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Introduction aux Équations Différentielles

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Hamza El Azmani
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Quelques équations aux dérivées partielles classiques

ZOUBIR . H
Définition 1:
Une équation aux dérivées partielles ou EDP est une relation faisant intervenir une
fonction inconnue 𝑢 de ℝ𝑛 dans ℝ , les variables 𝑥, 𝑦, … , ses dérivées partielles
𝑢𝑥 , 𝑢𝑦 , … , 𝑢𝑥𝑥 , 𝑢𝑥𝑦 , 𝑢𝑦𝑦 , … . Elle s’écrit de façon générale :
𝐹(𝑥, 𝑦, … , 𝑢, 𝑢𝑥 , 𝑢𝑦 , … . , 𝑢𝑥𝑥 , 𝑢𝑥𝑦 , 𝑢𝑦𝑦 , … . ) = 0 (1)
𝜕𝑢 𝜕𝑢
𝑜ù 𝑢𝑥 = , 𝑢𝑦 = , ….
𝜕𝑥 𝜕𝑦
L’équation (1) est considérée dans un domaine Ω de ℝ𝑛 .
Les solutions de l’équation (1) sont des fonctions qui vérifient cette équation dans Ω .
Définition 2 :
L’ordre d’une équation aux dérivées partielles est l’ordre de la dérivée partielle le
plus élevé intervenant dans l’équation .
Définition 3 :
Une équation aux dérivées partielles est dite linéaire si 𝐹 est linéaire par rapport à la
fonction 𝑢 et à toutes ses dérivées partielles. Autrement dit, si 𝑢 et ses dérivées
partielles apparaissent séparément et à la puissance 1 dans une EDP, celle -ci est dite
linéaire.
Définition 4 :
Une équation aux dérivées partielles homogène est vérifiée pour 𝑢 = 0 (si elle est
écrite de façon usuelle, le second membre, ne contenant ni 𝑢 ni ses dérivées
partielles, est identiquement nul.
EDP linéaire du premier ordre
La forme la plus générale pour une EDP linéaire de deux variables et du premier ordre
est :
𝜕𝑢 𝜕𝑢
𝐴(𝑥, 𝑦) + 𝐵(𝑥, 𝑦) + 𝐶 (𝑥, 𝑦) = 𝐷(𝑥, 𝑦)
𝜕𝑥 𝜕𝑦
Où 𝐴, 𝐵, 𝐶, 𝑒𝑡 𝐷 sont des fonctions.

Exemple :
𝜕𝑢 𝜕𝑢
+ =0
𝜕𝑥 𝜕𝑦

Classification des EDP linéaires du second ordre, à coefficients constants


Une EDP linéaire du second ordre, à coefficients constants s’écrit sous la forme :
𝜕2𝑢 𝜕2𝑢 𝜕2𝑢 𝜕𝑢 𝜕𝑢
𝐴 2+𝐵 +𝐶 2+𝐷 +𝐸 + 𝐹𝑢 + 𝐺 = 0
𝜕𝑥 𝜕𝑦𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝜕𝑦

Les trois premiers termes correspondent à la partie principale. 𝐴, 𝐵, 𝐶, 𝐷, 𝐸, 𝐹𝑒𝑡 𝐺


sont des constantes.

Le type de l’EDP dépend du signe de 𝑩𝟐 − 𝟒𝑨𝑪 .

• Si 𝐵2 − 4𝐴𝐶 > 0 , l’EDP est dite hyperbolique.


Exemple:
𝜕2 𝑢(𝑡,𝑥) 1 𝜕2 𝑢(𝑡,𝑥)
✓ Equation des ondes (ou équation de D’Alembert) : =
𝜕𝑥 2 𝑐2 𝜕𝑡 2
• Si 𝐵 − 4𝐴𝐶 = 0 , l’EDP est dite parabolique.
2

Exemple:
𝜕𝑢(𝑡,𝑥) 𝜕2 𝑢(𝑡,𝑥)
✓ Equation de la diffusion (ou équation de la chaleur) : = 𝑐
𝜕𝑡 𝜕𝑥 2
• Si 𝐵 − 4𝐴𝐶 < 0 , l’EDP est dite elliptique.
2

Exemple :
𝜕2 𝑢(𝑥,𝑦) 𝜕2 𝑢(𝑥,𝑦)
✓ Equation de Laplace : + =0
𝜕𝑥 2 𝜕𝑦 2
𝜕2 𝑢(𝑥,𝑦) 𝜕2 𝑢(𝑥,𝑦)
✓ Equation de Poisson : + =𝜌
𝜕𝑥 2 𝜕𝑦 2

Equation des ondes (ou équation de D’Alembert)


C'est l’une des équations les plus connues de la physique mathématique, que nous
devons à Jean le Rond D'Alembert en 1747. Elle décrit la propagation d'une onde
dans le vide ou un milieu matériel quelconque.

Considérons l’équation :
𝜕 2 𝑢(𝑡, 𝑥) 2
𝜕 2 𝑢(𝑡, 𝑥)
− 𝑐 =0
𝜕𝑡 2 𝜕𝑥 2
• Solution de d’Alembert (changement de variables)

De manière symbolique, cette équation peut s’écrire :

𝜕 𝜕 𝜕 𝜕
( + 𝑐 )( − 𝑐 )𝑢 = 0
𝜕𝑡 𝜕𝑥 𝜕𝑡 𝜕𝑥
On pose :

𝑝 = 𝑥 − 𝑐𝑡 𝑒𝑡 𝑞 = 𝑥 + 𝑐𝑡

Et, en considérant 𝑥 et 𝑡 comme fonctions de 𝑝 et 𝑞 :


𝜕 𝜕𝑝 𝜕 𝜕𝑞 𝜕 𝜕 𝜕
= + = +
𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑝 𝜕𝑥 𝜕𝑞 𝜕𝑝 𝜕𝑞

𝜕 𝜕𝑝 𝜕 𝜕𝑞 𝜕 𝜕 𝜕
= + = −𝑐 +𝑐
𝜕𝑡 𝜕𝑡 𝜕𝑝 𝜕𝑡 𝜕𝑞 𝜕𝑝 𝜕𝑞
On en déduit :
𝜕 𝜕 𝜕 𝜕 𝜕 𝜕
+𝑐 = 2𝑐 𝑒𝑡 −𝑐 = −2𝑐
𝜕𝑡 𝜕𝑥 𝜕𝑝 𝜕𝑡 𝜕𝑥 𝜕𝑞
L’équation de d’Alembert prend alors la forme:
𝜕2𝑢 𝜕 𝜕𝑢
= ( )=0
𝜕𝑞𝜕𝑝 𝜕𝑞 𝜕𝑝
𝜕𝑢
Par conséquent, = 𝜑(𝑝) et si 𝐹(𝑝) désigne une primitive de 𝜑(𝑝) alors :
𝜕𝑝
𝑢(𝑥, 𝑦) = 𝐹 (𝑝) + 𝑔(𝑞) = 𝑓(𝑥 − 𝑐𝑡 ) + 𝑔(𝑥 + 𝑐𝑡 )

• Méthode de séparation des variables:


Considérons pour commencer une corde vibrante à extrémités fixes. Cela se
modélise comme suit :

𝜕 2 𝑢(𝑡, 𝑥) 2
𝜕 2 𝑢(𝑡, 𝑥)
− 𝑐 =0 ∀𝑥 ∈ [0, 𝐿] 𝑒𝑡 ∀𝑡 ∈ ℝ+
𝜕𝑡 2 𝜕𝑥 2
Conditions initiale :
𝜕𝑢(0, 𝑥)
𝑢(0, 𝑥) = 𝜑(𝑥) , = 𝜓 (𝑥 )
𝜕𝑡
Conditions frontières (ou de bord)

𝑢(𝑡, 0) = 𝑢(𝑡, 𝐿) = 0
On pose : 𝑢(𝑡, 𝑥) = 𝑓 (𝑡 ). 𝑔(𝑥)
En substituant dans l’équation de d’Alembert :
𝜕 2 𝑢(𝑡, 𝑥) 2
𝜕 2 𝑢(𝑡, 𝑥)
−𝑐 =0=0
𝜕𝑡 2 𝜕𝑥 2
Il vient:
𝑓 ′′ (𝑡 )𝑔(𝑥) − 𝑐 2 𝑓 (𝑡 )𝑔′′ (𝑥) = 0
D’où :
1 𝑓 ′′ (𝑡 ) 𝑔′′ (𝑥)
=
𝑐 2 𝑓 (𝑡 ) 𝑔 (𝑡 )
Comme le membre de gauche ne dépend que de 𝑡 et le membre de droite que de 𝑥
on en déduit qu’ils sont constants, c'est-à-dire il existe 𝜆 ∈ ℝ avec
On obtient ainsi deux équations différentielles :
𝑓 ′′ (𝑡 ) 𝑔′′ (𝑥)
= 𝑐2𝜆 𝑒𝑡 =𝜆
𝑓 (𝑡 ) 𝑔 (𝑥 )
Ou encore :
𝑓 ′′ (𝑡 ) − 𝑐 2 𝜆𝑓 (𝑡 ) = 0 𝑒𝑡 𝑔′′ (𝑥) − 𝜆𝑔(𝑥) = 0
• Si 𝜆 > 0 , la solution de la deuxième équation différentielle est de la forme
𝑔(𝑥) = 𝐴𝑒 √𝜆𝑥 + 𝐵𝑒 −√𝜆𝑥
Or 𝑢(𝑡, 𝑥) = 𝑓(𝑡 ). 𝑔(𝑥) et 𝑢(𝑡, 0) = 𝑢(𝑡, 𝐿) = 0 donc 𝐴 + 𝐵 = 0 𝑒𝑡 𝐴𝑒 √𝜆𝐿 +
𝐵𝑒 −√𝜆𝐿 = 2𝐴 sinh(√𝜆𝐿) = 0 ⇒ 𝐴 = 𝐵 = 0
Il n’y a donc pas de solutions non nulles dans ce cas.

• Si 𝜆 = 0 , 𝑔(𝑥) = 𝐴𝑥 + 𝐵 et 𝑢(𝑡, 0) = 𝑢(𝑡, 𝐿) = 0 donne 𝐴 = 𝐵 = 0.


Il n’y a donc pas de solutions non nulles dans ce cas non plus.

• Si 𝜆 < 0 , 𝑔(𝑥) = 𝐴 sin(√−𝜆𝑥) + 𝐵 cos(√−𝜆𝑥) et la condition


𝑢(𝑡, 0) = 𝑢(𝑡, 𝐿) = 0 donne
𝐵=0
{
𝐴 sin(√−𝜆𝐿) = 0 ⇒ 𝐴 = 0 𝑜𝑢 √−𝜆𝐿 = 𝑛𝜋, 𝑛 𝑒𝑛𝑡𝑖𝑒𝑟
𝑛𝜋
Il existe donc des solutions non nulles dans ce cas correspondants à √−𝜆 = .
𝐿
Ainsi pour tout 𝑛 ∈ ℕ, 𝑛 ≥ 1 ∶
𝑛𝜋
𝑔(𝑥) = sin ( 𝑥)
𝐿
𝑛𝜋𝑐 𝑛𝜋𝑐
Et l’équation 𝑓 ′′ (𝑡 ) − 𝑐 2 𝜆𝑓 (𝑡 ) = 0 donne 𝑓 (𝑡 ) = 𝐶𝑛 cos ( 𝑡) + 𝐷𝑛 sin ( 𝑡)
𝐿 𝐿
A ce stade de résolution, nous avons la solution suivante
𝑛𝜋𝑐 𝑛𝜋𝑐 𝑛𝜋
𝑢𝑛 (𝑡, 𝑥) = [𝐶𝑛 cos ( 𝑡) + 𝐷𝑛 sin ( 𝑡)] sin ( 𝑥)
𝐿 𝐿 𝐿
Où 𝑢𝑛 est l’une des solutions de l’équation des ondes. Or d’après le principe de
superposition des solutions, toute combinaison linéaire de la solution 𝑢𝑛 est elle aussi
solution de l’équation. Il advient donc de les prendre toute en compte sous forme
d’une série, i.e
+∞ +∞
𝒏𝝅𝒄 𝒏𝝅𝒄 𝒏𝝅
𝒖(𝒕, 𝒙) = ∑ 𝒖𝒏 (𝒕, 𝒙) = ∑ [𝑪𝒏 𝐜𝐨𝐬 ( 𝒕) + 𝑫𝒏 𝐬𝐢𝐧 ( 𝒕)] 𝐬𝐢𝐧 ( 𝒙)
𝑳 𝑳 𝑳
𝒏=𝟏 𝒏=𝟏
Sous réserve que cette série converge et que l’on puisse dériver sous le signe somme.
Les coefficients 𝐶𝑛 et 𝐷𝑛 sont déterminés à l’aide des conditions initiales:
+∞
𝑛𝜋𝑐 𝑛𝜋
𝑢(0, 𝑥) = 𝜑(𝑥) = ∑ 𝐶𝑛 cos ( 𝑡) sin ( 𝑥)
𝐿 𝐿
𝑛=1
+∞
𝜕𝑢(0, 𝑥) 𝑛𝜋𝑐 𝑛𝜋
= 𝜓 (𝑥 ) = ∑ 𝐷𝑛 sin ( 𝑥)
𝜕𝑡 𝐿 𝐿
𝑛=1
Il suffit donc de connaitre les développements en séries de sinus de 𝜑(𝑥) et 𝜓(𝑥)
pour déterminer les coefficients 𝐶𝑛 et 𝐷𝑛 .

Equation de diffusion ( la chaleur) sur un domaine spatial borné :


Une première chose : la dénomination "équation de la chaleur" pour désigner le
phénomène et l'équation que nous allons aborder dans cette page n'est pas très
appropriée, bien que consacrée. Nous allons voir que l'équation porte sur la variation
de température dans le temps et l'espace et non sur une quantité un peu floue
nommée "chaleur". Il est bien plus précis de parler d'équation de diffusion
thermique. De même, on ne parle plus de chaleur, mais d'énergie thermique.
L'équation de diffusion thermique est historiquement liée à Joseph Fourier.
𝜕𝑢(𝑡, 𝑥) 𝜕 2 𝑢(𝑡, 𝑥)
−𝑐 =0 (∗)
𝜕𝑡 𝜕𝑥 2
𝑢(𝑡, 0) = 𝑢(𝑡, 𝐿) = 0, 𝑡>0

𝑢(0, 𝑥) = 𝜑(𝑥), 0 < 𝑥 < 𝐿


On utilise la méthode de séparations des variables en posant 𝑢(𝑡, 𝑥) = 𝑓(𝑡 ). 𝑔(𝑥)
En remplaçant dans l’équation (∗), on obtient :
𝑓 ′ (𝑡 )𝑔(𝑥) − 𝑐𝑓 (𝑡 )𝑔′′ (𝑥) = 0
Ou encore
1 𝑓 ′ (𝑡 ) 𝑔′′ (𝑥)
=
𝑐 𝑓 (𝑡 ) 𝑔 (𝑡 )
Comme le membre de gauche ne dépend que de 𝑡 et le membre de droite que de 𝑥
on en déduit qu’ils sont constants, c'est-à-dire il existe 𝜆 ∈ ℝ avec
𝑓 ′ (𝑡 ) = 𝑐𝜆𝑓(𝑡 ) 𝑒𝑡 𝑔′′ (𝑥) = 𝜆 𝑔(𝑥)
On cherche les solutions non nulles de l’équation en 𝑔(𝑥) avec les conditions aux
limites, soit
𝑔′′ (𝑥) = 𝜆 𝑔(𝑥)
{
𝑔 (0) = 𝑔 (𝐿 ) = 0
La solution dépend de la constante 𝜆
• Si 𝜆 > 0 alors les solutions de l’équation différentielle sont :
𝑔(𝑥) = 𝐴𝑒 √𝜆𝑥 + 𝐵𝑒 −√𝜆𝑥
si on cherche à tenir compte des conditions aux limites, il vient
𝑔 (0) = 0 ⇒ 𝐴 + 𝐵 = 0
𝑔(𝐿) = 0 ⇒ 𝐴𝑒 √𝜆𝐿 + 𝐵𝑒 −√𝜆𝐿 = 2𝐴 sinh(√𝜆𝐿) = 0 ⇒ 𝐴 = 𝐵 = 0
On trouve donc la solution triviale (nulle)
• Si 𝜆 = 0 , 𝑔(𝑥) = 𝐴𝑥 + 𝐵 et 𝑔(0) = 0 ⇒ 𝐵 = 0 et g(L) = 0 ⇒ 𝐴𝐿 = 0 ⇒
𝐴=0
Il n’y a donc pas de solutions non nulles dans ce cas non plus.
• Si 𝜆 < 0 , 𝑔(𝑥) = 𝐴 sin(√−𝜆𝑥) + 𝐵 cos(√−𝜆𝑥)
𝑛𝜋
Comme le cas de l’équation des ondes on trouve avec √−𝜆 =
𝐿
𝑛𝜋
𝑔(𝑥) = sin ( 𝑥)
𝐿
L’équation 𝑓 ′ (𝑡 ) = 𝑐𝜆𝑓(𝑡 ) a pour solution :
𝑛2 𝜋 2
−𝑐 𝑡
𝑓 (𝑡 ) = 𝑘𝑒 𝐿2

𝐴 ce stade la fonction
𝑛2 𝜋 2
𝑛𝜋
−𝑐 𝑡
𝑢𝑛 (𝑡, 𝑥) = 𝑘𝑛 𝑒 𝐿2 𝑥) sin (
𝐿
L’équation étant linéaire, la somme de plusieurs solutions à l’équation est toujours
solution de l’équation. On peut donc écrire la solution 𝑢(𝑡, 𝑥) comme somme de
toutes les solutions élémentaires :
+∞
𝒏𝟐 𝝅𝟐 𝒏𝝅
−𝒄 𝒕
𝒖(𝒕, 𝒙) = ∑ 𝒌𝒏 𝒆 𝑳𝟐 𝐬𝐢𝐧 ( 𝒙)
𝑳
𝒏=𝟏
Il faut maintenant déterminer les coefficients 𝑘𝑛 pour que 𝑢(𝑡, 𝑥) vérifie la condition
initiale . Cette condition initiale s’écrit
𝑢(0, 𝑥) = 𝜑(𝑥)
Ce qui donne
+∞
𝑛𝜋
𝑢(0, 𝑥) = ∑ 𝑘𝑛 sin ( 𝑥)
𝐿
𝑛=1
Ici, les 𝑘𝑛 peuvent s’interpreter directement comme étant les coefficients de Fourier
associée à la fonction 𝜑(𝑥)
2 𝐿 𝑛𝜋
𝑘𝑛 = ∫ 𝜑(𝑥) sin ( 𝑥) 𝑑𝑥
𝐿 0 𝐿

Equation de Laplace
La méthode de séparation des variables permet de résoudre l’équation de Laplace
dans une région rectangulaire lorsque l’on impose une condition sur la solution sur
chaque coté du rectangle.
∆𝑢(𝑥, 𝑦) = 0 𝑝𝑜𝑢𝑟 0 < 𝑥 < 𝐿, 0 < 𝑦 < 𝐾
𝑢(0, 𝑦) = 𝑢(𝐿, 𝑦) = 0 𝑝𝑜𝑢𝑟 0 < 𝑦 < 𝐾
𝑢(𝑥, 0) = 𝜑(𝑥) 𝑒𝑡 𝑢(𝑥, 𝐾) = 𝜓(𝑥) 𝑝𝑜𝑢𝑟 0 < 𝑥 < 𝐿
Où 𝜑 𝑒𝑡 𝜓 ∶ [0, 𝐿] → ℝ sont des fonctions données. Dans ce cas les conditions de
compatibilités sont : 𝜑(0) = 𝜓(0) = 𝜑(𝐿) = 𝜓(𝐿) = 0
Séparons les variables : cherchons des solutions de l’équation de Laplace de la forme
𝑢(𝑥, 𝑦) = 𝑓(𝑥). 𝑔(𝑦), l’équation devient
𝑓 ′′ (𝑥)𝑔(𝑦) + 𝑓(𝑥)𝑔′′ (𝑦) = 0
Et donc il y a une constante 𝜆 telle que
𝑓 ′′ (𝑥) − 𝜆𝑓 (𝑥) = 𝑔′′ (𝑦) + 𝜆𝑔(𝑦) = 0
La condition 𝑢(0, 𝑦) = 𝑢(𝐿, 𝑦) = 0 donne 𝑓 (0) = 𝑓 (𝐿) = 0

En résolvant l’équation
𝑓 ′′ (𝑥) − 𝜆𝑓 (𝑥) = 0 𝑝𝑜𝑢𝑟 0<𝑥<𝐿
On obtient ( cas 𝜆 < 0)
𝑛𝜋
𝑓 (𝑥) = sin𝑥
𝐿
pour le cas 𝜆 ≥ 0 , il n’existe pas de somutions non triviales
𝑛𝜋 2
Pour 𝜆 = 𝜆𝑛 = − ( ) , la solution de 𝑔′′ (𝑦) + 𝜆𝑔(𝑦) = 0 et
𝐿
𝑛𝜋 𝑛𝜋
𝑔(𝑦) = 𝐴𝑒 𝐿 𝑦 + 𝐵𝑒 − 𝐿 𝑦
Les solutions de l’équation de Laplace sont de la forme
𝑛𝜋 𝑛𝜋 𝑛𝜋
𝑢𝑛 (𝑥, 𝑦) = sin 𝑥 [𝐴𝑛 𝑒 𝐿 𝑦 + 𝐵𝑛 𝑒 − 𝐿 𝑦 ]
𝐿
Le principe de superposition des solutions permet d’écrire:
+∞
𝒏𝝅 𝒏𝝅 𝒏𝝅
𝒖(𝒙, 𝒚) = ∑ 𝐬𝐢𝐧 𝒙 [𝑨𝒏 𝒆 𝑳 𝒚 + 𝑩𝒏 𝒆− 𝑳 𝒚 ]
𝑳
𝒏=𝟏
On essaie de déterminer les constantes 𝐴𝑛 et 𝐵𝑛 afin de satisfaire la condition :
𝑢(𝑥, 0) = 𝜑(𝑥) 𝑒𝑡 𝑢(𝑥, 𝐾) = 𝜓(𝑥) qui devient
+∞
𝑛𝜋
𝑢(𝑥, 0) = 𝜑(𝑥) = ∑ sin 𝑥 [𝐴𝑛 + 𝐵𝑛 ]
𝐿
𝑛=1
+∞
𝑛𝜋 𝑛𝜋 𝑛𝜋
𝑢(𝑥, 𝐾) = 𝜓(𝑥) = ∑ sin 𝑥 [𝐴𝑛 𝑒 𝐿 𝐾 + 𝐵𝑛 𝑒 − 𝐿 𝐾 ]
𝐿
𝑛=1
En utilisant les séries de Fourier, il suffit de choisir les coefficients 𝐴𝑛 et 𝐵𝑛 telles que
2 𝐿 𝑛𝜋
𝐴𝑛 + 𝐵𝑛 = 𝛼𝑛 𝑜ù 𝛼𝑛 = ∫ 𝜑(𝑥) sin 𝑥 𝑑𝑥
𝐿 0 𝐿
𝑛𝜋
𝐾
𝑛𝜋
− 𝐾 2 𝐿 𝑛𝜋
𝐴𝑛 𝑒 𝐿 + 𝐵𝑛 𝑒 𝐿 = 𝛽𝑛 𝑜ù 𝛽𝑛 = ∫ 𝜓(𝑥) sin 𝑥 𝑑𝑥
𝐿 0 𝐿

La solution de ce système est


𝑛𝜋 𝑛𝜋
𝛽𝑛 − 𝛼𝑛 𝑒 − 𝐿 𝐾 𝛼𝑛 𝑒 𝐿
𝐾
− 𝛽𝑛
𝐴𝑛 = 𝑛𝜋 𝑒𝑡 𝐵𝑛 = 𝑛𝜋
2 sinh 𝑒 𝐿 𝐾 2 sinh 𝑒 𝐿
𝐾

Résolution d’EDP en utilisant la transformée de Fourier


Etude de l’équation de diffusion ( la chaleur)
𝜕𝑢(𝑥, 𝑡) 𝜕 2 𝑢(𝑥, 𝑡)
=𝑐 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑡 > 0 ; 𝑥 ∈ ℝ
𝜕𝑡 𝜕𝑥 2
𝑢(𝑥, 0) = 𝜑(𝑥) 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑡𝑜𝑢𝑡 𝑥 ∈ ℝ
Pour résoudre l’équation ci-dessus, on consirère la transformée de Fourier par
rapport à la variable 𝑥 seulement, c'est-à-dire
𝜕𝑢(𝑥, 𝑡) 𝜕 2 𝑢(𝑥, 𝑡)
ℱ( ( )
) 𝛼 = 𝑐ℱ( ) (𝛼 )
𝜕𝑡 𝜕𝑥 2

En appliquant les propriétés de la transformée de Fourier de la dérivée, on obtient

𝑑𝑢̂(𝛼, 𝑡 )
= −𝑐𝛼 2 𝑢̂(𝛼, 𝑡 )
𝑑𝑡
On obtient donc une équation différentielle ordinaire dont la solution est
2𝑡
𝑢̂(𝛼, 𝑡 ) = 𝑘𝑒 −𝑐𝛼

Or
𝑢̂(𝛼, 0) = 𝑘 = ℱ(𝑢(𝑥, 0))(𝛼) = ℱ(𝜑(𝑥))(𝛼) = 𝜑̂(𝛼)

Donc
2𝑡
𝑢̂(𝛼, 𝑡 ) = 𝜑̂(𝛼 )𝑒 −𝑐𝛼

Comme ℱ((𝑓 ∗ 𝑔)(𝑥) )(𝛼) = √2𝜋ℱ (𝑓 (𝑥) )(𝛼 ). ℱ (𝑔(𝑥) )(𝛼), on peut poser

𝑢(𝑥, 𝑡 ) = 𝑓 ∗ 𝑔
2
Avec 𝑓 = 𝜑(𝑥) donnée et ℱ (𝑔(𝑥) )(𝛼) = 𝑔̂(𝛼 ) = 𝑒 −𝑐𝛼 𝑡 . On montre que
𝑥2⁄
𝑒− 4𝑎 2
ℱ( ) (𝛼) = 𝑒 −𝑎𝛼 ( exercice à faire) et donc avec 𝑎 = 𝑐𝑡
√2𝑎

𝑥 2⁄
𝑒− 4𝑐𝑡
𝑢̂(𝛼, 𝑡 ) = ℱ(𝜑(𝑥))(𝛼). ℱ ( ) (𝛼 )
√2𝑐𝑡

Le théorème de convolution permet d’écrire


𝑥 2⁄ (𝑥−𝑢)2⁄
1 𝑒− 4𝑐𝑡 1 +∞
𝑒− 4𝑐𝑡
𝑢(𝑥, 𝑡 ) = 𝜑 (𝑥 ) ∗ = ∫ 𝜑 (𝑢 ) 𝑑𝑢
√2𝜋 √2𝑐𝑡 √2𝜋 −∞ √2𝑐𝑡
Exercice: En ulilisant la méthode de la transformée de Fourier, trouver les solutions
de l’équations des ondes et celle de Laplace.

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