Rapport 2007
Rapport 2007
l’enseignement supérieur
et de la recherche
Secrétariat Général
Secrétariat Général
Direction générale des ressources humaines
Direction générale des ressources humaines
Rapport sur
Rapport
l’agrégation internesur
et le CAERPA
l’agrégation deinterne et le CAERPA
mathématiques
de mathématiques
Année 2007
Année 2007
Ce rapport, rédigé par des membres du jury, est publié sous la responsabilité du président du jury
Ce rapport, rédigé par des membres du jury, est publié sous la responsabilité du président du jury
2
Table des matières
1 Composition du jury 7
2 Statistiques 10
2.1 Statistiques de l’agrégation interne 2007 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
2.2 Statistiques du CAERPA 2007 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
3 Programme du concours 22
3.1 Généralités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
3.2 Programme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
3
4
Composition du jury
5
6
1 Composition du jury
Président
M. André GRAMAIN Professeur des universités Lyon
Vice-présidents
Mme Brigitte BAJOU Inspecteur général de l’éducation
nationale
M. Marc ROSSO Professeur des universités ENS, Paris
M. Georges SKANDALIS Professeur des universités Paris VII
M. Eric VAN DER OORD Inspecteur général de l’éducation
nationale
Secrétaire général
M. Jean-Marie CHEVALLIER Maître de conférences Orléans
Examinateurs
M. Gilles ALDON Professeur agrégé INRP, Lyon
Mme Florence BANTEGNIES Professeur de chaire supérieure lycée Saint-Louis, Paris
M. Dominique BARBOLOSI Maître de conférences Aix-Marseille III
Mme Françoise BERQUIER Maître de conférences Lille
Mme Sylvie BONNET Professeur de chaire supérieure lycée Victor Hugo, Besançon
M. Hassan BOUALEM Maître de conférences Montpellier
Mme Anne BOUTTELOUP Professeur de chaire supérieure lycée Bellevue, Toulouse
M. Michel BOVANI Inspecteur d’académie/insp. pé- académie d’Orléans-Tours
dagogique régional
M. Robert BROUZET Maître de conférences Montpellier
M. Joseph CESARO Inspecteur d’académie/insp. pé- académie de Nice
dagogique régional
M. Rémi CHMURA Professeur agrégé lycée Roosevelt, Reims
M. René CORI Maître de conférences Paris VII
M. Gérard DEBEAUMARCHÉ Professeur de chaire supérieure lycée Clémenceau, Reims
M. Thierry DUGARDIN Professeur de chaire supérieure lycée Moissan, Meaux
M. Patrick FERRAND Inspecteur d’académie/insp. pé- académie de Grenoble
dagogique régional
Mme Françoise FONTANEZ Professeur de chaire supérieure lycée Buffon, Paris
Mme Viviane GAGGIOLI Professeur de chaire supérieure lycée La Martinière, Lyon
Mme Michèle GRILLOT Maître de conférences Orléans
M. Christophe HENOCQ Professeur de chaire supérieure lycée Jacques Decour, Paris
Mme Michèle HENRI Professeur de chaire supérieure lycée Camille Guérin, Poitiers
Mme Marie-Emmanuelle JOINT Professeur agrégé lycée Brizeux, Quimper
M. Salim KOBEISSI Professeur agrégé université de Grenoble II
M. Thierry LAMBRE Professeur des universités Clermont-Ferrand
Mme Claire LE GOFF Professeur agrégé université de Paris VI
Mme Danièle LINO Professeur de chaire supérieure lycée Jacques Decour, Paris
Mme Geneviève LORIDON Insp. d’académie/insp. pédago- académie de Besançon
gique rég.
Mme Marie-Hélène MOURGUES Maître de conférences Créteil
Mme Claudine PICARONNY Maître de conférences ENS, Cachan
M. Marc POLZIN maître de conférences Bordeaux I
M. Hervé QUÉFFELEC Professeur des universités Lille I
Mme Françoise PRADIÉ Professeur chaire supérieure lycée Gustave Eiffel, Bordeaux
Mme Martine RAYNAL Inspecteur d’académie/insp. pé- académie d’Aix-Marseille
dagogique régional
Mme Nicole RIGAL Maître de conférences Paris V
M. Claude ROUFF Professeur de chaire supérieure lycée Blaise Pascal, Clermont-Fd
M. Bernard SARAMITO Professeur des universités Clermont II
M. Eric SIGWARD Inspecteur d’académie/insp. pé- académie de Strasbourg
dagogique régional
Mme Angélique SKANDALIS Professeur de chaire supérieure lycée Janson de Sailly, Paris
M. Jean-Pierre VIAL Professeur de chaire supérieure lycée Buffon, PARIS
M. Georges VINAVER Professeur agrégé univeristé d’Évry
M. Laurent VIVIER Maître de conférences Orléans-Tours
7
8
Statistiques
9
2 Statistiques
AGRÉGATION INTERNE ET CAERPA DE MATHÉMATIQUES
SESSION 2007
RÉSULTATS STATISTIQUES
Les épreuves écrites ont eu lieu les 1er et 2 février 2007, la liste d’admissibilité a été signée le 26 mars
2007 :
Agrégation interne : 267 admissibles ; CAERPA : 11 admissibles.
Les épreuves orales se sont déroulées du 8 au 16 avril 2007, au lycée Janson de Sailly à Paris. La liste
d’admission a été signée le 16 avril 2007 : Agrégation interne : 107 admis ; CAERPA : 5 admis.
Remarques : Comme on peut le constater sur les tableaux d’évolution des deux concours donnés ci-après,
le nombre des candidats présents aux deux épreuves écrites est stable cette année, après une augmentation
sensible en 2006. Le nombre de postes est stable au concours de l’enseignement privé, mais en légère diminution
au concours d’agrégation. Tous les contrats proposés au concours de l’enseignement privé n’ont pu être
pourvus.
AGRÉGATION INTERNE
*liste supplémentaire
10
CAERPA
11
2.1 Statistiques de l’agrégation interne 2007
Sont considérés comme présents les candidats qui ont des notes non nulles à toutes les épreuves écrites
Les candidats aux concours étrangers gérés par le jury ne sont pas comptabilisés
Les candidats étrangers aux concours français sont comptés normalement
12
Oral : quartiles sur les notes non nulles
admissibles Admis
épreuve 1 (sur 20) 13 10 7 15 13 10
épreuve 2 (sur 20) 12 9 7 14 13 10
Total général (sur 400) 223 199 179 251 230 214
13
Académies
I P a A
AIX MARSEILLE 98 71 8 3
BESANCON 33 23 6 3
BORDEAUX 88 58 15 4
CAEN 41 29 3 1
CLERMONTFERRAND 38 33 5 2
DIJON 59 47 5 1
GRENOBLE 99 77 12 9
LILLE 171 133 15 5
LYON 98 69 18 8
MONTPELLIER 90 67 10 4
NANCY METZ 82 63 9 4
POITIERS 55 39 11 4
RENNES 45 38 5 1
STRASBOURG 69 53 10 5
TOULOUSE 82 57 9 6
NANTES 62 42 5 2
ORLEANS TOURS 67 43 3 0
REIMS 38 28 5 2
AMIENS 70 56 10 5
ROUEN 71 56 10 8
LIMOGES 24 20 3 2
NICE 96 77 13 6
CORSE 17 11 2 0
REUNION 76 51 9 1
MARTINIQUE 39 22 1 0
GUADELOUPE 36 25 0 0
GUYANNE 12 11 1 1
PARIS/CRET/VERS 442 328 64 20
Professions
I P a A
DIVERS 28 20 0 0
ENSEIGNANT SUP 13 6 1 1
ENS.FPE.TIT 75 52 9 3
AG FPE 38 17 4 1
CERTIFIE 1898 1441 251 102
PLP 119 75 1 0
PROF ECOLES 27 16 1 0
catégories
I P a A
DIVERS 4 2 0 0
ENS.TIT.MEN 2077 1553 254 103
AG.FONC.PUB.ETA 117 72 13 4
Centres d’écrit
I P a A
DIVERS 2198 1627 267 107
14
Écrit 1 Écrit 2
Oral 1 Oral 2
15
2.2 Statistiques du CAERPA 2007
Sont considérés comme présents les candidats qui ont des notes non nulles à toutes les épreuves écrites
Les candidats aux concours étrangers gérés par le jury ne sont pas comptabilisés
Les candidats étrangers aux concours français sont comptés normalement
16
Oral : quartiles sur les notes non nulles
admissibles Admis
épreuve 1 (sur 20) 13 8 5 16 13 8
épreuve 2 (sur 20) 12 11 7 13 11 11
Total général (sur 400) 232 205 180 282 232 224
17
Académies
I P a A
AIX MARSEILLE 19 14 1 1
BESANCON 3 3 0 0
BORDEAUX 9 6 1 1
CAEN 4 4 0 0
CLERMONTFERRAND 7 5 1 0
DIJON 10 8 1 0
GRENOBLE 11 6 1 1
LILLE 39 32 1 0
LYON 12 8 0 0
MONTPELLIER 9 5 0 0
NANCY METZ 10 8 1 0
POITIERS 5 3 1 1
RENNES 19 9 0 0
STRASBOURG 10 6 0 0
TOULOUSE 8 4 0 0
NANTES 36 26 1 1
ORLEANS TOURS 7 5 0 0
REIMS 9 4 0 0
AMIENS 7 5 0 0
ROUEN 5 3 0 0
LIMOGES 2 2 0 0
NICE 3 3 1 0
REUNION 2 1 0 0
MARTINIQUE 1 0 0 0
GUADELOUPE 4 2 0 0
GUYANNE 1 1 0 0
PARIS/CRET/VERS 67 48 1 0
Professions
I P a A
DIVERS 54 29 0 0
MAIT-DOC REM TI 265 192 11 5
catégories
I P a A
ENSEIGN PRIVE 319 221 11 5
Centres d’écrit
I P a A
DIVERS 319 221 11 5
18
Écrit 1 Écrit 2
Oral 1 Oral 2
19
20
Programme
21
3 Programme du concours
3.1 Généralités
Avertissement : Le programme du concours est inchangé pour 2007, se reporter au BO n˚3 du 29 avril
1999.
L’attention des candidats doit cependant être attirée sur l’évolution des programmes de l’enseignement
secondaire, notamment en ce qui concerne des éléments de statistique inférentielle et de théorie des graphes.
Il est vraisemblable que le programme du concours sera modifié l’an prochain, pour préciser les contenus
associés à cette évolution, ainsi qu’à l’évolution des programmes de BTS.
3.2 Programme
Un professeur de Mathématiques devrait avoir élaboré et intériorisé une vue globale, personnelle et cohé-
rente de ses connaissances dans sa discipline à travers son histoire et ses liens avec les autres disciplines. La
préparation à l’Agrégation Interne peut être l’occasion d’une fructueuse réflexion. C’est dans cet esprit qu’il a
été procédé à cette mise à jour du programme complémentaire, la connaissance de ceux de toutes les sections
de l’Enseignement Secondaire étant d’autre-part demandée aux candidats. Ce texte décrit un ensemble de
connaissances souhaitable pour un professeur agrégé. Il sera périodiquement remis à jour. Il ne doit pas être
interprété de façon rigide et formaliste. Son but est surtout d’aider les candidats dans leur réflexion et dans
le nécessaire effort d’unification de leurs connaissances.
S’il est commode de présenter un programme en rubriques, ce découpage ne doit pas dégénérer en cloison-
nement. C’est ainsi qu’il est proposé certains rapprochements qui peuvent être complétés par d’autres. Ce
texte comporte aussi des répétitions quand une même notion intervient à plusieurs endroits. Ainsi, une même
notion peut être d’abord approchée dans un cadre particulier, puis sous un aspect plus général.
Ce programme comporte tous les programmes des classes de la seconde à la terminale incluses, dans
toutes les sections.
B. PROGRAMME COMPLÉMENTAIRE
1. Ensembles
Vocabulaire de la théorie des ensembles. Produit d’un nombre fini d’ensembles. Application. Relation
d’ordre.
Ensemble N des entiers naturels. Ensemble dénombrable. Non dénombrabilité de R.
Relation d’équivalence et ensemble quotient.
2. Algorithmique et informatique
Exemples d’algorithmes liés au programme.
Notion de variable, d’adresse. Instruction d’affectation, instructions conditionnelles, programmation ité-
rative et récursive.
Fonctions et sous-programmes ; passage de paramètre. Rédaction en français ou en Pascal de programmes
ne comportant qu’un petit nombre d’instructions pouvant utiliser des sous-programmes.
Aucun développement théorique n’est au programme.
22
3. Algèbre générale
a) Extensions successives de la notion de nombre
Anneau Z des entiers relatifs. Division euclidienne. Sous-groupes additifs de Z. Nombres premiers. Dé-
composition en facteurs premiers. Plus grand commun diviseur (PGCD) et plus petit commun multiple
(PPCM). Théorème de Bézout. Algorithme d’Euclide. Congruences. Applications arithmétiques des anneaux
quotients Z/nZ. Théorème chinois. Groupe des éléments inversibles de Z/nZ. Applications à des problèmes
de calendriers. Exemples de méthodes de codage et de cryptage. Équations diophantiennes ax + by = c.
Corps Q des nombres rationnels, R des nombres réels, C des nombres complexes. Théorèmes de d’Alembert-
Gauss. Non dénombrabilité de R et C.
Groupe multiplicatif des nombres complexes de module 1. Sous-groupe des racines n-ièmes de l’unité.
Relations d’inclusion entre ces groupes. Polygones réguliers.
b) Anneaux et corps (Écrit seulement)
Définition (les anneaux sont unitaires par définition). Formule du binôme. Idéaux d’un anneau com-
mutatif. Morphismes d’anneaux. Anneaux quotients. Anneaux commutatifs intègres. Anneaux principaux.
Exemple des entiers de Gauss, applications (équation x2 + y 2 = z 2 dans Z).
Sous-corps. Corps premier. Caractéristique d’un corps. Corps des fractions d’un anneau intègre. Éléments
algébriques sur un sous-corps. Dénombrabilité du corps des nombres algébriques sur Q. Nombres transcen-
dants.
c) Polynômes à une indéterminée sur un corps commutatif K
Algèbre K[X]. Division euclidienne. Idéaux de K[X]. Plus grand commun diviseur (PGCD) et plus petit
commun mutiple (PPCM). Théorèmes de Bézout. Algorithme d’Euclide. Polynômes irréductibles. Décompo-
sition en facteurs irréductibles.
Fonctions polynômes. Racines, ordre de multiplicité, polynômes scindés. Correspondance entre polynômes et
fonctions polynômes. Cas où K = Z/pZ, p étant un nombre premier. Relations entre coefficients et racines
d’un polynôme scindé.
Théorème de d’Alembert-Gauss, polynômes irréductibles sur R et C.
Dérivation des polynômes. Identité de Taylor.
d) Fractions rationnelles sur un corps commutatif K
Corps K(X) des fractions rationnelles. Forme irréductible. Fonctions rationnelles, zéros, pôles, ordre de
multiplicité.
Décomposition en éléments simples. Cas où le corps est R ou C.
Exemples simples de problèmes d’élimination ; applications à la géométrie.
4. Groupes et géométrie
Les diverses notions sur les groupes devront être illustrées dans des situations géométriques (par exemple
isométries d’un tétraèdre régulier, d’un cube).
Groupes, morphismes, sous-groupe engendré par une partie. Groupes cycliques, ordre d’un élément. Théorème
de Lagrange. Image et noyau.
Sous-groupe distingué (ou normal). Groupe quotient.
Groupe opérant sur un ensemble, orbites. Stabilisateurs. Formule des classes. Éléments conjugués, classes
de conjugaison, classes de sous-groupes conjugués. Signification géométrique des notions de conjugaison.
Automorphismes intérieurs d’un groupe.
Polygones réguliers et groupes diédraux.
Permutations d’un ensemble fini, groupe symétrique ; cycles, génération par les transpositions. Décompo-
sition d’une permutation en produit de cycles à supports disjoints. Signature. Groupe alterné.
Groupes GL(E) et SL(E) où E est un espace vectoriel de dimension finie. Groupes O(E) et SO(E) où
E est un espace vectoriel euclidien. Groupes U (E) et SU (E) où E est un espace hermitien. Groupe affine,
groupe des homothéties et translations d’un espace affine. Groupe des isométries et des déplacements d’un
espace affine euclidien. Formes réduites des isométries affines en dimension 2 et 3. Groupe des isométries
laissant stable une partie de l’espace. Groupe des similitudes directes et indirectes d’un plan affine euclidien.
23
5. Algèbre linéaire sur un sous-corps de C
a) Espaces vectoriels
Définition. Applications linéaires. Espace vectoriel L(E, F ). Algèbre L(E). Groupe linéaire GL(E). Espace
produit d’une famille finie d’espaces vectoriels.
Sous-espaces vectoriels. Image et noyau d’une application linéaire. Sous-espace engendré par une partie.
Somme d’un nombre fini de sous-espaces. Sous-espaces en somme directe. Sous-espaces supplémentaires.
Projecteurs. Endomorphismes involutifs.
Familles libres, génératrices, bases.
Étant donné u de L(E, F ), isomorphisme entre Im(u) et tout supplémentaire de ker(u).
Dans la suite, les espaces vectoriels sont tous supposés de dimension finie.
b) Espaces vectoriels de dimension finie
Définition. Théorèmes de la dimension, de la base incomplète. Dimension d’un sous-espace. Rang d’une
famille de vecteurs. Existence de supplémentaires.
Formule liant dimensions de la somme et de l’intersection de deux sous-espaces. Rang d’une application
linéaire. Formule du rang. Caractérisation des automorphismes.
c) Matrices
Espaces Mp,q (K) des matrices à p lignes et q colonnes à coefficients dans K. Isomorphisme canonique
avec L(K q , K p ). Produit matriciel. Matrices inversibles. Groupe GL(n, K).
Matrice d’une application linéaire entre espaces vectoriels munis de bases. Matrice de passage. Rang
d’une matrice. Matrices équivalentes et caractérisation par le rang. Utilisation de sous-matrices carrées pour
la détermination du rang. Transposée d’une matrice. Rang de la transposée.
Matrice d’un endomorphisme d’un espace rapporté à une base. Matrices semblables. Trace d’une matrice,
d’un endomorphisme.
Systèmes d’équations linéaires. Rang. Conditions de compatibilité. Systèmes de Cramer. Résolution par
opérations élémentaires (pivot de Gauss). Applications à des problèmes de géométrie.
d) Opérations élémentaires sur les matrices
Opérations élémentaires sur les lignes ou les colonnes d’une matrice. Application à la résolution de sys-
tèmes linéaires, aux calculs de déterminants, à l’inversion de matrices carrées et au calcul du rang.
Applications linéaires associées aux opérations élémentaires : dilatations et transvections. Génération de
GL(n, K) et SL(n, K).
e) Déterminants
Formes n-linéaires alternées sur un espace de dimension n. Déterminant d’une famille de n vecteurs
relativement à une base. Déterminant d’un endomorphisme, d’un composé d’endomorphismes. Caractérisation
des automorphismes.
Déterminant d’une matrice carrée. Expression développée. Déterminant de la transposée d’une matrice, du
produit de deux matrices. Mineurs, cofacteurs, développement relativement à une ligne ou une colonne. Calcul
par opérations élémentaires.
Application à l’inversion d’une matrice carrée. Formules de Cramer. Orientation d’un R-espace vectoriel
de dimension finie. Exemples de calculs de volumes simples.
Groupes SL(E) et SL(n, K).
f ) Dualité
Formes linéaires et hyperplans. Équation d’un hyperplan. Dual E ∗ d’un espace vectoriel E. Base duale
d’une base. Application à la formule d’interpolation de Lagrange. Bijection entre les ensembles des sous-
espaces de E et E ∗ par l’orthogonalité. Orthogonal d’une somme ou d’une intersection de deux sous-espaces.
Dimension de l’orthogonal.
Transposée d’une application linéaire. Transposée d’une matrice. Rang de la transposée.
g) Réduction des endomorphismes
Sous-espaces stables par un endomorphisme.
Algèbre K[u] des endomorphismes polynomiaux en un endomorphisme u de E. Polynôme caractéristique
d’un endomorphisme, d’une matrice carrée. Valeurs propres, vecteurs propres, sous-espaces propres d’un
endomorphisme.
24
Triangulation d’un endomorphisme, d’une matrice carrée, si le polynôme caractéristique est scindé.
Ordre de multiplicité d’une valeur propre et dimension du sous-espace propre associé. Théorème de Cayley-
Hamilton.
Théorème de décomposition des noyaux. Polynôme minimal. Sous-espaces caractéristiques.
Critères de diagonalisabilité : la dimension de tout sous-espace propre est égale à l’ordre de multiplicité
de la valeur propre associée ; il existe un polynôme scindé annulateur à racines simples.
Diagonalisation simultanée d’un ensemble d’endomorphismes diagonalisables commutant entre eux.
Diagonalisation par blocs. Sous-espaces caractéristiques. Décomposition de Dunford : existence et unicité
de l’écriture u = d + n où d est diagonalisable et n nilpotent avec d ◦ n = n ◦ d si le polynôme caractéristique
est scindé.
Application de la réduction des endomorphismes à l’analyse (suites récurrentes, systèmes différentiels,
etc.).
h) Cas où le corps K est R ou C
Application du théorème d’équivalence des normes en dimension finie à la topologie de L(E). Définition
de exp(u), application aux systèmes différentiels.
Exemples de parties denses de L(E) : GL(E) est un ouvert dense de L(E) ; si K = C, l’ensemble des
endomorphismes diagonalisables est dense dans L(E).
i) Formes quadratiques
Formes bilinéaires symétriques. Formes quadratiques. Morphisme de E vers E ∗ canoniquement associé à
une forme bilinéaire. Matrice relativement à une base. Matrices congruentes.
Bases orthogonales. Décomposition en carrés (méthode de Gauss). Loi d’inertie et signature dans le cas
réel. Application aux coniques et quadriques. Application à l’analyse des données.
6. Géométrie affine en dimension finie
Le corps de base est R.
Définition d’un espace affine. Espace vectoriel associé. Sous-espaces affines, direction d’un sous-espace
affine. Droites, plans, hyperplans.
Repères. Orientation. Volume algébrique d’un parallélépipède orienté.
Applications affines. Projecteurs. Groupe affine. Isomorphisme du stabilisateur d’un point et du groupe
linéaire. Symétries. Groupe des homothéties et translations. Effet d’une application affine sur les volumes.
Barycentres. Repères et coordonnées barycentriques. Isobarycentre.
Parties convexes. Intersection, images directe et réciproque par une application affine. Enveloppe convexe
d’une partie. Exemples de problèmes d’optimisation.
7. Algèbre linéaire euclidienne et hermitienne
Les espaces vectoriels sont tous de dimension finie.
a) Espaces euclidiens
Inégalité de Cauchy-Schwarz et inégalité triangulaire ; norme euclidienne. Identité du paralléllogramme.
Isomorphisme canonique avec le dual. Orthogonalité. Bases orthonormales. Orthonormalisation de Schmidt.
Projecteurs et symétries. Adjoint d’un endomorphisme et matrice associée dans une base orthonormale.
Groupe orthogonal O(E) et spécial orthogonal SO(E).
Endomorphismes symétriques, réduction dans une base orthonormée. Réduction simultanée de deux
formes quadratiques réelles dont l’une est définie positive. Application aux axes de symétrie des coniques
et quadriques dans un espace euclidien. Ellipsoïde d’inertie. Application à l’analyse des données.
Application à l’étude d’une surface au voisinage d’un point régulier.
Endomorphismes symétriques positifs et applications (norme d’un endomorphisme).
b) Angles
Matrice d’une rotation. Le groupe SO(E) est commutatif en dimension 2. Angles dans le plan eucli-
dien orienté. Sinus et cosinus d’un angle. Exponentielle complexe. Nombre π. Fonctions trigonométriques
circulaires. Morphisme canonique de R vers SO(2). Mesure des angles.
Angles orientés de droites en dimension 2.
25
Angles en dimension 3 : angle d’une rotation dont l’axe est orienté. Génération de SO(E) par les demi-
tours.
Similitudes vectorielles en dimension 2 et 3.
c) Calcul matriciel et normes euclidiennes
Projection orthogonale d’un vecteur sur un sous-espace. Matrice de Gram. Distance d’un point à un
sous-espace. Problème des moindres carrés.
d) Calculs vectoriels en dimension 3
Produit vectoriel. Produit mixte. Applications à la géométrie des trièdres.
e) Espaces hermitiens
Inégalités de Cauchy-Schwarz et inégalité triangulaire ; norme hermitienne. Sommes directes orthogonales.
Bases orthonormales. Adjoint d’un endomorphisme, matrice dans une base orthonormale. Endomorphismes
hermitiens. Groupe unitaire U (E) et spécial unitaire SU (E).
Réduction d’un endomorphisme hermitien, endomorphismes hermitiens positifs, applications (norme d’un
endomorphisme).
26
10. Analyse à une variable réelle
a) Nombres réels ou complexes
Corps R et C des réels et complexes. La construction de R étant admise. Suites convergentes, divergentes,
sous-suites, valeurs d’adhérence. Opérations sur les limites. Toute partie non vide majorée de R possède une
borne supérieure. Toute suite croissante majorée est convergente. Suites adjacentes. Droite numérique achevée.
Complétude de R : toute suite de Cauchy de R ou C converge. Théorème de Bolzano-Weierstrass : de
toute suite bornée de R ou C on peut extraire une sous-suite convergente.
Développement décimal d’un nombre réel. Cas des nombres rationnels.
Comportement asymptotique d’une suite. Relations de comparaison : domination, prépondérance (u est
négligeable devant v), équivalence. Notations u = O(v) et u = o(v).
Suites de nombres réels définies par une relation de récurrence un+1 = f (un ). Récurrences linéaires et
homographiques.
b) Séries de nombres réels ou complexes
Séries à termes positifs. La série converge si et seulement si la suite des sommes partielles est bornée.
Étude de la convergence par les relations de comparaison, comparaison à une série géométrique, à une série
de Riemann. Sommation des relations de prépondérance et d’équivalence pour les séries convergentes et
divergentes. Comparaison d’une série et d’une intégrale, cas des séries de Riemann.
Critères de Cauchy pour les séries à termes réels ou complexes. Convergence absolue. Convergence d’une
série alternée dont le terme général décroît vers 0 en valeur absolue, signe et majoration du reste. Exemples
d’emploi de la transformation d’Abel. Exemple d’emploi d’un développement asymptotique du terme général.
Opérations sur les séries. Produit de Cauchy de deux séries absolument convergentes.
c) Continuité
Fonctions définies sur une partie de R. Limite, continuité à droite et à gauche, continuité.
Théorème des valeurs intermédiaires. Continuité sur un segment, théorème des extrema. Théorème de
Heine de continuité uniforme sur un segment. Fonction réciproque d’une fonction monotone f sur un inter-
valle ; propriétés de la fonction réciproque f −1 .
Fonctions continues par morceaux sur un segment, approximation uniforme des fonctions continues par
des fonctions en escalier, des fonctions affines par morceaux, des polynômes (théorème de Weierstrass admis).
d) Dérivabilité
Dérivée à droite et à gauche en un point. Comportement de la dérivation relativement aux opérations
algébriques. Dérivation d’une fonction composée, d’une fonction réciproque. Théorèmes de Rolle et des ac-
croissements finis. Inégalité des accroissements finis pour une fonction à valeurs complexes. Application au
sens de variation et au caractère lipschitzien.
Dérivées successives. Fonctions de classe C k , de classe C k par morceaux. Formule de Leibniz pour la
dérivée k-ième d’un produit.
Fonctions convexes de classe C 1 , convexité de l’épigraphe, croissance de la dérivée, position de la courbe
relativement aux cordes et aux tangentes. Cas des fonctions de classe C 2 .
Formules de Taylor avec reste intégral, de Taylor-Lagrange et de Taylor-Young pour des fonctions de
classe C k .
Étude locale des fonctions. Conditions nécessaires d’extremum. Développements limités. Opérations sur
les développements limités.
Série de Taylor.
e) Fonctions usuelles
Fonctions exponentielles, logarithmes, puissances. Équations fonctionnelles caractérisant ces fonctions.
Fonctions hyperboliques directes et réciproques.
Fonctions circulaires directes et réciproques.
f ) Intégration d’une fonction continue par morceaux sur un segment
Définition, linéarité, positivité, inégalité de la moyenne, relation de Chasles. Inégalité de Cauchy-Schwarz.
Primitive d’une fonction continue sur un intervalle. Intégration par parties, changement de variable, calculs
27
de primitives et d’intégrales.
Convergences en moyenne et en moyenne quadratique pour les suites de fonctions. Comparaison avec la
convergence uniforme.
g) Intégrales sur un segment d’une fonction dépendant d’un paramètre
Théorèmes de continuité et de dérivabilité sous le signe somme. Formule de Fubini si le paramètre décrit
un segment. Lien avec les intégrales doubles.
h) Intégration sur un intervalle quelconque
Les fonctions considérées sont continues par morceaux sur tout segment contenu dans l’intervalle I de
définition.
Intégrale d’une fonction positive. Emploi des relations de comparaison.
Une fonction définie sur I à valeurs complexes est dite intégrable si l’intégrale de son module est finie.
Les deux théorèmes suivants sont admis :
Théorème de convergence monotone : Soit (fn ) une suite croissante de fonctions à valeurs positives
intégrables convergeant simplement sur I vers une fonction f . Si fn et f sont continues par morceaux sur
tout segment de I, et si la suite des intégrales des fn est majorée, alors f est intégrable sur I et son intégrale
est la limite de celles des fn.
Théorème de convergence dominée : Soit (fn ) une suite de fonctions à valeurs complexes convergeant
simplement sur I vers une fonction f . Si fn et f sont continues par morceaux sur tout segment de I, et si la
suite des modules des fn est majorée par une fonction g intégrable sur I, alors f est intégrable sur I et son
intégrale est la limite de celles des fn.
i) Intégrales impropres
Intégrales convergentes, divergentes ; critère de Cauchy. Convergence absolue. Intégration par parties.
Emploi des relations de comparaison pour l’étude de la convergence. Intégration de relations de prépon-
dérance et d’équivalence.
j) Intégrales sur un intervalle quelconque d’une fonction dépendant d’un paramètre
Les deux théorèmes suivants sont admis :
Théorème de continuité : Soit f une fonction continue de deux variables (x, t) définie sur un produit X ×I
d’intervalles, intégrable en t sur I pour tout x fixé dans X. Si le module de f (x, t) est majoré par g(t), où g
est continue et intégrable sur I, alors la fonction F associant à x de X l’intégrale de f (x, t) sur I est continue
sur X.
Théorème de dérivation : Soit f une fonction continue de deux variables (x, t) définie sur un produit
X × I d’intervalles, intégrable en t sur I pour tout x fixé dans X et admettant une dérivée partielle fx0 par
rapport à x. Si le module de fx0 (x,t) est majoré par h(t), où h est continue et intégrable sur I, alors la fonction
F associant à x de X l’intégrale de f (x, t) sur I est dérivable sur X et sa dérivée est l’intégrale de fx0 par
rapport à t.
Exemples de fonctions définies par une intégrale (fonction Gamma d’Euler, transformée de Fourier).
k) Analyse numérique
Approximations d’un nombre par des suites : rapidité de convergence, ordre d’un algorithme. Accélération
de la convergence, méthode de Richardson-Romberg.
Approximation d’une solution d’équation f (x) = 0. Méthode de dichotomie. Approximations successives,
méthode de Newton. Estimation de l’erreur.
Valeurs approchées d’une intégrale : méthode du point milieu, des trapèzes, de Simpson. Estimation de
l’erreur.
Évaluation asymptotique du reste d’une série convergente ; recherche d’une valeur approchée de la somme
d’une telle série.
Solutions approchées d’une équation différentielle x0 = f (t, x) par la méthode d’Euler.
11. Analyse à une variable complexe
a) Séries entières
Rayon de convergence. Disque ouvert de convergence. Convergence normale sur tout compact du disque
ouvert de convergence. Exemples de calcul du rayon de convergence. Rayon de convergence de la série dérivée.
Continuité de la somme sur le disque ouvert de convergence. Dérivation par rapport à la variable complexe
sur ce disque ouvert.
28
b) Extension à C des fonctions usuelles
Exponentielle complexe, exponentielle d’une somme, nombre π, fonctions sinus et cosinus.
Application à la mesure des angles.
12. Analyse fonctionnelle et vocabulaire de la topologie
a) Topologie et espaces métriques
Distance, boules ouvertes et fermées. Parties ouvertes et fermées. Voisinages. Intérieur, adhérence et
frontière d’une partie. Distance à une partie, diamètre d’une partie. Parties denses, points isolés, points
d’accumulation. Produits finis d’espaces métriques.
Suites, limites, valeurs d’adhérence, sous-suites, suites de Cauchy. Caractérisation de l’adhérence par les
suites.
Continuité d’une application en un point, caractérisation par les suites. Continuité sur l’espace entier, ca-
ractérisation par les images réciproques des ouverts et fermés. Homéomorphismes. Applications uniformément
continues. Algèbre des fonctions numériques continues.
b) Espaces vectoriels normés sur R ou C
Normes. Distance associée à une norme. Normes équivalentes. Continuité des opérations. Applications
linéaires continues, normes de ces applications.
c) Espaces métriques compacts
Définition séquentielle. Parties compactes d’un compact. Parties compactes de R et C. Produit d’un
nombre fini d’espaces métriques compacts. Parties compactes de Rn et Cn .
Image continue d’un compact. Théorème de Heine de continuité uniforme des applications continues.
d) Espaces métriques connexes
Définitions. Parties connexes. Union de parties connexes d’intersection non vide. Parties connexes de R.
Image continue d’un connexe. Théorème des valeurs intermédiaires. Connexité par arcs : elle implique la
connexité et lui équivaut sur un ouvert d’un espace vectoriel normé.
e) Espaces vectoriels normés de dimension finie
Théorème d’équivalence des normes. Les parties compactes sont les fermés bornés. De toute suite bor-
née, on peut extraire une sous-suite convergente. Continuité des applications linéaires et multilinéaires en
dimension finie.
Exponentielle d’un endomorphisme.
f ) Espaces métriques complets
Définition. Parties complètes d’un espace complet. Exemples de R et C. Un espace vectoriel normé de
dimension finie est complet.
Théorème du point fixe pour les contractions d’un espace complet dans lui même. Application aux ap-
proximations successives.
Critère de Cauchy pour l’existence de la limite d’une application en un point.
g) Espaces de Banach
Définition. Critère de Cauchy pour les séries. L’absolue convergence d’une série implique la convergence.
Sous-espaces de Banach.
Espaces de Banach usuels de suites et de fonctions. Espace de Banach des applications linéaires continues
d’un espace de Banach vers un autre.
Suites d’applications à valeurs dans un espace de Banach. Convergences simple, uniforme, uniforme sur
tout compact. Continuité de la limite uniforme d’une suite de fonctions continues. Critère de Cauchy uniforme.
Dérivabilité de la limite d’une suite de fonctions de classe C 1 simplement convergente et dont la suite des
dérivées converge uniformément.
Séries d’applications à valeurs dans un espace de Banach. Convergence simple et uniforme. Convergence
normale. Critère de Cauchy uniforme. Exemples d’emploi de la transformation d’Abel.
h) Espaces préhilbertiens
Produit scalaire. Inégalités de Cauchy-Schwarz. Norme associée. Théorème de Pythagore. Familles ortho-
normales. Procédé de Schmidt. Projection orthogonale sur un sous-espace de dimension finie ; distance à un
tel sous-espace.
29
Exemples de produits scalaires ; exemples de suites de polynômes orthogonaux.
i) Séries de Fourier
Polynômes trigonométriques, orthogonalité des fonctions einx . Coefficients de Fourier an (fX
), bn (f ), cn (f )
d’une fonction 2π-périodique f continue par morceaux. Sommes partielles Sn (f, x) = ck (f )eikx .
−n6k6n
Meilleure approximation en moyenne quadratique. Identité de Parseval et convergence en moyenne quadra-
tique si f est continue par morceaux.
Théorèmes de convergence de Dirichlet et F é jer. Convergence normale de la série de Fourier d’une
fonction continue de classe C 1 par morceaux.
13. Calcul différentiel
Les fonctions considérées dans cette section sont définies sur un ouvert de R n à valeurs dans R p .
a) Topologie de Rn .
Normes usuelles sur Rn ; elles sont équivalentes. Complétion. Parties compactes. Limites et applications
continues.
b) Fonctions différentiables
Dérivée selon un vecteur. Développement limité à l’ordre 1. Différentiabilité en un point. Interprétation
géométrique (plan tangent à une surface). Matrices jacobiennes, déterminant jacobien. Différentielle d’une
fonction composée.
Définition des fonctions de classe C 1 sur un ouvert Ω : l’application associant à un point de Ω sa différen-
tielle est continue.
Théorème admis : pour que f soit de classe C 1 , il faut et il suffit que les dérivées partielles soient continues
sur Ω.
Composition des fonctions de classe C 1 . Difféomorphismes. Caractérisation des difféomorphismes parmi
les fonctions injectives de classe C 1 . Inégalité des accroissements finis pour une fonction de classe C 1 . Carac-
térisation des constantes parmi les fonctions de classe C 1 sur un ouvert connexe.
Applications de classe C k . Théorème de Schwarz pour les fonctions de classe C 2 .
Gradient d’une fonction numérique de classe C 1 . Formule de Taylor-Young pour une fonction de classe
C . Extrema locaux d’une fonction de classe C 2 de deux variables en un point où rt − s2 6= 0. Exemples de
2
30
14. Calcul intégral et probabilités
a) Intégrales multiples
Tous les théorèmes de ce paragraphe sont admis.
Intégrales curvilignes, longueur d’un arc de courbe, travail d’une force. Intégrales doubles et triples.
Linéarité et additivité relativement aux ensembles.
Théorème de Fubini-Tonelli : Si f est une fonction de deux variables continue positive, on peut intervertir
l’ordre des intégrations dans le calcul de l’intégrale double de f .
Extension au cas du produit d’une fonction de deux variables continue positive et d’une fonction indicatrice
d’un ensemble géométriquement simple.
Théorème de Fubini : Si f est une fonction de deux variables continue de module intégrable, on peut
intervertir l’ordre des intégrations dans le calcul de l’intégrale double de f .
Extension au cas du produit d’une fonction de deux variables continue et d’une fonction indicatrice d’un
ensemble géométriquement simple.
Extension des théorèmes de Fubini-Tonelli et Fubini au cas de fonctions de n variables.
Applications à des calculs d’intégrales.
Théorème du changement de variables ; passage en coordonnées polaires.
Exemples de calculs d’aires et de volumes.
b) Modélisation d’une expérience aléatoire
Espace Ω des épreuves (ou des évènements élémentaires) ; tribu (ou ß-algèbre) des évènements ; mesure
de probabilité sur cette tribu. Etude d’exemples dans le cas où Ω est fini ou infini dénombrable.
c) Espace probabilisé
Propriétés d’une probabilité. Probabilité conditionnelle PB [A] de A sachant B si P [B] est positif. Formule
des probabilités composées et formule de Bayes. Indépendance d’un nombre fini d’évènements.
d) Variables aléatoires réelles
Etant donné un espace probabilisé (Ω,f,P), on appelle variable aléatoire réelle (v.a.r. en abrégé), toute
application X de Ω dans R telle que l’image réciproque X−1 (I) de tout intervalle I de R appartienne à la
tribu f. On admettra que la somme, ou le produit, de v.a.r. est une v.a.r..
On se bornera à l’étude des deux familles suivantes de v.a.r. :
Variables aléatoires réelles discrètes. Une v.a.r. est dite discrète si elle prend un nombre fini ou infini
dénombrable de valeurs. Loi et fonction de répartition d’une v.a.r. discrète. Moments d’une v.a.r. discrète :
espérance, variance et écart type. Espérance d’une somme de v.a.r. discrètes. Fonction génératrice d’une v.a.r.
à valeurs dans N. Lois discrètes usuelles : loi de Bernoulli ; loi binomiale ; loi géométrique et loi de Poisson.
Variables aléatoires réelles possèdant une loi avec densité. On appelle densité de probabilité sur R, toute
fonction de R dans R+ intégrable sur R et d’intégrale égale à 1 (On se limitera à la notion d’intégrale définie
dans le paragraphe « Intégration sur un intervalle quelconque »).
Soit f une densité de probabilité
Z sur R. On dit qu’une v.a.r. X possède la loi de densité f , si pour tout
intervalle I de R, P [{X ∈ I}] = f (x) d x.
I
Fonction de répartition et moments (espérance, variance et écart type) d’une v.a.r. possédant une loi avec
densité. Espérance d’une somme de v.a.r. possédant une densité (résultat admis). Lois usuelles possédant une
densité : loi uniforme sur un intervalle borné ; loi exponentielle ; loi normale.
Si X est une v.a.r. de loi de densité f et si Φ est une fonction de R dans R continue par morceaux sur
tout segment et telle que la fonction |Φ|f soit
Z intégrable sur R, alors on admettra que Φ(X) est une v.a.r.
dont l’espérance est donnée par : E[Φ(X)] = Φ(x)f (x) d x.
R
e) Vecteurs aléatoires
On dira qu’une application X = (X1 , . . . , Xp ) de Ω dans Rp est un vecteur aléatoire si chacune de ses
composantes est une v.a.r.. On se limitera aux deux cas suivants :
Vecteurs aléatoires discrets. Un vecteur aléatoire X = (X1 , . . . , Xp ) de Ω dans Rp est dit discret si chacune
de ses composantes est une v.a.r. discrète.
31
Loi d’un vecteur aléatoire X. Indépendance de p v.a.r. discrètes. Covariance et coefficient de corrélation
d’un couple de v.a.r. discrètes. Espérance et variance d’une somme de p v.a.r. discrètes indépendantes.
Vecteurs aléatoires possédant une loi avec densité. On appelle densité de probabilité sur Rp toute fonction
f de Rp dans R+ , intégrable sur Rp et d’intégrale égale à 1 (On se limitera à la notion d’intégrale définie
dans le paragraphe « Intégrales multiples »). Soit f une densité de probabilité sur Rp . On dit qu’un vecteur
aléatoire X = (X1 , . . . , Xp ) possède la loi de densité f , si pour tous intervalles I1 , ..., Ip de R,
Z Z
P [{X1 ∈ I1 } ∩ ... ∩ {Xp ∈ Ip }] = ... f (x1 , ..., xp ) d x1 . . . d xp .
I1 Ip
Soit X = (X1 , . . . , Xp ) un vecteur aléatoire de loi de densité f . Soit ψ un produit d’une fonction continue
de Rp dans R par une fonction indicatrice d’un domaine « géométriquement simple » de Rp et telle que la
fonction |ψ|f soit intégrable sur Rp . On admettra que ψ(X) est une v.a.r. dont l’espérance est donnée par :
Z Z
E[ψ(X)] = ... ψ(x1 , x2 , . . . , xp )f (x1 , x2 , . . . , xp ) d x1 . . . d xp .
R R
Indépendance de p v.a.r. possédant une loi avec densité. Covariance et coefficient de corrélation d’un
couple de v.a.r. possédant une loi avec densité. Espérance et variance d’une somme de p v.a.r. indépendantes
et possèdant une loi avec densité. Loi normale.
f ) Théorèmes limites
Suites de v.a.r. indépendantes. Inégalité de Bienaymé-Tchebychev et loi faible des grands nombres.
Les résultats suivants sont admis : Loi forte des grands nombres pour une suite de v.a.r. indépendantes
équidistribuées possèdant une espérance. Théorème central limite pour une suite de v.a.r. indépendantes
équidistribuées et de variance finie.
Approximations de la loi binomiale par la loi de Poisson et la loi normale (loi de Gauss).
15. Géométrie différentielle
Les notions qui suivent doivent être illustrées par des exemples.
a) Courbes paramétrées en dimension 2 et 3
Étude locale d’une courbe paramétrée du plan. Changement birégulier de paramètre. Tangente, concavité,
forme d’un arc au voisinage d’un point régulier ou singulier. Construction d’une courbe en coordonnées
polaires.
Étude locale d’une courbe paramétrée de l’espace. plan osculateur.
b) Propriétés métriques des courbes
Longueur d’un arc paramétré de classe C 1 . Abscisse curviligne.
En dimension 2, repère de Frenet. Courbure, centre de courbure.
En dimension 3, repère de Frenet, courbure, torsion.
c) Cinématique
Vitesse, accélération. Exemples de mouvements. Mouvements rectilignes, circulaires, à accélération cen-
trale. Oscillateurs harmoniques. Exemples de problèmes de mécanique (pendule, chute des corps, mouvements
des planètes).
32
Épreuves écrites
33
4 Rapport sur les épreuves écrites
4.1 Première épreuve écrite
Introduction et notations
On désigne par Z , Q , R , C l’anneau des nombres entiers relatifs, le corps des nombres rationnels,
le corps des nombres réels et le corps des nombres complexes.
Soit A un anneau commutatif intègre. On dit que deux éléments α et β de A sont premiers entre
eux s’ils n’ont pas d’autre diviseur commun que les éléments inversibles de A . Soit α un élément non
nul, et non inversible de A ; on dit que α est un élément irréductible de A si une égalité α = β γ dans
A implique que β ou γ est inversible dans A .
Rappelons que dans un anneau principal A , si un élément irréductible divise un produit, il divise un
facteur. De plus, tout élément non nul et non inversible a de A est produit d’éléments irréductibles.
L’écriture de a comme produit d’éléments irréductibles de A a la propriété suivante : si a = p1 p2 . . . pn et
a = q1 q2 . . . qm sont deux écritures de a comme produit d’éléments irréductibles de A , alors m = n et il
existe une permutation σ de l’ensemble des entiers {1, . . . , n} , et des éléments inversibles i , 1 6 i 6 n ,
de A tels que l’on ait qi = i pσ(i) pour 1 6 i 6 n .
L’objectif de ce problème est d’étudier les solutions entières de quelques équations algébriques.
I . La relation a2 + b2 = c2
1) Soit M = (x, y) un point de R2 . On suppose que l’on a x2 + y 2 = 1 , x > 0 , y > 0 . Soit θ ∈ [0, π/2]
le nombre réel tel que
x = cos θ, y = sin θ.
On pose
t = tan(θ/2).
a2 + b2 = c2 .
On pose x = a/c , y = b/c ; les nombres x et y sont rationnels et satisfont à l’égalité x2 + y 2 = 1 . Soit
t le nombre défini dans la question (I.1). Le nombre t est rationnel et l’on a 0 < t < 1 .
a) On pose t = v/u , où u et v sont des nombres entiers positifs, premiers entre eux. Exprimer a/c
et b/c en fonction de u et v .
b) Supposons que u et v aient des parités différentes. Démontrer que les nombres 2uv , u2 + v 2 ,
u2 − v 2 sont premiers entre eux deux à deux.
34
c) En déduire qu’il existe dans ce cas un entier w tel que
a = (u2 − v 2 ) w, b = 2 u v w, c = (u2 + v 2 ) w.
d) Supposons maintenant que les nombres u et v soient tous deux impairs. Démontrer qu’il existe
alors un entier w tel que
u2 − v 2 u2 + v 2
a= w, b = u v w, c= w.
2 2
e) En déduire qu’il existe dans ce cas des entiers u0 et v 0 , premiers entre eux et de parités dstinctes,
tels que l’on ait
a = 2 u0 v 0 w, b = (u02 − v 02 ) w, c = (u02 + v 02 ) w.
a2 + b2 = c2 .
a) Démontrer que si les nombres a , b et c sont premiers entre eux dans leur ensemble, ils sont
premiers entre eux deux à deux.
b) Supposons dans la suite que a et b sont premiers entre eux. Démontrer que a et b ne peuvent
avoir la même parité. [On pourra remarquer que, si n est un entier impair, alors n2 ≡ 1 (mod 4) ].
c) Supposons toujours a et b premiers entre eux et supposons que b est pair. Démontrer qu’il existe
des nombres entiers u et v , strictement positifs, premiers entre eux et de parités distinctes, satisfaisant
aux relations
a = u2 − v 2 , b = 2 u v, c = u2 + v 2 . (A)
4) Dans cette question, on suppose donnés trois nombres entiers a , b , c , strictement positifs, premiers
entre eux deux à deux et tels que
a4 + b4 = c2 .
Compte tenu de la question précédente, a et b ont des parités distinctes. De plus, en supposant que
b est pair, il existe des nombres entiers u et v , strictement positifs, premiers entre eux et de parités
distinctes, tels que
a2 = u2 − v 2 , b2 = 2uv, c = u2 + v 2 .
35
√
II . L’anneau Z[ i 2]
√ √
On note Z[ i 2] l’ensemble des nombres complexes a + i b 2 , où a ∈ Z et b ∈ Z .
Pour tout nombre complexe z , on pose N(z) = zz = |z|2 .
Pour tous z et z 0 ∈ C , on a N(zz 0 ) = N(z) N(z 0 ) .
√
1) Démontrer que Z[ i 2] est un sous-anneau de C , commutatif et intègre.
√
2) a) Vérifier que pour tout élément α de Z[ i 2] , le nombre N(α) est entier.
√
b) Démontrer que les éléments inversibles de l’anneau Z[ i 2] sont les éléments α tels que N(α) = 1 .
√
c) Déterminer les éléments inversibles de l’anneau Z[ i 2] .
√ √
3) Étant donnés deux éléments α et β , β 6= 0 , de Z[ i 2] , démontrer qu’il existe γ et δ ∈ Z[ i 2] tels
que
α = β γ + δ et |δ| < |β|.
√
[On pourra prouver l’existence de γ ∈ Z[ i 2] tel que |γ − α
β | < 1 ].
√
4) Démontrer que l’anneau Z[ i 2] est principal.
√
5) Déterminer les diviseurs irréductibles de 2 dans Z[ i 2] .
1) Soient m et n des entiers > 0 et premiers entre eux dans Z . On suppose que m2 + n2 et m2 − n2
sont des carrés dans Z . Soient p et q des entiers > 0 tels que
m2 + n2 = p2 , m2 − n2 = q 2 . (B)
On a donc
2 m2 = p2 + q 2 , 2 n 2 = p2 − q 2 . (C)
a) En utilisant la question (I.3), démontrer que les parités de m et n sont distinctes et que p et q
sont des nombres impairs.
b) Démontrer que q et n sont premiers entre eux.
c) Démontrer que n est pair et que m est impair.
√ √ √
2) Dans l’anneau Z[ i 2] , on a p2 = (q + i n 2)(q − i n 2) . Dans cette question, on va démontrer que
√
les deux facteurs sont premiers entre eux dans Z[ i 2] . Pour cela, on raisonne par l’absurde en supposant
√
qu’un élément irréductible π de Z[ i 2] divise les deux facteurs.
√
a) Démontrer que π divise 2q et 2i n 2 .
√
b) Démontrer que π ne peut être un diviseur commun à q et n dans Z[ i 2] .
√
c) Démontrer que π ne divise pas 2 dans Z[ i 2] . [On pourra utiliser la connaissance des diviseurs
irréductibles de 2 , question (II.5)].
d) Conclure.
36
√ √ √
3) a) Déduire de la question précédente que q + i n 2 ou −q + i n 2 est un carré dans Z[ i 2] .
Dans le premier cas, on pose q 0 = q , dans le deuxième, on pose q 0 = −q .
√ √
b) On pose q 0 + i n 2 = (f + i g 2)2 , où f et g appartiennent à Z . Démontrer que les entiers f
et g sont premiers entre eux dans Z et que f est impair.
c) En remarquant que m2 = q 2 + n2 = f 4 + 4 g 4 , et en utilisant la question (I.3), démontrer l’existence
de nombres entiers u et v , positifs, premiers entre eux, de parités distinctes, tels que
f 2 = u2 − v 2 , g 2 = uv.
5) Soit ABC un triangle rectangle en A dans un plan affine euclidien. On suppose que les longueurs
de ses trois côtés sont des nombres entiers. Démontrer que l’aire du triangle ABC ne peut être égale au
carré d’un nombre entier.
IV . La relation x3 − y 2 = 2
3) On se propose de démontrer que les points trouvés dans la question (IV.2) sont les seuls points à
√
coordonnées entières de la courbe C . Pour cela, on raisonne dans l’anneau Z[ i 2] introduit dans la
partie II du problème.
On suppose que le point M , de coordonnées entières (x, y) , appartient à la courbe C . On a donc
√ √
x3 = (y − i 2)(y + i 2).
√
a) Démontrer que les deux facteurs sont premiers entre eux dans Z[ i 2] . [Procéder comme dans la
question (III.2)].
37
√ √
b) En déduire que y + i 2 est un cube dans Z[ i 2] .
√ √
c) En écrivant y + i 2 = (a + i b 2)3 , discuter les valeurs possibles de a et b et conclure.
4) Soit P0 l’un des points à coordonnées entières de la courbe C . On note P1 le point où la tangente
en P0 à la courbe C recoupe la courbe C . Puis, pour tout entier n > 1 , on note Pn+1 le point où la
tangente en Pn à la courbe C recoupe la courbe C .
a) Démontrer que les coordonnées xn , yn des points Pn sont rationnelles.
b) Démontrer que les points Pn sont tous distincts, de sorte que la courbe C possède une infinité
de points à coordonnées rationnelles. [Pour cela, on pourra étudier l’exposant du facteur 2 dans la
factorisation de l’un des nombres rationnels xn ou yn .]
V . L’équation x3 + y 3 = z 3
√
On note j le nombre complexe j = 21 (−1 + i 3) .
On note Z[j] l’ensemble des nombres complexes a + j b , où a et b appartiennent à Z .
On note π l’élément 1 − j de Z[j] .
2) Soit α un élément de Z[j] . Démontrer que deux cas seulement peuvent se présenter :
- ou bien π divise α ,
α3 + β 3 + γ 3 = 0.
4) Soient maintenant α , β , γ et des éléments de Z[j] . On suppose que est inversible, que α , β et
γ sont premiers entre eux deux à deux dans Z[j] et que π divise γ . On suppose enfin satisfaite l’égalité
α3 + β 3 + γ 3 = 0.
b) On définit l’entier n en supposant que π n divise γ mais que π n+1 ne divise pas γ . On a donc
n > 2 d’après a). En écrivant l’égalité
38
démontrer que π divise les trois facteurs, mais qu’un seul est divisible par π 2 .
α + β 0 = 1 π λ3 , α + j β 0 = 2 π µ3 , α + j 2 β 0 = 3 π 3n−2 ν 3 ,
λ3 + η1 µ3 + η2 π 3n−3 ν 3 = 0.
f) Démontrer l’égalité η1 = ±1 .
———————
Ce problème traite de résultats classiques en arithmétique. D’abord les triangles rectangles à côtés
entiers, question connue depuis l’Antiquité. Ensuite l’équation de Fermat pour l’exposant 4 , abordée ici
aussi en arithmétique réelle. La dernière partie traite l’exposant 3 , en se plaçant dans l’anneau Z[j] .
Cette question a été résolue par Euler. Rappelons cependant qu’une (( erreur d’Euler )) avait été d’appliquer
√
la factorisation unique dans l’anneau Z[i 3] . Nous suivons ici la présentation de Landau exposée dans
Hardy and Wright, An Introduction to the Theory of Numbers. Par le même type de méthodes, la
quatrième partie étudie les points entiers d’une cubique plane.
I . La relation a2 + b2 = c2
1) a) On a
1 − t2 2t
x = cos θ = , y = sin θ = ·
1 + t2 1 + t2
Si t est un nombre rationnel, les nombres x et y sont aussi rationnels.
y
b) On a t = · On peut le voir à partir des deux relations
1+x
t2 (x + 1) + x − 1 = 0, t2 y − 2t + y = 0.
On peut aussi remarquer que t est la pente de la droite joignant le point (−1, 0) au point M .
39
Par suite, si x et y sont rationnels, t l’est aussi.
c) Si les parités des nombres u et v sont différentes, les fractions (u2 − v 2 )/(u2 + v 2 ) et
2uv/(u2 + v 2 ) sont irréductibles d’après ce qui précède. Elles sont égales respectivement aux fractions
a/c et b/c . Il existe donc un entier w 6= 0 tel que a = (u2 − v 2 ) w , b = 2 u v w , c = (u2 + v 2 ) w .
d) Si les nombres u et v sont tous deux impairs, les nombres u2 + v 2 , u2 − v 2 et 2uv sont
pairs. Comme dans la question b) ci-dessus, un diviseur commun à (u2 + v 2 )/2 et à (u2 − v 2 )/2 divise
les nombres u2 et v 2 qui sont premiers entre eux. Il en résulte que les nombres (u2 + v 2 )/2 et (u2 − v 2 )/2
sont premiers entre eux.
De même, un diviseur premier commun à (u2 + v 2 )/2 et à uv divise aussi (u − v)2 /2 ; comme le
nombre uv est impair, ce diviseur premier ne peut être égal à ±2 . Comme ci-dessus, il divise 2u et 2v ,
donc aussi u et v , ce qui est impossible. Par suite les nombres (u2 + v 2 )/2 et uv sont premiers entre
eux.
Il existe donc un entier w 6= 0 tel que
u2 − v 2 u2 + v 2
a= w, b = u v w, c= w.
2 2
e) Sous l’hypothèse que les nombres u et v sont impairs, les nombres u + v et u − v sont pairs.
Posons
u+v u−v
u0 = , v0 = ·
2 2
On a alors (u2 − v 2 )/2 = 2 u0 v 0 , uv = u02 − v 02 et (u2 + v 2 )/2 = u02 + v 02 . Les nombres u0 et v 0 sont
premiers entre eux car un diviseur commun diviserait aussi leur somme u et leur différence v . Leurs
parités sont distinctes car u et v sont impairs.
40
3) a) Un diviseur premier commun à a et c divise b2 = c2 − a2 ; il divise donc b . Par suite, si a , b et c
sont premiers entre eux dans leur ensemble, les nombres a et c sont premiers entre eux. On démontrerait
de façon analogue que les nombres a et b (resp. b et c ) sont premiers entre eux.
Ainsi, si deux des entiers a , b et c sont premiers entre eux, ils sont tous premiers entre eux deux à
deux.
c) Compte tenu des questions (I.2.c) et (I.2.e), il existe des entiers u , v et w tels que l’on ait les
relations (I.2.c). Comme les entiers a , b et c sont premiers entre eux deux à deux, on a nécessairement
w = 1 , et les entiers u et v sont premiers entre eux. De plus u et v ont des parités différentes, sinon
les entiers a , b et c seraient tous pairs.
d) Comme s et t sont premiers entre eux et que leur produit st est le carré y 2 , par le même
raisonnement que dans la question (I.4.b), on démontre que s et t sont des carrés.
f) C’est pour cette démonstration que Fermat invoque le principe de descente infinie. Supposons
donnés trois nombres entiers a , b , c , strictement positifs, tels que a4 + b4 = c2 . En raison de cette
égalité, les diviseurs premiers communs de chaque couple (a, b) , (b, c) et (c, a) sont les mêmes. En
divisant a , b et c par leur pgcd, on est ramené à des nombres premiers entre eux deux à deux
(question (I.3.a)). En échangeant les noms de a et b , on peut supposer que b est pair (question (I.3.b)).
Les questions (I.4.a) à (I.4.e) montrent que l’on peut trouver un nouveau triplet (a, b, c) solution de
a4 + b4 = c2 , où c est strictement plus petit que le c initial. Et Fermat conclut par l’impossibilité d’une
descente infinie dans l’ensemble des entiers > 0 .
En termes plus modernes, on peut présenter la démonstration par récurrence ou par l’absurde.
Par l’absurde, on suppose qu’il existe des triplets (a, b, c) de nombres > 0 tels que a4 + b4 = c2 .
On en choisit un pour lequel c est minimal. Alors a , b et c sont premiers entre eux deux à deux. Les
questions (I.4.a) à (I.4.e) montrent que c n’est pas minimal, d’où la contradiction.
41
Par récurrence, on suppose l’impossibilité démontrée pour toute valeur de c < C , et on démontre
l’impossibilité pour c = C . On raisonne comme ci-dessus pour trouver un c < C avec un raisonnement
par l’absurde. Le raisonnement est initialisé pour c = 1 qui est évident.
La démonstration par l’absurde semble plus économique à rédiger que la démonstration par récurrence.
√
II . L’anneau Z[i 2]
√
1) L’ensemble Z[ i 2] est stable par l’addition et la multiplication des nombres complexes :
√ √ √
(a + ib 2) + (c + id 2) = (a + c) + i(b + d) 2,
√ √ √
(a + ib 2)(c + id 2) = ac − 2bd + i(ad + bc) 2.
√ √ √ √
L’opposé −a − ib 2 d’un élément a + ib 2 de Z[ i 2] appartient à Z[ i 2] .
√
Enfin l’élément 1 de C appartient à Z[ i 2] .
√
Par suite Z[ i 2] est un sous-anneau de C . À ce titre, c’est un anneau commutatif intègre.
√ √ √
2) a) Si a + ib 2 est un élément de Z[ i 2] , N(a + ib 2) = a2 + 2b2 est entier > 0 .
√ √ √
b) Si un élément α = a + ib 2 de Z[ i 2] est inversible dans Z[ i 2] , alors N(α) et N(α−1 )
sont des entiers > 0 dont le produit est 1 . Donc N(α) = 1 .
√
Inversement, si N(α) = 1 , alors α est 6= 0 et son inverse dans C est α−1 = α/N(α) = a − ib 2
√
qui appartient à Z[ i 2] .
√
c) Les éléments inversibles de l’anneau Z[ i 2] sont ceux dont le module vaut 1 , c’est-à-dire les
seuls éléments 1 et −1 .
4) La démonstration est analogue à celle que l’on donne pour Z en utilisant la division euclidienne.
√ √
Il s’agit de démontrer que tout idéal de Z[ i 2] est monogène. Soit I un idéal de Z[ i 2] non réduit
√
à 0 . Comme toute partie bornée de Z[ i 2] est finie, l’idéal I contient un élément β 6= 0 de plus petit
√
module. Soit α un (autre) élément de I et soient γ et δ ∈ Z[ i 2] tels que α = β γ + δ et |δ| < |β| .
L’élément δ = α − β γ appartient à I . Comme |δ| < |β| et puisque |β| est minimal dans I − {0} , c’est
√
que δ = 0 , donc α = β γ . On a ainsi prouvé que tout élément de I est un multiple de β dans Z[ i 2] .
√
Inversement, tout multiple de β dans Z[ i 2] appartient à I . Donc l’idéal I est l’ensemble des multiples
√
de β dans Z[ i 2] .
√ √
5) Remarquons d’abord que 2 n’est pas irréductible dans Z[ i 2] car 2 = −(i 2)2 .
√ √ √
Soit α ∈ Z[ i 2] un diviseur de 2 dans Z[ i 2] . On a donc 2 = αβ , où β ∈ Z[ i 2] , d’où
N(α)N(β) = 4 .
Comme N(α) est entier et divise 4 dans Z , les seules valeurs possibles pour N(α) sont 1 , 2 et 4 .
Si N(α) = 1 , on a vu (II.2.b) que α est inversible, ce qui est exclus.
42
Si N(α) = 4 , alors β = ±1 est inversible, et α = ±2 n’est pas irréductible.
√
Si N(α) = 2 , alors α n’est pas inversible. De plus, si α = γδ dans Z[ i 2] , on a N(γ)N(δ) = 2 ,
donc N(γ) ou N(δ) est égal à 1 , et l’un des facteurs est inversible. Par suite α est irréductible dans
√ √ √ √
Z[ i 2] . Les éléments α de Z[ i 2] tels que N(α) = 2 sont i 2 et −i 2 .
1) a) Compte tenu de la première relation (B), on sait d’après (I.3) que les entiers m et n ont des
parités distinctes. Il résulte alors des deux relations (B) que les nombres p et q sont impairs.
c) Comme dans a), la deuxième relation (B) entraîne que les entiers n et q ont des parités
distinctes. D’après a), l’entier n est donc pair. Comme n est pair et p impair, les relations (B) montrent
que l’entier m est impair.
On peut aussi dire que les carrés p2 et q 2 sont ≡ 1 (mod 4) , donc m2 ≡ 1 (mod 2) et
n2 ≡ 0 (mod 2) d’après les relations (C). Par suite m est impair et n est pair.
√ √ √
2) a) Si π divise (q + in 2) et (q − in 2) dans Z[ i 2] , il divise leur somme 2q et leur différence
√
2in 2 .
√
b) Rappelons d’abord que N(π) = ππ est un nombre entier. Si π divisait q et n dans Z[ i 2] ,
l’entier N(π) diviserait q 2 et n2 dans Z , ce qui est contradictoire avec (III.1.b).
√ √ √
c) D’après (II.5), les seuls diviseurs irréductibles de 2 dans Z[ i 2] sont ±i 2 . Si π = ±i 2
√ √ √
divise (q + in 2) dans Z[ i 2] , alors π divise q dans Z[ i 2] , et N(π) = 2 divise q 2 dans Z , ce qui
est contradictoire avec (III.1.a).
√ √
d) D’après les trois questions précédentes, (q + in 2) et (q − in 2) sont premiers entre eux dans
√
Z[ i 2] .
√ √ √
3) a) Dans l’anneau principal Z[ i 2] , on a p2 = (q + in 2)(q − in 2) et les deux facteurs sont premiers
√
entre eux. Ce sont donc des carrés au signe près (i.e. multiplication par un élément inversible de Z[ i 2] ).
√ √ √
b) On a q 0 + in 2 = (f + ig 2)2 = f 2 − 2g 2 + 2f gi 2 . Si les entiers f et g avaient un diviseur
commun dans Z , ce serait un diviseur commun à q et n . D’après la question (III.1.b), q et n sont
premiers entre eux, donc f et g sont premiers entre eux.
Comme q 0 = f 2 − 2g 2 est impair, f est impair.
d) Puisque u et v sont premiers entre eux, positifs et que leur produit est un carré dans Z , ce sont
tous deux des carrés dans Z .
43
et divise leur somme 2u et leur différence 2v . Comme u et v sont premiers entre eux, c’est impossible ;
par suite les nombres u + v et u − v sont premiers entre eux dans Z .
On obtient ainsi deux carrés dont la somme et la différence sont aussi des carrés, ce qui est impossible
d’après la question (III.4).
IV . La relation x3 − y 2 = 2
1) a) Le vecteur gradient (3x20 , −2y0 ) est normal à la courbe C au point de coordonnées (x0 , y0 ) . La
tangente en M0 à la courbe C a pour équation paramétriques
x = x0 + 2y0 t, y = y0 + 3x20 t.
44
c) Le point M1 est distinct de M0 lorsque t1 6= 0 . La condition t1 = 0 s’écrit 12x0 y02 − 9x40 = 0 ;
ce qui donne 3x30 = 4y02 , d’où 3x30 = 4x30 − 8 , et finalement
√
x0 = 2, y0 = ± 6.
2) x = 3 , y = ±5 .
√ √ √
3) a) Soit π un élément irréductible de Z[ i 2] qui divise (y − i 2) et (y + i 2) . Alors π divise
√ √ √ √
2i 2 = −(i 2)3 . Par suite π divise i 2 donc, d’après (II.5), on a π = ±i 2 . Par suite π divise y , et
ππ = 2 divise y 2 dans Z . Comme y 2 est un carré, il est divisible par 4 , et y 2 + 2 n’est pas divisible
√ √
par 4 . Donc x n’est pas divisible par 2 , d’où une contradiction avec l’égalité x3 = (y − i 2)(y + i 2)
√
et le fait que i 2 divise chaque facteur.
√ √ √
b) On en déduit que y + i 2 et y − i 2 sont des cubes dans Z[ i 2] multipliés par un élément
√ √
inversible. Mais les éléments inversibles de Z[ i 2] sont 1 et −1 qui sont des cubes. Donc y + i 2 et
√
y − i 2 sont des cubes.
√ √
c) Écrivons y + i 2 = (a + ib 2)3 , où a , b ∈ Z . En développant, on obtient
√ √
y + i 2 = (a3 − 6ab2 ) + i(3a2 b − 2b3 ) 2.
45
De b (3a2 − 2b2 ) = 1 , on déduit b = 3a2 − 2b2 = ±1 , donc b2 = 1 , 3a2 − 2 = 1 , b = 1 , a = ±1 .
Donc y = a3 − 6ab2 = ±5 et x3 = y 2 + 2 = 27 , x = 3 .
Les seuls points à coordonnées entières de la courbe C sont les points (3, 5) et (3, −5) .
V . L’équation x3 + y 3 = z 3
N(α) = (a + jb)(a + j 2 b) = a2 − ab + b2
est entier.
c) Les éléments inversibles de Z[j] sont les éléments dont le module est 1 . Ce sont ±1 , ±j et
2
±j .
d) L’anneau Z[j] est un anneau principal. La démonstration est analogue à celle donnée pour
√
Z[ i 2] . Les éléments de Z[j] sont les sommets d’un pavage du plan par des triangles équilatéraux dont
√
le côté a pour longueur 1 . Tout point d’un tel triangle est à une distance 6 3/3 de l’un des sommets.
On a donc un théorème de division sans unicité dans Z[j]
√
On procède alors comme pour Z et Z[ i 2] en utilisant cette division.
46
3) Supposons, par l’absurde, que π ne divise aucun des éléments α , β ou γ ; alors chacun d’entre
eux est congru à ±1 (mod π 4 ) d’après la question (V.2). Par suite α3 + β 3 + γ 3 est congru à ±1 ou
±3 (mod π 4 ) . Or |π 4 | = 9 et π 4 ne peut diviser ±1 ni ±3 . D’où la contradiction.
4) a) Comme α , β et γ sont premiers entre eux dans Z[j] , π ne divise ni α ni β . D’après la question
(V.2), α et β sont ≡ ±1 (mod π 4 ) ; donc −γ 3 est congru à 0 ou ±2 (mod π 4 ) . Par hypothèse, π
√
divise γ , mais π ne divise pas 2 car |π| = 3 ; donc γ 3 est divisible par π 4 , et nécessairement π 2
divise γ .
On a
(α + β) − (α + jβ) = πβ, (α + β) − (α + j 2 β) = jπβ. (D)
L’élément irréductible π divise γ , il divise donc un des facteurs. D’après les relations (D) , l’élément π
divise les trois facteurs. Mais π 2 divise un seul facteur car π ne divise pas β .
c) Un autre diviseur irréductible commun aux trois facteurs doit diviser πβ , donc β . Il doit aussi
diviser (α + jβ) − j(α + j 2 β) = πα donc α . C’est impossible puisque α et β sont premiers entre eux.
Ainsi π est le seul diviseur commun aux trois facteurs.
d) Chacun des facteurs est donc égal à π multiplié par un élément inversible et par un cube.
Autrement dit, il existe des éléments λ , µ , ν de Z[j] , premiers entre eux deux à deux, non divisibles
par π , et des éléments inversibles 1 , 2 , 3 tels que l’on ait
α + β = 1 π λ3 , α + j β = 2 π µ3 , α + j 2 β = 3 π 3n−2 ν 3 .
e) On a
(α + β) + j(α + jβ) + j 2 (α + j 2 β) = (1 + j + j 2 )(α + β) = 0.
47
On en déduit, en posant η1 = −1 −1 3
1 2 , η2 = 1 3 , et en divisant par π :
λ3 + η1 µ3 + η2 π 3n−3 ν 3 = 0. (E)
f) Rappelons que n est > 2 (question a)) et que λ3 et µ3 sont congrus à ±1 (mod π 4 ) (question
(V.2)). En conséquence de l’égalité (E) , l’élément π 2 divise un élément ξ de la forme ±1 ± η1 . Le
module de ±1 ± η1 est au plus 2 et le module de π 2 est 3 . Nécessairement ξ = 0 , donc η1 = ±1 .
5) On procède par l’absurde. Supposons qu’il existe des éléments x , y , z de Z , tous 6= 0 , et tels que
x3 + y 3 = z 3 . En divisant x , y et z par leur pgcd, on obtient de nouveaux éléments x , y , z de Z ,
tous 6= 0 , premiers entre eux deux à deux et tels que x3 + y 3 = z 3 .
Remarquons que les entiers x , y , z sont aussi premiers entre eux dans Z[j] . En effet, si δ ∈ Z[j]
divise x et y dans Z[j] , l’entier N(δ) divise x2 et y 2 ; par suite N(δ) = 1 et δ est un élément inversible
de Z[j] .
Enfin, d’après la question (V.3), l’un des éléments x , y ou z est divisible par π .
Considérons maintenant tous les triplets (α, β, γ) d’éléments de Z[j] , premiers entre eux dans
Z[j] , tels que γ soit divisible par π et pour lesquels il existe un élément inversible de Z[j] tel que
l’on ait la relation
α3 + β 3 + γ 3 = 0.
———————
Cette épreuve appelle peu de commentaires. Les candidats ont suivi la progressivité du problème et les
meilleures copies ont réussi à aborder significativement les dernières parties.
Un certain nombre de copies montrent que leurs auteurs ne sont pas à l’aise avec les notions de nombres
premiers et de nombres premiers entre eux, ainsi qu’avec les théorèmes de divisibilité correspondant. Ces
copies sont heureusement peu nombreuses, mais les correcteurs d’un concours interne s’étonnent que des
candidats, professeurs en exercice, puissent laisser apparaître de telles lacunes dans leurs copies.
48
4.2 Deuxième épreuve écrite
4.2.1 Énoncé de la deuxième épreuve écrite
Objectif et conventions
Le but de ce problème est de construire une fonction strictement croissante sur R , dérivable et dont
la dérivée s’annule en tout point d’un ensemble dense dans R . En fait, c’est la fonction F réciproque de
celle-ci qui est construite.
On note R l’ensemble R ∪ {−∞, +∞} . Lorsque, dans certaines conditions, une suite ou une fonction
tend vers +∞ , on dit qu’elle a +∞ pour limite dans R . On fait la convention analogue pour −∞ .
Si A et B sont deux ensembles, on note A − B l’ensemble des points de A qui n’appartiennent pas
à l’ensemble B .
Dans tout le problème, on désigne par f l’application de R dans R définie par f (x)3 = x pour
tout x ∈ R . Autrement dit f (x) = x1/3 .
1) Soient I et J des intervalles ouverts de R et soit g une bijection croissante de I sur J . On suppose
que la fonction g est dérivable au sens généralisé en tout point de I . Démontrer que la fonction g −1 ,
réciproque de g , est dérivable au sens généralisé en tout point de J , et que, pour tout a ∈ J , on a
1
(g −1 )0 (a) = ,
g 0 (g −1 (a))
1 1
avec les conventions = +∞ et = 0.
0 +∞
2) Soient I un intervalle ouvert de R et g : I → R une fonction continue.
a) Soit c un point de I . On suppose que la fonction g est dérivable au sens généralisé au point c et
qu’elle admet un maximum local en c . Démontrer que l’on a g 0 (c) = 0 .
b) On suppose que la fonction g est dérivable au sens généralisé en tout point de l’intervalle I . Soient
a , b ∈ I tels que a < b . Démontrer qu’il existe c ∈]a, b[ tel que
g(b) − g(a)
g 0 (c) =
b−a
[on pourra examiner dans un premier temps le cas où g(a) = g(b) ].
49
a) Soit x un point de I distinct de a ; posons Jx =]a, x[ si x > a et Jx =]x, a[ si x < a . Démontrer
que l’on a
g(x) − g(a)
inf{g 0 (y); y ∈ Jx } 6 6 sup{g 0 (y); y ∈ Jx }.
x−a
b) Démontrer que la fonction g est dérivable au sens généralisé au point a et que l’on a g 0 (a) = ` .
Rappelons que l’on désigne par f l’application de R dans R définie par f (x)3 = x pour tout
x ∈ R.
1) a) Démontrer que la fonction f est dérivable au sens généralisé en tout point de R et que l’on a
f 0 (0) = +∞ .
c) Soit a un nombre réel > 0 . Démontrer que la fonction définie sur R par x 7→ f (x + a) − f (x − a)
atteint son maximum en 0 .
x−y
d) Démontrer que, pour tous x, y ∈ R , on a |f (x) − f (y)| 6 2 f .
2
e) Démontrer que la fonction f est uniformément continue sur R .
3 2
2) a) Démontrer que, pour tous x, y ∈ R , on a x2 + xy + y 2 > x .
4
b) En déduire que, pour x et x0 ∈ R , tels que x 6= x0 et x0 6= 0 , on a
f (x) − f (x0 )
0 6 6 4f 0 (x0 ).
x − x0
Notons g la fonction définie sur R par g(t) = t cos t . Rappelons que l’on désigne par f l’application
de R dans R définie par f (x)3 = x pour tout x ∈ R .
1) a) Démontrer que la fonction g ◦ f est dérivable au sens généralisé en tout point de R . Étudier en
particulier (g ◦ f )0 (0) .
Dans les questions suivantes de cette partie, pour tout entier n > 0 , on pose
a) Démontrer qu’il existe un nombre réel y(k, x) dans l’intervalle [k π, (k+1)π[ tel que g(y(k, x)) = x.
b) On note nk la partie entière de y(k, x)3 . Démontrer que la suite (ank )k∈N a pour limite x .
50
II . Construction de la fonction F
Dans cette partie, on se donne une suite (an )n∈N de nombres réels et une suite (λn )n∈N de nombres
réels strictement positifs. On suppose que les séries de terme général λn et λn f (an ) sont convergentes.
1) a) Démontrer que la série de fonctions, dont le terme général est la fonction x 7→ λn f (x − an ) , est
uniformément convergente sur toute partie compacte de R .
c) Démontrer que,
pour tout x > a0 , on a F(x) − F(a0 ) > λ0 f (x − a0 ) ,
pour tout x < a0 , on a F(x) − F(a0 ) 6 λ0 f (x − a0 ) .
Nous allons démontrer, dans la suite de cette partie, que la fonction F possède une dérivée au sens
généralisé en tout point de R .
3) Démontrer que la fonction F est dérivable au sens généralisé au point an et que l’on a F0 (an ) = +∞ .
4) Soit x0 ∈ R . On suppose que x0 n’est égal à aucun an , n ∈ N , mais que la série de terme général
λn f 0 (x0 − an ) est divergente.
a) Soit n ∈ N . Démontrer qu’il existe un nombre réel ε > 0 tel que, pour tout x ∈ R , si l’on a
0 < |x − x0 | < ε , alors on a
n n
X f (x − ak ) − f (x0 − ak ) X
1+ λk > λk f 0 (x0 − ak ).
x − x0
k=0 k=0
b) En déduire que la fonction F est dérivable au sens généralisé au point x0 et que l’on a
0
F (x0 ) = +∞ .
5) Soit x0 ∈ R . On suppose que x0 n’est égal à aucun an , n ∈ N , et que la série de terme général
λn f 0 (x0 − an ) est convergente.
+∞
X
b) En déduire que la fonction F est dérivable au point x0 et que l’on a F0 (x0 ) = λk f 0 (x0 − ak ) .
k=0
−1
6) Démontrer que la fonction F , réciproque de F , est dérivable en tout point de R .
51
III . Parties denses de R
a) Démontrer qu’il existe des suites (un )n∈N et (vn )n∈N de nombres réels satisfaisant aux conditions
suivantes :
(i) pour tout n ∈ N , on a un < vn ;
(ii) [u0 , v0 ] ⊂ I ∩ V0 ;
(iii) pour tout n ∈ N , on a [un+1 , vn+1 ] ⊂]un , vn [∩Vn+1 .
3) Soit (xn )n∈N une suite de points de B . En considérant les ensembles ouverts Vn − {xn } , démontrer
que l’ensemble B0 = B − {xn ; n ∈ N} est dense dans R .
1) Soient a et b ∈ R tels que a < b , et soit (cn )n∈N une suite de points de l’intervalle [a, b] . On
suppose que l’ensemble C = {cn ; n ∈ N} est compact. Soit ε un nombre réel > 0 et soit (αn )n∈N une
+∞
X
suite de nombres réels strictement positifs telle que 2 αn 6 ε .
n=0
b) Démontrer qu’il existe une fonction continue g : [a, b] → [0, 1] telle que l’on ait
g(x) = 1 pour tout x ∈ C ;
[
g(x) = 0 pour tout x ∈
/ Ik .
06k6n
Z b
c) Démontrer l’inégalité g(t) dt 6 ε .
a
2) Soit A une partie de R . On suppose que, pour tous nombres réels a et b tels que a < b , il existe
une partie compacte C de R , contenue dans A ∩ [a, b] , et un nombre réel ε > 0 tels que, pour toute
Z b
fonction continue g : [a, b] → [0, 1] , satisfaisant à g(x) = 1 pour tout x ∈ C , on ait g(t) dt > ε .
a
a) Démontrer que, pour tous nombres réels a et b tels que a < b , l’ensemble A ∩ [a, b] n’est pas
dénombrable.
b) Démontrer que l’ensemble A est dense dans R , et que, pour toute partie dénombrable D de A ,
l’ensemble A − D est encore dense dans R .
52
IV . Les points de pente infinie de F
On reprend les notations de la partie II. On se donne une suite (an )n∈N de nombres réels et une
suite (λn )n∈N de nombres réels strictement positifs. On suppose que les séries de terme général λn et
+∞
X
λn f (an ) sont convergentes, et l’on pose F(x) = λn f (x − an ) . On suppose de plus que l’ensemble
n=0
D = {an ; n ∈ N} est dense dans R .
+∞
X
b) Pour x ∈ R , posons GT (x) = λn gT (x − an ) . Démontrer que la fonction GT est continue sur
n=0
R.
c) Démontrer que, pour tout x ∈ R , on a F0 (x) = sup{GT (x); T ∈]0, +∞[} , où la borne supérieure
est prise dans R .
a) Démontrer que l’ensemble UM est la réunion des ensembles {x ∈ R; GT (x) > M} pour
T ∈]0, +∞[ .
3) Soit A l’ensemble {x ∈ R; F0 (x) = +∞} . Démontrer que l’ensemble A − D est dense dans R .
1) Soient a et b ∈ R et soit ε > 0 tels que a+ε < b . Soit M un nombre réel > 0 ; notons C l’ensemble
{x ∈ [a, b]; x ∈
/ UM } . Soit g : [a, b] → [0, 1] une fonction continue telle que g(x) = 1 pour tout x ∈ C .
Z b
Démontrer l’inégalité M g(t) dt + F(b) − F(a) > M(b − a) .
a
2) Soit B l’ensemble {x ∈ R; F0 (x) 6= +∞} . Démontrer que, pour toute partie dénombrable N de B ,
l’ensemble B − N est dense dans R .
———————
53
4.2.2 Solution de la deuxième épreuve écrite
1. L’application g −1 est continue et strictement croissante comme réciproque d’une application continue
strictement croissante. Soit a ∈ J . Posons b = g −1 (a) . Pour y ∈ I distinct de b posons
g(y) − g(b) g −1 (x) − g −1 (a) 1
h(y) = · Pour x ∈ J distinct de a , on a = ·
y−b x−a h ◦ g −1 (x)
Puisque g −1 est continue en a et h admet la limite g 0 (b) en b , la fonction h ◦ g −1 admet en a
la limite g 0 (b) . Comme la fonction g est strictement croissante, la fonction h prend ses valeurs dans
1 1 1 1
R∗+ , donc lim = 0 avec les conventions = +∞ et = 0.
x→a h ◦ g −1 (x) g (b) 0 +∞
2. (a) Si g admet un maximum local en c , il existe ε > 0 tel que, pour tout x ∈ ]c − ε, c + ε[ , on ait
g(x) − g(c)
x ∈ I et g(x) − g(c) ≤ 0 . Alors, pour x <∈ ]c − ε, c[ , on a ≥ 0 et pour x ∈ ]c, c + ε[ ,
x−c
g(x) − g(c)
on a ≤ 0 . On a :
x−c
g(x) − g(c)
g 0 (c) = lim , donc g 0 (c) ∈ R+ ∪ {+∞} ;
x→c, x<c x−c
g(x) − g(c)
g 0 (c) = lim , donc g 0 (c) ∈ R− ∪ {−∞} .
x→c, x>c x−c
Il vient g 0 (c) = 0 .
g(b) − g(a)
(b) Posons u = et, pour x ∈ I , h(x) = g(x) − ux . La fonction h est dérivable au sens
b−a
généralisé, pour x ∈ I on a on a h0 (x) = g 0 (x) − u (avec la convention ±∞ − u = ±∞ ) et
h(a) = h(b) . Nous devons démontrer qu’il existe c ∈ [a, b] tel que h0 (c) = 0 .
Comme la fonction h est continue sur le segment [a, b] elle y est bornée et y atteint ses bornes.
Posons m = inf{h(x); x ∈ [a, b]} et M = sup{h(x); x ∈ [a, b]} . Si m = M , alors h est
constante sur [a, b] , et on trouve h0 (c) = 0 pour tout c ∈ [a, b] . Sinon, m et M ne peuvent être
tous deux égaux à h(a) ; quitte à changer g en −g , on peut supposer que M 6= h(a) . Comme
le (( sup )) est atteint, il existe c ∈ [a, b] tel que h(c) = M ; comme h(b) = h(a) < M , il vient
c ∈ ]a, b[ . Alors h atteint un maximum local en c , donc h0 (c) = 0 d’après (a).
g(x) − g(a)
3. (a) D’après le théorème des accroissements finis, il existe c ∈ Jx tel que g 0 (c) = ·
x−a
g(x) − g(a) g(x) − g(a)
Donc ∈ {g 0 (y); y ∈ Jx } et en particulier inf{g 0 (y); y ∈ Jx } ≤ ≤
x−a x−a
sup{g 0 (y); y ∈ Jx } (ces bornes étant bien sûr prises dans R ).
54
(b) Pour α ∈ R∗+ , posons Vα = ]a − α, a[ ∪ ]a, a + α[ . Par hypothèse, pour tout intervalle ouvert U
de R contenant ` , il existe α ∈ R∗+ tel que, pour y ∈ Vα on ait f 0 (y) ∈ U ; pour x ∈ Vα ,
on a Jx ⊂ Vα ; on a alors inf{g 0 (y); y ∈ Jx } ∈ U et sup{g 0 (y); y ∈ Jx } ∈ U . Cela démontre
que inf{g 0 (y); y ∈ Jx } et sup{g 0 (y); y ∈ Jx } tendent vers ` (dans R ) lorsque x tend vers
g(x) − g(a)
a . D’après (a) et en utilisant le théorème des (( encadrements )), on trouve lim = `.
x→a x−a
0
Autrement dit g est dérivable au sens généralisé en a et g (a) = ` .
1. (a) Posons g(x) = x3 . La fonction g est strictement croissante, dérivable et bijective de R sur
R . D’après 1.(a), sa fonction réciproque f est dérivable au sens généralisé. En particulier, on a
1 1
f 0 (0) = 0 = = +∞ .
g (f (0)) 0
1 |s|−2/3
(b) Pour s ∈ R∗ , on a f 0 (s) = = · La fonction f 0 est paire et strictement
g 0 (f (s)) 3
décroissante sur R∗+ , on a donc f 0 (s) ≤ f 0 (t) ⇐⇒ f 0 (|s|) ≤ f 0 (|t|) ⇐⇒ |s| ≥ |t| .
(c) La fonction g : x 7→ f (x + a) − f (x − a) est continue sur R , dérivable en tout point x distinct
de ±a , et l’on a g 0 (x) = f 0 (x + a) − f 0 (x − a) . Pour x < 0 , on a |x + a| < |x − a| donc
f 0 (x + a) > f 0 (x − a) ; donc g est croissante sur ] − ∞, −a[ et sur ] − a, 0[ ; pour x > 0 , on a
|x + a| > |x − a| donc f 0 (x + a) < f 0 (x − a) ; donc g est décroissante sur ]0, a[ et sur ]a, +∞[ .
La fonction g atteint donc son maximum en 0 .
x−y x+y
(d) Si x = y il n’y a rien à démontrer ; sinon, posons a =et z = de sorte que
2 2
x = z + a et y = z − a ou x = z − a et y = z + a ; comme f est croissante, on a
|f (x) − f (y)| = |f (z
x+− a) − f (z − a)| = f (z + a) − f (z − a) ; comme f est impaire on a
y x − y
f (a) − f (−a) = 2 f . La question (c) donne donc |f (x) − f (y)| ≤ 2 f .
2 2
(e) Soit ε > 0 ; comme f est continue en 0 , il existe α tel que pour tout z ∈ R tel que |z| < α
on ait |f (z)| < ε . D’après (d), on trouve que si |x − y| < 2α , |f (x) − f (y)| < 2ε . Donc f est
uniformément continue sur R .
1 x 2 3
2. (a) Pour tout x, y ∈ R2 , on a x2 + xy + y 2 = y + ≥ 0 , donc x2 + xy + y 2 ≥ x2 .
4 2 4
(b) Soient x0 , x ∈ R tels que x0 6= 0 et x 6= x0 . Posons y = f (x) et y0 = f (x0 ) . On a
f (x) − f (x0 ) y − y0 1
= 3 3 = 2 ·
x − x0 y − y0 y0 + y0 y + y 2
3 2 f (x) − f (x0 ) 4 1
D’après (a), on a on a y02 +y0 y+y 2 ≥ y > 0 , donc 0 < ≤ 2 · Or f 0 (x0 ) = 2 ,
4 0 x − x0 3y0 3y0
f (x) − f (x0 )
donc 0 < ≤ 4f 0 (x0 ) .
x − x0
C. Construction d’une suite dense.
1. (a) La fonction g est dérivable sur R et g 0 (t) = cos t − t sin t . Puisque f est dérivable sur R∗ ,
la fonction g ◦ f est dérivable sur R∗ et pour t 6= 0 , on a (g ◦ f )0 (t) = f 0 (t)g 0 (f (t)) . Or
lim f 0 (t) = +∞ et lim g 0 (f (t)) = g 0 (f (0)) = 1 , donc lim (g ◦ f )0 (t) = +∞ . D’après A.3.(b), cela
t→0 t→0 t→0
implique que g ◦ f est dérivable au sens généralisé en 0 et (g ◦ f )0 (0) = +∞ .
1
(b) Remarquons que pour x 6= 0 , f 0 (x) = , de sorte que (g ◦ f )0 (x) = h(f (x)) , où l’on
3f (x)2
g 0 (t) cos t sin t
a posé h(t) = 2
= 2
+ · Comme lim f (x) = +∞ et lim h(t) = 0 , il vient
3t 3t t x→+∞ t→+∞
0
lim (g ◦ f ) (x) = 0 .
x→+∞
55
2. (a) Pour k ∈ N , on a g(kπ) = (−1)k kπ et g((k + 1)π) = (−1)k+1 (k + 1)π . Si x ∈ R satisfait
kπ ≥ |x| , alors x est dans le segment d’extrémités g(kπ) et g((k+1)π) . Puisque g est continue,
par le théorème des valeurs intermédiaires, il existe un nombre y(k, x) ∈ [kπ, (k + 1)π] tel que
g(y(k, x)) = x . Or g((k + 1)π) 6= x , donc y(k, x) ∈ [kπ, (k + 1)π[
(b) On a ank − x = (g ◦ f )(nk ) − (g ◦ f )(y(k, x)3 ) de sorte qu’il existe zk ∈ [nk , y(k, x)3 ] tel que
ank −x = (nk −y(k, x)3 )(g◦f )0 (zk ) . Lorsque k → +∞ , puisque y(k, x) ≥ kπ et zk ≥ y(k, x)3 −1 ,
il vient zk → +∞ , donc (g ◦f )0 (zk ) → 0 . Comme |nk −y(k, x)3 | < 1 , il vient lim ank −x = 0 .
k→+∞
3. Soit x ∈ R . Par la question précédente, il existe une suite (nk ) de nombres entiers naturels telle que
lim ank = x ; donc x est adhérent à {an ; n ∈ N} . Cela étant vrai pour tout x , l’adhérence de
k→+∞
{an ; n ∈ N} est R , autrement dit {an ; n ∈ N} est dense dans R .
4. Rappelons que pour tout nombre réel α > 1 , la série de terme général (n−α ) converge. Comme
0 < λn < n−2 la série de terme général (λn ) converge. On a |an | ≤ n1/3 , donc |f (an )| ≤ n1/9 ,
donc |λn f (an )| ≤ n−α avec α = 2 − 1/9 . On en déduit que la série de terme général (λn f (an )) est
absolument convergente donc convergente.
1. Construction.
(a) Remarquons d’abord que la série de terme général λn f (−an ) = −λn f (an ) converge par
hypothèse. Soit M ∈ R+ . Pour |x| ≤ M , on a |f (x − an ) − f (−an )| ≤ 2|f (x/2)| d’après la
question B.1.(d). Donc |λn (f (x−an )−f (−an ))| ≤ 22/3 M1/3 λn . Il s’ensuit que la série de fonctions
de terme général λn (f (x − an ) − f (−an )) converge normalement sur l’intervalle [−M, M] . Il en
résulte que la série de fonctions de terme général x 7→ λn f (x − an ) converge uniformément sur
[−M, M] . Si K est un compact de R , il est borné donc contenu dans un intervalle de la forme
[−M, M] . Il en résulte que la série de fonctions de terme général x 7→ λn f (x − an ) converge
uniformément sur les compacts de R .
(b) Soient x, y ∈ R tels que x < y . Alors F(y) − F(x) est somme des nombres strictement positifs
λn f (y−an )−f (x−an ) (vu que f est strictement croissante et les λn sont strictement positifs)
donc est strictement positif. Ainsi, la fonction F est strictement croissante. Sa restriction à chaque
compact de R est continue comme somme d’une série uniformément convergente de fonctions
continues. Donc F est continue.
+∞
X
(c) Posons G(x) = λn f (x−an ) . De même que F , la fonction G est strictement croissante. Pour
n=1
x > a0 , on a G(x) > G(a0 ) , donc F(x) − F(a0 ) = λ0 f (x − a0 ) + G(x) − G(a0 ) > λ0 f (x − a0 ) ;
pour x < a0 , on trouve de même F(x) − F(a0 ) = λ0 f (x − a0 ) + G(x) − G(a0 ) < λ0 f (x − a0 ) .
(d) On a lim f (x − a0 ) = +∞ et lim f (x − a0 ) = −∞ . Comme pour x > a0 on a
x→+∞ x→−∞
F(x) > F(a0 ) + λ0 f (x − a0 ) , on en déduit que lim F(x) = +∞ . De même lim F(x) = −∞
x→+∞ x→−∞
(e) L’application F est strictement croissante donc injective ; comme elle est continue, son image est
un intervalle ; par (d) elle n’est ni majorée ni minorée, donc son image est R . En d’autres termes
elle est surjective, donc bijective.
+∞
X
2. Pour x, x0 ∈ R tels que x 6= x0 , on a F(x) − F(x0 ) = λk (f (x − ak ) − f (x0 − ak )) , donc
k=0
+∞
F(x) − F(x0 ) X f (x − ak ) − f (x0 − ak )
= λk ·
x − x0 x − x0
k=0
56
Or, comme f est croissante, cette série est à termes positifs, donc sa somme majore ses sommes
partielles. Autrement dit, pour n ∈ N on a
n
X f (x − ak ) − f (x0 − ak ) F(x) − F(x0 )
λk ≤ ·
x − x0 x − x0
k=0
f (x − an )
3. Comme f 0 (0) = +∞ , on a lim = +∞ . Or
x→an x − an
n
f (x − an ) X f (x − ak ) − f (an − ak ) F(x) − F(an )
λn ≤ λk ≤ ·
x − an x − an x − an
k=0
F(x) − F(an )
Donc lim = +∞ . Donc F est dérivable au sens généralisé en an et F0 (an ) = +∞ .
x→an x − an
Xn
4. (a) Soit n ∈ N . La fonction g : x 7→ λk f (x − ak ) est dérivable en x0 et sa dérivée vaut
k=0
n
X
λk f 0 (x − ak ) . Il existe alors ε > 0 tel que, pour tout x ∈ R , si 0 < |x − x0 | <
k=0
n
g(x) − g(x0 ) X f (x − ak ) − f (x0 − ak )
ε , alors − g 0 (x0 ) ≤ 1 et en particulier 1 + λk ≥
x − x0 x − x0
k=0
n
X
λk f 0 (x − ak ) .
k=0
(b) Soit M ∈ R+ . Comme la série de terme général (positif) (λn f 0 (x0 −an )) est supposée divergente,
n
X
il existe n tel que λk f 0 (x − ak ) ≥ M + 1 . Par (a), il existe ε > 0 tel que pour tout x ∈ R
k=0
n n
X f (x − ak ) − f (x0 − ak ) X
satisfaisant 0 < |x − x0 | < ε , on ait 1 + λk ≥ λk f 0 (x − ak ) ; dans
x − x0
k=0 k=0
ce cas, on a
n n
F(x) − F(x0 ) X f (x − ak ) − f (x0 − ak ) X
≥ λk ≥ −1 + λk f 0 (x0 − ak ) ≥ M.
x − x0 x − x0
k=0 k=0
F(x) − F(x0 )
Cela démontre que lim = +∞ , autrement dit que F est dérivable au sens
x→x0 x − x0
généralisé en x0 et F0 (x0 ) = +∞ .
5. (a) Pour tout n ∈ N et tout x ∈ R tel que x 6= x0 , on a d’après I.B.2.(b)
+∞ +∞
X f (x − ak ) − f (x0 − ak ) X
λk ≤4 λk f 0 (x0 − ak ),
x − x0
k=n+1 k=n+1
soit
n +∞
F(x) − F(x0 ) X f (x − ak ) − f (x0 − ak ) X
≤ λk +4 λk f 0 (x0 − ak ).
x − x0 x − x0
k=0 k=n+1
0
(b) Soit ε > 0 . Comme la série de terme général λn f (x0 − an ) est convergente, il existe n ∈ N
X+∞ +∞
X
tel que λk f 0 (x0 − ak ) < ε/4 . Posons β = λk f 0 (x0 − ak ) et notons g l’application
k=n+1 k=n+1
n
X n
X
x 7→ λk f (x − ak ) . L’application g est dérivable en x0 et g 0 (x0 ) = λk f 0 (x0 − ak ) , il existe
k=0 k=0
g(x) − g(x0 )
donc α > 0 tel que pour x ∈ R satisfaisant 0 < |x − x0 | < α on ait − g 0 (x0 ) ≤
x − x0
ε/4 . Alors d’après les questions 2. et 5.(a) on a
g(x) − g(x0 ) F(x) − F(x0 ) g(x) − g(x0 )
≤ ≤ + 4β.
x − x0 x − x0 x − x0
57
+∞
X
Posons ` = λk f 0 (x0 − ak ) = g 0 (x0 ) + β . On a
k=0
g(x) − g(x0 )
≥ g 0 (x0 ) − ε/4 ≥ ` − ε/2,
x − x0
et
g(x) − g(x0 )
+ 4β ≤ g 0 (x0 ) + ε/4 + 4β = ` + ε/4 + 3β ≤ ` + ε.
x − x0
F(x) − F(x0 )
Il vient ` − ε/2 ≤ ≤ `+ε.
x − x0
On a donc démontré que, pour tout ε > 0 , il existe α > 0 tel que, pour tout x ∈ R satisfaisant
0 < |x − x0 | < α , on ait
F(x) − F(x0 )
− ` ≤ ε.
x − x0
Donc F est dérivable en x0 et F0 (x0 ) = ` .
6. D’a près les questions 3, 4 et 5, la fonction F est dérivable au sens généralisé en tout point de R .
D’après la question I.A.1. la fonction réciproque F−1 de F est dérivable au sens généralisé en tout
point de R ; de plus, pour x ∈ R , si F0 (x) 6= +∞ , alors F0 (x) ≥ λ0 f 0 (x − a0 ) > 0 , donc F0 ne
s’annule pas. Donc (F−1 )0 est partout fini. En d’autres termes F−1 est dérivable en tout point de R .
1. (a) Démontrons l’existence de un et vn par récurrence sur n . Comme V0 est ouvert et dense et
I est ouvert et non vide, l’ensemble V0 ∩ I est ouvert dans R et non vide, donc il contient un
segment [u0 , v0 ] .
Supposons un et vn construits. Comme Vn+1 est ouvert et dense et ]un , vn [ est ouvert et non
vide, l’ensemble Vn+1 ∩ ]un , vn [ est ouvert et non vide, donc il contient un segment [un+1 , vn+1 ] .
(b) La suite un est croissante et la suite vn est décroissante. Comme un < vn < v0 la suite un est
majorée donc convergente. Soit u sa limite. De même la suite vn est décroissante et minorée donc
convergente. Soit v sa limite. Comme pour tout n on a un < vn , il vient u ≤ v . Comme un
est croissante et vn décroissante, on a un ≤ u ≤ v ≤ vn . Donc pour tout n , on a u ∈ [un , vn ] .
En particulier u ∈ [u0 , v0 ] donc u ∈ I et u ∈ [un , vn ] ⊂ Vn . Donc u ∈ I ∩ B . Cela prouve que
I ∩ B n’est pas vide.
2. Comme l’ensemble B rencontre tout ouvert non vide de R , il est dense dans R .
\
3. L’ensemble Vn0 = Vn ∩ R − {xn } est ouvert et dense, donc B0 = Vn0 est dense dans R . Or
n∈N
B0 = B − {xn , n ∈ N} .
1. (a) Comme ck ∈ Ik , les ouverts Ik recouvrent C . Comme C est compact, un nombre fini de Ik
n
[
recouvrent C , donc il existe un nombre n ∈ N tel que C ⊂ Ik .
k=0
n
X
(b) Pour k ∈ N , notons hk : x 7→ max(0, αk − |x − ck |) ; posons h = hk . La fonction h
k=0
n
[
est continue et positive et l’ensemble des points en lesquels elle n’est pas nulle est Ik . En
k=0
58
particulier, elle ne s’annule pas sur C . Posons m = inf{h(x); x ∈ C} . Comme C est compact,
h(x)
cet (( inf )) de la fonction h est atteint, donc m > 0 . Posons alors g(x) = min 1, . La
m
fonction g est continue et
– pour tout x ∈ C , on a h(x) ≥ m , donc g(x) = 1 ;
n
[
– pour tout x 6∈ Ik , on a h(x) = 0 , donc g(x) = 0 .
k=0
n
X
Notons χk la fonction qui vaut 1 sur Ik et 0 ailleurs et ϕ = χk . La fonction ϕ est en
k=0
n
[
escalier ; pour x 6∈ Ik on a g(x) = ϕ(x) = 0 ; pour x ∈ Ik ; on a g(x) ≤ 1 = χk (x) ≤ ϕ(x) .
Zk=0
b Z +∞
Donc g ≤ ϕ . Or χk (t)dt ≤ χk (t)dt = 2αk . On trouve
a −∞
Z b Z b n Z
X b n
X
g(t) dt ≤ ϕ(t) dt = χk (t)dt ≤ 2αk < ε.
a a k=0 a k=0
2. (a) Soient a, b ∈ R tels que a < b . Par hypothèse, il existe un compact C ⊂ A ∩ [a, b] et ε > 0 tels
que pour toute fonction continue g : [a, b] → [0, 1] satisfaisant g(x) = 1 pour tout x ∈ C on ait
Z b
g(t) dt ≥ ε . D’après 1, C n’est pas dénombrable, donc A ∩ [a, b] non plus.
a
(b) Soit D une partie dénombrable de A . Soit U un ouvert non vide de R ; il contient un segment
[a, b] avec a < b . Comme [a, b] ∩ A n’est pas dénombrable, l’intersection [a, b] ∩ A n’est pas
contenue dans D , donc (A − D) ∩ U 6= ∅ . Cela démontre que l’ensemble A − D est encore dense
dans R .
continue sur R . La fonction GT est somme d’une série normalement convergente de fonctions
continues : elle est continue.
X
(c) On a vu que, pour tout x ∈ R , on a F0 (x) = λn f 0 (x − an ) , au sens que si un des termes de
n∈N
X
la série vaut +∞ ou si cette série à termes positifs diverge, on écrit λn f 0 (x − an ) = +∞ .
n∈N
Comme pour tout x , tout n ∈ N et tout T ∈ R∗+ on a gT (x − an ) ≤ f 0 (x − an ) , on a
X X
λn gT (x − an ) ≤ λn f 0 (x − an ) , soit GT (x) ≤ F0 (x) . Comme cela a lieu pour tout T , on
n∈N n∈N
trouve sup{GT (x); T ∈ R+ } ≤ F0 (x) .
Soient x ∈ R et M ∈ R∗+ tel que M < F0 (x) . Alors M ne majore pas les sommes partielles
Xn n
X
λk f 0 (x − ak ) , donc il existe n ∈ N tel que λk f 0 (x − ak ) > M . Si x est égal à un des ak
k=0 k=0
M+1
avec 0 ≤ k ≤ n , alors, pour T = , on a λk gT (x − ak ) = M + 1 , donc GT (x) > M ; sinon,
λk
59
n
X n
X
pour T = max{f 0 (x − ak ); 0 ≤ k ≤ n} , on a gT (x − ak ) = λk f 0 (x − ak ) > M . Dans tous
k=0 k=0
les cas, on a trouvé T ∈ R+ tel que GT (x) > M , donc sup{GT (x); T ∈ R+ } > M . Cela étant
vrai pour tout M < F0 (x) , on a sup{GT (x); T ∈ R+ } ≥ F0 (x) .
2. (a) Soit x ∈ R . S’il existe T ∈ R+ tel que GT (x) > M , alors F0 (x) ≥ GT (x) > M , donc x ∈ UM .
Si x ∈ UM , alors F0 (x) > M , et comme F0 (x) = sup{GT (x); T ∈ R+ } , M ne majore pas
{GT (x); T ∈ R+ } , donc il existe T ∈ R+ tel que GT (x) > M .
(b) Pour tout T ∈ R+ , la fonction GT est continue, donc l’ensemble {x ∈ R; GT (x) > M} est
[
ouvert ; la réunion UM = {x ∈ R; GT (x) > M} est donc ouverte. Or pour tout n ∈ N , on
T∈R+
a F0 (an ) = +∞ . Donc D ⊂ UM et UM est dense.
\
3. On a A = {x ∈ R; F0 (x) = +∞} = {x ∈ R; ∀M ∈ N, F0 (x) > M} = UM . Comme pour tout
M∈N
M ∈ N , l’ensemble UM est ouvert et dense, l’intersection A est dense dans R , et comme D est
dénombrable A − D est encore dense dans R (d’après III.A).
60
4.2.3 Commentaires sur la deuxième épreuve écrite
Objet du problème
Pour construire une fonction strictement croissante sur R , dérivable et dont la dérivée s’annule en tout
point d’un ensemble dense dans R , le sujet faisait construire sa bijection réciproque. Cette bijection
réciproque F devait avoir une (( dérivée au sens généralisé )) infinie sur une partie dense de R . Cette
(( dérivabilité au sens généralisé )) était définie par l’énoncé. La première partie demandait de redémontrer
des résultats classiques d’analyse des fonctions réelles d’une variable réelle dans ce cadre élargi et traitait
l’exemple de la fonction racine cubique. La deuxième partie construisait la fonction F . On démontrait
dans la partie III des résultats sur les parties denses de R , pour enfin dans la partie IV prouver que les
ensembles des points de pente finie et de pente infinie de F étaient tous deux gros : on démontrait de
fait que les points de pente infinie forment un Gδ dense, négligeable pour la mesure de Lebesgue.
Partie I
Dans la partie A, il s’agissait de démontrer qu’en prenant comme fonction (( dérivable au sens généralisé ))
en a une fonction continue en a et telle que le taux d’accroissement en a , a une limite dans R ,
on pouvait retrouver des résultats classiques sur les fonctions bijectives dérivables, sur les extrema des
fonctions dérivables, un théorème de Rolle et une formule des accroissements finis élargis, ainsi qu’un
théorème de prolongement des applications dérivables.
Dans toute cette partie, il n’était pas suffisant de rappeler le théorème correspondant pour les fonctions
1 1
dérivables et d’invoquer la convention = 0 et = +∞ pour conclure hâtivement. Une convention
+∞ 0
1
ne peut servir qu’à alléger une écriture. Avant d’utiliser par exemple = +∞ , il faut prouver que le
0
dénominateur tend vers 0 par valeurs strictement positives.
Pour prouver que la dérivée est nulle en un extremum, il faut écarter, en le justifiant, une éventuelle
valeur infinie de la limite du taux d’accroissement. Le plus innocent des énoncés (par exemple : la somme
de deux fonctions dérivables est dérivable) ne se laisse pas généraliser si facilement : la somme de deux
fonctions admettant une dérivée généralisée n’admet pas forcément une dérivée généralisée, puisqu’il peut
se présenter des formes indéterminées (+∞) + (−∞) .
On peut voir sur ces exemples non exhaustifs que cette première partie demandait un travail de précision
que trop de candidats ont malheureusement mal évalué, soit parce qu’ils n’ont pas vu les difficultés
posées par la définition de la dérivabilité généralisée, soit parce que les ayant vues, ils les ont traitées par
généralisation hâtive des résultats correspondants sur les fonctions dérivables.
Signalons aussi que, dans la première question, il était nécessaire de remarquer immédiatement qu’une
bijection croissante entre deux intervalles de la droite réelle est continue ainsi que la bijection réciproque.
Dans la partie B, il s’agissait d’appliquer les résultats du A à la fonction racine cubique, ce qu’ont
convenablement réussi deux bons tiers des candidats. D’autres ont préféré réinvestir des connaissances
sur les puissances à exposants fractionnaires, en oubliant trop souvent que les puissances à exposants
fractionnaires ne sont définies que sur ]0, +∞[ .
La partie C a été mieux réussie dans l’ensemble, si l’on excepte la question 2, qui demandait elle aussi
une bonne précision dans l’énoncé des théorèmes utilisés et dans les encadrements menant au calcul de la
limite de la suite (ank )k∈N .
61
Partie II
La fonction F était définie comme une somme de série de fonctions, uniformément convergente sur tout
compact de R , mais pas nécessairement normalement convergente sur tout compact. Quelques rares
candidats ont vu dans la première question, qu’on pouvait l’écrire comme somme d’une série numérique
dont on savait seulement qu’elle était convergente, et d’une série normalement convergente sur tout
compact. Les autres candidats ayant abordé cette question ont mal usé des valeurs absolues, ou fait
disparaitre la dépendance en x au détour d’une majoration de façon à obtenir la convergence normale.
La suite de cette partie, bien détaillée n’a pas posé de problèmes majeurs aux candidats.
Partie III
On démontrait dans le A le théorème de Baire (dans R ). Cette partie a attiré un petit nombre de
candidats, plus à l’aise avec des techniques de topologie qu’avec les manipulations sur les dérivées et leur
a permis de gagner des points. La construction du premier terme des suites (un )n∈N et (vn )n∈N a été
comprise par un nombre significatif de candidats. La construction du n -ième terme de ces suites n’est
pas essentiellement différente. Mais il n’étonnera personne qu’on attend mieux qu’un : (( et ainsi de suite ))
pour conclure une construction par récurrence.
La partie B, dans laquelle on étudiait des (( gros compacts )) (i.e. des compacts non négligeables pour la
mesure de Lebesgue) n’a été abordée que par un nombre très faible de candidats qui l’ont alors traitée
avec succès.
Partie IV
Il s’agissait ici d’appliquer les résultats prouvés dans la partie III à la fonction F . Cependant, peu de
candidats l’ont atteinte.
62
Épreuves orales
63
5 Rapport sur les épreuves orales
5.1 Considérations générales
Le jury est, cette année encore, relativement satisfait de la prestation orale des candidats admissibles.
Après les épreuves orales, la qualité des prestations a permis de pourvoir tous les postes offerts au concours
d’agrégation. Pour le CAERPA, le nombre des admissibles continue à diminuer sensiblement depuis deux
années et le nombre d’admis s’est effondré lors de la présente session, alors que le nombre de candidats
inscrits reste stable. Il n’a été possible de pourvoir que le quart des contrats offerts au concours.
Chacune des deux épreuves comporte un temps de préparation de trois heures. Les candidats reçoivent
une convocation aux épreuves d’admission mentionnant l’heure du début de la préparation (se présenter
un quart d’heure avant), ainsi que l’heure de passage devant la commission d’oral pour chacune des deux
épreuves. En règle générale, les jours de passage sont deux jours consécutifs. Noter que le jury siège les
dimanches et jours fériés.
Le premier jour, le candidat choisit une enveloppe qui contient un choix de deux sujets d’exposés. Ces
deux sujets sont du même grand groupe, soit algèbre et géométrie, soit analyse et probabilités. Pendant
la préparation, le candidat choisit le sujet qu’il va traiter ; il est peu stratégique d’hésiter trop longtemps
entre les deux sujets.
Le deuxième jour (en général), le candidat choisit une enveloppe contenant un choix de deux sujets de
l’épreuve d’exercices. Ces deux sujets sont du grand groupe que le candidat n’a pas tiré lors de l’épreuve
d’exposé.
Le jury veille à ce que les sujets de chaque couplage soient suffisamment différenciés pour qu’il y ait un
vrai choix.
Le rapport de la session 2005 avait annoncé une certaine évolution de la première épreuve orale. Depuis
la session 2006, on a introduit dans la liste des titres d’exposés des sujets plus larges que les sujets
habituellement posés. L’introduction des (( leçons de synthèse )) a entraîné bien entendu la suppression
d’un certain nombre des leçons plus spécialisées qui étaient précédemment proposées.
Ces sujets plus larges sont facilement identifiables dans les listes qui suivent. Ils doivent être traités dans
les mêmes conditions que les autres sujets, c’est-à-dire que l’épreuve comprend bien trois parties (plan,
développement, questions des examinateurs) comme indiqué ci-dessous.
Le plan prendra plus la forme d’un exposé que d’une leçon. Ainsi, le candidat qui traite le sujet sur la
trigonométrie pourra suivre cette notion dans les programmes de l’enseignement du second degré pour
conclure sur les définitions rigoureuses utilisant les séries entières, ou bien suivre un processus inverse.
Il n’est aucunement demandé aux candidats un exposé exhaustif de ces questions larges en quinze
minutes. L’objectif de ces sujets n’est pas de favoriser une préparation au concours par bachotage. Il
s’agit au contraire de permettre aux professeurs en exercice de valoriser leur expérience et leur réflexion
pédagogique.
64
Le développement doit répondre aux critères généraux indiqués ci-dessous. Ce doit être un développement
rigoureux et significatif d’un point particulier cohérent avec le sujet.
Les thèmes de la seconde épreuve ne sont pas changés. Mais là encore, l’expérience et la compétence
pédagogique doivent se valoriser dans la présentation d’une séance d’exercice.
Pendant la préparation, tout document personnel est interdit. Seuls sont autorisés les livres et revues en
vente libre dans le commerce. Les candidats peuvent utiliser les livres de la bibliothèque qui est mise à leur
disposition, et dont l’inventaire figure en fin de ce rapport. Ils peuvent aussi utiliser leurs livres personnels
à condition que ces livres ne soient pas annotés. Lors des trois heures de préparation, les candidats sont
libres, à tout moment, de consulter ou d’emprunter des livres à la bibliothèque ou de prendre dans leurs
bagages les livres qu’ils ont apportés.
Les calculatrices de poches sont considérées comme des document personnels et sont, à ce titre, interdites.
Cependant, selon le sujet traité, l’usage d’une calculatrice peut être autorisé par le président du jury, ou
son représentant, à condition que le candidat justifie de son utilisation lors de la présentation de l’exposé
ou des exercices devant la commission d’oral.
65
5.2 La première épreuve orale
Cette épreuve comprend trois parties : le plan, le développement, puis les questions du jury. Chacune dure
un quart d’heure. Elle est précédée d’une préparation de trois heures. Avant de faire des commentaires
spécifiques à chacune des phases de l’épreuve, commençons par des remarques d’ordre général.
Il est conseillé de bien lire et comprendre le sujet. Il vaut mieux éviter de se disperser en cherchant dans
un trop grand nombre d’ouvrages. Il faut bien sûr maîtriser les résultats du programme de l’agrégation
correspondant au sujet traité, mais si un candidat, pour une application ou une comparaison de méthodes,
évoque d’autres outils du programme, il est nécessaire qu’il les connaisse aussi.
Les deux premières parties de l’épreuve (plan et exposé) se déroulent sans interruption ; les questions ne
débutent qu’ensuite et portent en premier lieu sur ce qui vient d’être présenté. Ce mode de fonctionnement
impose au candidat de faire tenir l’intégralité de son plan et de son développement sur le tableau (recto
verso si le tableau le permet). Il y a bien assez de place à condition de gérer correctement le tableau.
Le plan
En voici le principe : en quinze minutes, il s’agit de faire un exposé structuré sur le sujet choisi :
définitions, énoncés clairs et précis, exemples, contre exemples, applications. . .Cela doit ressembler à un
cours magistral dans lequel on ne présente toutefois aucune démonstration. Il doit être conforme au
programme de l’agrégation interne.
Le candidat n’est pas obligé d’être exhaustif sur le sujet, mais il est souhaitable qu’il puisse expliquer ses
choix. Le jury attend avant tout un exposé logique avec des énoncés complets et exacts, des définitions et
théorèmes (qu’il ne faut pas confondre) et une présentation rendue attrayante par l’intérêt porté par le
candidat au sujet, par de nombreux exemples et quelques figures. Mais il est important aussi de montrer
que l’on a compris l’utilité et la portée du chapitre en donnant des applications, surtout si le titre de la
leçon le demande explicitement.
Le candidat doit gérer l’espace, le tableau, et la durée de quinze minutes. Beaucoup de candidats restent
dix minutes sur des généralités avant de (( bâcler au sprint )) les résultats importants ou les applications.
Les abréviations sont tolérées, on peut s’abstenir d’écrire quelques résultats proches d’autres résultats
déjà mentionnés, mais les propositions et les définitions doivent être intégralement écrites au tableau
(( prêtes à être apprises par des élèves )). L’énoncé oral des prérequis est possible : en modérer la longueur.
Le candidat peut consulter ses notes personnelles en cours d’exposé, mais ne peut se contenter de les
recopier !
Il termine son exposé en indiquant le point qu’il se propose de développer dans la deuxième partie. Il
est déconseillé d’attendre ce moment pour prendre une décision et de montrer aux examinateurs des
hésitations sur ce choix
Le plan, comme le développement, ne peuvent se limiter à un compte rendu de lecture d’un ouvrage, si bon
que soit cet ouvrage. C’est ainsi qu’il est fortement déconseillé aux candidats de se servir d’ouvrages se
présentant comme des recueils de leçons modèles à l’usage des concours. Les examinateurs sont rarement
dupes et arrivent, notamment lors des questions au candidat, à vérifier les connaissances du candidat et
sa compréhension réelle du sujet.
Par ailleurs, le jury est plus indulgent pour un plan de niveau mathématique modeste, mais bien maîtrisé,
que pour un exposé plus ambitieux que le candidat récite par cœur sans en avoir compris les articulations.
Cela dit, l’exposé ne peut pas non plus se cantonner au niveau de conceptualisation d’une séance de collège.
Un exposé sur le cercle ne peut rester au niveau de la classe de sixième. Un exposé sur les congruences ne
peut se limiter à la divisiblité des nombres entiers traitée au niveau du collège.
66
L’exposé des prérequis et des notations est indispensable dans la plupart des leçons. Parfois, le choix
de prérequis trop forts vide la leçon de son sens. Ainsi, un candidat qui traite une leçon Trigonométrie
ne peut admettre en prérequis les formules d’Euler et se contenter d’en déduire les relations d’addition
de la trigonométrie réelle. Les candidats doivent aussi prendre garde que le sujet choisi peut être traité
dans certains manuels au long de plusieurs chapitres. Ainsi, dans la leçon sur la dimension des espaces
vectoriels, admettre en prérequis que si l’espace vectoriel est engendré par n vecteurs, toute famille libre
compte au plus n vecteurs, c’est évacuer un point faisant partie intégrante de la leçon.
Le développement
Le candidat a le choix de développer une démonstration, un exemple ou une application. Ce choix doit
être consistant, cohérent avec le niveau de l’exposé et pouvoir être présenté en quinze minutes. Il doit
porter sur une partie significative de l’exposé : un même développement, bien préparé pendant l’année,
peut servir dans plusieurs leçons, mais pas dans toutes. Ainsi, les intégrales de Wallis ne constituent pas
le développement souhaité dans la leçon sur le calcul d’aires et de volumes. Le théorème sur l’uniforme
continuité des fonctions définies et continues sur un espace compact s’applique évidemment aux fonctions
continues sur une partie compacte de Rn , mais ce n’est sans doute pas le cœur de la leçon.
Pendant cette phase le candidat doit mettre en valeur ses qualités pédagogiques, il doit travailler sans
notes ; il a compris ce qu’il expose et le rend compréhensible à son auditoire :
- il commence par expliquer les idées importantes de la démonstration avant de rentrer dans les détails
techniques,
- il s’appuie le plus possible sur des figures, et pas seulement en géométrie,
- il insiste sur les points difficiles,
- il montre qu’il a bien compris le rôle de chacune des hypothèses
Nous conseillons aux candidats de préparer soigneusement cette partie.
67
Comme les années précédentes, le jury a constaté une réticence de la part d’un bon nombre de candidats à
choisir une leçon de géométrie ou de calcul des probabilités. C’est regrettable car la préparation au concours
interne d’agrégation pourrait être l’occasion pour les professeurs de mettre à jour leurs connaissances dans
ces deux domaines qui ont une place importante dans les programmes actuels de l’enseignement secondaire.
Déroulement de l’épreuve
Cette épreuve, comme la précédente, dure 45 minutes au maximum et elle est précédée de trois heures de
préparation.
A son arrivée, le candidat tire au sort une enveloppe comportant deux thèmes d’exercices et choisit l’un
d’entre eux. Il dispose alors de trois heures pendant lesquelles il peut librement consulter les ouvrages mis
à sa disposition par la bibliothèque de l’agrégation, ou bien ceux qu’il aura pris soin d’apporter avec lui.
Pendant sa préparation, le candidat sélectionne trois à six exercices correspondant au thème retenu et
rédige un document comportant la liste des énoncés, ainsi que les motivations et remarques correspon-
dantes. A l’issue de la préparation, des photocopies de ce document sont réalisées par les appariteurs ; ces
photocopies sont remises aux examinateurs et l’épreuve orale proprement dite peut alors commencer.
L’épreuve se déroule alors en trois temps :
1) Présentation motivée de l’ensemble des exercices sélectionnés par le candidat (durée maximale de 15
minutes).
2) Résolution commentée d’un des exercices au choix du candidat parmi ceux qu’il vient de présenter
(durée maximale de 15 minutes).
3) Questions du jury (durée minimale de 15 minutes).
68
Bien souvent, les candidats n’ont pas pris la peine de réfléchir à cette première partie de leur oral et
se contentent de donner lecture de leurs énoncés en quelques minutes. D’autres encore, pratiquent avec
plus ou moins de conviction la stratégie du (( remplissage )), qui consiste à occuper au mieux les quinze
minutes dont ils disposent, en diluant la présentation de leurs exercices à grands coups de phrases creuses
comme (( J’ai choisi de vous proposer tel exercice parce que je le trouvais intéressant )), ou bien (( Tel
exercice conduit à la démonstration de tel résultat, ce qui est bien pratique )). D’autres enfin, se contentent
d’énoncer quelques théorèmes en rapport avec les exercices : ce n’est pas cela non plus qui est attendu.
Une autre erreur à éviter est le hors sujet : le candidat doit veiller à ce que les exercices qu’il propose
entrent bien dans le cadre délimité par le titre du sujet. De plus, si l’intitulé est du type (( Exercices
faisant intervenir telle notion ... )), il faut bien comprendre qu’on ne demande pas de simples exercices
d’entraînement sur la notion en question. A titre d’exemple, si l’intitulé est (( Exercices faisant intervenir
des déterminants )), on ne saurait se limiter au calcul de quelques déterminants. On attend en revanche
des exercices montrant diverses utilisations de cette notion (à titre indicatif : résolution des systèmes de
Cramer, calcul des valeurs propres d’un endomorphisme à l’aide du polynôme caractéristique, déterminants
de Gram, calcul de la distance d’un point à un sous-espace de dimension finie, jacobien et caractérisation
des difféomorphimes, caractérisation de la positivité des matrices symétriques réelles et application à la
convexité d’une fonction numérique de plusieurs variables réelles par sa matrice Hessienne, etc.).
Motiver le choix d’une liste d’exercices, c’est expliquer la pertinence de ce choix, préciser les prérequis,
situer les exercices dans leur contexte, commenter leur apport sur le plan pédagogique ... tout ceci doit
faire l’objet d’une réflexion personnelle et d’un réel questionnement.
Certains candidats présentent très honorablement cette première partie de l’épreuve, et mettent ainsi en
valeur leurs compétences pédagogiques et leurs acquis professionnels. Il va de soi qu’il en est tenu compte
dans la notation de l’épreuve.
69
pour le candidat.
Enfin, le jury va évaluer la prestation du candidat en tenant compte de critères mathématiques (clarté de
la démonstration, précision des arguments), mais aussi de critères non mathématiques, comme la fluidité
de l’élocution et la gestion du tableau. Sur ce dernier point, il est regrettable que certains candidats
(heureusement peu nombreux) présentent leurs calculs au tableau de façon véritablement chaotique ; ceci
est du plus mauvais effet surtout de la part d’un professeur déjà en fonction. Une écriture lisible, des calculs
correctement organisés, un certain équilibre entre les explications données oralement et celles écrites au
tableau : ce sont des compétences professionnelles que les épreuves orales évaluent.
Questions du jury
Ces questions peuvent être de plusieurs sortes. Tout d’abord, il est bien souvent demandé au candidat de
donner des précisions sur la résolution de l’exercice qu’il a proposé. Ceci permet de corriger d’éventuels
lapsus (ou de mettre en évidence une faille dans la démonstration) et de s’assurer que le candidat a
réellement saisi les divers aspects de la résolution (en examinant par exemple l’impact d’une modification
des hypothèses sur le résultat annoncé). Ensuite, le candidat pourra être questionné sur un autre exercice
figurant dans sa liste, ou sur un prolongement de l’un de ces exercices.
Par ailleurs, les examinateurs cherchent à déterminer si les notions apparaissant dans tel ou tel énoncé
sont effectivement connues du candidat. En ce sens, le candidat, par un choix d’exercices trop ambitieux,
risque d’élever le niveau des questions qui peuvent lui être posées. Il n’est pas recommandé d’évoquer
des questions à propos desquelles on n’a aucun recul. Du reste, il n’est pas nécessaire de prendre un
tel risque, puisqu’un choix bien équilibré d’exercices de niveau moyen, suivi d’un exposé correctement
maîtrisé permettent d’obtenir une bonne note à l’épreuve.
Pour terminer, soulignons clairement que les questions du jury n’ont en aucun cas pour but de déstabiliser
le candidat. Elles visent simplement à cerner au mieux l’étendue de ses connaissances afin de le classer,
le plus justement possible, par rapport aux autres candidats.
70
5.4 Liste des sujets de la session 2007
71
148 Diverses notions d’angle et leurs utilisations.
149 Équations et géométrie.
150 Matrices symétriques réelles.
151 Formes réduites d’endomorphismes. Applications.
154 Trigonométrie.
155 Systèmes linéaires.
156 Valeurs propres.
201 Étude de suites numériques définies par différents types de récurrence. Applications.
202 Séries à termes réels positifs. Applications.
203 Séries à termes réels ou complexes : convergence absolue, semi–convergence (les résultats relatifs
aux séries à termes réels positifs étant supposés connus).
204 Espaces vectoriels normés de dimension finie, normes usuelles, équivalence des normes.
205 Espaces préhilbertiens : projection orthogonale sur un sous-espace de dimension finie. Application
à l’approximation des fonctions.
206 Parties compactes de Rn . Fonctions continues sur une telle partie. Exemples.
207 Théorème des valeurs intermédiaires. Applications.
208 Théorème du point fixe. Applications.
209 Séries de fonctions. Propriétés de la somme, exemples.
210 Séries entières. Rayon de convergence. Propriétés de la somme. Exemples.
212 Série de Fourier d’une fonction périodique ; propriétés. Exemples.
213 Exponentielle complexe ; fonctions trigonométriques, nombre π .
215 Comparaison d’une série et d’une intégrale. Applications.
216 Théorème de Rolle et égalité des accroissements finis. Applications.
217 Fonctions convexes d’une variable réelle. Applications.
218 Différentes formules de Taylor pour une fonction d’une variable réelle. Applications.
219 Fonction réciproque d’une fonction définie sur un intervalle. Continuité, dérivabilité. Exemples.
220 Méthodes de calcul approché d’une intégrale. Majoration de l’erreur.
221 Intégrale impropre d’une fonction continue sur un intervalle de R (l’intégration sur un segment
étant supposée connue). Exemples.
222 Intégrale d’une fonction numérique continue sur un intervalle compact. Propriétés.
223 Intégrales de fonctions dépendant d’un paramètre. Propriétés, exemples et applications.
224 Équations différentielles linéaires d’ordre deux : x00 + a(t)x0 + b(t)x = c(t) , où a , b , c sont des
fonctions continues sur un intervalle de R, à valeurs réelles ou complexes.
225 Systèmes différentiels linéaires du premier ordre à coefficients constants ; écriture matricielle.
Exemples.
227 Fonctions de plusieurs variables : dérivées partielles, différentiabilité. Fonctions de classe C 1 .
Fonctions composées.
72
228 Fonctions différentiables définies sur un ouvert convexe de Rn . Inégalité des accroissements finis.
Applications
229 Suite de variables aléatoires indépendantes de même loi de Bernoulli. Variable aléatoire de loi
binomiale. Approximations de cette loi.
230 Probabilité conditionnelle et indépendance. Couples de variables aléatoires. Exemples.
231 Espérance, variance ; loi faible des grands nombres.
232 Variables aléatoires possédant une densité. Exemples.
233 Approximation d’un nombre réel. Théorie et méthodes.
234 Équations différentielles.
235 Exponentielles et logarithmes
236 Continuité, dérivabilité pour les fonctions d’une variable réelle.
237 Intégrales et primitives.
238 Le nombre π .
240 Problèmes d’extremums pour une fonction d’une ou plusieurs variables réelles.
241 Diverses notions de convergence (on pourra se placer dans des contextes variés). Exemples.
242 Suites de nombres réels.
243 Fonctions numériques de deux variables réelles ; courbes de niveau, gradient.
244 Égalités et inégalités (on pourra s’intéresser aux inégalités de Cauchy-Schwarz, de Parseval. . .).
245 Équations fonctionnelles.
246 Applications de l’analyse au calcul des grandeurs (aires, volumes. . .).
247 Limites à l’infini.
73
315 Exemples de recherche et d’emploi de vecteurs propres et valeurs propres.
316 Exercices faisant intervenir la réduction des endomorphismes.
317 Exercices sur les endomorphismes diagonalisables.
318 Exercices faisant intervenir des projecteurs ou des symétries.
319 Exemples de méthodes et d’algorithmes de calcul en algèbre linéaire.
320 Exercices sur les isométries vectorielles dans les espaces euclidiens en dimension 2 et en dimension 3.
321 Exercices faisant intervenir la réduction des matrices réelles symétriques.
322 Exercices sur les formes quadratiques.
323 Exercices de géométrie résolus à l’aide des nombres complexes.
324 Exercices faisant intervenir des similitudes planes directes ou indirectes.
325 Exercices faisant intervenir des isométries affines en dimension 2 et en dimension 3.
326 Exercices faisant intervenir la notion de barycentre.
327 Exercices faisant intervenir des applications affines.
329 Exercices sur les aires et les volumes.
330 Exercices faisant intervenir les angles et les distances en dimension 2 et en dimension 3.
331 Exercices sur la cocyclicité.
332 Exercices sur les cercles.
333 Exercices de géométrie plane faisant intervenir des triangles isométriques ou semblables.
334 Exercices sur les coniques.
335 Exemples d’étude de courbes planes.
337 Exercices sur les propriétés métriques des courbes planes (longueur, courbure. . .).
338 Exercices sur les propriétés métriques des courbes de l’espace.
339 Exemples d’étude des isométries laissant invariante une partie du plan, une partie de l’espace.
340 Exemples de groupes en géométrie.
341 Exercices de construction en géométrie plane.
342 Exercices de géométrie faisant intervenir le choix d’un repère.
343 Exercices de cinématique du point.
345 Exercices sur les triangles.
346 Exemples de résolution de problèmes modélisés par des graphes.
74
407 Exemples d’évaluation asymptotique de restes de séries convergentes, de sommes partielles de séries
divergentes.
408 Exemples d’étude de séries réelles ou complexes non absolument convergentes.
409 Exercices sur les suites de polynômes orthogonaux.
410 Comparaison sur des exemples de divers modes de convergence d’une suite ou d’une série de fonctions
d’une variable réelle.
411 Exemples d’étude de fonctions définies par une série.
412 Exemples de développements en série entière. Applications.
413 Exemples d’emploi de séries entières ou trigonométriques pour la recherche de solutions d’équations
différentielles.
414 Exemples de séries de Fourier et de leurs applications.
415 Exemples d’applications du théorème des accroissements finis et de l’inégalité des accroissements
finis pour une fonction d’une variable réelle.
417 Exemples d’approximations de fonctions numériques ; utilisations.
418 Exemples d’utilisation de développements limités.
419 Exemples d’utilisation d’intégrales pour l’étude de suites et de séries.
420 Exemples d’utilisation de suites ou de séries pour l’étude d’intégrales.
421 Exemples de calcul de l’intégrale d’une fonction continue sur un segment.
422 Exemples d’étude d’intégrales impropres.
423 Exemples d’utilisation des théorèmes de convergence dominée et de convergence monotone.
425 Exemples de calculs d’aires et de volumes.
426 Exemples de calculs d’intégrales multiples.
427 Exemples d’étude de fonctions définies par une intégrale.
428 Exemples de résolution d’équations différentielles scalaires, linéaires ou non linéaires.
429 Exemples de résolution de systèmes différentiels linéaires.
430 Exemples d’équations différentielles issues des sciences expérimentales ou de l’économie.
431 Exemples de recherche d’extremums d’une fonction numérique d’une variable, d’une fonction
numérique de deux variables.
432 Exemples d’approximations d’un nombre réel.
433 Approximations du nombre π .
434 Exemples d’utilisation de changement de variable(s) en analyse.
435 Exemples d’étude probabiliste de situations concrètes.
436 Exemples de calculs de primitives.
437 Exemples de variables aléatoires et applications.
438 Exemples de problèmes de dénombrement.
439 Exemples de calculs de la norme d’une application linéaire continue.
440 Exemples de calculs de la longueur d’un arc de classe C 1 .
441 Exemples de systèmes différentiels linéaires Y0 = AY à coefficients réels constants en dimension 2.
Allure des trajectoires.
75
76
Bibliothèque de l’agrégation
77
6 Bibliothèque de l’agrégation de mathématiques
AABELSON H. Structure and interpretation of computer programs MIT Press
SUSSMAN G. J. (# 1)
SUSSMAN J.
78
ARNAUDIES J-M. Cours de Mathématiques Dunod
FRAYSSE H. – 1. Algèbre (# 9)
– 2. Analyse (# 7)
– 3. Compléments d’analyse (# 8)
– 4. Algèbre bilinéaire et géométrie (# 6)
79
BAKHVALOV N. Méthodes numériques (# 2) MIR
80
BIDEGARAY B. Petits problèmes de mathématiques appliquées et de Springer
MOISAN L. modélisation (# 1)
81
CABANNES H. Cours de Mécanique générale (# 2) Dunod
82
CHRISTOL G. – Algèbre 1 (# 1) Ellipses
PILIBOSSIAN P. – Algèbre 2 (# 2)
YAMMINE S.
83
DACUNHA-CASTELLE Recueil de problèmes de calcul des probabilités (# 2) Masson
D.
REVUZ D.
SCHREIBER M.
84
DEVANZ C. Exercices corrigés de Mathématiques posés à l’oral Ellipses
ELHODAIBI M. des Ensi, Tome 2 (# 2)
85
EPISTEMON L. Exercices et problèmes Cédic/Nathan
(OVAERT J.L. – Analyse. Volume 1 (# 1)
VERLEY J.L.) – Algèbre. (# 3)
86
FRENKEL J. Géométrie pour l’élève-professeur (# 1) Hermann
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GONNORD S. Thèmes d’Analyse pour l’agrégation Ellipses
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