ETUDE DE LA VARIATION DE LA PRESSION EN FONCTION DE LA
TEMPERATURE A L’EQUILIBRE (l-g) POUR UN SYSTEME PUR : EAU
PRINCIPE :
La composition d’un système unitaire étant constante, son potentiel
chimique est identique au potentiel thermodynamique molaire. c’est pourquoi, P et
T étant constants, l’égalité des énergies molaires de Gibbs des phases
coexistantes est une condition d’équilibre.
Admettons qu’une variation isotherme de pression à lieu dans un système
d’équilibre biphasé; ceci provoquera la variation d’énergie de Gibbs dans la
première phase V’dP, dans la deuxième phase de V’’dP. Puisque V V , on a
également dG dG , c’est-à-dire que l’équilibre est rompu. La variation isobare
de température conduit également au déséquilibre car dans ce cas
G
S , dG S dT et dG S dT , mais S S
T P
Par exemple, si dans le système d’équilibre liquide - vapeur, on augmente la
pression d’une manière isothermique, la vapeur sera condensée ( V g V I et
dG l dG g ); si l’on effectue le chauffage isobare, le liquide sera vaporisé. La
variation simultanée des deux paramètres donne la possibilité de maintenir
l’équilibre, c’est à dire de rester toujours sur la courbe P-T, correspondant à la
coexistence des deux phases.
Ainsi, pour passer d’un état d‘équilibre donné à un autre, il faudra changer
simultanément aussi bien P que T. Ceci est conforme à la règle des phases, le
système unitaire biphasé a un degré de liberté : si l’on indique, par exemple , la
température du liquide bouillant, on fixe la pression de sa vapeur saturante et
toutes ses propriétés.
Par conséquent, la condition d’équilibre sera exprimée par l’équation:
V dP S dT V dP S dT
P T éq
( S S ) / (V V )
ou l’indice « éq » montre que la dérivée exprime la relation entre P et T sur la
courbe de coexistence de deux phases.
A P et T=cte le passage de la substance d’une phase à l’autre phase, en
équilibre est réversible . c’est pour quoi la relation P= ( T ) prend la forme
P H H H
()
T T (V V ) TV
ou T et P sont les paramètres de la transformation de phase d’équilibre, H est
la chaleur molaire de la transformation de phase ( de fusion, de vaporisation, de
sublimation et des diverses transformations inverses, ainsi que des passage d’une
modification cristalline à une autre),V la variation molaire du volume lors de la
transformation donnée.
Dans le cas ou les valeurs sont exprimées en unités de P,T et H que nous
avons adoptées, il faudra, pour procéder aux calcul d’après l’équation calculée,
porter dans le numérateur du deuxième membre le coefficient 41.293 ( 1 cal =
41.293 atm cm3 ). Bien que H soit une caractéristique de la transformation
irréversible, son application dans l’équation de la transformation réversible est
naturelle c’est ainsi que se justifie la substitution deH/T à S utilisée pour la
déduction de (). La relation est dite équation de Clausius- Clapeyron. C’est une
équation des courbes P=(T) des équilibres biphasés correspondants. l’équation
définit également la position du point d’intersection de ces courbes, qui
correspond aux équilibres des trois phases, c’est-à-dire au point triple. Il est
évident que l’égalité Hsubl = Hfus+Hvap devient absolument exacte uniquement
en ce point. Dans beaucoup de cas , la détermination de la chaleur de
transformation de phase présente de grandes difficultés si bien qu’on préfère
trouver expérimentalement la relation P=(T) et ensuite calculer H d’après ().
A l’aide de cette dernière, on peut également calculer le volume de la vapeur
lorsque celle-ci se raréfie au point que la définition expérimentale devient
inexacte. Enfin l’équation () donne la possibilité de calculer les relations
P = (T) et T= (P) .
Relation approchées
Bien qu’absolument exacte, l’équation () n’est pas largement appliquée, car elle
comprend quatre relations[ P=(T), H=(T), V =(T), V =(T)] et pour calculer
l’une d’elle, il est indispensable de connaître les trois autres. Toutefois pour les
domaines des hautes pression de la vapeur, cette équation peut être simplifiée.
Si l’on néglige le volume de la phase condensée et si l’on suppose que pour la
vapeur saturante est supposée comme un gaz parfait, on aura à partir de
l’équation
P H P ln P H ln P H
d’ou et (1)
T RT dT RT dT 1
R
Etant donné les suppositions précédentes l’équation peut être utilisée seulement
pour les calculs des transformations de vaporisation ( condensation ) et de
sublimation (désublimation ).
Par la suite, notre attention se portera principalement sur l’équilibre liquide -
vapeur, que l’on rencontre le plus souvent dans la pratique; en ce qui concerne la
sublimation, elle se produit, en règle générale, aux très basses pressions à
l’exception d’un petit nombre de corps.
Dans un intervalle de température étroit, la dérivée P T dans () peut être
remplacée par le rapport P T ce qui simplifie considérablement les calculs.
Si, en premiére approximation, on admet queHvap(Hsub) est constante
,l’intégration donne
Hvap B
LogP cte d’ou LogP A ()
4.576T t 27315
.
l’équation ( ) permet d’estimer l’ordre de grandeur de la pression de la vapeur à
une température quelconque, car le diagramme dans les coordonnées Log (P)=(T-1)
donne une droite dans un large intervalle de température. Il en résulte que malgré
la diminution deHvap avec l’augmentation de T, la pression de la vapeur peut étre
extrapolée d’après le diagramme , ainsi que calculée d’après l’équation
P2 Hvap 1 1
Log
P1 4.576 T1 T2
C’est pour quoi en général, ni le diagramme , ni les équations ne permettant
un calcul précis de Hvap En d’autre térme onne peu pas dire exactement à quelle
température se raporte la valeur deHvap évaluer soit d’après les équations, soit
selon la pente de la droite Log (P)=(T-1) La rectitude de la ligne et la constance
apparente de Hvap sont la conséquence de la diminution réelle de cette dernière,
car la décroissance de Hvap avec l’accroissement de la température et l’absence
d’une grandeur caractérisant l’écart du comportement de la vapeur par rapport à
celui du gaz parfait compensent approximativement le fait de négliger le volume
de la phase liquide (comme au hautes températures d’ébullition, la pression de la
vapeur diffère peu de sa fugacité, c’est la décroissance de Hvap qui a
évidemment une importance fondamentale). Aux températures éloignées de la
température critique, le numérateur et le dénominateur de (1) se trouvent
exagérés d’une manière à peu prés identique, ce qui fait que des suppositions au
fond inexactes influent peu sur le premier membre de cette équation. C’est pour
quoi on peut considérer la grandeur faisant partie des équations comme
pratiquement égale à la chaleur de vaporisation au point d’ébullition normal.
MODE OPERATOIRE :
1-Remplir avec un volume mesuré le cylindre par l’eau
2-Fermer à l’aide d’un bouchon le cylindre (le serrage doit être effectué en
présence de l’enseignant)
3-Placer le thermomètre sur le cylindre à l’aide d’une patte de graissage
pour protéger le thermomètre
4-Placer le système composé d’un cylindre , baromètre et un thermomètre sur
une source de chaleur
5-Allumer la résistance et laisser le système jusqu'à une valeur de pression
égale à 30 bars a cet instant éteindre la résistance
6-Porter les résultats sur un tableau de synthèse
Tableau de synthèse
T(°C)
P(bars) 30 28 26 24 22
T(°C)
P(bars) 20 18 16 14 12
T(°C)
P(bars) 10 08 06 04 02
Calcul et discussion :
1. Tracer le diagramme : P = f (T) et évaluer Hvap pour l’eau à P=1 et à P
correspondant à Téb = 160 °C
2. En utilisant la méthode des moindres carrées déterminer la dépendance
Log ( P ) = f ( 1 T )
3. Dans quel sens l’équilibre se déplacera-t-il dans le système H2O(l) H2O (g)
avec la variation de la température et avec la variation de la pression
4. Quelles sont les approximations effectuées à l’équilibre ( l-g ) pour déterminer
Hvap