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Doctrine Fiscale 2018

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REPUBLIQUE DE COTE D’IVOIRE

SECRETARIAT D’ETAT AUPRES DU PREMIER MINISTRE,


CHARGE DU BUDGET
ET DU PORTEFEUILLE DE L’ETAT

Doctrine fiscale
Notes de service de portée générale
Analyses d’annexes fiscales

2018
Les Publications de la DGI
Direction générale des Impôts,
Secrétariat d’Etat auprès du Premier Ministre,
chargé du Budget et du Portefeuille de l’Etat
République de Côte d’Ivoire.
Numéro d’éditeur : 7112
ISBN 979-10-90865-10-5
Imprimé au Canada
Dépôt légal
PREFACE
La fiscalité ivoirienne s’est enrichie de nombreux textes législatifs et
réglementaires, pour s’adapter aux mutations de la vie économique et sociale de
notre pays, aux politiques sous-régionales d’harmonisation fiscale et à l’environne-
ment économique international.

Certains éléments de ce dispositif ont fait l’objet de notes de service de portée


générale, de commentaires administratifs et de réponses à des requêtes individuelles
aux contribuables.

Cette doctrine fiscale a été consignée pour la deuxième fois en janvier 2011,
couvrant la période 2003 à 2011.

Cette deuxième parution a considérablement amélioré l’image de notre système


fiscal, auquel il était parfois reproché un manque de transparence et des contrôles
s’appuyant sur une doctrine insuffisamment diffusée aux contribuables.

J’accueille avec une grande satisfaction la troisième édition de la doctrine fiscale qui fait
une mise à jour des positions prises par l’Administration fiscale ces dernières années
permettant ainsi aux contribuables de disposer d’informations fiscales actualisées.

Les agents des Impôts, les conseils fiscaux, les chercheurs et toutes les personnes
s’intéressant aux questions fiscales y trouveront également leur intérêt.

Je partage l’ambition de la Direction générale des Impôts de doter la Côte d’Ivoire


d’un système fiscal dynamique, performant et accessible aux contribuables. Il nous
faut bâtir un système fiscal à base élargie et diversifiée en vue d’optimiser et de
mieux exploiter le potentiel.

Dans ce sens, la doctrine régulièrement mise à jour accroît la visibilité de l’action


administrative en matière fiscale. En retour, j’invite les contribuables à faire preuve
de civisme fiscal, notamment par l’appropriation du dispositif légal en la matière
qui doit être perçu comme un moyen de sécurisation de la vie économique et
sociale de notre pays. L’objectif est d’établir l’équité fiscale.

Une bonne application de ce dispositif constitue un moyen adéquat pour assurer à l’Etat
des rentrées budgétaires satisfaisantes, afin de permettre au Gouvernement d’effectuer
une meilleure allocation de ses ressources et de faire face aux défis de la société.

Je félicite la Direction générale des Impôts, d’avoir eu l’heureuse initiative de produire


ce document de référence, qui participe de la modernisation du dispositif fiscal national.

Puisse cet ouvrage contribuer au renforcement de la saine et harmonieuse coopéra-


tion entre l’Administration fiscale, les contribuables et les opérateurs économiques
de notre pays.

Le Secrétaire d’Etat auprès du Premier Ministre,


Chargé du Budget et du Portefeuille de l’Etat
Moussa SANOGO
AVERTISSEMENT

La présente doctrine administrative porte sur les dispositions fiscales applicables au


19 février 2018. Elle intègre les éléments de l’annexe fiscale pour l’année 2018 et
de l’ordonnance n° 2018-145 du 14 février 2018.

Elle est relative aux dispositions du Code général des Impôts, du Livre de Procédures
fiscales et des textes réglementaires à caractère fiscal.

Les dispositions fiscales adoptées postérieurement à cette date ne sont donc pas
concernées par cette doctrine.

Toutefois, les points de doctrine antérieurs qui n’auraient pas été exposés dans cet
ouvrage continuent d’être valables s’ils ont fait l’objet d’une diffusion au moyen
d’instructions, de circulaires ou de documents de portée générale et s’ils ne sont pas
contraires aux éléments de la présente publication.

Les positions qui y sont exprimées se substituent également aux décisions ou


interprétations expressément fournies aux contribuables par suite de demandes
adressées au Directeur général des Impôts, lorsque lesdites décisions ou interpréta-
tions portent sur le même objet et sont différentes quant à leur contenu.

En tout état de cause, la présente doctrine est opposable à l’Administration jusqu’à


la publication d’une doctrine différente.

Ce document comprend deux parties. La première porte sur les notes de service de
portée générale et la seconde comporte quelques analyses et commentaires des
annexes fiscales aux lois de finances ou aux ordonnances portant budget de l’Etat.

La doctrine qui y est contenue n’est pas la suite de celle présentée dans les deux
précédentes éditions. Il s’agit plutôt d’un regroupement en un volume unique qui
prend en compte l’actualisation des dispositions antérieures et l’évolution des
positions doctrinales de l’Administration fiscale.

Cette nouvelle édition ne reprend pas les analyses et commentaires des annexes
fiscales de 2011 à 2018 qui conservent cependant leur validité sous réserve des
modifications législatives, réglementaires ou doctrinales intervenues.

OUATTARA Sié Abou


Directeur général des Impôts
TABLE DES MATIERES

Notes de service de portée générale


Titre premier
Impôts directs
Chapitre premier
IMPOT SUR LES BENEFICES INDUSTRIELS ET COMMERCIAUX
REGLES DE TERRITORIALITE EN MATIERE D’IMPOT SUR LES
BENEFICES INDUSTRIELS ET COMMERCIAUX 61

1. En droit interne 61
1.1 L’existence d’un établissement autonome 62
1.2 Les opérations effectuées par l’intermédiaire d’un agent
dépendant 62
1.3 Les opérations formant un cycle commercial complet 62
2. En présence d’une convention fiscale 63
2.1 Les situations caractéristiques de l’établissement stable 63
2.2 Les situations non caractéristiques d’établissements stables 64
PRECISIONS RELATIVES AU CHAMP D’APPLICATION DE
L’ARTICLE 108 DU CODE GENERAL DES IMPOTS PORTANT
SUR LA DECLARATION DES COMMISSIONS, COURTAGES,
HONORAIRES, RISTOUNES, DROITS D’AUTEUR, REMUNE-
RATIONS D’ASSOCIES ET PARTS DE BENEFICES 64

1. Personnes tenues de souscrire la déclaration 65


2. Sommes à déclarer 65
2.1 Sommes à déclarer visées par l’article 108-1° du Code
général des Impôts 65
2.2 Sommes à déclarer visées par l’article 108-2° du Code
général des Impôts 67
3. Cadre de versement des rémunérations 67
4. Mode de paiement des sommes 67
5. Montant des versements à prendre en compte 67
6. Sanctions 68
CLOTURE DES EXERCICES COMPTABLES, DEPOT DES ETATS
FINANCIERS, DECLARATION DE RESULTAT ET MODALITES DE
PAIEMENT DE L’IMPOT SUR LES BIC 68
I. Dates de clôture des exercices comptables 69
II. Dates de dépôt des états financiers et de déclaration de résultats 69
III. Modalités de paiement de l’impôt sur les BIC 70
7
CRITERES D’ASSUJETISSEMENT A L’IMPOT SUR LES BENEFICES
INDUSTRIELS ET COMMERCIAUX ET A L’IMPOT SUR LES
BENEFICES NON COMMERCIAUX 70
1. Nature des activités et revenus imposables 70
1.1 Activités et revenus soumis à l’impôt sur les bénéfices
industriels et commerciaux 70
1.2 Activités et revenus soumis à l’impôt sur les bénéfices
non commerciaux 71
1.2.1 Les bénéfices des professions libérales et des titulaires de
charges et offices n’ayant pas la qualité de commerçant 71
1.2.2 Les revenus tirés d’occupations, d’exploitations lucratives
et sources de profits ne se rattachant pas à une autre
catégorie de revenus 71
1.2.3 Les revenus réalisés par les non-résidents 71
2. Critères d’imposition 72
2-1-Notion de chiffre d’affaires 72
2-2-Harmonisation des seuils de chiffre d’affaires par segmentation 72
2-3-Option pour l’assujettissement à l’impôt sur les bénéfices
non commerciaux 72
3. Incidence des conditions d’exercice de la profession sur la
nature de l’impôt sur les bénéfices à acquitter 73
3.1 Professions exercées concurremment au sein d’une
entreprise 73
3.2 Moyens d’exploitation mis en œuvre 73
REGIME FISCAL DES RECETTES PROVENANT DE LA VENTE A
L’EXPORTATION DES BIENS PLACES SOUS UN REGIME DOUANIER 73

TAUX DE L’IMPOT SUR LES BENEFICES INDUSTRIELS ET


COMMERCIAUX PERCU PAR ANTICIPATION A L’OCCASION
DU PAIEMENT DE LA PATENTE PAR LES ENTREPRISES DE
TRANSPORT PUBLIC 74

PRECISIONS RELATIVES A LA DEDUCTION DES FRAIS


D’ASSITANCE TECHNIQUE 75
I – Le chiffre d’affaires et les frais généraux de référence 75
II – Les modalités de détermination des frais d’assistance
technique déductibles 75
AMORTISSEMENTS DIFFERES 77
1. Appréciation du caractère déficitaire de l'exercice 78
8
2. Montant maximum des amortissements réputés différés 78
3. Imputation des amortissements réputés différés sur les
exercices suivants 78
MODALITES D’APPLICATION DU REGIME DE REDUCTION DE
L’IMPOT SUR LES BIC ET BA EN COTE D’IVOIRE, PREVU PAR
L’ARTICLE 110 DU CODE GENERAL DES IMPOTS 79
I- Procédure de la demande de réduction 80
A- Documents à fournir 80
B- Forme et délai de dépôt du dossier 80
II- Modalités d’imputation de la réduction d’impôt sur les BIC/BA 80
PRECISIONS RELATIVES A L’EXONERATION PARTIELLE
D’IMPOT SUR LES BENEFICES DES ADHERENTS DES CENTRES
DE GESTION AGREES 82
Chapitre 2
IMPOT SUR LES BENEFICES NON COMMERCIAUX
PRECISIONS RELATIVES A LA RETENUE A LA SOURCE
DE L’IMPOT SUR LES BENEFICES NON COMMERCIAUX
SUR LES SOMMES VERSEES AUX MEMBRES DES
PROFESSIONS LIBERALES 83
PRECISIONS RELATIVES A LA BASE IMPOSABLE DES
RETENUES A LA SOURCE AU TITRE DE L’IMPOT SUR
LES BENEFICES NON COMMERCIAUX 83
Chapitre 3
IMPOTS SUR LES TRAITEMENTS, SALAIRES, PENSIONS ET
RENTES VIAGERES
TRAITEMENT FISCAL DES FRAIS DE TRANSPORT POUR
CONGES ANNUELS 85
1. Cas des salariés bénéficiant d’un contrat d’expatrié 85
2. Cas des salariés ne bénéficiant pas d’un contrat d’expatrié 85
ALLOCATIONS SPECIALES DESTINEES A COUVRIR LES FRAIS
INHERENTS A LA FONCTION OU A L’EMPLOI 85
1. Notion 86
2. Conditions d’exonération 86
2.1 Les allocations doivent être spéciales 86
2.2 Les allocations doivent être destinées à couvrir des frais
inhérents à la fonction ou à l’emploi 87
2.3 Les allocations doivent être utilisées conformément à leur objet 87
2.4 Les allocations ne doivent pas être cumulées avec des
remboursements de frais réels 88

9
3. Détermination de la limite affranchie de l’impôt 88
3.1 Les éléments à retenir 88
3.2 Les éléments à exclure 88
PRECISIONS RELATIVES A LA NOTION D’EXPATRIE AU
REGARD DES CONTRIBUTIONS DES EMPLOYEURS 89

1. Critères de qualification 89
1.1 Critère tenant au contrat de travail 89
1.2 Critère tenant à la nationalité et aux conditions de rémunération 89
2. Cas particuliers 89
2.1 Personnel binational 89
2.2 Administrateurs de sociétés ivoiriennes de nationalité étrangère 90
NOTION ET REGLES D’EVALUATION DES AVANTAGES EN
NATURE 90

1. Définition et principe d’imposition des avantages en nature 90


1.1 Définition 90
1.2 Principe d’imposition 90
1.3 Exemples d’avantages en nature 91
2. Mode d’évaluation 92
2.1 Evaluation forfaitaire 92
2.2 Evaluation selon la valeur réelle 92
REGIME FISCAL DES INDEMNITES DE DEPART 93

1. Notion 93
2. Imposition des indemnités de départ 93
2.1 Au regard des impôts à la charge du salarié 93
2.1.1 Indemnités imposables 94
2.1.2 Indemnités non imposables 94
2.1.3 Règles d’imposition de l’indemnité de départ 94
2.2 Au niveau de l’employeur 95
Chapitre 4
IMPOTS FONCIERS ET PRELEVEMENTS ASSIMILES
CRITERES DE DETERMINATION DE LA RESIDENCE SECONDAIRE 96
REGLES D’IMPOSITION DES IMMEUBLES SOUS BAIL EMPHYTEO-
TIQUE AU REGARD DE L’IMPOT FONCIER 97
I- Personne imposable en cas de bail emphytéotique 97
II-Base d’imposition 97
1- Principe de détermination de la base imposable en matière
d’impôt sur le patrimoine foncier des propriétés non bâties 97

10
2- Cas des terrains sous bail emphytéotique ayant fait l’objet de
constructions par l’emphytéote 97
3- Cas des terrains nus affectés à un usage commercial ou
industriel sous bail emphytéotique 98
4-Sort de la redevance acquittée par l’emphytéote 98
PRECISIONS RELATIVES A LA DETERMINATION DE LA
VALEUR LOCATIVE DES STATIONS-SERVICE AU REGARD DE
L’IMPOT FONCIER ET DE LA CONTRIBUTION DES PATENTES 99

PRECISIONS RELATIVES A LA TAXE DE VOIRIE, D’HYGYENE


ET D’ASSAINISSEMENT 99

PRECISIONS RELATIVES AUX DISPOSITIONS DE L’ARTICLE


10 DE L’ANNEXE FISCALE 2016 PORTANT REDUCTION DES
TAUX DE L’IMPOT FONCIER 99
A- Personnes concernées 100
B-Taux applicables 100
C- Immeubles concernés 100
PRECISIONS RELATIVES A L’ARTICLE 151-7 DU CODE GENE-
RAL DES IMPOTS PORTANT EXEMPTION D’IMPOT FONCIER
SUR DES IMMEUBLES SERVANT AUX EXPLOITATIONS AGRI-
COLES POUR LOGER LES ANIMAUX ET SERRER LES
RECOLTES 101
Chapitre 5
IMPOT SUR LE REVENU DES CAPITAUX MOBILIERS
APPLICATION DE L’IMPOT SUR LE REVENU DES CREANCES
AUX INTERETS SERVIS AUX ASSURES PAR LES COMPAGNIES
D’ASSURANCE-VIE 102
Chapitre 6
CONTRIBUTION DES PATENTES
NOTION D’ETABLISSEMENT EN MATIERE DE CONTRIBUTION
DES PATENTES 103
REGIME GENERAL DE LA CONTRIBUTION DES PATENTES 103
1. Critères d'imposition des biens à la contribution des patentes 103
1.1 Affectation du bien à l'exercice de la profession 104
1.2 Imposition des biens à l'impôt sur le revenu foncier et à
l'impôt sur le patrimoine foncier des propriétés bâties 104
1.2.1 Constructions 104

11
1.2.2 Terrains non cultivés employés à un usage commercial
ou industriel 105
2. Personnes et activités imposables 105
2.1 Personnes imposables 105
2.2 Activités imposables 106
3. Détermination de la valeur locative 107
3.1 Référence au bail 107
3.2 Méthode de comparaison 107
3.3 Voie d'appréciation directe 107
3.3.1 Cas des usines 108
3.3.2 Cas des entreprises commerciales et des prestataires de
services 108
3.3.3 Cas des établissements hôteliers 108
TRAITEMENT FISCAL DES ENTREPOTS AU REGARD DE LA
CONTRIBUTION DES PATENTES 109

PRECISIONS RELATIVES A LA PATENTE D’ACHETEURS DE


PRODUITS LOCAUX 109
PRECISIONS RELATIVES A LA DETERMINATION DU DROIT SUR
LA VALEUR LOCATIVE DES ENTREPRISES EXERCANT DANS LE
MEME LOCAL DES ACTIVITES EXEMPTEES ET DES ACTIVITES
IMPOSABLES A LA CONTRIBUTION DES PATENTES 110
PRECISIONS RELATIVES AUX MODALITES D’IMPOSITION DES
CLOISONS A LA CONTRIBUTION DES PATENTES ET A L’IMPOT
FONCIER 111
PRECISIONS RELATIVES A LA CONTRIBUTION DES PATENTES
DES ENTREPRISES DE TRANSPORT PUBLIC 112
PRECISIONS RELATIVES A L’IMPOSITION DES VEHICULES
AFFECTES AU TRANSPORT DU PERSONNEL, DES ELEVES OU
DES CLIENTS D’HOTELS 113

1. En ce qui concerne les véhicules affectés au transport du


personnel 113
2. En ce qui concerne les véhicules affectés au transport des
élèves ou étudiants 113

3. En ce quiconcerne les véhicules pris à crédit-bail 113

12
Titre deuxième
Impôts indirects
Chapitre premier
TAXES SUR LES CHIFFRES D’AFFAIRES
REGLES DE DEDUCTION EN MATIERE DE TAXE SUR LA
VALEUR AJOUTEE (TVA) 117

I- Principes généraux 117


1. Crédit de départ 117
2. Règle du butoir 117
3. Remboursement 118
4. Livraison à soi-même 118
II- Conditions d’exercice du droit à déduction 118
1. Conditions de déduction 118
2. Produits ouvrant droit à déduction 119
a) Les matières premières et produits s’intégrant dans le produit
fini passible de la TVA 119
b) Les agents de fabrication 119
3. Biens ouvrant droit à déduction et biens exclus 120
a) Investissements immobiliers 120
b) Investissements mobiliers 121
c) Biens et prestations de services constituant des frais généraux
de l’entreprise 123
d) Exportations et opérations assimilées à des exportations 123
III-Règles applicables aux assujettis partiels 124
1. Règle du prorata 124
a) Principes généraux 124
b) Détermination du prorata de déduction 124
c) Calcul du prorata 124
d)Régularisation de la déduction initiale portant sur des biens
amortissables 127
e) Autres régularisations 128
f) Entreprises nouvelles ou nouvellement assujetties 129
g) Incidence des régularisations de TVA en matière d’impôt sur
les BIC 129
2. Cas des magasins à rayons multiples 129
REMBOURSEMENTS DE CREDITS DE TAXE SUR LA VALEUR
AJOUTEE (TVA) 130
I- Procédure de remboursement des crédits de TVA 131
13
1. Eléments constitutifs du dossier 131
2. Procédure, dépôt et instruction des demandes de
remboursement 132
2.1 Procédures 132
2.1.1 La procédure normale 132
2.1.2 La procédure accélérée 132
2.2 Lieu et périodicité de dépôt des demandes de
remboursement 132
2.3 Instruction et délai d’instruction 133
2.3.1 Instruction 133
2.3.2- Délai d’instruction 136
II- Procédure de remboursement de la TVA acquittée sur les
projets exonérés 136
1. Eléments constitutifs du dossier 136
2. Périodicité, lieu de dépôt et instruction des demandes de
remboursement 137
2.1 Périodicité et lieu de dépôt des demandes de
remboursement 137
2.2 Instruction des demandes de remboursement 137
3. Contrôle 138
4. Obligations et responsabilité du fournisseur 139
5. Obligations et responsabilité du bénéficiaire du
remboursement du crédit de TVA 139
III. Régie de remboursement des crédits de TVA 139
TRAITEMENT DES REMBOURSEMENTS DE FRAIS ET DE
DEBOURS AU REGARD DE LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE 140
1.En ce qui concerne les remboursements de frais 140
2.En ce qui concerne le remboursement de débours 141
REGIME APPLICABLE AUX OBJETS D'OCCASION AU REGARD
DE LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE 143
1. Définition des objets d'occasion 143
2. Modalités d'imposition 143
2.1 Objets d'occasion vendus par les particuliers 143
2.2 Objets d'occasion vendus par des professionnels 143
2.2.1 Biens ayant ouvert droit à déduction totale ou partielle de
la TVA 143
2.2.2 Biens n'ayant pas ouvert droit à déduction totale ou
partielle de la TVA 144
2.3 Contrats de leasing ou de crédit-bail mobilier 144
2.4 Objets d'occasion vendus par des négociants 144
14
2-4-1 Objets d’occasion ordinaires 144
2-4-2 Cas particulier de certains engins de chantier 145
TRAITEMENT DE LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE
FACTUREE SUR LES OPERATIONS IMPAYEES 145

REGIME FISCAL DES MISSIONS DIPLOMATIQUES ET ORGANISA-


TIONS INTERNATIONALES ET ASSIMILEES AU REGARD DE LA
TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE SUR L'EAU, L'ELECTRICITE ET
LES TELECOMMUNICATIONS 146

EXONERATION DE LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE (TVA)


PAR VOIE D’ATTESTATION 147
I – Champ d’application 147
1. Personnes et opérations visées 147
2. Biens et services concernés 148
II – Dispositif de gestion et de contrôle des exonérations 148
1. Dispositif de gestion 148
1.1 Services compétents 148
1.2 Procédure 149
2. Dispositif de contrôle 150
2.1 Service compétent 150
2.2 Contrôle après la délivrance de l’attestation 151
III – Obligations et responsabilité du fournisseur 151
IV– Obligations et responsabilité du bénéficiaire de l’exonération 151
PRECISIONS RELATIVES A LA NOTION DE VEHICULE UTILI-
TAIRE ET SON TRAITEMENT FISCAL EN MATIERE DE TAXE
SUR LA VALEUR AJOUTEE 153
I – Définition de véhicule utilitaire 153
II–Traitement fiscal des véhicules utilitaires au regard de la TVA153
POINT DE DEPART DU DELAI DU DROIT A DEDUCTION EN CAS
DE PAIEMENT DE LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE POUR LE
COMPTE DE TIERS SUITE A CONTROLE FISCAL 154

REGIME DE LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE ILLEGALE-


MENT FACTUREE 154

PRECISIONS RELATIVES A L’EXONERATION DE LA TAXE SUR


LA VALEUR AJOUTEE SUR L’ACQUISITION DE MATERIELS
INFORMATIQUES, DE TABLETTES ELECTRONIQUES ET DE
TELEPHONES PORTABLES 155

15
PRECISIONS RELATIVES AUX MENTIONS DE L’ETAT DES
TAXES DEDUCTIBLES ANNEXE A LA DECLARATION DE LA
TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE 156
1-Nature des mentions à porter sur l’état des taxes déductibles 157
2-Sanctions 157
PRECISIONS RELATIVES AU TRAITEMENT FISCAL DES VENTES
DIRECTES AU REGARD DE LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE 157
1 - En ce qui concerne les ventes directes de biens acquis et
livrés hors du territoire ivoirien 158
2 – En ce qui concerne les ventes directes de biens acquis et
livrés sur le territoire national 158
EXTENSION DE LA PROCEDURE DE L’ATTESTATION
ANNUELLE UNIQUE D’EXONERATION DE TVA AUX
SOUS-TRAITANTS DES ENTREPRISES MINIERES 158
Chapitre 2
TAXES ET REDEVANCES
TAXE SPECIALE D’EQUIPEMENT (TSE) 160
I – Redevables de la taxe 160
II – Assiette, taux et paiement de la taxe 160
A – Assiette 160
B – Taux 161
C – Exigibilité 161
D – Paiement de la taxe 161
1. Périodicité du paiement de la taxe 162
2. Mode de paiement de la taxe 162

Titre troisième
Régimes spécifiques
PRECISIONS RELATIVES A L’EXEMPTION DE LA TAXE SUR
LES VEHICULES A MOTEUR, A L’EGARD DES VEHICULES
DIPLOMATIQUES ET DES VEHICULES PRIVES DU PERSONNEL
DES MISSIONS DIPLOMATIQUES 165

I-Principe 165
II-Modalités de mise en œuvre 165
REGIME D’IMPOSITION DES SUBVENTIONS ET ABANDONS DE
CREANCES 166

16
1. Les subventions 166
1.1 Les subventions selon le critère d’affectation 167
1.1.1 Les subventions d’équipement 167
1.1.2 La subvention d’exploitation, la subvention d’équilibre
et la subvention de recherche-développement 168
1.2 Les subventions sous condition 170
1.2.1 Les subventions sous condition suspensive 170
1.2.2 Les subventions sous condition résolutoire 170
2. Les abandons de créances et aides entre entreprises 170
2.1 Définition 170
2.2 Traitement fiscal 171
2.2.1 Au regard de l’impôt sur les bénéfices industriels et
commerciaux 171
2.2.2 Au regard de la contribution des patentes 173
2.2.3 Au regard de la taxe sur la valeur ajoutée 173
REGIME SPECIAL DES FUSIONS DE SOCIETES, SCISSIONS ET
APPORTS PARTIELS D’ACTIFS 173
1. Régime spécial des fusions de sociétés 174
1.1 Aperçu général sur le régime spécial des fusions 174
1.1.1 Sociétés concernées 174
1.1.2 Opérations concernées 174
1.1.3 Objet du régime spécial 175
1.2 Situation de la société absorbée 175
1.2.1 Conditions d'application du régime spécial 175
1.2.2 Plus-values exonérées 176
1.2.3 Imposition de la société absorbée consécutivement à la fusion 178
1.3 Situation de la société absorbante 180
1.3.1 Impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux 180
1.3.2 Droits d'enregistrement 184
1.4 Situation des associés personnes physiques de la société absorbée 185
1.5 Situation des entreprises associées de la société absorbée 186
1.6 Situation des sociétés mères des sociétés absorbées 186
1.7 Situation des associés de la société absorbante 187
2. Régime spécial des dissolutions-confusion 187
3. Régime spécial applicable aux scissions de sociétés 187
3.1 Champ d'application du régime spécial 187
3.1.1 Sociétés concernées 187
3.1.2 Opérations concernées 187
3.2 Conditions d'application du régime spécial 188
3.3 Conséquences de la scission 188

17
4. Régime spécial applicable aux apports partiels d'actifs 188
4.1 Champ d'application du régime spécial 188
4.1.1 Sociétés concernées 188
4.1.2 Opérations concernées 188
4.2 Conditions d'application du régime spécial 189
4.3 Conséquences fiscales de l'apport partiel d’actif 189
4.3.1 Plus-value exonérée 189
4.3.2 Prix de revient des parts ou actions reçues en rémunération
de l'apport 189
4.3.3 Déclaration de cessation et pièces à joindre 189
4.3.4 Distribution par la société apporteuse des titres rémunérant
l'apport 190
4.3.5 Droits d'enregistrement 190
TRAITEMENT FISCAL DES COMPTES COURANTS D’ASSOCIES 190

1.Définitions et caractéristiques 190


2.Régime d’imposition 191
2 .1. Au regard de l’impôt sur les bénéfices industriels et
commerciaux (BIC) 191
2.1.1 La limite relative au délai de remboursement et à la
situation de l’entreprise 191
2.1.2 La limite relative au taux d’intérêt 192
2.2- Au regard de l’impôt sur le revenu des valeurs mobilières 194
2.3 Au regard de l'impôt sur le revenu des créances 195
OBLIGATIONS DECLARATIVES DES CONTRIBUABLES BENEFI-
CIANT D’UN REGIME FISCAL DEROGATOIRE EN MATIERE
D’IMPOTS SUR LES BENEFICES ET DE CONTRIBUTION DES
PATENTES 195

MISE EN ŒUVRE DES EXONERATIONS ACCORDEES DANS LE


CADRE DU CODE DES INVESTISSEMENTS DE 2012 196
1. Effets de la déclaration d’existence contenue dans le dossier
d’agrément 196
2. Etendue des exonérations 197
2.1. En ce qui concerne les entreprises autres que les PME 197
2.1.1. Pendant la phase de réalisation du programme
d’investissement 197
2.1.2. Pendant la phase d’exploitation 199
2.2. En ce qui concerne les petites et moyennes entreprises (PME) 200
2.2.1. PME éligibles au Code des Investissements 200
2.2.2. Champ et étendue des avantages fiscaux 200

18
DISPOSITIONS D’ORDRE FISCAL PREVUES PAR LA CONVEN-
TION DE VIENNE DU 18 AVRIL 1961 SUR LES RELATIONS
DIPLOMATIQUES 201
I – Etat étranger (Etat accréditant) 201
1. Exonération des locaux 201
a) Locaux dont l’Etat accréditant et le Chef de Mission sont
propriétaires 201
b) Locaux dont l’Etat accréditant et le Chef de Mission sont
locataires 202
2. Exonération des actes officiels 202
3. Exonération à l’importation 202
4. Situation au regard des taxes sur le chiffre d’affaires (taxe sur
la valeur ajoutée, taxe sur les opérations bancaires, taxes
spécifiques) 202
5. Situation au regard de l’acompte d’impôt sur le revenu du
secteur informel (AIRSI) 203
6. Situation au regard du prélèvement sur les rémunérations
versées aux prestataires du secteur informel 203
II – Agents diplomatiques 203
1. En matière de fiscalité intérieure 203
2. En matière de fiscalité de porte 204
III – Membres du personnel administratif et technique de la
Mission 204
IV – Membres du personnel de service de la Mission 205
V – Domestiques privés des membres de la Mission 205
DROIT SUR LE CHIFFRE D'AFFAIRES EN MATIERE DE CONTRI-
BUTION DES PATENTES ET DE TAXE SPECIALE D'EQUIPEMENT
DES ACHETEURS DE PRODUITS 205
1. En ce qui concerne le droit sur le chiffre d'affaires en matière
de contributiondes patentes 205
2. En ce qui concerne la taxe spéciale d'équipement 206
PRECISIONS RELATIVES AU CHIFFRE D’AFFAIRES A RETENIR
POUR LA DETERMINATION DU REGIME D’IMPOSITION ET DES
IMPOTS ET TAXES ASSIS SUR LE CHIFFRE D’AFFAIRES DES
STATIONS-SERVICE, DES VENDEURS DE BOISSONS, DES
DISTRIBUTEURS DE GAZ BUTANE ET DES DISTRIBUTEURS DE
PRODUITS DE TELEPHONIE 206
1. Détermination du chiffre d’affaires 206
a) En ce qui concerne les stations-service 206
19
b) En ce qui concerne les vendeurs de boissons 206
c) En ce qui concerne les distributeurs et revendeurs de butane 207
d) En ce qui concerne les distributeurs de produits de téléphonie 207
2. Impôts et taxes assis sur le chiffre d’affaires 207
REEVALUATION LIBRE DE BILAN 208
1. Notion de réévaluation libre 208
2. Modalités d'exécution de la réévaluation libre 209
2.1 Biens pouvant faire l'objet d'une réévaluation libre 209
2.2 Biens exclus de la réévaluation libre 209
2.3 Traitement de l'écart de réévaluation 209
2.3.1 Traitement comptable et droits d'enregistrement 209
2.3.2 Traitement au regard de l'impôt sur les BIC 209
2.3.3 Traitement au regard de l'impôt foncier et de la
contribution des patentes 211
3. Obligations déclaratives 211
REGIME FISCAL DES ASSOCIATIONS ET AUTRES ORGANISMES
SANS BUT LUCRATIF 211
1. Impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux 212
2. Impôt sur les traitements et salaires 213
3. Impôt sur le revenu foncier et impôt sur le patrimoine foncier 213
4. Contribution des patentes 213
5. Taxe sur la valeur ajoutée 213
5.1 Principe 213
5.2 Exceptions 213
5.2.1 Opérations exonérées dans le cadre général des activités
des associations et organismes à but non lucratif 214
5.2.2 Exonérations dans le cadre particulier des associations de
sport éducatif, de tourisme, d'éducation et de culture
populaire 214
5.2.3 Exonérations dans le cadre particulier des organismes de
bienfaisance et de lutte contre la pauvreté 215
5.2.4 Dons 215
PRECISIONS RELATIVES AU TRAITEMENT FISCAL ET A LA
GESTION DES SOCIETES COOPERATIVES 216
I- Procédures fiscales relatives à la gestion des coopératives 216
A- Réimmatriculation fiscale des coopératives suite au
changement de dénomination sociale 216
B- Immatriculation fiscale des établissements secondaires 217
II- Principe en ce qui concerne le régime fiscal 217
20
A- En matière d’impôt sur les bénéfices industriels et
commerciaux (BIC) 217
B- En matière de retenue à la source sur les livraisons de café
et de cacao aux exportateurs 217
C- En matière de contribution des patentes 218
D- En matière de taxe spéciale d’équipement 218
E- En matière d’impôt sur les traitements et salaires et d’impôt
général sur le revenu 218
F- En matière de droits de timbres relatifs aux lettres de voiture 218
REGIME FISCAL DES HOLDINGS 219
1.Conditions pour bénéficier des avantages prévus 219
1.1 Conditions tenant aux sociétés 219
1.2 Conditions tenant aux titres 220
1.3 Conditions tenant à la nature des activités 220
2. Avantages accordés 220
2.1 En matière d'impôt sur les bénéfices industriels et
commerciaux 220
2.1.1 Déductibilité des intérêts de comptes courants
d'associés 220
2.1.2 Taxation réduite ou exonération d'impôt sur les BIC 221
2.1.3 Imposition des revenus de participations 223
2.2 Imposition à l'impôt sur le revenu des créances 223
3. Assujettissement des sociétés holdings aux autres impôts et taxes 224
3.1 Impôt minimum forfaitaire 224
3.2 Taxe sur la valeur ajoutée 224
3.3 Contribution des patentes 224
REGIME FISCAL DES INTERETS MORATOIRES 225

1. En ce qui concerne l'impôt sur les bénéfices 225


2. En ce qui concerne la taxe sur la valeur ajoutée 225
3. En ce qui concerne l’impôt sur le revenu des créances 226
REGIME FISCAL DU GROUPEMENT D’INTERET ECONOMIQUE 226
1. Définition 226
2. Règles d’imposition 227
2.1 Règles d’imposition en phase de constitution 227
2.1.1 Groupement d’intérêt économique constitué avec capital 227
2.1.2 Groupement d’Intérêt économique constitué sans capital 228
2.2 Règles d’imposition en cours d’activité 228
2.2.1 Impôt sur les bénéfices 228

21
2.2.2 Taxe sur la valeur ajoutée 230
2.2.3 Contribution des patentes 230
2.3 Règles d’imposition en phase de transformation et de
dissolution 230
2.3.1 En phase de transformation 230
2.3.2 En phase de dissolution et de liquidation 230
REGIME FISCAL PARTICULIER APPLICABLE AUX PROGRAMMES
DE LOGEMENTS A CARACTERE ECONOMIQUE ET SOCIAL ET AUX
GRANDS INVESTISSEMENTS DANS LE SECTEUR DE L’HABITAT 231
I – Avantages en faveur des programmes de logements à
caractère économique et social 232
1.Conditions d’octroi des avantages fiscaux 232
a) Nombre de logements 232
b) Type de logements 232
2. Procédure d’octroi des avantages 232
a) Examen préalable du dossier d’agrément par la commission
interministérielle 232
b) Agrément du Ministre en charge du Budget 233
3. Exonérations fiscales accordées 233
a) Exonérations accordées aux entreprises 233
b) Exonérations accordées aux acquéreurs 233
II – Mesures en faveur des grands investissements dans l’habitat 234
A – Exonérations fiscales accordées 234
1 – Exonérations en faveur des entreprises 234
2– Exonérations en faveur des acquéreurs 234
B – Conditions d’octroi des avantages fiscaux 235
C – Sanctions 235
REGIME FISCAL DES REDEVANCES ET REMUNERATIONS DE
PRESTATIONS DE SERVICES VERSEES A L’ETRANGER 235

1. Retenue à la source d’impôt sur les bénéfices sur les rémuné-


rations des prestations de services rendues et les redevances
versées à des non-résidents 236
1.1En l’absence de conventions 236
1.1.1 Champ d’application de la retenue 236
1.1.2 Calcul de la retenue 237
1.1.3 Reversement de la retenue 238
1.2 Incidence des conventions fiscales 239
1.2.1 Rémunérations des prestations de services utilisées ou
fournies en Côte d’Ivoire 240
1.2.2 Redevances et rémunérations assimilées 241
22
2. Impôt sur le revenu des capitaux mobiliers 245
2.1 En l’absence de convention fiscale 245
2.1.1 Revenus imposables 245
2.1.2 Calcul de la retenue 245
2.1.3 Reversement de l’impôt 246
2.2 Incidence des conventions fiscales 247
2.2.1 Droit d’imposer 247
2.2.2 Définition des intérêts 248
3. Taxe sur la valeur ajoutée 248
4. Conditions de déductibilité au regard de l’impôt sur les BIC,
des sommes versées par une entreprise ivoirienne à une
entreprise étrangère sous son contrôle ou dont elle dépend 249
4.1 En l’absence de convention fiscale 249
4.1.1 Réalité de l'opération 250
4.1.2 Le caractère normal de la rémunération 250
4.1.3 Le caractère non exagéré de la rémunération 251
4.1.4 Le plafonnement de la déductibilité 251
4.2 Incidence des conventions fiscales 251
REGIME FISCAL DES SOCIETES CIVILES IMMOBILIERES 252
1. Sociétés civiles de construction-vente 252
1.1 Impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux 253
1.2 Contribution des patentes 253
1.3 Impôt sur le revenu foncier et sur le patrimoine foncier des
propriétés bâties 253
1.4 Droits d’enregistrement 253
1.5 Taxe sur la valeur ajoutée et taxe sur les opérations bancaires 254
2. Sociétés civiles immobilières de copropriété 254
2.1 Impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux 254
2.2 Contribution des patentes 255
2.3 Impôt sur le revenu et impôt sur le patrimoine foncier des
propriétés bâties, et impôt sur le patrimoine foncier des
propriétés non bâties 255
2.4 Droits d’enregistrement 255
2.5 Impôt sur le revenu des valeurs mobilières 255
2.6 Taxe sur la valeur ajoutée et taxe sur les opérations bancaires 256
3. Sociétés civiles immobilières de gestion
(agences immobilières) 256
4. Sociétés civiles immobilières de location 256
4.1 Locations nues 256
4.2 Locations en meublé 257

23
MODALITES D’APPLICATION DU REGIME D’ENTREPRISE
FRANCHE DE TRANSFORMATION DES PRODUITS HALIEUTIQUES 257

1. Conditions d'éligibilité 257


2. Conditions d'agrément 257
3. Régime fiscal 258
3.1 Les impôts et taxes exonérés 258
3.2 Les impôts et taxes dûs 258
4. Obligations déclaratives 258
MODALITES DE GESTION DES SUCCURSALES ET ETABLISSE-
MENTS SECONDAIRES DES CONTRIBUABLES RELEVANT DE LA
DIRECTION DES GRANDES ENTREPRISES ET DE LA DIRECTION
DES MOYENNES ENTREPRISES 259

NOTION ET TRAITEMENT ADMINISTRATIF ET FISCAL DES


TRANSFORMATIONS D’ENTREPRISES 260

1. Notion de transformation d’entreprise 260


2. Traitement administratif et fiscal des transformations
d’entreprises 260
2.1.Transformation d’entreprise individuelle en société
unipersonnelle 260
2.1.1.Traitement administratif 261
2.1.2.Traitement fiscal 261
2.2. Transformation de succursale en société de droit national
ou vice versa 262
2.2.1. Traitement administratif 262
2.2.2. Traitement fiscal 263
3. Changement de forme juridique des sociétés 263
3.1. Traitement administratif 263
3.2.Traitement fiscal 264
4.Fusion-absorption 264
4.1. Au niveau de l’entreprise absorbante 264
4.2. Au niveau de l’entreprise absorbée 264
5. Dissolution-confusion 265
5.1.Traitement administratif 265
5.2. Traitement fiscal 265
DEFINITION ET TRAITEMENT DE L’ACTE ANORMAL DE GESTION 266

1. Définition 266
2. Traitement fiscal 266

24
2.1. Au regard de l’impôt sur les bénéfices industriels et
commerciaux 266
2.2. Au regard de l’impôt sur le revenu des valeurs mobilières 266
ARRET PROVISOIRE D’ACTIVITE 268
1.Généralités 268
1.1.Entreprises concernées 268
1.2.Caractéristiques de l'arrêt provisoire d’activité 268
1.2.1. L’arrêt provisoire d'activité doit être total 268
1.2.2. Le personnel doit être en inactivité 268
1.3. Procédures à suivre 268
1.3.1. En ce qui concerne le contribuable 268
1.3.2. En ce qui concerne l’Administration 269
2. Régime fiscal applicable aux entreprises ayant souscrit une
déclaration d’arrêt provisoire d’activité 269
2.1.Obligations déclaratives 269
2.1.1.Pendant la durée de l’inactivité 269
2.1.2.Au terme de la période d'inactivité 270
2.2.Obligations contributives 270
2.2.1.En matière de taxe sur la valeur ajoutée 270
2.2.2. En matière de contribution des patentes 270
2.2.3.En matière d'impôt sur les bénéfices 271
2.3.Sanction 271
3.Traitement de l’arrêt provisoire d’activité sans déclaration
préalable 271
3.1. Procéder au constat de l’inactivité 271
3.2. Etablir une fiche de situation fiscale 272
3.3. Transmettre la fiche de suspension d’activité à la Direction
de l’informatique 272
NOTION D’AMENAGEMENTS, AGENCEMENTS ET INSTALLA-
TIONS ET DE CONSTRUCTION EN MATIERE D’IMPOT FONCIER
ET DE CONTRIBUTION DES PATENTES 272

1.Les aménagements, agencements et installations 272


2. Les constructions 272
REGIME DE DEDUCTION DES « CADEAUX D’ENTREPRISE »
ET DES FRAIS DE PARRAINAGE ET MECENAT AU REGARD
DE L’IMPOT SUR LES BENEFICES ET DE LA TVA 273
1. En ce qui concerne les cadeaux d’entreprise 274
1.1. Les articles publicitaires 274
1.2.Les échantillons ou spécimens gratuits 274
25
1.3. Les cadeaux d’affaires 274
2. En ce qui concerne les opérations de parrainage et de mécénat 275
2.1. Régime applicable en matière d’impôt sur les bénéfices 275
2.2.Régime applicable en matière de TVA 276
AMENAGEMENT DU REGIME FISCAL DES BUREAUX DE
LIAISON OU DE REPRESENTATION 277
TRAITEMENT DES IMMOBILISATIONS DES ENTREPRISES
RECLASSEES DU REGIME DE L’IMPOT SYNTHETIQUE A UN
REGIME REEL D’IMPOSITION 278

I – Valeur des immobilisations à inscrire à l’actif du bilan 278


II – Durée de l’amortissement fiscalement admis 278
REGIME FISCAL DES BIENS IMMEUBLES ACQUIS PAR CREDIT-
BAIL AU REGARD DE L’IMPOT FONCIER ET DE LA CONTRIBU-
TION DES PATENTES 279
1.Notion et caractéristiques de l’opération de crédit-bail 279
a- Notion 279
b- Caractéristiques 279
2-Régime fiscal des biens immeubles acquis par crédit-bail au
regard de l’impôt foncier et de la contribution des patentes 280
a- En matière d’impôt foncier 280
b- En matière de contribution des patentes 280
PRECISIONS RELATIVES A LA TAXE PORTUAIRE ET
AEROPORTUAIRE 281

1. En ce qui concerne le tarif de la taxe 281


2. En ce qui concerne la périodicité de la déclaration et du
paiement de la taxe et les collectivités bénéficiaires 281
PRECISIONS RELATIVES AUX REDEVABLES DE LA TAXE SUR
LES LOCAUX LOUES EN GARNI 282

PRECISIONS RELATIVES A LA NOTION DE MAGASIN A RAYONS


MULTIPLES 282

MODALITES D’APPLICATION DE LA TAXE SPECIFIQUE SUR LES


COMMUNICATIONS TELEPHONIQUES ET LES TECHNOLOGIES
DE L’INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION 283
1. Notion de « communications téléphoniques » 283
2. Fait générateur et exigibilité de la taxe pour les clients dits
« prépayés » 284
3. Notion de « client du fournisseur d’accès internet » et de
26
redevable de la taxe 284
4. Incidence de la taxe spécifique sur les communications
téléphoniques et les technologies de l’information et de la
communication sur la base imposable à la taxe sur la valeur
ajoutée 284
PRECISIONS RELATIVES AUX CONDITIONS D'APPLICATION DU
PRELEVEMENT SUR LES BOIS EN GRUMES A TITRE D’IMPOT
SUR LES BENEFICES 285
1. Non-assujettissement au prélèvement des exploitants forestiers
régulièrement déclarés et de certaines opérations de livraisons
de bois en grumes 285
2. Détermination de l'assiette du prélèvement 285
PRECISIONS RELATIVES AU REFERENTIEL COMPTABLE
APPLICABLE PAR LES ENTREPRISES, SUITE A L’ADOPTION
DE L’ACTE UNIFORME RELATIF AU DROIT COMPTABLE ET
A L’INFORMATION FINANCIERE 286

PRECISIONS RELATIVES AUX DISPOSITIONS DE L’ARTICLE 2


DE L’ANNEXE FISCALE 2016 PORTANT MESURES DE SOUTIEN
AUX PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES 287
A-Entreprises visées par la mesure 287
B- Avantages accordés 287
1-Conditions du bénéfice des avantages 287
2-Etendue des avantages 288
PRECISIONS RELATIVES A LA TAXE SUR LES VENTES DE BOIS
EN GRUMES 289
1- Champ d’application 289
2- Assiette et taux de la taxe 289
3- Modalités de recouvrement de la taxe 290
4- Obligations des redevables 290

Titre quatrième
Procédures fiscales
REGLES DE CONTROLE DE L’IMPOT 293

1. Cadre général du contrôle 293


1.1 Pouvoir de contrôle de l’Administration 293
1.1.1 Etendue du pouvoir de contrôle 293
1.1.2 Différents types de contrôle 294

27
1.1.3 Limites du pouvoir de contrôle 294
1.2 Conséquences de l'exercice du droit de contrôle 302
2. Mise en œuvre du contrôle fiscal 305
2.1 Méthodes et procédures d’information de l’Administration 305
2.1.1 Demandes de renseignements, éclaircissements ou
justifications 305
2.1.2 Droit de visite et droit d'enquête 310
2.2 Vérification de comptabilité 315
2.2.1 Cadre général 315
2.2.2 Différents types de vérification de comptabilité 318
2.2.3 Mise en œuvre 321
2.2.4 Résultats de la vérification 323
2.3 Contrôle sur pièces 325
2.3.1 Documents visés 325
2.3.2 Mise en œuvre 325
2.3.3 Procédure de redressements 326
2.4 Vérification approfondie de la situation fiscale d’ensemble
des personnes physiques 326
2.4.1 Personnes et impôts visés 326
2.4.2 Mise en œuvre 327
2.4.3 Résultats de la vérification 328
PRECISIONS PORTANT SUR LES REGLES APPLICABLES EN
MATIERE DE PROCEDURES D’OFFICE 329

I – Condition d’utilisation des procédures d’office 329


A – La taxation d’office 329
B – L’évaluation d’office 330
C – La rectification d’office 330
II – Règles de mise en œuvre 330
A – En matière de taxation d’office 330
1. La relance 330
2. La mise en demeure ou l’avis de taxation d’office 330
3. La notification de taxation d’office 331
B – En matière d’évaluation d’office 331
C – En matière de rectification d’office 331
III – Détermination des bases taxables en matière d’imposition
d’office 332
IV - Autres règles applicables aux procédures d’office 333
A – Procédure de désactivation des contribuables non
fonctionnels 333
B – Modalités de substitution de procédures et de bases légales 333

28
1 – Substitution de procédures de redressement 333
2 – Modalités de substitution de bases légales 334
DOMAINE DE LA JURIDICTION GRACIEUSE ET CRITERES
D’INSTRUCTION DES REQUETES DES CONTRIBUABLES 335

1 – Domaine de la juridiction gracieuse 335


1.1 – Notion de remise gracieuse 335
1.2 – Notion de transaction fiscale 336
2 – Instruction des demandes de remise gracieuse ou de
transaction fiscale 337
2.1 – Services habilités à instruire les requêtes des
contribuables 337
2 .2 – Règles spécifiques à l’instruction des demandes de
remise gracieuse et de transaction fiscale 337
2.2.1 – Conditions tenant à la forme 337
2.2.2 – Conditions tenant au fond 337
PRECISIONS RELATIVES A L’EXIGIBILITE DE L’AMENDE
FISCALE EN CAS DE REOUVERTURE DE MAGASINS ET
D’ETABLISSEMENTS 339

MODALITES DE SUSPENSION DU CONTROLE FISCAL 340

PENALITES APPLICABLES EN MATIERE DE TAXE SUR LES


VEHICULES À MOTEUR 341

PRECISIONS RELATIVES AU CONTROLE DE LA FACTURE


NORMALISEE 342

PRECISIONS RELATIVES AUX IMPOSITIONS D’OFFICE 343

Analyses d’annexes fiscales

Analyse de l’annexe fiscale 2011


Première partie
Taxes sur le chiffre d’affaires

P.1.03.- AMENAGEMENT DES DISPOSITIONS


RELATIVES AUX CONDITIONS DE DEDUCTION
EN MATIERE DE TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE
(ARTICLE 9) 347

I-PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 347

29
II- ANALYSE DU DISPOSITIF 347
A-Antérieurement à l’annexe fiscale 2011 347
B-Depuis l’entrée en vigueur de l’annexe fiscale 2011 347
P.1.05.- EXTENSION DE L’EXONERATION DE LA
TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE AUX MATERIELS
AGRICOLES ET PIECES DETACHEES ACQUIS PAR
CREDIT-BAIL (ARTICLE 11) 348

I-PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 348


II-ANALYSE DU DISPOSITIF 348
A-Champ d’application 348
1-Opérations concernées 348
2-Personnes concernées 349
3-Matériels concernés 349
B- Modalités de mise en œuvre de la mesure 349

Deuxième partie
Impôts sur le revenu

P.2.03.- AMENAGEMENT DES DISPOSITIONS DE


L’ARTICLE 111 DU CODE GENERAL DES IMPOTS
RELATIVES AU CREDIT D’IMPOT POUR CREATION
D’EMPLOIS (ARTICLE 17) 350

I-PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 350


II- EXAMEN DU DISPOSITIF 350
A- Relèvement du montant du crédit d’impôt par emploi créé 350
B- Simplification du mode de détermination du crédit d’impôt 350
C-Aménagement des conditions de bénéfice de la mesure 350
1- Conditions liées à l’employeur 350
2- Conditions tenant aux emplois créés, à la nationalité des
personnes embauchées et à la nature du contrat de travail 351
D-Modalités de mise en œuvre de la mesure 352
1- Obligation déclarative 352
2- Imputation des crédits d’impôts 353

Troisième partie
Procédures

P.3.01.- EXTENSION DE L’OBLIGATION DE SECURI-


SATION A CERTAINS DOCUMENTS UTILISES PAR
LES ENTREPRISES (ARTICLE 27) 354

30
I- PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 354
II- EXAMEN DU DISPOSITIF 354
A-Champ d’application 354
1- Entreprises visées 354
2-Documents concernés 354
B-Obligations et sanctions 355
1-Obligations 355
2- Sanctions 355
P.3.03.- PROROGATION DE LA DUREE DE VERIFICA-
TION SUR PLACE ET DU DELAI DE PRESCRIPTION
D’ASSIETTE EN CAS DE RECOURS A L’ASSISTANCE
ADMINISTRATIVE (ARTICLE 30) 355
I-PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 355
II- ANALYSE DU DISPOSITIF 355
A- Notion d’assistance administrative 355
B- Effets de l’assistance administrative sur les délais de contrôle
et sur la prescription 356
1-Prorogation de la durée du contrôle fiscal 356
2- Prorogation de la durée de la prescription 357
C-Modalités pratiques 358
P.3.04.- RENFORCEMENT DU DROIT DE COMMUNICA-
TION EN MATIERE D’IMPOT FONCIER (ARTICLE 31) 359
I-PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 359
II- ANALYSE DU DISPOSITIF 359
A- Champ d’application 359
1- Structures privées 359
2- Les Administrations et les autorités publiques intervenant
dans la chaîne foncière 360
B- Modalités pratiques 361
1-Mise en œuvre du droit de communication 361
2- Informations à fournir 361
3-Périodicité 364
4-Sanctions 364

31
Quatrième partie
Dispositions diverses

P.4.01.- AMENAGEMENT DES DISPOSITIONS RELA-


TIVES A L’ADMISSION AU REGIME SIMPLIFIE DES
PRESTATAIRES DE SERVICES PETROLIERS
(ARTICLE 35) 365

I-PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 365


II-EXAMEN DU DISPOSITIF 365
A- Mesure d’assouplissement des conditions de bénéfice du
régime fiscal simplifié des prestataires de services pétroliers 365
B-Obligations instituées 366
1- Les obligations à la charge des sociétés pétrolières
bénéficiaires des prestations 366
2- Les obligations des représentants des entreprises prestataires
de services pétroliers 366

Analyse de l’annexe fiscale 2012


Première partie
Taxes sur le chiffre d’affaires

P.1.01.- EXONERATION DE LA TAXE SUR LA VALEUR


AJOUTEE SUR LES PRESTATIONS D’HOSPITALISA-
TION ET DE RESTAURATION FOURNIES PAR LES
STRUCTURES HOSPITALIERES (ARTICLE PREMIER) 367

I- PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 367


II- ANALYSE DU DISPOSITIF 367
A- Adaptation du dispositif fiscal ivoirien aux normes
communautaires 367
1- Prestation d’hospitalisation 367
2-Transport de blessés et de malades 368
B- Exonération des prestations de restauration en milieu
hospitalier 368
C- Condition d’exonération 368
P.1.02.- AMENAGEMENT DES DISPOSITIONS RELA-
TIVES AUX CONDITIONS DE DEDUCTION EN
MATIERE DE TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE
(ARTICLE 3) 368

I-PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 368


32
II- ANALYSE DU DISPOSITIF 369
A- Dispositions antérieures à l’entrée en vigueur de l’annexe
fiscale 2012 369
B- Dispositions prévues par l’annexe fiscale 2012 369

P.1.03.- AMENAGEMENT DU DISPOSITIF D’ACHAT


EN FRANCHISE DE LA TAXE SUR LA VALEUR AJOU-
TEE AU PROFIT DE CERTAINES ENTREPRISES
EXPORTATRICES (ARTICLE 6, ANNEXE FISCALE 2011 ET
ARTICLE 4, ANNEXE FISCALE 2012) 369
I- PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 369
II- ANALYSE DU DISPOSITIF 370
A- Entreprises et activités éligibles à l’achat en franchise de
TVA et seuil d’éligibilité 370
1- Entreprises et activités éligibles 370
2- Seuil d’éligibilité 372
B- Biens et services visés 372
C- Durée de l’exonération 372

Deuxième partie
Impôts sur le revenu

P.2.01.- AMENAGEMENT DES DISPOSITIONS DE


L’ARTICLE 3 DU CODE GENERAL DES IMPOTS
RELATIVES A L’ASSUJETTISSEMENT A L’IMPOT
SUR LES BENEFICES INDUSTRIELS ET COMMER-
CIAUX (ARTICLE 10) 373

I- PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 373


II- PORTEE DE LA MESURE 373
A- Dispositif antérieur à l’annexe fiscale 2012 373
1- Dispositions en vigueur avant 2011 373
2- Aménagement introduit par l’article 14 de l’annexe fiscale
2011 373
B- Dispositif de l’annexe fiscale 2012 374
1- Cas des sociétés en nom collectif 374
2- Cas des sociétés en commandite simple 374
P.2.02.- INSTITUTION D’UNE RETENUE A LA
SOURCE SUR LES SOMMES VERSEES AUX AUTEURS
DE PRODUCTIONS LITTERAIRES, SCIENTIFIQUES
ET ARTISTIQUES OCCASIONNELLES (ARTICLE 12) 374

33
I- PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 374
II- EXAMEN DU DISPOSITIF 375
A- Champ d’application de la retenue 375
1- Personnes visées 375
2- Sommes visées 375
B- Modalités pratiques de mise en œuvre de la mesure 375
1- Base imposable et taux 375
2- Fait générateur et exigibilité de la retenue 376
3- Procédure et lieu de paiement des retenues 376
C- Sanctions applicables 376
1- Omissions ou insuffisances de retenue 376
2- Retard dans le versement 376
3- Non-reversement des retenues opérées 376
4- Refus ou défaut de production des déclarations de retenues
et des attestations individuelles 376
D- Traitement fiscal de la retenue 377
P.2.03.- AMENAGEMENT DES DISPOSITIONS RELA-
TIVES A L’EXONERATION DES PENSIONS VERSEES
AUX PERSONNES RETRAITEES (ARTICLE 14) 377

I- PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 377


II- ANALYSE DU DISPOSITIF 377
A- Dispositif antérieur à l’entrée en vigueur de l’annexe fiscale
2012 377
B- Champ d’application 378
1- Sommes concernées 378
2- Seuils et niveaux d’exonération 378
C- Modalités d’application 378

Quatrième partie
Droits d’enregistrement

P.4.01.- AMENAGEMENT DES DISPOSITIONS RELA-


TIVES AUX DROITS D’ENREGISTREMENT DES
BIENS IMMOBILIERS ACQUIS PAR CREDIT-BAIL
(ARTICLE 21) 379

I- PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 379


II- EXAMEN DU DISPOSITIF 379
A- Les mesures de réduction de taux 379
1- Au profit du crédit-bailleur 379
2- Au profit du crédit-preneur 379

34
B- La mesure de suppression du droit de préemption de
l’Administration 380
P.4.02.- MESURE PORTANT DEMATERIALISATION
DE LA VIGNETTE (ARTICLE 22) 380

I- PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 380


II- ANALYSE DU DISPOSITIF 381
A- Contenu de la mesure 381
1- Mode de paiement de la taxe 381
2- Mentions figurant sur le certificat de visite technique 381
3- Echéance et lieu de paiement de la taxe 382
4- Sanctions 382
B- Date de prise d’effet de la mesure 382

Cinquième partie
Dispositions diverses

P.5.02.- INSTITUTION D’UNE TAXE SUR LES


TELECOMMUNICATIONS (ARTICLE 32) 383

I- PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 383


II- EXAMEN DU DISPOSITIF 383
A- La taxe sur les télécommunications 383
1- Champ d’application 383
2- Modalités pratiques 383
B- Le droit de communication 384
1- Communication sans demande préalable 384
2- Communication suite à demande préalable 384
P.5.03.- INSTITUTION D’UNE TAXE POUR LE
DEVELOPPEMENT TOURISTIQUE (ARTICLE 33) 385

I- PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 385


II- ANALYSE DE LA MESURE 385
A- Champ d’application 385
1- Personnes assujetties 385
2- Opérations concernées 385
3- Assiette et taux de la taxe 387
B- Modalités de recouvrement et répartition du produit de la taxe 387
1-Modalités de recouvrement 387
2-Répartition du produit de la taxe 387

35
Analyse de l’annexe fiscale 2013
Première partie
Taxes sur le chiffre d’affaires

P.1.01- AMENAGEMENT DES DISPOSITIONS RELA-


TIVES A LA FACTURE NORMALISEE (ARTICLE 3) 388

I- PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 388


II- EXAMEN DU DISPOSITIF 388
A- Extension de l’exonération de TVA 388
1- Entreprises visées 388
2- Documents concernés 388
B- Réduction de l’amende à la charge des entreprises en cas de
non-délivrance de la facture normalisée 389
1- Dispositif antérieur à l’entrée en vigueur de l’annexe fiscale 2013 389
2- Dispositif prévu par l’annexe fiscale 2013 389

Deuxième partie
Impôts sur le revenu

P.2.01.-EXONERATION D’IMPOT SUR LES TRAITE-


MENTS ET SALAIRES SUR LES SOMMES VERSEES
PAR LES EMPLOYEURS DANS LE CADRE DES
CONTRATS D’ASSURANCES MALADIE AU PROFIT
DE LEURS SALARIES (ARTICLE 8) 390

I- PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 390


II- EXAMEN DU DISPOSITIF 390
A- Champ d’application 390
B- Conditions du bénéfice de l’exonération 390
1- Conditions liées à la nature de l’assurance 390
2- Conditions liées au personnel 391
3- Conditions liées à l’assureur 391
P.2.02- AMENAGEMENT DES DISPOSITIONS
RELATIVES A L’IMPOT GENERAL SUR LE
REVENU (ARTICLE 13) 391

I- PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 391


II- ANALYSE DU DISPOSITIF 392
A-Personnes visées 392
B-Conditions pour bénéficier de la mesure 392
C-Notion d’enfants à charge 392

36
D-Conséquence du nouveau dispositif sur le calcul de l’IGR de
l’homme 393
E- Application de la mesure 393

Troisième partie
Dispositions diverses

P.4.01.- AMENAGEMENT DES DISPOSITIONS


RELATIVES A LA TAXE SPECIALE SUR CERTAINS
PRODUITS EN MATIERE PLASTIQUE (ARTICLE 26) 394

I- PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 394


II- ANALYSE DU DISPOSITIF 394
A- Champ d’application 394
1- Aménagement relatif à la nature des produits 394
2- Aménagement relatif à l’origine des produits taxables 395
B-Tarif et fait générateur de la taxe 395
1- Fait générateur 395
2- Tarif 395
P.4.02.- MESURES FISCALES ET DOUANIERES APPLI-
CABLES AUX VEHICULES ET EFFETS PERSONNELS
DES AGENTS DE L'ETAT, DIPLOMATES ET FONC-
TIONNAIRES INTERNATIONAUX IVOIRIENS DE
RETOUR EN COTE D'IVOIRE AU TERME DE LEUR
SERVICE A L'ETRANGER (ARTICLE 32) 395

I-PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 395


II- ANALYSE DU DISPOSITIF 396
A-Champ d'application 396
1-Personnes visées 396
2- Biens concernés par l’exonération des droits et taxes 396
B- Avantages accordés 397
1- Ambassadeurs, chefs de missions, fonctionnaires
internationaux et autres diplomates 397
2- Autres agents de l'Etat en poste dans les missions
diplomatiques et organisations internationales à l'étranger 397

37
Analyse de l’annexe fiscale 2014
Première partie
Taxes sur le chiffre d’affaires

P.1.01.-AMENAGEMENT DES DISPOSITIONS DU


CODE GENERAL DES IMPOTS RELATIVES AU
REMBOURSEMENT DES CREDITS DE TAXE SUR
LA VALEUR AJOUTEE (ARTICLE 2) 399

I-PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 399


II- ANALYSE DU DISPOSITIF 399
A- Dispositions antérieures à l’entrée en vigueur de l’annexe
fiscale 2014 399
B-Dispositions prévues par l’annexe fiscale 2014 399
1- Les opérations bénéficiant d’une exonération conventionnelle 399
2- Les opérations effectuées avec les membres des missions
diplomatiques et assimilées 400
3-Traitement des crédits de TVA nés des opérations réalisées
avec les personnes bénéficiant d’exonérations 400

Deuxième partie
Impôts sur le revenu

P.2.01.-AMENAGEMENT DES DISPOSITIONS RELA-


TIVES A L’AMORTISSEMENT ACCELERE DES LOGE-
MENTS AFFECTES AU PERSONNEL DES ENTREPRISES
INDUSTRIELLES ET COMMERCIALES (ARTICLE 4) 401

I. PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 401


II- EXAMEN DU DISPOSITIF 401
A. Montant du relèvement 401
B. Logements concernés par la mesure 401
C. Mise en œuvre de la mesure 402

Troisième partie
Impôts fonciers
P.3.01.-PRECISIONS RELATIVES A LA VACANCE
D’IMMEUBLES EN MATIERE D’IMPOT FONCIER
(ARTICLE10) 403

I-PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 403


II-ANALYSE DU DISPOSITIF 403

38
A-Le champ d’application 403
1- Les immeubles concernés 403
2-Les personnes devant souscrire la déclaration 403
B-L’assiette 404
C-Le point de départ de la vacance 404
D- La période de la vacance ouvrant droit à l’application du
taux réduit 404
E-Cas particuliers 405

Quatrième partie
Droits d’enregistrement
P.4.0.1. – INSTITUTION D’UNE FORMALITE
FUSIONNEE D’ENREGISTREMENT ET DE
PUBLICITE FONCIERE (ARTICLE 19) 406

I- PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 406


II- ANALYSE DU DISPOSITIF 406
A- Champ d’application 406
1-Actes concernés 406
2- Droits visés 407
B- Déroulement de la procédure 407

Cinquième partie
Procédures

P.5.01.- PRECISIONS RELATIVES AUX DELAIS DE


NOTIFICATION DE LA SOMMATION SANS FRAIS ET
DU COMMANDEMENT DE PAYER (ARTICLE 23) 408

I- PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 408


II- ANALYSE DE LA MESURE 408
A- La sommation sans frais 408
1- Les actes précédant la sommation sans frais 408
2-Le délai préalable à la délivrance de la sommation sans frais 408
3-Forme de la sommation sans frais 408
4- Notification de la sommation sans frais 409
B- Le commandement de payer 409

39
Sixième partie
Dispositions diverses

P.6.02.- AMENAGEMENT DES DISPOSITIONS APPLI-


CABLES AUX ENTREPRISES BENEFICIANT DES
AVANTAGES FISCAUX DANS LE CADRE DES
GRANDS INVESTISSEMENTS DANS LE SECTEUR DE
L’HABITAT (ARTICLE 34 ANNEXE FISCALE 2013 ET
ARTICLE 25 ANNEXE FISCALE 2014) 410

I. PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 410


II- ANALYSE DU DISPOSITIF 410
A- Les aménagements apportés par l’article 34 de l’annexe
fiscale 2013 410
1- L’extension des avantages consentis 410
2-La réduction du nombre de logements 411
3- L’institution d’un Comité de suivi, d’évaluation et de contrôle
des biens et services exonérés 412
4-La mise en œuvre de l’exonération de TVA 412
B- Les aménagements apportés par l’article 25 de l’annexe
fiscale 2014 412
1-L’extension de la compétence du Comité 412
2- Le renforcement des sanctions en cas de non-respect de ses
obligations par l’entrepreneur 413

Analyse de l’annexe fiscale 2015


Première partie
Taxes sur le chiffre d’affaires
P.1.02- EXTENSION DU CHAMP DE L’EXONERATION
DE LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE PAR VOIE
D’ATTESTATION, AUX ACQUISITIONS DE BIENS
PAR CREDIT-BAIL (ARTICLE 3) 414

I-PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 414


II- ANALYSE DU DISPOSITIF 414
A-Champ d’application 414
1- Personnes concernées 414
2- Opérations visées 415
B-Modalités de mise en œuvre de la mesure 415
1-Transfert du bénéfice de l’exonération 415
2- En cas de non-levée de l’option 415

40
Deuxième partie
Impôts sur le revenu
P.2.01- AMENAGEMENT DES REGIMES D’IMPOSI-
TION AU REGARD DU CRITERE DE CHIFFRE
D’AFFAIRES (ARTICLE 2) 416

I- PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 416


II- ANALYSE DU DISPOSITIF 416
A- Dispositions antérieures à l’entrée en vigueur de l’annexe
fiscale 2015 416
1- Pluralité de critères de détermination des régimes d’imposition 416
2- Assujettissement d’office des personnes passibles de l’impôt
sur les bénéfices non commerciaux à un régime réel d’imposition 417
B-Aménagements apportés par l’annexe fiscale 2015 417
1- Le chiffre d’affaires, critère exclusif pour l’assujettissement
des contribuables aux régimes d’imposition 417
2- Assujettissement des personnes morales et les contribuables
passibles de l’impôt sur les bénéfices non commerciaux au
régime de l’impôt synthétique 417
3- L’option pour l’assujettissement des professions non
commerciales à l’impôt sur les bénéfices non commerciaux 418
P.2.02- AMENAGEMENT DES DISPOSITIONS RELA-
TIVES A LA REDUCTION D’IMPOT CEDULAIRES EN
CAS D’INVESTISSEMENT DES BENEFICES EN COTE
D’IVOIRE (ARTICLE 8) 418
I- PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 418
II- ANALYSE DU DISPOSITIF 418

Troisième partie
Impôts fonciers

P.3.01- AMENAGEMENT DES DISPOSITIONS RELA-


TIVES A L’OBLIGATION DECLARATIVE EN
MATIERE D’IMPOT FONCIER (ARTICLE 16) 421

I-PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 421


II.- ANALYSE DU DISPOSITIF 421
A-Déclaration unique 421
1-Personnes concernées 421
2-Biens visés 421
B-Déclaration complémentaire 421

41
P.3.02- AMENAGEMENT DE L’EXONERATION
D’IMPOT FONCIER DES TERRAINS CONCEDES OU
ATTRIBUES AUX ENTREPRISES DE PROMOTION
IMMOBILIERE (ARTICLE 18) 422

I-PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 422


II- ANALYSE DU DISPOSITIF 422
A-Champ d’application de la mesure 422
1-Les personnes visées 422
2- Superficie exonérée 423
B- Modalités d’application de la mesure 423
C- Situation des terrains acquis avant l’entrée en vigueur de la
mesure 423

Quatrième partie
Procédures

P.4.01- AMENAGEMENT DES DISPOSITIONS RELA-


TIVES AU CONTROLE FISCAL (ARTICLE 21) 424

I- PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 424


II- ANALYSE DU DISPOSITIF 424
A- Les durées et délais visés 424
1-Durées des opérations de contrôle 424
2-Délais de notification 425
B- Cas des contrôles engagés avant l’entrée en vigueur de
l’annexe fiscale 2015 426

Cinquième partie
Dispositions diverses

P.5.01- AMENAGEMENT DES DISPOSITIONS RELA-


TIVES AUX RETENUES A LA SOURCE SUR LES
SOMMES VERSEES AUX ENTREPRISES DU SECTEUR
INFORMEL (ARTICLE 10) 427

I. PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 425


II.- EXAMEN DU DISPOSITIF 427
A- Personnes concernées par l’exemption du prélèvement sur
les paiements faits aux prestataires de services 427
1- Personnes subissant la retenue au titre de l’impôt sur les
bénéfices industriels et commerciaux 427

42
2- Personnes subissant la retenue au titre de l’impôt sur les
bénéfices non commerciaux 428
B- Implications de l’exemption du prélèvement sur les
paiements faits aux prestataires de services 428
P.5.05- AMENAGEMENT DE LA TAXE SUR LE
CAOUTCHOUC GRANULE SPECIFIE (ARTICLE 26) 428
I-PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 428
II- ANALYSE DU DISPOSITIF 429
A-Dispositions antérieures 429
B- Aménagements introduits par l’annexe fiscale 2015 429

Analyse de l’annexe fiscale 2016


Première partie
Taxes sur le chiffre d’affaires

P1. 01- PRECISION RELATIVE A L’ASSUJETTISSE-


MENT DES OPERATIONS DE TRANSFERT D’ARGENT
A LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE (ARTICLE 5) 430

I- PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 430


II-EXAMEN DU DISPOSITIF 430
A- Champ d’application 430
1-Opérations concernées 430
2-Personnes visées 430
B- Assiette et taux de la taxe 430
C-Effet de la mesure 431
P1. 02- AMENAGEMENT DU MODE DE GESTION DE
L’EXONERATION DE LA TAXE SUR LA VALEUR
AJOUTEE DES ENTREPRISES PETROLIERES ET
MINIERES (ARTICLE 7) 431

I- PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 431


II- EXAMEN DU DISPOSITIF 431
A- Champ d’application de la mesure 431
B- Mise en œuvre de la mesure 432
1-Procédure d’obtention de l’attestation et durée de validité 432
2-Modalités d’utilisation de l’attestation 432
3- L’arrêté portant définition de la liste des entreprises minières,
pétrolières et des sous-traitants des entreprises pétrolières 433
4- Les états périodiques 433

43
C- Régime applicable aux factures établies avant l’entrée en
vigueur du dispositif et n’ayant pas encore fait l’objet de
demande d’attestation 433
D- Régime applicable aux demandes d’attestation en cours
d’instruction à la date d’entrée en vigueur du nouveau dispositif 433

Deuxième partie
Impôts sur le revenu

P2. 01- AMENAGEMENT DES DISPOSITIONS RELA-


TIVES A LA REDUCTION D’IMPOTS CEDULAIRES
EN CAS D’INVESTISSEMENT DE BENEFICES EN
COTE D’IVOIRE (ARTICLE 9) 435

I – PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 435


II- EXAMEN DU DISPOSITIF 435
A- Dispositions antérieures 435
B- Aménagements apportés par l’annexe fiscale 2016 436
1-Institution à la charge des entreprises bénéficiaires de
l’obligation de production d’une déclaration de fin des
travaux et d’un état récapitulatif des investissements réalisés 436
2- Institution de sanctions 436

Troisième partie
Impôts fonciers

P3. 01- REDUCTION DES TAUX DE L’IMPOT


FONCIER (ARTICLE 10) 436

I.PRESENTATION GENERAL DU DISPOSITIF 436


II.ANALYSE DU DISPOSITIF 438
A-Personnes concernées 438
B-Taux applicables 438
C-Immeubles concernés 438

Quatrième partie
Droits d’enregistrement

P4. 01- AMENAGEMENT DU REGIME FISCAL DES


CESSIONS DE DROITS SOCIAUX D’ENTREPRISES
(ARTICLE 12) 440

I- PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 440


II- ANALYSE DU DISPOSITIF 440
44
A- Champ d’application 440
1-Opérations concernées 440
2-Opérations non concernées 440
3- Redevables 441
B- Modalités de mise en œuvre 441
1- Fait générateur et exigibilité 441
2- Base d’imposition 441
3-Recouvrement 442
P4. 02- AMENAGEMENT DU DISPOSITIF RELATIF AU
DROIT D’ENREGISTREMENT DES BAUX (ARTICLE 13) 442

I.PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 442


II. ANALYSE DU DISPOSITIF 442
A-Condition relative aux personnes 442
B- Condition relative à la destination des baux 443
C-Condition relative aux loyers 443

Cinquième partie
Dispositions diverses

P 5. 01- MESURES FISCALES EN FAVEUR DE


L’EMPLOI (ARTICLE PREMIER) 444

I-PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 444


II-EXAMEN DU DISPOSITIF 444
A- En matière de création d’emplois 444
1-Aménagement du crédit d’impôt annuel 444
2-Assouplissement de la condition d’exonération de la
contribution nationale pour le développement économique,
culturel et social de la nation à la charge de l’employeur 445
3-Allègement de la condition liée au nombre de personnes à
embaucher pour bénéficier de la mesure 445
4- Les modalités de mise en œuvre des avantages 445
B-En matière de formation et d’apprentissage 446
1- Octroi d’un crédit d’impôt 446
2- Relèvement de la tranche mensuelle exonérée d’impôt sur les
salaires 446
C-Date d’effet des avantages 446
P5. 03- MESURE D’INCITATION A L’IMMATRICULA-
TION FISCALE DES ENTREPRISES (ARTICLE 3) 447

45
I. PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 447
II. ANALYSE DU DISPOSITIF 447
A- Mesure d’incitation à l’immatriculation volontaire 447
1- Champ d’application 447
2- Conditions d’application 448
3- Sanctions 448
B- Non-déductibilité des sommes versées en espèces, d’un
montant supérieur à 250 000 francs 448
1- Notion de paiement en espèces 448
2- Seuil de non-déductibilité des sommes versées en espèces 449
3- Champ d’application 450
P5. 04- PRECISION RELATIVE AU REGIME FISCAL
DES ENTREPRISES ELIGIBLES AU REGIME DE LA
ZONE FRANCHE DE LA BIOTECHNOLOGIE ET DES
TECHNOLOGIES DE L’INFORMATION ET DE LA
COMMUNICATION (ARTICLE 20) 450

I-PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 450


II- ANALYSE DE LA MESURE 451
A- Les entreprises concernées 451
B-Les impôts concernés 451
P5. 05- AMENAGEMENT DES DISPOSITIONS RELA-
TIVES A LA SOUSCRIPTION DE TITRES PAR LES
ENTREPRISES DU SECTEUR DES TELECOMMUNI-
CATIONS ET DES TECHNOLOGIES DE L’INFORMA-
TION ET DE LA COMMUNICATION (ARTICLE 22) 452

I. PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 452


II. ANALYSE DU DISPOSITIF 452
A-Champ d’application 452
1- Les personnes concernées 452
2-Les revenus visés 452
3-Les souscriptions concernées 453
B-Assiette 453
C-Fait générateur de l’obligation 453
D-Les modalités pratiques de la souscription 453
P5. 06- AMENAGEMENT DES CONDITIONS DE RECE-
VABILITE DES ETATS FINANCIERS (ARTICLE 24) 453

I-PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 453


II- EXAMEN DU DISPOSITIF 453
A-Champ d’application de la mesure 453

46
1-Les entreprises visées par la formalité de certification 454
2-Les entreprises soumises à la formalité de visa 454
B-Modalités d’application de la mesure 454
1- Délais de dépôt des états financiers 454
2-Sanctions 455

Analyse de l’annexe fiscale 2017


Première partie
Taxes sur le chiffre d’affaires

P.1.01- AMENAGEMENT DES DISPOSITIONS RELA-


TIVES A LA TAXE SUR LE CHIFFRE D’AFFAIRES
APPLICABLE AUX MACHINES A SOUS ET AUX JEUX
DE HASARD (ARTICLE 14) 456

I.PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 456


II- ANALYSE DU DISPOSITIF 456
A- Aménagements introduits par l’article 14 de l’annexe fiscale
2017 456
B-Champ d’application de la mesure 457
1.Opérations concernées 457
2. Personnes concernées par le dispositif 458
C- Modalités de mise en œuvre de la mesure 458

Deuxième partie
Impôts sur le revenu

P.2.01- AMENAGEMENT DES DISPOSITIONS RELA-


TIVES AUX PENSIONS DE RETRAITE ET AUX
RENTES VIAGERES EN MATIERE D’IMPOTS SUR
LES TRAITEMENTS ET SALAIRES (ARTICLE 5) 460

I- PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 460


II- ANALYSE DU DISPOSITIF 460
A- Dispositions antérieures 460
B-Aménagements introduits par l’annexe fiscale 2017 460
1.En ce qui concerne l’exonération des impôts sur les
traitements, salaires, pensions et rentes viagères 461
2. En ce qui concerne les abattements de 25 % et 40 %
effectués sur les pensions de retraite et les rentes viagères 461

47
Quatrième partie
Droits d’enregistrement

P.4.01- AMENAGEMENT DES DISPOSITIONS DU CODE


GENERAL DES IMPOTS RELATIVES AUX DROITS DE
MUTATION EN MATIERE DE SUCCESSION (ARTICLE 3) 462

I-PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 462


II- ANALYSE DU DISPOSITIF 463
A-Mesures relatives aux modalités de paiement des droits liés
à la succession 463
1.Extension du paiement fractionné aux sociétés dont le capital
est divisé en actions 463
2. Conditions de mise en œuvre du paiement différé 463
B- Réduction des tarifs des droits de mutation par décès 464
C- Abattements supplémentaires 464
1. Relèvement du montant de l’abattement général et extension
à d’autres bénéficiaires 464
2. Institution d’un abattement spécifique portant sur la résidence
principale occupée par le conjoint survivant au moment du décès 465
D- Augmentation du montant de la réduction d’impôt par enfant 466
E- Augmentation de la valeur des exploitations agricoles
attribuées à un seul copartageant et exonérées des droits
de soulte et de retour et extension de la mesure aux
exploitations artisanales 466
1.Exploitations concernées par la mesure 466
2.Personnes visées par la mesure 467
P.4.02- MESURE DE PROMOTION DE L’ACTIONNA-
RIAT NATIONAL ET AMENAGEMENT DU REGIME
D’IMPOSITION DES CESSIONS DE DROITS SOCIAUX
(ARTICLE 6) 467

I-PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 467


II- ANALYSE DU DISPOSITIF 468
A- Mesures en faveur de la promotion de l’actionnariat national 468
1. Personnes bénéficiaires de la mesure 468
2. Conditions pour bénéficier de la mesure 469
3.Modalités de mise en œuvre des mesures d’exonération 472
B-Aménagement du régime d’imposition des droits sociaux 472
1. Exclusion des personnes imposables au droit d’enregistrement
sur la cession des droits sociaux des sociétés dont les titres sont
cédés 472

48
2. Exonération du droit d’enregistrement des cessions des droits
sociaux des sociétés cotées à la Bourse régionale des Valeurs
mobilières (BRVM) 473

Cinquième partie
Dispositions diverses

P.5.01- MESURES FISCALES EN FAVEUR DE


L’EMPLOI DES PERSONNES EN SITUATION DE HAN-
DICAP (ARTICLE PREMIER) 474

I-PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF


II- ANALYSE DU DISPOSITIF 474
A- Personnes visées 474
B-Avantages accordés 474
C-Conditions du bénéfice de la mesure 475

P.5.02- AMENAGEMENT DES DISPOSITIONS DU


CODE GENERAL DES IMPOTS RELATIVES AUX
MESURES EN FAVEUR DE LA CREATION
D’EMPLOI (ARTICLE 2) 475

I- PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 475


II- ANALYSE DU DISPOSITIF 476
A- Dispositions antérieures à l’entrée en vigueur de l’annexe
fiscale 2017 476
B-Aménagements apportés par l’annexe fiscale 2017 476
P.5.03- AMENAGEMENT DES DISPOSITIONS DU
CODE GENERAL DES IMPOTS RELATIVES A
L’AMORTISSEMENT DES BIENS ACQUIS PAR
CREDIT-BAIL (ARTICLE 11) 476

I- PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 476


II- EXAMEN DU DISPOSITIF 477
A-Durée d’amortissement des biens 477
B-Date d’effet de la mesure et portée 477
1. Date d’effet de la mesure 477
2. Portée de la mesure 477
P.5.04- MODERNISATION DU DISPOSITIF LEGAL EN
MATIERE DE FISCALITE INTERNATIONALE
(ARTICLE 15) 479
I-PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 479
49
II- ANALYSE DU DISPOSITIF 479
A- Renforcement des obligations déclaratives concernant les
transactions internationales intragroupes réalisées par des
entreprises ivoiriennes 479
1.Personnes concernées 479
2.Mise en œuvre de l’obligation déclarative 480
B- Présomption du lien de dépendance en cas de versement de
sommes à des personnes situées dans des territoires à fiscalité
privilégiée ou non coopératifs 482
1. Notion de pays ou territoire à fiscalité privilégiée ou non
coopératif 482
2.Mise en œuvre de la présomption du lien de dépendance 482
C-Renforcement des limites de déductibilité en cas de versement
de rémunérations à des personnes situées dans des territoires à
fiscalité privilégiée ou non coopératifs 483
D– Majoration de l’impôt sur le revenu des valeurs mobilières
(IRVM) et de l’impôt sur le revenu des créances (IRC) sur
les sommes versées par les entreprises ivoiriennes à des
personnes situées dans des pays ou territoires à fiscalité
privilégiée ou non coopératifs 484
E– Possibilité pour l’Administration fiscale ivoirienne de se
faire assister par des vérificateurs étrangers ou des experts
non fiscalistes lors des opérations de contrôle 485
1. L’assistance d’agents vérificateurs fiscaux étrangers lors des
contrôles effectués en Côte d’Ivoire 485
2. L’assistance d’experts non fiscaux lors des opérations de
contrôle 486
P.5.06- EXTENSION DE LA PROCEDURE DE RECTIFI-
CATION D’OFFICE AUX ERREURS MATERIELLES
FIGURANT SUR LES DECLARATIONS DES CONTRI-
BUABLES (ARTICLE 22) 487

I- PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 487


II- EXAMEN DU DISPOSITIF 487
A-Dispositions antérieures 487
B- Aménagements apportés par l’annexe fiscale 2017 487
1. Nature des erreurs matérielles 488
2. Modalités de mise en œuvre de la procédure de rectification
d’office 488

50
P.5.07- AMENAGEMENT DES DISPOSITIONS FIS-
CALES APPLICABLES AUX COLLECTIVITES TERRI-
TORIALES (ARTICLE 24) 489
I-PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 489
II- ANALYSE DU DISPOSITIF 489
A- Dispositions antérieures 489
B-Aménagements introduits par l’annexe fiscale 2017 490
1-Champ d’application de la mesure 490
2-Modalités de mise en œuvre de la mesure 490
P.5.08- PRECISION RELATIVE A LA TAXE SUR LA
PUBLICITE RECOUVREE PAR LE DISTRICT
(ARTICLE 25) 491

I-PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 491


II- ANALYSE DU DISPOSITIF 491
A-Dispositions antérieures 491
1-En ce qui concerne les affiches publicitaires sur les véhicules
de transport 491
2- En ce qui concerne les panneaux publicitaires 491
B- Aménagements introduits par l’annexe fiscale 2017 492
1-En ce qui concerne les affiches publicitaires 492
2- En ce qui concerne les panneaux publicitaires 492

Analyse de l’annexe fiscale 2018


Première partie
Taxes sur le chiffre d’affaires

P.1.01.- EXTENSION DU DROIT A DEDUCTION EN


MATIERE DE TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE A
CERTAINES ACQUISITIONS DE BIENS ET SERVICES
PAR LES ENTREPRISES D’EXPLORATION OU
D’EXPLOITATION PETROLIERES (ARTICLE 2) 493

I- PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 493


II- ANALYSE DU DISPOSITIF 493
A- Définition de la notion de biens et services directement
affectés aux opérations pétrolières 493
B-Biens et services exclus du droit à déduction 494
1-En ce qui concerne les biens 494

51
2-En ce qui concerne les services 494
III- APPLICATION DE LA MESURE 494
P.1.02.- AMENAGEMENT DE L’ASSUJETTISSEMENT
DE CERTAINES ACTIVITES DE NEGOCE DE BIENS
D’OCCASION A LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE
(ARTICLE 4) 495
I – PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 495
II – ANALYSE DU DISPOSITIF 495
A-Dispositions antérieures 495
B- Aménagements apportés par l’annexe fiscale 2018 495
1- Modalités d’exercice du droit à déduction des entreprises de
négoce de biens d’occasion 496
2- Mode de détermination de la TVA facturée par les entreprises
locales de négoce de biens d’occasion 496
P.1.03- AMENAGEMENT DU DISPOSITIF RELATIF A
LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE SUR LES
TABACS (ARTICLE 5) 497
I – PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 497
II – ANALYSE DU DISPOSITIF 497
A-Dispositions antérieures 497
B-Aménagements apportés par l’annexe fiscale 2018 497
1- Assujettissement de l’ensemble des acteurs à la taxe sur la
valeur ajoutée 497
2-Application du taux normal de TVA 498
P.1.04- INSTITUTION D’UNE TAXE SUR LES VENTES
DE BOIS EN GRUMES (ARTICLE 42) 498
I- PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 498
II- ANALYSE DU DISPOSITIF 498
A- Institution d’une taxe sur les ventes de bois en grumes 498
1- Champ d’application 498
2- Assiette, base et taux de la taxe 499
3- Modalités de paiement de la taxe 499
B- Cas particulier des ventes de bois sur pied effectuées par la
SODEFOR 499
1-Champ d’application du prélèvement 499
2-Assiette et taux du prélèvement 500

52
Deuxième partie
Impôts sur le revenu

P.2.01.- MESURES FISCALES EN FAVEUR DES


PERSONNELS D’ENTREPRISES (ARTICLE 19) 501

I- PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 501


II- ANALYSE DU DISPOSITIF 501
A-Etendue des exonérations 501
1-En ce qui concerne les frais de restauration 501
2- En ce qui concerne les sommes allouées dans le cadre de la
décoration et de la distinction des salariés 501
B- Conditions du bénéfice de l’exonération 501
1- En ce qui concerne les frais de restauration 501
2-En ce qui concerne les sommes allouées dans le cadre de la
décoration et de la distinction des salariés 502
P.2.02- REDUCTION DES TAUX DES PRELEVEMENTS
A LA SOURCE A TITRE D’ACOMPTE D’IMPOT SUR
LE REVENU DU SECTEUR INFORMEL ET SUR LES
PAIEMENTS FAITS AUX PRESTATAIRES DE SER-
VICES DU SECTEUR INFORMEL (ARTICLE 23) 502
I – PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 502
II – ANALYSE DU DISPOSITIF 502
A-En ce qui concerne les deux prélèvements 502
B- En ce qui concerne l’acompte d’impôt sur le revenu du
secteur informel (AIRSI) 502
1- Biens concernés 502
2-Personnes tenues au prélèvement de l’AIRSI 503

Troisième partie
Impôts fonciers

P.3.01.- EXTENSION DU CHAMP D’APPLICATION DE


L’IMPOT SUR LE PATRIMOINE FONCIER DES
EXPLOITATIONS AGRICOLES (ARTICLE 20) 504

I – PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 504


II – ANALYSE DU DISPOSITIF 504
A-Champ d’application 504
B-Mise en œuvre de la mesure 505
1- Base d’imposition 505
2-Tarif applicable 506

53
Quatrième partie
Droits d’enregistrement

P.4.01.- AMENAGEMENT DES DISPOSITIONS RELA-


TIVES AUX DROITS D’ENREGISTREMENT DES
DECISIONS DE JUSTICE (ARTICLE 25) 507

I- PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 507


II- ANALYSE DU DISPOSITIF 507
A-Champ d’application 507
1- Décisions de justice concernées 507
2-Décisions de justice non concernées 508
B-Tarif, fait générateur et exigibilité 508
1-Tarif applicable 508
2- Fait générateur et exigibilité 509

Cinquième partie
Procédures

P.5.01.- RENFORCEMENT DES GARANTIES DU


CONTRIBUABLE EN MATIERE DE CONTROLE
FISCAL (ARTICLE 22) 510

I – PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 510


II – ANALYSE DU DISPOSITIF 510
III- PORTEE DU DISPOSITIF 512

Sixième partie
Dispositions diverses

P.6.01-AMENAGEMENT DES OBLIGATIONS


FISCALES DES ENTREPRISES EXPLOITANT DES
ETABLISSEMENTS SECONDAIRES (ARTICLE 13) 513

I – PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 513


II- ANALYSE DU DISPOSITIF 513
A. Dispositions antérieures 513
B.Aménagements apportés par l’annexe fiscale 2018 513
1- Obligation de déclaration de l’établissement secondaire 513

54
2- Obligation de production d’un état récapitulatif 514
P.6.02- RENFORCEMENT DU DISPOSITIF DE LUTTE
CONTRE L’EROSION DE LA BASE IMPOSABLE ET
LE TRANSFERT DE BENEFICES (ARTICLE 14) 514
I- PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 514
II- ANALYSE DU DISPOSITIF 515
A- Aménagement de la notion de territoire à fiscalité privilégiée
ou non coopératif 515
1- Définition de la notion de territoire à fiscalité privilégiée ou
non coopératif au sens du dispositif fiscal ivoirien 515
2- Modalités d’établissement et d’entrée en vigueur de la liste
ivoirienne 515
B-Institution de la déclaration pays par pays 516
1-Définition des termes 517
2-Champ d’application 518
3-Modalités de mise en œuvre 519
4-Règles de l’utilisation appropriée des données de la
déclaration 520
C. Renforcement du dispositif de lutte contre la
sous-capitalisation 520
1- Champ d’application 521
a. Personnes concernées 521
b. Opérations et sommes concernées 522
2- Présentation des conditions et limites de déductibilité des
intérêts 522
a. Condition de déductibilité liée à la libération entière du capital 522
b. Condition de déductibilité liée à la durée du prêt 523
c. Condition de déductibilité liée au montant du capital de
l’entreprise versante 524
d. Limite de déductibilité liée au résultat net avant impôt, intérêts,
dotations aux amortissements sur immobilisations et provisions 525
e. Limite de déductibilité liée au taux moyen des avances de la
Banque centrale 526
D- Prorogation de la durée des contrôles fiscaux portant sur les
transactions internationales intragroupes 526
1- Champ d’application 526
a. Contrôles de comptabilité 526
b. Contrôles portant sur les opérations internationales
intragroupes 526

55
c. Contrôles initiés après l’entrée en vigueur de l’annexe
fiscale 2018 527
2- Modalités de mise en œuvre 527
3– Conséquences de la prorogation du délai de contrôle 527
P.6.03- AMENAGEMENT DES DISPOSITIONS RELA-
TIVES AUX ETATS FINANCIERS DES CONTRI-
BUABLES SOUMIS A L’IMPOT SYNTHETIQUE
(ARTICLE 17) 528
I – PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 528
II- ANALYSE DU DISPOSITIF 528
A- Dispositions antérieures 528
B- Aménagements apportés par l’annexe fiscale 2018 529
P.6.05-PRECISIONS RELATIVES AU RECOUVRE-
MENT DES TAXES MUNICIPALES (ARTICLE 29) 529
I- PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 529
II- ANALYSE DU DISPOSITIF 529
A-Dispositions antérieures 529
B- Précisions apportées par l’annexe fiscale 2018 530
P.6.06- AMENAGEMENT DES DISPOSITIONS RELA-
TIVES A LA TAXE SUR LA PUBLICITE A SUPPORT
MOBILE (ARTICLE 30) 530
I- PRESENTATION GENERALE DU DISPOSITIF 530
II- ANALYSE DU DISPOSITIF 531
A-Dispositions antérieures 531
B- Aménagements apportés par l’annexe fiscale 2018 531

Index Alphabétique 533

56
Notes de services de portée
générale
Titre premier
Impôts directs
CHAPITRE PREMIER
Impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux

REGLES DE TERRITORIALITE EN MATIERE D’IMPOT SUR LES BENEFICES


INDUSTRIELS ET COMMERCIAUX

Note n° 2355/SEPMBPE/DGI-DLCD du 20 juin 2018

Aux termes des dispositions de l’article 2 du Code général des Impôts, sont soumis
à l’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux (BIC) en Côte d’Ivoire, les
bénéfices qui y sont réalisés. De cette disposition, il ressort que :

– les bénéfices réalisés par une société ivoirienne dans des entreprises
exploitées à l’étranger, ne sont pas soumis à l’impôt sur les BIC en Côte
d’Ivoire ;

– les sociétés étrangères sont, quelle que soit leur nationalité, imposables à
l’impôt sur les BIC en Côte d’Ivoire à raison des profits tirés de leurs
entreprises exploitées en Côte d’Ivoire.

Il peut être dérogé à cette disposition en présence d’une convention fiscale


internationale.

La présente note a pour but de préciser ces règles de territorialité dans ces différents
cas de figure.

1. En droit interne

La notion d’entreprise exploitée en Côte d’Ivoire ou hors de Côte d’Ivoire n’est pas
définie par la législation ivoirienne, et soulève en pratique des difficultés
d’application.

Il est admis que les bénéfices sont imposables en Côte d’Ivoire lorsqu’ils y sont
réalisés dans le cadre de l’exercice habituel d’une activité commerciale, industrielle
ou artisanale.

De même, lorsque les bénéfices sont réalisés dans les mêmes conditions à
l’étranger, ils ne sont pas imposables en Côte d’Ivoire.

Trois éléments sont caractéristiques de «l’exercice habituel d’une activité commer-


ciale, industrielle ou artisanale».

D’un point de vue fiscal, il y a exercice habituel en Côte d’Ivoire ou hors de Côte
d’Ivoire, d’une activité commerciale, industrielle ou artisanale lorsque :

– l’entreprise exploite un établissement autonome ;

– sans posséder d’établissement proprement dit, l’entreprise effectue des


opérations par l’intermédiaire d’un agent dépendant ;

– en l’absence de tout établissement ou représentant, les opérations effectuées


forment un cycle commercial complet.

61
Impôts directs Impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux

1.1 L’existence d’un établissement autonome

Une entreprise étrangère qui possède en Côte d’Ivoire un établissement doit être
considérée comme y exerçant une activité commerciale, industrielle ou artisanale
habituelle et, de ce fait y est imposable à raison des bénéfices qu’elle retire de
l’exploitation dudit établissement. A contrario, lorsqu’une entreprise ivoirienne
possède à l’étranger un établissement, les profits générés par cet établissement ne
sont pas imposables en Côte d’Ivoire.

Le caractère d’établissement est attribué à tout organisme commercial, industriel ou


artisanal installé avec un certain degré de permanence et possédant une autonomie
propre. D’une manière générale, sont considérés comme établissements, les
succursales, bureaux d’achats, comptoirs de vente, magasins, etc.

Ainsi, les bureaux de liaison ou de représentation qui ne réalisent pas de chiffre


d’affaires sont cependant imposables à l’impôt minimum forfaitaire.

Certaines situations se révèlent complexes, et la qualification à retenir doit parfois


être appréciée en fonction des circonstances de fait.

1.2 Les opérations effectuées par l’intermédiaire d’un agent dépendant

Lorsqu’une entreprise étrangère réalise en Côte d’Ivoire des opérations par


l’intermédiaire de représentants n’ayant pas de personnalité distincte de celle de
l’entreprise, les bénéfices qu’elle réalise en Côte d’Ivoire par l’intermédiaire de
ceux-ci y sont imposables. La même règle est applicable pour les bénéfices réalisés
à l’étranger par une entreprise ivoirienne par l’intermédiaire d’un agent dépendant.
Les bénéfices réalisés à l’étranger y sont imposables.

Tel est le cas notamment lorsque le représentant est installé dans les locaux en Côte
d’Ivoire portant l’enseigne du siège étranger, qu’il dispose d’un stock de marchandises
pour satisfaire aux commandes qu’il reçoit, et qu’il est muni d’une procuration lui
donnant le pouvoir de traiter directement avec la clientèle. Dans ce cas, le représentant
de l’entreprise n’est pas personnellement imposable au titre des bénéfices industriels et
commerciaux dans la mesure où il agit comme simple préposé.

La solution est différente lorsque le représentant opère comme un commissionnaire


ou un courtier. En effet, les entreprises qui effectuent des opérations par l’entremise
d’intermédiaires ayant une personnalité indépendante tels les courtiers, les
commissionnaires, sont imposables dans leur pays de résidence sur les bénéfices
qu’elles réalisent au titre de ces opérations.

1.3 Les opérations formant un cycle commercial complet

Par cycle commercial complet, il convient d’entendre une série d’opérations


commerciales, industrielles ou artisanales dirigées vers un but déterminé et dont
l’ensemble forme un tout cohérent. L’exemple le plus caractéristique du cycle
complet est celui des opérations d’achat de marchandises suivies de leur revente.

Peuvent également constituer un cycle commercial complet les opérations


d’extraction, de transformation, de lotissement de terrains, de prestations de
services ou les opérations financières, dès lors qu’elles correspondent à l’exercice
habituel d’une activité distincte.

Même si elle ne possède à l’étranger ni établissement ni agent dépendant, une


entreprise ivoirienne sera toutefois considérée comme exerçant une activité
commerciale à l’étranger lorsque les opérations qu’elle y effectue se détachent par

62
Impôts directs Impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux

leur nature de l’activité exercée en Côte d’Ivoire et forment à elles seules un cycle
commercial complet. Les bénéfices réalisés dans ce cadre sont imposables à
l’étranger.

La même solution est valable pour une entreprise étrangère qui exerce en Côte
d’Ivoire de telles activités.

Ce principe comporte une exception.

L’extraterritorialité fiscale des résultats des entreprises exploitées hors de Côte


d’Ivoire joue également à l’égard des charges et des pertes. Ainsi, une société
ivoirienne n’est pas autorisée en principe, à déduire de ses bénéfices réalisés en
Côte d’Ivoire, les déficits d’une implantation à l’étranger.

La règle comporte cependant une exception définie à l’article 20 du Code général


des Impôts qui dispose que les dépenses d’études et de prospection exposées en vue
de l’installation à l’étranger d’un établissement de vente, d’un bureau d’études ou
d’un bureau de renseignements ainsi que les charges visées à l’article 18 du Code
général des Impôts, supportées pour le fonctionnement dudit établissement ou
bureau pendant les trois premiers exercices, peuvent être admises en déduction
pour la détermination du bénéfice net imposable afférent à ces trois exercices.

Les sommes ainsi déduites des bénéfices devront faire l’objet d’un relevé spécial
détaillé annexé à l’état financier annuel dont la production est prévue par l’article
36 du Code général des Impôts.

Elles seront rapportées par fractions égales aux bénéfices imposables des cinq
exercices consécutifs à partir du quatrième suivant celui de la création de
l’établissement ou du bureau

2. En présence d’une convention fiscale

La Côte d’Ivoire est signataire de plusieurs conventions de non double imposition.


Toutes les conventions contiennent une définition de la notion d’établissement
stable et indiquent les situations qui sont caractéristiques ou non de l’établissement
stable.

2.1 Les situations caractéristiques de l’établissement stable

Au sens des différentes conventions, l’expression «établissement stable» désigne


une installation fixe d’affaires par l’intermédiaire de laquelle une entreprise exerce
tout ou partie de son activité.

Toutes les conventions fiscales signées par la Côte d’Ivoire considèrent qu’en
présence des situations suivantes, il y a établissement stable :

– un siège de direction ;

– une succursale ;

– un bureau ;

– une usine ;

– un atelier ;

– une mine, une carrière ou tout autre lieu d’extraction de ressources naturelles;

63
Impôts directs Impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux

– un point de vente ;

– un entrepôt mis à la disposition d'une personne pour stocker les marchandises


d'autrui.

2.2 Les situations non caractéristiques d’établissements stables

Dans la plupart des conventions fiscales signées par la Côte d’Ivoire, on considère
qu’il n’y a pas établissement stable dans les cas suivants :

– des marchandises appartenant à l’entreprise sont entreposées aux seules fins


de transformation par une autre entreprise ;

– une installation fixe d’affaires est utilisée, pour l’entreprise, aux seules fins de
publicité, de fourniture d’informations, de recherches scientifiques ou
d’activités analogues qui ont un caractère préparatoire.

Une entreprise n’est pas considérée comme ayant un établissement stable dans un
Etat contractant du seul fait qu’elle exerce son activité par l’entremise d’un
courtier, d’un commissionnaire général ou de tout autre agent jouissant d’un statut
indépendant, à condition que ces personnes agissent dans le cadre ordinaire de leur
activité.

Toutefois, si l’intermédiaire dispose habituellement dans le dernier Etat d’un stock


de marchandises appartenant à l’entreprise au moyen duquel il exécute
régulièrement les commandes qu’il a reçues pour le compte de l’entreprise, celle-ci
est considérée comme y ayant un établissement stable.

Le fait qu’une société qui est un résident d’un Etat contractant contrôle ou est
contrôlée par une société qui est un résident de l’autre Etat contractant ou qui y
effectue des opérations commerciales, que ce soit par l’intermédiaire d’un
établissement stable ou non, ne suffit pas, en lui même, à faire de l’une quelconque
de ces deux sociétés, un établissement stable de l’autre.

Remarque

Les informations ci-dessus relatives au contenu des conventions fiscales ont un


caractère indicatif. Elles ne peuvent être interprétées comme se substituant aux
dispositions conventionnelles auxquelles il conviendra de se reporter en cas de besoin.

PRECISIONS RELATIVES AU CHAMP D’APPLICATION DE L’ARTICLE 108 DU CODE


GENERAL DES IMPOTS PORTANT SUR LA DECLARATION DES COMMISSIONS,
COURTAGES, HONORAIRES, RISTOUNES, DROITS D’AUTEUR, REMUNERATIONS
D’ASSOCIES ET PARTS DE BENEFICES

Note n° 2356/SEPMBPE/DGI-DLCD du 20 juin 2018

Les contribuables sont tenus de produire diverses déclarations, concernant soit


l’établissement de leurs propres impositions, soit des déclarations concernant
d’autres redevables à des fins de contrôle. Il s’agit notamment les avocats, notaires,
conseils fiscaux ou comptables non membres du personnel, les experts automobiles
ou immobiliers, etc.

64
Impôts directs Impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux

Pour la déclaration des commissions, courtages, ristournes, honoraires, droits


d’auteur ou d’inventeur, etc., l’article 108 du Code général des Impôts dispose :

«1°– Les entreprises qui, à l’occasion de l’exercice de leur activité versent à des
personnes physiques ne faisant pas partie de leur personnel salarié et à des
personnes morales, des commissions, courtages, ristournes commerciales ou autres
vacations, honoraires occasionnels ou non, gratifications et autres rémunérations,
doivent déclarer ces sommes dans les conditions prévues par l’article 127
lorsqu’elles dépassent 50.000 francs par an pour un même bénéficiaire.

2°– Les entreprises, sociétés ou associations, qui procèdent à l’encaissement et au


versement des droits d’auteur ou d’inventeur, sont tenues de déclarer dans les
conditions prévues par l’article 127 le montant des sommes dépassant 10 000
francs par an qu’elles versent à leurs membres ou à leurs mandants. »

La présente note a pour objet d’apporter des précisions sur le champ d’application
de cette disposition.

1. Personnes tenues de souscrire la déclaration

L’article 108-1° du Code général des Impôts met l’obligation déclarative à la


charge de toutes les entreprises quels que soient leur régime d’imposition ou leur
forme juridique. Sont donc concernées aussi bien les entreprises individuelles que
les sociétés.

Sont également concernés par l’obligation déclarative, les contribuables exerçant


une profession non commerciale.

De même, les entreprises, sociétés ou associations, qui procèdent à l’encaissement


et au versement des droits d’auteur et d’inventeur doivent souscrire la déclaration.

2. Sommes à déclarer

2.1 Sommes à déclarer visées par l’article 108-1° du Code général des Impôts

Les sommes à déclarer sont celles qui sont versées par les entreprises à l’occasion
de l’exercice de leur activité, à des personnes physiques ne faisant pas partie de leur
personnel salarié et à des personnes morales à titre de commissions et courtages,
honoraires et vacations, ristournes commerciales, gratifications et autres
rémunérations, ainsi que les droits d’auteur ou d’inventeur encaissés ou versés par
les entreprises, sociétés ou associations.

Les rémunérations visées ci-dessus sont définies ci-après.

• Commissions et courtages

Ce sont les rémunérations payées à des commissionnaires ou à des courtiers


proprement dits, ainsi que celles allouées à des intermédiaires de commerce libres,
représentants de commerce n’ayant pas la qualité de salariés.

Ainsi, sont à déclarer, les sommes versées par une entreprise à des intermédiaires
qui lui ont procuré des marchandises, dès lors qu’elle n’établit pas qu’il s’agit d’un
complément de prix indirectement consenti au fournisseur.

Toutefois, les commissions versées aux commissionnaires agréés en Douane


peuvent ne pas être déclarées à la double condition que ces commissions soient

65
Impôts directs Impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux

conformes à la réglementation en vigueur dans la profession et qu’elles figurent


distinctement sur les factures établies par les bénéficiaires.

• Honoraires et vacations

Ce sont les rétributions des services rendus par les membres des professions
libérales et de certains auxiliaires de Justice dont le montant n’est pas tarifé.

Sont notamment concernées, les rémunérations ci-après :

– les honoraires versés à un comptable ne faisant pas partie du personnel salarié


ou à un conseil juridique et fiscal ;

– les honoraires versés à un expert-comptable ou au commissaire aux comptes


de l’entreprise ;

– les honoraires versés à un avocat à l’occasion d’une consultation ou d’un


procès intéressant l’entreprise ;

– les honoraires versés à un médecin chargé du service médical de l’entreprise ;

– les honoraires de toute nature versés à des notaires par les entreprises, à l’occasion
de l’exercice de leur activité.

• Ristournes commerciales

Les ristournes consistent en une réduction de prix calculée sur l’ensemble des
opérations faites avec un même client pour une période déterminée.

Elles concernent à titre d’exemple, les remises hors facture consenties par les
entreprises de ventes en gros ou en demi-gros à leurs clients et payées à ces derniers
généralement en fin d’année, soit par chèque, soit en espèces, ou par tout autre
moyen, avec ou sans reçu.

Seules les remises ‘’hors facture’’ doivent être considérées comme des ristournes
au sens de l’article 108-1° du Code général des Impôts.

Les remises, rabais ou escomptes de caisse qui constituent une simple réduction
directe de prix, n’entrent pas dans le champ d’application de l’article 108-1°.

• Gratifications et autres rémunérations

Les gratifications sont des sommes d’argent remises par l’employeur au personnel
pour marquer sa satisfaction au travail accompli, en plus de la rémunération qui lui
est normalement due.

Les autres rémunérations comprennent notamment toutes les sommes versées à des
tiers, quels que soient leur qualité, leur domicile, leur situation au regard de l’impôt
et qui ne constituent pas des recettes normales d’exploitation commerciale donnant
généralement lieu à l’émission de factures.

Sont concernées en particulier, les rémunérations citées à l’article 85 du Code


général des Impôts, qui constituent la contrepartie de prestations intellectuelles, y
compris l’assistance technique.

66
Impôts directs Impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux

2.2 Sommes à déclarer visées par l’article 108-2° du Code général des Impôts

Il s’agit des droits d’auteur ou d’inventeur qui ramènent aux droits versés à un
auteur ou inventeur du fait de l’utilisation ou de l’exploitation de son œuvre ou de
son invention.

3. Cadre de versement des rémunérations

La déclaration visée à l’article 108-1° du Code général des Impôts porte


uniquement sur des sommes versées par les entreprises à l’occasion de l’exercice
de leur activité, à des personnes physiques ne faisant pas partie de leur personnel
salarié ainsi qu’à des personnes morales.

Ainsi que le précise le texte, l’obligation imposée aux intéressés est limitée à la
déclaration des rémunérations qu’ils versent à l’occasion de leurs activités,
c’est-à-dire en définitive, des rémunérations qui figurent normalement dans la
comptabilité de leur exploitation.

Concernant les droits d’auteur ou d’inventeur, il s’agit de ceux encaissés et versés


par les entreprises, sociétés ou associations à leurs membres ou mandants.

Les commissions, courtages, ristournes, vacations, honoraires, gratifications et


rémunérations entrant dans le champ d’application de l’article 108 ainsi que les
droits d’auteur ou d’inventeur, doivent être déclarés quels que soient la nationalité
et le domicile des bénéficiaires.

Ainsi, sont à comprendre dans la déclaration, les sommes versées à des personnes
installées en Côte d’Ivoire ou hors de la Côte d’Ivoire.

4. Mode de paiement des sommes

Les sommes versées qui doivent être déclarées sont celles qui ont fait l’objet d’un
paiement effectif, et non celles qui figurent en charges à payer dans la comptabilité
de l’entreprise.

Le paiement peut se faire soit par versement en numéraire, soit par tout autre
moyen, notamment par chèque, par virement bancaire, par voie électronique
(mobile money), par inscription au crédit d’un compte courant, par remise de biens
en nature et par compensation.

Les sommes réglées avec retard ne doivent être déclarées qu’au titre de l’année au
cours de laquelle elles sont effectivement versées.

5. Montant des versements à prendre en compte

La déclaration est obligatoire lorsque le montant des sommes versées excède


50 000 francs par an pour un même bénéficiaire.

En ce qui concerne les droits d’auteur ou d’inventeur, le montant minimum à


déclarer par an pour un même bénéficiaire est de 10 000 francs.

Pour apprécier le seuil de 50 000 francs, il y a lieu de faire masse de l’ensemble des
sommes versées à un même bénéficiaire au cours de l’année civile, même si les
diverses rémunérations ont des qualifications différentes ou s’il s’agit pour partie,
d’avantage en nature.

67
Impôts directs Impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux

En tout état de cause, l’article 46 du Livre de Procédures fiscales fait obligation aux
personnes versant des honoraires et autres rémunérations de tenir à la disposition de
l’Administration, les documents comptables permettant de connaître le montant de
ces versements.

La déclaration doit se faire sur une base hors taxe comprise et mentionner pour
chaque bénéficiaire, le montant total des sommes effectivement mises à sa
disposition.

Il convient de préciser qu’en ce qui concerne les contribuables relevant de la


Direction des grandes Entreprises ou de la Direction des moyennes Entreprises, les
états accompagnant les déclarations de résultats doivent être produits aussi bien sur
support papier que par voie électronique.

6. Sanctions

L’article 108 prévoit trois niveaux de sanctions en fonction de la nature de


l’irrégularité constatée.

En cas de défaut de déclaration, les sommes non déclarées ne sont pas admises
parmi les frais professionnels de la partie versante. Le montant hors taxe de la
charge n’est pas déductible. De même, la TVA y afférente n’ouvre pas droit à
déduction.

Dans le cas où des discordances sont constatées entre les informations portées sur
support papier ou sur support électronique, celles figurant sur la version papier font foi.

Toute infraction aux prescriptions de l’article 108 susvisé, entraîne l’application


d’une amende fiscale de 5 000 francs par omission ou inexactitude dans les
renseignements fournis.

En outre, l’article 170 du Livre de Procédures fiscales prévoit, en cas de retard ou


de défaut de production de la déclaration, une amende fiscale de 1 000 000 de
francs, majorée de 100 000 francs par mois ou fraction de mois de retard
supplémentaire.

Si le retard excède trois mois, l’amende est portée à 2 000 000 de francs, majorée
de 200 000 francs par mois ou fraction de mois de retard supplémentaire. Cette
amende se cumule avec celle prévue au paragraphe précédent.

CLOTURE DES EXERCICES COMPTABLES, DEPOT DES ETATS FINANCIERS,


DECLARATION DE RESULTAT ET MODALITES DE PAIEMENT DE L’IMPOT SUR LES BIC

Note n° 2360/SEPMBPE/DGI/DLCD du 20 Juin 2018

Des hésitations s’étant fait jour quant à la date de clôture des exercices comptables,
la date de dépôt des états financiers, celle de la déclaration des résultats et aux
modalités de paiement de l’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux
(BIC), les précisions suivantes sont apportées.

68
Impôts directs Impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux

I. Dates de clôture des exercices comptables

Aux termes des dispositions des articles 13 et 47 du Code général des Impôts, tou-
tes les entreprises passibles de l’impôt sur les bénéfices quels que soient les
secteurs d’activités dans lesquels elles exercent, doivent clore leur exercice
comptable au 31 décembre de chaque année, sauf en cas de cession ou de cessation
d’activité en cours d’année.

En cas de cession ou de cessation d’activité en cours d’année, la date de survenance


de cet événement constitue la date de clôture de l’exercice comptable.

En ce qui concerne les entreprises qui débutent leurs activités entre le 1er juillet et
le 31 décembre, les articles suscités prévoient qu’elles sont autorisées à arrêter leur
premier exercice comptable le 31 décembre de l’année suivante.

Ainsi, une entreprise créée le 1er novembre 2017 pourra clore son premier exercice
comptable le 31 décembre de l’année 2018.

II. Dates de dépôt des états financiers et de déclaration de résultats

L’article 24 de l’annexe fiscale à la loi n° 2015-840 du 18 décembre 2015 portant


Budget de l’Etat pour l’année 2016 et l’article 23 de l’annexe fiscale à la loi
n° 2016-1116 du 8 décembre 2016 portant Budget de l’Etat pour l’année 2017, ont
aménagé respectivement les dates de dépôt des états financiers et celles de la
déclaration de résultats.

Ainsi, conformément aux articles 36 et 49 du Code général des Impôts, les dates de
dépôt de la déclaration de résultats et celles du dépôt des états financiers pour les
entreprises relevant d’un régime du réel d’imposition comme pour celles relevant
du régime de l’impôt synthétique se présentent comme suit :

– au plus tard le 30 juin suivant la date de clôture de l’exercice comptable, pour


les entreprises soumises à l’obligation de certification de leurs comptes par un
commissaire aux comptes conformément aux dispositions de l’Acte Uniforme
de l’Organisation pour l’Harmonisation du Droit des Affaires en Afrique
(OHADA);

– au plus tard le 30 mai suivant la date de clôture de l’exercice comptable, pour


les autres entreprises qui sont soumises à la procédure de visa d’un
expert-comptable.

Cependant, l'arrêté n° 210/MBPE/DGI du 14 avril 2017 portant définition et


modalités de la mission de délivrance du visa des états financiers annuels de synthèse
et instituant l'attestation d'exécution de la mission de commissariat aux comptes, en
son article 3 prévoit que, pour l'exercice clos au 31 décembre 2016, seules les
entreprises relevant du régime réel d’imposition et soumises à la procédure de visa
d’un expert-comptable ont l’obligation de déposer des états financiers visés par ce
dernier.

Ainsi, à titre exceptionnel, les entreprises qui ne relèvent pas du régime normal
d’imposition mais qui sont soumises à la procédure de visa de l’expert-comptable,
ne sont pas tenues de déposer à la date du 30 mai, des états financiers visés par un
expert-comptable.

En revanche, pour les entreprises relevant du régime réel d’imposition et soumises


à la procédure de visa de l’expert-comptable, l'arrêté précité a exceptionnellement
fixé, la date limite de production des états financiers visés et incidemment la date

69
Impôts directs Impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux

de dépôt de déclaration auprès de l'Administration fiscale, au 30 septembre 2017 en


lieu et place du 30 mai 2017.

Les états financiers doivent être produits aussi bien sur support papier que par voie
électronique. En cas de discordance entre la version électronique et la version
papier, la version papier fait foi.

Les déclarations quant à elles, doivent être souscrites au moyen de procédés électroniques.

III. Modalités de paiement de l’impôt sur les BIC

L’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux ou l’impôt minimum forfai-


taire dû le cas échéant au titre d’un exercice, est payable spontanément en trois
fractions égales au plus tard le 15 avril, le 15 juin et le 15 septembre de chaque
année.

En ce qui concerne les entreprises relevant de la Direction des grandes Entreprises


ou de la Direction des moyennes Entreprises, ces dates sont fixées comme suit :

– 10 avril, 10 juin et 10 septembre, pour les entreprises industrielles et les


entreprises pétrolières et minières ;

– 15 avril, 15 juin et 15 septembre, pour les entreprises commerciales ;

– 20 avril, 20 juin et 20 septembre, pour les entreprises de prestations de services.

CRITERES D’ASSUJETISSEMENT A L’IMPOT SUR LES BENEFICES INDUSTRIELS ET


COMMERCIAUX ET A L’IMPOT SUR LES BENEFICES NON COMMERCIAUX

Note n° 2359/SEPMBPE/DGI-DLCD du 20 juin 2018

La présente note a pour objet de définir les critères d’assujettissement à l’impôt sur
les bénéfices industriels et commerciaux (BIC) et à l’impôt sur les bénéfices non
commerciaux (BNC).

1. Nature des activités et revenus imposables

Le Code général des Impôts énumère en ses articles premier et 85, les professions
imposables respectivement à l’impôt sur les BIC et à l’impôt sur les BNC.

1.1 Activités et revenus soumis à l’impôt sur les bénéfices industriels et


commerciaux

Aux termes des dispositions de l’article premier du Code général des Impôts, l’impôt
sur les bénéfices industriels et commerciaux s’applique aux bénéfices des professions
commerciales, industrielles, artisanales et minières. L’impôt sur les bénéfices
s’applique également aux bénéfices des exploitations forestières ou agricoles.

Sont visés par cette disposition, les bénéfices réalisés par les personnes
accomplissant des actes de commerce (commerçants, artisans, industriels, etc.) et
ceux des agriculteurs.

70
Impôts directs Impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux

1.2 Activités et revenus soumis à l’impôt sur les bénéfices non commerciaux

Aux termes de l’article 85 du Code général des Impôts, sont considérés comme
provenant de l’exercice d’une profession non commerciale ou comme revenus
assimilés aux bénéfices non commerciaux, les bénéfices des professions libérales,
des charges et offices dont les titulaires n’ont pas la qualité de commerçant et de
toutes occupations, exploitations lucratives et sources de profits ne se rattachant pas
à une autre catégorie de bénéfices ou de revenus.

Ce sont notamment :

1.2.1 Les bénéfices des professions libérales et des titulaires de charges et offices
n’ayant pas la qualité de commerçant

Ces bénéfices sont réalisés dans le cadre d’une pratique individuelle, personnelle et
indépendante de la profession. Ceci n’exclut pas l’exercice de la profession dans le
cadre d’une société de personnes ou d’une société de moyens.

Les professions libérales sont celles où l’activité intellectuelle est prépondérante et qui
consistent en la pratique personnelle d’une science ou d’un art en toute indépendance.

Sont notamment concernées :

– les professions médicales et paramédicales ;

– les professions juridiques et comptables (experts-comptables et comptables


agréés, conseils, avocats, commissaires-priseurs, etc.) ;

– les professions techniques (agents généraux et agents d’assurance, architectes,


urbanistes, métreurs, géomètres assimilés, chimistes, experts ingénieurs, etc.) ;

– les professions artistiques et littéraires (artistes peintres, artistes plasticiens,


sculpteurs, écrivains, compositeurs, décorateurs, etc.).

Il est admis que bien qu’exerçant une profession à caractère libéral, les
pharmaciens se livrant à des opérations d’achat–revente qui constituent des actes de
commerce par nature, sont passibles de l’impôt sur les bénéfices industriels et
commerciaux.

De même, malgré le caractère prépondérant de l’activité intellectuelle dans leur


activité, les cabinets de formation professionnelle ayant la forme juridique de
société de capitaux, relèvent de l’impôt sur les BIC.

1.2.2 Les revenus tirés d’occupations, d’exploitations lucratives et sources de


profits ne se rattachant pas à une autre catégorie de revenus

Il s’agit notamment :

– des droits d’auteur ;

– des produits de la propriété intellectuelle.

1.2.3 Les revenus réalisés par les non-résidents

Le principe posé par l’article premier du Code général des Impôts rappelé
ci-dessus, ne s’applique pas, lorsque le commerçant ou l’industriel est non-résident

71
Impôts directs Impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux

fiscal. Dans ce cas, les revenus qu’il perçoit en Côte d’Ivoire sont soumis à l’impôt
sur les BNC en vertu de l’article 92 du Code, sous réserve de l’application d’une
convention fiscale.

2. Critères d’imposition

Pour l’imposition des personnes exerçant les activités visées ci-dessus, le dispositif
prévoit trois régimes d’imposition, à savoir le régime du bénéfice réel normal, le
régime du bénéfice réel simplifié et le régime de l’impôt synthétique.

L’assujettissement à ces différents régimes d’imposition dépend exclusivement du


niveau du chiffre d’affaires.

2-1- Notion de chiffre d’affaires

Le chiffre d’affaires s’entend de l’ensemble des recettes et produits acquis dans le


cadre de l’exercice de l’activité, y compris toutes les sommes provenant des
activités annexes et accessoires ou de la gestion de l’actif commercial, quelle que
soit leur situation fiscale au regard des taxes sur le chiffre d’affaires.

Les seuils des chiffres d’affaires ont été harmonisés et segmentés.

2-2- Harmonisation des seuils de chiffre d’affaires par segmentation

Les seuils retenus pour la détermination des régimes d’imposition ne sont plus
fonction ni de la nature de l’activité exercée par le contribuable ni de la forme
juridique sous laquelle cette activité est exercée.

Ainsi, quelle que soit la nature de l’activité, tous les contribuables dont le chiffre
d’affaires annuel est supérieur à 150 millions de francs toutes taxes comprises,
relèvent du régime du bénéfice réel normal.

Ceux dont le chiffre d’affaires annuel est compris entre 50 et 150 millions de francs
toutes taxes comprises relèvent du régime du bénéfice réel simplifié.

S’agissant du régime de l’impôt synthétique, il concerne les personnes exerçant les


activités visées ci-dessus dont le chiffre d’affaires annuel est compris entre 5 et 50
millions de francs toutes taxes comprises.

NB : Depuis l’entrée en vigueur de l’annexe fiscale 2015, les personnes morales et


les personnes physiques exerçant des professions libérales dont le chiffre d’affaires
est compris entre 5 et 50 millions de francs, sont soumises au régime de l’impôt
synthétique.

Ainsi, le régime de l’impôt synthétique s’applique désormais à tous les


contribuables dont le chiffre d’affaires annuel est compris dans l’intervalle
susmentionné, sans distinction de la forme juridique et de la nature de l’activité.

2-3-Option pour l’assujettissement à l’impôt sur les bénéfices non commerciaux

Les contribuables exerçant les professions libérales et les professions non


commerciales, passibles de l’impôt synthétique en raison du niveau de leur chiffre
d’affaires, peuvent opter avant le 1er février de chaque année, pour leur assujettis-
sement à l’impôt sur les bénéfices non commerciaux.

72
Impôts directs Impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux

Il en résulte que les contribuables soumis à l’impôt sur les bénéfices non commerciaux
sont classés dans l’un des trois régimes d’imposition au regard de leur chiffre d’affaires.

3. Incidence des conditions d’exercice de la profession sur la nature


de l’impôt sur les bénéfices à acquitter

3.1 Professions exercées concurremment au sein d’une entreprise

Les conditions d’exercice de la profession peuvent avoir une incidence sur l’impôt
dû au titre des bénéfices réalisés. C’est notamment le cas lorsque le contribuable
exerce concurremment au sein d’une même entreprise, deux activités ou
professions distinctes ou complémentaires dont l’une est passible de l’impôt sur les
BIC et l’autre de l’impôt sur les BNC.

En principe, dans cette hypothèse, chaque catégorie de revenu est imposable dans
la cédule dont elle relève (article 107 du Code général des Impôts).

Toutefois, l’ensemble des produits réalisés par le contribuable est imposé dans la
catégorie des BNC si les opérations accessoires à caractère commercial sont
directement liées à l’exercice de l’activité libérale et constituent le strict
prolongement de cette dernière.

Dans le cas inverse, les bénéfices ou revenus non commerciaux qui peuvent être
rattachés à une entreprise passible de l’impôt sur les BIC sont assimilés à des
bénéfices industriels et commerciaux (BIC) en application de la théorie de
l’accessoire. On peut citer à ce titre, les revenus d’immeubles, produits des valeurs
mobilières et des participations, indemnités diverses, intérêts, honoraires d’un
pharmacien exploitant une officine, etc.

Lorsque le contribuable exerce deux activités juxtaposées sans liens directs et ne


tient pas deux comptabilités distinctes, il est d’office imposable dans la catégorie
des BIC pour l’ensemble de ses revenus.

3.2 Moyens d’exploitation mis en œuvre

Il convient de relever que l’importance des moyens mis en œuvre par le


contribuable est sans incidence pour la détermination de l’impôt applicable.

Ainsi, les bénéfices tirés de l’exploitation par un particulier, d’un laboratoire


d’analyses médicales disposant de moyens techniques importants pour
l’accomplissement de son activité, demeurent passibles de l’impôt sur les BNC. Il
en serait autrement s’il possède une chaîne d’établissements.

REGIME FISCAL DES RECETTES PROVENANT DE LA VENTE A L’EXPORTATION DES


BIENS PLACES SOUS UN REGIME DOUANIER

Note n° 3009/SEPMBPE/DGI-DLCD du 30 juillet 2018

Des hésitations s’étant fait jour quant à l’imposition en Côte d’Ivoire à l’impôt sur
les bénéfices des recettes provenant de la vente à l’exportation de biens placés sous
certains régimes douaniers, notamment celui de l’entrepôt fictif, les précisions
suivantes sont apportées.

73
Impôts directs Impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux

Les régimes douaniers tels que l’entrepôt fictif n’emportent aucune conséquence en
matière de fiscalité intérieure principalement en matière d’impôt sur les bénéfices
industriels et commerciaux.

Les ventes réalisées à l’exportation, que les biens soient placés ou non sous un
régime douanier particulier, sont imposables dans les conditions de droit commun
aux impôts sur les bénéfices.

Il existe actuellement deux zones franches en Côte d’Ivoire :

– le régime de la Zone franche de la Biotechnologie et des Technologies de


l’Information et de la Communication en Côte d’Ivoire (loi n° 2004-429 du
30 août 2004) ;

– le régime d’entreprise franche de transformation des produits halieutiques (loi


n° 2005-556 du 2 décembre 2005).

Les entreprises qui exportent des biens ou services à partir d’un établissement
stable ou d’une base fixe située sur le territoire fiscal ivoirien qui s’entend, du
territoire terrestre, des eaux territoriales, du plateau continental et de la zone
économique exclusive s’étendant jusqu’à 200 milles marins, sont imposables à
l’ensemble des impôts et taxes en vigueur en Côte d’Ivoire, sauf disposition
contraire prévue par le régime fiscal applicable aux zones franches.

TAUX DE L’IMPOT SUR LES BENEFICES INDUSTRIELS ET COMMERCIAUX PERCU


PAR ANTICIPATION A L’OCCASION DU PAIEMENT DE LA PATENTE PAR LES
ENTREPRISES DE TRANSPORT PUBLIC

Note n° 2361/SEPMBPE/DGI-DLCD du 20 juin 2018

L'article 64 du Code général des Impôts fixe le taux de l'impôt sur les bénéfices
industriels et commerciaux à 20 % pour les personnes physiques et à 25 % pour les
personnes morales.

En outre, l'article 55 dudit Code prévoit pour les entreprises de transport public, un
impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux (BIC) déterminé forfaitairement
et perçu par anticipation en même temps que la patente de leurs véhicules. En
pratique, le montant de l’impôt sur les BIC calculé dans ces conditions s’ajoute au
montant de la patente ; de sorte que le montant de la patente comprend celui de
l’impôt par anticipation.

Ainsi, le taux à appliquer sur la base forfaitaire pour la détermination de l'impôt sur
les bénéfices perçus par anticipation en même temps que la patente, est de 25 %
pour les entreprises de transport public constituées sous forme de société et de
20 % pour les entreprises individuelles.

En tout état de cause, il reste entendu que l’impôt sur les bénéfices acquitté par
anticipation lors du paiement de la patente de véhicules est déductible de l’impôt
sur les bénéfices déclaré en fin d'exercice par l'entreprise.

74
Impôts directs Impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux

PRECISIONS RELATIVES A LA DEDUCTION DES FRAIS D’ASSITANCE TECHNIQUE

Note n° 2357/SEPMBPE/DGI-DLCD du 20 juin 2018

L’article 18-5° du Code général des Impôts dispose que les redevances de cession
ou de concession de licence d’exploitation, de brevet d’invention, de marques de
fabrique, procédés ou formules de fabrication et autres droits analogues ou les
rémunérations de services de toute nature payés ou dus entre entreprises ivoiriennes
appartenant au même groupe, ne sont admises en déduction que si le débiteur
apporte la preuve que ces dépenses correspondent à des opérations réelles et
qu’elles ne présentent pas un caractère anormal ou exagéré.

La déduction est plafonnée à 5 % du chiffre d’affaires hors taxe dans la limite de


20 % des frais généraux.

Des difficultés étant apparues quant à la détermination du chiffre d’affaires et des


frais généraux de référence à utiliser pour effectuer la déduction, de même que les
modalités de détermination du montant des frais d’assistance technique déductible,
la présente note apporte les précisions suivantes.

I – Le chiffre d’affaires et les frais généraux de référence

Le chiffre d’affaires et les frais généraux à retenir pour la détermination des


plafonds de 5 % et de 20 %, sont ceux de l’exercice au cours duquel l’entreprise
débitrice a bénéficié de l’assistance technique, quelle que soit la date de paiement
effectif desdites prestations.

Lorsque la prestation se déroule de façon continue sur plusieurs exercices,


l’entreprise devra spécifier le montant à rattacher à chaque exercice et déterminer le
plafond du montant déductible par rapport au chiffre d’affaires et aux frais
généraux des exercices comptables respectifs.

II – Les modalités de détermination des frais d’assistance technique


déductibles

Le montant des frais d’assistance technique à prendre en compte pour effectuer la


déduction est le montant total des opérations prises dans leur globalité et se
rattachant à un même exercice comptable et non les opérations prises
individuellement.

La somme ainsi déterminée de tous ces frais d’assistance technique ne sera


déductible en totalité que si ce montant n’excède pas 5 % du chiffre d’affaires
annuel hors taxe réalisé par l’entreprise débitrice et 20 % des frais généraux.

Lorsque ce montant excède l’une de ces deux limites, l’excédent est réintégré au
résultat imposable.

Exemples chiffrés

Exemple 1

L’entreprise X installée en Côte d’Ivoire a bénéficié au cours de l’année 2014 de


prestations d’assistance technique de la part de la société Y appartenant au même
groupe.

75
Impôts directs Impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux

L’entreprise X a réalisé pendant cette année 2014, un chiffre d’affaires hors taxe
d’un montant de 500 000 000 de francs. Les frais généraux au titre de la même
année s’élèvent à 100 000 000 de francs.

Le montant total des frais d’assistance technique au titre de l’exercice 2014 s’élève
à 13 000 000 de francs.

Détermination des limites de chiffre d’affaires et de frais généraux

Chiffre d’affaires annuel hors taxe (CAHT) : 500 000 000

Frais généraux : 100 000 000

Frais d’assistance technique de 2014 : 13 000 000

5 % du CAHT : 500 000 000 x 5 % = 25 000 000

20 % des frais généraux : 100 000 000 x 20 % = 20 000 000

Le montant maximum des frais d’assistance technique déductible est donc de

20 000 000 de francs.

Détermination des frais d’assistance technique déductibles au cours de l’année 2014

Les frais d’assistance technique s’élèvent à 13 000 000 de francs. Ce montant


n’excède pas le maximum de 20 000 000 de francs déterminé ci-dessus.

Dans ce cas, les frais d’assistance technique versés par la société X à la société Y
sont totalement déductibles.

Exemple 2

Au cours de l’année 2015, l’entreprise X a bénéficié d’une assistance technique


d’un montant de 50 000 000 de francs.

Elle a réalisé au cours de cette même année, un chiffre d’affaires de 600 000 000 de
francs et les frais généraux s’élèvent à 200 000 000 de francs.

Détermination des limites de chiffre d’affaires et de frais généraux

Chiffre d’affaires annuel hors taxe (CAHT) = 600 000 000

Frais généraux = 200 000 000

Frais d’assistance technique = 50 000 000

5 % du CAHT : 600 000 000 x 5 % = 30 000 000

20 % des frais généraux : 200 000 000 x 20 % = 40 000 000

Détermination des frais d’assistance technique déductibles au cours de l’année 2015

Le montant total des frais d’assistance technique exposés est de 50 000 000 de francs.

76
Impôts directs Impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux

Le montant desdits frais déductible est limité à un maximum de 30 000 000 de


francs, pour tenir compte de la limite de 5 % du chiffre d’affaires de l’exercice
(30 000 000 de francs).

L’excédent de 20 000 000 de francs (50 000 000 – 30 000 000) n’étant pas déducti-
ble, il doit être réintégré au résultat imposable de l’exercice 2015.

Exemple 3

L’entreprise Z a bénéficié d’une assistance technique à hauteur de 50 000 000 de


francs au cours de l’année 2016. Son chiffre d’affaires au cours de la même période
est de 650 000 000 de francs, pour des frais généraux de 100 000 000 de francs.

Détermination des frais d’assistance technique à déduire

Chiffre d’affaires annuel hors taxe (CAHT) = 650 000 000

Frais généraux = 100 000 000

Frais d’assistance technique de 2016 = 50 000 000

5 % du CAHT : 500 000 000 x 5 % = 25 000 000

20 % des frais généraux : 100 000 000 x 20 % = 20 000 000

Montant déductible des frais d’assistance technique : 20 000 000 de francs.

Le montant à déduire au titre de l’assistance technique est plafonné à 20 000 000 de


francs, pour tenir compte de la limite de 20 % des frais généraux, cette limite étant
inférieure à la limite de 5 % du chiffre d’affaires.

Ainsi, la différence de 30 000 000 de francs (50 000 000 – 20 000 000) doit être
réintégrée dans la base imposable de l’impôt sur les bénéfices.

AMORTISSEMENTS DIFFERES

Note n° 2578/SEPMBPE/DGI-DLCD du 20 juin 2018

L'article 18 B) 1° du Code général des Impôts dispose qu'à la clôture de chaque


exercice, la somme des amortissements effectivement pratiqués depuis l'acquisition
ou la création d'un élément donné, doit être égale au montant cumulé des
amortissements calculés suivant le mode linéaire et répartis sur la durée normale
d'utilisation. A défaut de se conformer à cette obligation, l'entreprise perd
définitivement le droit de déduire la fraction d'amortissements qui n'a pas été
régulièrement comptabilisée.

Toutefois, ce même article permet aux entreprises de considérer comme « réputés


différés » tout ou partie des amortissements pratiqués au cours d’un exercice, mais
seulement lorsque cet exercice est déficitaire, et à la condition qu'ils soient isolés
dans une ligne spéciale « Amortissements différés ».

La présente note a pour objet de préciser les règles relatives à l'appréciation du


caractère déficitaire d'un exercice pour autoriser de pratiquer des amortissements

77
Impôts directs Impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux

réputés différés, à la détermination du montant maximum des amortissements qui


peuvent être réputés différés et aux modalités d'imputation de ces amortissements
sur les exercices suivants.

1. Appréciation du caractère déficitaire de l'exercice

Le caractère déficitaire de l'exercice doit s'apprécier par référence au résultat fiscal.


Ainsi, l’on doit à partir du résultat comptable, procéder aux déductions et
réintégrations fiscales et déduire les déficits des exercices antérieurs fiscalement
reportables.

Si le résultat obtenu est déficitaire, l'entreprise est autorisée à pratiquer des


amortissements réputés différés.

2. Montant maximum des amortissements réputés différés

Les amortissements seront réputés différés et inscrits à la ligne spéciale


«Amortissements différés» dans la limite de la fraction des amortissements qui
rend le résultat fiscal déficitaire.

3. Imputation des amortissements réputés différés sur les exercices


suivants

a) Le déficit correspondant à ces amortissements doit obligatoirement être déduit


des résultats des premiers exercices suivants laissant apparaître un bénéfice fiscal.

L'imputation des amortissements différés ne peut intervenir que lorsque les déficits
fiscalement reportables ont été déduits du résultat fiscal déclaré. Elle s’effectue
selon les étapes suivantes :

R1= Résultat comptable de l'exercice avant impôt sur les BIC et après déduction
des amortissements de l'exercice + somme algébrique des réintégrations et
déductions fiscales

R 2 = R 1– Déficits reportables

R 3 = R 2 – Amortissements différés

NB :

1– Si R 2 est négatif, les amortissements normaux de l'exercice peuvent, à leur


tour, en totalité ou en partie, être réputés différés, sans excéder R 2.

2– La décision de créer des amortissements réputés différés au titre d'un exercice


constitue une simple faculté et non une obligation pour l'entreprise (décision
de gestion).

b) Le montant des amortissements réputés différés constitué est indéfiniment


reportable sur les exercices bénéficiaires ultérieurs.

Exemple :

Les données tirées de la comptabilité et de la déclaration de résultat de l’exercice


2015 de la société A se présentent comme suit :

Dotations aux amotissements de l’exercice 2015 : 300 000 francs ;

78
Impôts directs Impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux

Déficits reportables au 31 décembre 2014 : 1 200 000 francs ;

Total des réintégrations : 800 000 francs ;

Total des déductions : 400 000 francs ;

Résultat net comptable (exercice 2015) = 600 000 francs.

Résultat fiscal provisoire = Resultat comptable + Réintégrations – Déductions

Application numérique

Résultat fiscal provisoire : 600 000 + 800 000 – 400 000 = 1 000 000

Donc R 1 = 1 000 000

Et R 2 = R 1– Déficits reportables

R 2 = 1 000 000 - 1 200 000

R 2 = -200 000

Puisque R2 est négatif, cela signifie que l’entreprise peut constituer des ARD à
hauteur de 200 000 francs. Elle va transformer une partie des 300 000 francs des
dotations aux amortissements en ARD pour une valeur de 200 000 francs.

Si son résultat fiscal définitif est nul, l’entreprise A acquitte un impôt minimum
forfaitaire dont le montant est identique à celui qu’elle aurait déclaré pour un
résultat fiscal déficitaire de 200 000 francs.

Dans ce cas, les 200 000 francs deviennent des sommes indéfiniment reportables,
alors que les déficits fiscaux restant (1 000 000 = 1 200 000 – 200 000), ne sont
reportables que sur les cinq (5) prochains exercices comptables.

MODALITES D’APPLICATION DU REGIME DE REDUCTION DE L’IMPOT SUR LES


BIC ET BA EN COTE D’IVOIRE, PREVU PAR L’ARTICLE 110 DU CODE GENERAL DES
IMPOTS

Note n° 2358/SEPMBPE/DGI-DLCD du 20 juin 2018

L’annexe fiscale à la loi n° 2014-861 du 22 décembre 2014 portant Budget de l’Etat


pour l’année 2015 a, en son article 8, apporté des précisions sur les modalités de
mise en œuvre de la réduction d’impôt sur les bénéfices prévus par les dispositions
de l’article 110 du Code général des Impôts.

Il résulte de ces précisions qui visent à éviter les divergences d’interprétations du


dispositif en ce qui concerne la base sur laquelle s’applique la réduction, que
l’imputation s’effectue sur le résultat et non sur l’impôt lui-même.

La présente note a pour objet d’indiquer la procédure à suivre pour bénéficier de la


mesure de réduction d’impôt sur les bénéfices et de clarifier, au moyen de cas
pratiques, les modalités de détermination de la réduction accordée aux entreprises
concernées.

79
Impôts directs Impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux

I– Procédure de la demande de réduction

A– Documents à fournir

Pour bénéficier de la mesure de réduction d’impôt sur les BIC prévue par l’article
110 du Code général des Impôts, les entreprises doivent produire les documents
suivants :

– un programme fournissant toutes les précisions indispensables sur la nature,


l’importance et le prix de revient des dépenses prévues et présentant les
données de ces investissements ;

– les états financiers de l’exercice au titre duquel les avantages sont sollicités ;

– la liste des biens et équipements à acquérir ;

– les devis estimatifs des investissements à réaliser.

B– Forme et délai de dépôt du dossier

Le dossier dont le dépôt doit être antérieur aux premières opérations


d’investissement, peut être présenté à toute période de l’année.

Le dossier, accompagné de toutes les justifications nécessaires, est adressé au


Directeur général des Impôts.

Les entreprises dont le programme d’investissement est agréé, ont l’obligation de


produire dans un délai de deux mois à compter de la fin de la réalisation de leurs
investissements, une déclaration de fin de réalisation dudit programme,
accompagnée d’un état récapitulatif des investissements réalisés.

II– Modalités d’imputation de la réduction d’impôt sur les BIC/BA

Les entreprises agréées au régime de l’article 110 du CGI bénéficient d’une réduc-
tion d’impôt sur les BIC/BA, qui doit être imputée dans la limite de 50 % des
bénéfices de chacun des exercices considérés, sur les résultats des quatre (4)
exercices suivant celui de l’achèvement du programme agréé.

La déduction accordée est plafonnée à 35 % des sommes investies, pour les


entreprises situées dans la région d’Abidjan qui comprend les départements
d’Abidjan, d’Aboisso, d’Adzopé et d’Agboville, et à 40 % pour les autres régions.

Le montant de la réduction qui, au terme de la période quadriennale, n’a pu être


imputé sur les résultats, est définitivement perdu pour le contribuable.

Exemples :

Cas 1 : Entreprise située dans la région d’Abidjan

L’entreprise SIKA située à Abidjan et qui bénéficie d’un agrément à


l’investissement, a achevé en 2014 ses investissements pour un montant de
100 000 000 de francs hors taxe.

80
Impôts directs Impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux

La mise en œuvre de la réduction d’impôt s’opère ainsi qu’il suit :

1er 2e 3e 4e
MONTANT EXERCICE EXERCICE EXERCICE EXERCICE
(2015) (2016) (2017) (2018)
Montant de l’investissement
réalisé, hors biens exclus = (I) 100 000 000
Montant de la réduction
accordée sur l’investissement
réalisé (I x 35 %) 35 000 000

Montant de la réduction à
35 000 000 24 000 000 16 500 000 12 500 000
imputer (R)
Bénéfice réalisé = B 22 000 000 15 000 000 12 000 000 25 000 000
Seuil limite de l’imputation
11 000 000 7 500 000 6 000 000 12 500 000
(B x 50 %) = SL
Base imposable après réduc-
11 000 000 7 500 000 6 000 000 10 500 000
tion = Bi
Réduction restant à imputer
24 000 000 16 500 000 10 500 000
(R–SL) = RI
Impôt sur les BIC/BA à
2 750 000 1 875 000 1 500 000 3 125 000
acquitter (Bi x 25 %)

Cas 2 : Entreprise située dans les autres régions

La société BERGA a, au cours de l’exercice 2012, réalisé à Korhogo, un


investissement d’un montant de 400 000 000 de francs hors taxe.

La mise en œuvre de la réduction d’impôt s’opère ainsi qu’il suit :

1er 2e 3e 4e
MONTANT EXERCICE EXERCICE EXERCICE EXERCICE
(2015) (2016) (2017) (2018)
Montant de l’investissement
réalisé, hors biens exclus = (I) 400 000 000
Montant de la réduction
accordée sur l’investissement
160000 000
réalisé (I x 40 %)
Montant de la réduction à
160 000 000 145 000 000 120 000 000 45 000 000
imputer (R)
Bénéfice réalisé = B 30 000 000 50 000 000 150 000 000 77 000 000

81
Impôts directs Impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux

Seuil limite de l’imputation


15 000 000 25 000 000 75 000 000 38 500 000
(B x 50 %) = SL
Base imposable après réduc-
15 000 000 25 000 000 75 000 000 38 500 000
tion = Bi
Réduction restant à imputer
145 000 000 120 000 000 45 000 000 6 500 000
(R–SL) = RI
Impôt sur les BIC/BA à
3 750 000 6 250 000 18 750 000 9 625 000
acquitter (Bi x 25 %)

Sur la période des quatre (4) exercices suivant la fin des investissements, la société
BERGA a pu imputer la somme de 153 500 000 francs sur le montant de
160 000 000 de francs correspondant à la réduction dont elle devait bénéficier.

Le reliquat de 6 500 000 francs qui n’a pu faire l’objet d’imputation, est définitivement
perdu.

PRECISIONS RELATIVES A L’EXONERATION PARTIELLE D’IMPOT SUR LES


BENEFICES DES ADHERENTS DES CENTRES DE GESTION AGREES

Note n° 3005/SEPMBPE/DGI-DLCD du 30 juillet 2018

L’article 67 du Code général des Impôts prévoit au profit des adhérents des centres
de gestion agréés, une réduction d’impôt sur le bénéfice de 50 % l’année de leur
adhésion et les deux années suivantes et de 20 % à partir de la quatrième année et
pendant toute la période d’adhésion à un centre de gestion agréé.

Par ailleurs, l’article 41 du Code général des Impôts dispose que les personnes
physiques ou morales qui bénéficient d’un régime d’exonération totale ou partielle
d’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux sont exonérées, dans les
mêmes conditions et quotités, de l’impôt minimum forfaitaire.

Nonobstant les dispositions de cet article, sur la base d’une interprétation restrictive
de la circulaire d’application n° 1773/MEFP/D.G.I du 15 juin 1994 relative à
l’impôt minimum forfaitaire, certains services excluent les adhérents des centres de
gestion agréés passible de l’impôt minimum forfaitaire, du bénéfice de cette
exonération au motif que l’article 41 du Code général des Impôts ne vise que les
contribuables soumis au régime réel normal d’imposition, les usines nouvelles et
les entreprises agréées au Code des Investissements.

La présente note précise que les dispositions de l’article 41 du Code général des
Impôts concernent l’ensemble des contribuables qui bénéficient d’une exonération
totale ou partielle d’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux.

Par conséquent, elles s’appliquent à l’impôt minimum forfaitaire dû par les


adhérents des centres de gestion agréés qui bénéficient de l’exonération partielle de
l’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux prévue à l’article 67 du Code
général des Impôts.

82
CHAPITRE 2
Impôt sur les bénéfices non commerciaux

PRECISIONS RELATIVES A LA RETENUE A LA SOURCE DE L’IMPOT SUR LES


BENEFICES NON COMMERCIAUX SUR LES SOMMES VERSEES AUX MEMBRES DES
PROFESSIONS LIBERALES

Note n° 2362/SEPMBPE/DGI-DLCD du 20 juin 2018

Le Code général des Impôts prévoit en ses articles 95 et suivants, une retenue à la
source d'impôt sur les bénéfices sur les honoraires, commissions, ristournes et
rémunérations de toute nature versées aux membres des professions libérales, tels
que les avocats, les huissiers de justice, les conseils juridiques et fiscaux, les comp-
tables, les commissaires-priseurs, les notaires et les médecins.

Sont également visées les sommes versées aux collaborateurs non-salariés, aux
artistes et aux enseignants vacataires.

Des controverses étant apparues quant à la forme juridique sous laquelle exerce le
redevable qui subit la retenue, les précisions suivantes sont apportées.

L'objectif visé par cette retenue est une meilleure fiscalisation des membres des
professions indépendantes, passibles de l'impôt sur les bénéfices non commerciaux
(BNC).

Ainsi, sont exclus de la retenue, ceux qui exercent leurs activités dans le cadre
d'une société de capitaux et qui sont de ce fait, assujettis à l'impôt sur les bénéfices
industriels et commerciaux.

Les rémunérations versées aux membres des professions libérales exerçant sous
cette forme juridique ne peuvent donc subir la retenue à la source au titre de l'impôt
sur les BNC.

PRECISIONS RELATIVES A LA BASE IMPOSABLE DES RETENUES A LA SOURCE AU


TITRE DE L’IMPOT SUR LES BENEFICES NON COMMERCIAUX

Note n° 2363/SEPMBPE/DGI-DLCD du 20 juin 2018

Les dispositions des articles 93 à 98 du Code général des Impôts mettent à la charge
de certaines personnes physiques ou morales passibles de l'impôt sur les bénéfices,
l'obligation de retenir à la source pour le compte du Trésor public, 7,5 % des sommes
brutes versées à titre de rémunérations à des structures ou aux personnes qui ne sont
pas leurs salariés.

Il s’agit notamment :

– des personnes exerçant des professions médicales et paramédicales ;

– des revendeurs de billets de jeux de hasard, des courtiers, intermédiaires et


bénéficiaires des gains desdits jeux ;

83
Impôts directs Impôt sur les bénéfices non commerciaux

– des enseignants vacataires et prestataires de consultance ou d’expertise.

Sont également visés certains organismes publics ou privés quels que soient leur
forme juridique et leur régime fiscal.

Des hésitations s’étant fait jour quant à la base imposable à retenir pour l'application du
taux de 7,5%, il est précisé que ladite base est constituée de l’ensemble des sommes
versées en rémunération des prestations reçues, à l'exclusion de la taxe sur la valeur
ajoutée.

La retenue à la source au titre de l'impôt sur les bénéfices non commerciaux


s’applique donc sur le montant total des rémunérations brutes versées hors taxe.

Ainsi, lorsque la prestation est soumise à la taxe sur la valeur ajoutée la retenue à la
source ne doit s’appliquer que sur une base hors taxe.

84
CHAPITRE 3
Impôts sur les traitements, salaires, pensions et rentes viagères

TRAITEMENT FISCAL DES FRAIS DE TRANSPORT POUR CONGES ANNUELS

Note n° 2411/SEPMBPE/DGI-DLCD du 20 juin 2018

En l’état actuel du droit positif ivoirien, les billets d’avions alloués aux salariés par
leurs employeurs sont considérés comme des avantages en nature.

Des hésitations s’étant fait jour quant à la portée de cette position, les précisions suivantes
sont apportées, selon que le salarié bénéficie ou non d’un contrat d’expatrié.

1. Cas des salariés bénéficiant d’un contrat d’expatrié

Les salariés de nationalité étrangère bénéficient généralement de contrats de travail


d’expatrié qui prévoient la prise en charge par l’employeur des frais de transport
pour les congés annuels du salarié et de sa famille, à leur domicile d’origine.

Ces frais de transport qui sont indissociables du coût de recrutement d’un salarié
expatrié, sont déductibles pour la détermination de la base de l’impôt sur les bénéfices
de l’employeur.

Ils ne constituent pas pour autant un supplément de salaire passible de l’impôt sur
les traitements et salaires. Il s’agit en effet de frais professionnels liés aux
conditions de recrutement et exonérés en conséquence de l’impôt sur les salaires.
La même solution s’applique aux frais de déménagement.

2. Cas des salariés ne bénéficiant pas d’un contrat d’expatrié

Les salariés ne disposant pas d’un contrat d’expatrié ne bénéficient pas de la prise
en charge des frais de transport de congés annuels, puisque leur domicile est situé
en Côte d’Ivoire.

Les frais de l’espèce supportés par l’employeur constituent en tout état de cause des
suppléments de salaires soumis à l’impôt sur les traitements et salaires et sont
déductibles pour la détermination des résultats imposables de l’employeur.

ALLOCATIONS SPECIALES DESTINEES A COUVRIR LES FRAIS INHERENTS A LA


FONCTION OU A L’EMPLOI

Note n° 2407/SEPMBPE/DGI-DLCD du 20 juin 2018

Aux termes des dispositions de l’article 118 du Code général des Impôts, l’ensemble
des rémunérations versées au salarié sont en principe passibles de l’impôt sur les
traitements et salaires.

La loi établit cependant une distinction entre les allocations spéciales destinées à
couvrir les frais inhérents à la fonction ou à l’emploi et les autres primes et
rémunérations accessoires.

85
Impôts directs Impôts sur les traitements, salaires, pensions et rentes viagères

Les allocations spéciales sont regardées au plan fiscal comme ne constituant pas de
véritables compléments de salaires sous certaines conditions définies par la loi, et
ne sont pas en totalité prises en compte dans la base imposable.

Des difficultés d’application et des divergences d’interprétation étant apparues


quant aux caractéristiques de ces allocations spéciales et à leur traitement en matière
d’impôt sur les traitements et salaires, les précisions suivantes sont apportées.

1. Notion

Aux termes de l’article 116 du Code général des Impôts, sont affranchies de l’impôt
dans la limite du dixième de la rémunération totale, indemnités comprises, perçue
par le contribuable, les allocations spéciales destinées à couvrir les frais inhérents à
la fonction ou à l’emploi et effectivement utilisées conformément à leur objet.

Ces allocations spéciales peuvent revêtir la forme d’indemnités pour frais d’emploi
ou de remboursements forfaitaires ou réels de frais engagés par le salarié dans le
cadre de son activité.

A titre d’exemples, on peut citer :

– l’indemnité de transport versée à un agent commercial ;

– l’indemnité kilométrique de voiture allouée à un salarié ;

– l’indemnité de représentation ;

– l’indemnité de fonction.

2. Conditions d’exonération

L’exonération prévue à l’article 116 du Code général des Impôts s’applique sous
les conditions cumulatives suivantes :

2.1 Les allocations doivent être spéciales

Les allocations doivent correspondre à des dépenses spéciales autres que celles
susceptibles d’être couvertes par l’abattement forfaitaire de 20 % prévu à l’article
119 du Code général des Impôts. Ainsi, les dépenses professionnelles courantes,
c’est-à-dire celles que doivent exposer les salariés pour être en mesure d’occuper
leur emploi ou d’exercer leur fonction, ne peuvent pas donner lieu à des allocations
exonérées.

A titre d’exemples, les frais de transport engagés par le salarié pour se rendre à son
lieu d’emploi ou à son domicile, les frais de restauration sur le lieu de travail, les
frais de documentation personnelle constituent des frais professionnels couverts par
la déduction forfaitaire de 20 %.

En revanche, les allocations exonérées sont celles qui correspondent à des dépenses
professionnelles spécifiques à l’activité exercée et qui sont exposées dans l’intérêt
direct de l’employeur.

Tel est le cas pour :

– les frais de déplacements professionnels du lieu de travail à un autre lieu et les


frais de mission (frais de transport, d’hébergement, de restauration) ;

86
Impôts directs Impôts sur les traitements, salaires, pensions et rentes viagères

– les frais de vêtements spéciaux indispensables à l’exercice de l’activité ou


imposés par la nature même de l’activité, ou encore par la législation du travail.

2.2 Les allocations doivent être destinées à couvrir des frais inhérents à la
fonction ou à l’emploi

Les allocations doivent couvrir des frais engagés dans l’intérêt exclusif de
l’entreprise et qui sont occasionnés directement par l’exercice de la profession
salariée, à l’exclusion des dépenses d’ordre privé qui résultent de simples
convenances personnelles.

Les allocations ou indemnités couvrant des frais incombant par nature au salarié,
constituent des suppléments de salaires imposables.

Sont notamment exclus :

– les sommes versées aux travailleurs par les employeurs à l’occasion des
cérémonies de décoration ou de distinction dans la limite d’un montant brute
ne pouvant excéder six mois de salaire hors avantages en nature ;

– les frais de transport du domicile au lieu de travail et inversement. Toutefois,


la prime versée aux salariés dans la limite d’un montant égal au prix de la
carte permanente mensuelle des concessionnaires de service public de
transport urbain est exonérée de l’impôt sur les traitements et salaires (article
116-10°). Les dépenses que l’employeur consacre à la prise en charge des
frais de transport en commun du personnel, dans la limite de 20 000 francs
par mois et par salarié (article 116-16°) ;

– le versement d’une indemnité de transport, d’une indemnité kilométrique, ou


encore la fourniture de bons valeur à des employés dont la fonction ne
requiert pas de fréquents déplacements ;

– les frais de restauration sur le lieu de travail. Toutefois, les dépenses suppor-
tées par l’employeur pour la prise en charge des frais de restauration du
personnel dans les cantines de l’entreprise dans la limite de 30.000 francs
CFA par mois et par salarié. (art 116-17°) ;

– les frais de documentation personnelle ;

– les frais de mise à jour des connaissances professionnelles ;

– les frais supplémentaires de blanchisserie pour certaines activités particulièrement


salissantes (indemnités dites de salissure) ;

– les frais supplémentaires de nourriture supportés par les salariés qui travaillent
sur des chantiers très éloignés de leur lieu de travail habituel (indemnités dites
de panier).

2.3 Les allocations doivent être utilisées conformément à leur objet

Les allocations, indemnités ou remboursements doivent être en rapport avec


l’importance des dépenses supportées par les salariés. Cette condition exclut, sous
réserve de l’application de la limite légale, que ces allocations puissent être
calculées par application de pourcentages fixes ou variables aux rémunérations
perçues.

87
Impôts directs Impôts sur les traitements, salaires, pensions et rentes viagères

Les frais engagés doivent être appuyés par des factures justificatives. En effet, les
employeurs doivent, à la demande de l’Administration, justifier par tous documents
et éléments, la réalité et le montant des frais spéciaux supportés par leurs salariés et
établir que ces frais ont été exposés dans l’intérêt direct et exclusif de l’entreprise.

2.4 Les allocations ne doivent pas être cumulées avec des remboursements de
frais réels

Les allocations ne peuvent faire double emploi avec des remboursements réels de
frais ayant le même objet.

De même, pour des prestations de nature différente servies au salarié, l’employeur


n’est pas autorisé à cumuler un système de remboursement réel avec celui des
allocations forfaitaires. L’entreprise est tenue de pratiquer un seul mode de prise en
charge de ces frais.

3. Détermination de la limite affranchie de l’impôt

L’exonération prévue à l’article 116-1° du Code général des Impôts est limitée à
10 % de la rémunération totale, indemnités comprises, hors avantages en nature.

3.1 Les éléments à retenir

Le montant à prendre en compte pour la détermination de la limite de 10 % prévue


par l’article 116-1° du Code général des Impôts susvisé est la rémunération totale
du salarié.

Par rémunération, il faut entendre toute somme payée en numéraire pour le prix
d’un travail ou d’un service.

3.2 Les éléments à exclure

Ne sont pas à retenir pour la détermination de la fraction exonérée :

– les indemnités à caractère familial. Toutefois, les allocations d’assistance à la


famille ne sont affranchies d’impôt que dans la mesure où leur versement est prévu
par un texte légal ;

– la prime légale de transport exonérée (article 116-10° du Code général des


Impôts) ;

– les dépenses que l’employeur consacre à la prise en charge des frais de


transport en commun du personnel (article 116-16° du Code général des
Impôts) ;

– les avantages en nature.

88
Impôts directs Impôts sur les traitements, salaires, pensions et rentes viagères

PRECISIONS RELATIVES A LA NOTION D’EXPATRIE AU REGARD DES


CONTRIBUTIONS DES EMPLOYEURS

Note n° 2409/SEPMBPE/DGI-DLCD du 20 juin 2018

Les entreprises sont soumises aux contributions des employeurs, c'est-à-dire à la


contribution à la charge des employeurs et aux taxes affectées au Fonds de
Développement de la formation professionnelle, à raison des rémunérations en
argent et en nature qu’elles versent ou qu’elles mettent à la disposition de leurs
salariés.

Le taux d’usage desdites contributions est fixé à 2,8 % pour le personnel local, et
12 % pour le personnel expatrié.

La présente note a pour but de préciser la notion d’expatrié au regard de ces


contributions.

1. Critères de qualification

Sont considérés comme expatriés, pour l’application des contributions des


employeurs, les salariés dont la situation répond aux critères ci-après.

1.1 Critère tenant au contrat de travail

Les salariés, quelle que soit leur nationalité, qui bénéficient d’un contrat de travail
expatrié visé par l’agence en charge de l’emploi Jeunes, ont nécessairement au
regard de l’impôt sur les salaires, la qualité d’expatriés.

1.2 Critère tenant à la nationalité et aux conditions de rémunération

Les salariés de nationalité étrangère, bien que ne disposant pas d’un contrat de
travail expatrié visé par l’agence en charge de l’emploi Jeunes doivent être regardés
au plan fiscal comme faisant partie du personnel expatrié, dès lors qu’ils occupent
des fonctions de direction ou d’encadrement (cadres, chefs de chantiers, etc.) ou
qu’ils perçoivent des rémunérations, avantages en nature compris, supérieures à
celles habituellement perçues par les salariés de nationalité ivoirienne.

Pour l’application de cette comparaison des rémunérations, il convient de


considérer la situation des salariés par catégorie professionnelle.

La circonstance que les intéressés sont recrutés en Côte d’Ivoire ne saurait suffire à
leur conférer la qualité de personnel local.

2. Cas particuliers

2.1 Personnel binational

Les binationaux qui bénéficient de conditions d’emploi et de rémunération


identiques à celles de leurs collègues de nationalité étrangère ont, au regard des
contributions des employeurs, la qualité d’expatrié.

Tel est le cas notamment lorsque l’employeur cotise à des caisses étrangères de
retraite complémentaire en raison de la nationalité étrangère que possède le binational.

89
Impôts directs Impôts sur les traitements, salaires, pensions et rentes viagères

2.2 Administrateurs de sociétés ivoiriennes de nationalité étrangère

Les administrateurs de sociétés ivoiriennes de nationalité étrangère remplissant les


fonctions visées par l’article 232 du Code général des Impôts, ont la qualité de
salariés expatriés au regard de l’impôt sur les salaires. Il s’agit des fonctions
suivantes :

– Membres du conseil d’administration ;

– Président Directeur général ;

– Directeur général adjoint ;

– Président du Conseil d’administration ;

– Directeur général ;

– Administrateur général ;

– Administrateur général adjoint des sociétés anonymes ;

– Administrateurs titulaires d’un contrat de travail dans la limite des sommes


qui leur sont attribuées au titre de l’exécution de ce contrat de travail.

NOTION ET REGLES D’EVALUATION DES AVANTAGES EN NATURE

Note n° 2408/SEPMBPE/DGI-DLCD du 20 juin 2018

La prise en compte des avantages en nature dans le calcul de l’impôt sur les traitements
et salaires a souvent donné lieu, en pratique, à des difficultés d’application.

La présente note a pour objet de définir la notion d’avantages en nature et d’en


préciser les règles d’évaluation.

1. Définition et principe d’imposition des avantages en nature

1.1 Définition

Un avantage en nature est un bien alloué ou une prestation accordée à titre gratuit et
considéré fiscalement comme un complément de rémunération accordé au salarié
dans le cadre de son activité. Cette notion regroupe l’ensemble des frais supportés,
en totalité ou en partie, par l’employeur pour le compte de son salarié à titre de
complément de salaire. Il s’agit notamment des rémunérations consistant en la
concession à titre gratuit au salarié d’un bien dont l’employeur est propriétaire ou
locataire ou en la fourniture de prestations de services.

1.2 Principe d’imposition

Le Code général des Impôts en son article 118 dispose que pour la détermination
des bases d’imposition, il est tenu compte du montant total brut des traitements, y
compris les sommes mandatées au titre du pécule, indemnités et émoluments,
salaires, pensions et rentes viagères, ainsi que de tous les avantages en argent ou en

90
Impôts directs Impôts sur les traitements, salaires, pensions et rentes viagères

nature accordés aux intéressés en sus des traitements, soldes, indemnités,


émoluments, salaires, pensions et rentes viagères proprement dits.

Ce principe général d’imposition connaît certaines limites. Lorsqu’intervient un


remboursement partiel ou total par le salarié sous forme de prélèvement sur son
salaire en contrepartie de l’avantage en nature accordé, le remboursement vient en
diminution de la valeur imposable dudit avantage.

Les véhicules de fonction ou de service mis à la disposition du salarié ne sont pas


considérés comme un avantage en nature imposable.

Les frais de transport, de congés annuels du salarié expatrié et de sa famille, de son


lieu de travail à son domicile d’origine pris en charge par l’employeur, sont
considérés comme indissociables du coût de recrutement du salarié expatrié et ne
constituent pas un supplément de salaire imposable à l’impôt sur les traitements et
salaires. Au regard de la législation du travail, de tels frais incombent à
l’employeur.

De même, les logements d’astreinte ne doivent pas être considérés comme des
avantages en nature imposables. Ce sont des immeubles mis à la disposition d’un
salarié pour lui permettre d’intervenir rapidement sur son lieu de travail lorsque la
nécessité se présente. Ledit logement ne doit pas constituer le domicile personnel du
salarié.

Ainsi, le logement fourni aux employés dans les dortoirs communs sur un vaisseau de
forage ne constitue pas un avantage en nature, compte tenu des nécessités du service.

1.3 Exemples d’avantages en nature

On rencontre dans la pratique, diverses formes d’avantages en nature accordés par


les employeurs à leurs salariés.

A titre d’exemples, on peut citer les avantages ci-après prévus par l’arrêté n° 1028
MEF-DGI-SLCD du 7 novembre 1996 du Ministre chargé des Finances :

– le logement ;

– le mobilier ;

– la domesticité ;

– l’électricité ;

– l’eau ;

– le téléphone à domicile ;

– le gardiennage ;

– la mise à disposition d’un véhicule n’ayant pas le caractère de véhicule de


fonction ou de service. Ainsi, on notera que constitue un avantage en nature,
le transport des salariés des entreprises assuré par des cars appartenant à
celles-ci.

Dans ce cas, le montant des avantages en nature est déterminé par la somma-
tion des dépenses engagées pour l’utilisation dudit véhicule (frais de
carburant, frais d’entretien, assurance, vignette, visite technique, etc.). Ce

91
Impôts directs Impôts sur les traitements, salaires, pensions et rentes viagères

montant sera réparti sur l’ensemble des salariés et sera affranchi de l’impôt à
hauteur de 25 000 francs par mois pour chacun d’eux, conformément aux
dispositions de l’article 116-10 du Code général des Impôts.

Lorsque l’employeur détermine un montant forfaitaire pour chacun des


salariés bénéficiant du transport au moyen de ce véhicule, ce montant sera
également affranchi de l’impôt dans la limite de la somme de 25 000 francs
visée ci-dessus ;

– la fourniture gratuite de prestations diverses au salarié.

2. Mode d’évaluation

La législation en vigueur admet deux modes d’évaluation des avantages en nature :

– un mode d’évaluation forfaitaire pour les avantages en nature dont la liste est
fixée par l’arrêté n° 1028 MEF.DGI.DGA.SLCD du 7 novembre 1996 ;

– un mode d’évaluation réelle pour les autres avantages.

2.1 Evaluation forfaitaire

L’évaluation forfaitaire trouve son fondement dans l’article 118 du Code général
des Impôts qui dispose en son paragraphe 2 que pour la détermination des bases
d’imposition, l’estimation des rémunérations allouées sous forme d’avantages en
nature est opérée dans les conditions d’un arrêté ministériel.

Ainsi, font l’objet d’une évaluation forfaitaire, en application de l’arrêté n° 1028


MEF.DGI.DGA.SLCD du 7 novembre 1996, les avantages en nature ci-après :

– le logement et ses accessoires (mobilier, électricité, eau, climatisation, piscine).


Toutefois, lorsque l’employeur loge temporairement un salarié dans un hôtel, il
est admis que soit retenu comme assiette, le coût réel du logement payé par
l’employeur ;

– la domesticité (gardien, jardinier, gens de maison, cuisinier).

2.2 Evaluation selon la valeur réelle

Conformément aux dispositions de l’article 118 du Code général des Impôts, les
avantages en nature qui ne figurent pas dans l’énumération de l’arrêté susvisé, sont
à prendre en compte pour le calcul de l’impôt sur les traitements et salaires dû par
le salarié et des impôts à la charge de l’employeur, pour leur valeur réelle.

Il en est ainsi notamment :

– de la quote-part des frais de restauration payés par l’entreprise. Toutefois, ces


frais sont exonérés dans la limite de 30.000 francs par mois et par salarié.

Lorsque le service de restauration est offert en dehors des cantines de


l’entreprise, le bénéfice de l’exonération est subordonné à la production d’un
contrat signé entre l’employeur et la structure extérieure de restauration et de
la preuve de l’effectivité des dépenses effectuées dans ce cadre.

Par contre, lorsque la nourriture est fournie gratuitement par l’employeur, la


valeur des repas servis présente pour les bénéficiaires, le caractère d’un
supplément de salaire alloué sous la forme d’un avantage en nature ;

92
Impôts directs Impôts sur les traitements, salaires, pensions et rentes viagères

– de la prise en charge par l’employeur, des frais de voyages pour congés au


profit des salariés recrutés localement ;

– de la prise en charge par l’employeur, des frais de téléphone à domicile ;

– des frais de gardiennage à domicile, lorsque la prestation de gardiennage est


exécutée et facturée à l’entreprise par une société de gardiennage ;

– des travaux réalisés dans le logement mis à la disposition de l’employé,


lorsqu’il s’agit de travaux incombant normalement au locataire et non au
propriétaire ;

– des prestations liées à l’activité de l’employeur et dont le salarié bénéficie


gratuitement. L’avantage consiste en l’acquisition d’un bien ou le bénéfice
d’une prestation à un prix inférieur à celui qui est pratiqué par l’entreprise à
ses clients.

REGIME FISCAL DES INDEMNITES DE DEPART

Note n° 2410/SEPMBPE/DGI-DLCD du 20 juin 2018

Les salariés qui quittent définitivement l’entreprise, perçoivent de leur employeur


diverses indemnités qui ont, d’un point de vue juridique, différentes qualifications.

La présente note a pour objet de préciser le régime fiscal applicable à ces indemnités.

1. Notion

Les indemnités visées sont celles qui sont versées par l’employeur à l’occasion du
départ définitif d’un salarié de l’entreprise :

– que le départ soit volontaire ou forcé ;

– que le versement au profit du salarié ait un caractère obligatoire ou facultatif ;

– quels que soient le motif invoqué et la terminologie employée (prime ou


indemnité de licenciement, de rupture de contrat de travail, de départ
volontaire, de départ négocié, de rupture transactionnelle, de départ à la
retraite, etc.).

2. Imposition des indemnités de départ

2.1 Au regard des impôts à la charge du salarié

En principe, toutes les indemnités versées à l’occasion du départ définitif du salarié sont
imposables, à l’exception des indemnités revêtant le caractère de dommages et intérêts.

Par tolérance administrative, les indemnités de licenciement dont le montant est


inférieur ou égal à 50 000 francs sont négligées.

93
Impôts directs Impôts sur les traitements, salaires, pensions et rentes viagères

2.1.1 Indemnités imposables

Il s’agit notamment :

– des indemnités légales versées en cas de cessation d’emploi (indemnités de


préavis, indemnités de licenciement) ;

– de l’indemnité de départ à la retraite versée dans les conditions prévues par la


réglementation sociale (Convention collective interprofessionnelle et Code du
Travail), imposable dans les mêmes conditions que l’indemnité de licenciement ;

– de la prime incitative de départ à la retraite qui représente la rémunération que


l’intéressé aurait perçue jusqu’à la date à laquelle il aurait pris légalement sa
retraite.

2.1.2 Indemnités non imposables

Les indemnités non imposables sont :

– l’indemnité de licenciement dont le montant est inférieur ou égal à 50 000


francs ;

– l’indemnité de licenciement dans la proportion de 50 % lorsque celle-ci est


supérieure à 50 000 francs ;

– les indemnités présentant le caractère de dommages et intérêts, c’est-à-dire les


indemnités destinées à réparer un préjudice. Ces sommes revêtent le caractère
d’un versement en capital. Tel est le cas des dommages et intérêts alloués par
une décision de justice, des indemnités de départ négocié ou des indemnités
transactionnelles.

Si les conditions de la rupture du contrat de travail sont réglées par un simple


accord amiable entre les parties, il faut que le montant des différentes rému-
nérations qualifiées de salaire de congédiement (lequel est imposable) ne soit
pas inférieur au chiffre correspondant au montant des émoluments que l’inté-
ressé percevait eu égard à la nature des fonctions exercées ainsi qu’au délai de
préavis applicable au cas particulier. Ainsi, l’indemnité spéciale versée par
l’employeur (indemnité de départ négocié, indemnité transactionnelle…) ne
sera exonérée en totalité que si les indemnités légales n’ont pas été
sous-évaluées.

– les frais funéraires et toutes autres indemnités de cette nature versée à cause
du décès d’un employé ne sont pas soumis à l’impôt sur les traitements et
salaires s’ils apparaissent, eu égard à leur montant et aux conditions dans
lesquelles ils sont alloués, comme constituant un véritable secours.

2.1.3 Règles d’imposition de l’indemnité de départ

Quotité imposable

Toutes les indemnités légales sont imposables sur leur montant total. Toutefois, la
fraction de l’indemnité de licenciement ou de l’indemnité de départ à la retraite à
soumettre à l’impôt est fixée uniformément à la moitié de son montant.

94
Impôts directs Impôts sur les traitements, salaires, pensions et rentes viagères

Période d’imposition

Pour l’utilisation du barème des retenues à la source ou l’application de la règle du


prorata temporis en ce qui concerne l’impôt général sur le revenu perçu sur rôle, on
prolongera la période rémunérée en solde de présence et de congé.

2.2 Au niveau de l’employeur

Les allègements d’impôts en matière d’indemnités de départ ne concernent que les


impôts dus par les salariés.

Ces mesures ne sont pas applicables aux contributions des employeurs.

95
CHAPITRE 4
Impôts fonciers et prélèvements assimilés

CRITERES DE DETERMINATION DE LA RESIDENCE SECONDAIRE

Note n° 2373/SEPMBPE/DGI-DLCD du 20 juin 2018

L’article 158 du Code général des Impôts fixe le taux de l’impôt sur le patrimoine
foncier applicable à la résidence secondaire à 3 %. Ce taux ne s’applique qu’à une
seule résidence secondaire. L’impôt sur le revenu locatif n’est pas applicable à la
résidence secondaire.

Des hésitations s’étant fait jour quant à la définition de la résidence secondaire, les
précisions suivantes sont apportées.

Est considéré comme résidence secondaire, l’immeuble d’habitation qui remplit


cumulativement les critères suivants :

– être improductif de revenus fonciers ;

– être totalement à la disposition du propriétaire qui, à tout moment peut s’y


rendre et l’occuper à temps partiel. La présence des ascendants ou des
descendants en ligne directe du propriétaire et/ou de son personnel de maison,
dans la propriété, ne fait pas obstacle à ce critère, dès lors que le propriétaire
dispose toujours de la possibilité d’y séjourner.

Les propriétaires dont l’immeuble remplit les critères sus énumérés doivent, se faire
établir auprès de la Direction du Cadastre, un certificat de résidence secondaire.

En ce qui concerne le lien de parenté en ligne directe des occupants de la résidence,


il est établi par tout acte d’identification faisant foi (extrait d’acte de naissance,
carte d’identité, etc.).

La situation géographique est sans importance dans la détermination de la


résidence secondaire. Celle-ci peut être située à n’importe quel endroit du territoire
ivoirien (soit dans la même commune, ville, ou le même village que l’habitation
principale, soit en dehors).

Aux fins d’imposition au taux particulier de 3 %, un contribuable ne peut déclarer


qu’une seule résidence secondaire.

Une habitation anciennement mise en location peut être considérée comme une
résidence secondaire, dès lors qu’il est mis fin à cette location par la résiliation du
contrat de bail ou de location verbale et que les conditions énumérées ci-dessus sont
remplies.

Lorsque la résiliation du contrat de bail ou de location verbale intervient en cours


d’année et que les conditions sont remplies, l’imposition à titre de résidence
secondaire est établie à compter du 1er janvier de l’année suivante.

96
Impôts directs Impôts fonciers et prélèvements assimilés

REGLES D’IMPOSITION DES IMMEUBLES SOUS BAIL EMPHYTEOTIQUE AU


REGARD DE L’IMPOT FONCIER

Note n° 2372/SEPMBPE/DGI-DLCD du 20 juin 2018

Le contrat de bail emphytéotique, en raison de la diversité de son objet et des


redevances qui y sont attachées, est quelques fois source de difficultés pour
l’emphytéote et le bailleur, quant à la détermination de l’impôt foncier à acquitter.
Ces difficultés portent notamment sur le sort des redevances versées et la méthode
d’évaluation de la base imposable.

La présente note a pour objet de préciser les règles applicables en la matière.

I– Personne imposable en cas de bail emphytéotique

Aux termes de l’article 154 du Code général des Impôts, en cas de bail
emphytéotique, l’emphytéote se substitue entièrement au bailleur. L’impôt est donc
à la charge exclusive de l’emphytéote.

Par ces dispositions, il faut entendre que le redevable de l’impôt foncier des
immeubles sous bail emphytéotique n’est pas le propriétaire qui donne à bail son
immeuble, mais le locataire ou preneur dit emphytéote.

II– Base d’imposition

1– Principe de détermination de la base imposable en matière d’impôt sur le


patrimoine foncier des propriétés non bâties

Les terrains non bâtis sous bail emphytéotique sont imposés sur leur valeur vénale à
l’impôt sur le patrimoine foncier des propriétés non bâties.

La valeur vénale des terrains est déterminée, en ce qui concerne les terrains urbains
situés dans l’étendue d’une agglomération déjà existante ou en voie de formation et
compris dans les limites des plans de lotissement régulièrement approuvés, par les
commissions communales nommées par arrêté du Ministre en charge du Budget.

En ce qui concerne les autres terrains, c’est-à-dire ceux qui, se trouvant en dehors
du périmètre des agglomérations susvisées, sont destinés à l’établissement de
maisons d’habitation, factoreries, comptoirs avec leurs aisances et dépendances,
lorsque lesdites constructions ne se rattachent pas à une exploitation agricole
imposable, la valeur vénale est déterminée aux moyens des actes translatifs de
propriété concernant les terrains imposables ou les terrains voisins, ou à défaut
d’actes translatifs, par voie d’estimation directe.

L’article 153 du Code général des Impôts, qui prévoit trois méthodes successives
d’évaluation de la valeur de l’immeuble, n’est donc pas applicable pour la détermi-
nation de la valeur vénale des propriétés non bâties sous bail emphytéotique.

2– Cas des terrains sous bail emphytéotique ayant fait l’objet de constructions
par l’emphytéote

Lorsque l’emphytéote aménage des constructions ou autres installations sur les


terrains nus qui lui sont donnés à bail emphytéotique, il est assujetti à l’impôt sur le
patrimoine foncier des propriétés bâties dans les conditions de droit commun.

97
Impôts directs Impôts fonciers et prélèvements assimilés

L’impôt est déterminé sur la valeur locative des constructions conformément aux
dispositions de l’article 153 du Code général des Impôts.

Aux termes de cet article, la valeur locative est déterminée par référence au contrat
authentique ou de locations verbales passées dans les conditions normales. A
défaut, l’évaluation est établie par comparaison avec des locaux dont le loyer aura
été régulièrement constaté ou sera notoirement connu. Le cas échéant, la valeur
locative est déterminée par voie d’appréciation directe.

Toutefois, le contrat de bail emphytéotique ne portant pas sur les constructions, la


redevance stipulée ne peut être retenue comme valeur locative pour la
détermination de l’impôt sur le patrimoine foncier. Par conséquent, la méthode de
détermination de la valeur locative par référence au contrat de bail authentique ou
de location verbale ne saurait être appliquée. Les constructions étant réalisées par
l’emphytéote, la base imposable de ces immeubles sera déterminée suivant la
méthode de comparaison ou d’appréciation directe.

3– Cas des terrains nus affectés à un usage commercial ou industriel sous bail
emphytéotique

L’article 150 du Code général des Impôts dispose que les terrains affectés à un
usage commercial ou industriel sont passibles de l’impôt sur le revenu foncier.

Il résulte de cette disposition que les terrains sous bail emphytéotique affectés à un
usage commercial ou industriel sont également passibles de l’impôt sur le revenu
foncier au nom de l’emphytéote.

La valeur locative est, dans ce cas, déterminée comme en matière de terrains bâtis
dans les conditions de droit commun, conformément aux dispositions de l’article
153 du Code général des Impôts.

Aux termes de ces dispositions, la valeur locative des terrains à usage industriel ou
commercial est déterminée à raison de l’usage auquel ils sont affectés, y compris la
valeur locative du sol. Il s’agira donc d’appliquer la méthode d’appréciation directe.

Il est rappelé que cette méthode consiste à appliquer à la valeur du bien inscrite au
bilan, des coefficients variables selon chaque nature de bien auquel le terrain se
rattache (cf. note de service relative au régime général de la contribution des
patentes).

4- Sort de la redevance acquittée par l’emphytéote

Le contrat de bail emphytéotique est assorti du paiement d’une redevance annuelle


calculée notamment en fonction de la superficie et du prix du mètre carré indiqué
dans le contrat et mise à la charge de l’emphytéote. Cette redevance, au regard de
ce qui précède, ne peut constituer la base imposable pour la détermination de
l’impôt foncier.

Toutefois, l’impôt foncier acquitté sur la base de ces redevances sera déductible de
l’impôt déterminé suivant l’une des méthodes sus indiquées.

98
Impôts directs Impôts fonciers et prélèvements assimilés

PRECISIONS RELATIVES A LA DETERMINATION DE LA VALEUR LOCATIVE DES


STATIONS-SERVICE AU REGARD DE L’IMPOT FONCIER ET DE LA CONTRIBUTION
DES PATENTES

Note n° 2374/SEPMBPE/DGI-DLCD du 20 juin 2018

L’article 153 du Code général des Impôts définit la valeur locative comme étant le
prix que le propriétaire retire de ses immeubles lorsqu’il les donne à bail, ou s’il les
occupe lui-même, celui qu’il pourrait en tirer en cas de location.

Des divergences d’interprétation étant apparues quant à la détermination de la


valeur locative des stations-service, les précisions suivantes sont apportées.

Il convient d’indiquer que la valeur locative des stations-service s’entend du prix


annuel d’occupation des installations (loyer au sens strict) convenu dans les
conventions conclues par les compagnies de distribution de produits pétroliers avec
les locataires-gérants. La redevance commerciale assise sur le chiffre d’affaires des
locataires-gérants n’est pas à prendre en compte dans la détermination de la valeur
locative des stations-service.

PRECISIONS RELATIVES A L’APPLICATION DE LA TAXE DE VOIRIE, D’HYGIENE ET


D’ASSAINISSEMENT AUX PERSONNES PHYSIQUES ET MORALES EXONEREES
D’IMPOT FONCIER

Note n° 2375/SEPMBPE/DGI-DLCD du 20 juin 2018

L’article 166 du Code général des Impôts met à la charge des propriétaires
exonérés de l’impôt sur le revenu foncier et de l’impôt sur le patrimoine foncier des
propriétés bâties, une taxe de voirie, d’hygiène et d’assainissement.

Il s’agit des représentations diplomatiques et assimilées et des entreprises


bénéficiaires des avantages du Code des Investissements et d’autres codes
particuliers.

Des divergences d’interprétation étant apparues quant à l’application de cette taxe


en cas d’exonération partielle d’impôt foncier, il est précisé que l’exonération totale
ou partielle en matière d’impôt foncier est sans incidence sur le paiement de la taxe
de voirie, d’hygiène et d’assainissement.

Par conséquent, cette taxe est due en cas d’exonération partielle ou totale d’impôt foncier.

Lorsque l’exonération est partielle, la taxe s’applique en proportion de la quote-part


exonérée.

PRECISIONS RELATIVES AUX DISPOSITIONS DE L’ARTICLE 10 DE L’ANNEXE


FISCALE 2016 PORTANT REDUCTION DES TAUX DE L’IMPOT FONCIER

Note n° 2392/SEPMBPE/DGI-DLCD du 20 juin 2018

L’article 10 de l’annexe fiscale à la loi n° 2015-840 du 18 décembre 2015 portant


Budget de l’Etat pour l’année 2016, aménage les dispositions des articles 156 et

99
Impôts directs Impôts fonciers et prélèvements assimilés

suivants du Code général des Impôts, en réduisant les taux de l’impôt sur le
patrimoine foncier et de l’impôt sur le revenu foncier respectivement de 11 % à
9 % et de 4 % à 3 %.

Le dispositif qui prévoit ces nouveaux taux, indique les personnes concernées ainsi
que les immeubles visés.

A– Personnes concernées

La mesure de réduction des taux de l’impôt foncier vise les particuliers, personnes
physiques c’est-à-dire, celles qui ne font pas une exploitation professionnelle de
leur immeuble.

Sont donc exclues du bénéfice de la mesure, les personnes morales et les entreprises.

B– Taux applicables

Les taux de l’impôt foncier applicables aux particuliers sont ramenés de :

– 11 % à 9 %, pour l’impôt sur le patrimoine foncier ;

– 4 % à 3 %, pour l’impôt sur le revenu foncier.

Il convient de rappeler que depuis l’entrée en vigueur de l’annexe fiscale 2016,


l’abattement de 25 % accordé aux personnes physiques, lorsque le paiement de
l’impôt foncier intervient avant la fin de chaque trimestre, est supprimé.

C- Immeubles concernés

Les immeubles concernés par la mesure sont :

– les immeubles bâtis et non bâtis productifs de revenus fonciers ;

– les immeubles servant d’habitation principale à raison d’un seul occupé par le
propriétaire ;

– les immeubles servant de résidence secondaire à usage personnel et improductifs


de revenus fonciers à raison d’un seul occupé par le propriétaire ;

– les immeubles bâtis des personnes physiques restés vacants pendant une
période de six mois consécutifs au cours d’une même année.

L’immeuble est considéré vacant lorsqu’il est inoccupé, c’est-à-dire qu’il n’est pas
habité ou ne sert pas à l’exercice d’une activité.

Pour le bénéfice du taux réduit de 3 %, la période d’inoccupation doit être égale ou


supérieure à six mois consécutifs au cours d’une même année.

Par six mois consécutifs, il convient d’entendre une période de six mois sans
interruption. Sont donc exclus, les cas de périodes d’inoccupation discontinues
dont le cumul est égal ou supérieur à 180 jours.

La vacance est constatée à partir du premier jour du mois suivant celui au cours
duquel la déclaration en est faite par le contribuable au service des Impôts de
rattachement. La fin de la vacance doit être également notifiée au service
compétent au plus tard le 15 du mois suivant le mois de fin de la vacance.

100
Impôts directs Impôts fonciers et prélèvements assimilés

En tout état de cause, la vacance pendant la période des six mois consécutifs doit
être constatée au cours d’une même année.

Les déclarations de vacance souscrites après le premier semestre d’une année civile
en cours, ne peuvent donner droit au bénéfice du taux réduit de 3 %.

En ce qui concerne les immeubles comportant plusieurs appartements, seuls les


appartements vacants doivent faire l’objet de déclaration de vacance pour
bénéficier du taux réduit de 3 % dans les conditions requises.

PRECISIONS RELATIVES A L’ARTICLE 151-7 DU CODE GENERAL DES IMPOTS


PORTANT EXEMPTION D’IMPOT FONCIER SUR DES IMMEUBLES SERVANT AUX
EXPLOITATIONS AGRICOLES POUR LOGER LES ANIMAUX ET SERRER LES
RECOLTES

Note n° 3006/SEPMBPE/DGI-DLCD du 30 juillet 2018

L’article 151-7 du Code général des Impôts prévoit une exemption d’impôt foncier
en ce qui concerne les immeubles servant aux exploitations agricoles pour loger les
animaux et serrer les récoltes.

Des divergences d’interprétation étant apparues quant au sens à conférer à la


conjonction de coordination « et » dans le membre de phrase « exploitation agricole
pour loger les animaux et serrer les récoltes », il est précisé qu’il s’agit d’un « et »
exclusif et non d’un « et » inclusif.

Par conséquent, pour que l’exemption prévue par le dispositif précité soit pleinement
applicable, les immeubles concernés doivent servir soit à loger les animaux, soit à
serrer les récoltes ou, qu’au sein desdits immeubles, ces deux types d’activités
s’exercent de manière simultanée.

101
CHAPITRE 5
Impôt sur le revenu des capitaux mobiliers

APPLICATION DE L’IMPOT SUR LE REVENU DES CREANCES AUX INTERETS SERVIS


AUX ASSURES PAR LES COMPAGNIES D’ASSURANCE-VIE

Note n° 3028/SEPMBPE/DGI-DLCD du 31 juillet 2018

Des divergences d’interprétation étant apparues lors des contrôles fiscaux, quant à
l’application de l’impôt sur le revenu des créances aux intérêts servis par les
compagnies d’assurance-vie à leurs assurés, les précisions suivantes sont
apportées.

Il est rappelé, qu’en application des dispositions de l’article 192 du Code général
des Impôts, les intérêts et autres rémunérations versés aux assurés dans le cadre des
contrats de capitalisation et d’épargne, sont passibles de l’impôt sur le revenu des
créances aux taux prévus à l’article 193 alinéa 4 du Code général des Impôts.

Toutefois, par mesure de bienveillance et pour tenir compte des préoccupations


exprimées par les compagnies d’assurance-vie concernées par les opérations de
contrôles en cours ou achevées, les services sont invités à ne pas retenir ce chef de
redressement au titre des contrats conclus antérieurement au 1er janvier 2018.

102
CHAPITRE 6
Contribution des patentes

NOTION D’ETABLISSEMENT EN MATIERE DE CONTRIBUTION DES PATENTES

Note n° 2365/SEPMBPE/DGI-DLCD du 20 juin 2018

L’article 266 du Code général des Impôts dispose que la contribution des patentes
est due par établissement. Cette contribution est exigible quelle que soit la forme de
l’établissement (établissement secondaire, entrepôt, point de vente, etc.).

Par établissement, il convient d’entendre un organisme complet, vivant de sa vie


propre et constituant un centre d’affaires dans lequel s’effectuent, d’une manière
régulière et permanente, les actes essentiels de la profession.

Il est caractérisé en général par les éléments suivants :

– existence de locaux appartenant à l’entreprise (magasins ou boutiques) ;

– emploi d’un personnel particulier ou tout au moins, d’un préposé spécial


ayant des pouvoirs plus ou moins étendus ;

– existence d’une clientèle propre ;

– tenue d’une comptabilité.

Ces éléments caractéristiques ne sont pas cumulatifs. L’un ou l’autre peut donc
faire défaut, sans que cela ne remette en cause la qualification d’établissement.

Lorsque plusieurs entreprises prennent en partage le même local, chaque entreprise


est réputée posséder un établissement dans ce local.

Dans ce cas, le droit sur la valeur locative dû par établissement est calculé sur la
part de la valeur locative imputable à chacun d’eux.

REGIME GENERAL DE LA CONTRIBUTION DES PATENTES

Note n° 2364/SEPMBPE/DGI-DLCD du 20 juin 2018

La présente note précise les critères d'imposition des biens, des personnes et des
activités, de même que les règles de détermination de la valeur locative en matière
de patente.

1. Critères d'imposition des biens à la contribution des patentes

L'article 274 du Code général des Impôts précise les biens imposables à la
contribution des patentes.

Il s'agit des bureaux, magasins, boutiques, usines, ateliers, hangars, remises,


chantiers, garages, terrains de dépôt et autres locaux et emplacements servant à

103
Impôts directs Contribution des patentes

l'exercice de la profession, les installations de toute nature passibles de l'impôt


foncier.

1.1 Affectation du bien à l'exercice de la profession

L'ensemble des biens visés à l'article 274 du Code général des Impôts et affectés à
l'exercice de la profession, sont imposables au droit sur la valeur locative. Cette
règle a pour effet de permettre d’imposer :

– les biens dont l'entreprise est propriétaire et qui sont affectés à l'exercice de
son activité;

– les biens dont l'entreprise est seulement locataire;

– les biens inscrits en comptabilité, et même ceux totalement amortis.

L'inscription du bien ou des conséquences de son utilisation dans la comptabilité de


l'entreprise (paiement de loyers) permet de présumer qu'il s'agit d'un bien
imposable. Il faut cependant rechercher l'imposition au-delà même de sa traduction
comptable. Les biens sont en effet imposables, même lorsqu'ils sont concédés à
titre gratuit à l'entreprise.

1.2 Imposition des biens à l'impôt sur le revenu foncier et à l'impôt sur le
patrimoine foncier des propriétés bâties

Sont passibles du droit sur la valeur locative en matière de contribution des


patentes, les installations de toute nature imposables à l'impôt sur le revenu foncier
et à l'impôt sur le patrimoine foncier des propriétés bâties.

Les biens passibles de l'impôt sur le revenu foncier et de l'impôt sur le patrimoine
foncier des propriétés bâties sont :

– les constructions ;

– les terrains non cultivés employés à un usage commercial ou industriel.

1.2.1 Constructions

En application de l'article 149 du Code général des Impôts, doivent être considérées
comme des constructions, les maisons, les fabriques, les manufactures, les usines,
et en général, tous les immeubles construits en maçonnerie, fer, bois ou autres
matériaux fixés au sol à demeure.

Sont assimilés à des constructions :

– les installations destinées à abriter des personnes ou des biens (atelier, hangars,
parkings, etc.) ;

– les conteneurs servant de local d'exploitation ou d'habitation;

– les installations de stockages tels que les réservoirs, cuves, silos, bacs, citernes,
châteaux d'eau, cheminées d'usine, etc.;

– les cloisons de séparation fixes quels que soient les matériaux utilisés; les
ouvrages d'infrastructure (quais, ponts, barrages, digues, tunnels, canalisations,
chutes d'eau aménagées avec leur ouvrage de génie civil, canaux d'irrigation ou

104
Impôts directs Contribution des patentes

de drainage et autres canaux, etc.) et les voies de communication (routes et rues


aménagées, voies ferrées, pistes d'aérodrome, etc.) ;

– les ouvrages tels que les pylônes et les poteaux ;

– les bateaux utilisés en un point fixe et aménagés pour l'habitation, le commerce,


l'industrie ou la prestation de services même s'ils sont seulement retenus par des
amarres.

Au regard de la contribution des patentes, contrairement à l'impôt sur le revenu


foncier et à l'impôt sur le patrimoine foncier des propriétés bâties, les constructions
non achevées sont imposables lorsqu'elles servent en l’état à l’exercice de l'activité.

Exclusion des matériels, de l'outillage, des mobiliers, des agencements et installations

L'article 274 du Code général des Impôts dispose que le droit sur la valeur locative
est établi sur la valeur locative des biens imposables à l'exclusion des matériels et
outillages de production ainsi que les mobiliers, agencements et installations.

Sont considérés comme agencements et installations, les accessoires d'un bien


immobilier telles que les installations de tuyauterie ou conduites d'eau, d'électricité,
de chauffage, de gaz, de conditionnement d'air et de climatisation, de téléphone, de
réception d'images, les pompes distributives de carburant, etc., qu'ils soient fixés à
demeure ou non.

1.2.2 Terrains non cultivés employés à un usage commercial ou industriel

Les terrains non cultivés employés à un usage commercial ou industriel, tels que les
chantiers, les lieux de dépôts de marchandises et autres emplacements de même
nature, sont imposables à la contribution des patentes. On peut déduire de cette
règle les conséquences suivantes :

– les terrains non bâtis appartenant aux sociétés commerciales ou industrielles,


lorsqu'ils ne sont pas affectés à un usage commercial ou industriel et qu'ils ne
forment pas une dépendance indispensable et immédiate des constructions, ne sont
pas imposables à la contribution des patentes;

– les terrains cultivés qui ne sont pas imposables à l'impôt foncier, sont par
conséquent exonérés de la contribution des patentes.

L'article 151-7° du Code général des Impôts dispose que les immeubles servant aux
exploitations agricoles pour loger les animaux et serrer les récoltes sont exemptés.
Sont visés par cette disposition, les aires de stockage, les hangars, et autres
emplacements de même nature, aménagés ou non appartenant aux exploitations
agricoles et agro-industrielles, et destinés à recevoir la production agricole et à loger
les animaux.

2. Personnes et activités imposables

2.1 Personnes imposables

La contribution des patentes est un impôt professionnel dû par toute personne


physique ou morale, qui exerce en Côte d'Ivoire un commerce, une industrie, une
profession non expressément exemptée.

Sous réserve des exemptions prévues à l'article 280 du Code général des Impôts,
toute personne qui exerce une activité professionnelle est passible de la

105
Impôts directs Contribution des patentes

contribution des patentes quels que soient la nature de la profession, le domaine


d'activité, et la situation de la personne au regard des autres impôts.

Les entreprises non résidentes sont imposables en Côte d'Ivoire au titre de l'activité
qu'elles y exercent par le biais d'une installation fixe d'affaires constitutive ou non
d'un établissement stable.

Ainsi, est imposable à la contribution des patentes, une installation fixe appartenant
à une entreprise étrangère et qui exerce tout ou partie de l'activité même de
l'entreprise qu'elle représente, c'est-à-dire celle dont l'activité ne revêt pas un
caractère préparatoire ou auxiliaire.

Les sociétés de capitaux (sociétés anonymes, sociétés à responsabilité limitée) sont


imposables en leur nom propre. En conséquence, les actionnaires et associés de ces
sociétés sont exonérés (article 280-10° du Code général des Impôts).

Les sociétés de personnes et les sociétés civiles professionnelles, en raison de la


transparence fiscale qui les caractérise, ne sont pas personnellement assujetties à
l'impôt. Chacun des membres ou associés est imposable comme s'il exerçait
personnellement l'activité.

2.2 Activités imposables

Sauf exonération expresse, toutes les activités sont imposables, y compris les
professions libérales.

Pour être assujettie à la contribution des patentes, l'activité exercée doit présenter
un caractère habituel ; ce qui implique que les opérations soient effectuées de
manière répétitive. Lorsque le nombre et l'importance des actes effectués
caractérisent l'exercice habituel d'une profession, l'imposition est due même si
l'activité n'est que saisonnière, intermittente, voire précaire.

En effet, l'activité doit être exercée à titre professionnel, ce qui exclut les personnes
qui se bornent à gérer leur patrimoine privé et les activités sans but lucratif.

Le caractère professionnel de l'activité suppose la recherche de profit. De même,


l'appréciation du but lucratif dépend non de la forme juridique ou de l'objet social
d'un organisme, mais des conditions concrètes dans lesquelles il exerce son activité.

La contribution des patentes est due même lorsque l'activité n'est plus exercée de
façon effective, notamment en raison de l'arrêt provisoire d'activité de l'entreprise.
Peuvent être considérées comme étant en arrêt provisoire d'activité, les personnes
morales ou physiques qui, sans avoir souscrit une déclaration fiscale de cessation
d'activité, se trouvent dans un état de suspension d'activité. Il est rappelé que
l'entreprise qui entend se mettre en arrêt provisoire d'activité doit souscrire auprès
du service d'assiette des Impôts dont elle relève, une déclaration fiscale sur un
imprimé spécial d’«arrêt provisoire d'activité» ; faute de quoi, elle est réputée être
en activité.

L'entreprise en arrêt provisoire d'activité est redevable de la contribution des patentes


pour l'année entière, en cas de mise en arrêt provisoire d'activité au cours de l'année.
Toutefois, les entreprises en arrêt provisoire d'activité peuvent être dispensées du
paiement de la contribution des patentes à compter de l'année suivant celle de l'arrêt
d'activité, à condition que la durée de la mise en arrêt provisoire d'activité au cours de
l'année considérée, soit au moins égale à trois trimestres civils consécutifs.

106
Impôts directs Contribution des patentes

Cette mesure de tempérament ne fait pas obstacle à l'application de la règle du prorata


temporis, en cas de reprise d'activité par l'entreprise durant la période d’exemption.

3. Détermination de la valeur locative

L'article 275 du Code général des Impôts indique une démarche pour déterminer la
valeur locative. Celle-ci doit être rigoureusement suivie. Cette démarche consiste à
procéder par progression selon l'ordre suivant :

– référence au bail ;

– méthode de comparaison ;

– voie d'appréciation directe.

3.1 Référence au bail

La valeur locative est déterminée au moyen de baux authentiques ou de déclara-


tions de locations verbales passées dans des conditions normales entre un
propriétaire et un locataire indépendants. En particulier, le loyer ne doit pas être
sous-évalué en raison de liens particuliers existant entre le bailleur et le locataire.

La valeur locative est le prix que le propriétaire retire de ses immeubles lorsqu'il les
donne à bail, ou, s'il les occupe lui-même, celui qu'il pourrait en tirer en cas de location.

3.2 Méthode de comparaison

En l'absence de baux ou de déclarations de locations verbales, la valeur locative est


déterminée par comparaison avec des locaux dont le loyer aura été régulièrement
constaté ou sera notoirement connu. La méthode de comparaison autorise
notamment l'Administration à recourir au prix du mètre carré (m2) en fonction de la
localisation du bâtiment. Cette référence est retenue en tenant compte de différents
paramètres, dont notamment l'état du bien.

3.3 Voie d'appréciation directe

Lorsque les deux méthodes ci-dessus ne sont pas applicables, il y a lieu d'avoir
recours à la voie d'appréciation directe. Il convient dans ce cas, de procéder par la
méthode d’évaluation. Celle-ci consiste :

– en l’évaluation de la valeur vénale du bien (en pratique, il est retenu la valeur


brute au bilan avant amortissement. Toutefois, l'Administration fiscale peut
recourir à tous moyens, notamment aux expertises immobilières privées) ;

– en l’application d'un taux d'abattement à la valeur vénale en fonction de la


nature du bien ;

– en la détermination du taux moyen d'intérêts des placements immobiliers pour


chaque nature de propriété;

– en l’application du taux d'intérêt à la valeur vénale du bien.

107
Impôts directs Contribution des patentes

3.3.1 Cas des usines

La valeur locative des éléments imposables des usines et des établissements


industriels est calculée uniformément comme suit :

– Terrains, bâtiments, usines

VL = Valeur bilan x 5.6 %

(Valeur initiale)

– Bureaux, hangars, etc.

VL = Valeur bilan x 15 %

– Autres moyens matériels de production (matériel mobile)

VL = Valeur bilan x 10 %

3.3.2 Cas des entreprises commerciales et des prestataires de services

En ce qui concerne les entreprises commerciales et les prestataires de services, le


taux applicable à la valeur brute des immobilisations imposables pour obtenir la
valeur locative est uniformément fixé à 10 %. Il est rappelé que pour la
détermination de la patente de ces contribuables, il n'est pas tenu compte des
immobilisations non fixes.

3.3.3 Cas des établissements hôteliers

S'agissant des établissements hôteliers, la valeur locative retenue pour calculer le


droit sur la valeur locative de la contribution des patentes des exploitants d'hôtel est
déterminée à partir d'un revenu locatif annuel. Ce revenu subit des abattements,
pour tenir compte de la quote-part des charges normalement supportées par
l'exploitant et du taux d'inoccupation de l’hôtel. La méthode suivante est retenue :

a) le revenu locatif annuel est égal au total du prix cumulé de toutes les
chambres de l'hôtel pour 1 journée x 360 jours

b) – la base d'imposition à la contribution des patentes est égale :

– pour les établissements de moins de 3 étoiles :

VL = revenu locatif annuel x 10 % ;

– pour les établissements à partir de 3 étoiles :

VL = revenu locatif annuel x 20 %.

108
Impôts directs Contribution des patentes

TRAITEMENT FISCAL DES ENTREPOTS AU REGARD DE LA CONTRIBUTION DES


PATENTES

Note n° 2371/SEPMBPE/DGI/DLCD du 20 Juin 2018

Des hésitations s’étant fait jour quant au traitement des entrepôts en matière de
contribution des patentes, la présente note apporte les précisions suivantes.

La contribution des patentes est due par établissement. Elle se compose d'un droit
sur le chiffre d'affaires et d'un droit sur la valeur locative. Dans le cas des entrepôts,
seul le droit sur la valeur locative est exigible.

La notion d'entrepôt doit être entendue au sens strict à savoir, un bâtiment


logistique, une installation où aucune vente n'est réalisée et, par conséquent, aucun
chiffre d'affaires ne peut y être rattaché.

L'entrepôt ne doit servir qu'à l'entreposage, au stockage ou au conditionnement de


marchandises, d'intrants, de matières premières, de sources d'énergie, ou d'éléments
divers utilisés par l'entreprise.

Ainsi, les enlèvements par les clients de marchandises dans un local, n’ôtent pas le
caractère d'entrepôt à celui-ci sauf s’il est établi que la vente a été réalisée sur le site
de l’entrepôt et lui est rattachable. Il en résulte que la vente doit avoir été réalisée
en amont dans un établissement distinct de l’entrepôt.

Les locaux satisfaisant à ces critères seront considérés comme des entrepôts. Pour la
détermination de la patente y afférente, seul le droit sur la valeur locative est exigible.

Le principe de la perception d’un minimum de droit sur le chiffre d’affaires prévu


par l’article 267 du Code général des Impôts ne leur est pas applicable. Les
contribuables sont donc dispensés de remplir sur la déclaration de patente de ces
entrepôts, la rubrique relative au droit sur le chiffre d’affaires.

Il reste entendu que les entrepôts ne doivent faire l’objet de déclarations séparées
que lorsqu’ils sont distincts de l’établissement principal de l’entreprise.

PRECISIONS RELATIVES A LA PATENTE D’ACHETEURS DE PRODUITS LOCAUX

Note n° 2366/SEPMBPE/DGI-DLCD du 20 juin 2018

Dans le cadre de la constitution de leurs dossiers d’agrément, les acheteurs de


produits locaux de café et de cacao sollicitent auprès des services, la délivrance
d’une attestation de patente pour leur première année d’exercice.

La présente note apporte les précisions suivantes.

L’article 287 du Code susvisé prévoit que la patente d’acheteurs de produits locaux
est due pour l’année entière sans fractionnement, quelle que soit l’époque à laquelle
le patentable entreprend ou cesse son commerce.

Par ailleurs, la cotisation exigible devra être payée au plus tard quinze (15) jours
après la date de l’ouverture officielle de la principale campagne ou la date de
fixation du prix d’achat de ces produits.

109
Impôts directs Contribution des patentes

Il en résulte qu’aucune exonération n’est prévue en matière de patente d’acheteurs


de produits locaux.

En conséquence, il ne peut être délivré d’attestation d’exonération de patente aux


nouveaux acheteurs de produits locaux.

PRECISIONS RELATIVES A LA DETERMINATION DU DROIT SUR LA VALEUR


LOCATIVE DES ENTREPRISES EXERCANT DANS LE MEME LOCAL DES ACTIVITES
EXEMPTEES ET DES ACTIVITES IMPOSABLES A LA CONTRIBUTION DES PATENTES

Note n°2367/SEPMBPE/DGI-DLCD du 20 juin 2018

Aux termes des dispositions de l’article 274 du Code général des Impôts, le droit
sur la valeur locative servant au calcul de la contribution des patentes, est établi sur
la base de la valeur locative des locaux servant à l’exercice de la profession.

Dans certains cas, ces locaux professionnels sont affectés à la fois à l’exercice de
professions imposables et de professions exemptées de la contribution des patentes.

Des hésitations s’étant fait jour quant à la détermination de la valeur locative à


retenir pour le calcul du droit sur la valeur locative de tels locaux professionnels,
les précisions suivantes sont apportées.

Pour la détermination du droit sur la valeur locative des locaux dans lesquels sont
exercées concurremment des activités exemptées et des activités imposables à la
contribution des patentes, la valeur locative à prendre en compte est celle se
rapportant aux locaux affectés à l’exercice de l’activité imposable.

Dans l’impossibilité de déterminer de façon distincte la partie du local affectée à


l’activité imposable, il sera retenu une valeur locative forfaitairement déterminée et
correspondant au rapport du chiffre d’affaires de l’activité imposable sur le chiffre
d’affaires global.

Ce rapport sera appliqué à la valeur locative globale, pour la détermination de la


valeur locative imposable.

En tout état de cause, la valeur locative globale ne saurait être retenue pour la
détermination du droit sur la valeur locative.

Exemple :

Une société exerce concurremment dans un même local, une activité d’épargne et
de crédit, exemptée de la contribution des patentes, ainsi qu’une activité de
transfert d’argent, soumise audit impôt.

Le chiffre d’affaires total généré par les deux activités s’élève à 250 000 000 de
francs, se décomposant comme suit :

– 50 000 000 de francs au titre de l’activité d’épargne et de crédit ;

– 200 000 000 de francs au titre de l’activité de transfert d’argent.

110
Impôts directs Contribution des patentes

La valeur locative de l’ensemble des locaux affectés à l’exercice desdites activités


est évaluée à 100 000 000 de francs.

La valeur locative à prendre en compte pour la détermination du droit sur la valeur


locative s’établit comme suit :

• Détermination de la quote-part im posable dans le chiffre d’affaires global :

Chiffre d’affaires imposable/Chiffre d’affaires global

= 200 000 000/250 000 000

= 0,8 ; soit 80 %

• Détermination de la valeur locative

Valeur locative globale = 100 000 000 de francs

Valeur locative imposable = 100 000 000 x 0,8 = 80 000 000 de francs.

Valeur locative imposable = 80 000 000 de francs.

La valeur locative devant servir de base au calcul du droit sur la valeur locative de
cet établissement, est donc de 80 000 000 de francs.

PRECISIONS RELATIVES AUX MODALITES D’IMPOSITION DES CLOISONS A LA


CONTRIBUTION DES PATENTES ET A L’IMPOT FONCIER

Note n° 2368/SEPMBPE/DGI-DLCD du 20 juin 2018

La note de service relative au régime général de la contribution des patentes précise


que toutes édifications assimilées à des constructions, telles que les installations
destinées à abriter des personnes ou des biens, les conteneurs servant de local
d’exploitation ou d’habitation, les installations de stockage et les cloisons de
séparation fixes, sont passibles de l’impôt foncier et de la contribution des patentes.

Toutefois, en ce qui concerne les cloisons, il est constaté que certains services
d’assiette et de contrôle les imposent systématiquement à l’impôt foncier et à la
contribution des patentes sans tenir compte du fait qu’elles sont fixées au sol ou non.

Il est précisé que toutes les cloisons fixées au sol à demeure ou retenues au sol par
des dispositifs fixés à demeure (cloisons coulissantes, pliantes, amovibles, etc.)
doivent être imposées comme des constructions.

Ne sont donc pas imposables à la contribution des patentes et à l’impôt foncier, les
cloisons qui ne sont pas fixées au sol à demeure ou retenues par des dispositifs non
fixés au sol à demeure.

111
Impôts directs Contribution des patentes

PRECISIONS RELATIVES A LA CONTRIBUTION DES PATENTES DES ENTREPRISES


DE TRANSPORT PUBLIC

Note n° 2369/SEPMBPE/DGI-DLCD du 20 juin 2018

Aux termes des dispositions de l’article 265 du Code général des Impôts, la
contribution des patentes se compose d’un droit sur le chiffre d’affaires et d’un
droit sur la valeur locative.

Des hésitations et divergences d’interprétation étant apparues quant à la détermination


de la patente des entreprises de transport public exerçant leurs activités par voie
terrestre, les précisions suivantes sont apportées.

Contrairement au droit sur le chiffre d’affaires de la patente des entreprises


commerciales, qui est assis sur le chiffre d’affaires, celui de la patente des entrepri-
ses de transport public de personnes ou de marchandises est dû par véhicule en
service.

En effet, aux termes des dispositions de l’article 272 du Code général des Impôts, le
droit sur le chiffre d’affaires par voiture est égal à 50 400 francs majorés de 2 520
francs par place, celle du conducteur non compris, s’agissant des transports de
personnes.

Ce droit s’élève, pour chaque véhicule de transport de marchandises, à la somme de


37 800 francs majorée de 1 008 francs par tonne de charge utile au-dessus de
2 tonnes ; une fraction de tonne étant comptée comme une tonne entière.

Ainsi, en ce qui concerne les entreprises de transport public, le droit sur le chiffre
d’affaires de la contribution des patentes n’est pas calculé à partir du chiffre
d’affaires ou des recettes brutes hors taxes de l’année précédente tel que prévu par
les dispositions de l’article 267 du Code général des Impôts.

Au droit sur le chiffre d’affaires déterminé dans les conditions de l’article 272 du
Code général des Impôts, s’ajoute le droit sur la valeur locative, lorsque les
entreprises de transport exploitent des gares ou des espaces aménagés leur
appartenant ou qu’elles louent.

Lorsqu’il est dû, le droit sur la valeur locative est déterminé suivant les dispositions
de l’article 275 du Code précité.

En ce qui concerne le paiement de la contribution des patentes-transport, il peut être


effectué soit :

– auprès de la Recette des Impôts du lieu du siège social de l’entreprise, pour les
personnes morales ;

– auprès de toutes les recettes des Impôts divers, pour les personnes physiques,
quel que soit le lieu d’immatriculation ou de rattachement initial du
contribuable.

Toutefois, il est rappelé à toutes fins utiles, qu’en cas de paiements fractionnés du
montant de la patente, le solde de la cotisation exigible est obligatoirement acquitté
à la Recette du lieu de paiement de la première fraction.

112
Impôts directs Contribution des patentes

PRECISIONS RELATIVES A L’IMPOSITION DES VEHICULES AFFECTES AU


TRANSPORT DU PERSONNEL, DES ELEVES OU DES CLIENTS D’HOTELS

Note n° 2370/SEPMBPE/DGI-DLCD du 20 juin 2018

Les entreprises exerçant l’activité de transport de personnes sont assujetties, au titre


de la contribution des patentes, à un droit sur le chiffre d’affaires fixé par l’article
272-1 du Code général des Impôts, en fonction du mode de transport et du nombre
de places.

A la pratique, des entreprises, des établissements privés d’enseignement ou des


hôtels mettent à la disposition de leur personnel, de leurs élèves ou de leurs clients,
des véhicules affectés à leur transport.

Des hésitations étant apparues quant à l’imposition ou non de ces véhicules à la


contribution des patentes, les précisions suivantes sont apportées.

1. En ce qui concerne les véhicules affectés au transport du personnel

Les véhicules appartenant à une entreprise et affectés au transport de son personnel


ne sont pas soumis à la contribution des patentes.

Cette activité s’analyse en un transport privé de personnes, même si elle donne lieu
au paiement partiel ou total du prix de transport par ledit personnel.

Ce régime s’applique également aux véhicules pris en location directe par des
entreprises pour le transport de leur personnel même si l’entreprise de location est
une entreprise de transport public de personnes.

Toutefois, le bénéfice de cette mesure n’est accordé qu’aux véhicules pris en


location et exclusivement affectés au transport du personnel de l’entreprise.

2. En ce qui concerne les véhicules affectés au transport des élèves


ou étudiants

Lorsque les établissements privés utilisent leurs propres véhicules pour le transport
de leurs élèves ou étudiants, ils effectuent un transport privé de personnes.

A ce titre, cette activité n’est pas passible de la contribution des patentes due par les
entreprises de transport.

Il en est de même des véhicules pris en location directe par lesdits établissements
lorsque ces véhicules sont exclusivement réservés au transport de leurs élèves ou
étudiants.

A contrario, lorsque les véhicules susvisés servent à la fois au transport des élèves
ou étudiants et au transport public de personnes, ils sont imposés à la patente dans
les conditions de droit commun. Cette solution s’applique également aux véhicules
de transport du personnel visés au 1 ci-dessus.

3. En ce qui concerne les véhicules pris à crédit-bail

Les véhicules pris à crédit-bail par les entreprises pour le transport de leur person-
nel ou par les établissements privés pour le transport de leurs élèves ou étudiants,
ne sont pas soumis à la contribution des patentes, avant ou après la levée de l’option
dès lors que lesdits véhicules assurent le transport du personnel de l’entreprise ou
des élèves et étudiants.

113
Impôts directs Contribution des patentes

Les différents régimes susvisés s’appliquent également aux véhicules affectés par
les hôtels pour le transport de leurs clients.

A toutes fins utiles, il convient de préciser que l’activité de location de véhicules est une
prestation de services soumise en tant que telle à la taxe sur la valeur ajoutée
conformément aux dispositions des articles 339 et suivants du Code général des Impôts.

114
Titre deuxième
Impôts indirects
CHAPITRE PREMIER
Taxes sur les chiffres d’affaires

REGLES DE DEDUCTION EN MATIERE DE TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE (TVA)

Note n° 2406/SEPMBPE/DGI/DLCD du 20 Juin 2018

La présente note a pour but de rappeler certains principes généraux du régime de


déduction en matière de taxe sur la valeur ajoutée (TVA), les conditions d’exercice
du droit à déduction et de définir les règles applicables aux assujettis partiels.

I– Principes généraux

La TVA est perçue à chaque stade d’un circuit économique donné, sur le prix de
vente du produit, sous déduction des taxes précédemment acquittées sur le prix
d’achat ; ce qui équivaut à imposer la valeur ajoutée par chacun des assujettis.

Il est rappelé que :

– seule est déductible, la taxe sur la valeur ajoutée mentionnée sur la facture
d’achat ou acquittée en douane par l’assujetti ou payée à raison des services
rendus par des prestataires de services ;

– toute TVA facturée est due.

Les règles présentées ci-dessous portent sur les crédits de départ en matière de
TVA, le remboursement des crédits de taxes, l’application de la règle du butoir et le
régime des livraisons à soi-même.

1. Crédit de départ

En prenant la position d’assujettis, les redevables acquièrent à concurrence de la


TVA qui a grevé au stade immédiatement antérieur, leurs achats de biens et
services, un droit à déduction qui ne peut être exercé que sur la taxe applicable à
leurs opérations. En effet, le remboursement direct n’est autorisé que dans les cas
prévus aux articles 382 et 383 bis du Code général des Impôts. Le montant de cette
taxe est appelé crédit de départ.

Pour la détermination du crédit de départ, il est fait application du taux de la TVA,


tant pour les biens et services importés que pour ceux acquis localement.

2. Règle du butoir

Aux termes de l’article 382 du Code général des Impôts, la déduction ne peut, sauf
cas limitativement énumérés, aboutir à un remboursement même partiel de la taxe
sur la valeur ajoutée.

En règle générale, la TVA facturée à un assujetti ou acquittée par lui à l’importation


doit donc être considérée comme définitivement acquise au Trésor. Il y a donc lieu,
en ce qui concerne une opération donnée, de comparer la taxe due à celle ayant
grevé le prix d’achat des matières ou objets ouvrant droit à déduction.

La règle du butoir trouve notamment son application en cas de perte, dons, vol ou
destruction de marchandises ainsi qu’en cas de ventes à perte ou d’opérations
impayées.

117
Impôts indirects Taxes sur les chiffres d’affaires

Cependant, le non-reversement par les assujettis de la TVA portant sur les biens
ayant fait l’objet de destruction par incendie, inondation, pillage ou saccage est
autorisé par l’article 375-2° du Code général des Impôts. Ces cas de force majeure
peuvent être justifiés par tous moyens pouvant faire foi.

3. Remboursement

Le remboursement de la TVA est légalement limité aux cas énumérés aux articles
382 et 383 bis du Code général des Impôts.

4. Livraison à soi-même

La livraison à soi-même (LASM) se définit comme une opération par laquelle un


contribuable obtient, avec ou sans le concours d’une tierce personne, un bien ou
une prestation de services à partir de biens, d’éléments ou de moyens lui
appartenant.

Les LASM peuvent être taxables ou non.

Les livraisons à soi-même sont taxables en application de l’article 345 du Code


général des Impôts. Il n’y a toutefois pas lieu d’imposer les opérations de l’espèce
portant sur des biens, objets ou services ouvrant droit à déduction.

Demeurent donc seules soumises à la TVA :

– les livraisons à soi-même de biens, objets ou services utilisés pour la


fabrication de produits exonérés ;

– les livraisons à soi-même de produits, objets, appareils ou services utilisés


dans une opération non soumise à la TVA et les livraisons à soi-même
d’immeubles exclus du droit à déduction.

II– Conditions d’exercice du droit à déduction

Les assujettis au régime de la taxe sur la valeur ajoutée sont autorisés, après que la
taxe soit devenue exigible au sens des dispositions de l’article 361 du Code général
des Impôts, à déduire chaque mois de la TVA applicable à leurs opérations de
ventes ou de prestations de services :

– le montant de celle qui figure sur leurs factures d’achat de matières ou produits
visés à l’article 365 du Code général des Impôts, ou qui a été acquittée lors de
l’importation des mêmes matières ou produits ;

– le montant de la taxe sur les opérations bancaires (TOB) portant sur les agios
bancaires et sur tous les autres frais et services exposés par les entreprises, pour les
besoins de leur exploitation.

1. Conditions de déduction

La déduction prévue à l’article 362 du Code général des Impôts concerne, sous
réserve des exclusions légales, tous les biens et services remplissant les conditions
suivantes :

– être acquis pour les besoins de l’entreprise ; ce qui exclut du bénéfice de la


déduction, tous les biens et services destinés ou employés pour les besoins

118
Impôts indirects Taxes sur les chiffres d’affaires

personnels des redevables, ainsi que les acquisitions qui ne correspondent pas
à des usages normaux et réels de l’entreprise ;

– être utilisés par des assujettis à la TVA sur la totalité ou sur une partie seulement
de leurs opérations. Selon le cas, les entreprises effectuent la déduction en
totalité ou d’après un pourcentage correspondant à la fraction des opérations
taxées. Aucune déduction ne peut donc être effectuée par les entreprises qui
exercent exclusivement des activités exonérées ou situées hors du champ
d’application de la TVA. Toutefois, lorsque des produits exonérés sont
accessoirement obtenus au cours de la fabrication de produits taxables, la TVA
ayant grevé les matières et produits assimilés, peut être déduite en totalité sous
réserve de l’application de la règle du butoir ;

– avoir supporté la TVA ;

– ne pas être exclus du droit à déduction.

2. Produits ouvrant droit à déduction

Les produits ouvrant droit à déduction se répartissent en deux catégories :

a) Les matières premières et produits s’intégrant dans le produit fini passible de la TVA

Il s’agit des :

– matières premières brutes (végétaux, pierres, sables, bois, minerais…) ou


ouvrées (métaux, tissus…) utilisées dans la fabrication ;

– produits semi-ouvrés destinés à recevoir un complément de main-d’œuvre ;

– pièces détachées devant être incorporées dans un ensemble constituant un


produit fini (montage de bicyclettes ou de véhicules automobiles par exemple).

b) Les agents de fabrication

Ce terme désigne les matières ou produits ne constituant pas un outillage qui,


normalement et sans entrer dans le produit fini, sont détruits ou perdent leurs
qualités spécifiques au cours d’une seule opération de fabrication.

On peut citer à titre indicatif :

– les explosifs ;

– l’acide sulfurique pour le décapage des métaux ;

– les détersifs utilisés dans l’industrie ;

– les produits d’ensimage ;

– le carbure de calcium, l’acétylène, l’oxygène ;

– les carburants utilisés comme force motrice.

119
Impôts indirects Taxes sur les chiffres d’affaires

3. Biens ouvrant droit à déduction et biens exclus

Les biens ouvrant droit à déduction et les biens exclus ont été classés sous les
rubriques suivantes :

– investissements immobiliers ;

– investissements mobiliers ;

– biens constituant des frais généraux.

a) Investissements immobiliers

Biens ouvrant droit à déduction Biens exclus


En raison de la diversité des biens et des conditions de leur Immeubles autres que les bâtiments à
utilisation, il s’agit à titre indicatif de : usage industriel, commercial et admi-
nistratif :
1) Bâtiments et locaux à usage industriel :
– garage ;
– ateliers de fabrication ;
– baraquements de chantier ;
– entrepôts de matières premières et de produits ;
– immeubles servant au logement des
– entrepôts de produits finis sur les lieux de production ; membres de l’entreprise ;

– voies de communication de caractère privé intérieures – bâtiments et locaux abritant des


ou extérieures aux unités de production dès lors qu’elles services sociaux non obligatoires :
sont affectées aux besoins de l’exploitation : chemins, rou- cantines, salles de fêtes, gymnases,
tes, voies ferrées ; coopératives, etc. ;

– quais d’embarquement ou de déchargement même s’ils – installations et réparations de natu-


sont situés sur des terrains appartenant à des tiers ; re immobilière effectuées dans les im-
meubles ci-dessus (chauffage, plom-
– cours d’usines et leurs clôtures même si certains locaux berie, ventilation, électricité,
y sont implantés ; téléphone, climatisation).

– et d’une manière générale, tous les locaux affectés di-


rectement à la production.

2) Bâtiments administratifs et commerciaux


– locaux utilisés pour la vente en gros ou au détail ;

– bureaux administratifs ou commerciaux ;

– bureaux de direction, de comptabilité, de dactylogra-


phie, d’embauche de personnel ;

– entrepôts, halls d’exposition, salle d’attente.

3) Bâtiments et locaux abritant les services sociaux


obligatoirement prévus par la législation du travail :
infirmerie, vestiaire, douches, lavabos, etc.

120
Impôts indirects Taxes sur les chiffres d’affaires

4) Locaux abritant les centres d’apprentissage et


de formation professionnelle placés sous la
dépendance directe de l’entreprise et qui consti-
tuent le prolongement de son activité.

5) Installations et réparations de nature immobi-


lière effectuées dans les immeubles ci-dessus
(ventilation, électricité, plomberie, conditionne-
ment d’air, téléphone, interphone, chauffage).

6) Acquisitions d’immobilisations et de pièces


détachées affectées exclusivement à l’activité
agricole ou pastorale des entreprises agricoles et
industrielles intégrées. Cette disposition s’appli-
que également aux fournitures de services de
réparation au profit de ces mêmes entreprises.

Immeubles à usage mixte

Lorsqu’un assujetti fait construire ou se livre un immeuble qu’il affecte à un usage


mixte, par exemple un bâtiment abritant à la fois des logements et un centre
d’apprentissage, seule est déductible la taxe afférente au coût de construction se
rapportant à la partie ne constituant pas un bien exclu.

Il appartient aux redevables intéressés de déterminer et de justifier sous leur


responsabilité la part de la taxe déductible, sous réserve du droit de contrôle de
l’Administration fiscale.

b) Investissements mobiliers

Il est rappelé que sont légalement exclus les véhicules, autres que :

– les moyens internes de manutention ;

– les véhicules de tourisme dont la puissance fiscale n’excède pas 12 chevaux


ainsi que les véhicules à deux (2) roues dont le prix d’acquisition n’excède
pas trois millions de francs hors taxes ;

– les véhicules utilitaires quelle que soit leur charge utile ;

– les véhicules acquis par les entreprises de transport ayant opté pour la TVA et
affectés au transport de personnes ou de marchandises.

Il est précisé que le mobilier est exclu du bénéfice des déductions (article 372 du
Code général des Impôts).

121
Impôts indirects Taxes sur les chiffres d’affaires

Biens ouvrant droit à déduction Biens exclus


1) Installations et matériels industriels, machines et engins 1) Véhicules utilisés pour le transport
de production et de manutention, véhicules de transport de des personnes et des marchandises.
personnes et de marchandises :

– matériels spécialement conçus pour les besoins des entre- 2) Mobilier :


prises de travaux publics : pelles mécaniques, tournapull, – Les meubles meublant quel que soit
scrapers, excavateurs, bulldozers, rouleaux–compresseurs, le lieu où ils sont placés : tables, chai-
chargeurs, gravillonneurs, étendeurs, broyeurs, draglines, ses, fauteuils, bureaux, armoires,
dragues, matériels de sondage, de forage, d’extraction, bibliothèques, etc.
chouleurs, lodders, bétonnières, pompes, remorques tractées
servant d’ateliers sur les chantiers de travaux, dumpers ;
3) Equipement des bâtiments et
– matériels des différents corps de métiers du bâtiment ; locaux exclus.
– appareils de levage et de manutention : pontons, grues,
grues–automotrices, grues télécommandées, portiques, 4) Pièces de rechange et fournitures
échafaudages, ponts roulants, diables, chariots automoteurs, utilisées à l’entretien et à la réparation
monte–charges, skrips, transports à galets ou aériens ; des biens visés ci-dessus.

– engins spécialisés utilisés dans les mines ;

– matériel ferroviaire circulant exclusivement sur des voies


privées ou des embranchements particuliers ;

– véhicules ;
– véhicules utilitaires quelle que soit leur charge utile ;

– véhicules hors–gabarit exclusivement réservés à des ma-


nutentions internes sur carrière ou sur chantier ;

– véhicules de transport de personnes et de marchandises


appartenant aux entreprises de transport ayant opté pour
leur assujettissement à la TVA ;

– tracteurs, moto bennes utilisées à des travaux de terrasse-


ment, déblaiement, manutention sur chantiers de travaux
immobiliers ;

– ambulances ;

– matériel de livraison demeurant la propriété du vendeur


(tubes en acier, casiers, bonbonnes…) ;
– matériel de lutte contre l’incendie (extincteurs, tuyaux,
pompes…) ;
– agencements et installations de caractère mobilier de lo-
caux ouvrant droit à déduction (rayonnages pour stockage
par exemple).

2) Equipement des services administratifs et commerciaux :


– machines à écrire, à facturer, à calculer, à timbrer ;

– machines électro comptables ;

– appareils de photocopie, duplicateurs;

– classeurs, fichiers, bacs à fiches ;

– appareils de contrôle et de laboratoires;

– coffres forts blindés et armoires coffres forts ;

– matériel informatique.

122
Impôts indirects Taxes sur les chiffres d’affaires

3) Equipement des services sociaux obligatoires et


des centres d’apprentissage à l’exclusion des objets
de mobilier (tables, chaises, lits, literie…).

4) Pièces de rechange et fournitures utilisées à


l’entretien et la réparation des biens visés ci-dessus.
5) Acquisitions par les négociants, de biens
constituant des immobilisations et de biens meubles
corporels utilisés exclusivement pour la réparation
et la remise en état des biens vendus : les engins de
chantier concernés sont les bouteurs (bulldozer),
bouteurs biais (chargeuses sur pneus), bouteurs sur
chenilles (chargeuses sur chenilles), autres pelles
mécaniques, excavateurs, chargeuses, pelleteuses
(tractopelle), chargeuses et chargeuses pelles à
chargement frontal, nivelleuses (finisher/asphaltfi-
nisher), compacteuses, rouleaux compresseurs,
grues/camions grue, tombereaux, tombereaux
articulés (camions articulés).

c) Biens et prestations de services constituant des frais généraux de l’entreprise


Biens et prestations de services ouvrant droit à déduction Biens et prestations de services exclus
1) Frais d’éclairage et de conditionnement d’air des locaux – Produits utilisés à l’entretien et au
industriels, administratifs et commerciaux (à l’exclusion des fonctionnement des biens exclus, no-
locaux d’habitation dépendant de l’entreprise). tamment les carburants utilisés dans les
véhicules n’ouvrant pas droit à déduc-
tion ;
– livraisons à titre gratuit au personnel
et à la clientèle ;
– frais d’hôtel et de restauration ;

– frais de représentation.
2) Frais de fabrication : N’ouvre également pas droit à déduc-
tion, la taxe ayant grevé les achats, tra-
Fournitures générales des ateliers et chantiers : force vaux ou services dont le montant est
motrice, combustibles, huiles, graisses, carburants : supérieur à 250 000 francs et dont le
règlement est effectué en espèces
déduction plafonnée à 95% pour les produits pétroliers (art.373 du CGI)
acquis et utilisés par les entreprises de transport ayant exercé
l’option, sous réserve que ces achats aient été effectués
auprès de compagnies de distribution à l’exclusion des sta-
tions–service.
3) Frais de vente :

– fournitures administratives (papier, encre, crayons, fiches,


registres…)

– frais de publicité.

d) Exportations et opérations assimilées à des exportations


Biens et prestations de services ouvrant droit à déduction Biens et prestations de services
exclus du droit à déduction
– Achats et importations opérés par des personnes effectuant
des livraisons à l’exportation.

123
Impôts indirects Taxes sur les chiffres d’affaires

III– Règles applicables aux assujettis partiels

1. Règle du prorata

a) Principes généraux

Il arrive que des assujettis à la TVA exercent en même temps d’autres activités non
soumises à cette taxe (activités mixtes). En application de l’article 378 du Code
général des Impôts, ces assujettis partiels ne peuvent déduire l’intégralité de la
TVA ayant grevé leurs investissements et leurs frais généraux.

Trois hypothèses peuvent se présenter :

– le bien ou le service acquis est exclusivement affecté à la réalisation


d’opérations exonérées ou hors du champ d’application de la TVA même si
ses produits sont exportés : aucune déduction n’est possible ;

– le bien ou le service acquis est exclusivement affecté à la réalisation


d’opérations taxables (même exportés) : la déduction totale est admise ;

– le bien ou le service acquis est concurremment affecté à la réalisation des


deux catégories d’opérations visées ci-dessus : la déduction est réduite au
prorata du chiffre d’affaires soumis à la TVA ou assimilé par rapport au
chiffre d’affaires total.

Remarque

Si l’entreprise ne peut classer ses biens ou services selon l’affectation qu’ils


reçoivent au regard des hypothèses ci-dessus, elle peut utiliser le prorata général de
déduction pour l’ensemble de ses acquisitions.

b) Détermination du prorata de déduction

Le prorata de déduction ou pourcentage de déduction représente le taux de TVA


récupérable pour un assujetti partiel. En d’autres termes, le prorata s’applique aux
entreprises effectuant à la fois des opérations taxables exportations comprises ainsi
que des opérations exonérées ou hors du champ d’application de la TVA.

c) Calcul du prorata

Pour l’application de la règle du prorata (P), le montant de la TVA déductible est


obtenu par la formule suivante :

• En ce qui concerne le numérateur

CA1 représente le chiffre d’affaires ayant effectivement supporté la TVA mais


exprimé hors taxe en application des dispositions de l’article 359 du Code général
des Impôts.

124
Impôts indirects Taxes sur les chiffres d’affaires

CA2 représente le chiffre d’affaires réalisé à l’exportation, même si les biens


exportés sont exonérés de TVA ainsi que le chiffre d’affaires assimilé à des
exportations au sens des articles 356 et 357 du Code général des Impôts.

CA3 représente le chiffre d’affaires exonéré conventionnellement de la TVA.

LASM représente le montant des livraisons à soi-même taxables (ce montant doit
être stipulé hors taxe).

• En ce qui concerne le dénominateur

CA total correspond aux données figurant au numérateur auxquelles s’ajoutent les


éléments suivants :

– le chiffre d’affaires exonéré de taxes (autre que celui porté au numérateur) ;

– le chiffre d’affaires portant sur des opérations situées hors du champ d’application ;

– les livraisons ou prestations de services à soi-même exonérées.

Sont exclus du calcul du prorata :

– les cessions d’éléments d’actifs, que ces cessions soient imposables ou


exonérées de TVA ;

– les produits financiers ne constituant pas un élément du chiffre d’affaires


(dividendes, intérêts, tantièmes, etc,) ;

– les remboursements de frais ou débours ;

– les indemnités ayant un caractère de dommages et intérêts ;

– la fraction non imposable du prix de vente des biens d’occasion commercialisés


par les négociants professionnels, lorsque ces biens sont imposés sur la marge ;

– les subventions d’équipement ;

– les primes à l’exportation.

Il est précisé que les éléments qui figurent au numérateur et au dénominateur sont
ceux ressortant des opérations réalisées au cours de l’exercice précédent. Le prorata
utilisé au cours d’une année considérée revêt un caractère provisoire. Cela implique
que ce prorata devra être régularisé en fin d’exercice lorsque les données réelles de
cet exercice seront définitivement connues (prorata définitif).

Exemple :

L’entreprise CAROSSOL est spécialisée dans la livraison d’appareils de nettoyage


et la maintenance industrielle. Elle réalise également une partie de son chiffre
d’affaires dans la vente de semences et d’insecticides. Cette société a obtenu du
Gouvernement, une exonération conventionnelle pour l’entretien de parcelles
villageoises appartenant à un Centre de recherche en agronomie.

125
Impôts indirects Taxes sur les chiffres d’affaires

Les données tirées de la comptabilité et des déclarations de TVA souscrites par la


société CARROSOL au titre des exercices 2016 et 2017, se présentent ainsi qu’il suit :

Données comptables Exercice 2016 Exercice 2017


Chiffre d’affaires pour livraison de machines 78 000 000 96 000 000
Chiffre d’affaires exonéré (ventes de semences 65 000 000 45 000 000
et d’insecticides)
Subventions d’équipement reçues 50 000 000 30 000 000
Chiffre d’affaires à l’exportation 42 000 000 55 000 000
Chiffre d’affaires exonéré conventionnellement 15 000 000 20 000 000
Cession de véhicules totalement amortis 7 000 000 10 000 000
Livraisons à soi-même taxables 0 4 000 000
Livraisons à soi-même non taxables 0 15 000 000

Détermination du prorata définitif à utiliser pour l’année 2016

On suppose que durant l’année 2016, l’entreprise avait fait usage d’un prorata
provisoire. Les données définitives de la comptabilité étant connues au 31 décem-
bre 2016, la société CARROSOL était tenue de déterminer un prorata définitif (Pd),
selon la formule ci-après :

Au numérateur (N) = 78 000 000 (CA1) + 42 000 000 (CA2) + 15 000 000 (CA3) + 0 (LASM)

= 135 000 000

Au dénominateur (D) = (N) + 65 000 000 (CA exon) = 135 000 000 + 65 000 000

= 200 000 000

Pd = [135 000 000/ 200 000 000] x 100

= 67,5 %

Il est rappelé que les subventions d’équilibre et les cessions d’immobilisations ne


sont pas à comprendre dans le calcul du prorata de déduction.

NB : Le prorata définitif ainsi déterminé au titre l’exercice 2016 constitue le pro-


rata provisoire de l’exercice 2017 que l’entreprise devra utiliser pour opérer les déduc-
tions de TVA grevant les acquisitions de biens et services au cours dudit exercice.

Ce prorata devra à son tour être régularisé au 31 décembre 2017, sur la base des
données effectives de l’exercice 2017.

Détermination du prorata définitif à utiliser pour l’année 2017

Au numérateur (N) = 96 000 000 (CA1)+55 000 000 (CA2)+20 000 000 (CA3)+4 000 000 (LASM)

= 175 000 000

126
Impôts indirects Taxes sur les chiffres d’affaires

Au dénominateur (D) = (N) + 65 000 000 (CA exon) = 175 000 000 + 45 000 000 + 15 000 000

= 235 000 000

Pd = [175 000 000/ 235 000 000] x 100

= 74,47 %

Le prorata définitif de l’exercice 2017 (74,47 %) étant supérieur au prorata


provisoire utilisé (67,5 %), il en résulte que l’entreprise CARROSOL a moins
déduit de TVA qu’il n’en fallait. Par conséquent, elle est autorisée à pratiquer un
complément de déduction dans la proportion de 6,97 % = 74,47 % – 67,50 %.

d) Régularisation de la déduction initiale portant sur des biens amortissables

La règle du prorata commande qu’en cas de variation du pourcentage initial de


déduction, la TVA ayant grevé les biens puisse donner lieu à reversement ou à
complément de déduction.

Le prorata doit donc en principe être remis en cause chaque année pendant toute la
durée d’amortissement d’un bien ; la régularisation éventuelle portant sur une
fraction de taxe calculée d’après le temps d’amortissement restant à courir.

Dans la pratique, dans un souci de simplification des calculs, il est généralement admis :

1. qu’il n’y a pas lieu d’opérer une double régularisation : le pourcentage afférent à
un exercice donné sera donc applicable à l’exercice suivant pour les entreprises
nouvelles visées au paragraphe (e) ci-dessous ; le premier pourcentage sera
valable sur deux (2) ans ;

2. que la déduction initiale ne pourra faire l’objet de régularisation que pendant une
période de cinq (5) années ;

3. que les corrections seront limitées au cas où la variation à la baisse ou à la hausse


du pourcentage initial de déduction excédera un seuil de 10 %.

Exemple

Une entreprise achète au cours de l’exercice 2013 des biens amortissables grevés
de la TVA pour une valeur de 100 000 000 de francs. Le pourcentage de déduction
calculé sur l’exercice 2012 est de 80 % (pourcentage initial).

Le pourcentage applicable en 2014 (opération effectuée en 2013) est de 95%.

1. La variation du pourcentage initial, 95 % – 80 % = +15 % excède le seuil de


10 % ; il est donc possible d’effectuer un complément de déduction.

Déduction initiale (2013) :100 000 000 x 80 % = 80 000 000

Déduction théorique (2014):100 000 000 x 95 % = 95 000 000

Le complément de déduction est égal au cinquième de la différence entre la


déduction théorique et la déduction initiale, soit :

(95 000 000 – 80 000 000)/5 = 3 000 000

ou encore [100 000 000 * 15 %]/5 = 3 000 000

127
Impôts indirects Taxes sur les chiffres d’affaires

2. Le pourcentage applicable en 2015 (opérations effectuées en 2014) est de 40%.

La variation du pourcentage initial (40 % – 80 % = – 40 %), excède le seuil de


10 % en valeur absolue.

Déduction initiale en 2014 :100 000 000 x 80 % = 80 000 000

Déduction théorique (2015): 100 000 000 x 40 % = 40 000 000

Reversement à opérer :
(80 000 000 – 40 000 000)/5 = 8 000 000 ou encore [100 000 000 * 40 %]/5 = 8 000 000

3. Les pourcentages applicables en 2016 et 2017 sont respectivement de 75 % et


90 % (Dans aucun de ces deux cas, la variation n’excède le seuil de 10 %.)

Aucune régularisation de TVA n’est donc à opérer.

4. En 2018, cinq (5) années se sont écoulées depuis la date d’acquisition des biens
considérés. L’entreprise n’a donc plus de correction à opérer sur la déduction initiale.

e) Autres régularisations

Les modifications d’activité sont susceptibles de donner lieu à un reversement de


taxe dans les cas suivants :

– la cessation d’activité ;

– l’abandon de la qualité d’assujetti à la TVA ;

– l’affectation d’un bien à une destination n’ouvrant pas droit à déduction ;

– la cession partielle d’éléments d’actifs.

Dans ce dernier cas, la TVA ayant grevé la fraction non amortie du prix de revient reste
théoriquement acquise au Trésor. Si l’acquéreur est lui-même assujetti à la TVA, l’appli-
cation de cette règle aurait pour conséquence de le priver du bénéfice de la déduction.

Pour atténuer la rigueur de cette position, il est admis :

1. qu’en cas de cession de matériel, aucun reversement n’est exigé si l’acquéreur


remplit les conditions pour exercer le même droit à déduction et s’engage à
observer les mêmes obligations que le vendeur ;

2. qu’en cas de revente avant utilisation réelle, l’opération s’analyse en une revente
en l’état de matériel neuf permettant le jeu normal de la déduction chez l’acquéreur ;

3. que dans le cas de faillite ou de cession de bien, lorsque le bien a ouvert droit à déduc-
tion, que la taxe à reverser soit calculée sur la base de la valeur de réalisation du bien cédé.

La régularisation de la taxe sur la valeur ajoutée n’est pas exigée lorsque les biens non
amortissables ont fait l’objet de destruction par incendie, inondation, pillage ou saccage.

Il en va de même pour les biens amortissables notamment les immobilisations


d’autant qu’en cas de destruction par incendie, inondation, pillage ou saccage, la
fraction de la TVA déduite et qui correspond à la partie non amortie de
l’immobilisation, ne donne également pas lieu à régularisation.

128
Impôts indirects Taxes sur les chiffres d’affaires

La destruction par incendie, inondation, pillage ou saccage peut être justifiée par
tout moyen.

f) Entreprises nouvelles ou nouvellement assujetties

Si la règle du prorata s’applique à une entreprise nouvellement assujettie ou à une


opération imposable à la TVA soit par option, soit du fait d’une modification
d’activité ou de législation fiscale, un pourcentage de déduction provisoire sera
déterminé d’après les prévisions d’exploitation.

Une régularisation de la déduction initiale pourra ensuite être éventuellement


opérée selon les modalités prévues aux paragraphes (c) et (d) ci-dessus.

Il convient de noter qu’en ce qui concerne les entreprises nouvellement assujetties,


n’entre en ligne de compte que la fraction non amortie des biens déductibles en
application de l’article 375 -3° du Code général des Impôts.

g) Incidence des régularisations de TVA en matière d’impôt sur les BIC

Les biens ou services ouvrant droit à déduction doivent être inscrits en comptabilité
pour leur prix d’achat ou de revient diminué de la déduction à laquelle ils ont donné
lieu. S’agissant des biens, les amortissements sont calculés sur la base du prix
d’achat ou de revient ainsi réduit conformément aux dispositions de l’article 364 du
Code général des Impôts.

Les révisions annuelles de la déduction initiale restent sans incidence sur la valeur
comptable des biens, les reversements ou déductions complémentaires devant être
directement inscrits au débit ou au crédit des comptes 443 « Etat, TVA facturée » et
445 « Etat, TVA récupérable ».

Dans les cas prévus au paragraphe (d) ci-dessus, le reversement d’une fraction de la
TVA peut avoir pour conséquence, dans les écritures de l’entreprise cédante, une
augmentation d’égal montant de la valeur comptable des biens considérés.

2. Cas des magasins à rayons multiples

Pour les assujettis partiels qui exploitent des magasins de vente au détail, la
détermination de la TVA exigible est rendue difficile en pratique, en raison de
l’absence de factures de ventes délivrées aux clients.

Deux méthodes leur sont proposées dans ce cas.

Méthode A

Elle s’applique lorsque le taux de marge pratiqué est inférieur à 10 % sur


l’ensemble des biens vendus.

Pour l’application de cette méthode, la proportion des achats par type de biens est
réputée être la même que celle des ventes.

Le chiffre d’affaires global TTC est réparti en fonction des pourcentages obtenus.

La TVA exigible est calculée en appliquant au chiffre d’affaires taxable TTC


reconstitué selon lesdits pourcentages, le taux applicable sur une base TTC.

129
Impôts indirects Taxes sur les chiffres d’affaires

Méthode B

Cette méthode s’applique lorsque le taux de marge pratiqué est supérieur à 10 %.

Pour la détermination du chiffre d’affaires taxable, les achats de l’entreprise sont


répartis par catégorie de biens (taxables et non taxables). A partir de cette
répartition, les ventes théoriques de l’entreprise sont reconstituées en tenant compte
du taux de marge applicable à chaque nature de bien.

Le pourcentage des ventes théoriques obtenu est rapporté aux ventes réelles pour la
détermination des chiffres d’affaires réels par catégorie de biens.

Les assujettis partiels exploitant des magasins de ventes au détail ont la faculté de
déterminer leur chiffre d’affaires taxable en fonction des opérations de l’exercice
précédent, sous réserve de régularisation.

REMBOURSEMENTS DE CREDITS DE TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE (TVA)

Note n° 2394/SEPMBPE/DGI-DLCD du 20 juin 2018

Aux termes des dispositions de l’article 382 du Code général des Impôts, les
déductions de TVA ne peuvent aboutir au remboursement même partiel de la taxe
ayant grevé un produit déterminé, sauf dans les cas suivants :

– opérations à l’exportation et assimilées ;

– cessation d’entreprise ;

– investissements réalisés par les entreprises industrielles assujetties au régime


de la taxe sur la valeur ajoutée ;

– opérations de crédit-bail ;

– investissements réalisés par les entreprises commerciales dans le cadre d’un


programme d’agrément à l’investissement agréé par l’organisme national
chargé de la promotion des investissements (le Centre de Promotion et des
Investissements en Côte d’Ivoire) prévue par le Code des Investissements ;

– acquisitions de biens d’investissement ouvrant droit à déduction pour une


valeur supérieure à 40 000 000 de francs toutes taxes comprises ;

– opérations passibles de la taxe sur la valeur ajoutée au taux réduit ;

– opérations bénéficiant d’une exonération conventionnelle, ainsi que celles


effectuées avec les membres des missions diplomatiques et assimilées, en
application des règles de réciprocité.

En outre, l’article 383 bis du Code général des Impôts prévoit le remboursement de
la TVA acquittée sur les projets exonérés. Il s’applique :

– aux entreprises privées ayant conclu une convention particulière avec le


Gouvernement ;

130
Impôts indirects Taxes sur les chiffres d’affaires

– aux entreprises bénéficiaires des exonérations contenues dans le Code des


Investissements ;

– aux frais généraux exposés par la Société ivoirienne de Raffinage (SIR) et la


Société multinationale de Bitumes (SMB) jusqu’en 2020.

L’arrêté n° 0241/MDPMEF/DGI/DGTCP du 10 août 2006 définit les modalités


d’application de la procédure de remboursement des crédits de TVA.

La présente note a pour objet d’apporter des précisions et d’établir les règles relatives
au traitement des dossiers de demandes de remboursement de crédits de TVA.

I– Procédure de remboursement des crédits de TVA

1. Eléments constitutifs du dossier

Les demandes de remboursement de crédits de TVA doivent obligatoirement


comporter les pièces suivantes :

– une demande de remboursement adressée au Directeur général des Impôts


mentionnant le montant du crédit de taxe dont le remboursement est
demandé, la période de remboursement, le numéro de compte contribuable et
le numéro de compte bancaire du requérant ;

– les copies des déclarations de TVA et des états des taxes déductibles attestant
le montant du crédit demandé en remboursement par les assujettis à la taxe ;

– une caution délivrée par un établissement bancaire ou financier d’un montant


égal à 25 % des sommes demandées en remboursement ;

– une attestation de sincérité des sommes demandées en remboursement, sur un


formulaire fourni par la Direction générale des Impôts ;

– pour les biens acquis à l’importation, une attestation délivrée par les services
de la Direction générale des Douanes ;

– pour les exportations, une attestation de la Direction générale des Douanes


certifiant que les montants figurant sur les déclarations à titre d’exportation
sont exacts.

Toutefois, ces attestations délivrées par la Direction générale des Douanes ne sont
pas exigées lorsqu’au terme d’un délai de dix jours à compter de la date de
réception de la demande, aucune suite ne lui a été réservée. Dans ce cas, la
procédure de remboursement suit son cours. La Direction des Opérations
d’Assiette, la Direction des moyennes Entreprises ou la Direction des grandes
Entreprises prennent l’attache de la Direction générale des Douanes pour
l’obtention de ces attestations en vue d’un contrôle ultérieur.

N.B. : Les droits de recherche perçus lors de la délivrance des actes et documents
aux usagers par la Direction générale des Impôts et la Direction générale du Trésor
et de la Comptabilité publique, ont été supprimés par l’annexe fiscale 2017.

Par ailleurs, la constitution d’une caution n’est pas exigée dans le cadre de la
procédure accélérée de remboursement.

131
Impôts indirects Taxes sur les chiffres d’affaires

2. Procédure, dépôt et instruction des demandes de remboursement

2.1 Procédures

Deux procédures de remboursement des crédits de TVA sont prévues :

– la procédure normale ;

– la procédure accélérée.

2.1.1 La procédure normale

Elle s’applique à toutes les entreprises éligibles au remboursement des crédits de TVA.

2.1.2 La procédure accélérée

Les entreprises éligibles à la procédure accélérée de remboursement de crédits de


TVA sont celles qui, outre les pièces exigées à toutes les entreprises qui sollicitent
un remboursement, ont obtenu l’agrément du Directeur général des Impôts à cet
effet, ainsi que les banques et établissements financiers dans le cadre strict de leurs
opérations de crédit-bail.

Les entreprises qui sollicitent l’agrément doivent :

– formuler une demande auprès de la Direction générale des Impôts avant le 31


janvier de chaque année ;

– réaliser à l’exportation au moins 75 % de leur chiffre d’affaires ;

– souscrire régulièrement leurs déclarations de TVA ;

– ne pas avoir fait l’objet d’une procédure de redressement ayant révélé des
pratiques frauduleuses.

L’agrément est accordé par le Directeur général des Impôts pour une période de 12 mois.

Il peut être retiré lorsque les contrôles révèlent que le contribuable s’est rendu
coupable de manœuvres frauduleuses en matière fiscale.

La mise en œuvre de cette procédure accélérée ne fait pas obstacle à l’exercice


ultérieur du droit de contrôle dont dispose l’Administration.

2.2 Lieu et périodicité de dépôt des demandes de remboursement

La demande de remboursement est adressée au Directeur général des Impôts et


déposée auprès :

– de la Direction des grandes Entreprises pour les entreprises gérées par cette
Direction ;

– de la Direction des moyennes Entreprises pour les entreprises relevant de cette


Direction ;

– des Directions régionales pour les autres entreprises.

132
Impôts indirects Taxes sur les chiffres d’affaires

Toute demande de remboursement de crédit de TVA donne lieu à la notification


d’un accusé de réception adressé au contribuable.

Les demandes de remboursement doivent être présentées à la fin de chaque


trimestre civil et au plus tard à la fin de la troisième année qui suit celle au titre de
laquelle les crédits ont été constitués. Passé ce délai, les crédits ne peuvent plus
donner lieu à remboursement.

2.3 Instruction et délai d’instruction

2.3.1 Instruction

Afin de garantir la célérité de la procédure, l’instruction des dossiers de demande


de remboursement au niveau de chaque direction compétente, est accompagnée par
une fiche de suivi qui doit être servie à chaque étape.

• Instruction des demandes par les Directions régionales

L’instruction de la demande doit se faire suivant les étapes ci-dessous :

1ère étape : instruction par le service d’Assiette

L’agent chargé de l’instruction procède à un contrôle de forme et de fond de la


demande de remboursement. Il s’assure notamment de la sincérité du montant des
crédits de TVA demandés en remboursement. Il établit une fiche d’instruction du
dossier qu’il signe et transmet au Chef du service d’Assiette, accompagnée du dossier.

2ème étape : rédaction du rapport d’instruction

Le Chef du service d’Assiette vise la fiche d’instruction et rédige un rapport


d’instruction qu’il signe. Il transmet ensuite la fiche, le rapport d’instruction et le
dossier de remboursement au Directeur régional pour observations et avis.

3ème étape : observations et avis du Directeur régional

Le Directeur régional fait ses observations et émet un avis sur la fiche et le rapport
d’instruction. Il transmet ensuite la fiche, le rapport d’instruction et le dossier de
remboursement au Directeur des Opérations d’Assiette.

4ème étape : création du certificat de remboursement

Au vu du rapport d’instruction, dûment visé par le Directeur régional, le


Sous-Directeur de la Coordination des Opérations d’Assiette procède à un contrôle
formel de l’ensemble du dossier. Il établit un projet de certificat de remboursement
qu’il vise et transmet pour signature au Directeur des Opérations d’Assiette,
accompagné de l’ensemble du dossier.

5ème étape : signature du certificat de remboursement par le Directeur des


Opérations d’Assiette

Le Directeur des Opérations d’Assiette signe le certificat de remboursement. Il établit


ensuite un projet d’ordre de paiement à la signature du Directeur général des Impôts.

Une copie du certificat de remboursement est classée dans le dossier du


contribuable par la Sous-Direction de la Coordination des Opérations d’Assiette.
Une autre copie est adressée à la Direction régionale des Impôts dont il dépend.

133
Impôts indirects Taxes sur les chiffres d’affaires

En cas de rejet par le Directeur des Opérations d’Assiette, le dossier est retourné au
Sous-Directeur de la Coordination des Opérations d’Assiette pour suite à donner.

6ème étape : signature de l’ordre de paiement

Le projet d’ordre de paiement établi par le Directeur des Opérations d’Assiette est
transmis pour signature au Directeur général des Impôts. Il est accompagné de
l’original du certificat de remboursement, de la fiche et du rapport d’instruction.

En cas de rejet, le dossier est retourné au Directeur des Opérations d’Assiette pour
suite à donner.

7ème étape : transmission de l’ordre de paiement au Régisseur d’avances

L’ordre de paiement est transmis après signature du Directeur général des Impôts, au
Régisseur d’avances chargé du remboursement des crédits de TVA pour paiement.

Le paiement doit intervenir dans les huit jours à compter de la date de réception de
l’ordre de paiement.

• Instruction des demandes par la Direction des moyennes Entreprises

Au niveau de la Direction des moyennes Entreprises, les étapes de l’instruction des


demandes de remboursement sont les suivantes :

1ère étape : instruction par la cellule du service de gestion

L’agent de la cellule chargé de l’instruction procède à un contrôle de forme et de


fond de la demande de remboursement. Il s’assure notamment de la sincérité du
montant des crédits de TVA demandés en remboursement. Il établit une fiche
d’instruction du dossier qu’il signe et transmet au Chef du service de gestion,
accompagnée du dossier.

2ème étape : rédaction du rapport d’instruction

Le Chef du service de gestion vise la fiche d’instruction et rédige un rapport d’instruction


qu’il signe. Il transmet la fiche, le rapport d’instruction et le dossier de remboursement au
Chef du Centre des moyennes Entreprises, pour observations et avis.

3ème étape : observations et avis du Chef du Centre des moyennes Entreprises

Le Chef du Centre fait ses observations et émet un avis sur la fiche et le rapport
d’instruction.

Il établit un projet de certificat de remboursement qu’il vise et transmet pour signature


au Directeur des moyennes Entreprises, accompagné de l’ensemble du dossier.

4ème étape : signature du certificat de remboursement

En cas d’avis favorable, le Directeur des moyennes Entreprises signe le certificat de


remboursement. Il établit ensuite un projet d’ordre de paiement à la signature du
Directeur général des Impôts.

Une copie du certificat de remboursement est classée dans le dossier du


contribuable par le Chef du Centre des moyennes Entreprises compétent.

134
Impôts indirects Taxes sur les chiffres d’affaires

En cas de rejet par le Directeur des moyennes Entreprises, le dossier est retourné au
Chef du Centre des moyennes Entreprises compétent, pour suite à donner.

5ème étape : signature de l’ordre de paiement

Le projet d’ordre de paiement établi par le Directeur des moyennes Entreprises est
transmis pour signature au Directeur général des Impôts. Il est accompagné de
l’original du certificat de remboursement, de la fiche et du rapport d’instruction.

En cas de rejet, le dossier est retourné au Directeur des moyennes Entreprises pour
suite à donner.

6ème étape : transmission de l’ordre de paiement au Régisseur d’avances

L’ordre de paiement est transmis après signature du Directeur général des Impôts, au
Régisseur d’avances chargé du remboursement des crédits de TVA pour paiement.

Le paiement doit intervenir dans les huit jours à compter de la date de réception de
l’ordre de paiement.

• Instruction des demandes par la Direction des grandes Entreprises

L’instruction de la demande doit se faire suivant les étapes ci-dessous :

1ère étape : instruction par le service de gestion

L’agent chargé de l’instruction procède à un contrôle de forme et de fond de la


demande de remboursement. Il s’assure notamment de la sincérité du montant des
crédits de TVA demandés en remboursement. Il établit une fiche d’instruction du
dossier qu’il signe et transmet au Chef du service chargé du remboursement des
crédits de TVA, accompagnée du dossier.

2ème étape : rédaction du rapport d’instruction

Le Chef du service vise la fiche d’instruction et rédige un rapport d’instruction qu’il


signe. Il transmet la fiche, le rapport d’instruction et le dossier de remboursement au
Sous-Directeur chargé de la Gestion compétent, pour observations et avis.

3ème étape : observations et avis du Sous-Directeur chargé de la Gestion

Le Sous-Directeur fait ses observations et émet un avis sur la fiche et le rapport


d’instruction.

Il établit un projet de certificat de remboursement qu’il vise et transmet, accompagné


de l’ensemble du dossier au Directeur des grandes Entreprises, pour signature.

4ème étape : signature du certificat de remboursement

En cas d’avis favorable, le Directeur des grandes Entreprises signe le certificat de


remboursement. Il établit ensuite un projet d’ordre de paiement à la signature du
Directeur général des Impôts.

Une copie du certificat de remboursement est classée dans le dossier du contribuable


par la Sous-Direction de la Gestion compétent.

En cas de rejet par le Directeur des grandes Entreprises, le dossier est retourné au
Sous-Directeur de la Gestion compétent.

135
Impôts indirects Taxes sur les chiffres d’affaires

5ème étape : signature de l’ordre de paiement

Le projet d’ordre de paiement établi par le Directeur des grandes Entreprises est
transmis pour signature au Directeur général des Impôts. Il est accompagné de
l’original du certificat de remboursement, de la fiche et du rapport d’instruction.

En cas de rejet, le dossier est retourné au Directeur des grandes Entreprises pour
suite à donner.

6ème étape : transmission de l’ordre de paiement au Régisseur d’avances

L’ordre de paiement est transmis après signature du Directeur général des Impôts, au
Régisseur d’avances chargé du remboursement des crédits de TVA pour paiement.

Le paiement doit intervenir dans les huit (08) jours à compter de la date de
réception de l’ordre de paiement.

2.3.2– Délai d’instruction

Le délai d’instruction des demandes de remboursement est fixé à deux (2) mois
maximum à compter de la date de réception de la demande du contribuable.

Toutefois, en ce qui concerne la procédure accélérée, le délai d’instruction est fixé


à quinze (15) jours maximum.

II– Procédure de remboursement de la TVA acquittée sur les projets


exonérés

1. Eléments constitutifs du dossier

Le dossier de remboursement doit comporter obligatoirement les pièces suivantes:

– une demande de remboursement adressée au Directeur général des Impôts


mentionnant le montant de la taxe dont le remboursement est demandé, la
période de remboursement, le numéro de compte contribuable et le numéro de
compte bancaire du requérant, la nature du projet ou du programme ;

– une copie de l’arrêté d’agrément ou de la convention légalisée par


l’Assemblée nationale ou signée par le Ministre en charge du Budget ;

– une caution délivrée par un établissement bancaire ou financier d’un montant


égal à 25 % des sommes demandées en remboursement ;

– une attestation de sincérité des sommes demandées en remboursement, selon


un modèle fourni par la Direction générale des Impôts ;

– une attestation délivrée par les services de la Direction générale des Douanes
pour les biens acquis à l’importation, certifiant que le montant de la TVA à
l’importation a été effectivement acquitté ;

– la justification du paiement de la TVA auprès du fournisseur (factures et reçus


de paiement) ;

– un état récapitulatif des quantités et de la valeur des produits ainsi que le


montant de la taxe ayant grevé les biens affectés à la réalisation du projet pour
la période couverte par la demande de remboursement ;

136
Impôts indirects Taxes sur les chiffres d’affaires

– le devis initial chiffré du projet avec indication des quantités des matériaux utilisés
et le montant de la TVA correspondante pour la première demande de
remboursement ;

– le niveau d’exécution des travaux ainsi que la situation des travaux restant à
exécuter pour la première demande de remboursement en ce qui concerne les
projets en cours de réalisation ;

– un état d’avancement des travaux pour les projets ayant déjà fait l’objet d’une pre-
mière demande de remboursement. Cet état doit retracer le montant total de la TVA
acquittée dont l’entreprise a sollicité le remboursement, le cumul des rembourse-
ments déjà obtenus et le solde non encore utilisé par rapport au devis initial.

Toute demande de remboursement de la TVA acquittée sur des projets exonérés,


donne lieu à la notification d’un accusé de réception adressé au contribuable.

2. Périodicité, lieu de dépôt et instruction des demandes de remboursement

2.1 Périodicité et lieu de dépôt des demandes de remboursement

Les dépôts des demandes de remboursement se font par trimestre civil à la


Direction des Opérations d’Assiette.

2.2 Instruction des demandes de remboursement

Afin de garantir la célérité de la procédure, l’instruction des dossiers de demande de rem-


boursement est accompagnée d’une fiche de suivi qui doit être servie à chaque étape.

L’instruction de la demande doit se faire suivant les étapes ci-dessous :

1ère étape : instruction par le service d’exonération et de remboursement de la


TVA

Le Chef du service chargé de l’instruction procède à un contrôle de forme et de


fond de la demande de remboursement. Il s’assure notamment de la sincérité du
montant de la TVA acquittée demandé en remboursement. Il établit une fiche
d’instruction du dossier qu’il signe et transmet au Sous-Directeur des Exonérations
et des Régimes spéciaux, accompagnée du dossier.

2ème étape : rédaction du rapport d’instruction et création du certificat de


remboursement

Le Sous-Directeur des Exonérations et des Régimes spéciaux vise la fiche


d’instruction et rédige un rapport d’instruction qu’il signe.

En cas d’avis favorable, il établit un projet de certificat de remboursement et le


transmet, accompagné du rapport d’instruction et du dossier au Directeur des
Opérations d’Assiette pour signature.

3ème étape : signature du certificat de remboursement

Le certificat de remboursement est signé par le Directeur des Opérations d’Assiette. Il éta-
blit ensuite un projet d’ordre de paiement à la signature du Directeur général des Impôts.

Une copie du certificat de remboursement est classée dans le dossier du


contribuable par la Sous-Direction des Exonérations et des Régimes spéciaux.

137
Impôts indirects Taxes sur les chiffres d’affaires

En cas de rejet par le Directeur des Opérations d’Assiette, le dossier est retourné au
Sous-Directeur des Exonérations et des Régimes spéciaux pour prise en compte des
observations formulées.

4ème étape : signature de l’ordre de paiement


Le projet d’ordre de paiement établi par le Directeur des Opérations d’Assiette est
transmis pour signature au Directeur général des Impôts. Il est accompagné de
l’original du certificat de remboursement, de la fiche et du rapport d’instruction.

En cas de rejet par le Directeur général des Impôts, le dossier est retourné au
Directeur des Opérations d’Assiette pour suite à donner.

Le délai d’instruction est de trente (30) jours à compter de la date de réception de la


demande par la Direction des Opérations d’Assiette.

N.B. : Tout dossier de remboursement incomplet ou non fondé en droit est rejeté.
Le rejet est notifié par écrit au requérant par le Directeur des Opérations d’Assiette.

Les dossiers incomplets rejetés peuvent être complétés et faire l’objet d’une
nouvelle demande dans les délais.

Le montant de la TVA rejeté après instruction, parce que non fondé en droit, ne
peut faire l’objet d’une nouvelle demande de remboursement.

La décision de rejet peut être contestée auprès du Directeur général des Impôts,
dans le cadre d’un recours contentieux. L’instruction est faite par la Direction de la
Législation, du Contentieux et de la Documentation, et la décision est prise par le
Directeur général des Impôts.

5ème étape : transmission de l’ordre de paiement au Régisseur d’avances


L’ordre de paiement est transmis après signature du Directeur général des Impôts, au
Régisseur d’avances chargé du remboursement des crédits de TVA pour paiement.

Le paiement doit intervenir dans les huit (8) jours à compter de la date de réception
de l’ordre de paiement.

3. Contrôle
La Sous-Direction des Exonérations et des Régimes spéciaux de la Direction des
Opérations d’Assiette est compétente pour le contrôle de la TVA acquittée sur les
projets exonérés.

Dans le cadre de la mise en œuvre de la présente procédure, les contrôles suivants


devront être effectués :

– une vérification sur place de l’existence du bien dans l’entreprise ou dans


l’organisme bénéficiaire ;

– une vérification par tous les moyens de la destination du bien, soit auprès des
entreprises de transport des biens, soit auprès des autres prestataires de services.

Afin de permettre ces investigations, les biens et services doivent être :

– transcrits dans la comptabilité matière par le contribuable, retraçant les


entrées et les sorties pour les matériaux de construction, dans les magasins
d’entreposage et sur les différents chantiers ;

138
Impôts indirects Taxes sur les chiffres d’affaires

– mentionnés sur les bordereaux de livraison pour les biens d’équipement et les
matériaux de construction ;

– communiqués dans les procès-verbaux des travaux et procès-verbaux de


réception des chantiers, pour les prestataires de services (travaux de génie
civil, de voiries et réseaux divers).

4. Obligations et responsabilité du fournisseur

Conformément aux dispositions fiscales en vigueur, le fournisseur est tenu de


délivrer une facture définitive toutes taxes comprises.

Le fournisseur doit exiger de son client, qu’il s’attache les services d’une personne
immatriculée au fichier de la Direction générale des Impôts, pour le transport des
matériaux tels que le ciment, le fer à béton, les tôles, le bois, la peinture, ainsi que
les biens d’équipement.

5. Obligations et responsabilité du bénéficiaire du remboursement du crédit


de TVA

Le bénéficiaire du remboursement est tenu, sous sa responsabilité :

– d’assurer la traçabilité comptable, matérielle et physique des biens et services


acquis en exonération de TVA ;

– d’utiliser les biens acquis et services fournis conformément à leur objet et à


leur destination ;

– de s’attacher les services d’une personne immatriculée au fichier de la


Direction générale des Impôts, pour le transport des matériaux tels que le
ciment, le fer à béton, le bois, la peinture, ainsi que les biens d’équipement.

Le bénéficiaire est tenu de se soumettre à toute réquisition de l’Administration fiscale.

Le détournement de tout ou partie des biens et services de leur destination


privilégiée, rend immédiatement irrecevable la demande de remboursement portant
sur la TVA afférente aux biens et services détournés, sans préjudice des sanctions
prévues par le Livre de Procédures fiscales.

III. Régie de remboursement des crédits de TVA

La régie de remboursement des crédits de TVA est gérée par un comptable public.

Elle est chargée d’assurer le remboursement des crédits de TVA nés après le 26 août
2006 et de la TVA acquittée sur les projets exonérés postérieurement à cette date.

Les dossiers ayant reçu un avis favorable à l’issue de l’instruction, font l’objet d’un
ordre de paiement signé par le Directeur général des Impôts, mentionnant le
montant du crédit admis en remboursement.

Cet ordre de paiement est exécuté par le Régisseur d’avances chargé du remboursement
des crédits de TVA, dans un délai de huit (8) jours suivant la date de sa réception.

139
Impôts indirects Taxes sur les chiffres d’affaires

TRAITEMENT DES REMBOURSEMENTS DE FRAIS ET DE DEBOURS AU REGARD DE


LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE

Note n° 2404/SEPMBPE/DGI-DLCD du 20 juin 2018

Des difficultés s'étant fait jour quant au régime applicable au remboursement de


frais et de débours en matière de taxe sur la valeur ajoutée (TVA), la présente note
apporte les précisions suivantes.

Les débours et frais constituent des sommes exposées par un fournisseur pour la
réalisation de la vente ou de la prestation de service et dont le remboursement est
demandé au client.

Lorsque ces sommes sont intégrées au prix du bien ou de la prestation sur la facture
définitive, leur régime au regard de la taxe sur la valeur ajoutée suit celui de la
prestation principale.

Toutefois, lorsqu’elles font l’objet d’une refacturation séparée au client, le régime


ci-dessous s’applique selon la nature de ces sommes.

1. En ce qui concerne les remboursements de frais

Les frais concernés sont ceux engagés par le fournisseur de biens ou de services
pour la livraison du bien ou la réalisation de la prestation. Il s’agit notamment :

– des frais de déplacement (billet d'avion, location de véhicule, frais d'hôtel et


de séjour, etc.) qu'un prestataire de services engage à l'occasion de la mission
qui lui est confiée ;

– des frais d'affranchissement des correspondances et de communication


facturés au client ;

– des impôts supportés par le fournisseur pour la réalisation de la prestation


(droits de douane, impôt sur les BNC et IRC).

Ces frais font généralement l’objet d’une note adressée au client dite note de frais.
La note de frais peut être accompagnée ou non des copies des factures afférentes
aux frais engagés.

L'article 358 du Code général des Impôts prévoit que pour la liquidation de l'impôt,
le chiffre d'affaires comprend, outre le prix principal, les frais accessoires tels que
les frais de commission, d'emballage, de transport et d'assurance facturés par le
fournisseur à l'acheteur ou au preneur, ainsi que le montant des droits de douane et
toutes autres taxes applicables aux produits ou aux services, à l'exception de la taxe
sur la valeur ajoutée elle-même.

Par conséquent, que les sommes refacturées sur la note de frais soient assorties ou
non d’une marge, celles-ci sont taxables à la TVA, même si les dépenses initiales
n’ont pas supporté ladite taxe.

Doivent donc à ce titre être inclus dans l'assiette de l'impôt à savoir le chiffre
d’affaires, les frais intrinsèques à l'opération principale, c'est-à-dire les frais que le
fournisseur ou le prestataire a engagés pour la livraison du bien ou la réalisation de
la prestation et qui peuvent être considérés comme un complément de prix, ou
comme des frais accessoires.

140
Impôts indirects Taxes sur les chiffres d’affaires

Il en est ainsi notamment des refacturations de frais de personnel au réel dans le


cadre d'une mise à disposition de ce personnel.

De même, lorsque plusieurs sociétés partagent l'usage de locaux, la quote-part de


charges communes (loyers, eau, électricité, etc.) refacturée par l'une des sociétés
aux autres est imposable à la TVA.

Par ailleurs, il est précisé que les répartitions de frais facturés par le gérant d'une
société en participation à ses membres entrent dans le champ d'application de la TVA.

2. En ce qui concerne le remboursement de débours

Par débours, il faut entendre les frais engagés par le prestataire de services au nom
et pour le compte de son client bénéficiaire de la prestation et dont le paiement
incombe à celui-ci. Il s'agit notamment des droits de douane payés par le transitaire
pour le compte de son client, des droits d'enregistrement avancés par les notaires,
des frais d'accomplissement des formalités refacturés au client.

Les débours font l’objet d’une note dite note de débours, accompagnée en principe,
des originaux des factures des sommes engagées.

Les débours sont normalement remboursés au franc le franc. Ainsi, les sommes
refacturées au client pour remboursement en tant que débours, ne doivent pas être
la contrepartie d'un service rendu même à prix coûtant.

En effet, les débours doivent être strictement externes au service proprement dit. Il
s'agit donc de frais extrinsèques au service rendu, à l'exclusion des dépenses
propres au prestataire, inhérentes au service et qui constituent pour lui des charges
normales d'exploitation.

Le prestataire doit avoir reçu mandat de son client pour acquitter lesdites sommes.
L'Administration n'exige pas un mandat exprès et préalable ; il peut être tacite. Le
mandat peut également être écrit ou verbal, en fonction des règles et usages de la
profession. La preuve de l'existence du mandat peut être apportée par tous moyens.

Le prestataire doit rendre compte à son client de façon précise et détaillée de la


nature et du montant de la dépense engagée. Il s'agit là d'une condition essentielle
dans la mesure où en l'absence de reddition de compte, les sommes avancées
perdent la nature de débours.

Les débours facturés par un fournisseur à son client ne supportent pas la TVA.

Exemple

L’entreprise VICTOIRE spécialisée dans la conception de logiciels de sécurité est


chargée par la société AXIOME de concevoir un programme innovant de sécurité
pour son compte.

Le montant convenu entre les deux entreprises pour la réalisation de ce projet est
arrêté à la somme de 135 millions de francs.

Dans le but de développer ce programme, l’entreprise VICTOIRE prend en charge


le voyage et le séjour d’un analyste programmeur venant de Chine pour un montant
de 10 millions de francs.

141
Impôts indirects Taxes sur les chiffres d’affaires

Par ailleurs, une fois le logiciel développé et testé, l’entreprise VICTOIRE procède
à son brevetage au nom et pour le compte de la société AXIOME, comme stipulé
dans le contrat. Les frais engagés à cet effet s’élèvent à 5 millions de francs.

Au terme du contrat, la société VICTOIRE adresse à la société AXIOME une


facture d’un montant de 120 millions de francs accompagnée de deux notes dont
l’une porte le montant de 10 millions de francs et l’autre de 5 millions de francs à
laquelle est joint l’original de l’attestation du brevet au nom de la société
AXIOME.

Traitement des différentes sommes au regard de la TVA

– Facture de 120 millions de francs : cette facture constitue le montant de la


prestation principale et est donc soumis à la TVA ;

– Note de 10 millions de francs : cette note s’analyse en une note de frais


refacturant certaines dépenses engagées par le fournisseur pour la réalisation
du projet. Ces sommes sont imposables à la TVA ;

– Note de 5 millions de francs : celle-ci constitue une note de débours


représentant les frais exposés par le fournisseur au nom et pour le compte de
son client. Cette somme n’est pas taxable à la TVA.

142
Impôts indirects Taxes sur les chiffres d’affaires

REGIME APPLICABLE AUX OBJETS D'OCCASION AU REGARD DE LA TAXE SUR LA


VALEUR AJOUTEE

Note n° 2400/SEPMBPE/DGI-DLCD du 20 juin 2018

La présente note a pour objet de déterminer les modalités particulières d'application


de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) aux objets d'occasion.

1. Définition des objets d'occasion

Par objets d'occasion, il convient d'entendre les objets usagés susceptibles de


remploi en l'état ou après réparation.

Un objet qu'une entreprise acquiert à l'état neuf et qu'elle revend sans l'avoir utilisé
ne peut donc être considéré comme étant d'occasion. Il ne peut acquérir cette
qualification que s'il a été effectivement utilisé.

Les objets usagés peuvent subir une réparation dès lors que celle-ci aboutit à une
simple remise en l'état.

Par contre, les opérations qui se traduisent par une transformation (modification des
caractéristiques essentielles de l'objet initial), ou une rénovation (lorsque la valeur
des éléments neufs ou d'occasion utilisés pour la remise en l'état est supérieure à
celle de l'objet usagé augmentée du coût de l'opération) font perdre au bien sa
qualification d'objet d'occasion. Il devient un produit nouveau dont le régime
d'imposition est celui des produits neufs.

2. Modalités d'imposition

2.1 Objets d'occasion vendus par les particuliers

Les ventes d'objets d'occasion effectuées par les particuliers sont hors du champ
d'application de la TVA. Il s'agit de ventes réalisées par des non-professionnels.

2.2 Objets d'occasion vendus par des professionnels

Le régime applicable aux opérations réalisées par des professionnels varie selon
que les biens d'occasion concernés ont ouvert droit à déduction de la TVA ou non.

2.2.1 Biens ayant ouvert droit à déduction totale ou partielle de la TVA

Conformément aux dispositions de l'article 358 du Code général des Impôts, les
cessions de biens usagés faites par les personnes qui les ont utilisés pour les besoins
de leur exploitation sont passibles de la taxe sur la valeur ajoutée, dès lors que
lesdits biens ont ouvert droit à déduction totale ou partielle de la TVA ayant grevé
leur acquisition.

Il est rappelé que lorsque les biens vendus ont donné lieu à déduction de la TVA
lors de leur acquisition, une régularisation devra être effectuée conformément aux
dispositions de l'article 375-2° du Code général des Impôts.

Ainsi, lorsqu'il s'agit d'un bien non soumis à amortissement, la TVA déduite lors de
son acquisition devra être reversée.

143
Impôts indirects Taxes sur les chiffres d’affaires

En revanche, pour le bien amortissable, les redevables devront reverser une fraction
de la taxe sur la valeur ajoutée calculée au prorata du temps d'amortissement restant
à courir.

2.2.2 Biens n'ayant pas ouvert droit à déduction totale ou partielle de la TVA

Les cessions de cette catégorie de biens sont exonérées de TVA.

2.3 Contrats de leasing ou de crédit-bail mobilier

Ces contrats s'analysent en des locations assorties pour le preneur d'une simple
faculté d'achat moyennant un prix convenu au terme du contrat. Pour les loyers
perçus dans le cadre de ces opérations, la taxe est exigible selon les règles prévues
pour les prestations de services.

Lorsqu'en fin de contrat l'option d'achat est levée par le preneur, la cession opérée
suit le régime des ventes de biens d'occasion par les négociants. L'assiette de la taxe
est constituée par le solde résultant de la différence entre le prix convenu et les
loyers déjà perçus.

2.4 Objets d'occasion vendus par des négociants

2.4.1 Objets d’occasion ordinaires

Les ventes d'objets d'occasion réalisées par les négociants constituent des livraisons
de biens taxables dans les conditions définies à l'article 339 du Code général des
Impôts. Les négociants en biens d'occasion sont donc imposables à la TVA.

La taxe est déterminée sur la marge, à l’exception de certains engins de chantier.

Cette marge est constituée de la différence entre le prix de vente et le prix d'achat
exprimés hors taxes. Cette méthode de détermination de la taxe sur la valeur
ajoutée s'applique bien par bien.

Les négociants en biens d'occasion autres que ceux visés au 2-4-2 ci-après, ne sont
pas autorisés à déduire la TVA ayant grevé les biens destinés à la revente en raison
des modalités particulières de détermination de la TVA qui leur sont appliquées.
Seuls ouvrent droit à déduction, les biens constituant des immobilisations ainsi que
les biens meubles corporels utilisés exclusivement pour la réparation et la remise en
état des biens vendus.

Exemple

Un négociant en biens d'occasion a pour activité l'achat en vue de la revente


d'appareils électroménagers.

Dans le cadre de l'exploitation de cette activité, un appareil acquis à 800 000 francs
TTC est revendu à 1 000 000 de francs HT.

La marge taxable est déterminée comme suit :

Marge brute HT = 1 000 000 – 800 000 = 200 000

La TVA s’applique sur la marge de 200 000 francs.

TVA brute = 200 000 x 18 % = 36 000

144
Impôts indirects Taxes sur les chiffres d’affaires

2.4.2 Cas particulier de certains engins de chantier

En principe, la taxe sur la valeur ajoutée grevant la vente des objets d’occasion est
déterminée sur la marge, à l’exception des engins de chantier suivants :

– les bouteurs (bulldozer), les bouteurs biais (chargeuses sur pneus) et les
bouteurs sur chenilles (chargeuses sur chenilles) ;

– les autres pelles mécaniques, excavateurs, chargeuses, pelleteuses (tractopelle);

– les chargeuses et chargeuses pelles à chargement frontal ;

– les niveleuses (finisher/asphaltfinisher) ;

– les compacteuses et rouleaux compresseurs ;

– les grues/camions grue ;

– les tombereaux ;

– les tombereaux articulés (camions articulés).

En ce qui concerne les opérations de ventes ou d’achat portant sur ces engins, les
règles de détermination de la TVA et celles relatives à la déduction sont de droit
commun.

TRAITEMENT DE LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE FACTUREE SUR LES


OPERATIONS IMPAYEES

Note n° 2403/SEPMBPE/DGI-DLCD du 20 juin 2018

Aux termes des dispositions de l'article 361-2°- a) du Code général des Impôts, la
TVA est exigible en ce qui concerne la vente de biens meubles corporels, lors de la
livraison.

En pratique, il est constaté que dans le cas des opérations impayées, les contribuables
déduisent de la TVA effectivement collectée, le montant de la taxe qu'ils ont facturée
sur lesdites opérations et qu'ils ont reversée par anticipation au Trésor.

Il est rappelé qu'en application de la règle du butoir, les opérations impayées ne


peuvent autoriser le vendeur à déduire la TVA facturée initialement à son client
défaillant. La taxe déjà reversée est définitivement acquise au Trésor. Elle n'est ni
remboursable ni déductible.

Cependant, le vendeur pourrait soit constituer une provision, soit comptabiliser en


pertes la créance.

La constitution de la provision ou l'inscription dans un compte de perte de la


créance doit se faire sur le montant toutes taxes comprises de l'opération impayée.

II convient d'indiquer que cette règle ne s'applique pas aux prestataires de services
pour lesquels la TVA est exigible, lors de l’encaissement.

145
Impôts indirects Taxes sur les chiffres d’affaires

REGIME FISCAL DES MISSIONS DIPLOMATIQUES ET ORGANISATIONS


INTERNATIONALES ET ASSIMILEES AU REGARD DE LA TAXE SUR LA VALEUR
AJOUTEE SUR L'EAU, L'ELECTRICITE ET LES TELECOMMUNICATIONS

Note n° 2402/SEPMBPE/DGI-DLCD du 20 juin 2018

Les missions diplomatiques ainsi que les organisations internationales et


assimilées, bénéficient notamment sur la base des conventions de Vienne sur les
relations diplomatiques et consulaires et des accords de siège, de privilèges fiscaux
leur accordant diverses exonérations.

Les impôts indirects notamment la taxe sur la valeur ajoutée ne sont pas concernés
par ce régime d’exonération. Ainsi, ces organismes supportent en principe ces
impôts dans les conditions de droit commun.

Toutefois, sur la base d'une part, des règles de courtoisie internationale et d'autre
part, du principe de réciprocité et des accords de siège ou autres accords
particuliers, les achats importants destinés à l'usage officiel desdits organismes sont
admis en exonération de TVA.

Cette exonération concerne également la TVA sur les fournitures d'eau, d'électricité
et de télécommunications supportée par les organisations internationales et les
missions diplomatiques et assimilées.

Par conséquent, sous réserve du principe de réciprocité, les fournitures d'eau,


d'électricité et de télécommunications au profit des missions diplomatiques,
consulaires et assimilées sont exonérées de la taxe sur la valeur ajoutée.

Toutefois, l’exonération ne concerne que la résidence du Chef de mission et la


Chancellerie, à l'exclusion des factures afférentes aux habitations des autres
membres de la mission.

Les organisations internationales issues du système des Nations Unies bénéficient


également de l'exonération dans les mêmes conditions.

S'agissant des autres organisations internationales, leur régime de TVA demeure


organisé par les accords de siège qu'elles ont conclus avec la Côte d'Ivoire.

Certains accords de siège prévoient une exonération de TVA pour les achats
importants. Dans ce cadre, il faut entendre par "achats importants" les achats non
habituels qui se caractérisent par l'acquisition, la rénovation ou le renouvellement
des locaux, des véhicules ou matériel de travail, dont le montant est supérieur ou
égal à 100 000 francs hors taxes.

Les charges courantes et habituelles des organisations internationales, comme la


consommation d'eau, d'électricité et de téléphone ne peuvent donc être qualifiées
d'achats importants pour bénéficier de l'exonération de taxe sur la valeur ajoutée.

146
Impôts indirects Taxes sur les chiffres d’affaires

EXONERATION DE LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE (TVA) PAR VOIE


D’ATTESTATION

Note n° 2393/SEPMBPE/DGI-DLCD du 20 juin 2018

Aux termes des dispositions de l’article 383 bis du Code général des Impôts,
l’exonération de la TVA est mise en œuvre par voie d’attestation en ce qui
concerne les opérations effectuées par certains opérateurs.

La mise en œuvre pratique de cette exonération prévue par la législation fiscale en


vigueur et des textes particuliers est soumise à la production préalable
d’attestations remises par le bénéficiaire de l’exonération à son fournisseur.

La présente note a pour objet d’apporter les précisions et d’établir les règles
relatives au traitement des dossiers de demandes d’exonération de la TVA par voie
d’attestation.

I – Champ d’application

1. Personnes et opérations visées

La procédure d’attestation d’exonération de TVA et de taxe sur les opérations


bancaires (TOB) s’applique :

– aux représentations diplomatiques et assimilées accréditées en République de


Côte d’Ivoire sous réserve de réciprocité ;

– aux exonérations dont bénéficient les programmes de construction de


logements à caractère économique et social et les grands investissements dans
le secteur de l’habitat ;

– aux organisations internationales et organisations non gouvernementales


(ONG) ayant conclu un accord de siège ou d’établissement avec la
République de Côte d’Ivoire et dont le régime fiscal prévoit une exonération
de la TVA et de la TOB ;

– aux entreprises minières titulaires d’un permis d’exploitation et bénéficiant


d’une convention leur accordant l’exonération de TVA par voie d’attestation ;

– aux entreprises de production énergétique en vertu des conventions et des


textes qui fixent leur régime fiscal ;

– aux importations effectuées par les entreprises agréées au Code des Investissements ;

– aux entreprises agro-industrielles intervenant dans les secteurs du coton, de


l’anacarde et du karité créées, réimplantées ou rouvertes en zones Centre,
Nord et Ouest avant le 31 décembre 2012 ;

– aux travaux de reconstruction ou de réhabilitation de routes et d’infrastructures


éducatives et sanitaires effectués par l’Etat ou les collectivités territoriales des
zones Centre, Nord et Ouest de 2010 à 2012 ;

– aux acquisitions de biens d’équipement et leurs premiers lots de pièces de


rechange par les entreprises relevant du régime réel d’imposition créées ou
réimplantées en zones Centre, Nord et Ouest avant le 31 décembre 2012 dont
l’activité est exonérée de cette taxe ;

147
Impôts indirects Taxes sur les chiffres d’affaires

– au Centre national de Recherche agronomique pour l’acquisition des matériels


et équipements de recherche dont la liste est fixée par arrêté conjoint du
Ministre en charge de la Recherche scientifique et du Ministre de l’Economie
et des Finances ;

– à l’Etat et aux collectivités territoriales pour les achats locaux de matériaux et


prestations de services destinés exclusivement aux travaux de réhabilitation des
infrastructures scolaires et sociales publiques dégradées, avant le 31 décembre
2011 ;

– d’une façon générale, à toutes les personnes bénéficiant d’exonérations en


matière de TVA dont la mise en œuvre est prévu par voie d’attestation par une
convention, un texte légal ou réglementaire.

2. Biens et services concernés

L’exonération porte sur la TVA et la TOB concernant les biens et services


limitativement énumérés.

Bénéficient de l’exonération :

– les biens et services acquis par les représentations diplomatiques et


assimilées, sous réserve de réciprocité ;

– les achats importants des organisations internationales et des organisations


non gouvernementales.

Par achats importants, il convient d’entendre :

– les acquisitions des biens et services d’un montant supérieur ou égal à 100 000
francs hors taxes (HT) ;

– les biens et services acquis par les sociétés productrices d’énergie, les sociétés
agro-industrielles, la SIR, la SMB et les structures de certains Ministères et
qui sont directement liés à leurs activités.

Sont exclus de l’exonération :

– les acquisitions de biens et services qui n’ont aucun lien avec l’objet des
organisations internationales et organisations non gouvernementales ;

– les biens et services qui n’ouvrent pas droit à déduction conformément aux
dispositions légales en vigueur.

II – Dispositif de gestion et de contrôle des exonérations

1. Dispositif de gestion

1.1 Services compétents

– La Sous-Direction des Exonérations et des Régimes spéciaux de la Direction


des Opérations d’Assiette est compétente pour la gestion des exonérations
fiscales portant sur la TVA et la TOB accordées aux représentations diploma-
tiques et assimilées, aux organisations internationales et entreprises installées
dans les zones franches ;

148
Impôts indirects Taxes sur les chiffres d’affaires

– la Direction des grandes Entreprises est chargée de la mise en œuvre des


exonérations accordées aux entreprises pétrolières et minières, aux sociétés
affiliées et à leurs sous-traitants ainsi qu’aux autres entreprises relevant de sa
gestion courante ;

– la Direction des moyennes Entreprises est compétente pour la mise en œuvre


des exonérations accordées aux entreprises relevant de sa gestion courante ;

– les Directions régionales sont compétentes pour la mise en œuvre des


exonérations accordées aux entreprises relevant de leur gestion courante.

1.2 Procédure

Trois étapes sont prévues dans la procédure de gestion :

– la demande d’attestation d’exonération ;

– l’instruction et la délivrance des attestations d’exonération ;

– l’utilisation des attestations d’exonération.

a) Première étape : demande d’attestation d’exonération

Production d’un état prévisionnel des acquisitions de biens et services

Les bénéficiaires de l’exonération de la TVA et de la TOB par voie d’attestation


doivent déposer à la Direction compétente, au plus tard le 30 novembre de chaque
année, une déclaration portant sur la liste des biens et services susceptibles d’être
acquis au cours de l’année suivante.

Cette liste, conforme au modèle proposé par l’Administration, doit faire apparaître
distinctement la nature et les quantités des biens à acquérir, le nom du fournisseur,
le coût estimatif, la TVA exigible et le visa du fournisseur.

Cette obligation n’incombe pas aux entreprises agréées au Code des Investissements.

Pièces à fournir

Le dossier de demande d’attestation d’exonération comprend les pièces suivantes :

– une demande d’attestation datée et signée, formulée selon le modèle prescrit


par l’Administration fiscale ;

– une liste des biens et/ou services objets de la demande. Cette liste conforme
au modèle établi par l’Administration fiscale, doit faire apparaître
distinctement le nom ou la raison sociale du fournisseur, le numéro et la date
de la facture, la nature des biens acquis, le coût hors taxes, la TVA exigible et
le montant toutes taxes comprises (TTC) ;

– les factures proforma ou définitives d’achat hors taxes des biens et/ou services
conformes aux dispositions fiscales en vigueur ;

– la liste récapitulative des factures ;

– le bordereau de livraison des biens tels que le ciment, le fer à béton, les tôles,
le bois, etc. Ce bordereau doit mentionner obligatoirement le nom, le numéro

149
Impôts indirects Taxes sur les chiffres d’affaires

de compte contribuable et l’adresse du transporteur, ainsi que le lieu de


livraison des biens ;

– la liste des biens pour les entreprises agréées à l’investissement ;

– un spécimen de la signature des personnes habilitées à signer les attestations


au nom du bénéficiaire.

b) Deuxième étape : instruction et délivrance des attestations d’exonération

Instruction

La Direction compétente vérifie que :

– les biens et services mentionnés sur la liste jointe à la demande par l’entreprise,
sont prévus par les textes accordant l’exonération ;

– la liquidation du montant de la taxe est conforme à la législation en vigueur;

– les pièces produites à l’appui de la demande sont correctes et complètes ;

– le fournisseur est immatriculé au fichier des contribuables de la Direction


générale des Impôts.

Le contrôle effectué par ladite Direction aboutit, en cas d’avis favorable, à


l’établissement d’une attestation d’exonération de TVA à la signature du Directeur
compétent.

Toute demande incomplète ou non fondée en droit est rejetée. Le rejet est notifié
par écrit au requérant.

Délivrance de l’attestation

L’attestation d’exonération est signée et délivrée par le Directeur des Opérations


d’Assiette, le Directeur des grandes Entreprises, le Directeur des moyennes
Entreprises ou le Directeur régional. Elle comporte obligatoirement un
hologramme ou sticker de la Direction générale des Impôts.

Une copie de l’attestation d’exonération de TVA ou de TOB est transmise aux


services d’Assiette des Impôts gestionnaires des dossiers des fournisseurs.

c) Troisième étape : utilisation des attestations d’exonération

L’original de l’attestation d’exonération délivrée par le Directeur compétent doit


être produit par le bénéficiaire à son fournisseur. Cette attestation d’exonération est
jointe, à titre de justificatif, à la déclaration de TVA ou de TOB du fournisseur
relatif à la période de réalisation de l’opération.

2. Dispositif de contrôle

2.1 Service compétent

La Sous-Direction des Exonérations et des Régimes spéciaux de la Direction des


Opérations d’Assiette, la Direction des grandes Entreprises, la Direction des
moyennes Entreprises et la Direction régionale des Impôts sont compétentes pour
le contrôle des exonérations fiscales portant sur la TVA et la TOB accordées par
voie d’attestation.

150
Impôts indirects Taxes sur les chiffres d’affaires

Ce contrôle n’exclut pas celui des autres services de la Direction générale des Impôts.

2.2 Contrôle après la délivrance de l’attestation

Il consiste à effectuer un contrôle ciblé portant sur la destination finale des biens
acquis et leur utilisation.

Les services gestionnaires des bénéficiaires des attestations d’exonération doivent


procéder à des contrôles périodiques dans ce sens.

Ce contrôle peut être également effectué par d’autres services de la Direction


générale des Impôts, notamment la Direction des Vérifications fiscales nationales.

Dans le cadre de ce contrôle, les services peuvent avoir recours à une expertise extérieure.

III – Obligations et responsabilité du fournisseur

Les biens acquis en exonération de TVA sont livrés à leur destination privilégiée
sous la responsabilité conjointe du fournisseur et de son client.

Le fournisseur est tenu de délivrer une facture définitive hors TVA à son client. Le
montant de la TVA exonérée doit être repris sur la facture avec la mention
suivante : « montant TVA non facturée ».

Le fournisseur doit exiger de son client :

– une attestation d’exonération de TVA délivrée selon le cas, par le Directeur


des Opérations d’Assiette, le Directeur des grandes Entreprises, le Directeur
des moyennes Entreprises ou le Directeur régional des Impôts sous la
responsabilité du bénéficiaire ;

– qu’il s’attache les services d’une personne immatriculée au fichier de la Direction


générale des Impôts, pour le transport des matériaux tels que le ciment, le fer à
béton, les tôles, le bois, la peinture, ainsi que les biens d’équipement.

IV – Obligations et responsabilité du bénéficiaire de l’exonération

Le bénéficiaire de l’exonération est tenu, sous sa responsabilité :

– de produire une attestation d’exonération de TVA à son fournisseur ;

– d’assurer la traçabilité comptable, matérielle et physique des biens et services


acquis en exonération de TVA ;

– d’utiliser les biens acquis et services fournis conformément à leur objet et à


leur destination ;

– de s’attacher les services d’une personne immatriculée au fichier de la Direction


générale des Impôts, pour le transport des matériaux tels que le ciment, le fer à
béton, le bois, la peinture, ainsi que les biens d’équipement.

Le bénéficiaire est tenu de se soumettre à toute réquisition de l’Administration fiscale.


Toutefois, en ce qui concerne les représentations diplomatiques et assimilées, la
réquisition se fera dans le respect de la procédure particulière prévue à cet effet
(avis préalable du Directeur général des Impôts).

151
Impôts indirects Taxes sur les chiffres d’affaires

Tout détournement en tout ou partie des biens et services exonérés de leur destination
privilégiée, rend immédiatement exigible le paiement du montant des droits
exonérés, sans préjudice des sanctions prévues par le Livre de Procédures fiscales.

Cas particulier des entreprises pétrolières et minières

La procédure d’attestation d’exonération de TVA et de TOB s’applique également :

– aux entreprises titulaires de permis de recherche de substances minérales


classées en régime minier en phase d’exploration, dans le cadre strict de leurs
opérations de prospection et de recherche ;

– aux entreprises minières titulaires de permis d’exploitation, jusqu’à la date de


la première production commerciale ;

– aux entreprises minières titulaires de permis d’exploitation et bénéficiant


d’une convention leur accordant l’exonération de TVA par voie d’attestation ;

– aux entreprises titulaires d’un contrat de partage de production pétrolière en


phase d’exploration ou d’exploitation ;

– aux entreprises titulaires d’un contrat de prestations de services classées en


régime pétrolier.

Les ventes et services exonérés sont ceux directement liés à la recherche, à


l’exploration, au développement, à la production, au transport ou au stockage.

Les fournisseurs de biens ou services doivent produire en même temps que leur
déclaration de TVA, un imprimé réglementaire comportant la liste nominative des
clients ayant bénéficié de l’exonération et indiquant la nature des biens et services
ainsi que les montants facturés.

Les entreprises visées, bénéficiaires de biens et services exonérés doivent produire


au plus tard le 10 du mois suivant chaque trimestre, sur un imprimé réglementaire
faisant apparaître la liste nominative de leurs fournisseurs, ainsi que la nature et les
montants des biens et des services acquis en exonération de la taxe.

En cas de non-facturation de la taxe sur la valeur ajoutée sur les biens et services
qui doivent normalement supporter ladite taxe, la société bénéficiaire de
l’exonération est solidairement responsable du reversement de la taxe non facturée,
sans préjudice des sanctions prévues par le Livre de Procédures fiscales.

La mise en œuvre de l’exonération est subordonnée à la production préalable au


fournisseur, d’une attestation d’exonération, délivrée par les services compétents de
la Direction générale des Impôts. Cette attestation dont la validité ne peut excéder
la durée du contrat ou de la convention, est annuellement renouvelable.

Pour chaque opération d’achat de biens et de services, une copie de l’attestation


d’exonération, authentifiée par l’apposition d’un sticker sécurisé, doit être délivrée
au fournisseur par le bénéficiaire de l’exonération.

152
Impôts indirects Taxes sur les chiffres d’affaires

PRECISIONS RELATIVES A LA NOTION DE VEHICULE UTILITAIRE ET SON


TRAITEMENT FISCAL EN MATIERE DE TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE

Note n° 2395/SEPMBPE/DGI-DLCD/SDL du 20 juin 2018

La présente note a pour objet d’apporter des précisions quant à la notion de


véhicule utilitaire et à son traitement fiscal au regard de la taxe sur la valeur ajoutée
(TVA).

I – Définition de véhicule utilitaire

Est considéré comme véhicule utilitaire, tout véhicule routier à moteur qui, en
raison de son type de construction et de son équipement, est apte et destiné au
transport de marchandises ou a été définitivement transformé à cet effet. Sont
également considérés comme véhicules utilitaires, les véhicules spécialement
conçus pour la réalisation de tâches ou d’ouvrages professionnels.

Les véhicules visés par cette définition sont donc ceux qui remplissent cumulativement
les deux conditions suivantes :

– être exclusivement affectés au transport de marchandises ou à des ouvrages


professionnels ;

– ne pas être conçus ou aménagés pour le transport de personnes.

Ainsi par exemple, les véhicules suivants sont classés dans la catégorie des
véhicules utilitaires :

– les fourgonnettes avec une seule ou une double rangée de sièges ;

– les pick-up avec cabine unique ou double cabine ;

– les camions et camionnettes ;

– les tracteurs, bennes et autres véhicules de travaux publics.

Les véhicules relevant d’un modèle dit de tourisme, simplement décorés de


couleurs ou d’images publicitaires ne peuvent donc être considérés comme des
véhicules utilitaires, à moins d’avoir fait l’objet d’aménagement leur permettant de
satisfaire aux conditions sus énumérées.

II – Traitement fiscal des véhicules utilitaires au regard de la TVA

Antérieurement à l’annexe fiscale à l’ordonnance n° 2006-234 du 02 août 2006


portant Budget de l’Etat pour la gestion 2006, seuls les véhicules utilitaires dont la
charge utile est égale ou supérieure à 3,5 tonnes et acquis à compter du 1er janvier
1995 ouvraient droit à déduction.

L’article 1er de l’annexe fiscale susvisée, autorise désormais la déduction de la


TVA grevant le coût d’achat de tout véhicule utilitaire.

Cette disposition implique que la TVA grevant l’acquisition du véhicule utilitaire


de même que celle portant sur les pièces détachées et de rechange ainsi que les frais
de réparation se rapportant audit véhicule, est déductible.

En principe, la TVA grevant l’achat de carburant utilisé dans les véhicules


utilitaires n’est pas déductible.

153
Impôts indirects Taxes sur les chiffres d’affaires

Cette taxe n’ouvre droit à déduction que dans l’hypothèse où le carburant est servi
aux véhicules affectés au transport public de personnes et de marchandises qui
appartiennent à des entreprises de transport ayant fait l’option pour leur
assujettissement à la TVA.

POINT DE DEPART DU DELAI DU DROIT A DEDUCTION EN CAS DE PAIEMENT DE


LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE POUR LE COMPTE DE TIERS SUITE A
CONTROLE FISCAL

Note n° 2396/SEPMBPE/DGI-DLCD du 20 juin 2018

Des hésitations étant apparues quant à la détermination du point de départ du délai


du droit à déduction de la taxe sur la valeur ajoutée, lorsque celle-ci est payée pour
le compte de tiers suite à un contrôle fiscal, les précisions suivantes sont apportées.

L'article 364 du Code général des Impôts prévoit que les assujettis au régime de la
TVA sont autorisés, après que la taxe soit devenue exigible au sens de l'article 361
dudit Code à déduire, chaque mois, de la taxe sur la valeur ajoutée applicable à
leurs opérations de vente ou de prestations de services, le montant de celle figurant
sur leurs factures d'achat.

En effet, aux termes de l'article 361-2° du Code général des Impôts, « la taxe est exigible :

a) pour les ventes de biens meubles corporels, lors de la livraison des biens ;

b) pour les prestations de services, les travaux immobiliers, les ventes à


consommer sur place, les ventes ou fournitures d'eau, d'électricité, de gaz, et
de télécommunications, lors de l'encaissement ou de l'inscription en compte
courant des avances, des acomptes, du prix ou de la rémunération ».

Par conséquent, le droit à déduction naît chez le client assujetti au moment de la


livraison, pour les ventes de biens meubles corporels et à la date de l'encaissement
ou de l'inscription en compte courant, pour les prestations de services.

La circonstance que la taxe ait été acquittée à la suite d’un redressement fiscal est
en principe sans incidence sur la règle susmentionnée.

Toutefois, en cas de déclaration pour le compte de tiers, le redevable est autorisé à


exercer son droit à déduction, à compter de la date de réception de la notification
définitive de redressements.

REGIME DE LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE ILLEGALEMENT FACTUREE

Note n° 2401/SEPMBPE/DGI-DLCD du 20 juin 2018

Des hésitations s'étant fait jour quant à la déductibilité de la taxe sur la valeur ajoutée
(TVA) supportée à tort par un contribuable, les précisions suivantes sont apportées.

En principe, en matière de taxe sur la valeur ajoutée, la taxe ayant grevé les achats de
biens et services ouvrant droit à déduction ne peut être déduite que si elle a été légalement
facturée, c'est-à-dire facturée par un assujetti sur une opération soumise à ladite taxe.

154
Impôts indirects Taxes sur les chiffres d’affaires

Il s'ensuit que la taxe sur la valeur ajoutée facturée par un non-assujetti ou sur des
opérations exonérées ou hors du champ d’application de ladite taxe, ne peut donc
ouvrir droit à déduction chez le client. Toute déduction dans ce cas donne lieu à
restitution du montant de la taxe irrégulièrement déduite sans préjudice, le cas
échéant, de l'application des sanctions prévues par le Livre de Procédures fiscales.

Toutefois, la déduction pourra être admise si la facturation de la taxe procède d'une


erreur commise de bonne foi. Les parties en cause doivent être en mesure de faire la
preuve de leur bonne foi par tout moyen de fait ou de droit.

Dans ce cas, l'Administration ne pourra admettre la déduction qu'à condition que le


contribuable établisse que la TVA indûment facturée par son fournisseur a été
déclarée et acquittée par celui-ci.

Cependant, la bonne foi ne pourra être admise si :

– l'attention du fournisseur a été attirée quant à l'illégalité de cette pratique, par


son client, ses organes de contrôle et de conseil ou par tout autre partenaire et
que celui-ci a persisté dans cette voie ;

– une opération de facturation illégale identique a été relevée par l'Administration


au cours des trois années précédant la date de la facturation en cause, chez le
contribuable client ou chez le fournisseur.

D'une manière générale, la déduction de la taxe ne sera pas admise lorsque des
indices concordants attestent que la facturation irrégulière de la TVA ne s'explique
que par l'intention du fournisseur d'exercer illégalement un droit à déduction.

PRECISIONS RELATIVES A L’EXONERATION DE LA TAXE SUR LA VALEUR


AJOUTEE SUR L’ACQUISITION DE MATERIELS INFORMATIQUES, DE TABLETTES
ELECTRONIQUES ET DE TELEPHONES PORTABLES

Note n° 2397/SEPMBPE/DGI-DLCD du 20 juin 2018

L'ordonnance n° 2015-503 du 08 juillet 2015, a exonéré de la taxe sur la valeur ajoutée,


les acquisitions et les importations de matériels informatiques, tablettes électroniques
et téléphones portables. Elle a également réduit les droits et taxes de douane portant sur
ces opérations, pour la période allant du 1er août 2015 au 31 décembre 2018.

En application des dispositions de cette ordonnance, l'arrêté interministériel


n° 009/MPMB/MPTIC du 09 août 2015 a déterminé la liste des matériels éligibles
au bénéfice des avantages fiscaux susvisés.

Des hésitations s'étant fait jour quant à la mise en œuvre en régime intérieur de
l'exonération de la TVA, il est précisé que ladite exonération concerne également
les ventes en régime intérieur des matériels informatiques.

Au regard de ce qui précède, la taxe sur la valeur ajoutée ne peut être appliquée, au
cours de la période allant du 1er août 2015 au 31 décembre 2018, aux opérations de
vente ou d'achat en régime intérieur, des matériels ci-dessous énumérés quel que
soit le vendeur ou l’acquéreur (entreprise ou particulier).

155
Impôts indirects Taxes sur les chiffres d’affaires

N° Désignation Position tarifaire

NTS CEDEAO
1 Boîtier pour unité centrale 84 73 30 00 00
2 Carte mère 84 71 80 90 00
3 Processeur 84 71 80 90 00
4 Ventilateur 84 14 51 00 00
5 Carte graphique 84 71 80 90 00
6 Carte son 84 71 80 90 00
7 Disque dur interne 84 71 70 90 00
8 Clavier 84 71 60 90 00
9 Souris tapis (assortiment) 84 71 60 90 00
10 Ecran 84 71 60 90 00
11 Carte réseau 84 71 80 90 00
12 Bloc d’alimentation 85 04 40 90 00
13 Ordinateur portable 84 71 30 90 00
14 Ordinateur de bureau 84 71 49 90 00
15 Tablette électronique 84 71 30 90 00
16 Téléphone portable 85 17 12 00 00
17 Disque dur externe 84 71 70 90 00
18 Clé USB 85 23 51 00 00
19 Imprimante 84 43 32 90 00
20 Imprimante + scanner (tout en un) 84 43 31 10 00
21 Scanner 84 43 32 10 00

PRECISIONS RELATIVES AUX MENTIONS DE L’ETAT DES TAXES DEDUCTIBLES


ANNEXE A LA DECLARATION DE LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE

Note n° 2398/SEPMBPE/DGI-DLCD du 20 juin 2018

L’article 386 du Code général des Impôts met à la charge des contribuables assujettis
à la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), l’obligation de joindre à leur déclaration de
TVA, un état des taxes déductibles à renseigner et qui comporte une rubrique dont
l’intitulé est : « nature des biens et services ». Elle permet de vérifier la déductibilité
de la TVA sur les biens ou prestations de services pour lesquels les déductions sont
opérées.

A la pratique, il est constaté que certains contribuables fournissent des états ne


précisant pas la nature exacte des biens acquis ou des prestations de services dont
ils ont bénéficié, mais inscrivent plutôt des mentions ou formules générales telles
que « marchandises » ou « prestations de services ».

Une telle situation met l’Administration fiscale dans l’impossibilité d’apprécier la


conformité de la déductibilité de la TVA grevant le coût d’acquisition desdits biens
ou services avec la loi fiscale.

156
Impôts indirects Taxes sur les chiffres d’affaires

La présente note a pour but de préciser la nature des mentions à porter sur l’état des
taxes déductibles, notamment dans la rubrique « nature des biens et services », et
d’indiquer les sanctions applicables au non-respect de cette obligation.

1– Nature des mentions à porter sur l’état des taxes déductibles

Les mentions à porter sur l’état des taxes déductibles doivent permettre d’identifier
de façon précise et individualisée, les biens achetés ou les prestations de services
reçues ayant fait l’objet de déduction. A titre d’exemple, il faut inscrire entre autres :
ciment, stylo à bille, bureau, mobilier de bureau, savon, travaux d’électricité, facture
d’eau, de téléphone, etc.

Par conséquent, les mentions d’ordre général telles que « matières premières »,
« marchandises », « prestations de services », « divers travaux » sont à proscrire.

Lorsqu’une facture comporte plusieurs types de biens ou services, l’état doit


indiquer distinctement, de manière détaillée, chaque bien ou service, à raison d’un
type de biens par ligne.

Par ailleurs, toutes les mentions à inscrire dans les différentes rubriques prévues sur
l’imprimé de déclaration, doivent être conformes aux indications figurant au bas
dudit imprimé.

2– Sanctions

La production de l’état des taxes déductibles comportant des mentions vagues ou


incomplètes constitue un manquement à la loi et justifie la sanction. De même, les
omissions substantielles ou les mentions à caractère vague rendent celui-ci
incomplet et exposent le contribuable à la sanction prévue par l’article 386 susvisé,
notamment la remise en cause ou le rejet des déductions opérées.

A cet égard, il convient de noter que le rejet ne vise que la TVA pour laquelle la
nature des biens et services manque de précision et non l’état complet des taxes
déductibles.

En outre, le Livre de Procédures fiscales prévoit en son article 161, des intérêts de
retard à titre de sanctions, pour toute TVA nette non acquittée dans les délais
légaux en raison du rejet des déductions opérées et en son article 170 ter, une
amende pour crédit de TVA non justifié.

PRECISIONS RELATIVES AU TRAITEMENT FISCAL DES VENTES DIRECTES AU


REGARD DE LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE

Note n° 2399/SEPMBPE/DGI-DLCD du 20 juin 2018

Certaines entreprises locales achètent des marchandises à l'étranger qu'elles livrent


directement à leurs clients situés hors du territoire national, sans que lesdites
marchandises ne transitent par le territoire ivoirien. Ces opérations sont qualifiées
de ventes directes.

Ces ventes directes peuvent être également réalisées dans le sens inverse. C'est
notamment le cas lorsqu'une entreprise ivoirienne vend à un de ses clients situés à

157
Impôts indirects Taxes sur les chiffres d’affaires

l'étranger des marchandises, mais procède sur demande et pour le compte de celui-ci
à la livraison desdites marchandises à une entreprise installée en Côte d’ivoire.

Dans ce cas, bien que la vente initiale ait été réalisée au profit d’une entreprise étran-
gère, les biens vendus ne sortent pas du territoire ivoirien jusqu'à leur livraison finale.

Des hésitations s'étant fait jour quant au traitement fiscal de ces opérations, au
regard de leur assujettissement ou non à la TVA en Côte d'Ivoire, les précisions
suivantes sont apportées.

1 – En ce qui concerne les ventes directes de biens acquis et livrés


hors du territoire ivoirien

Aux termes des dispositions de l'article 350 du Code général des Impôts, les biens
meubles corporels sont imposables à la TVA au lieu de leur livraison.

Le lieu de livraison d’un bien est réputé situé en Côte d’Ivoire, dès lors que le bien
s'y trouve au moment de sa livraison.

En matière de ventes directes, dans la mesure où le lieu de livraison des biens


vendus, qui constitue leur lieu de mise à la consommation finale est situé hors de
Côte d'Ivoire, ces opérations échappent au champ territorial de la TVA ivoirienne.

Ainsi, les ventes directes de biens achetés hors de Côte d’Ivoire et livrés à des
entreprises situées hors du territoire national, ne sont pas soumises à la TVA en
Côte d'Ivoire.

Par ailleurs, la TVA grevant les services et biens ayant concouru à la réalisation de
ces ventes directes, n'est pas admise en déduction au niveau de l'entreprise ivoirienne.

2 – En ce qui concerne les ventes directes de biens acquis et livrés


sur le territoire national

Sont visés, les achats effectués à distance en Côte d’Ivoire depuis l'étranger par une
entreprise non résidente auprès d'une entreprise ivoirienne et livrés en Côte d'Ivoire
à une autre entreprise ivoirienne.

Le lieu de livraison des biens étant situé sur le territoire ivoirien, la TVA est due sur cette
opération, en application des dispositions de l’article 350 du Code général des Impôts.

Par ailleurs, la taxe ayant grevé les biens et services concourant à la réalisation de
cette opération est déductible dans les conditions de droit commun.

EXTENSION DE LA PROCEDURE DE L’ATTESTATION ANNUELLE UNIQUE


D’EXONERATION DE TVA AUX SOUS-TRAITANTS DES ENTREPRISES MINIERES

Note n° 2405/SEPMBPE/DGI/DGE–DLCD du 20 juin 2018

Dans le cadre de la simplification de la procédure de mise en œuvre de


l’exonération de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) dont bénéficient les entreprises
des secteurs minier et pétrolier, l’article 7 de l’annexe fiscale à la loi n°2015-840
du 18 décembre 2015 portant Budget de l’Etat pour l’année 2016, a institué une
attestation annuelle unique d’exonération de ladite taxe.

158
En application de ce dispositif, la délivrance de l’attestation annuelle unique
d’exonération n’est réservée qu’aux entreprises minières, pétrolières et aux
sous-traitants des entreprises pétrolières, à l’exclusion des sous-traitants des
entreprises minières.

La mise en œuvre de cette mesure, bien que conforme à l’article 355-23 du Code
général des Impôts, ne prend pas en compte les dispositions des conventions
minières signées avec l’Etat. celles-ci prévoient l’extension du bénéfice de
l’exonération par voie d’attestation aux sous-traitants directs des sociétés minières
sous réserve de la tenue d’une comptabilité séparée permettant d’apprécier
distinctement le chiffre d’affaires résultant des opérations minières réalisées avec
lesdites sociétés.

Dans un souci d’harmonisation des dispositions en matière d’exonération


applicables au secteur extractif, les services compétents sont également autorisés à
délivrer l’attestation annuelle unique d’exonération de TVA aux sous-traitants des
entreprises minières ou aux entreprises titulaires d’un contrat de prestation de
services classées en régime minier.

La délivrance de cette attestation est subordonnée à une demande préalable de


l’entreprise requérante comportant les références de la convention conclue entre
l’Etat de Côte d’Ivoire et la société minière, notamment un extrait des dispositions
concernées par la demande, la date et le numéro.

La demande qui peut être présentée à toute époque de l’année, est effectuée sur un
imprimé disponible sur le site internet de la DGI, www.dgi.gouv.ci

Sont à joindre à la demande, sous peine de rejet, les documents suivants :

– la copie de l’agrément signé par l’Administration des Mines à savoir, la


Direction générale des Mines et de la Géologie ;

– la copie du contrat de prestations de services miniers signé entre la société


minière et son sous-traitant ;

– trois (3) spécimens de signatures à apposer sur la copie de l’attestation unique


authentifiée ;

– la liste des principaux fournisseurs de biens et services ;

– la liste le cas échéant, des clients autres que les sociétés minières.

Il est rappelé que conformément aux dispositions de l’article 355-23 susvisé, les
sous-traitants miniers sont tenus de produire au plus tard le 10 du mois suivant
chaque trimestre civil, un imprimé réglementaire faisant apparaître la liste
nominative de leurs fournisseurs de biens et services, ainsi que la nature et les
montants des biens et services acquis en franchise de la taxe sur la valeur ajoutée.

Par ailleurs, ces sous-traitants miniers sont soumis à l’obligation de tenue d’une
comptabilité distincte, permettant de séparer le chiffre d’affaires des activités
ordinaires de celui réalisé avec les sociétés minières.

En cas de non-facturation de la taxe sur la valeur ajoutée sur les biens et services
qui doivent normalement supporter ladite taxe, l’entreprise bénéficiaire de
l’exonération est solidairement responsable du reversement de la taxe non facturée,
sans préjudice des sanctions prévues par le Livre de Procédures fiscales.

159
CHAPITRE 2
Taxes et redevances

TAXE SPECIALE D’EQUIPEMENT (TSE)

Note n° 3011/SEPMBPE/DGI/DLCD du 30 juillet 2018

L’article 35 de l’annexe fiscale à la loi de Finances n° 2001-338 du 14 juin 2001


pour la gestion 2001, institue une taxe spéciale d’équipement sur le chiffre
d’affaires hors taxe des entreprises soumises à un régime réel d’imposition. Cette
disposition appelle les commentaires suivants.

I – Redevables de la taxe

La taxe spéciale d’équipement est due par les contribuables soumis à un régime réel
d’imposition.

Il s’agit donc de tous les contribuables soumis au régime du réel normal


d’imposition (RNI) et ceux soumis au régime du réel simplifié d’imposition (RSI).

A contrario, en sont dispensés, les contribuables relevant de l’impôt synthétique ou


de la taxe forfaitaire des petits commerçants et artisans.

En sont également exonérés, les exportateurs de café et de caco et les opérations


portant sur la vente de produits pétroliers à l’exception de celles effectuées par la
Société ivoirienne de Raffinage (SIR).

Lorsque la taxe est due, elle est supportée par l’entreprise qui est le seul redevable.
Elle n’est pas répercutable sur le consommateur final ou sur le client de
l’entreprise.

II – Assiette, taux et paiement de la taxe

A – Assiette

La taxe spéciale d’équipement est assise sur le chiffre d’affaires total hors taxe
réalisé mensuellement par les entreprises concernées.

Les chiffres d’affaires réalisés à l’exportation et les chiffres d’affaires exonérés ou


hors du champ d’application de la taxe sur la valeur ajoutée sont à comprendre dans
la base taxable de la taxe spéciale d’équipement.

Sont à exclure de la base de la taxe spéciale d’équipement :

– les livraisons à soi-même ;

– les chiffres d’affaires provenant des opérations de vente des produits


pétroliers, à l’exception de celles effectuées par la Société ivoirienne de
Raffinage (SIR). Les produits pétroliers s’entendent des produits visés à
l’article 408 du Code général des Impôts, à savoir :

• super carburant et essences spéciales ;

• essence auto ;

160
Impôts indirects Taxes et redevances

• gaz-oil ;

• carburéacteur ;

• pétrole lampant ;

• essence pour aérodynes ;

• huiles minérales ;

• distillate Diesel-Oil (DDO) ;

• distillate Diesel-Oil (DDO ad);

• fuel-oil domestique ;

• fuel-oil léger ;

• fuel-oil lourd I (FO 180) ;

• graisses consistantes.

Pour les contribuables qui réalisent des opérations de vente de produits pétroliers
concomitamment avec d’autres produits ou services, il est à préciser que seules les opé-
rations de vente ne portant pas sur les produits pétroliers doivent être soumises à la taxe.

B – Taux

Le taux de la taxe spéciale d’équipement est fixé à 0,1 % pour l’ensemble des
contribuables concernés. Ce taux est réduit de moitié pour les opérations réalisées
par la Société ivoirienne de Raffinage.

C – Exigibilité

La taxe spéciale d’équipement est une taxe assise sur le chiffre d’affaires, à l’instar
de la TVA. Les dispositions de l’article 361 du Code général des Impôts relatives à
l’exigibilité de la TVA lui sont également applicables.

Ainsi, la TSE est exigible :

– lors de la livraison (facturation) en ce qui concerne les ventes de biens


meubles corporels ;

– lors de l’encaissement ou de l’inscription en compte courant, des avances, des


acomptes, du prix ou de la rémunération, en ce qui concerne les prestations de
services.

D – Paiement de la taxe

La taxe est perçue dans les mêmes conditions et sous les mêmes procédures,
sanctions et sûretés que la taxe sur la valeur ajoutée.

161
Impôts indirects Taxes et redevances

1. Périodicité du paiement de la taxe

Pour les entreprises soumises au régime du réel normal, les déclarations et


paiements de la taxe interviennent au plus tard le 10 du mois suivant celui au cours
duquel les opérations ont été réalisées.

En ce qui concerne les contribuables relevant de la Direction des grandes Entreprises


ou de la Direction des moyennes Entreprises, ils déclarent et acquittent la TSE aux
dates suivantes :

– au plus tard le 10 du mois suivant, pour les entreprises industrielles et les


entreprises pétrolières et minières ;

– au plus tard le 15 du mois, pour les entreprises commerciales ;

– au plus tard le 20 du mois, pour les entreprises prestataires de services.

Quant aux contribuables soumis au régime du réel simplifié d’imposition, la


périodicité demeure le trimestre.

Le paiement de la taxe s’effectue auprès de la Recette des Impôts dont dépend


l’entreprise.

2. Mode de paiement de la taxe

Aux termes de l’article 97 du Livre de Procédures fiscales, l’impôt est payable en


numéraire, par chèque, par virement bancaire ou par voie électronique, y compris
les procédés par téléphone mobile.

Les entreprises soumises à la taxe spéciale d’équipement acquittent donc ladite taxe
selon les dispositions de l’article 97 susvisé.

Remarque

La taxe spéciale d’équipement :

– ne figure pas sur les factures délivrées ;

– ne confère pas de droit à déduction en matière de taxe sur la valeur ajoutée ;

– n’est ni imputable, ni remboursable.

Toutefois, elle constitue une charge d’exploitation déductible en matière d’impôt


sur les bénéfices.

La taxe spéciale d’équipement est applicable pour la dernière fois au chiffre


d’affaires réalisé au titre du mois de décembre 2019.

162
Titre troisième
Régimes spécifiques
PRECISIONS RELATIVES A L’EXEMPTION DE LA TAXE SUR LES VEHICULES A
MOTEUR, A L’EGARD DES VEHICULES DIPLOMATIQUES ET DES VEHICULES
PRIVES DU PERSONNEL DES MISSIONS DIPLOMATIQUES

Note n° 2349/SEPMBPE/DGI-DLCD du 20 juin 2018

Il me revient qu’il est régulièrement réclamé aux agents des représentations


diplomatiques présentes dans notre pays, le paiement de la taxe sur les véhicules à
moteur, à raison des véhicules dont ils sont propriétaires, à l’occasion des différents
contrôles.

Afin de mettre fin à cette situation, les précisions suivantes sont rappelées sur le
principe d’exemption desdits véhicules à la taxe sur les véhicules à moteur, ainsi
que sur les modalités de mise en œuvre de cette exonération.

I– Principe

Le régime fiscal des missions diplomatiques et de leur personnel, découlant de la


Convention de Vienne de 1961, est précisé dans la note de service n° 0040/MEF/
DGI-DLCD du 05 janvier 2011.

Cette note indique expressément que les véhicules dont sont propriétaires les agents
diplomatiques ainsi que les membres du personnel administratif et technique de la
Mission, non-ressortissants de la Côte d’Ivoire, sont exonérés de la taxe sur les
véhicules à moteur, communément appelée vignette.

Par ailleurs, l’article 961-1 du Code général des Impôts dispose que sont exemptés
de la taxe sur les véhicules à moteur, les véhicules diplomatiques.

Au regard de ce qui précède, les services ne sont pas habilités à réclamer le paiement
de la taxe sur les véhicules à moteur au titre d’un véhicule, dès lors que celui-ci
répond à l’une des caractéristiques suivantes :

– être immatriculé comme véhicule diplomatique ;

– être la propriété d’un agent bénéficiant du statut d’agent diplomatique ou de


membre du personnel administratif ou technique de la Mission.

II– Modalités de mise en œuvre

L’exemption susvisée s’applique de plein droit aux véhicules concernés.

Ainsi, en ce qui concerne les véhicules diplomatiques, ceux-ci ne doivent faire


l’objet d’aucun contrôle de vignette, lorsqu’ils possèdent une plaque minéralogique
CMD, CD, MD ou IT, à fond orange ou vert.

Concernant les véhicules personnels des agents des missions diplomatiques,


l’exemption de la vignette est attestée par la présentation du certificat ou de la
vignette d’exemption, prévue au dernier paragraphe de l’article 961 du Code
général des Impôts.

A cet effet, les missions diplomatiques accréditées en Côte d’Ivoire sont invitées à
solliciter auprès de la Direction générale des Impôts, par le canal du Ministère des
Affaires étrangères, la délivrance des certificats ou des vignettes d’exemption
susvisés, relativement aux véhicules dont sont propriétaires leurs agents, titulaires
d’un passeport diplomatique ou de service.

165
Régimes spécifiques Subventions et abandons de créances

Les agents des Impôts sont donc tenus de s’abstenir de réclamer le paiement de la
vignette sur lesdits véhicules, dès présentation des documents d’exemption susvisés.

Même en l’absence de documents d’exemption, si les documents d’identification


présentés établissent indubitablement le caractère diplomatique du véhicule
(véhicule immatriculé au nom de la Mission diplomatique), les agents chargés du
contrôle doivent également s’abstenir de toute mesure de sanction. Il leur revient de
rappeler la procédure d’exemption à l’agent diplomatique concerné, et ce avec la
courtoisie qui sied en pareille situation.

L’attention des services est appelée sur le strict respect des instructions ressortant
de la présente note.

Je rappelle par ailleurs que l’application effective des immunités et privilèges


fiscaux reconnus aux représentations diplomatiques présentes en Côte d’Ivoire et à
leurs agents, constitue une obligation de l’Etat. Elle relève des engagements
internationaux de notre pays et conditionne la réciprocité du traitement à appliquer
aux représentations diplomatiques ivoiriennes et à leurs personnels, dans les pays
étrangers accréditaires.

REGIME D’IMPOSITION DES SUBVENTIONS ET ABANDONS DE CREANCES

Note n° 2433/SEPMBPE/DGI-DLCD du 20 juin 2018

Il est apparu des hésitations dans le traitement fiscal des subventions et abandons
de créances. La présente note a pour objet de définir ces notions et d’en préciser le
régime fiscal.

1. Les subventions

Il existe diverses sortes de subventions. Elles peuvent être classées en fonction de


leur objet. Ainsi, selon ce critère, on distingue :

– les subventions d’équipement ;

– les subventions d’exploitation ;

– les subventions d’équilibre ;

– les subventions de recherche-développement.

L’octroi de ces subventions peut être affecté de conditions. Ainsi, il existe :

– les subventions sous condition suspensive ;

– les subventions sous condition résolutoire.

166
Régimes spécifiques Subventions et abandons de créances

1.1 Les subventions selon le critère d’affectation

1.1.1 Les subventions d’équipement

1.1.1.1 Définition

Les subventions d’équipement encore appelées subventions d’investissement sont


des aides financières accordées aux entreprises et destinées à la création ou à
l’acquisition d’immobilisations à l’exception de titres de participation, ou au
financement d’activités à long terme.

Ces subventions sont accordées par l’Etat, les collectivités publiques, les organismes
internationaux ou par des tiers. Dans certains cas, l’entreprise reçoit cette subvention
d’investissement sous la forme d’un transfert direct d’immobilisations.
1.1.1.2 Traitement fiscal

a) Au regard de l’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux

Les subventions d’équipement accordées aux entreprises ne constituent pas des


produits rattachés à l’exercice de leur octroi. Elles doivent être regardées comme un
accroissement des capitaux.

Toutefois, ces subventions sont imposables selon des modalités particulières,


suivant que les biens qu’elles servent à financer sont amortissables ou non.

Modalité d’imposition de la subvention servant à financer des biens amortissables

L’imposition de la subvention est étalée sur la durée d’amortissement du bien. Le


montant de la subvention est rapporté par fractions aux résultats imposables de chacun
des exercices, sur la durée d’amortissement du bien, à concurrence du montant des
amortissements pratiqués.

Si la subvention d’équipement n’a que partiellement financé le bien, la fraction de la


subvention rapportée aux produits de chaque exercice est déterminée par application
du taux d’amortissement du bien sur le montant total de la subvention.

Application

Soit une immobilisation acquise le 1er avril de l’année N à 10 000 000 de francs et
financée en partie par une subvention de 8 000 000 de francs. Le bien est amortissable
sur une durée de 5 ans selon le mode linéaire.

Le taux d’amortissement est de 20 %.

La fraction de subvention à rapporter au résultat imposable de l’année N sera :

(8 000 000 x 20 %) x 270/360 = 1 200 000 francs

Année N + 1 : 8 000 000 x 20 % = 1 600 000 francs

Modalité d’imposition de la subvention servant à financer des biens non amortissables

Lorsque la subvention porte sur le financement d’une immobilisation non


amortissable, le montant de la subvention est repris chaque année dans le résultat par
fractions égales calculées sur la durée d’inaliénabilité du bien, ou en l’absence d’une
telle clause d’inaliénabilité, sur une durée de cinq ans.

167
Régimes spécifiques Subventions et abandons de créances

En cas de cession de biens financés en totalité ou en partie par une subvention


d’équipement, que ces biens soient amortissables ou non, la fraction de subvention
non encore rapportée aux résultats est déduite de la valeur comptable nette de
l’immobilisation pour la détermination de la plus-value ou de la moins-value.

La fraction de subvention ainsi déduite de la valeur comptable nette constitue un


produit à rapporter entièrement au résultat de l’exercice de cession de l’immobilisation.
Toutefois, cette fraction de subvention peut bénéficier des dispositions de l’article 28
du Code général des Impôts relatives à l’exonération des plus-values sous condition de
remploi.

En cas de fusion, la fraction de subvention de la société absorbée non encore imposée


est rapportée aux résultats de la société absorbante sur la durée restant à courir.

Pour la détermination de l’impôt minimum forfaitaire (IMF), le montant de la


reprise sur subvention n’est pas compris dans la base imposable.

b) Au regard de la contribution des patentes

Le droit sur le chiffre d’affaires de la contribution des patentes est déterminé par
application du taux de ce droit sur l’ensemble des recettes et produits acquis dans le
cadre de l’exercice de l’activité, y compris toutes les sommes provenant des
activités annexes et accessoires ou de la réalisation de l’actif commercial, quelle
que soit leur situation au regard des taxes sur le chiffre d’affaires.

La subvention octroyée n’étant pas un produit immédiatement imposable, elle n’est


donc pas à rapporter au chiffre d’affaires pour la détermination du droit sur le
chiffre d’affaires de l’année de l’octroi.

De même, les reprises sur subvention d’équipement ne sont pas comprises dans la
base imposable au droit sur le chiffre d’affaires de la contribution des patentes.

Toutefois, en cas de cession, le montant de la subvention rapporté au résultat est à


intégrer dans le chiffre d’affaires pour la détermination du droit sur le chiffre
d’affaires de la contribution des patentes.

c) Au regard de la taxe sur la valeur ajoutée

La subvention d’équipement affectée conformément à son objet n’est pas imposable.


Cette subvention est par ailleurs à exclure du calcul du prorata de déduction.

Toutefois, la TVA afférente aux investissements financés en totalité ou en partie


par ces subventions est déductible dans les conditions de droit commun.

1.1.2 La subvention d’exploitation, la subvention d’équilibre et la subvention de


recherche-développement

1.1.2.1 Définitions

La subvention d’équilibre

La subvention d’équilibre est celle dont bénéficie l’entreprise pour compenser tout
ou partie de la perte globale qu’elle aurait subie si cette subvention ne lui avait pas
été accordée.

168
Régimes spécifiques Subventions et abandons de créances

La subvention d’exploitation

La subvention d’exploitation est allouée à l’entreprise pour lui permettre de


compenser l’insuffisance de prix de vente de certains produits ou de faire face à
certaines charges d’exploitation.

Les subventions d’exploitation sont accordées par l’Etat, les collectivités publiques
ou les personnes privées généralement à des entreprises soumises à des obligations
particulières telles que l’application de tarifs homologués, la production de biens
conformément à des normes imposées qui rendent l’exploitation non rentable. Elles
comprennent par exemple, les indemnités compensatrices pour insuffisance du prix
de vente administré.

La subvention de recherche-développement

Il s’agit de subvention accordée par l’Etat, les collectivités publiques, les organismes
internationaux ou des tiers à des entreprises engagées dans un programme de recherche
scientifique ou technologique y compris la conception de logiciels informatiques.
1.1.2.2 Traitement fiscal

a) Au regard de l’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux

La subvention d’exploitation et la subvention d’équilibre constituent un enrichissement


immédiat pour l’entreprise bénéficiaire. Elles sont comptabilisées comme un produit
de l’exercice au cours duquel elles sont allouées et sont imposables lorsqu’elles sont
certaines dans leur principe et dans leur montant.

En ce qui concerne la subvention allouée à l’entreprise dans le cadre de son


programme de recherche-développement, elle est également à rattacher entièrement
aux produits imposables de l’exercice de son octroi.

Toutefois, si les dépenses relatives au programme de recherche sont immobilisées


ou inscrites dans un compte de charges à répartir sur plusieurs exercices, le montant
de la subvention sera rapporté par fractions aux résultats imposables sur la durée
d’étalement des charges à répartir ou au rythme de l’amortissement pratiqué.

En tout état de cause, la durée de l’étalement des charges à répartir ou de


l’amortissement, ne pourra excéder cinq ans.

b) Au regard de la contribution des patentes

Pour la détermination du droit sur le chiffre d’affaires, il est tenu compte du


montant total des subventions d’équilibre et des subventions d’exploitation.

Le montant total des subventions allouées en faveur de la recherche-développement


est également compris dans le chiffre d’affaires lorsqu’il n’est pas rapporté de
façon étalée aux résultats imposables. En cas d’étalement, seule la fraction
rapportée au résultat imposable est à comprendre dans le chiffre d’affaires pour la
détermination du droit sur le chiffre d’affaires.

c) Au regard de la taxe sur la valeur ajoutée

En matière de taxe sur la valeur ajoutée, les subventions d’exploitation sont


imposables lorsqu’elles sont directement liées au prix des opérations taxables.

169
Régimes spécifiques Subventions et abandons de créances

Ainsi, la subvention d’exploitation qui permet à l’entreprise de compenser


l’insuffisance de prix de vente de certains produits ou de certaines charges
d’exploitation, est imposable lorsqu’il s’agit d’une opération passible de la TVA.

La subvention d’équilibre versée pour combler un déficit ne constitue pas un


complément de prix. Par conséquent, elle n’est pas taxable.

La subvention de recherche-développement ne constitue pas non plus un chiffre


d’affaires taxable.

Toutefois, lorsqu’il peut être établi que ces subventions constituent la contrepartie
d’une opération réalisée au profit de la partie versante, ou l’engagement à fournir
cette contrepartie, les sommes en cause sont entièrement taxables.

1.2 Les subventions sous condition

L’octroi de subventions peut être affecté de conditions. Selon cette modalité, on


distingue les subventions sous condition suspensive et les subventions sous
condition résolutoire.

1.2.1 Les subventions sous condition suspensive

Les sommes allouées ne prennent le caractère de subvention qu’à la date de la réalisation


de la condition rattachée à leur octroi. Avant la réalisation de ladite condition, les sommes
en cause sont considérées comme de simples avances ou prêts.

Elles ne sont donc pas à rapporter au résultat.

Lorsque la condition se réalise, les sommes allouées sont considérées comme


définitivement acquises à cette date. Elles prennent alors le caractère de subvention.

Le traitement fiscal rattaché à chaque nature de subvention ne s’applique qu’à


partir de cette date.

1.2.2 Les subventions sous condition résolutoire

Les sommes allouées ont le caractère de subvention jusqu’à la date de réalisation de


la condition résolutoire rattachée à leur octroi. Lorsque ladite condition se réalise,
les sommes allouées sont considérées comme des avances.

Le traitement fiscal rattaché à chaque nature de subvention s’applique à compter de


la date de l’octroi de la subvention jusqu’à la date de réalisation de ladite condition.

Après cette date, les sommes précédemment imposées comme subventions sont
déduites des résultats des exercices au cours desquels les remboursements des
sommes allouées interviennent. Ces sommes suivent par ailleurs le sort des
annulations du chiffre d’affaires au regard des autres impôts et taxes.

2. Les abandons de créances et aides entre entreprises

2.1 Définition

L’abandon de créance est une remise de dette. Il est au sens strict, une renonciation
à une créance détenue sur une entreprise. D’une manière générale, il constitue une
aide qu’une entreprise peut être amenée à accorder à une autre dans des conditions
particulières.

170
Régimes spécifiques Subventions et abandons de créances

L’abandon de créance ou l’aide consentie peut être de nature commerciale ou financière.

Il est de nature commerciale lorsqu’il relève d’une gestion commerciale et qu’il est
consenti dans le cadre de relations commerciales avec le bénéficiaire.

Tel est le cas des abandons de créances consentis par les fournisseurs à leurs clients.

Il est de nature financière, lorsqu’il existe des liens financiers avec l’entreprise bénéfi-
ciaire et que ces liens financiers constituent la principale justification de cet abandon de
créance ou de l’aide. Il s’agit notamment d’abandon de créance ou aide consentie entre
entreprises au sein d’un même groupe, ou entre sociétés mères et filiales.

Lorsqu’il existe simultanément des relations commerciales et des relations finan-


cières entre les entreprises, il convient de rechercher la motivation prépondérante
qui justifie l’abandon de créance.

2.2 Traitement fiscal

2.2.1 Au regard de l’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux

a) Abandon de créance ou aide à caractère commercial

Ces abandons de créances ou aides constituent un produit imposable de l’entreprise


bénéficiaire. Ils constituent une charge déductible de l’entreprise qui les consent
s’ils procèdent d’un acte normal de gestion.

La preuve du caractère normal est apportée lorsqu’il est établi que l’aide a été
consentie dans l’intérêt de l’exploitation et trouve son fondement dans l’existence
d’une contrepartie réelle et suffisante. A cet égard, il ne suffit pas d’invoquer les
liens de droit qui unissent les deux entreprises pour établir le caractère normal de
l’acte de gestion. L’appréciation résulte essentiellement des circonstances de fait
qui ont présidé à l’attribution de l’aide.

D’une manière générale, est considéré comme acte anormal de gestion, l’acte qui
met une dépense ou une perte à la charge de l’entreprise ou qui prive cette dernière
d’une recette sans être justifié par les intérêts de l’exploitation commerciale.

b) Abandon de créance ou aide à caractère financier

L’abandon de créance ou l’aide à caractère financier constitue un produit imposable


de l’entreprise bénéficiaire.

Pour l’entreprise qui consent l’abandon ou l’aide, la déductibilité est subordonnée à


deux conditions cumulatives :

– l’abandon de créance doit procéder d’un acte de gestion normal.

L’abandon de créance ou l’aide consentie doit donc présenter pour


l’entreprise bénéficiaire un intérêt certain. Ainsi, est notamment considéré
comme un acte de gestion anormal, tout abandon de créance ou aide octroyés
à une entreprise filiale dont la situation financière ne nécessite pas une telle
opération.

Par ailleurs, l’entreprise attributaire doit avoir préalablement à cet abandon de


créance, entrepris des actions dans le sens du redressement de la situation de
l’entreprise bénéficiaire.

171
Régimes spécifiques Subventions et abandons de créances

Ces actions peuvent consister en un audit, en une restructuration interne, etc. ;

– l’abandon de créance ou l’aide consenti ne revalorise pas les titres de partici-


pation détenus dans l’entreprise bénéficiaire. Cette revalorisation de titre
constitue une augmentation de l’actif net de l’entreprise créancière ; les titres
de participation étant un élément constitutif de l’actif.

Si ces deux conditions sont remplies, la perte consécutive à l’abandon de


créance est à comprendre dans les charges déductibles du résultat imposable
de l’entreprise attributaire au cours de l’exercice où cet abandon de créance
est intervenu. Cette règle s’applique, que l’entreprise bénéficiaire soit en Côte
d’Ivoire ou non.

La déductibilité de l’abandon de créance ou de l’aide est toutefois limitée à


concurrence :

– du montant de la situation nette négative de la société bénéficiaire de l’abandon ;

– et du montant de la situation nette positive après abandon de la créance dans le


rapport du capital de la société bénéficiaire de l’abandon détenu par les sociétés
autres que la société créancière.

Application

Une société mère A détient 80 % du capital d’une filiale B qui présente une
situation nette négative de 500 000 000 de francs.

A détient une créance inscrite en passif exigible chez B de 800 000 000 de francs.
Cette créance est abandonnée en totalité.

La perte résultant pour A de l’abandon n’est déductible de l’assiette de son impôt


BIC qu’à concurrence :

– d’une part, de la résorption de la situation nette négative de la filiale B


(500 000 000 de francs) ;

– d’autre part, de 20 % (pourcentage de participation des autres actionnaires) de la


fraction excédentaire de l’abandon de créance sur la situation nette négative, soit :

(800 000 000 – 500 000 000) x 20 % = 60 000 000 de francs.

Le montant total déductible sera donc : 500 000 000 + 60 000 000 =560 000 000 de
francs.

La différence de 240 000 000 de francs (800 000 000 – 560 000 000) est assimilée à
un supplément de prix de revient de la participation de A, et ne doit pas être
comprise dans ses charges déductibles.

Pour apprécier la situation nette comptable de la société bénéficiaire de l’aide, il


convient de se placer à la date à laquelle l’abandon a été consenti.

S’agissant des abandons de créances assortis d’une clause de retour à meilleure


fortune, l’opération s’analyse en une convention caractérisée par l’extinction de
l’obligation de l’entreprise débitrice sous condition résolutoire. Fiscalement, cette
forme d’abandon obéit au régime de droit commun exposé ci-dessus.

172
Régimes spécifiques Fusions de sociétés, scissions et apports partiels d’actifs

2.2.2 Au regard de la contribution des patentes

L’abandon de créance à caractère financier ou commercial constitue un produit de


l’entreprise bénéficiaire. Son montant est à comprendre entièrement dans le chiffre
d’affaires pour la détermination de droit sur le chiffre d’affaires.

2.2.3 Au regard de la taxe sur la valeur ajoutée

Le régime d’imposition au regard de la TVA diffère selon que l’on se trouve en


présence d’un abandon de créance à caractère financier ou à caractère commercial.

Les abandons de créances ou aides à caractère financier ne sont pas imposables à la


TVA.

Toutefois, si l’abandon de créance est consécutif à une opération commerciale


ayant donné lieu à facturation de la TVA, l’entreprise bénéficiaire de l’abandon de
créance est tenue de reverser la TVA antérieurement déduite.

S’agissant des abandons de créances à caractère commercial qui s’analysent


comme constituant la contrepartie d’un service innommé, ils sont imposables.

Lorsque la taxe est due, elle doit être facturée par la société bénéficiaire, qui
transmet le droit à déduction à la société qui consent l’abandon.

REGIME SPECIAL DES FUSIONS DE SOCIETES, SCISSIONS ET APPORTS PARTIELS


D’ACTIFS

Note n° 2424/SEPMBPE/DGI/DLCD du 20 juin 2018

La fusion de sociétés est la réunion de deux ou plusieurs sociétés pour n'en former
qu'une seule. Cette opération se traduit par la disparition d’une ou de plusieurs
sociétés absorbées ou fusionnées et par l'apport de l'intégralité de leur actif à la société
absorbante ou nouvelle. Elle peut s'effectuer suivant deux modalités distinctes :

– soit par création d'une société nouvelle, à laquelle est apporté l'ensemble des
patrimoines des sociétés fusionnées ;

– soit par absorption d'une ou de plusieurs sociétés par une autre société déjà
existante.

La scission (ou la division) de sociétés est l’opération par laquelle une société
apporte l’intégralité de son patrimoine à deux ou plusieurs sociétés préexistantes ou
constituées à cette fin. La scission entraîne la disparition de la société apporteuse.

La dissolution-confusion est la dissolution d’une société dans laquelle tous les titres
détenus par un seul associé (filiale à 100 %) entraîne la transmission universelle du
patrimoine de la société à cet associé, sans qu’il y’ait lieu à liquidation.

L'apport partiel d'actif est l'opération par laquelle une société apporte une partie de
son actif à une ou plusieurs autres sociétés. Contrairement à la fusion proprement
dite, à la scission, ou à la dissolution-confusion, l'apport partiel ne se traduit pas par
la disparition de la société apporteuse.

173
Régimes spécifiques Fusions de sociétés, scissions et apports partiels d’actifs

La fusion, la scission, la dissolution, la confusion et l’apport partiel d’actif


entraînent, au plan fiscal, toutes les conséquences d’une cession ou d’une cessation
totale ou partielle d’activité sous un régime de droit commun. Il en résulte
notamment l'exigibilité des impôts applicables en cas de dissolution de société,
ainsi que celle des droits afférents à la constitution d'une société ou à
l'augmentation de capital d'une société existante.

En vue de faciliter la concentration ou le regroupement des entreprises, ces


opérations peuvent, sous certaines conditions, bénéficier d’un régime spécial de
faveur en ce qui concerne l’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux,
l’impôt sur le revenu des valeurs mobilières et les droits d’enregistrement.

1. Régime spécial des fusions de sociétés

1.1 Aperçu général sur le régime spécial des fusions

1.1.1 Sociétés concernées

Le régime spécial est réservé aux opérations de fusion de sociétés anonymes ou de


sociétés à responsabilité limitée.

Ne peuvent donc bénéficier du régime spécial, les sociétés en nom collectif, les
sociétés en commandite simple et les sociétés civiles non passibles de l'impôt sur
les bénéfices industriels et commerciaux.

La société absorbante doit avoir son siège social en Côte d’Ivoire.

Le bénéfice du régime spécial n'est pas subordonné à la condition que la société


absorbante ait un objet social similaire à celui de la société absorbée.

1.1.2 Opérations concernées

Les dispositions de l'article 32 du Code général des Impôts s'appliquent dans tous
les cas de fusion proprement dite, caractérisée par l'apport de l'universalité des
biens composant l'actif de la société absorbée, réalisé en principe, moyennant
l'attribution d'actions ou de parts sociales.

A cet égard, il n'y a pas lieu de distinguer suivant que la société absorbée remet son
actif brut à la société absorbante ou nouvelle, à charge pour celle-ci de payer son
passif ou se réserver de liquider elle-même une partie de cet actif pour régler son
passif par ses propres soins. Dans ce dernier cas, la liquidation de l'actif ainsi
réservé ne donnant pas lieu à l'attribution gratuite de titres sociaux, le régime
spécial ne peut pas s'appliquer aux profits ou plus-values correspondants.

Lorsque la société absorbante est déjà propriétaire d'actions ou de parts de la


société absorbée, la concentration se réalise par deux opérations bien distinctes :

– soit par un allotissement, c'est-à-dire un « partage » pour la portion de l'actif


correspondant à la participation de la société absorbante ;

– soit par une fusion, c'est-à-dire un « apport » pour le surplus de l'actif.

La fusion entraîne la perception du droit d'apport en société. L’allotissement est


passible du droit de partage et la plus-value qu’il fait apparaître ne peut pas
bénéficier du régime fiscal de faveur.

174
Régimes spécifiques Fusions de sociétés, scissions et apports partiels d’actifs

1.1.3 Objet du régime spécial

1.1.3.1 Au titre de l’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux

Indépendamment du régime de droit commun, l'article 32 du Code général des


Impôts instaure en matière d’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux, un
régime spécial facultatif qui tend à atténuer les conséquences de la cession ou de la
cessation d’entreprise, en faisant apparaître la société absorbante ou nouvelle
comme la continuatrice de la société absorbée ou des sociétés fusionnées.

Conformément à ce texte, les plus-values, autres que celles réalisées sur les
marchandises, résultant de l'attribution d'actions ou de parts sociales (parts de
capital), à la suite de fusions de sociétés anonymes ou sociétés à responsabilité
limitée, sont exonérées de l'impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux.

Toutefois, l'application de cette disposition est subordonnée à l'obligation constatée


dans l’acte de fusion pour la société absorbante ou nouvelle, de calculer les
amortissements annuels et les plus-values ultérieures afférentes aux éléments autres
que les marchandises, compris dans l'apport, d'après le prix de revient qu'ils
comportaient pour les sociétés fusionnées ou pour la société absorbée, déduction
faite des amortissements déjà effectués par elles.

L'application de ce régime spécial constitue une simple faculté et non une


obligation pour les sociétés fusionnées. celles-ci peuvent, si elles le désirent,
demeurer sous le régime de droit commun : cela entraîne notamment la taxation
immédiate des plus-values de fusion, mais permet à la société absorbante de
calculer ultérieurement les amortissements et la plus-value de cession afférents aux
immobilisations apportées d'après leur valeur réelle au moment de la fusion et non
d'après le prix de revient qu'elles comportaient pour les sociétés absorbées.
1.1.3.2 Au titre de l’impôt sur le revenu des valeurs mobilières

En matière d’impôt sur le revenu des valeurs mobilières, l’article 231 du Code général
des Impôts dispose que les attributions gratuites d'actions ou de parts sociales dans le
cadre d’une fusion de sociétés anonymes ou sociétés à responsabilité limitée, ne sont
pas considérées comme des revenus imposables aux termes de l’article 180 dudit Code.
1.1.3.3 Au titre des droits d’enregistrement

En application de l’article 755 du Code général des Impôts, les apports à titre
onéreux sont soumis à un droit fixe de 18 000 francs. L’article 754 du même Code
soumet les apports purs et simples à un droit d’apport minoré égal à la moitié du
taux de droit d’apport normal sur la partie de l’actif net apporté qui n’excède pas le
montant du capital appelé de la société absorbée. Le surplus est susceptible de
donner prise à un droit d’apport majoré au taux de 6 % en application de l’article
758 du Code général des Impôts.

1.2 Situation de la société absorbée

1.2.1 Conditions d'application du régime spécial

L'application du régime spécial est subordonnée à une option expresse pour ce


régime dans l'acte de fusion et à un certain nombre d'engagements qui doivent être
pris dans ce même acte de fusion par la société absorbante (voir paragraphe 1.3.1).

175
Régimes spécifiques Fusions de sociétés, scissions et apports partiels d’actifs

1.2.2 Plus-values exonérées

L'article 32 du Code général des Impôts prévoit, sous réserve que les conditions de son
application soient remplies, que pour toutes les fusions de sociétés anonymes ou sociétés
à responsabilité limitée, les plus-values autres que celles réalisées sur les marchandises,
résultant de l'attribution gratuite d'actions ou de parts sociales (parts de capital) sont
exonérées de l'impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux.

Seules les plus-values résultant de l'attribution gratuite d'actions ou de parts


sociales sont exonérées. Sont ainsi exclues, les plus-values provenant de la remise
d'obligations en contrepartie des éléments apportés ou résultant de la remise de
sommes en numéraire.

Enfin, les plus-values réalisées sur les marchandises sont exclues de l'exonération,
même lorsqu'elles résultent de l'attribution gratuite d'actions ou de parts sociales.
1.2.2.1 Prise en charge du passif

II est admis que, dans le cas où une société apporte son actif brut à une autre
société, à charge pour celle-ci de payer tout ou partie de son passif, les plus-values
autres que celles réalisées sur les marchandises, constatées à l'occasion de cette
opération doivent être exonérées d'impôt, même à concurrence de la fraction qui, se
trouvant compensée par la prise en charge par la société absorbante ou nouvelle du
passif correspondant aux éléments générateurs de ces plus-values, ne donne pas
lieu, en fait, à l'attribution gratuite d'actions ou de parts sociales.
1.2.2.2 Détermination de la plus-value exonérée

a) En cas de création d’une société nouvelle

Lorsque la fusion est réalisée par voie de création d'une société nouvelle, chacune
des sociétés absorbées reçoit en rémunération de son apport, des actions ou des
parts sociales de la société nouvelle. En outre, il est de règle que la société nouvelle
prenne à sa charge le passif dû aux tiers par les sociétés absorbées.

La plus-value réalisée ou la moins-value subie par les sociétés absorbées s'obtient


dans ces conditions, en ajoutant à la valeur réelle des actions ou des parts remises
en contrepartie de l'apport, le montant du passif pris en charge par la société
nouvelle, puis en retranchant du total ainsi obtenu, la valeur comptable nette de
l'actif apporté (prix de revient de cet actif diminué des amortissements déjà
pratiqués).
b) En cas d’apport à une société existante

Lorsque la fusion est opérée par voie d'apport à une société existante, deux
situations peuvent se présenter :

• la société absorbante est déjà propriétaire d’un lot d’actions ou de parts de


la société absorbée

Dans ce cas, elle ne peut émettre de nouvelles actions en représentation de la partie


du fonds social de la société absorbée qui correspond à ses droits dans cette société.

Les seules actions à émettre sont celles correspondant aux droits des autres
actionnaires de la société absorbée.

176
Régimes spécifiques Fusions de sociétés, scissions et apports partiels d’actifs

La valeur réelle des actions nouvellement émises ne représente dès lors qu'une
fraction de celle du patrimoine apporté.

Dans ces conditions, pour déterminer la plus-value réalisée par la société absorbée,
il faut ajouter à la valeur réelle des actions ou des parts sociales émises par la
société absorbante en rémunération des apports, la valeur qui doit être attribuée à la
partie des apports qui n'est pas effectivement rémunérée.

• la société absorbante ne possède pas d’actions dans la société absorbée

Dans cette hypothèse, elle émet de nouvelles actions correspondant aux droits des
actionnaires dans le fonds social de la société absorbée.

c) Montant net de la plus-value exonérée

Pour obtenir le montant de la plus-value exonérée en vertu de l'article 32 du Code


général des Impôts, la plus-value totale ainsi dégagée doit, s'il y a eu apport de
marchandises, être diminuée du gain réalisé à l'occasion de la fusion sur ces
marchandises. Ce gain se détermine en retranchant de la valeur pour laquelle les
marchandises apportées auront été reprises par la société absorbante ou nouvelle,
celle pour laquelle elles étaient inventoriées par la société absorbée.

Conformément à l'article 32 du Code, ce gain restera compris dans le bénéfice net


à prendre en considération pour le calcul de l'impôt sur les bénéfices industriels et
commerciaux dû par la société absorbée.
1.2.2.3 Cas où l’apport comporte des éléments en moins-values et des éléments en
plus-values

Lorsque certains éléments apportés comportent une valeur d'apport inférieure à leur
valeur comptable, la moins-value ainsi constatée doit être obligatoirement imputée
sur les plus-values résultant de l'apport d'autres éléments et exonérées en vertu de
l'article 32 du Code général des Impôts. Corrélativement, la société absorbante ou
nouvelle est fondée à calculer les amortissements afférents à tous les éléments,
même à ceux générateurs de la moins-value ainsi que les plus-values ou
moins-values résultant de la réalisation de ces éléments, d'après le prix de revient
qu'ils comportaient pour la société absorbée, déduction faite des amortissements
déjà réalisés par elle.
1.2.2.4 Plus-values à réemployer

L’article 28 du Code général des Impôts exonère les plus-values provenant de la


cession en cas d’exploitation d’éléments d’actif, sous condition de leur réinvestis-
sement en immobilisations avant l’expiration d’un délai de trois ans à partir de la
clôture de l’exercice au cours duquel elles ont été réalisées.

Si le remploi est effectué dans ce délai, les plus-values distraites du bénéfice


imposable viennent en déduction du prix de revient des nouvelles immobilisations,
soit pour le calcul des amortissements s’il s’agit d’éléments d’actif amortissables,
soit pour le calcul des plus-values réalisées ultérieurement.

Si une société ayant bénéficié de ces dispositions est absorbée dans ce délai de trois
ans, les plus-values à réinvestir deviennent immédiatement taxables. Cependant, à
titre exceptionnel, il peut être admis que la société absorbante puisse se substituer à la
société absorbée pour l'exécution des engagements pris par cette dernière, tant en
matière de délai qu'en ce qui concerne les sommes à réinvestir et les amortissements.

177
Régimes spécifiques Fusions de sociétés, scissions et apports partiels d’actifs

Ce transfert doit faire l'objet d'une demande conjointe des deux sociétés,
comportant l’engagement formel de la société absorbante. En cas d'inexécution des
engagements pris, les plus-values seront rapportées aux bénéfices réalisés par la
société absorbante au titre de l'exercice au cours duquel a expiré le délai de trois ans.

1.2.3 Imposition de la société absorbée consécutivement à la fusion

L'article 71 du Code général des Impôts prévoit qu'en cas de cession ou de cessation
d'entreprise, les bénéfices non encore taxés doivent être immédiatement soumis à
l'impôt, au vu d'une déclaration qui doit être souscrite dans un délai de dix jours.

Pendant la période intercalaire de la procédure de fusion, la société absorbée doit,


en application de l'article 71 du Code général des Impôts, faire l'objet d'une
imposition immédiate du fait de la cessation à raison des bénéfices qui n'ont pas
encore été taxés, c'est-à-dire, en principe, des profits réalisés depuis la fin de la
dernière période imposée jusqu'au jour où la fusion est devenue effective.

Toutefois, il reste entendu que cette imposition immédiate ne porte pas sur les
plus-values constatées à l'occasion de la fusion et qui sont exonérées par l'article 32
du Code général des Impôts.

Au regard du régime spécial de fusion d’une part, et en présence d’une clause de


rétroactivité d’autre part, et compte tenu de l’obligation qui est faite à la société
absorbante de reprendre à son compte toutes les opérations actives et passives
réalisées par la société absorbée, il est admis que l’imposition des résultats de la
période intercalaire soit réalisée au niveau de la société absorbante, au titre de
l’exercice au cours duquel la fusion est intervenue.
1.2.3.1 Incidence de la convention d'effet rétroactif de la fusion

Les sociétés peuvent décider de donner un effet rétroactif à leur opération de


fusion. La clause de rétroactivité convenue par les parties ne se présume pas. Elle
doit être expressément stipulée dans la convention de fusion.

Dans ce cas, cette clause de rétroactivité s’impose aux parties.

La rétroactivité peut être admise au plan fiscal, si elle s’inscrit dans le cadre d’une
gestion commerciale normale, et en particulier si les conditions suivantes sont remplies :

– les sociétés doivent, avant la réalisation définitive de la fusion, faire connaître


à l’Administration leur intention de se prévaloir de la rétroactivité ;

– les intérêts du Trésor ne doivent pas être lésés par cette rétroactivité. Par
exemple, la fusion ne doit pas avoir pour conséquence la compensation entre
les bénéfices de la société absorbante et les pertes de la société absorbée ;

– la période de rétroactivité doit être limitée à six mois au maximum et ne pas


remonter au-delà de la date d’ouverture de l’exercice de la société absorbante
pendant lequel l’opération de fusion est devenue définitive.

Les conséquences fiscales de la rétroactivité sont les suivantes :

– les résultats de la période intercalaire sont compris dans les résultats de


l’exercice en cours de la société absorbante ;

– les plus-values constatées lors de l’opération de fusion ou d’apports partiels


sont déclarées par la société absorbée ou apporteuse et imposées selon les

178
Régimes spécifiques Fusions de sociétés, scissions et apports partiels d’actifs

règles de l’article 33 du Code général des Impôts en cas de fusion, et selon le


droit commun en cas d’apports partiels.

Exemple

Une opération de fusion est réalisée par l’apport à une société nouvelle C, de
l’ensemble des patrimoines de deux sociétés A et B. La société nouvelle est créée le
1er mars N et l’opération est approuvée par l’assemblée générale du 1er juillet N :

• Société A et B
01.01. N 01.03.N 01.07.N 31.12.N
31.12.N+1

Date
d’ouverture Assemblée
d’exercice générale
extraordinaire
de l’apport

• Société C
01.01. N 01.03.N 01.07.N 31.12.N
31.12.N+1

Assemblée
Date générale
d’ouverture extraordinaire
de l’exercice de l’apport

L’effet rétroactif conféré à la fusion ne peut fiscalement être pris en compte au-delà
du 1er mars N.
1.2.3.2 Sort des provisions

Les provisions constituées par la société absorbée deviennent sans objet et elles
doivent être rapportées aux bénéfices réalisés par cette société au cours de son
dernier exercice.
1.2.3.3 Sort des réductions d'impôts résultant de l'article 110 du Code général des Impôts

L'article 110 du Code général des Impôts prévoit la possibilité pour les assujettis à
l'impôt sur les BIC de bénéficier d'une réduction d'impôt au titre de certains
investissements agréés qu’ils effectuent sur une partie des bénéfices réalisés en
Côte d’Ivoire.

Les aliénations totales ou partielles de biens amortissables acquis dans le cadre de


cette réduction entraînent l'exigibilité de l'impôt non acquitté dans la proportion de
l'amortissement restant à courir au moment de l'aliénation. Toutefois, conformément
à l'alinéa 11° de l'article 110 précité, les droits à réduction d'impôt acquis à raison de

179
Régimes spécifiques Fusions de sociétés, scissions et apports partiels d’actifs

biens compris dans les apports réalisés à l'occasion d'opérations de fusion ou de


scission de sociétés ou d'apports partiels d'actif bénéficiant du régime de faveur mais
non utilisés à la date de l'apport, peuvent être transférés à la société bénéficiaire des
apports, à condition que l'acte constatant ces apports comporte la mention de l'option
pour le transfert des droits à réduction, en faveur de la société bénéficiaire des
apports.

La période de quatre années au cours de laquelle la déduction peut être pratiquée


continue à courir à partir de la même date que celle à laquelle les droits à réduction
concernant les biens transférés avaient été précédemment acquis.

Les aliénations totales ou partielles de biens ayant donné lieu au transfert de droits
à réduction par la société absorbante ou bénéficiaire des apports, entraînent
l'exigibilité immédiate de l'impôt non acquitté par ladite société, dans la proportion
de l'amortissement restant à courir au moment de l'aliénation.
1.2.3.4 Déclaration de cessation et pièces à joindre

La société absorbée doit faire parvenir à la Direction générale des Impôts,


notamment à son centre des Impôts de rattachement, dans le délai de dix jours à
compter de la réunion de l’Assemblée générale des associés ayant approuvé
l’opération, la déclaration des bénéfices non encore taxés réalisés jusqu'au jour où
la fusion est devenue effective, accompagnée des pièces indiquées à l’article 36 du
Code général des Impôts. Le fait de ne pas avoir de résultat à déclarer, en cas
d’effet rétroactif au premier jour de l’exercice notamment, ne dispense pas la
société absorbée de déposer une déclaration fiscale. Cette déclaration fera au moins
apparaître les éventuelles plus-values de fusion.

Pour bénéficier de l'exonération prévue par l'article 32 du Code général des Impôts,
il est en outre requis de la société absorbante, la production des documents suivants :

– une copie du bilan après fusion de la société absorbante ou du bilan de départ


de la société nouvelle ;

– une copie de l'acte de fusion constatant l'obligation pour la société absorbante


ou nouvelle de se conformer aux obligations qui lui incombent.

Ces documents doivent être certifiés conformes par un représentant qualifié de la


société absorbante ou nouvelle.
1.2.3.5 Versement du solde de l’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux

Le solde de l'impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux dû par la société


absorbée doit être versé à l'expiration du délai de dix jours imparti pour souscrire la
déclaration de ses bénéfices non encore taxés.

1.3 Situation de la société absorbante

1.3.1 Impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux

1.3.1.1 Obligations de la société absorbante

L'exonération des plus-values de fusion prévue par l'article 32 du Code général des
Impôts est subordonnée à la constatation dans l'acte de fusion de deux engagements.

180
Régimes spécifiques Fusions de sociétés, scissions et apports partiels d’actifs

a) Amortissement des éléments compris dans l'apport

La société absorbante ou nouvelle doit prendre dans l’acte de fusion l’engagement


de calculer les amortissements annuels afférents aux éléments compris dans
l'apport, autres que les marchandises, d'après le prix de revient qu'ils comportaient
pour les sociétés dissoutes par la fusion, déduction faite des amortissements déjà
réalisés par ces dernières.

L’obligation requise de la société absorbante ne porte que sur le mode de calcul des
amortissements déductibles pour la détermination du bénéfice imposable. La société
absorbante n'est donc nullement tenue d’inscrire à l’actif de son propre bilan
comptable, les éléments compris dans l'apport pour leur valeur nette comptable
figurant dans les écritures de la société absorbée.

b) Plus-value de cession des éléments compris dans l'apport

La société absorbante ou nouvelle doit prendre dans l’acte de fusion, l’engagement de


calculer les plus-values ultérieures résultant de la réalisation des éléments compris
dans l'apport, autres que les marchandises, d'après le prix de revient qu'ils comportaient
pour les sociétés dissoutes par la fusion, déduction faite des amortissements déjà
réalisés par ces dernières.

Aucun délai de conservation des éléments apportés par les sociétés absorbées ou
anciennes n'est imposé à la société absorbante ou nouvelle.

Sous réserve qu'elle se conforme, pour le calcul des plus-values, aux dispositions
de l'article 32 du Code général des Impôts, la société absorbante ou nouvelle peut
donc céder à tout moment ces éléments.
1.3.1.2 Droits de la société absorbante

a) Amortissement des éléments reçus en apport

Base d’amortissement

La société absorbante est tenue, du point de vue fiscal, de calculer les amortissements
annuels afférents aux éléments compris dans l'apport, autres que les marchandises,
sur leur valeur nette comptable dans les écritures de la société absorbée à la date
effective de la fusion. Cette base est constituée du prix de revient de ces éléments
pour la société absorbée, diminué des amortissements déjà réalisés par cette dernière.

Les biens amortissables étant cependant inscrits en comptabilité pour leur valeur
d’apport, la société absorbante devra procéder à des retraitements extracomptables
pour la détermination de son bénéfice fiscal. A cet effet, la société absorbante
pourra utiliser la ligne spéciale de la déclaration annuelle de bénéfices réservée à la
réintégration des amortissements non déductibles.

Taux d’amortissement

La durée d'amortissement est égale à la durée probable d'utilisation des biens apportés,
appréciée à la date effective de la fusion. Elle peut donc excéder la durée dont aurait
disposé la société absorbée pour achever son plan d'amortissement. Le taux d'amortis-
sement est déterminé en fonction de cette durée probable d'utilisation.

181
Régimes spécifiques Fusions de sociétés, scissions et apports partiels d’actifs

Exemple

Un bien apporté pour une valeur de 800, dans le cadre d’une opération de fusion
placée sous le régime spécial, acquis à 1000 par la société absorbée et amorti selon
le mode linéaire au taux annuel de 10 % pour 400 par ses soins, peut être amorti
fiscalement par la société absorbante à concurrence de 600.

A supposer que la durée normale d’utilisation de ce bien, appréciée à la date de la


fusion, soit de 8 ans, la société absorbante sera admise à déduire de ses résultats
imposables une dotation annuelle pour amortissement de : 1/8 x 600 = 75.

Comptablement, ce bien devra toutefois être inscrit à l’actif de la société absorbante


pour sa valeur d’apport, soit 800. Son amortissement comptable sur 8 ans conduira
la société absorbante à pratiquer des dotations annuelles de 100.

La société absorbante sera donc tenue de réintégrer au titre de chacune de ces huit
années un amortissement non déductible de 100 – 75 = 25 pour la détermination de
son bénéfice imposable.

Mode d’amortissement

L’article 18-C2 du Code général des Impôts réserve le bénéfice de l’amortissement


dégressif aux matériels et outillages neufs pour lesquels l’entreprise a obtenu un
agrément de la Direction générale des Impôts.

Du fait de la transmission universelle de patrimoine à son profit, la société


absorbante est admise à pratiquer l’amortissement dégressif sur les matériels et
outillages de la société absorbée qui ont été agréés à ce mode d’amortissement, et
ce, nonobstant leur caractère usagé.

En outre, la société absorbante a la faculté, au lieu de continuer d'appliquer le taux


dégressif retenu par la société absorbée en fonction de la durée initiale d'utilisation
du bien, de retenir le taux dégressif correspondant à la durée probable d'utilisation
des biens, appréciée à la date effective de la fusion.

b) Cession de titres de participation reçus en apport

Lorsqu’une société holding au sens de l’article 23 du Code général des Impôts


absorbe une société qui répond elle-même aux conditions exigées pour bénéficier
du régime fiscal des sociétés holdings, la plus-value de cession ultérieure des titres
de participation reçus en apport, est imposable au taux réduit de 12 % prévu par
l’article 29 du même Code. La société absorbante pourra se référer à la date d'entrée
de ces titres dans le patrimoine de la société absorbée pour s’assurer que la
condition de détention depuis au moins deux ans est remplie.

c) Dividendes attachés aux participations que détenait la société absorbée

L'article 22 du Code général des Impôts prévoit qu'en cas d'absorption d'une société
ayant la qualité de société mère au sens de ce même article, le régime fiscal attaché
aux dividendes provenant des participations que détenait cette société est transféré,
de plein droit du fait de la fusion, à la société absorbante ou nouvelle.

d) Report des déficits

Une distinction est faite entre les déficits de la société absorbée et ceux de la société
absorbante.

182
Régimes spécifiques Fusions de sociétés, scissions et apports partiels d’actifs

Déficits subis par la société absorbée

Les déficits de la société absorbée, y compris ceux provenant d'amortissements


comptabilisés en période déficitaire (amortissements réputés différés), sont en
principe non déductibles des bénéfices de la société absorbante, dès lors que
celle-ci a une personnalité juridique différente de celle de la société disparue.

Ce n'est que sur agrément spécial et préalable du Directeur général des Impôts que
la société absorbante peut être autorisée, dans la mesure définie par cet agrément, à
reporter sur ses bénéfices, les déficits de la société absorbée. En toute hypothèse, en
application des dispositions de l’article 27 du Code général des Impôts, seules les
opérations de fusion-absorption de sociétés de droit ivoirien sont susceptibles
d’ouvrir droit à cet agrément.

Déficits subis par la société absorbante

En règle générale, les déficits subis par la société absorbante avant la fusion, sont
déductibles des bénéfices réalisés ultérieurement.

Toutefois, si l’opération présente un caractère fictif ou ne répond à aucun intérêt


économique autre que la recherche d’une compensation entre les bénéfices et les
pertes respectifs des deux entreprises en vue de faire échapper à l’impôt les bénéfices
de la société absorbée, cette imputation est susceptible d’être contestée en application
de l’article 25 du Livre de Procédures fiscales relatif à la répression des abus de droit.

e) Conséquence de l'annulation par la société absorbante de sa participation


dans la société absorbée ou de ses propres actions reçues en apport

Principe d’exonération

Il est fréquent, en pratique, que la société absorbante détienne une participation


dans la société absorbée. La situation inverse se rencontre également.

La société absorbante est alors conduite à annuler, soit sa participation dans la


société absorbée, soit ses propres titres qu'elle reçoit en apport.

Dans les deux situations, la plus-value susceptible d'être réalisée à cette occasion
est exonérée d'impôt, dès lors que la fusion est placée sous le régime spécial de
l’article 32 du Code général des Impôts.

Cas particulier de la société absorbante qui a acquis des titres de la société absorbée
en remploi d’une plus-value exonérée dans le cadre de l’article 28 du Code général
des Impôts

Lorsqu’une société absorbe une autre société dans laquelle elle détient des actions
précédemment acquises en remploi d'une plus-value de cession d’actifs immobilisés
dans le cadre du dispositif prévu à l'article 28 du Code général des Impôts, l’annulation
des titres de la filiale ainsi absorbée, fait apparaître un profit qui comprend notamment
l'ancienne plus-value exonérée, dont le montant vient en déduction du prix d’acquisition
de ces titres.

En règle générale, le profit qui résulte du remboursement de titres à un prix


supérieur à leur prix de revient est imposable dans les mêmes conditions que les
gains provenant d'une vente de titres.

Par suite, la plus-value résultant de l’annulation des titres doit, dans la mesure où
elle provient de l'ancienne plus-value exonérée en application de l'article 28 du

183
Régimes spécifiques Fusions de sociétés, scissions et apports partiels d’actifs

Code, être prise en compte pour la détermination du bénéfice imposable de la


société absorbante, sous réserve, le cas échéant, d'une nouvelle application du
dispositif d’exonération sous condition de remploi.

Par ailleurs, l’article 28 ne s’applique que si les titres de la société absorbée étaient
entrés dans le patrimoine de la société absorbante depuis cinq ans au moins au
moment de la fusion ou que l’acquisition de ces titres a eu pour effet de lui assurer
la pleine propriété de 30 % au moins du capital de la société absorbée.

1.3.2 Droits d'enregistrement

Pour la société absorbante, la fusion constitue un apport nouveau en capital. Cette


opération entraîne donc l’exigibilité du droit d’apport.
1.3.2.1 Assiette du droit d'apport

L'apport global d'actif consenti par la ou les sociétés qui disparaissent à la société
absorbante existante ou à la société nouvelle, entraîne pour ces dernières une
augmentation de capital ou une création de capital, selon le cas.

L’assiette du droit d’apport est ainsi normalement constituée par la valeur de l’actif
net apporté par la société absorbée.

Lorsque la société absorbante détient une participation dans la société absorbée et


qu’elle renonce à ses droits dans l’apport, le droit d’apport est calculé non pas sur
l’augmentation de capital effectivement réalisée, mais sur la totalité de l’actif net
apporté par la société absorbée.

De même, lorsque la société absorbante rémunère l’apport par des titres d’une
valeur nominale inférieure à la valeur réelle de l’apport et qu’elle constitue une
prime de fusion, le droit d’apport est calculé sur la totalité de la valeur de l’actif net
apporté, quel que soit le traitement de l’apport dans les comptes de la société
absorbante (capital social ou prime de fusion).
1.3.2.2 Taux du droit d'apport

Le régime des droits d’enregistrement applicable aux fusions est prévu aux articles 754,
755, 756 et 758 du Code général des Impôts. Ce régime s’applique obligatoirement
lorsque les conditions prévues par ces articles sont réunies.

a) Conditions d'application du régime spécial

Pour bénéficier de ce régime spécial, deux conditions doivent être remplies :

– les sociétés concernées doivent revêtir la forme de société anonyme ou société


à responsabilité limitée ;

– la société absorbante ou nouvelle doit avoir son siège social en Côte d’Ivoire.

184
Régimes spécifiques Fusions de sociétés, scissions et apports partiels d’actifs

b) Apports purs et simples

Les apports purs et simples sont soumis à un droit d’apport minoré égal à la moitié
du taux du droit d’apport normal. L’assiette à laquelle s’applique ce taux est le
montant de l’actif net apporté, à hauteur du capital social de la société apporteuse.
Le barème de ce droit d’apport minoré est le suivant :

Valeur imposable Taux


– montant supérieur à dix millions et 0,3 %
inférieur ou égal à cinq milliards

– au-delà de cinq milliards 0,1 %

Par ailleurs, la partie de l’actif apporté par la ou les sociétés fusionnées, qui excède
le capital appelé et non remboursé de ces sociétés, est soumise à un droit d’apport
majoré au taux proportionnel de 6 %.

Le droit d’apport minoré reste applicable sur les sommes correspondantes, lorsque
les bénéfices, réserves ou provisions incorporés au capital ont déjà supporté l’impôt
sur les bénéfices industriels et commerciaux ou l’impôt général sur le revenu.

c) Apports à titre onéreux

Dans le régime des fusions, l’article 755 du Code général des Impôts dispose que la
prise en charge d’un passif, est soumise au seul droit fixe de 18 000 francs.

d) Droits de publicité foncière

En cas d’apport d’immeuble, le régime spécial des fusions prévoit l’exonération du


droit de transcription. Seul le salaire du Conservateur est perçu sur la valeur
d’apport des immeubles.

1.4 Situation des associés personnes physiques de la société absorbée

Pour les associés personnes physiques de la société absorbée, la fusion se traduit


par une substitution de titres. Détenant des titres d'une société A qui a été absorbée
par une société B, les actions de la société A se trouvent annulées et remplacées
gratuitement par des actions nouvelles de la société B.

Cet échange comporte plusieurs conséquences fiscales qui sont examinées ci-après.

Dès lors que la valeur réelle des titres distribués aux associés excède le montant des
apports sociaux effectués initialement par les membres de la société dissoute, il y a,
à hauteur de cet excédent, un boni passible de l’impôt sur le revenu des valeurs
mobilières.

Aux termes des dispositions de l'article 231 du Code général des Impôts, les attributions
gratuites d'actions ou de parts sociales dans le cadre d’une fusion de sociétés anonymes
ou sociétés à responsabilité limitée, ne sont pas considérées comme un revenu de
valeurs mobilières imposable.

Lorsque la rémunération de l’apport a nécessité la création d’une prime de fusion,


la distribution ultérieure de cette prime de fusion, sous forme d’actions gratuites,
est exonérée d’IRVM, pour la fraction revenant aux actions créées à l’occasion de
la fusion.

185
Régimes spécifiques Fusions de sociétés, scissions et apports partiels d’actifs

Lorsque, dans les dix ans suivant la fusion, la société absorbante procède à une
réduction de capital non motivée par des pertes ou à un remboursement même
partiel des titres attribués gratuitement, l’IRVM redevient exigible sur la portion du
capital remboursé.

1.5 Situation des entreprises associées de la société absorbée

Pour les entreprises autres que la société absorbante, actionnaires ou associées de la


société absorbée, la fusion se traduit par la distribution gratuite de titres de la
société absorbante ou nouvelle en échange des actions ou parts sociales de la
société absorbée qu’elles détenaient en portefeuille. Cette opération est le plus
souvent génératrice d’une plus-value pour ces entreprises.

Cependant, il est admis que les distributions d’actions gratuites sont considérées
comme n’impliquant pas nécessairement une augmentation des valeurs d’actif
portées au bilan de l’entreprise ; le prix de revient de l’ensemble des titres possédés
à la suite d’une telle distribution ne différant pas, pour cette entreprise, du prix de
revient effectif des titres anciens.

Les entreprises actionnaires de la société absorbée peuvent, à la suite de l’échange


des titres de la société absorbée, contre ceux de la société absorbante ou nouvelle,
valablement maintenir inchangée l’évaluation de leur portefeuille, et ne constater
dès lors à cette occasion, aucun profit susceptible d’être imposable à l’impôt sur les
bénéfices industriels et commerciaux.

Il reste entendu que, si les titres en cause sont ultérieurement réévalués ou cédés,
les plus-values dégagées par rapport à l’évaluation des titres anciens maintenus au
bilan seront comprises dans les bénéfices imposables.

1.6 Situation des sociétés mères des sociétés absorbées

Pour bénéficier du régime des sociétés mères en matière d’impôt sur les bénéfices
industriels et commerciaux et d’impôt sur le revenu des valeurs mobilières, la parti-
cipation de la société mère dans le capital de la filiale doit être d’au moins 10 % ou
d’un prix de revient supérieur à un milliard de francs.

Aux termes des dispositions de l’article 22 du Code général des Impôts, ce


pourcentage minimal n’est pas exigé lorsque les titres ont été reçus en rémunération
d’apports partiels d’actifs admis au régime fiscal des fusions.

Par ailleurs, en cas d’absorption par une tierce personne d’une société détenant une
participation satisfaisant aux conditions exigées par l’article précité, le bénéfice du
régime fiscal des sociétés mères est accordé de plein droit de la société absorbée à
la société absorbante ou nouvelle.

De même, une société participante demeure fondée à se prévaloir du régime de


faveur lorsque la société dont elle détient les actions ou parts absorbe une tierce
société ou est absorbée par celle-ci, sous réserve que la fusion ne soit pas réalisée
pour faire échec aux conditions susvisées et sans que la participation puisse
bénéficier d’un traitement plus favorable que si l’opération n’avait pas eu lieu.

En outre, le bénéfice du régime des sociétés mères continuera à s’appliquer aux


produits des actions ou parts reçues en remplacement de celles de la filiale.

186
Régimes spécifiques Fusions de sociétés, scissions et apports partiels d’actifs

1.7 Situation des associés de la société absorbante

La fusion ne peut avoir d'incidence fiscale que sur la situation de ceux des associés de
la société absorbante qui avaient la qualité de société mère. Ces associés perdent cette
qualité, hormis le cas où le coût de revient de leur participation atteint 1 milliard de
francs, si le pourcentage de leurs droits dans la société absorbante s'est trouvé abaissé
à moins de 10 % en raison de la fusion.

La perte de la qualité de société mère ne remet pas en cause l’exonération partielle des
dividendes antérieurement reçus de la société absorbante (puisqu’elle n’est pas
provoquée par la cession des titres jusqu’alors admis au bénéfice de cette exonération).

2. Régime spécial des dissolutions-confusion

Ce régime fiscal spécial se caractérise par :

– le transfert des déficits fiscaux et des amortissements réputés différés de la filiale


à la société mère. Les déficits fiscaux et les amortissements comptabilisés en
période déficitaire (amortissements réputés différés) sont inscrits au passif de la
société mère. Ils se cumulent avec les déficits fiscaux et les amortissements
réputés différés propres à la société mère.

– le transfert des avantages fiscaux et crédits d’impôts de la filiale. La société


mère bénéficie des avantages fiscaux et des crédits d’impôts consentis à la
filiale antérieurement à la dissolution-confusion.

– l’exonération de l’impôt sur le revenu des valeurs mobilières sur le boni de


dissolution éventuel. Suite à l’absorption de la filiale, la différence positive
entre le montant de l’actif net et le montant des apports effectués (au niveau de
la filiale) n’est pas imposable à l’impôt sur le revenu des valeurs mobilières.

Toutefois, le bénéfice des mesures ci-dessus est subordonné à l’autorisation du


Directeur général des Impôts après contrôle de la sincérité des déficits provenant de
l’entreprise dissoute.

3. Régime spécial applicable aux scissions de sociétés

Sous certaines conditions, les scissions ou divisions de sociétés peuvent être


placées sous le régime spécial des fusions.

3.1 Champ d'application du régime spécial

3.1.1 Sociétés concernées

Comme pour les fusions proprement dites, le régime spécial est réservé aux
opérations de scission de sociétés anonymes ou de sociétés à responsabilité limitée.
De même, les sociétés bénéficiaires des apports doivent avoir leur siège social en
Côte d’Ivoire.

3.1.2 Opérations concernées

Les dispositions de l'article 32 du Code général des Impôts s'appliquent à la


division de société dénommée scission, qui consiste dans l'absorption totale et
simultanée, entraînant sa dissolution immédiate, d'une société par deux ou plusieurs
sociétés existantes ou nouvelles entre lesquelles sont répartis les divers éléments
d'actif et de passif de la société absorbée.

187
Régimes spécifiques Fusions de sociétés, scissions et apports partiels d’actifs

3.2 Conditions d'application du régime spécial

L'application du régime spécial n’est pas optionnelle et est subordonnée à un


certain nombre d'engagements qui doivent être pris dans les actes d’apport par les
sociétés bénéficiaires de la scission. Ces engagements sont les mêmes que ceux
exigés de la société absorbante en cas de fusion (cf. supra paragraphe 1.3.1).

Les apports doivent résulter de conventions prenant effet à la même date pour les
différentes sociétés qui en sont bénéficiaires et doivent entraîner, dès leur
réalisation, la dissolution immédiate de la société apporteuse.

Une division ou scission de société doit être considérée du point de vue fiscal,
comme une opération unique à envisager dans son ensemble et qui ne peut
bénéficier du régime des fusions qu’à la condition que l’assimilation soit totale. En
d’autres termes, si le bénéfice de l’article 32 du Code général des Impôts est
octroyé, ce texte s’applique intégralement à tous les apports dont la réalisation
concomitante caractérise la scission.

3.3 Conséquences de la scission

Dès l’instant où la division de société est assimilée à une fusion lorsqu’elle est
placée sous le régime de l'article 32 du Code général des Impôts, les deux
opérations entraînent, mutatis mutandis, les mêmes conséquences.

Il y a seulement lieu de tenir compte du fait que, tandis qu’en cas de fusion une
seule société est bénéficiaire des apports, la division se fait au profit de deux ou
plusieurs sociétés.

Il convient de se reporter aux paragraphes 1.3 à 1.7 pour ce qui concerne la portée
et les conséquences du régime spécial pour les différentes parties à l’opération, à
l’exception toutefois des déficits de la société scindée dont le transfert aux sociétés
bénéficiaires de la scission, n’est pas admis.

4. Régime spécial applicable aux apports partiels d'actifs

Le régime spécial des fusions qui tend à atténuer les conséquences de la cession ou
de la cessation d’entreprise en faisant, dans une certaine mesure, apparaître la
société bénéficiaire des apports comme la continuatrice de la société apporteuse,
s’applique dans une large mesure aux apports partiels d’actifs.

4.1 Champ d'application du régime spécial

4.1.1 Sociétés concernées

Comme en matière de fusions, le régime spécial est réservé aux opérations


d’apports partiels d’actifs de sociétés anonymes ou de sociétés à responsabilité
limitée. De même, la société bénéficiaire de l’apport doit avoir son siège social en
Côte d’Ivoire.

4.1.2 Opérations concernées

L'apport partiel d'actif, désigné parfois sous le nom de fusion partielle, est
l'opération par laquelle une société fait apport d'une partie de son actif à une ou plu-
sieurs autres sociétés. Contrairement à la fusion proprement dite, ou à la division,
l'apport partiel ne se traduit pas par la disparition de la société apporteuse.

188
Régimes spécifiques Fusions de sociétés, scissions et apports partiels d’actifs

4.2 Conditions d'application du régime spécial

L'application du régime spécial est subordonnée à une option expresse pour ce


régime et à un certain nombre d'engagements qui doivent être pris dans l’acte
d’apport par la société bénéficiaire de l’apport. Ces engagements sont les mêmes que
ceux exigés de la société absorbante en cas de fusion (cf. Supra paragraphe 1.3.1).

En outre, en matière d’impôt sur le revenu des valeurs mobilières, l’article 231 du
Code général des Impôts réserve expressément l’exonération de l’attribution
gratuite des titres de la société bénéficiaire de l’apport, aux opérations soumises au
régime spécial des fusions en matière de droits d’enregistrement.

4.3 Conséquences fiscales de l'apport partiel d’actif

4.3.1 Plus-value exonérée

D'une manière générale, la plus-value résultant de l'apport doit être calculée,


conformément aux règles habituelles, en fonction de la valeur réelle des titres
sociaux et, le cas échéant, des sommes en numéraire, remis en rémunération de
l'apport et du passif pris en charge par la société réceptrice (voir paragraphe 1.2.2).
Mais elle n'est pas dans tous les cas, exonérée en totalité de l'impôt sur les bénéfices
industriels et commerciaux. Sont exclues du bénéfice de l'exonération, les
plus-values réalisées sur les marchandises.

Par ailleurs, l'article 32 du Code général des Impôts spécifie que les plus-values
exonérées sont seulement celles résultant de l'attribution gratuite d'actions ou de
parts sociales (parts de capital).

Comme pour les fusions, l'exonération couvre la fraction de la plus-value provenant


de la prise en charge par la société bénéficiaire de l'apport du passif correspondant
aux éléments générateurs de cette plus-value. En revanche, la plus-value ne saurait
être exonérée pour ce qu’elle résulte de la prise en charge d'un passif qui ne se
rapporte pas aux éléments dont il s'agit.

4.3.2 Prix de revient des parts ou actions reçues en rémunération de l'apport

Nonobstant l’exonération des plus-values d’apports, les actions ou parts sociales


remises gratuitement à la société apporteuse en rémunération de l'apport, entrent
dans son actif pour leur valeur réelle, déterminée en fonction de la valeur attribuée
aux éléments apportés, et la plus-value exonérée n'a pas, en pareil cas, à être
affectée à l'amortissement des titres concernés.

Il s'ensuit notamment que si ceux-ci viennent à faire l'objet d'une cession ultérieure,
c'est en principe, compte tenu de la valeur réelle au moment de l'apport, que devra
être calculée la plus-value éventuelle.

4.3.3 Déclaration de cessation et pièces à joindre

Lorsque la société qui effectue un apport partiel d’activité continue d’exister, les
éléments de l'imposition immédiate des bénéfices non encore taxés afférents à la
branche apportée, seront déclarés par la société apporteuse en même temps que les
bénéfices de l'exercice au cours duquel l’opération a été réalisée.

La société apporteuse doit, en outre, pour s'assurer le bénéfice de l'exonération,


produire des pièces analogues à celles prévues en cas de fusion de sociétés (voir
paragraphe 1.3.1).

189
Régimes spécifiques Comptes courants d’associés

4.3.4 Distribution par la société apporteuse des titres rémunérant l'apport

La société apporteuse a la possibilité de conserver dans son patrimoine les titres de


la société bénéficiaire de l’apport ou de les distribuer à ses associés.

Lorsque l’apport est soumis au régime des fusions en matière de droit d’enregistrement,
l’exonération prévue par l’article 231 du Code général des Impôts porte non seulement
sur l’attribution des titres de la société bénéficiaire de l’apport à la société apporteuse,
mais également sur l’attribution de ceux-ci aux propres associés de la société
apporteuse.

Si la valeur de ces titres à la date de la répartition aux associés est supérieure à celle
pour laquelle ils ont été inscrits au bilan de la société apporteuse, la comparaison de
ces deux valeurs fait apparaître une plus-value qui doit, en principe, entrer en compte
pour l'établissement de l'impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux, dès lors
qu'elle ne résulte pas directement de l'apport, mais d'une évolution ultérieure de la
valeur des titres. En cas de baisse, la moins-value peut être admise en déduction pour
l'établissement de l'impôt.

4.3.5 Droits d'enregistrement

Les conditions posées par l’article 756 du Code général des Impôts pour l’assimilation
d’un apport partiel d’actif à une opération de fusion, sont celles requises pour
bénéficier du régime spécial en matière d’impôt sur les bénéfices, à savoir :

– la société bénéficiaire de l’apport doit avoir son siège en Côte d’Ivoire ;

– la société apporteuse et la société bénéficiaire de l’apport doivent expressément


manifester la volonté dans l’acte d’apport de bénéficier de cette assimilation.

TRAITEMENT FISCAL DES COMPTES COURANTS D’ASSOCIES

Note n° 2351/SEPMBPE/DGI-DLCD du 20 juin 2018

La présente note a pour objet d’apporter des précisions sur la notion de compte courant
d’associés et de déterminer le régime d’imposition des intérêts les rémunérant.

1. Définitions et caractéristiques

Les comptes courants d’associés se définissent comme étant des prêts ou avances
de fonds consentis par des associés à la société, en sus de leur part de capital social,
quelle que soit la forme de la société.

Ils constituent donc un moyen de financement des entreprises.

D’une nature différente du capital social, les comptes courants d’associés ne


représentent pas un apport, et par conséquent ne créent pas les mêmes droits que les
actions et part sociales. En effet, les comptes courants d’associés ne confèrent ni
droit de vote, ni droit aux dividendes. En revanche, ils donnent droit, lorsque la
convention le prévoit, à des versements d’intérêts à titre de rémunération.

190
Régimes spécifiques Comptes courants d’associés

Ces intérêts sont déductibles des bénéfices de la société débitrice. Cependant, cette
déductibilité n’est possible que sous réserve du respect des conditions prévues à
l’article 18-A) 6° du Code général des Impôts.

Les sommes prêtées à la société ou mises à sa disposition sont remboursables soit à


l’issue d’une période définie, soit à tout moment.

Les comptes courants d’associés se retrouvent donc uniquement dans les relations
entre une société et son actionnariat, contrairement aux comptes courants pouvant
exister entre deux entreprises.

Ces derniers s’entendent, d’une manière générale, des contrats par lesquels deux
personnes, périodiquement créancières et débitrices réciproques, font figurer leurs
créances et dettes en articles de comptes indivisibles ; seul le solde étant dû après
clôture.

Lorsque deux entreprises sont liées par une convention spéciale de compte courant,
l’article 216 du Code général des Impôts accorde, sous réserve que les conditions
soient remplies, une exonération d’impôt sur le revenu des créances pour les
intérêts rémunérant le solde créditeur du compte.

2. Régime d’imposition

2 .1. Au regard de l’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux (BIC)

Sont déductibles des bénéfices imposables, conformément à l’article 18 A) 6° du


Code général des Impôts, les intérêts servis aux associés à raison des sommes qu’ils
laissent ou mettent à la disposition de la société en sus de leur part de capital, quelle
que soit la forme de celle-ci, dans les limites suivantes :

– le montant total des sommes laissées à la disposition de la société par l’ensemble


de ces personnes ne peut excéder le montant total du capital social de celle-ci.
Cette limite n’est toutefois pas applicable aux associés ou actionnaires des
sociétés holding visées à l’article 23 du Code général des Impôts ;

– le montant total des intérêts servis au titre des sommes susvisées ne peut
excéder 30 % du résultat de l’entreprise avant impôt, intérêts, dotations aux
amortissements sur immobilisations et provisions ;

– le taux des intérêts servis ne peut excéder le taux moyens des avances de la
BCEAO pratiqué au titre de l’année en cours, majoré de deux points ;

– le remboursement des sommes doit intervenir dans les 5 années suivants leur
mise à disposition et la société ne doit pas faire l’objet d’une liquidation
pendant cette période ;

– les intérêts servis à ces personnes ne sont déductibles, quel que soit leur
montant, qu’à la condition que le capital social de la société emprunteuse ait
été entièrement libéré.

2.1.1 La limite relative au délai de remboursement et à la situation de l’entreprise

Le délai de remboursement des sommes prêtées doit s’étendre sur une période
inférieure ou égale à cinq ans.

En ce qui concerne l’entreprise bénéficiaire des fonds, elle ne doit pas faire l’objet
d’une liquidation de droit ou de fait.
191
Régimes spécifiques Comptes courants d’associés

Il y a liquidation de droit, lorsque les difficultés financières auxquelles l’entreprise


est confrontée sont constatées par un tribunal, avec ou sans l’ouverture d’une
période d’observation.

Dans le cas contraire, on parle de liquidation de fait. En tout état de cause, cette
société ne doit pas faire l’objet d’une des procédures collectives d’apurement du
passif prévues par le droit OHADA.

2.1.2 La limite relative au taux d’intérêt

Pour être déductibles, les intérêts rémunérant les comptes courants doivent être
calculés par application d’un taux qui ne peut dépasser celui des avances de la
BCEAO majoré de deux points.

Ainsi, si le taux des avances de la BCEAO pour la période considérée est de 10 %,


le taux maximum des intérêts déductibles sera plafonné à 12 % (10 % + 2 %).

Le montant des intérêts à prendre en considération est fonction des écritures


ressortant de la comptabilité de l’entreprise. Il comprend en plus de l’intérêt
proprement dit, toutes les prestations que les bénéficiaires reçoivent à titre de
rémunération complémentaire du capital constitué par ces sommes et notamment,
l’avantage indirect que représente pour eux, éventuellement, la prise en charge par
la société de tout ou partie de l’impôt dont ils sont personnellement redevables à
raison desdits intérêts.

Lorsque, au cours d’un même exercice, le taux des intérêts versés aux associés, ou
le taux des avances de la BCEAO ou encore le montant des prêts ou avances
varient, il convient pour le calcul des limites, de considérer successivement chaque
période comptant des éléments différents, et non de procéder par des moyennes.

Exemple d’application 1

Au cours des mois de janvier à mars 2018, les sommes laissées en comptes courants
par les associés de la société ALPHA S.A au capital de 200 000 000 de francs se
sont élevées à 100 000 000 de francs. Pour les autres mois de la même année, et en
prévision des contraintes de trésorerie de la société, les associés ont convenu de
mettre à la disposition de la société, la somme de 45 000 000 de francs.

Les comptes courants ouverts sont indifféremment rémunérés par un taux d’intérêt
de 10 %.

Le taux d’intérêt de la BCEAO qui était de 10 % pendant les mois de janvier à mars
2018, a été abaissé à 7 % depuis le 1er avril et ce jusqu'au 31 décembre.

Pour la détermination des intérêts déductibles au 31 décembre 2018, il est procédé


ainsi qu’il suit :

I – Calcul des intérêts à verser (montants théoriques)

• pour les 7 premiers mois : 100 000 000 x 10 % x 7/12 = 5 833 335 francs

• pour les 5 derniers mois : 45 000 000 x 10 % x 5/12 = 1 875 000 francs

Soit pour l’ensemble de l’exercice : 7 708 335 francs.

192
Régimes spécifiques Comptes courants d’associés

II – Détermination des taux d’intérêt admis au titre de l’année 2018

• pour les mois de janvier à mars 2018: 10 % + 2 points = 12 %

• pours mois de avril à décembre 2018 : 7 % + 2 points = 9 %.

III – Détermination des intérêts fiscalement déductibles

• Pour les mois janvier à mars 2018

Sur ladite période, le taux d’intérêt convenu (10 %) étant inférieur à celui des
avances de la BCEAO majoré de 2 points, soit 12 %, les intérêts déductibles
s’établissent comme suit :

100 000 000 x 10 % x 3/12 = 2 500 000 francs.

• Pour les mois d’avril à décembre 2018,

Le taux accepté par les parties (10 %) étant supérieur à celui de la BCEAO rehaussé
de 2 points (9 %), les intérêts déductibles sont à calculer sur la base de ce dernier
taux. Ils se présentent comme suit :

• pour les mois de avril à juillet 2018 : (100 000 000 x 9 %) x 4/12 = 3 000 000 de francs ;

• pour les mois de août à décembre 2018: (45 000 000 x 9 %) x 5/12 = 1 687 500 francs.

Les intérêts fiscalement déductibles s’élèvent donc à la somme de 7 187 500 francs
(2 500 000 francs + 3 000 000 de francs + 1 687 500 francs).

IV – Rapprochement du montant théorique des intérêts avec le


montant des intérêts fiscalement déductibles afin de déterminer
la fraction taxable des intérêts

Fraction taxable = (montant des intérêts fiscalement déductibles) – (montant théorique


des intérêts à servir) = 7 708 335 francs – 7 187 500 francs = 520 835 francs.

La somme de 520 835 francs ainsi déterminée correspond à la fraction excédentaire


des intérêts générés par les sommes mises à la disposition de la société ALPHA SA.

Cette fraction excédentaire doit être réintégrée au bénéfice imposable de la société


et considérée comme un revenu distribué.

Exemple d’application 2

Déterminez le sort des intérêts déductibles de la base de l’impôt sur les BIC de
l’année 2018, en sachant qu’au 31 décembre, les éléments de la comptabilité de la
société ALPHA SA feront apparaître les éléments suivants :

• Bénéfice comptable : 15 250 000 francs

• Charges non déductibles : 3750 425 francs

• Produits non imposables : 1 778 560 francs

• Amortissements et provisions déductibles : 6 250 000 francs.

193
Régimes spécifiques Comptes courants d’associés

I – Détermination du résultat fiscal (avant impôt)

Résultat fiscal = (bénéfice comptable + charges non déductibles) – (produits non imposa-
bles) = (15 250 000 francs + 3 750 425 francs) – 1778 560 francs = 17 221 865 francs.

II – Détermination du résultat de l’entreprise avant impôt, intérêts,


dotations aux amortissements sur immobilisations et provisions

Résultat fiscal + Dotations aux amortissements et provisions + intérêts

= 17 221 865 francs + 6 250 000 francs + 7 187 500 francs = 30 659 365 francs.

III – Détermination du pourcentage des intérêts déductibles

(7 187 500/30 659 365) x 100 = 23 %

Le pourcentage ainsi déterminé étant inférieur à celui prévu par l’article 18 A) 6°


du Code général des Impôts (30 %), l’entreprise ALPHA S.A pourra déduire les
intérêts légalement générés par les sommes mises à sa disposition par les associés.

Exemple d’application 3

Au cours de l’exercice N, la société NETWORK S.A au capital de 150 000 000 de


francs et filiale de la société OMEGA a reçu de cette dernière une avance de fonds
d’un montant de 200 000 000 de francs. Cette somme est assortie d’un taux
d’intérêts de 10 %. La société OMEGA répond à la définition des sociétés holdings
donnée par l’article 23 du Code général des Impôts.

Pendant cette même période, le taux d’intérêt de la BCEAO est de 7 %.

I – Calcul des intérêts à servir (montant théorique)

200 000 000 x 10 % = 20 000 000 de francs.

II – Détermination de la fraction déductible des intérêts au regard du


taux légalement admis

– Taux légal admis= taux des avances de la BCEAO majoré de 2 points, soit 9 %.

– Montant des intérêts déductibles : 200 000 000 x 9 % = 18 000 000 de francs.

III – Détermination de la fraction excédentaire à réintégrer dans les


bénéfices imposables

20 000 000 de francs – 18 000 000 de francs = 2 000 000 de francs.

2.2– Au regard de l’impôt sur le revenu des valeurs mobilières

L'article 180 du Code général des Impôts dispose que l'impôt sur le revenu des
valeurs mobilières s'applique à tous les bénéfices ou produits qui ne sont pas mis en
réserve ou incorporés au capital social, ainsi qu'à toutes les sommes ou valeurs
mises à la disposition des associés, actionnaires ou porteurs de parts et non
prélevées sur les bénéfices.

L'impôt s'applique notamment à toutes les sommes désinvesties et réintégrées au


bénéfice imposable à l'impôt sur les BIC (hors les amortissements et les provisions).

194
Régimes spécifiques Régime fiscal dérogatoire

La partie non déductible des intérêts rémunérant les comptes courants d'associés est
réputée distribuée. Elle est par conséquent passible de l'impôt sur le revenu des
valeurs mobilières, même lorsque le résultat fiscal est déficitaire.

Le taux effectif de l'impôt est de 13, 63 % et s'obtient par la formule suivante :

Ainsi, dans les exemples d'application 1 et 3 ci-dessus, l’IRVM dû sera respectivement


égal à :

• 520 835 x12/88 = 71 023 francs ;

• 2 000 000 x12/88 = 272 727 francs.

2.3 Au regard de l'impôt sur le revenu des créances

L'article 192 du Code général des Impôts soumet les intérêts des comptes courants
d'associés à l'impôt sur le revenu des créances au taux de 18 %. Ce taux est assis sur
le montant brut des intérêts.

Le fait générateur de l'impôt réside dans l'échéance des intérêts stipulés par la
convention des parties. L'impôt est à la charge exclusive du créancier, nonobstant
toute clause contraire quelle qu'en soit la date. Toutefois, le créancier et le débiteur
en sont tenus solidairement.

Lorsque l'impôt est mis à la charge du débiteur des intérêts, l'impôt ainsi pris en
charge s'analyse comme un supplément de revenu passible de l'impôt sur le revenu des
créances. Ce supplément de revenu est déductible de l'assiette de l'impôt sur les BIC.

OBLIGATIONS DECLARATIVES DES CONTRIBUABLES BENEFICIANT D’UN REGIME


FISCAL DEROGATOIRE EN MATIERE D’IMPOTS SUR LES BENEFICES ET DE
CONTRIBUTION DES PATENTES

Note n° 2348/SEPMBPE/DGI-DLCD du 20 juin 2018

Certains contribuables bénéficiant d’un régime fiscal ouvrant droit à des exonérations
en matière d’impôts sur les bénéfices et de contribution des patentes, notamment en
application du Code des Investissements, ne souscrivent pas de déclaration au titre de
ces impôts.

Il est rappelé que la déclaration annuelle de détermination des résultats, ainsi que la
déclaration de contribution des patentes s’imposent à tous les contribuables, y compris
ceux qui bénéficient d’une exonération.

Conformément aux dispositions de l’article 169 du Livre de Procédures fiscales, le


défaut de production des déclarations est sanctionné par une amende de 200 000
francs si le retard n’excède pas un mois. Cette amende est majorée de 50 000 francs

195
Régimes spécifiques Exonérations dans le cadre du Code des Investissements de 2012

par mois de retard supplémentaire ; chaque fraction de mois étant comptée pour un
mois entier.

En outre, l’octroi des avantages fiscaux étant dans tous les régimes dérogatoires
subordonné à la tenue d’une comptabilité complète et régulière, le non-dépôt ou le
dépôt hors délai des états financiers, c'est-à-dire après le 30 juin suivant la date de
clôture de l’exercice comptable pour les entreprises soumises à l’obligation de
certification de leurs comptes par un commissaire aux comptes, ou le 30 mai pour
les autres entreprises, est sanctionné par l’application d’une amende de 1 000 000
de francs, majorée de 100 000 francs par mois ou fraction de mois de retard
supplémentaire.

Passé un délai de trois mois à partir des dates susindiquées, l’amende est portée à
2 000 000 de francs, majorée de 200 000 francs par mois ou fraction de mois de
retard supplémentaire. Cette amende se cumule avec celle de 1 000 000 de francs
prévue ci-dessus.

MISE EN ŒUVRE DES EXONERATIONS ACCORDEES DANS LE CADRE DU CODE DES


INVESTISSEMENTS DE 2012

Note n° 3118/SEPMBPE/DGI-DLCD du 13 août 2018

L’ordonnance n° 2012-487 du 7 juin 2012 portant Code des Investissements et son


décret d’application n° 2012-1123 du 30 novembre 2012, prévoient deux régimes
d’incitation à l’investissement, à savoir le régime de déclaration et le régime
d’agrément à l’investissement, ainsi que des dispositions spécifiques aux petites et
moyennes entreprises (PME).

Ces mesures d’incitation et ces dispositions particulières aux PME consistent en


des exonérations d’impôts et taxes.

Pour le bénéfice desdits avantages fiscaux, le territoire national est divisé en trois
(3) zones A, B et C définies par le décret précité, et qui s’entendent des lieux de
réalisation des programmes d’investissement.

Aux termes des dispositions de l’article 35 de l’ordonnance susmentionnée, les


avantages liés à chaque régime d’incitation portent sur une période de cinq (5) ans
en zone A, huit (8) ans en zone B et quinze (15) ans en zone C.

En ce qui concerne les PME, l’article 48 de la même ordonnance fixe la durée des
avantages à sept (7) ans, onze (11) ans et quinze (15) ans, respectivement en zones
A, B et C .

Les durées ci-dessus sont majorées des délais de réalisation du programme d’inves-
tissement selon les modalités fixées par décret.

La mise en œuvre pratique des exonérations soulève quelques difficultés auxquelles


la présente note apporte des clarifications.

1. Effets de la déclaration d’existence contenue dans le dossier d’agrément

Les dispositions des articles 9 et 14 du décret d’application de l’ordonnance portant


Code des Investissements, prévoient au nombre des éléments composant la demande

196
Régimes spécifiques Exonérations dans le cadre du Code des Investissements de 2012

de déclaration ou d’agrément à l’investissement, une copie de la déclaration fiscale


d’existence et, en cas de développement d’activités, une attestation de régularité de
situation fiscale. Or, aux termes de l’article 146 du Livre de Procédures fiscales,
toute personne qui entreprend l’exercice d’une activité lucrative à titre professionnel
doit, avant le commencement de ses activités, en faire la déclaration auprès des
services de la Direction générale des Impôts, quel que soit le niveau de son chiffre
d’affaires attendu.

A l’occasion de cette déclaration, il lui est réclamé le paiement de la contribution


des patentes.

Afin d’éviter que les entreprises qui présentent un programme d’investissement


éligible au Code des Investissements ne soient recherchées en paiement dudit
impôt, les services compétents de la Direction générale des Impôts (Direction des
Opérations d’Assiette) sont invités à délivrer une attestation de suspension des
droits de patentes aux entreprises concernées, à la demande du Centre de Promotion
des Investissements en Côte d’Ivoire (CEPICI) agissant pour leur compte.

2. Etendue des exonérations

2.1. En ce qui concerne les entreprises autres que les PME

Les avantages fiscaux résultant du Code des Investissements varient selon que
l’entreprise se trouve en phase d’investissement ou en phase d’exploitation.
2.1.1. Pendant la phase de réalisation du programme d’investissement

Lorsqu’une entreprise opte pour le régime de l’agrément, et que les conditions


requises sont remplies, une décision d’agrément à l’investissement sur la base des
délibérations du Comité d’agrément lui est délivrée.

Pour permettre au contribuable de démarrer son programme d’investissement, un


arrêté du Ministre en charge du Budget et du Portefeuille de l’Etat portant
exécution de la décision d’agrément à l’investissement est signé.

Les avantages accordés à l’entreprise éligible dépendent du seuil d’investissement


et du lieu de réalisation de l’investissement.

Ainsi, aux termes des dispositions de l’article 45 de l’ordonnance portant Code des
Investissements, les entreprises agréées bénéficient, au titre de la réalisation de leur
programme d’investissement relatif à la création ou au développement d’activités
quelle que soit la zone d’investissement, des avantages suivants :

– réduction de 50 % du montant des droits à payer à la Douane portant sur les


équipements et matériels ainsi que sur le premier lot de pièces de rechange,
pour un montant d’investissement inférieur au seuil supérieur, exception faite
des prélèvements communautaires ;

– réduction de 40 % du montant des droits à payer à la Douane portant sur les


équipements et matériels ainsi que sur le premier lot de pièces de rechange,
pour un montant d’investissement au moins égal au seuil supérieur, exception
faite des prélèvements communautaires ;

– exonération totale de la TVA.

197
Régimes spécifiques Exonérations dans le cadre du Code des Investissements de 2012

Le dispositif prévoit que la valeur du premier lot de pièces de rechange doit


représenter au maximum une proportion de 10 % de la valeur d’acquisition des
biens d’équipements.

Le délai de réalisation des investissements par les entreprises bénéficiant des avan-
tages est fixé à deux (2) ans, sauf prorogation accordée par l’autorité compétente.

Il est précisé qu’en ce qui concerne le régime de déclaration, le législateur n’a


prévu aucune mesure fiscale de faveur lorsque l’entreprise se trouve en phase
d’investissement.

Le bénéfice des avantages accordés par le Code des Investissements est effectif à
compter de la mise en exploitation. Cette condition suppose l’achèvement du
programme d’investissement prévu par l’entreprise.

En effet, à la fin de la réalisation des investissements prévus, le contribuable est tenu


de saisir le Centre de Promotion des investissements en Côte d’Ivoire (CEPICI) en
vue d’effectuer une visite de conformité du programme d’investissement agréé.

A l’issue de la visite, une décision de notification de début d’exploitation précisant


les avantages accordés, est signée par le Président du Conseil de gestion du CEPICI,
au titre des investissements éligibles au régime de l’agrément à l’investissement.

A cette décision est joint un projet d’arrêté de mise en exploitation qui est transmis
pour signature au Ministère en charge du Budget et du Portefeuille de l’Etat et au
Ministère chargé de l’Industrie.

Cet arrêté attestant le début d’exploitation fixe également la date de jouissance des
avantages accordés en ce qui concerne le régime d’agrément à l’investissement.

S’agissant du régime de déclaration, le CEPICI effectue, sur demande du contribuable,


une visite de constat sur le terrain à la suite de laquelle un procès-verbal est établi. Un
projet de décision de mise en exploitation, accompagné du procès-verbal de réalisation
des investissements et d’une décision d’admission signée du Président du conseil
d’administration du CEPICI sont transmis au Directeur général des Impôts. La décision
de mise en exploitation visée par le Directeur général des Impôts indique la date de
début du bénéfice des avantages accordés ainsi que leurs durées maximales.

Par conséquent, l’entreprise qui achève ses investissements et commence à exercer son
activité sans avoir obtenu l’arrêté portant mise en exploitation, doit être recherchée en
paiement des impôts et taxes exigibles jusqu’à ce que sa situation soit régularisée.

Cela entraîne notamment les obligations déclaratives et de paiement des impôts et


taxes suivants :

– la contribution des patentes ;

– l’impôt minimum forfaitaire ;

– l’impôt sur le revenu foncier et/ou l’impôt sur le patrimoine foncier des propriétés
bâties au titre des investissements immobiliers en cours de réalisation ;

– la taxe sur la valeur ajoutée ;

– l’impôt sur les traitements et salaires.

198
Régimes spécifiques Exonérations dans le cadre du Code des Investissements de 2012

2.1.2. Pendant la phase d’exploitation

Quel que soit le régime applicable, les entreprises ne peuvent bénéficier des avantages
qu’après la réalisation effective des investissements dûment constatée par le Ministère
en charge de l’Industrie et de la Promotion du Secteur privé, le CEPICI, la Direction
générale des Impôts et la Direction générale des Douanes.

2.1.2.1. En ce qui concerne les entreprises bénéficiant du régime de déclaration

Aux termes de l’article 37 de l’ordonnance n° 2012-487 du 7 juin 2012 portant


Code des Investissements, quelle que soit la zone d’investissement, les entreprises
admises au régime de déclaration au titre de la réalisation de leur programme
d’investissement relatif à la création d’activité, bénéficient des avantages suivants :

– exonération de l’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux (BIC) ou


de l’impôt sur les bénéfices non commerciaux (BNC) ou de l’impôt sur les
bénéfices agricoles (BA) ;

– exonération de la contribution des patentes et licences.

Elles bénéficient en outre d’une réduction de 80 % du montant de la contribution à la


charge des employeurs, lorsque le programme d’investissement est réalisé en zone B.

Pour les programmes d’investissement exécutés en zone C, le taux de 80 %


ci-dessus est porté à 90 %.

Il est précisé que cette mesure de réduction ne vise pas la taxe d’apprentissage et la
taxe additionnelle à la formation professionnelle continue.

Ces entreprises bénéficient en outre des mesures suivantes :

– exonération de l’impôt sur le patrimoine foncier ;

– exonération de droits d’enregistrement en cas d’augmentation de capital.

2.1.2.2. En ce qui concerne les entreprises bénéficiant du régime d’agrément

Pour les entreprises bénéficiant du régime d’agrément, aux termes de l’article 46


de l’ordonnance n° 2012-487 du 7 juin 2012 portant Code des Investissements, les
avantages accordés dépendent du niveau de l’investissement projeté et de la zone
de sa réalisation.

• Montant d’investissement inférieur à un milliard de francs

Quelle que soit la partie du territoire où l’investissement est réalisé, les entreprises
admises au régime d’agrément bénéficient des avantages suivants :

– exonération de l’impôt sur les BIC, de l’impôt sur les BNC, ou de l’impôt sur
les BA ainsi que de la contribution des patentes et licences, quelle que soit la
zone d’investissement ;

– réduction de 50 % du montant de la contribution à la charge des employeurs, à


l’exclusion des taxes affectées au Fonds de Développement de la Formation
professionnelle.

Le taux susindiqué est porté à 75 % et à 90 % pour les investissements réalisés


respectivement en zone B et C.

199
Régimes spécifiques Exonérations dans le cadre du Code des Investissements de 2012

Lorsqu’elles réalisent l’investissement en zone C, les entreprises bénéficient en


outre des mesures suivantes :

– exonération de l’impôt sur le revenu foncier pour les logements mis à la


disposition du personnel ;

– exonération de l’impôt sur le patrimoine foncier.

• Montant d’investissement égal ou supérieur à un milliard de francs

Les entreprises agréées bénéficient des avantages suivants :

– exonération de l’impôt sur les BIC, de l’impôt sur les BNC, ou de l’impôt sur
les BA ainsi que de la contribution des patentes et licences, et de l’impôt sur le
patrimoine foncier. Ces exonérations sont acquises quelle que soit la partie du
territoire où l’investissement est réalisé ;

– réduction de 50 % du montant de la contribution à la charge des employeurs


pour les investissements en zone A, à l’exclusion des taxes affectées au Fonds
de Développement de la Formation professionnelle.

Le taux susindiqué est porté à 75 % en zone B et à 90 % en zone C.

Lorsque l’investissement est réalisé en zone C, ces entreprises bénéficient en outre


de la mesure d’exonération de l’impôt sur le revenu foncier pour les logements mis
à la disposition du personnel.

N.B : Les exonérations portant sur l’impôt sur les bénéfices et la contribution des
patentes et licences sont réduites à 50 %, puis à 25 % des montants normalement dus,
respectivement à l’avant-dernière et à la dernière années de bénéfice des avantages.

2.2. En ce qui concerne les petites et moyennes entreprises (PME)

2.2.1. PME éligibles au Code des Investissements

Les PME pouvant bénéficier des avantages prévus au Code des Investissements sont
celles qui, aux termes du décret n° 2012-05 du 11 janvier 2012 portant définition de
la petite et moyenne entreprise, réalisent un chiffre d’affaires annuel minimum hors
taxes compris entre 30 000 000 et 1 000 000 000 de francs.

2.2.2. Champ et étendue des avantages fiscaux

Les zones de réalisation des investissements définies pour le régime de déclaration et


pour le régime d’agrément, s’appliquent aux PME éligibles au Code des Investissements.

Conformément aux dispositions de l’article 49 de l’ordonnance précitée, les PME


concernées bénéficient, selon la zone où l’investissement est réalisé, des mesures
d’exonération prévues pour le régime de déclaration et pour le régime d’agrément.

Les avantages attachés au régime d’agrément ne sont accordés que si la PME


réalise un programme d’investissement hors TVA et hors fonds de roulement d’un
montant compris entre 70 000 000 et 200 000 000 de francs.

A ces avantages fiscaux, s’ajoute l’exonération des droits sur tous les actes soumis
à la formalité de l’enregistrement, que la PME soit éligible au régime de déclaration
ou au régime d’agrément.

200
Régimes spécifiques Convention de Vienne - Relations diplomatiques

Par ailleurs, lorsque la PME a financé l’acquisition de ses matériels, outillages et


biens d’équipements, importés ou achetés localement par voie de crédit-bail, les
avantages résultant du Code des Investissements sont transférés au crédit-bailleur.

NB : La présente note administrative abroge et remplace la note de service


n° 3012/SEPMBPE/DGI-DLCD du 30 juillet 2018.

DISPOSITIONS D’ORDRE FISCAL PREVUES PAR LA CONVENTION DE VIENNE DU 18


AVRIL 1961 SUR LES RELATIONS DIPLOMATIQUES

Note n° 2345/SEPMBPE/DGI-DLCD du 20 juin 2018

La présente note a pour objet d’apporter des précisions sur les dispositions d’ordre
fiscal prévues par la Convention de Vienne du 18 avril 1961 sur les relations
diplomatiques.

Ces dispositions sont prévues par cinq articles de ladite Convention. Il s’agit des
articles 23, 28, 34, 36 et 37 qui se rapportent aux privilèges fiscaux accordés :

– à l’Etat étranger lui-même ;

– aux agents diplomatiques ;

– aux membres du personnel administratif et technique de la Mission ;

– aux domestiques privés des membres de la Mission.

Il convient de rappeler que les privilèges diplomatiques ne sont accordés que sous
réserve de réciprocité.

I – Etat étranger (Etat accréditant)

1. Exonération des locaux

L’article 23 de la Convention dispose :

« L’Etat accréditant et le Chef de la Mission sont exempts de tous impôts et taxes


nationaux, régionaux ou communaux au titre des locaux de la Mission dont ils sont
propriétaires ou locataires, pourvu qu’il ne s’agisse pas d’impôts ou taxes perçus en
rémunération de services particuliers rendus.

L’exemption fiscale prévue dans le présent article ne s’applique pas à ces impôts et
taxes lorsque, d’après la législation de l’Etat accréditaire, ils sont à la charge de la
personne qui traite avec l’Etat accréditant ou avec le Chef de la Mission ».

a) Locaux dont l’Etat accréditant et le Chef de Mission sont propriétaires

L’exonération concerne en l’état actuel de la législation :

– l’impôt sur le patrimoine foncier et l’impôt sur le revenu foncier ;

– les droits d’enregistrement (droit de bail, droits de mutation, droits de publicité


foncière).

201
Régimes spécifiques Convention de Vienne - Relations diplomatiques

L’exonération s’applique même lorsque les locaux ne sont pas utilisés à des fins
officielles (logement du personnel, location à des tiers).

Les impôts et taxes perçus en rémunération de services particuliers rendus demeurent


exigibles, notamment :

– le salaire du Conservateur de la Propriété foncière et des Hypothèques ;

– la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (perçue par la Compagnie


ivoirienne d’Electricité) ;

– la taxe de voirie, d’hygiène et d’assainissement.

b) Locaux dont l’Etat accréditant et le Chef de Mission sont locataires

L’exonération concerne en l’état actuel de la législation, le droit de bail.

La taxe d’enlèvement des ordures ménagères est exigible.

Les impôts dus par les propriétaires des locaux loués à l’Etat accréditant et au Chef
de Mission ne sont pas affectés par le statut diplomatique de leurs occupants.

L’impôt est directement perçu entre les mains du propriétaire des immeubles loués et
est fixé conformément aux dispositions des articles 156 et 158 du Code général des
Impôts, à 15 % du montant des loyers pour les locaux appartenant à des personnes
morales et à 12 % pour les locaux appartenant à des personnes physiques.

Ainsi, l’impôt foncier reste dû uniquement par le propriétaire des locaux concernés
ou par les intermédiaires qui en assurent la gestion.

L’Etat accréditant et le Chef de Mission ne sont pas tenus de prélever à la source


sur les loyers qu’ils paient, l’acompte de 15 % représentatif de l’impôt foncier dû
par le propriétaire.

2. Exonération des actes officiels

L’article 28 de la Convention dispose que les droits et redevances perçus par la


Mission pour les actes officiels sont exempts de tous impôts et taxes.

3. Exonération à l’importation

Aux termes de l’article 36 de la Convention, suivant les dispositions législatives et


réglementaires qu’il peut adopter, l’Etat accréditaire accorde l’entrée et
l’exemption de droits de douane, taxes et autres redevances connexes, autres frais
d’entreposage, de transport et frais afférents à des services analogues sur les objets
destinés à l’usage officiel de la Mission.

4. Situation au regard des taxes sur le chiffre d’affaires (taxe sur la valeur
ajoutée, taxe sur les opérations bancaires, taxes spécifiques)

Aucune exonération n’est prévue par la Convention de Vienne en matière de taxes


sur le chiffre d’affaires.

Les taxes sur le chiffre d’affaires sont en effet des taxes dont le redevable légal est
le fournisseur du bien ou du service.

202
Régimes spécifiques Convention de Vienne - Relations diplomatiques

Les livraisons de biens et les services rendus aux missions diplomatiques sont donc
soumis aux taxes sur le chiffre d’affaires.

Les exonérations en la matière ne peuvent procéder que d’accords bilatéraux basés


sur le principe de la réciprocité et dont la portée dépend de la qualité et de
l’intensité des relations qu’entretiennent les Etats intéressés.

Le service doit donc au cas par cas se référer aux accords bilatéraux conclus par la
Côte d’Ivoire avec les Etats étrangers.

5. Situation au regard de l’acompte d’impôt sur le revenu du secteur informel


(AIRSI)

Les missions diplomatiques sont des consommateurs finaux exonérés de plein droit
de l’AIRSI sur toutes leurs acquisitions de biens.

6. Situation au regard du prélèvement sur les rémunérations versées aux


prestataires du secteur informel

Les missions diplomatiques ne sont pas tenues d’effectuer le prélèvement sur les
rémunérations versées aux prestataires du secteur informel.

II – Agents diplomatiques

1. En matière de fiscalité intérieure

L’article 34 de la Convention prévoit que l’agent diplomatique est exempt de tous


impôts et taxes personnels ou réels, nationaux ou communaux à l’exception :

– des impôts indirects d’une nature telle qu’ils sont normalement incorporés
dans le prix des marchandises ou des services ;

– des impôts et taxes sur les biens immeubles privés sur le territoire de l’Etat
accréditaire à moins que l’agent diplomatique ne les possède pour le compte
de l’Etat accréditant aux fins de la Mission ;

– des droits de succession perçus par l’Etat accréditaire, sous réserve des dispo-
sitions du paragraphe 4 de l’article 39 ;

– des impôts et taxes sur les revenus privés qui ont leur source dans l’Etat accré-
ditaire et des impôts sur le capital prélevés sur les investissements effectués
dans des entreprises commerciales situées dans l’Etat accréditaire ;

– des impôts et taxes perçus en rémunération de services particuliers rendus ;

– des droits d’enregistrement, de greffe, d’hypothèque et de timbre en ce qui


concerne les biens immobiliers, sous réserve des dispositions de l’article 23.

Il résulte de cet article, les conséquences suivantes :

– En ce qui concerne l’impôt sur les revenus

L’exonération ne concerne que la rémunération officielle et les revenus privés de


source étrangère.

203
Régimes spécifiques Convention de Vienne - Relations diplomatiques

Ces agents sont donc imposables sur leurs revenus de source ivoirienne (y compris
ceux du conjoint et des enfants à charge) sous réserve de l’application des
conventions fiscales internationales.

– En ce qui concerne l’impôt sur les locaux

Tous les impôts et taxes sont dus dans les conditions de droit commun (droit
d’enregistrement, impôts fonciers, taxe d’enlèvement des ordures ménagères, etc.).

– En ce qui concerne les taxes sur le chiffre d’affaires

Il n’existe aucune exonération en régime intérieur. Tous les biens livrés et services
rendus aux agents diplomatiques doivent supporter normalement les taxes indirectes
exigibles. Toutefois, l’exonération en la matière peut résulter d’accords bilatéraux
basés sur le principe de la réciprocité.

– En ce qui concerne les taxes sur les véhicules à moteur (vignette)

Les véhicules dont les agents diplomatiques sont propriétaires sont exonérés de la
vignette.

En outre, l’article 961 du Code général des Impôts exonère les véhicules diplomatiques
de la taxe sur les véhicules à moteur.

– En ce qui concerne les droits de succession

La succession d’un agent diplomatique en poste en Côte d’Ivoire est en principe


considérée comme ouverte hors de Côte d’Ivoire.

Ainsi, seuls les droits sur les biens situés en Côte d’Ivoire sont exigibles, sous réserve
de l’application des conventions fiscales internationales. Il est fait abstraction des
meubles corporels de la résidence principale et des fonds (article 39 § 4).

2. En matière de fiscalité de porte

L’article 36 de la Convention prévoit que, suivant les dispositions législatives et


réglementaires qu’il peut adopter, l’Etat accréditaire accorde l’entrée et l’exemption
de droits de douane, taxes et autres redevances connexes, autres frais d’entreposage,
de transport et frais afférents à des services analogues sur les objets destinés à
l’usage personnel de l’agent diplomatique ou des membres de sa famille qui font
partie de son ménage, y compris les effets destinés à son installation.

Remarque

L’article 37 de la Convention accorde des privilèges identiques aux membres de la


famille de l’agent diplomatique qui font partie de son ménage, pourvu qu’ils ne
soient pas ressortissants de l’Etat accréditaire.

III – Membres du personnel administratif et technique de la Mission

L’article 37 de la Convention prévoit que les membres du personnel administratif et


technique de la Mission ainsi que les membres de leur famille qui font partie de leurs
ménages respectifs bénéficient, pourvu qu’ils ne soient pas ressortissants de l’Etat
accréditaire ou n’y aient pas leur résidence permanente, des mêmes avantages fiscaux
que les agents diplomatiques, sauf en ce qui concerne les exonérations à l’importation
qui sont limitées aux seuls objets importés lors de leur première installation.

204
Régimes spécifiques Contribution patente - Taxe spéciale d’équipement des acheteurs de produits

IV – Membres du personnel de service de la Mission

Aux termes de l’article 37 de la Convention, les membres du personnel de service


de la Mission qui ne sont pas ressortissants de l’Etat accréditaire ou n’y ont pas leur
résidence permanente, sont exonérés des impôts et taxes sur les salaires qu’ils
reçoivent du fait de leurs services.

V – Domestiques privés des membres de la Mission

Les domestiques privés des membres de la Mission qui ne sont pas ressortissants de
l’Etat accréditaire ou n’y ont pas leur résidence permanente, sont exemptés des
impôts et taxes sur les salaires qu’ils reçoivent du fait de leurs services.

Remarque

Les missions diplomatiques sont tenues de prélever à la source les impôts sur les
salaires exigibles sur les rémunérations versées aux ressortissants ivoiriens et aux
personnels ayant leur résidence permanente en Côte d’Ivoire.

Sont résidents permanents, au sens de la Convention de Vienne, les personnes


majeures de nationalité étrangère qui, au moment de leur recrutement, résidaient en
Côte d’Ivoire depuis plus d’un an.

Les missions diplomatiques sont exonérées des contributions des employeurs.

DROIT SUR LE CHIFFRE D'AFFAIRES EN MATIERE DE CONTRIBUTION DES


PATENTES ET DE TAXE SPECIALE D'EQUIPEMENT DES ACHETEURS DE PRODUITS

Note n° 2346/SEPMBPE/DGI-DLCD du 20 juin 2018

Des hésitations étant apparues quant à la détermination du droit sur le chiffre


d'affaires de la contribution des patentes exigible des acheteurs de produits et leur
imposition à la taxe spéciale d'équipement, les précisions suivantes sont apportées.

1. En ce qui concerne le droit sur le chiffre d'affaires en matière de


contribution des patentes

Aux termes de l'article 265 du Code général des Impôts, la contribution des patentes
se compose d'un droit sur le chiffre d'affaires et d'un droit sur la valeur locative.

Le chiffre d'affaires des acheteurs de produits est normalement constitué par le


montant total des ventes réalisées.

Toutefois, compte tenu des spécificités du secteur, il sera retenu 5 % de ce chiffre


d'affaires, pour la détermination du droit sur le chiffre d'affaires.

Il est entendu que tout chiffre d'affaires accessoire réalisé par ailleurs, est de plein
droit passible du droit sur le chiffre d'affaires.

En tout état de cause, le minimum de perception de 300 000 francs en matière de


droit sur le chiffre d'affaires, demeure applicable.

205
Régimes spécifiques Stations-service, vendeurs boissons, distributeurs gaz, téléphonie

2. En ce qui concerne la taxe spéciale d'équipement

La base à retenir pour la détermination de la taxe spéciale d'équipement des


acheteurs de produits est également de 5 % du chiffre d'affaires.

PRECISIONS RELATIVES AU CHIFFRE D’AFFAIRES A RETENIR POUR LA DETERMINATION


DU REGIME D’IMPOSITION ET DES IMPOTS ET TAXES ASSIS SUR LE CHIFFRE D’AFFAIRES
DES STATIONS–SERVICE, DES VENDEURS DE BOISSONS, DES DISTRIBUTEURS DE GAZ
BUTANE ET DES DISTRIBUTEURS DE PRODUITS DE TELEPHONIE

Note n° 3004/SEPMBPE/DGI-DLCD du 30 juillet 2018

Aux termes des dispositions de l’article 270 du Code général des Impôts, le chiffre
d’affaires s’entend de l’ensemble des recettes et produits acquis dans le cadre de
l’activité, y compris toutes les sommes provenant des activités annexes et accessoires
ou de la gestion de l’actif commercial, quelle que soit leur situation fiscale au regard
des taxes sur le chiffre d’affaires.

En application de ces dispositions, sont à comprendre dans le chiffre d’affaires, le


montant total des opérations de vente et de prestations de services effectuées par le
contribuable.

Toutefois, en ce qui concerne les stations-service, les vendeurs de boissons, les


distributeurs de gaz butane et les distributeurs de produits de téléphonie, le chiffre
d’affaires à retenir pour la détermination du régime d’imposition ainsi que des
impôts et taxes assis sur le chiffre d’affaires, s’établit suivant les modalités
particulières précisées comme suit.

1. Détermination du chiffre d’affaires

a) En ce qui concerne les stations-service

Les recettes brutes réalisées par les stations-service à l'occasion de la vente de


produits pétroliers pour le compte des compagnies de distribution, ne doivent pas
être prises en compte dans la détermination de leur chiffre d'affaires.

En revanche, sont à retenir dans la base de calcul du chiffre d'affaires des


exploitants de stations-service, les sommes perçues à titre de rémunérations ou
commissions de toute nature que ces exploitants reçoivent des compagnies de
distribution.

b) En ce qui concerne les vendeurs de boissons

Les vendeurs de boissons visés par la présente note sont les personnes physiques ou
morales relevant d’un régime réel d’imposition et exerçant l’activité de concessionnaires,
de distributeurs ou d’exploitants de dépôts ou de sous-dépôts dans le cadre d’un contrat de
concession avec un ou plusieurs fournisseurs, en contrepartie de rémunérations, quelles
que soient la dénomination, la forme et la nature desdites rémunérations (versement en
espèces, remises sur factures, commissions, ristournes, etc.)

Il est indispensable que les rémunérations soient prévues par des dispositions
contractuelles imposant au vendeur des conditions de ventes particulières tenant

206
Régimes spécifiques Stations-service, vendeurs boissons, distributeurs gaz, téléphonie

notamment aux normes de vente, à la zone de concession, à la représentation de la


marque et au tarif pratiqué.

Les recettes brutes provenant de la vente des boissons pour le compte des fournisseurs
ne doivent pas être considérées comme leur chiffre d’affaires. Seuls sont pris en compte
les commissions, ristournes et autres frais que les concessionnaires, distributeurs,
exploitants de dépôts et sous-dépôts de boissons perçoivent de leurs fournisseurs.

c) En ce qui concerne les distributeurs et revendeurs de gaz butane

Les distributeurs et revendeurs de gaz butane effectuent leurs opérations de vente


sur la base des prix administrés auxquels ils sont tenus de se conformer. Les
produits sont distribués à travers un réseau de vente comprenant en amont, les
entreprises pétrolières et en aval, les distributeurs répartis par zone géographique
ainsi que les revendeurs.

Des marges de distribution sont définies à chaque stade de la distribution.

Au regard de cette structuration, le chiffre d’affaires à retenir pour la détermination


du régime d’imposition et des impôts et taxes des distributeurs et revendeurs de
gaz, est constitué des marges ou commissions perçues, et non du montant total des
ventes réalisées qu’ils versent aux compagnies pétrolières.

d) En ce qui concerne les distributeurs de produits de téléphonie

Les entreprises de téléphonie ont recours à des distributeurs agréés, pour la


distribution de leurs produits, notamment les recharges téléphoniques et la
fourniture à l’accès internet.

Ces distributeurs sont chargés de revendre aux conditions fixées contractuellement


par l’entreprise de téléphonie, les produits mis à leur disposition. Au nombre de ces
conditions, figurent les prix de revente qui sont déterminés d’avance.

Ces revendeurs sont rémunérés par les opérateurs de téléphonie au moyen de


commissions indexées sur le volume des ventes que ceux-ci réalisent.

Pour la détermination du régime d’imposition et des taxes assises sur le chiffre


d’affaires, seules doivent être prises en compte les sommes brutes perçues à titre de
rémunérations ou de commissions des entreprises de téléphonie, à l’exclusion des
recettes brutes réalisées à l’occasion de la vente de ces produits.

NB : Lorsque les stations-service, les vendeurs de boissons, les distributeurs de gaz


butane et les distributeurs de produits de téléphonie exercent des activités accessoires,
connexes ou indépendantes de leur activité de distribution, les recettes desdites activités
doivent être incluses dans leur chiffre d’affaires.

2. Impôts et taxes assis sur le chiffre d’affaires

Les impôts et taxes déterminés sur cette base sont les suivants :

– l’impôt minimum forfaitaire (IMF) ;

– la taxe spéciale d’équipement (TSE) ;

– le droit sur le chiffre d’affaires de la contribution des patentes ;

– la taxe sur la valeur ajoutée (TVA).


207
Régimes spécifiques Réévaluation libre de bilan

La base de l’IMF et de la TSE est identique à celle retenue pour la détermination du


droit sur le chiffre d’affaires en matière de contribution des patentes, tel que défini
par la présente note de service.

Ainsi, comme en matière de contribution des patentes, la base de l’IMF et de la TSE


est exclusivement constituée des commissions, ristournes et autres rémunérations
perçues par les stations-service, les vendeurs de boissons, les distributeurs de gaz
butane et les distributeurs de produits de téléphonie, dans le cadre du contrat de
concession prévoyant expressément ces rémunérations ainsi que des recettes relatives
aux activités accessoires.

NB : Aux termes de l’article 7 de l’annexe fiscale 2017, la taxe spéciale d’équipement


est applicable pour la dernière fois au 31 décembre 2019.

En ce qui concerne la taxe sur la valeur ajoutée, les commissions perçues sont réputées
toutes taxes comprises.

Les distributeurs relevant d’un régime réel d’imposition doivent donc la reverser
après déduction de la TVA supportée.

Ces commissions et autres rémunérations de même nature, sont passibles de la


retenue à la source sur les paiements faits aux prestataires de services du secteur
informel, lorsque le distributeur relève du régime de l’impôt synthétique.

REEVALUATION LIBRE DE BILAN

Note n° 2434/SEPMBPE/DGI-DLCD du 20 juin 2018

Le Code général des Impôts dispose en son article 330, que les personnes physiques ou
morales relevant du régime réel de l'impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux,
sont autorisées à réévaluer leurs immobilisations amortissables et non amortissables à
l'exception des éléments incorporels et des titres de participation.

Ce régime appelle quelques précisions quant à la notion et aux modalités d'exécution


de la réévaluation.

1. Notion de réévaluation libre

La réévaluation est l'opération qui consiste à augmenter la valeur comptable d'une


immobilisation, de sorte que celle-ci corresponde à la valeur actuelle de ladite
immobilisation ou s'en approche. Elle permet de substituer une valeur dite
réévaluée à la valeur nette comptable telle qu'elle figure au bilan.

La réévaluation de bilan est dite libre lorsque l'initiative est laissée à l'entreprise qui
l'effectue. Elle doit toutefois être réalisée dans les conditions prescrites par la loi.

Il s'agit d'une exception à la règle et au principe comptable de l'enregistrement aux


coûts historiques, motivée par la recherche d'une image fidèle de la comptabilité de
l'entreprise.

L'initiative de la réévaluation du bilan est ouverte uniquement aux personnes


physiques ou morales relevant du régime réel de l'impôt sur les bénéfices.

208
Régimes spécifiques Réévaluation libre de bilan

Tel n'est pas le cas en matière de réévaluation légale de bilans où le législateur oblige
les entreprises ou certaines d'entre elles à réévaluer certains éléments de leur actif.

2. Modalités d'exécution de la réévaluation libre

2.1 Biens pouvant faire l'objet d'une réévaluation libre

Toutes les immobilisations amortissables ou non amortissables peuvent faire


l’objet d'une réévaluation libre à l'exception des immobilisations expressément
exclues, à savoir les éléments incorporels et les titres de participation.

L'opération de réévaluation porte sur la totalité des immobilisations faisant partie


de l'actif immobilisé de l’entreprise ; il n'est donc pas possible en principe de
réévaluer un bien sans procéder à la réévaluation des autres.

La valeur à prendre en compte pour la réévaluation est la valeur actuelle des


immobilisations.

En effet, aux termes des dispositions de l'article 332 du Code général des Impôts,
les immobilisations sont réévaluées en fonction de la valeur actuelle qui s'apprécie
en fonction du marché et de l'utilité de l'élément pour l'entreprise. Pour les biens
nécessaires à l'exploitation, la valeur actuelle d'un bien est le prix qu'accepterait
d'en donner, dans le lieu et l'état où se trouve ce bien, un acquéreur de l'entreprise
(et non du bien isolé), compte tenu de l'utilité que sa possession présenterait pour la
réalisation des objectifs de l'entreprise.

2.2 Biens exclus de la réévaluation libre

L'article 330 du Code général des Impôts exclut du régime de la réévaluation libre,
les éléments incorporels et les titres de participation.

2.3 Traitement de l'écart de réévaluation

2.3.1 Traitement comptable et droits d'enregistrement

L'écart de réévaluation, déterminé par la différence entre les valeurs réévaluées et


les valeurs nettes précédemment comptabilisées est inscrit au compte " écart de
réévaluation en franchise d'impôt " et n'est pas distribuable.

Par contre, il peut être incorporé au capital social. Dans ce cas, il donne lieu au
paiement du droit proportionnel au taux de 6 % prévu à l'article 758 du Code
général des Impôts.

2.3.2 Traitement au regard de l'impôt sur les BIC

Pour la détermination du résultat fiscal, l'entreprise réintègre dans son résultat, le


montant de l'écart de réévaluation afférent à un élément amortissable selon la durée
de l'amortissement de ce bien. Elle ne peut réintégrer au cours d’un exercice la
totalité de l'écart de réévaluation sur les biens amortissables, même lorsque cela lui
est profitable.

C'est la valeur réévaluée des immobilisations amortissables qui sert de base au


calcul des amortissements sur la durée d'utilisation restant à courir depuis
l'ouverture de l'exercice de réévaluation, sauf révision du plan d'amortissement.

209
Régimes spécifiques Réévaluation libre de bilan

La plus-value ou la moins-value de cession est du point de vue fiscal calculée sur


les valeurs non réévaluées.

Exemple :

Au cours de l'exercice N, la société X décide d'effectuer une réévaluation de bilan


avec un coefficient de 2.

Avant la réalisation de l'opération, figurait au bilan de cette entreprise, une


construction acquise en N–10 pour une valeur de 100 000 000 de francs (durée
d'amortissement : 20 ans).

La valeur nette comptable s'élève à 50 000 000 de francs.

L'opération de réévaluation se fera de la manière suivante :

Valeur nette comptable x 2 =100 000 000 de francs

L'écart de réévaluation sera égal à la différence entre la nouvelle valeur réévaluée et


l'ancienne valeur nette comptable, soit :

100 000 000 – 50 000 000 = 50 000 000 de francs

La réintégration annuelle de l'écart de réévaluation se fera ainsi qu'il suit :

50 000 000 x 1/10 = 5 000 000 de francs / an de N à N+10.

Le bien est cédé quatre ans après, à compter de l'exercice de réévaluation à 70 000 000
de francs (valeur comptable nette au moment de la cession = 60 000 000 de francs).

plus-value comptable : 70 000 000 – 60 000 000 = 10 000 000 de francs.

plus-value fiscale : 70 000 000 – 30 000 000 (5 000 000 de francs x 4 ans +
10 000 000 de francs de plus-value comptable)

= 40 000 000 de francs.

Cette règle permet de réintégrer la partie non amortie de l'écart de réévaluation.

En cas de cession d’éléments non amortissables réévalués, la totalité de la


plus-value de réévaluation afférente aux éléments cédés qui n'a pas été incorporée
au capital, vient en augmentation du compte de résultat de l'exercice en cours à la
date de l'aliénation.

La provision exceptionnellement constituée en vue de faire face à la dépréciation


d'une immobilisation réévaluée n'est pas, à concurrence de l'augmentation de la
valeur de cette immobilisation, déductible de l'assiette de l'impôt.

Au regard des opérations de fusion, la réévaluation de bilan effectuée préalablement


à la fusion n'est admise par l'Administration fiscale que si elle répond, non à des
considérations fiscales prédominantes, mais à un intérêt économique réel.

Ainsi, les réévaluations libres réalisées préalablement à une fusion dans le but
uniquement de compenser les plus-values avec les déficits de la société absorbée
pourront être regardées comme des abus de droit et sanctionnées comme tels.

210
Régimes spécifiques Associations et organismes sans but lucratif

Les entreprises intéressées à une opération de fusion peuvent choisir entre le


régime de faveur des fusions prévu à l'article 32 du Code général des Impôts, et le
régime de droit commun.

Si elles optent pour le régime de faveur, les plus-values calculées sur les valeurs
réévaluées sont exonérées de l'impôt sur les BIC au niveau de la société absorbée.

Si elles retiennent le régime de droit commun, la plus-value est calculée sur les
valeurs non réévaluées et est imposée conformément au régime des plus-values
réalisées en fin d'exploitation, défini par l'article 33 du Code général des Impôts.

2.3.3 Traitement au regard de l'impôt foncier et de la contribution des patentes

La réévaluation des immobilisations a une incidence directe sur le calcul de l'impôt


sur le revenu foncier et de l'impôt sur le patrimoine foncier ainsi que sur celui de la
contribution des patentes.

En effet, les valeurs des immobilisations réévaluées sont prises en compte pour
l’assiette desdits impôts, notamment lorsque les impositions ont été établies en
fonction d’une assiette déterminée par voie d’appréciation directe.

3. Obligations déclaratives

Les entreprises qui procèdent à une réévaluation de bilan doivent adjoindre à leur
déclaration de résultat, les informations prévues à l’article 338 du Code général des
Impôts, à savoir un état faisant apparaître pour chaque poste d’immobilisations
réévaluées, la valeur brute d’origine, les amortissements cumulés, la valeur nette
comptable avant réévaluation, l’écart de réévaluation.

Chaque année, et tant que les immobilisations réévaluées figurent au bilan, l’entre-
prise fournit un état mis à jour de ces immobilisations en faisant apparaître :

– le montant des amortissements réintégrés dans le résultat fiscal, pour les


immobilisations amortissables ;

– l’écart entre la plus-value et la moins-value fiscale, pour les immobilisations


réévaluées cédées au cours de l’exercice ;

– la liste des provisions afférentes aux immobilisations réévaluées en faisant


apparaître la valeur d’origine du bien réévalué, le montant de la dotation, la
fraction de la provision réintégrée au résultat fiscal.

REGIME FISCAL DES ASSOCIATIONS ET AUTRES ORGANISMES SANS BUT


LUCRATIF

Note n° 2432/SEPMBPE/DGI-DLCD du 20 juin 2018

L'association est la convention par laquelle deux ou plusieurs personnes mettent en


commun, d'une façon permanente, leurs connaissances ou leurs activités, dans un
but non lucratif.

Une association ou un organisme est considéré comme poursuivant un but non


lucratif lorsqu'il remplit les conditions suivantes :

211
Régimes spécifiques Associations et organismes sans but lucratif

– sa gestion est désintéressée ;

– son activité ne concurrence pas le secteur commercial ou s'il y a concurrence,


l'activité s'exerce dans des conditions différentes de celles du secteur marchand.

Le but de l'association est librement déterminé, mais il est toujours dénué d'intérêt
pécuniaire, ce qui n'exclut pas :

– la possibilité de mettre en commun certaines ressources matérielles pour


favoriser le but que se propose l'association ;

– l'obligation de verser des cotisations pour subvenir aux dépenses nécessaires


au but poursuivi.

Le régime fiscal des associations et autres organismes sans but lucratif est défini
par la présente note au regard des impositions suivantes :

– l'impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux ;

– l'impôt sur les traitements et salaires ;

– l'impôt sur le revenu foncier et l'impôt sur le patrimoine foncier des propriétés
bâties ;

– la contribution des patentes ;

– taxe sur la valeur ajoutée.

1. Impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux

Les organismes de bienfaisance et de lutte contre la pauvreté et les associations


sans but lucratif qui exercent des activités dans le cadre strict de leur objet social
sont exonérés de l'impôt sur les BIC.

Lorsqu'elles se livrent à une exploitation ou à des opérations à caractère lucratif,


c'est-à-dire à des activités de nature commerciale, les associations deviennent
passibles de l'impôt sur les BIC dans les conditions de droit commun.

Toutefois, l'Administration admet que l'exercice d'une activité commerciale n'est


pas de nature à remettre en cause le caractère non lucratif d'une association lorsque
les conditions suivantes sont réunies :

a) l'activité exercée entre dans le cadre de l'activité désintéressée de l'association ou


contribue par sa nature, et non simplement financièrement, à la réalisation de cet objet ;
mais cette condition n'est pas exigée lorsqu'il s'agit d'opérations occasionnelles dont le
profit est modéré et reste en rapport avec les besoins de l'association (par exemple,
organisation de bals, kermesses, séances récréatives, tombolas, etc.) ;

b) la gestion de l'association ne procure aucun profit matériel direct ou indirect aux


fondateurs, dirigeants, membres (salaires, gratifications) ;

c) la réalisation d'excédents de recettes n'est pas systématiquement recherchée


(absence de recours à des méthodes commerciales) ;

d) lorsqu'ils existent, les excédents de recettes sont réinvestis dans l'œuvre


elle-même et non distribués entre les membres sous quelque forme que ce soit.

212
Régimes spécifiques Associations et organismes sans but lucratif

2. Impôt sur les traitements et salaires

Les associations, quels que soient leur nature et leur objet, sont soumises dans les
conditions de droit commun aux obligations déclaratives incombant aux
employeurs, à raison des rémunérations qu'elles versent au personnel qu'elles
emploient.

3. Impôt sur le revenu foncier et impôt sur le patrimoine foncier

Les immeubles bâtis appartenant aux associations sont imposables dans les
conditions de droit commun à l'impôt sur le revenu foncier et l'impôt sur le
patrimoine foncier des propriétés bâties, qu'ils soient ou non productifs de revenus.

Les propriétés ci-après appartenant aux associations et désignées à l'article 151 du


Code général des Impôts bénéficient de l'exonération. Ce sont :

– les édifices servant à l'exercice public des cultes ;

– les immeubles à usage scolaire non productifs de revenus fonciers ;

– les immeubles affectés à des œuvres d'assistance médicale ou d'assistance


sociale.

4. Contribution des patentes

La contribution des patentes est un impôt professionnel qui frappe les personnes
physiques ou morales exerçant en Côte d'Ivoire un commerce, une industrie, une
profession non compris dans les exemptions légales.

L'association de bienfaisance et de lutte contre la pauvreté qui se borne à exercer, de


manière désintéressée, les activités sans but lucratif dans le cadre de son objet social,
est exonérée de la contribution des patentes. Elle devient imposable lorsqu'elle se
livre à des opérations relevant d'une activité de nature commerciale. Toutefois, il ne
sera pas établi d'imposition lorsqu'il s'agit d'opérations commerciales occasionnelles
en rapport avec les besoins de l'association.

5. Taxe sur la valeur ajoutée

5.1 Principe

Aux termes des dispositions de l'article 339 du Code général des Impôts, les
opérations imposables à la TVA s'entendent des livraisons de biens et des
prestations de services effectuées à titre onéreux par un assujetti agissant en tant
que tel.

La TVA étant un impôt réel, les associations en sont passibles lorsqu'elles réalisent
des opérations qui entrent dans son champ d'application.

Les associations sont soumises au régime général d'exercice du droit à déduction en


matière de TVA.

5.2 Exceptions

II existe des exonérations spécifiques en faveur des associations.

213
Régimes spécifiques Associations et organismes sans but lucratif

5.2.1 Opérations exonérées dans le cadre général des activités des associations et
organismes à but non lucratif

Les opérations effectuées à titre onéreux sont soumises à la TVA ou à la TOB.

Toutefois, l'Administration admet que l'exonération reste acquise à l'association


lorsque la prestation ou la vente réalisée a uniquement pour but d'accroître les
recettes affectées exclusivement à son objet.

Cette condition suppose notamment que :

– le service soit rendu sans but lucratif, c'est-à-dire dans un but autre que la
recherche du profit ;

– l'association soit gérée et administrée à titre bénévole par des personnes


n'ayant elles-mêmes, ou par personne interposée, aucun intérêt direct ou
indirect dans les résultats de l'exploitation ;

– l'association ne procède à aucune distribution directe ou indirecte de bénéfices


sous quelque forme que ce soit.

Les opérations réalisées sans but lucratif par les associations et directement
rattachées à leur objet, sont exonérées quels que soient les bénéficiaires de ces
opérations, qu'ils soient membres de l'association ou de tiers.

Ainsi, les ventes réalisées directement par l'association à ses membres ou à des tiers
sont exonérées dès lors que les opérations se rattachent directement à l'objet non
lucratif de ladite association.

Toutefois, les membres, lorsqu'ils sont des entreprises, ne doivent pas retirer de ces
opérations un quelconque avantage concurrentiel dans la réalisation de leurs
activités respectives. Tel est notamment le cas des chambres consulaires (chambre
de commerce, par exemple) qui feraient des opérations de ventes de biens ou de
prestations aux entreprises membres, lorsque ces biens ou services sont utilisés
pour l'activité de ces entreprises.

5.2.2 Exonérations dans le cadre particulier des associations de sport éducatif, de


tourisme, d'éducation et de culture populaire

L'article 355 du Code général des Impôts exonère de la TVA les services rendus
sans but lucratif, par les associations de sport éducatif, de tourisme, d'éducation et
de culture populaire. L'exonération est applicable sous certaines conditions :

– il doit s'agir de prestations de services. Cette condition exclut de l'exonération,


les livraisons de biens (ventes) effectuées à titre onéreux, même si ces
livraisons sont faites à prix coûtant ;

– le service doit être rendu sans but lucratif, c'est-à-dire dans un but autre que la
recherche du profit ;

– il doit s'agir d'associations de sport éducatif, de tourisme, d'éducation et de


culture populaire.

L'activité de telles associations recouvre notamment, l'organisation de clubs


sportifs, de compétitions, l'exploitation de stades, terrains ou salles de sport (sport
éducatif), l'organisation de voyages d'études et de découverte (tourisme),

214
Régimes spécifiques Associations et organismes sans but lucratif

l'organisation de cours, conférences, concerts, séances de théâtre ou de cinéma,


expositions à caractère éducatif ou culturel (éducation et culture populaire).

La notion de la nature de l'activité de l'association doit être strictement interprétée.


Les services qui ne présentent pas un caractère de sport éducatif, touristique,
éducatif ou culturel demeurent imposables à la TVA, dès lors qu'ils présentent un
caractère commercial. On peut citer à titre d'exemples :

– les locations d'emplacements publicitaires, de voitures de tourisme, d'avions d'affaires ;

– l'organisation de semaines ou quinzaines commerciales.

5.2.3 Exonérations dans le cadre particulier des organismes de bienfaisance et de lutte


contre la pauvreté

L'article 355 du Code général des Impôts exonère de la TVA, les dons faits par les
organismes de bienfaisance :

– aux associations religieuses reconnues par le Ministère en charge des Cultes;

– aux personnes handicapées, par les entreprises qui engagent des dépenses
pour la fourniture d'installations de rééducation, de matériels orthopédiques et
autres matériels spécifiques ;

– aux malades démunis présentés par les services sanitaires ou sociaux ou par
les centres de santé publics ;

– aux élèves et étudiants régulièrement inscrits dans un établissement agréé ou


reconnu par le Ministère de l'Education nationale ou le Ministère de l'Ensei-
gnement supérieur et/ou technique, sous forme de bourses d'études annuelles ;

– aux associations de jeunes et de femmes pour les aider à initier ou à développer


une activité lucrative ;

– aux associations qui œuvrent à la réadaptation des toxicomanes et des alcooliques ;

– aux organismes privés sans but lucratif qui œuvrent à titre bénévole à la
conservation de l'environnement ;

– aux mutuelles pour leurs opérations de financement, de construction, de réha-


bilitation ou d'équipement d'écoles, de centres de santé ou de centres
polyvalents au profit d'une collectivité.

5.2.4 Dons

Sont exonérés de la TVA, sur autorisation expresse du Ministre en charge du Budget,


les dons destinés aux œuvres de solidarité nationales ou internationales ou à l'Etat.

Les biens acquis par le donateur sont exonérés de la TVA dans la mesure où celui-ci
apporte la preuve de leur destination finale à une œuvre de solidarité nationale ou
internationale.

Les associations constituées pour assurer des œuvres de solidarité nationales ou


internationales bénéficient de la franchise de la TVA sur les biens acquis lorsque
les conditions suivantes sont réunies :

215
Régimes spécifiques Traitement fiscal et gestion des sociétés coopératives

– les biens doivent être destinés à des dons, et non être cédés à titre onéreux ;

– les dons doivent être destinés exclusivement à des œuvres de solidarité natio-
nales ou internationales ;

– l'autorisation expresse du Ministre en charge du Budget doit être obtenue. Il


s'agit d'une autorisation préalable donnée par écrit.

Doit être soumis à l'examen du Ministre, un dossier comprenant :

– la présentation du donateur et du bénéficiaire ;

– les statuts de l'association bénéficiaire du don ;

– la description précise de la nature du don (forme, montant hors taxes) et l'af-


fectation de ce don ;

– l'engagement du donateur et du bénéficiaire le cas échéant d'affecter le don à


une œuvre de solidarité ;

– la présentation de l'œuvre de solidarité.

PRECISIONS RELATIVES AU TRAITEMENT FISCAL ET A LA GESTION DES SOCIETES


COOPERATIVES

Note n° 2435/SEPMBPE/DGI-DLCD du 20 juin 2018

La note de service n° 0035/MEF/DGI-DLCD du 05 janvier 2011 détermine le


régime fiscal des coopératives au regard des différents impôts et taxes.

Toutefois, les dispositions de l’Acte uniforme relatif au droit des sociétés


coopératives apportent des innovations qu’il convient de prendre en compte.

Les précisions suivantes sont donc apportées en ce qui concerne d’une part, les
procédures fiscales relatives à la gestion des sociétés coopératives et d’autre part, le
régime fiscal de ces sociétés au regard des différents impôts et taxes.

I. Procédures fiscales relatives à la gestion des coopératives

A. Réimmatriculation fiscale des coopératives suite au changement de


dénomination sociale

Les articles 205 et 268 de l’Acte uniforme relatif au droit des sociétés coopératives
disposent que ces sociétés doivent obligatoirement faire précéder ou suivre leur
dénomination sociale, de l’expression « Société coopérative simplifiée » et du sigle
« SCOOPS » ou de l’expression « Société coopérative avec Conseil d’Administration »
et du sigle « COOP-CA », selon le cas.

Toutefois, il a été donné de constater qu’à l’occasion du changement de dénomination


des coopératives pour prendre en compte cette recommandation légale, les services des
Impôts procèdent à une nouvelle immatriculation de ces sociétés en leur attribuant un
autre numéro de compte contribuable (NCC), alors qu’il ne s’agit ni de nouvelles
sociétés, ni de nouvelles déclarations de sociétés coopératives.

216
Régimes spécifiques Traitement fiscal et gestion des sociétés coopératives

L’attention des services est donc appelée sur le fait que la personne morale demeurant
la même, la procédure de changement de dénomination sociale des coopératives ne
devrait pas donner lieu à une nouvelle immatriculation fiscale.

En effet, il s’agit en l’espèce d’une simple déclaration modificative conduisant à


compléter la dénomination sociale indiquée sur la déclaration fiscale d’existence,
au niveau de l’application informatique.

B. Immatriculation fiscale des établissements secondaires

Les articles 82 et 83 de l’Acte uniforme relatif au droit des sociétés coopératives précisent
que les établissements secondaires ouverts dans une région en dehors du lieu de résidence
du siège social, sont tenus de formuler une demande d’immatriculation secondaire, en vue
de l’attribution d’un nouveau numéro au registre local des sociétés coopératives.

Toutefois, cette immatriculation ne saurait donner lieu à l’attribution d’un nouveau


numéro de compte contribuable dans les services d’assiette des Impôts.

II. Principe en ce qui concerne le régime fiscal

A– En matière d’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux (BIC)

L’alinéa 4 de l’article 4 du Code général des Impôts exonère de l’impôt sur les
bénéfices industriels et commerciaux, les sociétés mutuelles de production rurale,
les sociétés coopératives agricoles de production et les unions de coopératives
fonctionnant conformément à leurs statuts.

Sont également exonérées dudit impôt, aux termes de l’alinéa A) 1 du même


article, les sociétés coopératives de consommation qui se bornent à grouper les
commandes de leurs adhérents et à distribuer dans leurs magasins de dépôt les
denrées, produits ou marchandises qui ont fait l’objet de ces commandes.

Au regard de ces dispositions, seules sont visées par l’exonération de l’impôt sur
les bénéfices, les sociétés coopératives susmentionnées.

Ainsi, les sociétés coopératives exportatrices (COOPEX) ne sont pas en principe


concernées par l’exonération de l’impôt sur les bénéfices, dans la mesure où leurs
exportations sont constituées en majorité de produits ne provenant pas des exploitations
de leurs membres.

En revanche, bénéficient de l’exonération prévue par l’article 4 du Code général


des Impôts, les COOPEX dont les exportations sont constituées à au moins 50 % de
produits achetés auprès de leurs membres.

B– En matière de retenue à la source sur les livraisons de café et de cacao aux


exportateurs

Aux termes de l’article 60 du Code général des Impôts, les exportateurs de café et
de cacao sont tenus de prélever à la source pour le compte du Trésor public, une
retenue de 2 francs par kilogramme de café et de 2,5 francs par kilogramme de
cacao livrés par les traitants.

Ainsi, les coopératives exportatrices de café-cacao dont les exportations sont


constituées en majorité de produits ne provenant pas des exploitations de leurs
membres, sont tenues d’opérer la retenue à la source sur toutes les sommes dues
aux traitants, conformément aux dispositions de l’article susvisé.

217
Régimes spécifiques Traitement fiscal et gestion des sociétés coopératives

C– En matière de contribution des patentes

Les sociétés coopératives de production ou de consommation sont exonérées de la


contribution des patentes, suivant les dispositions des alinéas 14 et 15 de l’article
280 du Code général des Impôts.

Cette exonération concerne aussi bien le siège de la coopérative que ses établissements
secondaires, à condition que lesdits établissements exercent exclusivement les activités
pour lesquelles l’agrément a été accordé.

D– En matière de taxe spéciale d’équipement

L’article 1084-8° du Code général des Impôts exonère de la taxe spéciale d’équipement,
les exportateurs de café-cacao.

En application de ces dispositions, les coopératives exportatrices de café-cacao sont


exonérées de cette taxe.

E– En matière d’impôt sur les traitements et salaires et d’impôt général sur le


revenu

Les coopératives, quels que soient leur nature et leur objet, sont soumises dans les
conditions de droit commun, aux obligations déclaratives incombant aux
employeurs à raison des rémunérations qu’elles versent à leurs employés.

Par ailleurs, les membres de la coopérative qui, en plus de leur statut de membre
coopérateur, exercent une activité professionnelle pour le compte de la société
coopérative, sont imposables en ces deux qualités.

Ainsi, les rémunérations versées au titre de ces activités, notamment les indemnités
de fonctions versées pour le remboursement de frais de mission ou de mandat ainsi
que les salaires, sauf application de l’exonération expresse prévue pour les activités
professionnelles agricoles, agro-industrielles et assimilées expressément énumérées
à l’article 148 du Code général des Impôts, sont fiscalement traitées selon le régime
de droit commun.

F– En matière de droits de timbres relatifs aux lettres de voiture

L’article 883 du Code général des Impôts soumet au droit de timbre, les lettres de
voiture et tous autres écrits et pièces en tenant lieu.

Ainsi, outre les lettres de voiture proprement dites (document matérialisant le


contrat de transport et émis par le Ministère chargé des Transports, à travers
l’Office ivoirien des Chargeurs), le droit de timbre peut également être établi sur
tous les actes analogues, c’est-à-dire les pièces susceptibles de remplacer les lettres
de voiture, car comportant les mentions caractéristiques de ce document, à savoir :

– l’identification du transporteur (raison sociale, numéro de la carte de transporteur,


adresse postale, numéro de téléphone, fax) ;

– l’identification du chargeur ou de l’affréteur (raison sociale, adresse postale,


numéro de téléphone, fax) ;

– les caractéristiques du véhicule transportant la marchandise (camion ou


tracteur, remorque ou semi–remorque, immatriculation, marque et type,

218
Régimes spécifiques Holdings

validité de la visite technique, désignation de l’assureur, numéro de la police


d’assurance) ;

– le conditionnement ou le mode d’emballage de la marchandise ;

– l’itinéraire convenu (mention des villes ou localités concernées) ;

– la nature et la valeur des marchandises ;

– le prix du transport.

Par conséquent, il est rappelé que toute opération de transport public de marchandises
par route qui n’est pas accompagnée d’un formulaire de lettre de voiture doit
obligatoirement donner lieu au paiement des droits de timbre sur la base d’un écrit ou
d’une pièce en tenant lieu, auprès de la Recette de l’Enregistrement.

REGIME FISCAL DES HOLDINGS

Note n° 2350/SEPMBPE/DGI-DLCD du 20 juin 2018

Une holding est une société dont l'objet est de posséder des titres de filiales ou de
participation de sociétés dans lesquelles elle intervient pour contrôler la gestion ou
diriger l'activité.

La holding est aussi une société de portefeuille dont l'activité consiste à investir
dans un portefeuille de titres pour en retirer, à plus ou moins longue échéance, une
rentabilité satisfaisante.

On distingue différentes sortes de holdings dont notamment :

– la holding pure dont le seul objet est la prise de participation ;

– la holding mixte où la société détient des titres mais dirige, conseille, contrôle,
organise, harmonise et coordonne l'activité de ses filiales ;

– la holding de financement dont l'objet est de gérer la trésorerie d'un groupe


tout en se conformant à la réglementation bancaire ;

– la holding de "brevet" destinée à posséder et à mettre en valeur des droits de


propriété intellectuelle, par exemple en concédant des licences d'exploitation.

La constitution, le fonctionnement, la dissolution ou la liquidation de la holding,


obéissent au régime de droit commun qui s'applique généralement aux sociétés mères.

Cependant, sous certaines conditions les holdings bénéficient d'un régime de faveur
que la présente note a pour objet de préciser.

1. Conditions pour bénéficier des avantages prévus

1.1 Conditions tenant aux sociétés

Aux termes des dispositions de l’article 23 du Code général des Impôts, un régime
fiscal particulier est applicable aux sociétés holdings de droit ivoirien constituées
sous la forme d’une société anonyme ou d’une société à responsabilité limitée dont
219
Régimes spécifiques Holdings

les deux tiers (2/3) au moins de l’actif immobilisé sont composés de participations
assurant à la société holding, au moins 10 % du capital d’une société de capitaux.

1.2 Conditions tenant aux titres

Les titres de participation doivent revêtir la forme nominative ou être déposés dans
un établissement désigné par l’Administration.

Ils doivent représenter au moins 10 % du capital de la société émettrice, à l’exception


des titres reçus en rémunération d’apports partiels admis au régime fiscal des fusions
et des participations dont le prix de revient excède 1 milliard de francs. Ce pourcen-
tage minimal de participation de 10 % s’apprécie à la date de mise en paiement des
produits de la participation.

Les titres de participation doivent avoir été souscrits à l’émission, ou à défaut, la personne
morale participante doit avoir pris l’engagement de les conserver pendant deux ans.

Les titres de participation doivent revêtir ce caractère sur le plan comptable et


donner droit au régime des sociétés mères.

Selon le règlement SYSCOA, les titres de participation sont des titres dont la
possession durable est estimée utile à l’activité de l’entreprise, notamment parce
qu’elle permet d’exercer une influence notable sur la société émettrice des titres ou
d’en assurer le contrôle.

1.3 Conditions tenant à la nature des activités

Les holdings doivent, outre la gestion de participations, exercer limitativement les


activités ci-après :

– activités de prestations de services correspondant à des fonctions de direction,


de gestion, de coordination et de contrôle des sociétés du groupe ;

– activités de recherche et développement au seul profit du groupe ;

– gestion de la trésorerie du groupe.

Pour être éligibles aux avantages fiscaux, les holdings ne doivent pas exercer des
activités autres que celles visées ci-dessus. Ainsi, les holdings exerçant à la fois les
activités ci-dessus visées et d'autres activités, ne sont pas éligibles au régime de faveur.

2. Avantages accordés

2.1 En matière d'impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux

2.1.1 Déductibilité des intérêts de comptes courants d'associés

Les sociétés holdings bénéficient d'une atténuation des conditions de déductibilité


des intérêts de comptes courants. En effet, aux termes des dispositions de l'article
18 A-6 du Code général des Impôts, les intérêts versés aux associés des holdings à
raison des sommes qu'ils laissent ou mettent à la disposition de la société en sus de
leur part de ce capital sont déductibles, même si le montant de ces sommes excède
pour l'ensemble desdits associés le montant du capital de la holding.

La seule limite à prendre en compte dans le cas des holdings reste celle relative au
taux d'intérêt maximum admis (taux d'intérêt de la BCEAO + 2 points).

220
Régimes spécifiques Holdings

2.1.2 Taxation réduite ou exonération d'impôt sur les BIC

Les plus-values provenant de la cession des titres de participation par les sociétés
holdings bénéficient d'une taxation réduite en matière d'impôt sur les BIC. Ces
plus-values normalement incluses dans le résultat comptable sont taxées à l'impôt
sur les BIC à un taux réduit de 12% au lieu de 25%, ce qui implique une déduction
extracomptable des plus-values du résultat imposable à 25 %.

Pour bénéficier de ce taux préférentiel de 12 % visé ci-dessus, la holding doit


respecter les conditions suivantes relativement aux titres de participation :

– les titres de participation doivent revêtir ce caractère sur le plan comptable et


donner droit au régime des sociétés mères ;

– les titres de participation doivent avoir été détenus depuis au moins deux ans.

Par ailleurs, sous réserve du respect des mêmes conditions, les plus-values
provenant de la cession de titres en portefeuille par les sociétés holdings telles que
définies à l'article 23 du Code général des Impôts sont exonérées d'impôt sur les
BIC, si au moment de la cession, le portefeuille de la société holding est composé
pour au moins 60 % de participations dans des sociétés dont le siège est situé dans
l'un des pays membres de l'UEMOA.

II est fait une compensation entre les plus-values et les moins-values de même
nature réalisées au cours d'un même exercice.

Les titres de même nature sont des titres qui ont été émis par une même personne morale
et qui confèrent à leurs détenteurs les mêmes droits au sein de la société émettrice.

La plus-value nette d'un exercice peut être utilisée pour compenser le déficit de
l'exercice et les déficits reportables au titre des exercices antérieurs, ainsi que les
amortissements réputés différés. La moins-value nette d'un exercice est déductible
uniquement des plus-values réalisées au cours des cinq exercices suivants.

La base d'imposition des plus-values est constituée par les plus-values nettes
dégagées au titre d'un exercice, déduction faite des moins-values reportables au
titre des exercices précédents et des frais strictement nécessaires à la réalisation de
la cession. Il s'agit des frais d'approche, des droits d'enregistrement et de toutes les
dépenses sans lesquelles la réalisation de la cession ne serait pas possible.

Ces frais déductibles de la plus-value nette doivent en revanche être réintégrés dans
le résultat imposable de la société.

Les cessions de titres compris dans le portefeuille sont réputées porter par priorité
sur les titres de même nature acquis ou souscrits à la date la plus ancienne ; les plus
ou moins-values résultant des cessions sont déterminées en fonction de la valeur
d'origine pour laquelle les titres figurent au bilan.

Sur option, le prix d'origine des titres cédés peut être calculé d'après le coût d'achat
moyen pondéré. Cette option est irrévocable et porte sur tous les titres.

Exemple

Une holding détient 1000 titres d'une société A acquis comme suit :

260 titres en N–8 à 20.000 F l'un

221
Régimes spécifiques Holdings

70 titres en N–6 à 30.000 F l'un

450 titres en N–5 à 35.000 F l'un

220 titres en N–l à 40.000 F l'un.

Elle cède 500 titres de la société A en mai de l'année N au prix unitaire de 43.000 F,
puis 480 titres de la même société en septembre N au prix unitaire de 37.000 F.

Les titres doivent être cédés de la manière suivante :

Au titre de la vente du mois de mai N

Calcul du prix d'acquisition des titres détenus

260 x 20 000 = 5 200 000 F

70 x 30 000 = 2 100 000 F

170 x 35 000 = 5 950 000 F

Soit pour les 500 titres, le montant de 13 250 000 F.

La plus-value est la différence entre le prix de cession et la valeur d'origine des


titres, soif 21 500 000 (43 000 x 500) - 13 250 000 = 8 250 000 F.

Les titres étant détenus depuis au moins deux ans, cette plus-value est imposable à
l'impôt sur les BIC au taux de 12 %.

Au titre de la vente du mois de septembre N

Elle porte sur :

a) 450-170 = 280 titres acquis en N-5 (170 titres étant déjà cédés en mai N)

b) 200 titres acquis en N-l (ces derniers sont détenus depuis moins de deux ans).

Calcul de la plus-value
a. Titres détenus depuis au moins deux ans

Prix d'acquisition :

280 x 35 000= 9 800 000F

Prix de vente :

280 x 37 000 =10 360 000 F

plus-value :

10 360 000 - 9 800 000 = 560 000 F

Cette plus-value sera imposée à l'impôt sur les BIC au taux réduit de 12 %.

222
Régimes spécifiques Holdings

b. Titres détenus depuis moins de deux ans

Prix d'acquisition :
200 x 40 000 = 8 000 000 F
Prix de vente :
200 x 37 000 = 7 400 000 F
moins-value :
7 400 000 - 8 000 000 = - 600 000 F
Après ces deux ventes, il reste en portefeuille, 20 titres de la société A acquis en
N–l pour une valeur d'acquisition de 800.000 F (20 x 40 000).

2.1.3 Imposition des revenus de participations

Pour l'imposition des revenus de participations, les holdings sont soumises au


régime des sociétés mères.

Le bénéfice imposable est ainsi obtenu en déduisant du bénéfice net total, dans la
proportion de 95 %, le revenu net des valeurs et capitaux mobiliers figurant à l'actif
des entreprises redevables de l'impôt sur les BIC.

2.2 Imposition à l'impôt sur le revenu des créances

Les intérêts des emprunts contractés par les holdings auprès d'établissements
financiers installés à l'étranger, lorsque ces emprunts sont destinés au financement
de l'acquisition de titres de participation d'une part, et les intérêts servis aux
actionnaires ou associés des holdings à raison des sommes prêtées à ces sociétés et
destinées au financement de l'acquisition ou de la souscription de titres de partici-
pations d'autre part, sont soumis à l'IRC au faux de 8,25 % au lieu de 16,5 %.

Exemple

A la fin de l'exercice N, la holding X a réalisé un bénéfice net comptable de


140 000 000 F dont 40 000 000 F de dividendes au titre de ses participations dans la
société Y dont elle détient 15 % des actions.

L'imposition des bénéfices de la holding X se fera de la manière suivante :

Imposition à l'IRVM des dividendes reçus

40 000 000 x 12/100 = 4 800 000 F soit dividendes nets : 35 200 000 F

Proportion à déduire du bénéfice imposable de la holding

35 200 000 x 95/100 = 33 440 000 F

Fraction à comprendre dans le bénéfice imposable de la holding

35 200 000 – 33 440 000 = 1 760 000 F

Résultat imposable de la holding X

100 000 000 + 1 760 000 = 101 760 000 F.

223
Régimes spécifiques Holdings

3. Assujettissement des sociétés holdings aux autres impôts et taxes

3.1 Impôt minimum forfaitaire

La circulaire d'application de l'impôt minimum forfaitaire n° 1773/MEF/DGI du 15


juin 1994 a précisé (titre I-II 2 - Produits non imposables) que les dividendes qui
ont supporté l’impôt sur le revenu des valeurs mobilières (IRVM) étaient exclus de
l'assiette de l'impôt minimum forfaitaire (IMF).

Toutefois, en ce qui concerne les sociétés holdings dont l'activité principale


consiste à gérer des participations, des portefeuilles de valeurs mobilières ou des
actifs financiers, il est précisé que les produits perçus par ces sociétés, à savoir les
dividendes, coupons d'obligations, intérêts de créances, etc., constituent leur chiffre
d'affaires et non des produits subsidiaires.

Ces produits sont donc imposables à l'IMF dans les conditions de droit commun sur
leur montant hors IRVM ou IRC, mais avant application des réfactions prévues en
matière de BIC par l'article 21 du Code général des Impôts.

A titre de règle pratique, ces produits financiers seront considérés comme des
produits imposables à l'IMF dès lors qu'ils représentent plus de 25 % du total des
autres produits réalisés.

3.2 Taxe sur la valeur ajoutée

Conformément à l'article 339 du Code général des Impôts, sont soumises à la TVA
les livraisons de biens et les prestations de services effectuées à titre onéreux par un
assujetti agissant en tant que tel, à l'exclusion des activités salariées ou agricoles.

Partant des dispositions de l'article susvisé, les holdings dites "pures" dont l'objet se
borne exclusivement à la détention de participations dans d'autres entreprises sans
s'immiscer dans leur gestion, ne sont pas à rechercher en paiement de la TVA. En
effet, la prise de participations financières ne peut s'analyser en une livraison de
biens ou en une prestation de services ouvrant droit au paiement de la taxe.

En revanche, les holdings qui, en p