Exercices d'Analyse Mathématique
Exercices d'Analyse Mathématique
Exercices Corrigés
d’Analyse Mathématique
Par
Mohamed Boumazgour
2020 - 2021
Table des matières
2 Développements limités 19
3 Calcul intégral 38
1
Chapitre 1
Exercice 1.
Déterminer les domaines de définition des fonctions suivantes
1. f (x, y) = x ln(y) ;
ln(x2 + y 2 )
2. g(x, y) = p ;
1 − x2 − y 2
√
3. h(x, y) = xex−y .
Solution :
1. Le domaine de définition de f est
n o
Df = (x, y) ∈ R2 : y > 0 .
2. Pour que g soit définie en un point (x, y) il faut que x2 +y 2 > 0 et 1−x2 −y 2 > 0 ;
donc
n o
Dg = (x, y) ∈ R2 : 0 < x2 + y 2 < 1 .
Exercice 2.
Etudier l’existence des limites suivantes
2
3
x2 y
1. lim ;
(x,y)→(0,0) x2 + y 2
1+x+y
2. lim ;
(x,y)→(0,0) x2 − y 2
2 + x2 + xy
3. lim ln(1 + y).
(x,y)→(0,0) y
Solution :
1. Si (x, y) ∈ R2 alors
x2 y x2 x2
− 0 ≤ y ≤ y car ≤ 1.
x2 + y 2 x2 + y 2 x2 + y 2
D’où
x2 y
lim ≤ lim y .
(x,y)→(0,0) x2 + y 2 y→0
Par conséquent
x2 y
lim = 0.
(x,y)→(0,0) x2 + y 2
et
1+y
lim f2 (y) = lim = −∞.
y→0 y→0 −y 2
1+x+y
Puisque lim f1 (x) ̸= lim f2 (y), alors on déduit que la fonction (x, y) 7→
x→0 y→0 x2 − y 2
n’admet pas de limite au point (0, 0).
3. On a
ln(1 + y)
lim (2 + x2 + xy) = 2 et lim = 1.
(x,y)→(0,0) (x,y)→(0,0) y
Par conséquent
lim f (x, y) = 2.
(x,y)→(0,0)
Exercice 3.
4
Solution :
y2 p
Pour tout (x, y) ∈ R2 \ {(0, 0)} on a ≤ 1 et|x| ≤ x2 + y 2 , donc
x2 + y 2
|x|y 2 p
2 2
≤ x2 + y 2 .
x +y
Il s’ensuit alors que
p
|f (x, y) − f (0, 0)| ≤ x2 + y 2 ,
et donc
lim f (x, y) = f (0, 0).
(x,y)→(0,0)
Exercice 4.
Soit f la fonction définie par
x+y
p si (x, y) ̸= (0, 0)
f (x, y) = x2 + y 2
0
si (x, y) = (0, 0).
Solution :
Si x ̸= 0 alors
√ x
f (x, x) = 2 .
|x|
Il vient alors que
√
f (x, x) − f (0, 0) = f (x, x) = 2.
5
Exercice 5.
Donner un prolongement par continuité en (0, 0) de la fonction f définie par
xy(x2 − y 2 )
f (x, y) = ·
x2 + y 2
Solution :
Pour tout (x, y) ∈ R2 \ {(0, 0)} on a 2|xy| ≤ x2 + y 2 et |x2 − y 2 | ≤ x2 + y 2 ; donc
|xy(x2 − y 2 )|
≤ x2 + y 2 .
x2 + y 2
Il s’ensuit alors que
|f (x, y)| ≤ x2 + y 2 ,
et donc
lim f (x, y) = 0.
(x,y)→(0,0)
Exercice 6.
Soit f la fonction définie par
3
p xy
si (x, y) ̸= (0, 0)
f (x, y) = x2 + y 2
0 si (x, y) = (0, 0).
∂ 2f ∂ 2f
Calculer les dérivées partielles (x, y) et (x, y) de f au point (0, 0).
∂x∂y ∂y∂x
Expliquer pourquoi l’une, au moins, de ces dérivées partielles n’est pas continue en
(0, 0).
6
Solution :
Si x ̸= 0 alors
f (x, y) − f (x, 0) xy 2
lim = lim 2 = 0,
y→0 y y→0 x + y 2
∂f
et donc (x, 0) = 0. D’autre part, on a
∂y
f (0, y) − f (0, 0)
lim = 0.
y→0 y
∂f
Dès lors (0, 0) = 0. Par conséquent
∂y
∂f ∂f
(x, 0) − (0, 0)
∂ 2f ∂y ∂y
(0, 0) = lim = 0.
∂x∂y x→0 x
Maintenant si y ̸= 0, alors
f (x, y) − f (0, y) y3
lim = lim 2 = y,
x→0 x x→0 x + y 2
∂f
et donc (0, y) = y. D’autre part on a
∂x
f (x, 0) − f (0, 0)
lim = 0.
x→0 x
∂f
Dès lors (0, 0) = 0. D’où
∂x
∂f ∂f
∂ 2f (0, y) − (0, 0) y
(0, 0) = lim ∂x ∂x = lim = 1.
∂y∂x y→0 y y→0 y
∂ 2f ∂ 2f
Comme (0, 0) ̸= (0, 0) alors on déduit que l’une au moins des dérivées
∂y∂x ∂x∂y
∂ 2f ∂ 2f
(x, y) et (x, y) n’est pas continue en (0, 0).
∂x∂y ∂y∂x
Exercice 7.
Calculer les dérivées partielles secondes de la fonction f définie par
f (x, y) = 2x2 y 3 + x.
7
Solution :
On a
∂f ∂f
(x, y) = 4xy 3 + 1 et (x, y) = 6x2 y 2 .
∂x ∂y
Donc
∂ 2f ∂ 2f ∂ 2f
(x, y) = y 3 , (x, y) = 12xy 2 , (x, y) = 12x2 y
∂x2 ∂y∂x ∂y 2
∂ 2f
et (x, y) = 12xy 2 .
∂x∂y
Exercice 8.
Soit f la fonction définie par
f (x, y) = ln(x2 + y 2 ).
Solution :
n o
Le domaine de définition de f est Df = (x, y) ∈ R2 : (x, y) ̸= (0, 0) . Donc si
(x, y) ̸= (0, 0), alors
∂f 2x
(x, y) = 2 est continue pour tout (x, y) ∈ Df
∂x x + y2
et
∂f 2y
(x, y) = 2 est continue pour tout (x, y) ∈ Df .
∂y x + y2
Donc f est différentiable en tout point (x, y) ̸= (0, 0), sa différentielle est donnée par
2x 2y
df(x,y) = dx + 2 dy.
x2 +y 2 x + y2
Exercice 9.
Soient f, g : R2 −→ R les fonctions définies par
xy + 4
f (x, y) = x3 + y 3 − 3xy et g(x, y) = ·
2 + 2x + y + xy
Déterminer les extremums locaux eventuels de f et g.
8
Solution :
En chaque point (x, y) ∈ R2 on a
∂f ∂f
(x, y) = 3x2 − 3y et (x, y) = 3y 2 − 3x.
∂x ∂y
Il s’ensuit que f est différentiable sur R2 . Si (x, y) représente un extremum de f alors
∂f ∂f
(x, y) = 3x2 − 3y = 0 et (x, y) = 3y 2 − 3x = 0.
∂x ∂y
Ces équations sont équivalentes au système suivant
(
3x2 − 3y = 0
3y 2 − 3x = 0
Donc la fonction f est différentiable sur Dg . Si f admet un extremum local en (x, y),
alors
∂g ∂g
(x, y) = 0 et (x, y) = 0.
∂x ∂y
Ces équations sont équivalentes à
2(y − 2)
=0
(y + 1)(x + 2)2
x−4
(y + 1)2 (x + 2)
∂ 2g −4(y − 2) ∂ 2g −2(x − 4)
2
(x, y) = , (x, y) =
∂x (y + 1)(x + 2)3 ∂y 2 (y + 1)3 (x + 2)
et
∂ 2g 6
(x, y) = ·
∂x∂y (y + 1) (x + 2)2
2
∂ 2g ∂ 2g ∂ 2g 2 −1
det(H(g, (4, 2)) = (4, 2) × (4, 2) − (4, 2) = < 0.
∂x2 ∂y 2 ∂x∂y 54
Donc g n’admet pas d’extremum au point (0, 0).
Exercice 10.
Etudier les extrema des fonctions suivantes
1. f (x, y) = x2 + y 2 − xy + x + y ;
2. f (x, y) = (x − 1)2 − 2y 2 ;
3. f (x, y) = x3 y 2 (6 − x − y) ;
4. f (x, y) = (x − 1)2 + 2y 2 ;
5. f (x, y) = x2 + y 2 + xy − 2x − y ;
6. f (x, y) = x4 + y 4 − 2x2 + 4xy − 2y 2 .
10
Solution :
1. On a
∂f ∂f
(x, y) = 2x − y + 1 et (x, y) = 2y − x + 1.
∂x ∂y
Les points critiques sont les solutions du système
(
2x − y + 1 = 0
2y − x + 1 = 0
On vérifie facilement que la solution est (−1, −1). Ensuite, nous calculons les
dérivées partielles secondes. On a
∂ 2f ∂ 2f ∂ 2f
(x, y) = 2, (x, y) = 2 et (x, y) = −1.
∂x2 ∂y 2 ∂x∂y
Donc
∂ 2f ∂ 2f ∂ 2f 2
det(H(f, (−1, −1)) = (−1, −1) × (−1, −1) − (−1, −1)
∂x2 ∂y 2 ∂x∂y
= 3 > 0.
∂ 2f
Puisque (−1, −1) = 2 > 0 il en résulte que la fonction f admet un mini-
∂x2
mum relatif en (−1, −1).
2. On a
∂f ∂f
(x, y) = 2(x − 1) et (x, y) = −4y.
∂x ∂y
On obtient un point critique en résolvant le système
(
2(x − 1) = 0
−4y = 0
qui a comme solution unique (1, 0). On a alors
∂ 2f ∂ 2f ∂ 2f
(x, y) = 2, (x, y) = −4 et (x, y) = 0.
∂x2 ∂y 2 ∂x∂y
Donc
∂ 2f ∂ 2f ∂ 2f 2
det(H(f, (1, 0)) = (1, 0) × (1, 0) − (1, 0)
∂x2 ∂y 2 ∂x∂y
= −8 < 0.
3. On a
∂f ∂f
(x, y) = −x2 y 2 (−18 + 4x + 3y) et (x, y) = −x3 y(−12 + 2x + 3y).
∂x ∂y
On obtient un point critique en résolvant le système
(
x2 y 2 (−18 + 4x + 3y) = 0
x3 y(−12 + 2x + 3y) = 0
Ce système est vérifié lorsque x ou y est nul, ou, lorsqu’ils sont solutions de
(
−18 + 4x + 3y = 0
−12 + 2x + 3y = 0
∂ 2f ∂ 2f
2
(x, y) = 6xy 2 (6 − 2x − y), 2
(x, y) = 2x3 (6 − x − 3y)
∂x ∂y
et
∂ 2f
(x, y) = x2 y(36 − 8x − 9y).
∂x∂y
Donc
∂ 2f ∂ 2f ∂ 2f 2
det(H(f, (3, 2)) = (3, 2) × (3, 2) − (3, 2)
∂x2 ∂y 2 ∂x∂y
= (−144) × (−108) − (162)2
= −10692 < 0.
∂ 2f
Puisque (3, 2) < 0 il en résulte que la fonction f admet un maximum relatif
∂x2
en (3, 2).
d’aucun point (a, b) de l’axe (Oy), ni au voisinage de (a, b) = (6, 0). Il n’y a
pas d’extremum en ces points. Par contre au voisinage d’un point (a, 0) avec
a ∈]0, 6[ l’expression est positive et f admet un minimum en a, et au voisinage
d’un point (a, 0) avec a ∈] − ∞, 0[∪]6, +∞[ et l’expression est négative et f
admet un maximun en (a, 0).
4. On a
∂f ∂f
(x, y) = 2(x − 1) et (x, y) = 4y.
∂x ∂y
On obtient un point critique en résolvant le système
(
2(x − 1) = 0
4y = 0
∂ 2f ∂ 2f
(x, y) = 2, (x, y) = 4
∂x2 ∂y 2
et
∂ 2f
(x, y) = 0.
∂x∂y
Puisque
∂ 2f ∂ 2f ∂ 2f 2
det(H(f, (1, 0)) = 2
(1, 0) × 2
(1, 0) − (1, 0)
∂x ∂y ∂x∂y
=8>0
∂ 2f
et (1, 0) = 2 > 0, il en résulte que f admet un minimum local en (1, 0).
∂x2
5. On a On a
∂f ∂f
(x, y) = 2x + y − 2 et (x, y) = x + 2y − 1.
∂x ∂y
On obtient un point critique en résolvant le système
(
2x + y − 2 = 0
x + 2y − 1 = 0
13
∂ 2f ∂ 2f ∂ 2f
(x, y) = (x, y) = 2 et (x, y) = 1,
∂x2 ∂y 2 ∂x∂y
alors
∂ 2f ∂ 2f ∂ 2f 2
det(H(f, (1, 0)) = 2
(1, 0) × 2
(1, 0) − (1, 0) = 3 > 0.
∂x ∂y ∂x∂y
∂ 2f
Par conséquent f admet un minimum local en (1, 0) vu que (x, y) = 2 > 0.
∂x2
6. On a
∂f ∂f
(x, y) = 4x3 − 4x + 4y et (x, y) = 4y 3 + 4x − 4y.
∂x ∂y
On obtient un point critique en résolvant le système
(
4x3 − 4x + 4y = 0
4y 3 + 4x − 4y = 0
donc à (
x3 − 2x = 0
y = −x
√ √ √ √
On a alors trois solutions (0, 0), ( 2, − 2) et (− 2, 2).
On a
√ √ ∂ 2f √ √ ∂ 2f √ √ ∂ 2f √ √ 2
det(H(f, ( 2, − 2)) = ( 2, − 2) × ( 2, − 2) − ( 2, − 2)
∂x2 ∂y 2 ∂x∂y
= (20) × (20) − [4]2 = 384 > 0.
∂ 2f √ √ √ √
Comme ( 2, − 2) = 20 > 0 alors f admet un minimum local en ( 2, − 2),
∂x2 √ √
c’est à dire, si (x, y) est dans un voisinage de ( 2, − 2) alors
√ √
f (x, y) ≥ f ( 2, − 2) = −8.
Remarquons que f (x, y) = f (y, x) pour tout couple (x, y). Donc le point
√ √ √ √
(− 2, 2) sera de même nature que ( 2, − 2) ; autrement dit, f admet un
√ √
minimum local en (− 2, 2).
Exercice 11.
Soit f la fonction définie sur R2 par
xy
f (x, y) = ·
x+y
Montrer que f est homogène et calculer sondegré d’homogénéité.
Solution :
Le domaine de définition de f est
n o
Df = (x, y) ∈ R2 : x + y ̸= 0 .
15
Exercice 12.
Déterminer les valeurs maximales et minimales de la fonction f (x, y) = 4x+4y−x2 −y 2
sous la ccontrainte x2 + y 2 ≤ 2.
Solution :
D’abord on détermine les points critiques de f . Ces points sont les solutions du
système
∂f
∂x (x, y) = 0
∂f (x, y) = 0.
∂y
Ce dernier est équivalent à
4 − 2x = 0
4 − 2y = 0.
Exercice 13.
Déterminer les dimensions du retangle d’aire maximale qu’on peut inscrire dans l’el-
lipse d’équation
x2 y 2
+ =1
4 9
avec des côtés parallèles aux axes (Ox) et (Oy).
Solution :
Nous allons utiliser la méthode des multiplicateurs de Lagrange. On note l’aire du
x2 y2
rectangle inscrit par f (x, y) = 4xy, et on note g(x, y) = 4
+ 9
− 1. On a
x
4y = λ 2
∇f = λ∇g ⇐⇒
y
4x = 2λ .
9
Nous résolvons d’abord pour λ. En multipliant les deux côtés des deux équations on
obtient
42 xy = 9λxy.
Exercice 14.
Optimiser la fonction f (x, y) = xy sous la contrainte x2 + y 2 = 1.
17
Solution :
On pose g(x, y) = x2 + y 2 − 1. Les domaines de définitions de f et g sont
Df = Dg = R2 .
D’où on obtient
1
λ = ±2
y = 2λx
1
x2 = y 2 =
2
Donc f possède deux points de maximums globaux qui sont (x1 , y1 ) et (x2 , y2 ). Les
deux points de minimums globaux de f sont (x3 , y3 ) et (x4 , y4 ).
Chapitre 2
Développements limités
Exercice 1.
Trouver le développement limité jusqu’aux ordres donnés des fonctions suivantes :
1
1. x 7→ au voisinage de 0, à l’ordre n = 2,
1 + x − x2
2. x 7→ ln(1 + x) − ln(x) au voisinage de +∞, à l’ordre n = 2,
1 1
3. x 7→ 3 x − 2 x au voisinage de +∞, à l’ordre n = 2,
4. x 7→ x + x2 + (1 + x)2 x2 + x4 ln(x) au voisinage de 0, à l’ordre n = 3,
5. x 7→ e2x−1 − e.(2x − 1) au voisinage de 1, à l’ordre n = 3.
Solution :
1. On sait qu’au voisinage de 0,
1
= 1 − t + t2 + o(t2 ).
1+t
Donc en posant t = x − x2 , on a
1
= 1 − (x − x2 ) + (x − x2 )2 + o(x2 ).
1 + x − x2
On développe cette expression et on supprime tous les termes de degré supérieur
ou égal à 3. On obtient alors
1
2
= 1 − (x − x2 ) + (x2 ) + o(x2 )
1+x−x
= 1 − x + 2x2 + o(x2 ).
19
20
2. On a
1
ln(1 + x) − ln(x) = ln(x(1 + )) − ln(x)
x
1
= ln(x) + ln(1 + ) − ln(x)
x
1 1 1 2 1
= − ( ) + o( 2 )
x 2 x x
1 1 1
= − 2 + o( 2 ).
x 2x x
3. On a 1
1 ln(3)
ln(3 x )
3x =e =e x .
t2 ln(3)
Puisque et = 1 + t + 2
+ 0(t2 ), alors en posant t = x
, nous obtenons
1 ln(3) [ln(3)]2 1
3x = 1 + + 2
+ o( 2 ).
x x x
De la même manière nous arrivons à
1 ln(2) [ln(2)]2 1
2x = 1 + + + o( ).
x x2 x2
Par conséquent nous obtenons
1 1 ln(3) − ln(2) [ln(3)]2 − [ln(2)]2 1
3x − 2x = + 2
+ o( 2 ).
x x x
4. Pour cette fonction nous appliquons la définition du développeent limité. En
écrivant
On sait que
Exercice 2.
Donner le développement limité à l’ordre 3, au voisinage de 0 des fonctions suivantes
1. x
x+1
2. 1
1−x2 −x3
3. ln2 (1 + x)
x2 −x x3
4. e 5. (1 + x)x 6. ln(1 + ex − 6
)·
Solution :
1. On sait que
1
= 1 − x + x2 − x3 + o(x3 ).
x+1
Donc
x
= x[1 − x + x2 − x3 + o(x3 )] = x − x2 + x3 + o(x3 ).
x+1
2. On écrit
1 1
2 3
=
1−x −x 1 − (x2 + x3 )
= 1 + (x2 + x3 ) + (x2 + x3 )2 + (x2 + x3 )3 + o(x3 ).
Après avoir éliminé les monômes de degré supérieur ou égal à 4, nous arrivons
à
1
= 1 + x2 + x3 + o(x3 ).
1 − x2 − x3
x2 x3
3. On sait que ln(x) = x − 2
+ 3
+ o(x3 ). Donc
x 2 x3 2
ln2 (1 + x) = x − + + o(x3 )
2 3
= x − x + o(x3 ).
2 3
22
t2 t3
4. On sait que et = 1 + t + 2
+ 6
+ o(t3 ), donc en prenant t = x2 − x, nous
obtenons
x2 2 2 x3
x ln(1 + x) = x(x − + o(x )) = x − + o(x3 ).
2 2
Il s’ensuit que
2 − x3 +o(x3 )
ex ln(1+x) = ex 2
x3 1 x3 1 x3
= 1 + (x2 − ) + (x2 − )2 + (x2 − )3 + o(x3 )
2 2 2 6 2
3
x
= 1 + x2 − + o(x3 ).
2
x2 x3
6. On a ex = 1 + x + 2
+ 6
+ o(x3 ). Donc
x3 x2 x3 x3
ex − =1+x+ + + o(x3 ) −
6 2 6 6
x2
=1+x+ + o(x3 ).
2
Par conséquent
x3 x2
ln(1 + ex − ) = ln(1 + x + + o(x3 ))
6 2
x2 1 x2 1 x2
= (x + ) − (x + )2 + (x + )3 + o(x3 )
2 2 2 3 2
x2 1 2 1
=x+ − (x + x3 ) + (x3 ) + o(x3 )
2 2 3
1 3
= x − x + o(x3 ).
6
23
Exercice 3.
1
Calculer lim (1 + x) x ; puis donner le développement limité à l’ordre 2, au voisinage
x→0
de 0, de la fonction
1
f (x) = 1 + x + x2 + e · x2 − x2 (1 + x) x ·
Solution :
On a
1
1 ln (1+x) x
lim (1 + x) = lim e
x
x→0 x→0
1
= lim e x ln(1+x)
x→0
= e.
Donc
1
lim e − (1 + x) x = 0.
x→0
Exercice 4.
Soit f la fonction réelle définie par
√
ln( 1+x2 −x)
(
x
si x ̸= 0,
f (x) =
−1 si x = 0·
√
1. Donner le développement limité à l’ordre 2, au voisinage de 0, de 1 + t;
2. Donner le développement limité à l’ordre 2, au voisinage de 0 de ln(1 + t) ;
√
3. En déduire le développement limité à l’ordre 2, au voisinage de 0, de ln( 1 + x2 −
x) ;
24
Solution :
√
1. Le développement limité à l’ordre 2, au voisinage de 0, de 1 + t est
√ t t2
1 + t = 1 + − + o(t2 ).
2 8
t2
ln(1 + t) = t − + o(t2 ).
2
3. On a
√ x2
2
ln( 1 + x − x) = ln(1 − x + + o(x2 ))
2
x2 1 x2
= (−x + ) − (−x + )2 + o(x2 )
2 2 2
2
= −x + o(x ).
4. On a
√
ln( 1+x2 −x)
f (x) − f (0) x
+1
lim = lim
x→0 x−0 x→0 x
−x+o(x2 )
x
+1
= lim
x→0 x
o(x)
= lim
x→0 x
= 0.
Exercice 5.
Soit f une fonction 5 fois dérivable sur [−1, 1] telle que f (0) = 0 et f ′ (x) = 1 + f 2 (x).
Donner le développement limité, au voisinge de 0, à l’ordre 5 de f .
Solution :
Puisque f ′ (x) = 1 + f 2 (x) alors f ′ (0) = 1. On a également
25
Exercice 6.
Supposons qu’un gouvernement ait sans cesse recours à des emprunts pour financer
sa politique de protection sociale. Si l’impôt est le seul moyen pour rembourser les
intérêts qui courent sur ces emprunts, la pipultaion aura alors un ”fardeau sur les
épaules” puis’elle devra toujoyrs payer des impôts en vue de ce financement. Selon
un économiste, la valeur de ce fardeau V (t), à la période t vaut
τ a1/t + b1/t t
V (t) = √ ,
ab 2
où a > 0 est le revenu de la période initiale t = 0 ; b > 0 est la dette du gouvernement
de la période initiale t = 0 ; τ est le taux d’intérêt (supposé constant). Cet économiste
cherche la valeur de ce fardeau à long terme. Pour cela, il se propose de calculer
lim V (t) en répondant aux questions suivantes :
t→+∞
1. Soit r > 0. Valider le développement limité suivant :
(ln(r))2 2
rh = 1 + h ln(r) + h + o(h2 ).
2
√ (ln(a))2 +(ln(b))2
2. Soit λ = ln( ab) et µ = 4
; en déduire que l’on a
ah + bh
= 1 + λh + µh2 + o(h2 ).
2
26
ah + bh 1/h √ 2µ − λ2
= ab 1 + h + o(h) .
2 2
Solution :
2
1. On a rh = eh ln(r) et ex = 1 + x x2 + o(x2 ). Donc
h ln2 (r) 2
r = 1 + h ln(r) + h + o(h2 ).
2
ln2 (a) 2
ah = 1 + h ln(a) + h + o(h2 )
2
et
h ln2 (b) 2
b = 1 + h ln(b) + h + o(h2 ).
2
D’où il vient que
ah + b h
= 1 + λh + µh2 + o(h2 ).
2
3. D’abord on écrit
ah + b h 1 1 ah +bh
( ) h = e h ln( 2 ) .
2
ah +bh
Ensuite, on remplace 2
par 1 + λh + µh2 + o(h2 ). On sait que
x2
ln(1 + x) = x − + o(x2 ).
2
27
λ2
= eλ 1 + (µ − )h + o(h)
2
√ 2µ − λ2
= ab 1 + h + o(h) .
2
4. On a
lim V (t) = lim V ( h1 ) = τ.
t→+∞ h→0
5. Au voisinage de +∞, on a
λ2 1 1
V (t) − τ = (µ − ) + o( ).
2 t t
Donc
λ2 1
V (t) − τ ≈+∞ (µ − ) .
2 t
2
Puisque (µ− λ2 ) 1t > 0, alors la courbe de V se situe au-dessus de son asymptote
au voisinage de +∞.
Exercice 7. √
1+x
Déterminer le développemnt limité à l’ordre 2 au voisinage de 1 de f (x) = ·
x2
Solution :
On pose t = x − 1 et donc x = 1 + t. Alors
28
√
2+t
f (x) =
(1 + t)2
√ t 1 −1
= 2(1 + ) 2 (1 + t) 2
2
√ t t2 2
2 2
= 2 1+ − + o(t ) 1 − 2t + 3t + o(t )
4 32
√ 1 1 1 2 2
= 2 1 + (−2 + )t + (3 − − )t + o(t )
4 2 32
√ 7 79
= 2 1 − t + t2 + o(t2 )
4 32
√ √
√ 7 2 79 2
= 2− (x − 1) + (x − 1)2 + o((x − 1)2 ).
4 32
Exercice 8.
x
Calculer le développement limité à l’ordre 3 de la fonction f (x) = ·
ex −1
Solution :
On a
x2 x3 x4
ex − 1 = x + + + + o(x4 ).
2 6 24
Donc
x 1
= x2 x3
.
ex − 1 1+ x
2
+ 6
+ 24
+ o(x3 )
On effectue la division Euclidienne suivant les puissances croissantes :
x x2 x3
1 1+ 2
+ 6
+ 24
x 2 3
−1 − 2
− x6 − x24
2 3 x2
− x2 − x6 − x24 1− x
2
+ 12
x 2 3
2
+ x6 + x12
x2 3
12
+ x24
2 3
− x12 − x24
0
29
Par conséquent
x x x2
x
= 1 − + + o(x2 ).
e −1 2 12
Exercice 9.
Utiliser des développements limités pour calculer les limites suivantes :
√ √
1+x− 1−x−x
1. lim ,
x→0 x3
1 x
2. lim 1+ −e ·
x→+∞ x
x ln(x) + 1 − x
3. lim ·
x→1 (x − 1) ln(x)
Solution :
1. Au voisinage de 0, on a
√ x x2 x 3
1+x=1+ − + + o(x3 )
2 8 16
et
√ x x2 x3
1−x=1− − − + o(x3 ).
2 8 16
Donc
√ √ x3
1+x− 1−x−x=x+ + o(x3 ).
8
Ainsi
√ √ x3
1+x− 1−x−x 8
+ ox3 )
lim = lim
x→0 x3 x→0 x3
1
= lim + o(1)
x→0 8
1
= ·
8
30
2. On a
1 x 1
1+ = ex ln(1+ x )
x
1 1 1
= ex[ x − 2x2 +o( x2 )]
1 1
= e1− 2x +o( x )
1 1
= e.e− 2x +o( x )
1 1
=e 1− + o( ) .
2x x
Dès lors, il vient que
1 x e 1
lim 1+ − e = lim − + o( ) = 0·
x→+∞ x x→+∞ 2x x
x ln(x) + 1 − x = (h + 1) ln(1 + h) − h
h2
= (h + 1)(h − + o(2 )) − h
2
2 2
= h + o(h )
et
(x − 1) ln(x) = h ln(1 + h)
h2
= h(h − + o(h2 ))
2
= h + o(h2 ).
2
D’où
x ln(x) + 1 − x h2 + o(h2 )
lim = lim 2 = 1.
x→1 (x − 1) ln(x) h→0 h + o(h2 )
Exercice 10.
Soit f la fonction réelle définie par
1 + ex x1
f (x) = ·
2
31
Solution :
Exercice 11.
Soit f la fonction réelle définie par
√
f (x) = x2 + x − 1·
√
1 + t − t2 ;
1. Donner le développement limité à l’ordre 2, au voisinage de 0, de t 7→
f (x)
2. En déduire le développement limité à l’ordre 2, au voisinage de +∞ de ;
x
3. Donner l’équation de l’asymptote à la courbe Cf de f au voisinage de +∞ ;
4. Etudier la position de la courbe Cf par rapport à l’asymptote trouvée en 3).
Solution :
√ u u2
1. Au voisinage de 0 on sait que 1+u=1+ 2
− 8
+ o(u2 ), donc
√ 1 1
1 + t − t2 = 1 + (t − t2 ) − (t − t2 )2 + o(t2 )
2 8
1 1
= 1 + (t − t2 ) − (t2 ) + o(t2 )
2 8
1 5
= 1 + t − t2 + o(t2 ).
2 8
33
2. On écrit
f (x) √ 2
r
1 1
= x + x − 1x = 1 + − 2 car x > 0.
x x x
On pose t = x1 . D’après la question précédente 1, on a au voisinage de +∞
r
1 1 1 5 1
1+ − 2 =1+ − 2 + o( 2 ).
x x 2x 8x x
3. On a d’après la question 2 précédente
f (x) 1 5 1
=1+ − 2 + o( 2 ).
x 2x 8x x
Ceci implique que
1 5 1
f (x) = x + − + o( ).
2 8x x
Donc
1 5 1
lim f (x) − (x + ) = lim + o( ) = 0.
x→+∞ 2 x→+∞ 8x x
Il en découle que l’équation de l’asymptote à la courbe Cf de f au voisinage
de +∞ est y = x + 12 .
4. Puisque
5 1 5
f (x) − y = − + o( ) ≈+∞ − < 0,
8x x 8x
alors on déduit que la courbe Cf se situe en dessous de l’asymptote d’équation
y = x + 12 .
Exercice 12.
Soit f la fonction réelle définie sur ]0, +∞[ par
1
(x2 + 2x)e x − 1
f (x) = ·
x
1. Donner le développement limité à l’ordre 2, au voisinage de +∞, de la fonction
f (x)
;
x
2. Déterminer l’équation de l’asymptote à la courbe Cf de f au voisinage de +∞ ;
3. Etudier la position de la courbe Cf par rapport à son asymptote au voisinage
de +∞.
34
Solution :
1. On a
f (x) 2 1 1
= (1 + )e x − 2
x x x
2 1 1 1 1
= (1 + ) 1 + + 2 + o( 2 ) − 2
x x 2x x x
3 3 1
= 1 + + 2 + o( 2 ).
x 2x x
Exercice 13.
Soit f la fonction réelle définie par
1
f (x) = (x − 1)e x+1 ·
Solution :
1. Au voisinage de 0, on a
t
= t − t2 + o(t2 ),
1+t
donc
t 2 +o(t2 )
e 1+t = et−t
1
= 1 + (t − t2 ) + (t − t2 )2 + o(t2 )
2
1
= 1 + t − t2 + (t2 ) + o(t2 )
2
1 2
= 1 + t − t + o(t2 ).
2
2. On a
f (x) 1 1
= (1 − )e x+1
x x
1 1 11
= (1 − )e x 1+ x .
x
1
Si on pose t = x
alors
f (x) t
= (1 − t)e 1+t
x
1
= (1 − t) 1 + t − t2 + o(t2 )
2
1 2
= 1 + t − t − t − t2 + o(t2 )
2
3 2
= 1 − t + o(t2 ).
2
Dès lors
f (x) 3 1
= 1 − 2 + o( 2 ).
x 2x x
3. Déterminons l’équation de l’asymptote à la courbe Cf de f au voisinage de
3
+∞. En effet, puisque f (x) = x − 2x + o( x1 ), alors l’équation de cet asymptote
est y = x.
36
Exercice 14.
√
Trouver l’équation de l’asymptote à la courbe de la fonction f (x) = x − 3 x3 + x2 + x
au voisinage de +∞.
Solution :
Si x > 0 alors
√
r r
3 3 1 1 3 1 1
x 3 + x2 + x = x3 (1 + + 2 ) = x 1 + + 2 .
x x x x
q
Nous écrivons d’abord le développement limité de 3 1 + x1 + x12 à l’ordre 2. En effet,
on a
r
1 1 1 1 1 1 1 1 1
+ 2 = 1 + ( + 2 ) − ( + 2 )2 + o( 2 )
3
1+
x x 3 x x 9 x x x
1 1 1 1
=1+ + − + o( 2 )
3x 3x2 9x2 x
1 2 1
=1+ + + o( 2 ).
3x 9x2 x
D’où
1 2 1 1 2 1
f (x) = x − x[1 + + 2 + o( 2 )] = − − + o( ).
3x 9x x 3 9x x
On en déduit de cette dernière égalité que l’éqution de l’asymptote à la courbe de f ,
au voisinage de +∞ est y = − 31 .
Exercice 15.
Trouver une fonction simple équivalente, au voisinage de +∞, à la fonction x 7→
√
x − 31 − 3 x3 − x2 (Indication : utiliser un développement limité).
Solution :
On sait que toute fonction admettant un développement limité au voisinage d’un cer-
tain x0 est équivalente à sa partie régulière dans ce voisinage. Nous allons déterminer
37
√
un développement limité de f (x) = x − 31 − 3
x3 − x2 . Nous commençons par recher-
cher un développement limité d’ordre 1. On a
r
1 3 1
f (x) = x − − x 1 −
3 x
1 1 1 1
= x − − x(1 − − 2 + o( 2 ))
3 3x 9x x
1 1
= + o( ).
9x x
Par conséquent
1
f (x) ≈+∞ ·
9x
Exercice 16.
Trouver un équivalent simple, au voisinage de 0, de la fonction
1 1 1
f (x) = − + ·
ex −1 x 2
Solution :
On sait que ex = 1 + x + 21 x2 + 16 x3 + o(x3 ), donc
1 1
=
ex − 1 1
1 + x + 2 x2 + 16 x3 + o(x3 ) − 1
1 1
= ×
x 1 + x2 + x62 + o(x2 )
1 x x2 x2
+ o(x2 )
= 1− − +
x 2 6 4
1 1 1
= − + x + o(x).
x 2 12
Donc
1 1 1 1 1 1
f (x) = − + x + o(x) − + = x + o(x).
x 2 12 x 2 12
Il en résulte alors que
x
f (x) ≈0 ·
12
Chapitre 3
Calcul intégral
Exercice 1.
Calculer l’intégrale suivante Z e
x2 ln x dx.
1
Solution :
′ ′ 1
On utilise une intégration par parties. On pose u = ln x et v = x2 . Donc u = et
x
x3
v= . On a alors
3
e e
1 x3
Z Z
2
e
x ln x dx = uv 1 − dx
1 1 x 3
Z e 2
x3 e x
= ln x 1 − dx
3 1 3
x3 x3 e
= ln x −
3 9 1
2 1
= e3 + ·
3 9
Exercice 2.
Calculer l’intégrale suivante
1
ex
Z
dx.
0 ex + 1
38
39
Solution :
On fait le changement de variable u = ex et donc x = ln u. Il s’ensuit que du = ex dx.
Lorsque x varie de 0 à 1, la variable u varie de 1 à e. On a alors
Z 1 Z e
ex du
x
dx = √ du
1 e +1 1 1+u
√
= 2 1 + u]e1
√ √
= 2 1 + e − 2 2·
Exercice 3.
Calculer l’intégrale suivante Z 2
dx
dx.
1 3 + e−x
Solution :
On fait le changement de variable u = ex et donc x = ln u. Il s’ensuit que du = ex dx.
Lorsque x varie de 1 à 2, la variable u varie de e à e2 . On a alors
Z 2 Z e2
dx du
dx = √ du
1 3 + e−x e 1 + 3u
1 2
= ln |3u + 1|]ee
3
1 1
= ln(3e2 + 1) − ln(3e + 1)
3 3
1 3e2 + 1
= ln( )·
3 3e + 1
Exercice 4.
On considère la suite (Sn )n définie par
n
X 1
Sn = ·
k=1
n+k
Calculer lim Sn .
n−→+∞
40
Solution :
Nous allons utiliser les sommes de Riemann. Pour cela on écrit
n
1X 1
Sn = ·
n k=1 1 + nk
1
Si on pose f (x) = 1+x
, alors
n
1−0X (1 − 0)
Sn = f (0 + k )·
n k=1 n
Il vient alors que
Z 1
lim Sn = f (x)dx
n−→+∞ 0
1
= ln |x + 1| 0
= ln 2.
Exercice 5.
Calculer l’intégrale suivante Z 2
x+2
dx.
1 x− 3x − 4
Solution :
x+2
Pour calculer cette intégrale on décompose la fraction x− 3x−4
en éléments simples.
Pour cela on écrit
3x + 1 α β
2
= + ·
(x + 1) x + 1 (x + 1)2
En prenant par exemple x = −2 puis x = 1, on obtient α = − 51 et β = 65 .
Par conséquent
Z 2 Z 2 Z 2
x+2 1 dx 6 dx
2
dx = − +−
1 x − 3x − 4 5 1 x+1 5 1 x−4
1 2 6 2
=− ln |x + 1| 1 + ln |x − 4| 1 dx
5 5
1 6
= − ln(3) − ln(2) + ln | − 2| − ln | − 3| dx
5 5
7 3
= − ln( )·
5 2
41
Exercice 6.
Calculer l’intégrale suivante Z 1
3x + 1
dx.
0 (x + 1)2
Solution :
On commence par décomposer la fraction en éléments simples. Pour cela on écrit
3x + 1 α β
2
= + ·
(x + 1) x + 1 (x + 1)2
En donnant différentes valeurs à x, on trouve que α = 3 et β = −2. Donc
Z 1 Z 1 Z 1
3x + 1 dx dx
2
dx = −2 2
0 (x + 1) 0 x+1 0 (x + 1)
1 1 1
= 3 ln |x + 1| 0 − 2 − dx
x+1 0
x3 x3 1
= ln x −
3 9 0
= 3 ln(2) − 1·
Exercice 7.
RR
Calculer D
(x2 −2y) dx dy, où D est le domaine délimité par les courbes d’équations
y = x2 + 2x + 1 et y = x3 + 1.
Solution :
On applique le théorème de Fubini pour séparer les variables. Alors
Z Z Z Z
2
(x − 2y) dx dy = 1D (x, y) dx dy
D D
Z 0 Z x3 +1
= (x2 − 2y)dy dx.
−1 x2 +2x+1
Or
Z x3 +1 h ix3 +1
(x2 − 2y)dy = x2 y − y 2
x2 +2x+1 x2 +2x+1
il en découle que
Z Z Z 0
2
(x − 2y) dx dy = (−x6 + x5 + 6x2 + 4x) dx
D −1
1h 1 i0
= − x7 + x6 + 2x3 + 2x2
7 6 −1
1 1
= + −2+2
7 6
13
= ·
42
Exercice 8.
RR
Calculer D
f (x, y) dx dy, où
et
f (x, y) = (x + y)ex−y .
Solution :
On intègre sur un rectangle. Lorsque x est compris entre −a et a, l’ordonnée y varie
de −b à b. Donc
Z Z Z a Z b
x−y
f (x, y) dx dy = 1(x + y)e dy dx.
D −a −b
Rb
Nous calculons d’abord l’intégrale −b
1(x + y)ex−y dy. En effet, on a
Z b h ib Z b
x−y x−y
1(x + y)e dy = − (x + y)e + ex−y dy
−b −b −b
Ainsi
Z Z Z a
− (x + b + 1)ex−b + (x − b + 1)ex+b dx
f (x, y) dx dy =
D −a
h ia Z a Z a
x+b x+b x−b a
= (x − b + 1)e − e dx − [x + b + 1)e ]−a − ex−b dx
−a −a −a
h ia h ia
= (x − b + 1)ex+b − (x + b)ex−b
−a −a
Exercice 9.
RR
Calculer D
f (x, y) dx dy, où D est le triangle de sommets O(0, 0), A(1, 0), B(0, 1)
et
f (x, y) = ln(x + y + 1).
Solution :
La droite AB a pour équation
y = 1 − x.
Z 1−x Z 2
ln(x + y + 1) dy = ln udu en posant u = x + y + 1 dx
0 x+1
h i2
= u ln u − u
x+1
= 2 ln 2 − 2 − (x + 1) ln(x + 1) + (x + 1).
D’où
Z Z Z 1
f (x, y) dx dy = 2 ln 2 − 2 − (x + 1) ln(x + 1) + (x + 1) dx.
D 0
44
h v2 Z 2
i2 3
= 2 ln 2 − 2 − ln v + v dv
2 1 1 2
h v2 3 i2
= 2 ln 2 − 2 − ln v − v 2
2 4 1
1
= ·
4
Exercice 10.
RR
Calculer D
f (x, y) dx dy, où D est l’ensemble des points du plan qui vérifient les
inégalités suivantes :
√ √ √ √
x + y ≥ 1 et 1 − x + 1 − y ≥ 1 et
f (x, y) = (x − y)2 .
Solution :
Si (x, y) appartient à D, on a nécessairement 0 ≤ x ≤ 1 et 0 ≤ y ≤ 1 . Alors la
√ √
condition x + y ≥ 1 est équivalente à
√ √
y ≥ 1 − x,
puis à
√ √
y ≥ (1 − x)2 = 1 + x − 2 x.
√ √
De même la condition 1 − x + 1 − y ≥ 1 est équivalente à
√ √
y ≤ 1 − (1 − 1 − x)2 = x − 1 + 2 1 − x.
45
1h √ √ i
= (2 1 − x − 1)3 − (1 − 2 x)3
3
1h √ √ i
= 8(x3/2 + (1 − x)3/2 ) + 6( x + 1 − x) − 14 ·
3
Donc
1 √ √
Z Z Z
1 h 3/2 i
f (x, y) dx dy = 8(x + (1 − x)3/2 ) + 6( x + 1 − x) − 14 dy
D 0 3
1 h 16 5/2 i1
= (x − (1 − x)5/2 ) + 4(x3/2 − (1 − x)3/2 ) − 14x
3 5 0
1 h 16 16 i
= + 4 − 14 + +4
3 5 5
2
= ·
15