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Mensonge et vérité : réflexions critiques

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Citations pour l’amorce (reformulées)

_C1 : Dans Le Génie du mensonge (Éditions Max Milo, 2015) François Noudelmann
écrit : « Parler, écrire, juger, ressentir, aimer...toutes ces activités peuvent relever
d'une fabrication mensongère, active ou passive, spirituelle ou charnelle ».

➥tout peut être propice à la création du mensonge qui peut s’infiltrer partout, et peut être
involontaire, inconscient et même échapper à la pensée. Noudelmann interroge le statut du
mensonge et de la vérité dans les actions des hommes, dans le domaine public et le domaine
privé, dans la sphère consciente et inconsciente. Le mensonge : une fatalité pour l’homme ?
***********
_C2 : « Bien plus qu'aucune faiblesse de notre entendement, toute croyance exprime
une libre mais opiniâtre adhésion de notre volonté. » N. Grimaldi

➥L’auteur explique dans cette citation ce qui fonde la croyance. Il affirme ainsi que c’est une
décision tenace et librement consentie de notre part qui est à l’origine de toute croyance plus
qu’un défaut de compréhension.
***********
_C3 : « Certes, nous réfrénons avec peine nos sentiments – jalousie ou mépris – tant
l’outrage envers la vérité nous choque, mais un peu de lucidité sur la nature des
humains et de leur discours laisse entrevoir l’incroyable richesse du mensonge et ses
figures infinies » François Noudelmann, Le Génie du mensonge, Max Milo Editions

➥ Notre réaction première et instinctive n’est pas la bonne : la réprobation morale du


mensonge nous empêche d’en percevoir toute la richesse. Il y a donc un paradoxe dans le
mensonge, « incroyable richesse » : le mensonge est moralement répréhensible. Pourtant,
l’auteur en souligne la « richesse ».
***********
_C4 : « Si la fausseté ne ressemblait pas la plupart du temps à s'y méprendre à la vérité,
comment pourrait-elle être crue aussi facilement et avec autant d’opiniâtreté ? » écrit
Jacques Bouveresse dans Peut-on ne pas croire ? Sur la vérité, la croyance et la foi,
2007

➥ La confusion entre le vrai et le faux, l’être et le paraître. Apparence et croyance.


L’auteur entend dessiller notre regard en mettant en lumière le mécanisme d’adhésion à la
fausseté. Non seulement l’homme embrasse la fausseté sans hésiter, mais il persiste dans
cette erreur, refusant de douter de l’apparence à laquelle il souscrit.
***********
_C5 : « Tout ce qu’on lisait, avalait, suçait, admirait, proclamait, réfutait, défendait,
tout cela n’était que truquages et mascarades. Le délire de mentir et de croire s’attrape
comme la gale. » Céline, Voyage au bout de la nuit, 1932

➥Ère de l’illusion et de la dissimulation généralisée : les opinions et convictions affichées


sont factices. En effet, tout le monde s’égare, pris dans une exaltation incontrôlable
(« délire ») : crédulité et mensonge s’imposent face à une raison impuissante. Or, ce délire
s’avère extrêmement contagieux, se transmettant par simple contact d’un individu à un
autre. La description que Céline réalise de ce monde est ainsi extrêmement pessimiste
et négative voire tragique.
Problématique (type Mines) : Dans quelle mesure nos œuvres s’accordent-elles avec cette
vision tragique d’une humanité irrémédiablement passive et victime d’une expansion
incontrôlable de la dissimulation et de la crédulité qui témoigne d’une irrationalité
généralisée dotée, dans le cadre des interactions sociales, d’un pouvoir de contagion
redoutable ? (Nb : calmez-vous et reprenez vos esprits °°)
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_C6 : « Les menteurs ne savent pas toujours qu’ils mentent, d’autant qu’ils
abusent à la fois les autres et eux-mêmes. La notion d’intention semble trop
grossière pour apprécier les multiples nuances et ressorts par lesquels un sujet
déguise, arrange et truque la vérité. » François Noudelmann, Le Génie du
mensonge.

➥Pour Noudelmann, la notion d’intention ne suffit pas à définir le menteur qui ignore
souvent qu’il ment. En effet, il se trompe aussi lui-même en trompant les autres. = mentir
n’est pas alors un acte intentionnel
***********

_C7 : « Gouverner, c’est faire croire », Machiavel Le Prince, 1513 – publication à titre
posthume en 1532)

➥Diriger les hommes, les conduire (à l’échelle publique comme plus privée), c’est miser sur leur
tendance à croire, sur leur crédulité (tournure de l’esprit portant à croire facilement les
affirmations d’autrui), forger des croyances en les persuadant, en les entretenant dans
l’illusion voire en les bernant de façon active.

***********

_ C8 : « La leçon des faits n'instruit pas l'homme prisonnier d'une croyance ou


d'une formule. » écrit Gustave Le Bon dans Hier et Demain, 1918.

➥la réalité/les faits réels, source fiable de notre enseignement, ne sont pas mais
semblent inutiles pour un homme assujetti à une croyance ou des idées ancrées
dans son « esprit »
***********
➥ Amorce: Ulysse le menteur préféré par Socrate à Achille l’honnête. Dans son dialogue
Hippias mineur, Platon fait s’affronter Socrate et Hippias pour savoir qui, dans l’Odyssée,
d’Achille « véridique et simple » ou d’Ulysse « l’ingénieux », « a été représenté comme le
meilleur ». La préférence de Socrate est sans appel : pour lui, c’est Ulysse le menteur qui
mérite toute l’admiration du lecteur.

➥on peut aussi citer des événements politiques comme le scandale du Watergate aux
Etats-Unis en 1972, l’affaire Cahuzac en France en 2012 (affaire politico-financière:
mensonge et fraude fiscale dans la haute sphère politique)…

= Watergate : Le 17 juin 1972, cinq hommes se font arrêter dans le complexe d'immeubles
du Watergate, à Washington : ils tentaient de poser des micros dans les bureaux du Parti
démocrate. Sur eux, on retrouve des numéros de téléphone de la Maison blanche, du FBI et
de membres du comité pour la réélection du président des Etats-Unis, Richard Nixon. Deux
journalistes du Washington Post, Bob Woodward et Carl Bernstein démontrent que ce
sont des proches du président qui ont commandité l'effraction. Les révélations
n'empêchent pas la réélection de Richard Nixon fin 1972. Mais le Congrès monte une
commission d'enquête. Argent sale, écoutes illégales, coups montés : les proches du
président "balancent" les uns après les autres. Nixon, qui se dit innocent, refuse de
donner des enregistrements des conversations où il évoque l'affaire. Les parlementaires
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mettent en route la procédure de destitution. Le 8 août, Nixon annonce à la télévision qu'il


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démissionne. Il sera gracié par son successeur, Gérald Ford.


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