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Madame Bovary

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MADAME BOVARY

INTRODUCTION

I. Biographie et Bibliographie de
l’auteur

1. Biographie
2. Bibliographie

II. Résumé

III. Analyse

CONCLUSION
NOMS DES EXPOSANTS
Mame Diarra Bousso GAYE
Maty MBODJ
Abdourahmane SAMB

PROFESSEUR: Mr SECK
MADAME BOVARY
Introduction
Madame Bovary. Mœurs de province, couramment abrégé en Madame Bovary, est un
roman réaliste de Gustave Flaubert paru en 1857 chez Michel Lévy frères, après une pré
parution en 1856 dans le journal La Revue de Paris. Il s'agit d'une œuvre majeure de la
littérature française et mondiale.
I. Biographie et Bibliographie de l’auteur
1. Biographie
Gustave Flaubert est né le 12 décembre 1821 à Rouen. Dès l'enfance, il connut la monotonie
de la vie en province et s'en souviendra lorsqu'il écrira le roman Madame Bovary en 1857.
Pour tromper son ennui, il s'adonna très tôt à la littérature. Dès le lycée, il composa des
textes sombre et mélancolique pour la plupart. Il commença des études de droit à Paris
mais dû arrêté vers 1844 pour cause d'une maladie nerveuse. Il devait en souffrir jusqu'à la
fin de son existence. Flaubert était connu comme étant quelqu'un de grande culture, ayant
une incroyable capacité de travail et des exigences esthétiques rigoureuses. Il ne quittait
Croisset et sa table d'écrivain que pour quelques voyages en Orient, en Algérie, en Tunisie et
à Paris où il fréquentait les milieux littéraires. Dans toute sa carrière, il connut les échecs de
librairie avec L’Éducation Sentimentale, Le Candidat ou La Tentation de Saint Antoine.
Cependant, il eut avec Madame Bovary et Salammbô un succès de scandale. Flaubert
mourut à Croisset le 8 mai [Link] son vivant, on définit Flaubert comme étant le chef de
l'école réaliste car il s'était donné pour objet d'étude la réalité sociale et historique. Deux
veines d'inspiration se situent dans ses romans : l'une hantée par la tentation romantique et
lyrique, l'autre tendue dans un perpétuel effort vers le réalisme le plus absolu. Pour tous ses
récits, Flaubert réunit de nombreuses documentations et informations afin d'être le plus
réaliste possible.
2. Bibliographie
Mémoires d’un fou (1838) ;Madame Bovary (1857) (adapté au cinéma à plusieurs
reprises) ;Salammbô (1862) ;L'Éducation sentimentale (1869) ;Lettres à la municipalité de
Rouen (1872) ;Le Candidat (1874), vaudeville ;La Tentation de saint Antoine (1874),Un cœur
simple (1876),Trois contes : Un cœur simple, La Légende de Saint Julien l’Hospitalier,
Hérodias (1877),Le Château des cœurs (1880), Bouvard et Pécuchet (1881), inachevé ;À
bord de la Cange (1904),Par les champs et les grèves (1910), Œuvres de jeunesse inédites
(1910), Dictionnaire des idées reçues (1913), Lettres inédites à Tourgueniev (1947) ,Lettres
inédites à Raoul Duval (1950).
II. Résumé
Emma Rouault, fille d'un riche fermier, a été élevée dans un couvent. Elle rêve d'une vie
mondaine comme les princesses des romans à l'eau de rose dans lesquels elle se réfugie
pour rompre l'ennui. Elle devient l'épouse de Charles Bovary, qui, malgré de laborieuses
études de médecine, n'est qu'un simple officier de santé. Emma est déçue de cette vie
monotone.
L'invitation au bal du marquis d'Andervilliers lui redonne la joie de vivre et lui fait entrevoir
un monde auquel elle souhaiterait, en vain, appartenir. Lorsqu’Emma attend un enfant, son
mari décide de quitter la ville de Tostes et de s'installer à Yonville. Emma fait la
connaissance des personnalités locales : le pharmacien progressiste et athée Monsieur
Homais, présenté comme le type du notable de province, péremptoire et content de lui ; le
curé Bournisien ; Léon Dupuis, clerc du notaire Guillaumin ; le libertin Rodolphe Boulanger,
propriétaire du château de la Huchette.
Emma est déçue par la naissance de la petite Berthe, puisqu’elle aurait préféré mettre au
monde un garçon. Elle s'enlise dans l'ennui et perd tout espoir d'une vie meilleure. Elle
n'éprouve plus aucun amour pour Charles, qui pourtant ne lui veut que du bien. Elle ne
parvient pas non plus à apprécier sa fille, qu'elle trouve laide et qu'elle confie à M me Rollet.
Elle laisse libre cours à ses dépenses luxueuses chez son marchand d'étoffes, M. Lheureux.
Elle repousse les avances de Rodolphe et de Léon, puis elle finit par céder. Ses amants sont
vite lassés du sentimentalisme exacerbé de la jeune femme qui rêve de voyages et de vie
trépidante.
Emma a accumulé une dette envers M. Lheureux, qui exige d'être remboursé. Les amants
d'Emma ont refusé de lui prêter de l'argent. Emma se suicide par désespoir. Charles meurt
de chagrin. À la mort de ses parents, Berthe est confiée à une tante, pauvre, et qui l'envoie
travailler dans une filature de coton pour subsister financièrement. M. Homais vient de
recevoir la croix d'honneur.
III. Analyse
Madame Bovary recèle des aspects réalistes et des aspects romantiques, comme l’œuvre de
Flaubert, qui oscille elle-même sans cesse de la grisaille à la couleur, de la terne réalité aux
fastes de l’imagination. Il y a loin de L'Éducation sentimentale à Salammbô, de Bouvard et
Pécuchet à La Tentation de saint Antoine. Mais même lorsque Flaubert entend écrire sur un
sujet trivial, il renonce au réalisme pur. Flaubert pouvait affirmer : « Ma pauvre Bovary
souffre et pleure dans vingt villages de France ! », preuve qu’il ne s’agissait plus de la simple
transcription réaliste de l’affaire Delamare se déroulant à Ry. L’auteur des Trois Contes se
situe exactement à la charnière de son siècle, héritant du mal du siècle romantique, cette
difficulté à vivre dans un monde borné ; il annonce le spleen baudelairien et l’incapacité à
s’accommoder d’une existence qui brime l’idéal. Épurant le romantisme de ses excès, il
fonde une certaine impartialité dans le récit, ouvrant la voie au roman moderne fait de
critique et d’échec [réf. souhaitée]. En effet, un jeu subtil de changement de point de vue
permet, tout en épousant parfois le regard romantique de Mme Bovary, de s'en détacher et
ainsi de créer ce fameux effet d'ironie flaubertienne.
Madame Bovary a été profondément influencé par Don Quichotte, de Cervantes. Flaubert,
pendant qu'il écrivait le roman, s'exclama : « Je retrouve toutes mes origines dans le livre
que je savais par cœur avant de savoir lire, Don Quichotte .» Alonso Quichano et Emma
Bovary désirent ardemment imposer à la vie les conventions du roman de chevalerie et des
œuvres romantiques, respectivement, ce qui mène « le héros et l'héroïne à la destruction, la
désillusion et finalement à la mort ». Soledad Fox relève que « les emprunts et les
transpositions sont substantiels », dans ce roman comme dans L'Éducation sentimentale et
Bouvard et Pécuchet, ultérieurement. Le roman de Flaubert est donc notamment un regard
littéraire sur la lecture. Flaubert en a parlé aux frères Goncourt, en mars 1861, de la manière
suivante : « L'histoire, l'aventure d'un roman, ça m'est bien égal. J'ai l'idée, quand je fais un
roman, de rendre une couleur, un ton.../...Dans Madame Bovary, je n'ai eu que l'idée de
rendre un ton gris, cette couleur de moisissure d'existences de cloportes. »
Conclusion :
Flaubert nous présente donc une Emma Bovary rêvant d’émancipation, d'indépendance, et
de liberté. Nous avons pu voir qu'elle veut, au début de son histoire s'évader avec un
homme, se marier et quitter sa campagne afin de vivre en ville. Une fois chose faite, celle-ci
se rend compte que les aventures amoureuses racontées dans les livres sont totalement
différentes de sa réalité. Elle cherche des moyens pour échapper à son ennui, elle s'attache
à plusieurs hommes et pourtant elle ne se sent pas satisfaite. Elle meurt, son fidèle mari à
son chevet, d'un suicide. L'œuvre fut censurée pour atteintes aux mœurs et à la religion
pour ses thèmes sur l'adultère et les scènes sexuelles. Une fois publiée, elle eut un immense
succès. Nous avons pu voir dans le film de Claude Chabrol, Madame Bovary, et dans la
bande-dessinée de Posy Simmods, Gemma Bovery que, bien que les siècles soient passés, le
nom de cette héroïne n'est pas tombé dans l'oubli. Bien au contraire, elle est devenu une
référence et nous pouvons dire qu'elle a fasciné son siècle et les suivants par sa novation
d'être une femme, maîtresse de plusieurs hommes, qui fait elle-même ses achats, qui ne se
sent pas inférieur à son mari. Flaubert ayant pris la précaution de ne pas insister sur le
temps nous expose une femme universelle et intemporelle, dans laquelle certaines femmes
peuvent s'identifier, car elle est avant tout moderne. De plus, elle a choqué et marqué le
publique pour son contenu inadéquat pour son époque. Par les difficultés de sa parution,
Madame Bovary a beaucoup fait parler d'elle, ce qui peut ajouter à son personnage de
l'importance : elle a passionné et émerveillé les lecteurs par sa novation d'être une femme
en avance sur son temps, sans non plus renié tous les codes de la femme du XIXème siècle.
Quelques années plus tard, en 1880, Emile Zola publie Nana, roman qui raconte l'histoire
d'une femme démunie cherchant de l'argent afin de nourrir son fils ; pour répondre à ses
besoins elle se prostituera et en mourra. Nous pouvons alors nous demander si le
personnage éponyme de Nana est l'antithèse d'Emma Bovary.

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