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Histoire et Dimensions des Soins Infirmiers

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INTRODUCTION AUX SOINS DE BASE

I. DEFINITIONS
- Soigner : signifie réaliser des actes courants pour le bien être et la vie de
chacun.
- Soins infirmiers : La mission des soins infirmiers dans la société est d'aider les
individus, les familles et les groupes à déterminer et réaliser leur plein
potentiel physique, mental et social et à y parvenir dans le contexte de
l'environnement dans lequel ils vivent et travaillent

II. HISTORIQUE DES SOINS INFIRMIERS(1)


2.1 Histoire de la profession infirmière à travers différents pays
En Egypte, La médecine est fortement teintée de magie Chez les Grecques, La
médecine moderne a été créée par Hippocrate en attribuant la maladie à des
causes naturelles. Il met l’observation clinique en honneur. Pour Les Romains, Ce
sont des esclaves qui soignent les malades. Au Moyen-âge et depuis la chute de
l’Empire romain, l’Eglise stipulait parmi ses devoirs primordiaux l’assistance aux
malades. Cette tâche a été réalisée par les moines et les nonnes qui se trouvent
dans les hôpitaux du moyen-âge.
2.2 Les contemporains
2.2.1 : Florence Nightingale en 1859 : les premiers fondements théoriques
établis par Florence Nightingale définissent les soins comme une pratique à
part entière, une science mais également un art moral.
2.2.2 : Effie J. Taylor en 1933propose la définition suivante de la nature de soins
infirmiers: « l'adaptation de la thérapeutique prescrite et du traitement
préventif aux besoins physiques et psychiques spécifiques de la personne»
2.2.3 : 1960, Virginia Henderson décrit les soins infirmiers comme une réponse
aux besoins fondamentaux de chaque individu. Est entendu par besoin
fondamental, la nécessité vitale propre à tout être humain sain ou malade.
2.2.4 Dans les années 1990, Jean Watson et Martha Rogers conceptualisent les
soins infirmiers comme une science faisant appel au savoir discipl inaire
(connaissances) propre aux infirmières, mais également un art puisque le
soin touche également aux savoirs esthétiques aussi bien qu'éthiques :
« l'art infirmier est en fait l'utilisation créatrice de la science infirmière qui
est en pleine croissance ».

2.3 Les soins infirmiers dans le Monde Arabo-musulman


Pendant l’ère islamique, les arabes se sont beaucoup intéressés à la médecine. Ils
étaient les premiers à instaurer l’anesthésie comme moyen antalgique chez les
malades. Ils étaient aussi les premiers à utiliser la cautérisation dans la chirurgie.

Pendant cette ère, la femme arabe avait le mérite de soigner dans le domaine du
secourisme et du nursing. Certaines femmes arabes ont joué un rôle important
depuis l’aube de l’Islam. A côté de leurs tâches et leurs devoirs d’excellentes
femmes de foyer.
Il est à noter aussi le rôle important qu’à jouer la femme infirmière lors de la guerre
de libration nationale, un rôle prépondérant pour donner des soins aux
moudjahidines dans les conditions les plus difficiles.

En Algérie des centres de formation paramédicale ont été ouverts le long des
frontières. Au lendemain de l’indépendance le départ massif des personnels
médicaux et paramédicaux Européens crée une situation de crise qui n’a pu être
jugulé que grâce à des efforts considérables.
Entre 1962 et 1972 12215 agents para médicaux en formation en cour d’emploi
ainsi que la création de 8 écoles paramédicales. La réforme de la formation
paramédicale se fait désormais par un recrutement par voie de concours pour
aboutir à deux niveaux de formation :
o infirmier diplômé d’Etat avec baccalauréat
o infirmier breveté BEG
o aide soignant 4ème année moyenne

Actuellement, la formation en nette évolution tend vers la licence


professionnalisante pour la formation des ISP par recrutement sur titre en fonction
de la moyenne du baccalauréat.

2.4 Les cinq dimensions des soins infirmiers (2)


2.4.1 La dimension éducative : « Interventions qui consistent à offrir à une
personne ou à un groupe informations, conseils ou assistance, pour l'aider
à comprendre les mesures propres à améliorer sa santé et à modifier ses
comportements. »: Exemple : Conseils d'hygiène alimentaire lorsque la
personne présente une surcharge pondérale présentant un risque pour sa
santé.

2.4.2 Dimension préventive : « Soins dont l'ensemble des mesures visent à


éviter le nombre ou la gravité des maladies, accidents, handicaps. Il existe
une prévention primaire, secondaire ou tertiaire. »: Exemples : Vaccination

2.4.3 Dimension de maintenance : « soins liés aux fonctions vitales de la vie. Ils
assurent une réponse à un besoin concernant la vie de l'homme. » :
Exemples : Toilette, aide au repas.

2.4.4 Dimension curative : « Interventions qui visent à lutter contre la maladie,


ses causes, ses conséquences et à supprimer ou à limiter ses
manifestations. »: Exemples : Pansements, chimiothérapie.

2.4.5 Dimension de réhabilitation : « Soins qui privilégient le soulagement de la


souffrance et de la douleur, le confort physique et moral de la personne
soignée. » : Exemples : Relation d'aide, soins de bien-être
III. LES DIFFERENTS BESOINS DE L’HOMME(3)
3.1 Définition du besoin
« Nécessité impulsant une action pour le satisfaire ou privation qi renvoie
à une insatisfaction, une frustration. »
Le modèle conceptuel de Virginia Henderson met en évidence 3 notions
importantes et qui sont :
o la notion de besoin fondamental
o la notion de dépendance / indépendance
o la notion de « source de difficulté »

3.2 Les 14 besoins selon Virginia Henderson

1. Respirer,
2. Boire et manger
3. Éliminer
4. Se mouvoir et maintenir une bonne posture
BESOINS
5. Dormir et se reposer
BIOLOGIQUES
6. Se vêtir, se dévêtir
7. Maintenir la température du corps
8. Être propre, soigné, protéger ses téguments
9. Éviter les dangers
BESOINS 10. Communiquer avec ses semblables
PSYCHOLOGIQUE 11. S'occuper en vue de se réaliser
S 12. Apprendre
BESOINS 13. Agir selon ses croyances et ses valeurs
SOCIAUX 14. Se Récréer

Pour satisfaire ces besoins, l’infirmier doit posséder des capacités relationnelles
mais aussi des connaissances en anatomie, en physiologie, en psychologie, en
pathologie, en ethnosociologie. Il est l’interprète entre le malade et le médecin, il
traduit ce que dit et ressent la personne soignée et peut ainsi l’aider à retrouver
son autonomie.
4.1 LA DÉPENDANCE
Selon Virginia Henderson, la dépendance se définit comme « l'incapacité
où se trouve la personne d'adopter des comportements appropriés ou
d'accomplir elle-même sans aide les actions qui lui permettraient en
fonction de son état d'atteindre un niveau acceptable de satisfaction de ses
besoins. »
Manifestation de dépendance : Indices/ signes qui permettent de définir
que la personne est dépendante (ex: dormir, se reposer, ce patient dort 6
heures / nuit avec un somnifère)
Les 5 niveaux de la dépendance selon Virginia Henderson
La personne satisfait ses besoins et/ou utilise et gère seule un dispositif de
Niveau 0
soutien (traitement - appareillage)
La personne a besoin temporairement de quelqu'un pour lui enseigner
Niveau 1
comment faire pour parvenir à satisfaire ses besoins
Niveau 2 La personne a besoin d'aide pour gérer un dispositif de soutien
La personne doit compter sur quelqu'un pour accomplir les actions
Niveau 3
nécessaires à la satisfaction du besoin et/ou y participe.
La personne doit compter sur quelqu'un pour accomplir les actions
Niveau 4
nécessaires à la satisfaction du besoin; elle y participe à peine
La personne doit s'en remettre entièrement à quelqu'un d'autre pour
Niveau 5
satisfaire ses besoins; elle n'y participe aucunement.

FORMALITES ADMINISTRATIVES :

La personne elle même ou l’accompagnant peuvent réaliser les formalités administratives


d’admission. Les papiers nécessaires sont :
 La prescription d’admission établie par le médecin traitant
 la pièce d’identité
 l’affiliation complète et l’adresse du malade a hospitalisé.
Le service concerné (bureau d’admission ou des entrées) remet au malade un document
appelé « billet de salle ».

ACCUEIL D’UN ENTRANT


1. DEFINITIONS :Accueillir: Recevoir quelqu’un, manière de se comporter avec une
personne quand on la reçoit
L’Accueil : Façon de recevoir quelqu’un ou quelque chose
«Accueillir, c’est déjà commencer à soigner !»
• C’est la mise en confiance du patient
• Conditionne le déroulement des soins
• Accueillir, c’est savoir recevoir sans préjugé, en étant tolérant, calme, disponible et
à l’écoute

2. OBJECTIFS
• Établir une relation de confiance avec la personne visant a faire diminuer l’anxiété.
• Recueil d’information permettant d’identifier les besoins dans le but d’établir la
démarche de soins.
• Informer le patient et son entourage
• L’installer dans son nouvel environnement
• Satisfaire le besoin de communiquer
3. PROBLÈME RENCONTRÉS
1. Des réponses pas toujours adaptées
2. Absence de structures d’aval
3. Manque de lits, absence de certaines spécialités
4. Insuffisance ou manque de moyens
5. Les problèmes d’effectifs
6. Une administration lourde
4. LES DIFFICULTÉS
• L’agressivité du patient et/ou de sa famille, le manque de civisme
• La violence physique et verbale
• Les locaux insuffisants
• La démotivation des personnels: manque de reconnaissance institutionnel
• Le manque d’effectif et la charge de travail constante….

5. PROFESSIONNALISER L’ACCUEIL
Au-delà d’un savoir-faire, l’accueil impose un savoir être : sourire, écoute,
professionnalisme, assurance. La personne inquiète face à l’agent de santé doit se
sentir entendue et comprise.
6. QUE PEUT-ON RETENIR?
Que l'approche humaniste de soins soit valoriser, en préservant l'humain, tout en respectant
les douze(12) commandements qui régissent un bon accueil à l'hôpital:
1. La chambre tu prépareras
2. Le sourire tu auras
3. Agréable tu seras
4. Un climat de confiance tu instaureras
5. Ton nom et ta fonction tu diras
6. Le service tu présenteras
7. Le fonctionnement tu expliqueras
8. Le recueil de données tu feras
9. La famille tu rassureras
10. Ses problèmes tu écouteras
11. La discrétion tu garderas
12. Disponible tu resteras

LE DOSSIER MEDICAL
3.1 Généralités sur le dossier médical
– Le dossier médical est un ensemble de documents (physiques ou
informatisés) qui retrace des épisodes ayant affecté la santé de cette
personne (lettre, notes, compte rendu, résultats de laboratoire, bilan
radiologique...).
– Le dossier médical doit être soigneusement conservé, pour la continuité des
soins
– Le dossier médical doit rester en premier lieu un outil d'amélioration de la
qualité du travail du médecin pour une meilleure gestion de la santé de son
patient.

3.2 L'utilité du dossier médical
Le dossier médical pour le médecin
o Le premier recours.
o Noter les demandes du patient à chaque consultation
o Le suivi au long cours du patient
o L'approche globale du patient et la synthèse de ses pathologies
o La prévention et l'éducation pour la santé
o La gestion du patient dans le système de soins. L’adaptation aux
contraintes médico-légales de son exercice
Le dossier médical pour le patient
Le médecin rédige une ordonnance qui doit être complète et
parfaitement lisible et qui servira à la délivrance de médicament. Elle
doit également comporter les prescriptions médicamenteuses, certes,
mais aussi les prescriptions d’examens complémentaires et surtout les
conseils de vie, les conseils d’hygiène, les conseils de diététiques.

3.3 La structuration du dossier médical


Le dossier médical peut contenir différents chapitres :
o Affiliation complète
o Numéro du dossier
o les antécédents
o les notes du médecin
o les notes des infirmières
o les lettres et comptes-rendus
o les résultats des examens complémentaires (biologie, radiologie,
imagerie,...)
o les prescriptions médicamenteuses
o les recommandations.
Ces chapitres varient souvent d'une spécialité médicale à une autre.

3.4 Approche déontologie du dossier médical


Le dossier médical est créé et utilisé par les professionnels de santé. Il fait l'objet
d'obligations et de protections prévues par la loi. Il faut à la fois respecter :
o Les règles relatives à la protection des données à caractère personnel
o Les textes relatifs au secret médical
o Le droit d'accès du patient à son dossier
o Responsabilité civile
o Responsabilité pénale
o Responsabilité administrative

3.5 Dossier médical et informatique


Sous sa forme informatisée, le dossier médical peut se présenter de différentes
façons :
o Base de données locale : cette base est sur le disque dur de l'ordinateur
du médecin et remplace l'armoire avec les tiroirs contenant les
enveloppes des dossiers de ses patients
o Base de données de l'établissement : dans ce cas l'ordinateur du
médecin est connecté à un serveur présent dans un local sécurisé au
sein de l'établissement
o Base de données nationale : cas par exemple du dossier médical
personnel en collaboration avec les services de la CNAS (carte CHIFA
ou contractualisation des hôpitaux)

Les entrants et les sortants, sont classés en deux catégories :


 Les entrants directs sont des malades qui viennent directement des urgences
 Les sortants directs sont des malades (souvent déclarés comme guéris), qui sortent
directement du service, pour rejoindre leur domicile,
 Les entrants sous service sont des malades qui viennent d’un service autre
que les urgences
 Les sortant sous service sont des malades transférés à autres services.
 décès
Il arrive qu’un malade s‘échappe du service.
Dans ce cas-là, le major doit l’identifier, et signaler sa disparition au surveillant
général, et à l’administration de l’hôpital, pour dresser un procès verbal circonstancié, et
avertit l’autorité locale.

LA VISITE MEDICALE

I- DEFINITION : La visite médicale est la mise en contact du personnel soignant


avec le malade .C’est un temps important tellement attendu par le malade.

II- OBJECTIFS :

 Etablir le diagnostic de la maladie.


 Donner au malade le ttt adéquat .
 Dépister la cause de la maladie.
 Faciliter le travail d’observation du médecin et de l’infirmier.
 Donner plus de satisfaction au malade.

III-TYPES DE VISITE :

 Visites médicales systématiques :


*Les malades hospitalisés.
*Les convalescents.
*Personnes soumises à la surveillance médicale périodique.
 Visites médicales d’urgences :
 Visites médicales d’aptitude physique :
*Hygiène scolaire.
*Embauche.
*Permis de conduire.
 Visites médicales des accidents de travail et des maladies professionnelles.
I. LA VISITE MEDICALE
4.1 Avant la visite
o S’assurer que la toilette du malade a été faite
o Récupérer et classer les résultats des examens
o Prendre les constantes physiologiques du malade et les reporter sur la
fiche

4.2 Préparer le dossier médical du malade


Le soin apporté à la tenue du dossier médical est le reflet le plus exacte de la qualité
des soins dont bénéficie le malade.

4.3 Préparer le chariot de visite


Le contenu d’un chariot de visite varie d’un service à un autre, néanmoins il faut
qu’on y trouve toujours :
o Un tensiomètre
o Un stéthoscope
o Un marteau reflexe
o Une lampe de poche
o Des abaisses langues
o Des gants et compresses stériles
o Du papier essuie mains
o Une solution hydro alcoolique
o Un haricot

4.4 Pendant la visite


o Préserver la pudeur du malade
o Assister le médecin
o Transcrire immédiatement les prescriptions et recommandations
o Réinstaller le malade après l’examen

4.5 Après la visite


o Exécuter ou veiller à l’exécution des traitements institués et les
examens prescrits et reporter le tout sur dossier médical.
o Etablir la liaison entre les services intéressés (labo, radio…)
LA TEMPERATURE

1. Définition : C’est la mesure de la température corporelle effectuée avec un thermomètre.


Elle exprime le degré de chaleur de l’organisme en degré Celsius dit centigrade.
2.Valeurs physiologique :
- La température corporelle est comprise entre 36°5 et 37°5
- Elle augmente légèrement avec l’activité physique, le travail cérébral et la digestion.
- Elle varie en fonction :
• du rythme nycthéméral,
• du cycle menstruel,
• du climat, de la température ambiante,
La température externe du corps est inférieure de 0,5° à la température interne .

3. Différentes méthodes de mesure de la température corporelle :


- Avec un thermomètre tympanique :
• la température auriculaire (utilisée à tous les âges) est contre indiquée après une chirurgie
ORL.
- Avec un thermomètre cutané :
la température rectale (la plus fiable) peut être utilisée à tous les âges ; elle est
contre indiquée chez les personnes diarrhéiques, chez les personnes porteuses
d’hémorroïdes, en d’une chirurgie rectale et chez les prématurés,
les températures axillaire et inguinale (utilisées lorsque la température rectale est
impossible) sont contre indiquées chez les personnes trop maigres,
la température buccale est contre indiquée pour les bébés, les enfants, les
personnes respirant par la bouche (car se prend bouche fermée), les patients
inconscients, confus ou agités et en postopératoire d’une chirurgie maxillo-faciale.
- Avec un capteur cutané thermique :
la température frontale, utilisant un matériel facile d’emploi, incassable et
non toxique, est moins précise ; elle s’utilise surtout chez les bébés et les enfants et
est contre indiquée dans les brûlures de la face au niveau frontal.
4. Indications
- Surveillance systématique au cours d’une hospitalisation :
à tout patient entrant,
en pré, per et postopératoire,
lors de prescription de surveillance horaire ou toutes les 2 h, les 4h, matin et soir.
- Surveillance d’un syndrome infectieux :
hyperthermie > ou = 38°5,
hypothermie < ou = 36°5,
lors de frissons, sueurs, malaise, signes de réaction septique pouvant correspondre
au passage de germes dans le sang
lors de convulsions.

- Surveillance d’un syndrome malin dû aux neuroleptiques.


5. Matériel
- Pour l’hygiène :compresses propres et produit désinfectant,le thermomètre cutané doit être propre
et désinfecté
- Pour le soin :thermomètre cutané, tympanique, capteur autocollant thermique,plateau, haricot,
lubrifiant si besoin type Vaseline.
6. Déroulement du soin
Température cutanée
– Le patient est au calme, de préférence en position allongée.
– Vérifier le thermomètre
– Donner le thermomètre au patient avec une compresse, le lui placer si besoin.
– Lui demander de le garder en place une minute.
– Après la prise de température, essuyer le thermomètre avec une compresse.
– Lire la température.
– Déposer la compresse et le thermomètre dans un haricot.
– Noter le résultat sur la feuille de température.
- Nettoyer le thermomètre après chaque usage dans la salle de soins, « coté septique» :
ne jamais utiliser d’eau chaude, trempage dans la solution antiseptique pendant 10 minutes au
moins, brossage (brosse réservée à cet effet) avec gants non stériles, rinçage, séchage avant de
l’immerger dans le flacon d’alcool ou de le ranger dans un étui individuel.
Pour la prise de température rectale où le risque de lésion de la muqueuse anale est présent, le
thermomètre est individuel et reste dans la chambre du patient.
Pour les prises de température axillaire ou inguinale, le thermomètre doit être maintenu 5
minutes au creux de l’aisselle ou au pli de l’aine.
Pour la prise de température buccale, le thermomètre est placé sous la langue, légèrement de
côté.
Pour la prise de température frontale, le test autocollant est appliqué sur le front, au-dessus des
sourcils et gardé 15 secondes, temps qui peut différer selon les fabricants.
A l’exception de la prise de température rectale, toutes les autres méthodes cutanées nécessitent que
l’on ajoute 0,5°à la température affichée.
Température auriculaire
- Le thermomètre auriculaire permet de capter les rayons infrarouges que notre corps émet.
- Introduire le capteur muni d’un capuchon à usage unique, dans l’oreille du patient.
- Faire pivoter l’appareil de 30° en arrière pour être en face du tympan.
- Lire l’affichage de la mesure entre 1 et 3 secondes.
- Noter le résultat sur la feuille de température.
- Jeter l’embout usagé dans le haricot.
LA GLYCEMIE CAPILLAIRE

1. Définition : Recueil d’un échantillon de sang au niveau des capillaires afin de doser le taux de
glycémie. Le taux normal est de 4 à 6,1 mmol/L soit 0,8 g/L à 1,1 g/L.
Objectifs
Soin à visée diagnostique,
surveillance de l’évolution d’une maladie,
surveillance de l’effet d’un traitement, …
2. Indications
Diabète de type I (insulinodépendant) et de type II (non insulinodépendant),
Alcoolémie importante,
Effets secondaires de certains médicaments,
Malaise inexpliqué, …
3. Matériel
Plateau décontaminé, haricot à usage unique, compresses non stériles, gants non stériles, lecteur de
glycémie avec bandelettes adaptées, lancettes ou auto-piqueur, container à objets piquants ou
tranchants.
4. Déroulement du soin
- Réaliser un lavage simple des mains.
- Préparer et étalonner le lecteur (vérifier la propreté de la tête de lecture, le bon état de marche
de l’appareil, le code du flacon de bandelette à celui du lecteur).
- Vérifier la date de péremption du flacon de bandelettes (utilisation dans les trois mois suivant
la date d’ouverture qui est à noter sur le flacon).
- Préparation de l’autopiqueur avec une lancette neuve et l’aiguille à usage unique (S/C, IV)
. Il existe des lancettes avec réglage de la profondeur de l’aiguille adaptée.
- Préparation d’une compresse propre non stérile.
• Le lavage des mains du patient :
Doit être réaliser au savon doux non parfumé, jamais d’alcool, ni de solution alcoolique car
pouvoir hypoglycémiant.
- Le patient se lave les mains selon nos conseils : eau chaude et non brûlante (l’eau chaude
favorise la dilatation des capillaires et l’obtention immédiate d’une goutte de sang bombée
sans presser le doigt. Une manipulation trop longue du doigt avant l’obtention d’une goutte
suffisante fausse le résultat de la glycémie).
- Les mains sont mouillées avant le savonnage, lavage des mains sans oublier les espaces
interdigitaux.Le séchage parfait de la peau évite l’étalement de la goutte et l’hémodilution par
l’humidité de la peau.
-, expliquer au patient le déroulement de la glycémie.
- Choisir le site de ponction : 3ème, 4ème, 5ème doigt, bord latéral, entre la pulpe et le bord de
l’ongle,
- le pouce et l’index ne sont jamais piqués : il convient de ne jamais léser les terminaisons nerveuses
du pouce et de l’index
- Le lobe de l’oreille peut être choisi dans les cas d’hyperkératose (possibilité de piquer l’avant bras
avec des lecteurs spéciaux).
- L’autopiqueur est appliqué sur le site choisi en pression.et actionné ; la ponction effectuée
- Une pression est exercée de la base vers l’extrémité du doigt pour
- La goutte obtenir une goutte, suffisamment grosse, est déposée sur la bandelette et recouvre la
totalité de la plage réactive. Dans le cas contraire, le résultat est faussé.
- Demander au patient d’exercer une pression sur le site de ponction durant une minute avec la
compresse pour éviter un hématome.
- Le patient est informé du résultat qui est noté sur une feuille de transmission.
- Le matériel est rangé dans un endroit sec, à l’abri de la lumière, à une température entre +4°
et +30° pour limiter les risques de dérèglement du lecteur et l’altération de la plage réactive.
- Lavage antiseptique des mains.

NB/Le mode d’emploi du type de lecteur est suivi scrupuleusement (guide d’utilisation
fourni par le laboratoire avec le lecteur).

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