African Forest French
African Forest French
Auteurs
Leon Bennun
Birdlife International
Wellbrook Court
Girton Road
Cambridge CB3 0NA
Royaume-Uni
Glyn Davies
Zoological Society of London
Regents Park
London NW1 4RY
Royaume-Uni
Kim Howell
Department of Zoology and Marine Biology
University of Dar es Salaam
PO Box 35064
Dar es Salaam
Tanzanie
Helen Newing
Durrell Institute of Conservation and Ecology
University of Kent at Canterbury
Canterbury
Kent CT2 7NS
Royaume-Uni
Matthew Linkie
Durrell Institute of Conservation and Ecology
University of Kent at Canterbury
Canterbury
Kent CT2 7NS
Royaume-Uni
Première publication en 2002. Deuxième édition revue et mise à jour publiée au Royaume-Uni en
2004 par Earthwatch Institute (Europe).
ISBN 978-0-9538179-6-2
Copyright Earthwatch Institute (Europe) et auteurs, 2004. Tous droits réservés. L’utilisation et la
reproduction de toute partie de cette publication sont autorisées à des fins strictement non
commerciales, à condition qu’il soit fait mention de la source.
La première édition de cette publication a été financée par le programme Forêts tropicales de la
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document, lesquelles ne sont pas nécessairement celles de l’Union européenne.
Imprimé sans mouillage par Seacourt, société titulaire des certificats environnementaux ISO 14001
et EMAS, à l’aide d’encres végétales sur papier partiellement recyclé sans chlore.
Earthwatch Institute (Europe) est la branche européenne d’Earthwatch Institute qui est basé aux
États-Unis et a été fondé à Boston en 1971. Le réseau Earthwatch Institute compte d’autres
membres en Australie et au Japon. Earthwatch Institute (Europe) est la raison sociale de
Conservation Education & Research Trust (CERT), société à responsabilité limitée par garantie
enregistrée en Angleterre et au pays de Galles (numéro: 4373313) et société à but non lucratif
enregistrée (numéro: 1094467). Siège social: 267 Banbury Road, Oxford, OX2 7HT, Royaume-Uni.
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Remerciements
Glyn Davies
Directeur de publication
Sommaire
1. Introduction
1.1 Cadre général 1
1.2 Champ d’application du manuel 2
1.3 Structure et teneur du document 3
2. Inventaires forestiers
2.1 Qu’est-ce que la biodiversité des forêts? 5
2.2 Gestion des forêts 8
2.3 Recherches sur la diversité biologique des forêts 10
2.4 Principes déontologiques et juridiques 12
2.5 Préparatifs 13
2.6 Quelques mots sur les enquêtes sur les marchés, les
questionnaires et les entretiens 16
2.7 Santé et sécurité 17
2.8 Bibliographie 18
6. Les primates
6.1 Biologie 110
6.2 Problèmes de gestion 113
6.3 Méthodes 116
6.3.1 Enquêtes sur la répartition des espèces 117
6.3.2 Transects linéaires 118
A. Repérage d’animaux 119
B. Comptages des nids 123
C. Cartographie des cris 124
6.3.3 Recensements par balayage 127
6.4 Conclusions 129
6.5 Bibliographie 130
7. Les oiseaux
7.1 Biologie 135
7.2 Problèmes de gestion 139
7.3 Méthodes 141
7.3.1 Enquêtes génériques 146
7.3.2 Dénombrements d’espèces à durée déterminée 147
7.3.3 Listes MacKinnon et méthodes apparentées 150
7.3.4 Comptages à durée déterminée sur transects 153
7.3.5 Comptages sur transects de largeur fixe 154
7.3.6 Dénombrements par points de largeur fixe 155
7.3.7 Échantillonnage à distance 157
7.3.8 Piégeage des oiseaux au filet japonais et baguage 159
7.3.9 Enregistrements sonores 166
7.3.10 Cartographie des territoires 168
7.3.11 Considérations particulières 168
7.4 Manipulation des spécimens 170
7.5 Santé et sécurité 171
7.6 Conclusions 172
7.7 Bibliographie 173
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1. Introduction
Glyn Davies
Bien que ces deux rapports aient eu comme objet premier de consigner
les conclusions tirées de l’expérience des recensements, ils restent très
demandés (souvent par des agents de terrain et des directeurs de projet
isolés) longtemps après la tenue des ateliers. Les méthodes de recensement
présentées dans ces deux rapports étant de toute évidence applicables dans
les forêts des deux régions, ces nombreuses demandes ont donné lieu à une
collaboration qui a permis la production de ce manuel pratique sur les recense-
ments en forêt destiné à une large diffusion.
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La gestion avisée des forêts requiert des informations sur une vaste
gamme d’espèces, or le temps et les ressources ne suffisent pas pour que
toutes les régions forestières soient étudiées par les équipes de recensements
spécialisés. En présentant l’éventail des méthodes de collecte d’informations
sur la biodiversité, nous espérons montrer aux planificateurs et aux
gestionnaires des forêts comment l’information est recueillie afin qu’ils se
sentent mieux armés pour intégrer l’étude de la diversité biologique dans leurs
travaux.
Le but premier de ce manuel est donc de passer en revue les méthodes
permettant de réunir les informations nécessaires à la bonne gestion des forêts
d’Afrique, laquelle doit tenir pleinement compte de tous les vertébrés
constituant les différentes composantes de la biodiversité des écosystèmes
forestiers.
Ce faisant, il vise aussi à encourager les chercheurs et les agents de
terrain à appliquer des méthodes de recensement normalisées afin que les
données puissent servir à étudier l’évolution de la situation, déterminer si les
mesures de gestion ont un impact positif ou, au contraire, si les dégradations
signalent un défrichage ou une exploitation non viables. Compte tenu des
rotations de personnel, de nombreuses personnes participent aux travaux de
suivi à long terme et les nouveaux observateurs ou agents de terrain doivent
impérativement appliquer les mêmes méthodes pour obtenir des résultats
comparables. Tout en insistant sur la nécessaire normalisation des méthodes
de travail, nous reconnaissons leur constante amélioration, et chaque forêt,
chaque équipe et chaque difficulté nouvelle de gestion exigera un ajustement
des techniques normalisées.
Enfin, ce manuel peut servir de guide pratique et de support de
formation pour les étudiants de deuxième ou de troisième cycle, ainsi que pour
les agents des services des forêts, de la faune et de la flore sauvages.
Toutefois, il ne s’agit pas d’un guide d’identification des espèces et il faudra
donc se munir des ouvrages de référence nécessaires.
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recensement, ainsi que des indications sur la manipulation des spécimens et,
dans certains cas, sur la santé et la sécurité. Une bibliographie est fournie à la
fin de chaque chapitre. Pour faciliter la consultation, les méthodes de
recensement exposées dans les différents chapitres font globalement l’objet
des mêmes rubriques d’un chapitre à l’autre, à savoir: le matériel
supplémentaire/spécial et le personnel nécessaires (voir la Section 2.5); la
sélection des sites (s’il y a lieu); la procédure à suivre; l’enregistrement des
données; l’analyse des données; et une évaluation des avantages et des
inconvénients des différentes méthodes. Certaines sections n’ont pas été
reprises à chaque chapitre pour éviter les répétitions; lorsque c’est le cas, le
lecteur est renvoyé à la section pertinente d’un autre chapitre. Il est néanmoins
conseillé de lire l’ensemble des introductions, car les auteurs n’ont pas tous
abordé les mêmes questions en dépit du fait qu’elles soient toutes importantes,
quel que soit le groupe d’espèces considéré.
Le manuel peut être apporté sur le terrain pour s’assurer que l’on
recueille les informations utiles pour les travaux ultérieurs d’analyse et de
préparation des rapports. Les analyses et les tests statistiques nécessaires à
la bonne interprétation des résultats de recensement ne sauraient être discutés
dans le cadre de ce manuel. En revanche, on y fait référence dans les
différents chapitres, notamment par des renvois aux publications pertinentes du
Smithsonian Institute et de White & Edwards (2000), ouvrages qui doivent être
consultés en conjonction avec ce manuel. Les formulaires de recensement
fournis à la fin de chaque chapitre peuvent être photocopiés en vue de leur
utilisation sur le terrain.
Compte tenu des circonstances qui ont présidé à la préparation de ce
manuel, certains chapitres mettent davantage l’accent sur les forêts d’Afrique
de l’Est, tandis que d’autres sont plutôt consacrés à celles d’Afrique centrale
ou occidentale. Les méthodes de recensement et les principes à respecter
s’appliquent néanmoins à tout recensement réalisé dans les forêts d’Afrique,
de Madagascar et d’ailleurs, de tous les autres continents.
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2. Inventaires forestiers
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dispersées par les éléphants prendront des décennies pour disparaître une fois
que ces grands mammifères auront été éliminés par les chasseurs.
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limitants durant les recensements, notons que les données sont d’autant plus
robustes qu’elles s’accumulent au fil des jours, des mois et des années. Ce
manuel porte sur les toutes premières étapes du travail, l’objectif étant de se
faire une idée de la présence ou de l’absence des espèces et d’estimer l’abon-
dance relative de certaines des espèces les plus fréquentes et les plus visi-
bles. Compte tenu de la mauvaise visibilité dans les forêts, un suivi écologique
exhaustif permettant d’obtenir des données fiables exigerait beaucoup de
temps et d’effort (voir par exemple Walsh & White, 1999; Plumptre, 2000;
White & Edwards, 2000).
Le recueil des informations nécessaires à la gestion d’utilisations
multiples se heurte à de nombreux obstacles, l’un des plus importants étant
sans doute la rareté des équipes de recherche pluridisciplinaires; par ailleurs,
on ne s’est guère attaché à élaborer des méthodes intégrant les aspects
biologiques, sociaux et économiques. C’est un domaine de recherche essentiel
qui devrait développer les acquis des études ethnobiologiques et
socioéconomiques et permettre ainsi de tenir compte des intérêts
d’intervenants très divers dans le processus de planification. Ceci est
particulièrement vrai pour les communautés locales et autochtones qui en
savent long sur la biodiversité et sur sa gestion.
Des recensements de type participatif ont déjà été réalisés en forêt; les
spécialistes locaux sont chargés de la planification et de l’exécution des
travaux en collaboration avec d’autres parties, ce qui permet de se mettre
d’accord sur l’abondance des ressources ou de surveiller les schémas
d’utilisation des forêts. Des programmes de formation de « parataxonomistes »
ont même été organisés au profit de spécialistes locaux pour associer leurs
connaissances aux informations scientifiques et techniques. De ce point de
vue, il est important que tous les travaux de terrain soient conduits
conformément aux normes internationales et aux principes juridiques et
déontologiques (voir ci-dessous) ainsi que dans le plein respect des
connaissances locales.
Au nombre des priorités immédiates de la recherche appliquée devrait
figurer la mise au point de méthodes de recensement utiles pour le suivi et la
réalisation d’inventaires rapides en réponse à divers problèmes. L’un des
objectifs complémentaires de ce manuel est de faire reconnaître la nécessité
d’une meilleure prise en compte de la biodiversité dans les évaluations
d’impact sur l’environnement réalisées dans les forêts d’Afrique. Pas
grand-chose n’a été fait jusqu’ici pour élaborer des indicateurs ou des critères
de la diversité biologique en vue de l’évaluation ou de la surveillance des
impacts de la construction de routes, de l’agriculture ou d’autres activités de
développement sur la biodiversité des forêts avoisinantes.
En dépit de l’urgence de ces problèmes de gestion, la recherche
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2.5 Préparatifs
Une campagne réussie exige une bonne planification et une bonne
préparation. Il faut en particulier définir clairement la raison d’être et les
objectifs du recensement, ce qui déterminera la nature des informations à col-
lecter et donc, la méthodologie la mieux adaptée. Avant d’engager les travaux,
il faut également réfléchir à la manière dont les données seront analysées.
C’est un aspect capital pour l’élaboration du plan d’échantillonnage. Bien que
l’analyse des données ne puisse être examinée de façon détaillée dans le
cadre de ce manuel, quelques considérations élémentaires sont proposées ici
pour établir l’adéquation de la méthode avec l’analyse statistique envisagée.
On trouvera dans chaque chapitre des indications sur la détermination
des espèces. Il est toutefois vivement conseillé de passer du temps dans les
musées pour examiner les spécimens de collection, de lire attentivement les
guides pratiques et de visiter des sites de recherche. Pour l’ensemble des
méthodes présentées ici, il est recommandé de consulter des spécialistes et
d’élaborer une liste d’espèces pour les forêts ou les régions visitées.
Outre les ouvrages généraux de référence, les projets d’atlas peuvent
fournir des indications très utiles sur la présence possible de certaines espèces
dans une région. Ainsi, des projets d’atlas aviaires sont en cours ou achevés
dans plusieurs pays (par exemple, pour l’intégralité de l’Afrique australe, le
Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda) et une liste des espèces répertoriées dans
une maille donnée de l’atlas (ou un point de l’atlas, dans le cas de l’Ouganda)
peut généralement être obtenue sur demande aux coordonnateurs des projets
de recherche.
Outre l’identification des espèces, plusieurs des méthodes de
recensement présentées ici reposent sur une estimation précise des distances.
Il est très important de s’exercer à estimer les distances avant de commencer
le travail. Si vous comptez utiliser une distance maximale de 25 mètres, par
exemple, allez en forêt, estimez cette distance et mesurez-la pour évaluer la
précision de votre estimation. Continuez à vous entraîner jusqu’à ce que vous
soyez capable d’estimer précisément cette distance dans cet habitat. Il est
aussi très important de vous entraîner dans une végétation semblable à celle
où vous tracerez vos transects; les distances sont perçues très différemment
en terrain nu et dans la forêt dense, et les pas ont tendance à être beaucoup
plus courts quand on doit enjamber des arbres, éviter des fourmis magnans ou
traverser des marécages. Il est donc essentiel que toutes les personnes
amenées à estimer des distances le fassent avec précision.
Les difficultés d’estimation des distances, et notamment l’appréciation
différente qu’en ont diverses personnes (voir Mitani et al., 2000), plaident en
faveur des télémètres optiques. La précision et la fiabilité de ces instruments
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en font des outils précieux sur le terrain, d’autant plus que tous les
recensements sur transect prennent pour hypothèse des distances exactes.
Les télémètres optiques sont faciles à maîtriser et sont généralement bon
marché par rapport au coût total des recensements.
Matériel de recensement
Tous les chapitres précisent le matériel et/ou le personnel nécessaire
pour les différentes méthodes de recensement; toutefois, certains instruments
de base sont communs à toutes les méthodes et peuvent donc être considérés
comme essentiels sur le terrain. Il va sans dire que l’on doit se munir de
vêtements, de chaussures, de sacs et de matériel de camping adaptés.
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2.8 Bibliographie
Angelici, F.M., Grimod, I. & Politano, E. (1999). Mammals of the Eastern Niger Delta (Rivers and
Bayelsa States, Nigeria): An environment affected by a gas-pipeline. Folia zool. 48 (4): 249–264.
Davies, G. and Richards, P. (1991). The Rainforest in Mende Life. Unpubl report. Escor/ODA,
London.
Dupain, J., van Krunkelsven, E., van Elsacker, L. & Verheyen, R.F. (2000). Current status of the
bonobo (Pan paniscus) in the proposed Lomako Reserve (Democratic Republic of Congo). Biol.
Cons. 94 (3): 265–272.
Fauna & Flora International. (2000). Code of conduct for researchers. Oryx 35 (2): 99.
Mitani, J.C., Struhsaker, T.T. & Lwanga, J.S. (2000). Primate community dynamics in old growth
forest over 23.5 years at Ngogo, Kibale national park, Uganda: implications for conservation and
census methods. Int. J. Primatol. 21: 269–286.
Newmark, W.D. (1991). Tropical forest fragmentation and the local extinction of understorey birds
in the East Usambara Mountains, Tanzania. Conserv. Biol. 5: 67–78.
Noss, R.R. (1990). Indicators for monitoring biodiversity: a hierarchical approach. Conserv. Biol. 4:
355–364.
Plumptre, A.J. (2000). Monitoring mammal populations with line transect techniques in African
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Walsh, P.D. & White, L.J.T. (1999). What it will take to monitor forest elephant populations.
Conserv. Biol. 13: 1194–1202.
White, L. & Edwards, A. (2000). Conservation Research in the African Rain Forests: a Technical
Handbook. Wildlife Conservation Society, New York, USA.
18
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3.1 Biologie
L’herpétologie est l’étude des amphibiens et des reptiles, deux groupes
qui seront collectivement désignés sous le nom de « herptiles » dans ce
chapitre.
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bien que des tortues d’eau douce puissent habiter les zones humides et que
des tortues terrestres vivent parfois à la lisière des forêts. Ces animaux
appartiennent à différents groupes de reptiles: les lézards (y compris les
geckos et les caméléons); les serpents; les amphisbènes; les chéloniens
(tortues marines, terrestres et d’eau douce); et les crocodiles. En Afrique
subsaharienne, chacun de ces groupes compte environ le nombre d’espèces
suivant: chéloniens (à l’exclusion des tortues de mer), 26; lézards, 680;
amphisbènes, 66; serpents, 466; et trois espèces de crocodiles. On ne connaît
guère la répartition des reptiles en forêt et les listes d’espèces sont encore
provisoires. En Tanzanie, par exemple, on a trouvé dans les dernières années
au moins quatre espèces de lézards et deux espèces de serpents jusque-là
inconnues (Broadley, 1994, 1995a, b; Broadley & Wallach, 1996; Pasteur,
1995); de nouveaux recensements s’imposent donc. Les reptiles sont présents
depuis le sous-sol jusqu’au couvert forestier et se présentent sous des formes
multiples allant du fouisseur à l’arboricole.
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forêts qui se reproduisent dans les mares saisonnières ou n’ont pas besoin
d’eau pour se reproduire (par exemple, les crapauds Nectophrynoides spp., les
grenouilles Arthroleptis spp. et Schoutedenella spp. et certains microhylidés).
Toutefois, de récentes études ont montré que même les espèces de savane
qui se reproduisent dans les zones humides saisonnières trouvent refuge en
forêt pendant la saison sèche.
Outre l’extinction localisée d’amphibiens et de reptiles inféodés à la forêt,
du fait de sa dégradation ou de sa disparition, l’isolement de populations
jusque-là continues peut poser un problème supplémentaire. Il n’existe encore
aucune donnée sur les effets à long terme de cet isolement. Cette situation a
pour corollaire l’invasion possible d’espèces non dépendantes des forêts qui
s’y introduisent depuis les zones dégradées, un phénomène qui a très souvent
été constaté le long des routes forestières. Du fait du manque d’informations
sur la situation en Afrique, il est difficile d’élaborer des modèles prédictifs de
l’abondance des amphibiens et des reptiles fondés sur des données de
capture et des mesures de la qualité de l’habitat.
De nombreux reptiles dépendants des forêts (et quelques amphibiens)
sont recherchés par les chasseurs pour le commerce des animaux vivants et il
faut être conscient de la pression exercée sur ces animaux, et particulièrement
sur les populations subsistant dans des forêts déjà isolées ou dans des sites
avoisinants souvent visités. Il convient d’y décourager les prélèvements
commerciaux, de caméléons par exemple. Les grands reptiles semblent avoir
un cycle biologique relativement long et les populations pâtiraient certainement
de prélèvements intensifs dans des zones de petite taille.
Les amphibiens et les reptiles constituent des éléments importants de
l’écosystème forestier, car ce sont d’importants prédateurs d’invertébrés ainsi
que de petits vertébrés, tandis qu’ils sont eux-mêmes la proie des oiseaux et
des mammifères. C’est aussi le cas des grands serpents (venimeux ou non)
qui se nourrissent de rongeurs et sont donc très utiles à l’homme.
Les serpents posent un problème particulier du point de vue de la
gestion étant donné que certaines espèces, notamment les plus grandes et les
plus visibles, sont venimeuses et donc potentiellement dangereuses pour
l’homme (voir la Section 3.5); de manière générale, les serpents sont tués car
on les juge nuisibles. En fait, les espèces dangereuses pour l’homme sont
relativement rares; les gestionnaires doivent le savoir et éduquer les
populations en ce sens afin que l’on ne tue pas sans nécessité des espèces
inoffensives. Ils se heurteront sans doute à des résistances de la part des
populations locales dont les croyances considèrent que les serpents et d’autres
« herptiles » sont dangereux.
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3.3 Méthodes
Généralités
Compte tenu du manque de connaissances sur la plupart des
amphibiens et reptiles de la forêt, les recensements visent principalement la
constitution de listes d’espèces plutôt que l’élaboration d’indices d’abondance
ou la réalisation d’études sur les populations (voir par exemple Broadley &
Howell, 1991; Drewes & Vindum, 1994). Des travaux ont eu lieu en Afrique
occidentale (Barbault, 1975) et en Afrique de l’Est (par exemple Western, 1974;
Kreulen, 1979) pour estimer les populations de reptiles, mais ils portaient
principalement sur les espèces très visibles et/ou de grande taille vivant en
zone sèche et dégagée.
En conséquence, les méthodes normalisées permettant de quantifier les
populations d’amphibiens et de reptiles sont relativement rares. En Afrique,
elles n’ont été utilisées que pour l’étude des anoures et des reptiles vivant
dans la litière végétale des forêts du Cameroun (Scott, 1982), ou pour celle
des anoures présents dans des espaces ouverts tels que les petites mares
saisonnières où ils se reproduisent (Bowker & Bowker, 1979). Aucune méthode
satisfaisante n’a encore été élaborée pour échantillonner les grenouilles
arboricoles, les apodes fouisseurs ou les reptiles du couvert forestier qui font
l’objet de ce chapitre. Les caméléons, par exemple, sont difficiles à voir durant
le jour et leur recensement s’effectue plus facilement de nuit (voir notamment
Broadley & Blake, 1979; Jenkins et al., 1999), tandis que les serpents se
déplacent beaucoup et sont tout aussi difficiles à détecter. Les études des
populations larvaires d’anoures font également défaut en Afrique de l’Est.
Identification
Il existe plusieurs guides pratiques et ouvrages de référence utiles pour
l’identification des amphibiens. Frost (1985) a dressé une liste mondiale des
espèces d’amphibiens qui a servi de base aux listes nationales et régionales;
Schiotz (1999) s’est quant à lui intéressé aux grenouilles arboricoles d’Afrique.
Il existe aussi des listes nationales pour l’Afrique, notamment: Stewart (1967)
fait une présentation générale de certaines des espèces répertoriées en
Afrique de l’Est; Rodel (2000) couvre plusieurs espèces des savanes d’Afrique
occidentale; Fischer et Hinkel (1992) décrivent les formes présentes au
Rwanda; Passmore & Carruthers (1995) examinent les grenouilles d’Afrique du
Sud vivant principalement dans les espaces ouverts; Pitman (1974) s’est
intéressé aux serpents d’Ouganda, tandis que Lambiris (1989) fournit des
informations générales utiles sur la biologie de nombreuses espèces du
Zimbabwe, ainsi que des illustrations des têtards. Au moins deux des guides
les plus récents sont accompagnés d’enregistrements sur CD-ROM des cris de
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Matériel
• Des sacs de toile (de tailles diverses: 80 mm x 500 mm à 140 mm x
1000 mm) et de plastique pour la collecte des spécimens.
• Un râteau ou une binette à manche court pour retourner les pierres, les
souches, etc.
• Des gants de jardinage.
• Des pinces attrape-reptiles ou des crochets à serpent.
• Des pinces de plus petite taille (comme des pinces à artères) pour saisir
les petits serpents ou immobiliser la tête des grands spécimens capturés
ou maintenus en position à l’aide d’une fourche.
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• Un lasso de capture pour les lézards (nœud coulant fixé au bout d’une
canne permettant d’attraper les lézards par le cou).
• Un lance-pierres pour déloger les spécimens du couvert forestier.
• Une balance pour la pesée.
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25
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Avantages et inconvénients
Les enquêtes génériques fournissent des informations utiles sur la
présence des espèces, mais sont d’autant plus utiles qu’elles sont associées à
d’autres techniques, comme l’aménagement de pièges à fosse ou l’examen de
la litière végétale. Elles n’offrent toutefois aucune indication sur les populations
et il est difficile de quantifier les résultats obtenus, notamment en raison des
variations annuelles et saisonnières.
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Seau en
plastique Piquet
en bois
Bâche en
plastique
Matériel
• Onze seaux en plastique (de 20 litres) ou tout autre récipient (par
exemple de grosses boîtes de conserve vides) assez large pour que les
animaux ne puissent pas le franchir d’un bond et assez profond pour
qu’ils ne puissent s’en extraire. Il est important d’utiliser des récipients
qu’on peut facilement se procurer. Il faut aussi prévoir des couvercles
pour protéger les seaux par temps de pluie ou quand on ne peut pas
surveiller constamment.
• Un rouleau de bâche en plastique (de 55 mètres de long). Le plastique
peut être transparent ou de couleur, le noir étant alors la couleur la
mieux adaptée, car les couleurs vives pourraient avoir une incidence sur
la capturabilité de certaines espèces. La hauteur et l’épaisseur du
matériau n’ont guère d’importance et sont fonction des disponibilités; la
bâche en plastique est souvent vendue en rouleaux de grande longueur
et d’environ 50 cm de large, ce qui permet de découper les panneaux
nécessaires qui seront d’une hauteur constante. Tout autre matériau
disponible localement peut être utilisé avec tout autant d’efficacité (par
exemple, de la toile de polypropylène ou autre).
• Des piquets en bois pour fixer la bâche.
• Une agrafeuse et des agrafes pour fixer la bâche sur les piquets (à
défaut, on peut y faire des trous et l’attacher aux piquets, mais cela
prend davantage de temps).
• Une binette et une pioche suffisamment robustes pour briser les racines.
• Un mètre ruban ou une corde de longueur donnée.
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Sélection du site
Les terrains humides et bas sont généralement propices à la pose des
pièges, surtout dans le fond des vallées, mais il est bon de poser des rangées
de pièges dans des situations et des habitats différents pour permettre les
comparaisons. Rappelons que l’altitude est une variable importante pour la
répartition des amphibiens. Pour pouvoir procéder à des comparaisons, la
même méthode doit être utilisée sur chacun des sites d’échantillonnage.
Procédure
i) Configuration des rangées de pièges: chaque barrière de dérivation
fait 55 mètres de long et des seaux sont enterrés tous les cinq mètres: en
d’autres termes, si l’on a un seau au début et un en fin de rangée, il faut 11
seaux au total. Les 55 mètres de long ne sont pas impératifs et vous pouvez
raccourcir la barrière en fonction des caractéristiques du site; il est cependant
préférable d’utiliser une longueur et une configuration identiques pour
comparer les taux de capture entre différents sites.
ii) Les seaux sont installés de manière à affleurer ou à se trouver légère-
ment en dessous du niveau du sol. C’est un aspect primordial, car il semble
que les animaux ne gravissent pas la butée formée à la bordure d’un seau,
alors que si le seau est au niveau du sol ou légèrement en dessous, ils y
tombent systématiquement.
iii) La bâche doit être posée en continu, du premier au dernier seau, et
passer au centre de chaque seau. Le meilleur moyen pour qu’elle reste
verticale est d’enfoncer des piquets sur toute sa longueur, puis d’y agrafer la
bâche. Il faut un piquet de part et d’autre de chaque seau, puis au moins qua-
tre piquets pour maintenir la bâche entre chaque seau. La barrière n’a pas
besoin d’être parfaitement rectiligne, d’autant qu’il faudra probablement
contourner des arbres, de gros rochers ou d’autres obstacles.
iv) La végétation doit être défrichée sur tout le trajet de la barrière. La
bâche doit parfaitement adhérer au sol; si elle est soulevée par des bran-
chages, les animaux passeront par-dessous. Une fois que la barrière est
posée et bien agrafée, on rapportera un peu de terre de part et d’autre de la
bâche pour empêcher les animaux de se glisser par-dessous.
v) Il est utile de numéroter chaque barrière et de numéroter les seaux
sur chaque ligne de dérivation. Le plus simple est d’accrocher un morceau de
ruban de signalisation au piquet le plus proche. Dans la mesure du possible,
relevez l’emplacement exact de la barrière avec un GPS ou en utilisant des
coordonnées géographiques (latitude, longitude) pour permettre aux agents de
terrain de retrouver son emplacement exact et de répéter l’échantillonnage. On
peut aussi installer un balisage permanent signalant les sites des pièges et
des barrières.
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vi) Les feuilles et la terre tombées dans les seaux doivent être enlevées
quotidiennement. Il faut aussi ôter régulièrement les pierres et les branches qui
pourraient permettre aux animaux de s’échapper. Pour que l’eau de pluie s’
évacue, il faut trouer le fond et le côté des seaux, ce qui les prive, en outre, de
toute utilité du point de vue des habitants des environs!).
vii) Note importante: quand vous relevez les pièges tôt le matin, en fin
d’après-midi, au crépuscule ou à tout autre moment où la lumière et la visibilité
sont mauvaises, vous devez toujours utiliser une torche pour examiner
l’intérieur des seaux. Outre la grenouille que vous vous apprêtez à ramasser,
peut-être trouverez-vous aussi des scorpions, des scolopendres ou des ser-
pents venimeux. Regardez bien au fond du seau avant d’y plonger la main!
viii) Une fois que vous avez achevé votre échantillonnage, enlevé les
pièges et la barrière, il faut reboucher les trous creusés pour les seaux. Cela
évite aux animaux de se faire piéger accidentellement ou de se blesser en
traversant la zone. Le site pourra également se régénérer plus vite, ce qui est
important si vous voulez y réaliser de nouveaux travaux d’échantillonnage à
une date ultérieure.
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Avantages et inconvénients
i) Cette technique peut aisément être répétée ou modifiée en fonction
des conditions locales et permet d’échantillonner simultanément les mam-
mifères, les amphibiens et les reptiles. C’est aussi l’une des rares techniques
permettant d’échantillonner les apodes et les reptiles fouisseurs qui émergent
parfois du sol des forêts.
ii) De plus, elle n’est pas destructrice et peut être utilisée pour
l’évaluation des populations par marquage et recapture (voir section 3.3.5). En
revanche, elle n’est utile que pour les espèces du tapis forestier, ce qui exclut
par exemple les grenouilles arboricoles.
iii) Les barrières de dérivation sont parfois endommagées par des
animaux comme les potamochères ou les petites antilopes et doivent donc être
réparées. Il est d’usage de relever les pièges tôt le matin et de nouveau en fin
d’après-midi. Un coup d’œil rapide une ou deux heures après le coucher du
soleil vous permettra de trouver les derniers animaux capturés et leur évitera
de passer la nuit dans les seaux; dans les forêts sèches et froides, certains
amphibiens peuvent mourir de déshydratation et/ou d’exposition aux
intempéries, d’où la nécessité de vérifications fréquentes.
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Matériel
• De la moustiquaire en plastique.
• Du fil de métal galvanisé.
• Des ciseaux à métaux ou une cisaille.
• Une pince et une pince coupante.
• Deux baguettes d’acier (diamètre: 5 mm; longueur: un mètre) par
passerelle.
• Quatre poulies; plusieurs passerelles peuvent être fixées à différentes
hauteurs et raccordées au même système de cordes et de poulies.
• Du cordage nylon ou autre matériau non putrescible adapté aux poulies.
Sélection du site
Pour cette technique, on choisira un site où la passerelle est en contact
avec le plus grand nombre d’arbres et de branches possible, tout en pouvant
être hissée et abaissée avec le système de poulies.
Procédure
i) Le piège consiste en une plate-forme en moustiquaire plastique
(Figure 3.3). On utilisera la largeur disponible dans le commerce (en général
un mètre) et des longueurs de 15 mètres (ou toute autre longueur
suffisamment maniable). La moustiquaire est renforcée sur toute sa longueur
par un fil métallique (galvanisé si possible pour empêcher la rouille) passé de
part et d’autre, ainsi qu’en perpendiculaire, à intervalles d’un mètre. Les fils
perpendiculaires assurent la rigidité de la plate-forme. Une baguette d’acier
d’un mètre de long (diamètre 5 mm) est fixée à chaque extrémité de la
passerelle pour que l’entrée soit bien plate.
ii) Deux pièges à entonnoir (1 m x 0,8 m) sont ensuite fabriqués avec du
grillage galvanisé de 8 mm x 8 mm et fixés sur la passerelle avec du fil gal-
vanisé à intervalles de cinq mètres. La bouche des pièges est de même
largeur que la passerelle, si bien que tout animal qui s’y déplace tombe
directement dedans. Chaque extrémité du piège a une coulisse de ficelle ou de
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corde; une fois que la passerelle a été hissée à la hauteur désirée, la coulisse
peut être resserrée et attachée à un arbre ou à un rocher pour l’empêcher le
piège de s’ouvrir sous l’action du vent ou de la pluie.
iii) Dans l’idéal, des passerelles devraient être installées à trois hauteurs
différentes – trois mètres, 10 mètres et 15 mètres – sur le même système de
cordes et de poulies qui permet de relever les pièges régulièrement, les deux
extrémités des plates-formes pouvant être ramenées au sol simultanément.
iv) Les pièges doivent être régulièrement relevés, dans l’idéal le matin, le
midi et en fin d’après-midi. En fonction de leur efficacité et de la taille des
animaux capturés, il faudra peut-être prévoir des pièges plus profonds, surtout
pour les grands serpents. Les informations sur les captures doivent être
enregistrées sur le formulaire type (Formulaire 3.1).
Avantages et inconvénients
Sauf à monter dans les arbres et à capturer les animaux à la main, cette
méthode semble être la seule qui permette d’échantillonner efficacement les
espèces qui vivent dans le couvert forestier ou même à quelque distance du
sol. Elle demande toutefois un gros travail et une bonne expérience. La
prudence s’impose durant la pose et le démontage des passerelles et il est
bon de se faire aider par une ou deux autres personnes pour éviter les chutes
et les blessures.
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A B
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Sélection du site
À moins que les pièges ne soient posés sur une grille d’échantillonnage,
ils doivent être installés dans des endroits où le couvert est suffisamment
dense pour attirer les espèces recherchées. Un piège situé en terrain
totalement ou partiellement dégagé sera certainement bien moins efficace que
s’il est posé le long d’un obstacle naturel ou d’un abri comme un arbre tombé,
un rocher ou une souche. Les pistes empruntées par les petits mammifères
sont également utilisées par les serpents en quête de proies et peuvent donc
constituer des sites propices.
Avantages et inconvénients
Cette technique nécessite beaucoup de temps et de travail.
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Matériel
• Une clôture portable en plastique ou en métal pour isoler la parcelle (des
plaques de tôle ou tout autre matériau comme les bâches en plastique
utilisées pour la confection des barrières de dérivation (voir plus haut)
d’une hauteur d’environ 15 cm sur un mètre de long ou de dimensions
variées).
• Un râteau et/ou une binette à manche court.
• Des sacs à échantillons en toile ou en plastique pour la récupération des
spécimens.
• Une balance à ressort (50 g, 100 g, 500 g, etc.).
• Un mètre ruban (30 m).
• Du matériel de conservation pour les spécimens de référence.
Sélection du site
La sélection du site sera fonction des objectifs de l’échantillonnage. Pour
une enquête générique, plusieurs habitats de forêt doivent être étudiés, par
exemple des terrains secs, pentus ou humides, des fonds de vallée, des
terrains perturbés ou non, et ainsi de suite. L’habitat et les microhabitats de la
zone sélectionnée doivent impérativement être décrits avec précision, en
appliquant les règles habituelles. Si vous avez l’intention de comparer
différents sites ou habitats, d’évaluer les différences dues à l’altitude ou encore
la différence entre les sites perturbés et les sites intacts, il est bon de
randomiser la zone échantillonnée dans un type d’habitat donné.
Procédure
i) Mesurez la zone à échantillonner et clôturez-la soigneusement. Fouillez
soigneusement la litière à l’aide d’une binette ou d’un petit râteau et ôtez tout le
matériel végétal pour le cas où des serpents ou des scorpions y soient
dissimulés. Attrapez les animaux à la main et mettez-les dans les sacs de toile.
ii) Il est préférable d’échantillonner le plus grand nombre de sites
possibles; il en faudra probablement une bonne vingtaine, avec des animaux,
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Avantages et inconvénients
Cette méthode ne permet d’échantillonner que les petits anoures de la
litière végétale des forêts; elle demande beaucoup de travail, souvent à
plusieurs. Dans certaines forêts, la densité des herptiles est trop faible pour
justifier cette technique. Du fait des conditions des microhabitats et/ou de
facteurs saisonniers, il peut arriver qu’on ne trouve aucun herptile dans une
parcelle, tandis qu’on en trouvera beaucoup dans la parcelle voisine. Cette
méthode ne convient donc pas pour les espèces ayant un microhabitat
hautement spécifique.
Matériel
• Un chronomètre (ou une montre indiquant les secondes).
• Des sacs de toile ou de plastique.
• Du matériel d’échantillonnage et de conservation.
Sélection du site
À moins que l’on n’utilise une approche randomisée, il faut sélectionner
ce qu’on pourrait considérer comme une situation, un site ou un habitat
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Procédure
i) Définissez la zone à échantillonner, puis déterminez une durée (5 à 25
minutes) pendant laquelle les recherches seront conduites de manière intensive
en respectant les procédures prescrites. Reposez-vous environ cinq minutes
entre chaque période d’échantillonnage. Quand le travail reprend, l’observateur
se déplace lentement le long des transects ou des sentiers en s’attachant à
repérer tous les animaux, devant, derrière, au-dessus et autour de lui.
ii) Heyer et al. (1994) ont décrit la procédure des comptages à durée
déterminée pour les amphibiens et signalent que des variables telles que le
temps consacré au comptage, la technique de collecte, le nombre et
l’expérience des agents de terrain, la topographie et la taille de la zone
échantillonnée, les conditions météo, le climat, la saison, la date et l’heure de la
journée doivent toutes être prises en considération et contrôlées.
iii) Pour les amphibiens, il est préférable d’effectuer les recensements de
nuit. Il est cependant utile, tant d’un point de vue biologique (le jour, on peut
collecter les œufs, les larves et les adultes) que pour la sécurité (il est plus facile
et plus sûr de se déplacer de nuit sur un terrain difficile qu’on a pu repérer
durant la journée), d’examiner la zone à échantillonner pendant la journée.
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Avantages et inconvénients
Cette technique est probablement la meilleure pour échantillonner des
animaux assez visibles à distance, ce qui signifie qu’en forêt, elle n’est
probablement pas très utile dans de nombreux cas, sauf lorsque les
amphibiens se rassemblent pour se reproduire. Elle pourrait aussi avoir son
intérêt dans le cas des reptiles qui s’immobilisent pour laisser approcher leur
proie, comme les geckos, et qui se postent souvent la nuit dans des endroits
bien visibles; elle peut aussi se prêter au comptage nocturne des caméléons.
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Matériel
• Un magnétophone portatif de bonne qualité ou un lecteur enregistreur de
CD.
• Un micro et des piles.
• Des cassettes ou des CD vierges.
• Des enregistrements de coassements de grenouilles.
• Des sacs plastiques ou autres pour protéger le matériel audio de l’hu-
midité.
Sélection du site
Les recensements acoustiques peuvent être de type générique; à
défaut, l’échantillonnage peut être randomisé pour répondre à un schéma
expérimental spécifique. Rappelons que certains anoures sont photophobes et
qu’ils se manifestent donc moins et moins bruyamment durant les nuits où la
lune brille que par les nuits sans lune.
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Avantages et inconvénients
Étant donné l’importance des cris dans la biologie des anoures, cette
technique améliore considérablement la connaissance des espèces. L’oreille
humaine est très peu fiable, à la différence des magnétophones qui captent
tous les sons (dans les limites du micro et de l’appareil), offrant ainsi une
archive durable pouvant être utile, plus tard, à d’autres chercheurs. Grâce aux
enregistrements audio, on peut aussi identifier les espèces qui n’ont pas été
vues ou entendues par l’observateur, ce qui permet de réaliser des analyses
sonographiques en laboratoire.
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3.6 Conclusions
Notre connaissance de la biologie des amphibiens et des reptiles des
forêts d’Afrique et de leur cycle démographique est à ce point rudimentaire qu’il
faudra un travail de recensement considérable avant de pouvoir décider des
mesures de gestion susceptibles d’enrayer les risques de disparition
des herptiles.
Les enquêtes génériques et les pièges à fosse sont probablement les
toutes premières méthodes à utiliser, quel que soit le site, ainsi que certaines
des autres méthodes présentées ci-dessus, si le temps, les ressources et
l’intérêt des travaux le justifient. Tant que l’on ne disposera pas de spécialistes
correctement formés et de ressources financières pour la réalisation d’études
détaillées des populations, les biologistes continueront de faire des enquêtes
génériques signalant la présence d’amphibiens et de reptiles, et non les
recensements et les études démographiques détaillées dont on aurait le plus
grand besoin. Les listes d’espèces sont utiles, notamment les listes annotées
qui fournissent des informations sur la conservation de la faune d’une zone
particulière. Les gestionnaires des forêts doivent être en mesure de recon-
naître les assemblages hautement diversifiés de herptiles et/ou les espèces
endémiques, rares ou menacées d’amphibiens et de reptiles présents dans la
zone. Ceci leur permettra de convaincre les chercheurs et les institutions
spécialisées de s’intéresser de plus près à ces populations.
42
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Adresse:
Autres:
46
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Ectoparasites: Endoparasites:
Mesures:
TC LT VC Museau-anus Autres P
mm mm mm mm mm g
Matériel conservé:
Peau Crâne Squelette Estomac Excréments Sang Foie Reins
Contenu stomacal:
Description: Pourcentage:
Observations/autres
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Espèces identifiées
N° d’individus
Sexe/Âge
Statut de reproduction
Catégorie de cris
Réponse à la
diffusion
Notes:
48
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4.1 Biologie
Les petits mammifères constituent une catégorie disparate d’espèces
volantes ou non qui ont été regroupées en raison de leur petite taille, malgré
d’évidentes différences anatomiques et écologiques. Dans ce chapitre, nous
examinons trois groupes: les rongeurs, les chauves-souris et les insectivores (y
compris les rats à trompe). Ces trois groupes ont un comportement furtif, ce
qui les rend difficiles à recenser car, pour échapper à leurs prédateurs, ils ont
acquis des couleurs neutres, un comportement discret et, dans bien des cas,
des habitudes nocturnes. Ces caractéristiques associées à leur petite taille
rendent leur identification difficile sur le terrain, une difficulté encore exacerbée
par la considérable diversité d’espèces de petits mammifères en Afrique (à titre
d’exemple, il y a environ 190 espèces de chauves-souris et quelque 380
espèces de rongeurs). Les problèmes ne sont pas moindres pour ce qui est
des petits insectivores dont on compte environ 165 espèces sur le continent
africain (dont beaucoup appartiennent au seul genre Crocidura). Les listes
mondiales de mammifères (Corbet & Hill, 1991; Wilson & Reeder, 1993;
Nowak, 1999) et les listes régionales permettent de se faire une idée générale
des espèces présentes dans une région, mais seuls des prélèvements et des
recensements réalisés sur plusieurs saisons fourniront une évaluation plus
précise des espèces présentes dans une forêt particulière.
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4.3 Méthodes
Généralités
Les méthodes employées sont fonction du groupe étudié; on utilisera
bien évidemment des méthodes différentes pour recenser des chauves-souris
ou des rongeurs. La démarche générale est toutefois la même et les facteurs à
prendre en compte sont globalement les mêmes. Le principe de base est de
relever le plus d’informations possible sur les individus repérés ou capturés.
Aucun problème lorsqu’on a prélevé un spécimen, mais recueillir des
informations sur des chauves-souris en vol ou des rongeurs entraperçus est
une tout autre affaire.
Identification
Comme on l’a indiqué plus haut, nombre d’espèces de petits
mammifères sont très difficiles à identifier et seul le genre peut parfois être
déterminé avec certitude. Il n’existe aucun guide pratique utile pour
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distinguer; ce sera en revanche extrêmement difficile, voire impossible, s’il s’agit d’e-
spèces étroitement apparentées, de taille, de forme et de comportement similaires.
Si les chauves-souris sortent par centaines, le comptage perd en précision; on peut
alors élargir l’équipe et prendre des photos pour améliorer les résultats (Barlow,
1999).
Pour compter les chauves-souris dans leur aire de repos, il faut utiliser des
lampes de faible intensité et des jumelles, tandis que celles qui dorment dans les
arbres peuvent être comptées à vue en plein jour (Kunz, 1988). Plus la colonie est
importante, plus le comptage est difficile, et il peut s’avérer nécessaire de
sous-échantillonner différentes sections de l’aire de repos (qui présenteront des
concentrations différentes). Ainsi, le nombre de chauves-souris frugivores accrochées
dans de nombreux arbres peut être estimé en comptant celles présentes dans un
échantillon d’arbres et en multipliant le résultat par le nombre d’arbres occupés dès
lors que l’écart type et le nombre moyen de chauves-souris par arbre ont pu être
établis.
Matériel
• De la ficelle et du ruban de signalisation.
• Des sacs en polyéthylène et des sacs à spécimens.
• Des sédatifs.
• Des gants.
• Du matériel de marquage.
• Une balance à ressort.
• Des pièges (voir ci-après) et des appâts.
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Sherman
Longworth
Havahart
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débusqués de leurs nids et pris dans des filets tournants (filets de pêche
de deux mètres de large). Voir les précisions sur les battues à l’antilope
à la Section 5.3.2.
• La présence de nids le long des transects a été utilisée comme indice
indirect d’abondance (Fitzgibbon et Rathburn, 1994), en appliquant les
mêmes principes que ceux décrits dans le chapitre suivant (Section
5.3.3).
Sélection du site
i) Les rongeurs ont tendance à fureter à la lisière des clairières ainsi que
sous les rochers et les arbres tombés. Ils suivent également des chemins
particuliers qui peuvent être facilement repérés, notamment le long des
branches basses et des lianes, et leurs trous se trouvent souvent à la base des
arbres ou des rochers. Ils ont aussi leurs lieux favoris où ils constituent leurs
réserves de nourriture, se nourrissent et se réfugient. Ce sont autant de sites
de piégeage possibles.
ii) Une fois qu’un système de capture a été mis au point, il faut à tout
prix conserver les mêmes procédures de sélection des sites, le nombre et le
type de pièges correspondant aux différentes périodes de piégeage (par
exemple, sur des années consécutives) ou à différents sites durant la même
période. Par exemple: 20 pour cent de pièges posés dans les lianes, 80 pour
cent au sol; 50 pour cent de nasses, 50 pour cent de tapettes (voir ci-après).
Procédure
i) Les pièges sont généralement posés en séries appelées « stations de
piégeage » et régulièrement espacées (5 à 10 m) le long d’un transect ou sur
un quadrillage. Il faut prévoir au moins trois pièges par station.
ii) Les Pièges doivent être appâtés selon une procédure type. Plusieurs
appâts peuvent convenir, mais le beurre de cacahuète a donné de bons
résultats et peut être mélangé avec d’autres ingrédients (par exemple, de la
banane, de la farine de maïs, de l’avoine, des raisins secs, des fruits
sauvages, des morceaux de racines de manioc, du poisson séché, etc.). En
Tanzanie, Kim Howell utilise des morceaux de noix de coco frits mélangés
avec du beurre de cacahuète. Le mélange adhère bien au crochet à appât des
pièges, plaît aux rongeurs et semble résister à la pluie et aux fourmis. L’appât
sera déterminant pour les espèces attirées et il faut donc toujours utiliser le
même si l’on veut normaliser le piégeage dans les différents sites.
iii) En cas de pluie, il est bon d’ajouter une litière dans les pièges (de
vieux journaux) pour réduire les risques d’hypothermie. Pendant la préparation
des pièges, on prendra soin de ne pas laisser d’odeurs humaines qui
éloigneraient les animaux; on peut, par exemple, enduire les pièges de graisse
animale, mais moins on les manipule et plus on les laisse à l’air, mieux c’est. Si
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les pièges ont déjà servi, il est conseillé d’enlever les restes d’appâts, l’urine,
etc. et de laver soigneusement les pièges avant de les ranger (voir également
les pièges décrits à la Section 4.3.6).
iv) Les pièges peuvent maintenant être installés aux endroits choisis; ils
doivent être soigneusement fixés avec des cordes ou des piquets pour ne pas
être déplacés par les animaux capturés, voire par des prédateurs qui essaient
d’attraper les bêtes prises au piège. L’entrée et le fond des pièges doivent
reposer à ras de terre pour que les animaux n’aient pas à gravir une pente
pour y entrer, et ils ne doivent pas être inondés ou emportés en cas de fortes
pluies.
v) Marquez chaque site avec du ruban de signalisation et assignez un
numéro différent à chaque piège, à chaque station de piégeage et à chaque
rangée de pièges.
vi) Les pièges doivent être relevés tôt le matin, à midi et en fin
d’après-midi. S’il fait froid ou humide, il est recommandé de les vérifier plus
souvent. Dans l’idéal, il faut normaliser la procédure de manière à ce que tous
les pièges soient appâtés et posés, par exemple, entre 18 heures et 19
heures, et relevés entre 6 heures et 7 heures le matin suivant.
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Épuisettes
Les épuisettes (en grillage moustiquaire si nécessaire) – long manche,
anneau rigide et poche profonde – peuvent être utilisées pour attraper les
chauves-souris. On peut les placer devant les trous d’où elles débouchent ou
les plaquer sur celles accrochées aux parois et à la voûte des grottes (Barlow,
1999). Les chauves-souris peuvent aussi être prises en vol en les encerclant
par l’arrière avec l’épuisette (Wilson et al., 1996), une méthode à éviter car on
risque d’endommager leurs ailes.
Filets japonais
Les filets japonais utilisés pour la capture des Microchiroptera doivent
avoir des mailles d’environ 36 mm, mais pour les Megachiroptera, il faut des
filets plus solides et à plus larges mailles. Ces filets sont disponibles en
plusieurs longueurs, de 6 à 18 mètres. Les filets en monofilament ne
conviennent pas pour les chauves-souris (Barlow, 1999). Les filets japonais
sont présentés en de plus amples détails – y compris le matériel
nécessaire – dans le chapitre sur le recensement des oiseaux (Section 7.3.8).
Ces filets sont particulièrement utiles pour attraper les chauves-souris de
taille moyenne à grande, surtout celles qui vont de plante en plante dans le
sous-étage des forêts. Les petites espèces insectivores s’en échappent trop
facilement et les déchirent pour en sortir.
Ils présentent le grand avantage de pouvoir être transportés dans les
sacs à dos, à condition que l’on n’ait pas besoin de nombreux piquets, de
bambou ou d’aluminium. De plus, on peut augmenter la surface de piégeage
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Pièges-harpes
Les pièges-harpes ont été inventés il y a une trentaine d’années et
reposent sur le fait que les chauves-souris ont du mal à distinguer les fils fins,
que ce soit visuellement ou par écholocation (Kunz et al., 1996). Ils sont
surtout efficaces pour attraper les petites chauves-souris insectivores.
Ils sont composés d’un cadre rectangulaire d’environ 2 m x 2 m sur
lequel des filins sont tendus de haut en bas tous les 25 mm. Le fil de pêche en
monofilament (d’une résistance d’environ 300 g) convient parfaitement, mais
on peut aussi utiliser du fil d’acier. Un cadre identique – avec le même
montage vertical de filins – est installé à une distance de 7 à 10 cm du
premier, mais en léger décalage, si bien que les filins de l’un correspondent à
l’espace entre les filins de l’autre (voir la Figure 4.3). Les chauves-souris
restent emprisonnées entre les deux lignes de filins et finissent par tomber
dans un sac de toile fixé sous le piège. Des rabats de polyéthylène de part et
d’autre limitent l’ouverture du sac à une fine fente par laquelle les chauves-
souris tombent au fond du sac où elles peuvent reposer au sec.
Trois ou quatre séries de filins peuvent être tendues sur le même piège
pour en augmenter l’efficacité (Francis, 1989), et les pièges peuvent être aussi
grands que le permet la taille des matériaux de construction et l’accès aux
sites de recensement; un piège de 15 mètres de haut sur 17 mètres de large a
été fabriqué pour capturer des roussettes (Wilson et al., 1996). Certains sont
montés sur pieds et installés au sol, alors que d’autres sont hissés dans les
arbres à l’aide de cordes et de poulies.
Ces pièges ont l’avantage de pouvoir être déplacés vers d’autres sites
de capture, et il est facile d’en extraire les chauves-souris. En revanche, la
faible surface de piégeage est limitée et, vu leur volume, ils sont difficiles à
transporter en forêt.
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Sélection du site
i) Les filets japonais et les pièges-harpes peuvent bien sûr être
positionnés au débouché des aires de repos, mais le passage des
chauves-souris ne doit pas être complètement entravé; en outre, on prendra
soin de ne pas capturer plus d’individus qu’on ne peut raisonnablement en
extraire des pièges en toute sécurité.
ii) Ils peuvent aussi être tendus au bord ou au-dessus des mares et des
cours d’eau ou sur toute trajectoire que les chauves-souris empruntent
fréquemment. Les endroits les plus propices sont ceux où un espace dans la
végétation permet de canaliser les chauves-souris dans des passages étroits
où les pièges peuvent être installés. On peut aussi améliorer le taux de prise
en plaçant les pièges à angle droit ou en V.
iii) Pour attraper les chauves-souris dans les étages supérieurs de la
forêt ou au-dessus du couvert forestier, les pièges doivent être accrochés dans
les arbres ou à des passerelles suspendues. Il faut donc prévoir le temps
nécessaire pour tirer les cordages dans les arbres (avec un arc, une arbalète
ou un lance-pierres) et hisser les pièges, s’assurer qu’ils sont bien en place et
non entravés par des branches ou des ramures. Des harnais de sécurité
doivent être portés si l’on est obligé de grimper aux arbres.
iv) Les chauves-souris apprennent à éviter les endroits où des pièges
ont été posés : il faut donc les déplacer régulièrement (tous les deux ou trois
jours) ou dès que l’on constate une baisse évidente des captures.
Procédure
i) Les pièges et les filets doivent être posés bien avant le coucher du
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réussite du piégeage pour un effort donné, souvent sous forme de captures par
nuit de piégeage (nuits de piégeage = nombre de pièges multiplié par le
nombre de nuits où les pièges étaient activés) ou de captures par heure de
piégeage, etc. Pour les chauves-souris, on peut obtenir des estimations assez
fines de la taille des populations à partir d’échantillons de 350 à 500 individus
(Barlow, 1999).
Avantages et inconvénients
i) Pour recenser les petits mammifères espèce, à l’exception des
espèces les plus grandes, il n’y a guère d’autre solution que la capture. Parmi
les inconvénients que présente cette démarche, on peut citer l’efficacité
relative des différents types de pièges pour capturer toute la gamme des
espèces présentes, et le transport plus ou moins facile des pièges jusqu’aux
zones forestières isolées.
ii) Du point de vue des listes d’espèces, les résultats indiquent la
présence des espèces qui sont prêtes à pénétrer dans les pièges, attirées par
le genre d’appâts déposés. Ils ne signalent donc rien de plus que l’abondance
des espèces pour lesquelles ces techniques de piégeage fonctionnent.
iii) Il en va de même pour l’estimation des populations. Cependant,
quand un système de capture efficace (y compris l’emplacement du piège,
l’appât, etc.) a été mis au point pour une certaine espèce, les méthodes de
marquage/recapture permettent d’estimer les densités absolues de population
et de procéder à des comparaisons dans le temps ou entre différents sites.
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Matériel
Outre le matériel nécessaire à la capture des animaux vivants (Section
4.3.3), les considérations suivantes s’appliquent si l’on emploie des pièges qui
tuent les animaux:
• La sélection des pièges doit tenir compte de plusieurs aspects
importants: les différents éléments du piège risquent-ils de rouiller, ou le
bois de pourrir? Le ressort ne doit pas être trop puissant au risque
d’écraser les spécimens (on peut réduire la tension d’un tour de vis). Le
piège présente-t-il un bord d’attaque cranté qui risque d’abîmer les
spécimens? Est-il suffisamment gros pour tuer d’un coup des espèces de
taille moyenne à grande?
• Les pièges à rats sont lourds et prennent de la place. Ils perdent toute
utilité si les crochets sont pliés ou si le mécanisme de déclenchement est
endommagé. Ils doivent donc être soigneusement protégés durant le
transport.
• Pour protéger les pièges en métal hors période d’utilisation, on peut les
peindre avec une peinture antirouille, tandis que les pièges en bois
peuvent être trempés dans l’huile de lin ce qui réduit l’absorption
d’humidité sur le terrain (et augmente la durée de vie); pour autant qu’on
le sache, cette huile n’a pas d’incidence négative sur les taux de capture
en dépit de sa forte odeur.
• On peut aussi se servir des très nombreux pièges de fabrication locale, ce
qui permet peut-être d’améliorer la gamme des espèces prises dans une
zone particulière. Bien que les locaux soient passés maîtres dans leur
utilisation, il n’est guère envisageable de les utiliser pour des études
systématiques reproduites dans différentes forêts en raison de leur
grande diversité de fabrication.
• On choisira plutôt un type de piège aisément disponible et susceptible de
le rester durant les années à venir.
Avantages et inconvénients
Les pièges de type « tapette » sont beaucoup plus petits et légers à
transporter que ceux utilisés pour la capture d’animaux vivants. Les tapettes
ordinaires pour les rats et les souris sont disponibles partout et peuvent
généralement être achetées dans le pays où s’effectue le recensement. Les
prises sont en général plus nombreuses qu’avec les pièges destinés à la
capture d’animaux vivants, ce qui permet de prélever des spécimens pour
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Matériel
• Un nécessaire de dissection: ciseaux (gros et fins), scalpel (lames de
taille différentes), pinces (grosses et fines), seringues (aiguilles fines et
épaisses), masque et gants chirurgicaux.
• Une règle et un compas.
• Une balance de précision.
• Des étiquettes à l’épreuve de l’eau.
• Du gros fil et des aiguilles à coudre.
• Des bocaux en plastique avec couvercle vissé.
• Des serviettes en papier ou en tissu.
• Alcool (à 70 pour cent d’éthanol) et/ou formol.
68
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Procédure
Les échantillons doivent être préparés sur le terrain afin de préserver et
étiqueter tout mammifère mort durant la collecte de spécimens de référence
par suite de blessures accidentelles dans un piège, dévoré par les fourmis
safari ou décomposé par la chaleur, et pour pouvoir utiliser les données.
Encore une fois, un spécimen n’a guère d’utilité s’il n’est pas accompagné de
données de référence; il est donc capital de bien les préparer et de les
étiqueter.
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Spécimens séchés
i) La préparation des échantillons de peau des petits mammifères
répond à une procédure type qui consiste à enlever les muscles et les tissus
susceptibles de pourrir et à bourrer la cavité corporelle avec un matériau tel
que du coton qui lui permet de conserver sa forme normale.
ii) Les peaux doivent être séchées des deux côtés, bien étirées et
maintenues en place par des épingles, mais elles ne doivent pas être fumées,
car cela endommagerait les peaux comme les étiquettes. Il faut les recouvrir
de gaze pour empêcher les mouches d’y pondre leurs œufs. Prenez également
soin de les protéger d’éventuels prédateurs tels que les insectes, les loirs et
autres rongeurs ainsi que des oiseaux de proie comme les milans et les
corbeaux; on a même vu des corbeaux soulever des couvercles en fer-blanc
ou autre pour saisir les échantillons! Une fois que les peaux sont bien sèches
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(quand elles se fripent et que les oreilles raidissent), les échantillons peuvent
être emballés pour le transport.
iii) Il est très difficile de sécher des peaux en forêt, car elles pourrissent
très vite, sans compter les infestations d’insectes. Si on ne peut pas préparer
de spécimens conservés dans une solution, il faut confectionner un séchoir
avec des lampes-tempêtes et des seaux ou des récipients en métal. Les
échantillons pourront ainsi sécher rapidement, mais il faut tout de même
prendre garde de ne pas carboniser ou fumer les peaux. Les échantillons
peuvent ensuite être emballés dans des sacs en plastiques pour les préserver
de l’humidité, et il est bon d’y ajouter des cristaux de naphtaline (boules
antimites) pour les protéger des insectes.
iv) Il est d’usage de conserver quelques squelettes de chaque espèce;
dans ce cas, la plupart des muscles sont enlevés avant le séchage du
spécimen. Si l’humidité est très élevée, comme c’est souvent le cas dans les
forêts ombrophiles, les squelettes peuvent être étiquetés et conservés dans de
l’alcool à 70 pour cent.
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4.6 Conclusions
Il existe une quantité de méthodes de piégeage qui peuvent être
employées ou adaptées en vue du recensement des petits mammifères. Elles
exigent toutes de capturer des spécimens des espèces recensées et il faut
donc associer plusieurs méthodes pour s’assurer que les animaux qui
échappent à certains pièges puissent être capturés par d’autres.
4.7 Bibliographie
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73
S2481_chap4_49_75_final_v2 13/3/07 09:23 Page 74
Adresse:
Autres:
N° de la Type de Microhabitat Environnement Topographie Réf. des Autres
rangée piège et aquatique fiches
de piège appât Espèces et
Spécimens
74
S2481_chap4_49_75_final_v2 13/3/07 09:23 Page 75
Notes complémentaires:
Couleur/marques: Blessures:
Mesures: Chauves AB TR
-souris: mm TR mm
TC mm LT mm VC mm O mm PA mm Pg
Matériel conservé:
Peau Crâne Squelette Estomac Excréments Sang Foie Reins
Contenu stomacal:
Description: Pourcentage:
Observations/autres
75
S2481_chap5_76_108_final_v2 13/3/07 09:26 Page 76
5.1 Biologie
Ce chapitre porte sur les ongulés et les carnivores. En Afrique, certaines
espèces sont assez abondantes pour qu’on puisse estimer la taille des
populations par comptage direct, mais de nombreuses autres espèces sont
rarement rencontrées, et les recensements s’appuient alors sur divers signes
qui signalent leur présence et permettent d’établir un indice brut d’abondance.
Il peut s’agir d’empreintes repérées dans la terre meuble, de tas importants ou
persistants de déjections, de fouilles ou de végétation brisée ou écrasée. Cela
concerne un grand nombre de grands d’ongulés (voir ci-dessous), de
carnivores, les hippopotames pygmées (Hexaprotodon liberiensis), les
pangolins et les oryctéropes qui vivent dans des terriers ou dans les trous des
arbres et se nourrissent de fourmis et de termites.
76
S2481_chap5_76_108_final_v2 13/3/07 09:26 Page 76
mauvaise vue.
Les céphalophes sont les mammifères terrestres les plus fréquemment
rencontrés dans nombre de forêts d’Afrique, bien que durant la journée, on ne
perçoive souvent qu’un bref mouvement ou un bruissement dans les
broussailles, suivi d’un sifflement quand ils s’enfuient d’un bond. En fait, leur
mode de vie retiré et leur caractère craintif expliquent pour beaucoup le fait
qu’ils soient si peu étudiés. On a longtemps pensé qu’ils constituaient un
groupe homogène de frugivores solitaires, nocturnes et monogames, mais des
recherches conduites dans les années 1980 ont mis en évidence la très
grande diversité de leurs caractéristiques écologiques (Dubost, 1984; Feer,
1989). Ils ont une alimentation végétarienne variée à base de feuilles, de
pousses, de bourgeons, de graines et de fruits tombés sur le tapis forestier.
Certaines espèces comme le céphalophe bleu (Philantomba monticola) et une
espèce apparentée appelée céphalophe de Maxwell (P. maxwelli) sortent de
jour. D’autres, comme le céphalophe bai (Cephalophus dorsalis), sont
nocturnes, tandis que les espèces de plus grande taille – telles que le
céphalophe à dos jaune, C. sylvicultor, le céphalophe spadix, C. spadix et le
céphalophe de Jentink, C. jentinki – sont actives jour et nuit. Certaines
espèces sont solitaires, d’autres vivent en couples, d’autres encore ont parfois
été repérées en groupes constitués d’un mâle adulte et de plusieurs femelles
adultes (par exemple, le céphalophe de Maxwell: Newing, 1994; le céphalophe
de Peters, C. callipygus, Feer, 1989). Tous semblent avoir des territoires qu’ils
marquent par des tas de crottes et par le musc secrété par leurs glandes
odorantes.
Chez les espèces de grande taille comme les suidés (cochons
sauvages), les bongos, les okapis, les buffles, les éléphants et les rhinocéros,
les densités de population sont moins élevées que chez les céphalophes. Ils
entreprennent parfois des migrations saisonnières. Comme on l’expliquait plus
haut, le recensement de ces espèces repose principalement sur des signes
plutôt que sur des observations directes.
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aiguisés, et on ne les voit donc pas souvent. Pour recenser les petites
espèces, on piège les animaux en utilisant des appâts à base de viande ou de
poisson (voir le chapitre précédent), tandis que l’on dénombre les félins à partir
de leurs pistes, de leurs déjections, des traces de griffe, de restes de leurs
proies ou avec des pièges photographiques.
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5.3 Méthodes
Généralités
Les recensements de mammifères fournissent aux gestionnaires des
données de trois types. Au niveau le plus élémentaire, ils permettent de
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Matériel
• Des filets de camouflage et de la corde.
• Une machette pour la construction de caches temporaires.
Procédure
i) Une cache simple peut être aménagée en suspendant du filet de
camouflage entre les arbres ou leurs contreforts, ou en coupant des palmes
pour former un écran derrière lequel on peut se dissimuler tout en observant
l’extérieur. Dans les zones protégées, assurez-vous que la construction d’abris
n’est pas interdite. Les postes d’observation doivent être situés sous le vent du
site observé. Veillez à ce qu’ils soient confortables pour ne pas avoir à bouger.
Au lieu de construire une cache, on peut également se poster dans les
branches d’un arbre, sur une crête ou un affleurement rocheux en surplomb;
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en effet, rares sont les mammifères terrestres qui remarquent les objets
immobiles au-dessus d’eux.
ii) Lorsque la cache est installée, il faut compter au moins un jour avant
de l’utiliser pour que les animaux s’y habituent.
iii) L’heure la plus propice pour observer la plupart des espèces est celle
qui précède l’aube (ce qui permet de s’installer avant l’arrivée du jour) ou les
deux heures qui précèdent le crépuscule. Approchez silencieusement depuis la
direction opposée au site d’observation. Installez-vous dans une position
confortable pour ne plus bouger (n’oubliez pas l’anti-moustique!).
iv) Il est parfois utile d’aller inspecter la « zone d’observation » pour
repérer d’éventuelles empreintes ou autres signes (poils, déjections, traces de
passage, etc.), surtout si les séances d’observation ne donnent guère de
résultats. Cette inspection peut avoir lieu à midi afin de ne pas perturber les
séances de l’aube et du crépuscule.
v) On comptera entre deux et trois heures pour une première séance
d’observation. Il faut quitter l’endroit silencieusement dans la direction opposée
au site d’observation.
d’observation pour relever les empreintes, les poils, les fruits tombés au sol,
etc.
Avantages et inconvénients
Cette méthode nécessite beaucoup de temps et doit être réservée aux
sites fréquemment visités par les animaux. Il faut une certaine expérience pour
identifier les sites propices et on peut gagner énormément de temps et d’effort
en consultant les chasseurs et les personnes qui connaissent bien les espèces
locales. Hormis ces quelques inconvénients, cette méthode livre de précieux
enseignements sur la présence des espèces, permet d’étudier le
comportement des animaux et de déterminer leur potentiel pour la mise en
place d’un tourisme d’observation.
Le fait de nourrir régulièrement les animaux au même endroit peut avoir
des conséquences négatives. Les animaux finissent par s’habituer à y trouver
systématiquement de la nourriture et peuvent même se livrer à une farouche
concurrence pour se l’approprier. De plus, les chasseurs risquent de découvrir
l’existence du site d’observation.
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pris dans les filets ou enregistrer ceux qui s’échappent du bloc s’il n’est pas
entièrement clôturé. Il faut donc prévoir une personne tous les 15 à 30 mètres
(davantage sur les côtés ouverts) en fonction de la densité de végétation. Ces
personnes assurent le repérage.
iv) Les autres assistants sont postés en ligne à l’une des extrémités du
bloc et font office de rabatteurs. Une fois que les filets sont en place, les
rabatteurs entrent dans la zone et débusquent les animaux en criant et en
frappant les arbres, les broussailles et les troncs abattus avec leurs bâtons.
Des chiens peuvent aussi être utilisés, à condition de garder la pleine maîtrise
de la situation.
v) Certains animaux essaieront de s’enfuir en passant entre les
rabatteurs et ceux-ci doivent donc être plus rapprochés (10 à 15 mètres de
distance) que les assistants chargés du repérage. Plus on dispose de monde,
plus on peut couvrir une zone importante en une seule battue. En fonction de
la taille de l’équipe et des conditions d’intervention, les battues (y compris la
pose des filets) prennent entre une demi-heure et deux heures.
vi) Dès qu’un animal est repéré, l’espèce et, si possible, l’âge et le sexe
doivent être consignés. L’observation est signalée aux autres pour éviter les
doubles comptages. Les animaux piégés doivent être retenus assez longtemps
pour qu’on puisse les examiner, noter leur âge, leur sexe et leur état. Dans
certains cas, des spécimens peuvent être prélevés (voir la Section 4.4).
vii) Après la battue, tous les membres de l’équipe se retrouvent pour
comparer leurs observations et confirmer le nombre total d’animaux qu’ils ont
repérés dans chaque espèce. Des informations de base sur le site, la végéta-
tion, les conditions météo et l’heure de la battue doivent également être
relevées; à cet effet, on peut utiliser le Formulaire 5.1 en omettant la première
et la dernière colonne.
Avantages et inconvénients
Ce genre de battue n’est envisageable que si l’on peut recruter une main
d’œuvre suffisante et l’acheminer pour plusieurs jours jusqu’aux sites de
recensement. Si tel est le cas, les observations directes sont nombreuses, ce
qui fait de ces battues l’un des moyens les plus précis de recueillir des
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autres, et au minimum à 500 mètres du camp de base dont les bruits et les
odeurs éloignent souvent les mammifères (à moins qu’ils ne viennent fouiller
vos poubelles pour y trouver de la nourriture!).
iv) Les pistes existantes sont probablement empruntées par les grands
animaux et il faut donc en tracer de nouvelles pour conserver un
échantillonnage aléatoire. Le défrichage ne doit pas être effectué pendant le
comptage au risque d’effrayer les animaux. Les nouveaux transects doivent
donc être ouverts un jour ou deux avant le démarrage des travaux. S’il ne
paraît pas justifié de tracer de nouveaux transects et que les anciennes pistes
sont utilisées, on choisira plutôt les sentiers étroits que les pistes très
dégagées.
v) Les routes et les pistes existantes sont très utiles pour s’assurer de la
présence des espèces. En revanche, l’utilisation de pistes anciennes emprun-
tées par les chasseurs et les piégeurs ou de chemins d’exploitation forestière
où la végétation diffère sensiblement de celle du reste de la zone aura pour
effet de biaiser gravement les résultats et les estimations des populations.
tracés que pour quelques mois, on peut se contenter d’inscrire les distances
sur des morceaux de ruban fluorescent attachés aux arbustes. Pour ouvrir des
transects permanents, il vaut mieux peindre les distances sur les troncs
d’arbres ou y clouer des marques numérotées en aluminium.
v) Les nouveaux transects doivent être laissés au repos 24 heures au
moins avant le démarrage du recensement. Cela permettra aux animaux de se
remettre de la perturbation et de retrouver leurs repaires et leurs habitudes. Le
moment est également bien choisi pour faire un croquis des transects.
vi) Pour éviter d’attirer l’attention des chasseurs et des piégeurs sur les
transects et leur donner accès à de nouveaux secteurs, le départ des transects
peut être dissimulé ou démarré à une cinquantaine de mètres à l’intérieur de la
forêt (à partir d’une route, d’une piste forestière). Certains chercheurs ouvrent
même les transects au sécateur de manière à ne pas laisser de trace derrière
eux. S’il n’est pas prévu de réutiliser les transects, les marques de signalisation
doivent être enlevées à la fin des travaux.
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Avantages et inconvénients
Le principal avantage des études de reconnaissance est leur rapidité.
Elles peuvent être réalisées pendant les patrouilles de routine des gardes et se
prêtent donc bien aux travaux de suivi. Leur principal inconvénient est que
l’échantillonnage des habitats et de l’intensité de l’exploitation humaine est
souvent biaisé. Dans des études fondées sur le comptage des bouses
d’éléphants et des nids de gorilles, les résultats d’études de reconnaissance
ont été comparés à ceux de recensements sur transects et de fortes
corrélations ont été mises en évidence. La règle générale veut que les études
de reconnaissance soient étayées par quelques recensements sur transects
pour déceler d’éventuelles distorsions (Walsh & White, 1999; White & Edwards,
2000, Chapitre 13).
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l’activité des stercoraires. Dans les forêts d’Ouganda, par exemple, Nummelin
(1990) a constaté une moindre incidence des crottes de céphalophe lorsqu’il
pleuvait beaucoup avant les recensements.
Toute erreur d’estimation du taux de décomposition et du taux de déféca-
tion aura une incidence considérable sur l’estimation des densités de
population (Plumptre, 2000). De plus, les espèces terrestres comme les
céphalophes et les carnivores marquent leur territoire avec leurs excréments; la
répartition des déjections n’est donc pas aléatoire, ce qui pose des
problèmes complexes d’échantillonnage. Dans le cas des espèces migratrices
ou qui se déplacent sur de grandes distances comme les éléphants, la zone
d’étude peut ne pas couvrir l’intégralité de leur domaine, et la densité des
bouses dépendra donc du passage des éléphants dans la zone d’étude
pendant la période précédant l’enquête.
Malgré ces difficultés d’ordre méthodologique, le comptage des déjec-
tions est souvent la meilleure méthode de recensement, car c’est le signe le
plus fréquent de la présence de nombreux grands mammifères des forêts. Des
techniques détaillées ont été élaborées pour surmonter les difficultés techniques
du recensement des éléphants de forêt par comptage des bouses (Barnes &
Jensen, 1987), et des méthodes semblables ont été utilisées pour des espèces
aussi différentes que les buffles et les céphalophes. Quand la densité des
déjections est élevée, on peut envisager de se passer des taux de décomposi-
tion, ce qui implique toutefois de parcourir plusieurs fois les mêmes transects
en éliminant les excréments à chaque passage. On peut alors enregistrer le
nombre de tas de déjections par unité de surface couverte pendant une période
connue, par exemple entre deux recensements consécutifs (Plumptre, 2000).
Pour les éléphants, les densités de population estimées à partir du comp-
tage des déjections sont bien corrélées par les résultats obtenus avec d’autres
méthodes (Barnes, 2001). De manière générale, on constate cependant que
l’efficacité de la méthode décroît avec la taille de l’espèce car les taux de
décomposition sont bien plus variables (voir Plumptre & Harris, 1995, qui trait-
ent des difficultés méthodologiques). C’est pourquoi dans le cas de petites
espèces, le comptage des déjections ne donne qu’une indication de l’abon-
dance relative et les résultats doivent donc être utilisés avec prudence.
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Procédure
i) On conseille toujours de commencer par tester la décomposition des
déjections afin de déterminer la période durant laquelle les tas d’excréments
perdurent sur le tapis forestier (voir cependant l’alinéa ii ci-dessous). À cet
effet, il faut localiser et marquer au moins 50 tas d’excréments frais. Pour les
éléphants, chaque tas doit être inspecté au moins une fois par semaine et son
degré de décomposition doit être évalué selon les catégories définies dans le
Formulaire 5.3. Dans le nord-est du Gabon, le taux de décomposition moyen
des bouses d’éléphants a été évalué à 2,4 pour cent par jour et les tas
demeurent visibles de quelques jours à plusieurs semaines (Barnes &
Jensen, 1987).
ii) Barnes et al. (1997) ont montré que le taux de décomposition des
bouses d’éléphant était inversement proportionnel à la pluviométrie durant le
mois de défécation, tandis que leur densité était influencée par les
précipitations enregistrées au cours des deux mois précédents. Les variations
géographiques doivent aussi être prises en compte (Nchanji & Plumptre,
2001). En conséquence, à moins que des études de base n’aient déjà été
réalisées dans un pays donné ou dans une région particulière, il faut estimer
les taux de décomposition et calculer la densité des bouses par éléphant (voir
les notes du Formulaire 5.3 sur le degré de décomposition des bouses).
iii) Les principes et les procédures de comptage des déjections sont
analogues à ceux exposés dans la section précédente sur les recensements
pédestres le long de transects (Section 5.3.3).
iv) Durant le comptage des déjections, un observateur inspecte le sol à
la recherche des excréments tandis que les autres gardent le cap à l’aide d’un
compas, mesurent la distance parcourue et dégagent le sentier. La personne
qui inspecte le sol doit avancer lentement et chercher de part et d’autre du
chemin. Cela exige beaucoup de concentration et il est bon d’inverser les rôles
tous les 250 mètres environ. Quand on cherche les déjections de petites
espèces comme les céphalophes pour déterminer leur présence éventuelle
dans le secteur, il peut être utile de travailler sur des distances plus courtes
(des sous-échantillons du transect principal) que l’on pourra parcourir plus
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moins précise, mais elle permet de couvrir environ quatre fois plus de terrain
que la méthode complète présentée plus haut et ce, pour le même effort.
Walsh & White (1999) suggèrent d’utiliser les deux méthodes et d’étalonner les
différentes estimations.
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Matériel
• Une règle (graduation millimétrique).
• Un râteau.
• Des feuilles de verre ou d’acétate et des feutres pour reproduire les
empreintes.
• Pour le moulage des empreintes: des pailles (pour aspirer un liquide), du
talc, du plâtre, un récipient pour la préparation du plâtre, un agitateur,
des plaques de moulage en papier, de l’eau, un scalpel ou un couteau
bien affûté, et une brosse fine. Le vinaigre accélère le durcissement du
plâtre.
Identification
Il existe très peu de guides pratiques qui donnent des indications sur la
taille et les dimensions des empreintes des grands mammifères terrestres.
Walker (1991) constitue une exception notable, mais s’intéresse principalement
à ceux des savanes. L’ouvrage de Stuart & Stuart (1995, 1997) peut s’avérer
utile pour les personnes travaillant en Afrique de l’Est, tandis que l’ouvrage de
Liebenberg (2000) pourrait intéresser toute personne désireuse d’apprendre à
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identifier les mammifères et leurs empreintes, bien que son livre ne porte que sur
l’Afrique australe.
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Photographie d’empreintes
i) À des fins de référence, placez une règle à côté de l’empreinte
avant de prendre la photo.
ii) Notez l’indice d’exposition du film, le nom de l’espèce, la date
d’enregistrement, le lieu, le numéro d’identification et le nom de
l’observateur.
Reproduction d’empreintes
i) Disposez au-dessus de l’empreinte une plaque de verre montée sur
des vis de longueur réglable, ajustez la hauteur des vis pour que la
plaque de verre soit bien horizontale.
ii) Reportez le tracé de l’empreinte sur la plaque en respectant la
définition.
iii) Notez le nom de l’espèce, la date de collecte, le lieu, le numéro
d’identification et le nom du chercheur au coin de la plaque ou sur
un carnet si le tracé est ultérieurement reporté sur papier.
Matériel
• Du matériel photo pour l’enregistrement des données, à savoir: a) un
appareil à réarmement automatique (ou un Polaroïd) protégé par un
boîtier imperméable et monté sur pied; b) un flash également protégé
par un boîtier; c) un dispositif de déclenchement du genre trébuchet (300
mm x 400 mm); un filin attaché à l’appât ou un détecteur de chaleur ou
de mouvement; et d) les raccords nécessaires entre le dispositif de
déclenchement et l’appareil.
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5.4 Conclusions
Toutes les observations d’animaux et de signes d’animaux doivent être
consignées pour avoir une vue générale de leur répartition et de leur
abondance. Pour la plupart des espèces, les comptages rapides ne pourront
pas donner plus d’informations, notamment lorsqu’on trouve peu de signes ou
d’animaux. L’abondance relative peut cependant être déterminée avec plus de
précision pour les éléphants (par un comptage des bouses le long de
transects), ainsi que pour les céphalophes (en réalisant des comptages de jour
et de nuit et des battues). Les études à long terme sont indispensables pour
obtenir des estimations fiables des densités de population.
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105
Formulaire 5.1: Fiche de comptage des espèces repérées depuis les postes d’observation
Observateur: Adresse: Date: Réf. fiche
(nombre total d’observateurs) (jour/mois/année) d’enregistrement
terrain:
Site de recensement: Poste d’observation: Végétation:
Latitude: Longitude: MTU (si disponible): Altitude:
Conditions météo: Heure début d’observation: Heure fin d’observation:
Autres:
Heure début Espèce Nombre d’animaux Autres observations (comportement, nourriture, etc.) Heure fin
Page 105
d’observation d’observation
Mâles Sub Juvéniles/
Femelles adultes nouveau-nés
106
09:26
13/3/07
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Formulaire 5.2: Fiche de comptage des espèces repérées sur transects
Observateur: Adresse: Date: Réf. fiche
(nombre total d’observateurs) (jour/mois/année) d’enregistrement
terrain:
Site de recensement: Végétation: Conditions météo:
Autres:
13/3/07
Heure Distance Végéta- Espèce Nombre d’animaux Signe Distance Dispersion Autres observations
sur le tion perpendi- des
09:26
107
Page 106
Signe – E (entendu) ou V (vu) Distance perpendiculaire = distance depuis le point le plus proche du transect jusqu’à l’endroit où l’animal a été vu pour la première fois (en
mètres) Dispersion des groupes = écart entre les différents groupes d’individus d’une même espèce observés en une seule fois (en mètres) Observations = com-
portement, association avec d’autres espèces, et autres remarques.
Formulaire 5.3: Fiche de comptage des déjections sur transects
Observateur: Adresse: Date: Réf. fiche
(nombre total d’observateurs) (jour/mois/année) d’enregistrement
terrain:
Site de recensement: Végétation: Conditions météo:
Latitude: Longitude: MTU (si disponible): Altitude:
Longueur du transect: Heure de départ: Heure d’arrivée:
Autres:
Heure Espèce Pistes/ État et diam. des Distance/ Type de végétation et observations générales (description,
déjections boulettes fécales transect (cm) et longueur et largeur maximales (mm) des traces)
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108
09:26
13/3/07
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Notes: Distance = depuis le début du transect; État des boulettes fécales: A – fraîches, entières, humides et malodorantes; B = fraîches, entières et inodores; C1 = > 50 pour cent
des boulettes intactes; C2 = < 50 pour cent des boulettes intactes; D = déformées, aplaties; E = décomposées au point de ne plus être repérables à une distance de deux mètres,
et ne seraient pas visibles sur le transect sauf à proximité immédiate (d’après Barnes & Jensen, 1987). Le diamètre des bouses d’éléphant intactes est mesuré en centimètres.
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Adresse:
Autres:
Emplacement Espèce Type Humidité Type de Clarté des Mesures (mm)
(numéro du de sol du sol végétation empreintes
transect)
109
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6. Les Primates
Glyn Davies
6.1 Biologie
Les primates d’Afrique sont divisés en trois groupes taxonomiques
(Oates, 1996): les prosimiens, nocturnes et de petite taille (plus de 20
espèces); les singes (plus de 45 espèces); et les anthropoïdes ou grands
singes (plus de trois
espèces). Comme
les humains, les
primates qui sont
actifs le jour ont un
odorat généralement
peu développé et
une ouïe médiocre,
tandis que leur vue
est excellente. Il en
va bien sûr
autrement des
espèces nocturnes
qui voient mal à
distance, mais ont
une ouïe excellente.
Les espèces de
savane (les
babouins, par
exemple) et les
Cercopithecus mona
lémuriens malga-
ches ne sont pas
discutés dans ce
chapitre bien que les
procédures de
recensement en
forêt s’appliquent
également au comptage
de ces espèces en forêt.
Les prosimiens
Ces primates primitifs sont séparés en deux familles: les galagos
(Galagonidae) et les lorisidés (Loridae). Ces espèces sont principalement
nocturnes (Charles-Dominique, 1977). Les galagos des forêts sont
110
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Les colobes
Les colobes se divisent en trois groupes taxonomiques: le colobe de Van
Beneden (une espèce), les colobes bais (plus de 14 espèces et sous-espèces)
111
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et les colobes noirs et blancs (cinq espèces) (Davies & Oates, 1997).
Les colobes noirs et blancs (qui pèsent entre 9,5 et 13 kg) vivent
généralement en petits groupes de cinq à 15 individus et occupent des aires
assez restreintes (de 20 à 50 ha). Chaque groupe compte un mâle adulte,
parfois deux, qui rappellent quotidiennement leur territorialité par des cris
puissants principalement entendus avant l’aube et au petit matin. Malgré ce
comportement tapageur, ils se cachent et ont tendance à demeurer silencieux
à l’approche des hommes. Citons deux exceptions à ce modèle écologique: le
colobe noir et blanc d’Angola (Colobus angolensis) de la forêt d’Ituri
(République démocratique du Congo) et de Nyungwe (Rwanda), et le colobe
noir (C. satanus) de la Forêt des abeilles (Gabon) qui vivent en troupes bien
plus grandes (comptant parfois des centaines d’individus) sur un domaine vital
(non pas un territoire) plus vaste.
Chez les colobes bais (8,5 à 10 kg), les mâles adultes ne poussent pas
de cris – à l’exception de cris d’alarme lorsqu’ils voient des hommes – mais on
peut les entendre jacasser bruyamment. Les colobes bais (Procolobus spp.)
vivent en troupes de 10 à 50 individus, parfois davantage, et occupent une aire
de 50 à 100 ha qu’ils ne considèrent pourtant pas comme un territoire; en effet,
ils se mélangent énormément avec les groupes voisins. Les tout petits colobes
de Van Beneden, Procolobus verus (4 kg), sont extrêmement craintifs; ils
vivent en petits groupes comptant un, voire deux mâles adultes, ont un cri
perçant et se déplacent souvent en compagnie d’autres groupes de singes. Ils
sont très difficiles à voir.
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Les primates des forêts sont très exploités; ils sont piégés ou chassés
pour leur viande. La viande de brousse est importante pour les communautés
rurales, tant pour leur alimentation, puisqu’elle constitue une source de
protéines animales hautement nécessaires, que pour le commerce. En Afrique
centrale et occidentale, où les difficultés économiques ont entraîné une
dépendance accrue aux produits forestiers, l’exploitation commerciale des
primates a nettement augmenté durant les dernières années. Les primates
sont chassés sur de vastes territoires forestiers pour répondre à la demande
croissante de viande des centres urbains. Ils sont généralement moins
chassés et piégés dans les régions plus sèches d’Afrique australe et orientale,
plus favorables au bétail, où la consommation de chair de primate est souvent
mal vue pour des raisons religieuses ou culturelles; quoi qu’il en soit, on en
mange là aussi.
Les espèces de grande taille sont la cible principale des chasseurs pour
le commerce de la viande de brousse, car elles donnent davantage de viande
par cartouche tirée; de plus, les tabous traditionnels qui interdisent la chasse
des grands singes sont de plus en plus ignorés. Les espèces plus petites sont
abattues quand l’occasion se présente ou une fois que les grands singes ont
été éliminés. Outre le fait qu’ils sont chassés pour leur viande, certains
primates sont utilisés pour d’autres motifs pouvant avoir un effet localisé
important, en particulier l’utilisation des peaux à des fins cérémonielles
(notamment celles de colobes noirs et blancs), la vente de colifichets aux
touristes (comme les mains de gorilles) et la fourniture d’animaux pour le com-
merce des animaux de compagnie et les centres de recherche biomédicale (en
particulier les chimpanzés). Toutes ces activités contribuent sans aucun doute
au déclin des espèces chassées.
La taille des primates de forêt est un facteur peu utile pour prévoir les
impacts de l’exploitation forestière. Quelle que soit l’espèce, le risque est que
les habitats forestiers modifiés soient de moins en moins adaptés aux
primates, entraînant dans un premier temps l’élimination des espèces les
moins adaptables. Voilà longtemps que le prélèvement des produits forestiers
modifie les forêts de tout le continent africain, et les primates ont survécu;
toutefois, l’ampleur et le rythme des coupes de bois au cours des dernières
années ont radicalement entamé la qualité des forêts. Selon une étude récente
des effets de l’exploitation de bois d’œuvre sur les primates (Plumptre & Johns,
2001), rares sont les primates d’Afrique dont la disparition peut être imputée à
la modification des habitats résultant des coupes de bois, à l’exception des
colobes bais dans certains secteurs (voir par exemple Skorupa, 1986). Il est
cependant difficile de prévoir les effets à long terme du changement de
végétation (par exemple, Chapman et al., 2000), et le fait que les chasseurs et
les piégeurs accèdent plus facilement aux forêts grâce aux routes
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115
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6.3 Méthodes
Généralités
Les méthodes de recensement applicables aux primates ont fait l’objet
d’une étude exhaustive publiée en 1981 par un sous-comité du Conseil
national pour la recherche des États-Unis d’Amérique (NRC, 1981) sur le
thème de la conservation des populations sauvages; elle mérite d’être lue.
L’interprétation des données de recensement des primates doit s’appuyer sur
les résultats d’études à long terme concernant la biologie de leur reproduction,
leur écologie et leur comportement. À cet égard, citons plus particulièrement
les études réalisées à Kibale et Budongo en Ouganda, sur le fleuve Tana et à
Kakamega au Kenya, dans les montagnes de Gombe et de Mahale en
Tanzanie, les volcans des Virungas au Rwanda, sur l’île de Tiwai au Sierra
Leone, à Taï en Côte-d’Ivoire, ainsi qu’à Makokou et la Lopé au Gabon. Les
informations sur ces régions et d’autres sites doivent être consultées avant de
démarrer un recensement.
La sélection de la méthode de recensement impose un compromis entre
le temps et le personnel disponibles, d’une part et l’information requise pour
planifier la gestion, d’autre part. Il est donc important de préciser clairement les
questions auxquelles l’étude doit répondre, puis d’établir si les ressources
disponibles suffisent au recueil des informations nécessaires. Avant d’arrêter
votre choix sur les méthodes employées, une brève reconnaissance de la zone
d’étude doit être effectuée pour avoir une idée globale des populations à
recenser et repérer le site des transects à tracer.
Identification
Outre les guides pratiques sur les grands mammifères mentionnés à la
Section 5.3, il faut s’informer sur la couleur des animaux en examinant les
collections de peaux des musées et les spécimens vivants des jardins
zoologiques et en se familiariserant avec le cri des différentes espèces. Il
existe peu de phonothèques des cris de primates, et il est donc judicieux de se
rendre dans une autre zone d’étude où l’on peut apprendre à reconnaître ces
cris. Ces visites permettent en outre de se renseigner sur les noms locaux des
animaux et d’en apprendre davantage sur l’écologie et l’abondance des
espèces et leurs interactions avec les humains. Les résultats d’étude ne seront
utiles que dans la mesure où l’équipe de recensement est à même d’identifier
à coup sûr les espèces rencontrées. Le temps consacré à cette formation
produira donc ses fruits à la fin des travaux de recensement.
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transects pour avoir une idée des densités de population sur une zone assez
vaste, et donc représentative (voir la Section 5.3.3 pour de plus amples
explications). Les transects doivent être tirés en ligne droite à travers la forêt à
l’aide d’un compas.
ii) Les guides et les chasseurs locaux peuvent vous aider à déterminer
des emplacements favorables pour les camps et le départ des transects.
Comme on l’a signalé dans le chapitre sur les ongulés, les transects ne doivent
pas démarrer à proximité des camps, à cause des bruits et des odeurs des
camps, mais à plus de 300 mètres de distance.
iii) On gagne beaucoup de temps en utilisant les routes, les pistes et les
sentiers existants comme transects de recensement. En revanche, cela peut
produire une distorsion considérable des résultats étant donné que a) la
végétation en bordure de route est nettement différente de celle du cœur des
forêts, et/ou b) les primates se comportent différemment sur ces voies
fréquemment empruntées par les chasseurs.
iv) Une fois que les transects ont été ouverts, il faut attribuer un nom
distinctif à la zone d’étude ainsi qu’un numéro unique à chaque transect afin de
les distinguer les uns des autres. Comptez au moins 24 heures avant de
commencer le recensement pour que les primates puissent se remettre des
perturbations causées par l’ouverture des transects.
A. Repérage d’animaux
Procédure
i) Tôt le matin (juste après l’aube) ou dans l’après-midi (après 15
heures), un ou plusieurs observateurs doivent parcourir lentement et
silencieusement la longueur du transect. À titre d’exemple, Butynski (1984) a
réglé sa vitesse à moins de 1 km/heure en s’arrêtant 30 à 60 secondes tous
les 60 mètres pour observer autour de lui et écouter les bruits; d’autres
chercheurs (par exemple, Peres, 1999) ont adopté une vitesse globalement
analogue de 1,25 km/heure.
ii) Pendant la période de comptage, les transects ne doivent pas être
empruntés par d’autres équipes de recensement car cela risquerait de faire fuir
les animaux.
iii) Le temps peut avoir une incidence sur le repérage des primates:
certaines espèces poussent moins de cris lorsqu’il y a du vent, et toutes sont
plus difficiles à voir lorsqu’il pleut ou que le vent souffle. On évitera donc de
procéder à des comptages sous la pluie ou juste après, car les bruits d’eau
masquent les autres sons.
iv) Plusieurs autres facteurs influent sur les résultats: a) l’heure de la
journée – les primates sont plus actifs de bonne heure le matin et en fin
d’après-midi; b) les activités humaines – les primates sont moins bruyants et
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Figure 6.3
Nombre cumulé de
Nombre cumulé de groupes détectés (%)
et cercopithèques diane
80
[d], Cercopithecus diana, à
une distance croissante de 60
part et d’autre du transect.
Les deux triangles 40
Avantages et inconvénients
i) Compte tenu de la mauvaise visibilité en forêt et de la brièveté des
recensements, il est très difficile d’obtenir des estimations détaillées des
densités de population. Du point de vue de la gestion, il suffit parfois d’avoir
une idée claire de l’abondance relative des primates sur les différents sites
(par exemple, savoir qu’il y a davantage de primates de l’espèce X dans la
122
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forêt A que dans la forêt B). Ceci permet à coup sûr de déterminer les secteurs
sur lesquels la gestion doit se concentrer.
ii) L’analyse des résultats par le logiciel DISTANCE est fondée sur
plusieurs hypothèses de base (voir la Section 5.3.3). L’observateur n’a pas la
maîtrise de certains de ces facteurs, mais la qualité des données enregistrées
sur le terrain est considérablement améliorée si l’on prend le temps de se
familiariser avec les espèces recensées et de faire des essais préalables de
recensement (Peres, 1999).
iii) Le nombre de comptages le long du transect dépend de la longueur
de ce dernier et du nombre de repérages au kilomètre. Dans la forêt de
Budongo (Ouganda), on a pu établir qu’il fallait au minimum un échantillon de
100 observations pour réaliser une analyse statistiquement fiable, ce qui
représente plus de 200 km parcourus durant les comptages (Plumptre, 2000).
On peut utiliser des échantillons plus petits, mais les limites de confiance
statistique des estimations de densité doivent être clairement précisées.
iv) Les comptages sur transect linéaire peuvent être réalisés par un seul
observateur (ou une petite équipe), ce qui constitue un avantage énorme
lorsque la main-d’œuvre manque. Il faut toutefois que l’observateur ait une
bonne expérience du comportement des espèces pour que la méthode
soit efficace.
123
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une période donnée, dans une surface de recensement connue (en km2), puis
convertir la densité de nids en une estimation du nombre d’individus/km2 en
appliquant un étalonnage pour le nombre de nids confectionnés par jour par
différentes catégories d’animaux (les mâles, les femelles, etc.).
Plusieurs études ont été réalisées dans différentes forêts d’Afrique pour
tenter de résoudre ces difficultés, et il convient de s’y reporter pour d’autres
informations (Hashimoto, 1995; Tutin et al., 1995; Plumptre & Reynolds, 1997;
Hall et al., 1998; Blom et al., 2001).
En résumé, l’analyse des résultats dépend du volume d’informations que
l’on a pu réunir sur la zone d’étude pendant la saison où les comptages ont été
réalisés. Si tout porte à croire que les nids appartiennent à une espèce
donnée, on peut cartographier sa répartition. Une fois que l’on a réuni des
informations sur la confection des nids et leur taux de désagrégation (par site
et par saison), on est en mesure de calculer des estimations raisonnables du
taux de déclin des populations de gorilles et/ou de chimpanzés (qui sont
souvent variables).
Procédure
i) Pour les espèces diurnes, l’observateur doit se mettre au travail de
bonne heure (dans bien des cas, juste avant l’aube), marcher lentement (1
km/heure) et s'arrêter en certains points balisés pour écouter les appels.
Lorsqu’il entend des cris, il doit attendre entre 15 et 30 minutes jusqu’à ce que
124
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le groupe qui appelle et, éventuellement, celui qui lui répond aient achevé leurs
échanges. Pour les espèces nocturnes, le travail de repérage sera fonction de
l’espèce: en général, les galagos lancent des cris perçants au crépuscule et
pendant une heure environ avant l’aube.
ii) Le travail doit être répété sur plusieurs jours en fonction de l’espèce,
du site, de la saison et des conditions météo. Pour les espèces
particulièrement bruyantes (comme les colobes noirs et blancs), trois jours
peuvent suffire pour enregistrer tous les groupes présents dans la zone
d’étude, mais il faudra prévoir davantage de temps là où les cris sont rares ou
plus discrets. De manière générale, le recensement doit être poursuivi jusqu’à
ce que l’on obtienne des résultats cohérents.
125
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iv) On peut aussi reporter sur ces cartes des notes concernant les
animaux vus mais pas entendus et dresser ainsi un tableau complet de
l’ensemble des groupes présents.
6/12
3/12
Carte des cris et des observa-
3/12 tions de étude de Campbell,
Cercopithecus campbelli, pendant une
étude réalisée sur quatre jours (3-6
décembre). Les numéros renvoient
6/12
4/12 aux dates. Le nombre de groupes
3/12 repérés est encadré, les cris des
groupes sont signalés par des flèches
5/12 indiquant leur direction par rapport à
l’observateur, tandis que la pointe des
flèches précise l’emplacement estimé
du groupe.
Avantages et inconvénients
Étant donné que la plupart des groupes de primates appellent à un
moment ou à un autre de la journée, et que l’on peut les détecter de plus loin
par leurs cris que par observation directe, les informations sur les cris des
animaux augmentent considérablement la taille de l’échantillon par unité
d’effort. Ainsi, sur trois journées d'étude effectuées par deux observateurs dans
la forêt de Kakamega au Kenya, on a noté 86 repérages de primates
(observations et cris) dont 63 pour cent correspondaient aux cris d’animaux qui
n’ont jamais été vus (Davies, observations personnelles).
126
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Procédure
i) Il convient de préparer une zone d’étude rectangulaire présentant au
moins trois transects parallèles distants de 100 mètres les uns des autres et
courant sur au moins 1 km. Les transects sont reliés à chaque extrémité par
des pistes perpendiculaires qui permettent aux observateurs d'arriver
rapidement et silencieusement à leur point de départ. Les transects sont
balisés tous les 50 mètres.
ii) Peu après l’aube, les observateurs se postent au départ des transects
et commencent à les parcourir lentement et silencieusement à l’heure prévue
(après avoir synchronisé leurs montres). Ils avancent en parallèle en s’arrêtant
de temps à autre pour consigner les informations. Pour progresser de manière
coordonnée, plusieurs arrêts doivent être décidés d’avance et marqués le long
des transects.
127
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Avantages et inconvénients
Cette méthode permet d’obtenir des estimations précises et très fiables
de la densité absolue des groupes et des individus solitaires dans une zone
d’étude connue. Elle peut être validée en répétant les balayages dans le temps
pour tenir compte des distorsions saisonnières.
Si la zone d’échantillonnage est représentative de l’ensemble de la forêt,
les résultats peuvent être extrapolés à la forêt tout entière. Au nombre des
désavantages, citons le temps nécessaire pour dresser un tableau précis de la
densité des groupes, le grand nombre de comptages nécessaires, la nécessité
de disposer d’au moins trois observateurs expérimentés (bien qu’une équipe
de deux soit suffisante pour la triangulation des groupes d’animaux repérés par
leurs cris), ainsi que le défrichage et l’entretien de la grille de transects.
Balayages rapides
Cette méthode est fondée sur le même principe que la précédente, mais
s’applique lorsqu’il n’y a qu’un seul observateur. Sur une grille rectangulaire (1
km x 500 m, en fonction de l’espèce à recenser), toutes les observations et
tous les cris de primates sont reportés sur des cartes précises. Au fil du temps,
on peut se faire une idée du nombre de groupes présents dans la zone, bien
128
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que le risque d’omettre les groupes situés au centre de la grille ou sur ses
bords soit plus important que dans les recensements par balayage.
Au Sierra Leone, un observateur est parvenu à lui seul à recueillir des
données sur l’abondance relative des primates à partir d’une grille de
recensement de 1 km x 500 m (par exemple, Davies, 1987). Cette technique a
également été utilisée dans de petites parcelles de forêt le long du fleuve Tana,
au Kenya (Butynski & Mwangi, 1994), où des équipes de deux observateurs ont
sillonné la forêt en zigzag en suivant des bandes parallèles espacées de 100 à
150 mètres. La trajectoire de recensement a été soigneusement cartographiée
et les observateurs se sont donnés tout le temps nécessaire pour repérer les
primates. Toutes les équipes se sont ensuite retrouvées pour confronter leurs
résultats avant de reporter les données sur les cartes et de calculer le nombre
de groupes dans chaque parcelle.
6.4 Conclusions
Il existe toute une gamme de méthodes de recensement des primates qui
ont été adaptées à certaines conditions d’intervention et aux ressources
disponibles et qui, pour beaucoup, associent l’observation visuelle et le
repérage auditif. Le choix de la méthode dépend de l’objet d’étude. Il faut, en
outre, veiller à disposer des ressources nécessaires (par exemple, durée des
travaux, personnel, transports, ressources financières, etc.).
Les ressources et le personnel étant souvent des facteurs limitants, les
recensements sur transects linéaires sont une méthode utile et souvent
utilisée. Ils permettent de déterminer la densité relative des primates sur
différents sites à condition que les rencontres soient suffisamment fréquentes
pour déterminer la largeur des transects. Les recensements par balayage
prennent toute leur utilité lorsque l’on cherche à déterminer la densité des
groupes dans des zones d’environ 1 km2.
Quelle que soit la méthode retenue, il est de règle de rassembler autant
d’informations que possible en parcourant les transects, au campement, durant
les rencontres avec les villageois et les chasseurs et dans en toute autre
occasion. Toutes ces informations amélioreront l’interprétation des résultats
de recensement.
129
S2481_chap6_101-123_final_v2 13/3/07 09:33 Page 130
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131
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Heure
Espèce
Observation
Orientation
Distance
transect-animal (m)
Distance transect-
centre estimé
du groupe (m)
Distance en mètres
depuis le départ
Nombre d’individus
estimés et repérés
Âge/sexe
Dispersion du groupe
Activité
Réaction
Notes
132
Formulaire 6.2: Fiche de comptage des nids
Observateur: Adresse: Date: Fiche
(nombre total d’observateurs) (Jour/mois/année) d’enregistrement
terrain:
Site de comptage: Végétation: Conditions météo:
Latitude: Longitude: MTU (si disponible): Altitude:
Longueur du transect: Heure de départ: Heure d’arrivée:
Autres:
Distance Espèce Nid Dimensions État/âge Distance/transect (m) Autres observations
depuis le
Page 133
point de
133
départ (km)
09:33
13/3/07
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Notes: Distance depuis le point de départ = du transect; espèce (sur la base des déjections, des poils et autres signes); nid – dans un arbre, ou au sol; ligneux ou herbeux,
etc.; dimensions (plus grand et plus petit diamètres en cm); État/âge: A = frais, odeur de l’animal toujours présente; B = récent, feuilles encore vertes mais pas d’odeur; C =
ancien, intact mais pas de feuilles vertes; D = très vieux, en voie de désagrégation (d’après White & Edwards, 2000); distance du transect – perpendiculaire (m)
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Heure
Espèce
Observation
Orientation
Distance
observateur-animal (m)
Distance en mètres
depuis le départ
Âge/sexe
Dispersion du groupe
Activité
Réaction
Notes
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7. Les oiseaux
Leon Bennun et Kim Howell
Platysteria jamesoni
7.1 Biologie
Les oiseaux sont les mieux connus des vertébrés. Les oiseaux forestiers
d’Afrique de l’Est ont fait l’objet de nombreuses études et la plupart des
espèces peuvent être identifiées à l’aide des guides pratiques et des ouvrages
de référence. Les oiseaux jouent un rôle important dans les forêts où ils
assurent la pollinisation des fleurs et la dispersion des graines. Nombre de
petites espèces consomment des quantités d’insectes et autres arthropodes.
Les oiseaux servent à leur tour de proie aux reptiles, aux mammifères et à
d’autres oiseaux. Dans certaines forêts, l’aigle couronné, Stephanoaetus
coronatus, par exemple, est un grand prédateur et capture parfois des proies
aussi grosses que des colobes.
En tant que groupe, les oiseaux sont considérés comme de bons
indicateurs, que ce soit pour le suivi des changements écologiques (voir
Furness et al., 1993) ou pour l’évaluation de l’importance de la diversité
biologique (Thirgood & Heath, 1994; Stattersfield et al., 1998). Ils présentent
en effet de nombreuses caractéristiques qui en font de bons indicateurs: ils ont
été abondamment étudiés, sont stables d’un point de vue taxonomique, faciles
à recenser, largement présents dans la quasi-totalité des habitats et comptent
des espèces généralistes et spécialistes. Il existe assez d’espèces d’oiseaux
(plus de 1300 en Afrique de l’Est; plus de 2170 dans l’ensemble de l’Afrique et
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136
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Guildes alimentaires
Si l’on doit procéder à des comparaisons dans l’espace (entre différents
sites) ou dans le temps (par exemple, suivi dans un endroit donné), il est
souvent utile de subdiviser les données en fonction du degré de dépendance à
la forêt et des guildes alimentaires. Les guildes sont des groupes d’oiseaux qui
ne sont pas nécessairement apparentés au plan taxonomique, mais se
nourrissent ou se comportent de manière analogue; ainsi, les insectivores des
troncs qui glanent leur nourriture sur l’écorce des arbres et les simples insecti-
vores constituent deux guildes distinctes. Bennun & Fanshawe (1998) montrent
l’utilité de ces classifications pour l’étude des effets de la gestion forestière, car
les guildes réagissent différemment à des changements structurels donnés.
L’un des avantages que présentent les guildes ou les catégories de
dépendance à la forêt est qu’elles atténuent les réactions spécifiques des
différentes espèces pour mettre en évidence un schéma général.
Plumptre & Owiunji (données non publiées) ont défini différentes guildes
alimentaires pour la forêt de Budongo en Ouganda (assorties de codes pour la
saisie informatique des données):
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Hauteur d’alimentation
Les oiseaux se nourrissent à différents niveaux des forêts et il est donc
important d’enregistrer les espèces observées. Trois catégories simples
peuvent être utilisées:
1. Espèce se nourrissant au sol SOL
ou jusqu’à trois mètres du sol
2. Espèce se nourrissant dans l’étage INT
intermédiaire de la forêt ou dans le sous-étage
3. Espèce se nourrissant à la hauteur de la canopée CAN
(dans les plus grands arbres)
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âgés sont soigneusement éliminés, peut être extrêmement mal gérée du point
de vue des oiseaux ou d'autres éléments de la biodiversité.
À partir d’exemples pris en Tanzanie, Tye (1993) passe en revue nombre
de questions pertinentes pour la conservation de la diversité biologique. De
manière générale, les arguments avancés quant à la viabilité de ce type
d’exploitation forestière doivent faire l’objet d’un examen critique; dans la
pratique, la viabilité est souvent affaire de compromis entre les retombées
économiques et la perte de biodiversité. Décider du bien-fondé de ces
compromis exige une connaissance approfondie de l’écologie des espèces
dont la survie pose problème et la mise en place d’un programme de suivi et
d’évaluation des conséquences de l’utilisation des forêts à la fois par les
populations locales et à des fins commerciales (voir par exemple Hall &
Rodgers, 1986).
Certaines espèces d’oiseaux sont chassées pour la consommation. En
Afrique de l’Est au moins, ce n’est guère un problème pour la plupart des
oiseaux forestiers, à l’exception peut-être de certaines espèces telles que les
francolins; en revanche, la chasse constitue une vraie menace pour la
xénoperdrix de Tanzanie, Xenoperdix udzungwensis, qui a une aire de
répartition étroite dans ce pays. La capture d’oiseaux vivants pour le
commerce d’exportation ne concerne qu’un petit nombre d’espèces forestières,
comme le perroquet jaco, Psittacus erithacus. Tout prélèvement autorisé
d’oiseaux, que ce soit à des fins locales ou pour l’exportation, doit faire l’objet
d’un contrôle rigoureux reposant sur des études approfondies de la répartition
des oiseaux et de leurs effectifs. Or, il n’existe à l’heure actuelle aucune
mesure de cet ordre.
Les oiseaux eux-mêmes peuvent être utilisés comme outils de gestion et
de conservation (Bennun, 1999; Bennun & Njoroge, 1999). Ils constituent
probablement le groupe le plus facile à surveiller lorsque l’on évalue l’évolution
de la diversité biologique des forêts. Par ailleurs, ils représentent un sujet de
choix pour les actions et mesures d’éducation et de conservation. Plusieurs
groupes d’ornithologues amateurs qui soutiennent la préservation des sites se
sont par exemple créés autour de Zones importantes pour la conservation des
oiseaux dans les forêts du Kenya. Dans les forêts d’Afrique de l’Est,
l’observation des oiseaux présente un fort potentiel touristique; c’est aussi une
source d’emplois et de revenu pour les populations locales. Bien que les
oiseaux attirent moins les touristes que les grands mammifères, ils font l’objet
d’une attention accrue en Afrique de l’Est, et leur gestion comme leur
conservation sont de plus en plus jugées prioritaires. En Tanzanie, par
exemple, la découverte d’une nouvelle espèce d’oiseau (ainsi que d’autres
vertébrés) a favorisé la création du premier parc national forestier du pays.
140
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7.3 Méthodes
Généralités
Les recensements d’oiseaux forestiers sont entrepris pour diverses
raisons, notamment:
• la description de l’avifaune d’un site mal connu;
• la comparaison des communautés d’oiseaux de différentes forêts en vue
de la définition des priorités de conservation;
• la surveillance de l’évolution des communautés d’oiseaux en fonction de
la gestion des forêts (une forme de suivi; voir ci-après);
• la recherche sur la répartition et l’état d’oiseaux présentant un intérêt
particulier, dans une forêt ou des fragments de forêt.
Inventaire ou suivi
L’inventaire (déterminer quelles sont les espèces présentes sur un site
donné) et le suivi (étude de l’évolution des espèces dans le temps) se situent
aux deux extrémités de la palette des techniques de recensement. Il faut
déterminer précisément le travail que l’on souhaite entreprendre au risque
d’engager nombre d’efforts inutilement.
Au sens strict du terme, le suivi implique d’évaluer des changements par
rapport à une valeur ou à un seuil déterminé. Les oiseaux forestiers font le plus
souvent l’objet d’une surveillance sous forme de séries d’enquêtes
successives. Dans un cas comme dans l’autre, il importe de faire une collecte
des données régulière (mais pas nécessairement fréquente) et rigoureusement
normalisées. Il faut être en mesure de répéter le même type de collecte, au
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Avantages et inconvénients
Cette approche est la moins utile de toutes si l’on veut obtenir des
résultats quantitatifs ou procéder à des comparaisons; elle permet toutefois de
constituer une liste d’espèces provisoire. Il est difficile de normaliser l’effort
d’observation et tout à fait impossible de comparer les sites, sauf très
grossièrement.
Si le recensement porte spécifiquement sur les oiseaux, il est infiniment
préférable d’adopter une méthode plus systématique telle que le
dénombrement d’espèces à durée déterminée. Si le recensement des oiseaux
est entrepris à titre subsidiaire, par exemple en marge d’une enquête
botanique, il sera probablement limité à une enquête générique. Quel que soit
le cas de figure, il est important de noter toutes les observations
occasionnelles (en plus des comptages eux-mêmes) qui permettent de
compléter utilement les listes d’espèces.
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ii) Dans la version la plus simple de cette méthode, chaque fois que
l’observateur identifie avec certitude une espèce pour la première fois durant
ce comptage, il note son nom et l’heure du repérage. Dans la version modifiée
pour les forêts, il utilise également un code simple désignant la position de
l’oiseau (à plus ou moins de trois mètres du sol, à plus ou moins de 25 mètres
de la position de l’observateur ou de sa trajectoire prévue). Dans cette version
modifiée, il est important de noter l’heure du premier repérage de l’oiseau dans
ces limites: par exemple à plus de trois mètres du sol et dans les 25 mètres du
sentier. Seules ces informations sont utilisées pour le calcul de l’indice des
dénombrements d’espèces à durée déterminée. Les données peuvent être
consignées sur le Formulaire 7.1.
iii) La limite des trois mètres exclut tous les oiseaux du sous-étage qui
sont difficiles à repérer et que cette technique ne parvient pas à échantillonner
correctement. La limite des 25 mètres élimine en partie les distorsions causées
par les espèces bruyantes ou très visibles qui sont généralement identifiées
assez vite au cours du comptage et se voient donc attribuer une note élevée
(Bennun & Waiyaki, 1993). Les observations effectuées au-delà de ces limites
conservent leur utilité pour la constitution des listes génériques. Le cas
échéant, elles peuvent aussi être utilisées pour calculer un indice global de
fréquence, c’est-à-dire la proportion de comptages où l’espèce est détectée. La
limite des trois mètres a été conçue pour l’échantillonnage des oiseaux des
sous-bois capturés dans les filets japonais (voir ci-dessous) et peut être
ignorée lorsqu’on n’utilise pas ce genre de filets.
iv) Au Kenya, la procédure typique consiste à faire 20 dénombrements à
durée déterminée au moins dans chaque secteur d’étude. Plusieurs
dénombrements peuvent être menés en une matinée en prévoyant un
intervalle de 10 minutes et de 100 mètres au minimum entre chacun d’eux. Le
travail est confié à un seul observateur qui se met en marche une fois que le
pic de l’activité matinale des oiseaux commence à décroître; les résultats sont
ainsi plus cohérents et permettent aux autres membres de l’équipe de
s’occuper des oiseaux probablement capturés dans les filets japonais (voir
ci-dessous). Pour une meilleure normalisation des résultats, la période de
dénombrement devrait se situer entre 8 h 30 et midi, avec les ajustements
nécessaires en fonction des sites. Au début de chaque dénombrement, les
conditions météo, et notamment le vent, doivent être notées.
v) L’exercice doit être répété autant de fois que possible, en suivant des
trajectoires différentes. Plusieurs personnes peuvent effectuer des
dénombrements simultanés sur des sentiers différents.
vi) Si vous choisissez la méthode modifiée, vous devrez utiliser un
système de symboles élémentaires, ou réserver une colonne sur le formulaire
pour indiquer si l’oiseau a été repéré en dessous ou au-dessus de la limite des
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trois mètres et dans la limite des 25 mètres ou au-delà. Comme on l’a déjà
indiqué, il est souhaitable de préciser si l’oiseau a été vu (V) ou seulement
entendu (E).
Avantages et inconvénients
Cette méthode est très pratique pour évaluer l’abondance relative. Il
n’est pas utile de noter le nombre d’oiseaux détectés, il suffit de noter le nom
de l’espèce, ce qui permet de se concentrer sur l’observation de nouvelles
espèces. C’est un atout pour les observateurs qui n’ont guère d’expérience et
consacrent plus de temps à l’identification des espèces, ainsi que pour les
observateurs chevronnés qui visitent un site pour la première fois et doivent se
familiariser avec la faune aviaire locale. Cette méthode est aussi utile pour
distinguer les différentes guildes alimentaires quand un vol composé de
multiples espèces traverse rapidement la zone d’observation. L’indice de
dénombrement d’espèces à durée déterminée est une mesure utile pour la
comparaison de différents sites ou forêts. Ce n’est pas une méthode aussi
précise que les dénombrements par points pour repérer les oiseaux furtifs qui
vivent au cœur des forêts; en revanche elle est tout aussi efficace, voire plus
efficace pour l’échantillonnage des espèces de la canopée.
Pomeroy & Dranzoa (1997) ont montré que l’abondance spécifique peut
être évaluée grâce aux dénombrements à durée déterminée, à partir de la
courbe cumulée des espèces ou des estimations de régression. Les mesures
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Avantages et inconvénients
L’abondance relative fournie par les listes MacKinnon simplifiées n’est
guère fiable, ce qui constitue un inconvénient pour la plupart des études. Fjeldså
(1999) signale les avantages suivants pour la méthode adaptée:
• le temps est efficacement utilisé: tout le temps disponible est consacré à la
collecte de données plutôt qu’à se déplacer entre les transects ou les points
de dénombrement, par exemple;
• on recueille davantage d’informations qu’avec les listes complètes de toutes
les espèces observées: les données peuvent être normalisées afin
d’extrapoler la diversité spécifique totale;
• elle fournit des informations fiables sur l’abondance relative des espèces (à
condition de noter tous les oiseaux vus ou entendus);
• les différents niveaux de compétence des observateurs ont moins
d’influence que dans les dénombrements d’espèces à durée déterminée.
Cela tient au fait qu’on peut prendre tout son temps pour identifier les
oiseaux rencontrés, peu importe si l’on consacre une heure ou la
matinée entière à compléter une liste de 20 espèces.
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Avantages et inconvénients
On constate une forte corrélation entre les notes obtenues par ces deux
méthodes (Bennun & Waiyaki, 1993) qui présentent d’ailleurs les mêmes
avantages de rapidité et de simplicité d’exécution. Étant donné que l’on
enregistre le nombre réel d’oiseaux, la méthode des comptages à durée
déterminée sur transects est moins biaisée que les indices de dénombrement
en faveur des espèces aisément repérables et au détriment de celles à
comportement grégaire. Comme les indices de comptages à durée déterminée
sur transects sont constitués du nombre réel d’oiseaux repérés pour chaque
espèce, on peut facilement générer des notes cumulées pour les différentes
catégories de dépendance à la forêt et les différentes guildes.
Les comptages à durée déterminée sur transects prennent toutefois
davantage de temps que les dénombrements à durée déterminée. Tous les
oiseaux présents dans les limites fixées doivent être identifiés et comptés. Il
est particulièrement difficile d’estimer le nombre d’oiseaux que l’on entend sans
les voir, et il faut une bonne expérience de la forêt et des espèces avant d’y
parvenir avec précision.
Les comptages à durée déterminée sur transects peuvent en principe
être utilisés pour le suivi. Il est cependant difficile de répéter exactement la
même série de comptages aux mêmes endroits et de rapporter les résultats
obtenus à d’autres aspects du suivi, comme la végétation. Pour le suivi, il est
recommandé d’opter plutôt pour des dénombrements par points ou des
transects de longueur fixe.
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Avantages et inconvénients
Les transects de largeur fixe donnent une indication de la densité des
populations, bien que celle-ci soit généralement sous-estimée étant donné que
l’on peut avoir manqué de nombreux oiseaux. Ils permettent en outre de
calculer plusieurs indices de diversité puisqu’une abondance est associée à
chaque espèce. Dans la pratique, c’est rarement utile, et la meilleure mesure
de diversité est souvent tout simplement la richesse spécifique elle-même.
C’est une méthode qui prend du temps et ne couvre qu’une surface
relativement étroite. En conséquence, elle n’est guère utile pour la constitution
des listes d’espèces. Elle ne tient pas compte des différences de détectabilité
des espèces selon les différents types d’habitat (par exemple, entre les forêts
perturbées et les forêts intactes) et peut donc donner des estimations de
densité trompeuses. Si l’on a besoin de mesures fiables de la densité d’une
espèce, il est préférable d’utiliser des transects de largeur variable où
l’échantillonnage n’est pas fonction de la distance (voir ci-dessous).
Les transects de largeur fixe peuvent aussi être difficiles à tracer, car ils
demandent un effort de mesure et de cartographie, voire de débroussaillage.
Cela nécessite un gros travail, sans compter que la forêt est inutilement
perturbée.
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Avantages et inconvénients
Les dénombrements par points sont utiles pour le suivi, car ils peuvent
ultérieurement être répétés avec précision, aux mêmes endroits ou presque,
dans la même zone de forêt.
De plus, ils présentent le grand avantage de pouvoir mesurer les
paramètres de l’habitat autour de chaque point de comptage et de relier ces
paramètres à la présence ou à la densité des oiseaux. Oyugi (1998) a employé
cette technique pour évaluer l’abondance des oiseaux dans la forêt de
Kakamega, au Kenya. Après avoir mesuré les paramètres de l’habitat à
chaque point de comptage, il a pu élaborer des modèles prédictifs de la
densité des différentes espèces ainsi que des différentes guildes et catégories
de dépendance à la forêt. De même, Fanshawe (1995) a utilisé cette technique
pour comparer des oiseaux dans des habitats plus ou moins perturbés de la
forêt d’Arabuko-Sokoke, au Kenya.
Les dénombrements par points échantillonnent une surface relativement
étroite, ce qui signifie que le nombre d’individus enregistrés pour la plupart des
espèces sera le plus souvent nul. La comparaison statistique des estimations
de densité d’espèces particulières s’avère dès lors difficile. On peut comparer
la proportion de comptages durant lesquels certains oiseaux ont été repérés.
Toutefois, cette formule entraîne une perte importante d’informations. Une
autre possibilité consiste à associer les estimations de densité des différentes
guildes ou catégories de dépendance à la forêt, ou encore de sous-échantillon-
ner des blocs, de telle manière qu’une série de comptages peut être associée
à un seul point de données. Compte tenu de la petite surface échantillonnée,
cette technique n’est guère utile pour la plupart des recensements rapides, au
moins lorsque le principal objectif est de dresser une liste d’espèces et de se
faire une idée générale de la composition de l’avifaune.
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blables ont été utilisées par Musila (2001) pour recenser les pipits de Sokoke,
Anthus sokokensis, et par Mulwa (2001) pour étudier les zostérops alticoles,
Zosterops poliogaster. Dans les monts d’Uluguru, en Tanzanie, Tom Romdal
(données non publiées) a diffusé à endroits fixes des enregistrements des cris
de gladiateur des Uluguru, Malaconotus alienus, afin d’estimer la distance
d’autres oiseaux qui y répondaient.
Avantages et inconvénients
L’échantillonnage à distance est une méthode très efficace pour un
objectif précis: obtenir des estimations fiables de l’abondance effective des
espèces étudiées (par exemple, une espèce menacée dont on ne connaît pas
la taille des populations). Ce n’est probablement pas la meilleure méthode pour
la plupart des études de la diversité biologique. Il n’est ni facile, ni rapide, de
calculer les distances de chaque observation. Pour les espèces rarement
rencontrées, les données sont parfois insuffisantes pour modéliser les
fonctions de détectabilité. Les densités ne peuvent ainsi être calculées que
pour les espèces les plus fréquemment enregistrées et il n’est généralement
pas possible d’estimer les densités des différentes guildes ou catégories de
dépendance à la forêt.
La lecture d’enregistrements de cris d’oiseaux associée à
l’échantillonnage à distance peut s’avérer très efficace pour les oiseaux rares,
furtifs ou difficiles à repérer (comme le gladiateur des Uluguru mentionné plus
haut). Encore faut-il que les oiseaux répondent lorsqu’ils entendent
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S2481_chap7_134-179_final_v2 9/3/07 14:18 Page 160
ils sont arrêtés par le filet, ils tombent dans les poches dont ils restent captifs (Figure
7.1). Ils peuvent alors être délicatement extraits des filets, identifiés, bagués et
mesurés.
Matériel
• Des filets japonais.
• Des piquets (des piquets droits en bambou, d’environ 40 mm de diamètre,
conviennent bien: légers, mais résistants).
• De la ficelle.
• Des sacs en toile à fermeture coulissante pour conserver les oiseaux capturés.
• Des bagues de plusieurs tailles1.
• Des pinces de baguage.
• Un carnet de baguage2, ou un registre comptable cartonné dont vous
annoterez les colonnes: les données de terrain devront ultérieurement être
retranscrites dans les livres de l’institution de baguage dont vous relevez;
reportez-vous également au formulaire de baguage en fin de chapitre. Il est
toujours utile de vous munir d’un sac imperméable pour protéger vos données.
• Un pied à coulisse.
• Balances à ressort (max. 50 g et 100 g).
• Une bâche ou une toile pour protéger oiseaux et bagueurs des
intempéries à la station de baguage.
• Du ruban de signalisation (pour marquer l’emplacement des filets et
permettre de les retrouver avant l’aube, etc.).
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Procédure
i) Pour tendre les filets japonais, on peut utiliser les pistes existantes (si
elles sont à peu près droites) ou ouvrir des layons d’environ un mètre de large,
si la végétation est trop dense pour y tendre les filets. Il ne s’agit pas d’ouvrir
une piste, ni de perturber la végétation, mais simplement de ménager une
espace suffisant pour que le filet ne soit pas en contact avec les branches ou
la végétation. Il faut aussi dégager le sol de tous les branchages ou autres
obstacles (comme les pierres) qui risquent de se prendre dans le filet. On
trouvera dans Howes & Bakewell (1989) une description illustrée de la pose
des filets japonais.
ii) Les filets japonais se présentent souvent en pans de 12 m de long sur
3 m de haut, à quatre poches, avec un maillage d’environ 30 mm. On en
trouve de plus longs ou de plus courts, et avec des mailles de diverses tailles.
Il est important que la poche du bas soit quasiment au niveau du sol. Nombre
d’oiseaux forestiers sont capturés grâce à cette dernière poche, ou
éventuellement celle du dessus. Les filets doivent être souvent relevés pour
protéger les oiseaux pris dans les poches inférieures des attaques de fourmis
ou de petits mammifères.
iii) Les filets doivent être vérifiés toutes les demi-heures au minimum, et
de préférence plus souvent, pour retirer les oiseaux et les conserver dans les
sacs en toile; ce travail doit être confié à des personnes dûment formées. Les
oiseaux sont ensuite amenés au poste de baguage installé un peu à l’écart des
filets (assez près pour y accéder facilement, mais à une distance suffisamment
grande pour ne pas perturber la capture) où ils sont identifiés, mesurés, pesés,
bagués, examinés (recherche de signes de mue, de plaque incubatrice, etc.),
avant d’être relâchés.
iv) Les anneaux de baguage sont disponibles en plusieurs tailles et la
taille est choisie en fonction du tarse de l’oiseau. Chaque bague est numérotée
et porte des instructions (en Afrique de l’Est, par exemple, la mention « Send
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Ligne de filets
transect
200m
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Avantages et inconvénients
Les filets japonais sont aujourd’hui la seule méthode permettant un bon
échantillonnage des oiseaux du sous-étage, d’où leur importance. Baker et ses
collègues (données non publiées) ont pu ajouter quelque 14 espèces d’oiseaux
forestiers à la liste des espèces de Tanzanie, principalement grâce aux prises
réalisées dans la région de Kagera avec des filets japonais. Quasiment aucune
de ces espèces n’avait pu être identifiée avec des jumelles, et nombre d’entre
elles n’auraient pas été découvertes sans les filets.
Les principaux inconvénients des filets japonais sont leur prix d’achat, la
longue formation qu’exige leur utilisation et la main-d’œuvre nécessaire,
notamment pour tracer les layons et déplacer les filets, ce qui requiert
beaucoup de temps et d’effort.
Ils offrent une méthode normalisée de recensement des oiseaux du
sous-étage, mais ils n’échantillonnent pas les espèces du couvert forestier ou
du sommet de la canopée. Ils provoquent par ailleurs différentes erreurs
systématiques. Les taux de capture sont fortement influencés par l’heure du
jour, comme on l’a déjà mentionné, et si les procédures n’ont pas été
normalisées, il faut faire preuve de prudence dans les comparaisons. Le type
de filets et la manière dont ils sont posés ont aussi une incidence sur les taux
de capture. Pour le suivi ou la collecte de données comparatives, les filets
doivent être d’excellente qualité, posséder beaucoup de poches, et être en bon
état (les trous causent une chute spectaculaire des captures) et posés de la
même manière (bien tendus entre les piquets, avec un peu de mou entre les
différentes poches). Ils doivent être souvent contrôlés, au moins toutes les
demi-heures, et de préférence davantage, et réparés si nécessaire (ces filets
exigent un énorme entretien).
Les filets n’échantillonnent pas tous les oiseaux (même les petits) de la
même manière. Les modèles courants ne conviennent généralement pas pour
les oiseaux lourds ou de grande taille ou pour les oiseaux au vol rapide,
comme les grands perroquets, les pigeons et les rapaces. Toute personne
ayant l’expérience du baguage sait que certaines espèces sont plus faciles à
capturer que d’autres. Remsen & Good (1996) ont montré que de petits
changements dans le comportement des oiseaux – par exemple, une
différence dans la hauteur où ils s’alimentent suite à une perturbation de la
forêt – peuvent modifier les taux de capture de manière très sensible. Cela ne
réduit en rien l’utilité des filets japonais, mais doit inciter à la prudence dans
l’interprétation des résultats. Il est donc justifié d’associer les captures au filet
aux observations, que ce soit des comptages à durée déterminée sur transects
ou des dénombrements par points. Rappelons toutefois qu’il faut une équipe
d’au moins quatre personnes pour compléter les captures au filet par un
dénombrement par points des oiseaux de la canopée.
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Matériel
• Un magnétophone à cassettes ou un lecteur-enregistreur de CD
de qualité.
• Un micro et des piles.
• Des cassettes ou des CD vierges.
• Des cassettes ou des CD d’enregistrement de chants d’oiseaux.
Un sac en plastique pour protéger le matériel de l’humidité.
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Avantages et inconvénients
Les enregistrements offrent un moyen exceptionnel de réunir des
informations sur la diversité des espèces aviaires (dans les limites
d’enregistrement des micros, des bandes et des CD). Ils peuvent facilement
être copiés et envoyés à d’autres chercheurs et sont un excellent support
d’enseignement.
La seule difficulté est de protéger le matériel de la chaleur et de
l’humidité excessive. Les micros et les magnétophones de pointe sont assez
coûteux, mais leur versatilité et les données qu’ils permettent de recueillir
l’emportent largement sur cet inconvénient.
La diffusion d’enregistrements de chants d’oiseaux ciblant des espèces
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clés doit être utilisée avec discernement. Les oiseaux qui répondent aux
enregistrements ou à toute imitation de leur chant croient avoir détecté la
présence d’un intrus sur leur territoire, ce qui perturbe leurs activités normales.
Si la réalisation d’études ponctuelles ou espacées par de longues périodes ne
pose sans doute aucun problème, soumettre certains individus territoriaux à
des diffusions fréquentes serait contraire aux règles déontologiques.
Les espèces ne répondent pas toutes de la même manière à la diffusion
d’enregistrements de leurs cris. Certaines répondent sans changer de place;
d’autres se rapprochent de l’observateur, en chantant ou en silence pour venir
inspecter les lieux; d’autres encore ne semblent pas réagir. La technique doit
être testée auprès de l’espèce qui vous intéresse avant d’entreprendre un
recensement systématique par diffusion de chants d’oiseaux.
L’utilisation d’enregistrements pour le recensement des communautés
d’oiseaux comme l’a fait Parker prend énormément de temps: il faut consacrer
au moins autant de temps à l’analyse des enregistrements qu’à la prise de
son. C’est probablement la raison pour laquelle cette technique a rarement été
utilisée en Afrique.
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Matériel
Si on veut prélever des spécimens de référence ou utiliser des oiseaux blessés
dans les filets comme tels, il faut se munir d’un permis et du matériel de
conservation nécessaire. Pour les spécimens conservés en solution:
• une solution de formol à 10 pour cent ou d’alcool à 70 pour cent
(environ 5 litres);
• des conteneurs pour la conservation des spécimens conservés;
• une seringue hypodermique et des aiguilles.
170
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pour cent ou d’alcool à 70 pour cent), technique beaucoup mieux adaptée aux
non-spécialistes. Après avoir lavé l’oiseau à l’eau savonneuse pour atténuer
l’imperméabilité du plumage, on l’immerge dans une solution de formol à 10
pour cent représentant trois fois le volume de l’oiseau.
Une étiquette imperméable portant le code numéroté du spécimen doit
être fixée au tarse gauche. Voir le Chapitre 4 (sur les petits mammifères) pour
de plus amples informations.
Avant de préserver le spécimen, des données biométriques et autres,
notamment les couleurs des parties molles (voir la Figure 7.4), doivent être
consignées sur la fiche d’enregistrement du spécimen (Formulaire 7.4) ou dans
un carnet cartonné. Si le spécimen est préalablement disséqué, il est important
de relever le sexe et le contenu stomacal. Les spécimens sont très précieux et
cela vaut la peine de consigner autant d’informations que possible.
171
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7.6 Conclusions
La section ci-après est inspirée de Bennun & Fanshawe (1998, p.16) et
récapitule les conseils donnés plus haut sur le choix de la méthode la mieux
adaptée.
La méthode de travail doit être soigneusement sélectionnée. La plupart
des travaux de recensement et de suivi ne nécessitent que des mesures de
l’abondance relative. L’échantillonnage à distance fondé sur des transects de
largeur variable (Buckland et al., 1993) est à la fois complexe et exigeant et
n’est vraiment utile que pour des études spécialisées. Étant donné que les
estimations de densité ne peuvent être calculées que pour les espèces les plus
communes, il est difficile de compiler des données pour les différentes guildes
ou catégories de dépendance à la forêt. Ces méthodes ont toutefois ceci d’utile
qu’elles tiennent compte de la facilité ou de la difficulté relative avec laquelle
les oiseaux peuvent être repérés dans certains types de végétation. En
associant les cris et les observations, on réduit les problèmes liés à la
détectabilité visuelle des oiseaux. En outre, si les différences de végétation
d’un site ou d’une visite à l’autre sont suffisantes pour modifier sensiblement la
détectabilité, il est probable que les changements dans la communauté
d’oiseaux seront assez importants pour être mis en évidence par une
méthode simple.
Il peut être difficile de tracer des transects classiques en forêt. Les
dénombrements d’espèces à durée déterminée pour lesquels une trajectoire
rectiligne n’est pas indispensable peuvent offrir une solution en dépit de leurs
sérieux désavantages. La technique peut être simplement modifiée pour
atténuer ces problèmes. Pour le suivi et les études comparatives, le principal
inconvénient tient aux indices d’abondance qui ne peuvent être
arithmétiquement calculés, ce qui signifie que l’on ne peut calculer simplement
des indices généraux, par exemple pour les guildes alimentaires. Les
comptages à durée déterminée sur transects ont été essayés dans plusieurs
forêts du Kenya et conjuguent la souplesse des dénombrements d’espèces à
durée déterminée à la possibilité de produire des indices additifs, comme les
comptages classiques sur transects de largeur fixe.
Toutes ces méthodes, visuelles ou sonores, sont particulièrement
adaptées pour les oiseaux de la canopée et du sous-étage. Pour les espèces
du sous-bois, les techniques normalisées de capture au filet japonais se
prêtent bien au travail de recensement et de suivi bien qu’elles nécessitent du
temps et un personnel important. En limitant les comptages par points et les
comptages à durée déterminée sur transects aux oiseaux situés au-dessus
d’un certain niveau (3 m dans le cas des forêts du Kenya), on peut distinguer
les oiseaux du sous-bois de ceux des étages supérieurs. Comme le montrent
172
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7.7 Bibliographie
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176
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Adresse:
Conditions
Saison: Conditions météo:
météo: Phase lunaire: Température:
Adresse:
Saison: Conditions
Conditions météo: Phase lunaire: Température:
météo:
Autres:
Au dos de la fiche, faites une description – par exemple de la taille et de la couleur, de la forme et de
la couleur du bec, etc. – de toutes les espèces que vous ne parvenez pas à identifier avec certitude.
Vous pourrez reprendre vos notes ultérieurement pour les comparer aux illustrations et aux descrip-
tions des ouvrages de référence.
178
Formulaire 7.3: Fiche d’enregistrement des oiseaux bagués et capturés dans des filets japonais
Autres:
Bague Espèce Âge Aile Tête Tarse Poids Autres Graisse bp Mue Mue Mue Mue Filet Heure Unité Notes
# Sexe données rémiges rémiges queue corps
9/3/07
179
Page 179
Si vous procédez à un nouveau baguage, notez le numéro de l’ancienne bague à la rubrique Notes. Envoyez l’original (et non des photocopies) de cette fiche à l’institution
de baguage. L’année de baguage va du 1er juillet au 30 juin. Toutes les fiches d’enregistrement, même incomplètes, doivent être adressées à l’institution de baguage au
début du mois de juillet de chaque année; toutefois, les fiches complètes peuvent être envoyées à n’importe quelle date pour alléger la charge de travail en fin d’année. Il
est extrêmement utile d’établir une liste complète des espèces à partir des fiches expédiées et de la joindre à votre envoi.
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Adresse:
Notes complémentaires:
Ectoparasites: Endoparasites:
Autres:
Mue:
Échantillons de tissus conservés: Échantillons de sang conservés:
Contenu stomacal:
Description: Pourcentage:
Observations/autres
1
À remplir par le musée.
180