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Calcul de La Taxe Communale de L'entreprenant

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chronologiquement, leurs différentes opérations, dans un cahier de recettes

et un cahier de dépenses.

Ils sont tenus de conserver lesdits documents pendant une durée de trois ans
et de les présenter à toute réquisition des agents compétents des collectivités
locales ou des services des Impôts, en cas de contrôle.

 Calcul de la taxe communale de l’entreprenant

La taxe communale de l’entreprenant est calculée annuellement et payée


mensuellement par fraction de douzième.

Elle est assise sur le chiffre d’affaires annuel réalisé ou prévisionnel, auquel
sont appliqués les taux suivants :

- 2 % pour les activités de commerce ou de négoce ;

- 2,5 % pour les autres types d’activités, y compris les prestations de


services.

En ce qui concerne les commerçants, artisans et façonniers exerçant leur


profession en étalage dans les rues, sur les marchés ou en ambulance et qui
réalisent un chiffre d’affaires annuel toutes taxes comprises inférieur à
1 200 000 francs, le conseil municipal de la localité concernée peut les
autoriser à acquitter une taxe journalière dont il détermine l’assiette et la
quotité.

Le chiffre d’affaires des contribuables qui entreprennent leur profession en


cours d’année est ajusté au prorata du temps d’exploitation.

B- Taxe d’État de l’entreprenant

La taxe d’État de l’entreprenant est prévu par les articles 72 et suivants du


Code général des Impôts (CGI).

Cette taxe se substitue à la patente, à l’impôt sur les bénéfices et à la taxe sur
la valeur ajoutée.

 Personnes imposables

Aux termes des dispositions de l’article 73 du CGI, sont soumises à la taxe


d’État de l’entreprenant, les personnes physiques ou morales dont le chiffre
d’affaires annuel, toutes taxes incluses, est compris entre 5 000 001 francs et
50 000 000 de francs.

Les personnes physiques ou morales dont le chiffre d’affaires s’abaisse en


dessous de la limite de 50 millions prévue au paragraphe ci-dessus, ne sont
soumises au régime de la taxe d’État de l’entreprenant, que lorsque leur
chiffre d’affaires est resté inférieur à cette limite pendant trois exercices
consécutifs.
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Les chiffres d’affaires limites prévus ci-dessus sont ajustés au prorata du temps
d’exploitation, pour les contribuables qui commencent ou cessent leurs
activités en cours d’année.

 Déclaration de la taxe d’État de l’entreprenant

Les contribuables sont tenus de souscrire au plus tard le 15 janvier de chaque


année, leur déclaration au moyen d’un imprimé conforme au modèle
prescrit par l’Administration.

 Établissement de la taxe d’État de l’entreprenant

 Principe

Le montant de l’impôt dû par un contribuable au titre de l’année en cours est


fixé à partir des éléments contenus dans sa déclaration.

Toutefois, l’Administration les apprécie notamment au regard des


informations en sa possession.

 Cas d’établissements multiples

Lorsqu’un contribuable exploite simultanément, dans une même localité ou


dans des localités différentes, plusieurs établissements, boutiques, magasins,
ateliers, chantiers et autres lieux d’exercice d’une activité, chacun d’entre
eux est considéré comme une entreprise ou exploitation distincte faisant dans
tous les cas l’objet d’une imposition séparée, dès lors que le chiffre d’affaires
total réalisé au titre de l’ensemble des activités exercées ne place pas de
plein droit le contribuable sous le régime d’imposition supérieur
correspondant.

Le montant de la taxe d’État de l’entreprenant dû par chaque exploitant est


déterminé chaque année par les services des Impôts du lieu d’exercice de
l’activité à partir des éléments déclaratifs produits par le contribuable et ceux
en possession de l’Administration fiscale.

 Détermination de la taxe d’État de l’entreprenant

La taxe d’État de l’entreprenant est assise sur le chiffre d’affaires annuel


toutes taxes comprises réalisé par le contribuable ou sur le chiffre d’affaires
prévisionnel déclaré.

Le taux de la taxe est fixé à 5 %.

Pour les contribuables exerçant des activités de commerce ou de négoce,


ce taux est ramené à 4 %.

Ces taux sont réduits de moitié en cas d’adhésion du contribuable à un


Centre de Gestion Agréé (CGA).
3
 Paiement de la taxe d’État de l’entreprenant

Les contribuables sont tenus d’effectuer spontanément auprès de la recette


des Impôts du lieu d’exercice de leur activité avant le 10 du mois, un
versement égal au 1/12ème du montant de leur taxe annuelle exigible.

 Obligations des contribuables

Les contribuables soumis à la taxe d’État de l’entreprenant sont tenus de


présenter leur résultat financier de fin d’exercice selon le système minimal de
trésorerie prévu par le droit comptable SYSCOHADA révisé.

Ils doivent également tenir les deux registres suivants :

- un registre chronologique consignant toutes les factures des achats et


des dépenses ;
- un registre chronologique consignant selon l’ordre numérique les
factures des ventes ou des prestations.

Les deux documents comptables susmentionnés doivent être conservés


pendant trois (03) ans et être présentés à toute réquisition du service des
Impôts, en particulier à des fins de contrôles pour la détermination du chiffre
d’affaires annuel au cours des opérations de recensement.

Le défaut de tenue des livres et documents comptables ou leur non-


production, est passible d’une amende de 50 000 francs.

 Dépôt des états financiers

Les contribuables relevant de la taxe d’État de l’entreprenant sont tenus de


déposer leurs états financiers de fin d’exercice au plus tard :

- le 30 juin suivant la date de clôture de l’exercice comptable, pour les


entreprises soumises à l’obligation de certification de leurs comptes par un
commissaire aux comptes ;
- le 30 mai suivant la date de clôture de l’exercice comptable, pour les autres
entreprises.

Les entreprises qui exploitent des établissements secondaires, sont tenues de


joindre à leurs états financiers, un état faisant ressortir pour chaque
établissement secondaire, les achats et les ventes effectués et d’une façon
générale, les agrégats comptables et économiques permettant de connaître
le niveau d’activité et de rentabilité de chaque établissement secondaire. La
non-production de cet état est passible d’une amende d’un (01) million de
francs.

Les contribuables concernés sont également tenus de transmettre au service


d’assiette des Impôts compétent, lesdits états sous la forme électronique.
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NB : - Les contribuables soumis à la taxe d’État de l’entreprenant ne sont pas
autorisés à facturer la taxe sur la valeur ajoutée, ni à transmettre un
droit
à déduction.
- L’acompte d’impôt sur le revenu du secteur informel ainsi que la
retenue
à la source sur les sommes mises en paiement par les organismes
payeurs
de l’État, des établissements publics nationaux et des collectivités
territoriales au profit des entreprises soumises au régime de
l’entreprenant, ne sont pas imputables sur le montant de la taxe d’État
de l’entreprenant.

II- REGIME DES MICROENTREPRISES

L’impôt des microentreprises est prévu par les articles 71 bis et suivants du
Code général des Impôts (CGI).

La cotisation due au titre de l’impôt des microentreprises est libératoire des


autres impôts et taxes, à l’exclusion des impôts sur les traitements, salaires,
pensions et rentes viagères (ITS) aussi bien à la charge des salariés que de
l’employeur, de l’acompte d’impôt sur le revenu du secteur informel (AIRSI),
du prélèvement à la source sur les paiements faits aux prestataires de services
du secteur informel, de la retenue à la source sur les sommes mises en
paiement par le Trésor public et des impôts de tiers.

La gestion des redevables du régime des microentreprises relève de la


compétence des services de la Direction générale des Impôts.

 Personnes imposables

Aux termes des dispositions de l’article 71 bis du CGI, sont soumises à l’impôt
des microentreprises, les personnes physiques ou morales dont le chiffre
d’affaires annuel, toutes taxes incluses, est compris entre 50 000 001 francs et
200 000 000 de francs.

 Déclaration de l’impôt des microentreprises

Les contribuables sont tenus de souscrire au plus tard le 15 janvier de chaque


année leur déclaration au moyen d’un imprimé conforme au modèle prescrit
par l’Administration.

 Établissement de l’impôt des microentreprises

 Principe

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