Doctrine Fiscale 2018
Doctrine Fiscale 2018
Doctrine fiscale
Notes de service de portée générale
Analyses d’annexes fiscales
2018
Les Publications de la DGI
Direction générale des Impôts,
Secrétariat d’Etat auprès du Premier Ministre,
chargé du Budget et du Portefeuille de l’Etat
République de Côte d’Ivoire.
Numéro d’éditeur : 7112
ISBN 979-10-90865-10-5
Imprimé au Canada
Dépôt légal
PREFACE
La fiscalité ivoirienne s’est enrichie de nombreux textes législatifs et
réglementaires, pour s’adapter aux mutations de la vie économique et sociale de
notre pays, aux politiques sous-régionales d’harmonisation fiscale et à l’environne-
ment économique international.
Cette doctrine fiscale a été consignée pour la deuxième fois en janvier 2011,
couvrant la période 2003 à 2011.
J’accueille avec une grande satisfaction la troisième édition de la doctrine fiscale qui fait
une mise à jour des positions prises par l’Administration fiscale ces dernières années
permettant ainsi aux contribuables de disposer d’informations fiscales actualisées.
Les agents des Impôts, les conseils fiscaux, les chercheurs et toutes les personnes
s’intéressant aux questions fiscales y trouveront également leur intérêt.
Une bonne application de ce dispositif constitue un moyen adéquat pour assurer à l’Etat
des rentrées budgétaires satisfaisantes, afin de permettre au Gouvernement d’effectuer
une meilleure allocation de ses ressources et de faire face aux défis de la société.
Elle est relative aux dispositions du Code général des Impôts, du Livre de Procédures
fiscales et des textes réglementaires à caractère fiscal.
Les dispositions fiscales adoptées postérieurement à cette date ne sont donc pas
concernées par cette doctrine.
Toutefois, les points de doctrine antérieurs qui n’auraient pas été exposés dans cet
ouvrage continuent d’être valables s’ils ont fait l’objet d’une diffusion au moyen
d’instructions, de circulaires ou de documents de portée générale et s’ils ne sont pas
contraires aux éléments de la présente publication.
Ce document comprend deux parties. La première porte sur les notes de service de
portée générale et la seconde comporte quelques analyses et commentaires des
annexes fiscales aux lois de finances ou aux ordonnances portant budget de l’Etat.
La doctrine qui y est contenue n’est pas la suite de celle présentée dans les deux
précédentes éditions. Il s’agit plutôt d’un regroupement en un volume unique qui
prend en compte l’actualisation des dispositions antérieures et l’évolution des
positions doctrinales de l’Administration fiscale.
Cette nouvelle édition ne reprend pas les analyses et commentaires des annexes
fiscales de 2011 à 2018 qui conservent cependant leur validité sous réserve des
modifications législatives, réglementaires ou doctrinales intervenues.
1. En droit interne 61
1.1 L’existence d’un établissement autonome 62
1.2 Les opérations effectuées par l’intermédiaire d’un agent
dépendant 62
1.3 Les opérations formant un cycle commercial complet 62
2. En présence d’une convention fiscale 63
2.1 Les situations caractéristiques de l’établissement stable 63
2.2 Les situations non caractéristiques d’établissements stables 64
PRECISIONS RELATIVES AU CHAMP D’APPLICATION DE
L’ARTICLE 108 DU CODE GENERAL DES IMPOTS PORTANT
SUR LA DECLARATION DES COMMISSIONS, COURTAGES,
HONORAIRES, RISTOUNES, DROITS D’AUTEUR, REMUNE-
RATIONS D’ASSOCIES ET PARTS DE BENEFICES 64
9
3. Détermination de la limite affranchie de l’impôt 88
3.1 Les éléments à retenir 88
3.2 Les éléments à exclure 88
PRECISIONS RELATIVES A LA NOTION D’EXPATRIE AU
REGARD DES CONTRIBUTIONS DES EMPLOYEURS 89
1. Critères de qualification 89
1.1 Critère tenant au contrat de travail 89
1.2 Critère tenant à la nationalité et aux conditions de rémunération 89
2. Cas particuliers 89
2.1 Personnel binational 89
2.2 Administrateurs de sociétés ivoiriennes de nationalité étrangère 90
NOTION ET REGLES D’EVALUATION DES AVANTAGES EN
NATURE 90
1. Notion 93
2. Imposition des indemnités de départ 93
2.1 Au regard des impôts à la charge du salarié 93
2.1.1 Indemnités imposables 94
2.1.2 Indemnités non imposables 94
2.1.3 Règles d’imposition de l’indemnité de départ 94
2.2 Au niveau de l’employeur 95
Chapitre 4
IMPOTS FONCIERS ET PRELEVEMENTS ASSIMILES
CRITERES DE DETERMINATION DE LA RESIDENCE SECONDAIRE 96
REGLES D’IMPOSITION DES IMMEUBLES SOUS BAIL EMPHYTEO-
TIQUE AU REGARD DE L’IMPOT FONCIER 97
I- Personne imposable en cas de bail emphytéotique 97
II-Base d’imposition 97
1- Principe de détermination de la base imposable en matière
d’impôt sur le patrimoine foncier des propriétés non bâties 97
10
2- Cas des terrains sous bail emphytéotique ayant fait l’objet de
constructions par l’emphytéote 97
3- Cas des terrains nus affectés à un usage commercial ou
industriel sous bail emphytéotique 98
4-Sort de la redevance acquittée par l’emphytéote 98
PRECISIONS RELATIVES A LA DETERMINATION DE LA
VALEUR LOCATIVE DES STATIONS-SERVICE AU REGARD DE
L’IMPOT FONCIER ET DE LA CONTRIBUTION DES PATENTES 99
11
1.2.2 Terrains non cultivés employés à un usage commercial
ou industriel 105
2. Personnes et activités imposables 105
2.1 Personnes imposables 105
2.2 Activités imposables 106
3. Détermination de la valeur locative 107
3.1 Référence au bail 107
3.2 Méthode de comparaison 107
3.3 Voie d'appréciation directe 107
3.3.1 Cas des usines 108
3.3.2 Cas des entreprises commerciales et des prestataires de
services 108
3.3.3 Cas des établissements hôteliers 108
TRAITEMENT FISCAL DES ENTREPOTS AU REGARD DE LA
CONTRIBUTION DES PATENTES 109
12
Titre deuxième
Impôts indirects
Chapitre premier
TAXES SUR LES CHIFFRES D’AFFAIRES
REGLES DE DEDUCTION EN MATIERE DE TAXE SUR LA
VALEUR AJOUTEE (TVA) 117
15
PRECISIONS RELATIVES AUX MENTIONS DE L’ETAT DES
TAXES DEDUCTIBLES ANNEXE A LA DECLARATION DE LA
TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE 156
1-Nature des mentions à porter sur l’état des taxes déductibles 157
2-Sanctions 157
PRECISIONS RELATIVES AU TRAITEMENT FISCAL DES VENTES
DIRECTES AU REGARD DE LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE 157
1 - En ce qui concerne les ventes directes de biens acquis et
livrés hors du territoire ivoirien 158
2 – En ce qui concerne les ventes directes de biens acquis et
livrés sur le territoire national 158
EXTENSION DE LA PROCEDURE DE L’ATTESTATION
ANNUELLE UNIQUE D’EXONERATION DE TVA AUX
SOUS-TRAITANTS DES ENTREPRISES MINIERES 158
Chapitre 2
TAXES ET REDEVANCES
TAXE SPECIALE D’EQUIPEMENT (TSE) 160
I – Redevables de la taxe 160
II – Assiette, taux et paiement de la taxe 160
A – Assiette 160
B – Taux 161
C – Exigibilité 161
D – Paiement de la taxe 161
1. Périodicité du paiement de la taxe 162
2. Mode de paiement de la taxe 162
Titre troisième
Régimes spécifiques
PRECISIONS RELATIVES A L’EXEMPTION DE LA TAXE SUR
LES VEHICULES A MOTEUR, A L’EGARD DES VEHICULES
DIPLOMATIQUES ET DES VEHICULES PRIVES DU PERSONNEL
DES MISSIONS DIPLOMATIQUES 165
I-Principe 165
II-Modalités de mise en œuvre 165
REGIME D’IMPOSITION DES SUBVENTIONS ET ABANDONS DE
CREANCES 166
16
1. Les subventions 166
1.1 Les subventions selon le critère d’affectation 167
1.1.1 Les subventions d’équipement 167
1.1.2 La subvention d’exploitation, la subvention d’équilibre
et la subvention de recherche-développement 168
1.2 Les subventions sous condition 170
1.2.1 Les subventions sous condition suspensive 170
1.2.2 Les subventions sous condition résolutoire 170
2. Les abandons de créances et aides entre entreprises 170
2.1 Définition 170
2.2 Traitement fiscal 171
2.2.1 Au regard de l’impôt sur les bénéfices industriels et
commerciaux 171
2.2.2 Au regard de la contribution des patentes 173
2.2.3 Au regard de la taxe sur la valeur ajoutée 173
REGIME SPECIAL DES FUSIONS DE SOCIETES, SCISSIONS ET
APPORTS PARTIELS D’ACTIFS 173
1. Régime spécial des fusions de sociétés 174
1.1 Aperçu général sur le régime spécial des fusions 174
1.1.1 Sociétés concernées 174
1.1.2 Opérations concernées 174
1.1.3 Objet du régime spécial 175
1.2 Situation de la société absorbée 175
1.2.1 Conditions d'application du régime spécial 175
1.2.2 Plus-values exonérées 176
1.2.3 Imposition de la société absorbée consécutivement à la fusion 178
1.3 Situation de la société absorbante 180
1.3.1 Impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux 180
1.3.2 Droits d'enregistrement 184
1.4 Situation des associés personnes physiques de la société absorbée 185
1.5 Situation des entreprises associées de la société absorbée 186
1.6 Situation des sociétés mères des sociétés absorbées 186
1.7 Situation des associés de la société absorbante 187
2. Régime spécial des dissolutions-confusion 187
3. Régime spécial applicable aux scissions de sociétés 187
3.1 Champ d'application du régime spécial 187
3.1.1 Sociétés concernées 187
3.1.2 Opérations concernées 187
3.2 Conditions d'application du régime spécial 188
3.3 Conséquences de la scission 188
17
4. Régime spécial applicable aux apports partiels d'actifs 188
4.1 Champ d'application du régime spécial 188
4.1.1 Sociétés concernées 188
4.1.2 Opérations concernées 188
4.2 Conditions d'application du régime spécial 189
4.3 Conséquences fiscales de l'apport partiel d’actif 189
4.3.1 Plus-value exonérée 189
4.3.2 Prix de revient des parts ou actions reçues en rémunération
de l'apport 189
4.3.3 Déclaration de cessation et pièces à joindre 189
4.3.4 Distribution par la société apporteuse des titres rémunérant
l'apport 190
4.3.5 Droits d'enregistrement 190
TRAITEMENT FISCAL DES COMPTES COURANTS D’ASSOCIES 190
18
DISPOSITIONS D’ORDRE FISCAL PREVUES PAR LA CONVEN-
TION DE VIENNE DU 18 AVRIL 1961 SUR LES RELATIONS
DIPLOMATIQUES 201
I – Etat étranger (Etat accréditant) 201
1. Exonération des locaux 201
a) Locaux dont l’Etat accréditant et le Chef de Mission sont
propriétaires 201
b) Locaux dont l’Etat accréditant et le Chef de Mission sont
locataires 202
2. Exonération des actes officiels 202
3. Exonération à l’importation 202
4. Situation au regard des taxes sur le chiffre d’affaires (taxe sur
la valeur ajoutée, taxe sur les opérations bancaires, taxes
spécifiques) 202
5. Situation au regard de l’acompte d’impôt sur le revenu du
secteur informel (AIRSI) 203
6. Situation au regard du prélèvement sur les rémunérations
versées aux prestataires du secteur informel 203
II – Agents diplomatiques 203
1. En matière de fiscalité intérieure 203
2. En matière de fiscalité de porte 204
III – Membres du personnel administratif et technique de la
Mission 204
IV – Membres du personnel de service de la Mission 205
V – Domestiques privés des membres de la Mission 205
DROIT SUR LE CHIFFRE D'AFFAIRES EN MATIERE DE CONTRI-
BUTION DES PATENTES ET DE TAXE SPECIALE D'EQUIPEMENT
DES ACHETEURS DE PRODUITS 205
1. En ce qui concerne le droit sur le chiffre d'affaires en matière
de contributiondes patentes 205
2. En ce qui concerne la taxe spéciale d'équipement 206
PRECISIONS RELATIVES AU CHIFFRE D’AFFAIRES A RETENIR
POUR LA DETERMINATION DU REGIME D’IMPOSITION ET DES
IMPOTS ET TAXES ASSIS SUR LE CHIFFRE D’AFFAIRES DES
STATIONS-SERVICE, DES VENDEURS DE BOISSONS, DES
DISTRIBUTEURS DE GAZ BUTANE ET DES DISTRIBUTEURS DE
PRODUITS DE TELEPHONIE 206
1. Détermination du chiffre d’affaires 206
a) En ce qui concerne les stations-service 206
19
b) En ce qui concerne les vendeurs de boissons 206
c) En ce qui concerne les distributeurs et revendeurs de butane 207
d) En ce qui concerne les distributeurs de produits de téléphonie 207
2. Impôts et taxes assis sur le chiffre d’affaires 207
REEVALUATION LIBRE DE BILAN 208
1. Notion de réévaluation libre 208
2. Modalités d'exécution de la réévaluation libre 209
2.1 Biens pouvant faire l'objet d'une réévaluation libre 209
2.2 Biens exclus de la réévaluation libre 209
2.3 Traitement de l'écart de réévaluation 209
2.3.1 Traitement comptable et droits d'enregistrement 209
2.3.2 Traitement au regard de l'impôt sur les BIC 209
2.3.3 Traitement au regard de l'impôt foncier et de la
contribution des patentes 211
3. Obligations déclaratives 211
REGIME FISCAL DES ASSOCIATIONS ET AUTRES ORGANISMES
SANS BUT LUCRATIF 211
1. Impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux 212
2. Impôt sur les traitements et salaires 213
3. Impôt sur le revenu foncier et impôt sur le patrimoine foncier 213
4. Contribution des patentes 213
5. Taxe sur la valeur ajoutée 213
5.1 Principe 213
5.2 Exceptions 213
5.2.1 Opérations exonérées dans le cadre général des activités
des associations et organismes à but non lucratif 214
5.2.2 Exonérations dans le cadre particulier des associations de
sport éducatif, de tourisme, d'éducation et de culture
populaire 214
5.2.3 Exonérations dans le cadre particulier des organismes de
bienfaisance et de lutte contre la pauvreté 215
5.2.4 Dons 215
PRECISIONS RELATIVES AU TRAITEMENT FISCAL ET A LA
GESTION DES SOCIETES COOPERATIVES 216
I- Procédures fiscales relatives à la gestion des coopératives 216
A- Réimmatriculation fiscale des coopératives suite au
changement de dénomination sociale 216
B- Immatriculation fiscale des établissements secondaires 217
II- Principe en ce qui concerne le régime fiscal 217
20
A- En matière d’impôt sur les bénéfices industriels et
commerciaux (BIC) 217
B- En matière de retenue à la source sur les livraisons de café
et de cacao aux exportateurs 217
C- En matière de contribution des patentes 218
D- En matière de taxe spéciale d’équipement 218
E- En matière d’impôt sur les traitements et salaires et d’impôt
général sur le revenu 218
F- En matière de droits de timbres relatifs aux lettres de voiture 218
REGIME FISCAL DES HOLDINGS 219
1.Conditions pour bénéficier des avantages prévus 219
1.1 Conditions tenant aux sociétés 219
1.2 Conditions tenant aux titres 220
1.3 Conditions tenant à la nature des activités 220
2. Avantages accordés 220
2.1 En matière d'impôt sur les bénéfices industriels et
commerciaux 220
2.1.1 Déductibilité des intérêts de comptes courants
d'associés 220
2.1.2 Taxation réduite ou exonération d'impôt sur les BIC 221
2.1.3 Imposition des revenus de participations 223
2.2 Imposition à l'impôt sur le revenu des créances 223
3. Assujettissement des sociétés holdings aux autres impôts et taxes 224
3.1 Impôt minimum forfaitaire 224
3.2 Taxe sur la valeur ajoutée 224
3.3 Contribution des patentes 224
REGIME FISCAL DES INTERETS MORATOIRES 225
21
2.2.2 Taxe sur la valeur ajoutée 230
2.2.3 Contribution des patentes 230
2.3 Règles d’imposition en phase de transformation et de
dissolution 230
2.3.1 En phase de transformation 230
2.3.2 En phase de dissolution et de liquidation 230
REGIME FISCAL PARTICULIER APPLICABLE AUX PROGRAMMES
DE LOGEMENTS A CARACTERE ECONOMIQUE ET SOCIAL ET AUX
GRANDS INVESTISSEMENTS DANS LE SECTEUR DE L’HABITAT 231
I – Avantages en faveur des programmes de logements à
caractère économique et social 232
1.Conditions d’octroi des avantages fiscaux 232
a) Nombre de logements 232
b) Type de logements 232
2. Procédure d’octroi des avantages 232
a) Examen préalable du dossier d’agrément par la commission
interministérielle 232
b) Agrément du Ministre en charge du Budget 233
3. Exonérations fiscales accordées 233
a) Exonérations accordées aux entreprises 233
b) Exonérations accordées aux acquéreurs 233
II – Mesures en faveur des grands investissements dans l’habitat 234
A – Exonérations fiscales accordées 234
1 – Exonérations en faveur des entreprises 234
2– Exonérations en faveur des acquéreurs 234
B – Conditions d’octroi des avantages fiscaux 235
C – Sanctions 235
REGIME FISCAL DES REDEVANCES ET REMUNERATIONS DE
PRESTATIONS DE SERVICES VERSEES A L’ETRANGER 235
23
MODALITES D’APPLICATION DU REGIME D’ENTREPRISE
FRANCHE DE TRANSFORMATION DES PRODUITS HALIEUTIQUES 257
1. Définition 266
2. Traitement fiscal 266
24
2.1. Au regard de l’impôt sur les bénéfices industriels et
commerciaux 266
2.2. Au regard de l’impôt sur le revenu des valeurs mobilières 266
ARRET PROVISOIRE D’ACTIVITE 268
1.Généralités 268
1.1.Entreprises concernées 268
1.2.Caractéristiques de l'arrêt provisoire d’activité 268
1.2.1. L’arrêt provisoire d'activité doit être total 268
1.2.2. Le personnel doit être en inactivité 268
1.3. Procédures à suivre 268
1.3.1. En ce qui concerne le contribuable 268
1.3.2. En ce qui concerne l’Administration 269
2. Régime fiscal applicable aux entreprises ayant souscrit une
déclaration d’arrêt provisoire d’activité 269
2.1.Obligations déclaratives 269
2.1.1.Pendant la durée de l’inactivité 269
2.1.2.Au terme de la période d'inactivité 270
2.2.Obligations contributives 270
2.2.1.En matière de taxe sur la valeur ajoutée 270
2.2.2. En matière de contribution des patentes 270
2.2.3.En matière d'impôt sur les bénéfices 271
2.3.Sanction 271
3.Traitement de l’arrêt provisoire d’activité sans déclaration
préalable 271
3.1. Procéder au constat de l’inactivité 271
3.2. Etablir une fiche de situation fiscale 272
3.3. Transmettre la fiche de suspension d’activité à la Direction
de l’informatique 272
NOTION D’AMENAGEMENTS, AGENCEMENTS ET INSTALLA-
TIONS ET DE CONSTRUCTION EN MATIERE D’IMPOT FONCIER
ET DE CONTRIBUTION DES PATENTES 272
Titre quatrième
Procédures fiscales
REGLES DE CONTROLE DE L’IMPOT 293
27
1.1.3 Limites du pouvoir de contrôle 294
1.2 Conséquences de l'exercice du droit de contrôle 302
2. Mise en œuvre du contrôle fiscal 305
2.1 Méthodes et procédures d’information de l’Administration 305
2.1.1 Demandes de renseignements, éclaircissements ou
justifications 305
2.1.2 Droit de visite et droit d'enquête 310
2.2 Vérification de comptabilité 315
2.2.1 Cadre général 315
2.2.2 Différents types de vérification de comptabilité 318
2.2.3 Mise en œuvre 321
2.2.4 Résultats de la vérification 323
2.3 Contrôle sur pièces 325
2.3.1 Documents visés 325
2.3.2 Mise en œuvre 325
2.3.3 Procédure de redressements 326
2.4 Vérification approfondie de la situation fiscale d’ensemble
des personnes physiques 326
2.4.1 Personnes et impôts visés 326
2.4.2 Mise en œuvre 327
2.4.3 Résultats de la vérification 328
PRECISIONS PORTANT SUR LES REGLES APPLICABLES EN
MATIERE DE PROCEDURES D’OFFICE 329
28
1 – Substitution de procédures de redressement 333
2 – Modalités de substitution de bases légales 334
DOMAINE DE LA JURIDICTION GRACIEUSE ET CRITERES
D’INSTRUCTION DES REQUETES DES CONTRIBUABLES 335
29
II- ANALYSE DU DISPOSITIF 347
A-Antérieurement à l’annexe fiscale 2011 347
B-Depuis l’entrée en vigueur de l’annexe fiscale 2011 347
P.1.05.- EXTENSION DE L’EXONERATION DE LA
TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE AUX MATERIELS
AGRICOLES ET PIECES DETACHEES ACQUIS PAR
CREDIT-BAIL (ARTICLE 11) 348
Deuxième partie
Impôts sur le revenu
Troisième partie
Procédures
30
I- PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 354
II- EXAMEN DU DISPOSITIF 354
A-Champ d’application 354
1- Entreprises visées 354
2-Documents concernés 354
B-Obligations et sanctions 355
1-Obligations 355
2- Sanctions 355
P.3.03.- PROROGATION DE LA DUREE DE VERIFICA-
TION SUR PLACE ET DU DELAI DE PRESCRIPTION
D’ASSIETTE EN CAS DE RECOURS A L’ASSISTANCE
ADMINISTRATIVE (ARTICLE 30) 355
I-PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 355
II- ANALYSE DU DISPOSITIF 355
A- Notion d’assistance administrative 355
B- Effets de l’assistance administrative sur les délais de contrôle
et sur la prescription 356
1-Prorogation de la durée du contrôle fiscal 356
2- Prorogation de la durée de la prescription 357
C-Modalités pratiques 358
P.3.04.- RENFORCEMENT DU DROIT DE COMMUNICA-
TION EN MATIERE D’IMPOT FONCIER (ARTICLE 31) 359
I-PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 359
II- ANALYSE DU DISPOSITIF 359
A- Champ d’application 359
1- Structures privées 359
2- Les Administrations et les autorités publiques intervenant
dans la chaîne foncière 360
B- Modalités pratiques 361
1-Mise en œuvre du droit de communication 361
2- Informations à fournir 361
3-Périodicité 364
4-Sanctions 364
31
Quatrième partie
Dispositions diverses
Deuxième partie
Impôts sur le revenu
33
I- PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 374
II- EXAMEN DU DISPOSITIF 375
A- Champ d’application de la retenue 375
1- Personnes visées 375
2- Sommes visées 375
B- Modalités pratiques de mise en œuvre de la mesure 375
1- Base imposable et taux 375
2- Fait générateur et exigibilité de la retenue 376
3- Procédure et lieu de paiement des retenues 376
C- Sanctions applicables 376
1- Omissions ou insuffisances de retenue 376
2- Retard dans le versement 376
3- Non-reversement des retenues opérées 376
4- Refus ou défaut de production des déclarations de retenues
et des attestations individuelles 376
D- Traitement fiscal de la retenue 377
P.2.03.- AMENAGEMENT DES DISPOSITIONS RELA-
TIVES A L’EXONERATION DES PENSIONS VERSEES
AUX PERSONNES RETRAITEES (ARTICLE 14) 377
Quatrième partie
Droits d’enregistrement
34
B- La mesure de suppression du droit de préemption de
l’Administration 380
P.4.02.- MESURE PORTANT DEMATERIALISATION
DE LA VIGNETTE (ARTICLE 22) 380
Cinquième partie
Dispositions diverses
35
Analyse de l’annexe fiscale 2013
Première partie
Taxes sur le chiffre d’affaires
Deuxième partie
Impôts sur le revenu
36
D-Conséquence du nouveau dispositif sur le calcul de l’IGR de
l’homme 393
E- Application de la mesure 393
Troisième partie
Dispositions diverses
37
Analyse de l’annexe fiscale 2014
Première partie
Taxes sur le chiffre d’affaires
Deuxième partie
Impôts sur le revenu
Troisième partie
Impôts fonciers
P.3.01.-PRECISIONS RELATIVES A LA VACANCE
D’IMMEUBLES EN MATIERE D’IMPOT FONCIER
(ARTICLE10) 403
38
A-Le champ d’application 403
1- Les immeubles concernés 403
2-Les personnes devant souscrire la déclaration 403
B-L’assiette 404
C-Le point de départ de la vacance 404
D- La période de la vacance ouvrant droit à l’application du
taux réduit 404
E-Cas particuliers 405
Quatrième partie
Droits d’enregistrement
P.4.0.1. – INSTITUTION D’UNE FORMALITE
FUSIONNEE D’ENREGISTREMENT ET DE
PUBLICITE FONCIERE (ARTICLE 19) 406
Cinquième partie
Procédures
39
Sixième partie
Dispositions diverses
40
Deuxième partie
Impôts sur le revenu
P.2.01- AMENAGEMENT DES REGIMES D’IMPOSI-
TION AU REGARD DU CRITERE DE CHIFFRE
D’AFFAIRES (ARTICLE 2) 416
Troisième partie
Impôts fonciers
41
P.3.02- AMENAGEMENT DE L’EXONERATION
D’IMPOT FONCIER DES TERRAINS CONCEDES OU
ATTRIBUES AUX ENTREPRISES DE PROMOTION
IMMOBILIERE (ARTICLE 18) 422
Quatrième partie
Procédures
Cinquième partie
Dispositions diverses
42
2- Personnes subissant la retenue au titre de l’impôt sur les
bénéfices non commerciaux 428
B- Implications de l’exemption du prélèvement sur les
paiements faits aux prestataires de services 428
P.5.05- AMENAGEMENT DE LA TAXE SUR LE
CAOUTCHOUC GRANULE SPECIFIE (ARTICLE 26) 428
I-PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 428
II- ANALYSE DU DISPOSITIF 429
A-Dispositions antérieures 429
B- Aménagements introduits par l’annexe fiscale 2015 429
43
C- Régime applicable aux factures établies avant l’entrée en
vigueur du dispositif et n’ayant pas encore fait l’objet de
demande d’attestation 433
D- Régime applicable aux demandes d’attestation en cours
d’instruction à la date d’entrée en vigueur du nouveau dispositif 433
Deuxième partie
Impôts sur le revenu
Troisième partie
Impôts fonciers
Quatrième partie
Droits d’enregistrement
Cinquième partie
Dispositions diverses
45
I. PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 447
II. ANALYSE DU DISPOSITIF 447
A- Mesure d’incitation à l’immatriculation volontaire 447
1- Champ d’application 447
2- Conditions d’application 448
3- Sanctions 448
B- Non-déductibilité des sommes versées en espèces, d’un
montant supérieur à 250 000 francs 448
1- Notion de paiement en espèces 448
2- Seuil de non-déductibilité des sommes versées en espèces 449
3- Champ d’application 450
P5. 04- PRECISION RELATIVE AU REGIME FISCAL
DES ENTREPRISES ELIGIBLES AU REGIME DE LA
ZONE FRANCHE DE LA BIOTECHNOLOGIE ET DES
TECHNOLOGIES DE L’INFORMATION ET DE LA
COMMUNICATION (ARTICLE 20) 450
46
1-Les entreprises visées par la formalité de certification 454
2-Les entreprises soumises à la formalité de visa 454
B-Modalités d’application de la mesure 454
1- Délais de dépôt des états financiers 454
2-Sanctions 455
Deuxième partie
Impôts sur le revenu
47
Quatrième partie
Droits d’enregistrement
48
2. Exonération du droit d’enregistrement des cessions des droits
sociaux des sociétés cotées à la Bourse régionale des Valeurs
mobilières (BRVM) 473
Cinquième partie
Dispositions diverses
50
P.5.07- AMENAGEMENT DES DISPOSITIONS FIS-
CALES APPLICABLES AUX COLLECTIVITES TERRI-
TORIALES (ARTICLE 24) 489
I-PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 489
II- ANALYSE DU DISPOSITIF 489
A- Dispositions antérieures 489
B-Aménagements introduits par l’annexe fiscale 2017 490
1-Champ d’application de la mesure 490
2-Modalités de mise en œuvre de la mesure 490
P.5.08- PRECISION RELATIVE A LA TAXE SUR LA
PUBLICITE RECOUVREE PAR LE DISTRICT
(ARTICLE 25) 491
51
2-En ce qui concerne les services 494
III- APPLICATION DE LA MESURE 494
P.1.02.- AMENAGEMENT DE L’ASSUJETTISSEMENT
DE CERTAINES ACTIVITES DE NEGOCE DE BIENS
D’OCCASION A LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE
(ARTICLE 4) 495
I – PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 495
II – ANALYSE DU DISPOSITIF 495
A-Dispositions antérieures 495
B- Aménagements apportés par l’annexe fiscale 2018 495
1- Modalités d’exercice du droit à déduction des entreprises de
négoce de biens d’occasion 496
2- Mode de détermination de la TVA facturée par les entreprises
locales de négoce de biens d’occasion 496
P.1.03- AMENAGEMENT DU DISPOSITIF RELATIF A
LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE SUR LES
TABACS (ARTICLE 5) 497
I – PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 497
II – ANALYSE DU DISPOSITIF 497
A-Dispositions antérieures 497
B-Aménagements apportés par l’annexe fiscale 2018 497
1- Assujettissement de l’ensemble des acteurs à la taxe sur la
valeur ajoutée 497
2-Application du taux normal de TVA 498
P.1.04- INSTITUTION D’UNE TAXE SUR LES VENTES
DE BOIS EN GRUMES (ARTICLE 42) 498
I- PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 498
II- ANALYSE DU DISPOSITIF 498
A- Institution d’une taxe sur les ventes de bois en grumes 498
1- Champ d’application 498
2- Assiette, base et taux de la taxe 499
3- Modalités de paiement de la taxe 499
B- Cas particulier des ventes de bois sur pied effectuées par la
SODEFOR 499
1-Champ d’application du prélèvement 499
2-Assiette et taux du prélèvement 500
52
Deuxième partie
Impôts sur le revenu
Troisième partie
Impôts fonciers
53
Quatrième partie
Droits d’enregistrement
Cinquième partie
Procédures
Sixième partie
Dispositions diverses
54
2- Obligation de production d’un état récapitulatif 514
P.6.02- RENFORCEMENT DU DISPOSITIF DE LUTTE
CONTRE L’EROSION DE LA BASE IMPOSABLE ET
LE TRANSFERT DE BENEFICES (ARTICLE 14) 514
I- PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 514
II- ANALYSE DU DISPOSITIF 515
A- Aménagement de la notion de territoire à fiscalité privilégiée
ou non coopératif 515
1- Définition de la notion de territoire à fiscalité privilégiée ou
non coopératif au sens du dispositif fiscal ivoirien 515
2- Modalités d’établissement et d’entrée en vigueur de la liste
ivoirienne 515
B-Institution de la déclaration pays par pays 516
1-Définition des termes 517
2-Champ d’application 518
3-Modalités de mise en œuvre 519
4-Règles de l’utilisation appropriée des données de la
déclaration 520
C. Renforcement du dispositif de lutte contre la
sous-capitalisation 520
1- Champ d’application 521
a. Personnes concernées 521
b. Opérations et sommes concernées 522
2- Présentation des conditions et limites de déductibilité des
intérêts 522
a. Condition de déductibilité liée à la libération entière du capital 522
b. Condition de déductibilité liée à la durée du prêt 523
c. Condition de déductibilité liée au montant du capital de
l’entreprise versante 524
d. Limite de déductibilité liée au résultat net avant impôt, intérêts,
dotations aux amortissements sur immobilisations et provisions 525
e. Limite de déductibilité liée au taux moyen des avances de la
Banque centrale 526
D- Prorogation de la durée des contrôles fiscaux portant sur les
transactions internationales intragroupes 526
1- Champ d’application 526
a. Contrôles de comptabilité 526
b. Contrôles portant sur les opérations internationales
intragroupes 526
55
c. Contrôles initiés après l’entrée en vigueur de l’annexe
fiscale 2018 527
2- Modalités de mise en œuvre 527
3– Conséquences de la prorogation du délai de contrôle 527
P.6.03- AMENAGEMENT DES DISPOSITIONS RELA-
TIVES AUX ETATS FINANCIERS DES CONTRI-
BUABLES SOUMIS A L’IMPOT SYNTHETIQUE
(ARTICLE 17) 528
I – PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 528
II- ANALYSE DU DISPOSITIF 528
A- Dispositions antérieures 528
B- Aménagements apportés par l’annexe fiscale 2018 529
P.6.05-PRECISIONS RELATIVES AU RECOUVRE-
MENT DES TAXES MUNICIPALES (ARTICLE 29) 529
I- PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 529
II- ANALYSE DU DISPOSITIF 529
A-Dispositions antérieures 529
B- Précisions apportées par l’annexe fiscale 2018 530
P.6.06- AMENAGEMENT DES DISPOSITIONS RELA-
TIVES A LA TAXE SUR LA PUBLICITE A SUPPORT
MOBILE (ARTICLE 30) 530
I- PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 530
II- ANALYSE DU DISPOSITIF 531
A-Dispositions antérieures 531
B- Aménagements apportés par l’annexe fiscale 2018 531
56
Notes de services de portée
générale
Titre premier
Impôts directs
CHAPITRE PREMIER
Impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux
Aux termes des dispositions de l’article 2 du Code général des Impôts, sont soumis
à l’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux (BIC) en Côte d’Ivoire, les
bénéfices qui y sont réalisés. De cette disposition, il ressort que :
– les bénéfices réalisés par une société ivoirienne dans des entreprises
exploitées à l’étranger, ne sont pas soumis à l’impôt sur les BIC en Côte
d’Ivoire ;
– les sociétés étrangères sont, quelle que soit leur nationalité, imposables à
l’impôt sur les BIC en Côte d’Ivoire à raison des profits tirés de leurs
entreprises exploitées en Côte d’Ivoire.
La présente note a pour but de préciser ces règles de territorialité dans ces différents
cas de figure.
1. En droit interne
La notion d’entreprise exploitée en Côte d’Ivoire ou hors de Côte d’Ivoire n’est pas
définie par la législation ivoirienne, et soulève en pratique des difficultés
d’application.
Il est admis que les bénéfices sont imposables en Côte d’Ivoire lorsqu’ils y sont
réalisés dans le cadre de l’exercice habituel d’une activité commerciale, industrielle
ou artisanale.
De même, lorsque les bénéfices sont réalisés dans les mêmes conditions à
l’étranger, ils ne sont pas imposables en Côte d’Ivoire.
D’un point de vue fiscal, il y a exercice habituel en Côte d’Ivoire ou hors de Côte
d’Ivoire, d’une activité commerciale, industrielle ou artisanale lorsque :
61
Impôts directs Impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux
Une entreprise étrangère qui possède en Côte d’Ivoire un établissement doit être
considérée comme y exerçant une activité commerciale, industrielle ou artisanale
habituelle et, de ce fait y est imposable à raison des bénéfices qu’elle retire de
l’exploitation dudit établissement. A contrario, lorsqu’une entreprise ivoirienne
possède à l’étranger un établissement, les profits générés par cet établissement ne
sont pas imposables en Côte d’Ivoire.
Tel est le cas notamment lorsque le représentant est installé dans les locaux en Côte
d’Ivoire portant l’enseigne du siège étranger, qu’il dispose d’un stock de marchandises
pour satisfaire aux commandes qu’il reçoit, et qu’il est muni d’une procuration lui
donnant le pouvoir de traiter directement avec la clientèle. Dans ce cas, le représentant
de l’entreprise n’est pas personnellement imposable au titre des bénéfices industriels et
commerciaux dans la mesure où il agit comme simple préposé.
62
Impôts directs Impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux
leur nature de l’activité exercée en Côte d’Ivoire et forment à elles seules un cycle
commercial complet. Les bénéfices réalisés dans ce cadre sont imposables à
l’étranger.
La même solution est valable pour une entreprise étrangère qui exerce en Côte
d’Ivoire de telles activités.
Les sommes ainsi déduites des bénéfices devront faire l’objet d’un relevé spécial
détaillé annexé à l’état financier annuel dont la production est prévue par l’article
36 du Code général des Impôts.
Elles seront rapportées par fractions égales aux bénéfices imposables des cinq
exercices consécutifs à partir du quatrième suivant celui de la création de
l’établissement ou du bureau
Toutes les conventions fiscales signées par la Côte d’Ivoire considèrent qu’en
présence des situations suivantes, il y a établissement stable :
– un siège de direction ;
– une succursale ;
– un bureau ;
– une usine ;
– un atelier ;
– une mine, une carrière ou tout autre lieu d’extraction de ressources naturelles;
63
Impôts directs Impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux
– un point de vente ;
Dans la plupart des conventions fiscales signées par la Côte d’Ivoire, on considère
qu’il n’y a pas établissement stable dans les cas suivants :
– une installation fixe d’affaires est utilisée, pour l’entreprise, aux seules fins de
publicité, de fourniture d’informations, de recherches scientifiques ou
d’activités analogues qui ont un caractère préparatoire.
Une entreprise n’est pas considérée comme ayant un établissement stable dans un
Etat contractant du seul fait qu’elle exerce son activité par l’entremise d’un
courtier, d’un commissionnaire général ou de tout autre agent jouissant d’un statut
indépendant, à condition que ces personnes agissent dans le cadre ordinaire de leur
activité.
Le fait qu’une société qui est un résident d’un Etat contractant contrôle ou est
contrôlée par une société qui est un résident de l’autre Etat contractant ou qui y
effectue des opérations commerciales, que ce soit par l’intermédiaire d’un
établissement stable ou non, ne suffit pas, en lui même, à faire de l’une quelconque
de ces deux sociétés, un établissement stable de l’autre.
Remarque
64
Impôts directs Impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux
«1°– Les entreprises qui, à l’occasion de l’exercice de leur activité versent à des
personnes physiques ne faisant pas partie de leur personnel salarié et à des
personnes morales, des commissions, courtages, ristournes commerciales ou autres
vacations, honoraires occasionnels ou non, gratifications et autres rémunérations,
doivent déclarer ces sommes dans les conditions prévues par l’article 127
lorsqu’elles dépassent 50.000 francs par an pour un même bénéficiaire.
La présente note a pour objet d’apporter des précisions sur le champ d’application
de cette disposition.
2. Sommes à déclarer
2.1 Sommes à déclarer visées par l’article 108-1° du Code général des Impôts
Les sommes à déclarer sont celles qui sont versées par les entreprises à l’occasion
de l’exercice de leur activité, à des personnes physiques ne faisant pas partie de leur
personnel salarié et à des personnes morales à titre de commissions et courtages,
honoraires et vacations, ristournes commerciales, gratifications et autres
rémunérations, ainsi que les droits d’auteur ou d’inventeur encaissés ou versés par
les entreprises, sociétés ou associations.
• Commissions et courtages
Ainsi, sont à déclarer, les sommes versées par une entreprise à des intermédiaires
qui lui ont procuré des marchandises, dès lors qu’elle n’établit pas qu’il s’agit d’un
complément de prix indirectement consenti au fournisseur.
65
Impôts directs Impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux
• Honoraires et vacations
Ce sont les rétributions des services rendus par les membres des professions
libérales et de certains auxiliaires de Justice dont le montant n’est pas tarifé.
– les honoraires de toute nature versés à des notaires par les entreprises, à l’occasion
de l’exercice de leur activité.
• Ristournes commerciales
Les ristournes consistent en une réduction de prix calculée sur l’ensemble des
opérations faites avec un même client pour une période déterminée.
Elles concernent à titre d’exemple, les remises hors facture consenties par les
entreprises de ventes en gros ou en demi-gros à leurs clients et payées à ces derniers
généralement en fin d’année, soit par chèque, soit en espèces, ou par tout autre
moyen, avec ou sans reçu.
Seules les remises ‘’hors facture’’ doivent être considérées comme des ristournes
au sens de l’article 108-1° du Code général des Impôts.
Les remises, rabais ou escomptes de caisse qui constituent une simple réduction
directe de prix, n’entrent pas dans le champ d’application de l’article 108-1°.
Les gratifications sont des sommes d’argent remises par l’employeur au personnel
pour marquer sa satisfaction au travail accompli, en plus de la rémunération qui lui
est normalement due.
Les autres rémunérations comprennent notamment toutes les sommes versées à des
tiers, quels que soient leur qualité, leur domicile, leur situation au regard de l’impôt
et qui ne constituent pas des recettes normales d’exploitation commerciale donnant
généralement lieu à l’émission de factures.
66
Impôts directs Impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux
2.2 Sommes à déclarer visées par l’article 108-2° du Code général des Impôts
Il s’agit des droits d’auteur ou d’inventeur qui ramènent aux droits versés à un
auteur ou inventeur du fait de l’utilisation ou de l’exploitation de son œuvre ou de
son invention.
Ainsi que le précise le texte, l’obligation imposée aux intéressés est limitée à la
déclaration des rémunérations qu’ils versent à l’occasion de leurs activités,
c’est-à-dire en définitive, des rémunérations qui figurent normalement dans la
comptabilité de leur exploitation.
Ainsi, sont à comprendre dans la déclaration, les sommes versées à des personnes
installées en Côte d’Ivoire ou hors de la Côte d’Ivoire.
Les sommes versées qui doivent être déclarées sont celles qui ont fait l’objet d’un
paiement effectif, et non celles qui figurent en charges à payer dans la comptabilité
de l’entreprise.
Le paiement peut se faire soit par versement en numéraire, soit par tout autre
moyen, notamment par chèque, par virement bancaire, par voie électronique
(mobile money), par inscription au crédit d’un compte courant, par remise de biens
en nature et par compensation.
Les sommes réglées avec retard ne doivent être déclarées qu’au titre de l’année au
cours de laquelle elles sont effectivement versées.
Pour apprécier le seuil de 50 000 francs, il y a lieu de faire masse de l’ensemble des
sommes versées à un même bénéficiaire au cours de l’année civile, même si les
diverses rémunérations ont des qualifications différentes ou s’il s’agit pour partie,
d’avantage en nature.
67
Impôts directs Impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux
En tout état de cause, l’article 46 du Livre de Procédures fiscales fait obligation aux
personnes versant des honoraires et autres rémunérations de tenir à la disposition de
l’Administration, les documents comptables permettant de connaître le montant de
ces versements.
La déclaration doit se faire sur une base hors taxe comprise et mentionner pour
chaque bénéficiaire, le montant total des sommes effectivement mises à sa
disposition.
6. Sanctions
En cas de défaut de déclaration, les sommes non déclarées ne sont pas admises
parmi les frais professionnels de la partie versante. Le montant hors taxe de la
charge n’est pas déductible. De même, la TVA y afférente n’ouvre pas droit à
déduction.
Dans le cas où des discordances sont constatées entre les informations portées sur
support papier ou sur support électronique, celles figurant sur la version papier font foi.
Si le retard excède trois mois, l’amende est portée à 2 000 000 de francs, majorée
de 200 000 francs par mois ou fraction de mois de retard supplémentaire. Cette
amende se cumule avec celle prévue au paragraphe précédent.
Des hésitations s’étant fait jour quant à la date de clôture des exercices comptables,
la date de dépôt des états financiers, celle de la déclaration des résultats et aux
modalités de paiement de l’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux
(BIC), les précisions suivantes sont apportées.
68
Impôts directs Impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux
Aux termes des dispositions des articles 13 et 47 du Code général des Impôts, tou-
tes les entreprises passibles de l’impôt sur les bénéfices quels que soient les
secteurs d’activités dans lesquels elles exercent, doivent clore leur exercice
comptable au 31 décembre de chaque année, sauf en cas de cession ou de cessation
d’activité en cours d’année.
En ce qui concerne les entreprises qui débutent leurs activités entre le 1er juillet et
le 31 décembre, les articles suscités prévoient qu’elles sont autorisées à arrêter leur
premier exercice comptable le 31 décembre de l’année suivante.
Ainsi, une entreprise créée le 1er novembre 2017 pourra clore son premier exercice
comptable le 31 décembre de l’année 2018.
Ainsi, conformément aux articles 36 et 49 du Code général des Impôts, les dates de
dépôt de la déclaration de résultats et celles du dépôt des états financiers pour les
entreprises relevant d’un régime du réel d’imposition comme pour celles relevant
du régime de l’impôt synthétique se présentent comme suit :
Ainsi, à titre exceptionnel, les entreprises qui ne relèvent pas du régime normal
d’imposition mais qui sont soumises à la procédure de visa de l’expert-comptable,
ne sont pas tenues de déposer à la date du 30 mai, des états financiers visés par un
expert-comptable.
69
Impôts directs Impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux
Les états financiers doivent être produits aussi bien sur support papier que par voie
électronique. En cas de discordance entre la version électronique et la version
papier, la version papier fait foi.
Les déclarations quant à elles, doivent être souscrites au moyen de procédés électroniques.
La présente note a pour objet de définir les critères d’assujettissement à l’impôt sur
les bénéfices industriels et commerciaux (BIC) et à l’impôt sur les bénéfices non
commerciaux (BNC).
Le Code général des Impôts énumère en ses articles premier et 85, les professions
imposables respectivement à l’impôt sur les BIC et à l’impôt sur les BNC.
Aux termes des dispositions de l’article premier du Code général des Impôts, l’impôt
sur les bénéfices industriels et commerciaux s’applique aux bénéfices des professions
commerciales, industrielles, artisanales et minières. L’impôt sur les bénéfices
s’applique également aux bénéfices des exploitations forestières ou agricoles.
Sont visés par cette disposition, les bénéfices réalisés par les personnes
accomplissant des actes de commerce (commerçants, artisans, industriels, etc.) et
ceux des agriculteurs.
70
Impôts directs Impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux
1.2 Activités et revenus soumis à l’impôt sur les bénéfices non commerciaux
Aux termes de l’article 85 du Code général des Impôts, sont considérés comme
provenant de l’exercice d’une profession non commerciale ou comme revenus
assimilés aux bénéfices non commerciaux, les bénéfices des professions libérales,
des charges et offices dont les titulaires n’ont pas la qualité de commerçant et de
toutes occupations, exploitations lucratives et sources de profits ne se rattachant pas
à une autre catégorie de bénéfices ou de revenus.
Ce sont notamment :
1.2.1 Les bénéfices des professions libérales et des titulaires de charges et offices
n’ayant pas la qualité de commerçant
Ces bénéfices sont réalisés dans le cadre d’une pratique individuelle, personnelle et
indépendante de la profession. Ceci n’exclut pas l’exercice de la profession dans le
cadre d’une société de personnes ou d’une société de moyens.
Les professions libérales sont celles où l’activité intellectuelle est prépondérante et qui
consistent en la pratique personnelle d’une science ou d’un art en toute indépendance.
Il est admis que bien qu’exerçant une profession à caractère libéral, les
pharmaciens se livrant à des opérations d’achat–revente qui constituent des actes de
commerce par nature, sont passibles de l’impôt sur les bénéfices industriels et
commerciaux.
Il s’agit notamment :
Le principe posé par l’article premier du Code général des Impôts rappelé
ci-dessus, ne s’applique pas, lorsque le commerçant ou l’industriel est non-résident
71
Impôts directs Impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux
fiscal. Dans ce cas, les revenus qu’il perçoit en Côte d’Ivoire sont soumis à l’impôt
sur les BNC en vertu de l’article 92 du Code, sous réserve de l’application d’une
convention fiscale.
2. Critères d’imposition
Pour l’imposition des personnes exerçant les activités visées ci-dessus, le dispositif
prévoit trois régimes d’imposition, à savoir le régime du bénéfice réel normal, le
régime du bénéfice réel simplifié et le régime de l’impôt synthétique.
Les seuils retenus pour la détermination des régimes d’imposition ne sont plus
fonction ni de la nature de l’activité exercée par le contribuable ni de la forme
juridique sous laquelle cette activité est exercée.
Ainsi, quelle que soit la nature de l’activité, tous les contribuables dont le chiffre
d’affaires annuel est supérieur à 150 millions de francs toutes taxes comprises,
relèvent du régime du bénéfice réel normal.
Ceux dont le chiffre d’affaires annuel est compris entre 50 et 150 millions de francs
toutes taxes comprises relèvent du régime du bénéfice réel simplifié.
72
Impôts directs Impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux
Il en résulte que les contribuables soumis à l’impôt sur les bénéfices non commerciaux
sont classés dans l’un des trois régimes d’imposition au regard de leur chiffre d’affaires.
Les conditions d’exercice de la profession peuvent avoir une incidence sur l’impôt
dû au titre des bénéfices réalisés. C’est notamment le cas lorsque le contribuable
exerce concurremment au sein d’une même entreprise, deux activités ou
professions distinctes ou complémentaires dont l’une est passible de l’impôt sur les
BIC et l’autre de l’impôt sur les BNC.
En principe, dans cette hypothèse, chaque catégorie de revenu est imposable dans
la cédule dont elle relève (article 107 du Code général des Impôts).
Toutefois, l’ensemble des produits réalisés par le contribuable est imposé dans la
catégorie des BNC si les opérations accessoires à caractère commercial sont
directement liées à l’exercice de l’activité libérale et constituent le strict
prolongement de cette dernière.
Dans le cas inverse, les bénéfices ou revenus non commerciaux qui peuvent être
rattachés à une entreprise passible de l’impôt sur les BIC sont assimilés à des
bénéfices industriels et commerciaux (BIC) en application de la théorie de
l’accessoire. On peut citer à ce titre, les revenus d’immeubles, produits des valeurs
mobilières et des participations, indemnités diverses, intérêts, honoraires d’un
pharmacien exploitant une officine, etc.
Des hésitations s’étant fait jour quant à l’imposition en Côte d’Ivoire à l’impôt sur
les bénéfices des recettes provenant de la vente à l’exportation de biens placés sous
certains régimes douaniers, notamment celui de l’entrepôt fictif, les précisions
suivantes sont apportées.
73
Impôts directs Impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux
Les régimes douaniers tels que l’entrepôt fictif n’emportent aucune conséquence en
matière de fiscalité intérieure principalement en matière d’impôt sur les bénéfices
industriels et commerciaux.
Les ventes réalisées à l’exportation, que les biens soient placés ou non sous un
régime douanier particulier, sont imposables dans les conditions de droit commun
aux impôts sur les bénéfices.
Les entreprises qui exportent des biens ou services à partir d’un établissement
stable ou d’une base fixe située sur le territoire fiscal ivoirien qui s’entend, du
territoire terrestre, des eaux territoriales, du plateau continental et de la zone
économique exclusive s’étendant jusqu’à 200 milles marins, sont imposables à
l’ensemble des impôts et taxes en vigueur en Côte d’Ivoire, sauf disposition
contraire prévue par le régime fiscal applicable aux zones franches.
L'article 64 du Code général des Impôts fixe le taux de l'impôt sur les bénéfices
industriels et commerciaux à 20 % pour les personnes physiques et à 25 % pour les
personnes morales.
En outre, l'article 55 dudit Code prévoit pour les entreprises de transport public, un
impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux (BIC) déterminé forfaitairement
et perçu par anticipation en même temps que la patente de leurs véhicules. En
pratique, le montant de l’impôt sur les BIC calculé dans ces conditions s’ajoute au
montant de la patente ; de sorte que le montant de la patente comprend celui de
l’impôt par anticipation.
Ainsi, le taux à appliquer sur la base forfaitaire pour la détermination de l'impôt sur
les bénéfices perçus par anticipation en même temps que la patente, est de 25 %
pour les entreprises de transport public constituées sous forme de société et de
20 % pour les entreprises individuelles.
En tout état de cause, il reste entendu que l’impôt sur les bénéfices acquitté par
anticipation lors du paiement de la patente de véhicules est déductible de l’impôt
sur les bénéfices déclaré en fin d'exercice par l'entreprise.
74
Impôts directs Impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux
L’article 18-5° du Code général des Impôts dispose que les redevances de cession
ou de concession de licence d’exploitation, de brevet d’invention, de marques de
fabrique, procédés ou formules de fabrication et autres droits analogues ou les
rémunérations de services de toute nature payés ou dus entre entreprises ivoiriennes
appartenant au même groupe, ne sont admises en déduction que si le débiteur
apporte la preuve que ces dépenses correspondent à des opérations réelles et
qu’elles ne présentent pas un caractère anormal ou exagéré.
Lorsque ce montant excède l’une de ces deux limites, l’excédent est réintégré au
résultat imposable.
Exemples chiffrés
Exemple 1
75
Impôts directs Impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux
L’entreprise X a réalisé pendant cette année 2014, un chiffre d’affaires hors taxe
d’un montant de 500 000 000 de francs. Les frais généraux au titre de la même
année s’élèvent à 100 000 000 de francs.
Le montant total des frais d’assistance technique au titre de l’exercice 2014 s’élève
à 13 000 000 de francs.
Dans ce cas, les frais d’assistance technique versés par la société X à la société Y
sont totalement déductibles.
Exemple 2
Elle a réalisé au cours de cette même année, un chiffre d’affaires de 600 000 000 de
francs et les frais généraux s’élèvent à 200 000 000 de francs.
Le montant total des frais d’assistance technique exposés est de 50 000 000 de francs.
76
Impôts directs Impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux
L’excédent de 20 000 000 de francs (50 000 000 – 30 000 000) n’étant pas déducti-
ble, il doit être réintégré au résultat imposable de l’exercice 2015.
Exemple 3
Ainsi, la différence de 30 000 000 de francs (50 000 000 – 20 000 000) doit être
réintégrée dans la base imposable de l’impôt sur les bénéfices.
AMORTISSEMENTS DIFFERES
77
Impôts directs Impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux
L'imputation des amortissements différés ne peut intervenir que lorsque les déficits
fiscalement reportables ont été déduits du résultat fiscal déclaré. Elle s’effectue
selon les étapes suivantes :
R1= Résultat comptable de l'exercice avant impôt sur les BIC et après déduction
des amortissements de l'exercice + somme algébrique des réintégrations et
déductions fiscales
R 2 = R 1– Déficits reportables
R 3 = R 2 – Amortissements différés
NB :
Exemple :
78
Impôts directs Impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux
Application numérique
Résultat fiscal provisoire : 600 000 + 800 000 – 400 000 = 1 000 000
Et R 2 = R 1– Déficits reportables
R 2 = -200 000
Puisque R2 est négatif, cela signifie que l’entreprise peut constituer des ARD à
hauteur de 200 000 francs. Elle va transformer une partie des 300 000 francs des
dotations aux amortissements en ARD pour une valeur de 200 000 francs.
Si son résultat fiscal définitif est nul, l’entreprise A acquitte un impôt minimum
forfaitaire dont le montant est identique à celui qu’elle aurait déclaré pour un
résultat fiscal déficitaire de 200 000 francs.
Dans ce cas, les 200 000 francs deviennent des sommes indéfiniment reportables,
alors que les déficits fiscaux restant (1 000 000 = 1 200 000 – 200 000), ne sont
reportables que sur les cinq (5) prochains exercices comptables.
79
Impôts directs Impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux
A– Documents à fournir
Pour bénéficier de la mesure de réduction d’impôt sur les BIC prévue par l’article
110 du Code général des Impôts, les entreprises doivent produire les documents
suivants :
– les états financiers de l’exercice au titre duquel les avantages sont sollicités ;
Les entreprises agréées au régime de l’article 110 du CGI bénéficient d’une réduc-
tion d’impôt sur les BIC/BA, qui doit être imputée dans la limite de 50 % des
bénéfices de chacun des exercices considérés, sur les résultats des quatre (4)
exercices suivant celui de l’achèvement du programme agréé.
Exemples :
80
Impôts directs Impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux
1er 2e 3e 4e
MONTANT EXERCICE EXERCICE EXERCICE EXERCICE
(2015) (2016) (2017) (2018)
Montant de l’investissement
réalisé, hors biens exclus = (I) 100 000 000
Montant de la réduction
accordée sur l’investissement
réalisé (I x 35 %) 35 000 000
Montant de la réduction à
35 000 000 24 000 000 16 500 000 12 500 000
imputer (R)
Bénéfice réalisé = B 22 000 000 15 000 000 12 000 000 25 000 000
Seuil limite de l’imputation
11 000 000 7 500 000 6 000 000 12 500 000
(B x 50 %) = SL
Base imposable après réduc-
11 000 000 7 500 000 6 000 000 10 500 000
tion = Bi
Réduction restant à imputer
24 000 000 16 500 000 10 500 000
(R–SL) = RI
Impôt sur les BIC/BA à
2 750 000 1 875 000 1 500 000 3 125 000
acquitter (Bi x 25 %)
1er 2e 3e 4e
MONTANT EXERCICE EXERCICE EXERCICE EXERCICE
(2015) (2016) (2017) (2018)
Montant de l’investissement
réalisé, hors biens exclus = (I) 400 000 000
Montant de la réduction
accordée sur l’investissement
160000 000
réalisé (I x 40 %)
Montant de la réduction à
160 000 000 145 000 000 120 000 000 45 000 000
imputer (R)
Bénéfice réalisé = B 30 000 000 50 000 000 150 000 000 77 000 000
81
Impôts directs Impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux
Sur la période des quatre (4) exercices suivant la fin des investissements, la société
BERGA a pu imputer la somme de 153 500 000 francs sur le montant de
160 000 000 de francs correspondant à la réduction dont elle devait bénéficier.
Le reliquat de 6 500 000 francs qui n’a pu faire l’objet d’imputation, est définitivement
perdu.
L’article 67 du Code général des Impôts prévoit au profit des adhérents des centres
de gestion agréés, une réduction d’impôt sur le bénéfice de 50 % l’année de leur
adhésion et les deux années suivantes et de 20 % à partir de la quatrième année et
pendant toute la période d’adhésion à un centre de gestion agréé.
Par ailleurs, l’article 41 du Code général des Impôts dispose que les personnes
physiques ou morales qui bénéficient d’un régime d’exonération totale ou partielle
d’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux sont exonérées, dans les
mêmes conditions et quotités, de l’impôt minimum forfaitaire.
Nonobstant les dispositions de cet article, sur la base d’une interprétation restrictive
de la circulaire d’application n° 1773/MEFP/D.G.I du 15 juin 1994 relative à
l’impôt minimum forfaitaire, certains services excluent les adhérents des centres de
gestion agréés passible de l’impôt minimum forfaitaire, du bénéfice de cette
exonération au motif que l’article 41 du Code général des Impôts ne vise que les
contribuables soumis au régime réel normal d’imposition, les usines nouvelles et
les entreprises agréées au Code des Investissements.
La présente note précise que les dispositions de l’article 41 du Code général des
Impôts concernent l’ensemble des contribuables qui bénéficient d’une exonération
totale ou partielle d’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux.
82
CHAPITRE 2
Impôt sur les bénéfices non commerciaux
Le Code général des Impôts prévoit en ses articles 95 et suivants, une retenue à la
source d'impôt sur les bénéfices sur les honoraires, commissions, ristournes et
rémunérations de toute nature versées aux membres des professions libérales, tels
que les avocats, les huissiers de justice, les conseils juridiques et fiscaux, les comp-
tables, les commissaires-priseurs, les notaires et les médecins.
Sont également visées les sommes versées aux collaborateurs non-salariés, aux
artistes et aux enseignants vacataires.
Des controverses étant apparues quant à la forme juridique sous laquelle exerce le
redevable qui subit la retenue, les précisions suivantes sont apportées.
L'objectif visé par cette retenue est une meilleure fiscalisation des membres des
professions indépendantes, passibles de l'impôt sur les bénéfices non commerciaux
(BNC).
Ainsi, sont exclus de la retenue, ceux qui exercent leurs activités dans le cadre
d'une société de capitaux et qui sont de ce fait, assujettis à l'impôt sur les bénéfices
industriels et commerciaux.
Les rémunérations versées aux membres des professions libérales exerçant sous
cette forme juridique ne peuvent donc subir la retenue à la source au titre de l'impôt
sur les BNC.
Les dispositions des articles 93 à 98 du Code général des Impôts mettent à la charge
de certaines personnes physiques ou morales passibles de l'impôt sur les bénéfices,
l'obligation de retenir à la source pour le compte du Trésor public, 7,5 % des sommes
brutes versées à titre de rémunérations à des structures ou aux personnes qui ne sont
pas leurs salariés.
Il s’agit notamment :
83
Impôts directs Impôt sur les bénéfices non commerciaux
Sont également visés certains organismes publics ou privés quels que soient leur
forme juridique et leur régime fiscal.
Des hésitations s’étant fait jour quant à la base imposable à retenir pour l'application du
taux de 7,5%, il est précisé que ladite base est constituée de l’ensemble des sommes
versées en rémunération des prestations reçues, à l'exclusion de la taxe sur la valeur
ajoutée.
Ainsi, lorsque la prestation est soumise à la taxe sur la valeur ajoutée la retenue à la
source ne doit s’appliquer que sur une base hors taxe.
84
CHAPITRE 3
Impôts sur les traitements, salaires, pensions et rentes viagères
En l’état actuel du droit positif ivoirien, les billets d’avions alloués aux salariés par
leurs employeurs sont considérés comme des avantages en nature.
Des hésitations s’étant fait jour quant à la portée de cette position, les précisions suivantes
sont apportées, selon que le salarié bénéficie ou non d’un contrat d’expatrié.
Ces frais de transport qui sont indissociables du coût de recrutement d’un salarié
expatrié, sont déductibles pour la détermination de la base de l’impôt sur les bénéfices
de l’employeur.
Ils ne constituent pas pour autant un supplément de salaire passible de l’impôt sur
les traitements et salaires. Il s’agit en effet de frais professionnels liés aux
conditions de recrutement et exonérés en conséquence de l’impôt sur les salaires.
La même solution s’applique aux frais de déménagement.
Les salariés ne disposant pas d’un contrat d’expatrié ne bénéficient pas de la prise
en charge des frais de transport de congés annuels, puisque leur domicile est situé
en Côte d’Ivoire.
Les frais de l’espèce supportés par l’employeur constituent en tout état de cause des
suppléments de salaires soumis à l’impôt sur les traitements et salaires et sont
déductibles pour la détermination des résultats imposables de l’employeur.
Aux termes des dispositions de l’article 118 du Code général des Impôts, l’ensemble
des rémunérations versées au salarié sont en principe passibles de l’impôt sur les
traitements et salaires.
La loi établit cependant une distinction entre les allocations spéciales destinées à
couvrir les frais inhérents à la fonction ou à l’emploi et les autres primes et
rémunérations accessoires.
85
Impôts directs Impôts sur les traitements, salaires, pensions et rentes viagères
Les allocations spéciales sont regardées au plan fiscal comme ne constituant pas de
véritables compléments de salaires sous certaines conditions définies par la loi, et
ne sont pas en totalité prises en compte dans la base imposable.
1. Notion
Aux termes de l’article 116 du Code général des Impôts, sont affranchies de l’impôt
dans la limite du dixième de la rémunération totale, indemnités comprises, perçue
par le contribuable, les allocations spéciales destinées à couvrir les frais inhérents à
la fonction ou à l’emploi et effectivement utilisées conformément à leur objet.
Ces allocations spéciales peuvent revêtir la forme d’indemnités pour frais d’emploi
ou de remboursements forfaitaires ou réels de frais engagés par le salarié dans le
cadre de son activité.
– l’indemnité de représentation ;
– l’indemnité de fonction.
2. Conditions d’exonération
L’exonération prévue à l’article 116 du Code général des Impôts s’applique sous
les conditions cumulatives suivantes :
Les allocations doivent correspondre à des dépenses spéciales autres que celles
susceptibles d’être couvertes par l’abattement forfaitaire de 20 % prévu à l’article
119 du Code général des Impôts. Ainsi, les dépenses professionnelles courantes,
c’est-à-dire celles que doivent exposer les salariés pour être en mesure d’occuper
leur emploi ou d’exercer leur fonction, ne peuvent pas donner lieu à des allocations
exonérées.
A titre d’exemples, les frais de transport engagés par le salarié pour se rendre à son
lieu d’emploi ou à son domicile, les frais de restauration sur le lieu de travail, les
frais de documentation personnelle constituent des frais professionnels couverts par
la déduction forfaitaire de 20 %.
En revanche, les allocations exonérées sont celles qui correspondent à des dépenses
professionnelles spécifiques à l’activité exercée et qui sont exposées dans l’intérêt
direct de l’employeur.
86
Impôts directs Impôts sur les traitements, salaires, pensions et rentes viagères
2.2 Les allocations doivent être destinées à couvrir des frais inhérents à la
fonction ou à l’emploi
Les allocations doivent couvrir des frais engagés dans l’intérêt exclusif de
l’entreprise et qui sont occasionnés directement par l’exercice de la profession
salariée, à l’exclusion des dépenses d’ordre privé qui résultent de simples
convenances personnelles.
Les allocations ou indemnités couvrant des frais incombant par nature au salarié,
constituent des suppléments de salaires imposables.
– les sommes versées aux travailleurs par les employeurs à l’occasion des
cérémonies de décoration ou de distinction dans la limite d’un montant brute
ne pouvant excéder six mois de salaire hors avantages en nature ;
– les frais de restauration sur le lieu de travail. Toutefois, les dépenses suppor-
tées par l’employeur pour la prise en charge des frais de restauration du
personnel dans les cantines de l’entreprise dans la limite de 30.000 francs
CFA par mois et par salarié. (art 116-17°) ;
– les frais supplémentaires de nourriture supportés par les salariés qui travaillent
sur des chantiers très éloignés de leur lieu de travail habituel (indemnités dites
de panier).
87
Impôts directs Impôts sur les traitements, salaires, pensions et rentes viagères
Les frais engagés doivent être appuyés par des factures justificatives. En effet, les
employeurs doivent, à la demande de l’Administration, justifier par tous documents
et éléments, la réalité et le montant des frais spéciaux supportés par leurs salariés et
établir que ces frais ont été exposés dans l’intérêt direct et exclusif de l’entreprise.
2.4 Les allocations ne doivent pas être cumulées avec des remboursements de
frais réels
Les allocations ne peuvent faire double emploi avec des remboursements réels de
frais ayant le même objet.
L’exonération prévue à l’article 116-1° du Code général des Impôts est limitée à
10 % de la rémunération totale, indemnités comprises, hors avantages en nature.
Par rémunération, il faut entendre toute somme payée en numéraire pour le prix
d’un travail ou d’un service.
88
Impôts directs Impôts sur les traitements, salaires, pensions et rentes viagères
Le taux d’usage desdites contributions est fixé à 2,8 % pour le personnel local, et
12 % pour le personnel expatrié.
1. Critères de qualification
Les salariés, quelle que soit leur nationalité, qui bénéficient d’un contrat de travail
expatrié visé par l’agence en charge de l’emploi Jeunes, ont nécessairement au
regard de l’impôt sur les salaires, la qualité d’expatriés.
Les salariés de nationalité étrangère, bien que ne disposant pas d’un contrat de
travail expatrié visé par l’agence en charge de l’emploi Jeunes doivent être regardés
au plan fiscal comme faisant partie du personnel expatrié, dès lors qu’ils occupent
des fonctions de direction ou d’encadrement (cadres, chefs de chantiers, etc.) ou
qu’ils perçoivent des rémunérations, avantages en nature compris, supérieures à
celles habituellement perçues par les salariés de nationalité ivoirienne.
La circonstance que les intéressés sont recrutés en Côte d’Ivoire ne saurait suffire à
leur conférer la qualité de personnel local.
2. Cas particuliers
Tel est le cas notamment lorsque l’employeur cotise à des caisses étrangères de
retraite complémentaire en raison de la nationalité étrangère que possède le binational.
89
Impôts directs Impôts sur les traitements, salaires, pensions et rentes viagères
– Directeur général ;
– Administrateur général ;
La prise en compte des avantages en nature dans le calcul de l’impôt sur les traitements
et salaires a souvent donné lieu, en pratique, à des difficultés d’application.
1.1 Définition
Un avantage en nature est un bien alloué ou une prestation accordée à titre gratuit et
considéré fiscalement comme un complément de rémunération accordé au salarié
dans le cadre de son activité. Cette notion regroupe l’ensemble des frais supportés,
en totalité ou en partie, par l’employeur pour le compte de son salarié à titre de
complément de salaire. Il s’agit notamment des rémunérations consistant en la
concession à titre gratuit au salarié d’un bien dont l’employeur est propriétaire ou
locataire ou en la fourniture de prestations de services.
Le Code général des Impôts en son article 118 dispose que pour la détermination
des bases d’imposition, il est tenu compte du montant total brut des traitements, y
compris les sommes mandatées au titre du pécule, indemnités et émoluments,
salaires, pensions et rentes viagères, ainsi que de tous les avantages en argent ou en
90
Impôts directs Impôts sur les traitements, salaires, pensions et rentes viagères
De même, les logements d’astreinte ne doivent pas être considérés comme des
avantages en nature imposables. Ce sont des immeubles mis à la disposition d’un
salarié pour lui permettre d’intervenir rapidement sur son lieu de travail lorsque la
nécessité se présente. Ledit logement ne doit pas constituer le domicile personnel du
salarié.
Ainsi, le logement fourni aux employés dans les dortoirs communs sur un vaisseau de
forage ne constitue pas un avantage en nature, compte tenu des nécessités du service.
A titre d’exemples, on peut citer les avantages ci-après prévus par l’arrêté n° 1028
MEF-DGI-SLCD du 7 novembre 1996 du Ministre chargé des Finances :
– le logement ;
– le mobilier ;
– la domesticité ;
– l’électricité ;
– l’eau ;
– le téléphone à domicile ;
– le gardiennage ;
Dans ce cas, le montant des avantages en nature est déterminé par la somma-
tion des dépenses engagées pour l’utilisation dudit véhicule (frais de
carburant, frais d’entretien, assurance, vignette, visite technique, etc.). Ce
91
Impôts directs Impôts sur les traitements, salaires, pensions et rentes viagères
montant sera réparti sur l’ensemble des salariés et sera affranchi de l’impôt à
hauteur de 25 000 francs par mois pour chacun d’eux, conformément aux
dispositions de l’article 116-10 du Code général des Impôts.
2. Mode d’évaluation
– un mode d’évaluation forfaitaire pour les avantages en nature dont la liste est
fixée par l’arrêté n° 1028 MEF.DGI.DGA.SLCD du 7 novembre 1996 ;
L’évaluation forfaitaire trouve son fondement dans l’article 118 du Code général
des Impôts qui dispose en son paragraphe 2 que pour la détermination des bases
d’imposition, l’estimation des rémunérations allouées sous forme d’avantages en
nature est opérée dans les conditions d’un arrêté ministériel.
Conformément aux dispositions de l’article 118 du Code général des Impôts, les
avantages en nature qui ne figurent pas dans l’énumération de l’arrêté susvisé, sont
à prendre en compte pour le calcul de l’impôt sur les traitements et salaires dû par
le salarié et des impôts à la charge de l’employeur, pour leur valeur réelle.
92
Impôts directs Impôts sur les traitements, salaires, pensions et rentes viagères
La présente note a pour objet de préciser le régime fiscal applicable à ces indemnités.
1. Notion
Les indemnités visées sont celles qui sont versées par l’employeur à l’occasion du
départ définitif d’un salarié de l’entreprise :
En principe, toutes les indemnités versées à l’occasion du départ définitif du salarié sont
imposables, à l’exception des indemnités revêtant le caractère de dommages et intérêts.
93
Impôts directs Impôts sur les traitements, salaires, pensions et rentes viagères
Il s’agit notamment :
– les frais funéraires et toutes autres indemnités de cette nature versée à cause
du décès d’un employé ne sont pas soumis à l’impôt sur les traitements et
salaires s’ils apparaissent, eu égard à leur montant et aux conditions dans
lesquelles ils sont alloués, comme constituant un véritable secours.
Quotité imposable
Toutes les indemnités légales sont imposables sur leur montant total. Toutefois, la
fraction de l’indemnité de licenciement ou de l’indemnité de départ à la retraite à
soumettre à l’impôt est fixée uniformément à la moitié de son montant.
94
Impôts directs Impôts sur les traitements, salaires, pensions et rentes viagères
Période d’imposition
95
CHAPITRE 4
Impôts fonciers et prélèvements assimilés
L’article 158 du Code général des Impôts fixe le taux de l’impôt sur le patrimoine
foncier applicable à la résidence secondaire à 3 %. Ce taux ne s’applique qu’à une
seule résidence secondaire. L’impôt sur le revenu locatif n’est pas applicable à la
résidence secondaire.
Des hésitations s’étant fait jour quant à la définition de la résidence secondaire, les
précisions suivantes sont apportées.
Les propriétaires dont l’immeuble remplit les critères sus énumérés doivent, se faire
établir auprès de la Direction du Cadastre, un certificat de résidence secondaire.
Une habitation anciennement mise en location peut être considérée comme une
résidence secondaire, dès lors qu’il est mis fin à cette location par la résiliation du
contrat de bail ou de location verbale et que les conditions énumérées ci-dessus sont
remplies.
96
Impôts directs Impôts fonciers et prélèvements assimilés
Aux termes de l’article 154 du Code général des Impôts, en cas de bail
emphytéotique, l’emphytéote se substitue entièrement au bailleur. L’impôt est donc
à la charge exclusive de l’emphytéote.
Par ces dispositions, il faut entendre que le redevable de l’impôt foncier des
immeubles sous bail emphytéotique n’est pas le propriétaire qui donne à bail son
immeuble, mais le locataire ou preneur dit emphytéote.
Les terrains non bâtis sous bail emphytéotique sont imposés sur leur valeur vénale à
l’impôt sur le patrimoine foncier des propriétés non bâties.
La valeur vénale des terrains est déterminée, en ce qui concerne les terrains urbains
situés dans l’étendue d’une agglomération déjà existante ou en voie de formation et
compris dans les limites des plans de lotissement régulièrement approuvés, par les
commissions communales nommées par arrêté du Ministre en charge du Budget.
En ce qui concerne les autres terrains, c’est-à-dire ceux qui, se trouvant en dehors
du périmètre des agglomérations susvisées, sont destinés à l’établissement de
maisons d’habitation, factoreries, comptoirs avec leurs aisances et dépendances,
lorsque lesdites constructions ne se rattachent pas à une exploitation agricole
imposable, la valeur vénale est déterminée aux moyens des actes translatifs de
propriété concernant les terrains imposables ou les terrains voisins, ou à défaut
d’actes translatifs, par voie d’estimation directe.
L’article 153 du Code général des Impôts, qui prévoit trois méthodes successives
d’évaluation de la valeur de l’immeuble, n’est donc pas applicable pour la détermi-
nation de la valeur vénale des propriétés non bâties sous bail emphytéotique.
2– Cas des terrains sous bail emphytéotique ayant fait l’objet de constructions
par l’emphytéote
97
Impôts directs Impôts fonciers et prélèvements assimilés
L’impôt est déterminé sur la valeur locative des constructions conformément aux
dispositions de l’article 153 du Code général des Impôts.
Aux termes de cet article, la valeur locative est déterminée par référence au contrat
authentique ou de locations verbales passées dans les conditions normales. A
défaut, l’évaluation est établie par comparaison avec des locaux dont le loyer aura
été régulièrement constaté ou sera notoirement connu. Le cas échéant, la valeur
locative est déterminée par voie d’appréciation directe.
3– Cas des terrains nus affectés à un usage commercial ou industriel sous bail
emphytéotique
L’article 150 du Code général des Impôts dispose que les terrains affectés à un
usage commercial ou industriel sont passibles de l’impôt sur le revenu foncier.
Il résulte de cette disposition que les terrains sous bail emphytéotique affectés à un
usage commercial ou industriel sont également passibles de l’impôt sur le revenu
foncier au nom de l’emphytéote.
La valeur locative est, dans ce cas, déterminée comme en matière de terrains bâtis
dans les conditions de droit commun, conformément aux dispositions de l’article
153 du Code général des Impôts.
Aux termes de ces dispositions, la valeur locative des terrains à usage industriel ou
commercial est déterminée à raison de l’usage auquel ils sont affectés, y compris la
valeur locative du sol. Il s’agira donc d’appliquer la méthode d’appréciation directe.
Il est rappelé que cette méthode consiste à appliquer à la valeur du bien inscrite au
bilan, des coefficients variables selon chaque nature de bien auquel le terrain se
rattache (cf. note de service relative au régime général de la contribution des
patentes).
Toutefois, l’impôt foncier acquitté sur la base de ces redevances sera déductible de
l’impôt déterminé suivant l’une des méthodes sus indiquées.
98
Impôts directs Impôts fonciers et prélèvements assimilés
L’article 153 du Code général des Impôts définit la valeur locative comme étant le
prix que le propriétaire retire de ses immeubles lorsqu’il les donne à bail, ou s’il les
occupe lui-même, celui qu’il pourrait en tirer en cas de location.
L’article 166 du Code général des Impôts met à la charge des propriétaires
exonérés de l’impôt sur le revenu foncier et de l’impôt sur le patrimoine foncier des
propriétés bâties, une taxe de voirie, d’hygiène et d’assainissement.
Par conséquent, cette taxe est due en cas d’exonération partielle ou totale d’impôt foncier.
99
Impôts directs Impôts fonciers et prélèvements assimilés
suivants du Code général des Impôts, en réduisant les taux de l’impôt sur le
patrimoine foncier et de l’impôt sur le revenu foncier respectivement de 11 % à
9 % et de 4 % à 3 %.
Le dispositif qui prévoit ces nouveaux taux, indique les personnes concernées ainsi
que les immeubles visés.
A– Personnes concernées
La mesure de réduction des taux de l’impôt foncier vise les particuliers, personnes
physiques c’est-à-dire, celles qui ne font pas une exploitation professionnelle de
leur immeuble.
Sont donc exclues du bénéfice de la mesure, les personnes morales et les entreprises.
B– Taux applicables
C- Immeubles concernés
– les immeubles servant d’habitation principale à raison d’un seul occupé par le
propriétaire ;
– les immeubles bâtis des personnes physiques restés vacants pendant une
période de six mois consécutifs au cours d’une même année.
L’immeuble est considéré vacant lorsqu’il est inoccupé, c’est-à-dire qu’il n’est pas
habité ou ne sert pas à l’exercice d’une activité.
Par six mois consécutifs, il convient d’entendre une période de six mois sans
interruption. Sont donc exclus, les cas de périodes d’inoccupation discontinues
dont le cumul est égal ou supérieur à 180 jours.
La vacance est constatée à partir du premier jour du mois suivant celui au cours
duquel la déclaration en est faite par le contribuable au service des Impôts de
rattachement. La fin de la vacance doit être également notifiée au service
compétent au plus tard le 15 du mois suivant le mois de fin de la vacance.
100
Impôts directs Impôts fonciers et prélèvements assimilés
En tout état de cause, la vacance pendant la période des six mois consécutifs doit
être constatée au cours d’une même année.
Les déclarations de vacance souscrites après le premier semestre d’une année civile
en cours, ne peuvent donner droit au bénéfice du taux réduit de 3 %.
L’article 151-7 du Code général des Impôts prévoit une exemption d’impôt foncier
en ce qui concerne les immeubles servant aux exploitations agricoles pour loger les
animaux et serrer les récoltes.
Par conséquent, pour que l’exemption prévue par le dispositif précité soit pleinement
applicable, les immeubles concernés doivent servir soit à loger les animaux, soit à
serrer les récoltes ou, qu’au sein desdits immeubles, ces deux types d’activités
s’exercent de manière simultanée.
101
CHAPITRE 5
Impôt sur le revenu des capitaux mobiliers
Des divergences d’interprétation étant apparues lors des contrôles fiscaux, quant à
l’application de l’impôt sur le revenu des créances aux intérêts servis par les
compagnies d’assurance-vie à leurs assurés, les précisions suivantes sont
apportées.
Il est rappelé, qu’en application des dispositions de l’article 192 du Code général
des Impôts, les intérêts et autres rémunérations versés aux assurés dans le cadre des
contrats de capitalisation et d’épargne, sont passibles de l’impôt sur le revenu des
créances aux taux prévus à l’article 193 alinéa 4 du Code général des Impôts.
102
CHAPITRE 6
Contribution des patentes
L’article 266 du Code général des Impôts dispose que la contribution des patentes
est due par établissement. Cette contribution est exigible quelle que soit la forme de
l’établissement (établissement secondaire, entrepôt, point de vente, etc.).
Ces éléments caractéristiques ne sont pas cumulatifs. L’un ou l’autre peut donc
faire défaut, sans que cela ne remette en cause la qualification d’établissement.
Dans ce cas, le droit sur la valeur locative dû par établissement est calculé sur la
part de la valeur locative imputable à chacun d’eux.
La présente note précise les critères d'imposition des biens, des personnes et des
activités, de même que les règles de détermination de la valeur locative en matière
de patente.
L'article 274 du Code général des Impôts précise les biens imposables à la
contribution des patentes.
103
Impôts directs Contribution des patentes
L'ensemble des biens visés à l'article 274 du Code général des Impôts et affectés à
l'exercice de la profession, sont imposables au droit sur la valeur locative. Cette
règle a pour effet de permettre d’imposer :
– les biens dont l'entreprise est propriétaire et qui sont affectés à l'exercice de
son activité;
1.2 Imposition des biens à l'impôt sur le revenu foncier et à l'impôt sur le
patrimoine foncier des propriétés bâties
Les biens passibles de l'impôt sur le revenu foncier et de l'impôt sur le patrimoine
foncier des propriétés bâties sont :
– les constructions ;
1.2.1 Constructions
En application de l'article 149 du Code général des Impôts, doivent être considérées
comme des constructions, les maisons, les fabriques, les manufactures, les usines,
et en général, tous les immeubles construits en maçonnerie, fer, bois ou autres
matériaux fixés au sol à demeure.
– les installations destinées à abriter des personnes ou des biens (atelier, hangars,
parkings, etc.) ;
– les installations de stockages tels que les réservoirs, cuves, silos, bacs, citernes,
châteaux d'eau, cheminées d'usine, etc.;
– les cloisons de séparation fixes quels que soient les matériaux utilisés; les
ouvrages d'infrastructure (quais, ponts, barrages, digues, tunnels, canalisations,
chutes d'eau aménagées avec leur ouvrage de génie civil, canaux d'irrigation ou
104
Impôts directs Contribution des patentes
L'article 274 du Code général des Impôts dispose que le droit sur la valeur locative
est établi sur la valeur locative des biens imposables à l'exclusion des matériels et
outillages de production ainsi que les mobiliers, agencements et installations.
Les terrains non cultivés employés à un usage commercial ou industriel, tels que les
chantiers, les lieux de dépôts de marchandises et autres emplacements de même
nature, sont imposables à la contribution des patentes. On peut déduire de cette
règle les conséquences suivantes :
– les terrains cultivés qui ne sont pas imposables à l'impôt foncier, sont par
conséquent exonérés de la contribution des patentes.
L'article 151-7° du Code général des Impôts dispose que les immeubles servant aux
exploitations agricoles pour loger les animaux et serrer les récoltes sont exemptés.
Sont visés par cette disposition, les aires de stockage, les hangars, et autres
emplacements de même nature, aménagés ou non appartenant aux exploitations
agricoles et agro-industrielles, et destinés à recevoir la production agricole et à loger
les animaux.
Sous réserve des exemptions prévues à l'article 280 du Code général des Impôts,
toute personne qui exerce une activité professionnelle est passible de la
105
Impôts directs Contribution des patentes
Les entreprises non résidentes sont imposables en Côte d'Ivoire au titre de l'activité
qu'elles y exercent par le biais d'une installation fixe d'affaires constitutive ou non
d'un établissement stable.
Ainsi, est imposable à la contribution des patentes, une installation fixe appartenant
à une entreprise étrangère et qui exerce tout ou partie de l'activité même de
l'entreprise qu'elle représente, c'est-à-dire celle dont l'activité ne revêt pas un
caractère préparatoire ou auxiliaire.
Sauf exonération expresse, toutes les activités sont imposables, y compris les
professions libérales.
Pour être assujettie à la contribution des patentes, l'activité exercée doit présenter
un caractère habituel ; ce qui implique que les opérations soient effectuées de
manière répétitive. Lorsque le nombre et l'importance des actes effectués
caractérisent l'exercice habituel d'une profession, l'imposition est due même si
l'activité n'est que saisonnière, intermittente, voire précaire.
En effet, l'activité doit être exercée à titre professionnel, ce qui exclut les personnes
qui se bornent à gérer leur patrimoine privé et les activités sans but lucratif.
La contribution des patentes est due même lorsque l'activité n'est plus exercée de
façon effective, notamment en raison de l'arrêt provisoire d'activité de l'entreprise.
Peuvent être considérées comme étant en arrêt provisoire d'activité, les personnes
morales ou physiques qui, sans avoir souscrit une déclaration fiscale de cessation
d'activité, se trouvent dans un état de suspension d'activité. Il est rappelé que
l'entreprise qui entend se mettre en arrêt provisoire d'activité doit souscrire auprès
du service d'assiette des Impôts dont elle relève, une déclaration fiscale sur un
imprimé spécial d’«arrêt provisoire d'activité» ; faute de quoi, elle est réputée être
en activité.
106
Impôts directs Contribution des patentes
L'article 275 du Code général des Impôts indique une démarche pour déterminer la
valeur locative. Celle-ci doit être rigoureusement suivie. Cette démarche consiste à
procéder par progression selon l'ordre suivant :
– référence au bail ;
– méthode de comparaison ;
La valeur locative est le prix que le propriétaire retire de ses immeubles lorsqu'il les
donne à bail, ou, s'il les occupe lui-même, celui qu'il pourrait en tirer en cas de location.
Lorsque les deux méthodes ci-dessus ne sont pas applicables, il y a lieu d'avoir
recours à la voie d'appréciation directe. Il convient dans ce cas, de procéder par la
méthode d’évaluation. Celle-ci consiste :
107
Impôts directs Contribution des patentes
(Valeur initiale)
VL = Valeur bilan x 15 %
VL = Valeur bilan x 10 %
a) le revenu locatif annuel est égal au total du prix cumulé de toutes les
chambres de l'hôtel pour 1 journée x 360 jours
108
Impôts directs Contribution des patentes
Des hésitations s’étant fait jour quant au traitement des entrepôts en matière de
contribution des patentes, la présente note apporte les précisions suivantes.
La contribution des patentes est due par établissement. Elle se compose d'un droit
sur le chiffre d'affaires et d'un droit sur la valeur locative. Dans le cas des entrepôts,
seul le droit sur la valeur locative est exigible.
Ainsi, les enlèvements par les clients de marchandises dans un local, n’ôtent pas le
caractère d'entrepôt à celui-ci sauf s’il est établi que la vente a été réalisée sur le site
de l’entrepôt et lui est rattachable. Il en résulte que la vente doit avoir été réalisée
en amont dans un établissement distinct de l’entrepôt.
Les locaux satisfaisant à ces critères seront considérés comme des entrepôts. Pour la
détermination de la patente y afférente, seul le droit sur la valeur locative est exigible.
Il reste entendu que les entrepôts ne doivent faire l’objet de déclarations séparées
que lorsqu’ils sont distincts de l’établissement principal de l’entreprise.
L’article 287 du Code susvisé prévoit que la patente d’acheteurs de produits locaux
est due pour l’année entière sans fractionnement, quelle que soit l’époque à laquelle
le patentable entreprend ou cesse son commerce.
Par ailleurs, la cotisation exigible devra être payée au plus tard quinze (15) jours
après la date de l’ouverture officielle de la principale campagne ou la date de
fixation du prix d’achat de ces produits.
109
Impôts directs Contribution des patentes
Aux termes des dispositions de l’article 274 du Code général des Impôts, le droit
sur la valeur locative servant au calcul de la contribution des patentes, est établi sur
la base de la valeur locative des locaux servant à l’exercice de la profession.
Dans certains cas, ces locaux professionnels sont affectés à la fois à l’exercice de
professions imposables et de professions exemptées de la contribution des patentes.
Pour la détermination du droit sur la valeur locative des locaux dans lesquels sont
exercées concurremment des activités exemptées et des activités imposables à la
contribution des patentes, la valeur locative à prendre en compte est celle se
rapportant aux locaux affectés à l’exercice de l’activité imposable.
En tout état de cause, la valeur locative globale ne saurait être retenue pour la
détermination du droit sur la valeur locative.
Exemple :
Une société exerce concurremment dans un même local, une activité d’épargne et
de crédit, exemptée de la contribution des patentes, ainsi qu’une activité de
transfert d’argent, soumise audit impôt.
Le chiffre d’affaires total généré par les deux activités s’élève à 250 000 000 de
francs, se décomposant comme suit :
110
Impôts directs Contribution des patentes
= 0,8 ; soit 80 %
Valeur locative imposable = 100 000 000 x 0,8 = 80 000 000 de francs.
La valeur locative devant servir de base au calcul du droit sur la valeur locative de
cet établissement, est donc de 80 000 000 de francs.
Toutefois, en ce qui concerne les cloisons, il est constaté que certains services
d’assiette et de contrôle les imposent systématiquement à l’impôt foncier et à la
contribution des patentes sans tenir compte du fait qu’elles sont fixées au sol ou non.
Il est précisé que toutes les cloisons fixées au sol à demeure ou retenues au sol par
des dispositifs fixés à demeure (cloisons coulissantes, pliantes, amovibles, etc.)
doivent être imposées comme des constructions.
Ne sont donc pas imposables à la contribution des patentes et à l’impôt foncier, les
cloisons qui ne sont pas fixées au sol à demeure ou retenues par des dispositifs non
fixés au sol à demeure.
111
Impôts directs Contribution des patentes
Aux termes des dispositions de l’article 265 du Code général des Impôts, la
contribution des patentes se compose d’un droit sur le chiffre d’affaires et d’un
droit sur la valeur locative.
En effet, aux termes des dispositions de l’article 272 du Code général des Impôts, le
droit sur le chiffre d’affaires par voiture est égal à 50 400 francs majorés de 2 520
francs par place, celle du conducteur non compris, s’agissant des transports de
personnes.
Ainsi, en ce qui concerne les entreprises de transport public, le droit sur le chiffre
d’affaires de la contribution des patentes n’est pas calculé à partir du chiffre
d’affaires ou des recettes brutes hors taxes de l’année précédente tel que prévu par
les dispositions de l’article 267 du Code général des Impôts.
Au droit sur le chiffre d’affaires déterminé dans les conditions de l’article 272 du
Code général des Impôts, s’ajoute le droit sur la valeur locative, lorsque les
entreprises de transport exploitent des gares ou des espaces aménagés leur
appartenant ou qu’elles louent.
Lorsqu’il est dû, le droit sur la valeur locative est déterminé suivant les dispositions
de l’article 275 du Code précité.
– auprès de la Recette des Impôts du lieu du siège social de l’entreprise, pour les
personnes morales ;
– auprès de toutes les recettes des Impôts divers, pour les personnes physiques,
quel que soit le lieu d’immatriculation ou de rattachement initial du
contribuable.
Toutefois, il est rappelé à toutes fins utiles, qu’en cas de paiements fractionnés du
montant de la patente, le solde de la cotisation exigible est obligatoirement acquitté
à la Recette du lieu de paiement de la première fraction.
112
Impôts directs Contribution des patentes
Cette activité s’analyse en un transport privé de personnes, même si elle donne lieu
au paiement partiel ou total du prix de transport par ledit personnel.
Ce régime s’applique également aux véhicules pris en location directe par des
entreprises pour le transport de leur personnel même si l’entreprise de location est
une entreprise de transport public de personnes.
Lorsque les établissements privés utilisent leurs propres véhicules pour le transport
de leurs élèves ou étudiants, ils effectuent un transport privé de personnes.
A ce titre, cette activité n’est pas passible de la contribution des patentes due par les
entreprises de transport.
Il en est de même des véhicules pris en location directe par lesdits établissements
lorsque ces véhicules sont exclusivement réservés au transport de leurs élèves ou
étudiants.
A contrario, lorsque les véhicules susvisés servent à la fois au transport des élèves
ou étudiants et au transport public de personnes, ils sont imposés à la patente dans
les conditions de droit commun. Cette solution s’applique également aux véhicules
de transport du personnel visés au 1 ci-dessus.
Les véhicules pris à crédit-bail par les entreprises pour le transport de leur person-
nel ou par les établissements privés pour le transport de leurs élèves ou étudiants,
ne sont pas soumis à la contribution des patentes, avant ou après la levée de l’option
dès lors que lesdits véhicules assurent le transport du personnel de l’entreprise ou
des élèves et étudiants.
113
Impôts directs Contribution des patentes
Les différents régimes susvisés s’appliquent également aux véhicules affectés par
les hôtels pour le transport de leurs clients.
A toutes fins utiles, il convient de préciser que l’activité de location de véhicules est une
prestation de services soumise en tant que telle à la taxe sur la valeur ajoutée
conformément aux dispositions des articles 339 et suivants du Code général des Impôts.
114
Titre deuxième
Impôts indirects
CHAPITRE PREMIER
Taxes sur les chiffres d’affaires
I– Principes généraux
La TVA est perçue à chaque stade d’un circuit économique donné, sur le prix de
vente du produit, sous déduction des taxes précédemment acquittées sur le prix
d’achat ; ce qui équivaut à imposer la valeur ajoutée par chacun des assujettis.
– seule est déductible, la taxe sur la valeur ajoutée mentionnée sur la facture
d’achat ou acquittée en douane par l’assujetti ou payée à raison des services
rendus par des prestataires de services ;
Les règles présentées ci-dessous portent sur les crédits de départ en matière de
TVA, le remboursement des crédits de taxes, l’application de la règle du butoir et le
régime des livraisons à soi-même.
1. Crédit de départ
2. Règle du butoir
Aux termes de l’article 382 du Code général des Impôts, la déduction ne peut, sauf
cas limitativement énumérés, aboutir à un remboursement même partiel de la taxe
sur la valeur ajoutée.
La règle du butoir trouve notamment son application en cas de perte, dons, vol ou
destruction de marchandises ainsi qu’en cas de ventes à perte ou d’opérations
impayées.
117
Impôts indirects Taxes sur les chiffres d’affaires
Cependant, le non-reversement par les assujettis de la TVA portant sur les biens
ayant fait l’objet de destruction par incendie, inondation, pillage ou saccage est
autorisé par l’article 375-2° du Code général des Impôts. Ces cas de force majeure
peuvent être justifiés par tous moyens pouvant faire foi.
3. Remboursement
Le remboursement de la TVA est légalement limité aux cas énumérés aux articles
382 et 383 bis du Code général des Impôts.
4. Livraison à soi-même
Les assujettis au régime de la taxe sur la valeur ajoutée sont autorisés, après que la
taxe soit devenue exigible au sens des dispositions de l’article 361 du Code général
des Impôts, à déduire chaque mois de la TVA applicable à leurs opérations de
ventes ou de prestations de services :
– le montant de celle qui figure sur leurs factures d’achat de matières ou produits
visés à l’article 365 du Code général des Impôts, ou qui a été acquittée lors de
l’importation des mêmes matières ou produits ;
– le montant de la taxe sur les opérations bancaires (TOB) portant sur les agios
bancaires et sur tous les autres frais et services exposés par les entreprises, pour les
besoins de leur exploitation.
1. Conditions de déduction
La déduction prévue à l’article 362 du Code général des Impôts concerne, sous
réserve des exclusions légales, tous les biens et services remplissant les conditions
suivantes :
118
Impôts indirects Taxes sur les chiffres d’affaires
personnels des redevables, ainsi que les acquisitions qui ne correspondent pas
à des usages normaux et réels de l’entreprise ;
– être utilisés par des assujettis à la TVA sur la totalité ou sur une partie seulement
de leurs opérations. Selon le cas, les entreprises effectuent la déduction en
totalité ou d’après un pourcentage correspondant à la fraction des opérations
taxées. Aucune déduction ne peut donc être effectuée par les entreprises qui
exercent exclusivement des activités exonérées ou situées hors du champ
d’application de la TVA. Toutefois, lorsque des produits exonérés sont
accessoirement obtenus au cours de la fabrication de produits taxables, la TVA
ayant grevé les matières et produits assimilés, peut être déduite en totalité sous
réserve de l’application de la règle du butoir ;
a) Les matières premières et produits s’intégrant dans le produit fini passible de la TVA
Il s’agit des :
– les explosifs ;
119
Impôts indirects Taxes sur les chiffres d’affaires
Les biens ouvrant droit à déduction et les biens exclus ont été classés sous les
rubriques suivantes :
– investissements immobiliers ;
– investissements mobiliers ;
a) Investissements immobiliers
120
Impôts indirects Taxes sur les chiffres d’affaires
b) Investissements mobiliers
Il est rappelé que sont légalement exclus les véhicules, autres que :
– les véhicules acquis par les entreprises de transport ayant opté pour la TVA et
affectés au transport de personnes ou de marchandises.
Il est précisé que le mobilier est exclu du bénéfice des déductions (article 372 du
Code général des Impôts).
121
Impôts indirects Taxes sur les chiffres d’affaires
– véhicules ;
– véhicules utilitaires quelle que soit leur charge utile ;
– ambulances ;
– matériel informatique.
122
Impôts indirects Taxes sur les chiffres d’affaires
– frais de représentation.
2) Frais de fabrication : N’ouvre également pas droit à déduc-
tion, la taxe ayant grevé les achats, tra-
Fournitures générales des ateliers et chantiers : force vaux ou services dont le montant est
motrice, combustibles, huiles, graisses, carburants : supérieur à 250 000 francs et dont le
règlement est effectué en espèces
déduction plafonnée à 95% pour les produits pétroliers (art.373 du CGI)
acquis et utilisés par les entreprises de transport ayant exercé
l’option, sous réserve que ces achats aient été effectués
auprès de compagnies de distribution à l’exclusion des sta-
tions–service.
3) Frais de vente :
– frais de publicité.
123
Impôts indirects Taxes sur les chiffres d’affaires
1. Règle du prorata
a) Principes généraux
Il arrive que des assujettis à la TVA exercent en même temps d’autres activités non
soumises à cette taxe (activités mixtes). En application de l’article 378 du Code
général des Impôts, ces assujettis partiels ne peuvent déduire l’intégralité de la
TVA ayant grevé leurs investissements et leurs frais généraux.
Remarque
c) Calcul du prorata
124
Impôts indirects Taxes sur les chiffres d’affaires
LASM représente le montant des livraisons à soi-même taxables (ce montant doit
être stipulé hors taxe).
– le chiffre d’affaires portant sur des opérations situées hors du champ d’application ;
Il est précisé que les éléments qui figurent au numérateur et au dénominateur sont
ceux ressortant des opérations réalisées au cours de l’exercice précédent. Le prorata
utilisé au cours d’une année considérée revêt un caractère provisoire. Cela implique
que ce prorata devra être régularisé en fin d’exercice lorsque les données réelles de
cet exercice seront définitivement connues (prorata définitif).
Exemple :
125
Impôts indirects Taxes sur les chiffres d’affaires
On suppose que durant l’année 2016, l’entreprise avait fait usage d’un prorata
provisoire. Les données définitives de la comptabilité étant connues au 31 décem-
bre 2016, la société CARROSOL était tenue de déterminer un prorata définitif (Pd),
selon la formule ci-après :
Au numérateur (N) = 78 000 000 (CA1) + 42 000 000 (CA2) + 15 000 000 (CA3) + 0 (LASM)
Au dénominateur (D) = (N) + 65 000 000 (CA exon) = 135 000 000 + 65 000 000
= 67,5 %
Ce prorata devra à son tour être régularisé au 31 décembre 2017, sur la base des
données effectives de l’exercice 2017.
Au numérateur (N) = 96 000 000 (CA1)+55 000 000 (CA2)+20 000 000 (CA3)+4 000 000 (LASM)
126
Impôts indirects Taxes sur les chiffres d’affaires
Au dénominateur (D) = (N) + 65 000 000 (CA exon) = 175 000 000 + 45 000 000 + 15 000 000
= 74,47 %
Le prorata doit donc en principe être remis en cause chaque année pendant toute la
durée d’amortissement d’un bien ; la régularisation éventuelle portant sur une
fraction de taxe calculée d’après le temps d’amortissement restant à courir.
Dans la pratique, dans un souci de simplification des calculs, il est généralement admis :
1. qu’il n’y a pas lieu d’opérer une double régularisation : le pourcentage afférent à
un exercice donné sera donc applicable à l’exercice suivant pour les entreprises
nouvelles visées au paragraphe (e) ci-dessous ; le premier pourcentage sera
valable sur deux (2) ans ;
2. que la déduction initiale ne pourra faire l’objet de régularisation que pendant une
période de cinq (5) années ;
Exemple
Une entreprise achète au cours de l’exercice 2013 des biens amortissables grevés
de la TVA pour une valeur de 100 000 000 de francs. Le pourcentage de déduction
calculé sur l’exercice 2012 est de 80 % (pourcentage initial).
127
Impôts indirects Taxes sur les chiffres d’affaires
Reversement à opérer :
(80 000 000 – 40 000 000)/5 = 8 000 000 ou encore [100 000 000 * 40 %]/5 = 8 000 000
4. En 2018, cinq (5) années se sont écoulées depuis la date d’acquisition des biens
considérés. L’entreprise n’a donc plus de correction à opérer sur la déduction initiale.
e) Autres régularisations
– la cessation d’activité ;
Dans ce dernier cas, la TVA ayant grevé la fraction non amortie du prix de revient reste
théoriquement acquise au Trésor. Si l’acquéreur est lui-même assujetti à la TVA, l’appli-
cation de cette règle aurait pour conséquence de le priver du bénéfice de la déduction.
2. qu’en cas de revente avant utilisation réelle, l’opération s’analyse en une revente
en l’état de matériel neuf permettant le jeu normal de la déduction chez l’acquéreur ;
3. que dans le cas de faillite ou de cession de bien, lorsque le bien a ouvert droit à déduc-
tion, que la taxe à reverser soit calculée sur la base de la valeur de réalisation du bien cédé.
La régularisation de la taxe sur la valeur ajoutée n’est pas exigée lorsque les biens non
amortissables ont fait l’objet de destruction par incendie, inondation, pillage ou saccage.
128
Impôts indirects Taxes sur les chiffres d’affaires
La destruction par incendie, inondation, pillage ou saccage peut être justifiée par
tout moyen.
Les biens ou services ouvrant droit à déduction doivent être inscrits en comptabilité
pour leur prix d’achat ou de revient diminué de la déduction à laquelle ils ont donné
lieu. S’agissant des biens, les amortissements sont calculés sur la base du prix
d’achat ou de revient ainsi réduit conformément aux dispositions de l’article 364 du
Code général des Impôts.
Les révisions annuelles de la déduction initiale restent sans incidence sur la valeur
comptable des biens, les reversements ou déductions complémentaires devant être
directement inscrits au débit ou au crédit des comptes 443 « Etat, TVA facturée » et
445 « Etat, TVA récupérable ».
Dans les cas prévus au paragraphe (d) ci-dessus, le reversement d’une fraction de la
TVA peut avoir pour conséquence, dans les écritures de l’entreprise cédante, une
augmentation d’égal montant de la valeur comptable des biens considérés.
Pour les assujettis partiels qui exploitent des magasins de vente au détail, la
détermination de la TVA exigible est rendue difficile en pratique, en raison de
l’absence de factures de ventes délivrées aux clients.
Méthode A
Pour l’application de cette méthode, la proportion des achats par type de biens est
réputée être la même que celle des ventes.
Le chiffre d’affaires global TTC est réparti en fonction des pourcentages obtenus.
129
Impôts indirects Taxes sur les chiffres d’affaires
Méthode B
Le pourcentage des ventes théoriques obtenu est rapporté aux ventes réelles pour la
détermination des chiffres d’affaires réels par catégorie de biens.
Les assujettis partiels exploitant des magasins de ventes au détail ont la faculté de
déterminer leur chiffre d’affaires taxable en fonction des opérations de l’exercice
précédent, sous réserve de régularisation.
Aux termes des dispositions de l’article 382 du Code général des Impôts, les
déductions de TVA ne peuvent aboutir au remboursement même partiel de la taxe
ayant grevé un produit déterminé, sauf dans les cas suivants :
– cessation d’entreprise ;
– opérations de crédit-bail ;
En outre, l’article 383 bis du Code général des Impôts prévoit le remboursement de
la TVA acquittée sur les projets exonérés. Il s’applique :
130
Impôts indirects Taxes sur les chiffres d’affaires
La présente note a pour objet d’apporter des précisions et d’établir les règles relatives
au traitement des dossiers de demandes de remboursement de crédits de TVA.
– les copies des déclarations de TVA et des états des taxes déductibles attestant
le montant du crédit demandé en remboursement par les assujettis à la taxe ;
– pour les biens acquis à l’importation, une attestation délivrée par les services
de la Direction générale des Douanes ;
Toutefois, ces attestations délivrées par la Direction générale des Douanes ne sont
pas exigées lorsqu’au terme d’un délai de dix jours à compter de la date de
réception de la demande, aucune suite ne lui a été réservée. Dans ce cas, la
procédure de remboursement suit son cours. La Direction des Opérations
d’Assiette, la Direction des moyennes Entreprises ou la Direction des grandes
Entreprises prennent l’attache de la Direction générale des Douanes pour
l’obtention de ces attestations en vue d’un contrôle ultérieur.
N.B. : Les droits de recherche perçus lors de la délivrance des actes et documents
aux usagers par la Direction générale des Impôts et la Direction générale du Trésor
et de la Comptabilité publique, ont été supprimés par l’annexe fiscale 2017.
Par ailleurs, la constitution d’une caution n’est pas exigée dans le cadre de la
procédure accélérée de remboursement.
131
Impôts indirects Taxes sur les chiffres d’affaires
2.1 Procédures
– la procédure normale ;
– la procédure accélérée.
Elle s’applique à toutes les entreprises éligibles au remboursement des crédits de TVA.
– ne pas avoir fait l’objet d’une procédure de redressement ayant révélé des
pratiques frauduleuses.
L’agrément est accordé par le Directeur général des Impôts pour une période de 12 mois.
Il peut être retiré lorsque les contrôles révèlent que le contribuable s’est rendu
coupable de manœuvres frauduleuses en matière fiscale.
– de la Direction des grandes Entreprises pour les entreprises gérées par cette
Direction ;
132
Impôts indirects Taxes sur les chiffres d’affaires
2.3.1 Instruction
Le Directeur régional fait ses observations et émet un avis sur la fiche et le rapport
d’instruction. Il transmet ensuite la fiche, le rapport d’instruction et le dossier de
remboursement au Directeur des Opérations d’Assiette.
133
Impôts indirects Taxes sur les chiffres d’affaires
En cas de rejet par le Directeur des Opérations d’Assiette, le dossier est retourné au
Sous-Directeur de la Coordination des Opérations d’Assiette pour suite à donner.
Le projet d’ordre de paiement établi par le Directeur des Opérations d’Assiette est
transmis pour signature au Directeur général des Impôts. Il est accompagné de
l’original du certificat de remboursement, de la fiche et du rapport d’instruction.
En cas de rejet, le dossier est retourné au Directeur des Opérations d’Assiette pour
suite à donner.
L’ordre de paiement est transmis après signature du Directeur général des Impôts, au
Régisseur d’avances chargé du remboursement des crédits de TVA pour paiement.
Le paiement doit intervenir dans les huit jours à compter de la date de réception de
l’ordre de paiement.
Le Chef du Centre fait ses observations et émet un avis sur la fiche et le rapport
d’instruction.
134
Impôts indirects Taxes sur les chiffres d’affaires
En cas de rejet par le Directeur des moyennes Entreprises, le dossier est retourné au
Chef du Centre des moyennes Entreprises compétent, pour suite à donner.
Le projet d’ordre de paiement établi par le Directeur des moyennes Entreprises est
transmis pour signature au Directeur général des Impôts. Il est accompagné de
l’original du certificat de remboursement, de la fiche et du rapport d’instruction.
En cas de rejet, le dossier est retourné au Directeur des moyennes Entreprises pour
suite à donner.
L’ordre de paiement est transmis après signature du Directeur général des Impôts, au
Régisseur d’avances chargé du remboursement des crédits de TVA pour paiement.
Le paiement doit intervenir dans les huit jours à compter de la date de réception de
l’ordre de paiement.
En cas de rejet par le Directeur des grandes Entreprises, le dossier est retourné au
Sous-Directeur de la Gestion compétent.
135
Impôts indirects Taxes sur les chiffres d’affaires
Le projet d’ordre de paiement établi par le Directeur des grandes Entreprises est
transmis pour signature au Directeur général des Impôts. Il est accompagné de
l’original du certificat de remboursement, de la fiche et du rapport d’instruction.
En cas de rejet, le dossier est retourné au Directeur des grandes Entreprises pour
suite à donner.
L’ordre de paiement est transmis après signature du Directeur général des Impôts, au
Régisseur d’avances chargé du remboursement des crédits de TVA pour paiement.
Le paiement doit intervenir dans les huit (08) jours à compter de la date de
réception de l’ordre de paiement.
Le délai d’instruction des demandes de remboursement est fixé à deux (2) mois
maximum à compter de la date de réception de la demande du contribuable.
– une attestation délivrée par les services de la Direction générale des Douanes
pour les biens acquis à l’importation, certifiant que le montant de la TVA à
l’importation a été effectivement acquitté ;
136
Impôts indirects Taxes sur les chiffres d’affaires
– le devis initial chiffré du projet avec indication des quantités des matériaux utilisés
et le montant de la TVA correspondante pour la première demande de
remboursement ;
– le niveau d’exécution des travaux ainsi que la situation des travaux restant à
exécuter pour la première demande de remboursement en ce qui concerne les
projets en cours de réalisation ;
– un état d’avancement des travaux pour les projets ayant déjà fait l’objet d’une pre-
mière demande de remboursement. Cet état doit retracer le montant total de la TVA
acquittée dont l’entreprise a sollicité le remboursement, le cumul des rembourse-
ments déjà obtenus et le solde non encore utilisé par rapport au devis initial.
Le certificat de remboursement est signé par le Directeur des Opérations d’Assiette. Il éta-
blit ensuite un projet d’ordre de paiement à la signature du Directeur général des Impôts.
137
Impôts indirects Taxes sur les chiffres d’affaires
En cas de rejet par le Directeur des Opérations d’Assiette, le dossier est retourné au
Sous-Directeur des Exonérations et des Régimes spéciaux pour prise en compte des
observations formulées.
En cas de rejet par le Directeur général des Impôts, le dossier est retourné au
Directeur des Opérations d’Assiette pour suite à donner.
N.B. : Tout dossier de remboursement incomplet ou non fondé en droit est rejeté.
Le rejet est notifié par écrit au requérant par le Directeur des Opérations d’Assiette.
Les dossiers incomplets rejetés peuvent être complétés et faire l’objet d’une
nouvelle demande dans les délais.
Le montant de la TVA rejeté après instruction, parce que non fondé en droit, ne
peut faire l’objet d’une nouvelle demande de remboursement.
La décision de rejet peut être contestée auprès du Directeur général des Impôts,
dans le cadre d’un recours contentieux. L’instruction est faite par la Direction de la
Législation, du Contentieux et de la Documentation, et la décision est prise par le
Directeur général des Impôts.
Le paiement doit intervenir dans les huit (8) jours à compter de la date de réception
de l’ordre de paiement.
3. Contrôle
La Sous-Direction des Exonérations et des Régimes spéciaux de la Direction des
Opérations d’Assiette est compétente pour le contrôle de la TVA acquittée sur les
projets exonérés.
– une vérification par tous les moyens de la destination du bien, soit auprès des
entreprises de transport des biens, soit auprès des autres prestataires de services.
138
Impôts indirects Taxes sur les chiffres d’affaires
– mentionnés sur les bordereaux de livraison pour les biens d’équipement et les
matériaux de construction ;
Le fournisseur doit exiger de son client, qu’il s’attache les services d’une personne
immatriculée au fichier de la Direction générale des Impôts, pour le transport des
matériaux tels que le ciment, le fer à béton, les tôles, le bois, la peinture, ainsi que
les biens d’équipement.
La régie de remboursement des crédits de TVA est gérée par un comptable public.
Elle est chargée d’assurer le remboursement des crédits de TVA nés après le 26 août
2006 et de la TVA acquittée sur les projets exonérés postérieurement à cette date.
Les dossiers ayant reçu un avis favorable à l’issue de l’instruction, font l’objet d’un
ordre de paiement signé par le Directeur général des Impôts, mentionnant le
montant du crédit admis en remboursement.
Cet ordre de paiement est exécuté par le Régisseur d’avances chargé du remboursement
des crédits de TVA, dans un délai de huit (8) jours suivant la date de sa réception.
139
Impôts indirects Taxes sur les chiffres d’affaires
Les débours et frais constituent des sommes exposées par un fournisseur pour la
réalisation de la vente ou de la prestation de service et dont le remboursement est
demandé au client.
Lorsque ces sommes sont intégrées au prix du bien ou de la prestation sur la facture
définitive, leur régime au regard de la taxe sur la valeur ajoutée suit celui de la
prestation principale.
Les frais concernés sont ceux engagés par le fournisseur de biens ou de services
pour la livraison du bien ou la réalisation de la prestation. Il s’agit notamment :
Ces frais font généralement l’objet d’une note adressée au client dite note de frais.
La note de frais peut être accompagnée ou non des copies des factures afférentes
aux frais engagés.
L'article 358 du Code général des Impôts prévoit que pour la liquidation de l'impôt,
le chiffre d'affaires comprend, outre le prix principal, les frais accessoires tels que
les frais de commission, d'emballage, de transport et d'assurance facturés par le
fournisseur à l'acheteur ou au preneur, ainsi que le montant des droits de douane et
toutes autres taxes applicables aux produits ou aux services, à l'exception de la taxe
sur la valeur ajoutée elle-même.
Par conséquent, que les sommes refacturées sur la note de frais soient assorties ou
non d’une marge, celles-ci sont taxables à la TVA, même si les dépenses initiales
n’ont pas supporté ladite taxe.
Doivent donc à ce titre être inclus dans l'assiette de l'impôt à savoir le chiffre
d’affaires, les frais intrinsèques à l'opération principale, c'est-à-dire les frais que le
fournisseur ou le prestataire a engagés pour la livraison du bien ou la réalisation de
la prestation et qui peuvent être considérés comme un complément de prix, ou
comme des frais accessoires.
140
Impôts indirects Taxes sur les chiffres d’affaires
Par ailleurs, il est précisé que les répartitions de frais facturés par le gérant d'une
société en participation à ses membres entrent dans le champ d'application de la TVA.
Par débours, il faut entendre les frais engagés par le prestataire de services au nom
et pour le compte de son client bénéficiaire de la prestation et dont le paiement
incombe à celui-ci. Il s'agit notamment des droits de douane payés par le transitaire
pour le compte de son client, des droits d'enregistrement avancés par les notaires,
des frais d'accomplissement des formalités refacturés au client.
Les débours font l’objet d’une note dite note de débours, accompagnée en principe,
des originaux des factures des sommes engagées.
Les débours sont normalement remboursés au franc le franc. Ainsi, les sommes
refacturées au client pour remboursement en tant que débours, ne doivent pas être
la contrepartie d'un service rendu même à prix coûtant.
En effet, les débours doivent être strictement externes au service proprement dit. Il
s'agit donc de frais extrinsèques au service rendu, à l'exclusion des dépenses
propres au prestataire, inhérentes au service et qui constituent pour lui des charges
normales d'exploitation.
Le prestataire doit avoir reçu mandat de son client pour acquitter lesdites sommes.
L'Administration n'exige pas un mandat exprès et préalable ; il peut être tacite. Le
mandat peut également être écrit ou verbal, en fonction des règles et usages de la
profession. La preuve de l'existence du mandat peut être apportée par tous moyens.
Les débours facturés par un fournisseur à son client ne supportent pas la TVA.
Exemple
Le montant convenu entre les deux entreprises pour la réalisation de ce projet est
arrêté à la somme de 135 millions de francs.
141
Impôts indirects Taxes sur les chiffres d’affaires
Par ailleurs, une fois le logiciel développé et testé, l’entreprise VICTOIRE procède
à son brevetage au nom et pour le compte de la société AXIOME, comme stipulé
dans le contrat. Les frais engagés à cet effet s’élèvent à 5 millions de francs.
142
Impôts indirects Taxes sur les chiffres d’affaires
Un objet qu'une entreprise acquiert à l'état neuf et qu'elle revend sans l'avoir utilisé
ne peut donc être considéré comme étant d'occasion. Il ne peut acquérir cette
qualification que s'il a été effectivement utilisé.
Les objets usagés peuvent subir une réparation dès lors que celle-ci aboutit à une
simple remise en l'état.
Par contre, les opérations qui se traduisent par une transformation (modification des
caractéristiques essentielles de l'objet initial), ou une rénovation (lorsque la valeur
des éléments neufs ou d'occasion utilisés pour la remise en l'état est supérieure à
celle de l'objet usagé augmentée du coût de l'opération) font perdre au bien sa
qualification d'objet d'occasion. Il devient un produit nouveau dont le régime
d'imposition est celui des produits neufs.
2. Modalités d'imposition
Les ventes d'objets d'occasion effectuées par les particuliers sont hors du champ
d'application de la TVA. Il s'agit de ventes réalisées par des non-professionnels.
Le régime applicable aux opérations réalisées par des professionnels varie selon
que les biens d'occasion concernés ont ouvert droit à déduction de la TVA ou non.
Conformément aux dispositions de l'article 358 du Code général des Impôts, les
cessions de biens usagés faites par les personnes qui les ont utilisés pour les besoins
de leur exploitation sont passibles de la taxe sur la valeur ajoutée, dès lors que
lesdits biens ont ouvert droit à déduction totale ou partielle de la TVA ayant grevé
leur acquisition.
Il est rappelé que lorsque les biens vendus ont donné lieu à déduction de la TVA
lors de leur acquisition, une régularisation devra être effectuée conformément aux
dispositions de l'article 375-2° du Code général des Impôts.
Ainsi, lorsqu'il s'agit d'un bien non soumis à amortissement, la TVA déduite lors de
son acquisition devra être reversée.
143
Impôts indirects Taxes sur les chiffres d’affaires
En revanche, pour le bien amortissable, les redevables devront reverser une fraction
de la taxe sur la valeur ajoutée calculée au prorata du temps d'amortissement restant
à courir.
2.2.2 Biens n'ayant pas ouvert droit à déduction totale ou partielle de la TVA
Ces contrats s'analysent en des locations assorties pour le preneur d'une simple
faculté d'achat moyennant un prix convenu au terme du contrat. Pour les loyers
perçus dans le cadre de ces opérations, la taxe est exigible selon les règles prévues
pour les prestations de services.
Lorsqu'en fin de contrat l'option d'achat est levée par le preneur, la cession opérée
suit le régime des ventes de biens d'occasion par les négociants. L'assiette de la taxe
est constituée par le solde résultant de la différence entre le prix convenu et les
loyers déjà perçus.
Les ventes d'objets d'occasion réalisées par les négociants constituent des livraisons
de biens taxables dans les conditions définies à l'article 339 du Code général des
Impôts. Les négociants en biens d'occasion sont donc imposables à la TVA.
Cette marge est constituée de la différence entre le prix de vente et le prix d'achat
exprimés hors taxes. Cette méthode de détermination de la taxe sur la valeur
ajoutée s'applique bien par bien.
Les négociants en biens d'occasion autres que ceux visés au 2-4-2 ci-après, ne sont
pas autorisés à déduire la TVA ayant grevé les biens destinés à la revente en raison
des modalités particulières de détermination de la TVA qui leur sont appliquées.
Seuls ouvrent droit à déduction, les biens constituant des immobilisations ainsi que
les biens meubles corporels utilisés exclusivement pour la réparation et la remise en
état des biens vendus.
Exemple
Dans le cadre de l'exploitation de cette activité, un appareil acquis à 800 000 francs
TTC est revendu à 1 000 000 de francs HT.
144
Impôts indirects Taxes sur les chiffres d’affaires
En principe, la taxe sur la valeur ajoutée grevant la vente des objets d’occasion est
déterminée sur la marge, à l’exception des engins de chantier suivants :
– les bouteurs (bulldozer), les bouteurs biais (chargeuses sur pneus) et les
bouteurs sur chenilles (chargeuses sur chenilles) ;
– les tombereaux ;
En ce qui concerne les opérations de ventes ou d’achat portant sur ces engins, les
règles de détermination de la TVA et celles relatives à la déduction sont de droit
commun.
Aux termes des dispositions de l'article 361-2°- a) du Code général des Impôts, la
TVA est exigible en ce qui concerne la vente de biens meubles corporels, lors de la
livraison.
En pratique, il est constaté que dans le cas des opérations impayées, les contribuables
déduisent de la TVA effectivement collectée, le montant de la taxe qu'ils ont facturée
sur lesdites opérations et qu'ils ont reversée par anticipation au Trésor.
II convient d'indiquer que cette règle ne s'applique pas aux prestataires de services
pour lesquels la TVA est exigible, lors de l’encaissement.
145
Impôts indirects Taxes sur les chiffres d’affaires
Les impôts indirects notamment la taxe sur la valeur ajoutée ne sont pas concernés
par ce régime d’exonération. Ainsi, ces organismes supportent en principe ces
impôts dans les conditions de droit commun.
Toutefois, sur la base d'une part, des règles de courtoisie internationale et d'autre
part, du principe de réciprocité et des accords de siège ou autres accords
particuliers, les achats importants destinés à l'usage officiel desdits organismes sont
admis en exonération de TVA.
Cette exonération concerne également la TVA sur les fournitures d'eau, d'électricité
et de télécommunications supportée par les organisations internationales et les
missions diplomatiques et assimilées.
Certains accords de siège prévoient une exonération de TVA pour les achats
importants. Dans ce cadre, il faut entendre par "achats importants" les achats non
habituels qui se caractérisent par l'acquisition, la rénovation ou le renouvellement
des locaux, des véhicules ou matériel de travail, dont le montant est supérieur ou
égal à 100 000 francs hors taxes.
146
Impôts indirects Taxes sur les chiffres d’affaires
Aux termes des dispositions de l’article 383 bis du Code général des Impôts,
l’exonération de la TVA est mise en œuvre par voie d’attestation en ce qui
concerne les opérations effectuées par certains opérateurs.
La présente note a pour objet d’apporter les précisions et d’établir les règles
relatives au traitement des dossiers de demandes d’exonération de la TVA par voie
d’attestation.
I – Champ d’application
– aux importations effectuées par les entreprises agréées au Code des Investissements ;
147
Impôts indirects Taxes sur les chiffres d’affaires
Bénéficient de l’exonération :
– les acquisitions des biens et services d’un montant supérieur ou égal à 100 000
francs hors taxes (HT) ;
– les biens et services acquis par les sociétés productrices d’énergie, les sociétés
agro-industrielles, la SIR, la SMB et les structures de certains Ministères et
qui sont directement liés à leurs activités.
– les acquisitions de biens et services qui n’ont aucun lien avec l’objet des
organisations internationales et organisations non gouvernementales ;
– les biens et services qui n’ouvrent pas droit à déduction conformément aux
dispositions légales en vigueur.
1. Dispositif de gestion
148
Impôts indirects Taxes sur les chiffres d’affaires
1.2 Procédure
Cette liste, conforme au modèle proposé par l’Administration, doit faire apparaître
distinctement la nature et les quantités des biens à acquérir, le nom du fournisseur,
le coût estimatif, la TVA exigible et le visa du fournisseur.
Cette obligation n’incombe pas aux entreprises agréées au Code des Investissements.
Pièces à fournir
– une liste des biens et/ou services objets de la demande. Cette liste conforme
au modèle établi par l’Administration fiscale, doit faire apparaître
distinctement le nom ou la raison sociale du fournisseur, le numéro et la date
de la facture, la nature des biens acquis, le coût hors taxes, la TVA exigible et
le montant toutes taxes comprises (TTC) ;
– les factures proforma ou définitives d’achat hors taxes des biens et/ou services
conformes aux dispositions fiscales en vigueur ;
– le bordereau de livraison des biens tels que le ciment, le fer à béton, les tôles,
le bois, etc. Ce bordereau doit mentionner obligatoirement le nom, le numéro
149
Impôts indirects Taxes sur les chiffres d’affaires
Instruction
– les biens et services mentionnés sur la liste jointe à la demande par l’entreprise,
sont prévus par les textes accordant l’exonération ;
Toute demande incomplète ou non fondée en droit est rejetée. Le rejet est notifié
par écrit au requérant.
Délivrance de l’attestation
2. Dispositif de contrôle
150
Impôts indirects Taxes sur les chiffres d’affaires
Ce contrôle n’exclut pas celui des autres services de la Direction générale des Impôts.
Il consiste à effectuer un contrôle ciblé portant sur la destination finale des biens
acquis et leur utilisation.
Dans le cadre de ce contrôle, les services peuvent avoir recours à une expertise extérieure.
Les biens acquis en exonération de TVA sont livrés à leur destination privilégiée
sous la responsabilité conjointe du fournisseur et de son client.
Le fournisseur est tenu de délivrer une facture définitive hors TVA à son client. Le
montant de la TVA exonérée doit être repris sur la facture avec la mention
suivante : « montant TVA non facturée ».
151
Impôts indirects Taxes sur les chiffres d’affaires
Tout détournement en tout ou partie des biens et services exonérés de leur destination
privilégiée, rend immédiatement exigible le paiement du montant des droits
exonérés, sans préjudice des sanctions prévues par le Livre de Procédures fiscales.
Les fournisseurs de biens ou services doivent produire en même temps que leur
déclaration de TVA, un imprimé réglementaire comportant la liste nominative des
clients ayant bénéficié de l’exonération et indiquant la nature des biens et services
ainsi que les montants facturés.
En cas de non-facturation de la taxe sur la valeur ajoutée sur les biens et services
qui doivent normalement supporter ladite taxe, la société bénéficiaire de
l’exonération est solidairement responsable du reversement de la taxe non facturée,
sans préjudice des sanctions prévues par le Livre de Procédures fiscales.
152
Impôts indirects Taxes sur les chiffres d’affaires
Est considéré comme véhicule utilitaire, tout véhicule routier à moteur qui, en
raison de son type de construction et de son équipement, est apte et destiné au
transport de marchandises ou a été définitivement transformé à cet effet. Sont
également considérés comme véhicules utilitaires, les véhicules spécialement
conçus pour la réalisation de tâches ou d’ouvrages professionnels.
Les véhicules visés par cette définition sont donc ceux qui remplissent cumulativement
les deux conditions suivantes :
Ainsi par exemple, les véhicules suivants sont classés dans la catégorie des
véhicules utilitaires :
153
Impôts indirects Taxes sur les chiffres d’affaires
Cette taxe n’ouvre droit à déduction que dans l’hypothèse où le carburant est servi
aux véhicules affectés au transport public de personnes et de marchandises qui
appartiennent à des entreprises de transport ayant fait l’option pour leur
assujettissement à la TVA.
L'article 364 du Code général des Impôts prévoit que les assujettis au régime de la
TVA sont autorisés, après que la taxe soit devenue exigible au sens de l'article 361
dudit Code à déduire, chaque mois, de la taxe sur la valeur ajoutée applicable à
leurs opérations de vente ou de prestations de services, le montant de celle figurant
sur leurs factures d'achat.
En effet, aux termes de l'article 361-2° du Code général des Impôts, « la taxe est exigible :
a) pour les ventes de biens meubles corporels, lors de la livraison des biens ;
La circonstance que la taxe ait été acquittée à la suite d’un redressement fiscal est
en principe sans incidence sur la règle susmentionnée.
Des hésitations s'étant fait jour quant à la déductibilité de la taxe sur la valeur ajoutée
(TVA) supportée à tort par un contribuable, les précisions suivantes sont apportées.
En principe, en matière de taxe sur la valeur ajoutée, la taxe ayant grevé les achats de
biens et services ouvrant droit à déduction ne peut être déduite que si elle a été légalement
facturée, c'est-à-dire facturée par un assujetti sur une opération soumise à ladite taxe.
154
Impôts indirects Taxes sur les chiffres d’affaires
Il s'ensuit que la taxe sur la valeur ajoutée facturée par un non-assujetti ou sur des
opérations exonérées ou hors du champ d’application de ladite taxe, ne peut donc
ouvrir droit à déduction chez le client. Toute déduction dans ce cas donne lieu à
restitution du montant de la taxe irrégulièrement déduite sans préjudice, le cas
échéant, de l'application des sanctions prévues par le Livre de Procédures fiscales.
D'une manière générale, la déduction de la taxe ne sera pas admise lorsque des
indices concordants attestent que la facturation irrégulière de la TVA ne s'explique
que par l'intention du fournisseur d'exercer illégalement un droit à déduction.
Des hésitations s'étant fait jour quant à la mise en œuvre en régime intérieur de
l'exonération de la TVA, il est précisé que ladite exonération concerne également
les ventes en régime intérieur des matériels informatiques.
Au regard de ce qui précède, la taxe sur la valeur ajoutée ne peut être appliquée, au
cours de la période allant du 1er août 2015 au 31 décembre 2018, aux opérations de
vente ou d'achat en régime intérieur, des matériels ci-dessous énumérés quel que
soit le vendeur ou l’acquéreur (entreprise ou particulier).
155
Impôts indirects Taxes sur les chiffres d’affaires
NTS CEDEAO
1 Boîtier pour unité centrale 84 73 30 00 00
2 Carte mère 84 71 80 90 00
3 Processeur 84 71 80 90 00
4 Ventilateur 84 14 51 00 00
5 Carte graphique 84 71 80 90 00
6 Carte son 84 71 80 90 00
7 Disque dur interne 84 71 70 90 00
8 Clavier 84 71 60 90 00
9 Souris tapis (assortiment) 84 71 60 90 00
10 Ecran 84 71 60 90 00
11 Carte réseau 84 71 80 90 00
12 Bloc d’alimentation 85 04 40 90 00
13 Ordinateur portable 84 71 30 90 00
14 Ordinateur de bureau 84 71 49 90 00
15 Tablette électronique 84 71 30 90 00
16 Téléphone portable 85 17 12 00 00
17 Disque dur externe 84 71 70 90 00
18 Clé USB 85 23 51 00 00
19 Imprimante 84 43 32 90 00
20 Imprimante + scanner (tout en un) 84 43 31 10 00
21 Scanner 84 43 32 10 00
L’article 386 du Code général des Impôts met à la charge des contribuables assujettis
à la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), l’obligation de joindre à leur déclaration de
TVA, un état des taxes déductibles à renseigner et qui comporte une rubrique dont
l’intitulé est : « nature des biens et services ». Elle permet de vérifier la déductibilité
de la TVA sur les biens ou prestations de services pour lesquels les déductions sont
opérées.
156
Impôts indirects Taxes sur les chiffres d’affaires
La présente note a pour but de préciser la nature des mentions à porter sur l’état des
taxes déductibles, notamment dans la rubrique « nature des biens et services », et
d’indiquer les sanctions applicables au non-respect de cette obligation.
Les mentions à porter sur l’état des taxes déductibles doivent permettre d’identifier
de façon précise et individualisée, les biens achetés ou les prestations de services
reçues ayant fait l’objet de déduction. A titre d’exemple, il faut inscrire entre autres :
ciment, stylo à bille, bureau, mobilier de bureau, savon, travaux d’électricité, facture
d’eau, de téléphone, etc.
Par conséquent, les mentions d’ordre général telles que « matières premières »,
« marchandises », « prestations de services », « divers travaux » sont à proscrire.
Par ailleurs, toutes les mentions à inscrire dans les différentes rubriques prévues sur
l’imprimé de déclaration, doivent être conformes aux indications figurant au bas
dudit imprimé.
2– Sanctions
A cet égard, il convient de noter que le rejet ne vise que la TVA pour laquelle la
nature des biens et services manque de précision et non l’état complet des taxes
déductibles.
En outre, le Livre de Procédures fiscales prévoit en son article 161, des intérêts de
retard à titre de sanctions, pour toute TVA nette non acquittée dans les délais
légaux en raison du rejet des déductions opérées et en son article 170 ter, une
amende pour crédit de TVA non justifié.
Ces ventes directes peuvent être également réalisées dans le sens inverse. C'est
notamment le cas lorsqu'une entreprise ivoirienne vend à un de ses clients situés à
157
Impôts indirects Taxes sur les chiffres d’affaires
l'étranger des marchandises, mais procède sur demande et pour le compte de celui-ci
à la livraison desdites marchandises à une entreprise installée en Côte d’ivoire.
Dans ce cas, bien que la vente initiale ait été réalisée au profit d’une entreprise étran-
gère, les biens vendus ne sortent pas du territoire ivoirien jusqu'à leur livraison finale.
Des hésitations s'étant fait jour quant au traitement fiscal de ces opérations, au
regard de leur assujettissement ou non à la TVA en Côte d'Ivoire, les précisions
suivantes sont apportées.
Aux termes des dispositions de l'article 350 du Code général des Impôts, les biens
meubles corporels sont imposables à la TVA au lieu de leur livraison.
Le lieu de livraison d’un bien est réputé situé en Côte d’Ivoire, dès lors que le bien
s'y trouve au moment de sa livraison.
Ainsi, les ventes directes de biens achetés hors de Côte d’Ivoire et livrés à des
entreprises situées hors du territoire national, ne sont pas soumises à la TVA en
Côte d'Ivoire.
Par ailleurs, la TVA grevant les services et biens ayant concouru à la réalisation de
ces ventes directes, n'est pas admise en déduction au niveau de l'entreprise ivoirienne.
Sont visés, les achats effectués à distance en Côte d’Ivoire depuis l'étranger par une
entreprise non résidente auprès d'une entreprise ivoirienne et livrés en Côte d'Ivoire
à une autre entreprise ivoirienne.
Le lieu de livraison des biens étant situé sur le territoire ivoirien, la TVA est due sur cette
opération, en application des dispositions de l’article 350 du Code général des Impôts.
Par ailleurs, la taxe ayant grevé les biens et services concourant à la réalisation de
cette opération est déductible dans les conditions de droit commun.
158
En application de ce dispositif, la délivrance de l’attestation annuelle unique
d’exonération n’est réservée qu’aux entreprises minières, pétrolières et aux
sous-traitants des entreprises pétrolières, à l’exclusion des sous-traitants des
entreprises minières.
La mise en œuvre de cette mesure, bien que conforme à l’article 355-23 du Code
général des Impôts, ne prend pas en compte les dispositions des conventions
minières signées avec l’Etat. celles-ci prévoient l’extension du bénéfice de
l’exonération par voie d’attestation aux sous-traitants directs des sociétés minières
sous réserve de la tenue d’une comptabilité séparée permettant d’apprécier
distinctement le chiffre d’affaires résultant des opérations minières réalisées avec
lesdites sociétés.
La demande qui peut être présentée à toute époque de l’année, est effectuée sur un
imprimé disponible sur le site internet de la DGI, www.dgi.gouv.ci
– la liste le cas échéant, des clients autres que les sociétés minières.
Il est rappelé que conformément aux dispositions de l’article 355-23 susvisé, les
sous-traitants miniers sont tenus de produire au plus tard le 10 du mois suivant
chaque trimestre civil, un imprimé réglementaire faisant apparaître la liste
nominative de leurs fournisseurs de biens et services, ainsi que la nature et les
montants des biens et services acquis en franchise de la taxe sur la valeur ajoutée.
Par ailleurs, ces sous-traitants miniers sont soumis à l’obligation de tenue d’une
comptabilité distincte, permettant de séparer le chiffre d’affaires des activités
ordinaires de celui réalisé avec les sociétés minières.
En cas de non-facturation de la taxe sur la valeur ajoutée sur les biens et services
qui doivent normalement supporter ladite taxe, l’entreprise bénéficiaire de
l’exonération est solidairement responsable du reversement de la taxe non facturée,
sans préjudice des sanctions prévues par le Livre de Procédures fiscales.
159
CHAPITRE 2
Taxes et redevances
I – Redevables de la taxe
La taxe spéciale d’équipement est due par les contribuables soumis à un régime réel
d’imposition.
Lorsque la taxe est due, elle est supportée par l’entreprise qui est le seul redevable.
Elle n’est pas répercutable sur le consommateur final ou sur le client de
l’entreprise.
A – Assiette
La taxe spéciale d’équipement est assise sur le chiffre d’affaires total hors taxe
réalisé mensuellement par les entreprises concernées.
• essence auto ;
160
Impôts indirects Taxes et redevances
• gaz-oil ;
• carburéacteur ;
• pétrole lampant ;
• huiles minérales ;
• fuel-oil domestique ;
• fuel-oil léger ;
• graisses consistantes.
Pour les contribuables qui réalisent des opérations de vente de produits pétroliers
concomitamment avec d’autres produits ou services, il est à préciser que seules les opé-
rations de vente ne portant pas sur les produits pétroliers doivent être soumises à la taxe.
B – Taux
Le taux de la taxe spéciale d’équipement est fixé à 0,1 % pour l’ensemble des
contribuables concernés. Ce taux est réduit de moitié pour les opérations réalisées
par la Société ivoirienne de Raffinage.
C – Exigibilité
La taxe spéciale d’équipement est une taxe assise sur le chiffre d’affaires, à l’instar
de la TVA. Les dispositions de l’article 361 du Code général des Impôts relatives à
l’exigibilité de la TVA lui sont également applicables.
D – Paiement de la taxe
La taxe est perçue dans les mêmes conditions et sous les mêmes procédures,
sanctions et sûretés que la taxe sur la valeur ajoutée.
161
Impôts indirects Taxes et redevances
Les entreprises soumises à la taxe spéciale d’équipement acquittent donc ladite taxe
selon les dispositions de l’article 97 susvisé.
Remarque
162
Titre troisième
Régimes spécifiques
PRECISIONS RELATIVES A L’EXEMPTION DE LA TAXE SUR LES VEHICULES A
MOTEUR, A L’EGARD DES VEHICULES DIPLOMATIQUES ET DES VEHICULES
PRIVES DU PERSONNEL DES MISSIONS DIPLOMATIQUES
Afin de mettre fin à cette situation, les précisions suivantes sont rappelées sur le
principe d’exemption desdits véhicules à la taxe sur les véhicules à moteur, ainsi
que sur les modalités de mise en œuvre de cette exonération.
I– Principe
Cette note indique expressément que les véhicules dont sont propriétaires les agents
diplomatiques ainsi que les membres du personnel administratif et technique de la
Mission, non-ressortissants de la Côte d’Ivoire, sont exonérés de la taxe sur les
véhicules à moteur, communément appelée vignette.
Par ailleurs, l’article 961-1 du Code général des Impôts dispose que sont exemptés
de la taxe sur les véhicules à moteur, les véhicules diplomatiques.
Au regard de ce qui précède, les services ne sont pas habilités à réclamer le paiement
de la taxe sur les véhicules à moteur au titre d’un véhicule, dès lors que celui-ci
répond à l’une des caractéristiques suivantes :
A cet effet, les missions diplomatiques accréditées en Côte d’Ivoire sont invitées à
solliciter auprès de la Direction générale des Impôts, par le canal du Ministère des
Affaires étrangères, la délivrance des certificats ou des vignettes d’exemption
susvisés, relativement aux véhicules dont sont propriétaires leurs agents, titulaires
d’un passeport diplomatique ou de service.
165
Régimes spécifiques Subventions et abandons de créances
Les agents des Impôts sont donc tenus de s’abstenir de réclamer le paiement de la
vignette sur lesdits véhicules, dès présentation des documents d’exemption susvisés.
L’attention des services est appelée sur le strict respect des instructions ressortant
de la présente note.
Il est apparu des hésitations dans le traitement fiscal des subventions et abandons
de créances. La présente note a pour objet de définir ces notions et d’en préciser le
régime fiscal.
1. Les subventions
166
Régimes spécifiques Subventions et abandons de créances
1.1.1.1 Définition
Ces subventions sont accordées par l’Etat, les collectivités publiques, les organismes
internationaux ou par des tiers. Dans certains cas, l’entreprise reçoit cette subvention
d’investissement sous la forme d’un transfert direct d’immobilisations.
1.1.1.2 Traitement fiscal
Application
Soit une immobilisation acquise le 1er avril de l’année N à 10 000 000 de francs et
financée en partie par une subvention de 8 000 000 de francs. Le bien est amortissable
sur une durée de 5 ans selon le mode linéaire.
167
Régimes spécifiques Subventions et abandons de créances
Le droit sur le chiffre d’affaires de la contribution des patentes est déterminé par
application du taux de ce droit sur l’ensemble des recettes et produits acquis dans le
cadre de l’exercice de l’activité, y compris toutes les sommes provenant des
activités annexes et accessoires ou de la réalisation de l’actif commercial, quelle
que soit leur situation au regard des taxes sur le chiffre d’affaires.
De même, les reprises sur subvention d’équipement ne sont pas comprises dans la
base imposable au droit sur le chiffre d’affaires de la contribution des patentes.
1.1.2.1 Définitions
La subvention d’équilibre
La subvention d’équilibre est celle dont bénéficie l’entreprise pour compenser tout
ou partie de la perte globale qu’elle aurait subie si cette subvention ne lui avait pas
été accordée.
168
Régimes spécifiques Subventions et abandons de créances
La subvention d’exploitation
Les subventions d’exploitation sont accordées par l’Etat, les collectivités publiques
ou les personnes privées généralement à des entreprises soumises à des obligations
particulières telles que l’application de tarifs homologués, la production de biens
conformément à des normes imposées qui rendent l’exploitation non rentable. Elles
comprennent par exemple, les indemnités compensatrices pour insuffisance du prix
de vente administré.
La subvention de recherche-développement
Il s’agit de subvention accordée par l’Etat, les collectivités publiques, les organismes
internationaux ou des tiers à des entreprises engagées dans un programme de recherche
scientifique ou technologique y compris la conception de logiciels informatiques.
1.1.2.2 Traitement fiscal
169
Régimes spécifiques Subventions et abandons de créances
Toutefois, lorsqu’il peut être établi que ces subventions constituent la contrepartie
d’une opération réalisée au profit de la partie versante, ou l’engagement à fournir
cette contrepartie, les sommes en cause sont entièrement taxables.
Après cette date, les sommes précédemment imposées comme subventions sont
déduites des résultats des exercices au cours desquels les remboursements des
sommes allouées interviennent. Ces sommes suivent par ailleurs le sort des
annulations du chiffre d’affaires au regard des autres impôts et taxes.
2.1 Définition
L’abandon de créance est une remise de dette. Il est au sens strict, une renonciation
à une créance détenue sur une entreprise. D’une manière générale, il constitue une
aide qu’une entreprise peut être amenée à accorder à une autre dans des conditions
particulières.
170
Régimes spécifiques Subventions et abandons de créances
Il est de nature commerciale lorsqu’il relève d’une gestion commerciale et qu’il est
consenti dans le cadre de relations commerciales avec le bénéficiaire.
Tel est le cas des abandons de créances consentis par les fournisseurs à leurs clients.
Il est de nature financière, lorsqu’il existe des liens financiers avec l’entreprise bénéfi-
ciaire et que ces liens financiers constituent la principale justification de cet abandon de
créance ou de l’aide. Il s’agit notamment d’abandon de créance ou aide consentie entre
entreprises au sein d’un même groupe, ou entre sociétés mères et filiales.
La preuve du caractère normal est apportée lorsqu’il est établi que l’aide a été
consentie dans l’intérêt de l’exploitation et trouve son fondement dans l’existence
d’une contrepartie réelle et suffisante. A cet égard, il ne suffit pas d’invoquer les
liens de droit qui unissent les deux entreprises pour établir le caractère normal de
l’acte de gestion. L’appréciation résulte essentiellement des circonstances de fait
qui ont présidé à l’attribution de l’aide.
D’une manière générale, est considéré comme acte anormal de gestion, l’acte qui
met une dépense ou une perte à la charge de l’entreprise ou qui prive cette dernière
d’une recette sans être justifié par les intérêts de l’exploitation commerciale.
171
Régimes spécifiques Subventions et abandons de créances
Application
Une société mère A détient 80 % du capital d’une filiale B qui présente une
situation nette négative de 500 000 000 de francs.
A détient une créance inscrite en passif exigible chez B de 800 000 000 de francs.
Cette créance est abandonnée en totalité.
Le montant total déductible sera donc : 500 000 000 + 60 000 000 =560 000 000 de
francs.
La différence de 240 000 000 de francs (800 000 000 – 560 000 000) est assimilée à
un supplément de prix de revient de la participation de A, et ne doit pas être
comprise dans ses charges déductibles.
172
Régimes spécifiques Fusions de sociétés, scissions et apports partiels d’actifs
Lorsque la taxe est due, elle doit être facturée par la société bénéficiaire, qui
transmet le droit à déduction à la société qui consent l’abandon.
La fusion de sociétés est la réunion de deux ou plusieurs sociétés pour n'en former
qu'une seule. Cette opération se traduit par la disparition d’une ou de plusieurs
sociétés absorbées ou fusionnées et par l'apport de l'intégralité de leur actif à la société
absorbante ou nouvelle. Elle peut s'effectuer suivant deux modalités distinctes :
– soit par création d'une société nouvelle, à laquelle est apporté l'ensemble des
patrimoines des sociétés fusionnées ;
– soit par absorption d'une ou de plusieurs sociétés par une autre société déjà
existante.
La scission (ou la division) de sociétés est l’opération par laquelle une société
apporte l’intégralité de son patrimoine à deux ou plusieurs sociétés préexistantes ou
constituées à cette fin. La scission entraîne la disparition de la société apporteuse.
La dissolution-confusion est la dissolution d’une société dans laquelle tous les titres
détenus par un seul associé (filiale à 100 %) entraîne la transmission universelle du
patrimoine de la société à cet associé, sans qu’il y’ait lieu à liquidation.
L'apport partiel d'actif est l'opération par laquelle une société apporte une partie de
son actif à une ou plusieurs autres sociétés. Contrairement à la fusion proprement
dite, à la scission, ou à la dissolution-confusion, l'apport partiel ne se traduit pas par
la disparition de la société apporteuse.
173
Régimes spécifiques Fusions de sociétés, scissions et apports partiels d’actifs
Ne peuvent donc bénéficier du régime spécial, les sociétés en nom collectif, les
sociétés en commandite simple et les sociétés civiles non passibles de l'impôt sur
les bénéfices industriels et commerciaux.
Les dispositions de l'article 32 du Code général des Impôts s'appliquent dans tous
les cas de fusion proprement dite, caractérisée par l'apport de l'universalité des
biens composant l'actif de la société absorbée, réalisé en principe, moyennant
l'attribution d'actions ou de parts sociales.
A cet égard, il n'y a pas lieu de distinguer suivant que la société absorbée remet son
actif brut à la société absorbante ou nouvelle, à charge pour celle-ci de payer son
passif ou se réserver de liquider elle-même une partie de cet actif pour régler son
passif par ses propres soins. Dans ce dernier cas, la liquidation de l'actif ainsi
réservé ne donnant pas lieu à l'attribution gratuite de titres sociaux, le régime
spécial ne peut pas s'appliquer aux profits ou plus-values correspondants.
174
Régimes spécifiques Fusions de sociétés, scissions et apports partiels d’actifs
Conformément à ce texte, les plus-values, autres que celles réalisées sur les
marchandises, résultant de l'attribution d'actions ou de parts sociales (parts de
capital), à la suite de fusions de sociétés anonymes ou sociétés à responsabilité
limitée, sont exonérées de l'impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux.
En matière d’impôt sur le revenu des valeurs mobilières, l’article 231 du Code général
des Impôts dispose que les attributions gratuites d'actions ou de parts sociales dans le
cadre d’une fusion de sociétés anonymes ou sociétés à responsabilité limitée, ne sont
pas considérées comme des revenus imposables aux termes de l’article 180 dudit Code.
1.1.3.3 Au titre des droits d’enregistrement
En application de l’article 755 du Code général des Impôts, les apports à titre
onéreux sont soumis à un droit fixe de 18 000 francs. L’article 754 du même Code
soumet les apports purs et simples à un droit d’apport minoré égal à la moitié du
taux de droit d’apport normal sur la partie de l’actif net apporté qui n’excède pas le
montant du capital appelé de la société absorbée. Le surplus est susceptible de
donner prise à un droit d’apport majoré au taux de 6 % en application de l’article
758 du Code général des Impôts.
175
Régimes spécifiques Fusions de sociétés, scissions et apports partiels d’actifs
L'article 32 du Code général des Impôts prévoit, sous réserve que les conditions de son
application soient remplies, que pour toutes les fusions de sociétés anonymes ou sociétés
à responsabilité limitée, les plus-values autres que celles réalisées sur les marchandises,
résultant de l'attribution gratuite d'actions ou de parts sociales (parts de capital) sont
exonérées de l'impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux.
Enfin, les plus-values réalisées sur les marchandises sont exclues de l'exonération,
même lorsqu'elles résultent de l'attribution gratuite d'actions ou de parts sociales.
1.2.2.1 Prise en charge du passif
II est admis que, dans le cas où une société apporte son actif brut à une autre
société, à charge pour celle-ci de payer tout ou partie de son passif, les plus-values
autres que celles réalisées sur les marchandises, constatées à l'occasion de cette
opération doivent être exonérées d'impôt, même à concurrence de la fraction qui, se
trouvant compensée par la prise en charge par la société absorbante ou nouvelle du
passif correspondant aux éléments générateurs de ces plus-values, ne donne pas
lieu, en fait, à l'attribution gratuite d'actions ou de parts sociales.
1.2.2.2 Détermination de la plus-value exonérée
Lorsque la fusion est réalisée par voie de création d'une société nouvelle, chacune
des sociétés absorbées reçoit en rémunération de son apport, des actions ou des
parts sociales de la société nouvelle. En outre, il est de règle que la société nouvelle
prenne à sa charge le passif dû aux tiers par les sociétés absorbées.
Lorsque la fusion est opérée par voie d'apport à une société existante, deux
situations peuvent se présenter :
Les seules actions à émettre sont celles correspondant aux droits des autres
actionnaires de la société absorbée.
176
Régimes spécifiques Fusions de sociétés, scissions et apports partiels d’actifs
La valeur réelle des actions nouvellement émises ne représente dès lors qu'une
fraction de celle du patrimoine apporté.
Dans ces conditions, pour déterminer la plus-value réalisée par la société absorbée,
il faut ajouter à la valeur réelle des actions ou des parts sociales émises par la
société absorbante en rémunération des apports, la valeur qui doit être attribuée à la
partie des apports qui n'est pas effectivement rémunérée.
Dans cette hypothèse, elle émet de nouvelles actions correspondant aux droits des
actionnaires dans le fonds social de la société absorbée.
Lorsque certains éléments apportés comportent une valeur d'apport inférieure à leur
valeur comptable, la moins-value ainsi constatée doit être obligatoirement imputée
sur les plus-values résultant de l'apport d'autres éléments et exonérées en vertu de
l'article 32 du Code général des Impôts. Corrélativement, la société absorbante ou
nouvelle est fondée à calculer les amortissements afférents à tous les éléments,
même à ceux générateurs de la moins-value ainsi que les plus-values ou
moins-values résultant de la réalisation de ces éléments, d'après le prix de revient
qu'ils comportaient pour la société absorbée, déduction faite des amortissements
déjà réalisés par elle.
1.2.2.4 Plus-values à réemployer
Si une société ayant bénéficié de ces dispositions est absorbée dans ce délai de trois
ans, les plus-values à réinvestir deviennent immédiatement taxables. Cependant, à
titre exceptionnel, il peut être admis que la société absorbante puisse se substituer à la
société absorbée pour l'exécution des engagements pris par cette dernière, tant en
matière de délai qu'en ce qui concerne les sommes à réinvestir et les amortissements.
177
Régimes spécifiques Fusions de sociétés, scissions et apports partiels d’actifs
Ce transfert doit faire l'objet d'une demande conjointe des deux sociétés,
comportant l’engagement formel de la société absorbante. En cas d'inexécution des
engagements pris, les plus-values seront rapportées aux bénéfices réalisés par la
société absorbante au titre de l'exercice au cours duquel a expiré le délai de trois ans.
L'article 71 du Code général des Impôts prévoit qu'en cas de cession ou de cessation
d'entreprise, les bénéfices non encore taxés doivent être immédiatement soumis à
l'impôt, au vu d'une déclaration qui doit être souscrite dans un délai de dix jours.
Toutefois, il reste entendu que cette imposition immédiate ne porte pas sur les
plus-values constatées à l'occasion de la fusion et qui sont exonérées par l'article 32
du Code général des Impôts.
La rétroactivité peut être admise au plan fiscal, si elle s’inscrit dans le cadre d’une
gestion commerciale normale, et en particulier si les conditions suivantes sont remplies :
– les intérêts du Trésor ne doivent pas être lésés par cette rétroactivité. Par
exemple, la fusion ne doit pas avoir pour conséquence la compensation entre
les bénéfices de la société absorbante et les pertes de la société absorbée ;
178
Régimes spécifiques Fusions de sociétés, scissions et apports partiels d’actifs
Exemple
Une opération de fusion est réalisée par l’apport à une société nouvelle C, de
l’ensemble des patrimoines de deux sociétés A et B. La société nouvelle est créée le
1er mars N et l’opération est approuvée par l’assemblée générale du 1er juillet N :
• Société A et B
01.01. N 01.03.N 01.07.N 31.12.N
31.12.N+1
Date
d’ouverture Assemblée
d’exercice générale
extraordinaire
de l’apport
• Société C
01.01. N 01.03.N 01.07.N 31.12.N
31.12.N+1
Assemblée
Date générale
d’ouverture extraordinaire
de l’exercice de l’apport
L’effet rétroactif conféré à la fusion ne peut fiscalement être pris en compte au-delà
du 1er mars N.
1.2.3.2 Sort des provisions
Les provisions constituées par la société absorbée deviennent sans objet et elles
doivent être rapportées aux bénéfices réalisés par cette société au cours de son
dernier exercice.
1.2.3.3 Sort des réductions d'impôts résultant de l'article 110 du Code général des Impôts
L'article 110 du Code général des Impôts prévoit la possibilité pour les assujettis à
l'impôt sur les BIC de bénéficier d'une réduction d'impôt au titre de certains
investissements agréés qu’ils effectuent sur une partie des bénéfices réalisés en
Côte d’Ivoire.
179
Régimes spécifiques Fusions de sociétés, scissions et apports partiels d’actifs
Les aliénations totales ou partielles de biens ayant donné lieu au transfert de droits
à réduction par la société absorbante ou bénéficiaire des apports, entraînent
l'exigibilité immédiate de l'impôt non acquitté par ladite société, dans la proportion
de l'amortissement restant à courir au moment de l'aliénation.
1.2.3.4 Déclaration de cessation et pièces à joindre
Pour bénéficier de l'exonération prévue par l'article 32 du Code général des Impôts,
il est en outre requis de la société absorbante, la production des documents suivants :
L'exonération des plus-values de fusion prévue par l'article 32 du Code général des
Impôts est subordonnée à la constatation dans l'acte de fusion de deux engagements.
180
Régimes spécifiques Fusions de sociétés, scissions et apports partiels d’actifs
L’obligation requise de la société absorbante ne porte que sur le mode de calcul des
amortissements déductibles pour la détermination du bénéfice imposable. La société
absorbante n'est donc nullement tenue d’inscrire à l’actif de son propre bilan
comptable, les éléments compris dans l'apport pour leur valeur nette comptable
figurant dans les écritures de la société absorbée.
Aucun délai de conservation des éléments apportés par les sociétés absorbées ou
anciennes n'est imposé à la société absorbante ou nouvelle.
Sous réserve qu'elle se conforme, pour le calcul des plus-values, aux dispositions
de l'article 32 du Code général des Impôts, la société absorbante ou nouvelle peut
donc céder à tout moment ces éléments.
1.3.1.2 Droits de la société absorbante
Base d’amortissement
La société absorbante est tenue, du point de vue fiscal, de calculer les amortissements
annuels afférents aux éléments compris dans l'apport, autres que les marchandises,
sur leur valeur nette comptable dans les écritures de la société absorbée à la date
effective de la fusion. Cette base est constituée du prix de revient de ces éléments
pour la société absorbée, diminué des amortissements déjà réalisés par cette dernière.
Les biens amortissables étant cependant inscrits en comptabilité pour leur valeur
d’apport, la société absorbante devra procéder à des retraitements extracomptables
pour la détermination de son bénéfice fiscal. A cet effet, la société absorbante
pourra utiliser la ligne spéciale de la déclaration annuelle de bénéfices réservée à la
réintégration des amortissements non déductibles.
Taux d’amortissement
La durée d'amortissement est égale à la durée probable d'utilisation des biens apportés,
appréciée à la date effective de la fusion. Elle peut donc excéder la durée dont aurait
disposé la société absorbée pour achever son plan d'amortissement. Le taux d'amortis-
sement est déterminé en fonction de cette durée probable d'utilisation.
181
Régimes spécifiques Fusions de sociétés, scissions et apports partiels d’actifs
Exemple
Un bien apporté pour une valeur de 800, dans le cadre d’une opération de fusion
placée sous le régime spécial, acquis à 1000 par la société absorbée et amorti selon
le mode linéaire au taux annuel de 10 % pour 400 par ses soins, peut être amorti
fiscalement par la société absorbante à concurrence de 600.
La société absorbante sera donc tenue de réintégrer au titre de chacune de ces huit
années un amortissement non déductible de 100 – 75 = 25 pour la détermination de
son bénéfice imposable.
Mode d’amortissement
L'article 22 du Code général des Impôts prévoit qu'en cas d'absorption d'une société
ayant la qualité de société mère au sens de ce même article, le régime fiscal attaché
aux dividendes provenant des participations que détenait cette société est transféré,
de plein droit du fait de la fusion, à la société absorbante ou nouvelle.
Une distinction est faite entre les déficits de la société absorbée et ceux de la société
absorbante.
182
Régimes spécifiques Fusions de sociétés, scissions et apports partiels d’actifs
Ce n'est que sur agrément spécial et préalable du Directeur général des Impôts que
la société absorbante peut être autorisée, dans la mesure définie par cet agrément, à
reporter sur ses bénéfices, les déficits de la société absorbée. En toute hypothèse, en
application des dispositions de l’article 27 du Code général des Impôts, seules les
opérations de fusion-absorption de sociétés de droit ivoirien sont susceptibles
d’ouvrir droit à cet agrément.
En règle générale, les déficits subis par la société absorbante avant la fusion, sont
déductibles des bénéfices réalisés ultérieurement.
Principe d’exonération
Dans les deux situations, la plus-value susceptible d'être réalisée à cette occasion
est exonérée d'impôt, dès lors que la fusion est placée sous le régime spécial de
l’article 32 du Code général des Impôts.
Cas particulier de la société absorbante qui a acquis des titres de la société absorbée
en remploi d’une plus-value exonérée dans le cadre de l’article 28 du Code général
des Impôts
Lorsqu’une société absorbe une autre société dans laquelle elle détient des actions
précédemment acquises en remploi d'une plus-value de cession d’actifs immobilisés
dans le cadre du dispositif prévu à l'article 28 du Code général des Impôts, l’annulation
des titres de la filiale ainsi absorbée, fait apparaître un profit qui comprend notamment
l'ancienne plus-value exonérée, dont le montant vient en déduction du prix d’acquisition
de ces titres.
Par suite, la plus-value résultant de l’annulation des titres doit, dans la mesure où
elle provient de l'ancienne plus-value exonérée en application de l'article 28 du
183
Régimes spécifiques Fusions de sociétés, scissions et apports partiels d’actifs
Par ailleurs, l’article 28 ne s’applique que si les titres de la société absorbée étaient
entrés dans le patrimoine de la société absorbante depuis cinq ans au moins au
moment de la fusion ou que l’acquisition de ces titres a eu pour effet de lui assurer
la pleine propriété de 30 % au moins du capital de la société absorbée.
L'apport global d'actif consenti par la ou les sociétés qui disparaissent à la société
absorbante existante ou à la société nouvelle, entraîne pour ces dernières une
augmentation de capital ou une création de capital, selon le cas.
L’assiette du droit d’apport est ainsi normalement constituée par la valeur de l’actif
net apporté par la société absorbée.
De même, lorsque la société absorbante rémunère l’apport par des titres d’une
valeur nominale inférieure à la valeur réelle de l’apport et qu’elle constitue une
prime de fusion, le droit d’apport est calculé sur la totalité de la valeur de l’actif net
apporté, quel que soit le traitement de l’apport dans les comptes de la société
absorbante (capital social ou prime de fusion).
1.3.2.2 Taux du droit d'apport
Le régime des droits d’enregistrement applicable aux fusions est prévu aux articles 754,
755, 756 et 758 du Code général des Impôts. Ce régime s’applique obligatoirement
lorsque les conditions prévues par ces articles sont réunies.
– la société absorbante ou nouvelle doit avoir son siège social en Côte d’Ivoire.
184
Régimes spécifiques Fusions de sociétés, scissions et apports partiels d’actifs
Les apports purs et simples sont soumis à un droit d’apport minoré égal à la moitié
du taux du droit d’apport normal. L’assiette à laquelle s’applique ce taux est le
montant de l’actif net apporté, à hauteur du capital social de la société apporteuse.
Le barème de ce droit d’apport minoré est le suivant :
Par ailleurs, la partie de l’actif apporté par la ou les sociétés fusionnées, qui excède
le capital appelé et non remboursé de ces sociétés, est soumise à un droit d’apport
majoré au taux proportionnel de 6 %.
Le droit d’apport minoré reste applicable sur les sommes correspondantes, lorsque
les bénéfices, réserves ou provisions incorporés au capital ont déjà supporté l’impôt
sur les bénéfices industriels et commerciaux ou l’impôt général sur le revenu.
Dans le régime des fusions, l’article 755 du Code général des Impôts dispose que la
prise en charge d’un passif, est soumise au seul droit fixe de 18 000 francs.
Cet échange comporte plusieurs conséquences fiscales qui sont examinées ci-après.
Dès lors que la valeur réelle des titres distribués aux associés excède le montant des
apports sociaux effectués initialement par les membres de la société dissoute, il y a,
à hauteur de cet excédent, un boni passible de l’impôt sur le revenu des valeurs
mobilières.
Aux termes des dispositions de l'article 231 du Code général des Impôts, les attributions
gratuites d'actions ou de parts sociales dans le cadre d’une fusion de sociétés anonymes
ou sociétés à responsabilité limitée, ne sont pas considérées comme un revenu de
valeurs mobilières imposable.
185
Régimes spécifiques Fusions de sociétés, scissions et apports partiels d’actifs
Lorsque, dans les dix ans suivant la fusion, la société absorbante procède à une
réduction de capital non motivée par des pertes ou à un remboursement même
partiel des titres attribués gratuitement, l’IRVM redevient exigible sur la portion du
capital remboursé.
Cependant, il est admis que les distributions d’actions gratuites sont considérées
comme n’impliquant pas nécessairement une augmentation des valeurs d’actif
portées au bilan de l’entreprise ; le prix de revient de l’ensemble des titres possédés
à la suite d’une telle distribution ne différant pas, pour cette entreprise, du prix de
revient effectif des titres anciens.
Il reste entendu que, si les titres en cause sont ultérieurement réévalués ou cédés,
les plus-values dégagées par rapport à l’évaluation des titres anciens maintenus au
bilan seront comprises dans les bénéfices imposables.
Pour bénéficier du régime des sociétés mères en matière d’impôt sur les bénéfices
industriels et commerciaux et d’impôt sur le revenu des valeurs mobilières, la parti-
cipation de la société mère dans le capital de la filiale doit être d’au moins 10 % ou
d’un prix de revient supérieur à un milliard de francs.
Par ailleurs, en cas d’absorption par une tierce personne d’une société détenant une
participation satisfaisant aux conditions exigées par l’article précité, le bénéfice du
régime fiscal des sociétés mères est accordé de plein droit de la société absorbée à
la société absorbante ou nouvelle.
186
Régimes spécifiques Fusions de sociétés, scissions et apports partiels d’actifs
La fusion ne peut avoir d'incidence fiscale que sur la situation de ceux des associés de
la société absorbante qui avaient la qualité de société mère. Ces associés perdent cette
qualité, hormis le cas où le coût de revient de leur participation atteint 1 milliard de
francs, si le pourcentage de leurs droits dans la société absorbante s'est trouvé abaissé
à moins de 10 % en raison de la fusion.
La perte de la qualité de société mère ne remet pas en cause l’exonération partielle des
dividendes antérieurement reçus de la société absorbante (puisqu’elle n’est pas
provoquée par la cession des titres jusqu’alors admis au bénéfice de cette exonération).
Comme pour les fusions proprement dites, le régime spécial est réservé aux
opérations de scission de sociétés anonymes ou de sociétés à responsabilité limitée.
De même, les sociétés bénéficiaires des apports doivent avoir leur siège social en
Côte d’Ivoire.
187
Régimes spécifiques Fusions de sociétés, scissions et apports partiels d’actifs
Les apports doivent résulter de conventions prenant effet à la même date pour les
différentes sociétés qui en sont bénéficiaires et doivent entraîner, dès leur
réalisation, la dissolution immédiate de la société apporteuse.
Une division ou scission de société doit être considérée du point de vue fiscal,
comme une opération unique à envisager dans son ensemble et qui ne peut
bénéficier du régime des fusions qu’à la condition que l’assimilation soit totale. En
d’autres termes, si le bénéfice de l’article 32 du Code général des Impôts est
octroyé, ce texte s’applique intégralement à tous les apports dont la réalisation
concomitante caractérise la scission.
Dès l’instant où la division de société est assimilée à une fusion lorsqu’elle est
placée sous le régime de l'article 32 du Code général des Impôts, les deux
opérations entraînent, mutatis mutandis, les mêmes conséquences.
Il y a seulement lieu de tenir compte du fait que, tandis qu’en cas de fusion une
seule société est bénéficiaire des apports, la division se fait au profit de deux ou
plusieurs sociétés.
Il convient de se reporter aux paragraphes 1.3 à 1.7 pour ce qui concerne la portée
et les conséquences du régime spécial pour les différentes parties à l’opération, à
l’exception toutefois des déficits de la société scindée dont le transfert aux sociétés
bénéficiaires de la scission, n’est pas admis.
Le régime spécial des fusions qui tend à atténuer les conséquences de la cession ou
de la cessation d’entreprise en faisant, dans une certaine mesure, apparaître la
société bénéficiaire des apports comme la continuatrice de la société apporteuse,
s’applique dans une large mesure aux apports partiels d’actifs.
L'apport partiel d'actif, désigné parfois sous le nom de fusion partielle, est
l'opération par laquelle une société fait apport d'une partie de son actif à une ou plu-
sieurs autres sociétés. Contrairement à la fusion proprement dite, ou à la division,
l'apport partiel ne se traduit pas par la disparition de la société apporteuse.
188
Régimes spécifiques Fusions de sociétés, scissions et apports partiels d’actifs
En outre, en matière d’impôt sur le revenu des valeurs mobilières, l’article 231 du
Code général des Impôts réserve expressément l’exonération de l’attribution
gratuite des titres de la société bénéficiaire de l’apport, aux opérations soumises au
régime spécial des fusions en matière de droits d’enregistrement.
Par ailleurs, l'article 32 du Code général des Impôts spécifie que les plus-values
exonérées sont seulement celles résultant de l'attribution gratuite d'actions ou de
parts sociales (parts de capital).
Il s'ensuit notamment que si ceux-ci viennent à faire l'objet d'une cession ultérieure,
c'est en principe, compte tenu de la valeur réelle au moment de l'apport, que devra
être calculée la plus-value éventuelle.
Lorsque la société qui effectue un apport partiel d’activité continue d’exister, les
éléments de l'imposition immédiate des bénéfices non encore taxés afférents à la
branche apportée, seront déclarés par la société apporteuse en même temps que les
bénéfices de l'exercice au cours duquel l’opération a été réalisée.
189
Régimes spécifiques Comptes courants d’associés
Lorsque l’apport est soumis au régime des fusions en matière de droit d’enregistrement,
l’exonération prévue par l’article 231 du Code général des Impôts porte non seulement
sur l’attribution des titres de la société bénéficiaire de l’apport à la société apporteuse,
mais également sur l’attribution de ceux-ci aux propres associés de la société
apporteuse.
Si la valeur de ces titres à la date de la répartition aux associés est supérieure à celle
pour laquelle ils ont été inscrits au bilan de la société apporteuse, la comparaison de
ces deux valeurs fait apparaître une plus-value qui doit, en principe, entrer en compte
pour l'établissement de l'impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux, dès lors
qu'elle ne résulte pas directement de l'apport, mais d'une évolution ultérieure de la
valeur des titres. En cas de baisse, la moins-value peut être admise en déduction pour
l'établissement de l'impôt.
Les conditions posées par l’article 756 du Code général des Impôts pour l’assimilation
d’un apport partiel d’actif à une opération de fusion, sont celles requises pour
bénéficier du régime spécial en matière d’impôt sur les bénéfices, à savoir :
La présente note a pour objet d’apporter des précisions sur la notion de compte courant
d’associés et de déterminer le régime d’imposition des intérêts les rémunérant.
1. Définitions et caractéristiques
Les comptes courants d’associés se définissent comme étant des prêts ou avances
de fonds consentis par des associés à la société, en sus de leur part de capital social,
quelle que soit la forme de la société.
190
Régimes spécifiques Comptes courants d’associés
Ces intérêts sont déductibles des bénéfices de la société débitrice. Cependant, cette
déductibilité n’est possible que sous réserve du respect des conditions prévues à
l’article 18-A) 6° du Code général des Impôts.
Les comptes courants d’associés se retrouvent donc uniquement dans les relations
entre une société et son actionnariat, contrairement aux comptes courants pouvant
exister entre deux entreprises.
Ces derniers s’entendent, d’une manière générale, des contrats par lesquels deux
personnes, périodiquement créancières et débitrices réciproques, font figurer leurs
créances et dettes en articles de comptes indivisibles ; seul le solde étant dû après
clôture.
Lorsque deux entreprises sont liées par une convention spéciale de compte courant,
l’article 216 du Code général des Impôts accorde, sous réserve que les conditions
soient remplies, une exonération d’impôt sur le revenu des créances pour les
intérêts rémunérant le solde créditeur du compte.
2. Régime d’imposition
– le montant total des intérêts servis au titre des sommes susvisées ne peut
excéder 30 % du résultat de l’entreprise avant impôt, intérêts, dotations aux
amortissements sur immobilisations et provisions ;
– le taux des intérêts servis ne peut excéder le taux moyens des avances de la
BCEAO pratiqué au titre de l’année en cours, majoré de deux points ;
– le remboursement des sommes doit intervenir dans les 5 années suivants leur
mise à disposition et la société ne doit pas faire l’objet d’une liquidation
pendant cette période ;
– les intérêts servis à ces personnes ne sont déductibles, quel que soit leur
montant, qu’à la condition que le capital social de la société emprunteuse ait
été entièrement libéré.
Le délai de remboursement des sommes prêtées doit s’étendre sur une période
inférieure ou égale à cinq ans.
En ce qui concerne l’entreprise bénéficiaire des fonds, elle ne doit pas faire l’objet
d’une liquidation de droit ou de fait.
191
Régimes spécifiques Comptes courants d’associés
Dans le cas contraire, on parle de liquidation de fait. En tout état de cause, cette
société ne doit pas faire l’objet d’une des procédures collectives d’apurement du
passif prévues par le droit OHADA.
Pour être déductibles, les intérêts rémunérant les comptes courants doivent être
calculés par application d’un taux qui ne peut dépasser celui des avances de la
BCEAO majoré de deux points.
Lorsque, au cours d’un même exercice, le taux des intérêts versés aux associés, ou
le taux des avances de la BCEAO ou encore le montant des prêts ou avances
varient, il convient pour le calcul des limites, de considérer successivement chaque
période comptant des éléments différents, et non de procéder par des moyennes.
Exemple d’application 1
Au cours des mois de janvier à mars 2018, les sommes laissées en comptes courants
par les associés de la société ALPHA S.A au capital de 200 000 000 de francs se
sont élevées à 100 000 000 de francs. Pour les autres mois de la même année, et en
prévision des contraintes de trésorerie de la société, les associés ont convenu de
mettre à la disposition de la société, la somme de 45 000 000 de francs.
Les comptes courants ouverts sont indifféremment rémunérés par un taux d’intérêt
de 10 %.
Le taux d’intérêt de la BCEAO qui était de 10 % pendant les mois de janvier à mars
2018, a été abaissé à 7 % depuis le 1er avril et ce jusqu'au 31 décembre.
• pour les 7 premiers mois : 100 000 000 x 10 % x 7/12 = 5 833 335 francs
• pour les 5 derniers mois : 45 000 000 x 10 % x 5/12 = 1 875 000 francs
192
Régimes spécifiques Comptes courants d’associés
Sur ladite période, le taux d’intérêt convenu (10 %) étant inférieur à celui des
avances de la BCEAO majoré de 2 points, soit 12 %, les intérêts déductibles
s’établissent comme suit :
Le taux accepté par les parties (10 %) étant supérieur à celui de la BCEAO rehaussé
de 2 points (9 %), les intérêts déductibles sont à calculer sur la base de ce dernier
taux. Ils se présentent comme suit :
• pour les mois de avril à juillet 2018 : (100 000 000 x 9 %) x 4/12 = 3 000 000 de francs ;
• pour les mois de août à décembre 2018: (45 000 000 x 9 %) x 5/12 = 1 687 500 francs.
Les intérêts fiscalement déductibles s’élèvent donc à la somme de 7 187 500 francs
(2 500 000 francs + 3 000 000 de francs + 1 687 500 francs).
Exemple d’application 2
Déterminez le sort des intérêts déductibles de la base de l’impôt sur les BIC de
l’année 2018, en sachant qu’au 31 décembre, les éléments de la comptabilité de la
société ALPHA SA feront apparaître les éléments suivants :
193
Régimes spécifiques Comptes courants d’associés
Résultat fiscal = (bénéfice comptable + charges non déductibles) – (produits non imposa-
bles) = (15 250 000 francs + 3 750 425 francs) – 1778 560 francs = 17 221 865 francs.
= 17 221 865 francs + 6 250 000 francs + 7 187 500 francs = 30 659 365 francs.
Exemple d’application 3
– Taux légal admis= taux des avances de la BCEAO majoré de 2 points, soit 9 %.
– Montant des intérêts déductibles : 200 000 000 x 9 % = 18 000 000 de francs.
L'article 180 du Code général des Impôts dispose que l'impôt sur le revenu des
valeurs mobilières s'applique à tous les bénéfices ou produits qui ne sont pas mis en
réserve ou incorporés au capital social, ainsi qu'à toutes les sommes ou valeurs
mises à la disposition des associés, actionnaires ou porteurs de parts et non
prélevées sur les bénéfices.
194
Régimes spécifiques Régime fiscal dérogatoire
La partie non déductible des intérêts rémunérant les comptes courants d'associés est
réputée distribuée. Elle est par conséquent passible de l'impôt sur le revenu des
valeurs mobilières, même lorsque le résultat fiscal est déficitaire.
L'article 192 du Code général des Impôts soumet les intérêts des comptes courants
d'associés à l'impôt sur le revenu des créances au taux de 18 %. Ce taux est assis sur
le montant brut des intérêts.
Le fait générateur de l'impôt réside dans l'échéance des intérêts stipulés par la
convention des parties. L'impôt est à la charge exclusive du créancier, nonobstant
toute clause contraire quelle qu'en soit la date. Toutefois, le créancier et le débiteur
en sont tenus solidairement.
Lorsque l'impôt est mis à la charge du débiteur des intérêts, l'impôt ainsi pris en
charge s'analyse comme un supplément de revenu passible de l'impôt sur le revenu des
créances. Ce supplément de revenu est déductible de l'assiette de l'impôt sur les BIC.
Certains contribuables bénéficiant d’un régime fiscal ouvrant droit à des exonérations
en matière d’impôts sur les bénéfices et de contribution des patentes, notamment en
application du Code des Investissements, ne souscrivent pas de déclaration au titre de
ces impôts.
Il est rappelé que la déclaration annuelle de détermination des résultats, ainsi que la
déclaration de contribution des patentes s’imposent à tous les contribuables, y compris
ceux qui bénéficient d’une exonération.
195
Régimes spécifiques Exonérations dans le cadre du Code des Investissements de 2012
par mois de retard supplémentaire ; chaque fraction de mois étant comptée pour un
mois entier.
En outre, l’octroi des avantages fiscaux étant dans tous les régimes dérogatoires
subordonné à la tenue d’une comptabilité complète et régulière, le non-dépôt ou le
dépôt hors délai des états financiers, c'est-à-dire après le 30 juin suivant la date de
clôture de l’exercice comptable pour les entreprises soumises à l’obligation de
certification de leurs comptes par un commissaire aux comptes, ou le 30 mai pour
les autres entreprises, est sanctionné par l’application d’une amende de 1 000 000
de francs, majorée de 100 000 francs par mois ou fraction de mois de retard
supplémentaire.
Passé un délai de trois mois à partir des dates susindiquées, l’amende est portée à
2 000 000 de francs, majorée de 200 000 francs par mois ou fraction de mois de
retard supplémentaire. Cette amende se cumule avec celle de 1 000 000 de francs
prévue ci-dessus.
Pour le bénéfice desdits avantages fiscaux, le territoire national est divisé en trois
(3) zones A, B et C définies par le décret précité, et qui s’entendent des lieux de
réalisation des programmes d’investissement.
En ce qui concerne les PME, l’article 48 de la même ordonnance fixe la durée des
avantages à sept (7) ans, onze (11) ans et quinze (15) ans, respectivement en zones
A, B et C .
Les durées ci-dessus sont majorées des délais de réalisation du programme d’inves-
tissement selon les modalités fixées par décret.
196
Régimes spécifiques Exonérations dans le cadre du Code des Investissements de 2012
Les avantages fiscaux résultant du Code des Investissements varient selon que
l’entreprise se trouve en phase d’investissement ou en phase d’exploitation.
2.1.1. Pendant la phase de réalisation du programme d’investissement
Ainsi, aux termes des dispositions de l’article 45 de l’ordonnance portant Code des
Investissements, les entreprises agréées bénéficient, au titre de la réalisation de leur
programme d’investissement relatif à la création ou au développement d’activités
quelle que soit la zone d’investissement, des avantages suivants :
197
Régimes spécifiques Exonérations dans le cadre du Code des Investissements de 2012
Le délai de réalisation des investissements par les entreprises bénéficiant des avan-
tages est fixé à deux (2) ans, sauf prorogation accordée par l’autorité compétente.
Le bénéfice des avantages accordés par le Code des Investissements est effectif à
compter de la mise en exploitation. Cette condition suppose l’achèvement du
programme d’investissement prévu par l’entreprise.
A cette décision est joint un projet d’arrêté de mise en exploitation qui est transmis
pour signature au Ministère en charge du Budget et du Portefeuille de l’Etat et au
Ministère chargé de l’Industrie.
Cet arrêté attestant le début d’exploitation fixe également la date de jouissance des
avantages accordés en ce qui concerne le régime d’agrément à l’investissement.
Par conséquent, l’entreprise qui achève ses investissements et commence à exercer son
activité sans avoir obtenu l’arrêté portant mise en exploitation, doit être recherchée en
paiement des impôts et taxes exigibles jusqu’à ce que sa situation soit régularisée.
– l’impôt sur le revenu foncier et/ou l’impôt sur le patrimoine foncier des propriétés
bâties au titre des investissements immobiliers en cours de réalisation ;
198
Régimes spécifiques Exonérations dans le cadre du Code des Investissements de 2012
Quel que soit le régime applicable, les entreprises ne peuvent bénéficier des avantages
qu’après la réalisation effective des investissements dûment constatée par le Ministère
en charge de l’Industrie et de la Promotion du Secteur privé, le CEPICI, la Direction
générale des Impôts et la Direction générale des Douanes.
Il est précisé que cette mesure de réduction ne vise pas la taxe d’apprentissage et la
taxe additionnelle à la formation professionnelle continue.
Quelle que soit la partie du territoire où l’investissement est réalisé, les entreprises
admises au régime d’agrément bénéficient des avantages suivants :
– exonération de l’impôt sur les BIC, de l’impôt sur les BNC, ou de l’impôt sur
les BA ainsi que de la contribution des patentes et licences, quelle que soit la
zone d’investissement ;
199
Régimes spécifiques Exonérations dans le cadre du Code des Investissements de 2012
– exonération de l’impôt sur les BIC, de l’impôt sur les BNC, ou de l’impôt sur
les BA ainsi que de la contribution des patentes et licences, et de l’impôt sur le
patrimoine foncier. Ces exonérations sont acquises quelle que soit la partie du
territoire où l’investissement est réalisé ;
N.B : Les exonérations portant sur l’impôt sur les bénéfices et la contribution des
patentes et licences sont réduites à 50 %, puis à 25 % des montants normalement dus,
respectivement à l’avant-dernière et à la dernière années de bénéfice des avantages.
Les PME pouvant bénéficier des avantages prévus au Code des Investissements sont
celles qui, aux termes du décret n° 2012-05 du 11 janvier 2012 portant définition de
la petite et moyenne entreprise, réalisent un chiffre d’affaires annuel minimum hors
taxes compris entre 30 000 000 et 1 000 000 000 de francs.
A ces avantages fiscaux, s’ajoute l’exonération des droits sur tous les actes soumis
à la formalité de l’enregistrement, que la PME soit éligible au régime de déclaration
ou au régime d’agrément.
200
Régimes spécifiques Convention de Vienne - Relations diplomatiques
La présente note a pour objet d’apporter des précisions sur les dispositions d’ordre
fiscal prévues par la Convention de Vienne du 18 avril 1961 sur les relations
diplomatiques.
Ces dispositions sont prévues par cinq articles de ladite Convention. Il s’agit des
articles 23, 28, 34, 36 et 37 qui se rapportent aux privilèges fiscaux accordés :
Il convient de rappeler que les privilèges diplomatiques ne sont accordés que sous
réserve de réciprocité.
L’exemption fiscale prévue dans le présent article ne s’applique pas à ces impôts et
taxes lorsque, d’après la législation de l’Etat accréditaire, ils sont à la charge de la
personne qui traite avec l’Etat accréditant ou avec le Chef de la Mission ».
201
Régimes spécifiques Convention de Vienne - Relations diplomatiques
L’exonération s’applique même lorsque les locaux ne sont pas utilisés à des fins
officielles (logement du personnel, location à des tiers).
Les impôts dus par les propriétaires des locaux loués à l’Etat accréditant et au Chef
de Mission ne sont pas affectés par le statut diplomatique de leurs occupants.
L’impôt est directement perçu entre les mains du propriétaire des immeubles loués et
est fixé conformément aux dispositions des articles 156 et 158 du Code général des
Impôts, à 15 % du montant des loyers pour les locaux appartenant à des personnes
morales et à 12 % pour les locaux appartenant à des personnes physiques.
Ainsi, l’impôt foncier reste dû uniquement par le propriétaire des locaux concernés
ou par les intermédiaires qui en assurent la gestion.
3. Exonération à l’importation
4. Situation au regard des taxes sur le chiffre d’affaires (taxe sur la valeur
ajoutée, taxe sur les opérations bancaires, taxes spécifiques)
Les taxes sur le chiffre d’affaires sont en effet des taxes dont le redevable légal est
le fournisseur du bien ou du service.
202
Régimes spécifiques Convention de Vienne - Relations diplomatiques
Les livraisons de biens et les services rendus aux missions diplomatiques sont donc
soumis aux taxes sur le chiffre d’affaires.
Le service doit donc au cas par cas se référer aux accords bilatéraux conclus par la
Côte d’Ivoire avec les Etats étrangers.
Les missions diplomatiques sont des consommateurs finaux exonérés de plein droit
de l’AIRSI sur toutes leurs acquisitions de biens.
Les missions diplomatiques ne sont pas tenues d’effectuer le prélèvement sur les
rémunérations versées aux prestataires du secteur informel.
II – Agents diplomatiques
– des impôts indirects d’une nature telle qu’ils sont normalement incorporés
dans le prix des marchandises ou des services ;
– des impôts et taxes sur les biens immeubles privés sur le territoire de l’Etat
accréditaire à moins que l’agent diplomatique ne les possède pour le compte
de l’Etat accréditant aux fins de la Mission ;
– des droits de succession perçus par l’Etat accréditaire, sous réserve des dispo-
sitions du paragraphe 4 de l’article 39 ;
– des impôts et taxes sur les revenus privés qui ont leur source dans l’Etat accré-
ditaire et des impôts sur le capital prélevés sur les investissements effectués
dans des entreprises commerciales situées dans l’Etat accréditaire ;
203
Régimes spécifiques Convention de Vienne - Relations diplomatiques
Ces agents sont donc imposables sur leurs revenus de source ivoirienne (y compris
ceux du conjoint et des enfants à charge) sous réserve de l’application des
conventions fiscales internationales.
Tous les impôts et taxes sont dus dans les conditions de droit commun (droit
d’enregistrement, impôts fonciers, taxe d’enlèvement des ordures ménagères, etc.).
Il n’existe aucune exonération en régime intérieur. Tous les biens livrés et services
rendus aux agents diplomatiques doivent supporter normalement les taxes indirectes
exigibles. Toutefois, l’exonération en la matière peut résulter d’accords bilatéraux
basés sur le principe de la réciprocité.
Les véhicules dont les agents diplomatiques sont propriétaires sont exonérés de la
vignette.
En outre, l’article 961 du Code général des Impôts exonère les véhicules diplomatiques
de la taxe sur les véhicules à moteur.
Ainsi, seuls les droits sur les biens situés en Côte d’Ivoire sont exigibles, sous réserve
de l’application des conventions fiscales internationales. Il est fait abstraction des
meubles corporels de la résidence principale et des fonds (article 39 § 4).
Remarque
204
Régimes spécifiques Contribution patente - Taxe spéciale d’équipement des acheteurs de produits
Les domestiques privés des membres de la Mission qui ne sont pas ressortissants de
l’Etat accréditaire ou n’y ont pas leur résidence permanente, sont exemptés des
impôts et taxes sur les salaires qu’ils reçoivent du fait de leurs services.
Remarque
Les missions diplomatiques sont tenues de prélever à la source les impôts sur les
salaires exigibles sur les rémunérations versées aux ressortissants ivoiriens et aux
personnels ayant leur résidence permanente en Côte d’Ivoire.
Aux termes de l'article 265 du Code général des Impôts, la contribution des patentes
se compose d'un droit sur le chiffre d'affaires et d'un droit sur la valeur locative.
Il est entendu que tout chiffre d'affaires accessoire réalisé par ailleurs, est de plein
droit passible du droit sur le chiffre d'affaires.
205
Régimes spécifiques Stations-service, vendeurs boissons, distributeurs gaz, téléphonie
Aux termes des dispositions de l’article 270 du Code général des Impôts, le chiffre
d’affaires s’entend de l’ensemble des recettes et produits acquis dans le cadre de
l’activité, y compris toutes les sommes provenant des activités annexes et accessoires
ou de la gestion de l’actif commercial, quelle que soit leur situation fiscale au regard
des taxes sur le chiffre d’affaires.
Les vendeurs de boissons visés par la présente note sont les personnes physiques ou
morales relevant d’un régime réel d’imposition et exerçant l’activité de concessionnaires,
de distributeurs ou d’exploitants de dépôts ou de sous-dépôts dans le cadre d’un contrat de
concession avec un ou plusieurs fournisseurs, en contrepartie de rémunérations, quelles
que soient la dénomination, la forme et la nature desdites rémunérations (versement en
espèces, remises sur factures, commissions, ristournes, etc.)
Il est indispensable que les rémunérations soient prévues par des dispositions
contractuelles imposant au vendeur des conditions de ventes particulières tenant
206
Régimes spécifiques Stations-service, vendeurs boissons, distributeurs gaz, téléphonie
Les recettes brutes provenant de la vente des boissons pour le compte des fournisseurs
ne doivent pas être considérées comme leur chiffre d’affaires. Seuls sont pris en compte
les commissions, ristournes et autres frais que les concessionnaires, distributeurs,
exploitants de dépôts et sous-dépôts de boissons perçoivent de leurs fournisseurs.
Les impôts et taxes déterminés sur cette base sont les suivants :
En ce qui concerne la taxe sur la valeur ajoutée, les commissions perçues sont réputées
toutes taxes comprises.
Les distributeurs relevant d’un régime réel d’imposition doivent donc la reverser
après déduction de la TVA supportée.
Le Code général des Impôts dispose en son article 330, que les personnes physiques ou
morales relevant du régime réel de l'impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux,
sont autorisées à réévaluer leurs immobilisations amortissables et non amortissables à
l'exception des éléments incorporels et des titres de participation.
La réévaluation de bilan est dite libre lorsque l'initiative est laissée à l'entreprise qui
l'effectue. Elle doit toutefois être réalisée dans les conditions prescrites par la loi.
208
Régimes spécifiques Réévaluation libre de bilan
Tel n'est pas le cas en matière de réévaluation légale de bilans où le législateur oblige
les entreprises ou certaines d'entre elles à réévaluer certains éléments de leur actif.
En effet, aux termes des dispositions de l'article 332 du Code général des Impôts,
les immobilisations sont réévaluées en fonction de la valeur actuelle qui s'apprécie
en fonction du marché et de l'utilité de l'élément pour l'entreprise. Pour les biens
nécessaires à l'exploitation, la valeur actuelle d'un bien est le prix qu'accepterait
d'en donner, dans le lieu et l'état où se trouve ce bien, un acquéreur de l'entreprise
(et non du bien isolé), compte tenu de l'utilité que sa possession présenterait pour la
réalisation des objectifs de l'entreprise.
L'article 330 du Code général des Impôts exclut du régime de la réévaluation libre,
les éléments incorporels et les titres de participation.
Par contre, il peut être incorporé au capital social. Dans ce cas, il donne lieu au
paiement du droit proportionnel au taux de 6 % prévu à l'article 758 du Code
général des Impôts.
209
Régimes spécifiques Réévaluation libre de bilan
Exemple :
Le bien est cédé quatre ans après, à compter de l'exercice de réévaluation à 70 000 000
de francs (valeur comptable nette au moment de la cession = 60 000 000 de francs).
plus-value fiscale : 70 000 000 – 30 000 000 (5 000 000 de francs x 4 ans +
10 000 000 de francs de plus-value comptable)
Ainsi, les réévaluations libres réalisées préalablement à une fusion dans le but
uniquement de compenser les plus-values avec les déficits de la société absorbée
pourront être regardées comme des abus de droit et sanctionnées comme tels.
210
Régimes spécifiques Associations et organismes sans but lucratif
Si elles optent pour le régime de faveur, les plus-values calculées sur les valeurs
réévaluées sont exonérées de l'impôt sur les BIC au niveau de la société absorbée.
Si elles retiennent le régime de droit commun, la plus-value est calculée sur les
valeurs non réévaluées et est imposée conformément au régime des plus-values
réalisées en fin d'exploitation, défini par l'article 33 du Code général des Impôts.
En effet, les valeurs des immobilisations réévaluées sont prises en compte pour
l’assiette desdits impôts, notamment lorsque les impositions ont été établies en
fonction d’une assiette déterminée par voie d’appréciation directe.
3. Obligations déclaratives
Les entreprises qui procèdent à une réévaluation de bilan doivent adjoindre à leur
déclaration de résultat, les informations prévues à l’article 338 du Code général des
Impôts, à savoir un état faisant apparaître pour chaque poste d’immobilisations
réévaluées, la valeur brute d’origine, les amortissements cumulés, la valeur nette
comptable avant réévaluation, l’écart de réévaluation.
Chaque année, et tant que les immobilisations réévaluées figurent au bilan, l’entre-
prise fournit un état mis à jour de ces immobilisations en faisant apparaître :
211
Régimes spécifiques Associations et organismes sans but lucratif
Le but de l'association est librement déterminé, mais il est toujours dénué d'intérêt
pécuniaire, ce qui n'exclut pas :
Le régime fiscal des associations et autres organismes sans but lucratif est défini
par la présente note au regard des impositions suivantes :
– l'impôt sur le revenu foncier et l'impôt sur le patrimoine foncier des propriétés
bâties ;
212
Régimes spécifiques Associations et organismes sans but lucratif
Les associations, quels que soient leur nature et leur objet, sont soumises dans les
conditions de droit commun aux obligations déclaratives incombant aux
employeurs, à raison des rémunérations qu'elles versent au personnel qu'elles
emploient.
Les immeubles bâtis appartenant aux associations sont imposables dans les
conditions de droit commun à l'impôt sur le revenu foncier et l'impôt sur le
patrimoine foncier des propriétés bâties, qu'ils soient ou non productifs de revenus.
La contribution des patentes est un impôt professionnel qui frappe les personnes
physiques ou morales exerçant en Côte d'Ivoire un commerce, une industrie, une
profession non compris dans les exemptions légales.
5.1 Principe
Aux termes des dispositions de l'article 339 du Code général des Impôts, les
opérations imposables à la TVA s'entendent des livraisons de biens et des
prestations de services effectuées à titre onéreux par un assujetti agissant en tant
que tel.
La TVA étant un impôt réel, les associations en sont passibles lorsqu'elles réalisent
des opérations qui entrent dans son champ d'application.
5.2 Exceptions
213
Régimes spécifiques Associations et organismes sans but lucratif
5.2.1 Opérations exonérées dans le cadre général des activités des associations et
organismes à but non lucratif
– le service soit rendu sans but lucratif, c'est-à-dire dans un but autre que la
recherche du profit ;
Les opérations réalisées sans but lucratif par les associations et directement
rattachées à leur objet, sont exonérées quels que soient les bénéficiaires de ces
opérations, qu'ils soient membres de l'association ou de tiers.
Ainsi, les ventes réalisées directement par l'association à ses membres ou à des tiers
sont exonérées dès lors que les opérations se rattachent directement à l'objet non
lucratif de ladite association.
Toutefois, les membres, lorsqu'ils sont des entreprises, ne doivent pas retirer de ces
opérations un quelconque avantage concurrentiel dans la réalisation de leurs
activités respectives. Tel est notamment le cas des chambres consulaires (chambre
de commerce, par exemple) qui feraient des opérations de ventes de biens ou de
prestations aux entreprises membres, lorsque ces biens ou services sont utilisés
pour l'activité de ces entreprises.
L'article 355 du Code général des Impôts exonère de la TVA les services rendus
sans but lucratif, par les associations de sport éducatif, de tourisme, d'éducation et
de culture populaire. L'exonération est applicable sous certaines conditions :
– le service doit être rendu sans but lucratif, c'est-à-dire dans un but autre que la
recherche du profit ;
214
Régimes spécifiques Associations et organismes sans but lucratif
L'article 355 du Code général des Impôts exonère de la TVA, les dons faits par les
organismes de bienfaisance :
– aux personnes handicapées, par les entreprises qui engagent des dépenses
pour la fourniture d'installations de rééducation, de matériels orthopédiques et
autres matériels spécifiques ;
– aux malades démunis présentés par les services sanitaires ou sociaux ou par
les centres de santé publics ;
– aux organismes privés sans but lucratif qui œuvrent à titre bénévole à la
conservation de l'environnement ;
5.2.4 Dons
Les biens acquis par le donateur sont exonérés de la TVA dans la mesure où celui-ci
apporte la preuve de leur destination finale à une œuvre de solidarité nationale ou
internationale.
215
Régimes spécifiques Traitement fiscal et gestion des sociétés coopératives
– les biens doivent être destinés à des dons, et non être cédés à titre onéreux ;
– les dons doivent être destinés exclusivement à des œuvres de solidarité natio-
nales ou internationales ;
Les précisions suivantes sont donc apportées en ce qui concerne d’une part, les
procédures fiscales relatives à la gestion des sociétés coopératives et d’autre part, le
régime fiscal de ces sociétés au regard des différents impôts et taxes.
Les articles 205 et 268 de l’Acte uniforme relatif au droit des sociétés coopératives
disposent que ces sociétés doivent obligatoirement faire précéder ou suivre leur
dénomination sociale, de l’expression « Société coopérative simplifiée » et du sigle
« SCOOPS » ou de l’expression « Société coopérative avec Conseil d’Administration »
et du sigle « COOP-CA », selon le cas.
216
Régimes spécifiques Traitement fiscal et gestion des sociétés coopératives
L’attention des services est donc appelée sur le fait que la personne morale demeurant
la même, la procédure de changement de dénomination sociale des coopératives ne
devrait pas donner lieu à une nouvelle immatriculation fiscale.
Les articles 82 et 83 de l’Acte uniforme relatif au droit des sociétés coopératives précisent
que les établissements secondaires ouverts dans une région en dehors du lieu de résidence
du siège social, sont tenus de formuler une demande d’immatriculation secondaire, en vue
de l’attribution d’un nouveau numéro au registre local des sociétés coopératives.
L’alinéa 4 de l’article 4 du Code général des Impôts exonère de l’impôt sur les
bénéfices industriels et commerciaux, les sociétés mutuelles de production rurale,
les sociétés coopératives agricoles de production et les unions de coopératives
fonctionnant conformément à leurs statuts.
Au regard de ces dispositions, seules sont visées par l’exonération de l’impôt sur
les bénéfices, les sociétés coopératives susmentionnées.
Aux termes de l’article 60 du Code général des Impôts, les exportateurs de café et
de cacao sont tenus de prélever à la source pour le compte du Trésor public, une
retenue de 2 francs par kilogramme de café et de 2,5 francs par kilogramme de
cacao livrés par les traitants.
217
Régimes spécifiques Traitement fiscal et gestion des sociétés coopératives
Cette exonération concerne aussi bien le siège de la coopérative que ses établissements
secondaires, à condition que lesdits établissements exercent exclusivement les activités
pour lesquelles l’agrément a été accordé.
L’article 1084-8° du Code général des Impôts exonère de la taxe spéciale d’équipement,
les exportateurs de café-cacao.
Les coopératives, quels que soient leur nature et leur objet, sont soumises dans les
conditions de droit commun, aux obligations déclaratives incombant aux
employeurs à raison des rémunérations qu’elles versent à leurs employés.
Par ailleurs, les membres de la coopérative qui, en plus de leur statut de membre
coopérateur, exercent une activité professionnelle pour le compte de la société
coopérative, sont imposables en ces deux qualités.
Ainsi, les rémunérations versées au titre de ces activités, notamment les indemnités
de fonctions versées pour le remboursement de frais de mission ou de mandat ainsi
que les salaires, sauf application de l’exonération expresse prévue pour les activités
professionnelles agricoles, agro-industrielles et assimilées expressément énumérées
à l’article 148 du Code général des Impôts, sont fiscalement traitées selon le régime
de droit commun.
L’article 883 du Code général des Impôts soumet au droit de timbre, les lettres de
voiture et tous autres écrits et pièces en tenant lieu.
218
Régimes spécifiques Holdings
– le prix du transport.
Par conséquent, il est rappelé que toute opération de transport public de marchandises
par route qui n’est pas accompagnée d’un formulaire de lettre de voiture doit
obligatoirement donner lieu au paiement des droits de timbre sur la base d’un écrit ou
d’une pièce en tenant lieu, auprès de la Recette de l’Enregistrement.
Une holding est une société dont l'objet est de posséder des titres de filiales ou de
participation de sociétés dans lesquelles elle intervient pour contrôler la gestion ou
diriger l'activité.
La holding est aussi une société de portefeuille dont l'activité consiste à investir
dans un portefeuille de titres pour en retirer, à plus ou moins longue échéance, une
rentabilité satisfaisante.
– la holding mixte où la société détient des titres mais dirige, conseille, contrôle,
organise, harmonise et coordonne l'activité de ses filiales ;
Cependant, sous certaines conditions les holdings bénéficient d'un régime de faveur
que la présente note a pour objet de préciser.
Aux termes des dispositions de l’article 23 du Code général des Impôts, un régime
fiscal particulier est applicable aux sociétés holdings de droit ivoirien constituées
sous la forme d’une société anonyme ou d’une société à responsabilité limitée dont
219
Régimes spécifiques Holdings
les deux tiers (2/3) au moins de l’actif immobilisé sont composés de participations
assurant à la société holding, au moins 10 % du capital d’une société de capitaux.
Les titres de participation doivent revêtir la forme nominative ou être déposés dans
un établissement désigné par l’Administration.
Les titres de participation doivent avoir été souscrits à l’émission, ou à défaut, la personne
morale participante doit avoir pris l’engagement de les conserver pendant deux ans.
Selon le règlement SYSCOA, les titres de participation sont des titres dont la
possession durable est estimée utile à l’activité de l’entreprise, notamment parce
qu’elle permet d’exercer une influence notable sur la société émettrice des titres ou
d’en assurer le contrôle.
Pour être éligibles aux avantages fiscaux, les holdings ne doivent pas exercer des
activités autres que celles visées ci-dessus. Ainsi, les holdings exerçant à la fois les
activités ci-dessus visées et d'autres activités, ne sont pas éligibles au régime de faveur.
2. Avantages accordés
La seule limite à prendre en compte dans le cas des holdings reste celle relative au
taux d'intérêt maximum admis (taux d'intérêt de la BCEAO + 2 points).
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Régimes spécifiques Holdings
Les plus-values provenant de la cession des titres de participation par les sociétés
holdings bénéficient d'une taxation réduite en matière d'impôt sur les BIC. Ces
plus-values normalement incluses dans le résultat comptable sont taxées à l'impôt
sur les BIC à un taux réduit de 12% au lieu de 25%, ce qui implique une déduction
extracomptable des plus-values du résultat imposable à 25 %.
– les titres de participation doivent avoir été détenus depuis au moins deux ans.
Par ailleurs, sous réserve du respect des mêmes conditions, les plus-values
provenant de la cession de titres en portefeuille par les sociétés holdings telles que
définies à l'article 23 du Code général des Impôts sont exonérées d'impôt sur les
BIC, si au moment de la cession, le portefeuille de la société holding est composé
pour au moins 60 % de participations dans des sociétés dont le siège est situé dans
l'un des pays membres de l'UEMOA.
II est fait une compensation entre les plus-values et les moins-values de même
nature réalisées au cours d'un même exercice.
Les titres de même nature sont des titres qui ont été émis par une même personne morale
et qui confèrent à leurs détenteurs les mêmes droits au sein de la société émettrice.
La plus-value nette d'un exercice peut être utilisée pour compenser le déficit de
l'exercice et les déficits reportables au titre des exercices antérieurs, ainsi que les
amortissements réputés différés. La moins-value nette d'un exercice est déductible
uniquement des plus-values réalisées au cours des cinq exercices suivants.
La base d'imposition des plus-values est constituée par les plus-values nettes
dégagées au titre d'un exercice, déduction faite des moins-values reportables au
titre des exercices précédents et des frais strictement nécessaires à la réalisation de
la cession. Il s'agit des frais d'approche, des droits d'enregistrement et de toutes les
dépenses sans lesquelles la réalisation de la cession ne serait pas possible.
Ces frais déductibles de la plus-value nette doivent en revanche être réintégrés dans
le résultat imposable de la société.
Les cessions de titres compris dans le portefeuille sont réputées porter par priorité
sur les titres de même nature acquis ou souscrits à la date la plus ancienne ; les plus
ou moins-values résultant des cessions sont déterminées en fonction de la valeur
d'origine pour laquelle les titres figurent au bilan.
Sur option, le prix d'origine des titres cédés peut être calculé d'après le coût d'achat
moyen pondéré. Cette option est irrévocable et porte sur tous les titres.
Exemple
Une holding détient 1000 titres d'une société A acquis comme suit :
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Régimes spécifiques Holdings
Elle cède 500 titres de la société A en mai de l'année N au prix unitaire de 43.000 F,
puis 480 titres de la même société en septembre N au prix unitaire de 37.000 F.
Les titres étant détenus depuis au moins deux ans, cette plus-value est imposable à
l'impôt sur les BIC au taux de 12 %.
a) 450-170 = 280 titres acquis en N-5 (170 titres étant déjà cédés en mai N)
b) 200 titres acquis en N-l (ces derniers sont détenus depuis moins de deux ans).
Calcul de la plus-value
a. Titres détenus depuis au moins deux ans
Prix d'acquisition :
Prix de vente :
plus-value :
Cette plus-value sera imposée à l'impôt sur les BIC au taux réduit de 12 %.
222
Régimes spécifiques Holdings
Prix d'acquisition :
200 x 40 000 = 8 000 000 F
Prix de vente :
200 x 37 000 = 7 400 000 F
moins-value :
7 400 000 - 8 000 000 = - 600 000 F
Après ces deux ventes, il reste en portefeuille, 20 titres de la société A acquis en
N–l pour une valeur d'acquisition de 800.000 F (20 x 40 000).
Le bénéfice imposable est ainsi obtenu en déduisant du bénéfice net total, dans la
proportion de 95 %, le revenu net des valeurs et capitaux mobiliers figurant à l'actif
des entreprises redevables de l'impôt sur les BIC.
Les intérêts des emprunts contractés par les holdings auprès d'établissements
financiers installés à l'étranger, lorsque ces emprunts sont destinés au financement
de l'acquisition de titres de participation d'une part, et les intérêts servis aux
actionnaires ou associés des holdings à raison des sommes prêtées à ces sociétés et
destinées au financement de l'acquisition ou de la souscription de titres de partici-
pations d'autre part, sont soumis à l'IRC au faux de 8,25 % au lieu de 16,5 %.
Exemple
40 000 000 x 12/100 = 4 800 000 F soit dividendes nets : 35 200 000 F
223
Régimes spécifiques Holdings
Ces produits sont donc imposables à l'IMF dans les conditions de droit commun sur
leur montant hors IRVM ou IRC, mais avant application des réfactions prévues en
matière de BIC par l'article 21 du Code général des Impôts.
A titre de règle pratique, ces produits financiers seront considérés comme des
produits imposables à l'IMF dès lors qu'ils représentent plus de 25 % du total des
autres produits réalisés.
Conformément à l'article 339 du Code général des Impôts, sont soumises à la TVA
les livraisons de biens et les prestations de services effectuées à titre onéreux par un
assujetti agissant en tant que tel, à l'exclusion des activités salariées ou agricoles.
Partant des dispositions de l'article susvisé, les holdings dites "pures" dont l'objet se
borne exclusivement à la détention de participations dans d'autres entreprises sans
s'immiscer dans leur gestion, ne sont pas à rechercher en paiement de la TVA. En
effet, la prise de participations financières ne peut s'analyser en une livraison de
biens ou en une prestation de services ouvrant droit au paiement de la taxe.