quartiers et des trayons afin de détecter de façon précoce les signes de mammite (rougeur et
chaleur) et les autres lésions. Une confirmation avec le test CMT (California Mastitis Test) peut s’avérer
nécessaire.
*Nettoyage des trayons. Les trayons doivent être relativement propres car la matière organique inhibe
l’action des désinfectants. Le pré-trempage implique que le produit soit en contact avec les trayons durant
30 secondes. Si vous utilisez des lavettes, il en faut impérativement une par vache et un lavage avec le
programme le plus chaud de la machine, éventuellement complété par un désinfectant. Portez une
attention particulière au bout du trayon. Seuls les trayons doivent être mouillés, puis séchés avec du papier
d’essuyage.
*Pose des manchons trayeurs. La pose devrait avoir lieu entre 60 et 90 secondes (2 minutes au maximum)
après la stimulation liée au recueil des premiers jets.
*Vérification de la position de la griffe. Les manchons devraient être alignés verticalement. Corrigez
rapidement une position trop haute sur le trayon ou un manchon qui a glissé.
*Évitez la surtraite. La traite complète dure environ 5 minutes par vache. Observez-bien l’écoulement ou
utilisez des indicateurs de débit de lait pour déterminer le moment idéal d’arrêt de la traite.
* Décrochage de la griffe. Si le retrait est manuel, fermez toujours le vide avant de décrocher les
manchons. Si des retraits automatiques sont utilisés, veillez à leur bon ajustement. Dans tous les cas,
l’installation doit être révisée régulièrement
* Désinfection des trayons. Après la traite, trempez tout le trayon dans un produit adapté. La solution de
trempage doit contenir un agent désinfectant et un émollient pour adoucir la peau car les gerçures sont un
lieu propice à la multiplication des bactéries. Les contenants utilisés pour le trempage des trayons doivent
être propres.
* Une fois la traite finie, il est conseillé de laisser les vaches debout au moins 30 minutes, le temps que le
sphincter du trayon se referme. Cela permet de limiter le risque de mammite lié à la litière. Les
installations seront ensuite nettoyées après chaque traite : prélavage à l’eau tiède du circuit de lait, lavage
à l’eau chaude avec éventuellement un désinfectant, détergent ou détartrant suivant la situation, rinçage à
l’eau froide et séchage. Raclez et lavez l’aire d’attente, la salle de traite, les couloirs de retour ainsi que
46

l’extérieur des faisceaux trayeurs et la vaisselle de traite (gobelet de trempage, bidon, etc.).

Le respect de cette méthodologie complète limite le risque de mammites cliniques ou subcliniques et est un
facteur essentiel de qualité du lait. On veillera également à la désinsectisation des bâtiments.

III.4. Quelques repères pour augmenter la production de ses vaches laitières ?

1 – Veiller à la santé du troupeau


Les vaches en bonne santé produisent plus de lait, et du lait de meilleure qualité. 2 – Bien programmer les
inséminations
2 – Contrôler l’ingestion
Un bon équilibre entre tous ses aliments permet de couvrir tous les besoins naturels des vaches laitières,
mais aussi de produire une quantité de lait constante tout au long de l’année. Il faut penser à adapter les
quantités données aux animaux en fonction de la période (production de lait, gestation…).
3 – Surveiller l’abreuvement
Les vaches doivent toujours disposer d’eau fraîche et propre à volonté. Ce nutriment est aussi important
que l’alimentation dans la production de lait.
4 – Respectez les mesures d’hygiène
Les vaches souffrant de mammites sont des vaches qui ne peuvent pas être traites. Pour votre production
de lait comme pour le bien être de votre animal:
• utiliser une technique de traite adaptée, qu’elle soit manuelle ou mécanique ;
• entretenir régulièrement les installations de traite ;
• bien laver, sécher et désinfecter les trayons après chaque traite ;
• laver régulièrement les aires de couchage et d’exercice de vos animaux ;
• garder les aliments à l’abri de l’humidité et des nuisibles ;
• respecter les normes de densité animale et d’ambiance de bâtiment.

Document à consulter

-Effet de la fréquence de traite sur la production laitière de la vache


Zébu Peulh : [Link]

-Une étude sur les courbes de lactation : [Link] › document

-Bien-être animal et production laitière bovine.


[Link]
47

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51

Annexe: Grille d’évaluation de la note d’etat corporel (Edmonson et al.,1989)

Common questions

Alimenté par l’IA

The floor surface in cattle barns significantly affects cow well-being and productivity. An ideal floor should be non-slip, non-abrasive, and easy to clean, providing safety and comfort for cows. Proper surface qualities help prevent injuries, lameness, and infections, thereby enhancing the cows' health and productivity. Poor floors can cause stress or injury, leading to decreased productivity and potentially impacting milk quality due to increased stress or discomfort in the cows .

High-concentrate feeding for lactating cows helps meet the increased energy needs for milk production, potentially boosting milk yield and improving body condition. However, challenges include the risk of rumen acidosis, increased fat content reduction in milk, and indigestion if not balanced properly with forage intake. It requires careful management to avoid metabolic disorders and ensure that the cows receive a balanced diet .

Free-stall systems allow cows freedom of movement, enabling them to eat, drink, and get milked autonomously. These systems can result in higher comfort levels, though they may also increase the potential for conflicts between animals. On the other hand, tie-stall systems facilitate animal observation and management due to their fixed positions, leading to greater ease in handling and disease management. However, they require more labor for tasks such as tying and untying for pasturing and are recommended for smaller herds .

The feeding strategy for dry cows focuses on rebuilding body reserves and preparing for the next lactation. This includes reducing base ration quantities and eliminating concentrates to avoid rapid metabolic changes and over-conditioning. Mineral intake is crucial during this period for fetal growth and reserve rebuilding. In contrast, lactating cows require an increased and more concentrated nutrient intake to meet heightened energy and protein demands due to milk production. This necessitates a gradual increase in concentrate intake, starting three weeks pre-calving, to bridge nutritional gaps .

Mineral supplementation plays a critical role throughout the lactation cycle, affecting both reproductive and overall health. During the dry period, adequate minerals support fetal growth and prepare the cow's body for lactation. In early lactation, minerals like calcium and phosphorus are crucial to meet increased demands due to milk production, preventing conditions like milk fever. Throughout, appropriate mineral balance aids reproductive health by supporting tissue repair and effective metabolism, thereby influencing fertility rates .

To mitigate metabolic diseases like ketosis in dairy cows during the transition period, management should focus on nutritional adjustments and monitoring. Ensuring a gradual increase in dietary energy intake before and after calving helps balance energy needs. Implementing regular health checks, adjusting mineral supplementation (especially magnesium), and maintaining body condition scores can prevent the onset of ketosis and other metabolic disorders .

Stall separation helps maintain cow cleanliness and health by reducing teat trampling and facilitating waste management. Clean and appropriately spaced stalls minimize contamination with urine or feces, decreasing the chances of infections such as mastitis. Synchronizing feeding and milking schedules further enhances hygiene as it encourages regular cow movement and waste elimination away from stalls .

An incorrectly positioned tie bar can lead to injuries on a cow's neck, knees, lameness, and changes in lying time. To mitigate these risks, the tie bar should be installed lower and the feed should be kept within reach. Ensuring that the distance between the feeding trough edge and the tie bar is large enough for a cow to move its head forward without getting stuck can prevent such injuries .

Water troughs should be designed with depths of about 10 cm to ensure they are accessible yet hygienic. Proper placement is crucial to avoid contamination of bedding materials and to prevent slippery conditions that can lead to udder infections like mastitis. Ensuring consistent water flow even when multiple cows drink simultaneously aids in maintaining hydration without disrupting barn hygiene .

Correct placement and dimensions of feed troughs in tie-stall systems ensure that cows can feed comfortably without physical strain. The troughs should be at a height that allows natural head movements as cows stand, preventing unnecessary neck or joint stress. Ideally, troughs are positioned so cattle can stretch their necks without obstruction, promoting normal feeding behavior and reducing the risk of injuries common in constrained environments .

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