Elevage Et Production Laitiere
Thèmes abordés
Elevage Et Production Laitiere
Thèmes abordés
POLYCOPIE DE COURS
ELEVAGE ET PRODUCTION
LAITIERE
REFERENCES BIBLIORAPHIQUES
ANNEXE
ELEVAGE ET PRODUCTION LAITIERE
(Master académique)
Objectifs du cours
L’acquisition des connaissances actuelles en matière d’élevage bovin laitier
et plus particulièrement des techniques de conduite moderne, la digestion et
la conduite alimentaire. « Conduire et gérer un troupeau laitier, identifier et
résoudre des problèmes d'élevage».
Tableau 5 : “Standards CIGR”: mensurations des veaux, génisses et vaches (de race Holstein)
(41
I.2. Choix des races à élever (les principales races bovines laitières sont étudiées en 3éme
année licence Production Animale)
Il faut choisir les races adaptées aux conditions de l’élevage. la race de vache la plus
performante présentant une mamelle volumineuse avec des trayons réguliers et gros. La qualité
dépend aussi de l’ascendance de la vache, de son caractère propre, dont bonne croissance dans
son jeune âge et bonne constitution.
En Algérie, les pouvoirs publics ont surtout misé sur l’importation du matériel génétique vivant
(génisses pleines à haut potentiel génétique de races Holstein, Montbéliarde, Fleckvieh, Brune
des Alpes...),
Le bâtiment joue un rôle essentiel pour la santé et le bien-être des animaux. Le bien-être d’un
animal est l’état mental et physique positif lié à la satisfaction de ses besoins physiologiques et
comportementaux, ainsi que de ses attentes. Cet état varie en fonction de la perception de la
situation par l’animal. » . Ainsi, le Farm Animal Welfare Council a établi en 1992 une liste de
cinq principes à respecter pour atteindre le bien-être :
Les vaches laitières dégagent en permanence dans l'atmosphère du bâtiment de la vapeur d'eau,
des gaz, des poussières. La vapeur d'eau provient de la transpiration des bovins qui est d’autant
plus élevée que la vache laitière est productive et lourde. Une bonne ventilation permet d’évacuer
efficacement les gaz nocifs et l’humidité en excès. Un air vicié va entraîner une irritation des
poumons, les rendant très sensibles aux attaques bactériennes. En période estivale ou de fortes
chaleurs, il faut:
I.3.2.2. La lumière
Les animaux doivent voir pour se comporter normalement, à savoir se mouvoir, se nourrir et se
coucher. Elle est aussi importante pour l’éleveur qui doit observer et contrôler ses animaux.
La distribution de la lumière et la répartition de la lumière dans l’élevage est d’une importance
capitale. Les bovins laitiers ayant une mauvaise perception de la profondeur, il est très important
de s’assurer qu’il n’y a pas de points sombres dans l’élevage. Lorsque des taches sombres
apparaissent sur le sol ou devant les vaches, elles risquent d’être surprises et de s’arrêter. Cette
situation entraîne un impact négatif sur le comportement souhaité et génère un stress. Le
positionnement correct des lampes joue ici un rôle majeur.
Conditions thermo- Adaptation facile Stress léger Stress modéré Stress sévère Stress
neutres extrême
15°<1°<21-22°C 25°>1°<30°C
2 à 3°<1°<15°C 21-22°<1°<25°C 30°>1°<35-36°C >35-36°C
Une bonne ventilation, des évacuations fréquentes du lisier ou des sols assurant le drainage des
urines sont nécessaires pour éviter des concentrations en gaz trop élevées (tableau 7).
[Link] de stabulations
Bâtiments d’élevage où les animaux sont attachés à leur place et ne sont pas libres de leurs
mouvements. L’animal attaché, a peu de degré de liberté, et les fonctions d’affourragement, de
traite, de paillage, d’évacuation des déjections, de contrôle et de surveillance, sont toutes réalisées
à l’intérieur de ’étable.
* des types de stalles (courtes, moyennes, et longues), avec des avantages et des inconvénients
propres à chacun de ces types. Le choix d’un type de stalle est fonction du contexte technico-
économique et législatif de l’exploitation.
* des dimensions de stalles, adaptées au gabarit des races de vaches laitières conduites sur
l’exploitation.
La figure suivante présente les dimensions d’une stalle destinée aux vaches.
Les stalles sont conçues à différentes dimensions selon la taille et selon la race. Les
dimensions ont été élaborées par (2).
La longueur de la stalle (flèche bleu) est déterminée par l’espace occupé par une vache
lorsqu’elle est couchée, y compris l’espace de son genou à sa queue. Ceci est souvent décrit
comme étant la longueur d’empreinte (9).
2. Barre d'attache
« Hauteur mesurée par rapport à la face supérieure du revêtement posé sur la plate forme en
béton. Dans certaines étables, cette barre est remplacée par une chaine
3. Les attaches
Elles déterminent le degré de liberté accordé aux vaches et leur positionnement relatif sur la
stalle.
Elles permettent de maintenir les animaux dans l’axe de leur stalle. Elles contribuent au maintien
de la propreté des vaches et à leur santé (limitent les piétinements de trayons).
La mangeoire est placée devant la vache. La hauteur de la mangeoire (surface d'alimentation) est
mesurée depuis la surface sur laquelle les vaches posent les pieds. Elle doit permettre un
mouvement vers l'avant presque normal quand la vache prend son élan pour se lever et doit
entraver le moins possible le mouvement de bas en haut de la tête. Il faut assurez-vous que la
bordure de mangeoire est positionnée adéquatement dans les stalles. Les bordures de mangeoire
ne devraient pas être à plus de 8 pouces de la litière dans les stalles de stabulation entravée pour
permettre aux animaux d’allonger leurs pattes avant par-dessus (46).
6. Les abreuvoirs
Dans une stabulation entravée, il faut bien sûr un nombre suffisant d’abreuvoirs, un pour deux
vaches au minimum (53).
Source : www/[Link]
Les abreuvoirs, d’une profondeur de 10 cm env., doivent être propres et fournir un débit d’au
moins 10 l/min. Le débit doit être constant même quand plusieurs vaches boivent en même temps.
7. Les caniveaux
Dans les étables à stabulation entravée, les déjections sont recueillies dans un caniveau situé
derrière les vaches (37 ; 49).
8. Le couloir de service
Ce couloir sert à l’évacuation du fumier, à l’éventuelle traite, le contrôle et au passage des bovins
pour sortir ou rentrer dans l’étable.
9. Le revêtement du sol
En stabulation entravée ou libre, le sol des étables est un élément de grande importance pour le
bien-être des animaux, il doit être antidérapant, non abrasif, sans arêtes vives, pas trop dur, facile
à nettoyer, résistant, durable et économique.
Si l’effectif conduit est très faible (une dizaine de vaches), une étable avec une rangée d’animaux
est suffisante. Si l’effectif conduit est plus important (20 à 30 vaches), une étable avec deux
rangées sera nécessaire avec une disposition faciale ou dorsale. Chacune de ces dispositions
présente des avantages et des inconvénients, et le choix d’une disposition particulière reste
difficile à faire. La disposition dos à dos est plus intéressante puisque ‘’On passe plus de temps
derrière le vache que devant elle’’.
Source : www/[Link]
- Les avantages
Facilité d’observer les animaux, ils ont beaucoup de contacts humains et suite à cela sont plus
faciles à diriger.
Facilité de reconnaissance des vaches puisqu’elles sont toujours attachées à la même
place.
Les onglons sont toujours secs, donc moins sujets exposés aux maladies.
Des animaux affaiblis, malades et en forte gestation ne peuvent pas être traqués par d’autres
animaux.
12
- Le Désavantages
Elle est recommandée pour les effectifs peu importants
un temps de travail plus important que pour la stabulation libre (attacher et détacher pour
le pâturage donne davantage de travail)
Sa gestion est difficile, mais il existe des règles de bonne pratique et d’élevage qui contribuent à
la conception de stalles mieux adaptées au respect du bien-être des vaches.
-
La vache est autonome, elle se déplace pour manger, boire et pour la traite.
Avec la stabulation libre, les animaux ne sont pas attachés mais peuvent évoluer à leur gré dans
un abri ou une étable, ainsi que dans une cour d'exercice adjacente. La logette est en fait un
espace individuel mettant à disposition de la vache une aire de couchage raisonnablement propre,
sèche et souple qu’elle utilise comme aire de repos.
Les dimensions de la logette doivent être telles que la vache puisse se coucher et se lever sans se
blesser, et se reposer confortablement.
Figure 14: Espace occupé par une vache qui se lève (41)
Figure 15: Schémas de déplacement du corps lors des comportements de lever et de coucher
(adapté de (33)
14
La logette comporte divers éléments (figure 15) : les séparateurs, l’arrêtoir ou la planche, la base
en légère pente avec une litière ou un matelas pour le confort de la vache et le seuil séparant la
vache du couloir.
La logette doit être suffisamment large pour permettre à la vache de se coucher confortablement,
mais également suffisamment étroite pour l’empêcher de faire demi-tour. En plus, la logette doit
permettre à la vache d’exprimer son comportement naturel de lever
Tableau 9 : Valeurs recommandées pour le réglage des logettes selon le gabarit des vaches
([Link] )
Les stabulations libres à litière accumulée comportent une aire de couchage dépourvue
d’obstacles pouvant accueillir une partie ou la totalité du troupeau.
Généralement, les systèmes à litière paillée comportent des aires de couchage non
compartimentées sur lesquelles les animaux exhibent différents types de comportements tels que
stationner en position debout (figure 13), être couchés, se reposer, circuler, etc
4. Salle de traite
4.1. Les composants d’une infrastructure de traite
Un bloc de traite se compose de la salle de traite pour la traite proprement dite, d’une aire
d’attente pour rassembler les vaches avant la traite et de zones destinées aux autres équipements,
au personnel et au contrôle de l’environnement. Ainsi, de nombreux modèles différents de salles
de traite : les salles d’étable plates, les salles en épi, les salles parallèles, les salles chevrons et les
salles rotatives,….
Le système à logettes
- L’étable à logettes peut fonctionner avec une utilisation limitée de litière (paille,
sciure, sable, etc.), à condition de mettre en œuvre une gestion adéquate pour
garder un niveau élevé de propreté chez les animaux. Pourtant, il paraît quasiment
impossible d’éviter un certain pourcentage de vaches atteintes de lésions au
niveau des jarrets.
- La construction est coûteuse et destinée à l’usage exclusif de vaches
laitières. Elle est difficilement convertible pour un autre de type de bovins
- Le montant total à investir est plus élevé que pour un système paillé, en raison des
coûts inhérents au stockage du lisier, mais les coûts annuels de la litière et de la
main-d’œuvre sont généralement moindres.
A retenir !!
Les systèmes d’élevage laitier, où que l’on soit dans le monde, doivent pouvoir allier à la fois la
rentabilité, la protection de la santé humaine et de la santé des animaux, ainsi que le respect du
bien-être animal et de l’environnement.
Document à consulter :
-S Matallah, N. M’Hamdi, F. Matallah, and Z. Bounouala 2022 Effet du type de stabulation sur le
bien-être des vaches laitières en Algérie.
[Link]
-Capdeville, J. 2000. Logement et bien être des vaches laitières en stabulation libre a logettes.
Renc. Rench. Ruminants 7: 66–69. [Online] Available from
[Link]
Google Scholar
-De Boyer des Roches, A. 2012. Atteintes au bien-être des vaches laitières: Etude
épidémiologique. Thèse pour l’obtention de grade de docteur d’université en production animale.
Université Blaise Pascal de Clermont Ferrand II (France). 355 p. [Online]. Available from
[Link]
18
Dans sa logette, une vache laitière a besoin d’une litière à la fois douce et inoffensive pour la
peau, dont le rôle principal est d'absorber l'humidité des sécrétions corporelles.
Des études montrent que le débit sanguin vers le pis augmente de 25 % à 28 % quand les
vaches laitières sont couchées plutôt que debout (39) .La vache convertit ce débit sanguin
accru en une production de lait supplémentaire. Dès lors, le fait d’inciter les vaches à passer
davantage de temps couché dans les stalles en améliorant leur confort peut se traduire directement
par une hausse de la production de lait du troupeau.
Tableau 10: Répartition des activités d’une vache laitière dans une journée (39)
Activité Temps consacré à cette activité par jour
[Link]. Le béton
Le béton a l’avantage d’être facile à mettre en œuvre et à entretenir. Pour offrir un minimum de
19
confort, il doit être recouvert avec suffisamment de paille en option fumier, d’un tapis ou d’un
matelas …
[Link]. Le sable
Le sable constitue le meilleur choix de litière pour les vaches en raison du confort et de
l'excellente adhérence qu'il procure. Puisqu'il s'agit d'une matière inorganique, il ne favorise pas
la prolifération bactérienne, il n'est pas abrasif pour les jarrets et est relativement peu coûteux et
facile à obtenir dans la plupart des régions.
.
A retenir !!!!
Quelle que soit la litière utilisée, la gestion du matériau à litière est aussi importante que le choix
d’un matériau donné. une gestion inadéquate du matériau à litière sera à l’origine de problèmes de
santé animale, de confort des vaches et de qualité du lait.
Document à consulter :
Manuel sur la litière pour les exploitations laitières du Nouveau-Brunswick. Publié par Milk
2020. [Link]
20
La quantité et la qualité des aliments conditionnent en grande partie la production de lait. Les
aliments sont l’un des facteurs limitants de la production en élevage extensif et l’une des
principales sources de dépenses dans les exploitations laitières intensives.
- Soit des rations complètes comprenant une ration de base faite de fourrages ou
d’aliments de lest et un complément assurant une grande partie de la production,
pour les animaux à production élevée.
Pour cela, les quantités d’aliments à distribuer doivent donc être établies de façon à répondre aux
besoins des animaux.
Le réseau est le plus petit et le plus crânial des pré-estomacs (petit réservoir : 12 L chez les
bovins). Il est situé à proximité du diaphragme et du cœur (2 à 4 cm). Il est considéré comme un
diverticule du rumen (situé entre le rumen et le diaphragme). Il a la forme d’un sac aplati dont la
face diaphragmatique est moulée sur le diaphragme.
Chaque minute, le réseau se contracte et son contenu se mélange avec celui du rumen. Une
caractéristique fondamentale du réticulo-rumen est sa très riche population microbienne,
composée de bactéries, de protozoaires et de champignons, qui attaquent les aliments et
permettent leur dégradation. La fermentation des particules végétales est un processus lent et
celles-ci restent donc dans le rumen de 20 à 48 heures avant de passer dans le feuillet. Les
21
particules qui sont fermentées plus rapidement ont tendance, cependant, à rester dans le rumen
moins longtemps.
Le feuillet ou omasum
Le feuillet est le dernier pré-estomac. Il est placé entre le rumen et la caillette. Il a la forme d’un
ballon rond légèrement aplati (20L chez les bovins). Sa face viscérale est accolée au rumen. Sa
face pariétale est tournée à droite et en avant. Le feuillet est presque entièrement occupé par des
lames parallèles, de hauteurs inégales, disposées dans le sens du transit alimentaire. C'est au
niveau du feuillet que se produit une grande partie de l'absorption de l'eau et des sels minéraux
présents dans le contenu du rumen réseau.
L’Intestin
L’intestin est divisé en deux parties :
- L’intestin grêle : Il est très long 40 à 45 m / 70 L chez les bovins. Les trois portions de
l’intestin grêle sont le duodénum, le jéjunum et l’iléon. Les mécanismes de la digestion
enzymatique et de l’absorption dans l’intestin grêle sont les mêmes que chez les mono-
gastriques. L'anse duodénale, qui constitue la première partie reçoit les sécrétions biliaires et
pancréatiques.
- Le gros intestin : 10 m (30L bovins), il ne sécrète pas de sucs digestifs. Le gros intestin est
composé de :
*Cæcum 0,9 m (10 L bovins), le caecum a une forme cylindrique et légèrement sigmoïde. Son
diamètre est d’environ 10 cm. Il est en continuité avec le côlon ascendant.
*Côlon, il est toujours visible depuis le flanc. Il est situé médialement au duodénum descendant.
Les anses du côlon se différencient aisément des anses de l’intestin grêle de par leur contenu très
gazeux.
*Rectum, continu par le canal anal
L’ensemble de l’intestin grêle et du gros intestin mesure environ 50 m chez le bovin adulte.
Glandes annexes
Elles présentent quelques particularités
- Glandes salivaires : Elles sont très développées et sécrètent 100-200 L/j de salive chez un gros
bovin et 10L/j chez un ovin. Elles jouent un rôle important dans l’humidification du bol
alimentaire, la sécrétion est continue mais elle augmente fortement pendant la mastication. La
salive ne contient pas de ptyaline. Son pH égal à 8,2 constitue une véritable solution tampon.
- Bile : Elle n’a pas un rôle important chez les ruminants qui ingèrent peu de lipides
Les vaches laitières, ainsi que d'autres animaux ( les moutons, les chèvres, les buffles, les
chameaux et les girafes,…) sont des herbivores parce que leur alimentation est composée
principalement de matières végétales.
Certains herbivores sont aussi des ruminants. Les ruminants sont des animaux facile à
reconnaître parce qu'ils mastiquent leurs aliments non seulement pendant les repas, mais aussi, la
plupart du temps, entre les repas. Après avoir été avalés, les aliments reviennent dans la bouche
(régurgitation) où ils sont mélangés avec de la salive et mastiqués à nouveau. Cette activité, qui
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s'appelle rumination.
La fibre est le composant principal des tiges végétales; c'est une structure rigide. Certains sucres
tels que la cellulose et les hémicelluloses sont emprisonnés dans la paroi cellulaire végétale. Ces
sucres sont inaccessibles aux animaux non-ruminants, mais ils peuvent être utilisés par les
ruminants. La population microbienne qui vit dans le réseau et le rumen permet aux ruminants
d'extraire de l'énergie de la fibre.
L'azote dans la ration des non-ruminants ne peut provenir que d'acides aminés préfabriqués et
assemblés en protéines. Par contre, les ruminants peuvent utiliser d’autres sources d'azote non-
protéique (ANP). L'ammoniac ou l'urée, par exemple, sont utilisés par les bactéries du rumen
pour synthétiser les acides aminés et leurs propres protéines. Ces protéines bactériennes sont
ensuite digérées dans l'intestin et elles fournissent la majorité des acides aminés dont la vache a
besoin.
La biomasse bactérienne dans le rumen est abondante : selon (27) elle représente environ 1 kg de
matière sèche chez la vache. Les 2/3 de cette biomasse sont associés à des particules solides alors
que seulement 1/3 est présent dans la phase liquide des digesta.
- Bactéries < 5 μm
10 -10 bactéries/mL de jus de rumen
9 10
Chez la vache laitière, schématiquement, on distingue 2 cas de figure possibles : soit la vache est
en lactation, soit elle est tarie et gestante.
Vache en lactation : ce premier cas de figure correspond aux vaches en lactation non gestantes
et aux vaches en lactation gestantes.
Vache tarie et gestante : ce cas de figure correspond aux vaches qui sont taries et gestantes.
D’un point de vue pratique, il s’agit donc des vaches taries qui sont au 8ème ou 9ème mois de
gestation
Ce sont les dépenses qu’un animal fait dans des conditions normales, en assurant les fonctions de
bases de l’organisme : la respiration, la circulation sanguine, la production d’hormones et de sucs
digestifs, le renouvellement des différents tissus, la régulation de la température, l’activité
physique pour se nourrir…
Parmi ces dépenses, on doit distinguer les dépenses énergétiques (l’énergie nécessaire aux
mouvements, au maintien de la température…), qui devront être couvertes par des apports
énergétiques, les dépenses azotées, qui correspondent à des quantités de protéines utilisées pour
renouveler les tissus, produire des sécrétions…, et enfin les dépenses en minéraux et en oligo-
éléments, c’est-à dire en particulier en calcium et en phosphore.
24
Elles représentent tout ce qui est dépensé pour assurer la production de lait et celle de viande,
mais il faut aussi mettre dans cette catégorie les dépenses de gestation (une vache dépense plus
quand elle est gestante) et celles de croissance (un animal jeune ne fait pas que « s’entretenir », il
« produit » chaque jour de l’os et du muscle supplémentaires).
On distingue des dépenses énergétiques, des dépenses azotées et des dépenses minérales. Les
dépenses énergétiques correspondent aux glucides et aux lipides que l’on retrouve dans les
productions (le lactose et les matières grasses du lait, le gras de la viande). Les dépenses azotées
correspondent aux protéines que l’on retrouve dans ces mêmes productions (la caséine du lait, les
fibres musculaires de la viande…). Les dépenses minérales sont pour l’essentiel constituées par le
calcium du lait, le calcium et le phosphore des os.
La vie de la vache, sa digestion, ses mouvements, la synthèse des molécules utilisées dans ses
productions, nécessitent des centaines de réactions chimiques, dont chacune libère une petite
quantité d’énergie, sous forme de chaleur. C’est ce que nous avons appelé l’extra chaleur.
On mesure les besoins et les apports énergétiques en les comparant avec l’énergie apportée par un
kilo d’orge «standard», ce qu’on appelle l’Unité Fourragère, couramment désignée par le sigle
«UF». Une UF est la quantité d’énergie nette apportée par un kilo d’orge standard. La valeur
énergétique de quelques aliments Pour connaître la valeur énergétique des aliments, le plus facile
est d’utiliser les tables de valeursnutritives des aliments, fournies par l’INRA.
Les «PDI» On mesure les besoins et les apports azotés en «grammes de PDI», ou grammes de
Protéines Digestibles dans l’Intestin. Ce système est un peu complexe, car il utilise deux valeurs
pour chaque aliment: une valeur PDIN, et une valeur PDIE.
Le calcium et le phosphore représentent plus de 75 % des minéraux utilisés dans les productions :
c’est essentiellement par rapport à eux que l’on raisonne le rationnement.
Les apports et les besoins sont, pour ces deux minéraux, mesurés en grammes
a) La capacité d’ingestion
La valeur d’encombrement d’un fourrage (VEF), c’est la quantité de ce fourrage consommée par
un animal de référence, rapportée à la quantité de fourrage de référence que cet animal
consomme, quand ils sont offerts seuls et à volonté
Exemple:
*La paille est moins ingestible que l'herbe de référence. Elle a donc une valeur d'encombrement
plus élevée.
*Une légumineuse au stade précoce est encore plus ingestible que l'herbe de référence. Elle a
donc une valeur d'encombrement un peu plus faible que l'herbe de référence (<1).
*Le concentré n'a pas de valeur d'encombrement mais il a un effet sur la consommation
d'aliments grossier qui peut être calculé (Voir TD).
Les tables INRA fournissent les valeurs d’encombrement des principaux fourrages, selon ces
différentes unités.
c) La digestibilité
On a donné un nom particulier à la proportion d’un aliment qui disparaît lors du transit dans
l’appareil digestif : c’est la digestibilité. On peut la calculer grâce à l’équation suivante :
Digestibilité = ––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––
Quantité ingérée
Comme la quantité rejetée dans les fécès est égale à la quantité ingérée si l’animal ne digère rien,
ou nulle s’il digère tout, la digestibilité est forcément comprise entre 0 et 1. Elle vaut 0 quand
l’animal ne digère rien, et 1 quand il retient tout ce qu’il ingère.
Les aliments, les plus fermentescibles étant ceux qui sont dégradés le plus rapidement par les
micro-organismes du rumen. Il y a un lien assez fort entre ce caractère et la digestibilité : par
définition, un aliment qui est très fermentescible est dégradé très rapidement par les bactéries. S’il
est dégradé, on ne le retrouve pas dans les fécès, et sa digestibilité est élevée. Au contraire, si un
aliment est peu digestible, c’est qu’il est peu attaqué par les bactéries : il est peu fermentescible.
Les aliments concentrés (céréales, tourteaux) ont une digestibilité élevée, comprise entre 0,70 et
26
0,90. La digestibilité des fourrages est très variable, et va de 0,40 pour de la paille à 0,80 pour une
herbe jeune de printemps.
Le stade de végétation joue un rôle essentiel dans leur digestibilité : les herbes jeunes, riches en
feuilles et pauvres en tiges, sont très digestibles. Plus le stade végétatif avance, plus la proportion
de tige, riche en cellulose, augmente, et plus la digestibilité diminue.
L’éleveur adapte à chaque stade de la vie de ses vaches leur alimentation pour leur santé et leur
bien-être. Dans ce sens, un éleveur doit tout d’abord, choisir des aliments appropriés, ensuite,
identifier les meilleurs moments pour nourrir la vache et enfin, la manière de le faire.
L’herbe, l’aliment principal des bovins
a) Les fourrages
Toute plante ou partie de plante servie aux animaux ou broutés par eux est appelée Fourrage. On
distingue classiquement 3 catégories de fourrages, sur base de leur mode de conservation et de
leur teneur en MS :
- les fourrages verts,
- les ensilages
- les fourrages secs.
- racines et tubercules et de leurs dérivés
La valeur nutritive des fourrages est influencée fortement par le stade de végétation (l’âge de
l’herbe), la composition botanique, la saison (le cycle de végétation), mais aussi le sol et le
climat, et la fertilisation. Ils sont riches en fibre et pauvres en énergie par comparaison avec les
concentrés. Le contenu en fibre des fourrages varie de 30 à 90% de FDN. En général, un aliment
riche en fibre est un aliment pauvre en énergie.
Les fourrages possèdent un contenu variable en protéines. Les légumineuses contiennent de 15 à
23% de protéines en fonction du stade de maturité; les graminées par contre varient en général de
8 à 18% de protéines (en fonction du stade de maturité et du niveau de fertilisation azotée); et les
résidus de récoltes (pailles) contiennent de 3 à 4% de protéines.
Figure 21: Valeur alimentaire d’une prairie naturelle (Source : Tables INRA, 2007)
**Graminées et légumineuses
27
Les légumineuses (trèfle blanc, trèfle viole,… ) contiennent plus de protéines et de minéraux
(particulièrement du calcium et du manganèse) que les graminées (ray-grass anglais, fléole,
dactyle, fétuque des prés, pâturins,. ).
Foin Paille
Luzerne (pellets déshydratés)
Source : [Link]
d) Les ensilages.
L’ensilage est une technique de conservation par voie humide, faisant appel à l’anaérobiose et à
une fermentation acidifiante à dominante lactique afin de minimiser les pertes de matière sèche,
de valeur alimentaire et d’éviter le développement de micro-organismes indésirable. L’ensilage
concerne essentiellement les fourrages, mais certains concentrés, comme le maïs épi, peuvent
également être ensilés (15).
e) Les racines et tubercules, et leurs dérivés
Il s’agit d’aliments caractérisés par une teneur en eau très élevée (≥ 75 %) et des teneurs faibles
en matières azotées et en fibres de type cellulose. Les betteraves présentent la particularité d’être
cependant riches en fibres de type pectines. Les substances de réserve sont principalement
l’amidon dans le cas de la pomme de terre et des sucres solubles dans le cas des betteraves, de la
carotte, du navet, ……
g) Les concentrés
Les concentrés sont pauvres en fibre et riches en énergie (par comparaison aux fourrages).
Certains d’entre eux sont également riches en protéines, c’est le cas pour les graines de
28
protéagineux et d’oléagineux. Au contraire des fourrages, ils ne stimulent pas la rumination. • Ils
fermentent plus rapidement que les fourrages dans le rumen.
Exemples de Concentrés :
- Les graines de céréales (orge, avoine, maïs, riz,……
- Les sous-produits des brasseries et distiller,…………..
- ………………………………………………………..
Une véritable stratégie d'alimentation doit être développée pour la vache laitière, afin d'atteindre
physiologiquement et économiquement le meilleur approvisionnement en nutriments possible.
Source: [Link]
Le tarissement de la vache laitière doit faire l’objet d’une attention particulière de la part des
éleveurs. L’enjeu est important car il s’agit de préserver le potentiel de production de la vache,
mais aussi et surtout de prévenir les nombreux risques sanitaires autour du vêlage pour le couple
mère-veau.
Cette période permet aussi la reconstitution du tissu et des papilles du rumen pour avoir une
meilleure absorption des différents éléments de la ration lors de la prochaine lactation et ainsi une
meilleure efficacité alimentaire
29
Durant cette phase, on veillera à couvrir les besoins d'entretien de la vache, permettre une
croissance adéquate du fœtus et, assurer une bonne préparation au vêlage et à la lactation
suivante. Une transition alimentaire doit être réalisée avant le tarissement, en diminuant la
complémentation au cours des dernières semaines, en corrélation avec la baisse de production
laitière, afin d’éviter le sur-engraissement des animaux.
La période de transition est souvent définie comme celle débutant trois semaines pré-partum et se
terminant trois semaines post-partum (24), (17).
La ration des vaches taries doit couvrir au minimum les besoins d’entretien et de gestation, soit
l’équivalent de l’entretien plus 7 kg de lait (29); (3). Mais selon l’état de la vache au tarissement
et de ses besoins de reprise d’état corporel, il est possible d’aller jusqu’à des apports équivalant
les besoins d’entretien plus 12 kg de lait (29). Cela correspond à un apport de 8 à 10,5 UFL et de
700 à 900 g de PDI, le rapport PDI/UFL devant toujours être proche de 80 g de PDI par UFL
(26).
La ration de base en période de tarissement peut être la même que celle de la lactation. La
différence peut résider dans la quantité à distribuer qui augmentera après le vêlage. Si la ration de
base est différente, on veillera à supplanter progressivement les fourrages de tarissement par ceux
de la lactation, au moins 3 semaines avant le vêlage. La quantité de concentré à distribuer avant le
vêlage sera fonction de celle offerte au pic de lactation. Globalement, la vache recevra,
quotidiennement, lors de la semaine pré-vêlage, presque la moitié de la quantité prévue en pic de
lactation. Cette quantité distribuée avant le vêlage sera atteinte par augmentation progressive à un
pas d'un kg par semaine (7).
L'alimentation minérale des vaches taries est très importante, c'est pendant cette période que la
croissance du foetus est maximale et la vache doit continuer à reconstituer ses réserves minérales.
Le minéral employé tiendra compte de la nature du régime pour le calcium et le phosphore et
contiendra 4 à 5 % de magnésium. Cet élément joue en effet un rôle important dans le
30
Tableau 12 : Apports quotidiens recommandés pendant le 9ème mois de gestation pour une
vache tarie de 600 kg (INRA France)
UFL PDI (g) Ca P Mg Vit. A Vit. D, Vit. E
(g) (g) (g) (UIx1000) (UIx1000) (UI)
Durant la première phase de lactation, les besoins en protéines de la vache laitière dépassent de
loin les quantités fournies par les micro-organismes du rumen (PDIM). Cet écart est d’autant plus
important que l’animal est sous-alimenté en énergie ou son niveau de production est élevé (Blanc
et al, 2004). Le complément doit être apporté par des matières azotées non dégradées dans le
rumen (PDIA) (52).
Les niveaux de déficit énergétique varient ainsi de 20 à 250 UFL environ au cours des 4 à 10
premières semaines de la lactation. Cette sous-alimentation inévitable des vaches en début de
lactation nécessite qu'elles disposent de réserves (donc qu'el- les soient en bon état corporel au
vêlage) et qu'elles soient capables de les mobiliser. Cette capacité de mobilisation augmente avec
le potentiel des animaux. Une vache en bon état corporel peut mobiliser de 15 à 60 kg de lipides
selon son potentiel de production sans que le démarrage de la lactation ne soit perturbé, soit
l'équivalent énergétique de 150 à 600 kg de lait.
Le besoin en protéine brute totale des vaches laitières varient de 18% en début de lactation et à
12% en période de tarissement (51).Les quantités à distribuer seront en fonction du niveau de
production.
La quantité de concentré à distribuer après vêlage doit être augmentée graduellement (0,5 à 1 kg
par jour) pour améliorer le niveau d'ingestion et éviter une chute de l'appétit de l'animal Une
ration constituée de 40-45% de fourrage de bonne qualité et 55-60% de concentré peut fournir la
quantité d’énergie nécessaire à la vache en début de lactation (26) (Voir TD (Différentes étapes
du calcul des rations de vache laitière).
31
Les besoins des vaches laitières en protéines augmentent rapidement après le vêlage à cause de
leur rôle dans la constitution du lait. Ces besoins peuvent être couverts en distribuant une ration
riche en protéines (16% de MAT ou plus, à base de MS) durant les premiers mois, couplée avec
une augmentation du niveau d'ingestion.
Les besoins des vaches laitières en calcium (Ca) et phosphore (P) augmentent substantiellement à
32
partir du vêlage du fait que ces deux minéraux entrent amplement dans la composition du lait.
L'inaptitude des vaches à s'adapter à cette grande demande peut leur causer la fièvre du lait. Une
importante résorption du Ca et du P à partir des os peut avoir lieu pour combler le déficit en ces
nutriments
A retenir !!!!!!!!!!!!
L’alimentation doit répondre aux besoins nutritionnels une fois que la vache a atteint son pic de
production (6 à 8 semaines pour les vaches, 10 à 12 pour les taures en première lactation). Les
besoins en grain varient selon : · la production laitière, · la teneur en gras du lait, · le stade de
lactation, · le poids vif de la vache, · l'état de chair de la vache, · la quantité de fourrage ingérée, ·
la qualité du fourrage.
La plupart des troubles du métabolisme ont lieu autour de la période de vêlage et sont associés à
la transition de la période de tarissement à la lactation. Le trouble du métabolisme le plus
commun, ayant le plus grand impact sur la productivité des vaches en transition sont :
La cétose
L’acétonémie, aussi appelée cétose, est un déficit de sucres en début de lactation quand les
besoins sont supérieurs aux apports. Les symptômes vont d’une vache qui mange peu, produit
moins, sans hyperthermie pour la forme subclinique, jusqu’à des troubles neurologiques sévères,
causés par la présence de corps cétoniques toxiques.
Après le vêlage, la demande en énergie augmente de façon drastique, parallèlement à la
production de lait, les besoins énergétiques dépassant les capacités d’alimentation. Les vaches
reçoivent moins d’énergie que ce dont elles ont besoin pour la production de lait et leurs besoins,
entraînant un bilan énergétique négatif.
Pour faire face à ce déséquilibre énergétique, les vaches mobilisent leurs réserves de graisse
corporelle. Les lipides des dépôts lipidiques de l’organisme sont transportés sous forme d’acides
gras non estérifiés (AGNE) vers le foie pour être utilisés comme source d’énergie. Le pis utilise
le glucose pour la production de lait, entraînant un faible taux de glucose dans le sang et des
faibles niveaux d’insuline. De faibles taux d’insuline initient la mobilisation des matières grasses
33
nécessaires pour couvrir les besoins en énergie immédiats. Ces mécanismes surviennent chez
toutes les vaches après le vêlage. . Cependant, si l’animal ne récupère pas rapidement d’un bilan
énergétique négatif, il fera face à des problèmes de santé et ce bilan énergétique négatif se
transformera en cétose subclinique, voire clinique.
Cette maladie se manifeste principalement durant les 48 heures suivant le vêlage par une brutale
augmentation de la demande en calcium au moment de l’entrée en lactation. Les symptômes
présentés par l’animal vont de la peine à se relever au stade comateux
La régulation de la concentration de calcium dans le sang se fait grâce à trois hormones: la
parathormone, la 1,25-dihydroxyvitamine D et la calcitonine. La principale fonction des deux
premières est d’augmenter la concentration de calcium dans le sang tandis que la dernière la
diminue.
Les causes favorisant le développement de cette maladie sont les suivantes:
• Un apport excessif de calcium dans la ration durant le tarissement provoque une suspension des
mécanismes de régulation du calcium de la vache. Après le vêlage, la production de colostrum est
synonyme de forte demande en calcium. L’animal se retrouve donc en hypocalcémie. Cet état
résulte de la réaction tardive de la parathormone et la 1,25-dihy- droxyvitamine D, mises au repos
par l’excès de calcium dans la ration durant le tarissement.
•La fréquence de troubles hypocalcémiques augmente avec le nombre de lactation. Avec l’âge,
les vaches perdent leur capacité à absorber le calcium dans l’intestin et à le mobiliser dans les os.
•Une alimentation riche en potassium (un cation) pendant la période de transition est un facteur
déclencheur important. En effet, un taux élevé de cations dans le sang provoque une
augmentation du pH sanguin responsable d’une inhibition de la capacité à mobiliser le calcium
dans les os.
•Une ration riche en phosphore durant la période précédant le vêlage provo- que une
augmentation de la concentration de phosphore dans le sang, ce qui a un effet inhibiteur sur la
production de 1,25-dihydroxyvitamine D, hormone régulant la concentration de calcium dans le
sang.
Pour réduire le nombre de vaches touchées par cette maladie, il ne faut pas négliger certaines
règles:
- Tout excès de calcium durant les quatre semaines avant le vêlage prédispose à une fièvre du lait.
- Eviter les excès de cations (potassium et sodium) dans les fourrages des vaches taries.
- Administrer de manière préventive du calcium par voie orale aux vaches ayant des antécédents
de fièvre du lait.
Les déplacements de caillette affectent principalement les bovins laitiers et touchent aussi bien les
animaux femelles que les animaux mâles. Les déplacements de caillette sur la droite sont plus
rares. Ils constituent par contre des cas d’urgence, contrairement au déplacement sur le côté
gauche.
Afin de prévenir :
- Il faut impérativement veiller à ce que la transition entre la ration de tarissement
et la ration à haute teneur en énergie s’effectue lentement. Les quantités de
concentrés distribuées avant la mise-bas sont limitées, mais devraient augmenter
progressivement.
- Il faut éviter que les vaches ne grossissent de trop (BCS > 3,5), les animaux trop
gras ayant tendance à ingérer moins de fourrage après le vêlage.
- Il faut accorder une attention régulière au métabolisme énergétique après la mise-
bas
II.7. Rappel sur l’eau comme le nutriment le plus important pour les bovins laitiers
De façon générale, l’eau présente dans tout l’organisme fait partie de 99,2 % des molécules qui
composent les ruminants. L’animal perd son eau corporelle de plusieurs façons. La production
lactée demeure la voie majeure pour les vaches en lactation. Puis, on dénote la perte d’eau dans
l’urine, les fèces, la respiration et la transpiration.
Les bovins ont un comportement synchronisé, ils boivent en petits groupes et environ 10% des
animaux boivent en même temps (31 ; 38).
Les vaches boivent surtout au cours de la journée et 75% de la prise de boisson ont lieu entre 6 et
19 heures
35
L’eau doit demeurer disponible à volonté et en quantité suffisante. Les quantités d’eau
consommées varient en fonction de la production laitière, la nature des aliments, la prise
alimentaire, la température de l’eau d’abreuvement, la température ambiante, l’humidité relative,
le débit des abreuvoirs, la présentation de l’eau (abreuvoirs automatiques ou réservoirs), la
hiérarchie prévalant dans le troupeau, les tensions parasites, la qualité de l’eau, etc.
En plus de l’eau d’abreuvement, la vache reçoit une certaine quantité de ce nutriment par les
aliments qu’elle consomme.
(44) a observé que la quantité totale d’eau ingérée (aliments et abreuvement) deviendrait plus
élevée avec des aliments servis humides comparativement à ces mêmes aliments mais servis secs.
Besoins de base
*Génisse (croissance) 200 17,3 3,33
*Taure (croissance) 400 29,3 3,33
350 17,3 3,33
550 25,9 3,33
700 30,6 3,33
Supplément fin de gestation 2
*Génisse
*Vache 550 16,6 3,33
700 19,9 3,33
Supplément production laitière 3 2,8 3,33
1 De la naissance jusqu’à l’âge de 5 semaines.
2 Quantité à ajouter au besoin de base pendant le dernier tiers de la gestation.
3 Quantité à ajouter au besoin de base pour chaque kilogramme de lait produit à 3,5 % de matière grasse et
à 10 o C.
Afin d'éviter les problèmes pouvant être entrainés par une eau de mauvaise qualité, il est
nécessaire d'analyser régulièrement l'eau d'abreuvement du bétail (Tableau 14)
Documents à consulter
-Qualité physico-chimique du lait de vache collecté par une laiterie à Tizi-Ouzou : URI
[Link]
II.8. Les principaux scores importants en élevage laitier : la Note d’Etat Corporel (NEC), le
Score de Remplissage du Rumen (SRR)
Au cours d’une lactation, l’état corporel varie (figure 26. Il chute en effet au cours des 2 voire des
3 premiers mois de lactation, avec une reprise lors de la 2ème période de lactation. L’ampleur de
la variation doit cependant rester dans certaines limites.
L'index BCS n’est pas seulement une prédiction de l’état corporel moyen mais il informe
également sur l’intensité de la mobilisation corporelle et la dynamique de l’ingestion en début de
lactation. C’est un outil prometteur qui pourrait contribuer à limiter la mobilisation intense et à
accroitre l’augmentation d’ingestion en début de lactation
Figure 25: Evolution, au cours de la lactation, de la note d’état corporel (point), de la production
laitière (kg), de l’ingestion (kg de matière sèche) et du poids vif (kg) de vaches Holstein avec un
index d’état corporel positif (BCS+) ou négatif (BCS-) (32)
39
Savoir apprécier le remplissage du rumen fait partie de l’œil animalier de tout éleveur. Une
évaluation de l’état de remplissage du rumen, également appelé score de rumen, permet d’obtenir
des informations d’une part sur la prise de nourriture de l’animal, et d’autre part, sur la digestion,
et plus particulièrement, sur la vitesse de transit au cours des dernières heures.
La mesure s’effectue en se plaçant à l’arrière de l’animal, côté gauche. Le score de rumen est
évalué sur une échelle de 1 à 5, 1 correspondant à un flanc gauche très creux, et 5, à un rumen
bien plein avec une continuité entre le flanc et les côtes (figure 26).
De plus, cette vache prend la forme d’une pomme à gauche et d’une poire à droite en vue arrière.
Des pommes, des poires...
- La rumination
Le temps de rumination est un indicateur de la fibrosité de la ration. Il doit être au moins égal à environ 8
heures/jour. Concrètement, la méthode d’évaluation de la rumination repose sur une observation du
troupeau : au moins 50 % des vaches couchées dans des logettes doivent ruminer. Ce taux doit par ailleurs
atteindre 90 % 2 heures après l’affouragement. Si on observe des valeurs inférieures, la ration manque
alors de fibrosité.
On compte en moyenne 10 à 15 périodes de rumination de 40 minutes par jour et les durées de rumination
peuvent varier de 300 à 600 minutes par jour pour des vaches recevant une même ration (12)
Tableau 15 : Consistance des matières fécales (A partir de Hulsen, 2010 d’après Zaaijer et Noordhuizen,
2003)
Score 1 Score 2 Score 3 Score 4 Score 5
La production laitière est aussi un très bon indicateur de la qualité de la ration alimentaire. Cette
évaluation peut être individuelle ou par lots (primipares/multipares ; première, deuxième troisième
lactation…).
Une autre cause d’un taux élevé d’urée serait un environnement ruminal défavorable. Un pH ruminal
faible, un taux anormal d’acides gras volatils et un apport insuffisant de fibres efficaces peuvent, en effet,
réduire la prolifération des micro-organismes.
Un faible taux d’urée du lait peut traduire un manque d’ammoniac au rumen, résultant d’un niveau trop
faible de protéines brutes. Cela aura pour conséquence de limiter la croissance des micro-organismes. Le
confort animal se situe entre 0,20 et 0,30 g/L. Le TB du lait varie en général chez une Holstein entre 3,5 et
4,2 %. Il peut être influencé par l’alimentation. Ainsi, la proportion de concentrés, la fibrosité de la ration,
le niveau énergétique de la ration et le niveau d’apport des lipides alimentaires peuvent moduler le taux en
MG. Si les besoins énergétiques de l’animal ne sont pas couverts, il y a une diminution du taux protéique.
Une sous-alimentation totale ou protéique provoque une chute du TP en plus d’une chute de la production
laitière. Chez la vache laitière, si la ration est riche en énergie, la synthèse protéique est stimulée. Par
contre, un excès de protéines alimentaires n’augmente pas le TP mais augmente le taux d’azote non
protéique en particulier le taux d’urée.
Documents à consulter :
- Facteurs de variation du taux protéique du lait de vache : Etude dans des exploitations du
Puy-de-Dôme : [Link]
- Variations de la composition chimique du lait de vache Holstein dans le nord-est de
l’Algérie : Livestock Research for Rural Development 27 (1) 2015
42
III. 1. Définition
La courbe de lactation (figure 27) nous renseigne sur la production laitière d’une vache durant toute sa
lactation. Il existe trois phases dans la courbe de lactation (14). La connaissance de la courbe de lactation
est utile pour la sélection et le rationnement des vaches laitières ainsi que pour la bonne gestion du
troupeau.
- Phase 1 : Elle commence aussitôt après le vêlage, le premier lait étant le colostrum, il est
consommé par le veau, et la lactation proprement dite commence à partir du cinquième
jour après le vêlage. Cette phase dure 50 à 60 jours, et elle est marquée par une production
croissante (14). Au cours de laquelle la production journalière augmente rapidement pour
atteindre le niveau maximum de production. "Pic de lactation" .
- Phase 2 : Elle s’étend sur sept mois pendant lesquels la production laitière diminue
lentement. Elle est plus longue ou plus importante en durée appelée improprement
"Milieu De Lactation", pendant laquelle la production diminue plus ou moins
régulièrement, c'est la phase décroissante.
- Phase 3 : Cette phase est caractérisée par une production laitière qui diminue plus
rapidement ; elle est irrégulière et brutale sous l’influence d’une nouvelle gestation, et se
termine par un tarissement.
La forme de la courbe de lactation varie selon la vache, la race, la conduite alimentaire du troupeau, le
rang de lactation, l’âge, la saison de vêlage... .
43
Tableau 16: Production laitière par race (Contrôle laitier bovin (France 2021) ([Link]
article/resultats-de-controle-laitier-france-2021
Durée Production TB MP TP
Race lactation moyenne
jours kg g/kg kg g/kg
Prim‘Holstein 353 9 704 40,7 315 32,5
Montbéliarde 324 7 719 39,3 258 33,5
Normande 339 7 011 42,7 246 35,0
Croisé 336 7 889 40,9 260 32,9
Abondance 305 5 742 36,4 191 33,2
Brune 353 7 850 42,6 273 34,8
Simmental Française 319 6 755 40,6 230 34,0
Jersiaise 336 5 302 56,3 206 38,9
Tarentaise 289 4 481 36,9 146 32,7
- Le rang de lactation
La production laitière augmente avec le rang de lactation (8).
Tableau 17 : Lactations brutes par rang de lactation (Contrôle laitier bovin (France 2021)
([Link]
- L’état corporel
En milieu de lactation: de la 12ème à la 24ème semaine post-partum, la vache laitière récupère la perte
enregistrée depuis le vêlage. La note d’état corporel doit être comprise entre 2.5 et 3 (47).
En fin de lactation: de la 24ème semaine post-partum jusqu’au tarissement, les apports alimentaires
doivent assurer la production laitière et les besoins supplémentaires requis par la gestation. 100 à 60 jours
avant le tarissement, l’état corporel, doit être compris entre 3 et 3.5 (47).
44
Au tarissement: la note d’état corporel doit être comprise entre 3 et 4, c'est-à-dire comparable aux valeurs
recommandées aux vêlages (47).
- L’état de santé
Les maladies ont des effets néfastes sur la production et le bien être des animaux. Les coûts qu’elles
engendrent sont estimés à 17 % du revenu total des productions animales. Une mammite chronique peut
induire une baisse de 10% de la production laitière et 1 à 2% du TB, du lactose et la caséine ainsi qu’une
alcalinité du lait.
L’alimentation est le facteur extrinsèque le plus responsable de la qualité laitière mais aussi de sa quantité.
La production et la composition du lait varient avec la nature des aliments (fourrage conservé, fourrage
vert et concentré). Par exemple, les vaches nourries à base de foins produisent moins de lait que celle
recevant de l’ensilage d’herbe (19,5 kg par jour contre 20,2 kg par jour) mais leur lait est plus riche en
MG et en protéines (31,2 kg contre 32,2 g/kg) (13).
- La fréquence de traite
L’augmentation, du nombre de traite par jour, soit trois en 24h au lieu de deux, augmentent de 10% la
quantité du lait produite (42). La traite une fois par jour pendant 7 semaines, chez des vaches Prime
Holstein et Montbéliardes en milieu de lactation, n’a pas entraîné de problèmes sanitaires et la baisse de
production laitière était de 23 % pour les Prime Holstein et 15 % pour les Montbéliardes .
Selon (40), la suppression d’une traite hebdomadaire, est bien supportée par les vaches laitières hautes
productrices. Les vaches s’y adaptent vite et avec de faibles pertes de production (-1 à -3.5 %).
- L’inconfort de l’animal
- La saison de vêlage
La saison a un effet incontournable sur la variation de la production et la composition du lait . Les niveaux
de production les plus élevés sont enregistrés pour les lactations débutant en hiver (coïncidant avec la
période de disponibilité de fourrage vert). Les lactations qui démarrent au printemps (avec des
températures plus favorables et une meilleure offre fourragère), et à l’automne sont comparables et
intermédiaires, alors que celles de l’été sont plus faibles, car l’élévation des températures constituent un
frein à l’extériorisation du potentiel de production.
Plusieurs travaux ont montré qu’une photopériode expérimentale longue (15 à 16 heures par jour)
augmentait la production laitière et diminuait parfois la richesse du lait en matières utiles (13).
présentes sur les trayons ne pénètrent dans les quartiers et conduisent à des infections, responsables de
mammites cliniques et de cellules dans le lait.
- Hygiène de trayeur
L’éleveur doit porter des vêtements spécifiques et avant de commencer, il doit nettoyer et désinfecter les
mains. L’emploi de gants est intéressant s’il est maitrisé mais cela peut donner une fausse impression de
sécurité si on ne fait pas attention à ce que l’on touche.
- Hygiène de l’environnement
L’éleveur travaille dans un environnement propre, sans stress, suffisamment éclairé et propice aux
diagnostics. L’examen visuel de la mamelle permet d’identifier une mammite clinique (mamelle tuméfiée,
rouge et chaude) ou d’observer des lésions sur les trayons (gerçures, verrues…).
*Vérification que la vache n’est pas sous traitement excluant la consommation du lait *Recueil des
premiers jets. Cela sert à vidanger les bactéries du canal et à stimuler l’écoulement du lait par production
d’ocytocine. C’est une étape incontournable pour détecter les premiers signes de mammite.
En salle de traite, on peut jeter le lait par terre, mais pas dans la main car cela favorise la contamination.
On peut également utiliser un bol à fond noir pour percevoir plus facilement les grumeaux, les filaments et
l’apparence aqueuse du lait. Le bol doit être nettoyé et désinfecté après chaque traite.
Les premiers jets doivent être faits pour tous les quartiers. Si le lait est anormal, procédez à l’examen par
palpation des quartiers et des trayons afin de détecter de façon précoce les signes de mammite (rougeur et
chaleur) et les autres lésions. Une confirmation avec le test CMT (California Mastitis Test) peut s’avérer
nécessaire.
*Nettoyage des trayons. Les trayons doivent être relativement propres car la matière organique inhibe
l’action des désinfectants. Le pré-trempage implique que le produit soit en contact avec les trayons durant
30 secondes. Si vous utilisez des lavettes, il en faut impérativement une par vache et un lavage avec le
programme le plus chaud de la machine, éventuellement complété par un désinfectant. Portez une
attention particulière au bout du trayon. Seuls les trayons doivent être mouillés, puis séchés avec du papier
d’essuyage.
*Pose des manchons trayeurs. La pose devrait avoir lieu entre 60 et 90 secondes (2 minutes au maximum)
après la stimulation liée au recueil des premiers jets.
*Vérification de la position de la griffe. Les manchons devraient être alignés verticalement. Corrigez
rapidement une position trop haute sur le trayon ou un manchon qui a glissé.
*Évitez la surtraite. La traite complète dure environ 5 minutes par vache. Observez-bien l’écoulement ou
utilisez des indicateurs de débit de lait pour déterminer le moment idéal d’arrêt de la traite.
* Décrochage de la griffe. Si le retrait est manuel, fermez toujours le vide avant de décrocher les
manchons. Si des retraits automatiques sont utilisés, veillez à leur bon ajustement. Dans tous les cas,
l’installation doit être révisée régulièrement
* Désinfection des trayons. Après la traite, trempez tout le trayon dans un produit adapté. La solution de
trempage doit contenir un agent désinfectant et un émollient pour adoucir la peau car les gerçures sont un
lieu propice à la multiplication des bactéries. Les contenants utilisés pour le trempage des trayons doivent
être propres.
* Une fois la traite finie, il est conseillé de laisser les vaches debout au moins 30 minutes, le temps que le
sphincter du trayon se referme. Cela permet de limiter le risque de mammite lié à la litière. Les
installations seront ensuite nettoyées après chaque traite : prélavage à l’eau tiède du circuit de lait, lavage
à l’eau chaude avec éventuellement un désinfectant, détergent ou détartrant suivant la situation, rinçage à
l’eau froide et séchage. Raclez et lavez l’aire d’attente, la salle de traite, les couloirs de retour ainsi que
46
l’extérieur des faisceaux trayeurs et la vaisselle de traite (gobelet de trempage, bidon, etc.).
Le respect de cette méthodologie complète limite le risque de mammites cliniques ou subcliniques et est un
facteur essentiel de qualité du lait. On veillera également à la désinsectisation des bâtiments.
Document à consulter
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The floor surface in cattle barns significantly affects cow well-being and productivity. An ideal floor should be non-slip, non-abrasive, and easy to clean, providing safety and comfort for cows. Proper surface qualities help prevent injuries, lameness, and infections, thereby enhancing the cows' health and productivity. Poor floors can cause stress or injury, leading to decreased productivity and potentially impacting milk quality due to increased stress or discomfort in the cows .
High-concentrate feeding for lactating cows helps meet the increased energy needs for milk production, potentially boosting milk yield and improving body condition. However, challenges include the risk of rumen acidosis, increased fat content reduction in milk, and indigestion if not balanced properly with forage intake. It requires careful management to avoid metabolic disorders and ensure that the cows receive a balanced diet .
Free-stall systems allow cows freedom of movement, enabling them to eat, drink, and get milked autonomously. These systems can result in higher comfort levels, though they may also increase the potential for conflicts between animals. On the other hand, tie-stall systems facilitate animal observation and management due to their fixed positions, leading to greater ease in handling and disease management. However, they require more labor for tasks such as tying and untying for pasturing and are recommended for smaller herds .
The feeding strategy for dry cows focuses on rebuilding body reserves and preparing for the next lactation. This includes reducing base ration quantities and eliminating concentrates to avoid rapid metabolic changes and over-conditioning. Mineral intake is crucial during this period for fetal growth and reserve rebuilding. In contrast, lactating cows require an increased and more concentrated nutrient intake to meet heightened energy and protein demands due to milk production. This necessitates a gradual increase in concentrate intake, starting three weeks pre-calving, to bridge nutritional gaps .
Mineral supplementation plays a critical role throughout the lactation cycle, affecting both reproductive and overall health. During the dry period, adequate minerals support fetal growth and prepare the cow's body for lactation. In early lactation, minerals like calcium and phosphorus are crucial to meet increased demands due to milk production, preventing conditions like milk fever. Throughout, appropriate mineral balance aids reproductive health by supporting tissue repair and effective metabolism, thereby influencing fertility rates .
To mitigate metabolic diseases like ketosis in dairy cows during the transition period, management should focus on nutritional adjustments and monitoring. Ensuring a gradual increase in dietary energy intake before and after calving helps balance energy needs. Implementing regular health checks, adjusting mineral supplementation (especially magnesium), and maintaining body condition scores can prevent the onset of ketosis and other metabolic disorders .
Stall separation helps maintain cow cleanliness and health by reducing teat trampling and facilitating waste management. Clean and appropriately spaced stalls minimize contamination with urine or feces, decreasing the chances of infections such as mastitis. Synchronizing feeding and milking schedules further enhances hygiene as it encourages regular cow movement and waste elimination away from stalls .
An incorrectly positioned tie bar can lead to injuries on a cow's neck, knees, lameness, and changes in lying time. To mitigate these risks, the tie bar should be installed lower and the feed should be kept within reach. Ensuring that the distance between the feeding trough edge and the tie bar is large enough for a cow to move its head forward without getting stuck can prevent such injuries .
Water troughs should be designed with depths of about 10 cm to ensure they are accessible yet hygienic. Proper placement is crucial to avoid contamination of bedding materials and to prevent slippery conditions that can lead to udder infections like mastitis. Ensuring consistent water flow even when multiple cows drink simultaneously aids in maintaining hydration without disrupting barn hygiene .
Correct placement and dimensions of feed troughs in tie-stall systems ensure that cows can feed comfortably without physical strain. The troughs should be at a height that allows natural head movements as cows stand, preventing unnecessary neck or joint stress. Ideally, troughs are positioned so cattle can stretch their necks without obstruction, promoting normal feeding behavior and reducing the risk of injuries common in constrained environments .