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RAPPORT D’ETUDE GEOPHYSIQUE ET

HYDRO-GEOLOGIQUE

``

IDENTIFICATION DES AQUIFERES EN VUE DE L’IMPLANTATION D’UN


FORAGE DANS
LA VILLE DE YAOUNDE AU LIEU DIT AKAK

OPERATEUR : ING des Travaux des Mines et de la Géologie

- ONGUENE EPHREM

Fait, le 17/08//2024
Table des matières……………………………………………………...………1
INTRODUCTION .................................................................................................................................. 4
1. TRAVAUX DE RECONNAISSANCE......................................................................................... 5

2. MATERIEL ET METHODES D’ETUDE………………………………….6

C. Résultats et Interprétation des sondages……………………………………...9


CONCLUSION ...................................................................................................................................... 11

3
INTRODUCTION

Les fluides souterrains sont très précieux et ont une grande importance. Se
trouvant à des profondeurs plus ou moins importantes, il est toujours nécessaire
de les explorer, pour les exploiter. Les profondeurs de forages existantes varient
de quelques dizaines de mètres à quelques centaines de mètres pour le cas
d’exploitations des aquifères. Dans le cadre de l’approvisionnement en eau

potable à AKAK, une mission des travaux de levés géophysiques et hydrogéolo-

giques a été réalisée le 16 AOUT 2024. Cette mission avait pour objectif d’iden

tifier les aires favorables à l’implantation dudit ouvrage de captage.

4
1. TRAVAUX DE RECONNAISSANCE

La zone d’étude est située dans la Région du CENTRE, département du


MFOUNDI; dans l’arrondissement de YAOUNDE . Les travaux de reconnais-
sance permettent d’identifier les structures tectoniques telles que les fractures et
les pièges susceptibles d’emmagasiner l’eau souterraine à partir des données
géologiques, hydrogéologiques et géomorphologiques sur la zone d’étude. Sur le
plan hydrogéologique, le substratum rocheux de la zone a subi de faibles défor-
mations à la fin de sa mise en place et après sa consolidation. Ce contexte tecto-
nique offre des conditions peu favorables à l’existence des aquifères à même
d’emmagasiner et de drainer les eaux souterraines. Une sorte de nappe se dis-
tingue :

❖ Les nappes superficielles contenues dans les alluvions et altérites ;

La productivité de ces aquifères est tributaire du degré de fissuration, de


fracturation et des caractéristiques pétrographiques des formations, cas du site.

❖ Les nappes profondes contenues dans les zones de discontinuités du


substratum rocheux

5
2-MATERIEL ET METHODES D’ETUDE

Nous ambitionnons à l’issu de notre étude, déterminer ce site d’étude, la


probabilité de réaliser un forage positif pouvant combler une partie de besoins en
eau du village. En d’autre termes avoir une bonne nappe phréatique.

➢ Résultats attendus
Il est important dans notre étude d’implanter au moins un point, à forte
probabilité de construire un forage positif.

a) Principe
La méthode de polarisation spontanée (PS) consiste à mesurer la différence de
potentiel électrique (ddp) naturel entre deux électrodes implantées à la surface du
sol.

b) Matériels et dispositif
Pour l’exécution des travaux, l’équipe de géophysique disposait de :

Un voltmètre de type PQWT-TC 300 et ses accessoires de mise en œuvre


(deux électrodes impolarisables ; un câble de connexion ; une clé USB).

Deux doubles décamètres de 50 m ;

Un GPS portable de type GARMIN ;

Une boussole ;

Un carnet de terrain ;

Un ordinateur portable équipé, de logiciels de traitement 1D et 2D.

6
L’amplitude des signaux électriques mesurée à la surface du sol varie de
quelques microvolts (mV) à quelques volts (V) en valeur absolue. Ces signaux
sont le reflet de l’activité électrochimique (altération des sulfures, variations de la
composition des roches, activité bioélectrique du matériel organique,
corrosion) ou mécanique (gradient thermique, pression dans les fluides
souterrains).

Pour cette étude, l’acquisition des données s’est effectuée par le dispositif du «
gradient ». Le travail a consisté à mesurer la différence de potentiel électrique au
centre d’un dispositif constitué de deux électrodes distantes de 10 m. Pour chaque
station, 41 mesures ont été recueillies. Ces données correspondent aux variations
de la PS à l’aplomb du point de mesure. Au total, un (01) profil géophysique de
30 mètres de long a été réalisé. Le nombre total de mesures est de 410 pour une
profondeur d’investigation de 150m. Les données de terrain ont été traitées,
analysées et interprétées sous la forme de modèle géophysique 2D et de courbe
de variations PS, et ceci en utilisant les logiciels tels que Surfer.

c) Modélisation géophysique 2D et 1D
Un profil avec un pas de mesure de 2 a été réalisé. La profondeur
d’investigation égale à 150m. Les valeurs PS varient de 0.00 mV à 1.20 mV.

Coupe géophysique 2D du profil

7
Profondeurs stations de mesure échelle PS

F2 F3

8
a) Résultats et Interprétation des sondages par site : le type du sol ici rocheux
Tableau: résultat et interprétation
Altération Fractures/Venues Qualité Débit Profond Niveaux
(m)/Toit du d’eaux probables probable estimatif eur favorable
socle (mètres) de l’eau (m3/h) max (m) s (m)
probable

F1 20-30 40-60 ; 90-130 douce 0.5 130 120

F2 20-30 90-130 douce 0.4 130 120

Notons tout d’abord que nous sommes dans une zone de socle et de faible
altération. La couche probable qui dispose ce gisement va de 40- 60 ; 90-
Interprétation

130 mètres pour le point F1 ; 90-130 pour le point F2. La qualité de


l’eau est probablement douce et la quantité d’approvisionnement est jugée
probablement satisfaisante pour la construction d’un forage positif à usage
électrique. Nous avons un débit probable ou estimatif de 0.5m3/h.
Par conséquent, l’exploitation de cette nappe sera bien optimale à :
- Profondeur minimale 130 mètres,
- profondeur maximale 160 mètres.

NB : LE POINT MARQUE PAR DEUX BANDES ATACHEES SUR LE


FER EST LE F1 ET L’AUTRE F1.

9
CONCLUSION

Du point de vue hydrogéologique les formations géologiques en présence ne


sont pas trop satisfaisantes en aquifère parce que la roche encaissante n’est pas
trop fracturée et ne présente que des micros failles et aussi vue la géomorphologie
du site d’étude. Cependant, la maîtrise, la technique et la méthode du fonçage
joueront un grand rôle dans la productivité de cet ouvrage de captage. Les
travaux de forage doivent être suivis par un hydrogéologue qui jugera sur
place l’arrêt ou la poursuite des travaux de fonçage en fonction des réalités
rencontrés (Lithologies et venues d’eau observées et le débit estimé) à la
Foration. Les profondeurs mentionnées ne sont qu’indicatives et la
réalisation du forage doit être à [Link] qualité de l’eau est fonction de la nature
de la gangue. La géophysique ne montre pas les failles sèches dans le sol s’est
pourquoi nous disons toujours que les anomalies sont probablement
conductrice ou pas en d’autres termes peuvent être alimentées ou sèches…
Nous disons donc que la géophysique n’est juste un guide et non une science
exacte.

ANNEXE
10
Prise des données

11

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