Conscience / Inconscient
Remarque préliminaire : Conscience en latin est constitué de deux termes : - cum : avec
- scientia : science /
connaissance
Définition : Le terme conscience désigne la faculté morale de distinguer le vrai du faux. On trouve
cette signification jusqu’au 17-18e siècle. A la fin du 17e siècle avec la traduction d’un texte anglais,
conscience prend une nouvelle signification : faculté très générale qui permet de penser.
Conscience = permet la vie mentale / pensée
En français :
• Conscience : ce qui permet la vie mentale ;
• Conscient : savoir qu’on sait, être réveillé / réceptif / attentif, utilisé par Freud (médecin
autrichien) ;
• Inconscience : ne pas se représenter mentalement quelque chose ;
La conscience porte sur le monde, et du rapport du monde humain. Humains, étant les objets
les plus fréquemment perçus et aussi réfléchis.
• Réflexion : ici au sens premier : qu’est ce qui peut réfléchir ? La réflexion au sens strict c’est
se prendre soi même en objet de pensées ;
• Autrui : A un statut très particulier ;
• Latin : un autre je → autre que moi même. On s’y reconnaît car l’autre est aussi un être
pensant. Or on accède pas à la penser de l’autre. Il est tellement autre que l’on ne le connaît
pas mais on projette notre personnalité sur l’autre, au risque de ne plus connaître l’autre.
Puisque la conscience est connaissance, la conscience réfléchie serait la connaissance de soi.
On observe donc deux limites : quand on essaie de savoir qui nous sommes : erreurs / qualités /
défauts : il n’y a pas d’objectivité. Si autrui n’est pas objectif il ne peux pas connaître nos intentions
(des uns et des autres).
Il y a donc ce que je pense et ce que je suis / ce que les autres pensent et ce que je suis.
Exemple sujet bac : Suis-je ce que j’ai conscience d’être ?
I- En quoi la conscience de soi répond-t-elle au critère d’une connaissance
certaine ?
A) La découverte du sujet :
Cf : Cours vérité : cogito
Rappel : Descartes trouve la première vérité de la philosophie, il n’est pas un sceptique, lorsque
doutant de tout il prend conscience que pour penser il faut être, le doute en quelque sortes est le
moyen par lequel on prend conscience de son existence.
Je pense : sujet pensant.
« Je pense donc je suis » : je commun.
=> Première caractéristique, je peux me décrire comme en train de penser. Quand je pense, j’ai la
certitude d’exister.
=> expérience individuelle de tout être pensant.
B) La réflexion du sujet sur lui-même : que suis-je ?
Distinction entre qui suis-je (caractéristique individuelle / personnelle) et que suis-je (s’étend à
d’autres êtres : tout être pensant).
Descartes dans Méditation et métaphysique
« Mais qu’est-ce donc que je suis ? Réponse Descartes
- Une chose qui pense,
- Qu’est-ce qu’une chose qui pense c’est-à-dire une chose qui doute, qui conçoit, qui affirme, qui
nie, qui veut, qui ne veut pas, qui imagine aussi, et qui sens. »
Res cogito : chose qui pense
Res extensa : Chose étendue (la matière)
Cette res, cette réalité se caractérise par des actions, des modalités de l’existence. Ici chose =
cause. Cette première caractéristique c’est mise en premier car c’est à partir du doute que Descartes
construit toute la philosophie (le doute permet la philosophie).
• Concevoir : Concevoir des idées ex : idée de noir / chaise ;
• Qui affirme / nie : Faculté de juger. Associer ou dissocier des idées conçues. Ex : l’idée de
blancheur ;
• Qui veut / ne veut pas : Relève de la volonté : volonté (application de la raison) différent de
désir (émotion / sentiment) : Désirer ce qu’on ne veut pas / vouloir ce que l’on ne désir
pas ;
Acte de volonté : Volition
Vouloir c’est donc raisonner sur les buts fixés, les moyens à mettre en œuvre pour obtenir ce
qu’on veut, il y a une force dans l’action en principe car parfois : faiblesse de la volonté : c’est
L’acrasie : du latin : procrastiner : ne pas avoir la force d’agir.
Imaginer : Acte : image : copie
Image : Obstacle (déformation du réel) et aide (anticiper la réalité) à la connaissance
Sensation : 5 sens.
La pensée c’est tout ce qui ce fait en nous de telle sorte que nous l’apercevions
immédiatement par nous même.
Immédiatement : la pensée, c’est un ensemble d’idée, une de ses caractéristique est l’évidence (en
latin cela signifie : vidéo => je vois).
Dans la vision, on voit directement les objets. Pour Descartes quand on a une idée on a une
réaction immédiate comme quand on voit un objet.
La pensée c’est avoir conscience que l’on a des idées et a conscience d’avoir conscience.
Intuition : Je vois => évidence.
Ex : le morceau de cire, ce que l’on voit / touche / hume c’est ce qui est connu par les 5 sens.
Caractéristiques qui peuvent être modifiées quand par exemple la cire est chaude ou quand elle est
froide.
On est capable de se représenter la cire même si ce que l’on perçoit par les sens est différent.
Puisque la nature du Je est de penser cela signifie que le je ne peux pas cesser de penser tout
comme un triangle ne cesse pas d’avoir trois angles.
Problèmes :
• Rêves : Descartes pose la question de savoir si il y a une pensée avant la naissance.
C) Critères de la connaissance vraie selon Descartes
Descartes à partir des deux vérités (le cogito et le je pensant) pense arriver à déterminer ce
que sont les critères pour connaître la connaissance vraie.
Il existe donc trois conditions :
• L’intuition / l’évidence c’est-à-dire quelque chose que l’on appréhende directement ;
• Une évidence claire (opposé à obscure) => la clarté présente dans un esprit attentif, une
pensée claire
Différence entre évidence sensible et évidence intellectuelle ;
• L’évidence claire doit aussi être distincte => ne pas mélanger les caractéristiques de
différents objets.
Il existe des pensées ni claires, ni distinctes. Selon Descartes il n’y a pas d’idée obscure et
distincte.
Pour bien distinguer il faut être bien éclairé. Pour Descartes la seule vérité certaine est claire
et distincte.
Transition : Descartes avait évoqué les illusions du rêves dans son discours sur la métaphysique,
dans un autre texte il évoque la folie. Deux phénomènes qui altère la pleine conscience. Mais
Descartes à l’intime conviction qui si on suit sa méthode, on parvient à des connaissances certaines,
claires et distinctes.
Or c’est en étudiant la folie et les rêves qu Freud va démontrer que ce qui est conscient est
superficiel (secondaire) ce qui importe ce sont les pensées de l’inconscient.
II- La conscience n’est-elle pas nécessairement victime d’illusion sur elle-même
A) Qu’est ce qu’une illusion
Illusion : du latin : illudere qui signifie jouer => nous sommes « victime » de forces qui nous
dépassent : deux types d’illusions :
• Perceptible (même quand on sait que c’est une illusion on ne peut changer cette illusion on y
reste soumis) ;
• L’illusion selon Freud : les illusions dérivent des souhaits humains :
◦ « Prendre ses désirs pour réalité ». Des désirs qui pourraient ainsi donc modifier le
rapport aux rêves.
Ainsi Freud analyse la limite de la conscience. Il considère que ce qui rend possible les illusions
psychologiques est l’inconscient.
B) L’inconscient selon Freud
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