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M17 - Installation de Moteurs C.A. À Commandes Manuelles

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Résumé de théorie et guide de Module 17 - Installation de Moteurs C A à Commandes Manuelles

travaux pratiques

ROYAUME DU MAROC
OFPPT
Office de la Formation Professionnelle et de la Promotion du Travail
DIRECTION RECHERCHE ET INGENIERIE DE FORMATION

RESUME THEORIQUE
&
GUIDE DE TRAVAUX PRATIQUES

MODULE N°:17 IA
NSTALLATION DE MOTEURS C A
COMMANDES MANUELLES

SECTEUR : ELECTROTECHNIQUE

SPECIALITE : ELECTRICITE D’INSTALLATION


NIVEAU : QUALIFICATION

ANNEE 2003

0
Résumé de théorie et guide de Module 17 - Installation de Moteurs C A à Commandes Manuelles
travaux pratiques

Document élaboré par :

Nom et prénom EFP DR


ELKORNO Naima CFF / ISIC GC

Révision linguistique
-
-
-

Validation
-
-
-

OFPPT / DRIF 1
Résumé de théorie et guide de Module 17 - Installation de Moteurs C A à Commandes Manuelles
travaux pratiques

SOMMAIRE
Page
Présentation du module 7

Résumé de théorie
I - Introduction 9
II - Principe de fonctionnement des moteurs asynchrones 9
II.1 - Expérience 9
II.2 – Création d’un champ tournant en triphasé 9
II.3 – Interprétation des phénomènes 13
III - Les différents types de moteurs à courant alternatif 15
III.1 – Les moteurs monophasés 15
III.2 – Les moteurs triphasés 16
IV - Constitution d’un moteur asynchrone 17
IV.1 – Le circuit magnétique 18
IV.2 - La partie mécanique d’un moteur asynchrone 21
V - Environnement - désignation 24
V.1 – Le type de construction 24
V.2 – L’échauffement – Classes d’isolation 24
V.3 – La protection interne 24
V.4 – Désignation d’un moteur asynchrone 26
VI – Commande d’un moteur à C A 27
VI.1 – Les symboles graphiques 27
VI.2 - Les appareils de commande, de signalisation et de protection 33
VII - Utilisation de plans et devis 43
VII.1 – Le plan 43
VII.2 – Le devis 44
VIII - Les schémas électriques de commandes des moteurs à C.A 45
VIII.1 – Les types de schémas électriques 45
IX – Démarrage des moteurs asynchrones 49
IX.1 – Démarrage manuel des moteurs asynchrones avec interrupteur 49
IX.2 - Démarrage manuel des moteurs asynchrones en utilisant un 59
contacteur
IX.3 – Démarrages semi – automatiques des moteurs asynchrones 63
X - Les mesures de protection individuelle applicables à l’installation 76
des moteurs à C.A
XI – Installation des moteurs à C A et de leurs commandes 76
XI.1 – Planification d’une installation 76
XI.2 - Préparation de l’équipement, l’outillage et le matériel 76
XI.3 - Fixation de cabinet de commande et les boîtes 77
XI.4 - Fixation des dispositifs et raccordement électrique des 77
commandes

OFPPT / DRIF 2
Résumé de théorie et guide de Module 17 - Installation de Moteurs C A à Commandes Manuelles
travaux pratiques

XII - Vérification de fonctionnement d’un moteurs à C.A 78


XII.1 – La mise sous tension 78
XII 2 – Comment diagnostiquer un problème de fonctionnement 78

Guide de travaux pratique

I. TP1 Interprétation d’un plan électrique 83

II. TP2 Planifier l’installation, et préparer l’équipement, l’outillage et 85


le matériel

III. TP3 Fixation des dispositifs et le raccordement électrique 87

IV. TP4 Vérifier le fonctionnement d’un moteur asynchrone triphasé 89

Evaluation de fin de module 92

Liste bibliographique 94

OFPPT / DRIF 3
Résumé de théorie et guide de Module 17 - Installation de Moteurs C A à Commandes Manuelles
travaux pratiques

MODULE 17 : INSTALLATION DE MOTEURS C.A. À


COMMANDES MANUELLES

Code : Durée : 60 h

OBJECTIF OPÉRATIONNEL DE PREMIER NIVEAU


DE COMPORTEMENT

COMPORTEMENT ATTENDU

Pour démontrer sa compétence, le stagiaire doit


installer et raccorder des moteurs c.a. à commandes manuelles
selon les conditions, les critères et les précisions qui suivent.

CONDITIONS D’ÉVALUATION

• Travail individuel.
• Avec l’aide d’une personne :
- pour le tirage des conducteurs.
• À partir :
- d’un plan;
- de directives;
- des normes en vigueur.
• À l’aide :
- de l’équipement, de l’outillage et du matériel appropriés;
- de conduits prêts à être installés.
• Pour l’installation de commandes manuelles.

CRITÈRES GÉNÉRAUX DE PERFORMANCE

• Respect des règles de santé et de sécurité.


• Respect des modes d’utilisation de l’équipement et de l’outillage.
• Respect des caractéristiques du moteur.
• Installation conforme aux normes en vigueur et au plan.
• Travail soigné et propre.
• Respect de l’environnement et de l’aménagement.
• Respect des principes de l’ergonomie.

(à suivre)

OFPPT / DRIF 4
Résumé de théorie et guide de Module 17 - Installation de Moteurs C A à Commandes Manuelles
travaux pratiques

OBJECTIF OPÉRATIONNEL DE PREMIER NIVEAU


DE COMPORTEMENT(suite)

PRÉCISIONS SUR LE CRITÈRES PARTICULIERS


COMPORTEMENT ATTENDU DE PERFORMANCE

A. Interpréter le plan et utiliser le devis. - Localisation exacte des composants.


- Traçage fiable du croquis de l’installation.

B. Planifier l’installation. - Choix juste de l’équipement, de l’outillage


et du matériel nécessaire.
- Distinction exacte des caractéristiques du
moteur.

C. Prendre des mesures de sécurité. - Respect systématique des mesures de


protection individuelle et collective.

D. Préparer l’équipement, l’outillage et le - Manutention sécuritaire.


matériel. - Vérification et préparation adéquates.

E. Fixer le cabinet de commandes et les - Respect des techniques de fixation.


boîtes. - Fixations solides.

F. Fixer les dispositifs et effectuer les - Fixations solides.


raccordements électriques. - Respect de la technique de fixation.
- Raccordements conformes au plan.

G. Vérifier le fonctionnement. - Utilisation adéquate des instruments de


mesure.
- Vérification complète.
- Fonctionnement normal du moteur et des
commandes.

H. Ranger et nettoyer. - Rangement approprié et propreté des lieux.

OFPPT / DRIF 5
Résumé de théorie et guide de Module 17 - Installation de Moteurs C A à Commandes Manuelles
travaux pratiques

OBJECTIFS OPÉRATIONNELS DE SECOND NIVEAU

LE STAGIAIRE DOIT MAÎTRISER LES SAVOIRS, SAVOIR-FAIRE, SAVOIR-PERCEVOIR OU SAVOIR-ÊTRE JUGE


PREALABLE AUX APPRENTISSAGES DIRECTEMENT REQUIS POUR L’ATTEINTE DE L’OBJECTIF DE PREMIER
NIVEAU, TELS QUE :

Avant d’apprendre à interpréter le plan (A) :

1. Utiliser des plans et des devis.


2. Utiliser les notions d’analyse de circuits à c.c. et à c.a.
3. Distinguer les différents types de moteurs monophasés et triphasés.
4. Expliquer les grands principes de fonctionnement des moteurs à c.a.
5. Préciser les renseignements pouvant se trouver sur la plaque signalétique
d’un moteur à c.a.
6. Distinguer les différents types de commandes manuelles des moteurs à c.a.

Avant d’apprendre à planifier l’installation (B) :

7. Utiliser du matériel informatique.


8. Tracer des croquis et des schémas électriques de commandes de moteurs à c.a.
9. Utiliser des notions relatives à la communication professionnelle.

Avant d’apprendre à prendre des mesures de sécurité (C) :

10. Discerner les mesures de protection individuelle et collective applicable à


l’installation de moteurs à c.a et de leurs commandes.
11. Utiliser l’outillage de base et les ancrages.
12. Utiliser les échafaudages et l’équipement de gréage.

Avant d’apprendre à préparer l’équipement, l’outillage et le matériel (D) :

13. Distinguer les règles de sécurité applicables à la manutention de moteurs.

Avant d’apprendre à fixer le cabinet de commande et les boîtes (E) :

14. Décrire les techniques de fixation de cabinets de commandes et de boîtes.

Avant d’apprendre à fixer les dispositifs et à effectuer les raccordements


électriques (F) :
15. Décrire les techniques de fixation des dispositifs.
16. Démontrer les techniques de raccordement de commandes manuelles de
moteurs à c.a.

Avant d’apprendre à vérifier le fonctionnement (G) :

17. Mettre des moteurs sous tension.


18. Diagnostiquer un problème de fonctionnement.

OFPPT / DRIF 6
Résumé de théorie et guide de Module 17 - Installation de Moteurs C A à Commandes Manuelles
travaux pratiques

PRESENTATION DU MODULE

Ce module de compétence particulière se situe dans le troisième semestre.


L’objectif de ce module est de faire acquérir les connaissances relatives aux principes
de fonctionnement, aux caractéristiques des moteurs à c a, aux types de commande et
de système de contrôle. Il vise donc à rendre le stagiaire apte à installer et raccorder
un moteur à c a et ses commandes manuelles.
La durée totale de ce module est de 60 H dont 42% de théorie et 58 % de pratique.

OFPPT / DRIF 7
Résumé de théorie et guide de Module 17 - Installation de Moteurs C A à Commandes Manuelles
travaux pratiques

Module17 : Installation de Moteurs C A


à Commandes Manuelles
RESUME THEORIQUE

OFPPT / DRIF 8
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travaux pratiques

I - Introduction

Le moteur asynchrone triphasé est constitué de deux parties:


- Le stator : Il supporte les bobines inductrices au nombre de trois qui créent le champ
tournant
- Le rotor : Il supporte un bobinage qui peut être constitué:
- Soit de barres en général en aluminium , réunies entre elles pour former une cage ,
d’où le nom de rotor en court circuit ou moteur à cage
- Soit d’un bobinage isolé raccordé à des résistances ( dans la plupart des cas situées en
dehors du moteur ) par un contact glissant bague – balais.

II - Principe de fonctionnement des moteurs asynchrones :

II.1 - Expérience (figure II.1) :

Si l’on entraîne un aimant permanent (N S) en rotation autour de l’axe x y, nous constatons


qu’un disque de cuivre, monté libre en rotation sur le même axe, est entraîné en rotation par
l’aimant mais tourne un peu moins vite que ce dernier.

Figure II.1

Explication :
Le champ magnétique tournant, produit par l’aimant en rotation, induit dans le disque
conducteur en cuivre des courants de Foucault. Ceux-ci d’après la loi de Lenz doivent
s’opposer à la cause qui leur a donné naissance. Comme les courants induits ne peuvent
empêcher la rotation de l’aimant, ils entraînent le disque en rotation, ce qui diminue le
déplacement relatif du champ, mais, en aucun cas, le disque ne peut atteindre la vitesse du
champ sinon il y’aurait suppression du phénomène qui est à l’origine des courants induits.

II.2 - Création d’un champ tournant en triphasé (figure II.2 ) :

Si on alimente 3 bobines identiques placées à 120° par une tension alternative triphasée :

a) Une aiguille aimantée, placée au centre, est entraînée en rotation ; il y a donc bien
création d’un champ tournant.

b) Un disque métallique en aluminium ou en cuivre est entraîné dans le même sens


que l’aiguille aimantée.

c) En inversant deux des trois fils de l’alimentation triphasée, l’aiguille, ou le disque


tourne en sens inverse.

OFPPT / DRIF 9
Résumé de théorie et guide de Module 17 - Installation de Moteurs C A à Commandes Manuelles
travaux pratiques

Figure II.2

JUSTIFICATION : Les trois champs alternatifs produits par les bobines alimentées en
courant triphasé se composent pour former le champ tournant.

II.2.1 - Réalisation dynamique

L’énergie donnée au système est une énergie mécanique.


Un aimant en fer à cheval crée entre ses branches un champ d’induction.
En faisant tourner l’aimant autour d’un axe vertical (voir figure II.3 ) on obtient un champ
TOURNANT réalisé dynamiquement (avec mouvement).
Entre les branches, nous pouvons placer :
- Une aiguille aimantée sur son pivot vertical

Figure II.3 - L’aiguille aimantée tourne à la même vitesse que l’aimant

La rotation de l’aimant entraîne l’aiguille aimantée à la même vitesse. On dit que les deux
mouvements sont SYNCHRONES.

OFPPT / DRIF 10
Résumé de théorie et guide de Module 17 - Installation de Moteurs C A à Commandes Manuelles
travaux pratiques

- Un disque en cuivre sur un pivot vertical (figure II.4 )

Figure II.4 - Le disque en cuivre tourne à une vitesse un peu inférieure à celle de l’aimant

Si nous remplaçons l’aiguille aimantée par un disque en cuivre (ou en aluminium),ce disque
se met à tourner dans le même sens que l’aimant mais sa vitesse n’atteint jamais exactement
celle de l’aimant. On dit que les deux mouvements, celui de l’aimant et celui du disque, sont
ASYNCHRONES.

II.2.2 - Réalisation statique

L’énergie donnée au système est une énergie électrique, sous forme de courant alternatif.
L’expérience précédente ne présente pas d’intérêt pratique puisqu’on a de l’énergie
mécanique à l’entrée et à la sortie du système. Pour que le phénomène soit intéressant, il faut
partir d’une forme d’énergie autre que mécanique.

A la place de l’aimant, disposons, comme l’indique la figure II.5 , trois bobines identiques de
telle sorte que leurs axes soient à 120°. Alimentons l’ensemble, en étoile, par un secteur
triphasé.

OFPPT / DRIF 11
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Figure II.5 - Réalisation statique d’un champ tournant :

Au point 0, point de concours des axes, nous pouvons placer :

- Une aiguille aimantée sur son pivot : Quand on alimente les bobines par le secteur
triphasé 50 hertz, l’aiguille aimantée prend une position d’équilibre. En la lançant dans un
sens déterminé, elle s’accroche au champ produit par les bobines et se met à tourner.

On peut constater que, si la fréquence du secteur reste constante, la vitesse de rotation de


l’aiguille l’est aussi.

OFPPT / DRIF 12
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- Un disque de cuivre sur un pivot vertical : Quand on alimente les bobines comme
précédemment, le disque se met à tourner dans un sens déterminé.

On peut constater que la vitesse du disque est légèrement inférieure à celle de l’aiguille
précédente.

Si on freine le disque, il s’arrête, puis repart dans le même sens.


Si on intervertit deux fils d’alimentation, la rotation s’effectue en sens inverse.

II.3 - Interprétation des phénomènes

II.3.1 - Avec l’aiguille aimantée : moteur synchrone

Dans le cas de la figure II.3, l’aiguille tourne parce que le pôle Nord de l’aimant attire le pôle
Sud de l’aiguille : les forces magnétiques unissent les pôles de noms contraires.

Si nous représentons par ω s la vitesse angulaire de l’aimant et par ω r la vitesse de l’aiguille,


nous avons toujours ωs = ωr

Dans le cas de la figure II.5, les trois courants qui parcourent les trois bobines sont déphasées
de 1/3 de période. Les trois bobines produisent un champ magnétique tournant à la vitesse
du courant. Ce champ tournant « accroche » l’aiguille si on la lance dans le bon sens (Nord
de l’aiguille avec Sud du champ par exemple). Il y a rotation de cette aiguille à même vitesse
que le champ, d’où synchronisme. C’est l’inertie de l’aiguille qui l’empêche de démarrer
seule.

Si ω s représente la vitesse angulaire du champ tournant nous avons :


ωs = ωr
En alimentant les bobines sous tension alternative de fréquence f = 50 Hz, la théorie montre
que la vitesse du champ tournant obtenu avec le système décrit est :
ω s = 314 rad/s ce qui correspond à la pulsation du courant. Ceci est général : la vitesse du
champ est constante si la fréquence reste constante; on peut faire varier la vitesse en
changeant la fréquence.

Nous constatons, alors, qu’un champ tournant peut créer une puissance mécanique. Nous
avons réalisé un moteur synchrone.

Les trois bobines constituent le STATOR.


L’aiguille est le ROTOR.

II.3.2 - Avec le disque de cuivre : moteur asynchrone.


Ce disque de cuivre se met à tourner quand il est placé dans un champ tournant. Cependant,
il n’y a plus « accrochage » magnétique.

Le disque de cuivre est une « masse métallique » soumise à un champ variable. Il est alors le
siège de courants de Foucault qui, pour s’opposer à la cause qui leur donne naissance, font
tourner le disque dans le sens de rotation du champ.

OFPPT / DRIF 13
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Mais ce disque ne peut atteindre la vitesse du champ, auquel cas il ne serait plus soumis à
une variation de champ et il ne se formerait plus de courants induits. C’est pourquoi la
vitesse de rotation (N’ tr/mn) du disque est légèrement inférieure à la vitesse de rotation
(N tr/mn) du champ tournant.

Figure II.6 – Principe du stator à 2 paires de pôles L’arc A A' est parcouru en 1 période

OFPPT / DRIF 14
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III - Les différents types de moteurs à courant alternatif :

Suivant la nature du courant alternatif monophasé ou triphasé on distingue :

III.1 - Les moteurs monophasés : ( voir tableau 1 )

tableau 1: Les différents types de moteurs monophasés

OFPPT / DRIF 15
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III.2 - Les moteurs triphasés : ( voir tableau 2 )

Tableau 2 :Les différents types de moteurs triphasés

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IV – Constitution d’un moteur asynchrone :

Figure IV.1 - Moteur asynchrone triphasé en vue éclaté. (CEM Compax)

Organes électriques
1- Enroulement statoriques.
2- Conducteurs rotoriques.

Organes magnétiques
3- Circuit magnétique fixe.
4- Circuit magnétique tournant.

Organes mécaniques
5- Carcasse avec fixation ou stator.
6- Rotor avec l’arbre.
7- Roulement à billes.
8- Flasques.
9- Ventilateur avec son capot.
10- Capot de ventilation
11- Tiges de montage.
12- Plaque à bornes.

OFPPT / DRIF 17
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IV.1 – Le circuit magnétique :

Le circuit magnétique des machines à courant alternatif et des moteurs asynchrones en


particulier doit canaliser les lignes de forces du champ tournant.

IV.1.1 - Conditions à remplir :


• Avoir des pertes par hystérésis et courants de Foucault minimum.
• Supporter les bobinages.
• Comporter une partie fixe et une partie mobile.
• Être refroidi convenablement.

IV.1.2 - Solutions communes au stator et au rotor :

• Canalisation du flux par des tôles magnétiques placées dans le sens radial, en forme
d’anneaux pour le stator et en forme de disques pour le rotor (fig. IV.2).
• Utilisation de tôles d’épaisseur 0,35 à 0,5 mm en acier au silicium, ayant des pertes de
1,4 à 2,6 W/kg. Pour diminuer les pertes par hystérésis et courants de Foucault. En
général, ces tôles sont isolées par oxydation ou par un vernis isolant pour les très grosses
machines.

Figure. IV.2 La forme du circuit magnétique

• Des encoches (fig. IV.3) de formes :

(1) semi-ouvertes,
(2) ouvertes,
(3) semi-fermées.
permettant de loger les conducteurs (fig. IV.4) du bobinage électrique.

Figure IV.3 La forme des encoches

OFPPT / DRIF 18
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IV.1.3 - Solutions particulières aux stators

Figure IV.4 Les encoches du stator

- Fixation en rotation et en translation.


Pour les petits moteurs, la carcasse moulée en alpax sur l’empilage de tôles assure le blocage
des tôles et le refroidissement du circuit magnétique (fig. IV.5)

(1) Ensemble de tôles serrées à la presse.


(2) Encoche ouverte.
(3) Carcasse en alliage d’aluminium injecté sous pression.
(4) Centrage pour les flasques.
(5) Nervures de refroidissement venues directement au moment du moulage.

OFPPT / DRIF 19
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Figure IV.5 La carcasse pour les petits moteurs

Pour les gros moteurs (fig. IV.6), la carcasse peut être en acier moulé ou en tôle d’acier roulé
et soudé. Pour les diamètres supérieurs à un mètre, les tôles magnétiques sont réalisées par
secteurs et serrées entre elles par des rivets ; elles sont centrées dans des nervures et
maintenues serrées par deux plateaux prenant appui sur des butées soudées.

Figure IV.6 La carcasse pour les gros moteurs

(1) Carcasse en acier roulé et soudé.


(2) Nervures rapportées par soudure.
(3) Boulons d’assemblage des tôles.
(4) Tôles par secteurs de 120° décalées de 60° à chaque couche.

IV.1.4 - Solutions particulières au rotor :


Le rotor est la partie mobile de la machine ; il est le siège de l’induction électromagnétique
variable (figIV.7).

Les encoches sont inclinées par rapport à l’axe longitudinal pour améliorer le démarrage et
obtenir un couple constant.
L’entrefer entre le rotor et le stator est le plus réduit possible, de l’ordre de 0,3 à 0,4 mm
pour les puissances inférieures à 10 kW.

OFPPT / DRIF 20
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Figure IV.7 La forme du circuit magnétique pour le rotor

IV.2 – La partie mécanique d’un moteur asynchrone :

Son rôle essentiel est d’assurer la position relative du stator et du rotor; l’entrefer étant très
faible, la construction doit être très précise.

IV.2.1 - Carcasse et fixation : la carcasse sert de support à l’ensemble des pièces du


moteur. Selon les hauteurs d’axes, on rencontre :

• Carcasse à nervures de refroidissement coulée en alliage léger.


• Carcasse en tôle d’acier roulé et soudé.

La norme prévoit une dénomination comprenant la lettre B pour les moteurs horizontaux et
la lettre V pour les moteurs verticaux. Ces lettres sont suivies d’un indice comme il est
indiqué (figure IV.8).

Figure IV.8 a)- Moteurs horizontaux

OFPPT / DRIF 21
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Figure IV.8 b) - Moteurs verticaux

IV.2.2 - Flasques-paliers : Les flasques-paliers sont souvent des modèles en alliage


d’aluminium coulé sous pression avec un moyeu bagué et alésé pour recevoir le roulement à
billes ([Link].9), ou, quelquefois en fonte.

L’étanchéité est assurée, en général, par une gorge circulaire, concentrique à l’arbre, qui
correspond avec la même gorge sur le ventilateur ou sur un disque à chicane.

Les hauteurs d’axes sont normalisées : 56 – 63 – 71 – 80 – 90 – 100 – 112 – 132 – 160 – 180
– 200 – 225 – 250 – 280 – 315 – 355.

Figure IV.9 Les flasques paliers

IV.2.3 - Boîte à bornes (fig. IV.10) :

Elle est en général étanche, placée à la partie supérieure de la carcasse. Un orifice est prévu
pour le raccordement par presse étoupe :

Souvent cette boîte est orientable pour faciliter le raccordement à l’installation.

OFPPT / DRIF 22
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Figure IV.10 La boîte à bornes

IV.2.4 - Ventilation. – La plus couramment employée consiste à disposer un ventilateur


extérieur sur l’arbre du côté opposé à la sortie d’arbre. Une enveloppe de protection avec une
grille empêche les contacts accidentels avec le ventilateur. L’air, guidé par l’enveloppe
placée autour du ventilateur, est dirigée longitudinalement sur toute la périphérie du moteur
dans les canaux formés par les ailettes de la carcasse.

IV.2.5 - Exemple de construction (fig. IV.11

Figure IV.11 Construction d’un moteur asynchrone

OFPPT / DRIF 23
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V - ENVIRONNEMENT – DESIGNATION
V.1 – Le type de construction : Les moteurs asynchrones sont classés d’après les indices de
protection. On rencontre principalement les indices suivants :
I P 23 : moteur protégé
I P 44 : moteur fermé
I P 55 : moteur étanche.
La protection contre les chocs mécaniques correspond à l’indice 6.

Figure V.1 type de construction d’un moteur asynchrone

V.2 – L’ échauffement -Classes d’isolation : Les échauffements tolérés en fonction des


classes d’isolation sont indiqués dans le tableau ci-dessous.

Ces échauffements sont données pour une température ambiante de 40°C et définis par la
norme N F C 51 111.

Classe d’isolation E B F H
Échauffement maxi (°C) par mesure de 75 80 100 125
résistance
Température limite du bobinage (°C) 115 120 140 165
Échauffement + ambiance

Tableau : Échauffement toléré suivant les classes d’isolation

V.3 – La Protection interne : On réalise la protection contre les échauffements anormaux


des bobinages en plaçant au cœur de ceux-ci une sonde de température qui peut être
constituée soit par une thermistance, soit par un détecteur genre « Ipsotherme ».
a) Principe de l ’ « Ipsotherme »
C’est un thermostat de très petites dimensions dont le fonctionnement est basé sur la
déformation d’une bilame sous l’influence de la chaleur.

b) Constitution (fig V.2)


La bilame est réalisée sous forme de disque bimétallique, logée à l’intérieur d’un boîtier. Un
contact isolé et une prise de masse, placés dans les demi-boîtiers constituent les deux pôles
d’un interrupteur.

OFPPT / DRIF 24
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Figure V.2 Constitution de l’Ipsotherme

Figure V.3 La sonde de température

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V.4 - Désignation d’un moteur asynchrone

a) Type de construction
Protégé I P 23
Fermé I P 44
Étanche I P 55

b) Forme de construction
• A pattes
• [Link].

c) Caractéristiques électriques
• Tension
• Fréquence
• Nombre de phases

d) Caractéristiques mécaniques
• Puissance
• Vitesse

e) Spécifications particulières
Bout d’arbre ou fixation spéciale, ambiance particulière (température, humidité, altitude,
pression).

Exemple dune plaque signalétique :

figure V.4 Plaque signalétique d’un moteur asynchrone

OFPPT / DRIF 26
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C’est un moteur asynchrone triphasé ayant pour :


- Tension : 220 V couplage triangle
380 V couplage étoile
- Fréquence : 50 Hz
- Puissance : 90 kw
- Vitesse : 1480 tr / mn

VI – Commande d’un moteur à C A :

Pour la commande d’un moteur asynchrone on distingue la commande manuelle, semi-


automatique et la commande automatique.
- La commande manuelle: peut se réaliser en utilisant soit un interrupteur tripolaire, soit un
contacteur commandé par un interrupteur ( commande sans contact d’auto- alimentation )
- La commande semi-automatique: le contacteur est commandé par un bouton poussoir, ce
type de commande nécessite un contact d’auto alimentation
- La commande automatique: dans ce type de commande le contacteur est commandé
automatiquement par un appareil auxiliaire, par exemple un interrupteur à flotteur
détectant le niveau dans un réservoir, par exemple.

VI.1 – Les symboles graphiques:

Dans les tableaux suivants on présente les symboles de tous les appareils qu’on peut trouver
dans une commande de moteurs à C A.

OFPPT / DRIF 27
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Contacts à ouverture par effet thermique

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Fins de course

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Organes de commande ou de mesure

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VI.2 – Les appareils de commande, de signalisation et de protection :

a - Les contacteurs

Définition :

- Le contacteur est un appareil destiné à la commande magnétique d’ouverture ou de


fermeture de circuits.
- Les circuits principaux sont fermés quand la bobine de tension est alimentée, ils sont ouverts
quand la bobine n’est pas alimentée

Rôle :

- Etablir ou interrompre un circuit en charge.


- Offrir la possibilité de couper automatiquement en cas manque de tension (protection contre
le retour du courant).
- Permet de placer des postes de commande en TBT.
- Permet la commande à distance.
- Permet l’asservissement à des grandeurs physiques (température, pression …).
- Permet un fonctionnement automatique suivant un cycle déterminé.
- Servir d’interfaces de puissance entre les interfaces sorties d’un automate programmable et
les actionneurs (moteurs …) d’une machine ou d’un processus à commande.

Constitution :

1. Un élément moteur (bobine de l’électro-aimant).


2. Des pôles ou contacts principaux instantanés.
3. Des contacts auxiliaires, instantanés ou/et temporisés n’acceptant que des courants de faible
valeur.

L’alimentation de la bobine peut se faire en courant alternatif ou en courant continu :

- En courant alternatif

L’électro-aimant du contacteur, alimenté en courant alternatif, comporte un circuit


magnétique feuilleté de manière à réduire les pertes par courant de Foucault qui prennent
naissance sous l’effet du flux alternatif.
La bobine de cet électro-aimant présente une résistance faible et une réactance élevée qui
définit la valeur du courant consommé. Lorsque l’électro-aimant est ouvert la réluctance du
circuit magnétique est élevée, la réactance de sa bobine, faible ; il en résulte un appel de
courant supérieur au courant permanent en service.
Cette pointe d’intensité, qui est 6 à 10 fois celle à circuit fermé, est toujours de courte durée ;
il faut cependant en tenir compte pour établir la chute de tension dans la ligne d’alimentation
surtout si la commande s’effectue à grande distance et sous une faible tension (inconvénient
d’utiliser une tension de 24 V par exemple).
La puissance absorbée à l’appel s’exprime en VA et dépend du calibre et du nombre de
contacts du contacteur.

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- En courant continu

L’électro-aimant du contacteur, alimenté en courant continu, comporte un circuit magnétique


exécuté en acier massif supportant la bobine magnétisante dont le flux est suffisant pour créer
un couple électromagnétique supérieur au couple mécanique résistant du contacteur au repos.
Pendant le fermeture, l’entrefer se réduit, provoque un accroissement des inductions et donc
du couple électromagnétique. Lorsque l’électro-aimant est en position de fermeture du
contacteur, son circuit magnétique est très saturé ; il en résulte une force attractive très grande
qui autorise une réduction du courant traversant la bobine. Cette réduction du courant est
obtenue en plaçant en série avec la bobine une résistance d’économie.
La puissance en W absorbée par la bobine dépend du calibre du contacteur : la résistance
d’économie ramène cette puissance environ au tiers de cette valeur.
Un contacteur est généralement étudié pour obtenir la fermeture normale sous une tension de
0,85 à 1,1 fois la valeur indiquée sur l’appareil, il doit s’ouvrir lorsque cette tension est
inférieur à 0,6 fois la valeur nominale.
Un contacteur doit également être prévu pour « monter en un temps », c’est-à-dire que :
lorsque le circuit magnétique se ferme, il doit assurer l’écrasement des ressorts de pression
des pôles de puissance.

a.1 - Contacteurs à courant alternatif

Les contacteurs sont des appareils de couplage à commande électromagnétique ne comprenant


qu’une seule position de repos. Ils peuvent, en conditions normales d’exploitation du circuit,
c’est-à-dire surcharges compris connecter, transmettre et couper des courants. Les contacteurs
sont équipés de contacts principaux et de contacts auxiliaires.
Sur ces contacteurs, les contacts principaux ainsi que les systèmes d’extinction de l’arc sont
prévus pour du courant alternatif. Sur les pertes contacteurs, l’arc est éteint entre les contacts.
Sur les gros modèles, le système d’extinction est conçu de façon à chasser l’arc qui prend
naissance coupure du courant au sein d’une chambre d’extinction par un effet dynamique.
L’arc est ensuite éteint par division successive et par refroidissement.
Concernant ces contacteurs, la puissance de coupure en courant continu est nettement
inférieure à celle en courant alternatif. Leur utilisation en courant continu est donc très
limitée.
Le système de commande électromagnétique par contre peut être prêt pour être alimenté en
courant alternatif ou continu.

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Figure VI.1 Contacteur à C A

a.2 - Contacteurs à courant continu

Les contacteurs à courant continu sont similaires aux contacteurs à courant alternatif sauf en
ce qui concerne les chambres d’extinction et les contacts.
Ils sont à utiliser partout où la puissance de coupure en courant continu des contacteurs à
courant alternatif n’est plus suffisante. Le champ magnétique pour le soufflage de l’arc étant
obtenu par des aimants permanents, il est absolument nécessaire de tenir compte de la polarité
du réseau lors de leur branchement. Cela signifie que les bornes + et – de la chambre
d’extinction doivent être raccordées au pôle correspondant du réseau.
En plus des deux contacts principaux, ces contacteurs sont encore équipés des contacts
auxiliaires nécessaires.

Figure VI.2 Contacteur à C C

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a.3 - Contacteurs auxiliaires

Les contacteurs auxiliaires sont des contacteurs dont le bloc de contacts est prévu pour le
couplage auxiliaires (circuits de commande, de signalisation et de verrouillage).

Figure VI.3 Les contacteurs auxiliaires

a.4 - Contacteurs avec verrouillage mécanique

En plus du verrouillage électrique le verrouillage mécanique permet d’empêcher


l’enclenchement simultané de deux contacteurs que ce soit par impulsion ou par commande
manuelle. Ce dispositif est donc très souvent mentionné au sein des prescriptions d’ordre
général ou pour des domaines d’application spéciaux de combinaisons de contacteurs où
l’enclenchement simultané de deux contacteurs provoque obligatoirement un court-circuit.

Figure VI.4 Les contacteurs avec verrouillage mécanique

a.5 - Contacteurs à accrochage mécanique

Les contacteurs à accrochage mécanique peuvent occuper deux position.


D’après la définition, ces appareils ne devraient donc pas porter le nom des contacteurs.
Toutefois, le terme de contacteur a été maintenu pour des raisons de simplification.
Le rôle du mécanisme d’accrochage étant de maintenir le contacteur dans position enclenchée
de façon purement mécanique, le contacteur reste dont enclenché même si le système de
commande n’est plus sous tension. Cette particularité permet de maintenir un circuit en

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service (fonction de mémoire),ce qui est très souvent nécessaire au sein de certaines
commandes de processus.
L’adjonction d’un système d’accrochage mécanique permet souvent de résoudre de nombreux
problèmes de commande de manière fort simple. Par exemple une baisse de tension
momentanée, telle qu’elle apparaît lors de mise en service de gros consommateurs au sein
d’un réseau faible, n’aurait aucune influence sur l’état de commutation d’un contacteur avec
accrochage mécanique.

Figure VI.5 Contacteur à accrochage mécanique

b. – Appareils de commande et de signalisation :

b.1 - Appareils de commande :

Les auxiliaires de commande servent à commuter ou à mettre en ou hors service les appareils
à actionner.
Les boutons-poussoirs sont des interrupteurs avec force de rappel constante, actionnés par une
pression du doigt. Lorsque la pression cesse, le bouton-poussoir retourne en position initiale
(pour commandes par impulsion).
Les boutons-poussoirs avec accrochage restent dans la position « appuyée » après avoir été
actionnés. Ce n’est qu’une deuxième pression qui permet de décrocher le bouton-poussoir
pour le faire revenir dans la position de repos (pour commandes par contact permanent).
Les touches « coup de poing » avec leur grande surface permettent un actionnement simple et
rapide, même avec des gants.
Les boutons-poussoirs lumineux sont munis d’une calotte transparente permettant d’obtenir
un signal optique grâce à la lampe qui est montée à l’intérieur.
Les boutons d’arrêt d’urgence sont également équipés d’un système d’accrochage en position
« actionnée ». Le décrochage s’effectue soit par rotation ou au moyen d’une clé.
Les boutons-poussoirs à clé peuvent être verrouillés au moyen d’une clé soit en position de
repos, en position « actionnée » ou dans les deux positions.
Les boutons rotatifs avec ou sans rappel automatique sont des auxiliaires de commande à 2 ou
3 positions (p. ex. e c f).

Figure VI.6 Appareils de commande à bouton poussoir

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b.2 - Appareils de signalisation

Les auxiliaires de signalisation principalement utilisés pour la signalisation optique de l’état


occupé par un contacteur, un contacteur auxiliaire etc... sont les lampes témoins (lampes à
incandescence ou au néon).
Le plus souvent, le branchement de la lampe est réalisé de façon à ce qu’elle s’allume lorsque
le contacteur correspondant est enclenché. L’enclenchement de la lampe étant effectué par
l’intermédiaire d’un contact auxiliaire du contacteur même, toute garantie est donc donnée
pour que la lampe témoin indique effectivement l’état occupé par le contacteur. La lampe
témoin est en outre encore utilisée pour signaler des états de fonctionnement ou des pannes,
ceci souvent en relation avec une alarme acoustique.

b.3 - Interrupteurs à cames

Les interrupteurs à cames sont des interrupteurs manuels comprenant une série de cames
destinées à la commande des éléments de commutation. Les interrupteurs à cames peuvent
être équipés de divers adaptateurs et présenter une grande universalité et s’adaptent aux
programmes de couplage les plus divers.

Figure VI.7 Interrupteurs à cames

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b.4 - Relais temporises

Les relais temporisés sont des appareils de commande permettant de retarder un certain temps
la transmission des ordres qu’ils ont reçus. Le mécanisme de temporisation peut varier d’un
modèle à l’autre. Il existe en effet des relais temporisés mécaniques, pneumatiques et
électroniques. Les relais temporisés sont par exemple utilisés sur les contacteurs « étoile-
triangle » pour engendrer la commutation d’étoile en triangle après un certain temps.

Figure VI.8 Relais temporisé

c – Appareils de protection :
c.1 - Relais thermique :

Le relais thermique ( relais thermique de surcharge F1 ) comprend un bilame qui s’échauffe


sous l’effet du courant consommé par le moteur. Son échauffement est donc proportionnel à
celui du moteur.
Le rôle du relais thermique est de protéger le moteur de toute surcharge en coupant
l’alimentation au niveau du contacteur pour éviter que l’enroulement du moteur soit soumis
à un échauffement inadmissible.
Le contacteur n’est par contre pas déclenché si l’intensité de démarrage est d’une durée
normale ou lors de surintensités passagères. Les relais thermiques sont toujours équipés d’un
contact d’ouverture et souvent aussi d’un contact de fermeture . L’actionnement de ces
contacts est effectué par l’intermédiaire d’un mécanisme dès que les éléments de
déclenchement sont activés. Le rôle du contact d’ouverture est de couper le circuit de
commande de la bobine du contacteur , donc de déclencher celui –ci. Le contact de
fermeture est utilisé pour la commande d’éléments de signalisation. Après le
refroidissement, l’état de fonctionnement du relais thermique peut être rétabli en appuyant

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sur le bouton de réarmement ( protection contre les ré enclenchements intempestifs ). Le


réarmement du relais peut également s’effectuer de façon automatique. Dans ce cas , il n’y a
pas de protection contre les ré enclenchements intempestifs et involontaires.

Figure VI.9 Relais thermique

c.2 - Coupe-circuit fusible :

Les fusibles HPC sont des organes de protection coupant le circuit principal par la fusion de
un ou de plusieurs conducteurs. Leur rôle est donc d’interrompre le circuit en cas de
surintensité ou de court –circuit lorsque la valeur préétablie est dépassée après un temps
défini.
Les fusibles de protection totale selon CEI 269 – 2 , VDE 0636 et ASE 1066 ne possèdent
q’un seul degré de retardement ( classe gl ; ou gL selon VDE ). Leurs dimensions sont fixés
par DIN 43 620 .
Grâce à leur courbe de fusion retardée à la surcharge et rapide au court- circuit alliée à une
bonne sélectivité et une puissance de coupure élevée, l’utilisation des fusibles HPC des
classes gl est universelle au niveau de la protection des conducteurs et des appareils.
Il existe également des fusibles de protection partielle normalisés ( classe aM). Ses fusibles
ne garantissant pas une protection qu’en cas de court-circuit, ils ne doivent être utilisés
qu’avec des systèmes de protection thermiques ( par exemple : contacteur avec relais
thermique ).

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Figure VI.10 Coupe circuit à fusible

Embase et réglette de coupe-circuit HPC.

Les porte- fusibles HPC sont des supports isolés destinés à recevoir les fusibles HPC. Ils
peuvent être uni ou multipolaires. Ne mettre en place ou ne remplacer le fusible qu’en
l’absence de courant . Sur l’exécution avec contacts protégés , les plaquettes isolées
permettent une manipulation sans danger.

Figure VI.11 Embase et réglette de coupe-circuit HPC.

C.3 - Coupe- circuit sectionneur :

Les fusibles sectionneurs HPC sont des interrupteurs sur lesquels le fusible, solidaire d’une
porte- fusible pivotant, forme la partie mobile du contact d’ouverture. Sur les fusibles
sectionneurs HPC l’adjonction de chambre s d’extinction sur les contacts s’ouvrant en

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premier permet d’augmenter sensiblement le pouvoir de coupure . On obtient alors des


fusibles interrupteurs- sectionneurs HPC. Les deux types permettent le positionnement
horizontal ( les uns à coté des autres ) ou vertical ( les uns au – dessus des autres ) des
fusibles. La distance entre les barres collectrices pour la disposition verticale s’élève à 185
mm ou 100 mm suivant la dimension normalisée par DIN.
Les fusibles sectionneurs HPC et les fusibles interrupteurs- sectionneurs sont utilisés
principalement au sein des tableaux de distribution, dans la construction de machines et pour
les panneaux de coupe-circuit.

Figure VI.12 - Coupe- circuit sectionneur

C.4 - Commutateur de charge :


Les commutateurs de charge sont prévus pour la mise en et hors service d’appareils ou
d’installations lorsque leur fonctionnement n’a subi aucun dérangement. Leur pouvoir de
coupure est généralement situé aux environs de l’intensité nominale.
Ces appareils sont donc parfaitement indiqués pour la coupure sans danger de circuits en
charge. Les commutateurs de charge compacts placés au sein de boîtiers en matière isolante
se caractérisent par des dimensions extrêmement réduites. Suivant le modèle, leur pouvoir de
coupure put atteindre 8 à 20 fois celui d’un interrupteur normal. Ils sont donc parfaitement
indiqués pour la mise en et hors service des moteurs. Ce pouvoir de coupure élevé offre
également une grande sécurité tant pour l’opérateur que pour l’installation elle-même.
Les commutateurs de charge compacts peuvent être équipés relais de déclenchement à curant
de travail pour une commande à distance du déclenchement ou du verrouillage ou alors de
relais de déclenchement à minimum de tension pour la protection en cas de chute de
tension. Les caractéristiques de ces commutateurs correspondant à VDE 0113 ,ils peuvent
également être utilisés comme interrupteur d’arrêt d’urgence. Dans ce cas ,il est absolument
nécessaire que les contacts soient séparés par entraînement forcé et que les positions EN-
HORS soient parfaitement définies et marquées comme telles.

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Figure VI.13 Commutateur de charge :

VII - Utilisation de plan et devis:

VII.1 - Le plan :

Dans un plan les dimensions sont réduites à l’aide d’une échelle. Pour avoir les dimensions
réelles il faut diviser la valeur mesurée par l’échelle.
Exemple :
1 cm Échelle
X Valeur mesurée
X = Valeur réelle
Le plan permet de déterminer l’emplacement de chaque appareil.
A l’aide d’un plan on définit les différentes étapes pour la réalisation d’une installation par
priorité, c’est ce qu’on appelle agencement. on définit la liste du matériel nécessaire à la
réalisation de l’installation et on définit pour la suite les schémas électriques et mécaniques.

Exemple : Installation électrique d’un magasin

L’équipement figuré ci- dessous correspond à l’installation électrique d’un magasin.


Les schémas ( puissance ) et ( commande ) représentent les circuits de chauffage ,
ventilation, éclairage des locaux et vitrines , ainsi que l’ouverture et la fermeture du rideau
de protection.
Étant donné l’absence de démarrage complexe, la représentation unifilaire a été adoptée pour
le circuit ( puissance ).

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Figure VII.1 Installation électrique d’un magasin

VII.2 - Le Devis :

Un devis est établi à la demande du client , il indique le coût global des travaux qu’il a
commandés. Outre les informations relatives à l’entreprise et au client, le devis doit
comporter :
• L’objet global des travaux
• Le détail de ceux-ci
• La date d’exécution des travaux
• Une formule de délai de garantie des prix

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• Il doit être daté et signé par les responsables de l’entreprise et du client. Les prix indiqués
HT ( hors taxes ) sont majorés de la TVA ( taxe à la valeur ajoutée ) généralement de
18.6 % , ce qui donne le prix total des travaux TTC ( toutes taxes comprises )

VIII - Les schémas électriques de commande des moteurs à C A :

VIII.1 - Les types de schémas électriques :

Le schéma est une représentation graphique et fonctionnelle d’un montage. Il indique la


façon dont chaque élément doit être raccordé pour pouvoir effectuer une fonction bien
déterminée.
En ce qui concerne la distribution d’énergie et les installations, les schémas sont
toujours dessinés à l’état «hors tension».
En général, on distingue trois genres de schémas :
- Le schéma développé (ou schéma de circuit) ;
- Le schéma de câblage ;
- Le schéma simplifiée.

VIII.1.1 - Le schéma développé (ou schéma de circuit):

Ce schéma sert à représenter de façon claire et précise le déroulement du processus de


commande, sans tenir compte de l’emplacement du matériel. Les circuits de puissance et de
commande sont représentés en vertical et séparés.

Exemple de schéma développé figure VIII.1

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Figure VIII.1 Exemple de schéma développé

VIII.1.2 - Le schéma général des connexions (ou de câblage) :

Ce schéma comprend tous les éléments constitutifs représentés à leur emplacement


exact ainsi que tous les éléments et les liaisons nécessaires. Ce schéma présente
l’inconvénient de perdre très rapidement de sa clarté lorsque le montage devient étendu.

Exemple : équipement à 2 vitesses avec un moteur triphasé à 2 enroulements séparées.


(figure VIII.2).

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Figure VIII.2 Exemple de schéma général des connexions

VIII.1.3 - Le schéma simplifié (ou unifilaire) :

Des simplifications au sein des schémas peuvent être indiquées pour :


- Améliorer la clarté ;
- Diminuer le volume des documents de câblage.

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La simplification ne peut toutefois être utilisée que si la compréhension, la clarté et


l’utilisation du schéma ne sont pas diminuées.
La simplification la plus utilisée est sans doute la représentation unifilaire de systèmes à
plusieurs conducteurs. (Voir figure VIII.3).

Figure VIII.3 Exemple de schéma simplifié (ou unifilaire) :

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IX - Démarrage des moteurs asynchrones

IX.1 – Démarrage manuel des moteurs asynchrones avec interrupteur :

IX.1.1 - Moteurs asynchrones triphasé à rotor en court –circuit :

La figure IX.1 représente la disposition des enroulements du stator sur la plaque à bornes du
moteur.

1. Disposition des enroulements du stator.


2. Couplage des enroulements en étoile.
3. Couplage des enroulements en triangle.

Figure IX.1 la plaque à bornes du moteur asynchrone triphasé

a - Démarrage direct, un sens de rotation.

La figure IX.2 représente le schéma multifilaire de la commande d’un moteur comprenant un


appareil d’établissement et d’interruption du courant ( interrupteur tripolaire ) et un appareil
de protection ( coupe- circuits à fusibles ).
La figure IX.2 donne aussi la représentation unifilaire pour l’installation du même moteur.

Figure IX.2 Démarrage direct, un sens de rotation.

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b - Démarrage Direct, deux sens de rotation :

L’inversion du sens de rotation s’obtient en utilisant un inverseur. Figure IX.3.

Figure IX.3 Démarrage Direct, deux sens de rotation

c - Démarrage par couplage étoile- triangle :

La tension est appliquée au moteur dont les enroulements sont couplés d’abord en étoile,
puis en triangle. Il faut donc que le couplage triangle correspond à la tension normale de
fonctionnement : c’est à dire que la tension du réseau soit égale à la plus petite des tensions
indiquées sur la plaque signalétique du moteur.

Démarrage par interrupteur et inverseur :

Figure IX.4 Démarrage par couplage étoile- triangle

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Note : Le symbole utilisé représente les bornes des enroulements disposés comme elles le
sont sur les plaques à bornes des moteurs.

d - Démarrage par élimination de résistances statoriques :

Figure IX.5: Cas d’un démarrage en deux temps.

e - Démarrage par autotransformateur :

Figure IX.6: Pour le démarrage on ferme d’abord 1 puis 2.

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IX.1.2 - Moteur asynchrone triphasé à rotor à bagues :

La figure IX.7 a représente le schéma de démarrage manuel d’un moteur comprenant :

• Pour le stator : les appareils d’établissement et d’interruption de courant ;


• Pour le rotor : un rhéostat triphasé permettant d’éliminer progressivement les résistances
rotoriques.

Figure IX.7 a Démarrage rotorique d’un moteur à bagues

La figure IX.7 b représente un rhéostat de démarrage pour moteur asynchrone triphasé à


rotor bobiné manœuvré par une poignée ( entraînement circulaire).

Figure IX.7 b Rhéostat de démarrage

IX.1.3 - Moteurs asynchrones monophasés :

Le moteur asynchrone monophasé ne démarre pas seul. il faut pour arriver à ce résultat
provoquer un déséquilibre dans le champ , soit en lançant le moteur à la main , soit à l’aide
d’une phase auxiliaire.
Dans ce dernier cas , le courant passant dans la phase auxiliaire devra être déphasé par
rapport au courant principal. Ce déphasage est obtenu en montant en série avec la phase
auxiliaire une self ou une capacité.

a - Démarrage par self :

- petits moteurs monophasés n’ayant à produire qu’ un couple de démarrage très


faible :
( voir figure IX.8 )

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Figure IX.8

L’enroulement de la phase auxiliaire est constitué par un fil très fin , donc très résistant.
Le déphasage obtenu entre le courant de la phase principale celui de la phase auxiliaire est
suffisant pour permettre le démarrage.

- Emploi d’une self et d’une résistance. ( voir figure IX.9 )

Figure IX.9 a et IX.9 b

b - Démarrage par capacité :

Figure IX.10 a et IX.10 b Démarrage par capacité

C: Contact s’ouvrant dès que la vitesse du moteur atteint une certaine valeur.

Remarque : Le condensateur peut se trouver à l’intérieur ou à l’extérieur de la carcasse du


moteur. Lorsqu’il se trouve à l’intérieur , la représentation schématique peut être comme
contre.( voir figure IX.11)

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Figure IX.11

c - Inversion de sens de rotation :

On inverse le courant dans une phase , la phase auxiliaire par exemple.

Exemple :
Inversion du sens de rotation d’un moteur asynchrone monophasé à démarrage par capacité.

Figure IX.12 - Inversion de sens de rotation :

d - Couplage des moteurs monophasés permettant le fonctionnement sous 2 tensions U et


2U :

Les moteurs monophasés sont surtout utilisés dans les appareils électroménagers.
En général ils peuvent fonctionner sous 2 tensions et avec 2 sens de rotation.

- Fonctionnement sous tension U.( voir figure IX.13.a )

Figure IX.13 a

Les deux moitiés de la phase principale sont en parallèle ainsi que la phase auxiliaire.

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- Fonctionnement sous tension 2 U.( voir figure IX.13 b)

Les 2 moitiés de la phase principale sont montées en série. La phase auxiliaire fonctionne
toujours sous tension U.

Figure IX.13 b

Le 2ème sens de rotation s’obtient comme ci-dessous ( voir figure IX.14 )

Figure IX.14

Les 6 fils de sortie (4 pour la phase principale, 2 pour la phase auxiliaire) sont parfois réunis
à une plaque à bornes comme la figure IX.15

FigureIX.15

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Les différents couplages sont alors les suivants ( voir figure IX.16 )

Figure IX.16

e - Fonctionnement avec relais type MA (BREVET LEROY-SOMER) :


( voir figure IX.17.a )

Figure IX.17.a

Le contact à force centrifuge est supprimé. Le fonctionnement du relais R est le suivant.


Au démarrage le contact « r » du relais est fermé. La f.c.e.m. aux bornes de l’enroulement
auxiliaire (E.A.) est nulle. La presque totalité du courant qui traverse la capacité parcourt
également l’enroulement auxiliaire (impédance de la bobine du relais très grande).
La vitesse augmentant, la f.c.e.m. due au champ tournant augmente aux bornes de
l’enroulement auxiliaire et atteint la valeur de fonctionnement du relais. Le contact « r »
s’ouvre et reste ouvert tant que le moteur est sous tension, la bobine du relais restant
alimentée par l’enroulement E.A. qui se comporte comme un secondaire de transformateur
dont le primaire serait E.P.

Figure IX.17 b

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ci-contre raccordement à la plaque à bornes. Relais et condensateur sont sur le moteur. Les
différents couplages pour tension U et 2 U et rotation 1 et 2 sont les mêmes.
(voir figure IX.17.b )

f - Fonctionnement avec condensateur en permanence sous tension :

L’enroulement auxiliaire et son condensateur en série restent sous tension quand le moteur
tourne.
Dans ce cas bien que la valeur de sa capacité reste identique, le condensateur doit être prévu
pour supporter en permanence l’intensité qui le traverse.

Exemple : moteur à 2 vitesses

Petite vitesse : Condensateur en permanence sous tension : 2 sens de rotation.


Grande vitesse : Circuit condensateur coupé par contact à force centrifuge CF.
( voir figure IX.18 )

Figure IX.18

Le moteur possède 2 enroulements différents.


1. Partie grande vitesse
EP : enroulement principal.
EA : enroulement auxiliaire.
2. Partie petite vitesse
Figure de gauche, commutation position rotation 1.
MB sert de phase auxiliaire.
Figure de droite, commutateur position rotation 2.
MA sert de phase auxiliaire.
Les 2 enroulements GV et PV ne doivent pas pouvoir être mis sous tension en même temps.

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g - Démarrage et protection automatiques pour moteur monophasé à enroulement fortement


résistant :

- Démarrage par relais magnétique

Figure IX.19 Démarrage par relais magnétique

La bobine B est parcourue dès la mise sous tension par un courant important et le contact b
se ferme.
Quand le moteur est lancé l’intensité diminue et b s’ouvre.
La protection est assurée par A.

- Démarrage par relais thermique

Figure IX.20 Démarrage par relais thermique

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travaux pratiques

La bilame C ouvre le contact du même nom un certain temps après la mise sous tension.
La protection est assurée par la bilame et le contact A.

IX.2 – Démarrage manuel des moteurs asynchrones en utilisant un contacteur :

IX.2.1 - Commande manuelle par contact permanent

Elle est réalisée à l’aide d’un inverseur dont l’organe de commande (bouton tournant, levier
basculant, touche basculante …) à deux positions stables, ou par la combinaison de deux
poussoirs à position maintenue par un dispositif d’accrochage mécanique.
Quand le contact se ferme, la bobine du contacteur est alimentée et ce dernier s’enclenche.
Lorsqu’une intervention manuelle ramène l’organe de commande de l’interrupteur à la
position « arrêt », le contact, et par là même, le contacteur s’ouvrent.
Ce mode de raccordement est recommandé pour les circuits d’éclairage et de chauffage et
dans les installations où les moteurs peuvent redémarrer seuls, sans danger, après une
coupure fortuite de courant (machines fonctionnant sans surveillance, ventilateurs, pompes
par exemple). Par contre, il est à proscrire pour la commande des machines-outils. En effet,
lors d’une coupure de courant sur le secteur, tous les contacteurs s’ouvrent et les machines
qu’ils contrôlent s’arrêtent. Dès le retour inopiné de la tension, les contacteurs se referment
immédiatement, les machines démarrent simultanément et les risques encourus par le
personnel, le matériel et l’installation sont importants.
Lorsqu’il s’agit d’un discontacteur, le contact qui équipe le relais de protection est le plus
souvent à accrochage, c’est-à-dire maintenu mécaniquement en position ouverture après
déclenchement du relais. Autrement, lors du calage d’un moteur, par exemple, le contacteur
se fermerait et s’ouvrirait alternativement à la « cadence de fonctionnement » du relais de
protection en établissant ou en coupant l’intensité de surcharge qui a provoqué le
déclenchement de ce dernier.
Le réarmement du relais nécessite normalement une intervention manuelle. C’est seulement
pour des applications particulières que le relais peut être à réarmement automatique, par
exemple, lorsqu’il est inaccessible une fois l’équipement installé, ou que la commande
s’effectue par boutons à impulsion. Toutefois, dans ces deux cas, il convient d’éviter les
battements du contacteur.

OFPPT / DRIF 59
Résumé de théorie et guide de Module 17 - Installation de Moteurs C A à Commandes Manuelles
travaux pratiques

a - Contacteurs :

Pour commandes à courant alternatif.

Circuit principal Circuit de commande

Figure IX.21 Commande manuelle par contact permanent

OFPPT / DRIF 60
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Commande par contact permanent

Branchement : Raccorder la borne A 1 de la bobine du contacteur sur le neutre (N) ou


la phase (L 2) et la borne A 2 sur (L 1) en passant par l’interrupteur de
commande S 1 et le fusible F 7.

Enclenchement : Actionner l’interrupteur S 1 : 13-14 (O → 1) pour fermer le circuit de


la bobine K 1 et alimenter A 2.
Le système électromagnétique du contacteur commande alors la
fermeture des contacts principaux et auxiliaires.
K 1 étant enclenché, le consommateur est relié au réseau.
L’ordre d’enclenchement reste en vigueur aussi longtemps que
l’interrupteur de commande S 1 est fermé.
La bobine de K 1 reste donc sous tension.
Une interruption d’alimentation provoque la retombée du contacteur.
Le contacteur est à nouveau réenclenché dès que la tension
d’alimentation est rétablie.
De ce fait, les appareils branchés sur le contacteur sont donc remis
automatiquement en service.

Déclenchement : S’effectue par :


- l’ouverture du contact 13-14 de l’interrupteur de commande S 1
ou par
- le ou les fusibles F 7 et/ou F 8.
L’alimentation Us de la bobine de K 1 étant coupée et A 2 ne
recevant plus de courant, les contacts du contacteur s’ouvrent et le
consommateur est séparé du réseau.

Remarques : Afin d’éviter tout danger p. ex. pour l’opérateur, il est parfois
recommandé de faire en sorte qu’un redémarrage involontaire ou
intempestif des machines et appareils soit impossible. D’autres fois par
contre, l’application exige que les appareils se remettent en marche de
façon automatique. Dans ce cas, une signalisation efficace (p. ex. par
une lampe H 1) peut être réalisée par l’intermédiaire du contact libre
de K 1 : 13-14.

OFPPT / DRIF 61
Résumé de théorie et guide de Module 17 - Installation de Moteurs C A à Commandes Manuelles
travaux pratiques

b - Démarreurs :

Contacteur avec relais thermique, pour commandes à courant alternatif.

Figure IX.22 Circuit principal.


et Circuit de commande par contact permanent.

OFPPT / DRIF 62
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travaux pratiques

Commande par contact permanent

Branchement : Raccorder la borne A 1 de la bobine du contacteur sur le neutre (N) ou


la phase (L 2) et la borne 96 du relais de protection F 1 sur (L 1) en
passant par l’interrupteur de commande S 1 et le fusible F 7 du circuit
de commande.

Enclenchement : Actionner l’interrupteur S 1 : 13-14 (O → 1) pour fermer le circuit de


la bobine K 1 et alimenter A 2.
Le système électromagnétique du contacteur commande alors la
fermeture des contacts principaux et auxiliaires.
K 1 étant enclenché, le consommateur est relié au réseau.
L’ordre d’enclenchement reste en vigueur aussi longtemps que
l’interrupteur de commande S 1 est fermé.
La bobine de K 1 reste donc sous tension.
Une interruption d’alimentation provoque la retombée du contacteur.
Le contacteur est à nouveau réenclenché dès que la tension
d’alimentation est rétablie.
De ce fait, les appareils branchés sur le contacteur sont donc remis
automatiquement en service.

Déclenchement : S’effectue par :


- l’ouverture du contact 13-14 de l’interrupteur de commande S 1.
- le relais thermique F 1 (ouverture du contact 95-96) ou
- le ou les fusibles F 7 et/ou F 8.
L’alimentation Us de la bobine de K 1 étant coupée et A 2 ne
recevant plus de courant, les contacts du contacteur s’ouvrent et le
consommateur est séparé du réseau.

Remarques : Afin d’éviter tout danger p. ex. pour l’opérateur, il est parfois
recommandé de faire en sorte qu’un redémarrage involontaire ou
intempestif des machines et appareils soit impossible. (Relais de
protection sur « Rappel man. »).
D’autres fois par contre, l’application exige que les appareils se
remettent en marche de façon automatique. Dans ce cas, une
signalisation efficace (p. ex. par une lampe H 1) peut être réalisée par
l’intermédiaire du contact libre de K 1 : 13-14.

IX.3 - Démarrages semi- automatiques des moteurs asynchrones

IX.3.1 - Démarrage direct

Généralités
C'est le démarrage le plus simple qui consiste à alimenter le moteur directement sous sa
tension nominale.

Conditions technologiques
Le moteur asynchrone triphasé doit être du type rotor en court-circuit ou rotor à cage
d'écureuil.

OFPPT / DRIF 63
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Les enroulements du stator sont branché en étoile ou en triangle suivant les tensions
indiquées par le constructeur et la tension du réseau d’alimentation.

Avantage de ce procédé
C’est un démarrage qui est très simple à mettre en œuvre et qui ne demande que peu de
matériel.
Le couple moteur au démarrage est important (de l’ordre de 0,5 à 1,5 fois le couple
nominal) ; la charge du moteur est donc admise au démarrage.
L’utilisateur peut choisir le couplage des enroulements du stator.

Inconvénients de ce procédé
Le courant de démarrage, qui n’est pas limité, atteint une valeur très important (de
l’ordre de 4 à 8 fois le courant nominal).
Le démarrage est brusque (la vitesse nominal est atteinte en 1 à 2 secondes).

Utilisation de ce procédé

Il est employé pour les moteurs de petites puissances raccordés sur des réseaux qui
admettent le courant de démarrage.

Démarrage semi-automatique

Commande de deux endroits différents d’un moteur possédant un seul sens de rotation.

Schéma fonctionnel de l’ensemble

Figure IX 23 Démarrage direct, semi-automatique par discontacteur, d’un seul sens de


rotation.

OFPPT / DRIF 64
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travaux pratiques

Schéma développé rangé des circuits de commande et de puissance.

Figure IX.24 Schéma développé rangé des circuits de commande et de puissance.

Fonctionnement
Une action sur les boutons poussoirs S1 ou S3 excite la bobine K1M qui s’auto alimente
et démarre le moteur.
Une action sur les boutons poussoirs S2 ou S4 ou un fonctionnement du relais
magnétothermique désexcite la bobine K1M. Ses contacts de puissance s’étant ouverts,
le moteur s’arrête.

IX.3.2 - Démarrage étoile triangle

Ce démarrage consiste à changer le couplage des enroulements du stator pour limiter


l’appel de courant.
Le démarrage du moteur s’effectue en deux temps :
- 1er temps : chaque enroulement du stator est alimenté sous une ten,sion réduite
(couplage étoile).
- 2ème : chaque enroulement du stator est alimenté sous sa tension nominale (couplage
tringle).

Conditions technologiques

- Le moteur asynchrone triphasé est du type rotor en court-circuit ou rotor à cage


d’écureuil.
- Chaque enroulement du stator doit supporter, en fonctionnement normal, la tension
entre phases de la source d’alimentation.

OFPPT / DRIF 65
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Exemple :
Moteur 380/660 V pour un réseau 220/380V et moteur 220/380V pour un réseau
110/220V.

Avantage de ce procédé

L’installation ne met pas en œuvre beaucoup de matériel.


Le courant de démarrage est assez faible (de l’ordre de 1,5 à 3 fois le courant nominal).

Inconvénients de ce procédé

- Le couple au démarrage est très faible (de l’ordre de 0,2 à 0,5 fois le couple
nominal) ce qui n’admet aucune charge importante lors de la mise en route du
moteur.
- La nécessité de couper l’alimentation du moteur lors du changement de couplage
entraîne des phénomènes transitoires perturbateurs.
- Le couplage des enroulements du stator en triangle est imposé en marche normale.
- Le démarrage est assez long (de l’ordre de 3 à 6 secondes).

Utilisation de ce procédé
Il est employé pour des moteurs qui n’entraînent pas leur charge au démarrage ;
exemple : machines-outils.

Démarrage semi-automatique étoile triangle d’un moteur à un seul sens de rotation;


commande par discontacteur.

Schéma développé du circuit de puissance en multifilaire

FigureIX.25 Schéma développé du circuit de puissance en multifilaire

OFPPT / DRIF 66
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travaux pratiques

Schéma développé du circuit de commande

Figure IX.26 Schéma développé du circuit de commande

Légende :
Q1 : fusible sectionneur K1M : discontacteur principal
F1 : relais magné-thermique K2Q : contacteur étoile
S1 : bouton poussoir marche K3Q : contacteur triangle
S2 : bouton poussoir arrêt M : moteur asynchrone triphasé

Fonctionnement du montage

Une action sur le bouton poussoir S1 excite la bobine K1M qui :


- S’auto alimente
- Excite la bobine K2Q (couplage étoile)
- Alimente le moteur ; celui-ci démarre en couplage étoile.

Cinq secondes après, les contacts temporisés du discontacteur K1M changent d’état ce
qui provoque :
- La désexcitation de la bobine K2Q
- L’excitation de la bobine K3Q
le moteur passe en couplage triangle; son démarrage est alors terminé.

Un fonctionnement du relais magnéto-thermique (F1) ou une action sur le bouton


poussoir arrêt coupe l’alimentation de toutes les bobines ce qui arrête le moteur.

Remarque

Il faut verrouiller mécaniquement et électriquement les contacteurs K2Q et K3Q pour


éviter les courts-circuits entre les phases du circuit de puissance.

IX.3.3 - Démarrage par élimination de résistances statoriques

Ce démarrage s’effectue en deux temps minimum.


- 1er temps : les enroulements du stator sont alimentés à travers des résistances (donc
sous tension réduite).

OFPPT / DRIF 67
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travaux pratiques

- 2ème temps : les enroulements du stator sont alimentés directement sous leur tension
nominale.

Remarque

La suppression des résistances peut s’exécuter en plusieurs fois ce qui ajoute autant de
temps supplémentaire au démarrage du moteur.

Conditions technologiques

Le moteur asynchrone triphasé doit être du type rotor en court-circuit ou rotor à cage
d’écureuil.

Avantages de ce procédé

- En augmentant le nombre de temps de démarrage, il est possible de régler toutes les


valeurs caractéristiques telles que courants et couple au démarrage.
- Il n’y a aucune coupure d’alimentation du moteur pendant le démarrage.
- L’utilisateur a le choix de coupler les enroulements du stator en étoile ou en triangle.

Inconvénient de ce procédé

- Le courant de démarrage est important dans le cas d’un démarrage en deux temps
(de l’ordre de 4 à 5 fois le courant nominal).
- Le couple au démarrage est en moyen (de l’ordre de 0,6 à 0,8 fois le couple
nominal).
- Le temps de démarrage est assez long (de l’ordre de 6 à 10 secondes)

Utilisation de ce procédé

Il est employé pour des machines à forte inertie qui ne démarrent pas avec leur charge
maximale.
Exemple : ventilateurs, pompes, turbines, broyeurs.

Démarrage semi-automatique

Exemple

Démarrage par élimination de résistances statoriques, d’un moteur asynchrone triphasé


à un seul sens de rotation.

Schéma fonctionnel de l’ensemble

Figure IX.27 Schéma fonctionnel de l’ensemble ( démarrage statorique)

OFPPT / DRIF 68
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Démarrage semi-automatique en trois par élimination de résistances d’un moteur


asynchrone triphasé à un seul sens de rotation.

Schéma développé du circuit de puissance

Figure IX.28 Schéma développé du circuit de puissance

Schéma développé du circuit de commande

Figure IX.29 Schéma développé du circuit de commande

Légende :
Q1 : fusible sectionneur*
F1 : relais magnéto-thermique
S1 : bouton poussoir marche
S2 : bouton poussoir arrêt
K1M : discontacteur principal
K2Q : contacteur 2e temps
K3Q : contacteur 3e temps
R1, R2 : résistance triphasée
M : moteur asynchrone Fonctionnement du montage
Une impulsion sur le bouton poussoir S1 excite la bobine K1M qui :
- S’auto alimente

OFPPT / DRIF 69
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travaux pratiques

- Met sous tension le moteur à travers deux jeux de résistances triphasées. Au bout de
4 secondes, le contact temporisé de K1M se ferme et excite la bobine K2Q ;
Celle-ci ferme ses contacts de puissance qui court-circuitent la résistance
triphasée R1 (2e temps).
Après 4 secondes, le contact temporisé de K2Q se ferme et excite la bobine K3Q ; Ses
contacts de puissance changent d’état et court-circuitent la résistance triphasée R2
(3e temps).
Le moteur est alors alimenté sous sa tension nominale et le démarrage est terminé.
Une action sur le bouton poussoir arrêt (S2) ou un fonctionnement du relais magnéto-
thermique coupe l’alimentation de toutes les bobines ; le moteur s’arrête.
Note : Les contacteurs possèdent des contacts temporisés.

IX.3.4 - Démarrage par autotransformateur

Généralité

Ce démarrage qui consiste à utiliser un autotransformateur s’exécute en trois temps :


- 1er temps : le moteur est alimenté sous une tension très réduite délivrée par
l’autotransformateur.
- 2eme temps : le moteur est alimenté sous une tension réduite à travers une partie des
enroulement de l’autotransformateur
eme
- 3 temps : le moteur est alimenté sous sa tension nominale.

Conditions technologiques

Le moteur asynchrone doit être du type rotor en court-circuit ou rotor à cage


d’écureuil.
Avantages de ce procédé

- Le courant de démarrage est assez faible (de l’ordre de 2 à 4 fois le courant


nominal).
- Il est possible de faire varier les valeurs caractéristiques telles que couple et courant
au démarrage en modifiant le rapport de transformation de l’autotransformateur.
- Il n’y a pas de coupure d’alimentation pendant le démarrage. Le choix du couplage
des enroulements stator est possible.
Inconvénient de ce procédé

- Le couple au démarrage est moyen (de l’ordre de 0,4 à 0,8 fois le couple nominal).
- Le prix de revient de l’autotransformateur est élevé.
- Le temps de démarrage est assez long (de l’ordre de 7 à 10 secondes).

Utilisation de ce procédé
Ce démarrage est employé sur des machines de fortes puissances et à forte inertie
(exemple : pompes centrifuges).
Démarrage semi-automatique
Exemple :
Démarrage semi-automatique en trois temps par autotransformateur d’un moteur
asynchrone triphasé à un seul sens de rotation.

OFPPT / DRIF 70
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travaux pratiques

Schéma fonctionnel de l’ensemble

Figure IX.30 Schéma fonctionnel de l’ensemble

Schéma développé du circuit de commande

Figure IX.31 Schéma développé du circuit de commande

Légende :

Q1 : fusible sectionneur
F1 : relais magnéto-thermique
S1 : bouton poussoir marche
S2 : bouton poussoir arrêt
K1M : discontacteur principal
K2M : contacteur autotransformateur
K3M : contacteur 3e temps
K4M : contacteur étoile
T1 : Autotransformateur
M : moteur asynchrone triphasé

OFPPT / DRIF 71
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travaux pratiques

Schéma développé du circuit de puissance

Figure IX.32 schéma développé du circuit de puissance

Fonctionnement de l’ensemble

Une action sur le bouton poussoir S1 excite la32obine K1M qui :


- S’auto alimente.
- Excite les bobines K4Q et K2M
- Alimente le moteur à travers l’autotransformateur couplé en étoile.
Au bout de quatre secondes, le contact temporisé de K2M s’ouvre et désexcité la
bobine K4Q ; le moteur est alimenté à travers une partie des enroulements de
l’autotransformateur. Après quatre secondes le discontacteur K1M ferme son contact
temporisé ce qui provoque l’excitation de la bobine K3M et la désexcitation de K2M ;
le moteur est alors alimenté sous sa tension nominale.
Une action sur le bouton poussoir arrêt ou un fonctionnement du relais magnéto-
thermique coupe l’alimentation du circuit de commande ; le moteur s’arrête.

Remarque

Les contacteurs K3M et K4Q doivent être verrouillés mécaniquement et


électriquement pour éviter les courts-circuits entre phases.
Note : Les contacteurs possèdent des contacts temporisés.

IX.3.5 - Démarrage par élimination de résistances rotoriques

Ce démarrage qui consiste à alimenter directement les enroulements du stator sous leur
tension nominale et à coupler les enroulements du rotor en étoile, s’exécute de
plusieurs temps :
- 1er temps : On limite le courant dans les enroulements du rotor en insérant dans ce
circuit des résistances.
- 2eme temps : On diminue la résistance du circuit rotor en éliminant une partie des
résistances.
- dernier temps : On supprime toutes les résistances rotoriques ce qui nous donne un
rotor en court-circuit (couplage étoile).

OFPPT / DRIF 72
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travaux pratiques

Remarque

La suppression des résistances peut s’exécuter en plusieurs fois ce qui ajoute, autant de
temps supplémentaires, au démarrage du moteur.

Conditions technologiques

Le moteur asynchrone triphasé doit être du type rotor bobiné avec les sorties reliées à
des bagues.

Avantages de ce procédé

- En augmentant le nombre de temps de démarrage, il est possible de régler les valeurs


caractéristiques telles que courant et couple au démarrage.
- Le courant de démarrage est faible ( de l’ordre de 2 à 2,5 fois le courant nominal).
- Le couple au démarrage est important (de l’ordre de 1 à 2,5 fois le couple nominal).
- Il n’y a pas de coupure d’alimentation pendant le démarrage.
- Le choix du couplage en étoile ou tringle des enroulements du stator est possible.

Inconvénient de ce procédé

- Le moteur a un prix de revient élevé (rotor bobiné avec sorties reliées à l’extérieur).
- Le temps de démarrage est assez long (de l’ordre de 3 à 10 secondes.

Utilisations de ce procédé

Il est employé pour des machines démarrant en charge ou à forte inertie.

OFPPT / DRIF 73
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travaux pratiques

Démarrage semi-automatique

Exemple :

Démarrage en trois temps d’un moteur asynchrone triphasé à rotor bobiné avec un seul
sens de rotation.

Schéma fonctionnel de l’ensemble

Figure IX.33 Schéma fonctionnel de l’ensemble

Schéma développé du circuit de commande

Figure IX.34 Schéma développé du circuit de commande

Schéma développé un circuit de puissance en multifilaire

Figure IX.35 Schéma développé un circuit de puissance en multifilaire

OFPPT / DRIF 74
Résumé de théorie et guide de Module 17 - Installation de Moteurs C A à Commandes Manuelles
travaux pratiques

Légende :
Q1 : fusible sectionneur
F1 : relais magnéto-thermique
S1 : bouton poussoir marche
S2 : bouton poussoir arrêt
K1M : discontacteur principal
K2M : contacteur 2e temps
K3M : contacteur 3e temps
R1 : résistance triphasée
R2 : résistance triphasée
M : moteur asynchrone triphasé

Fonctionnement

Une action sur le bouton poussoir S1 excite la bobine K1M qui :


- S’auto alimente
- Alimente le moteur qui démarre avec l’insertion des deux résistances triphasée dans
son circuit rotor.

Au bout de trois secondes, le contact temporisé K1M se ferme et excite la bobine du


contacteur K2Q ce qui provoque le shuntage de la résistance triphasée R1 (2eme temps).

Après trois secondes, le contact temporisé de K2Q se ferme ce qui entraîne l’excitation
de la bobine K3Q ; cela provoque :
- le shuntage de la résistance triphasée R2 (3 eme temps).
- la désexcitation de la bobine K3M.

Le démarrage est terminé ; le moteur tourne à sa vitesse nominale avec son rotor en
court-circuit.

Une action sur le bouton poussoir S2 ou un fonctionnement du relais magnéto-thermique


coupe l’alimentation du circuit de commande et le moteur s’arrête

OFPPT / DRIF 75
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travaux pratiques

X - Les mesures de protection individuelle applicables à l’installation des


moteurs à c a

L’intervenant sur les systèmes industriels doit prendre les mesures préventives nécessaires à
fin de réduire les risques d’électrisation, d’accidents et d’incendies et de se protéger contre
l’imprévisible.
Parmi les mesures de protection, on trouve :

La protection individuelle
Lorsqu’on remarque une anomalie dans l’installation ou le matériel, l’intervenant doit
mettre hors-tension l’installation et doit disposer d’un voltmètre lui permettant de
s’assurer de l’absence de tension et des moyens de mise en court-circuit et à la terre des
conducteurs et pièces nues après mise hors tension :

♦ La mise hors tension d’une installation ou d’un matériel doit être signalée
par une pancarte accrochée sur le dispositif de coupure, suivie d’un cadenasse en
position d’ouverture du sectionneur (condamnation) et un enlèvement des fusibles.
♦ Chaque intervenant doit posséder son propre cadenas avec clé personnelle.

Pour les travaux sous tension :


Les travaux sous tension ne peuvent être qu’exceptionnels et ne doivent être entrepris que
par du personnel habilité et instruit des mesures à prendre.

XI – Installation de moteurs à C A et de leurs commandes :

XI.1 - Planification d’une installation :

Pour planifier une installation on doit être capable de :


- Consulter les directives et le devis.
- Consulter le plan de l’installation.
- Déterminer les caractéristiques de l’installation (tension monophasé, triphasé, etc
…).
- Consulter les normes (section des conducteurs, les circuits de protection).
- Choisir le matériel, l’équipement et l’outillage nécessaire.
- Rédiger un rapport de planification contenant la liste du matériel, l’outillage et
l’équipement nécessaires.

XI.2 - Préparation de l’équipement, l’outillage et le matériel :

La procédure à suivre est la suivante.


• La communication adéquate pour l’organisation de la manutention.
• La vérification de l’outillage :
- L’état des cordons d’alimentation des outils électriques.
- L’état général de fonctionnement.
- L’état des piles des instruments.
• L’entretien des outils manuels :
- L’aiguisage.
- Changement de lames.

OFPPT / DRIF 76
Résumé de théorie et guide de Module 17 - Installation de Moteurs C A à Commandes Manuelles
travaux pratiques

- Lubrification.
• Préparation de l’équipement de l’outillage et du matériel :
- Assemblage des accessoires .aux outils
- Installation des extensions de câblage pour alimenter les outils électriques.
- Installation des échafaudages escabeaux ou échelles selon les besoins.

• Manutention sécuritaire du Matériel de l’équipement et de l’outillage.

XI.3 – Fixation de cabinet de commande et les boites :

La technique de fixation devrait comportes les points suivants :


- Localisation et positionnement de la prise
- Travaux préparatoires selon le cas :
• Mesure.
• Perçage.
• Pose d’ancrage.
• Installation de supports.
- Choix des organes et des accessoires d’assemblage.
- Fixation solide de la pièce.
La procédure de la fixation doit comporter les étapes suivant :
- Consultation des directives et du plan.
- Manutention sécuritaire du matériel de l’équipement et de l’outillage.
- Utilisation appropriée et sécuritaire des outils
- Technique de la fixation appropriée.
- Utilisation de la qualité suffisante d’organes d’assemblage pour assurer la solidité de
la fixation.
- Travail soigné, pré cis et sécuritaire

XI.4 – Fixation des dispositifs et raccordement électrique des commandes :

XI.4.1 - Les techniques de fixation des dispositifs :

Ces techniques devraient comporter les points suivants :

- Localisation et positionnement adéquat du dispositif.


- Choix judicieux des organes d’assemblage.
- Travaux minutieux de mesure, de perçage et de finition selon le cas :

XI.4.2 - Les techniques de raccordement :

Ces techniques doivent comporter les points suivants :


- Disposition adéquate des conducteurs de mise à la terre et raccord solide des boîtiers
- Dégainage d’un conducteurs selon la méthode.
- Positionnement du conducteur pour faire un câblage uniforme et régulier.

OFPPT / DRIF 77
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travaux pratiques

XI.4.3 - Les étapes importantes de la procédure de fixation et du raccordement :

- Consultation des directives du plan et du devis.


- Utilisation appropriée et sécuritaire des outils.
- Techniques appropriées de raccordement et de fixation des dispositifs.
- Travail soigné, précis et sécuritaire.
- La vérification du travail.

XII – Vérification de fonctionnement d’un moteur à C A :

XII.1 - La mise sous tentions :

Avant de mettre sous tension le moteur il faut s’assurer que :

- Le moteur n’est pas bloqué mécaniquement et que son fonctionnement est sans
danger.
- S’assurer que la tension du secteur est de même sorte et même valeur que la tension
de fonctionnement de moteur.
- S’assurer que le circuit comporte des fusible de valeur appropriée.

XII.2 - Comment diagnostiquer un problème de fonctionnement :

La conduite d’un diagnostic nécessite un grand nombre d’informations saisies :


Auprès des utilisateurs du système
Dans les documents des constructeurs
Dans les documents du service technique
Dans les documents des méthodes maintenance
• Méthode générale de diagnostic :
- Inventaire des hypothèses

À partir de la défaillance de la machine dont :


Le mode de défaillance a été défini
Et l’élément par lequel la défaillance se manifeste a été localisé.
Le diagnostic doit identifier les causes probables de la défaillance.
La première démarche du diagnostic est d’envisager un certain nombre d’hypothèses
qui sont autant de causes possibles.
L’efficacité du diagnostic doit conduire à hiérarchiser les hypothèses par rapport à
deux grands critères :
• Leur probabilité de se révéler vraies ;
• La facilité de leur vérification.

OFPPT / DRIF 78
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travaux pratiques

- Vérification des hypothèses retenues :


En les prenant dans l’ordre de leur classement, chaque hypothèse doit être vérifiée
suivant la méthode générale de la figure
L’enchaînement de ces vérifications jusqu’à la constatation d’un essai bon est
représentatif de la méthode de diagnostic.

Enoncé du mode de
défaillance

Test de
vérification de Formulation Oui
la première du test
hypothèse

Action corrective

Mauvais
Essai

Bon

Vers test de vérification de la


Fin
deuxième hypothèse

Figure : la méthode générale de diagnostic

OFPPT / DRIF 79
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- Pannes éventuelles des machines électriques à C A et leurs causes possibles :

Le stagiaire doit connaître très bien les manifestations extérieures et les procédés de
vérifications des différents dérangements et défauts survenants aux machines électriques
tournantes.
Une liste succincte des pannes la plus éventuelle des machines électriques à C A, et
leurs causes possibles est donnée dans le tableau 1.

Tableau 1. Pannes éventuelles des machines électriques à C A et leurs causes possibles


Défauts Causes possibles
Moteurs à rotor en court-circuit
Le moteur ne tourne pas à la vitesse de Attraction unilatérale du rotor à la suite
rotation nominale et bourdonne. d’usure des roulements, de gauchissement des
flasques ou de flambage de l’arbre.
Le moteur bourdonne, le rotor tourne Rupture d’une ou de plusieurs barres du rotor.
lentement, l’intensité sur toutes les trois Faux couplage du fil d’entrée et du fil de sortie
phases est différente et même en marche à d’une phase de l’enroulement statorique (une
vide dépasse l’intensité nominale. phase est intervertie).
Le rotor ne tourne pas ou tourne lentement, le Coupure d’une phase d’enroulement
moteur s’échauffe et produit un fort bruit. statorique.
Le moteur s’échauffe en charge nominale. Court-circuit entre spires d’enroulement
statorique.
Mauvais ventilation à la suite de bouchage des
canaux de ventilation.
Trop basse résistance d’isolement de Enroulement trop humide ou encrassé.
l’enroulement statorique. Enroulement trop vieux ou endommagé.
Vibrations du moteur en marche et après le Déréglage de l’alignement des arbres.
débranchement à une vitesse de rotation Déséquilibrage du rotor, du demi-manchon ou
voisinant la vitesse nominale.
de la poulie.
Fortes vibrations du moteur en marche qui Court-circuit de l’enroulement statorique.
cessent après le débranchement du moteur, le
moteur produit un fort bruit, l’intensité sur
les phases n’est pas la même, une partie de
l’enroulement statorique s’échauffe très vite.

Moteurs à rotor bobiné

Le moteur ne tourne pas à la vitesse Attraction unilatérale du rotor à la suite


nominale. d’usure des roulements, de gauchissement des
flasques, de flambage de l’arbre.
Défaut de contact sur deux ou trois phases du
rhéostat de démarrage.
Défaut de continuité entre le rhéostat de
démarrage et l’enroulement rotorique.

La vitesse de rotation du moteur croît très Une partie d’enroulement rotorique est à la
lentement. masse du moteur mis à la terre.

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travaux pratiques

Le rotor s’échauffe fortement même à un Défaut d’isolement entre les bagues


faible charge. d’alimentation et l’arbre du rotor.
La vitesse de rotation du moteur en charge Défaut des soudures de connexion de
est réduite, le moteur produit un bruit, le l’enroulement rotorique, défaut de contact
courant du stator fait des pulsations. entre l’enroulement et les bagues
d’alimentation ou rupture de fils de connexion.
Un fort bruit étincellement entre les balais et Balais mal rodés ou encrassés.
les bagues. Balais coincés dans les porte-balais.
Pression insuffisante des balais sur les bagues
d’alimentation.
Défaut de continuité dans le circuit des balais.
Les surfaces des bagues d’alimentation des Interaction électrochimique entre balais et
moteurs stockés sont piquées. bagues dans un milieu humide, ainsi qu’entre
les matériaux de balais et de bagues formant
un couple électrolytique.

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travaux pratiques

Module 17 : Installation de Moteurs C A


à Commandes Manuelles
GUIDE DES TRAVAUX PRATIQUES

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travaux pratiques

I/ TP 1 : Interprétation d’un plan électrique.


I.1. Objectif visé :

- Interprétation des symboles de composants sur le plan.

I.2. Durée du TP :

3 Heures.

I.3. Matériel (Équipement et matière d’œuvre) par équipe :

- Un plan électrique.

I.4. Description du TP :

On met à la disposition du stagiaire le plan suivant, le stagiaire doit l’interpréter et


reconnaître les symboles des composants.

I.5. Déroulement du TP :

Sur le plan suivant : reconnaître les Symboles des composants.

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travaux pratiques

Figure : Équipement à deux vitesses avec un moteur triphasé à cage à deux enroulements
séparés

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travaux pratiques

II/ TP 2 : Planifier l’installation et préparer l’équipement, l’outillage et le


matériel.
II.1. Objectifs visés :

- Planification de l’installation en consultant le plan de l’installation.


- Préparation de l’outillage.
- Préparation de l’équipement et du matériel.

II.2. Durée du TP :

8 Heures.

II.3. Matériel (Équipement et matière d’œuvre) par équipe :

Équipement :

- Moteur asynchrone triphasé.


- Contacteurs
- Relais thermique.
- BP Marche – BP Arrêt. Etc

II.4. Description du TP :

Suivant l’installation donnée, le stagiaire :


- Doit planifier cette installation.
- Doit préparer l’équipement, le matériel et l’outillage nécessaire.

II.5. Déroulement du TP :

Pour l’installation suivante, vous devez :


- La planifier,
- Préparer l’équipement, le matériel et l’outillage nécessaire à sa réalisation.

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travaux pratiques

Schéma développé du circuit de puissance en multifilaire

Figure 1 Démarrage étoile-triangle:circuit de puissance

Schéma développé du circuit de commande

Figure 2 Démarrage étoile-triangle : circuit de commande

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III/ TP 3

- Fixation du cabinet de commande et les boîtes.


- Fixation des dispositifs et raccordement électriques.

III.1. Objectifs visés :

- Fixer les cabinets de commande et les boîtes.


- Raccorder et fixer les dispositifs.

III.2. Durée du TP :

8 Heures.

III.3. Matériel (Équipement et matière d’œuvre) par équipe :

Équipement :

- Sectionner – fusibles.
- contacteurs.
- Relais thermique.
- Moteur asynchrone triphasé.

III.4. Description du TP :

En consultant les schémas de commande et de puissance suivants.


Le stagiaire doit :
- Fixer les cabinets de commande.
- Effectuer le raccordement électrique.

III.5. Déroulement du TP :

Fonctionnement du montage.

Une action sur le bouton poussoir S 1 excite la bobine K1M qui :


- S’auto alimente.
- Excite la bobine K2Q (couplage étoile).
- Alimente le moteur ; celui-ci démarre en couplage étoile.

Cinq secondes après, les contacts temporisés du discontacteur K1M changent d’état ce qui
provoque :
- La désexcitation de la bobine K2Q.
- L’excitation de la bobine K3Q.
Le moteur passe en couplage triangle ; son démarrage est alors terminé.
Un fonctionnement du relais magnétothermique (F 1) ou une action sur le bouton poussoir
arrêt coupe l’alimentation de toutes les bobines ce qui arrête le moteur.

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travaux pratiques

Schéma développé du circuit de puissance en multifilaire

Figure 1 Démarrage étoile-triangle:circuit de puissance

Schéma développé du circuit de commande

Figure 2 Démarrage étoile-triangle : circuit de commande

Légende :

Q1 : fusible sectionneur. K1M : discontacteur principal.


F1 : relais magné thermique. K2Q : contacteur étoile.
S1 : bouton poussoir marche. K3Q : contacteur triangle.
S2 : bouton poussoir arrêt. M : moteur asynchrone triphasé.

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IV/ TP 4 :Vérifier le fonctionnement d’un moteur asynchrone triphasé.


IV.1. Objectifs visés :

- Essayer un moteur asynchrone triphasé.


- Vérifier son fonctionnement.

IV.2. Durée du TP :

8 Heures.

IV.3. Matériel (Équipement et matière d’œuvre) par équipe :

a) Équipement :

- Sectionneur – fusible.
- 3contacteurs.
- résistances.
- Relais thermique.
- Moteur asynchrone triphasé..

IV.4. Description du TP:


C’est un démarrage par élimination de résistances statoriques.

IV.5. Déroulement du TP :

Schéma fonctionnel de l’ensemble

Figure 1 Démarrage semi-automatique en trois temps par élimination de résistances


statoriques d’un moteur asynchrone triphasé à un seul sens de rotation.

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Schéma développé du circuit de puissance

Figure 2 Démarrage statorique : circuit de puissance

Schéma développé du circuit de commande

Figure 3 Démarrage statorique : circuit de commande

Légende :
Q1 : fusible sectionneur
F1 : relais magnéto-thermique
S1 : bouton poussoir marche
S2 : bouton poussoir arrêt
K1M : discontacteur principal
K2Q : contacteur 2e temps
K3Q : contacteur 3e temps
R1, R2 : résistance triphasée
M : moteur asynchrone Fonctionnement du montage

Une impulsion sur le bouton poussoir S1 excite la bobine K1M qui :


- S’auto alimente
- Met sous tension le moteur à travers deux jeux de résistances triphasées. Au bout de
4 secondes, le contact temporisé de K1M se ferme et excite la bobine K2Q ;
Celle-ci ferme ses contacts de puissance qui court-circuitent la résistance
triphasée R1 (2e temps).

OFPPT / DRIF 90
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Après 4 secondes, le contact temporisé de K2Q se ferme et excite la bobine K3Q ; Ses
contacts de puissance changent d’état et court-circuitent la résistance triphasée R2 (3e
temps).
Le moteur est alors alimenté sous sa tension nominale et le démarrage est terminé.
Une action sur le bouton poussoir arrêt (S2) ou un fonctionnement du relais magnéto-
thermique coupe l’alimentation de toutes les bobines ; le moteur s’arrête.
Note : Les contacteurs possèdent des contacts temporisés.

OFPPT / DRIF 91
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travaux pratiques

Évaluation de fin de module :

Durée : 8 Heures

Vous êtes chargé de réaliser sur panneau en bois ou sur platine perforée le montage du démarrage
par élimination des résistances statoriques à 3 temps d’un moteur asynchrone triphasé à cage ,
sous conduit MRB et câble PVG ou PVFVG

Protection:

La protection du moteur est assurée par un relais thermique

Signalisation :

-Une lampeH1 signale la marche du moteur.


-Une lampe H2 signale l’arrêt du moteur.
-En cas de défaut une sonnerie retentit.

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LISTE BIBLIOGRAPHIQUE

Liste des références bibliographiques

Ouvrage Auteur Edition


Equipements et [Link] Delagrave
installations [Link]
électriques [Link]
Mémotech [Link] EL éducative
Equipements et [Link]
installations [Link]
électriques
Le schéma Hubert Largeraud Eyrolles
électrique
L’électrotechnique [Link] Delagrave
Ses mesures et [Link]
essais PBoye
A
Le schéma en Pierre Boye Delagrave
électrotechnique André Bianciotto
Technologie [Link] EL éducative
d’électrotechnique [Link]
[Link]
Cours de schémas André SIMON Eyrolles
d’électricité
TOME 1
Schémas JEAN BARRY Eyrolles
d’électricité

OFPPT / DRIF 94

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