0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
69 vues12 pages

4 COUR HCA8 Phase 1990-2000

Transféré par

yazidarchi
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
69 vues12 pages

4 COUR HCA8 Phase 1990-2000

Transféré par

yazidarchi
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

UED 8.

1
HISTOIRE D’ARCHITECTURE
Tradition, langage, modernité
« PERIODE POst-cOlOnIalE »
COUR N°
03

1962-2012: quEl uRbanIsmE,


quEllE aRchItEctuRE?

Année universitaire: Responsable de la matière:


2015-2016 Mr DIDI Ilies
II. L’évolution et le bilan du secteur de bâtiment et d’urbanisme en
Algérie depuis 1962 :
II.3. Troisième phase (1990-2000):

L’émergence d’efforts de réflexion en termes d’aménagement du


territoire et de gestion des grandes agglomérations, peu suivis
d’effets concrets.

La conjonction de multiples crises et le désengagement de


l’Etat provoque un développement complètement anarchique
du secteur de l’urbanisme et de l’habitat.
I- Mise en place d’une armature législative et d’instruments en matière
d’aménagement du territoire à la fin des années 80 afin de redéployer
la population et les activités économiques sur un territoire restructuré
et modernisé qui est mise entre parenthèses

1- Un cadre législatif est déployé à la fin des années 80 – début des


années 90 :
 Loi du 27-01-1987 relative à l’aménagement du territoire fixe les
objectifs et le cadre de mise en œuvre et d’exercice de la politique nationale
d’aménagement du territoire, déclinée en politiques différenciée selon les
spécificités régionales pour parvenir à corriger le déséquilibre avec des
objectifs généraux comme :
- La protection de l’environnement, la sauvegarde des sites naturels, la
promotion des espaces touristiques et la restauration des sites historiques.
- Mais reste axée sur le développement économique et la dotation en
équipements collectifs.
 Décrets du 21 avril 1987 relatif à l’étude d’impact d’aménagement du
territoire prévoyant l’analyse des effets des actions d’aménagement et de
développement pour évaluer leur pertinence et optimiser le choix de leur
emplacement et décret du 7février 1989 prévoyant les «modalités des zones
à promouvoir » en vue de limiter la croissance urbaine et de réduire les
disparités régionales en faveur des Hauts-Plateaux et du Sud
2- La loi confie à l’ANAT, l’agence nationale d’aménagement du
territoire), créée en 1980 la mission de développer des plans
d’aménagement du territoire a plusieurs niveaux à travers des études
spatiales prospectives

 Le SNAT (schéma national d’aménagement du territoire)


Le SRAT (schéma régional d’aménagement du territoire)
Le PAW (plan d’aménagement de la wilaya)
3- Cette politique ambitieuse est mise entre parenthèses avec la crise
financière due à la baisse des revenus en hydrocarbures et la politique
d’ajustement structurelle qui réduisent considérablement les budgets
consacrés au secteur de l’habitat et de l’urbanisme et la crise
sécuritaire qui fait passer l’aménagement du territoire au second plan.

- Nouvelle vague d’exode rural de plusieurs centaines de milliers de


familles du fait de l’insécurité régnant dans les campagnes ; ce nouvel
exode ruine les efforts précédemment entrepris pour relancer les zones
rurales et décongestionner les villes surchargées.
- Destructions importantes d’infrastructures sur tout le territoire durant
les années de terrorisme.
- Baisse très sensible des programmes de construction publics du fait de
la réduction des budgets consacres a l’habitat.
II- Désengagement de l’Etat de la gestion du foncier et de la
construction laissée entre les mains de communes manquant
d’équipements et sans contrôle, ce qui se traduit par une
généralisation de la corruption provoquant un développement
anarchique, complètement déconnecté de tous les instruments
d’urbanisme

 La loi relative à l’aménagement et à l’urbanisme de décembre 1990


remplace bien les plans directeurs d’urbanisme (PUD) par des plans
directeurs d’aménagement et d’urbanisme (PDAU) censés définir à
l’échelle des communes, les grandes orientations urbaines supposées
encadrées par les directions de wilayas d’urbanisme et les inspections
d’urbanisme nouvellement créées.
 Cependant, celle-ci n’est pas appliquée car la délégation de
responsabilité au profit des communes au secteur prive donne lieu à
une spéculation foncière massive du fait de l’absence de contrôle

-Les communes sont peu équipées pour gérer le foncier (moyens humains, financiers,
capacités juridiques, coordination avec les administrations déconcentrées) face à une
demande locale très importante et pressante.
-La classification du domaine foncier mise en place par la loi du18 novembre 1990
relative à l’orientation foncière (domaine public naturel, espaces sahariens et de
steppe, terres agricoles et pastorales, zones urbanisées et urbanisables) n’est pas
respectée par les commune.
-La mise en place d’un cadastre communal (prévu au décret du 22 novembre 1990) et
d’un comité interministériel du foncier, présidé par le ministre des collectivités locales
(décret du 27 avril 1991), censés permettre une régulation du marché foncier au
niveau local et national restent lettre morte.
- Le foncier devient un foyer de corruption généralisée sur l’ensemble du Territoire.
 Explosion de l’auto-construction privée, encouragée pour faire face à
la demande de logements, mais qui se fait en l’absence de tout respect
des plans et instruments d’urbanisme : construction de 800 000
logements financés par l’épargne individuelle principalement entre 1990
et 1997 (600 000 logements urbains et près de 200 000 dans les
campagnes)
 La libéralisation anarchique du foncier provoque des atteintes à
l’environnement sur tout le territoire (destruction des lits d’oueds et des
dunes du littoral, constructions dans les zones inconstructibles, atteinte
du couvert végétal).

Construction anarchique- Algérie


A la fin des années 90, lorsque la vague de terrorisme baisse
d’intensité, les efforts de réflexion en matière d’aménagement du
territoire, de protection de l’environnement et de gestion des
agglomérations reprennent, mais sans être suivis d’effet marquant:
- Les SNAT sont réactivés.
-Le projet de gouvernorat du Grand Alger traduit une prise de conscience de la
nécessité d’une gestion intersectorielle des problèmes des grandes agglomérations, de
centraliser les moyens (transport, gestion des déchets) et de fonder la croissance
urbaine sur une vision et un plan de long terme, exécutés par une autorité forte
capable de mobiliser les différents services de l’Etat et des communes.
- La réflexion sur la mise en place de villes nouvelles a l’intérieur du pays pour
effectuer un transfert d’activités et de population des agglomérations du littoral trop
engorgées est reprise (villes de Bouinan et de Sidi Abdallah dans l’Algérois, projet de
la ville nouvelle de Boughezoul à cheval sur les wilayas de Djelfa et de Médéa)
Villes nouvelles - Alger

Vous aimerez peut-être aussi