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L'oeuvre Du Saint-Esprit

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2

R.A. TORREY

LA PERSONNE DU SAINT-ESPRIT - R.A. TORREY


Mis à jour : 17 nov. 2020

Qui est le Saint Esprit?


Le Saint Esprit est une personne divine, digne de recevoir notre adoration, notre
foi et notre amour.

C’est un être personnel, infiniment sage, infiniment saint, infiniment tendre, qui
doit s’emparer de nous et nous employer. Il est un ami toujours tendre, une
ressource toujours présente.

Il nous conduit à l’humiliation, à l’effacement du « moi » et au renoncement

Sa mission
Il console, Il rend témoignage

Jean 15:26 Quand sera venu le consolateur, que je vous enverrai de la part du
Père, l’Esprit de vérité, qui vient du Père, il rendra témoignage de moi ;

Il enseigne la Vérité, Il annonce ce qui va venir

Jean 16:13 Quand le consolateur sera venu, l’Esprit de vérité, il vous conduira
dans toute la vérité ; car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu’il
aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir.

Il convainc le monde de péché, de justice et du jugement qui va venir

Jean 16:8 Et quand il sera venu, il convaincra le monde en ce qui concerne le


péché, la justice, et le jugement:

Il glorifie Jésus

Jean 16:14 Il me glorifiera, parce qu’il prendra de ce qui est à moi, et vous
l’annoncera.
3

Il distribue comme il veut

1 Corinthiens 12:11 Un seul et même Esprit opère toutes ces choses, les
distribuant à chacun en particulier comme il veut.

Il intercède pour nous

Romains 8:26 De même aussi l’Esprit nous aide dans notre faiblesse, car nous
ne savons pas ce qu’il nous convient de demander dans nos prières. Mais
l’Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables ;

Il nous dirige

Actes 16:7 Arrivés près de la Mysie, ils se disposaient à entrer en Bithynie ;


mais l’Esprit de Jésus ne le leur permit pas.

Il nous commande ce que nous devons faire

Actes 13:2 Pendant qu’ils servaient le Seigneur dans leur ministère et qu’ils
jeûnaient, le Saint-Esprit dit : Mettez-moi à part Barnabas et Saul pour l’œuvre
à laquelle je les ai appelés.

Ses traits personnels


Il sonde tout, même les profondeurs de Dieu

1 Corinthiens 2:10 Dieu nous les a révélées par l’Esprit. Car l’Esprit sonde tout,
même les profondeurs de Dieu.

Il possède l’Amour

Romains 15:30 Je vous exhorte, frères, par notre Seigneur Jésus-Christ et par
l’amour de l’Esprit, à combattre avec moi, en adressant à Dieu des prières en ma
faveur,

Il possède l’intelligence et la bonté


4

Néhémie 9:20 Tu leur donnas ton bon esprit pour les rendre sages, tu ne refusas
point ta manne à leur bouche, et tu leur fournis de l’eau pour leur soif.

Il parle

Apocalypse 2:7 Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux
Eglises : A celui qui vaincra je donnerai à manger de l’arbre de vie, qui est dans
le paradis de Dieu.

Il soupire

Romains 8:26 De même aussi l’Esprit nous aide dans notre faiblesse, car nous
ne savons pas ce qu’il nous convient de demander dans nos prières. Mais
l’Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables ;

Il peut être attristé

Ephésiens 4:30 par lequel vous avez été scellés pour le jour de la rédemption.
N’attristez pas le Saint-Esprit de Dieu

Sa divinité
Il est éternel

Hébreux 9:14 combien plus le sang de Christ, qui, par un esprit éternel, s’est
offert lui-même sans tache à Dieu, purifiera-t-il votre conscience des œuvres
mortes, afin que vous serviez le Dieu vivant !

Il est omniprésent

Psaumes 139:7-8 Où irais-je loin de ton esprit, Et où fuirais-je loin de ta face ?


je monte aux cieux, tu y es ; Si je me couche au séjour des morts, t’y voilà.

Il est omnipotent

Luc 1:35 L’ange lui répondit : Le Saint-Esprit viendra sur toi, et la puissance du
Très-Haut te couvrira de son ombre. C’est pourquoi le saint enfant qui naîtra de
toi sera appelé Fils de Dieu.
5

Il est omniscient

1 Corinthiens 2:10 Dieu nous les a révélées par l’Esprit. Car l’Esprit sonde tout,
même les profondeurs de Dieu.

Il crée

Job 33:4 L’esprit de Dieu m’a créé, Et le souffle du Tout-Puissant m’anime.

Il donne la vie

Romains 8:11 Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts
habite en vous, celui qui a ressuscité Christ d’entre les morts rendra aussi la vie
à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous.

Il est l’auteur des prophéties

2 Pierre 1:21 car ce n’est pas par une volonté d’homme qu’une prophétie a
jamais été apportée, mais c’est poussés par le Saint-Esprit que des hommes ont
parlé de la part de Dieu.

La particularité entre le Saint Esprit, le Père et le Fils


Il vient sous une forme corporelle

Luc 3:22 et le Saint-Esprit descendit sur lui sous une forme corporelle, comme
une colombe. Et une voix fit entendre du ciel ces paroles : Tu es mon Fils bien-
aimé ; en toi j’ai mis toute mon affection.

Il a un nom bien distinct

Matthieu 28:19 Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au
nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit,

Il vient prendre la place de Jésus sur la Terre


6

Jean 16:7 Cependant je vous dis la vérité: il vous est avantageux que je m’en
aille, car si je ne m’en vais pas, le consolateur ne viendra pas vers vous ; mais,
si je m’en vais, je vous l’enverrai.

Il est répandu sur l’Eglise

Actes 2:33 Élevé par la droite de Dieu, il a reçu du Père le Saint-Esprit qui avait
été promis, et il l’a répandu, comme vous le voyez et l’entendez.

L’Esprit est assujetti au Père et au Fils


Il est envoyé par le Père et par le Fils

Jean 14:26 Mais le consolateur, l’Esprit-Saint, que le Père enverra en mon nom,
vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit.

Jean 15:26 Quand sera venu le consolateur, que je vous enverrai de la part du
Père, l’Esprit de vérité, qui vient du Père, il rendra témoignage de moi ;

Il est appelé « Esprit de Dieu » et « Esprit de Christ »

Actes 16:7 Arrivés près de la Mysie, ils se disposaient à entrer en Bithynie ;


mais l’Esprit de Jésus ne le leur permit pas.

Il ne parle pas de lui-même, mais de ce qu’il a entendu

Jean 16:13 Quand le consolateur sera venu, l’Esprit de vérité, il vous conduira
dans toute la vérité ; car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu’il
aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir.

Il glorifie Christ

Jean 16:14 Il me glorifiera, parce qu’il prendra de ce qui est à moi, et vous
l’annoncera.

Les Noms qui lui sont attribués


L’Esprit
7

Ce mot veut dire « souffle » ou « vent »

Jean 20:22 Après ces paroles, il souffla sur eux, et leur dit : Recevez le Saint-
Esprit.

Genèse 2:7 L’Eternel Dieu forma l’homme de la poussière de la terre, il souffla


dans ses narines un souffle de vie et l’homme devint un être vivant.

Jean 3:8 Le vent souffle où il veut, et tu en entends le bruit ; mais tu ne sais d’où
il vient, ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né de l’Esprit.

L’Esprit est le souffle extérieur de Dieu, son haleine vivifiante. Nous devrions
peut-être faire remarquer le fait que la respiration est en soi-même le principe
vital ; c’est pourquoi certains pensent que l’Esprit est l’essence même de Dieu

L’Esprit, comme le vent, est :

Souverain

Jean 3:8 Le vent souffle où il veut

Invisible

Jean 3:8 tu en entends le bruit ;

Insondable

Jean 3:8 tu ne sais d’où il vient, ni où il va.

Indispensable

Jean 3:5 Jésus répondit : En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît


d’eau et d’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu.

Vivifiant
8

Ezékiel 37:10 Je prophétisai, selon l’ordre qu’il m’avait donné. Et l’esprit entra
en eux, et ils reprirent vie, et ils se tinrent sur leurs pieds : c’était une armée
nombreuse, très nombreuse.

L’Esprit de Dieu

Les mêmes pensées essentielles que dans le nom précédent se retrouvent dans
celui-ci, mais l’accent est mis surtout sur son origine divine, son caractère et sa
puissance.

1 Corinthiens 3:16 Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que
l’Esprit de Dieu habite en vous ?

L’Esprit de l’Eternel

Esaïe 11:2 L’Esprit de l’Eternel reposera sur lui: Esprit de sagesse et


d’intelligence, Esprit de conseil et de force, Esprit de connaissance et de crainte
de l’Eternel.

L’Esprit du Dieu vivant

2 Corinthiens 3:3 Vous êtes manifestement une lettre de Christ, écrite, par notre
ministère, non avec de l’encre, mais avec l’Esprit du Dieu vivant, non sur des
tables de pierre, mais sur des tables de chair, sur les cœurs.

L’Esprit de Christ

Romains 8:9 Pour vous, vous ne vivez pas selon la chair, mais selon l’esprit, si
du moins l’Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de
Christ, il ne lui appartient pas.

L’Esprit de son Fils

Galates 4:6 Et parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé dans nos cœurs l’Esprit
de son Fils, lequel crie: Abba ! Père !

L’Esprit de Jésus Christ


9

Philippiens 1:19 Car je sais que cela tournera à mon salut, grâce à vos prières et
à l’assistance de l’Esprit de Jésus-Christ,

L’Esprit de Jésus

Actes 16:7 Arrivés près de la Mysie, ils se disposaient à entrer en Bithynie ;


mais l’Esprit de Jésus ne le leur permit pas.

Le Saint Esprit

Luc 11:13 Si donc, méchants comme vous l’êtes, vous savez donner de bonnes
choses à vos enfants, à combien plus forte raison le Père céleste donnera-t-il le
Saint-Esprit à ceux qui le lui demandent.

Ce nom résume le caractère moral essentiel de l’Esprit.

Il est Saint en lui-même. Il communique la Sainteté aux autres

1 Pierre 1:2 et qui sont élus selon la prescience de Dieu le Père, par la
sanctification de l’Esprit, afin qu’ils deviennent obéissants, et qu’ils participent
à l’aspersion du sang de Jésus-Christ

L’Esprit qui consume

Es 4:4 Quand le Seigneur aura lavé la souillure des filles de Sion, et enlevé le
sang du milieu de Jérusalem, par l’esprit de justice et par l’esprit qui consume.
(souffle de la destruction)

L’Esprit de Sainteté

Romains 1:4 et déclaré Fils de Dieu avec puissance, selon l’Esprit de sainteté,
par sa résurrection d’entre les morts, Jésus-Christ notre Seigneur,

Cette expression est encore plus forte que « le Saint Esprit » tout court

Le Saint Esprit de la Promesse


10

Ephésiens 1:13 En qui vous êtes aussi, ayant ouï la parole de la vérité, {qui est}
l’Evangile de votre salut, et auquel ayant cru vous avez été scellés du Saint-
Esprit de la promesse ;

Actes 2:33 Elevé par la droite de Dieu, il a reçu du Père le Saint-Esprit qui avait
été promis, et il l’a répandu, comme vous le voyez et l’entendez.

L’Esprit de Vérité

Jean 14:17 l’Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu’il ne le
voit point et ne le connaît point ; mais vous, vous le connaissez, car il demeure
avec vous, et il sera en vous.

Son essence même est la Vérité. Son œuvre est de communiquer la Vérité.
Toute Vérité a sa source en lui

L’Esprit de Vie

Romains 8:2 En effet, la loi de l’esprit de vie en Jésus-Christ m’a affranchi de la


loi du péché et de la mort.

Esprit de sagesse, d’intelligence, de conseil, de force, de connaissance et de


crainte de l’Eternel

Esaïe 11:2 L’Esprit de l’Eternel reposera sur lui: Esprit de sagesse et


d’intelligence, Esprit de conseil et de force, Esprit de connaissance et de crainte
de l’Eternel.

Huile de Joie

Hébreux 1:9 Tu as aimé la justice, et tu as haï l’iniquité ; C’est pourquoi, ô


Dieu, ton Dieu t’a oint D’une huile de joie au-dessus de tes égaux.

L’Esprit de la Grâce
11

Hébreux 10:29 de quel pire châtiment pensez-vous que sera jugé digne celui qui
aura foulé aux pieds le Fils de Dieu, qui aura tenu pour profane le sang de
l’alliance, par lequel il a été sanctifié, et qui aura outragé l’Esprit de la grâce ?

C’est l’œuvre du Saint Esprit d’administrer et d’appliquer la grâce de Dieu.

L’Esprit de Gloire

1 Pierre 4:14 Si vous êtes outragés pour le nom de Christ, vous êtes heureux,
parce que l’Esprit de gloire, l’Esprit de Dieu, repose sur vous.

L’Esprit nous communique la Gloire de Dieu.

L’Esprit Eternel

Hébreux 9:14 combien plus le sang de Christ, qui, par un esprit éternel, s’est
offert lui-même sans tache à Dieu, purifiera-t-il votre conscience des œuvres
mortes, afin que vous serviez le Dieu vivant !

Le Consolateur

Jean 14:26 Mais le consolateur, l’Esprit-Saint, que le Père enverra en mon nom,
vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit.

Le mot « consolateur » a une signification bien plus profonde que cela. Il veut
dire littéralement « quelqu’un qui est appelé aux côtés d’un autre », dans le sens
d’une personne toujours là pour prendre le parti d’une autre. C’est le même mot
qui a été traduit par « avocat » dans 1 Jean 2:1 Mes petits-enfants, je vous écris
ces choses, afin que vous ne péchiez point. Et si quelqu’un a péché, nous avons
un avocat auprès du Père, Jésus-Christ le juste.

Le Saint Esprit est donc quelqu’un qui est à nos côtés, toujours prêt à nous
défendre. IL est toujours à notre disposition pour nous secourir.

Son œuvre
Dans l’Univers
12

La création de l’Univers matériel et de l’homme s’est effectuée par l’action du


Saint Esprit

Job 33:4 L’esprit de Dieu m’a créé, Et le souffle du Tout-Puissant m’anime.

Genèse 1:2-3 La terre était informe et vide : il y avait des ténèbres à la surface
de l’abîme, et l’esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux. Dieu dit : Que la
lumière soit ! Et la lumière fut.

Le Père travaille par le moyen de sa Parole et de son Esprit.

Toutes les créatures vivantes sont maintenues et soutenues par l’action du Saint
Esprit

Psaumes 104:29 -30 Tu caches ta face : ils sont tremblants ; Tu leur retires le
souffle : ils expirent, Et retournent dans leur poussière. Tu envoies ton souffle :
ils sont créés, Et tu renouvelles la face de la terre.

Le développement de l’ordre actuel des choses, depuis le chaos primitif (où tout
était informe) s’est effectué par l’action du Saint Esprit

Genèse 2:7 L’Eternel Dieu forma l’homme de la poussière de la terre, il souffla


dans ses narines un souffle de vie et l’homme devint un être vivant.

Dans l’homme en général

Le Saint Esprit rend témoignage à la vérité qui concerne Jésus Christ

Jean 15:26 Quand sera venu le consolateur, que je vous enverrai de la part du
Père, l’Esprit de vérité, qui vient du Père, il rendra témoignage de moi ;

Jean 16:7 Cependant je vous dis la vérité: il vous est avantageux que je m’en
aille,

car si je ne m’en vais pas, le consolateur ne viendra pas vers vous ; mais, si je
m’en
13

vais, je vous l’enverrai. Et quand il sera venu, il convaincra le monde en ce qui

concerne le péché, la justice, et le jugement

L’Esprit travaille dans le monde, par le moyen des croyants auxquels il a été
envoyé.

Si nous sommes croyants, réalisons à quel point le monde dépend absolument


de

nous pour l’œuvre de grâce du Saint Esprit, combien nous devons veiller
davantage

sur nous-mêmes, afin que l’Esprit trouve en nous des canaux bien nettoyés !

Si le monde ne parvient que si lentement à la connaissance de Jésus, c’est à


cause de

L’infidélité de l’Eglise.

Jean 7:17 Si quelqu’un veut faire sa volonté, il connaîtra si ma doctrine est de


Dieu,

Ou si je parle de mon chef.

Si vous voulez que les hommes voient la Vérité, ne vous fiez pas vos propres
capacités de langage et de persuasion, mais livrez-vous au Saint Esprit,
recherchez son témoignage et veillez à ce que vos auditeurs se placent dans une
attitude où l’Esprit pourra témoigner. C’est là le remède à l’ignorance et au
scepticisme à l’égard de Christ.

Le Saint Esprit convainc le monde de péché, de justice et de jugement

Jean 16:8-11 Et quand il sera venu, il convaincra le monde en ce qui concerne le


péché, la justice, et le jugement: en ce qui concerne le péché, parce qu’ils ne
croient pas en moi ; la justice, parce que je vais au Père, et que vous ne me
verrez plus ; le jugement, parce que le prince de ce monde est jugé.
14

Notre devoir, à nous, est de prêcher la parole puis de laisser au Saint Esprit le
soin de produire la conviction. C’est, bien souvent, parce que nous essayons de
la produire nous-même, que nous n’avons pas de succès. N’oublions pas,
d’autre part, que c’est par notre intermédiaire que l’Esprit produit la conviction.

Dans le croyant

Le Saint Esprit produit la nouvelle naissance chez le croyant et le régénère.

Tite 3:5 il nous a sauvés, non à cause des œuvres de justice que nous aurions
faites, mais selon sa miséricorde, par le baptême de la régénération et le
renouvellement du Saint-Esprit,

La régénération est l’œuvre du Saint Esprit. La régénération est la


communication de la vie spirituelle à quelqu’un qui « était mort dans ses fautes
et ses péchés ». C’est le Saint Esprit qui communique cette vie.

Jean 6:63 C’est l’esprit qui vivifie ; la chair ne sert de rien. Les paroles que je
vous ai dites sont esprit et vie.

La parole de l’évangile est l’instrument que Dieu emploie pour la régénération


mais ce ne sont pas simplement les mots qui accompliront cette œuvre : c’es la
parole rendue vivante dans le cœur, par l’action du Saint Esprit. On peut
beaucoup prêcher, et des sermons très orthodoxes : on peut beaucoup étudier la
Parole, quoique superficiellement, mais tout cela ne régénérera personne, si le
Saint Esprit est absent. C’est lui et lui seul qui fait d’un homme une nouvelle
créature. Tout comme nous dépendons de l’œuvre de Christ pour notre
justification, de même nous dépendons d’une manière absolue, de l’œuvre du
Saint Esprit pour la régénération.

Le cœur humain est le terrain, le prédicateur est le semeur, la Parole de Dieu est
la semence, l’Esprit de Dieu fait germer cette semence et la nature divine est le
résultat ;

Le Saint Esprit demeure en quiconque appartient à Christ, il habite en chaque


enfant de Dieu. Dans quelques uns toutefois, il est relégué tout à l’arrière de
15

l’être intime et il ne lui est pas permis de prendre possession, comme il le


voudrait, de l’individu tout entier : esprit, âme et corps.

Le Saint Esprit affranchit chaque croyant en Jésus Christ, de la loi du péché et


de la mort

Romains 8:2 En effet, la loi de l’esprit de vie en Jésus-Christ m’a affranchi de la


loi du péché et de la mort.

Paul a découvert que cette loi « sainte, juste et bonne » n’est pas seule à habiter
en lui, et qu’une autre loi combat celle de son entendement. Et cette loi de péché
et de mort se manifeste en ce que « voulant faire le bien, il fait le mal » (Rom
7 :21) « J’ai la volonté, mais non le pouvoir de faire le bien » (7 :28). Il est dans
la situation misérable d’un homme qui approuve moralement la loi, mais que la
loi du péché et de la mort retient en servitude. Et cela, jusqu’à ce qu’il découvre
dans le Christ Jésus une nouvelle loi, « celle de l’Esprit de vie ». Cette loi
l’affranchit de celle du péché et de la mort en sorte que non seulement il peut «
vouloir », mais encore « faire », et la justice de la loi est accomplie en lui qui,
désormais, ne marche plus selon la chair, mais selon l’Esprit (Rom 8 :3).

C’est le Saint Esprit qui nous rend capable, car la chair, à l’inverse, ne nous
permet pas de faire ce qui est agréable au Seigneur « Elle ne le peut même pas »
(Rom 8:26-27).

Il y a beaucoup de chrétiens professant aujourd’hui, qui vivent dans l’état décrit


par Rom 7:9-24. Quelques-uns même vont jusqu’à prétendre que c’est la vie
chrétienne normale. Mais Paul nous dit nettement, au verset 9, que cet état
existait « quand le commandement vint ». Dans Rom 8 :9, il nous indique le
moyen de ne plus être dans la chair, mais dans l’Esprit «Vous n’êtes plus
animés par votre nature propre mais par l’Esprit, si du moins l’Esprit de Dieu
habite en vous ». Dans le 8ème chapitre aux Romains, nous avons la charte de
la vraie vie chrétienne, une vie réalisable et que Dieu attend de chacun de ses
enfants ; la vie dans laquelle intervient non seulement le commandement, mais
encore l’Esprit qui produit l’obéissance et la victoire. Une vie non pas dans la
chair mais dans l’Esprit, où nous ne voyons pas seulement la beauté de la loi,
mais où l’Esprit nos communique la puissance de l’observer. (Rom 8 :4). Nous
avons encore la « chair », mais nous ne vivons plus selon elle ; nous faisons «
16

mourir » par l’Esprit, les actions du corps (Rom 8 :13). Nous marchons selon
l’Esprit et n’accomplissons plus les désirs de la chair (Gal 5 :16). Nous avons «
crucifié la chair avec ses passions et ses convoitises » (Gal 5 :24). C’est ainsi
que nous avons le privilège, dans la puissance de l’Esprit, de remporter, chaque
jour, à chaque heure, une continuelle victoire sur la chair et le péché. Mais cette
victoire n’est pas en nous-mêmes, ni en notre propre force. Sans l’Esprit de
Dieu, nous serions impuissants ! La puissance de l’Esprit peut se manifester
dans une telle plénitude chez un croyant, qu’il ne sera plus même conscient de
la présence de la chair. Si nous essayons de faire un seul pas par nous-mêmes,
nous tombons. Nous de devons vivre et marcher selon l’Esprit, si nous voulons
avoir la victoire (gal 5 :16,25)

Le Saint Esprit fortifie le croyant par sa puissance, quant à l’homme intérieur

Ephésiens 3:16 afin qu’il vous donne, selon la richesse de sa gloire, d’être
puissamment fortifiés par son Esprit dans l’homme intérieur,

Le résultat de cet affermissement est indiqué dans les versets 17-19

L’œuvre du Saint Esprit se manifeste, non pas simplement en nous donnant la


victoire sur le péché, mais :

en ce que Christ demeure en nos cœurs (forte expression qui implique une
habitation permanente)

nous sommes fondés et enracinés dans l’amour

nous sommes fortifiés afin de pouvoir connaitre, avec tous les saints, la largeur,
la profondeur et la hauteur de l’amour de Christ, qui surpasse toute
connaissance.

Et tout cela aboutit à un état où nous serons :

remplis jusqu’à la plénitude de Dieu

Le Saint Esprit nous conduit dans une vie sainte, une vie de fils de Dieu, une vie
à la ressemblance de Dieu
17

Romains 8:14 car tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de
Dieu.

Le Saint Esprit ne nous donne pas seulement la capacité de vivre une vie sainte
et agréable à Dieu, il nous prend, pour ainsi dire, par la main et nous guide dans
ce chemin. Notre unique affaire à nous, et de nous livrer à lui pour qu’il nous
conduise et nous façonne. Ceux qui en sont arrivés là ne sont pas seulement de
la « race de Dieu » (Act 17 :28), non pas simplement les enfants de Dieu, nous
sommes « fils de Dieu ».

Le Saint Esprit rend témoignage, avec l’esprit du croyant, que celui-ci est enfant
de Dieu

Romains 8:16 L’Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous
sommes enfants de Dieu.

Paul ne dit pas que l’Esprit rend témoignage à notre esprit, mais avec lui ; «
ensemble avec notre esprit » est le sens exact de ces paroles. En un mot : il y en
a deux qui rendent témoignage à notre qualité de fils d’abord notre esprit, puis
le Saint-Esprit avec le nôtre.

Comment cela s’opère t-il ? Galates 4:6 Et parce que vous êtes fils, Dieu a
envoyé dans nos cœurs l’Esprit de son Fils, lequel crie: Abba ! Père !

Lorsque :

la loi de l’Esprit de vie qui est en Christ m’a affranchi de la loi du péché et de la
mort et que la justice de la loi est accomplie en moi ;

lorsque je ne marche plus selon la chair, mais selon l’Esprit et que je fais mourir
par l’Esprit, les actions du corps ;

lorsque je me laisse conduire par l’Esprit,


18

C’est alors et alors seulement, que je peux m’attendre à réaliser « pratiquement


» ma position de fils de Dieu et à en avoir l’indéniable assurance. Et cela par
l’Esprit qui rend témoignage avec mon esprit que je suis enfant de Dieu.

Le Saint Esprit produit, chez le croyant, des fruits et des qualités à la


ressemblance de Christ

Galates 5:22-23 Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la


patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance ; la loi
n’est pas contre ces choses.

Ces grâces ne sont pas appelées les fruits de l’Esprit, mais LE fruit.

Chaque mot mérite une étude attentive et une profonde méditation. « Amour »,
« joie », « paix », « patience », « douceur », « bonté », « foi », « bénignité », «
tempérance » (maitrise de soi).

N’est-ce pas après cette vie là, que nous soupirons : la vie de Christ ? Elle ne
nous est pas naturelle et nous ne pouvons l’atteindre par aucun effort de notre
nature charnelle. La vie qui nous est naturelle est dépeinte dans les versets 19 à
21 Galates 5:19-21 Or, les œuvres de la chair sont manifestes, ce sont
l’impudicité, l’impureté, la dissolution,…… l’envie, l’ivrognerie, les excès de
table, et les choses semblables. Je vous dis d’avance, comme je l’ai déjà dit, que
ceux qui commettent de telles choses n’hériteront point le royaume de Dieu.

Mais :

lorsque le Saint Esprit a la direction absolue et sans réserve de celui dans lequel
il habite ;

lorsque nous sommes amenés à reconnaitre la complète corruption de la chair et


que nous abandonnons tout espoir de jamais arriver à quoi que ce soit par elle ;

lorsque, en d’autres termes, nous sommes à bout de nous mêmes et avons enfin
remis au Saint Esprit l’œuvre à faire en nous ;
19

Alors et alors seulement, il produira son fruit, ses traits de caractères et de vie
sanctifiés.

Désirez-vous qu’il les produise en vous ?

Renoncez à tout effort personnel pour atteindre à la sainteté ;

laissez au Saint Esprit qui habite en vous, la direction absolue de votre être et il
produira son fruit glorieux.

Le Saint Esprit conduit le croyant dans toute la Vérité

Jean 16:13 Quand le consolateur sera venu, l’Esprit de vérité, il vous conduira
dans toute la vérité ; car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu’il
aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir.

Etre « enseigné de Dieu », est le privilège de chacun de nous. Chaque chrétien


est indépendant des maîtres humains « vous n’avez pas besoin qu’on vous
enseigne». Ceci, bien entendu, ne signifie pas que nous ne puissions rien
apprendre d’autres chrétiens enseignés du Saint Esprit. L’homme le plus
profondément enseigné de Dieu est justement celui qui sera le mieux disposé à
écouter ce que Dieu a enseigné à d’autres. La Parole est le terrain sur lequel
l’Esprit conduit ses élèves et l’instrument par lequel il les instruit. Mais si nous
pouvons beaucoup apprendre des hommes, nous ne sommes pas dépendants
d’eux. Nous avons un divin professeur : le Saint Esprit. Nous ne connaîtrons
jamais la vérité par un autre procédé. Aucun enseignement humain, si excellents
que soient nos maîtres, ne nous donnera une compréhension exacte de la vérité.
IL faut que le Saint Esprit nous enseigne, et il peut le faire pour chacun de nous.
Et, même ceux qui ne savent pas un mot de grec ou d’hébreu, mais qui sont
instruits par le Saint Esprit, comprendront mieux la pensée de Dieu que
l’helléniste ou l’hébraïsant qui n’a pas le Saint Esprit.

L’Esprit guide celui qu’il instruit, dans toute la vérité. Non pas en un jour, une
semaine ou une année, mais pas à pas. « Il vous annoncera les choses à venir ».
Bien des gens prétendent que nous ne pouvons rien savoir de l’avenir et que
toutes nos pensées à cet égard e sont que des hypothèses, mais quiconque est
enseigné du Saint Esprit en sait plus long que cela « Il me glorifiera, parce qu’il
20

prendra de ce qui est à moi et vous l’annoncera ». (il est question du Christ).
Voila le procédé du Saint Esprit vis-à-vis du croyant, comme vis-à-vis de
l’incrédule : leur révéler les choses de Christ et le glorifier.

Le Saint Esprit nous rappelle les paroles de Christ

Jean 14:26 Mais le consolateur, l’Esprit-Saint, que le Père enverra en mon nom,
vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit.

Nous avons l’enseignement du Saint Esprit, mais dans ce passage, avec quelque
chose de plus. Il nous remet en mémoire les enseignements et la parole de
Christ, juste au moment où nous en avons besoin, pour les nécessités de notre
vie ou de notre service. Et il agirait de la même manière bien plus souvent, si
nous nous attendions à lui davantage.

Le Saint Esprit nous révèle les choses profondes de Dieu, cachées aux hommes
pour lesquels elles sont une folie.

Le Saint Esprit communique la capacité de discerner, de connaitre et


d’apprécier ce qu’il a enseigné.

1 Corinthiens 2:9-14 Mais, comme il est écrit, ce sont des choses que l’œil n’a
point vues, que l’oreille n’a point entendues, et qui ne sont point montées au
cœur de l’homme, des choses que Dieu a préparées pour ceux qui l’aiment.
Dieu nous les a révélées par l’Esprit. Car l’Esprit sonde tout, même les
profondeurs de Dieu. Lequel des hommes, en effet, connaît les choses de
l’homme, si ce n’est l’esprit de l’homme qui est en lui ? De même, personne ne
connaît les choses de Dieu, si ce n’est l’Esprit de Dieu. Or nous, nous n’avons
pas reçu l’esprit du monde, mais l’Esprit qui vient de Dieu, afin que nous
connaissions les choses que Dieu nous a données par sa grâce. Et nous en
parlons, non avec des discours qu’enseigne la sagesse humaine, mais avec ceux
qu’enseigne l’Esprit, employant un langage spirituel pour les choses spirituelles.
Mais l’homme animal ne reçoit pas les choses de l’Esprit de Dieu, car elles sont
une folie pour lui, et il ne peut les connaître, parce que c’est spirituellement
qu’on en juge.
21

« ouvre mes yeux pour que je contemple les merveilles de ta loi » Le Saint
Esprit est non seulement l’auteur de la Révélation, mais il est encore l’interprète
de ce qu’il a révélé. Lorsque nous étudions la Bible, l’auteur est là, tout prêt à
l’interpréter, de sorte qu’en regardant au Saint Esprit, les passages de l’Ecriture
les plus obscurs deviennent clairs. Nous avons besoin de demander souvent,
comme le Psalmiste : (Ps 119 :18). La révélation objective de la parole écrite ne
suffit pas, il nous faut encore la révélation subjective, la lumière intérieure du
Saint Esprit, pour que nous comprenions. C’est une grande erreur que de vouloir
saisir une révélation spirituelle par l’intelligence naturelle. Nous devons tous
reconnaître que notre propre justice n’a, devant Dieu, absolument aucun mérite
et aucune capacité. Telle est la leçon à retirer des premiers chapitres de l’Epitre
aux Romains ; mais il faut encore reconnaître l’absolue insuffisance et
l’indignité de notre propre sagesse, en ce qui concerne les choses de Dieu. C’est
la leçon de la première Epitre aux corinthiens, spécialement des 3 premiers
chapitres.

Pour comprendre la parole de Dieu, nous devons nous vider complètement de


notre propre sagesse et devenir absolument dépendant de l’Esprit de Dieu, pour
son interprétation.

Lorsque nous avons renoncé à notre propre justice, et seulement alors, nous
devenons participants de celle de Dieu.

Philippiens 3:9 et d’être trouvé en lui, non avec ma justice, celle qui vient de la
loi, mais avec celle qui s’obtient par la foi en Christ, la justice qui vient de Dieu
par la foi,

Lorsque nous renonçons à notre propre sagesse, alors et seulement alors, nous
obtenons celle de Dieu.

1 Corinthiens 3:18 Que nul ne s’abuse lui-même : si quelqu’un parmi vous


pense être sage selon ce siècle, qu’il devienne fou, afin de devenir sage.

Lorsque nous renonçons à notre propre force, alors, et alors seulement, nous
recevons celle de Dieu
22

Esaïe 40:29 Il donne de la force à celui qui est fatigué, Et il augmente la vigueur
de celui qui tombe en défaillance.

2 Corinthiens 12:9 et il m’a dit : Ma grâce te suffit, car ma puissance


s’accomplit dans la faiblesse. Je me glorifierai donc bien plus volontiers de mes
faiblesses, afin que la puissance de Christ repose sur moi.

Pour être rempli, il faut d’abord avoir été vidé. Vidé de nous-mêmes, afin que
Dieu puisse prendre toute la place.

Nous devons être journellement enseignés par l’Esprit pour comprendre la


Parole. Ce que l’Esprit m’a enseigné hier, ne me suffira pas pour aujourd’hui.
Chaque contact nouveau n’est pas assez que le Saint Esprit nous ait éclairés
pour comprendre un certain passage. Il doit le faire chaque fois que nous nous
trouvons en face de ce même passage.

Andrew Murray a bien défini cette vérité en écrivant : « Chaque fois que vous
venez à la Parole pour l’étudier, que vous écoutez un sermon ou lisez un livre
religieux, il devrait se produire en vous, un acte défini d’abnégation, aussi
distinct que votre contact avec ces moyens extérieurs, qui vous amène au
renoncement à votre propre sagesse et à un abandon entier, par la foi, au divin
Professeur. »

Le Saint Esprit rend le croyant capable de communiquer aux autres, avec


puissance, la vérité qui lui a été enseignée à lui-même

1 Corinthiens 2:4-5 et ma parole et ma prédication ne reposaient pas sur les


discours persuasifs de la sagesse, mais sur une démonstration d’Esprit et de
puissance, afin que votre foi fût fondée, non sur la sagesse des hommes, mais
sur la puissance de Dieu.

1 Thessalonic 1:5 notre Evangile ne vous ayant pas été prêché en paroles
seulement, mais avec puissance, avec l’Esprit Saint, et avec une pleine
persuasion ; car vous n’ignorez pas que nous nous sommes montrés ainsi parmi
vous, à cause de vous.

Nous avons besoin que le Saint Esprit nous révèle non seulement :
23

la vérité

l’interprétation pour chacun de nous individuellement

Mais aussi qu’il nous rende capables d’en faire part aux autres d’une manière
effective.

Nous avons besoin de lui en tout et partout. Une des grandes causes d’insuccès
dans le ministère et dans toutes les formes du service chrétien, même s’il y a des
résultats apparents, c’est que les ouvriers, hommes ou femmes, essaient encore
d’enseigner « avec les discours persuasifs de la sagesse humaine », c'est-à-dire,
par l’art de la logique naturelle, de la rhétorique et de l’éloquence. Ce qu’il faut,
c’est ce que Saint Esprit nous a enseigné, c’est sa Puissance.

Il y a 3 causes d’échec dans la prédication :

Un autre message que celui que le Saint Esprit a révélé dans la Parole est
délivré.

On prêche la science, l’art, la philosophie, la sociologie, l’histoire, des


expériences personnelles, etc… et non pas la simple parole de Dieu, telle qu’elle
est contenue dans le Livre du Saint Esprit, la Bible

Le message enseigné par l’Esprit est étudié mais on cherche à le comprendre


par l’intelligence naturelle, c'est-à-dire sans la lumière de l’Esprit.

Ceci, hélas n’est que trop fréquent, même dans des institutions où l’on prépare
de futurs ministres de l’évangile.

Le message de l’Esprit, dans la Parole, est étudié et compris par la lumière du


Sant Esprit, mais délivré avec « des discours persuasifs de la sagesse humaine »
et non pas « par une démonstration d’Esprit et de puissance ».

Disons-nous bien que notre dépendance du Saint Esprit doit être absolue, sur
toute la ligne. Il doit nous enseigner ce que nous devons dire et comment le dire.
Il doit être le message en même temps que la puissance.
24

Le Saint Esprit aide et guide le croyant et lui donne la puissance dans la prière

Jude 1:20 Pour vous, bien-aimés, vous édifiant vous-mêmes sur votre très sainte
foi, et priant par le Saint-Esprit,

Ephésiens 6:18 Faites en tout temps par l’Esprit toutes sortes de prières et de
supplications. Veillez à cela avec une entière persévérance, et priez pour tous
les saints.

Les disciples ne sachant pas prier comme il fallait, vinrent à Jésus et dirent : «
Seigneur, enseigne nous à prier »

Nous ne savons pas prier comme il faut, mais nous avons un autre consolateur
qui peut nous aider dans notre faiblesse. Il nous enseigne à prier. Et la vraie
prière, c’est celle que l’Esprit inspire et dirige. En la présence de Dieu, nous
reconnaissons notre infirmité, notre ignorance de ce que nous avons à demander
et comment le demander ; et conscients de notre absolue incapacité de prier
comme il faut, regardons au Saint Esprit, livrons nous complètement à lui pour
qu’il dirige nos prières, inspire nos désirs et en contrôle l’expression.

Se présenter devant Dieu sans réflexion et lui demander la première chose


venue, ou bien présenter une requête étourdie que quelqu’un nous a prié de
faire, ce n’est pas prier « par le Saint Esprit ». Ce n’est pas la vraie prière. Nous
devons attendre le Saint Esprit et nous abandonner à lui. La prière que Dieu le
Saint Esprit inspire est celle que Dieu le Père exauce.

Le Saint Esprit inspire et conduit le croyant dans la louange et l’action de


grâces

Ephésiens 5:18-19 Ne vous enivrez pas de vin : c’est de la débauche. Soyez, au


contraire, remplis de l’Esprit ; entretenez-vous par des psaumes, par des
hymnes, et par des cantiques spirituels, chantant et célébrant de tout votre cœur
les louanges du Seigneur ;
25

Un des traits les plus caractéristiques d’une vie remplie de l’Esprit, c’est la
louange. La véritable action de grâce est rendue à « Dieu le Père » par ou dans
le nom de notre Seigneur Jésus Christ, dans le Saint Esprit. Il en est de même
pour la prière.

Le Saint Esprit inspire l’adoration de la part du croyant

Philippiens 3:3 Car les circoncis, c’est nous, qui rendons à Dieu notre culte par
l’Esprit de Dieu, qui nous glorifions en Jésus-Christ, et qui ne mettons point
notre confiance en la chair.

La prière n’et pas l’adoration ; l’action de grâce n’est pas l’adoration. Le culte
est un acte défini de la créature en relation avec Dieu. Adorer, c’est se
prosterner devant Dieu, en un hommage reconnaissant et en contemplation de
Sa face.

Quelqu’un a dit « Dans nos prières, nous sommes absorbés par nos besoins ;
dans nos actions de grâces nous sommes absorbés par les bénédictions reçues ;
dans notre adoration, nous sommes absorbés par Sa personne elle-même ».

Il n’y a pas d’adoration véritable et agréable à Dieu, sinon celle que le Saint
Esprit inspire et dirige. « Le Père demande de tels adorateurs ». La chair veut
pénétrer dans tous les domaines de notre vie. Elle a son adoration comme elle a
ses convoitises. L’adoration charnelle est une abomination devant Dieu. Toute
adoration sincère et droite ne vient pas forcément de l’Esprit. Un homme peut
être très sincère et droit dans son culte et ne pas s’être soumis à la direction du
Saint Esprit à cet égard, de sorte que son adoration est charnelle. Même
lorsqu’il y a une fidélité très réelle à la lettre de la Parole, l’adoration peut ne
pas être « selon l’Esprit », c'est-à-dire directement inspirée par lui. Pour adorer
comme il faut, nous devons avoir perdu toute confiance en la chair, avoir
reconnu son incapacité absolue à adorer comme Dieu le demande ; la chair, ici
c’est notre « moi », en opposition à l’Esprit de Dieu qui habite en nous et doit
tout diriger. Veillions à ce que la chair elle-même ne vienne pas s’introduire
dans notre adoration. Dans le renoncement à nous-mêmes, dans la plus profonde
méfiance de notre vieille nature, nous nous livrerons au Saint Esprit, afin qu’il
nous conduise dans l’adoration que Dieu acceptera.
26

Le Saint Esprit appelle certains hommes et les envoie dans une sphère de
service nettement tracée

Actes 13:2 Pendant qu’ils servaient le Seigneur dans leur ministère et qu’ils
jeûnaient, le Saint-Esprit dit : Mettez-moi à part Barnabas et Saul pour l’œuvre
à laquelle je les ai appelés.

Comment recevons-nous l’appel du Saint Esprit ? En le désirant, en le


recherchant, en regardant au Seigneur pour le recevoir et en l’attendant.

Bien des croyants, pour se justifier de ne pas travailler pour Dieu en mission,
disent : « Je n’ai pas reçu d’appel ». Comment le savez-vous ? Avez-vous prêté
l’oreille pour saisir l’appel ? Dieu parle souvent d’une voix « au son léger et
subtil ». Seule une oreille aux aguets l’entendra. Vous êtes vous offert, une fois
pour toutes, à Dieu pour qu’il vous envoie où il voudra ? Aucun chrétien ne doit
aller en Chine ou en Afrique, à moins qu’il n’ait reçu un appel bien clair et bien
net ; mais, d’autre part, il doit s’offrir à Dieu virilement et se tenir prêt, l’oreille
toujours tendue, pour répondre à l’appel, s’il se fait entendre. Aucun Chrétien,
aucune chrétienne, ayant l’instruction nécessaire pour cela, n’a le droit de rester
loin du champs du Maître, s’il n’a pas reçu les ordres contraires, venant de Dieu
lui-même. D’ailleurs, l’appel est tout aussi nécessaire pour travailler dan son
propre pays ou sa propre ville, que pour changer de continent.

Le Saint Esprit conduit le croyant dans les détails de la vie et du service


quotidien ; il lui indique où il doit aller ou ne pas aller ; ce qu’il faut faire ou ne
pas faire

Actes 16:6 Ayant été empêchés par le Saint-Esprit d’annoncer la parole dans
l’Asie, ils traversèrent la Phrygie et le pays de Galatie.

Actes 8:29 L’Esprit dit à Philippe : Avance, et approche-toi de ce char.

Il est possible à chacun de nous d’avoir la direction infaillible du Saint Esprit, à


chaque tournant de sa vie. Par exemple, dans le travail personnel, il est clair que
ce n’est pas l’intention de Dieu que nous parlions à tous ceux que nous
rencontrons. Il y a des gens auxquels nous ne devons pas parler. Le temps que
nous passerions avec eux serait mieux employé ailleurs à la gloire de Dieu. Il
27

est probable que Philippe rencontra beaucoup d’autres personnes sur la route de
Gaza, avant de trouver celui que l’Esprit lui désigna en disant : « Approche-toi
de ce chariot ». De même, il est prêt à nous conduire, nous aussi. Et nous
pouvons recevoir la sagesse de Dieu pour les détails de la vie : affaires, études,
en tout et pour tout.

Comment obtenir la sagesse de Dieu ?

Il y a en réalité, 5 échelons

Il est tout d’abord établi que nous « manquons de sagesse ». Nous sommes
conscients de notre incapacité à agir sagement et nous l’admettons sans réserve.

Il nous faut renoncer, non seulement à la corruption de la chair, mais encore à sa


sagesse.

Nous devons désirer connaitre le chemin de Dieu et y marcher.

Ceci est impliqué dans notre demande, si elle est sincère et c’est là un point
d’importance fondamentale. Et nous touchons à la raison pour laquelle tant de
chrétiens ne connaissent pas la volonté de Dieu et ne sont pas conduits par
l’Esprit. Ils ne sont pas réellement désireux de lui obéir.

Nous devons « demander » d’une façon définie, le Saint Esprit et sa direction.

Nous devons compter sur cette direction avec confiance « Qu’il demande avec
foi sans douter » (Jac 1 :6)

Enfin suivre pas à pas la direction à mesure qu’elle nous est donnée. Personne
ne sait quand elle viendra mais elle viendra surement. Peut-être un seul pas sera
éclairé à la fois. Mais c’est tout ce dont nous avons besoin : le pas qui suit. Bien
des âmes sont dans les ténèbres, à l’égard de cette direction, parce qu’elles ne
savent pas ce que Dieu fera dans une semaine, dans un mois ou dans une année ;
Savez vous quel pas vous devez faire aujourd’hui ? Si oui, cela vous suffit !
Faites le et il vous montrera le suivant.

La direction de Dieu est claire


28

1 Jean 1:5 Dieu est lumière, et qu’il n’y a point en lui de ténèbres.

Beaucoup de chrétiens sont torturés par l’incertitude quant à des directions


qu’ils croient venir de Dieu, mais ils n’en sont pas sûrs. Vous avez le droit,
puisque vous êtes les enfants de Dieu, d’en être sûrs. Mettez vous devant Dieu,
dites lui : « me voici, Père céleste, je veux faire ta volonté, mais rends la claire.
Si tu veux ceci ou cela de moi, j’y suis décidé, mais que j’en sois sûr ». Il vous
exaucera, si c’est Sa volonté et que vous soyez décidé à la faire. Mais vous ne
devez rien décider avant que tout soit clair. Nous n’avons pas le droit de dicter à
Dieu la manière dont il doit nous révéler sa direction, pas plus en fermant toute
autre porte, qu’en mettant le doigt sur un texte quelconque ou par un signe.
C’est notre affaire de rechercher et d’attendre la sagesse, mais non de dicter à
Dieu la manière de nous la communiquer.

Ce n’est pas tant ce que nous sommes par nature, au point de vue intellectuel,
moral, spirituel ou même physique, qui a de l’importance, mais ce que le Saint
Esprit peut faire pour nous et ce que nous lui laisserons faire. Souvent, il prend
celui qui a les dons naturels le plus modestes et l’emploie, de préférence à celui
qui, selon la nature, serait le plus richement doué. La vie chrétienne ne doit pas
être vécue d’après les principes du tempérament naturel et le travail pour Dieu
ne se fait pas par ces moyens là. La vie chrétienne appartient au domaine de
l’Esprit et le travail de Dieu s’accomplit par la puissance de l’Esprit. Le Saint
Esprit désire ardemment faire en chacun de nous son œuvre complète. Il fera
tout ce que nous lui permettons de faire.

Le Saint Esprit vivifie le corps mortel du croyant

Romains 8:11 Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts
habite en vous, celui qui a ressuscité Christ d’entre les morts rendra aussi la vie
à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous.

Ceci, comme le montre le contexte, se rapporte à la future résurrection du corps.


C’est l’œuvre de l’Esprit. Le corps glorifié vient de lui. C’est un corps spirituel.
Nous avons maintenant les prémices de l’Esprit, mais nous attendons la moisson
suprême, la rédemption du corps.
29

Romains 8:23 Et ce n’est pas elle seulement ; mais nous aussi, qui avons les
prémices de l’Esprit, nous aussi nous soupirons en nous-mêmes, en attendant
l’adoption, la rédemption de notre corps.

R.A Torrey
30

La Personnalité du Saint-Esprit

Par R. A. Torrey

" La communion du Saint-Esprit... " - 2 Corinthians 13:14.

Notre sujet de ce matin est "la personnalité du Saint-Esprit." Aucune série de


sermons sur les principes fondamentaux de notre foi chrétienne ne serait
complète sans un sermon sur la personnalité et la divinité du Saint-Esprit. La
doctrine de la personnalité du Saint-Esprit est tout autant fondamentale que
vitale. Quiconque ne connaît pas le Saint-Esprit comme une personne n'a pas
atteint une expérience chrétienne complète et équilibrée. Quiconque connaît
Dieu le Père et Dieu le Fils, mais ne connaît pas Dieu le Saint-Esprit n'est pas
encore parvenu complètement à la conception chrétienne de Dieu, ni à une
expérience entièrement chrétienne. Il peut vous sembler, en première réflexion,
que la doctrine de la personnalité du Saint-Esprit est une doctrine purement
technique et apparemment impossible à mettre en pratique, mais ce n'est guère
le cas. Car nous verrons sous peu que la doctrine de la personnalité du Saint-
Esprit est une doctrine de toute première importance pratique.

I. L'importance de la doctrine de la personnalité du Saint-Esprit

1. La doctrine de la personnalité du Saint-Esprit est de plus haute importance du


point de vue de l'adoration.

Si le Saint-Esprit est une personne et une Personne Divine, et Il l'est, et si nous


ne Le connaissons pas en tant que tel, si nous nous représentons le Saint-Esprit
comme une simple influence ou puissance impersonnelle, alors nous dérobons à
une Personne Divine l'adoration qui Lui est due et l'amour qui Lui est dû, ainsi
que la confiance, le plein abandon de nos vies et l'obéissance qui Lui sont dus.
Et m'est-il permis de m'interrompre à ce stade pour demander à chacun de
vous : "Adorez-vous le Saint-Esprit?" Théoriquement nous le faisons tous,
chaque fois que nous chantons la longue doxologie en vers :

" Loué soit Dieu duquel coulent toutes bénédictions,


31

Louez-Le, vous toutes créatures d'ici bas.

Louez-Le en haut, vous armées célestes,

Louez le Père, le Fils et le Saint-Esprit. "

Théoriquement nous le faisons tous chaque fois que nous chantons le Gloria
Patri :

" Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit. Ainsi en était-il au


commencement, en est-il aujourd'hui et en sera-t-il à jamais, dans le monde sans
fin. "

Mais c'est une chose que de faire quelque chose théoriquement et tout à fait
autre chose de le faire réellement. C'est une chose de chanter des paroles, et tout
à fait autre chose de réaliser la signification et la force des paroles que nous
chantons. J'ai vécu une illustration saisissante de cela, il y a quelques années.
J'allais à une convention biblique dans l'état de New-York. Je devais passer par
une ville située à sept kilomètres de l'endroit où la convention était tenue.
J'avais un membre de ma famille qui habitait dans cette ville, et sur mon trajet
pour me rendre à la convention, je me suis arrêté dans la ville, pour inviter cette
parente, qui est allée avec moi à la convention. Cette parente était chrétienne,
elle était beaucoup plus âgée que moi, avait été chrétienne depuis beaucoup plus
longtemps que moi, membre de l'Eglise presbytérienne, et avait été élevée dans
le Catéchisme Abrégé, et était profondément orthodoxe. J'ai parlé, ce matin-là, à
la convention, de la personnalité du Saint-Esprit. A la fin de la prédication, nous
attendions sur le véranda de l'hôtel le trolley qui devait nous ramener à la ville.
Ma parente s'est tournée vers moi et m’a dit : " Archie, je n'avais jamais
auparavant pensé à lui 1 comme étant une personne. " Eh bien, je n'avais jamais
pensé à lui 1 comme étant une personne, mais je remercie Dieu d'en être venu à
Le connaître comme une personne.

2. Deuxièmement, il est de la plus haute importance du point de vue pratique


que nous connaissions le Saint-Esprit comme une personne.
32

Si vous considérez le Saint-Esprit, comme le font tant même parmi les


chrétiens, comme seulement une influence ou une puissance, alors vous allez
avoir le schéma de pensée suivant : " Comment puis-je me saisir du Saint-Esprit
et l'utiliser ? " Mais si vous pensez à Lui d'une manière biblique en tant que
Personne Divine, votre pensée sera : " Comment le Saint-Esprit peut-Il se saisir
de moi et m'utiliser? " Y a-t-il aucune différence entre le concept de l'homme, le
ver, utilisant Dieu pour battre la montagne, et celui de Dieu utilisant l'homme, le
ver, pour battre la montagne ? La première conception est païenne, elle ne
diffère pas, dans son essence, de la conception de l'adorateur du fétiche africain
qui utilise son dieu. La dernière conception, selon laquelle Dieu le Saint-Esprit
se saisit de nous et nous utilise, est élevée et chrétienne. Si nous concevons le
Saint-Esprit comme simplement une influence ou une puissance, notre manière
de penser sera : " Comment puis-je obtenir plus du Saint-Esprit? " Mais si nous
Le concevons de la manière biblique en tant que Personne, nous penserons ainsi
: " Comment le Saint-Esprit peut-Il obtenir plus de moi? "

La première conception, la conception selon laquelle le Saint-Esprit est


simplement une influence ou une puissance, mène inévitablement à la confiance
en soi, à l'auto-exaltation, à l'étalage de soi. Si nous concevons le Saint-Esprit
comme une influence ou une puissance, et qu'ensuite nous allons nous imaginer
que nous avons reçu le Saint-Esprit, le résultat inévitable sera que nous irons
nous pavaner comme si nous appartenions à un ordre supérieur de chrétiens. Je
me rappelle une femme qui est venue vers moi un après-midi à la convention
biblique de Northfield à la fin d'une prédication, et m'a dit : " Frère Torrey, je
veux vous poser une question ; mais avant de le faire, je veux que vous
compreniez que je suis une femme du Saint-Esprit. " Cela m'a donné le frisson.
Cela n'en avait pas l'air.

Mais si, en revanche, nous concevons le Saint-Esprit de la manière biblique


comme une Personne Divine d’infinie majesté, qui vient pour demeurer dans
nos cœurs et pour prendre possession de nous et nous utiliser, cela conduit à
renoncer nous-mêmes, à l'auto-abnégation, à l'auto-humiliation. Je ne connais
pas d'autres pensées plus adéquates pour mettre quelqu'un dans la poussière et
pour maintenir quelqu'un dans la poussière, que cette grande vérité biblique du
Saint-Esprit comme Personne Divine venant pour faire de nos cœurs Son
habitation, et pour prendre possession de nos vies et pour nous utiliser.
33

3. La doctrine de la personnalité du Saint- Esprit est de la plus haute importance


du point de vue de l'expérience.

Des milliers et des dizaines de milliers d'hommes et de femmes chrétiens


peuvent témoigner d’une entière transformation de leur expérience du fait qu’ils
en sont venus à connaître le Saint-Esprit comme une Personne. En fait, ce
message sur la personnalité du Saint-Esprit qu’en substance j'ai donné dans
presque toutes les villes dans lesquelles j'avais déjà eu l’occasion de tenir des
séries de réunions, est, à certains égards, le sujet en apparence le plus abstrus et
technique que j'aie jamais tenté de traiter devant une assistance populaire, et
néanmoins, en dépit de ce fait, plus d'hommes et de femmes sont venus vers moi
à l'issue de la prédication, et davantage m'ont écrit, pour me témoigner de la
bénédiction personnelle qu’ils ont reçue, qu’après n'importe quelle autre
prédication que Dieu m'a permis de donner.

II. Quatre arguments montrant la personnalité du Saint-Esprit

Il y a quatre preuves séparées et distinctes démontrant la personnalité du Saint-


Esprit.

1. La première preuve de la personnalité du Saint-Esprit est que toutes les


marques distinctives ou caractéristiques de la personnalité sont attribuées au
Saint-Esprit dans la Bible. Quelles sont les caractéristiques distinctives de la
personnalité ? La connaissance, les sentiments et la volonté. Tout être qui sait,
et possède des sentiments et une volonté, est une personne. Souvent quand nous
disons que le Saint-Esprit est une Personne, les gens comprennent que nous
voulons dire que le Saint-Esprit a des mains et des pieds, des doigts et des
orteils, des yeux et des oreilles, un nez et une bouche, et ainsi de suite. Mais ce
ne sont pas là les marques de la personnalité, ce sont les marques de la
corporalité. Tout être qui sait, pense et use de volonté est une personne, qu'il ait
un corps ou non. Notez à ce stade que toutes ces caractéristiques de la
personnalité sont attribuées au Saint-Esprit dans la Bible.

Tournez vos bibles dans 1 Corinthiens 2:11 : " Lequel des hommes, en effet,
connaît les choses de l’homme, si ce n’est l’esprit de l’homme qui est en lui? De
34

même, personne ne connaît les choses de Dieu, si ce n’est l’Esprit de Dieu. " Ici
la connaissance est attribuée au Saint-Esprit. En d’autres termes, le Saint-Esprit
n’est pas simplement une illumination qui touche votre esprit et le mien, par
laquelle nos esprits sont éclairés et fortifiés pour être rendus capables de voir la
vérité qu’autrement ils n’auraient pas découverte. Le Saint-Esprit est une
Personne qui connaît Lui-même les choses de Dieu et nous révèle ce qu’Il sait
Lui-même.
Tournez maintenant vos bibles dans 1 Corinthiens 12:11 : " Un seul et même
Esprit opère toutes ces choses, les distribuant à chacun en particulier comme Il
veut. " Ici la volonté est imputée au Saint-Esprit. La pensée exprimée est
clairement que le Saint-Esprit n'est pas une puissance divine dont nous
puissions nous saisir et que nous puissions utiliser à notre gré, mais que le
Saint-Esprit est une Personne qui s’empare de nous et nous utilise comme Il
veut. C'est là l'une des vérités les plus fondamentales concernant le Saint-Esprit
que nous devons garder à l’esprit si nous voulons parvenir à une relation juste
avec Lui. Davantage de personnes s'égarent à cet endroit qu’à pratiquement tout
autre. Elles essayent de mettre la main sur une certaine puissance divine qu'elles
peuvent employer à leur guise. Je rends grâce à Dieu de ce qu'il n'y ait aucune
puissance divine sur laquelle je puisse mettre la main et que je puisse utiliser à
mon gré. Que pourrais-je, dans ma folie et mon ignorance, accomplir avec une
puissance divine, quel mal pourrais-je accomplir ! En revanche, je suis toujours
plus heureux de ce que, tandis qu'il n'y a aucune puissance divine dont je puisse
me saisir et que je puisse utiliser au gré de ma folle volonté, il y ait une
Personne Divine qui peut mettre la main sur moi et m'employer selon Sa
volonté infiniment sage et aimante.
Tournez maintenant vos bibles dans Romains 8:27 : " Et celui qui sonde les
coeurs connaît quelle est la pensée de l’Esprit, parce que c’est selon Dieu qu’il
intercède en faveur des saints. " Ce que je désire que vous remarquiez ici, c’est
l'expression, " la pensée de l'Esprit. " Le terme grec traduit ici par " pensée " est
un mot global qui incorpore en lui les idées de pensée et de dessein. C'est le
même mot qui est employé dans le septième verset du chapitre de Romains où
nous pouvons lire : " la pensée charnelle [de la chair] est inimitié contre Dieu, "
dont le sens n’est pas simplement que la pensée de la chair s’oppose à Dieu,
mais que toute la vie morale et intellectuelle de la chair est inimitié contre Dieu.
Tournons-nous maintenant vers un passage des plus remarquables – Romains
15:30 : " Je vous exhorte, frères, par notre Seigneur Jésus-Christ et par l’amour
de l’Esprit, à combattre avec moi, en adressant à Dieu des prières en ma faveur.
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" Ce que je désire que vous remarquiez dans ce verset, c’est l’expression "
l'amour de l'Esprit. " C'est une pensée merveilleuse. Elle nous enseigne que le
Saint-Esprit n'est pas simplement une influence ou une puissance aveugle, aussi
bienveillante qu’elle puisse être, qui vient dans nos cœurs et nos vies, mais qu'Il
est une Personne Divine, nous aimant du plus tendre amour. Je me demande
combien d'entre nous avons jamais beaucoup médité sur " l'amour de l'Esprit. "
Je me demande combien d'entre nous les ministres qui sommes ici aujourd'hui
avons jamais prêché un sermon sur l'amour de l'Esprit. Je me demande lequel de
vous a jamais entendu un sermon sur l'amour de l'Esprit. Chaque jour de votre
vie, vous vous agenouillez devant Dieu le Père, du moins je l'espère, et vous
dites : " Père céleste, je Te remercie du grand amour qui T’a conduit à donner
Ton Fils pour qu’Il descende du ciel et vienne dans ce monde mourir sur la
croix du Calvaire à ma place. " Chaque jour de votre vie, vous vous agenouillez
et levez les yeux pour contempler le visage de Jésus-Christ le Fils et vous dites :
" Ô toi, Fils de Dieu béni, je Te remercie de Ton grand amour qui T’a amené à
descendre dans ce monde par obéissance au Père et à mourir à ma place sur la
croix du Calvaire. " Mais ne vous êtes-vous jamais mis à genoux et n’avez-vous
jamais levé les yeux vers le Saint-Esprit pour Lui dire : " Saint-Esprit, je Te
remercie de Ton grand amour " ? Pourtant, nous devons notre salut aussi
véritablement à l'amour du Saint-Esprit qu’à l'amour du Père et à l'amour du
Fils. S’il n’y avait pas eu l'amour de Dieu le Père pour moi, se penchant du ciel
pour me regarder en bas, dans mon état de perdition, oui, anticipant ma chute et
ma ruine et envoyant Son Fils descendre dans ce monde pour mourir sur la
croix, pour mourir à ma place, j'aurais été en enfer aujourd'hui. S’il n’y avait pas
eu l'amour de Jésus-Christ, le Fils, descendant dans ce monde par obéissance au
Père pour donner Sa vie à ma place comme parfait sacrifice expiatoire sur la
croix du Calvaire, j'aurais été en enfer aujourd'hui. Mais s’il n’y avait pas eu
l'amour du Saint-Esprit pour moi, descendant dans ce monde par obéissance au
Père et au Fils, allant à ma recherche dans mon état de perdition, me suivant
jour après jour, et semaine après semaine, et mois après mois, et année après
année, quand je ne L’écoutais pas, quand je Lui tournais délibérément le dos,
quand je L’insultais, me poursuivant dans des endroits où y aller doit être une
agonie pour Quelqu’un de si saint, me suivant jour après jour, semaine après
semaine, mois après mois, année après année jusqu’à ce qu'enfin Il réussisse à
m’amener à réaliser ma condition d’extrême perdition et qu’Il me révèle le
Seigneur Jésus comme précisément le Sauveur dont j’avais besoin, et m’amène
à recevoir le Seigneur Jésus comme mon Sauveur et Seigneur, et me rende
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capable de le faire; s’il n’y avait pas eu cet amour patient, endurant, ne se
lassant jamais, de l'Esprit de Dieu pour moi, j'aurais été en enfer aujourd'hui.
Tournez-vous maintenant vers un passage dans l’Ancien Testament. Néhémie
9:20 : " Tu leur donnas Ton bon Esprit pour les rendre sages, Tu ne refusas
point Ta manne à leur bouche, et Tu leur fournis de l’eau pour leur soif. " Ici,
autant la sagesse que la bonté sont attribuées au Saint-Esprit. Ce passage
n'ajoute rien à la pensée que nous avons déjà saisie : je l'ai mentionné
simplement parce qu'il est issu de l’Ancien Testament. Certains affirment que la
doctrine de la personnalité du Saint-Esprit se trouve dans le Nouveau
Testament, mais pas dans l’Ancien Testament ; mais ici nous la trouvons aussi
clairement énoncée dans l’Ancien Testament que dans le Nouveau Testament.
Bien entendu, nous ne la trouvons pas aussi fréquemment dans l’Ancien
Testament que dans le Nouveau, car il s’agit de la dispensation du Saint-Esprit,
mais la doctrine de la personnalité du Saint-Esprit est présente dans l’Ancien
Testament.
Beaucoup disent que la doctrine de la Trinité n'est pas dans l’Ancien Testament,
tout en affirmant qu’elle se trouve dans le Nouveau. Mais elle se trouve dans
l’Ancien Testament, dans le tout premier chapitre de la Bible. Dans Genèse
1:26, nous lisons : " Puis Dieu dit: Faisons l’homme à notre image, selon notre
ressemblance, et qu’Il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel,
sur le bétail, sur toute la terre, et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre. "
Ici, la pluralité des personnes dans la Divinité apparaît clairement. Dieu n'a pas
dit : " Je vais faire " ou " Que je fasse l'homme à mon image. " Il a dit : "
Faisons l'homme à notre image, selon notre ressemblance. " Les trois personnes
de la Trinité se trouvent dans les trois premiers versets de la Bible : " Au
commencement, Dieu créa les cieux et la terre. " Là vous avez Dieu le Père. " Et
la terre était informe et vide ; et les ténèbres étaient à la surface des eaux. Et
l'Esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux. " Là vous avez le Saint-Esprit. "
Et Dieu dit - là vous avez la Parole : Que la lumière soit et la lumière fut. " Ici,
nous avons les trois personnes de la Trinité dans les trois premiers versets de la
Bible.

En fait, la doctrine de la Trinité peut se trouver des centaines de fois dans


l’Ancien Testament. Dans la Bible hébraïque, elle apparaît à chaque endroit où
vous trouvez le mot Dieu dans votre bible anglaise, parce que le terme
hébraïque pour Dieu est un nom pluriel. Littéralement traduit, il devrait être
rendu par "Dieux" et pas Dieu. Dans le passage même auquel les Unitariens et
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les Juifs, qui rejettent la divinité de Christ, se réfèrent tellement souvent pour
prouver d'une manière concluante que la divinité de Christ ne peut pas être
vraie, à savoir Deutéronome 6:4, la doctrine même qu'ils cherchent à réfuter s’y
trouve ; car Deutéronome 6:4 littéralement traduit donnerait : " Ecoute, ô Israël :
Yahvé nos dieux est un Yahvé. " Pourquoi les Hébreux avec leur profond
monothéisme, utilisaient-ils un nom pluriel pour désigner Dieu ? C'était la
question qui a embarassé les grammairiens et les lexicographes hébreux, et la
meilleure explication à laquelle ils pussent parvenir était que le pluriel utilisé ici
pour désigner Dieu était le pluralis majestatis, le pluriel de la majesté.
L'explication est entièrement inadéquate, sans parler du fait que le pluralis
majestatis dans l’Ancien Testament est une figure de style dont la validité est
très douteuse. Il existe une autre explication bien plus accessible, et bien plus
adéquate et satisfaisante, c'est que les auteurs hébreux inspirés employaient un
nom pluriel pour désigner Dieu malgré leur profond monothéisme, parce qu'il y
a une pluralité de personnes dans la Divinité une.

Tournons-nous maintenant vers Ephésiens 4:30 : " N’attristez pas le Saint-


Esprit de Dieu, par lequel vous avez été scellés pour le jour de la rédemption. "
Ici la tristesse est imputée au Saint-Esprit. En d'autres termes, le Saint-Esprit
n'est pas simplement une influence ou puissance impersonnelle aveugle qui
vient pour demeurer dans votre cœur et le mien, mais une Personne, une
Personne qui nous aime, une Personne qui est sainte et extrêmement sensible au
péché, une Personne que le péché, dans ce que nous appelons ses formes les
plus anodines, répugne, comme la femme la plus sainte de la terre n'a jamais été
répugnée par le péché sous ses formes les plus brutes et les plus répulsives. Et Il
voit tout ce que nous faisons, Il entend tout ce que nous disons, Il voit nos
pensées mêmes, aucune fantaisie errante ne peut se permettre de s’installer un
instant dans notre esprit sans qu'Il le voie. Et s'il y a quelque chose d’impur, de
profane, de présomptueux, de déloyal, de faux, de sévère, ou ne ressemblant pas
à Christ de quelque façon, Il est affligé au delà de toute expression.
C'est là une pensée merveilleuse et cela représente pour moi l'incitation la plus
puissante que je connaisse à la marche chrétienne. Combien de garçons se
gardent de faire des choses qu'autrement ils feraient, à la pensée que, s'ils le
faisaient, leur mère pourrait en être au courant et que cela l'affligerait au delà de
toute expression. Combien de jeunes hommes sont venus à la grande ville et,
dans une certaine heure de tentation, ont été sur le point d’entrer dans un endroit
dans lequel aucun homme qui se respecte ne devrait jamais entrer, mais qu’alors
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que leur main est sur la poignée de la porte et qu’ils sont sur le point de l'ouvrir,
une pensée vient à eux : "Si j'entre dans ce lieu, maman pourrait le savoir, et si
elle le savait, cela la tuerait presque," et qu’ils se sont détournés du chemin sans
entrer ; mais il y en a Un plus saint que la mère la plus pieuse que nous ayons
jamais pu connaître, Un qui nous aime d’un amour plus tendre que l’amour dont
notre propre mère nous aime, et qui voit tout ce que nous faisons, non seulement
en plein jour mais aussi cachés la nuit ; qui entend chaque parole que nous
prononçons, chaque mot négligent qui échappe de nos lèvres ; qui voit chaque
pensée que nous accueillons, oui, qui voit chaque fantaisie passagère à laquelle
nous permettons de s’installer un moment dans notre esprit ; et s'il y a quelque
chose de coupable, d’impur, de présomptueux, d’inconvenant, de méchant, de
dur, de sévère ou ne ressemblant pas à Christ de quelque façon en acte ou en
pensée, Il le voit et en est affligé au delà de toute expression.

Oh, combien de fois est venue dans mon esprit une certaine pensée ou
imagination, je ne sais de quelle source, mais que je ne devrais pas entretenir, et
qu’alors que j'étais sur le point de lui permettre de s’y installer, cette pensée
m’est venue : " Le Saint-Esprit le voit et en sera affligé, " et qu’alors cette
pensée a disparu. Soutenir cette pensée du Saint-Esprit dans notre esprit nous
aidera à résoudre toutes les questions qui confondent le jeune croyant
d’aujourd'hui. Par exemple, la question : " Devrais-je en tant que chrétien aller
au théâtre ou au cinéma? " Bien, si vous y allez, le Saint-Esprit ira ; Il demeure
dans le cœur de chaque croyant et se rend partout où va le croyant. Êtes-vous
jamais allés à une réprésentation théâtrale ou au cinéma dans votre vie, où vous
pensiez que l'atmosphère de l'endroit serait du même caractère que le Saint-
Esprit? Si ce n’est pas le cas, n’y allez pas. Devrais-je en tant que chrétien aller
danser ? Bien, ici encore, si vous y allez, le Saint-Esprit ira sûrement avec vous.
Êtes-vous jamais allés à une danse dans votre vie où vous pensiez que
l'atmosphère de l'endroit serait du même caractère que le Saint-Esprit? Dois-je
en tant que chrétien jouer aux cartes ? Êtes-vous jamais allés à une partie de
cartes dans toute votre vie, même à une réunion rassemblant un voisinage
restreint et choisi, ou même à une réunion de maison pour jouer aux cartes, où
vous pensiez que l'atmosphère de l'endroit serait du même caractère que le
Saint-Esprit? Si ce n’est pas le cas, ne jouez pas. Ainsi, avec toutes les questions
qui sont soulevées et que certains d’entre nous trouvons si difficiles à régler,
cette pensée à propos du Saint-Esprit vous aidera à les régler toutes, et à bien les
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régler, si vous désirez vraiment les régler correctement et pas simplement faire
la chose qui vous plaît personnellement.

2. La deuxième preuve de la personnalité du Saint-Esprit relève du fait que


beaucoup d'actions sont imputées au Saint-Esprit que seule une personne peut
exécuter. Nous en trouvons beaucoup d'illustrations dans la Bible, mais je
limiterai notre considération de ce matin à trois exemples.

Allez de nouveau dans le deuxième chapitre de 1 Corinthiens. Au dixième


verset, nous lisons : " Dieu nous les a révélées par l’Esprit. Car l’Esprit sonde
tout, même les profondeurs de Dieu. " Ici le Saint-Esprit est présenté comme
sondant les profondeurs de Dieu. En d'autres termes, comme nous l’avons dit
dans notre section précédente, le Saint-Esprit n'est pas une simple illumination
par laquelle nos esprits sont éclairés et fortifiés pour appréhender la vérité qu'ils
n’auraient pas découverte autrement, mais le Saint-Esprit est une Personne qui
Lui-même sonde les profondeurs de Dieu et nous révèle les choses qu'Il y
découvre. De tels termes ne peuvent s’appliquer qu’à une personne.
Allez maintenant dans Romains 8:26 : " De même aussi l’Esprit nous aide dans
notre faiblesse, car nous ne savons pas ce qu’il nous convient de demander dans
nos prières. Mais l’Esprit Lui-même intercède par des soupirs inexprimables. "
Ici le Saint-Esprit est présenté comme faisant ce que seule une personne peut
faire, prier. Le Saint-Esprit n'est pas une simple influence qui vient pour nous
pousser à la prière, et n’est pas un simple conseiller nous guidant lorsque nous
offrons nos prières. Il est une Personne qui Lui-même prie. Chaque croyant en
Christ possède deux Personnes Divines qui prient pour lui. D'abord, le Fils,
notre avocat auprès du Père, qui vit à jamais pour intercéder pour nous là-bas à
la droite de Dieu, au lieu de la puissance (1 Jean 2:1 et Hébreux 7:25). En
second lieu, le Saint-Esprit qui prie à travers nous ici-bas. Oh, quelle pensée
merveilleuse de savoir que avons ces deux Personnes Divines qui prient pour
nous chaque jour. Quel sentiment de sécurité cela ne nous donne-t-il pas.
Maintenant tournons-nous vers deux autres passages étroitement liés. Jean
14:26 : " Mais le consolateur, l’Esprit-Saint, que le Père enverra en mon nom,
vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit. " Ici
le Saint-Esprit est représenté comme faisant ce que seule une personne pourrait
faire, à savoir, enseigner. Nous trouvons la même pensée en Jean 16:12-14 : "
J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pouvez pas les porter
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maintenant. Quand le consolateur sera venu, l’Esprit de vérité, il vous conduira


dans toute la vérité; car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu’il
aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir. Il me glorifiera, parce
qu’il prendra de ce qui est à moi, et vous l’annoncera. " Ici encore le Saint-
Esprit est représenté comme un enseignant personnel vivant. C’est pour nous un
privilège que d'avoir le Saint-Esprit comme une personne vivante aujourd'hui en
tant que notre enseignant. Chaque fois que nous étudions notre bible, il nous est
possible d'avoir cette Personne Divine, l'Auteur du Livre, nous l'interpréter et
nous enseigner sa signification. C'est une pensée précieuse. Combien d'entre
nous avons souvent pensé, après avoir entendu prêcher tel grand enseignant
humain à travers lequel Dieu nous a particulièrement bénis : " Oh, si je pouvais
seulement entendre cet homme chaque jour, alors je pourrais progresser dans
ma vie chrétienne. " Mais nous pouvons avoir comme notre enseignant de
chaque jour, un enseignant de loin plus compétent que le plus grand professeur
humain qui ait jamais parlé : le Saint-Esprit.
3. La troisième preuve de la personnalité du Saint-Esprit est qu'un ministère, qui
pourrait seulement être attribué à une personne, est attribué au Saint-Esprit.
Regardez par exemple dans Jean 14:16,17. Ici nous lisons : " Et moi, je prierai
le Père, et il vous donnera un autre consolateur, afin qu’il demeure
éternellement avec vous, l’Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce
qu’il ne le voit point et ne le connaît point; mais vous, vous le connaissez, car il
demeure avec vous, et il sera en vous. " Ici, le Saint-Esprit est représenté
comme un autre consolateur qui va venir remplacer notre Seigneur Jésus.
Jusqu'à ce moment-là, notre Seigneur Jésus avait été l'ami toujours présent à
leurs côtés pour les aider dans chaque situation d’urgence qui pouvait survenir.
Mais maintenant Il S’en allait et leurs cœurs étaient remplis de consternation, et
il leur dit que tandis qu'Il S’en allait, un autre viendrait prendre Sa place.
Pouvez-vous imaginer notre Seigneur Jésus dire cela si cet Autre qui viendrait
prendre Sa place était une simple influence ou puissance impersonnelle ?
Pouvez-vous imaginer notre Seigneur Jésus dire ce qu'Il dit dans Jean 16:7 : "
Cependant je vous dis la vérité: il vous est avantageux que je m’en aille, car si
je ne m’en vais pas, le consolateur ne viendra pas vers vous; mais, si je m’en
vais, je vous l’enverrai, " si celui qui viendrait prendre Sa place n'était pas une
autre personne mais seulement une influence ou une puissance ? Dans ce cas-là,
est-il un seul instant concevable que notre Seigneur ait pu dire qu'il était
avantageux pour Lui, Personne Divine, de S’en aller pour qu’une simple
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influence ou puissance, peu importe sa nature divine, vienne prendre Sa place ?


Non ! Non !

Ce que notre Seigneur disait, c’était que Lui, Personne Divine, S’en allait, mais
qu'une Autre Personne, tout aussi divine, viendrait prendre Sa place. Cette
promesse est pour moi l'une des promesses les plus précieuses de toute la Parole
de Dieu pour cette présente dispensation, à savoir que, pendant l'absence de
mon Seigneur, jusqu'à cet heureux jour où Il reviendra, une Autre Personne, tout
aussi divine que Lui, est à mes côtés, oui, demeure dans mon cœur à chaque
instant afin de communier avec moi et de m'aider dans chaque situation
d’urgence qui pourrait surgir.

Je suppose que vous savez que le terme grec traduit par Consolateur dans ces
versets signifie plus que Consolateur. Il signifie Consolateur et beaucoup plus à
coté. Le mot grec ainsi traduit est parakletos. Ce mot est un mot composé,
composé du mot para, qui signifie à côté de, et kletos, un appelé : " un appelé
pour se tenir à côté d’un autre, " pour prendre part avec lui et pour l'aider dans
chaque situation d’urgence qui se présente. C'est le même mot qui est traduit par
" avocat " dans 1 Jean 2:1 : " Si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès
du Père, Jésus-Christ le juste. " Mais le mot " avocat " ne rend pas la pleine
force du mot original. Etymologiquement, il signifie à peu près la même chose.
Avocat est un mot latin transcrit en français. Le terme est composé de deux
mots, ad, qui signifie à, et vocatus, un appelé, c'est-à-dire un appelé à un autre
pour l’accompagner ou pour l'aider. Mais dans notre usage français, le terme a
acquis un sens restreint. Le terme grec, comme je l’ai déjà dit, signifie " un
appelé aux côtés d’un autre, " et la pensée est celle d'une aide toujours à
proximité dispensant conseils, force et toute autre forme d'aide requise. Jusqu'à
cette heure, le Seigneur Jésus Lui-même avait été leur Paraclete, ou ami
toujours disponible à proximité d’eux pour les secourir. Chaque fois qu'ils
avaient des ennuis, quels qu’ils soient, ils se tournaient simplement vers Lui.

Par exemple, à une occasion ils étaient perplexes au sujet de la prière et ils ont
dit au Seigneur : " Seigneur, enseigne-nous à prier. " Et Il leur a enseigné à
prier. À une autre occasion, quand Jésus est venu vers eux marchant sur l'eau,
une fois que leur première crainte a été apaisée après qu’Il leur a dit : " C'est
moi, n'ayez pas peur, " Pierre Lui a dit : " Seigneur, si c’est toi, permets que
j’aille vers toi sur l'eau. " Et le Seigneur a dit : " Viens. " Alors Pierre a sauté
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hors de la barque de pêche et a commencé à aller vers Jésus, en marchant sur


l'eau. Apparemment, il a regardé autour de lui, détourné les yeux du Seigneur et
a regardé le bâteau de pêche pour voir si les autres disciples, Jean et Jacques, et
les autres, avaient remarqué à quel point il se débrouillait bien, mais aussitôt
qu’il avait détourné les yeux du Seigneur, il a commencé à couler, et s’est
écrié : " Seigneur, sauve-moi, " et Jésus a étendu la main et l’a aidé à sortir de
l’eau. Exactement de la même façon, quand ils étaient pris dans n'importe quelle
autre situation d’urgence, ils se tournaient vers le Seigneur qui les délivrait.
Mais maintenant il S’en allait, et la consternation avait rempli leurs cœurs, et le
Seigneur dit : "Oui, je m’en vais mais un autre, aussi divin que moi, tout aussi
capable d’aider que moi, vient pour prendre ma place," et cet autre Paraclet est
avec nous partout où nous allons, à chaque heure du jour ou de la nuit. Il est
toujours à nos côtés. Si cette pensée pénètre dans votre cœur et y reste, vous
n’éprouverez jamais un autre moment de crainte peu importe combien de temps
vous vivrez. Comment pouvons-nous craindre dans ces circonstances, s'Il est à
nos côtés ? Vous pouvez être entourés par une foule en hurlement, mais qu’est-
ce que cela s'Il marche en Se tenant entre vous et la foule ? Cette pensée bannira
toute crainte.

J'ai vécu une illustration saisissante de ceci dans ma propre expérience, il y a


quelques années. Je parlais à une convention biblique se tenant sur le lac Kenka
dans l'état de New-York. J’avais un cousin qui habitait une petite maison de
village à six kilomètres et demi de là en remontant le lac, et je suis monté chez
lui et ai passé mon jour de repos avec lui. Le jour suivant, il m'a fait descendre
dans sa chaloupe à vapeur à la jetée où la conférence avait lieu. Alors que je
descendais de la chaloupe et faisais un pas en direction de la jetée, il m’a dit : "
Reviens encore ce soir et passe la nuit avec nous, " et je lui ai promis de le
faire ; mais je ne réalisais pas la promesse que je faisais.

Cette nuit-là, à la fin de la prédication, alors que je sortais de l'hôtel et


commençais ma promenade, j’ai réalisé que je m’étais engagé à respecter un
grand contrat. La petite ferme était à six kilomètres et demi de distance, et une
promenade de six kilomètres et demi ou de treize kilomètres n'était rien dans
des circonstances ordinaires, mais un orage se préparait et tout le ciel était
obscurci. Le chemin menait le long d'une falaise bordant le lac, le chemin était
près du bord de la falaise. Parfois le lac était peut-être à pas plus de trois ou
quatre mètres en-dessous, d'autres fois à environ dix ou quatorze mètres en-
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dessous. Je n'étais jamais allé sur le chemin auparavant et comme il n'y avait
aucune étoile pour éclairer le ciel, je ne pouvais pas voir le chemin du tout. En
outre, il y avait déjà eu un orage qui avait creusé des fossés profonds à travers le
chemin, dans lequels on pouvait tomber et se casser une jambe.

Je ne pouvais pas apercevoir ces fossés à moins qu’il y ait un soudain flash de
foudre, et alors j’en voyais un et après cela cela devenait plus sombre et moi
plus aveugle que jamais. Pendant que je marchais le long de ce chemin, près du
bord de la falaise donc, avec tous les sillons coupés à travers elle, je pensai qu'il
était périlleux de faire la promenade et songeai à rebrousser chemin; et alors la
pensée suivante me vint à l’esprit : " Tu as promis que tu viendrais ce soir et ils
sont sans doute en train de t'attendre en haut. " Ainsi je sentais que je devais
continuer. Mais cela semblait me donner la chair de poule et paraissait si
inquiétant de marcher le long du bord de cette falaise sur un chemin aussi
incertain que je ne pouvais pas voir, et on pouvait seulement entendre les
sanglots, les pleurs et les gémissements du lac au pied de la falaise tandis qu'il
montait à l'approche rapide de l'orage.

Alors cette pensée me vint à l’esprit : " N’est-ce pas toi qui as dit aux gens
venant à la conférence au sujet du Saint-Esprit qu’Il est une Personne marchant
toujours à nos côtés ? " Et je me suis immédiatement rendu compte que le Saint-
Esprit marchait entre moi et le bord de la falaise; et ces six kilomètres et demi à
travers l'obscurité ont été six kilomètres et demi dénués de crainte, une marche
joyeuse au lieu d'une marche effrayante. J’ai eu l’occasion de mentionner cette
pensée au Royal Albert Hall à Londres, un après-midi sombre et triste de
février. Il y avait une jeune dame dans l'assistance, qui avait très peur de
l'obscurité. Il lui paraissait tout simplement impossible d’entrer seule dans une
pièce sombre. A la fin de la réunion, elle s’est dépéchée de rentrer chez elle et
est entrée précipitemment dans la pièce où sa mère était assise, et elle s’est écrié
: " Oh, mère, j'ai entendu le sermon le plus merveilleux cet après-midi au sujet
du Saint-Esprit qui est toujours à nos côtés comme notre aide et protecteur
toujours présent. Je n'aurai plus jamais peur de l'obscurité. " Sa mère était une
anglaise pratique et lui a dit : " Bien, voyons à quel point cela est vrai. Monte
maintenant à l’étage supérieur, dans la chambre obscure, et ferme la porte et
restes-y seule dans l'obscurité. " La fille est allée monter les escaliers en
bondissant, elle est entrée dans la chambre obscure, a fermé la porte derrière
elle. La pièce était dans l’obscurité absolue, et " oh, " m'écrivait-elle le
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lendemain, " c’était obscur, parfaitement obscur, mais cette pièce était
lumineuse et glorieuse avec la présence du Saint-Esprit. "

Dans cette pensée se trouve également le remède à l'insomnie. Quelqu’un parmi


vous a-t-il jamais eu une insomnie ? Je l’ai déjà eue. Pendant deux années
sombres, terribles. Nuit après nuit, j’allais au lit, presque mort, comme cela
m’apparaissait, pour dormir, et je pensais que je dormirais certainement car je
pouvais à peine ne maintenir éveillé ; mais à peine ma tête touchait-elle l'oreiller
que je savais que je ne dormirais pas et j'entendais l'horloge frapper les coups de
douze, un, deux, trois, quatre, cinq, six heures, et alors arrivait l'heure de se
lever. Il me semblait n’avoir pas dormi du tout, bien que je ne doute pas de
l’avoir fait : car je crois que les gens qui souffrent d'insomnie dorment
davantage qu'ils ne le croient sinon nous serions morts ; mais il me semblait que
je ne dormais pas du tout, et cela a duré pendant deux années entières, jusqu'à ce
que je vienne à penser que si je ne pouvais pas obtenir le sommeil, je perdrais la
tête. C’est à ce moment-là que j'ai obtenu la délivrance. Pendant des années,
j’allais me coucher et m’endormais presque aussitôt que ma tête avait touché
l'oreiller. Mais une nuit, je suis allé dormir à l'Institut Biblique de Chicago, où je
m'étais alors arrêté. Je m’attendais à m’endormir presque immédiatement,
comme cela était devenu mon habitude, mais à peine ma tête avait-elle touché
l'oreiller que j’ai su que je n'allais pas dormir. L'insomnie était de retour. Si
vous l'avez déjà eue, vous la reconnaîtrez toujours. C’était comme si l'insomnie
se reposait sur la barre du lit, ressemblant à un lutin, me faisant une grimace et
me disant : " Je suis de retour pour deux années supplémentaires. " " Oh, "
pensais-je, " deux années supplémentaires de cette horrible insomnie. " Mais le
matin même, j'avais donné un enseignement aux étudiants, dans la salle de
conférence à l’étage d’en-dessous, sur la personnalité du Saint-Esprit, et cette
pensée m’est venue presque immédiatement à l’esprit : " Que disais-tu aux
étudiants de l’étage d’en-dessous ce matin au sujet du Saint-Esprit qui est
toujours avec nous? " Et j'ai dit : " Pourquoi ne pratiques-tu pas ce que tu
prêches ?" Et j'ai levé la tête et dit : " Ô Toi, Saint-Esprit béni de Dieu, Tu es ici,
si Tu as quelque chose à me dire, j'écouterai. " Et Il m’a révélé certaines choses
douces et précieuses au sujet de Jésus-Christ, remplissant mon âme de calme, de
paix et de joie, et la chose suivante que j’ai sue était que je m'étais endormi, et
la chose suivante encore que j’ai sue, c’était de me savoir réveillé le lendemain
matin ; et toutes les fois que l'insomnie est venue autour de mon lit et s’est
reposée sur la barre du lit, j'ai fait la même chose et cela n'a jamais échoué.
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Dans cette pensée se trouve également le remède à toute solitude. Si la pensée


que le Saint-Esprit est un Ami éternellement présent pénètre dans votre cœur et
y reste, vous n'éprouverez plus jamais un autre moment de solitude aussi
longtemps que vous vivrez. Ma vie, pour la grande partie de ces seize dernières
années, a été une vie de solitude. J’ai souvent été séparé de toute ma famille
pendant des mois entiers consécutifs. Quelquefois, je ne vois pas mon épouse
pendant deux ou trois mois consécutifs et, une fois, pendant dix-huit mois, je
n'ai vu aucun membre de ma famille en dehors de mon épouse. Une nuit, je
marchais sur le pont d'un bâteau à vapeur naviguant dans les mers du Sud entre
la Nouvelle Zélande et la Tasmanie. C'était une nuit orageuse. La plupart des
autres passagers était malade en-dessous, aucun des officiers ni aucun des
marins ne pouvait marcher avec moi car ils avaient les mains affairées
complètement au bateau. J'ai dû marcher seul sur le pont. Quatre des cinq autres
membres de ma famille étaient de l'autre côté du globe, à vingt-huit milles
kilomètres plus loin par l'itinéraire le plus proche que je puisse prendre pour les
atteindre, et le membre de ma famille qui était le plus proche de moi n'était pas
avec moi cette nuit-là. Pendant que je marchais seul sur le pont, j’en suis venu à
penser à mes quatre enfants qui étaient à vingt-huit milles kilomètres de moi, et
étais sur le point de me sentir seul, quand la pensée m’est venue que le Saint-
Esprit était à mes côtés, et que, pendant que je marchais, Il emboîtait chaque pas
que je faisais, et ainsi toute la solitude est partie. J'ai témoigné de cette pensée, il
y a quelques années en arrière dans la ville de St Paul, et à l'issue du sermon, un
médecin est venu vers moi et m’a dit : " Je désire vous remercier de cette
pensée. On m'appelle souvent la nuit pour sortir seul par l'obscurité et à travers
l'orage, loin dans le pays, et j'ai été très seul, mais je ne serai jamais plus seul,
parce que je saurai qu’à chaque pas de mon chemin, le Saint-Esprit est près de
moi dans mon cabriolet de médecin. "

Dans cette même précieuse vérité, se trouve le remède pour les cœurs brisés. Ah
!, combien de personnes au cœur brisé y a-t-il dans le monde aujourd'hui,
particulièrement dans ces jours de guerre et de bain de sang et de mort ! Bon
nombre d'entre nous ici avons perdu des êtres chers. Beaucoup plus parmi nous,
en toute vraisemblance, en perdront dans les mois qui sont juste devant nous.
Mais nous n'avons pas besoin d'avoir, un seul moment, le cœur en peine si nous
connaissons seulement la communion du Saint-Esprit. Il y a peut-être ici
aujourd'hui une certaine femme qui, il y a un an, ou il y a quelques mois, ou il y
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a quelques semaines, ou il y a quelques jours, avait à ses côtés un homme,


qu'elle aimait tendrement, un homme si fort et si sage qu'elle était libérée de tout
sens des responsabilités et de tous soucis; car tous les fardeaux étaient sur lui, et
comme la vie était lumineuse et heureuse en sa compagnie ! Mais des jours
sombres sont venus quand l’être aimé a été emporté, et combien la vie
aujourd’hui est solitaire et vide et stérile, et pleine de fardeaux et de soucis !
Écoutez ! Il y en a Un qui marche juste à vos côtés, et qui est plus sage et plus
fort et plus affectueux que le plus sage et le plus fort et le plus affectueux des
maris qui aient jamais vécu, prêt à porter tous les fardeaux et responsabilités de
la vie, oui, prêt à faire bien plus : entrer et demeurer dans votre cœur et remplir
chaque coin et recoin de votre cœur vide et douloureux, et bannir ainsi toute
solitude et toute peine pour toujours. J’ai dit cela un après-midi à Saint Andrews
Hall à Glasgow. À la fin de la prédication, quand je suis sorti de la salle de
conférence pour me diriger vers la salle de réception, une dame qui avait
accouru pour me rencontrer, s’est approchée de moi. Elle portait le chapeau de
veuve, son visage portait les marques d’une profonde douleur, mais il y avait
maintenant un regard heureux sur son visage. Elle a accouru vers moi et m’a
dit : " Dr Torrey, c’est aujourd’hui l'anniversaire de la mort de mon cher mari ",
(son mari était l'un des chrétiens les plus fortement estimés à Glasgow) " et je
suis venue à Saint Andrews Hall me disant qu’aujourd'hui le Dr Torrey aurait
quelque chose à dire qui m'aiderait. " " Ah, " continua-t-elle, " vous avez
précisément dit le mot juste ! Je ne serai plus jamais seule, je n’aurai plus jamais
de chagrin au cœur. Je laisserai le Saint-Esprit entrer et remplir chaque coin de
mon cœur qui me fait mal. " Dix-huit mois ont passé après cela ; j’ai été de
nouveau en Ecosse, prenant de courtes vacances sur les lacs du Clyde sur le
yacht privé d'un ami. Un jour, nous nous sommes arrêtés au-delà d'un point, un
petit bateau prenait le large à partir de ce point et s’est approché du yacht à
vapeur. La première personne qui a grimpé sur le côté du yacht pour monter sur
le pont était cette veuve. Me voyant me tenir sur le pont, elle s'est dépêchée de
traverser le pont et a pris ma main dans les siennes, et, avec un sourire radieux
sur le visage, a dit : " Oh, Dr Torrey, la pensée que vous m'avez donnée à Saint
Andrews Hall cet après-midi-là demeure toujours avec moi et depuis ce jour
jusqu’à aujourd’hui, je n'ai pas vécu une seule heure solitaire ou triste. "

Mais c'est dans notre service chrétien que cette pensée nous est le plus
grandement utile et nous vient avec la plus grande puissance. Voyez ma propre
expérience. Je suis devenu un ministre de l’Evangile simplement parce que j'ai
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dû le faire, ou sinon j’étais perdu pour toujours. Je ne veux pas dire que je suis
sauvé en prêchant l'Evangile ; je suis sauvé simplement sur la base du sang
expiatoire de Christ et sur cette base seule; mais le fait que je devienne chrétien
et que je L'accepte comme mon Sauveur a eu pour conséquence que je prêche
l'Evangile. Pendant six années, je refusais de m’afficher comme chrétien parce
que j'étais peu disposé à prêcher, et je sentais que si je devenais chrétien, je
devais prêcher. La nuit où je me suis converti, je n’ai pas dit : " J'accepterai
Christ " ou : " Je renoncerai à mes péchés ; " j'ai dit : " Je prêcherai. " Mais s'il y
avait jamais eu un homme qui, de par son temperament normal, fût impropre à
la prédication, c’était bien moi. J'étais l'un de ces garçons anormalement
timides. Un étranger pouvait à peine me parler sans que je rougisse jusqu’aux
racines des cheveux. De toutes les tortures que j'ai pu endurer à l'école, aucune
n'était plus atroce que celle qui consistait à réciter un texte. Me tenir sur
l’estrade et avoir le regard de tous les élèves rivé sur moi, je pouvais à peine
supporter cela, et quand je devais réciter - et mes propres parents me
demandaient de réciter le texte avant que je ne me rende à l'école, je ne pouvais
simplement pas le réciter devant mes propres parents. Imaginez un pareil
homme entrer dans le ministère ! Même une fois entré à l'Université de Yale,
quand je rentrais à la maison pendant les vacances et que ma mère avait des
visiteurs et m’envoyait me chercher pour que je vienne les rencontrer, je ne
pouvais pas dire un mot. Après qu'ils étaient partis, ma mère me disait : "
Archie, pourquoi n’as-tu rien dit à Madame S. ou à Madame D.? " et je
répondais : " Pourquoi dis-tu cela, mère, je l’ai fait ! " et elle répondait : " Tu
n'as pas prononcé la moindre syllabe. " Je pensais leur avoir adressé la parole,
mais les mots ne sortaient pas plus haut que la gorge et y restaient étouffés.
J'étais si timide que jamais même je ne parlais à une réunion de prière à l'église
jusqu’à ce que je sois entré au séminaire théologique. Alors j'ai eu la pensée que
si je voulais être prédicateur, je devais au moins être capable de parler lors des
réunions de prière de ma propre église. J’ai décidé de le faire. J'ai appris un
morceau par cœur. Je m’en rappelle une partie maintenant. Je pense que j'en ai
oublié une partie quand je me suis levé pour parler cette nuit-là. Dès que la
réunion a été déclarée ouverte, j'ai saisi le dos du siège devant moi et me suis
levé du bout de mes pieds et me suis tenu contre le siège de peur de tomber. Un
Niagara monta avec précipitation d’un côté, et descendit de l’autre, et avec
tremblement j’ai répété mon petit passage autant que je pouvais me le rappeler,
et ensuite me suis laissé tomber sur le siège. À l'issue de la réunion, une
chrétienne très aimable, est venue vers moi et a dit sur un ton qui remonte le
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moral : " Oh, Monsieur Torrey, je veux vous remercier de ce que vous avez dit
ce soir. Cela m'a fait tellement de bien. Vous avez parlé avec tellement de
sensibilité. " Sensibilité ! Le seul sentiment que j’avais eu était que j’étais
effrayé presque jusqu’à la mort. Imaginez un pareil homme entrer dans le
ministère ! Mes premières années de ministère étaient une torture. Je prêchais
trois fois par jour. J’apprenais mes sermons par cœur et les confiais à ma
mémoire ; et ensuite je me levais et dévissais le bouton supérieur de mon
manteau jusqu'à pouvoir en faire sortir le sermon, et puis quand le troisième
sermon était prêché et terminé, je m’affalais sur le siège derrière la chaire avec
un grand sentiment de soulagement à l’idée que c’était terminé pour une autre
semaine, et alors cette pensée prenait possession de moi : " Bon, tu dois
commencer demain matin pour être prêt pour dimanche prochain ! " Mais un
heureux jour est venu quand la pensée que j'essaye de vous enseigner ce matin a
pris possession de moi, à savoir que, quand je me levais pour prêcher, bien que
c’était moi que les gens voient, il y avait Quelqu’un d’autre qui se tenait à mes
côtés, qu'ils ne pouvaient pas voir, mais sur qui reposait toute la responsabilité
de la réunion ; et tout ce que je devais faire, c’était de me tenir aussi éloigné de
la vue que possible et Le laisser faire la prédication. Depuis ce jour, la
prédication est devenue une véritable joie. Je préfère prêcher que manger.
Parfois, quand je me lève pour prêcher, avant d’avoir prononcé un mot, la
pensée de ce qu’Il se tient près de moi, capable de prendre la charge de la
réunion entière (et disposé à le faire) et de faire tout ce qui avait besoins d'être
fait, remplit tant mon cœur d’une joie exultante que j’ai envie de crier.

Il en est de même pour l’enseignement que vous devez apporter à l'école du


dimanche. Certains d’entre vous vous inquiétez de vos leçons pour l'école du
dimanche au point de craindre de dire quelque chose qui ne doit pas être dit, ou
de ne pas dire quelque chose qui doit être dit, et la pensée du fardeau et de la
responsabilité vous écrase presque. Écoutez-moi ! Rappelez-vous toujours ceci
quand vous vous asseyez pour enseigner votre leçon : il y en a Un juste à vos
côtés qui sait précisément ce qui doit être dit et précisément ce qui doit être fait.
Au lieu de porter la responsabilité de la leçon, laissez-Le la porter, laissez-Le
faire l'enseignement. Un lundi matin, j'ai rencontré un des laïques les plus
fidèles que j'aie jamais connus, un enseignant très doué de la Bible. Il était
profondément affecté par son échec avec sa classe le jour précédent - du moins
par ce qu'il considérait come un échec. Je lui ai dit : " N’aviez-vous pas
demandé à Dieu de vous donner la sagesse lorsque vous êtes allé devant cette
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classe? " Il a répondu : " Oui, je l’ai fait. " J'ai dit : " Vous êtes-vous attendu à
ce qu'Il vous la donne? " Il a dit : " Oui. " Alors j'ai dit : " Quel droit avez-vous
de douter qu'Il l’ait fait? " Il m’a répondu : " Je n’avais jamais pensé à cela
avant. Je ne m'inquièterai plus jamais au sujet de mes leçons. "

Il en est de même dans le travail personnel. Quand moi ou quelqu'un d'autre


vous invite à l'issue de la réunion à aller parler à quelqu'un d'autre, ah !, lequel
d’entre vous veut y aller, mais ne se remue pas. Vous pensez en vous-mêmes : "
Je pourrais dire quelque chose de travers. " C’est ce qui va arriver, si vous le
dites. Vous direz certainement quelque chose de faux ; mais faites confiance au
Saint-Esprit, Il dira ce qui est juste. Laissez-Le avoir vos lèvres pour qu’Il parle
à travers vous. Il se peut que cela ne paraisse pas la chose juste à l’heure où
vous dites la chose, mais à un moment ou un autre, vous allez découvrir que
c’était précisément la chose juste. Une nuit, à Launceston, en Tasmanie, comme
Madame Torrey et moi-même revenions d’une réunion, mon épouse m’a dit : "
Archie, j'ai gaspillé ma soirée entière. J’ai parlé à la fille la plus frivole du
monde. Je ne pense pas qu'elle ait une seule pensée sérieuse dans la tête. " Je lui
ai répondu : " Clara, comment peux-tu savoir ? N'avais-tu pas fait confiance à
Dieu pour te guider? " " Oui. " " Bien, abandonne-la entre Ses mains. " La nuit
suivante même, à la fin de la réunion, la même jeune femme apparemment tout
à fait frivole est venue voir Madame Torrey, menant sa mère par la main, et a
dit : " Madame Torrey, voulez-vous parler à ma mère ? Vous m'avez amenée à
Christ la nuit dernière, maintenant, s’il vous plaît, amenez ma mère à Christ. "

4. Mais je dois conclure. Il y a un autre argument en faveur de la personnalité du


Saint-Esprit, mais nous n'avons pas le temps d’y insister. Cette preuve consiste
dans le fait qu'un traitement est affirmé à propos du Saint-Esprit, qui ne pourrait
être appliqué qu’à une personne. Dans Esaïe 63:10, il nous est enseigné que le
peuple s’est rebellé contre le Saint-Esprit et qu’Il en est affligé. Il est impossible
de se rebeller contre une simple influence ou puissance, ou de l’affliger. On ne
peut se rebeller que contre une personne et seule une personne peut être affligée.
Hébreux 10:29 nous enseigne que le Saint-Esprit est " outragé ", ou " traité avec
mépris, " insulté. Il n’est pas possible de traiter avec mépris une influence ou
une puissance; ce ne peut être le cas que d’une personne. Actes 5:3 nous
enseigne qu’il est possible de mentir au Saint-Esprit. Vous ne pouvez mentir
qu’à une personne. Matthieu 12:31 nous enseigne que le Saint-Esprit est
blasphémé. Il nous est dit que le blasphème contre le Saint-Esprit est plus grave
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que le blasphème contre le Seigneur Jésus, et ceci ne pourrait certainement être


appliqué qu’à une personne et une Personne Divine.

Pour résumer le tout, le Saint-Esprit est une Personne. Théoriquement, nous y


croyions probablement tous déjà, mais, quand nous pensons réellement à Lui,
dans notre attitude pratique envers Lui, Le traitons-nous comme une Personne ?
Le considérons-nous vraiment comme une Personne aussi réelle que Jésus-
Christ, aussi plein d’amour, aussi sage, aussi fort, aussi digne de notre confiance
et de notre amour, et de notre plein abandon entre Ses mains que Lui ? Comme
une Personne Divine toujours à nos côtés ? Le Saint-Esprit est venu dans ce
monde pour être pour les disciples de notre Seigneur, après le propre départ de
notre Seigneur, et pour être pour nous, ce que Jésus-Christ avait été pour eux
pendant les jours où ils avaient joui de Sa compagnie personnelle avec eux.
L’est-Il pour vous, aujourd'hui ? Connaissez-vous la " communion du Saint-
Esprit? ", l’amitié du Saint-Esprit, le partenariat du Saint-Esprit, la camaraderie
du Saint-Esprit? Pour le dire en un seul mot, tout l'objet de cette prédication de
ce matin, je le dis révérentiellement, est de vous présenter à mon Ami, le Saint-
Esprit.

Référence: The Fundamental Doctrines of the Christian Faith by R. A. Torrey.


New York: George H. Doran, (c) 1918.

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