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Fonction Publique : Recrutement et Carrière

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GESTION ADMINISTRATIVE DU PERSONNEL DANS

L’ADMINISTRATION PUBLIQUE

AVRIL 2014

9
Les différentes catégories d’agents publics

La notion de fonctionnaire est liée à la notion de service public.


On peut parler d’un service public lorsqu’il s’agit d’une activité visant à
satisfaire un besoin d’intérêt général, c’est-à-dire lorsqu’il s’agit remplir une mission
au service de la collectivité par l’intermédiaire d’un organisme administratif ou
contrôlé par l’administration en utilisant des prérogatives exorbitantes du droit
commun.

Le fonctionnaire est un agent public, c’est-à-dire une personne travaillant dans


le cadre d’un service public au service d’une personne morale, publique ou
parapublique que l’on peut considérer comme faisant partie de la Fonction Publique.

La Fonction Publique au sens large englobe tous les agents publics.


Mais tous les agents publics ne sont pas des fonctionnaires. En raison du caractère
particulier de sa tâche et de ses responsabilités, le fonctionnaire se trouve placé vis-
à-vis de son employeur (l’Etat) dans une situation juridique particulière lui assurant
certaines garanties et lui imposant certaines obligations tout à fait spécifiques.

1.1- Les systèmes de fonction publique


Il existe 2 systèmes de fonction publique à travers le monde. Le système de
fonction d’emploi et le système de fonction publique de carrière

1.1.1- La fonction publique d’emploi : la contractualisation


Appelé également fonction publique de métier, le système de fonction
publique d’emploi est adapté aux administrations de missions. Il se caractérise par la
précarité de l’emploi pour le « fonctionnaire ». En effet, ce dernier recruté pour une
mission bien précise au moyen d’un contrat. A la fin de la mission, le
« fonctionnaire »est licencié.

Ce système qui permet à l’Etat de recruter les meilleures compétences est en


vigueur en Angleterre, en Autriche, en Allemagne…etc.

9
1.1.2- La fonction publique de carrière
Le système de fonction publique de carrière est celui dans lequel le
fonctionnaire est nommé dans un emploi permanent. Il doit y faire carrière. Ce
système qui se caractérise par la garantie de l’emploi et une absence de relation
égalitaire entre l’Etat et le fonctionnaire est en Belgique, en Italie, en France et dans
les anciennes colonies françaises notamment en Cote d’Ivoire, au Bénin, au Gabon,
au Niger…etc.

I. Qu’est qu’un fonctionnaire de l’Etat ?

C’est une personne nommée dans un emploi permanent et titularisée dans un


grade de la hiérarchie des administrations centrales, des services extérieurs en
dépendant ou des certains établissements publics n’ayant pas un caractère
industriel ou commercial.

Quels sont les emplois occupés par le fonctionnaire au sein des services
administratifs ?

En fonction de leur niveau de qualification et de leur grade, les fonctionnaires


occupent les emplois ci-après :
- emplois de conception, de contrôle, de suivi et d’évaluation des politiques
sectorielles de l’Etat ;
- emplois d’application ou d’exécution, concourant à la mise en œuvre des
missions dévolues à l’Etat ;
Quelles sont les règles à observer pour la création des emplois publics
permanents ?

Les emplois sont créés en fonction de la mission assignée à chaque structure


administrative, en tenant compte des moyens financiers de l’Etat.

II. Comment pouvez-vous entrer à la Fonction Publique ou avoir une


promotion ?
L’accès aux emplois des fonctionnaires se fait par voie de concours direct ou
de concours professionnels.
1. recrutement direct (ou externe) réservé aux jeunes diplômés
en quête d’un premier emploi à la Fonction Publique et aux
fonctionnaires ayant obtenu des diplômes suite une mise en
position de disponibilité pour études, des cours du soir ou des
cours par correspondance. Dans ce dernier cas, l’effectif de
fonctionnaires à recruter ne peut excéder 25% de l’ensemble
de postes à pourvoir.
2. concours professionnels (ou concours internes) réservés à des
personnes ayant déjà la qualité de fonctionnaire justifiant des
conditions requises.

Il existe deux (2) types de concours professionnels :

9
a. concours professionnels d’accès à une école de formation
débouchant sur une mise en position de stage par le Ministre
chargé de la Fonction Publique et l’obtention d’un diplôme
donnant accès à un corps supérieur à celui dont le
fonctionnaire est titulaire avant la mise en formation
(reclassement) ; ces concours sont réservés aux fonctionnaires
appartenant à un corps déterminé justifiant d’une ancienneté
de service de trois (3) années après la titularisation ou le
dernier reclassement dans le corps.

b. concours internes, organisés au profit des fonctionnaires d’un


corps inférieur en vue de l’accès au corps immédiatement
supérieur sans effectuer une formation professionnelle ; les
fonctionnaires concernés accèdent au corps supérieur sur la
base de l’expérience acquise dans le corps inférieur et des
qualités potentielles prouvant leur capacité à occuper l’emploi
immédiatement supérieur ; concours exclusivement réservés
aux fonctionnaires atteints par la limite d’âge pour se présenter
aux concours professionnels et justifiant d’une ancienneté de
service d’au moins dix (10) années de services effectifs dans le
corps inférieur.

III. Quelles sont les démarches à suivre pour se présenter aux


concours directs et aux concours professionnels ?

Pour se présenter aux concours, il faut faire acte de candidature à l’issue d’un
avis de recrutement publié par la ministère chargé de la fonction publique et
déposer à cette occasion un dossier de candidature composé comme suit :

1. Composition de dossier de candidature aux concours


directs :

a. adresser une demande timbrée, datée et signée par le candidat au ministre


chargé de la fonction publique ;
b. joindre à la demande les pièces suivantes :
- un extrait d’acte de naissance ou de jugement supplétif en tenant lieu ;
- un certificat de Nationalité ;
- un certificat de visite et contre visite médicale datant d’au moins trois (3) mois
délivré par un médecin agréé indiquant que l’intéressé est apte à exercer la
fonction pour laquelle il est recruté et qu’il est indemne de toute affection
grave ou en est définitivement guéri ;
- le diplôme ou titre exigé par le statut particulier du corps considéré ou les
copies certifiées conformes de ces documents. Il est joint une équivalence
pour le titre ou diplôme non connu de notre administration ;
- un casier judiciaire datant d’au moins trois (3) mois ;
- une attestation de service national, de service militaire ou de service national
de participation pour l’accès aux emplois de la catégorie A ;
- un reçu délivré par les services centraux ou déconcentrés de la Direction
Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique, attestant le paiement des
frais de dépôt de dossier.

9
2. composition de dossier de candidature aux concours
professionnels :

a. adresser une demande de candidature timbrée, datée et signée par le


candidat, comportant le corps et le matricule de l’agent, les avis et visas de
ses supérieurs hiérarchiques et transmettre la candidature par la voie
hiérarchique au Ministre chargé de la fonction publique ;

b. joindre un reçu délivré par les services centraux ou déconcentrés de la


Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique, attestant le
paiement des frais de dépôt de dossier.

IV. Existe-t-il d’autres voies d’accès aux corps des fonctionnaires, en


dehors de l’accès par voie de concours ?

Oui, les fonctionnaires peuvent être exceptionnellement recrutés sans


concours (et parfois sans avoir accompli le service civique national, le service
militaire ou le service national de participation pour les emplois de la catégorie A)
dans les cas suivants :

- sur titre pour pourvoir à certains emplois particuliers, lorsque le ministre


charger de la fonction publique constate à l’expiration du délai de dépôt des
candidatures fixé par l’avis de recrutement que le nombre de candidats qui y
ont postulé est inférieur ou égal au nombre de postes à pourvoir ;

- lorsqu’en application des dispositions relatives à l’accomplissement du service


civique national, du service militaire ou du service national de participation,
l’administration ne peut trouver sur le marché du travail des candidats qualifiés
répondant à ces exigences ;

- au titre des emplois réservés :

-
- dans la limite des 5% des postes à pourvoir, à condition que les
personnes handicapées concernées possèdent la qualification et les aptitudes
requises pour occuper les emplois pourvus ; toutefois, les personnes concernées
doivent apporter la preuve de leur handicap en fournissant un certificat délivré par
un médecin agréé et une photo attestant le handicap ;

- pour les agents contractuels de la fonction publique justifiant de


l’ancienneté de service exigée en fonction de l’emploi de recrutement, après avoir
fait l’objet d’une évaluation du service employeur indiquant la qualité ou
l’excellence des service contractuels effectués au profit de l’administration.

Existe-t-il un âge minimum et un âge maximum pour accéder aux emplois de


fonctionnaire ?

Oui :
- l’âge minimum pour accéder à un emploi de fonctionnaire par voie de
concours direct est de dix-huit (18) ans et l’âge maximum est de quarante

9
(40) ans ; toutefois cette limite d’âge peut être prorogée de cinq (5) ans au
maximum en prenant en compte la durée du service national, des services de
volontaire, des services auxiliaires ou contractuels effectués dans un service
de l’administration publique ( Etat et ses démembrements) ou en raison d’un
(1) an par enfant à charge au sens de la réglementation des pensions ;
- pour les fonctionnaires candidats au concours professionnels, il n’existe pas
d’âge minimum ; cependant, l’âge du candidat au moment du concours
augmenté de la durée de la formation ne peut excéder cinquante (50) ans à la
date du reclassement.

V. Stage probatoire et titularisation

Le jeune diplômé qui accède à un emploi de fonctionnaire par voie de


concours direct est nommé dans le corps correspondant à sa qualification en qualité
de fonctionnaire stagiaire. Après la nomination, il est affecté auprès d’un tuteur de
stage qui a l’obligation de l’initier à la pratique du métier et de l’évaluer à l’issue d’une
(1) année de stage en vue de sa titularisation.
Par contre, l’agent fonctionnaire qui accède à un emploi supérieur par voie de
reclassement est directement titularisé dans le nouveau corps.

VI. Identité administrative du fonctionnaire

Les fonctionnaires ayant les mêmes niveaux de qualification et exerçant les


mêmes attributions constituent un corps.

Exemple : corps des chefs de division d’administration générale, corps des


ingénieurs d’agriculture, corps des ingénieurs statisticiens économistes.
Les fonctionnaires d’un même corps sont répartis en fonction de leur ancienneté de
service et de leur mérite en quatre (4) grades structurés en échelons :

- le grade initial ou deuxième classe qui comporte quatre (4) échelons


- le grade intermédiaire ou première classe qui comporte trois (3) échelons ;
- le grade principal ou classe principale qui comporte trois (3) échelons ;
- le grade terminal ou classe exceptionnelle qui comporte quatre (4) échelons

Les fonctionnaires sont classés et répartis suivant leur niveau de qualification en


quatre (4) catégories désignées dans l’ordre hiérarchique décroissant par les lettres
A, B, C et D ; les catégories sont subdivisées en une ou plusieurs échelles comme
suit :

- catégorie A………………………………… trois (3) échelles ( A1, A2 et A3)


- catégorie B………………………………... deux (2) échelles (B1 et B2) ;
- catégorie C………………………………... deux (2) échelles (C1 et C2) ;
- catégorie D………………………………... deux (2) échelles (D1 et D2) ;

Les fonctionnaires de plusieurs corps exerçant dans le même domaine administratif


ou technique, sont regroupés par cadres matérialisés par des statuts particuliers.

Exemple : cadre de l’administration générale, cadre de l’agriculture, cadre de la


statistique et des études économiques.

9
VII. Droits, garanties et obligations du fonctionnaire

1. Droits généraux

- jouissance des droits et libertés reconnus par la Constitution dans les


conditions définies par le Statut Général de la Fonction Publique de l’Etat ou
tout autre texte de nature législative ou réglementaire ;
- droits de s’associer et de créer des syndicats, d’y adhérer et d’y exercer des
mandats;
- droit de grève limité par les réquisitions dans les services vitaux et
stratégiques ;
- libertés d’opinions politiques, philosophiques et religieuses dont l’expression
doit toutefois se faire en dehors du service, avec la réserve appropriée aux
fonctions exercées et dans le respect de la loi.

2. les garanties

- protection contre toutes menaces, injures, diffamations, outrages dans


l’exercice de vos fonctions ;
- réparation des éventuels préjudices subis dans l’exercice de vos fonctions ;
- interdiction faite à l’administration utilisatrice d’arrêter sa décision en ce qui la
promotion, l’affectation ou la discipline sur la base de l’appartenance
ethnique, politique ou raciale, des convictions religieuses et de l’appartenance
ou la non appartenance à un syndicat.

3. obligations générales

- servir la collectivité nationale et les administrations utilisatrices avec loyauté et


probité ;
- servir les usagers avec célérité, neutralité et désintéressement (interdiction de
solliciter ou d’accepter directement ou indirectement des dons ou cadeaux en
espèce ou en nature pour s’acquitter ou s’abstenir de s’acquitter de ses
obligations professionnelles) ;
- interdiction d’exercer toute activité pouvant engendrer de conflits d’intérêt
avec l’administration ;
- interdiction d’utiliser le bien public ou requérir les services d’un subordonné
relevant des fonctions ou des mandats ;
- interdiction de divulgation des secrets professionnels et des toutes
informations pouvant nuire à l’intérêt de l’administration ou ternir son image de
marque ;

4. Obligations particulières

En fonction de l’emploi occupé, les statuts particuliers des différents cadres de


fonctionnaires peuvent prévoir des obligations spécifiques à l’emploi occupé.

9
VIII. Rémunération et avantages sociaux

a. Rémunération

La rémunération comprend les éléments suivants :


c. le traitement indiciaire calculé d’après un indice qui varie suivant la catégorie,
le grade et l’échelon ;

d. les allocations familiales (2 500f par enfant à charge dans la limite de six (6)) ;

e. éventuellement des primes valorisant certains emplois ou rétribuant des


travaux supplémentaires effectifs, des sujétions ou des risques inhérents à
certains et/ou des indemnités représentatives de frais ;

Le traitement de base ou traitement indiciaire annuel est obtenu en multipliant


l’indice atteint par la valeur du point indiciaire (4 180f par point d’indice depuis 2008) ;
le montant annuel obtenu est divisé par douze (12) pour obtenir le montant mensuel
de traitement de base ; le traitement mensuel de base subit la retenue pour la
constitution des droits à pension.

La grille commune de traitement des agents fonctionnaires est annexée à


présent document.

b. avantages matériels et sociaux

La qualité de fonctionnaire donne droit aux avantages matériels et sociaux ci-après :

f. des avantages en nature accordés aux fonctionnaires exerçant certaines


fonctions y donnant droit : véhicule de fonction, logement, tenue de service,
matériels de protection, etc. ;
g. les avantages sociaux suivants: pension de retraite, assurance maladie
obligatoire ou prise en charge médicale à hauteur de 80% des frais de soins
et d’hospitalisation dans les formations sanitaires publiques.

IX. Positions statutaires possibles du fonctionnaire vis-à-vis de


l’administration

a. l’activité et les positions assimilées (congés de repos annuel, de


maternité, de maladie, congés exceptionnels et congés sans
traitement ; autorisation d’absence) ;
b. la mise à disposition ;
c. le détachement ;
d. la disponibilité ;
e. la position hors cadre ;
f. la position sous les drapeaux ;
g. la suspension des fonctions ;
h. la position de stage ;
i. le congé sans traitement pour les fonctionnaires stagiaires qui ne
peuvent être mis en détachement ni en disponibilité.

9
a. l’activité et les positions assimilées

1. activité
C’est la position du fonctionnaire qui, titulaire d’un grade, occupe effectivement un
emploi correspondant au sein des services centraux ou déconcentrés des ministères
ou des autres institutions publiques. Les affectations des fonctionnaires sont dans le
respect de l’adéquation profil/emploi

2. positions assimilées

2.1. Congé de repos annuel


Sous réserve des dispositions particulières concernant le personnel de
l’enseignement, tout fonctionnaire en activité a droit à un congé de repos avec
traitement d’une durée de trente (30) jours après onze (11) mois de services
consécutifs et effectifs avec toutefois une dérogation à ce principe : pouvoir cumuler
deux (2) années de service pour raison de service à la demande du service
employeur. A l’issue du cumul, le congé est obligatoire tant pour le fonctionnaire que
pour le service employeur.

2.2. Congé de maternité


La femme fonctionnaire a droit à un congé de maternité (ou congé pour couche et
allaitement) d’une durée de quatorze (14) semaines dont six (6) semaines avant la
délivrance et huit (8) semaines après la délivrance. Le congé est accordé à la
demande de la femme fonctionnaire adressée au ministre ou au responsable du
service utilisateur, appuyée d’un certificat délivré par un médecin agréé ou tout autre
agent de santé habilité. En outre, la femme a droit à une heure de repos par jour
allaitement pendant les douze (12) mois à compter de la date de naissance de
l’enfant.
Si à l’expiration du délai de quatorze (14) semaines, la femme n’est pas en état de
reprendre service, elle est mise en congé de maladie, après du conseil de santé.

2.3. congé de maladie


En cas e maladie dûment constatée par le conseil de santé et mettant le
fonctionnaire dans l’impossibilité d’exercer ses fonctions, il est mis en congé de
maladie.
Le congé de maladie est accordé en fonction de la gravité de la maladie et du stade
de la maladie selon les modalités ci-après :
h. congé de maladie de courte durée ;
i. congé de maladie de longue durée ;
j. congé de convalescence.

Dans cette position, le fonctionnaire est tenu,. sous peine de sanction


disciplinaire, aux obligations ci-après :

a. cesser toute activité rémunérée ;


b. signaler les éventuels changements de lieu de résidence ;
c. se soumettre régulièrement aux examens médicaux que nécessite on
état ;
d. se soumettre aux prescriptions médicales du conseil de santé ou du
médecin traitant, même après la reprise de service.

9
2.4. Les congés exceptionnels (accordés pour des situations ci-après) :

o participation à un concours ou un examen ;


o l’exercice des fonctions ou mandats électifs incompatibles avec
l’occupation normale de l’emploi pendant la durée de des sessions de
l’organe élu ;
o la participation à un congrès syndical, à des activités de formation
syndicale ou autres missions syndicales excédant dix (10) jours pour
les représentants officiels d’un syndicat de fonctionnaire ;
o la participation à un congrès politique ou à des missions politiques,
pour les représentants dûment mandatés par les formations politiques ;
o l’attente d’admission à la retraite ;
o l’accomplissement de devoirs religieux o coutumiers dont la liste est
précisée par arrêté conjoint des ministres chargés de la fonction
publique et des affaires religieuses ;
o la participation à des activités des associations pour les membres
dûment mandatés.

La durée des différents congés exceptionnels est fixée à l’article 160 du décret
2088-244/PRN/MFPT du 31 juillet 2008, portant modalités d’application du statut
général de la fonction de l’Etat.

b. la mise à disposition

C’est la position du fonctionnaire appelé à servir dans l’administration mais hors


de son service d’origine. Dans cette position, le fonctionnaire conserve son
traitement indiciaire d’activité mais peut bénéficier des primes, des indemnités et des
avantages alloués aux fonctionnaires de l’administration d’accueil exerçant le même
emploi.

c. Le détachement

C’est la position du fonctionnaire appelé à exercer une activité d’intérêt public


hors de son cadre d’origine.
Le détachement peut être d’office (décidé par l’administration) ou sur demande du
fonctionnaire adressée au ministre chargé de la fonction publique.
Cette position n’est en aucun cas un droit pour le fonctionnaire ; il s’agit d’utiliser sa
capacité et son expérience pour un intérêt public manifeste.
C’est à cause de cet intérêt public que le fonctionnaire conserve ses droits à
l’avancement (grades et échelons) et à la retraite.
Le détachement peut être :

- de courte durée (un (1) an non renouvelable) ; dans cette position, le


fonctionnaire n’est pas remplacé dans son emploi ;

- de longue durée (deux (2) à cinq (5) ans cinq (5) renouvelable une (1) fois) ;
dans cette position, le fonctionnaire est remplacé dans son emploi.

Toutefois, le fonctionnaire détaché auprès d’une organisation internationale qui y


occupe un poste de responsabilité, bénéficie indéfiniment de renouvellement jusqu’à

9
ce qu’il y soit mis fin à ses fonctions ou qu’il ait atteint la limite d’âge d’admission à la
retraite.

L’ancienneté exigée pour bénéficier d’un détachement est de cinq (5) années de
service effectif après la titularisation (sauf cas de détachement mais après la
titularisation)

d. la disponibilité

C’est la position du fonctionnaire qui, placé hors de son administration, perd


pendant cette période ses droits à l’avancement et à la retraite (à l’exclusion du
fonctionnaire bénéficiaire d’une disponibilité pour élever un enfant âgé de moins de
cinq (5) ans ou atteint d’une infirmité ou pour raison de maladie qui conserve la
totalité des allocations familiales).

La disponibilité peut être prononcée d’office (décidé par l’administration) ou


sur demande du fonctionnaire.
Elle est accordée d’office pour le fonctionnaire qui, à l’expiration d’un congé de
convalescence, n’est pas reconnu apte à reprendre le service (accordée pour une
durée d’un (1) an renouvelable deux (2) fois).

Elle set accordée sur demande du fonctionnaire dans les cas ci-après :

- maladie grave du conjoint ou de l’enfant (durée maximum de deux (2) ans


renouvelables deux (2) fois) ;

- recherches présentant un caractère d’intérêt général (durée maximum de trois


(3) renouvelable une (1) fois ;

- convenance personnelle (durée maximum d’un (1) an renouvelable deux (2) fois
pour une durée égale) ;

- études académiques (durée maximum d’un (1) an renouvelable neuf (9) fois
pour une durée égale, accordée au fonctionnaire à sa demande pour effectuer
des études ;

- suivre le conjoint (durée maximum de deux (2) ans renouvelables quatre (4)
fois ;

- élever un enfant âgé de moins de cinq (5) ou atteint d’une infirmité (duré
maximale de deux (2) ans renouvelables une (1) fois) ;

- exercer une activité privée lucrative (exercer une profession libérale ou travailler
dans une entreprise privée à condition que l’activité présente un caractère
d’intérêt public ou qu’elle joue un rôle important pour l’économie nationale)

L’ancienneté exigée pour bénéficier d’une disponibilité est de trois (3) années de
service effectif après la titularisation (sauf cas de disponibilité pour raison de maladie
ou pour motifs familiaux qui peut être accordée mais après la titularisation)

9
e. la position hors cadre

C’est la position qui permet à un fonctionnaire ayant épuisé ses droits au


renouvellement de sa position de détachement ou de disponibilité pour exercer une
activité privée lucrative de continuer à servir dans l’organisme de détachement ou
d’exercer l’activité privée pour laquelle il a bénéficié de la disponibilité. Elle est sans
limitation de durée jusqu’à la retraite et le fonctionnaire peut à tout moment
demander sa réintégration dans son administration d’origine avec obligation
d’informer trois (3) en avance l’administration.

Le fonctionnaire mis en position hors cadre perd ses droits à l’avancement et à la


retraite.

f. La position sous le drapeau

C’est la situation dans laquelle est placé le fonctionnaire incorporé dans l’armée
pour y accomplir son temps de service légal.
Dans cette position le fonctionnaire perd son traitement d’activité et ne perçoit que sa
solde militaire.

g. la suspension des fonctions

C’est une mesure à caractère conservatoire prise par le ministre chargé de la


fonction publique, à la demande du ministre ou du responsable de l’administration
utilisatrice, à l’encontre d’un fonctionnaire à qui il est reproché la commission d’une
faute grave en vue de préserver les intérêts du service ou en cas de poursuite
pénale pour le libérer afin d’être à la disposition du juge (toutefois, les poursuites
pour des contreventions de simple police ou de délit d’imprudence, hormis le cas de
délit de fuite concomitant ou de conduite en état d’ivresse ne donnent pas lieu à une
suspension des fonctions). A travers cette mesure, il est fait interdiction au
fonctionnaire d’exercer provisoirement ses fonctions jusqu’à l’aboutissement d’une
procédure disciplinaire.

Le fonctionnaire suspendu pour des cas de détournement des deniers publics,


d’abandon de poste ou de refus de rejoindre un poste d’affectation, perd l’intégralité
de son traitement ; le fonctionnaire suspendu pour les autres raisons perçoit la moitié
de son traitement et la totalité des allocations familiales.

h. la position de stage

Un fonctionnaire admis à un concours professionnel est mis en position de


auprès de l’établissement de formation choisi par l’administration. Il peut être soit
totalement libéré en vue d’effectuer la formation (position de stage à temps plein),
soit être autorisé par décision du ministre chargé de la fonction publique à suivre la
formation tout en exerçant son emploi (position de stage à temps partiel).

Le fonctionnaire mis en position de stage conserve son traitement de présence au


service actif ; mais perd les primes et les indemnités liées à l’exercice de ses
fonctions et conserve les avantages lés à son corps.

9
X. Evaluation de la performance et avancement du fonctionnaire

1. Evaluation de la performance
Vous êtes fonctionnaire affecté à un poste d’emploi avec des attributions
précises.

Vous pouvez aussi avoir sous vos ordres des subordonnés à qui vous confiez
le travail. Pour s’assurer que le travail confié a été parfaitement exécuté pendant le
délai fixé et en utilisant rationnellement les moyens mis en disposition, il est procédé,
en dehors des contrôles périodiques, à l’évaluation de la performance.

Ainsi, l’évaluation de la performance d’un agent fonctionnaire consiste à analyser les


résultats ou les produits de ses activités concrètes, pour les comparer aux objectifs
préalablement définis qui fixent le niveau d’atteinte des résultats ou des produits
attendus, de façon à pouvoir en situer le niveau de réalisation et donner du sens aux
faits observés.

Le fonctionnaire en activité ou en détachement, quel que soit son poste d’affectation,


est évalué annuellement par son supérieur hiérarchique immédiat sur la base d’un
cahier de charges qu’il lui a préalablement fixé.

Les résultats attendus et ceux atteints par le fonctionnaire, ainsi que les observations
du supérieur hiérarchique immédiat portés dans une fiche d’évaluation, font l’objet
d’un entretien d’évaluation entre le supérieur hiérarchique immédiat et le
fonctionnaire concerné.

A l’issue de l’entretien d’évaluation, le supérieur hiérarchique immédiat porte son


appréciation générale qu’il communique au fonctionnaire qui peut la contester auprès
du supérieur hiérarchique de l’évaluateur par voie de recours administratif ou par
voie de recours juridictionnel. En cas de recours devant le supérieur hiérarchique de
l’évaluateur, le comité ad hoc d’évaluation est saisi pour donner son avis.

Comment s’y prend-t-on pour évaluer la performance d’un subordonné ?

La réussite de l’évaluation de la performance d’un subordonné résulte de la


combinaison des facteurs ci-après :

- fixer des objectifs à atteindre en tenant compte de la mission assignée à la


structure, mais aussi des moyens financiers et matériels mis à la disposition
du subordonné pour réaliser le travail et enfin s’assurer de sa capacité à
réaliser la travail demandé ;

- fixer des objectifs clairs, réalisables et mesurables. ;

- prendre en compte lors de l’évaluation la qualité du travail (maîtrise technique


et professionnelle et/ou les insuffisances professionnelles), les qualités
potentielles décelées chez l’agent d’occuper un emploi différent ou un emploi
supérieur de même nature par l’acquisition des nouvelles compétences à
travers la formation ou sur le lieu de travail.

9
Que faut-il évaluer ?

Il s’agit d’évaluer objectivement, en dehors de toute subjectivité, la quantité et la


qualité du travail par rapport au délai fixé, et la rapport qualité/moyens utilisés
(efficacité et efficience).

Les instruments de mesure de la performance : les indicateurs de la


performance

Ce sont des moyens de mesure ou de contrôle qui permettent de déterminer la


réalité de la performance ; pour être efficaces, ces instruments doivent répondre aux
critères suivants :

- mesurer effectivement ce qu’ils sont censés mesurer ou être suffisamment


pertinents pour rendre réellement compte de la dimension que l’on souhaite évaluer ;
- présenter une certaine constance ou une certaine stabilité lors de chaque mesure,
tant que la situation n’a pas changée ;

- être suffisamment fins pour rendre compte d’une évolution de la situation et relever
des écarts ou pour discriminer des résultats différents ;

- correspondre à des données qui sont relativement faciles à recueillir.

Les outils de l’évaluation de la performance :

- le cahier de charges ou contrat d’objectifs : la lettre de missions ou la fiche


d’indication des attentes : c’est un ensemble d’instructions et de consignes données
à un agent fonctionnaire en vue de la réalisation du programme d’activités et du bon
fonctionnement de la structure dont il relève ;

- le programme d’activités : Après réception de la lettre de mission, le responsable


de la structure concernée établit un programme d’activités.

Le programme d’activités précise les objectifs du service en indiquant les activités à


entreprendre, leur délai de réalisation, les résultats attendus et les contraintes de
réalisation.
Le programme d’activités d’une structure est constitué des programmes des
différentes unités administratives qui la composent.
Les fonctionnaires n’occupant pas de postes de responsabilités sont évalués sur la
base du niveau des résultats atteints par rapport aux objectifs ;

- la fiche d’évaluation comportant la grille des indicateurs de performance ;

- le procès verbal d’entretien de l’évaluation : L’entretien d’évaluation est une


séance de travail qui réunit le fonctionnaire concerné par l’évaluation et son
supérieur hiérarchique immédiat à l’effet d’échanger sur les points suivants :
- le rappel des objectifs ;
- les conditions de leur réalisation;
- le bilan des résultats de l’année de référence ;

9
- la vérification de l’adéquation entre le profil de l’agent et les exigences du poste
qu’il occupe ;
- les propositions d’amélioration de la performance;
- les attentes et les préoccupations professionnelles de l’agent.

L’entretien d’évaluation doit amener l’agent à identifier ses forces et ses faiblesses.

À l’issue de l’entretien, le supérieur hiérarchique immédiat donne à l’agent les


indications sur ce qu’il retiendra dans le procès verbal d’entretien et lui indique son
appréciation.

Les éléments ayant fait l’objet de l’entretien d’évaluation sont reportés dans le procès
verbal d’entretien, établi par le supérieur hiérarchique immédiat, signé par lui-même
et le fonctionnaire concerné, qui fait ressortir le niveau de réalisation des objectifs
assignés à l’agent et les points de divergence s’il y a lieu.

- le rapport d’activités : À la fin de l’année, un rapport d’activités est produit par


chaque structure pour présenter ses réalisations et évaluer les résultats de la période
couverte par le programme d’activités.
Le rapport d’activités reprend les objectifs définis au programme d’activités et décrit
les résultats obtenus.

Pour chaque objectif, le rapport d’activités mentionne le niveau d’exécution et les


résultats obtenus en termes mesurables et/ou quantifiables.

Le rapport fait ressortir dans ses conclusions générales des recommandations


appropriées pour améliorer l’action des services.

Comment se matérialise l’évaluation ?

L’évaluation du fonctionnaire est exprimée en excellent, très bon, bon, faible et


insuffisance professionnelle notoire en fonction du niveau des résultats atteints ou
des taux de réalisation des objectifs comme suit :

- taux de réalisation supérieur ou égal 95 % : excellent ;

- taux de réalisation supérieur ou égal à 80 % et inférieur à 95 % : très bon ;

- taux de réalisation supérieur ou égal à 50 % et inférieur à 80 % : bon ;

- taux de réalisation supérieur ou égal à 11 % et inférieur à 50% : faible ;

- taux de réalisation supérieur ou égal à 0% et inférieur à 11% : insuffisance


professionnelle notoire.

Conséquences de l’évaluation

En fonction de leur nature, les appréciations ci-dessus donnent droit à des


avantages sur la carrière et à des avantages monétaires et/ou non monétaires :
avancement de grade, avancement d’échelon, primes exceptionnelles pour fait de

9
service public, lettres d’encouragement, lettres de félicitation, témoignages officiels
de satisfaction, la mention honorable, et le diplôme d’excellence.

Evaluation des fonctionnaires en situations particulières

En matière d’évaluation de la performance, l’agent fonctionnaire en situation


particulière s’entend de :
- tout fonctionnaire objet d’une affectation en cours d’année ;

- tout fonctionnaire en position de détachement ;

- tout fonctionnaire en position de stage de formation professionnelle;

- tout fonctionnaire en position de congé de maladie ;

- tout fonctionnaire de retour de position de détachement, de stage, de congé de


maladie en cours de l’année de référence de l’évaluation ;

- tout fonctionnaire admis à faire valoir ses droits à la retraite, démissionnaire,


révoqué ou décédé avant d’avoir accompli une période d’activité supérieure à six (6)
mois.

Les modalités d’évaluation de l’agent fonctionnaire en situation particulière sont


fixées aux articles 220 à 231 du décret n° 2008-244/PRN/MFP/T du 31 juillet 2008,
portant modalités d’application du statut général de la fonction publique de l’Etat.

2. Avancement du fonctionnaire

Le fonctionnaire en fonction de son ancienneté et de son mérite bénéficie soit


d’un avancement d’échelon, soit d’un avancement de grade.
L’avancement d’échelon a lieu en principe tous les deux (2) ans au profit des
fonctionnaires méritants se traduit par une revalorisation de la rémunération.
L’avancement de grade du fonctionnaire qui a lieu dans les conditions fixées aux
articles 237 à 241 du décret n° 2008-244/PRN/MFP/T du 31 juillet 2008, portant
modalités d’application du statut général de la fonction publique de l’Etat, permet au
fonctionnaire bénéficiaire d’occuper un emploi correspondant au grade obtenu.
Le fonctionnaire peut bénéficier aussi d’avancement par voie de bonification
d’échelon ou de rappel d’ancienneté de service militaire, de service civique ou de
service national de participation.

XI. Formation professionnelle du fonctionnaire

En fonction de besoins de l’administration en ressources humaines


déterminés dans un plan de formation, les fonctionnaires ont droit à la formation
en cours d’emploi à la charge des structures administratives qui les emploient. En
fonction de ces besoins, les fonctionnaires bénéficient de la formation en vue
d’accéder au corps supérieur (reclassement), de la spécialisation
(approfondissement des certains aspects particuliers de l’emploi occupé) ou du

9
perfectionnement qui a pour objet d’améliorer, valoriser, approfondir ou mettre à
jour des connaissances déjà acquises au titre de la formation antérieure et de
l’expérience professionnelle.

XII. La discipline

Au cours de la carrière, il est possible que se produisent certains manquements


aux règles établies par l’administration. Le statut général prévoit un régime
disciplinaire.

Suivant la gravité de la faute commise, le fonctionnaire s’expose à une sanction


disciplinaire.

Procédure disciplinaire :

A. Au niveau du service employeur (ministères ou


institutions)

1. La procédure disciplinaire est ouverte par une demande d’explications


adressée au fonctionnaire par son supérieur hiérarchique ;

2. La réponse du fonctionnaire à la demande d’explications qu’il est tenu de


fournir est transmise par le supérieur hiérarchique immédiat au ministre
employeur ou au premier responsable de la structure administrative qui
emploie ;

3. Le ministre apprécie la faute et deux (2) cas peuvent être envisagés :

a. Si la faute est estimée légère, le ministre employeur inflige l’une des


sanctions suivantes à son niveau et l’affaire est réglée : l’avertissement, le
blâme, le déplacement d’office et la radiation du tableau d’avancement ;
ces sanctions sont dites sanctions du premier degré ;

b. Si la faute est estimée grave, le ministre ou le premier responsable


employeur transmet le dossier sur l’affaire, accompagné d’un rapport au
ministre chargé de la fonction publique.

B. Au niveau du ministère chargé de la fonction publique

2. Le ministre chargé de la fonction publique apprécie la faute et


suivant sa gravité ou qu’elle fait l’objet de poursuite pénale, deux
(2) cas peuvent être envisagés :

a. La faute est estimée assez grave : le ministre chargé de la


fonction publique prend un arrêté désignant un conseil de
discipline devant lequel est traduit le fonctionnaire (déférence
directe) ;

9
b. La faute est estimée très grave (détournement de deniers
publics, abandon de poste, refus de rejoindre le poste
d’affectation, etc.) ou que le fonctionnaire fait l’objet de
poursuite pénale pour des infractions, autres que la
contravention de simple police ou délit d’imprudence,
hormis le délit de fuite concomitant ou de conduite en
état d’ivresse :

Le ministre chargé de la fonction publique prend une décision


qui suspend les fonctions du fonctionnaire avant de le
traduire devant un conseil de discipline qui constatera
l’existence d’une faute ou non et proposera la sanction à
prendre ou l’acquittement ; pour les fonctionnaires poursuivis
devant un tribunal répressif, la procédure est suspendue
jusqu’à l’intervention de la décision judiciaire devenue
définitive.

Qu’est ce que le conseil de discipline ?

C’est un organe composé de six (6) membres dont trois (3) représentant
l’administration et trois (3) représentant le fonctionnaire incriminé créé avec pour
missions d’analyser toute affaire ayant trait à une action disciplinaire à l’encontre
d’un fonctionnaire, soumise au ministre chargé de la fonction publique.
Il est composé comme suit :

1. membres représentant l’administration :

- le ministre chargé de la fonction publique ou son représentant, président ;


- le directeur des ressources humaines du ministère ou de l’institution dont relève
l’agent en cause ;
- un fonctionnaire de même corps que l’agent traduit devant le conseil de
discipline, ou à défaut, appartenant à un corps de même catégorie relevant d’un
autre cadre.

2. membres représentant l’agent incriminé

Les membres représentant le personnel sont choisis parmi les fonctionnaires


appartenant au même corps que l’agent en cause, de façon qu’en aucun cas, un
fonctionnaire d’un grade donné ne soit appelé à formuler un avis sur le cas d’un
fonctionnaire d’un grade hiérarchiquement supérieur.
Lorsque l’un ou plusieurs des sièges de représentant du fonctionnaire incriminé
ne peuvent être pourvus, faute des fonctionnaires de même cadre, de même
corps, de même grade ou de grade supérieur, les sièges vacants sont pourvus
par des représentants désignés parmi des fonctionnaires appartenant à un corps
de même catégorie relevant d’un autre cadre.

9
Il est désigné un rapporteur du conseil parmi les membres représentant
l’administration chargé de faire l’enquête comme suit :

a. le rapporteur se met en contact avec le fonctionnaire incriminé et lui


communique son dossier ;

b. le fonctionnaire atteste, par écrit, avoir pris connaissance du dossier ;

c. le rapporteur saisit les témoins éventuellement cités par l’agent en cause, qui
font leurs dispositions et les signent ;

d. le rapporteur saisit toutes autres personnes susceptibles de lui fournir des


renseignements utiles, pouvant aider à la manifestation de la vérité ;

e. le rapporteur dresse le procès verbal de dépositions de témoins qu’il signe


avec eux, il dresse le procès verbal des interrogatoires du fonctionnaire
incriminé et le signe avec lui ;

f. lorsque le rapporteur a terminé son enquête et dressé les procès verbaux


d’audition de témoins et du fonctionnaire incriminé, il consigne les résultats
dans un rapport qui est adressé au président du conseil de discipline
accompagnés du dossier de l’affaire (le rapporteur dispose d’un délai de
quinze (15) jours pour effectuer son travail) ;

g. le président fixe la date de réunion du conseil de discipline et adresse une


convocation à l’intéressé ainsi qu’aux membres du conseil de discipline et
éventuellement à d’autres personnes dont l’audition par les membres du
conseil paraît nécessaire.

La réunion du conseil de discipline

A l’ouverture de la séance du conseil :

- le président, après avoir fait introduire le fonctionnaire incriminé, procède à la


lecture des pièces et documents contenus dan le dossier ;

- le président entend successivement et séparément les personnes


convoquées ; à cette occasion, le fonctionnaire incriminé et les membres du
conseil peuvent leur poser des questions par l’intermédiaire du président ;

- l’audition prend fin lorsque le fonctionnaire et les membres déclarent qu’ils


n’ont plus de questions à poser ;

- après l’audition, le fonctionnaire et éventuellement son défenseur présentent


leur observations et s’il y a lieu de nouveaux de défense ;

- le débat s’instaure et lorsque les membres s’estiment suffisamment éclairés, le


président invite le fonctionnaire incriminé et éventuellement son défenseur à se
retirer de la salle pour procéder aux délibérations ;

9
- à l’issue des délibérations, qui ne sont valables qu’en présence d’au moins ¾
des membres, le conseil de discipline émet son avis : l’avis du conseil de
discipline comporte trois (3) alternatives :

1. le conseil est convaincu qu’il n’y a pas de faute : il propose au ministre chargé
de la fonction publique l’acquittement du fonctionnaire ;

2. il y a faute mais elle ne mérite pas que soit infligée l’une des sanctions de
second degré que sont l’exclusion temporaire des fonctions, l’abaissement
d’échelon, la rétrogradation, l’admission à la retraite d’office, la révocation
sans suspension des droits à pension et la révocation avec suspension des
droits à pension ; dans ce cas, le ministre chargé de la fonction publique
renvoie l’affaire au ministre ou au responsable employeur du fonctionnaire
pour lui infliger une sanction du second degré ;

3. la faute grave est prouvée : le conseil de discipline émet son avis à l’intention
du Président de la République, chef suprême de l’administration et détenteur
exclusif du pouvoir disciplinaire en matière de sanctions de second degré ; cet
avis est remis au ministre chargé de la fonction publique qui le transmet au
Président de la République ; après réception le Président de la République
donne des instructions au ministre chargé de la fonction publique sur la
sanction à infliger au fonctionnaire fautif.

Les délibérations du conseil ne sont valables qu’en présence de ¾ de ses


membres.

XII Cessation des fonctions et droits acquis

La carrière du fonctionnaire peut prendre fin par une voie normale (la retraite) ou
par des voies exceptionnelles ou accidentelles (décès, révocation, licenciement,
démission).

1. La retraite

On peut distinguer deux (2) types de retraite suivant que le fonctionnaire est ou
non l’âge limite d’admission à la retraite.

a. Retraite pour limite d’âge

Elle suppose que le fonctionnaire a atteint soixante (60) ans d’âge et qu’il ait servi
pendant au moins quinze (15) ans (il est permis de valider les services auxiliaires,
contractuels ou volontaires pour valoriser la durée des services accomplis pendant la
carrière, sur la base desquels la pension est liquidée). Cependant, est dispensé de la
condition de limite d’âge pour jouir immédiatement de la pension, le fonctionnaire
licencié pour insuffisance professionnelle et qui n’a commis aucune faute
administrative, reconnu inapte à continuer ses fonctions ou licencié pour suppression
d’emploi.

La retraite pour limite d’âge donne droit à une pension calculée en tenant compte
du salaire indiciaire mensuel perçu sur la base du dernier indice du fonctionnaire

9
durant les six (6) derniers mois précédant la retraite et de la durée des services
effectifs accomplis et des allocations pour enfants selon des modalités fixées par la
réglementation relative au régime des retraites des fonctionnaires de la République
du Niger.

La jouissance de la pension pour limite d’âge est immédiate. La pension est


actuellement payée trimestriellement par les services du ministère chargé des
finances ; toutefois, avec la création de la caisse autonome des retraites des
fonctionnaires du Niger (CARENI), le paiement va être mensualisé dès que la
nouvelle caisse sera en possession des fonds suffisants pour y faire face.

b. Retraite proportionnelle

Elle peut être accordée aux fonctionnaires :

- qui sont atteints d’une invalidité sans condition d’âge ni de durée ;

- qui ont accompli au moins quinze (15) ans de services effectifs sans avoir
atteint la limite d’âge de soixante (60) ans, sur leur demande ; dans ce cas la
jouissance de la pension est différée jusqu’à l’âge 60 ans ; cependant, le
fonctionnaire qui demande l’admission à la retraite par anticipation à l’âge de
55 ans ou plus, a droit la jouissance immédiate de la pension.

NB : la liquidation de la pension de retraite est conditionnée par le dépôt d’un dossier


par le fonctionnaire concerné comprenant des pièces qui lui sont indiquées par une
notice du ministre chargé de la fonction publique.

2. Voies exceptionnelles

a. La démission

C’est la volonté clairement exprimée par écrit par le fonctionnaire de quitter les
services de l’administration. L’administration peut différer l’acceptation en attendant
de trouver un remplaçant ou accepter immédiatement la démission qui devient alors
irrévocable.

b. Le licenciement

C’est la cessation définitive des fonctions décidée par l’administration pour l’un
des motifs ci-après :

- perte de la nationalité ou des droits civiques ;

- insuffisance professionnelle notoire après consultation de la commission de


titularisation et d’avancement ;

- suppression d’emplois en vertu d’une loi spéciale de dégagement des cadres


;
- refus de rejoindre le premier poste d’affectation.

9
c. La révocation

C’est la sanction la plus grave infligée à un fonctionnaire reconnu coupable d’une


faute assez ou extrêmement grave à l’issue d’une action disciplinaire. Elle peut être
prononcée en fonction de la gravité et de la nature de la faute :

- sans suspension des droits à pension : dans ce cas, le fonctionnaire doit


attendre d’avoir les 60 ans pour jouir de la pension ; toutefois, le fonctionnaire
ayant moins de 15 années des services effectifs, bénéficie de remboursement
des retenues pour pension opérées sur son traitement ; le remboursement
des retenues pour pension est une faculté offerte au fonctionnaire révoqué qui
ne souhaite pas attendre les 60 ans pour bénéficier de la pension ;

- avec suspension des droits à pension ; dans ce cas, le fonctionnaire perd tout
droit à pension et n’a que le droit de se faire rembourser les retenues pour
pension opérées sur son traitement

9
ANNEXES

9
ANNEXE : Quelques indications pour déterminer les droits en cas de cessation
définitive de fonction et sa répartition éventuelle

Soit P, la pension principale ;


I l’indice de l’agent admis à la retraite ;
VI, la valeur du point indiciaire
T, le temps de services effectifs ;
2%, le taux de liquidation de l’annuité.
La pension annule se calcule à partir de la formule suivante :

P= [Link].2%.T ;
La pension étant trimestriellement payée, il suffit de diviser le produit ainsi par 4.
La pension de réversion est répartie comme suit :
- 50% pours pour les conjoints SURVIVANTS ;
- 50% pour les enfants orphelins mineurs

Pour le capital décès, il est fait application de la formule ci-après :

[Link]
K= ------------, soit 6 mois de traitement indiciaire
2

En cas de décès en mission ou survenu alors que le fonctionnaire tente de sauver la vie
d’autrui, le capital décès correspond à 5 années de traitement indiciaire soit K= [Link].5

La répartition : 1/3 pour les conjoints SURVIVANTS ;


2/3 pour les enfants orphelins mineurs

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