Tunisie Sweep Net
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Tunisie Syrie
Liban
Territoires
Palestiniens Jordanie
Algérie
Libye
Maroc Egypte Arabie Saoudite
Mauritanie
Soudan
Yemen
tunisie
avec le soutien de
Juillet 2010
Le réseau régional d’échange d’informations et d’expertise dans
le secteur des déchets dans les pays du Maghreb et du Mashreq
TUNISIE
Juillet 2010
Préparé par avec l’appui de
Ramzi LABIDI
SWEEP-Net en TUNISIE
RAPPORT PAYS SUR LA GESTION DES DECHETS SOLIDES EN TUNISIE
Remerciements
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RAPPORT PAYS SUR LA GESTION DES DECHETS SOLIDES EN TUNISIE
4
RAPPORT PAYS SUR LA GESTION DES DECHETS SOLIDES EN TUNISIE
Sommaire
0. Profil du pays 5
1. Résumé analytique 8
2. Introduction 11
2.1. Cadre environnemental et socio-économique 11
2.2. Situation de la gestion des déchets 11
Annexes 36
5
Réseau régional d'échange d’informations et d’expertise dans le
secteur des déchets dans les pays du Mashreq et du Maghreb
tunisie
Palestiniens Jordanie
Algérie
Juillet 2010 Egypte
Mauritanie
Yemen
Eléments d’appréciation
• Population : 10,320 millions 8%
• Génération des déchets 2,25 millions Autres
municipaux solides(DMS): de tonnes (2009)
2%
• Génération de DMS Composition
Verre
par habitant: en déchets
zone urbaine 0,815 kg/jour 11%
zone rurale 0,150 kg/jour Plastique
• Taux de croissance des DMS: 2,5%
• Génération des déchets de soins : 18 KT/an 2%
• Génération des Métal
déchets industriels : 7,150 MT/an
9%
• Déchets industriels dangereux : -
Papier/ 68%
• Génération des déchets agricoles : -
carton Organique
Performance technique Cadre législatif
• Déchets municipaux
Cadre juridique général
- Couverture de la collecte des DMS : • Loi cadre 92 – 122 créant Le Fonds de Dépollution (FODEP).
en zone rurale de 50 à 100% • Loi organique des communes 95-68 qui confie aux com-
en zone urbaine de 80 à 100% munes la responsabilité de la GDS au niveau local.
- Destination finale des DMS: • Loi cadre 96 – 41 qui définit les déchets, en spécifie les ca-
- Compostés : Faible tégories, réglemente leurs gestions et institue le principe
de la responsabilité pénale dans toute méprise d’utilisation.
- Recyclés : Faible
• Loi 97 – 11 portant promulgation du code de la fiscalité lo-
- Mis en décharge : 65% par rapport à la cale.
production et • Loi 2001 – 14 fixant les modalités de collecte, transport,
85% par rapport à la stockage et traitements des déchets non dangereux.
capacité installée • Loi 2003 – 80 créant le fonds spécial du trésor intitulé
«Fonds de Propreté de l’Environnement et de l’Esthétique
- Déversés : Difficile à spécifier
des Villes» et modifications ultérieures.
- Nombre de décharges contrôlées • Décret 2005 – 2317 portant création de l’Agence Nationale
- En cours d’étude: 6 de Gestion des Déchets (ANGED).
- En cours construction: 4
- Construites: - Cadre juridique spécifique à certains types de déchets
- Opérationnelles: 10 • Loi 97 – 37 relative au transport par route à travers le terri-
toire des matières dangereuses.
• Décret 97 – 1102 créant le système public de reprise et de
• Déchets dangereux et industriels
valorisation des emballages ECO-lef.
- Nombre d’unités / centres de traitement des déchets • Décret 2002 – 693 relatif aux conditions et modalités de
industriels (traitement physico-chimique) reprise et de traitement des huiles lubrifiantes et filtres à
- En cours construction: 3 huiles usagés.
- Construites: 1 • Décret 2000 – 2339 fixant la liste des déchets dangereux.
• Décret 2005 – 3395 relatif aux conditions de collecte et trai-
- Opérationnelles: 1
tement des accumulateurs et piles usagées.
- Type de traitement
• Décret 2008 – 2745 relatif aux modalités de gestion des dé-
des déchets de soins : - chets d’activité sanitaire.
profil du pays sur la situation
DE La gestion des dechets solides EN tunisie
Cadre Institutionnel
Politique et planification : Ministère de l’Environnement et
du Développement Durable.
1. RESUME aNaLYTIQUE
La Tunisie a réalisé de bonnes performances au niveau de la gestion des déchets ménagers par la mise en
place d’une politique de généralisation des décharges contrôlées à travers le territoire, dont le niveau de
couverture actuel est de l’ordre de 70%. En parallèle, une action de réhabilitation et de fermeture de près
de 400 dépotoirs anarchiques de diverses volumes est en cours de réalisation. Parmi ces 400 dépotoirs,
on décompte actuellement presque 130 réhabilités, et l’ANGed estime que vers la fin de l’année 2010 ce
nombre atteindra les 200, soit la moitié.
La création de l’ANGed en tant qu’institution en charge du dossier a permis de réaliser des progrès no-
tables au vue du dernier rapport du pays réalisé en 20041. Mais l’action de l’ANGed reste tributaire à celle
en amont des communes au niveau de la collecte qui conditionne la quantité de matière
première. Or cette partie demeure pour l’instant difficile à cerner du fait de la dispa-
rité dans les moyens des communes.
Le cadre
institutionnel de
Le premier constat au niveau de la collecte de l’information est l’ancienneté
la GDS a connu un
des données disponibles concernant la production des déchets. Celles pro-
progrès notamment avec
duites dans le présent rapport et qui sont encore admises datent de 1995.
la création de l’ANGed,
Plusieurs indices et recoupements de données statistiques concernant
mais l’action de celle-ci
la consommation des ménages mettent en doute la validité actuelle de
reste tributaire de celle
ces données. Il s’avère donc urgent de procéder à la réactualisation de
des communes au niveau
ces données. Le projet de mise en place du système d’information sur
de la collecte. Cette partie
la gestion des déchets actuellement en cours devra inclure cette action
reste difficile à cerner
de réactualisation.
du fait de la disparité
dans les moyens des
Dans le processus de gestion des déchets, la collecte constitue le problème
communes.
le plus épineux puisqu’il découle directement de la conscience citoyenne. La
maîtrise de cette partie constitue un atout majeur pour la réussite de toute poli-
tique de gestion des déchets. C’est le coût de collecte qui est le plus lourd. Même avec
l’intervention du secteur privé et une meilleure optimisation des coûts, il demeure le double
du coût de la mise en décharge.
Le soutien aux communes pour une meilleure gestion des déchets est une priorité et constitue un axe
primordial dans le plan stratégique actuel. La mise en application pilote du PCGD – Plan Communal de
Gestion des Déchets – constitue une étape importante dans l’organisation de la collecte des déchets au
niveau communal. Ce plan s’est concrétisé par la définition d’un processus cohérent de planification et de
gestion de la collecte des déchets aux niveaux administratifs, ressources humaines, maîtrise des coûts,
évaluation des budgets et réalisation d’actions de sensibilisation. L’expérience pilote porte actuellement
sur neufs communes et il est instructif de suivre de près les résultats de son expérimentation.
1 - METAP - Projet Régional de Gestion des Déchets Solides dans les Pays du Mashreq et Maghreb – Rapport du Pays (Tunisie) -
GTZ-ERM-GKW, Janvier 2004.
9
RAPPORT PAYS SUR LA GESTION DES DECHETS SOLIDES EN TUNISIE
L’intervention du secteur privé dans le processus de collecte et peut être d’un premier tri des déchets
pourrait être très fructueuse pour les communes. Mais la réalité du terrain ne le concrétise pas. En effet,
les résultats de la participation du secteur privé sont mitigés. Les communes qui ont fait appel à des en-
treprises structurées et bien équipées semblent satisfaites du service. Celles qui recourent à des sociétés
moins structurées souffrent d’un problème de qualité et de conformité du service.
A ce niveau, la mise en place du PGCD peut aider à rapprocher les points de vue. En effet, la rubrique coût
est développée de manière détaillée, exhaustive et analytique et a intégrée toutes les composantes. Son
expérimentation permettra de mettre un mode d’évaluation des coûts de collecte pouvant constituer une
base de discussion entre les communes et le secteur privé.
Les moyens et ressources des communes constituent un problème tout aussi crucial pour la gestion des
déchets. En effet, l’étude préliminaire à la mise en place des PGCD estime que la gestion des déchets
consomme près de 30% des budgets des communes. La difficulté que les communes éprouvent à recou-
vrer les taxes locales les laisse en quasi-totale dépendance par rapport aux subventions de l’État. Cette
situation est particulièrement contraignante pour les communes à moyens limités.
Un premier effort est à réaliser pour le recouvrement des taxes locales. Mais même en les recouvrant
totalement, le produit ne permet pas de couvrir totalement les coûts de gestion des déchets. Ainsi par
exemple pour la commune de Tunis, le coût total de gestion des déchets pour l’année 2009 est estimé à
12 millions DT contre 5,3 millions DT de taxes recouvrées. Le taux de recouvrement est
estimé à 60%. Dans le meilleur des cas, le produit des taxes serait de l’ordre de 8
millions DT soit 66% du coût de gestion des déchets.
Le coût de la collecte Pour y remédier, l’intégration d’une redevance du citoyen est plausible.
demeure lourd. La mise Une campagne d’information et de sensibilisation est nécessaire afin
en application du PGCD, d’éviter qu’elle ne soit perçue comme une taxe supplémentaire. La
actuellement en cours faiblesse prévisible de cette redevance nécessite d’insister sur l’im-
d’expérimentation, pourrait portance de l’impact d’une faible contribution du citoyen au niveau
définir un processus écologique et économique.
cohérent de la collecte au
niveau des communes Conséquemment, l’amélioration des ressources des communes peut
aidant à diminuer les coûts aider à développer l’intervention du secteur privé. Il faudra cependant
et à améliorer les taux mettre plus l’accent sur la qualité du service et les moyens matériels et
de recouvrement. humains mis à contribution.
La principale faiblesse de la gestion actuelle des déchets ménagers en Tu-
nisie est le retard encore enregistré au niveau de la valorisation et recyclage.
Ainsi, le compostage ne dépasse pas les 0,5% du vivier existant et dont les béné-
fices sont établis particulièrement pour l’agriculture biologique. La méthanisation des
déchets organiques pour produire de l’électricité constitue aussi un autre point de faiblesse alors que la
Tunisie a été un pays précurseur en la matière. Les digesteurs de Sejnane, dont la réhabilitation est en
cours, datent des années 80 sans oublier le digesteur de grande qualité technologique qui a été installé
en 1983 au Complexe Sucrier de Ben Béchir.
Mais la valorisation et le recyclage des déchets est tributaire de la disponibilité de la matière première.
Le tri à la source demeure encore la grande problématique et les compagnes de sensibilisation et les
diverses expériences réalisées semblent buter contre le manque de conscience environnementale du
citoyen tunisien. Des expériences réussies à travers le monde sont à noter notamment dans certains pays
10
RAPPORT PAYS SUR LA GESTION DES DECHETS SOLIDES EN TUNISIE
européens, scandinaves ou en Corée du Sud. Il sera bénéfique d’étudier de près ces expériences et d’ana-
lyser les conditions de leur transposition en Tunisie.
Le taux de couverture actuel par les décharges contrôlées, tout autant que leur exploitation par le secteur
privé, justifient la réussite de la politique engagée dans ce secteur. La nouvelle démarche à valoriser les
biogaz est fructueuse et génératrice de gains, principalement à travers le torchage dans le cadre des
marchés carbone. Mais leurs valorisations sous forme énergétique est tout aussi fructueuse à étudier.
L’encouragement de l’apport des sociétés exploitantes par la mise en place de moyens complémentaires
de tri et de valorisation peut s’avérer rentable puisque générateur de gains et peut ainsi per-
mettre de diminuer la redevance de mise en décharge. Le cadre contractuel actuel
de cinq ans est limite pour permettre la rentabilisation des investissements. Le
projet actuel de transformation du contrat d’exploitation en concession pour La Tunisie
une durée de 15 ans ou plus peut constituer une incitation pour les invi- enregistre encore du
ter à participer à l’investissement. Il faudra cependant insister auprès retard au niveau de la
des exploitants pour développer les filières de valorisation génératrices valorisation des déchets et
de gains substantiels et de ne recourir qu’à l’enfouissement des dé- du traitement des déchets
chets ultimes ce qui permet d’allonger les durées des casiers des dé- industriels et médicaux. Des
charges. filières de valorisation ainsi
que l’unité de traitement de
Le traitement des déchets industriels spéciaux prend un nouveau Jradou sont mises en place
tournant avec l’entrée en fonctionnement de l’unité de JRADOU. pour rattraper ce retard.
L’étape suivante consiste à renforcer l’action d’information et de sen- Reste que leur succès est
sibilisation des industriels. La mise en place de mesures d’encourage- tributaire de l’implication
ment et de soutien des industriels pour l’intégration de la composante des citoyens et des
environnementale dans la gestion de production est primordiale. industriels.
Mis à part plusieurs initiatives déjà réalisées dans ce contexte, le CITET est
actuellement en cours de réalisation d’un projet de mise en place d’un programme
de formation d’auditeurs 14001 pour soutenir les industriels à s’y faire certifier. L’ANGed
pourrait intégrer ce cadre pour toucher les industriels et promouvoir la filière de traitement particulière-
ment avec l’entrée en exploitation prochaine des 3 IRST.
Il faut en même temps consolider la législation dans le sens répressif pour obliger les contrevenants et
les négligents à prendre conscience des enjeux liés à la pollution industrielle.
Il faut noter la lenteur du régime de fonctionnement des déchets d’activités de soins dû au retard de lan-
cement de l’appel d’offres du Ministère de la Santé Publique. Pourtant 21 entités sont actuellement sur les
rangs dont cinq seulement sont fonctionnelles. Le préjudice touche aussi bien l’aspect environnemental
qu’économique.
La filière des piles usagées enregistre encore un retard dans son fonctionnement. Le vivier est potentielle-
ment important et justifie la mise en place de la filière. Mais la collecte en constitue la difficulté principale
malgré l’expérimentation de diverses solutions. Il existe actuellement une installation privée prête pour
le traitement des piles usagées, mais elle est non fonctionnelle à cause du manque de matière première.
Du fait du non fonctionnement de cette unité, l’ANGed dispose actuellement de 350 T de stocks en attente
de prise en charge.
La filière de collecte et de recyclage des batteries usagées est suffisamment soutenue principalement
par l’intervention des deux grands fabricants locaux qui ont eux-mêmes organisés les circuits de collecte
à travers leurs réseaux de vente. La mise en place d’une consigne indexée sur le type d’accumulateur est
une solution efficace qui semble donner un résultat probant.
11
RAPPORT PAYS SUR LA GESTION DES DECHETS SOLIDES EN TUNISIE
2. INTRODUCTION
Déchets agricoles -
12
RAPPORT PAYS SUR LA GESTION DES DECHETS SOLIDES EN TUNISIE
Le PIB est composé à 13% de l’agriculture et la pêche, 18% des industries manufacturières, 10% des
produits miniers et hydrocarbures et à 58% des services.
2025
oje
Pr
e 1:
2020
Figur
2015
2010
2005
2000
0 1 2 3 4
Génération totale
projetée des DMS (MT/an)
13
RAPPORT PAYS SUR LA GESTION DES DECHETS SOLIDES EN TUNISIE
3. SITUaTION aCTUELLE
DE La GESTION DES DECHETS SOLIDES
Cadre Politique
Intégrant la maîtrise du devenir des déchets dans le cadre de la protection durable de l’environnement,
l’organisation générale du secteur des déchets a été confiée au Ministère de l’Environnement et du
Développement Durable.
La politique tunisienne en matière de gestion des déchets ambitionne d’assurer la collecte de l’ensemble
des déchets produits pour les acheminer vers des centres spécifiques en vue du traitement.
La pièce maîtresse du système de gestion des déchets tunisien est la décharge contrôlée. Il s’agit d’un
espace géographiquement identifié et délimité, répondant à des critères géologiques et dument équipé
pour recevoir les déchets et les traiter selon des normes strictes préalablement établies. A chaque
décharge est associé un ensemble satellite de centres de transfert qui servent comme point intermédiaires
de centralisation de la collecte des déchets issue d’une zone géographique habitée donnée.
La partie collecte chez le producteur et l’acheminement jusqu’au centre de transfert est du ressort des
services communaux. L’ensemble centre de transfert-décharge est de la responsabilité de l’Agence
Nationale de Gestion des Déchets (ANGed), organisme crée en 2005 et placé sous la tutelle du Ministère
de l’Environnement et du Développement Durable dont la tâche est la conception, la mise en œuvre au
niveau national des plans et programmes de gestion des déchets.
Cadre Légal
En Tunisie, deux types de cadres légaux réglementent et organisent la gestion des déchets :
n Un cadre général qui réglemente globalement le secteur indépendamment de la nature des déchets ;
n Des cadres particuliers à des types de déchets spécifiques.
Le cadre général de gestion des déchets est constitué par les éléments suivants :
• La loi cadre 92-122 du 29 Décembre 1992 portant loi de finances de l’année 1993 et créant le Fonds
de Dépollution (FODEP) dont l’objet est le financement des projets de gestion appropriée des déchets
solides et de traitement de toutes les formes de pollution occasionnée par l’activité économique.
• La loi organique des communes 95-68 du 24 Juillet 1995 qui confie aux communes la responsabilité de
la gestion des déchets ménagers au niveau local.
• La loi cadre 96-41 du 10 juin 1996 qui définit les déchets, en spécifie les catégories, réglemente leurs
gestions et institue le principe de la responsabilité pénale dans toute méprise d’utilisation.
• La loi 97-11 du 3 Février 1997 portant promulgation du code de la fiscalité locale.
• La loi 97 -37 du 2 juin 1997 relative au transport par route à travers le territoire des matières dangereuses.
• Le décret 2000-2339 du 10 octobre 2000 fixant la liste des déchets dangereux.
14
RAPPORT PAYS SUR LA GESTION DES DECHETS SOLIDES EN TUNISIE
• La loi 2001-14 du 30 Janvier 2001 fixant les modalités de collecte, transport, stockage et traitement des
déchets non dangereux.
• La Loi 2002-101 du 17 décembre 2002 portant loi de finances de l’exercice 2003 et instituant la Taxe de
Protection de l’Environnement TPE et textes suivants la modifiant.
• La loi 2003-80 du 29 Décembre 2003 créant le fonds spécial du trésor intitulé « Fonds de Propreté de
l’Environnement et de l’Esthétique des Villes « et modifications ultérieures.
• Le décret 2005-2317 du 22 août 2005 portant création de l’ANGed et lui confiant la mission de la gestion
au niveau national des déchets par l’élaboration et la mise en œuvre de plans, programmes et projets
nationaux relatifs à la gestion des déchets de manière générale.
Les principales dispositions de ces lois et décrets sont exposées dans le tableau suivant.
Tableau 2: Les principales dispositions du cadre législatif général de la gestion des déchets
15
RAPPORT PAYS SUR LA GESTION DES DECHETS SOLIDES EN TUNISIE
16
RAPPORT PAYS SUR LA GESTION DES DECHETS SOLIDES EN TUNISIE
Les cadres spécifiques constituent les filières qui sont définies à partir de types de déchets de composition
ou de nature homogènes et de procédés de leurs traitements avalisés. La mise en place d’une filière
requiert la spécification des quatre composantes suivantes :
1. La composante réglementaire qui définit la nature et les caractéristiques des déchets de la filière
2. La composante institutionnelle qui spécifie les diverses institutions publiques impliquées dans la
gestion de la filière
3. La composante technique qui définit les conditions d’intervention pour la collecte et le traitement du
type de déchets de la filière
4. La composante financière qui identifie le mode de financement de la filière pour en assurer la
pérennité, une filière doit pouvoir générer de la valeur ajoutée et s’autofinancer indépendamment de
toute subvention.
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RAPPORT PAYS SUR LA GESTION DES DECHETS SOLIDES EN TUNISIE
Cadres
Filières
Réglementaire Institutionnel Technique Financier
• Programme ECO-lef • Rémunération de
• Collecteurs Privés la collecte au Kg
ANGed • Collecteurs dans le • Ecotaxes/ Loi des
Emballage
Décret n° 97-1102 cadre des mécanismes finances
Plastique
du 2 Juin 1997 Ministère des 32 & 41 pour la création de • Système
ECO-Lef
Finances l’emploi d’adhésion au
• Acheminement au point programme ECO-lef
ECO-lef
• Gestion confiée à • Ecotaxes
la société nationale appliquées aux
SOTULUB dans le cadre pétroliers et
d’une convention avec sociétés de blindage
l’ANGed • Adhérant
Huiles
Décret n° 2002-693 du • Procédé de régénération importateurs
lubrifiantes
1er Avril 2002 ANGed des huiles par distillation et producteurs
et usagés
fractionnée locaux des huiles
Eco-Zit
• Mode de valorisation industrielles
matière et énergie
• 11 sociétés de collecte
sous-traitantes de
SOTULUB
• Batteries de démarrage
à plomb : 2 sociétés
productrices de batteries
Payement d’une
Accumulateurs • Traitement des acidulés
Décret n° 2005-3395 consigne à l’achat
Eco-Batterie ANGed physico-chimique
du 26 Décembre 2005 indexée sur le type
• Traitement des scories
d’accumulateur
par refonte
• Réseau de collecte à
travers les points de vente
• Initiative de collecte
Piles usagées entreprise par l’ANGed Rien encore de
Décret n° 2005-3395
Eco-Piles ANGed • Une société pour les prévu pour le
du 26 Décembre 2005 recyclage des piles
piles alcalines non encore
opérationnelle
• 5 Sociétés constituées
dont 2 seulement en
fonctionnement
• Collecte par les moyens
Transactions entre
Pneus Non encore élaboré propres sans organisation
opérateurs privés
particulière
• Problème
d’éparpillement du
gisement
• Démantèlement et tri
Encore en projet
Matériels • Exportation pour la
Consigne D3E d’un timbre fiscal
Electriques et ANGed partie métallique
en cours d’étude pour les produits à
Electroniques • Recyclage des parties
l’achat
plastiques
18
RAPPORT PAYS SUR LA GESTION DES DECHETS SOLIDES EN TUNISIE
Cadre Institutionnel
Niveau politique
C’est Le Ministère de l’Environnement et du Développement Durable (MEDD) qui est en charge de la
gestion des déchets dans le cadre global de l’élaboration et de la conduite de la politique générale de la
protection de l’environnement et de son intégration dans le cadre du développement durable. Au niveau
de la gestion des déchets, il est l’organe de réglementation et de légiférassions et assure la supervision
de la budgétisation des plans, programmes et actions entrepris par l’organe de mise en œuvre l’ANGed.
19
RAPPORT PAYS SUR LA GESTION DES DECHETS SOLIDES EN TUNISIE
Le PRONAGDES a constitué le cadre stratégique de la gestion des déchets pour la période 1995 – 2006.
L’élaboration du système de gestion intégrée et durable des déchets a servi de base pour la redirection du
cadre stratégique qui a été rebaptisé PRONGIDD et couvrira la période 2007 – 2016.
Ce nouveau cadre stratégique compte cinq axes directeurs :
1. La réduction à la source de la production des déchets ;
2. La promotion du traitement des déchets et leurs valorisations ;
3. L’amélioration du cadre institutionnel, réglementaire et financier des déchets ;
4. L’amélioration des aspects techniques et organisationnels ;
5. Le développement de la communication et de la sensibilisation à la maîtrise de la production des dé-
chets.
20
RAPPORT PAYS SUR LA GESTION DES DECHETS SOLIDES EN TUNISIE
La planification de la collecte
La planification de la collecte se fait au niveau des communes. Ces dernières estiment leurs besoins en
ressources matérielles qui sont avalisés par le conseil de communes puis transmis au Ministère de l’Inté-
rieur et du Développement Local qui effectue les arbitrages. Le financement se fait par la Caisse des Prêts
et de Soutien des Collectivités Locales (CPSCL).
Peu de données sont disponibles à propos de l’optimisation des moyens matériels disponibles au niveau
des services communaux ni de leur gestion particulièrement au niveau de la qualité de leurs usages et
entretiens.
L’expérimentation des PCGD au niveau du projet pilote a entre autres avantages d’auditer cet aspect et
de montrer l’éventuel besoin pour un audit général de la gestion des moyens matériels au niveau des
services communaux.
A chaque décharge est associé un ensemble de centres de transfert. Au total 44 centres de transfert exis-
tent à l’état actuel. La moyenne est de 4,4 centres de transfert par décharge.
La collecte des déchets à partir de leurs sources de production est assurée par les services communaux
ou leurs sous-traitants privés.
En 2009, la quantité totale de déchets ménagers admise dans les décharges était de 1.475.000 T. Le mode
actuel de traitement de ces déchets est l’enfouissement.
En outre et dans le but d’atteindre une couverture totale de l’ensemble du territoire, les projets de réalisa-
tion des décharges contrôlées suivantes sont en cours.
21
RAPPORT PAYS SUR LA GESTION DES DECHETS SOLIDES EN TUNISIE
Au cours de la période 2007 – 2009, pas moins de 110 dépotoirs sauvages ont été fermés et réhabilités,
soit 25% de l’ensemble. Actuellement 42 dépotoirs sont déjà en cours de réhabilitation et dont la fin des
travaux est prévue pour mi-2010. A ce rythme, il est prévisible que l’ensemble des dépotoirs sauvages de-
vrait être réhabilité à l’échéance 2013 soit pratiquement en même temps que l’entrée en exploitation des
6 nouvelles décharges contrôlées qui sont actuellement en cours d’études, ce qui permettrait de couvrir
ainsi l’ensemble du pays.
22
RAPPORT PAYS SUR LA GESTION DES DECHETS SOLIDES EN TUNISIE
Filière Réalisations
Compostage • 22 unités privées fonctionnelles
• 18.000 T / an de compost produits
• Composition
- 70% de déchets verts
- 30% de mélange de fientes de volailles, déchets agro-alimentaires, déchets d’abattoir,
déchets d’agriculture
• Circuit de collecte organisé par les opérateurs eux-mêmes
Pour le traitement, les décharges contrôlées sont en totalités financées par l’Etat à travers le FODEP. Le
total des investissements des 10 décharges contrôlées pour les déchets ménagers s’élève à près 77 mil-
lions DT. Les quatre décharges en cours de constructions sont évaluées à 25 millions DT. Soit un total de
102 million DT, et ce pour traiter environ 1.810.000 T/an.
En considérant une durée d’amortissement de 10 ans, le coût d’investissement par Tonne par an est de
l’ordre de 5,65 DT. En considérant la production annuelle moyenne des zones urbaines – 0,3 T/hab./ an – il
est estimé que le coût d’investissement par citoyen urbain est de l’ordre de 1,7 DT/an.
23
RAPPORT PAYS SUR LA GESTION DES DECHETS SOLIDES EN TUNISIE
Ainsi, le coût total de traitement des déchets ménagers collectés et mis en décharge se situe dans la four-
chette de 53 DT/T à 73 DT/T. Rapporté au citoyen urbain, le coût moyen annuel de la production de déchets
est en moyenne autours de 20,5 DT/an correspondant à près de 0,5% du PIB par habitant.
1. La fiscalité locale
Le domaine public tunisien adopte le principe de la comptabilité unique. Les ressources d’une entité
administrative constituent un tout qui est dépensé selon les emplois nécessaires. Les taxes locales dont
l’exposé suit font partie des ressources des communes dues par les citoyens mais qui ne sont ni directe-
ment ni exclusivement affectées à la gestion des déchets.
Les taxes locales sont soit directement recouvrées par le receveur de la commune soit par le receveur
régional des finances pour le compte de la commune. Elles sont répertoriées comme suit :
• Taxe sur les immeubles bâtis par le privé payable annuellement calculée sur la base du prix de la super-
ficie occupée par rapport à un prix unitaire référence du m² selon quatre catégories de bâti et le nombre
de services communaux assurés.
• Taxe sur les terrains non bâtis non agricoles et non enclos à des immeubles sur la base de leur valeur
vénale.
• Taxe sur les établissements à caractère industriel, commercial et professionnel calculée sur la base du
chiffre d’affaires brut local réalisé.
• Taxe hôtelière due par les établissements hôteliers sur la base du chiffre d’affaires global réalisé.
• Taxe sur les spectacles à titre lucratif calculée sur la base des recettes prévisionnelles dont l’acquitte-
ment conditionne l’obtention de l’autorisation de fêtes et spectacles.
• Contribution des propriétaires riverains aux dépenses de premier établissement et aux grandes répara-
tions des voies, trottoirs et conduites calculée sur la base du coût de ces dépenses dans la limite de la
période d’amortissement.
24
RAPPORT PAYS SUR LA GESTION DES DECHETS SOLIDES EN TUNISIE
• Droits de licence sur les débits de boissons dont le tarif tient compte de la catégorie de l’établissement
et est fixé par décret.
• Redevances pour prestations publiques payantes dont l’enlèvement des déchets provenant de l’activité
des établissements commerciaux ou industriels ou professionnels dont les tarifs sont fixés par arrêté
de la collectivité locale et soumise à l’approbation de l’autorité de tutelle.
• Taxes et redevances diverses.
La TPE a été institué par la loi 2002-101 du 17 Décembre 2002, portant loi des finances de l’année 2003 et
dont le champ a été étendu par les lois de finances des années 2004 et 2005. Elle est due par les fabricants
et les importateurs de produits dont l’utilisation comme intrants ou comme finis entraîne une pollution de
l’environnement. Les lois ci-dessus indiquées ont établi les listes des produits soumis à la TPE. Certaines
exonérations ont été prévues afin de réserver le même régime de taxation aux produits finis importés et
ceux localement fabriqués.
Pour les produits qui y sont soumis, cette taxe est de 5% appliquée sur le chiffre d’affaires hors TVA des
produits localement fabriqués et sur la valeur en douane des produits importés. L’ensemble de ressources
de la TPE sont partagées à :
• 70% pour le FODEP
• 30% pour le Fonds de Propreté de l’Environnement et de l’Esthétique des Villes.
2.1. FODEP :
Le fonds de dépollution est alimenté par:
• 70% de la TPE
• Les dons et les prêts accordés à l’Etat tunisien et destinés à lutter contre la pollution et à la protection
de l’environnement.
• Les dotations du budget de l’Etat
• Les sommes provenant du remboursement des prêts accordés par ce fonds
• Toutes autres ressources susceptibles d’être allouées au dit fonds conformément à la législation en
vigueur.
La réglementation mise en place ouvre la voie à l’intervention du secteur privé dans la gestion des déchets.
Le secteur privé intervient actuellement dans les créneaux suivants avec la couverture indiquée.
25
RAPPORT PAYS SUR LA GESTION DES DECHETS SOLIDES EN TUNISIE
Tâche Couverture
La collecte et le transport des déchets ménagers Relativement Faible
Le balayage et l’entretien des espaces verts et la collecte des déchets verts Faible
L’exploitation des décharges contrôlées de déchets ménagers Totale
Le transport des déchets industriels et spéciaux Totale
Le recyclage des déchets intégrés dans une filière autre que les huiles usagées Totale
L’exploitation des décharges industrielles Totale
Au total, on compte actuellement environ 385 entreprises privées opérant dans le créneau des déchets
aussi bien ménagers qu’industriels ou spéciaux. Ces entreprises peuvent opérer dans la collecte et le
transport, le recyclage ou les deux à la fois.
L’intervention d’un opérateur privé dans le secteur des déchets est assujettie à l’obtention d’une autorisa-
tion délivrée par l’ANGed à la suite de l’établissement de la conformité du fonctionnement de l’opérateur
par rapport à un cahier de charge établi. Cette autorisation est soumise à un contôle et est susceptible de
retrait lorsque les services de contrôle de l’ANGed estiment que l’opérateur n’est plus en mesure d’assu-
rer la qualité du service selon les exigences du cahier de charge qu’il a signé.
Cependant ce contrôle ne semble pas être réellement effectif et établi pour les décharges contrôlées et le
transport des déchets industriels et spéciaux soumis à des réglementations et procédures rigoureuses.
Le tableau suivant récapitule la participation du secteur privé à la gestion des déchets solides.
26
RAPPORT PAYS SUR LA GESTION DES DECHETS SOLIDES EN TUNISIE
L’étude générale élaborée en 2007 sur la participation du secteur privé dans la gestion des déchets a
aboutit aux conclusions suivantes :
• Au niveau de la collecte des déchets ménagers : le peu d’implication du privé dans ce créneau – 54
contrats pour 264 communes – et le nombre faible d’opérateurs structurés capables de répondre aux
exigences. Le manque de maîtrise des éléments financiers de la collecte des déchets au niveau des
communes les empêchent de disposer d’une référence sur la base de laquelle elles peuvent estimer
les performances du secteur privé par rapport à les leurs. Par ailleurs et dans leur majorité, les com-
munes ne disposent pas de la capacité de mener ces évaluations. Conséquemment, les découpages
réalisés ne prennent pas en compte les exigences de rentabilité ce qui ne favorise pas l’intervention du
secteur privé.
• L’exploitation des décharges contrôlées : la prise en charge totale par l’ANGed des choix technologiques
et de la réalisation des investissements l’engage totalement en cas de difficultés techniques et dégage
les exploitants. Par ailleurs, la nature des contrats d’exploitation limités à cinq ans ne favorise pas
l’implication des exploitants dans l’investissement et empêche de bénéficier d’apports technologiques
et financiers.
• Les déchets industriels et spéciaux : l’étude, antérieure à l’entrée en exploitation de l’unité de JRADOU,
a relevé quelques difficultés dans le support des coûts de transfert et de traitement entre privés et
l’Etat. Mais l’entrée en exploitation de l’unité et la montée en charge de son fonctionnement actuelle-
ment à près de 1.000 T/mois soit 12% de sa capacité tend à roder le système.
• Les déchets d’activité de soins : l’étude signale le manque d’organisation de ce programme qui en-
gendre un manque de visibilité pour le secteur privé y opérant conduisant à une sous-capacité d’utili-
sation des ressources installées.
• Les filières : l’étude signale l’absence d’objectifs chiffrés et le financement de la mise en décharge
en majeure partie par l’Etat facilite l’enfouissement non sélectif et limite le champ d’action du tri à la
source. Par ailleurs, l’absence d’un système de suivi favorise les structures artisanales qui consom-
ment dans le vivier au détriment des structures industrialisées.
En somme, l’étude relève le manque d’efficacité de la structure et l’organisation actuelle de l’intervention
du secteur privé dans la gestion des déchets. La nécessité de le réorganiser aussi bien au niveau législatif
que structurel s’avère nécessaire. La prise en considération de la condition de rentabilité financière et
l’atteinte d’une taille critique et un niveau optimum d’activité sont fondamentaux pour le développement
du secteur privé dans la gestion des déchets.
Pour le développement de cette citoyenneté, l’ANGed a mis en place une direction de communication, sen-
sibilisation dont une des tâches majeures est la sensibilisation du public à la problématique des déchets
et l’importance de leur participation à la maîtrise de la production et l’organisation de sa collecte
Les actions de sensibilisation se font par le développement de thèmes, l’identification d’un public cible
et le choix d’un canal d’information. Un intérêt particulier est accordé à l’éducation à la base qui fait des
écoles primaires et secondaires un public cible privilégié d’autant plus qu’il se prête bien à l’action, dis-
ponible, sensible aux manifestations et qui se prête bien au suivi et à l’évaluation des actions. Le tableau
suivant décrit cette action.
27
RAPPORT PAYS SUR LA GESTION DES DECHETS SOLIDES EN TUNISIE
Mais l’analyse des actions menées dans le cadre de la politique de sensibilisation met en évidence les
points suivants :
• Les investigations menées auprès de quelques services communaux laissent percevoir une réserve
vis-à-vis des résultats de ces actions et notent que le problème demeure de leurs points de vue entier.
• Il n’existe aucun baromètre ou indicateur permettant d’évaluer et de suivre les répercussions de ces
actions de sensibilisation.
• La direction en question fonctionne avec des ressources humaines limitées - quatre cadres au total –
comparées à l’importance de la tâche et le volume du travail prévisible.
Au niveau de l’ANGed, la part des ressources disposant de qualifications universitaires spécialisées dans
l’ensemble du personnel avoisine les 75%. Ce taux est à comparer avec la moyenne nationale de 14% et la
moyenne de l’administration de 45%.
Au niveau de la formation continue, l’ANGed, à travers sa coopération avec la GTZ (devenue GIZ), la BEI ou
la Banque Mondiale, organise de manière continue des séminaires et des colloques qui permettent à son
personnel de se maintenir informé sur les évolutions du secteur.
Au niveau des expertises externes, le secteur de l’environnement a été investi depuis la moitié des années
90 par plusieurs cabinets qui ont aujourd’hui une notoriété certaine permettant à certains d’entre eux de
faire valoir leur savoir faire à l’échelle internationale étant appelés par des organismes internationaux.
Parmi eux, certains ont développé une expertise dans les déchets solides. La base de données de l’ANGed
fait état de 20 Bureaux d’études et plusieurs consultants à titre privé.
28
RAPPORT PAYS SUR LA GESTION DES DECHETS SOLIDES EN TUNISIE
Théoriquement, la collecte des déchets industriels pose moins de problèmes dans la mesure où la régle-
mentation oblige son producteur d’en faire l’information à l’ANGed et d’en assurer le transport jusqu’à la
décharge spécifiée par cette dernière. A cet effet, une procédure de contrôle, de suivi et de traçabilité a été
mise au point et instaurée par l’ANGed.
La nature des déchets industriels produits, l’estimation des quantités annuellement produites ainsi que
leur devenir sont spécifiés dans le tableau suivant.
Une unité de traitement des déchets dangereux, installée à JRADOU, est nouvellement entrée en fonc-
tionnement avec une capacité de traitement de 90.000 T / an. Mise en marche en Novembre 2009, elle
enregistre actuellement le traitement de 1.000 T/ mois. Cette unité traite aussi bien les déchets liquides
que solides.
Les déchets liquides subissent un traitement physique en vue de séparer les parties solides et liquides
puis un traitement chimique pour décomposer et modifier les propriétés chimiques des composants
dangereux afin de diminuer les effets de nature chimique considérés comme à l’origine de leur dan-
gerosité. Les liquides qui ne peuvent être pris en charge par l’unité, tels que les PCB, sont envoyés à
l’étranger pour incinération.
Les déchets solides peuvent être soit directement enfouis s’ils ne présentent pas de risque soit traités
au préalable tel que par la stabilisation puis solidification ou le traitement physico-chimique. Le produit
ultime est ensuite enfoui. La répartition estimée par mode de traitement est comme suit :
• Mise en décharge sans prétraitement : 58.000 T/an
• Stabilisation / Solidification : 34.500 T/an
• Traitement physico-chimique : 27.000 T/an
• Stockage de substances non traitables : 6.000 T/an
• Stockage de substances valorisables : 18.500 T/an
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RAPPORT PAYS SUR LA GESTION DES DECHETS SOLIDES EN TUNISIE
Ces installations assureront les opérations de stabilisation, sédimentation et de mise en décharge. Les
déchets liquides seront transférés à la décharge principale de JRADOU.
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RAPPORT PAYS SUR LA GESTION DES DECHETS SOLIDES EN TUNISIE
La quantité de déchets de soins actuelle est estimée à 18.000 T/an dont 8.000 T sont des déchets dange-
reux. 40% de l’ensemble de ces déchets sont produits dans le Grand Tunis, soit presque 7.500 T/an.
Cadre légal
Le décret n° 2008 – 2745 du 28 juillet 2008 constitue le cadre législatif du programme de gestion des dé-
chets générés par les activités de soins.
Au niveau des principes de traitement, la réglementation est claire et stricte comme suit :
• Les PCT (Piquant Coupant Tranchant) sont détruits ;
• Les déchets infectieux doivent être stérilisés puis banalisés ;
• Les déchets biologiques subissent une stérilisation aux micro-ondes puis une banalisation ;
• Les médicaments doivent être détruits, broyés et banalisés par ajout d’adjuvants inertes tels que la
chaux.
A part les quantités actuellement traitées et dont on n’a pas pu obtenir des détails, le reste des déchets est
très probablement éliminé de la même manière que les déchets ménagers et enfoui dans les décharges
contrôlées sans aucun traitement préalable avec tous les risques que cela comporte.
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RAPPORT PAYS SUR LA GESTION DES DECHETS SOLIDES EN TUNISIE
6. OPTIONS D’aMELIORaTION
ET DE DEVELOPPEMENT
Système d’Information
La maîtrise d’information est la première exigence pour le développement et l’amélioration. Aussi, nous
estimons qu’une des premières étapes de développement de la gestion des déchets est la mise en place
d’un système d’information centralisé, global, exhaustif et fiable qui regroupe toutes les composantes de
la gestion des déchets : collecte, moyens matériels, investissements, installations, ressources humaines,
intervenants, législations, études, etc… Ce système doit en plus faire l’objet d’une mise à jour continue afin
de disposer d’une information valable au moment de la consultation.
Il existe actuellement un projet de mise en place d’un système d’information avec l’assistance et l’appui
de la GTZ (devenue GIZ).
Certains types de compétences techniques sont faibles ou inexistantes en Tunisie. L’assistance étrangère
est indispensable pour y répondre. Il est à notre avis nécessaire de procéder à l’inventaire de ces carences
et estimer l’importance des besoins dans le temps. Des programmes de formations peuvent être ainsi
organisés avec des objectifs de réalisation et des obligations de résultats devant se solder par un apport
et une valeur ajoutée réelle et réalisable. Le chemin parcouru en matière de gestion des déchets, les ex-
périences plus ou moins fructueuses constituent des viviers pour mener la réflexion dans ce sens.
A titre d’exemple, le secteur local justifie d’un manque de maîtrise en matière de traitement des lixiviats
alors que le secteur universitaire regorge de ressources dans les secteurs de la chimie et la biologie qui
sont à cours de sujets de recherches à valeur ajoutée industrielle.
La politique générale de privatisation de la gestion des déchets pour mobiliser les ressources institu-
tionnelles à la planification, le suivi et le contrôle est à faire valoir. Mais la privatisation exige aussi une
organisation rigoureuse afin d’en assurer la rentabilité.
La privatisation est assez avancée au niveau de la gestion des décharges. Par contre les filières, qui
constituent à priori le véritable vivier de la privatisation, ne semblent pas toutes avoir suffisamment évo-
luées. Ainsi est le cas de la filière déchets de soins, piles, appareils électriques et électroniques.
La perte essentielle à ce niveau est constituée aussi bien par les sociétés créées qui demeurent non
fonctionnelles du fait d’une incomplétude législative ou organisationnelle ou par carence de la matière
première. Ces dysfonctionnements sont aussi de nature à favoriser la réserve du secteur bancaire et donc
desservent les privés pour l’obtention des financements indispensables à leurs développements.
La création des filières doit dépasser l’identification et la légiférassions pour continuer jusqu’à l’organisa-
tion effective et particulièrement l’organisation du problème épineux de la collecte point essentiel pour la
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RAPPORT PAYS SUR LA GESTION DES DECHETS SOLIDES EN TUNISIE
gestion des déchets. Ainsi, le secteur des déchets de soins bute-il sur un appel d’offres qui doit organiser
le secteur, les piles ou les appareils EEE sur le problème de la collecte, etc… Pour en assurer l’efficacité
et la rentabilité, le travail du côté institutionnel doit finir la structuration avant d’en faire la promotion et
procéder à la délivrance des autorisations.
La sensibilisation
L’effort de l’ANGed en matière de sensibilisation est louable. Mais force est de constater, suite à quelques
investigations auprès de communes, que la conscience environnementale et la discipline citoyenne de-
meurent encore un problème entier.
Il s’impose donc de procéder à l’évaluation des résultats de l’action jusque-là menée, et évaluer en même
temps le surcoût supporté par rapport au coût de gestion conséquent à un comportement citoyen de ré-
férence. Cela permettra de mesurer la pertinence de l’action actuellement menée et de définir en consé-
quence la feuille de route en spécifiant les moyens humains, matériels et législatifs à mettre à disposition
ainsi que les indicateurs qui permettront le suivi des résultats.
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RAPPORT PAYS SUR LA GESTION DES DECHETS SOLIDES EN TUNISIE
Dans le secteur de la gestion des déchets, la Tunisie par l’entremise de l’ANGed a développé un large
programme de coopération international avec plusieurs partenaires. Deux types de coopérations sont
distingués :
1. La coopération technique sous forme d’assistance et de développement de compétences ;
2. La coopération financière par l’intermédiaire de bailleurs de fonds.
On distingue :
n La Coopération Allemande via la GTZ dans le cadre du Programme pour l’Environnement PPE qui com-
porte cinq composantes traitées chacune avec le vis-à-vis adéquat à savoir :
• La prévention et la lutte contre la pollution avec l’ANPE ;
• La décentralisation de la gestion environnementale avec le Ministère de l’Environnement et du Déve-
loppement Durable ;
• La coopération technique avec le CITET ;
• La communication environnementale avec le Ministère de l’Environnement et du Développement
Durable ;
• La gestion des déchets avec l’ANGed.
La coopération financière
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RAPPORT PAYS SUR LA GESTION DES DECHETS SOLIDES EN TUNISIE
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RAPPORT PAYS SUR LA GESTION DES DECHETS SOLIDES EN TUNISIE
8. OPPORTUNITES DE RESEaUTaGE
ET DE PaRTENaRIaT
Au niveau de la gestion des déchets, la Tunisie a franchi le cap de la conscience de la nécessité et des
enjeux pour l’organisation de ce secteur. Les termes du nouveau plan stratégique prouvent que la Tunisie
s’inscrit aujourd’hui dans une optique de gestion optimale des déchets et de son intégration dans le cadre
du développement durable.
L’optimisation des réalisations implique l’optimisation des ressources disponibles. Sur ce plan, la Tunisie
en dispose aussi bien pour l’exploitation que pour l’expertise. L’énumération des axes d’amélioration ex-
posée plus haut laisse entrevoir l’importance de la charge de travail à réaliser.
L’organisation de l’ensemble du secteur de la gestion des déchets avec toutes ses composantes institu-
tionnelles et privées constitue un élément fondamental pour assurer la réussite de cette étape.
Le groupement et la structuration des ressources disponibles et intervenantes sous une forme à préciser
avec des objectifs assignés permettront de mettre en place un cadre opérationnel cohérent dont les com-
posantes travaillent en phase.
Sur le plan international, une telle structure non institutionnelle ni gouvernementale peut représenter
un canal de promotion de l’expérience tunisienne en matière de gestion de déchets. En tant qu’organe
indépendant, il peut constituer un œil critique susceptible de voir dans d’autres expériences des éléments
d’amélioration de l’action locale et par delà jouer le rôle d’éclaireur de la politique locale en la matière.
A ce titre, l’intégration du réseau régional Sweep-Net est plus efficace sous forme de structure nationale
plutôt que sous forme d’individus ou entités éparses.
Il faut cependant concevoir une telle structure avec un projet clair et ambitieux qui offre à tous les inter-
venants des perspectives d’évolution, et éviter qu’il dérape vers une forme de clubs d’intervenants initiés
aux besoins et qui cherchent à partager un butin.
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RAPPORT PAYS SUR LA GESTION DES DECHETS SOLIDES EN TUNISIE
Le cap actuel de la Tunisie en matière de gestion des déchets impose la nature des ressources nécessi-
tées et donc la nature de l’assistance technique requise. Les capacités à renforcer concernent les axes de
développement du cadre stratégique actuel qui s’inscrit dans l’optique d’optimisation de la gestion d’une
part et la valorisation tant que se peut des déchets.
Au niveau de la gestion, le principal souci concerne le suivi et le contrôle de l’exploitation des décharges,
tâche qui incombe à l’ANGed. La grande difficulté est le contrôle de la conformité des caractéristiques du
produit enfoui en termes d’humidité, de mélange avec de la matière inerte et de son compactage. C’est la
qualité de cet enfouissement qui, entre autres, conditionne la capacité de collecte des biogaz qui repré-
sente un élèment principal des projets MDP engagés par la Tunisie.
La collecte et le traitement des lixiviats est un autre composant qui semble nécessiter une plus grande
maîtrise d’autant plus que les eaux effluents générées doivent être conformes aux normes de rejet.
Comme indiqué plus haut, la maîtrise de la collecte des biogaz au niveau des décharges est devenue
aujourd’hui un composant important dans la gestion des décharges à la suite de l’engagement de la Tu-
nisie dans les projets MDP qui consistent actuellement en le torchage de ces dégagements et qui à terme
seront valorisés sous forme énergétique. L’optimisation de cette collecte se répercute directement sous
forme de flux financier.
Le suivi, la modélisation de la production des déchets et son évaluation sont aussi un aspect dont il faut
renforcer les ressources aussi bien humaines que matérielles. Au vue d’une certaine imprécision ou d’un
certain retard dans la mise à jour de ces informations, la connaissance aux niveaux quantitatifs et finan-
ciers s’en trouvent altérée.
Cela va conséquemment pour l’évaluation des coûts de dégradation dus à la situation actuelle de la ges-
tion qui est le moyen le plus efficace pour d’une part, évaluer l’efficacité et la pertinence du mode de ges-
tion actuel, et d’autre part calibrer les redevances financières éventuelles.
Enfin, nous avons noté à travers nos interviews le manque de compétences en évaluation des projets
MDP-ables alors qu’il s’agit d’un axe dont l’apport pour la Tunisie peut être considérable. En effet, la Tuni-
sie gère aujourd’hui deux projets à travers les décharges et dispose en pipeline d’au moins d’une dizaine
de projets.
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RAPPORT PAYS SUR LA GESTION DES DECHETS SOLIDES EN TUNISIE
Leçons apprises
Etude de cas
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RAPPORT PAYS SUR LA GESTION DES DECHETS SOLIDES EN TUNISIE
Recommandations
- Assurer la mise en place de tous les aspects pratiques et étudier précisément la question de la collecte
qui constitue l’élément fondamental pouvant faire réussir ou échouer une filière avant d’initier une filière.
- Evaluer le vivier et dimensionner en conséquent la taille du secteur privé à développer. La spécification
de la taille critique pour chaque filière est un élément fondamental pour la réussite du secteur privé dans
le développement de la filière.
Références
• Publications de l’ANGed
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RAPPORT PAYS SUR LA GESTION DES DECHETS SOLIDES EN TUNISIE
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RAPPORT PAYS SUR LA GESTION DES DECHETS SOLIDES EN TUNISIE
Composante de la GIDS Priorités d’action 1-3 ans Priorités d’action 3-5 ans
Infrastructure • Finalisation des projets en cours • Valorisation des déchets organiques
à des fins énergétiques au niveau des
décharges
• Auditer les moyens et équipements
matériels des communes pour
identifier le matériel à entretenir afin
d’augmenter leurs capacités
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RAPPORT PAYS SUR LA GESTION DES DECHETS SOLIDES EN TUNISIE RAPPORT PAYS SUR LA GESTION DES DECHETS SOLIDES EN TUNISIE
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RAPPORT PAYS SUR LA GESTION DES DECHETS SOLIDES EN TUNISIE RAPPORT PAYS SUR LA GESTION DES DECHETS SOLIDES EN TUNISIE
ANGed
Décret 2002-693 du Programme ECO-Zit Déchets des huiles Programme de collecte et recyclage des Filière huiles Ministère de l’Environnement et du Écotaxes aux Pétroliers et sociétés de
1-4-2002 lubrifiantes usagées huiles lubrifiantes usagées usagées Développement Durable blindage
Importateurs et producteurs des huiles
industrielles
ANGed
Décret 2005-3395 du Programme ECO-Batteries & Piles et accumulateurs Programme de collecte et recyclage des Filière Ministère de l’Environnement et du Consigne à l’achat d’un accumulateur
26-12-2005 ECO-Piles usagés piles et accumulateurs usagés Accumulateurs Développement Durable
Filière Piles Rien de prévu pour les piles
ANGed
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RAPPORT PAYS SUR LA GESTION DES DECHETS SOLIDES EN TUNISIE
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RAPPORT PAYS SUR LA GESTION DES DECHETS SOLIDES EN TUNISIE
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RAPPORT PAYS SUR LA GESTION DES DECHETS SOLIDES EN TUNISIE
annexe 4: Planification
de la gestion des déchets solides
et programmes d’investissement
Investissement prévu
Niveau institutionnel Action Exigence de
l’investissement
projeté
Décharge Tunis II Construction d’une décharge contrôlée de 375.000 T/an
Décharge Gafsa Construction d’une décharge contrôlée de 75.000 T/an Intégration de la
Décharge Sidi Bouzid Construction d’une décharge contrôlée de 40.000 T/an valorisation des biogaz
de dégazage sous
Décharge Kasserine Construction d’une décharge contrôlée de 50.000 T/an forme de torchage ou
Décharge Béja-Jendouba Construction d’une décharge contrôlée de 130.000 T/an énergétique
Décharge Kef-Seliana Construction d’une décharge contrôlée de 90.000 T/an
Accord d’investissement
Secteur/Localité Projet Accord
d’investissement
Décharge Mahdia Construction d’une décharge contrôlée de 40.000 T/an
Décharge Zaghouan Construction d’une décharge contrôlée de 30.000 T/an Financement par la
Décharge Tozeur Construction d’une décharge contrôlée de 22.000 T/an Coopération Italienne
Décharge Kerkennah Construction d’une décharge contrôlée de 13.500 T/an
IRST Bizerte Installation de réception et de transfert de déchets
industriels d’une capacité de 26.000 t/an
IRST Sfax Installation de réception et de transfert de déchets
industriels d’une capacité de 16.000 t/an Financement KFW
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RAPPORT PAYS SUR LA GESTION DES DECHETS SOLIDES EN TUNISIE
annexe 5:
Financement et recouvrement
des coûts
Allocations budgétaires par le gouvernement central 80% du coût de mise
en décharge
Allocations budgétaires par les municipalités et gouvernorats 100% du coût de collecte
20% du coût de mise en
décharge
Coût par Tonne pour la collecte de 35 à 55 DT/T
Coût par Tonne pour l’élimination en moyenne 18 DT/T
Coût par Tonne de la collecte à l’élimination/ Traitement de 53 à 73 DT/T
Coût de recouvrement par Tonne
Coût de recouvrement total par an
Pourcentage de recouvrement des coûts
Éventuels écarts entre le budget gouvernemental et le budget alloué pour la
collecte et l’élimination
Montant de la redevance, taxe DS
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RAPPORT PAYS SUR LA GESTION DES DECHETS SOLIDES EN TUNISIE
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RAPPORT PAYS SUR LA GESTION DES DECHETS SOLIDES EN TUNISIE
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RAPPORT PAYS SUR LA GESTION DES DECHETS SOLIDES EN TUNISIE RAPPORT PAYS SUR LA GESTION DES DECHETS SOLIDES EN TUNISIE
KFW Décharge contrôlée Tunis II 3ème Trimestre 2012 Tunis Capacité 375.000 T/an
Décharge contrôlée Béja-Jendouba 3ème Trimestre 2013 Nord-Ouest Capacité 130.000 T/an
Direction de l’Exploitation
Décharge contrôlée Kef-Séliana 3ème Trimestre 2013 Nord-Ouest Capacité 90.000 T/an
ANGed
En cours d’Etude
Décharge contrôlée Sidi Bouzid 2ème Trimestre 2012 Sidi Bouzid Capacité 40.000 T/an Mr Adel GUETAT
00216 71 285 800
Décharge contrôlée Kasserine 2ème Trimestre 2012 Kasserine Capacité 50.000 T/an
Décharge contrôlée Gafsa 2ème Trimestre 2012 Gafsa Capacité 75.000 T/an
Installation de Réception de Stockage et de Transfert Bizerte 3ème Trimestre 2011 Bizerte Capacité 26.000 T/an
Direction de la Gestion des Déchets
Installation de Réception de Stockage et de Transfert Sfax 3ème Trimestre 2011 Sfax Capacité 16.000 T/an Industriels
26 Millions de
ANGed
Dinars
Installation de Réception de Stockage et de Transfert Gabes 3ème Trimestre 2011 Gabes Capacité 10.000 T/an Mr Yacine BOUSSELMI
00216 71 285 800
Coopération Italienne Décharge contrôlée Mahdia 1er Trimestre 2011 Mahdia Capacité 45.000 T/an
Décharge contrôlée Zaghouan 1er Trimestre 2011 Zaghouan Capacité 30.000 T/an Direction de l’Exploitation
25 Millions de ANGed
Décharge contrôlée Tozeur 1er Trimestre 2011 Tozeur Dinars Capacité 22.000 T/an Mr Adel GUETAT
00216 71 285 800
Décharge contrôlée Kerkennah 3ème Trimestre 2010 Kerkennah Capacité 13.500 T/an
Banque Mondiale Projet de réhabilitation de 7 dépotoirs anarchiques En cours A travers le territoire Elimination
Installations de récupération des biogaz dans 10 décharges En cours A travers le territoire Valorisation énergétique des Direction des Filières
contrôlées dans le cadre MDP biogaz ANGed
Mr Mohamed TOUMI
Gestionnaire pour le compte du FEM dans le projet de gestion des En cours Tunis Traitement et recyclage 00216 71 285 800
déchets de soins et des PCB Prévention des risques
associés
52 53
© SWEEP-Net
Le réseau régional d’échange d’informations et d’expertise
dans le secteur des déchets dans les pays du Maghreb et du Mashreq
Juillet 2010
• • • w w w . s we e p - n e t.o rg • • •