Structures et Propriétés des Protéines
Structures et Propriétés des Protéines
MACROMOLECULES
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(4 H de CM)
PLAN DU COURS
1-Classification
2.2.1. L’hélice
2.2.2. Le feuillet β
3.2. Composition
4.1. Dénaturation
4.2. Solubilité
4.5. Dénaturation
2. Structure
3. Défense de l’organisme et signalisation cellulaire
4. Régulation du métabolisme
5. Transport
6. Contraction et motricité
7. Stockage
8. Régulation du pH
IV. Le protéome
ECUE 1 : STRUCTURES ET PROPRIETES DES PROTEINES ET
ACIDES NUCLEIQUES (10 H de CM)
Les protéines (du grec prôtos, premier) sont des polymères composés d'une combinaison de
quelques 20 acides aminés. La plupart des protéines sont formées de l'union de plus de 100
acides aminés (résidus) reliés entre eux par des liaisons peptidiques.
Les peptides, parfois appelés petites protéines sont des molécules formées d’une chaine
d’acides aminés, reliés entre eux par des liaisons peptidiques. Les frontières entre les différentes
dénominations sont un peu floues mais on s’accorde en général sur les nombre suivants :
-Au-delà de 100 (> 100) acides aminés, on parle de protéines qui sont des macromolécules.
*Les peptides ne comptant qu’un petit nombre d’acides aminés (moins de 10) sont appelés
des oligopeptides.
*Tandis que ceux en comptant plus de 10, mais moins de 100 sont nommés des
polypeptides.
Exemples :
-Aspartame : oligopeptide (Dipeptide) de 2 acides aminés lies par une liaison peptidique
γ-glutamyl-cystéinyl-glycine
L’INSULINE PORCINE
Les acides aminés (« amin » du grec ammôniakos, ammoniac) sont des composés
organiques azotés qui possèdent une formule générale du type :
L'atome de carbone central Cα (carbone alpha) est relié à un groupement amine (NH2 -), à un
groupement carboxylacide (- COOH) et à un radical Rvariable d'un acide aminé à un autre. Les
radicaux (R) peuvent avoir des propriétés différentes, certains sont hydrophiles, d'autres
hydrophobes.
1-Classification
a) Les acides aminés à chaîne aliphatique : Glycine, Alanine, Valine, Leucine, Isoleucine. Les
chaînes aliphatiques plus grandes sont hydrophobes et ont tendance à s’agglomérer.
Les chaînes latérales contenant du soufre sont hydrophobes. Le groupe sulfhydrile de la cystéine
est très réactif et joue un rôle spécial dans l’architecture de certaines protéines en formant des
liaisons disulfures.
d) Les acides aminés hydroxylés :
Sérine, Thréonine
e) Les acides aminés basiques : Lysine, Arginine, Histidine. La lysine et l’arginine sont
chargées positivement à pH neutre. L’histidine est rencontrée dans le site actif des enzymes ou
son noyau imidazole peut osciller entre 2 états afin de catalyser la formation ou la rupture de
liaison.
g) La proline : Elle a une fonction amine secondaire. Elle est souvent rencontrée dans les coudes
des chaînes protéiques reployées.
CODE A 3 LETTRES ET SYMBOLES DES ACIDES AMINES
F Phénylalanine 25 1750
L Leucine 39 2730
M Méthionine 15 1050
K Lysine 30 2100
I Isoleucine 20 1400
V Valine 28 1960
T Thréonine 15 1050
W Tryptophane 4 280
H Histidine3. 10 700
Dans les protéines, le groupement carboxylique d’un acide aminé est uni à la fonction
amine d’un autre acide aminé par une liaison peptidique. La biosynthèse nécessite un apport
d’énergie. Une unité acide aminée dans le polypeptide est appelée résidu. L’extrémité aminée est
prise comme origine de la chaîne polypeptidique (illustration a la page suivante).
La liaison peptidique possède un caractère de double liaison, ce qui implique que tous les atomes
(Cα, C, O, N, H et Cα) soient coplanaires. L’unité peptidique est donc rigide et plane.
Par contre la liaison entre l’atome de carbone α et l’atome de carbone du groupement
carboxyle est une simple liaison de même que la liaison entre le carbone α et l’atome d’azote
peptidique. Il y a un grand degré de liberté de rotation autour de ces liaisons de chaque côté de
l’unité peptidique rigide. L’hydrogène de la fonction amine substituée est presque toujours trans
par rapport à l’oxygène du groupe carboxyle.
Cystéine (Cys)
En fonction des différentes interactions entre les acides aminés composant lesprotéines, on
distingue 4 niveaux de structure à savoir la structure primaire, la structure secondaire, la
structure tertiaire et enfin la structure quaternaire.
2.1. La structure primaire :
Chaque acide aminé est lié au suivant par un lien peptidique ou liaison peptidique, qui se
forme quand le groupement carboxylique d'un premier acide aminé réagit avec le groupement
aminé d'un second, avec élimination d'eau. Quand les acides aminés sont incorporés dans une
chaîne (qu'on appelle chaîne polypeptidique), on les appelle des résidus. La chaine
polypeptidique n'est pas branchée; elle forme un unique filament étiré. Par convention, le
premier acide aminé de la structure primaire est celui dont la fonction α-aminée n’est pas
engagée dans une liaison peptidique (extrémité NH2-terminale ou N-terminale).Par
convention, le dernier acide aminé de la structure primaire est celui dont la fonction acide
carboxylique (carbone n° 1) n’est pas engagée dans une liaison peptidique (extrémité
COOH-terminale ou C-terminale).
Certaines conformations se trouvent nettement favorisées car stabilisées par des liaisons
hydrogènes entre les groupements amide (-NH) et carbonyle (-CO) du squelette peptidique. Il
existe trois principales catégories de structures secondaires selon l'échafaudage de liaisons
hydrogènes, et donc selon le repliement des liaisons peptidiques : les hélices, les feuillets et
les coudes.
2.2.1. L’hélice
*L’hélice α: L'hélice α est une structure périodique très fréquente dans le repliement des
protéines et des peptides. C’est une structure en bâtonnet. La chaîne polypeptidique
principale étroitement enroulée forme la partie interne du bâtonnet et les chaînes latérales se
disposent à l’extérieur en un arrangement hélicoïdal. L’hélice est stabilisée par des liaisons
hydrogène entre les groupes NH et CO de la chaîne principale. Le CO de chaque A.A est
lié par liaison hydrogène au groupe NH de l’A.A situé 4 résidusplus loin dans la chaîne
polypeptidique linéaire. Un tour d'hélice α moyen contient 3,6 résidus et mesure 0,54 nm, soit
une translation de 0,15 nm par résidu. Les hélices α rencontrées dans les protéines sont
droites (rotation dans le sens horaire).
Deux hélices peuvent s’enrouler l’une autour de l’autre pour former un câble. Ces
enroulements super hélicoïdaux sont rencontrés dans la kératine des cheveux, la myosine
et la tropomyosine du muscle, et la fibrine des caillots sanguins, le collagène dans les tissus
conjonctif. Ces câbles jouent un rôle mécaniqueen formant des faisceaux rigides de fibres.
2.2.2. Le feuillet β
La chaîne polypeptidique du feuillet β est presque totalement étirée. La distance axiale entre
les A.A. adjacents est de 3,5 A. Le feuillet est stabilisé par des liaisons hydrogènes entre le
CO et NH de chaînes polypeptidiques différentes. Les brins adjacents d’un feuillet plissé
peuvent être de même sens (parallèles).
N-------------------------------C
N------------------------------C
N---------------------------------C
C---------------------------------N
NB : La fibroïne est une protéine insoluble créée par les araignées, les larves de Bombyx mori,
d'autres genres de papillons comme Antheraea, Cricula, Samia et Gonometa, et de nombreux
autres insectes.
Les chaînes polypeptidiques peuvent changer de direction en faisant des coudes β, ceci grâce
à des liaisons hydrogènes entre le CO d’un résidu et le groupement NH du quatrième. Les
coudes ne sont pas des structures périodiques. Il s'agit plutôt d'un repliement particulier du
squelette carboné localisé à 3 ou 4 résidus consécutifs. Les coudes permettent bien souvent de
relier 2 structures secondaires périodiques (hélices et/ou brins). Ils peuvent s'oxyder.
Les chaînes latérales polaires sont groupées en surface. Les radicaux hydrophobes sont rejetés
versl’intérieur de la protéine. Ces radicaux sont unis par des liaisons hydrophobes
(interactions de type de van der waals), des liaisons ioniques, des liaisons hydrogènes, des
ponts disulfures.
LES DIFFERENTS TYPES D’INTERACTION
-Des liaisons ioniques de deux sous unités (exemple : glu --- lys).
-Des liaisons hydrophobes (ou Van der Waals) entre les résidus apolaires de deux sous
unités.
-Des ponts disulfures entre les résidus de cystéine de deux sous unités (n'existent pas dans
le cas de l'hémoglobine).
Ces associations grâce à aux interactions confèrent une activité biologique au niveau du
protomère qu’on ne retrouve pas au niveau del’oligomère.
NB :
*Les liaisons électrostatiques : Ce sont des liaisons non covalentes qui s’établissent entre un
* Les liaisons hydrogènes:C’est une liaison non covalente qui se forme quand sont à
proximité un atome d’hydrogène lié àl’azote ou à l’oxygène et d’autre part un doublet
électronique non partagé d’un autre azote oud’oxygène. Le tryptophane et l’arginine servent
de donneurs de liaisons hydrogène. L’asparagine, laglutamine la serine et la thréonine servent
de donneurs et d’accepteurs de liaisons hydrogène. Lalysine, les acides aspartique et
glutamique, la tyrosine et l’histidine ont des capacités à former desliaisons hydrogène en
fonction du PH.
* Les liaisons hydrophobes :Les chaînes latérales hydrophobes sont repoussées par l’eau et
ont tendance à se rapprocher entreelles.
HEMOGLOBINE
De la structure tridimentionnelle
De la composition
Du rôle biologique (fonction biologiques)
De la solubilité
-Les protéines fibreuses : Les protéines fibreuses sont appelées protéines structurales car elles
constituent le principal matériau de construction chez les Vertébrés. Elles sont linéaires,
insolubles dans l'eau et d'une grande stabilité (support mécanique aux tissus et résistance à la
traction). Les principales protéines fibreuses sont le collagène, la kératine, le fibrinogène et les
protéines musculaires (actine, myosine).
-Les protéines globulaires : contrairement aux protéines fibreuses, les protéines globulaires
sont sphériques et hautement solubles. Elles jouent un rôle important dans le métabolisme.
Les albumines, les globulines, la caséine et les hormones protéiques sont des protéines
globulaires. Les albumines et les globulines sont abondantes dans les cellules animales, le
sérum sanguin, le lait et les œufs.
3.2. Composition
-agents chimiques: solution d'urée qui forme de nouvelles liaisons hydrogène dans la protéine,
solvants organiques, détergents...
4.2. Solubilité
Les relations des protéines avec l'eau sont complexes. La structure secondaire des protéines
dépend dans une large mesure de l'interaction des liaisons peptidiques avec l'eau par
l'intermédiaire de liaisons hydrogène. Des liaisons hydrogène se forment également soit entre
radicaux de la protéine (structures alpha et bêta) soit entre ses radicaux hydrophiles libres et
l'eau. Les protéines riches en pelote statique (assemblage de chaines désordonnées) sont donc
a priori plus solubles que les structures hélicoïdales. Au niveau de la structure tertiaire, l'eau
provoque l'orientation des chaînes et radicaux hydrophiles vers l'extérieur de la molécule,
alors que les chaînes et radicaux hydrophobes ont tendance à réagir entre eux à l'intérieur de
la molécule. La solubilité des protéines dans une solution aqueuse contenant des sels dépend
de deux effets antagonistes liés d'une part aux interactions électrostatiques ("salting in" ou
effet dissolvant), et d'autre part aux interactions hydrophobes ("salting out" ou effet relargant).
A basse force ionique, la solubilité des protéines augmente lorsque la concentration en sels
croit, jusqu'à un certain seuil. Au-delà, elle diminue avec l'addition de sels. L'augmentation de
solubilité (salting in) est liée à l'action des forces électrostatiques, par contre la diminution de
solubilité ("salting out") est attribuée à différentes interactions rassemblées sous le nom
"d'interactions hydrophobes", sans que ce terme implique un mécanisme pré[Link] solubilité
dépend du pH, de la force ionique, de la température, de la constante diélectrique.
-La "masse moléculaire" (symbole M), généralement exprimée en daltons (Da) pour les
protéines.
-la filtration sur gel, ou chromatographie d'exclusion stérique. Des billes de polyosides à
liaisons croisées ou un polymère artificiel forment dans l'eau un gel fonctionnant comme un
tamis moléculaire traversé rapidement par les grosses molécules, lentement par les petites qui
pénètrent le gel. Le principe est simple : après avoir étalonné la colonne avec des protéines de
poids moléculaire connu, il existe ensuite une relation linéaire entre le volume d'élution et le
logarithme du poids moléculaire.
-L'électrophorèse sur un gel de polyacrylamide en gradient. Des résultats voisins de ceux de la
filtration sur gel sont obtenus grâce à des gels d'électrophorèse de porosité décroissante dans
lesquels les protéines se trouvent progressivement "bloquées" en fonction de leur poids
moléculaire.
La liaison peptidique n'est pas chargée aux pH présentant un intérêt physiologique. En effet à
de tels pH la formation de peptides à partir de leurs acides aminés constitutifs s'accompagne
d'une perte nette d'une charge positive et d'une charge négative par liaison peptidique formée.
Cependant, les peptides sont des molécules porteuses de charges au pH physiologique à cause
des charges sur les groupements C et N terminaux et sur les groupements fonctionnels des
carbones α des acides aminés polaires.
La charge varie avec le pH : en milieu acide, les protéines s'ionisent comme des bases et sont
chargés positivement. En milieu alcalin, elles forment des anions. Pour cela, les protéines sont
dites amphotères.
Il existe un point de pH pour lequel les charges + et - sont équivalentes, la charge nette étant
donc nulle ; c'est le point isoélectrique, ou pHi, de la protéine qui alors ne se déplace plus
dans un champ électrique.
Cette dissociation obéit aux mêmes règles que celles appliquées dans le cas des acides aminés.
Les protéines étant des composés amphotères se comportent comme des acides en milieux
acide et comme des bases en milieu basique.
En milieu acide, toutes les fonctions vont être protonées et en milieu basique, elles seront
déprotonées.
Au cours d’un processus de diminution du pH, les fonctions vont se protoner dans l’ordre
décroissant des pKa.
pHi= (9,0+10,5)/2=9,75
Lysine
Le pHi est le pH auquel le peptide ou l’acide aminé a une charge nette nulle (=0).
Le pHi est égal à la demi somme des pH qui encadrent le zwitterion (forme qui a la charge
nette=0).
L’électrophorèse repose sur la propriété des molécules amphotères comme les protéines d'être
chargées positivement si le pH est plus acide que leur pHi, négativement si le pH est plus
basique que leur pHi. On peut appliquer au support porteur d’un pH homogène, un champ
électrique avec le pôle + ou anode et le pôle - ou cathode. Si la molécule amphotère est
neutre, elle restera immobile au point de dépot. Si le pHi d’une protéine donnée est supérieur
au pH du milieu, cette protéine sera chargée positivement, elle sera repoussée par l’anode et
rejoindra sous l'effet du champ électrique la cathode. Si le pHi de la protéine est inférieure au
pH du milieu, elle se chargera négativement et de ce fait repoussée par la cathode elle
rejoindra l’anode.
Ces propriétés électriques permettent de séparer les protéines sur des résines échangeuses
d’anions ou sur des résines échangeuse de cations.
Résine échangeuse d’anions : DEAE cellulose (diéthyl amino éthyle cellulose), c’est une
résine chargée positivement (R+), les différentes protéines doivent être chargées négativement
pour être accrochées à la résine.
4.5. Dénaturation
C’est une perte d’activité biologique d'une protéine due à une altération de sa conformation
native. Elle est causée par tous les facteurs capables d’entraîner la rupture des liaisons
hydrogènes et [Link] dénaturation n’altère pas la structure primaire de la protéine.
Les liaisons peptidiques sont conservé[Link] les modifications structurales sont discrètes, la
dénaturation peut être ré[Link] la protéine est incapable de reprendre la conformation
native, la dénaturation est irréversible.
Il existe divers agents dénaturants qui agissent par des mécanismes physiques, chimiques
ou mixtes.
Les protéines sont continuellement renouvelées, ce qui implique des processus permanents de
synthèse et de dégradation (protéolyse). L'échelle de ces processus est donnée par les chiffres
suivants. Deux pour cent (2%) du poids protéique total du corps sont remplacés en une
journée (environ 50 g pour un adulte). Les protéines sont dégradées en acides aminés dont
75% sont réutilisés pour une synthèse, 25% sont donc éliminés sous forme d'urée. De ceci, il
ressort qu'un apport alimentaire de 200 g de viande, œufs ouproduits laitiers, est nécessaire
pour compenser la perte.
4.6.1. La digestion des protéines
Il existe des protéases sécrétées par l'estomac et le pancréas qui sont responsables de la
dégradation des aliments (trypsine, pepsine, chymotrypsine). Cette dégradation des protéines
a lieu au cours de la digestion. Il y a les endoprotéases qui hydrolysent les liaisons peptidiques
à l’intérieur de la chaine peptidique et les exoprotéases qui libèrent les acides aminés
terminaux.
-les exopeptidases
le processus recommence sur le peptide amputé d'un aminoacide (un temps d'hydrolyse court
- les endopeptidases
L'enzyme hydrolyse des liaisons peptidiques internes entre deux aminoacides i, (i+1). Il peut
être spécifique du résidu en position i ou (i+1). L'hydrolyse d'un peptide par une
Elle constitue la principale source d’acides aminés pour l’organisme. Les protéines sont
dégradées par des enzymes protéolytiques, les protéases (ou hydrolases) réparties en trois
systèmes principaux :
-Le système lysosomal
Les enzymes concernées sont des protéases actives en milieu acide, les cathepsines (8 types),
dénommées en fonction de l’acide aminé de leur site actif (cystine protéinase : cathepsines B,
C, H, L, S, aspartate protéinases : cathepsines D et E ; sérine protéinase : cathepsine G).
Ces enzymes sont localisées essentiellement à l’intérieur des vésicules lysosomales qui
incorporent par endocytose les protéines à dégrader. Elles agissent essentiellement sur les
protéines intracellulaires à demi-vie longue, sur les membranes cellulaires, et sur les protéines
extra cellulaires. L’endocytose peut également concerner un fragment d’organite voire un
organite entier (macro autophagie). À l’intérieur de la vésicule, les cathepsines vont dégrader
la protéine substrat en peptides et en acides aminés qui seront libérés dans le cytosol. Le type
de cathepsine et de façon générale l’importance de la protéolyse lysosomale varie selon
l’organe considéré : ce mode de dégradation est particulièrement important dans les organes à
renouvellement protéique rapide (foie). Il nécessite de l’énergie sous forme d’ATP pour
maintenir le pH acide à l’intérieur des lysosomes.
Les calpaïnes (au nombre de trois) sont des protéases cytosoliques dont l’activité est
étroitement fonction de la concentration intracellulaire en calcium. Elles sont plus spécialisées
dans la dégradation des protéines du cytosquelette. La capastatine est un inhibiteur puissant
des calpaïnes, l’activité protéolytique globale dépendant de l’équilibre entre calpaïnes et
calpastatine.
Cette étape concerne les protéines multimériques uniquement : il y a dissociation des sous-
unités par le pH, en présence d'urée 8M et de guanidine 6M ou à forte concentration de sel.
Les sous-unités sont ensuite séparées les unes des autres en fonction de leur poids
moléculaire et/ou charge. Si les sous-unités sont liées entre elles par des ponts disulfures S-
S, il est primordial avant de les séparer de couper ces ponts disulfures.
Elle se fait par une oxydation avec l'acide performique (HCOOH). Cette réaction induit la
formation de groupements SO3 qui empêche la recombinaison S-S.
OXYDATION DE LA CHAINE PEPTIDIQUE AVEC DE L’ACIDE PERFORMIQUE
DNP-AA
CHLORURE DE DANSYLE
Cette opération est suivie d'une hydrolyse acide du DNS-peptide, qui conserve le DNS-AA et
décompose le reste de la chaîne en aminoacides séparés. Le DNS-AA fortement fluorescent
en lumière UV est facilement repérable lors d'une chromatographie comparative.
Elle se produit par étapes. Le processus est le même que pour les précédentes, sauf que lors de
l'hydrolyse acide du peptide "marqué" le reste de la chaîne n'est pas dégradé et l'opération
peut se renouveler avec l'aminoacide N-terminal. Le réactif utilisé est le phénylisothiocyanate
(PTH).
PHENYLISOTHIOCYANATE (PTH)
On hydrolyse ensuite en milieu acide, mais plus dilué que dans la méthode de Sanger, et on
forme une phénylthiohydantoïne, que l'on identifie par chromatographie comparative.
On recommence à traiter le reste de la chaîne par l'isothiocyanate de phényle et ainsi de
suite.....
On détermine ainsi la séquence d'aminoacides dans le peptide. Cette méthode est utilisée dans
les automates (séquenceurs).
C'est un enzyme qui hydrolyse la liaison peptidique de l'acide aminé N-terminal. Il agit
mieux lorsque des résidus apolaires se trouvent en position N-terminale, telle que la
leucine. Si l'acide aminé N-terminal est une proline, l'enzyme ne réagit pas.
-Analyse du C-terminal
*Hydrazinolyse
Le peptide est traité avec de l'hydrazine NH2 – NH2 à 100°C.L'hydrazine va libérer chacun
des acides aminés pour donner un dérivé hydrazide, à l'exception du résidu C-terminal qui
sera libre sans aucune liaison chimique avec l'hydrazine.
L'acide aminé libre possède des propriétés physico-chimiques différentes de l'acide aminé
hydrazide, et donc il pourra être isolé et identifié.
REACTION D'HYDRAZINOLYSE
(Li Al H4)
Le groupement COOH terminal est réduit par le Li Al H4. La protéine subit ensuite une
hydrolyse acide pour donner un mélange d'acides aminés libres et un seul résidu aminé
possédant une fonction alcool.
REDUCTION PAR L'HYDRURE D'ALUMINIUM ET DE LITHIUM
Le bromure de cyanogène (CNBr) réagit avec les résidus méthionines au sein d'une protéine
pour donner une homosérine- lactone. C'est une réaction importante dans le séquençage des
protéines, qui permet de cliver sélectivement les protéines au niveau des méthionines.
III. Fonctions biologiques des protéines
Ce sont des catalyseurs de nature protéique qui catalysent les réactions biologiques et
permettent à ces réactions, de la plus simple à la plus compliquée, de se produire à des
températures compatibles avec la vie biologique (environ 37°C).Ce sont des catalyseurs très
spécifiques. Un enzyme donnée peut ne catalyser qu'un seul type de réaction, ou ne catalyser
qu'une réaction donnée pour un substrat (réactif) donné. On peut aussi avoir stéréospécificité:
un enzyme peut catalyser une réaction donnée pour un seul des deux énantiomères d'un
composé chiral. Le substrat doit venir se fixer en un endroit donné de la chaîne protéique
appelé "site actif de l'enzyme". Chaque cellule vivante contient des milliers d'enzymes,
chacun catalysant une seule réaction chimique bien précise. Citons la chymotrypsine, enzyme
pancréatique constitué par une séquence de 246 aminoacides. Certains enzymes réagissent
avec leur substrat seulement quand ils sont combinés avec une autre substance
appelée coenzyme. En général un coenzyme n’est pas de nature protéique; c’est une molécule
organique beaucoup plus simple que l’enzyme ; le complexe enzyme-coenzyme est réversible.
Un coenzyme peut s’associer à plusieurs enzymes et de ce fait agit sur plusieurs substrats.
1. oxydo-réductases (E.C.1) ;
2. transférases (E.C.2) ;
3. hydrolases (E.C.3) ;
4. lyases (E.C.4) ;
5. isomérases (E.C.5) ;
[Link]
Elles constituent la charpente des tissus vivants (peau, cheveux, muscles). Citons les
collagènes, les kératines et la myosine.
-Le collagène
Le collagène se trouve dans les os, la peau, les tendons et les cartilages. Sa triple
hélice formée de trois chaînes polypeptidiques, d'environ mille acides aminés chacune, lui
donne l'apparence d'un gros câble. Lorsque des fibrilles de collagène sont dégradées par
chauffage intense, leurs chaînes se raccourcissent pour former la gélatine.
-La kératine
La kératine, présente dans les couches supérieures de l'épiderme, dans les cheveux, les
ongles,les écailles, les sabots et les plumes, s'enroule en une torsade régulière appelée «hélice
alpha».Chargée de protéger l'organisme contre l'environnement extérieur, la kératine est
totalementinsoluble dans l'eau. Ses nombreuses liaisons disulfures en font une protéine
extrêmement stable,capable de résister à l'action des enzymes protéolytiques.
-Le fibrinogène
Il y a également :
-Les élastines, également présentes dans les tissus conjonctifs, sont principalement trouvés
dans les vaisseaux sanguins ou les ligaments.
-Diverses sortes de fibroïnes trouvées dans la soie, les cocons ou les toiles d'araignée.
-Les immunoglobulines
Cette famille contient des protéines telles que les molécules de liaison aux antigènes
(anticorps et molécules du complexe majeur d'histocompatibilité), des molécules de co-
stimulation, des co-récepteurs, des molécules de liaison, certains récepteurs de cytokines.
Ces molécules ont un rôle crucial dans les interactions entre les cellules impliquées dans le
système immunitaire. En effet, le Complexe Majeur d'Histocompatibilité de type I et de type
II et les anticorps sont des membres de cette superfamille. Certaines Immunoglobulines sont
la porte d'entrée de virus tel le virus du SIDA (récepteur de la molécule CD4) ou encore de la
rage.
-Les immunoglobulines A (IgA) forment une barrière empêchant la plupart des pathogènes de
se lier aux cellules des muqueuses et de l'épiderme. Elles sont présentes dans les sécrétions
glandulaires et de type mucus et en particulier dans la salive, les larmes, le lait maternel
(colostrum), les sécrétions nasales, les sécrétions gastrointestinales et du tractus respiratoire.
Un déficit en IgA (qui peut avoir une origine génétique) peut conduire à des infections au
niveau du tractus respiratoire supérieur (rarement au niveau inférieur), mais une élévation
sérique des IgG et IgM peut naturellement pour partie compenser ce déficit.
-Les immunoglobulines E (IgE) sont plus grosses que les immunoglobulines G. Produites par
certains globules blancs (plasmocytes), dans la peau, le système digestif, les amygdales et le
tractus respiratoire. Elles sont reliées à deux types de globules blancs (les mastocytes et les
granulocytes basophiles) par une sorte de tige. La capture d'un antigène, par cette
immunoglobuline, entraîne la sécrétion des produits (dont de l'histamine) lançant une réaction
inflammatoire et éventuellement allergique.
-Les cytokines
Les cytokines (du grec cyto, cellule, et kinos, mouvement) sont des substances solubles de
signalisation cellulaire synthétisées par les cellules du système immunitaire ou par d'autres
cellules et/ou tissus, agissant à distance sur d'autres cellules pour en réguler l'activité et la
fonction. Bien que le terme cytokine soit peu connu par rapport aux hormones et aux
neuromédiateurs, ces molécules sont tout aussi essentielles à la communication de nos
cellules.
Leur action, par l’intermédiaire de récepteurs spécifiques, peut être paracrine (cellules
proches), endocrine (cellules ou tissus distants), juxtacrine (cellules en contact) ou autocrine
(sur la cellule productrice ou une cellule proche du même type). Il apparaît aujourd’hui que
les cytokines représentent un langage universel dans le dialogue mené entre les différentes
cellules de l'organisme.
5. Transport: Protéines du plasma fixant et transportant des molécules ou des ions d'un
organe à un autre, comme par exemple l'hémoglobine des érythrocytes, la ferritine, le
sérumalbumine....
IV. Le protéome
Le protéome constitue l'ensemble de toutes les protéines d'un organisme, d'un tissu ou d'une
cellule. En effet, toutes les cellules de l'organisme possèdent le même génome (même ADN)
mais en fonction de son rôle, chacune d'elles exprimera des protéines différentes (hémoglobine
dans les hématies, insuline dans les cellules bêta du pancréas, certaines enzymes pour le foie,
etc).Début 2012, plus de 3000 génomes d'organismes vivants ont été séquencés et plus de 7000
sont en cours de séquenç[Link] génomes des organismes modèles principaux tels que la
bactérie Escherichia coli, la levure Saccharomyces cerevisiae, la plante Arabidopsis thaliana et
de nombreux autres génomes dont celui de l'homme ayant été décryptés, il est admis que la
quasi-totalité des gènes a pu être définie.
Par contre l'inventaire des protéines actives (ou protéome) dans un organisme est encore loin
d'être établi. En effet, notamment en raison de la variabilité des processus d'activation et de
régulation des protéines, cet inventaire n'est pas le résultat de la simple traduction de chaque
gène qui donnerait une protéine active : par exemple certains gènes peuvent donner plusieurs
formes différentes d'une protéine, ou encore de nombreuses protéines doivent être modifiées
pour être actives. La science qui s’intéresse au protéome est la protéomique.