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Exercices d'Analyse Mathématique

Exercice à travailler

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UNIVERSITE IBN ZOHR

FACULTE DES SCIENCES


JURIDIQUES, ECONOMIQUES
ET SOCIALES
AGADIR

Exercices Corrigés

d’Analyse Mathématique

Par

Mohamed Boumazgour

2020 - 2021
Table des matières

Table des matières 1

1 Fonctions réelles de deux variables 2

2 Développements limités 19

3 Calcul intégral 38

1
Chapitre 1

Fonctions réelles de deux variables

Exercice 1.
Déterminer les domaines de définition des fonctions suivantes
1. f (x, y) = x ln(y) ;
ln(x2 + y 2 )
2. g(x, y) = p ;
1 − x2 − y 2

3. h(x, y) = xex−y .

Solution :
1. Le domaine de définition de f est
n o
Df = (x, y) ∈ R2 : y > 0 .

2. Pour que g soit définie en un point (x, y) il faut que x2 +y 2 > 0 et 1−x2 −y 2 > 0 ;
donc
n o
Dg = (x, y) ∈ R2 : 0 < x2 + y 2 < 1 .

3. Le domaine de définition de h est donné par


n o
Dh = (x, y) ∈ R2 : x ≥ 0 .

Exercice 2.
Etudier l’existence des limites suivantes

2
3

x2 y
1. lim ;
(x,y)→(0,0) x2 + y 2

1+x+y
2. lim ;
(x,y)→(0,0) x2 − y 2

2 + x2 + xy
3. lim ln(1 + y).
(x,y)→(0,0) y
Solution :

1. Si (x, y) ∈ R2 alors

x2 y x2 x2
− 0 ≤ y ≤ y car ≤ 1.
x2 + y 2 x2 + y 2 x2 + y 2
D’où
x2 y
lim ≤ lim y .
(x,y)→(0,0) x2 + y 2 y→0

Par conséquent
x2 y
lim = 0.
(x,y)→(0,0) x2 + y 2

2. Si on pose f1 (x) = f (x, 0) et f2 (y) = (0, y), alors


1+x
lim f1 (x) = lim = +∞
x→0 x→0 x2

et
1+y
lim f2 (y) = lim = −∞.
y→0 y→0 −y 2
1+x+y
Puisque lim f1 (x) ̸= lim f2 (y), alors on déduit que la fonction (x, y) 7→
x→0 y→0 x2 − y 2
n’admet pas de limite au point (0, 0).
3. On a
ln(1 + y)
lim (2 + x2 + xy) = 2 et lim = 1.
(x,y)→(0,0) (x,y)→(0,0) y
Par conséquent
lim f (x, y) = 2.
(x,y)→(0,0)

Exercice 3.
4

Soit f la fonction définie par



xy 2
si (x, y) ̸= (0, 0)


f (x, y) = x2 + y 2
 0

si (x, y) = (0, 0).

Etudier la continuité de f au point (0, 0).

Solution :
y2 p
Pour tout (x, y) ∈ R2 \ {(0, 0)} on a ≤ 1 et|x| ≤ x2 + y 2 , donc
x2 + y 2

|x|y 2 p
2 2
≤ x2 + y 2 .
x +y
Il s’ensuit alors que
p
|f (x, y) − f (0, 0)| ≤ x2 + y 2 ,

et donc
lim f (x, y) = f (0, 0).
(x,y)→(0,0)

Ainsi f est continue en tout point (x, y) ̸= (0, 0).

Exercice 4.
Soit f la fonction définie par

x+y

 p si (x, y) ̸= (0, 0)
f (x, y) = x2 + y 2
 0

si (x, y) = (0, 0).

Etudier la continuité de f au point (0, 0).

Solution :
Si x ̸= 0 alors
√ x
f (x, x) = 2 .
|x|
Il vient alors que

f (x, x) − f (0, 0) = f (x, x) = 2.
5

Ceci implique que



lim f (x, x) = 2 ̸= f (0, 0)
(x,y)→(0,0)

et donc f n’est pas continue au point (0, 0).

Exercice 5.
Donner un prolongement par continuité en (0, 0) de la fonction f définie par
xy(x2 − y 2 )
f (x, y) = ·
x2 + y 2

Solution :
Pour tout (x, y) ∈ R2 \ {(0, 0)} on a 2|xy| ≤ x2 + y 2 et |x2 − y 2 | ≤ x2 + y 2 ; donc
|xy(x2 − y 2 )|
≤ x2 + y 2 .
x2 + y 2
Il s’ensuit alors que
|f (x, y)| ≤ x2 + y 2 ,

et donc
lim f (x, y) = 0.
(x,y)→(0,0)

Un prolongement par continuité de f en (0, 0) peut être donc donné par


2
− y2)

 xy(x

p si (x, y) ̸= (0, 0)
g(x) = x2 + y 2

 0 si (x, y) = (0, 0).

Exercice 6.
Soit f la fonction définie par
3

 p xy

si (x, y) ̸= (0, 0)
f (x, y) = x2 + y 2

 0 si (x, y) = (0, 0).

∂ 2f ∂ 2f
Calculer les dérivées partielles (x, y) et (x, y) de f au point (0, 0).
∂x∂y ∂y∂x
Expliquer pourquoi l’une, au moins, de ces dérivées partielles n’est pas continue en
(0, 0).
6

Solution :
Si x ̸= 0 alors
f (x, y) − f (x, 0) xy 2
lim = lim 2 = 0,
y→0 y y→0 x + y 2

∂f
et donc (x, 0) = 0. D’autre part, on a
∂y
f (0, y) − f (0, 0)
lim = 0.
y→0 y
∂f
Dès lors (0, 0) = 0. Par conséquent
∂y
∂f ∂f
(x, 0) − (0, 0)
∂ 2f ∂y ∂y
(0, 0) = lim = 0.
∂x∂y x→0 x
Maintenant si y ̸= 0, alors
f (x, y) − f (0, y) y3
lim = lim 2 = y,
x→0 x x→0 x + y 2

∂f
et donc (0, y) = y. D’autre part on a
∂x
f (x, 0) − f (0, 0)
lim = 0.
x→0 x
∂f
Dès lors (0, 0) = 0. D’où
∂x
∂f ∂f
∂ 2f (0, y) − (0, 0) y
(0, 0) = lim ∂x ∂x = lim = 1.
∂y∂x y→0 y y→0 y

∂ 2f ∂ 2f
Comme (0, 0) ̸= (0, 0) alors on déduit que l’une au moins des dérivées
∂y∂x ∂x∂y
∂ 2f ∂ 2f
(x, y) et (x, y) n’est pas continue en (0, 0).
∂x∂y ∂y∂x
Exercice 7.
Calculer les dérivées partielles secondes de la fonction f définie par

f (x, y) = 2x2 y 3 + x.
7

Solution :
On a
∂f ∂f
(x, y) = 4xy 3 + 1 et (x, y) = 6x2 y 2 .
∂x ∂y
Donc
∂ 2f ∂ 2f ∂ 2f
(x, y) = y 3 , (x, y) = 12xy 2 , (x, y) = 12x2 y
∂x2 ∂y∂x ∂y 2
∂ 2f
et (x, y) = 12xy 2 .
∂x∂y
Exercice 8.
Soit f la fonction définie par

f (x, y) = ln(x2 + y 2 ).

Montrer que f est différentiable en tout point (x, y) ∈ Df et calculer sa différentielle.

Solution :
n o
Le domaine de définition de f est Df = (x, y) ∈ R2 : (x, y) ̸= (0, 0) . Donc si
(x, y) ̸= (0, 0), alors
∂f 2x
(x, y) = 2 est continue pour tout (x, y) ∈ Df
∂x x + y2
et
∂f 2y
(x, y) = 2 est continue pour tout (x, y) ∈ Df .
∂y x + y2
Donc f est différentiable en tout point (x, y) ̸= (0, 0), sa différentielle est donnée par
2x 2y
df(x,y) = dx + 2 dy.
x2 +y 2 x + y2

Exercice 9.
Soient f, g : R2 −→ R les fonctions définies par
xy + 4
f (x, y) = x3 + y 3 − 3xy et g(x, y) = ·
2 + 2x + y + xy
Déterminer les extremums locaux eventuels de f et g.
8

Solution :
En chaque point (x, y) ∈ R2 on a
∂f ∂f
(x, y) = 3x2 − 3y et (x, y) = 3y 2 − 3x.
∂x ∂y
Il s’ensuit que f est différentiable sur R2 . Si (x, y) représente un extremum de f alors
∂f ∂f
(x, y) = 3x2 − 3y = 0 et (x, y) = 3y 2 − 3x = 0.
∂x ∂y
Ces équations sont équivalentes au système suivant
(
3x2 − 3y = 0
3y 2 − 3x = 0

Les solutions de ce dernier sont (0, 0) et (1, 1).


Maintenant nous allons étudier la nature de ces points. Pour tout (x, y) ∈ R2 on a
∂ 2f ∂ 2f ∂ 2f
(x, y) = 6x, (x, y) = 6y et (x, y) = −3.
∂x2 ∂y 2 ∂x∂y
• Au point (0, 0) on a
∂ 2f ∂ 2f  ∂ 2f 2
det(H(f, (0, 0)) = (0, 0) × (0, 0) − (0, 0) = −9 < 0.
∂x2 ∂y 2 ∂x∂y
Donc f n’admet pas d’extremum au point (0, 0).
• Au point (1, 1) on a
∂ 2f ∂ 2f  ∂ 2f 2
det(H(f, (1, 1)) = (1, 1) × (1, 1) − (1, 1) = 27 > 0.
∂x2 ∂y 2 ∂x∂y
∂ 2f
Donc f admet un extremum au point (1, 1). Comme (1, 1) > 0, alors il vient que
∂x2
f admet un minimum local au point (1, 1).

On suit le même raisonnement pour la fonction g. On a


n o n o
Dg = (x, y) ∈ R2 : (x + 2)(y + 1) ̸= 0 = (x, y) ∈ R2 : x ̸= −2 et y ̸= −1 .

En chaque point (x, y) ∈ Dg on a


∂g 2(y − 2) ∂g x−4
(x, y) = et (x, y) = .
∂x (y + 1)(x + 2)2 ∂y (y + 1)2 (x + 2)
9

Donc la fonction f est différentiable sur Dg . Si f admet un extremum local en (x, y),
alors
∂g ∂g
(x, y) = 0 et (x, y) = 0.
∂x ∂y
Ces équations sont équivalentes à

2(y − 2)
=0


(y + 1)(x + 2)2

 x−4

(y + 1)2 (x + 2)

La solutions du système est (4, 2).


Maintenant nous allons étudier la nature de (4, 2). Pour tout (x, y) ∈ R2 on a

∂ 2g −4(y − 2) ∂ 2g −2(x − 4)
2
(x, y) = , (x, y) =
∂x (y + 1)(x + 2)3 ∂y 2 (y + 1)3 (x + 2)
et
∂ 2g 6
(x, y) = ·
∂x∂y (y + 1) (x + 2)2
2

Le déterminant de la matrice Hessienne de g au point (4, 2) est

∂ 2g ∂ 2g  ∂ 2g 2 −1
det(H(g, (4, 2)) = (4, 2) × (4, 2) − (4, 2) = < 0.
∂x2 ∂y 2 ∂x∂y 54
Donc g n’admet pas d’extremum au point (0, 0).

Exercice 10.
Etudier les extrema des fonctions suivantes

1. f (x, y) = x2 + y 2 − xy + x + y ;
2. f (x, y) = (x − 1)2 − 2y 2 ;
3. f (x, y) = x3 y 2 (6 − x − y) ;
4. f (x, y) = (x − 1)2 + 2y 2 ;
5. f (x, y) = x2 + y 2 + xy − 2x − y ;
6. f (x, y) = x4 + y 4 − 2x2 + 4xy − 2y 2 .
10

Solution :
1. On a
∂f ∂f
(x, y) = 2x − y + 1 et (x, y) = 2y − x + 1.
∂x ∂y
Les points critiques sont les solutions du système
(
2x − y + 1 = 0
2y − x + 1 = 0
On vérifie facilement que la solution est (−1, −1). Ensuite, nous calculons les
dérivées partielles secondes. On a
∂ 2f ∂ 2f ∂ 2f
(x, y) = 2, (x, y) = 2 et (x, y) = −1.
∂x2 ∂y 2 ∂x∂y
Donc
∂ 2f ∂ 2f  ∂ 2f 2
det(H(f, (−1, −1)) = (−1, −1) × (−1, −1) − (−1, −1)
∂x2 ∂y 2 ∂x∂y
= 3 > 0.
∂ 2f
Puisque (−1, −1) = 2 > 0 il en résulte que la fonction f admet un mini-
∂x2
mum relatif en (−1, −1).
2. On a
∂f ∂f
(x, y) = 2(x − 1) et (x, y) = −4y.
∂x ∂y
On obtient un point critique en résolvant le système
(
2(x − 1) = 0
−4y = 0
qui a comme solution unique (1, 0). On a alors
∂ 2f ∂ 2f ∂ 2f
(x, y) = 2, (x, y) = −4 et (x, y) = 0.
∂x2 ∂y 2 ∂x∂y
Donc
∂ 2f ∂ 2f  ∂ 2f 2
det(H(f, (1, 0)) = (1, 0) × (1, 0) − (1, 0)
∂x2 ∂y 2 ∂x∂y
= −8 < 0.

Il en résulte que la fonction f n’admet pas d’extremum relatif en (1, 0).


11

3. On a
∂f ∂f
(x, y) = −x2 y 2 (−18 + 4x + 3y) et (x, y) = −x3 y(−12 + 2x + 3y).
∂x ∂y
On obtient un point critique en résolvant le système
(
x2 y 2 (−18 + 4x + 3y) = 0
x3 y(−12 + 2x + 3y) = 0

Ce système est vérifié lorsque x ou y est nul, ou, lorsqu’ils sont solutions de
(
−18 + 4x + 3y = 0
−12 + 2x + 3y = 0

Ce dernier système a pour solution (3, 2). On a alors

∂ 2f ∂ 2f
2
(x, y) = 6xy 2 (6 − 2x − y), 2
(x, y) = 2x3 (6 − x − 3y)
∂x ∂y
et
∂ 2f
(x, y) = x2 y(36 − 8x − 9y).
∂x∂y
Donc
∂ 2f ∂ 2f  ∂ 2f 2
det(H(f, (3, 2)) = (3, 2) × (3, 2) − (3, 2)
∂x2 ∂y 2 ∂x∂y
= (−144) × (−108) − (162)2
= −10692 < 0.

∂ 2f
Puisque (3, 2) < 0 il en résulte que la fonction f admet un maximum relatif
∂x2
en (3, 2).

Il reste à étudier ce qui se passe en un point (a, b) des axes (i.e., a = 0 ou


b = 0). En ce point det(H(f, (a, b)) = 0, et donc on ne peut pas conclure.
Comme on a f (a, b) = 0 il suffit d’étudier le signe de f (x, y). Cette expression
est positive si x > 0 et x + y < 6, ou si x < 0 et x + y > 6 et elle est négative
dans les autres parties du plan. Elle ne garde un signe constant au voisinage
12

d’aucun point (a, b) de l’axe (Oy), ni au voisinage de (a, b) = (6, 0). Il n’y a
pas d’extremum en ces points. Par contre au voisinage d’un point (a, 0) avec
a ∈]0, 6[ l’expression est positive et f admet un minimum en a, et au voisinage
d’un point (a, 0) avec a ∈] − ∞, 0[∪]6, +∞[ et l’expression est négative et f
admet un maximun en (a, 0).
4. On a
∂f ∂f
(x, y) = 2(x − 1) et (x, y) = 4y.
∂x ∂y
On obtient un point critique en résolvant le système
(
2(x − 1) = 0
4y = 0

L’unique solution du système est (1, 0). On a alors

∂ 2f ∂ 2f
(x, y) = 2, (x, y) = 4
∂x2 ∂y 2
et
∂ 2f
(x, y) = 0.
∂x∂y
Puisque

∂ 2f ∂ 2f  ∂ 2f 2
det(H(f, (1, 0)) = 2
(1, 0) × 2
(1, 0) − (1, 0)
∂x ∂y ∂x∂y
=8>0

∂ 2f
et (1, 0) = 2 > 0, il en résulte que f admet un minimum local en (1, 0).
∂x2
5. On a On a
∂f ∂f
(x, y) = 2x + y − 2 et (x, y) = x + 2y − 1.
∂x ∂y
On obtient un point critique en résolvant le système
(
2x + y − 2 = 0
x + 2y − 1 = 0
13

qui a pour solution le point (1, 0). Comme

∂ 2f ∂ 2f ∂ 2f
(x, y) = (x, y) = 2 et (x, y) = 1,
∂x2 ∂y 2 ∂x∂y
alors
∂ 2f ∂ 2f  ∂ 2f 2
det(H(f, (1, 0)) = 2
(1, 0) × 2
(1, 0) − (1, 0) = 3 > 0.
∂x ∂y ∂x∂y
∂ 2f
Par conséquent f admet un minimum local en (1, 0) vu que (x, y) = 2 > 0.
∂x2
6. On a
∂f ∂f
(x, y) = 4x3 − 4x + 4y et (x, y) = 4y 3 + 4x − 4y.
∂x ∂y
On obtient un point critique en résolvant le système
(
4x3 − 4x + 4y = 0
4y 3 + 4x − 4y = 0

Ce dernier est équivalent à


(
x3 − x + y = 0
y3 + x − y = 0

donc à (
x3 − 2x = 0
y = −x
√ √ √ √
On a alors trois solutions (0, 0), ( 2, − 2) et (− 2, 2).

Etudions d’abord le point (0, 0).


On a
∂ 2f ∂ 2f ∂ 2f
(x, y) = 12x2 − 4, (x, y) = 12y 2 − 4 et (x, y) = 4,
∂x2 ∂y 2 ∂x∂y
alors
∂ 2f ∂ 2f  ∂ 2f 2
det(H(f, (0, 0)) = 2
(0, 0) × 2
(0, 0) − (0, 0) = 0.
∂x ∂y ∂x∂y
14

On ne peut pas donc conclure par cette méthode. Comme f (0, 0) = 0, on


étudie si f (x, y) garde un signe constant au voisinage de (0, 0). Or on constate
que f (x, x) = 2x4 est positif sur R, et que f (x, 0) = x2 (x2 − 2) est négatif dans
√ √
l’intervalle ] − 2, 2[. Donc f n’a pas d’extremum en (0, 0).
√ √
Etudions maintenant le point ( 2, − 2).

On a
√ √ ∂ 2f √ √ ∂ 2f √ √  ∂ 2f √ √ 2
det(H(f, ( 2, − 2)) = ( 2, − 2) × ( 2, − 2) − ( 2, − 2)
∂x2 ∂y 2 ∂x∂y
= (20) × (20) − [4]2 = 384 > 0.

∂ 2f √ √ √ √
Comme ( 2, − 2) = 20 > 0 alors f admet un minimum local en ( 2, − 2),
∂x2 √ √
c’est à dire, si (x, y) est dans un voisinage de ( 2, − 2) alors
√ √
f (x, y) ≥ f ( 2, − 2) = −8.

Remarquons que f (x, y) = f (y, x) pour tout couple (x, y). Donc le point
√ √ √ √
(− 2, 2) sera de même nature que ( 2, − 2) ; autrement dit, f admet un
√ √
minimum local en (− 2, 2).

Exercice 11.
Soit f la fonction définie sur R2 par
xy
f (x, y) = ·
x+y
Montrer que f est homogène et calculer sondegré d’homogénéité.

Solution :
Le domaine de définition de f est
n o
Df = (x, y) ∈ R2 : x + y ̸= 0 .
15

Donc pour tout (x, y) ∈ Df et λ > 0 on a encore (λx, λy) ∈ Df et


λxλy
f (λx, λy) =
λx + λy
λ2 xy
= = λf (x, y).
λ(x + y)
D’où f est homogène de degré 1.

Exercice 12.
Déterminer les valeurs maximales et minimales de la fonction f (x, y) = 4x+4y−x2 −y 2
sous la ccontrainte x2 + y 2 ≤ 2.

Solution :
D’abord on détermine les points critiques de f . Ces points sont les solutions du
système
∂f

 ∂x (x, y) = 0

 ∂f (x, y) = 0.


∂y
Ce dernier est équivalent à 
 4 − 2x = 0


 4 − 2y = 0.

dont l’unique solution est (2, 2).


Puisque le point (2, 2) ne vérifie pas l’inégalité x2 + y 2 ≤ 2, alors le maximum et
le minimum vont se réaliser sur le bord x2 + y 2 = 2. Nous allons utiliser la méthode
des multiplicateurs de Lagrange avec la fonction g(x, y) = x2 + y 2 . Alors

 4 − 2x = 2xλ

∇f = λ∇g ⇐⇒

 4 − 2y = 2yλ.

Donc il vient que


(4 − 2x)y = 2xyλ = (4 − 2y)x.
16

Dès lors y = x. En substituant dans la contrainte, nous arrivons à 2x2 = 2. Donc on


obtient x = ±1. D’où les points critiques sont (1, 1) et (−1, −1). On a f (1, 1) = 6 et
f (−1, −1) = −10, ainsi la valeur maximale est 6 et la valeur minimle est −10.

Exercice 13.
Déterminer les dimensions du retangle d’aire maximale qu’on peut inscrire dans l’el-
lipse d’équation
x2 y 2
+ =1
4 9
avec des côtés parallèles aux axes (Ox) et (Oy).

Solution :
Nous allons utiliser la méthode des multiplicateurs de Lagrange. On note l’aire du
x2 y2
rectangle inscrit par f (x, y) = 4xy, et on note g(x, y) = 4
+ 9
− 1. On a
 x
 4y = λ 2

∇f = λ∇g ⇐⇒
 y
 4x = 2λ .
9
Nous résolvons d’abord pour λ. En multipliant les deux côtés des deux équations on
obtient
42 xy = 9λxy.

La nature du problème considéré suggère que x et y soient strictement positifs. Donc


4
on peut simplifier les deux côtés par xy. Donc λ = ± ·. Ensuite, en remplaçant dans
3
l’une des équations du système nous arrivons à
x y
= ·
2 3
x2 y2

Puisque x et y doivent satisfaire la contrainte 4
+ = 1, alors x = 2 et y = √32 ·
9
√ √
Par conséquent, les dimensions du triangle sont égales à 2 2 pour la largeur et 3 2
comme longueur.

Exercice 14.
Optimiser la fonction f (x, y) = xy sous la contrainte x2 + y 2 = 1.
17

Solution :
On pose g(x, y) = x2 + y 2 − 1. Les domaines de définitions de f et g sont

Df = Dg = R2 .

On note L le Lagrangien défini par

L(x, y, λ) = xy − λ(x2 + y 2 − 1).

On cherche les points critiques en résolvant le système



∂L


 ∂x
(x, y, λ) = 0


∂L
∂y
(x, y, λ) = 0



 ∂L (x, y, λ) = 0

∂λ

qui est équivalent à 


 y − 2λx = 0


x − 2λy = 0


 x2 + y 2 = 1

D’où on obtient 
1
 λ = ±2


y = 2λx

1

 x2 = y 2 =
2

On obtient finalement les points critiques suivants :


- (x1 , y1 ) = ( √12 , √12 ) associé au multiplicateur λ1 = 12 ·
- (x2 , y2 ) = (− √12 , − √12 ) associé au multiplicateur λ2 = 12 ·
- (x3 , y3 ) = ( √12 , − √12 ) associé au multiplicateur λ3 = − 12 ·
- (x4 , y4 ) = (− √12 , √12 ) associé au multiplicateur λ3 = − 12 ·
Parmi ces points stationnaires, f possède au moins un point de minimum global sur
R2 et au moins un point de maximum global sur R2 . Il suffit alors d’évaluer f en ces
points. On a
1 1
f (x1 , y1 ) = f (x2 , y2 ) = et f (x3 , y3 ) = f (x4 , y4 ) = − ·
2 2
18

Donc f possède deux points de maximums globaux qui sont (x1 , y1 ) et (x2 , y2 ). Les
deux points de minimums globaux de f sont (x3 , y3 ) et (x4 , y4 ).
Chapitre 2

Développements limités

Exercice 1.
Trouver le développement limité jusqu’aux ordres donnés des fonctions suivantes :
1
1. x 7→ au voisinage de 0, à l’ordre n = 2,
1 + x − x2
2. x 7→ ln(1 + x) − ln(x) au voisinage de +∞, à l’ordre n = 2,
1 1
3. x 7→ 3 x − 2 x au voisinage de +∞, à l’ordre n = 2,
4. x 7→ x + x2 + (1 + x)2 x2 + x4 ln(x) au voisinage de 0, à l’ordre n = 3,
5. x 7→ e2x−1 − e.(2x − 1) au voisinage de 1, à l’ordre n = 3.

Solution :
1. On sait qu’au voisinage de 0,
1
= 1 − t + t2 + o(t2 ).
1+t
Donc en posant t = x − x2 , on a
1
= 1 − (x − x2 ) + (x − x2 )2 + o(x2 ).
1 + x − x2
On développe cette expression et on supprime tous les termes de degré supérieur
ou égal à 3. On obtient alors
1
2
= 1 − (x − x2 ) + (x2 ) + o(x2 )
1+x−x
= 1 − x + 2x2 + o(x2 ).

19
20

2. On a
1
ln(1 + x) − ln(x) = ln(x(1 + )) − ln(x)
x
1
= ln(x) + ln(1 + ) − ln(x)
x
1 1 1 2 1
= − ( ) + o( 2 )
x 2 x x
1 1 1
= − 2 + o( 2 ).
x 2x x
3. On a 1
1 ln(3)
ln(3 x )
3x =e =e x .

t2 ln(3)
Puisque et = 1 + t + 2
+ 0(t2 ), alors en posant t = x
, nous obtenons
1 ln(3) [ln(3)]2 1
3x = 1 + + 2
+ o( 2 ).
x x x
De la même manière nous arrivons à
1 ln(2) [ln(2)]2 1
2x = 1 + + + o( ).
x x2 x2
Par conséquent nous obtenons
1 1 ln(3) − ln(2) [ln(3)]2 − [ln(2)]2 1
3x − 2x = + 2
+ o( 2 ).
x x x
4. Pour cette fonction nous appliquons la définition du développeent limité. En
écrivant

x + x2 + (1 + x)2 x2 + x4 ln(x) = x + x2 + (1 + 2x + x2 )x2 + x4 ln(x)


= x + 2x2 + 2x3 + x3 (x + x ln(x)).

et en tenant compte du fait que lim x + x ln(x) = 0, il vient que


x→0

x + x2 + (1 + x)2 x2 + x4 ln(x) = x + 2x2 + 2x3 + o(x3 ).

5. On fait le changement de variable t = x − 1. Donc lorsque x tend vers 1, t tend


vers 0 et on a

e2x−1 − e.(2x − 1) = e2(1+t)−1 − e.(2(1 + t) − 1).


21

On sait que

e2(1+t)−1 = e1+2t = e.e2t


(2t)2 (2t)3
= e.[1 + (2t) + + ] + o(t3 )
2 6
D’où
4e 3
e2(1+t)−1 − e.(2(1 + t) − 1) = 2et2 + t + o(t3 ).
3

Exercice 2.
Donner le développement limité à l’ordre 3, au voisinage de 0 des fonctions suivantes
1. x
x+1
2. 1
1−x2 −x3
3. ln2 (1 + x)
x2 −x x3
4. e 5. (1 + x)x 6. ln(1 + ex − 6

Solution :

1. On sait que
1
= 1 − x + x2 − x3 + o(x3 ).
x+1
Donc
x
= x[1 − x + x2 − x3 + o(x3 )] = x − x2 + x3 + o(x3 ).
x+1
2. On écrit
1 1
2 3
=
1−x −x 1 − (x2 + x3 )
= 1 + (x2 + x3 ) + (x2 + x3 )2 + (x2 + x3 )3 + o(x3 ).

Après avoir éliminé les monômes de degré supérieur ou égal à 4, nous arrivons

1
= 1 + x2 + x3 + o(x3 ).
1 − x2 − x3
x2 x3
3. On sait que ln(x) = x − 2
+ 3
+ o(x3 ). Donc

x 2 x3 2
ln2 (1 + x) = x − + + o(x3 )
2 3
= x − x + o(x3 ).
2 3
22

t2 t3
4. On sait que et = 1 + t + 2
+ 6
+ o(t3 ), donc en prenant t = x2 − x, nous
obtenons

2 −x (x2 − x)2 (x2 − x)3


ex = 1 + (x2 − x) + + + o(x3 )
2 6
x2 − 2x3 −x3
= 1 + x2 − x + + + o(x3 )
2 6
3 7
= 1 − x + x2 − x3 + o(x3 )
2 6
x
5. D’abord on écrit (1 + x)x = eln(1+x) = ex ln(1+x) . Ensuite, on développe la
fonction x ln(1 + x) comme suit :

x2 2 2 x3
x ln(1 + x) = x(x − + o(x )) = x − + o(x3 ).
2 2
Il s’ensuit que

2 − x3 +o(x3 )
ex ln(1+x) = ex 2

x3 1 x3 1 x3
= 1 + (x2 − ) + (x2 − )2 + (x2 − )3 + o(x3 )
2 2 2 6 2
3
x
= 1 + x2 − + o(x3 ).
2
x2 x3
6. On a ex = 1 + x + 2
+ 6
+ o(x3 ). Donc

x3 x2 x3 x3
ex − =1+x+ + + o(x3 ) −
6 2 6 6
x2
=1+x+ + o(x3 ).
2
Par conséquent

x3 x2
ln(1 + ex − ) = ln(1 + x + + o(x3 ))
6 2
x2 1 x2 1 x2
= (x + ) − (x + )2 + (x + )3 + o(x3 )
2 2 2 3 2
x2 1 2 1
=x+ − (x + x3 ) + (x3 ) + o(x3 )
2 2 3
1 3
= x − x + o(x3 ).
6
23

Exercice 3.
1
Calculer lim (1 + x) x ; puis donner le développement limité à l’ordre 2, au voisinage
x→0
de 0, de la fonction
1
f (x) = 1 + x + x2 + e · x2 − x2 (1 + x) x ·

Solution :
On a
1

1 ln (1+x) x
lim (1 + x) = lim e
x
x→0 x→0
1
= lim e x ln(1+x)
x→0

= e.

Donc
1
lim e − (1 + x) x = 0.
x→0

Il en résulte alors que


1
f (x) = 1 + x + x2 + e · x2 − x2 (1 + x) x = 1 + x + x2 + o(x2 )·
1
Remark 2.0.1. On peut développer d’abord la fonction x2 (1 + x) x jusqu’à l’ordre
2, puis faire la somme pour obtenir le même développement limité.

Exercice 4.
Soit f la fonction réelle définie par

ln( 1+x2 −x)
(
x
si x ̸= 0,
f (x) =
−1 si x = 0·

1. Donner le développement limité à l’ordre 2, au voisinage de 0, de 1 + t;
2. Donner le développement limité à l’ordre 2, au voisinage de 0 de ln(1 + t) ;

3. En déduire le développement limité à l’ordre 2, au voisinage de 0, de ln( 1 + x2 −
x) ;
24

4. Montrer que f est dérivable en 0 et calculer sa dérivée en 0.

Solution :

1. Le développement limité à l’ordre 2, au voisinage de 0, de 1 + t est
√ t t2
1 + t = 1 + − + o(t2 ).
2 8

2. Le développement limité à l’ordre 2, au voisinage de 0 de ln(1 + t) est

t2
ln(1 + t) = t − + o(t2 ).
2

3. On a
√ x2
2
ln( 1 + x − x) = ln(1 − x + + o(x2 ))
2
x2 1 x2
= (−x + ) − (−x + )2 + o(x2 )
2 2 2
2
= −x + o(x ).

4. On a

ln( 1+x2 −x)
f (x) − f (0) x
+1
lim = lim
x→0 x−0 x→0 x
−x+o(x2 )
x
+1
= lim
x→0 x
o(x)
= lim
x→0 x

= 0.

Donc f est dérivable en 0 et f ′ (0) = 0.

Exercice 5.
Soit f une fonction 5 fois dérivable sur [−1, 1] telle que f (0) = 0 et f ′ (x) = 1 + f 2 (x).
Donner le développement limité, au voisinge de 0, à l’ordre 5 de f .

Solution :
Puisque f ′ (x) = 1 + f 2 (x) alors f ′ (0) = 1. On a également
25

* f (2) (x) = (1 + f 2 (x))′ = 2f (x)f ′ (x) et donc f (2) (0) = 0.


2
* f (3) (x) = (2f (x)f ′ (x))′ = 2 f (x)f ′ (x) + 2f (x)f (2) (x) et donc f (3) (0) = 2.
* f (4) (x) = 4f ′ (x)f (2) (x) + 2f ′ (x) + 2f (x)f (2) (x)f (3) (x) et donc f (4) (0) = 0.
*
2
f (5) (x) = 4f ′ (x)f (3) (x) + 2f (2) (x) + 4 f (2) (x) + 2f ′ (x)f (2) (x)f (3) (x)
+ 2f (x)(f (2) (x)f (3) (x))′ .

Donc f (5) (0) = 16.

Par application de la formule de Taylor-MacLaurin, il en découle que


x3 2
f (x) = x + + x5 + o(x5 ).
3 15

Exercice 6.
Supposons qu’un gouvernement ait sans cesse recours à des emprunts pour financer
sa politique de protection sociale. Si l’impôt est le seul moyen pour rembourser les
intérêts qui courent sur ces emprunts, la pipultaion aura alors un ”fardeau sur les
épaules” puis’elle devra toujoyrs payer des impôts en vue de ce financement. Selon
un économiste, la valeur de ce fardeau V (t), à la période t vaut
τ a1/t + b1/t t
V (t) = √ ,
ab 2
où a > 0 est le revenu de la période initiale t = 0 ; b > 0 est la dette du gouvernement
de la période initiale t = 0 ; τ est le taux d’intérêt (supposé constant). Cet économiste
cherche la valeur de ce fardeau à long terme. Pour cela, il se propose de calculer
lim V (t) en répondant aux questions suivantes :
t→+∞
1. Soit r > 0. Valider le développement limité suivant :
(ln(r))2 2
rh = 1 + h ln(r) + h + o(h2 ).
2
√ (ln(a))2 +(ln(b))2
2. Soit λ = ln( ab) et µ = 4
; en déduire que l’on a
ah + bh
= 1 + λh + µh2 + o(h2 ).
2
26

3. Vérifier la véracité de l’équation suivante :

ah + bh 1/h √  2µ − λ2 
= ab 1 + h + o(h) .
2 2

4. Conclure que lim V (t) = τ .


t→+∞

5. Que peut-on dire de la droite ∆ d’équation y(t) = τ vis-à-vis de la courbe CV


de V (t), au voisinage de +∞. On admet que 2µ ≥ λ2 ; préciser la position de
CV par rapport à l’asymptote ∆ au voisinage de +∞.

Solution :
2
1. On a rh = eh ln(r) et ex = 1 + x x2 + o(x2 ). Donc

h ln2 (r) 2
r = 1 + h ln(r) + h + o(h2 ).
2

2. D’après la première question 1 on peut écrire

ln2 (a) 2
ah = 1 + h ln(a) + h + o(h2 )
2
et
h ln2 (b) 2
b = 1 + h ln(b) + h + o(h2 ).
2
D’où il vient que

ah + b h ln(a) + ln(b) ln2 (a) + ln2 (b) 2


=1+ h+ h + o(h2 ).
2 2 4

Puisque ln(a)+ln(b)
2
= ln(ab)
2
= ln( ab), il en résulte que

ah + b h
= 1 + λh + µh2 + o(h2 ).
2

3. D’abord on écrit
ah + b h 1 1 ah +bh
( ) h = e h ln( 2 ) .
2
ah +bh
Ensuite, on remplace 2
par 1 + λh + µh2 + o(h2 ). On sait que

x2
ln(1 + x) = x − + o(x2 ).
2
27

Donc en posant x = λh + µh2 , nous obtenons


 ah + bh  h1 1
 2

λh+(µ− λ2 )h2 +o(h2 )
=e h
2
λ2
= eλ e(µ− 2
)h+o(h)

λ2
= eλ 1 + (µ − )h + o(h)
 
2
√  2µ − λ2 
= ab 1 + h + o(h) .
2

4. On a
lim V (t) = lim V ( h1 ) = τ.
t→+∞ h→0

5. Au voisinage de +∞, on a

λ2 1 1
V (t) − τ = (µ − ) + o( ).
2 t t
Donc
λ2 1
V (t) − τ ≈+∞ (µ − ) .
2 t
2
Puisque (µ− λ2 ) 1t > 0, alors la courbe de V se situe au-dessus de son asymptote
au voisinage de +∞.

Exercice 7. √
1+x
Déterminer le développemnt limité à l’ordre 2 au voisinage de 1 de f (x) = ·
x2
Solution :
On pose t = x − 1 et donc x = 1 + t. Alors
28


2+t
f (x) =
(1 + t)2
√ t 1 −1
= 2(1 + ) 2 (1 + t) 2
2
√  t t2 2

2 2

= 2 1+ − + o(t ) 1 − 2t + 3t + o(t )
4 32
√  1 1 1 2 2

= 2 1 + (−2 + )t + (3 − − )t + o(t )
4 2 32
√  7 79 
= 2 1 − t + t2 + o(t2 )
4 32
√ √
√ 7 2 79 2
= 2− (x − 1) + (x − 1)2 + o((x − 1)2 ).
4 32

Exercice 8.
x
Calculer le développement limité à l’ordre 3 de la fonction f (x) = ·
ex −1
Solution :
On a
x2 x3 x4
ex − 1 = x + + + + o(x4 ).
2 6 24
Donc
x 1
= x2 x3
.
ex − 1 1+ x
2
+ 6
+ 24
+ o(x3 )
On effectue la division Euclidienne suivant les puissances croissantes :

x x2 x3
1 1+ 2
+ 6
+ 24
x 2 3
−1 − 2
− x6 − x24
2 3 x2
− x2 − x6 − x24 1− x
2
+ 12
x 2 3
2
+ x6 + x12
x2 3
12
+ x24
2 3
− x12 − x24
0
29

Par conséquent
x x x2
x
= 1 − + + o(x2 ).
e −1 2 12

Exercice 9.
Utiliser des développements limités pour calculer les limites suivantes :
√ √
1+x− 1−x−x
1. lim ,
x→0 x3

 1 x 
2. lim 1+ −e ·
x→+∞ x

x ln(x) + 1 − x
3. lim ·
x→1 (x − 1) ln(x)

Solution :

1. Au voisinage de 0, on a
√ x x2 x 3
1+x=1+ − + + o(x3 )
2 8 16
et
√ x x2 x3
1−x=1− − − + o(x3 ).
2 8 16
Donc
√ √ x3
1+x− 1−x−x=x+ + o(x3 ).
8
Ainsi

√ √ x3
1+x− 1−x−x 8
+ ox3 )
lim = lim
x→0 x3 x→0 x3
1
= lim + o(1)
x→0 8
1
= ·
8
30

2. On a
1 x 1
1+ = ex ln(1+ x )
x
1 1 1
= ex[ x − 2x2 +o( x2 )]
1 1
= e1− 2x +o( x )
1 1
= e.e− 2x +o( x )
 1 1 
=e 1− + o( ) .
2x x
Dès lors, il vient que
 1 x   e 1 
lim 1+ − e = lim − + o( ) = 0·
x→+∞ x x→+∞ 2x x

3. On pose h = x − 1. Alors à l’ordre 2 on a

x ln(x) + 1 − x = (h + 1) ln(1 + h) − h
h2
= (h + 1)(h − + o(2 )) − h
2
2 2
= h + o(h )

et

(x − 1) ln(x) = h ln(1 + h)
h2
= h(h − + o(h2 ))
2
= h + o(h2 ).
2

D’où
x ln(x) + 1 − x h2 + o(h2 )
lim = lim 2 = 1.
x→1 (x − 1) ln(x) h→0 h + o(h2 )

Exercice 10.
Soit f la fonction réelle définie par
1 + ex  x1
f (x) = ·
2
31

1. Déterminer l’ensemble de définition de f ;


2. Donner le développement limité à l’ordre 1, en 0, de la fonction ln(f (x)), puis
de f (x) ;
3. Calculer la limite de f (x) quand x tend vers 0 ;
4. En déduire que f admet un prolongement par continuité en 0, noté h ;
5. Justifier par les résultats précédents l’existence et la valeur de h′ (0).

Solution :

1. L’ensemble de définition de f est


n o
Df = x ∈ R : x ̸= 0 = R \ {0}.
1 1+ex
2. On a ln(f (x)) = e x ln( 2
)
. Il s’agit de calculer le développement limité du
x
composé de fonctions. Nous développons la fonction ln( 1+e
2
) jusqu’à l’ordre 2
puisqu’on divise par x. En effet, on a
2
1 + ex 1 + 1 + x + x2 + o(x2
ln( ) = ln(
2 2
2
x x
= ln(1 + + + o(x2 ))
2 4
x x2 2

x x2  +
= + − 2 4
+ o(x2 )
2 4 2
x x2
= + + o(x2 ).
2 8
D’où
1 x
ln((f (x)) = + + o(x).
2 8
Ensuite, on a

f (x) = eln(f (x))


1 x
= e 2 + 8 +o(x)
1 x
= e 2 .e 8 +o(x)
1
1e2
= e + x + o(x).
2
8
32

3. D’après la question précédente on a


1
e2 1 1
lim f (x) = lim e + x + o(x) = e 2 .
2
x→0 x→0 8
1
4. Puisque limx→0 f (x) = e 2 , alors f admet le prolongement par continuité sui-
vant 
 f (x),
 si x ̸= 0
h(x) =
 e 21 ,

si x = 0
5. Au voisinage de 0, la fonction h admet le développement limité suivant
1
e2
1
h(x) = e + x + o(x).
2
8
D’après l’unicité du développement limité, il vient du théorème de Taylor-
1
Mac-Laurin que h′ (0) = e 2 .

Exercice 11.
Soit f la fonction réelle définie par

f (x) = x2 + x − 1·

1 + t − t2 ;
1. Donner le développement limité à l’ordre 2, au voisinage de 0, de t 7→
f (x)
2. En déduire le développement limité à l’ordre 2, au voisinage de +∞ de ;
x
3. Donner l’équation de l’asymptote à la courbe Cf de f au voisinage de +∞ ;
4. Etudier la position de la courbe Cf par rapport à l’asymptote trouvée en 3).

Solution :
√ u u2
1. Au voisinage de 0 on sait que 1+u=1+ 2
− 8
+ o(u2 ), donc
√ 1 1
1 + t − t2 = 1 + (t − t2 ) − (t − t2 )2 + o(t2 )
2 8
1 1
= 1 + (t − t2 ) − (t2 ) + o(t2 )
2 8
1 5
= 1 + t − t2 + o(t2 ).
2 8
33

2. On écrit
f (x) √ 2
r
1 1
= x + x − 1x = 1 + − 2 car x > 0.
x x x
On pose t = x1 . D’après la question précédente 1, on a au voisinage de +∞
r
1 1 1 5 1
1+ − 2 =1+ − 2 + o( 2 ).
x x 2x 8x x
3. On a d’après la question 2 précédente
f (x) 1 5 1
=1+ − 2 + o( 2 ).
x 2x 8x x
Ceci implique que
1 5 1
f (x) = x + − + o( ).
2 8x x
Donc
1  5 1
lim f (x) − (x + ) = lim + o( ) = 0.
x→+∞ 2 x→+∞ 8x x
Il en découle que l’équation de l’asymptote à la courbe Cf de f au voisinage
de +∞ est y = x + 12 .
4. Puisque
5 1 5
f (x) − y = − + o( ) ≈+∞ − < 0,
8x x 8x
alors on déduit que la courbe Cf se situe en dessous de l’asymptote d’équation
y = x + 12 .

Exercice 12.
Soit f la fonction réelle définie sur ]0, +∞[ par
1
(x2 + 2x)e x − 1
f (x) = ·
x
1. Donner le développement limité à l’ordre 2, au voisinage de +∞, de la fonction
f (x)
;
x
2. Déterminer l’équation de l’asymptote à la courbe Cf de f au voisinage de +∞ ;
3. Etudier la position de la courbe Cf par rapport à son asymptote au voisinage
de +∞.
34

Solution :

1. On a
f (x) 2 1 1
= (1 + )e x − 2
x x x
2  1 1 1  1
= (1 + ) 1 + + 2 + o( 2 ) − 2
x x 2x x x
3 3 1
= 1 + + 2 + o( 2 ).
x 2x x

2. D’après la question précédente on a


3 1
f (x) = x + 3 + + o( ).
2x x
Dès lors nous déduisons que l’équation de l’asymptote à la courbe Cf de f au
voisinage de +∞ est y = x + 3.
3. Puisque
3 1 3
f (x) − y = + o( ) ≈+∞ > 0,
2x x 2x
alors on déduit que la courbe Cf se situe en dessus de l’asymptote d’équation
y = x + 3.

Exercice 13.
Soit f la fonction réelle définie par
1
f (x) = (x − 1)e x+1 ·

1. Donner le développement limité à l’ordre 2, au voisinage de 0, de la fonction


t
t 7→ e 1+t ;
2. Calculer le développement limité à l’ordre 2, au voisinage de +∞, de la fonction
f (x)
;
x
3. Déterminer l’équation de l’asymptote à la courbe Cf de f au voisinage de +∞ ;
4. Etudier la position de la courbe Cf par rapport à son asymptote au voisinage
de +∞.
35

Solution :

1. Au voisinage de 0, on a
t
= t − t2 + o(t2 ),
1+t
donc
t 2 +o(t2 )
e 1+t = et−t
1
= 1 + (t − t2 ) + (t − t2 )2 + o(t2 )
2
1
= 1 + t − t2 + (t2 ) + o(t2 )
2
1 2
= 1 + t − t + o(t2 ).
2

2. On a
f (x) 1 1
= (1 − )e x+1
x x
1 1 11
= (1 − )e x 1+ x .
x
1
Si on pose t = x
alors

f (x) t
= (1 − t)e 1+t
x
1
= (1 − t) 1 + t − t2 + o(t2 )
 
2
1 2
= 1 + t − t − t − t2 + o(t2 )
2
3 2
= 1 − t + o(t2 ).
2
Dès lors
f (x) 3 1
= 1 − 2 + o( 2 ).
x 2x x
3. Déterminons l’équation de l’asymptote à la courbe Cf de f au voisinage de
3
+∞. En effet, puisque f (x) = x − 2x + o( x1 ), alors l’équation de cet asymptote
est y = x.
36

4. On a d’après la question 3 précédente


3 1 3
f (x) = x − + o( ) ≈+∞ − < 0.
2x x 2x
Donc la courbe Cf se situe en dessous de son asymptote au voisinage de +∞.

Exercice 14.

Trouver l’équation de l’asymptote à la courbe de la fonction f (x) = x − 3 x3 + x2 + x
au voisinage de +∞.

Solution :
Si x > 0 alors

r r
3 3 1 1 3 1 1
x 3 + x2 + x = x3 (1 + + 2 ) = x 1 + + 2 .
x x x x
q
Nous écrivons d’abord le développement limité de 3 1 + x1 + x12 à l’ordre 2. En effet,
on a
r
1 1 1 1 1 1 1 1 1
+ 2 = 1 + ( + 2 ) − ( + 2 )2 + o( 2 )
3
1+
x x 3 x x 9 x x x
1 1 1 1
=1+ + − + o( 2 )
3x 3x2 9x2 x
1 2 1
=1+ + + o( 2 ).
3x 9x2 x
D’où
1 2 1 1 2 1
f (x) = x − x[1 + + 2 + o( 2 )] = − − + o( ).
3x 9x x 3 9x x
On en déduit de cette dernière égalité que l’éqution de l’asymptote à la courbe de f ,
au voisinage de +∞ est y = − 31 .

Exercice 15.
Trouver une fonction simple équivalente, au voisinage de +∞, à la fonction x 7→

x − 31 − 3 x3 − x2 (Indication : utiliser un développement limité).

Solution :
On sait que toute fonction admettant un développement limité au voisinage d’un cer-
tain x0 est équivalente à sa partie régulière dans ce voisinage. Nous allons déterminer
37


un développement limité de f (x) = x − 31 − 3
x3 − x2 . Nous commençons par recher-
cher un développement limité d’ordre 1. On a
r
1 3 1
f (x) = x − − x 1 −
3 x
1 1 1 1
= x − − x(1 − − 2 + o( 2 ))
3 3x 9x x
1 1
= + o( ).
9x x
Par conséquent
1
f (x) ≈+∞ ·
9x

Exercice 16.
Trouver un équivalent simple, au voisinage de 0, de la fonction
1 1 1
f (x) = − + ·
ex −1 x 2

Solution :
On sait que ex = 1 + x + 21 x2 + 16 x3 + o(x3 ), donc

1 1
=
ex − 1 1
1 + x + 2 x2 + 16 x3 + o(x3 ) − 1
1 1
= ×
x 1 + x2 + x62 + o(x2 )
1 x x2 x2
+ o(x2 )

= 1− − +
x 2 6 4
1 1 1
= − + x + o(x).
x 2 12
Donc
1 1 1 1 1 1
f (x) = − + x + o(x) − + = x + o(x).
x 2 12 x 2 12
Il en résulte alors que
x
f (x) ≈0 ·
12
Chapitre 3

Calcul intégral

Exercice 1.
Calculer l’intégrale suivante Z e
x2 ln x dx.
1

Solution :
′ ′ 1
On utilise une intégration par parties. On pose u = ln x et v = x2 . Donc u = et
x
x3
v= . On a alors
3
e e
1 x3
Z Z
2
 e
x ln x dx = uv 1 − dx
1 1 x 3
Z e 2
 x3 e x
= ln x 1 − dx
3 1 3

 x3 x3 e
= ln x −
3 9 1
2 1
= e3 + ·
3 9

Exercice 2.
Calculer l’intégrale suivante
1
ex
Z
dx.
0 ex + 1

38
39

Solution :
On fait le changement de variable u = ex et donc x = ln u. Il s’ensuit que du = ex dx.
Lorsque x varie de 0 à 1, la variable u varie de 1 à e. On a alors
Z 1 Z e
ex du
x
dx = √ du
1 e +1 1 1+u
 √
= 2 1 + u]e1
√ √
= 2 1 + e − 2 2·

Exercice 3.
Calculer l’intégrale suivante Z 2
dx
dx.
1 3 + e−x

Solution :
On fait le changement de variable u = ex et donc x = ln u. Il s’ensuit que du = ex dx.
Lorsque x varie de 1 à 2, la variable u varie de e à e2 . On a alors
Z 2 Z e2
dx du
dx = √ du
1 3 + e−x e 1 + 3u
1 2
= ln |3u + 1|]ee
3
1 1
= ln(3e2 + 1) − ln(3e + 1)
3 3
1 3e2 + 1
= ln( )·
3 3e + 1

Exercice 4.
On considère la suite (Sn )n définie par
n
X 1
Sn = ·
k=1
n+k

Calculer lim Sn .
n−→+∞
40

Solution :
Nous allons utiliser les sommes de Riemann. Pour cela on écrit
n
1X 1
Sn = ·
n k=1 1 + nk
1
Si on pose f (x) = 1+x
, alors
n
1−0X (1 − 0)
Sn = f (0 + k )·
n k=1 n
Il vient alors que
Z 1
lim Sn = f (x)dx
n−→+∞ 0
 1
= ln |x + 1| 0

= ln 2.

Exercice 5.
Calculer l’intégrale suivante Z 2
x+2
dx.
1 x− 3x − 4
Solution :
x+2
Pour calculer cette intégrale on décompose la fraction x− 3x−4
en éléments simples.
Pour cela on écrit
3x + 1 α β
2
= + ·
(x + 1) x + 1 (x + 1)2
En prenant par exemple x = −2 puis x = 1, on obtient α = − 51 et β = 65 .
Par conséquent
Z 2 Z 2 Z 2
x+2 1 dx 6 dx
2
dx = − +−
1 x − 3x − 4 5 1 x+1 5 1 x−4
1 2 6  2
=− ln |x + 1| 1 + ln |x − 4| 1 dx
5 5
1  6 
= − ln(3) − ln(2) + ln | − 2| − ln | − 3| dx
5 5
7 3
= − ln( )·
5 2
41

Exercice 6.
Calculer l’intégrale suivante Z 1
3x + 1
dx.
0 (x + 1)2
Solution :
On commence par décomposer la fraction en éléments simples. Pour cela on écrit
3x + 1 α β
2
= + ·
(x + 1) x + 1 (x + 1)2
En donnant différentes valeurs à x, on trouve que α = 3 et β = −2. Donc
Z 1 Z 1 Z 1
3x + 1 dx dx
2
dx = −2 2
0 (x + 1) 0 x+1 0 (x + 1)

 1  1 1
= 3 ln |x + 1| 0 − 2 − dx
x+1 0
 x3 x3  1
= ln x −
3 9 0
= 3 ln(2) − 1·

Exercice 7.
RR
Calculer D
(x2 −2y) dx dy, où D est le domaine délimité par les courbes d’équations
y = x2 + 2x + 1 et y = x3 + 1.

Solution :
On applique le théorème de Fubini pour séparer les variables. Alors

Z Z Z Z
2
(x − 2y) dx dy = 1D (x, y) dx dy
D D
Z 0 Z x3 +1 
= (x2 − 2y)dy dx.
−1 x2 +2x+1

Or
Z x3 +1 h ix3 +1
(x2 − 2y)dy = x2 y − y 2
x2 +2x+1 x2 +2x+1

= −x6 + x5 + 6x2 + 4x,


42

il en découle que
Z Z Z 0
2
(x − 2y) dx dy = (−x6 + x5 + 6x2 + 4x) dx
D −1

1h 1 i0
= − x7 + x6 + 2x3 + 2x2
7 6 −1

1 1
= + −2+2
7 6
13
= ·
42

Exercice 8.
RR
Calculer D
f (x, y) dx dy, où

D = (x, y) ∈ R2 : |x| ≤ a, |y| ≤ b




et
f (x, y) = (x + y)ex−y .

Solution :
On intègre sur un rectangle. Lorsque x est compris entre −a et a, l’ordonnée y varie
de −b à b. Donc
Z Z Z a Z b 
x−y
f (x, y) dx dy = 1(x + y)e dy dx.
D −a −b

Rb
Nous calculons d’abord l’intégrale −b
1(x + y)ex−y dy. En effet, on a
Z b h ib Z b
x−y x−y
1(x + y)e dy = − (x + y)e + ex−y dy
−b −b −b

= −(x + b + 1)ex−b + (x − b + 1)ex+b .


43

Ainsi
Z Z Z a
− (x + b + 1)ex−b + (x − b + 1)ex+b dx

f (x, y) dx dy =
D −a
h ia Z a  Z a 
x+b x+b x−b a
= (x − b + 1)e − e dx − [x + b + 1)e ]−a − ex−b dx
−a −a −a

h ia h ia
= (x − b + 1)ex+b − (x + b)ex−b
−a −a

= (a − b + 1)ea+b + (a + b)eb−a − (a + b)ea−b + (b − a)e−a−b

= (a − b)(ea+b − e−a−b ) + (a + b)((eb−a − ea−b ).

Exercice 9.
RR
Calculer D
f (x, y) dx dy, où D est le triangle de sommets O(0, 0), A(1, 0), B(0, 1)
et
f (x, y) = ln(x + y + 1).

Solution :
La droite AB a pour équation
y = 1 − x.

Lorsque x est compris entre 0 et 1, le nombre y varie de 0 à 1 − x. Donc

Z 1−x Z 2
ln(x + y + 1) dy = ln udu en posant u = x + y + 1 dx
0 x+1

h i2
= u ln u − u
x+1

= 2 ln 2 − 2 − (x + 1) ln(x + 1) + (x + 1).

D’où

Z Z Z 1 
f (x, y) dx dy = 2 ln 2 − 2 − (x + 1) ln(x + 1) + (x + 1) dx.
D 0
44

En posant v = x + 1, et en intégrant par parties on obtient


Z Z Z 2
ln(x + y + 1) dx dy = 2 ln 2 − 2 − (v ln v − v)dv
D 1

h v2 Z 2
i2 3
= 2 ln 2 − 2 − ln v + v dv
2 1 1 2
h v2 3 i2
= 2 ln 2 − 2 − ln v − v 2
2 4 1
1
= ·
4

Exercice 10.
RR
Calculer D
f (x, y) dx dy, où D est l’ensemble des points du plan qui vérifient les
inégalités suivantes :
√ √ √ √
x + y ≥ 1 et 1 − x + 1 − y ≥ 1 et

f (x, y) = (x − y)2 .

Solution :
Si (x, y) appartient à D, on a nécessairement 0 ≤ x ≤ 1 et 0 ≤ y ≤ 1 . Alors la
√ √
condition x + y ≥ 1 est équivalente à
√ √
y ≥ 1 − x,

puis à
√ √
y ≥ (1 − x)2 = 1 + x − 2 x.
√ √
De même la condition 1 − x + 1 − y ≥ 1 est équivalente à
√ √
y ≤ 1 − (1 − 1 − x)2 = x − 1 + 2 1 − x.
45

Pour x compris entre 0 et 1, on a



Z x−1+2 1−x h (y − x)3 ix−1+2√1−x
2

(y − x) dy = √
1+x−2 x 3 1+x−2 x

1h √ √ i
= (2 1 − x − 1)3 − (1 − 2 x)3
3
1h √ √ i
= 8(x3/2 + (1 − x)3/2 ) + 6( x + 1 − x) − 14 ·
3
Donc
1 √ √
Z Z Z
1 h 3/2 i
f (x, y) dx dy = 8(x + (1 − x)3/2 ) + 6( x + 1 − x) − 14 dy
D 0 3

1 h 16 5/2 i1
= (x − (1 − x)5/2 ) + 4(x3/2 − (1 − x)3/2 ) − 14x
3 5 0

1 h 16 16 i
= + 4 − 14 + +4
3 5 5

2
= ·
15

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