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Obstacles au développement du crédit-bail en Algérie

L’entreprise ne peut pas couvrir tous ses besoins de financement par ses propres ressources, donc elle devrait avoir recours aux financements externes, autrement dit, les marchés des capitaux, ce dernier dispose de deux moyens de financement, un financement direct par les marchés financiers qui implique les emprunts obligataires, et un financement par intermédiation qui implique le recours aux banques à travers les crédits.

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Obstacles au développement du crédit-bail en Algérie

L’entreprise ne peut pas couvrir tous ses besoins de financement par ses propres ressources, donc elle devrait avoir recours aux financements externes, autrement dit, les marchés des capitaux, ce dernier dispose de deux moyens de financement, un financement direct par les marchés financiers qui implique les emprunts obligataires, et un financement par intermédiation qui implique le recours aux banques à travers les crédits.

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Université ABDERRAHMAN E MIRA DE BEJAIA

Faculté des sciences économiques, commerciales et sciences


de gestion.
Département des sciences économiques

Mémoire de fin de cycle


En vue d’obtention du diplôme master en sciences économiques

Option :
Monnaie banque et environnement international

Les obstacles au développement du crédit-bail en


Algérie –cas des banques de la commune de Bejaia-

Réalisé par : Encadré par :


 SADAOUI Amina M. Lalali Rachid
 ZEBIRI Sara

Devant les membres de jury composés de :

Président : M. FERRAH Sabrina


Examinateur : M. GHERBI Hassiba
Rapporteur : M. Lalali Rachid

Année 2016/2017
Dédicaces
Je dédie ce mémoire en premier lieu à l’âme de mon oncle ‘’ZAKARI’’
que dieu le bénisse et l’accueil dans son vaste paradis.

Mes chers parents :


Aucun mot si sacré soit-il ne suffira à apprécier à sa juste valeur, le
soutien matériel et spirituel, les sacrifices que vous ne m’avez cessé de
déployer.

On vous offre en guise de reconnaissance, ce modeste travail en vous


souhaitant santé, bonheur, et longue vie qu’on puisse combler à nous tour.

Mon frère et ma sœur :


Je vous dédie ce travail, en témoignage des liens solides et intimes qui
nous unissent, et pour votre soutien, encouragement, en vous souhaitant un
avenir plein de succès et de bonheur.

A mon binôme et meilleure amie Sadaoui Amina, qui sans l’effort


fourni de sa part, on n’aurait jamais pu aboutir a la réalisation de ce
mémoire, sans oublier ma meilleure copine Touati Amel, merci pour tes
encouragements et ton soutien.

A tous mes collègues, et chers amis (es) que sans leur


encouragement ce travail n’aura jamais vu le jour.

A toute ma famille paternelle soit-elle ou maternelle qui m’ont soutenue et


me soutiennent à ce jour.

ZEBIRI SARA
Dédicaces

A la mémoire de Mon chère Grand père Mr. Arezki Omar, que dieu le
bénisse et l’accueil dans son vaste paradis.

A la mémoire de ma tente ‘’Malika ’’ que dieu la bénisse et l’accueil


dans son vaste paradis.

Je dédie ce modeste travail à :

Ma très chère grand-mère qui m’a toujours soutenu ;

Mes parents qui ont fait de moi ce que je suis aujourd’hui ;

Ma sœur Amel, et mon frère Raouf qui ont été toujours présents à
mes côtés ;

A ma tonte Nadia et Tonton Boubeker

A Mes oncles et leurs femmes

A Mes tantes et leurs époux

A ma chère cousine Tafsut Idres qui m’a beaucoup aidée

Mes copines Maya, Sonia, Kenza, Sara et Amel

Et à tous ceux qui me sont chères.

Sadaoui Amina
Liste des abréviations

CMT: Crédit à Moyen Terme


C-B: Credit- Bail
ABC: Arab Banking Corporation
ALC: Arab-Leasing Corporation
ASL: Algerian Saoudi Leasing
BADR: Banque Algérienne du Développement Rural
BDL : Banque de Développement Rural
BEA : Banque Extérieure d’Algérie
CPA : Crédit Populaire d’Algérie
MLA : Maghreb Leasing Algérie
SALEM : Société Algérienne de Leasing Mobilier

SNL : Société Nationale de Leasing

SGA : Société Générale Algérie

FR: Fond de Roulement


BFR : Besoin en Fond de Roulement
TN : Trésorerie Nette
CA : Chiffre d’Affaire
DLT : Dettes à Long Terme
DCT : Dettes à Court Terme
SIG : Soldes Intermédiaire de Gestion
TCR : Tableau de Compte Résultat
DA : Dinars Algérien
KDZD : Kilos de Dinars Algérien
MDA : Million de Dinars Algérien
IBS : Impôt sur les Bénéfices des Sociétés
TVA : Taxe sur la Valeur Ajoutée

HT : Hors Taxe

IRG : Impôt sur le Revenu Global


TTC : tous taxes comprise
PCN : Plan Comptable National
SCF : Système Comptable et Financier

TPE : très petite entreprise

PME : Petite et Moyenne Entreprise


PMI : Petite et Moyenne Industrie
SPA : Société Par Actions
SOMMAIRE
INTRODUCTION GENERALE…………………………………………………………………………. 03
CHAPITRE 1: GENERALITE SUR LE CREDIT-BAIL : CADRE CONCEPTUEL ET
THEORIQUE………………………………………………………………………………………………. 06
SECTION 1 : CONCEPT CLE DU CREDIT-BAIL……………………………………………………….. 06
1. Historique du crédit-bail …………………………………………………………………………… 06
2. Définition du crédit-bail ……………………………………………………………………………. 08
3. Caractéristique du crédit-bail……………………………………………………………………….. 11
4. Typologie du leasing ……………………………………………………………………………….. 14
SECTION 2 : DEROULEMENT, AVANTAGES ET DU CREDIT-BAIL………………………………… 21
1. Déroulement d’une opération de crédit-bail………………………………………………………… 22
2. Avantages et Inconvénients du crédit-bail………………………………………………………….. 24
3. Les Risques du crédit-bail et les Moyens de prévention …………………………………………….. 28
4. Etude comparative entre le Crédit-bail et le Crédit à Moyen Terme ……………………………….. 30
CHAPITRE 2:IMPLENTATION DU LEASING EN ALGERIE……………………………………… 34
SECTION 1 : LE CADRE JURIDIQUE, FISCALE ET COMPTABLE DU LEASING EN ALGERIE….. 35
1. Cadre juridique du leasing en Algérie ………………………………………………………………… 35
2. Cadre fiscale du leasing en Algérie ……………………………………………………………………. 38
3. Comptabilisation du leasing en Algérie………………………………………………………………… 38
SECTION 2 : LE MARCHE DU LEASING EN ALGERIE………………………………………………. 44
1. Les principaux intervenants du crédit-bail dans le marché algérien…………………………………….. 45
2. L’offre du crédit-bail en Algérie………………………………………………………………………... 52
3. La demande du crédit-bail en Algérie………………………………………………………………….. 54
CHAPITRE 3 : LES OBSTACLES QUI ENTRVENT LE DEVLOPPEMENT DU LEASING EN
ALGERIE……………………………………………………………………………………………………. 56
SECTION 1: ETUDE D’UN DOSSIER EN LEASING AU SEIN DE LA 56
SGA…………………………… 58
1. Présentation de la Société Générale Algérie…………………………………………………………. 63
2. Processus et conditions d’octroi du crédit-bail au sein de la Société Générale 71
Algérie……………… 76
3. Etude d’une demande de crédit-bail …………………………………………………………………. 76
SECTION 2 : PRESENTATION DE L’ENQUËTE………………………………………………………… 79
1. Présentation de l’enquête……………………………………………………………………………….. 81
2. Résultat de l’enquête……………………………………………………………………………………. 86
3. Discussion des résultats au sein des banques et établissements financiers ……………………………. 88
CONCLUSION GENERALE …………………………………………………………………………. 89
Introduction Générale

Les entreprises sont devenues une force indéterministe participante à l’évolution et à la


croissance économique du pays, leur succès est essentiellement lié à leur moyen de
production ainsi qu’au financement, qui est divisé en deux modes :

- l’autofinancement ;
- le marché des capitaux.

L’entreprise ne peut pas couvrir tous ses besoins de financement par ses propres
ressources, donc elle devrait avoir recours aux financements externes, autrement dit, les
marchés des capitaux, ce dernier dispose de deux moyens de financement, un financement
direct par les marchés financiers qui implique les emprunts obligataires, et un financement par
intermédiation qui implique le recours aux banques à travers les crédits.

La participation du marché financier en Algérie demeure mineure en le comparant à celle


des banques, pour cela la banque est considérée comme le partenaire fidèle des entreprises
par sa mission principale d’intermédiation entre les détenteurs de capitaux et les ayants besoin
en financement.

La banque offre à ses clients différents crédits bancaire selon les besoins à recouvrir et les
objectifs visées par ces entreprises ;

Le crédit à moyen terme est l’instrument de financement classique des investissementsle


plus propagé, mais pour certaines raisons, l’accès à ce crédit n’est souvent pas évident, c’est
pour cette raison qu’elles sont orientées a un autre moyen de financement simple et souple
appelé « crédit-bail »

Le crédit-bail ou le leasing est un produit qui permet aux entreprises surtout à celles qui
trouvent des difficultés pour accéder au financement par le crédit classique (on parle des
petites entreprises), de financer leurs investissements, ainsi l’expansion de leurs activités sans
puiser dans leurs fonds propre. Ce financement représente un concurrent au crédit bancaire
classique.

3
Introduction Générale

Le choix du mode de financement est fait à base de plusieurs critères auxquels l’entreprise
doit prêter attention, à savoir :

 La nature de l’investissement ;
 Le coût de chaque mode de financement ;
 Les conditions et/ou les garanties exigées par la banque ;
 La solvabilité de l’entreprise ;
 L’efficacité en faisant jouer l’effet de levier financier ou d’endettement pour
une meilleure rentabilité.
Malgré son introduction depuis les années 96, l’utilisation de ce mode demeure modeste en
le comparant à celle des produits bancaires classiques.
Sur ce, notre problématique portera essentiellement sur les obstacles qui font que le crédit-
bail ne soit pas développé en Algérie ;
Notre question principale de recherche sera présentée comme ceci :
Quels sont les différentes contraintes qui laissent le crédit-bail moins demandé et
moins développé par rapport au reste des crédits ?
De cette question, d’autres questions secondaires peuvent découler, ces dernières
permettront de cerner les caractéristiques de ce mode de financement, à savoir :
 Quels sont les avantages, les inconvénients et les risques auxquels est confronté
le crédit-bail ?
 Quelles sont les lois qui définissent son cadre d’exécution ?
 Quelles est sa fréquence sur le marché ?
 A quelles contraintes de développement ce mode est-il confronté ? y’a-t-il un
moyen d’y remédier ?
L’élaboration de ce travail suivra la démarche méthodologique suivante :
D’abord une recherche bibliographique et documentaire traitant du crédit-bail en Algérie,
ensuite un stage pratique au sein de la Société Générale Algérie, enfin une enquête menée
auprès des banques et établissements financiers dans la commune de Bejaia.
Notre plan de travail s’articule autour de trois chapitres :
- Le premier chapitre vise a donné un aspect générale du crédit-bail, ou nous allons
traiter les différents concepts du leasing sa typologie ainsi que ces caractéristiques, sans
oublier ses différents avantages et inconvénients, les risques auxquels il est confronté ainsi
qu’une comparaison entre le crédit à moyen terme et le crédit-bail.

4
Introduction Générale

- Le deuxième chapitre sera consacré, aux différents cadres juridiques, fiscaux et


comptables du leasing en Algérie en se référant aux différentes lois de finances des années
précédentes. En mettant un point sur la demande et l’offre du leasing dans le marché
Algérien ainsi que les principaux intervenants sur ce marché.
- Le troisième chapitre sera consacré à une enquête sur terrain pour analyser les
principaux obstacles que confronte le crédit bail est cela du point de vue des banquiers, mais
avant nous allons démontrer le déroulement d’une opération leasing, à travers une petite étude
de montage de dossier leasing.

5
Introduction Générale

6
CHAPITRE 1 : GENERALITE SUR LE
CREDIT-BAIL : CADRE CONCEPTUEL
ET THEORIQUE
Chapitre 1 : Généralité sur le crédit-bail

Introduction

Plusieurs et différentes entreprises trouvent des difficultés pour accéder aux différents
types de crédits pour le financement de leurs investissements, cela peut être en raison de leur
taille, de leurs capacités de financements, ou des garanties exigées.

Le crédit bail constitue une meilleure alternative pour ce type d’entreprises, qui trouvent
des problèmes de financement avec les crédits classiques.

Le leasing en anglais, crédit bail en français, et Idjar en arabe, est une technique de
financement des investissements mobiliers ainsi qu’immobiliers, cette technique relativement
récente est devenue une alternative concurrentielle par rapport au financement classique,
autant pour les financiers mais aussi pour les clients.

Section 1 : concept clé du crédit-bail

1. Historique du crédit bail :


Le leasing apparait pour la première fois comme forme de financement de biens en 1877,
lorsque la société Américaine « Bell Téléphone Co » décide d’offrir ces appareils
téléphoniques dans des contrats de locations au lieu de les vendre. Ainsi, elle finance vers la
fin du 19éme siècle des machines textiles, des compteurs a gaz ou électriques et des wagons
de marchandises aux Etats Unis et à l’Angleterre.

Cependant, la location moderne ou leasing fait naissance en 1950 aux Etats Unis, lorsqu’on
a ajouté un supplément à la location ordinaire (qui est financement), le résultat observé ce
représente sous forme de croissance considérable dans les pays développés de l’ouest.

La vraie raison de la naissance du leasing en Amérique est traduite par la satisfaction d’une
commande importante de l’armée engagée dans la guerre de la Corée (1950-1953).

Un dirigeant d’une entreprise californienne de conditionnement de produits alimentaires


appelé « Junior Booth », trouva des difficultés d’acquisition de biens d’équipement
appropriés pour l’exécution d’une demande importante de l’armée, il trouva un moyen de
financement qui pourrait élargir son domaine d’activité par acquisition d’un matériel, qui sera
procuré en bail, dont les caractéristiques sont définies par l’utilisateur (locataire).

Devant la réussite de cette opération et l’importance du marché, Booth lance une société
spécialisée dans le leasing d’équipements et de production, en association avec l’homme

6
Chapitre 1 : Généralité sur le crédit-bail

d’affaire Schönefeld Henry qui eut l’idée de proposer aux utilisateurs du matériel conforme a
leur demande, cela implique, qu’ il s’agit d’acquérir des matériaux et machines et véhicules
de transport pour en céder ensuite l’usage aux entreprises qui manifestent le besoin, la durée
était fixe, le contrat non résiliable et les paiements interviennent à échéances ponctuelles.
(MAOUCHI Foudil, 2016)

[Link] du leasing :

Après une dizaine d’années de son apparition aux Etats Unis, le leasing atteint enfin les
pays industrialisés, il a rapidement franchis l’Atlantique pour s’implanter en Europe. D’abord,
en Grande Bretagne en 1960 par la création du « mercantile crédit compagnie », filiale
« d’United States Leasing Corporation » ; puis au Canada, la Suède, la Germanie, la Suisse et
la France. En 1961, il atteint le Japon, la Finlande, la Belgique. En 1963, c’est au tour de
l’Espagne et l’Italie.
L’évolution du leasing s’est propagée jusqu'à l’Amérique Latine, l’Asie, l’Australie, et
même le Moyen Orient avec l’Arabie saoudite, qui est considérée comme l’un des premiers
pays qui a organisé des départements spécialisés de cette formule dans des banques tel que
« Arabe Bank » et « Saoudi French Bank ».
En 1965, le leasing enfin arrive en Afrique, plus exactement au Maroc avec la compagnie
marocaine de crédit bail « Maroc leasing », ensuite en Tunisie « Tunis leasing » en 1984,
suivie après par le Nigeria, Sénégal, Cote d’Ivoire et d’autres pays africains parmi eux
l’Algérie en 1997 avec la naissance de la société Algérienne de leasing mobilier.
Cette mondialisation a été accompagnée par l’établissement de relations internationales
entre les professionnels de cette technique, qui donnèrent naissance a de grands clubs
internationaux tel que : Lease Club, Multi Lease, EbicLease …etc.
Plusieurs facteurs ont été à l’ origine de l’adoption rapide de ce nouveau mode de
financement (leasing) à travers le monde, nous allons citer quelques-uns.(EL MOKHETAR
Bey 1995)

 Un marché de capitaux à moyen terme restreint et inaccessible ;


 Une incapacité des entreprises d’engager leurs fonds propres dans le financement
d’outils de production extrêmement coûteux ;
 Un contexte économique favorable existant lors de l’apparition du crédit-bail comme
le progrès technologique qui impose un renouvellement rapide et continu des biens
productifs ;

7
Chapitre 1 : Généralité sur le crédit-bail

 Les valeurs intrinsèques du leasing : il s’agit d’une formule souple qui permet aux
entreprises de satisfaire leur besoin sans puiser leurs fonds propres et sans affecter leur
capacité d’endettement.
2. Définition du leasing :

Le leasing ou crédit bail, est un contrat de location par lequel une personne nommée :
bailleur, accorde à une entreprise locataire le droit d’utiliser un bien mobilier ou immobilier
pendant une période déterminée, moyennant le payement de loyers. (Jean-François Gervais,
2004.)

On entend différents termes attribués au leasing, à voir le leasing pour les anglo-saxon,
crédit bail pour les francophone, Idjar pour le monde musulman.

Le tableau ci-dessous nous montre quelques différences existantes entre ces trois termes
sont nier que c’est le même principe :

Tableau 01 : différences entre leasing, idjar et crédit-bail

Le leasing Le crédit-bail El Idjar

-Activité commerciale ou - Activité financière. -Activité financière


financière. -Pratiquée par des banques
-Basée sur la distinction - Pratiquée par la banque ou bien islamiques et des sociétés de
économique et non juridique. un autre établissement. leasing.

-Pratiquée par un établissement -Une location avec une option -Condition conforme à la Charia.
financier ou particulier. d’achat.
-Le bailleur prend en charge
- L’option d’achat n’est pas - Location complète (valeur l’entretien du bien loué durant le
systématique. résiduelle faible). contrat.

-Recouvre toutes les opérations de -A usage professionnel. -L’utilisateur n’est pas responsable
location (financière, opérationnelle des dégradations ou destruction du
ou crédit-bail). bien causé par un fait en dehors de
sa volonté.
-Location complètes ou
incomplètes.
Source : réalisé par nos soins

8
Chapitre 1 : Généralité sur le crédit-bail

 Une autre définition : Maheu et Maigue définissent le crédit-bail comme étant la


réunion de 3 élémentsindispensables :
 Une opération de location.
 Un bien a usage professionnel (bien mobilier ou immobilier)
 Assortie d’une promesse de vente à l’issue du contrat (option d’achat).

Le principe du crédit bail qui découle de ces définitions selon la convention d’Ottawa du
28 mai 1998 sur le crédit bail international est le suivant :

 Le crédit preneur choisit le matériel et le fournisseur sans faire appel d’une façon
déterminante à la compétence du crédit bailleur.
 L’acquisition du matériel incombe au crédit bailleur en vertu d’un contrat de crédit
bail, conclu ou à conclure entre le crédit-bailleur et le crédit-preneur, dont le
fournisseur a connaissance.
 Les loyers stipulés au contrat de crédit bail sont calculés pour tenir compte notamment
de l’amortissement de la totalité ou d’une partie importante du coût du matériel. (Olga
Micheline Sarre, 2006/2007.)

De ce fait, l’opération du crédit bail est une relation tripartite qui fait intervenir :

 Le fournisseur du bien mobilier ou immobilier.


 Le crédit-preneur ou locataire du bien d’équipement.
 Le crédit-bailleur qui peut être un établissement financier.

A l’issu d’un contrat de crédit bail, le locataire a le chois entre trois options qui sont :

 Le rachat pour un montant déterminé ou départ du contrat (valeur résiduelle)


 La poursuite de la location avec des loyers pouvant éventuellement être minorés.
 La restitution du matériel au crédit-bailleur.

9
Chapitre 1 : Généralité sur le crédit-bail

Figure N°01 : principe du crédit-bail mobilier

Client

Livre le Etablit un
Choisit le matériel échéancie Paye les loyers
materiel r

Facture le
matériel
Crédit-bailleur
Fournisseur

Achète le matériel

Source : Maheu et Maige (1998)

10
Chapitre 1 : Généralité sur le crédit-bail

3. Caractéristiques du crédit bail :

Le crédit-bail se distingue parmi d’autres crédits. De ce fait on peut résumer quelques


caractéristiques de ce crédit comme suite :

[Link] intervenants dans une opération de crédit-bail

Un contrat leasing fait intervenir essentiellement trois parties, à savoir :

- Le crédit-bailleur ;
- Le crédit-preneur ;
- Le fournisseur.

 Le crédit-bailleur : qui peut être une société de leasing, un établissement financier


ou une filiale de banque, le bailleur est l’acquéreur du bien objet du contrat crédit-
bail qui, en tant que propriétaire, attribue au « locataire » le droit d’utilisation de ce
bien en contrepartie d’un loyer.
 Le crédit-preneur (le client) : c’est l’utilisateur du bien d’équipement donné en
location par le crédit-bailleur, il détient le droit d’usage et d’utilisation pour ses
besoins d’exploitation, en conséquence il est le propriétaire économique du bien
loué.
 Le fournisseur : c’est le fabricant et/ou distributeur du bien d’équipement acquis
objet du contrat crédit-bail, suite à une commende du bailleur, confortement aux
conditions de fabrication arrêtées par le preneur.
Dans certain cas le fournisseur peut même être le preneur (cession bail).

[Link] obligations et droit des intervenants :

Pour un bon déroulement de l’opération de crédit-bail, les trois intervenants cités


auparavant sont soumis à des droits et obligations qu’ils doivent impérativement
respecter :

- Obligation et droit du bailleur ;

- Obligation et droit du preneur ;

- Obligation et droit du fournisseur.

11
Chapitre 1 : Généralité sur le crédit-bail

3.2.1. Obligations et droit dufournisseur:

Le fournisseur a tout d’abord une ‘obligation de délivrance’ du bien vis à vis du locataire.
Cela se concrétisera par la signature du ‘procès verbal de réception’ du matériel
conjointement par le locataire et le fournisseur. Ce procès verbal constate que le bien est
livré et conforme à lacommande.

Le fournisseur assume une ‘obligation de garantie contre les vices cachés’ au bénéfice
du locataire en cas d’inadaptation ou de défaillance de l’équipement.

Enfin, le fournisseur a l’obligation de transférer le titre de propriété au bailleur sur les


instructions du locataire. (GARRIDO Eric, 2002)

3.2.2. Obligations et droits dubailleur:


- Obligation de délivrance des biens ;
- Obligation de laisser la jouissance paisible des matériels au crédit-preneur ;
- Obligation de vendre les matériels en fin de contrat (levée d’option) ;
- Le crédit-bailleur demeure propriétaire du matériel pendant toute la durée du
contrat ;
- Droit de résilier le contrat de crédit-bail et de récupérer les matériels en cas de non
paiement par le crédit-preneur d’un seul loyer.
- En cas de perte partielle ou totale du bien loué, me crédit bailleur aura seul, vocation
à recevoir les indemnités d’assurances, portant sur le bien loué, nonobstant la prise en charge
par le crédit preneur des primes d’assurance souscrites et sans qu’il soit d’une délégation
spéciale à cet effet. (Article [Link] 90-10)

3.2.3. Obligations et droits du preneur :


- Droit de jouissance sur les biens loués : s’exerce pendant la durée contractuelle de la
location expirant à la date fixée par la restitution du bien loué au crédit bailleur, et le cas
échéant après renouvellement de la location ;( Article 30ordannace 90-10)
- Obligations de paiement des loyers : en contrepartie de la jouissance, le crédit preneur
doit payer au crédit bailleur à dates convenues les sommes fixées au contrat de crédit-bail à
titre de loyer ; (Article 32 ordonnance 90-10)

12
Chapitre 1 : Généralité sur le crédit-bail

- Obligation d’entretien du bien ;


- Obligation d’utiliser le bien conformément à l’usage convenu et d’en assurer la
conservation en bon père de famille.
3.3. La durée du contrat du crédit-bail
Le contrat comprend, dans tous les cas, une première période irrévocable pendant laquelle le
locataire ne peut mettre fin à la location avant la date d’expiration prévue. Cette durée de
location ne peut excéder la durée de vie réelle du bien. Elle peut toutefois être inférieure pour
remédier au besoin de l’entreprise utilisatrice et à l’obsolescence du matériel loué.
Mais généralement, elle est comprise entre 3 et 5 ans en fonction des capacités de
remboursement du client et du type des matériaux financés.([Link]-BLOCAILLE,
1995)

3.4. Le montant

Le crédit-bail permet le financement jusqu'à 100% de la valeur de l’équipement à acquérir


majorée éventuellement de l’ensemble des frais nécessaires à sa mise en place et à son
fonctionnement.
3.5. Les loyers ou les redevances locatives :
 Les loyers désignent les versements découlant de la jouissance d’un bien. Le montant des
loyers est généralement constant mais peut augmenter en cas d’impondérables où le client se
verra payer les frais de réparation.
 Le montant des loyers est défini en fonction du montant du bien, de la durée de location
et de la valeur résiduelle.
 Le paiement de ces loyers peut être effectué à terme échu ou exceptionnellement à terme
à échoir.
 Le versement en est assuré par mensualités, trimestrialités ou semestrialités suivant les
possibilités du locataire.
 Le règlement est effectué par chèque, virement bancaire ou autorisation de prélèvement
sur compte bancaire du locataire, sur présentation de billet à ordre. ([Link]-BLOCAI,
1995.)

13
Chapitre 1 : Généralité sur le crédit-bail

4. typologie du leasing :

Avant d’entamer les différents types du leasing, nous allons démontrer quelques
caractéristiques communes entre toutes les opérations du leasing, à savoir :

- La somme financée (totalité du prix d’acquisition de l’équipement, ou prix


d’acquisition en déduisant du bien financé).
- La durée du contrat (elle ne peut en aucun cas être supérieure à la durée de vie
économique du bien financé).
- La périodicité du loyer (mois, semestre, trimestre ou année), le montant du loyer et son
mode de calcul (linéaire ou dégressif) doit être indiqué dans le contrat.
- Les modalités de sortie : le contrat doit se conclure au prix de sa valeur résiduelle, soit
par un achat du bien, soit par restitution ou la relocation.

De ce fait, nous déduisons que le crédit bail se traduit par un mode de financement
contenant plusieurs critères, non pas par un simple contrat de location d’une échéance
déterminé.

Plusieurs types de leasing sont déduits à travers différents critères, à savoir :

- Le transfert de risque.
- La nature de l’objet du contrat.
- La nationalité des contractants.

[Link] le transfert de risque :

Il prend en considération la responsabilité des parties et le degré de transfert des risques


liés à la propriété du bien, deux types découlent de ce critère :

4.1.1. Le leasing financier :

C’est le contrat qui prévoit le transfert de tous les droits, obligations, avantages,
inconvénients, au locataire, ainsi que les risques liés à la propriété du bien financé par le
leasing.

Il ne peut être résilié, et garantie au bailleur le droit de recouvrer ses dépenses en capital et
se faire rémunéré par les capitaux investis. (MAOUCHI Foudil, 2016)

14
Chapitre 1 : Généralité sur le crédit-bail

Le leasing financier est caractérisé par les particularités suivantes :

- Le locataire prévoit de pourchasser le matériel à l’expiration du contrat. Il va donc


assumer le risque d’obsolescence, et va prendre en charge la maintenance et l’assurance, il
s’agit en conséquence pour le locataire d’un financement d’acquisition.
- Le bailleur structure le contrat de manière à récupérer intégralement le coût initial de
l’équipement ainsi que sa marge bénéficiaire.
4.1.2. Le leasing opérationnel :

Le leasing est dit opérationnel, lorsque la totalité ou quasi-totalité des droits, obligations,
avantages, inconvénients, et risques inhérents au droit de propriété du bien financé n’est pas
transférée au locataire et reste au profit du bailleur

Dans ce type de leasing, le bailleur n’offre pas de l’option d’achat au crédit preneur, à
échéance du contrat de location.

La durée est généralement inférieures à la durée du bien économique, et les redevances


locatives versées par le preneur au bailleur sont inférieures au coût d’achat du bien et ne
permettent qu’un amortissement partiel du capital investi.

Le recoure au leasing opérationnel nécessite généralement l’existence d’un marché


secondaire pour permettre au bailleur de vendre son équipement afin de pouvoir restituer son
capital investi.

Le leasing est caractérisé par les critères suivants :

- C’est un financement d’utilisation, parce que le bien ne va pas être utilisé pour toute sa
durée de vie économique.
- Le bailleur couvre ces coûts grâce aux nombreuses locations et à la vente finale du
bien.
[Link] la nature de l’objet du contrat :

Ce critère prend en considération la nature du bien financier :

4.2.1. Le leasing mobilier corporel :

Il s’agit d’une opération de location d’un bien d’équipement, de matériel ou d’outillage


acheté en vue de cette de location, par la société de crédit bail sollicitée. Cette dernière reste
propriétaire du bien. (MAOUCHI Foudil, 2016)

15
Chapitre 1 : Généralité sur le crédit-bail

Vers la fin d’échéance, le locataire a la possibilité d’acquérir ce bien loué à un prix


convenu à l’avance. Ce dernier tiens compte des versements effectués à titre de loyers.

Donc, le leasing mobilier présente à la fois :

- Un contrat de location irrévocable.


- Une promesse de vente unilatérale.
- Une opération financière dont la perception des loyers par le bailleur et le paiement de
la valeur résiduelle couvrent l'amortissement du matériel, les frais de gestion et la
marge de la société de leasing.
4.2.2. le leasing mobilier incorporel :

Sa permet de disposer de biens meubles incorporels ainsi tels que le fonds de commerce.

Dans ce cas, le fonds de commerce est acquis par un établissement bancaire, et loué en
location-gérance, au locataire. Ce contrat est assortie d’une promesse de vente, cette dernière
permet au locataire d’acquérir le fond de commerce lors de l’échéance, à un prix résiduel égal
au prix convenue avec l’établissement [Link] ce type de crédit est peu utilisé.

4.2.3. le leasing immobilier :

Il concerne les biens immeubles à usage professionnel (bâtiments d’entreprises, immeubles


de bureaux et centres administratifs, sièges sociaux, entrepôts et centre de distribution…).

Ce type est consenti sur une période très longue pouvant atteindre 20ans.

L’opération de crédit bail immobilier est tant importante, qu’elle peut nécessiter une
participation financière de l’utilisateur.

4.3. Selon la nationalité des contractants :

Il prend en considération la nationalité des intervenants, on distingue entre :

4.3.1. Le leasing domestique :

C’est une opération qui met en présence une société de leasing et un opérateur
économique, ils doivent être résidents dans le même pays. La résidence du fournisseur n’est
pas prise en considération.

16
Chapitre 1 : Généralité sur le crédit-bail

4.3.2. Le leasing international :

Il s’agit d’une opération ou le crédit-bailleur et le crédit-preneur ne résident pas dans le


même pays, et sont soumis à des législations différentes.

4.4. Dérivée de leasing :

Afin de répondre aux besoins du preneur, le leasing a donné lieu à l’élaboration de


multiples variantes, deux principales variantes dont on accorde une grande importance :

4.4.1. La cession bail (Lease Back):

« Elle consiste pour une entreprise à vendre un ou plusieurs éléments de son actif
immobilier ou mobilier à une société de crédit-bail. Cette dernière, à son tour, loue ces
éléments immédiatement à l'entreprise vendeuse en vertu d'un contrat de crédit-bail. Elle
permet ainsi à une entreprise de se procurer de nouvelles ressources en désinvestissant tout en
gardant la jouissance du bien, par le biais d'une location ».(Bouyakoub Farouk, 2000).

On peut déduire de cette définition, que la cession bail consiste à procurer des liquidités,
soit pour financer d’autres actifs très utiles et rentables, soit pour faire face à des difficultés.

4.4.2. le crédit bail adossé :

C’est une opération par laquelle, une entreprise vend son matériel qu’elle a fabriqué à une
société de leasing, cette dernière le laisse à sa disposition dans le cadre d’un contrat crédit
bail, l’entreprise productrice devenue locataire de ces propres productions, sous-loue le
matériel a ces clients utilisateurs dans des conditions conformes aux conditions du contrat
crédit bail dont elle est bénéficiaire.

Les étapes du leasing adossé peuvent être résumées comme suit :

- Le fournisseur vend au comptant le matériel à la société de leasing ;


- Le bailleur loue le matériel au fournisseur ;
- Le fournisseur sous-loue le matériel à son client et assure le risque financier de
l’opération.
Le mécanisme du leasing adossé de nature complexe combine à la fois la cession du bail et
la sous location.

17
Chapitre 1 : Généralité sur le crédit-bail

La cession du bail implique que le fournisseur vend son matériel à une société de leasing,
cette dernière, loue ce matériel au fournisseur et la sous location implique que le fournisseur
loue ce matériel à ses clients.
En effet, le crédit-bail adossé intéresse particulièrement les fournisseurs de matériel traitant
avec des entreprises utilisatrices, qui pour différentes raisons ne peuvent pas accéder
directement au crédit-bail. (B. Collasse, 1982).
De ce fait, l’objet du contrat du crédit-bail adossé n’est pas de renforcer la trésorerie du
fournisseur mais, de lui permettre de diffuser ses fabrications en les sous-louant.

4.5. Analogie du crédit-bail :

Le crédit-bail est une forme de location, confondu à d’autres opérations qui lui sont
voisines.

Cependant, le crédit-bail se distingue des opérations qui lui sont proches, telle que :

4.5.1. Location simple

«….La location simple est généralement une convention de location précaire d’énonçable
contractuellement avec un préavis déterminé »(CARRIDO Eric, Novembre 2002).

Il s'agit d'un simple contrat commercial incorporant, mettant en évidence outre la mise à
disposition du bien, divers services comme l’entretien et la maintenance imposés au
bailleur. Cette obligation légale par la législation française n'existe pas en matière de crédit-
bail, même si elle peut être proposée au locataire avec une police d'assurance dans le cadre
d'une proposition contractuelle globale dit "full service".(Belladel Amina, 2011).

Dans une opération de location simple, rien n'empêche le locataire de demander en fin de
location au bailleur le prix auquel ce dernier serait prêt à lui céder le bien objet du contrat
La différence avec le crédit-bail réside dans le fait que le prix n'était pas fixé
irrévocablement à l'origine de l'opération en tenant compte des montants des loyers prévus.
(Bettache Salim, 2003).
4.5.2. La location vente :

La location-vente est un contrat conclu entre un propriétaire et un locataire prévoyant la


faculté ou l'obligation pour ce dernier d'acheter le bien loué à l'issue d'un temps déterminé.

18
Chapitre 1 : Généralité sur le crédit-bail

La location-vente peut porter sur un bien immobilier (maison ou appartement) ou sur un


bien meuble (une voiture par exemple).

4.5.3. La location financière :

« …C’est un contrat de location de longue durée de caractère irrévocable… ».


(CHAINEL Alain et ROUYER Gérard, 1992)

La location financière ou operating lease est une location longue durée d'un bien sans
que l'entreprise ne dispose de la faculté de l'acquérir après une période d'utilisation
donnée. Contrairement au crédit-bail, cette activité n'est pas soumise à la réglementation
bancaire.

Forme dérivée du crédit-bail (qui est soumis à la réglementation bancaire), la location


financière longue durée sans option d'achat (operating lease en franglais) n'est pas
soumise à la réglementation bancaire et elle est très utilisée dans certains secteurs
(informatique, transports....).

4.5.4. La vente avec clause de réserve depropriété :


La réserve de propriété est une disposition contractuelle destinées à assurer au vendeur
qui a consenti à l’acheteur un crédit, qu’il sera payé du prix de la chose vendue, sans
avoir à courir le risque d’avoir à subir le concours d’éventuels créanciers de l’acquéreur,
Dans ce tableau nous allons démontrer les différences qu’il y’a entre ces dernières

Tableau N°02 : différences entre location vente, simple, financière et vente a clause de
réserve de propriété.

Objet Nature de Durée de Réserve Transfert de


l’opération l’opération de propriété
propriété
Crédit-bail Financemen Contrat de Selon le bien Non Selon le
t et/ou location avec une financé et fixée dénouement de
acquisition promesse d’avance l’opération
du bien loué unilatérale de
vente.

19
Chapitre 1 : Généralité sur le crédit-bail

Location Usage Contrat de Durée fixée et Oui La propriété du


vente location avec une irrevocable bien est
et promesse transférée au
acquisition synallagmatique locataire en fin
obligatoire de vente pour le du bail
du bien bailleur et
objet du d’achat pour le
contrat locataire

Location Usage du Contrat de Durée courte et Non Non


simple bien loué à location pur et renouvelable
usage simple
professionn
el et/ou
particulier

Location Usage du Contrat de Durée fixée et Non Non


financière bien loué location sans irrevocable
pour des option d’achat.
professionn c'est le locataire
els qui choisit le
fournisseur et
négocie le prix
La vente Achat d’un Contrat de Echéance fixée Oui Oui, dès
avec bien par des vente avec pour le la
clause de professionn paiement différé Paiement signature
réserve els et du contrat
depropriét particuliers commercial
é

Source : réalisé par nos soins

20
Chapitre 1 : Généralité sur le crédit-bail

Section 2 : Déroulement, Avantages Inconvénients du crédit-bail

Comme nous lavons déjà définit précédemment le « crédit-bail », « leasing », ou encore


« idjar », ont la même mission qui se présente en premier lieu par le financement des
investissements (mobilier ou immobilier).

Cependant toute opération, est suivie par un enchainement de phase, qui procure des
avantages et inconvénients pour les trois intervenants qu’on avait déjà définit avant.

Dans cette section nous allons développer, les phases de déroulement d’une opération de
crédit-bail, ses avantages et inconvénients ainsi qu’on dernière lieu, on va procéder a une
petite comparaison du crédit-bail et le crédit classique (CMT)

1. Déroulement d’une opération de crédit-bail :

Généralement une opération de leasing nécessite les trois phases suivantes :

- L’acquisition de bien ;
- Le recouvrement ;
- L’option d’achat.

Phase 1 : L’acquisition du bien


Cette phase est différente selon la nature du bien, mobilier ou immobilier :

 Dans le cas d’un bien mobilier

Tout d’abord, l’entreprise choisit son fournisseur avec qui elle met au point les conditions
de fabrication, de prix et de [Link] elle s’adresse à une société de leasing où elle
induitune demande de financement.
L’examen de cette dernière repose sur les trois éléments suivant ;
- La situation financière et commerciale du client ;
- Le bien fondé de l’investissement ;
- La nature du matériel standard ou spécifique.
Dans le cas où la société accepte, après simulation du dossier de l’entreprise, elle procède à
la signature du contrat de crédit-bail avec le preneur avant de passer à la commande.
Par la suite, le bailleur commande lui-même le matériel auprès du fournisseur selon les
conditions arrêtées auparavant par les deux parties, puis conclut un contrat d’achat avec le
fournisseur. Ce dernier livre l’équipement au locataire. Cette opération est matérialisée par un

21
Chapitre 1 : Généralité sur le crédit-bail

procès-verbal de réception ou avis de livraison attestant que le locataire a bien reçu le bien et
qu’il est conforme à sa demande.
Une fois le matériel est livré, le fournisseur adresse au bailleur une facture libellée au nom
et à l’adresse de la société de crédit-bail, cette facture doit être conforme à la pro forma, en
plus des éléments d’identification du matériel, les prix HT, la TVA, et les prix TTC, dés la
réception de ce document, le crédit- bailleur règle par chèque dans les plus bref délais (48H -
une semaine).(MAOUCHI Foudil, 2016)

 Dans le cas d’un bien immobilier :


Dans un premier temps Le preneur doit obtenir les autorisations nécessaires à la
construction de l’immeuble dans l’exercice de son activité, une fois ces autorisations acquises,
il fait établir le plan de construction et arrêter le cahier des charges. Ensuite il fait une
demande de crédit-bail immobilier à la société de crédit-bail.
La société de crédit-bail examine la demande. Elle apprécie notamment le prix, la situation
du terrain et donne un mandat au client pour conclure en son nom tous les contrats avec
l’architecte, l’organisme de contrôle, l’entrepreneur et les autres fournisseurs qui
interviennent dans la construction du bâtiment. Avant la réception définitive des travaux, la
société de crédit-bail doit s’occuper de la surveillance des travaux et du paiement des
différentes prestations.
Phase 2 : Le recouvrement :
Pendant une période prédéterminer, la société de crédit-bail accorde la jouissance de ce
bien à l’entreprise en contrepartie elle verse à la société des loyers (redevances périodiques)
calculées de manière à couvrir la marge financière et le prix initial d’achat, ces derniers sont
payés, en principe, par prélèvements automatiques.
Les variances de paiement des loyers sont nombreuses :
- Des loyers progressifs pour des activités nouvelles ;
- Des loyers linaires pour une activité à revenue stable ;
- Des loyers dégressifs particulièrement pour les biens d’équipement à obsolescence
rapide
- Des loyers de compagne.

22
Chapitre 1 : Généralité sur le crédit-bail

Ainsi, en cas de non paiement d'un loyer, le bailleur est immédiatement averti. Les causes
de ce non paiement peuvent découler d'erreurs matérielles, à l'absence ou à l'insuffisance de
provision. (Maheu Alain, Maige Christian,1998.)
Le dossier du locataire défaillant est alors transmis au service recouvrement, qui effectue
des relances téléphoniques et écrites auprès du locataire, si la raison du non paiement des
loyers est une difficulté passagère de trésorerie, le bailleur peut accepter un report du ou des
loyer(s) impayées.
En cas d'échec des procédures amiables de recouvrement, le dossier est alors pris en
charge par le service du contentieux.

Phase 3 : L’option d’achat :


Au terme du contrat de crédit-bail, trois possibilités s’offrent au preneur :
- Acquérir le matériel pour un montant prévu contractuellement que l’on appelle la
valeur résiduelle ;
- Prolonger le contrat sur la base de nouveaux loyers ;
- Restituer le matériel.
La figure suivante schématise le déroulement d’une opération de crédit-bail, On peut donc
observer la relation triangulaire entre les trois intervenants d’une opération de crédit-bail

Figure N°2: déroulement d'une opération de leasing

2
Crédit-preneur 1
5
7 4

Crédit-bailleur Fournisseur
3 6

1. Choix de l’équipement. 5. Conclusion du contrat commercial.


2. Demande de financement. 6. Paiement du fournisseur.
3. Commande du matériel. 7. Paiement des loyers.
4. Livraison de l’équipement.

23
Chapitre 1 : Généralité sur le crédit-bail

2. Avantages et inconvénients du crédit bail :

Comme tout produit financier le crédit-bail a des avantages et inconvénients qu’on peut
résumer comme suite :

[Link] avantages du crédit-bail :

La principale caractéristique du crédit bail est qu’il présente des avantages pour les trois
intervenants et aussi pour l’économie nationale, ce qui permet de le distinguer parmi d’autres
modes de financement.

- Pour le crédit-preneur ;
- Pour le crédit-bailleur ;
- Pour le fournisseur ;
- Pour l’économie nationale.

2.1.1. Pour le crédit-preneur :

 Financement intégral :les entreprises trouvent des difficultés de s’autofinancer pour


régler un acompte à la demande, ou qui ne possède pas de fond propre. Le crédit bail se truc
comme une solution qui répond à des entreprise qui fréquente se genres de problèmes
notamment les PME/PMI.
 Souplesse : en termes de souplesse le preneur du bien peut exploiter son bien sans à en
acquérir la propriété, c’est-à-dire, sans mise de fonds initiale, ainsi les sociétés de crédit-bail
jouent sur le montant de la valeur résiduelle et sur les loyers à fin de tenir compte de la
fluctuation des recettes attendues.(Belladel Amina, 2001).
 L’avantage fiscal : la formule de crédit-bail se démarque des autres modes de
financement en permettant notamment une optimisation financière et fiscal, qui se résume en
deux niveaux :
 Un allégement progressif du poids de la TVA : la charge de la TVA est étalée sur toute
la durée de la location, c’est-à-dire le coût de la TVA est payé par le bailleur le jour de
l’acquisition du bien. Le locataire ne paiera la TVA que sur le montant des redevances au fur
et à mesure du paiement des loyers ;

24
Chapitre 1 : Généralité sur le crédit-bail

 La déductibilité des loyers : les loyers sont considérés comme des charges
d’exploitation et par conséquent ils sont déductibles du résultat imposable. Cette bonification
fiscale sera d’autant plus importante que la durée du contrat de crédit-bail sera courte (loyers
plus élevés) et que l’entreprise locataire sera en situation bénéficiaire.
 Risque d’obsolescence : généralement ceux qui utilisent des équipements à forte
valeur ajoutée, le choix de la location permet également une gestion dynamique de
l’obsolescence des équipements car l’alternative de restituer le bien, objet du contrat à
échéance, lui permet d’opter pour le choix de renouvellement de l’investissement. En
d’autres termes, dès lors que le contrat organise une sortie anticipée du bail ou le
remplacement du bien en cours de location, le leasing essentiellement opérationnel constitue
une réponse à la modernisation des équipements des entreprises.
 Eviter des risques de trésorerie : l’utilisation du crédit-bail permet à l’entreprise
d’éviter des difficultés de trésorerie générées par la TVA, en effet, en début d’activité le TVA
déductible sur les achats est souvent supérieure à la TVA collectée sur les ventes, ce qui
oblige l’entreprise à faire face à ce besoin de trésorerie.
 Crédit-bail une protection contre l’inflation : en tant que locataire, le matériel
d'aujourd'hui est payé avec l'argent de demain. Au fur et à mesure que l'inflation augmente,
les loyers demeurent les mêmes. En fait, le crédit-preneur paye moins parce que chaque dinar
de sa mensualité perd de la valeur chaque année.
 Rachat du matériel en fin de contrat : pour une valeur symbolique (généralement
1% de sa valeur d’acquisition).

2.1.2. Pour le crédit –bailleur :


 Le risque d’obsolescence : Dans le cas où le crédit-bailleur ne récupère pas
l’équipement, le risque d’obsolescence est supporté par le crédit-preneur, c’est-à-dire, que le
contrat de crédit-bail, prévoit irrévocablement l’option d’achat à l’échéance de la location.
 Une forte rentabilité : le rendement des opérations de crédit-bail est supérieur au
rendement des autres opérations de crédit traditionnel. Cette différence se justifie par le risque
important que prend le crédit-bailleur en finançant intégralement l’investissement, et aussi de
la sécurité apportée par le droit de propriété sur le matériel qui se trouve dans la possibilité de
revendre ou de louer le matériel à un tiers.
 Le suivi de l’équipement : la maintenance et l’assurance du matériel sont prises en
charge par le locataire, cela permet de garantir au bailleur la récupération d’un bien en bon
état si l’option d’achat n’est pas levée.

25
Chapitre 1 : Généralité sur le crédit-bail

 Les Garanties: dans le crédit-bail les garanties sont connues sous fourme de garanties
intrinsèques, qui se déclinent comme suit :
 Une assurance tous risques couvrant le montant du matériel objet du financement ;
 Un 1er loyer majoré (selon les négociations avec le client et la qualité du matériel) ;
 Un matériel conforme aux normes internationales de qualité et de sécurité ;
 Engagement de reprise pour les dossiers traités dans le cadre de protocole d’accord.

On retrouve aussi des garanties traditionnelles

 Le cautionnement ;
 Les hypothèques ;
 Cash déposit ;
 Nantissement d’équipements ;
 Assurance décès
 Garantie FGAR (fonds de Garantie des crédits aux PME)

 L’avantage fiscal : le crédit-bail représente un avantage fiscal par l’amortissement,


ainsi le bailleur ajustera le montant des loyers afin de récupérer les avantages fiscaux ;
 Minimise le risque de non paiement : la société bailleuse est en mesure de minimiser
le risque de non paiement des annuités, et cela partant du principe que les entreprises
respectent le calendrier de remboursement, et possède une garantie matérielle.

2.1.3. Pour le fournisseur :

Le recours au crédit-bail n’a que d’avantages pour le fournisseur. En effet, cela favorise :

 La création de nouveaux débouchés ;


 La diminution du risque des impayés, vu qu’il sera payé par la société de crédit-bail
dont la surface financière est plus importante que celles des entreprises clientes ;
 L’écoulement de ses ventes, il sera ainsi débarrassé du problème de sur-stockage.

2.1.4. Pour l’économie nationale :


 Le crédit-bail permet aux entreprises utilisatrices de réaliser des investissements sur
leur budget d’exploitation ;
 Le crédit-bail permet de lutter contre l’obsolescence qui était et reste malgré tout
encore une retombée inévitable du progrès technique ;
26
Chapitre 1 : Généralité sur le crédit-bail

 Diminution du chômage grâce aux créations de nouveaux emplois ;


 Des recettes fiscales supplémentaires pour l’état ;
 Augmentation de la production et du PIB.

2.2. Les Inconvénients du crédit-bail :

Malgré ses avantages, le leasing présente, néanmoins, quelques inconvénients.

2.2.1. Pour le crédit-preneur :


 Le principal inconvénient du crédit-bail est son coût nettement plus élevé, et apparait
plus onéreux par rapport à celui d’un crédit bancaire traditionnel.
Les investisseur on tendance à comparer les taux des sociétés de leasing à ceux des crédits
classiques, quoi que cette dernière est critiquable à deux niveaux :
- Le coût ne dépend pas seulement du loyer mais aussi il est fonction des services
rendus (rapidité du financement, financement à 100%, flexibilité des loyers….) ;
- En termes de comparaison les sociétés de leasing ont des frais de gestion
supplémentaire, vue qu’il ya une relation triangulaire entre le bailleur, preneur et fournisseur.
 Le financement par crédit bail n’est accessible qu’aux entreprises saines dégageant
une bonne rentabilité et des fonds de roulement suffisants pour faire face au poids élevé des
versements périodiques.
 Le contrat est irrévocable, de ce fait toute résiliation est exclue même si
l’équipement s’avère peu rentable pour le preneur.
 La société locataire n’étant pas propriétaire de ses actifs n’offre pas de garanties
d’éventuels créanciers.

2.2.2. Pour le crédit-bailleur :


 Si l’option d’achat n’est pas levée à la fin du contrat , le bailleur supporte le risque
d’obsolescence, car il est obligé de disposer d’un bien presque totalement amorti en fin de
contrat de location et risque de rencontrer des problèmes de revente sur le marché de
l’occasion ;
 Si le locataire est défaillant, le bailleur est soumis aux aléas du marché de l’occasion.
Il n’a pas toujours les compétences nécessaires pour en tirer le meilleur prix ;

27
Chapitre 1 : Généralité sur le crédit-bail

 Le crédit-bailleur, étant, le propriétaire, il est aussi tenu financièrement responsable


des dégâts causés par le locataire lors de l’exploitation de l’équipement. Il importe donc
d’avoir une couverture d’assurance le couvrant en sa qualité de propriétaire ;
 Le problème que rencontrent beaucoup de sociétés de crédit-bail si le locataire restitue
le bien mobilier en fin de contrat, est les frais de stockage, l’absence d’une aire de stockage ou
d’ hangars pour ranger les biens restitués.

3. Les risques du crédit-bail et moyens de prévention :


Toute opération de crédit peut faire face à des risques auxquels elle doit se prémunir, en
particulier le crédit-bail qui est destiné aux entreprises écartées des formes traditionnelles
d’emprunt en raison de leur risque. Le bailleur est alors soumis à un double risque, relatif au
matériel et un risque de crédit lié à l’utilisateur.
3.1. Les risques de crédit-bail :
On retrouve deux types de risques :
- Lié au crédit ;
- Lié à la valeur résiduelle.

3.1.1. Risque de crédit :

Le bien financé constitue la garantie intrinsèque d’une opération de leasing. Dans le cas où
le locataire est en situation de défaillance généralement s’il a trois impayés, la société de
leasing va saisir le bien, cette dernière a le choix entre soit revendre le bien ou le loué au
meilleur prix sur le marché de façon à couvrir le montant du capital restant dû, il est alors
impératif que le montant du capital restant dû et non amorti par les loyers (qui sont payé par la
rentabilité du matériel) soit inférieur à la valeur marchande du bien.

Partant du principe que la pénurie augmente la demande, plus le délai nécessaire à


l’obtention d’un matériel neuf sur le marché sera long, plus les acheteurs seront amenés à
acquérir le matériel d’occasion, en bon état de fonctionnement, cette situation crée des
opportunités intéressantes pour la société de leasing en cas de revente du bien.

3.1.2. Risque de valeur résiduelle :

En générale les sociétés de leasing préfèrent financer des matériels dont la dépréciation est
lente et le marché secondaire assez actif, donnant ainsi une meilleure consistance à la valeur
de l’évolution dubien.

28
Chapitre 1 : Généralité sur le crédit-bail

Comme nous l’avons déjà cité auparavant la valeur résiduelle est le montant versé par le
locataire à la fin de l’opération pour acquérir la propriété du bien, si se dernier lève l’option
d’achat.

Dans le cas où le locataire restituerait le bien, il faut que la valeur résiduelle financière ne
soit pas inférieur à l valeur de marché

En pratique, ce risque varie en fonction des données relatives: (Eric Garrido, 2002)

 A la nature même de l’équipement. Matériel standard ou spécifique, évolution


technologique et l’obsolescence du bien, utilisation et entretien, reconditionnement et mise à
niveau dumatériel…
▪ Aux caractéristiques du fournisseur. Renommé et parts du marché du fournisseur,
implantation et réseau, garanties données par lefournisseur...
▪ A la structure du marché de l’occasion. Organisation, taille, efficience du marché de
l’occasion, durée et coût de commercialisation, le démontage et le transport du bien…

3.2. moyens de prévention contre le risque de crédit-bail :


Les sociétés de crédit-bail sont considérées comme des établissements de crédit, par
conséquent elles doivent se prévaloir de moyens de prévention qui sont particulièrement :
 les règles prudentielles qui sont des règles universelles qui consistent à l’application
des ratios significatifs, les plus usités qui sont :
- Ratio de solvabilité : (ratio Cook) qui mesure le degré de prise en charge des risques
encourus par les fonds propres de la société de crédit-bail

Ratio Cook = Fonds propres nets / L’ensemble des engagements risque pondères
≥ 8%

- Ratio de division desrisques : la banque centrale fixe le maximum d’engagements


autorisés pour un même client, pour objet de divisé le risque et répartir les emplois sur un
plus grand nombre de bénéficiaires.
- Ratio de liquidité : mesure le degré de couverture des exigibilités ayant plus d’un
mois à courir par les liquidités collectées ayant plus d’un moi à courir.
- Le coefficient de fond propre : permet le maintien d’un équilibre entre les
ressources permanentes et les emplois à long terme et il doit être ≥ 60%.

29
Chapitre 1 : Généralité sur le crédit-bail

Ratio de liquidité = Liquidité ayant plus d’un mois / Exigibilité ayant plus d’un mois,
Supérieur à 100%

 la prise de garantie soit sous forme de garanties personnelles ou dépôt de garanties


(ce dépôt est un pourcentage du montant du financement qui est prélevé avant la facturation
des loyers, et qui sera rembourser à la fin de l’opération au client ou s’impute sur tout ou
partie des loyers impayés en cas de défaillance de sa part).
 le bailleur peut aussi négocier avec le fournisseur un engagement de reprise (reprise
du matériel si le preneur ne paye pas ses loyer à un prix convenu d’avance) ou par un
engagement de rachat (rachat du matériel à un prix convenu d’avance a la fin du contrat).

4. Etude comparative entre le crédit à moyen terme et le crédit-bail :


Nous proposons dans ce qui suit une brève comparaison entre le crédit-bail et le crédit
bancaire classique.
Dans le tableau suivant, nous allons récapituler et confronter les caractéristiques des deux
techniques de financement, dans l'objectif de permettre à l'investisseur de voir d’une manière
plus claire le choix qui lui convient pour financer ses investissements compte tenu de sa
situation financière et de ses besoins.

Tableau N°3 : comparaison entre le Crédit à Moyen Terme et le leasing


Crédit à moyen terme Point de comparaison Crédit bail

Financement partiel. Montant du financement Financement intégral.


(un apport personnel est obligatoire (100% du prix d’achat TTC)
généralement 30%)
Procédure d’acquisition à la charge La prise en charge de l’acquisition La prise en charge totale de
de l’entreprise cliente. l’acquisition par le bailleur.

L’entreprise cliente est la propriétaire La propriété du bien La société de crédit-bail est la


du bien dès son acquisition. propriétaire du bien durant toute
la période de location.
Long L’accès au financement Rapide

30
Chapitre 1 : Généralité sur le crédit-bail

Versement des annuités de Méthode de remboursement Paiement de loyers (le capital et


remboursement (le capital et la marge)
l’intérêt).
Remboursement mensuel, trimestriel, L’échéance ou redevances Loyers mensuels, semestriels,
semestriel ou annuel. trimestriels ou annuels.
Echéances fixes, progressives, ou - Redevances linéaires,
dégressives dégressives ou progressives
Fixe ou variable déterminé à Le taux consenti Marge de leasing fixe ou
l’avance. variable mais supérieure à celle
du CMT.

Le bien est amortissable sur une Durée d’amortissement du bien Le bien est amorti sur la durée
période en fonction de la durée de vie du contrat même si cette dernière
économique du bien. est inférieure à la durée de vie
économique.
Intérêts perçus sur le montant de Rémunération Marge bénéficiaire.
l'investissement

Il n’y pas d’option d’achat Option de fin de contrat L’entreprise à la possibilité de :


au moment du dernier racheter le bien ; restituer le bien
remboursement. L’opération est ou relouer le bien.
soldée puisque l’entreprise a la
propriété du bien

La TVA est payée en totalité par TVA (paiement et récupération) Le paiement de la TVA à l’achat
l’entreprise cliente lors de du bien est à la charge de la
l’acquisition du bien. société de crédit-bail
(récupérable au fur et à mesure
du remboursement des loyers par
le locataire).
Seuls les intérêts d’emprunt sont Régime fiscal des versements Les loyers de crédit-bail sont
déductibles de l’assiette fiscale intégralement déductibles de
l’assiette fiscale.
Ils sont à la charge de l’entreprise Frais d’entretien, de réparation Ils sont à la charge du locataire
cliente mais ne peuvent pas être comme peuvent aussi être inclus
inclus dans le montant remboursé. dans les loyers.

31
Chapitre 1 : Généralité sur le crédit-bail

Le bien est inscrit au bilan et Capacité d’endettement Le financement est hors bilan (il
nécessite son amortissement. Donc figure dans le compte de résultat
un impact sur la structure financière et les annexes du bilan) donc la
de l’entreprise et par conséquent, la capacité d’endettement n’est pas
capacité d’endettement diminue. affectée.

Nantissement du matériel, Garanties exigées Propriété du bien meuble


hypothèque, caution. /immeuble, caution éventuelle

-L'immobilisation financée figure à Comptabilisation Les loyers sont portés dans les
l'actif du bilan (dettes). charges d'exploitation.
-Les dotations et les frais financiers -Les montants des loyers restant
figurent dans les charges dus figurent en annexe.
d'exploitation.
Source : réalisé par nos soins

A partir de ce tableau on peut retenir que :

 la propriété du bien revient à la société du leasing tandis que, dans le cas d’un crédit
classique, elle revient à l’entreprise cliente.
 Le crédit classique (CMT) donne des cash-flows plus importants par la déduction de
l’amortissement du bien objet du contrat et les intérêts de l’emprunt dans le bénéfice
imposable. Quant au crédit-bail, lui, il donne des cash-flows moins importants (la déduction
de la totalité du loyer). Il permet également l’étalement de la charge de la TVA sur une plus
grande période d’où une augmentation du résultat et donc des cash-flows dans les mêmes
proportions. (Bettache Salim, 2003)
 L’aspect capacité d’endettement privilégie le mode de financement crédit-bail qui ne
pénalise pas l’entreprise lors d’une éventuelle demande de financement bancaire.
 Le taux d’intérêt à payer favorise le crédit bancaire classique dont le coût sera
inférieur à celui d’un financement par crédit-bail. Pour le crédit-bail un service rapide a un
coût plus élevé.
Cette comparaison pourra aider l’entrepreneur dans son choix entre les deux modes de
financement.

32
Chapitre 1 : Généralité sur le crédit-bail

Conclusion :

Depuis son apparition le leasing a connu un essor considérable dans le monde, grâce aux
différents types de financement parfaitement adaptées aux besoins et aux situations
financières des entreprises.

Le leasing peut être financier, opérationnel, mobilier, immobilier, a caractère national où


international,avec deux variantes, qui sont la cession bail et le crédit bail adossé ainsi que beaucoup
d’opérations similaires, telles que la location simple, la location vente, la location financière ….etc.
Il convient de dire que le crédit-bail est un mode de financement moderne, mélangeant des
aspects variés bien plus complexes qu’une simple série de loyers suivie d’une option d’achat
en fin de contrat.
Il est évident que le leasing procure de réels avantages pour les deux parties (bailleur et
preneur), si ces deux derniers respectent les obligations et droits qui leurs étaient procurées ,
n’oublions pas de noter que le leasing présente aussi quelques inconvénients qu’il ne faut pas
négliger, le risque le plus important demeure sa cherté, et pour les limites la société de leasing
doit se soumettre a quelques moyens de préventions et procéder a un calcul de ratio, qui ont
été abordés dans l’analyse théorique faite supra.

En fin nous avons essayé de comparer ce mode de financement moderne avec le crédit
classique afin de rendre le choix plus claire à l’investisseur.

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CHAPITRE 2 : IMPLENTATION DU
LEASING EN ALGERIE
Chapitre 2 : Implantation Du Leasing En Algérie

Introduction

Le leasing est un mode de financement qui a été évoqué en Algérie par la loi 90-10 du 14
avril 1990 relative à la monnaie et au crédit dans son article 112, alinéa 2 en tant qu’une
opération de crédit.

Cependant, une absence d’une culture de leasing ainsi que des règlementations spécifiques
en Algérie ont fait de lui un crédit de second rang et trouva des difficultés de développement.

A cet effet, les premiers ayant inauguré timidement le marché Algérien sont « Algérien
Saoudi leasing » et « al baraka », plusieurs établissements financiers et banques privées s’y
lancent dans cette activité dès le début des années 2000.

Pour rappel, notant qu’actuellement, le marché algérien du leasing compte 13 sociétés


réparties en deux groupes distincts. D’un côté, les établissements financiers spécialisés dans le
leasing : Maghreb Leasing Algérie (MLA), Arab Leasing Corporation(ALC), Ijar Leasing
Algérie, El DjzairIjar, Société nationale de leasing, Sofinance et de l’autre, des banques ou
établissements financiers ayant un département leasing : Société Générale Algérie, BNP
Paribas, Natixis, Al Salam Bank, El Baraka, Société de Refinancement Hypothécaire SRH.

Dans ce deuxième chapitre, nous essayerons de démontrer le contexte Algérien de


l’utilisation dans ce mode de financement par nos établissements financiers et bancaires sans
oublier son cadre juridique fiscal et comptable, nous allons aussi parler de la réalité de l’offre
du crédit-bail en Algérie. Pour cela nous avons scindé notre chapitre en 02 sections :

Section 01 : le cadre juridique fiscal et comptable du leasing en Algérie.

Section 02 : le marché du leasing en Algérie.

34
Chapitre 2 : Implantation Du Leasing En Algérie

Section 01 : le cadre juridique fiscal et comptable du leasing en Algérie.

Dans cette section nous allons présenter le cadre juridique, fiscal et comptable du leasing et
leur évolution d’après les lois de finance de chaque année.

1. cadre juridique du leasing en Algérie.

On trouve plusieurs lois qui ont encadré le leasing en Algérie, on cite parmi elles :

- La loi 90-10 du 14 avril 1990, relative à la monnaie et au crédit, qui rassemble


l’activité du leasing parmi les activités connexes aux opérations de banques.
- l’ordonnance 96-09 du 10 janvier 1996, cette dernière comporte :

1.1. La définition du leasing :

Le leasing est définie comme une opération commerciale et financière réalisée par les
banques et les établissements financiers ou par les sociétés du leasing légalement habilités
pour financer les opérations économiques afin d’acquérir des biens meubles ou immeubles en
vertu d’un contrat de location pouvant comporter ou non une option d’achat au profit du
locataire. (Ordonnance 96-09)

1.2. Les types de leasing :

Le leasing est dit « financier » lorsque le contrat prévoit le transfert de tous les droits,
obligations, avantages, inconvénients, et risques liés à la propriété du bien loué ; lorsque le
contrat ne peut être résilié et qu’il garantit au bailleur le droit de recouvrer des dépenses en
capital et se faire rémunérer les capitaux investis. Par ailleurs, le leasing est dit opérationnel
lorsqu’il ne prévoit pas le transfert et qu’il s’agit d’une simple location.

Le leasing est qualifié comme international quand une partie du contrat n’est pas résidante
en Algérie. (Ordonnance 96-09)

1.3. Autres aspects du leasing :

L’opération du leasing peut porter sur des meubles, des immeubles, des fonds de
commerce, des établissements artisanaux. (Ordonnance 96-09)

35
Chapitre 2 : Implantation Du Leasing En Algérie

1.4. Les éléments constitutifs d’un contrat leasing :


1.4.1. Les clauses obligatoires :
- L’engagement du locataire à fournir au bailleur des garanties ou sureté réelles ou
personnelles.
- Le transfert de la responsabilité civile du bailleur au locataire toutes les fois où celles-
ci n’étant d’ordre public.
- La renonciation du locataire à la résiliation du bail ou à la diminution du prix du loyer,
en cas de perte du bien loué par cas fortuit ou du fait de tiers, ainsi que la renonciation du
locataire de la garantie d’éviction et à la garantie des vices cachés.
- Possibilité pour le locataire de demander au bailleur le remplacement du bien loué
pendant la durée du contrat (Nacer Hideur, 14 Mai 2002).
1.4.2. Les droits du bailleur dans le contrat de leasing :

La réglementation algérienne offre au bailleur une large protection légale en vue de


garantir vis-à-vis du locataire :

- L’équipement demeure la propriété du bailleur pendant toute la période du contrat de


leasing.
- Le droit de mettre fin au contrat de leasing ou de récupérer son équipement est fixé
après 15 jours en cas de non-paiement du locataire d’un seul terme de loyer ;
- Le droit de faire appel à la justice pour demander le payement du loyer par le locataire,
ainsi que la réparation des dommages apportés aux équipements loués, en cas de rupture
abusive du contrat de leasing par le locataire ;
- En cas de faillite du locataire, l’équipement échappe à toute poursuite de la part des
créanciers de celui-ci, quels que soit leur statut juridique ;
- Pour le recouvrement de sa créance, née du contrat de leasing, le bailleur dispose d’un
privilège général sur tous les biens mobiliers et immobiliers prenant rang immédiatement
après les privilèges des frais de justice, du trésor publique, et ceux des salariés. Ce privilège
peut être exercé sur tous les biens du locataire, ainsi que par enregistrement du gage ou de
nantissement ou d’hypothèque sur les biens du locataire, ce privilège s’exerce aussi par
simple opposition, saisie-arrêt ou saisie conservatoire entre les mains du locataire ou du tiers
détenteur. (Mlle Samia Dali Yousef, financement par le leasing).
- la possibilité d’encaisser des dédommagements sur le bien loué en cas de perte totale
ou partielle.

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Chapitre 2 : Implantation Du Leasing En Algérie

1.4.3. Les droits du locataire dans le contrat leasing :

Comme le bailleur le locataire aussi dispose d’un ensemble de règles mises par la
réglementation, parmi eux on cite :

- Le droit de recevoir l’équipement loué tel que le locataire la spécifié, dans la date et le
lieu et l’état convenu dans le contrat leasing ;
- Le bailleur paye les taxes et les impôts ainsi les autres charges grevant la nature du
bien loué ;
- Obligation au bailleur de s’abstenir de tout fait susceptible de générer la prise d’un
acte par l’autorité administrative compétente ayant pour effet d’amoindrir ou de supprimer la
jouissance du locataire sur le bien loué. (Samia Dali Yousef, 2010/2011)
1.4.4. La fin du contrat de leasing :

‘’Le contrat de leasing prend fin à l’expiration de la durée irrévocable de location et à la


date de la levée de l’option d’achat par lettre recommandée adressée au bailleur au moins 15
jours avant l’expiration du contrat de location. Le transfert de propriété se fait par acte
authentique qui sera publié conformément aux dispositions légales en vigueur. La vente du
bien loué est réputée acquise à la date d’établissement du contrat nonobstant le non
accomplissement des formalités de publicité auxquelles les parties restent tenue’’ (Naceur
Hideur, 14 Mai 2002).

1.4.5. Les dispositions fiscales concernant le contrat de leasing :


- Dans une opération leasing, le bailleur est fiscalement le propriétaire de l’équipement
loué, donc aussi il peut pratiquer l’amortissement de ce dernier.
- Le locataire peut déduire les loyers versés de l’assiette de l’impôt sur le bénéfice.
- Dans une opération de leasing international, les bénéfices générés par les fluctuations
de change sont ajoutés aux recettes soumises à l’impôt sur le bénéfice vers la fin de l’exercice.
- ‘’Les importations dans le cadre de leasing international, sont soumises au régime de
l’admission temporaire. Le dédouanement intervient à la levée de l’option d’achat sur la base
de la valeur résiduelle sur présentation de la facture.
- Les opérations d’importations dans le cadre du leasing international sont exemptées de
toutes les procédures édictées par le règlement relatif au contrôle du commerce extérieur et au
contrôle du change (les autorisations préalables ou exceptionnelles) sauf celles ayant trait à la
domiciliation bancaire en vigueur.

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Chapitre 2 : Implantation Du Leasing En Algérie

- Les opérations d’achat d’immeubles dans le cadre de leasing sont exonérées de la taxe
de publicité foncière (Samia Dali Yousef, 2010/2011).

Dans la loi de finance complémentaire pour 2001, on a rajouté de nouvelles, dispositions


pour régler quelques lacunes dans le dispositif fiscal précédent, parmi elles :

- Le locataire peut pratiquer l’amortissement linéaire ou dégressif des actifs immobilisés


sur la période égale à celle convenu dans le contrat du leasing financier ;
- Elargissement du bénéfice des avantages fiscaux et douaniers, relatifs à la promotion
de l’investissement, aux équipements acquis par le bailleur dans le cadre de contrat de leasing
financier conclu avec un promoteur bénéficiant des avantages suscités.
1.4.6. Les dispositions réglementaires régissant le leasing :
- Parlant coté comptabilité, les actifs loués sont introduit dans les immobilisations du
bailleur, et les loyers reçus sont comptabilisés parmi produits.
- Les opérations de leasing peuvent être pratiquées par les banques, les établissements
financiers, et les sociétés de leasing.
- C’est le conseil de la monnaie et du crédit qui donne l’agrément pour constituer une
société de leasing.
- Le capital de la société doit être de 100 millions de dinars au moins.
- Toute modification dans le statut de société de leasing sur la composition de
l’actionnariat ou du capital, doit être soumise au gouverneur de la banque centrale.

2. Cadre fiscal du leasing en Algérie.

Certaines dispositions sont apparues juste après la publication des deux articles 112 et 116
de la loi n° 90.10, nous allons résumer quelques lois portant sur les dispositions fiscales et
comptables :

 Les importations et/ou exportations de biens d’équipement sous forme du leasing


financier sont assimilés à des opérations de paiement différé. Elles obéissent par conséquent
aux conditions de domiciliation applicables (loi de finance 1994).
 Les opérations d’importations et/ou exportations qui rentrent dans le cadre d’une
opération de crédit-bail international, sont soumises à un régime douanier suspensif des droits
et taxes douanières est celui de l’admission temporaire conformément à la durée du contrat de
location ; qui sera déterminé par voie réglementaire (loi de finance 1996).

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Chapitre 2 : Implantation Du Leasing En Algérie

 Dans les opérations du leasing, le crédit bailleur est le propriétaire juridique de


l’équipement loué, donc fiscalement il a le droit pratiquer l’amortissement sur ce dernier (loi
de finance 1996).
 Le crédit preneur dispose du droit de déductibilité du bénéfice imposable, les loyers
versés au crédit bailleur (loi de finance 1996).
 Les opérations d’achat d’immeubles dans les opérations de du crédit-bail immobilier
sont dispensées de la taxe de publicité foncière (loi de finance 1996).
 Réduction de 60% de l’assiéte imposable, par voie de retenue, à la source au titre de
l’IBS ou de l’IRG applicable aux paiment en matiére crédit bail international à des personnes
non établies en Algérie (loi de finance 2001).
 Exclusion du champs d’application de la taxe sur l’activité professionnelle (TAP), la
partie correspondant au remboursement du crédit dans le cadre du crédit-bail financier ( loi de
finance complémentaire de 2001).
 Extension de l’octroi des avantages fiscaux prévus par le décret de 1993 relatif à la
promotion de l’investissement du bien acquis par le crédit bailleur (loi de finance
complémentaire de 2001).
 Alignement de la période d’amortissement des actifs immobilisés sur celle du crédit-
bail financier (loi de finance complémentaire de 2001).
 Institution du régime d’amortissement linéaire accéléré en faveur des activités du
crédit-bail (loi de finance 2006).
 Réduction de l’impôt sur les bénéfices des sociétés (IBS), de 30 à 25% (loi de finance
2007).
 Les plus-values réalisées lors de la cession d'un immeuble bâti ou non bâti par le
crédit-preneur au crédit bailleur dans un contrat de crédit-bail de type lease back ne sont pas
comprises dans la base soumise à l'impôt sur le revenu global (IRG) (loi de finance 2008).

 Ne sont pas comprises dans la base soumise à l'impôt sur les bénéfices des
sociétés : les plus-values réalisées lors de la cession d'un élément d'actif par le crédit-
preneur au crédit bailleur dans un contrat de crédit-bail de type lease back ainsi les plus-
values réalisées lors de la rétrocession d'un élément d'actif par le crédit bailleur au profit du
crédit-preneur au titre du transfert de propriété à ce dernier (loi de finance 2008).

 les banques, les établissements financiers et les sociétés pratiquant des opérations
de crédit-bail sont autorisés à aligner l’amortissement fiscal des biens acquis dans le cadre

39
Chapitre 2 : Implantation Du Leasing En Algérie

du crédit-bail sur l’amortissement financier du crédit au lieu de l’amortissement linéaire (loi


de finance 2008)

 Sont exemptées des droits d’enregistrement, les mutations de biens d’équipement


ou d’immeubles professionnels rétrocédés par le crédit bailleur au profit du preneur lors de
la levée d’option d’achat par ce dernier (loi de finance 2008).

 Les opérations d’acquisition effectuées par les banques et les établissements


financiers, dans le cadre des opérations de crédit-bail, bénéficient d’une exonération de la
TVA (loi de finance 2008).

 Exonération des loyers versés dans le cadre du crédit-bail de la taxe sur la valeur
ajoutée à compter de la date de la promulgation de cette loi (loi de finance complémentaire
de 2009).

 La durée d’amortissement sera égale à la durée du contrat qui n’est pas forcément
égale à la durée de vie du bien (loi de finance 2010).
 L’article 27 de ladite loi stipule que : « …Les dispositions antérieures à la loi de
finances pour 2010 relatives aux règles d'amortissement dans le cadre des contrats de
crédit- bail continuent à s'appliquer, à titre transitoire, [Link] 31 décembre [Link], et
à titre exceptionnel, le crédit bailleur, dans le cadre des opérations de crédit-bail, continue
à être fiscalement réputé disposer de la propriété juridique du bien loué, et, à ce titre, il est
le titulaire de pratiquer l'amortissement de ce bien. Le crédit-preneur, qui est le
propriétaire économique du bien au sens des nouvelles normes comptables, continue à
disposer du droit de déductibilité du bénéfice imposable des loyers qu’il verse au crédit
bailleur pratiquant l'amortissement, jusqu'à l'échéance susvisée ».(Ordonnance n° 10-01
du 26 août 2010 portant loi de finances complémentaire pour 2010).
 Le crédit bailleur est réputé fiscalement propriétaire du bien loué et continuera à
l’inscrire en tant qu’immobilisation amortissable tandis que le crédit preneur constatera les
loyers payés en tant que charges (la loi de finance 2014).

 Ne sont pas soumises à l’IRG, les plus-values réalisées lors de la cession d’un
immeuble par le crédit preneur ou le crédit bailleur dans un contrat de crédit-bail (loi de
finance 2015).

40
Chapitre 2 : Implantation Du Leasing En Algérie

 Application de nouveaux taux d’imposition sur les revenus provenant de la


location d’un bien immeuble à usage d’habitation, commercial ou professionnel (loi de
finance 2017).

Donc, les sociétés de leasing bénéficient des avantages fiscaux suivants :

 en matière de plus-value de cession professionnelle :

Les plus-values acquises lors d’une rétrocession d’un élément d’actif par le crédit bailleur
au profit du crédit preneur au titre de transfert de propriété à ce dernier ne sont pas comprises
dans les bénéfices soumis à l’impôt.

Aussi ne sont pas comprises dans les bénéfices soumis à l’impôt, les plus-values réalisées
lors de la cession d’élément d’actif par le crédit preneur au crédit bailleur dans un contrat de
type lease-back.

 En matière de taxe sur la valeur ajoutée :


 Les opérations réalisées par les banques et établissements financiers en termes
d’acquisition d’équipements dans le cadre du leasing, bénéficient d’une exonération en
matière de TVA.

 Régularisation de la TVA : En cas de levée de l’option d’achat à terme par le crédit


preneur, les sociétés de leasing sont affranchies de l’obligation de reverser le montant de la
TVA déduite pour les cessions opérées dans le cadre des contrats de crédit-bail. (Mlle Nabila
Smaili, pratique du crédit-bail –analyse de la situation Algérienne) ;

 Exemption de la TVA pour une période transitoire s’étendant jusqu’à la fin de l’année
2018, au profit des loyers versés dans le cadre des contrats de crédit-bail portant sur les
matériels et équipements produits en Algérie. (Nabila Smaili, 2011/2012).
 En matière de droits d’enregistrement :

Sont escomptés de droits d’enregistrement, toute mutation de biens d’équipements ou


d’immeubles professionnels rétrocédés par le crédit bailleur au profit du crédit preneur lors de
la levée d’option d’achat dans le cadre d’un contrat leasing de type lease back.

41
Chapitre 2 : Implantation Du Leasing En Algérie

 En matière d’amortissement :

Les banques, les établissements financiers, ainsi que toute société pratiquant les opérations
de leasing, sont autorisées à aligner l’amortissement fiscal des biens acquis dans le cadre de
leasing sur l’amortissement financier du crédit. (Nabila Smaili, 2011/2012).

En matière de la taxe de publicité foncière :

 Sont exemptés de la taxe de publicité foncière les actes relatifs aux acquisitions immobilières
faites par les banques et les établissements financiers régis par l’ordonnance n° 03-11 du 26 août 2003
relative à la monnaie et au crédit, dans le cadre d’un leasing immobilier ou tout autre crédit immobilier
assimilé, destiné au financement d’investissements effectués par des opérateurs économiques pour
usage commercial, industriel, agricole ou pour l’exercice de professions libérales.(Nabila Smaili,
2011/2012).
 En matière de taxe sur l’activité professionnelle :

N’est pas comprise dans le chiffre d’affaire servant de base à la taxe sur l’activité
professionnelle, la partie qui correspond au remboursement du crédit dans le cadre de
contrat leasing financier.

 En matière d’IRG ou d’IBS :

Les sommes payées sous forme de loyers dans le cadre de crédit-bail international à des
crédits bailleurs en dehors de l’Algérie bénéficient d’un assoupissement de 60% sur l’assiette
de la retenue à la source de l’impôt.

 Autres avantages :

 Assimilation des opérations d’importations et/ ou d’exportations d’équipements sous


forme de leasing à des opérations de paiement différé. Par conséquent, elles obéissent aux
conditions de domiciliation et de paiement applicables à ces opérations.

 Bénéfice du régime douanier de l’admission temporaire pour les équipements importés


sous forme de leasing pendant la durée du leasing qui ne peut dépasser cinq ans.

42
Chapitre 2 : Implantation Du Leasing En Algérie

3. La comptabilité du leasing en Algérie :

Le nouveau système comptable et financier en Algérie fait son entrée le 1 janvier 2010, il
s’est accompagné d’une refonte de la comptabilité des établissements bancaires et financiers.

Dans ce contexte la, la banque d’Algérie publie deux règlements destinés à réformer la
comptabilité bancaire :

Il s’agit du règlement n° 09-04 du 23 juillet 2009, qui porte sur le plan des comptes
bancaires et règles comptables applicables aux banques et établissements financiers à savoir,
les principes comptables et les règles d’évaluation et de comptabilisation, et le règlement n°
09-05 du 18 octobre 2009 relatif à l’établissement et publication des états financiers des
banques et des établissements financiers.

En ce qui concerne le premier règlement, les établissements bancaires et financiers sont


dans l’obligation d’enregistrer selon les principes comptables définis par la loi n° 07-11 du 25
novembre 2007 qui porte sur le système comptable financier ainsi que les textes
règlementaires pris pour son application et les règles d’évaluation et de comptabilisation des
actifs, passifs, des charges et produits, qui sont fixés par l’arrêté du 26 juillet 2008, pris dans
le cadre du décret exécutif n° 08-156 du 26 mai 2008 qui porte sur l’application des
dispositions de la loi n° 07-11 du 25 novembre 2007 qui porte sur le système comptable et
financier.

Cependant, certains types d’opérations, telle que celles sur devises et sur titres, sont soumis
à des règles particulières d’évaluation et de comptabilisation fixées par voie de règlement.
Egalement, les établissements bancaires ainsi que financiers doivent enregistrer leurs
opérations en comptabilité selon le plan des comptes bancaire dont le classement est annexé
au règlement.

Quant au règlement n° 09-05 du 18 octobre 2009, celui-ci fixe les conditions


d’établissement et de publication des états financiers des banques, et des établissements
financiers.

A ce fait, les états financiers publiables des établissements bancaires et financiers se


constituent du bilan, hors bilan, du compte de résultats, du tableau des flux de trésorerie du
tableau de variation des capitaux ainsi que l’annexe. Ces constitutions doivent être établies
selon les modèles types.
43
Chapitre 2 : Implantation Du Leasing En Algérie

Le bilan des établissements bancaires et financiers est établi par ordre décroissant des
liquidités, on prépare les états financiers sur la base des règlements d’évaluation et de
comptabilisation ainsi que les principes comptables dictés par le règlement n° 09-04 du 23
juillet 2009 qui porte sur le plan de comptes bancaires et règles comptables applicables aux
banques et établissements financiers.

La comptabilité informatisée des établissements financiers et bancaires doit être organisée


selon les dispositions du décret exécutif n° 09-110 du 7 avril 2009 qui fixe les conditions ainsi
que les modalités de tenue de la comptabilité au moyen de système informatique.

Egalement, ces établissements sont dans l’obligation de publier leurs états financiers dans
les six mois qui suivent la fin d’exercice comptable au bulletin officiel des annonces légales
obligatoires.

On retient des deux règlements ci-dessous, que les opérations de leasing doivent être
comptabilisées sous forme de financement à la classe 2 et non pas immobilisations à la classe
(4).

Le nouveau système comptable et financier dans son article 135-2 stipule que :

3.1. Chez le crédit preneur :

L’équipement loué est comptabilisé à l’actif du bilan sous forme d’immobilisation et au


passif sous forme de dette.

Aussi une obligation de comptabiliser les amortissements ainsi uniquement la marge payée
en charges.

3.2. Chez le crédit bailleur :

Le bien loué est comptabilisé à l’actif sous le compte prêts et créances et au passif sous
forme de dettes – bien sur parlant du montant financé.

On comptabilise uniquement le montant de la marge sur les produits.

44
Chapitre 2 : Implantation Du Leasing En Algérie

Section 02 : le marché du leasing en Algérie.

Le marché algérien du leasing est partagé entre plusieurs acteurs financiers, dans cette
section nous allons distinguer les principaux intervenants du crédit-bail dans le marché
algérien, ainsi que l’offre et la demande de ces derniers sur le marché du leasing durant les
deux dernières années 2015-2016

1. Les principaux intervenants du crédit-bail dans le marché algérien :

Le marché algérien du crédit-bail a connu une progression avec l’entrée des sociétés
spécialisées dans le leasing, nous allons essayer de citer les établissements financiers qui sont
spécialisé dans ce domaine, depuis son apparition à ce jour :

1.1. Algerian Saudi Leasing « ASL»

En 1990, La Banque Extérieure d’Algérie « BEA » et le groupe industriel et financier


saoudien Dallah AL BARAKA ont créé en association et à parités égales une filiale de leasing
internationale dénommée "Algerian Saudi Leasing" (ASL)

L'ASL holding est une société de crédit-bail international dont le siège social est
implanté au Luxembourg, constituée le 21 novembre1990 avec un capital social à hauteur
de20 millions de dollars. Elle vise à financer les biens équipements importés à usage
professionnel par des opérateurs économiques résidants ou exerçants en Algérie.

Etant donné, que la BEA est l’actionnaire algérien qui dispose d’un réseau d’agences
réparti sur l’ensemble du territoire national, elle fait bénéficier l’ASL de son réseau
d’exploitation, de la connaissance de sa clientèle et lui apporte un soutien actif quant au bon
déroulement de ses opérations. De son côté, AL BARAKA holding, actionnaire saoudien,
participe à l’identification des ressources disponibles au Moyen Orient et en particulier dans
les pays du Golf. (Rapport d’activité d’ASL)

Les biens financés par l’ASL concernent généralement :

- Le matériel de transports lourds, notamment les navires et les avions mais aussi les
équipements d’accompagnements comme les centenaires, les grues et les chariots;

- Les grands matériels industriels;

45
Chapitre 2 : Implantation Du Leasing En Algérie

- Les matériels informatiques nécessaires à la gestion des sociétés.


1.2. Banque AL BARAKA d’Algérie :

La Banque Al Baraka d'Algérie est le premier établissement bancaire à capitaux mixtes


(publics et privés). Créée le 20 mai 1991, avec un capital de 500.000.000 DA, la Banque a
entamé ses activités bancaires en septembre 1991.

Ses actionnaires sont la Banque de l'Agriculture et du Développement Rural (Algérie) et le


Groupe ABG. Régie par les dispositions de la Loi n° 03-11 du 26 Aout 2003 relative à la
Monnaie et le Crédit, elle est habilitée à effectuer toutes les opérations bancaires, de
financement et d'investissement, en conformité avec les principes de la charia islamique

Sa mission se résume comme suite :

- Répondre aux besoins financiers des communautés à travers le monde par l'éthique des
affaires ;

- mettre en application les plus hauts standards professionnels,

- partager les bénéfices avec les clients, le personnel et les actionnaires qui, tous,
contribuent au succès de la Banque el Baraka Algérie.

1.3. La Société Algérienne de Leasing Mobilier, SPA (SALEM) :

La SALEM est une filiale de la Caisse Nationale de la Mutualité agricole "CNMA ",
agréée par décision de la Banque d’Algérie n° 97/03 du 28 juin 1997. Son capital social est
fixé 200 000 000 DZD

Son objectif premier était de constituer la mutualité agricole en un groupe financier


agricole qui conservera son statut mutualiste et fournira des services financiers : assurances,
banques, crédit-bail.

1.4. La société financière d’investissement de participation et de placement


"SOFINANCE"

Est une société par actions, et établissement financier public créée à l’initiative du Conseil
National des Participations de l’Etat (CNPE), agréé par la Banque d’Algérie le 09 janvier
2001, doté d'un capital social de [Link] de DA, dont la principale mission est

46
Chapitre 2 : Implantation Du Leasing En Algérie

l’accompagnement dans la modernisation de l’outil de production national et le


développement de nouveaux produits financiers , son objet social comprend tous les métiers
développés pas la banque universelle à l’exclusion des dépôts clientèle et la gestion des
moyens de paiements.

Son champ d’action se résume comme suite :

- Le financement par crédit-bail ;


- La participation au capital ;
- Le crédit classique et les engagements par signature ;
- Le conseil et assistance aux entreprises.

1.5. Arabe Leasing Corporation ALC :


Arabe leasing corporation ALC au capital de 3500023744.00 de dinars algériens est la
première société de leasing à s’établir en Algérie. Sa raison d’être est de participer au
mouvement de développement des agents économiques algériens en leur offrant de
nouveaux outils de financement simples et adaptés à leurs exigences.

ALC a été créée en octobre 2001, par les institutions actionnaires suivantes

- ABC-Alegria : 41%
- CNEP/Banque : 27%
- T.A.I.C : 25%
- Capitaux Privés : 7%

 L’objectif d’ALC :

- Financer à moyen terme des investissements sans affecter les capacités


d’endettement de l’entreprise;

- Impliquer des loyers qui sont déductibles de l’assiette imposable constituant un


moyen d’amortissement accéléré de l’investissement et permettant un gain d’impôt
(avantage fiscal majeur) ;

- Satisfaire les clients en leur accordant toute la liberté du choix d’équipements et du


fournisseur.

47
Chapitre 2 : Implantation Du Leasing En Algérie

1.6. Société Générale Algérie SGA:

Créée le 29 mars 2000. Elle est sous forme d'une société par actions au capital de 500
millions de Dinars détenu à 100% par le Groupe Société Générale,

Actuellement, en 2017, Société Générale Algérie maintient sa position de première banque


privée par le nombre de ses agences réparties à travers 29 Wilayas. Par l’extension de son
réseau, SGA renforce l’accompagnement de ses clients dans les conditions les plus favorables
et place ainsi ces derniers au centre de ses préoccupations en s’inscrivant dans l’amélioration
continue de la qualité des services qui leurs sont proposés.

Elle a également mis en place depuis avril 2002 un département de leasing dénommé «
SOGELAESE ». Dans ce domaine, la société générale Algérie ‘SGA’ dispose d’une large
expérience au Moyen- Orient, en Asie, en Europe de l’Est et même au Maghreb.

 La SOGELEASE finance:

- Le matériel roulant;

- Les engins de travaux publics;

- Les équipements industriels;

- Le matériel médical.

1.7. Maghreb Leasing Algérie (MLA)

Crée en octobre 2005, il est entré en activité au mois de Mai 2006, sous forme
juridique de SPA, doté d’un capital social de 3 500 000 000 DA, et de filiales algérienne
de l’établissement financier tunisien « Tunisie leasing Group » (TLG).

Maghreb Leasing Algérie cible en premier le financement d’extension des PME et les
professions libérales par l’acquisition des équipements nécessaires à leur activité, la valeur
de MLA est basée sur la créativité, la réactivité, la qualité, la performance et l’engagement.

48
Chapitre 2 : Implantation Du Leasing En Algérie

 MLA finance :

- Leasing Equipements Matériel &équipement, machines, outils ;

- Leasing Auto Voitures de tourisme, véhicules utilitaires ;

- Leasing Immobilier Bureaux, cabinets, sièges sociaux, entrepôts ;

- Leasing BTP Chargeurs, niveleuses, pelles, centrales à béton ;

- Leasing Transport Camions, tracteurs routiers, remorques, bus et mini bus.

1.8. BNP Paribas El Djazair :

Est une Société Par Actions dotée d'un capital de [Link] Dinars Algériens. Les
actions sont détenues à 100 % par le Groupe BNP Paribas.

Implantée en Algérie depuis 14 ans, BNP Paribas El Djazaïr a fait le choix de déployer un
modèle de banque à réseau au service d’une stratégie à long terme, avec 74 agences, dont 14
centres d’affaires.

BNP Paribas LEASE GROUPE Algérie "BPLG", Département de BNP Paribas El


Djazaïr, est opérationnelle depuis la fin 2006. Il propose une gamme complète de solutions
de financement d’équipements professionnels.

 La BNP LG Algérie finance les actifs des secteurs d'activité suivants :

- Travaux publics;

- Transport ;

- Manutention;

- Industrie;

- Médical.

Doté d’une filiale CETELEM Algérie, qui est un établissement financier spécialisé
dans le crédit à la consommation, agréé par de la Banque d’Algérie depuis le démarrage de
son activité le 22 février 2006 elle a commencé à proposer ses activités de crédit-bail qu’en
2008.

49
Chapitre 2 : Implantation Du Leasing En Algérie

1.9. NATEXIS Banque Populaire Algérie :

Elle a été créée le 25 avril 1999 après l’autorisation du Conseil de la monnaie et du crédit
n° 98-04 du 20-09-1998.

Son capital de 500 000 000 Dinars détenus par les actionnaires suivants :

- 399 996 500 Dinars par la NATEXIS Banque;

- 100 000 000 Dinars par la Société de Banque Française et Internationale;

- 500 Dinars par chacune des sept personnes physiques du Groupe des Banques
Populaires. (Belladel Amina, 2001)
1.10. La Banque de l’Agriculture et du Développement Rural (BADR) :

Est une institution financière nationale créée le 13 mars 1982 sous la forme juridique de
société par actions. Son capital social est de 33 000 000 000 de DA. Elle a pour missions
principales le développement du secteur agricole et la promotion du monde rural.

C’est qu’en 2008 qu’elle lance le crédit-bail agricole en Algérie après la dissolution de la
SALEM. Elle propose aussi à sa clientèle le leasing mobilier, destiné aux exploitants
agricoles, patrons d’entreprises, de PME/PMI et de micros entreprises, professions libérales
(vétérinaires, médecins, et pharmaciens exerçant en milieu rural).

Le montant maximum qu’elle peut financer par contrat est de 1 milliard de DA.

1.11. La Société Nationale de Leasing SNL :

La SNL a démarré son activité en juin 2011 après avoir obtenu son agrément
d’établissement financier de la Banque d’Algérie le 23 février 2011, avec un capital social
de trois milliards cinq cent millions de dinars ([Link] DA) totalement libérée. Les
actionnaires de la SNL sont deux grandes banques publiques, la Banque nationale d’Algérie
«BNA» et la Banque de Développement local «BDL» connues pour leurs grands réseaux et
leur portefeuille clientèle riche et diversifié. La SNL est présente au niveau de 11 points de
vente, ouverts auprès de l’agence BDL comme suit : Chéraga, Hussein Dey, Blida, Oran,
Tlemcen, Tizi ouzou, Sétif, Constantine, Ouargla, Adrar et un point de vente à Bejaïa
récemment ouvert.

50
Chapitre 2 : Implantation Du Leasing En Algérie

 La SNL a pour principal objectif de :

- Devenir un acteur majeur dans le financement des investissements productifs ;

- Devenir un des supports de développement des PME/PMI en Algérie ;

- Contribuer à la création de l’emploi, de la richesse et à la diversification de


l’économie nationale.

1.12. La société de Refinancement Hypothécaire SRH :

Créée en 1997, cette société publique est dotée d'un capital de 4,1 milliards de DA,
détenu par le Trésor public et les banques et les compagnies d'assurances publiques. Quant
aux fonds propres de la société, ils sont estimés à un (1) milliard de DA.

La SRH a entamé l'opération du leasing le 13 avril 2011 après avoir eu l'autorisation du


Conseil de la Monnaie et du Crédit pour élargir ses activités au leasing immobilier. Elle
offre uniquement le leasing immobilier pour les professionnels qui ont au moins trois (3)
ans d’activité. (Guide pratique de refinancement des crédits hypothécaires).

1.13. Ijar leasing Algérie :

Le conseil de la Monnaie et du Crédit, a en outre, autorisé la constitution d’un


établissement financier et l’élargissement de l’objet social d’un établissement financier en
activité. Ainsi, il a été autorisé par la constitution de la SPA « Ijar Leasing Algérie » en
qualité d’établissement financier doté d’un capital de 3,5 milliards de dinars réparti entre
deux actionnaires, à savoir la Banque Extérieur Algérie et Banco Esperito Santo (Portugal)
(Belladel Amina, 2001)

 Son objectif est de :


- Facilité l’acquisition d’équipements neufs dans divers secteurs d’activités comme le
transport, l’industrie, la santé, BTPH ;
- Offre un financement global à des conditions compétitives.

51
Chapitre 2 : Implantation Du Leasing En Algérie

2. l’offre du crédit-bail en Algérie :

Le crédit-bail en Algérie est apparu tardivement par rapport aux pays voisins Maroc en
1965 et Tunisie 1985, ce retard a été expliqué par les conditions exigées par les bailleurs
d’un côté et par l’environnement économique de l’autre côté.

[Link] du leasing en Algérie :

Graphe N°1: Evolution du leasing en Algérie

Evolution du Leasing en ALGERIE


50000
45000
40000
35000
30000
25000
45000 Leasing en ALGERIE
20000 40000
15000
10000
17244
5000 11585

0
2011 2013 2015 2016

Source : Données de l’Association Professionnel des Banques et des Etablissements


Financiers

Ce financement qui était de11 585M DZD en 2011, a dépassé les 45M DZD en 2015.

En revanche ; l’année 2016 a régressé de 18% avec 40M DZD, cette régression trouve son
explication dans un manque de communication du produit leasing, par les différents acteurs
financiers de la place.

Comme nous l’avons déjà cité, Plusieurs sociétés de crédit-bail sont apparues, durant les
dernières années.

52
Chapitre 2 : Implantation Du Leasing En Algérie

Quelques statistiques : nous allons élaborer quelques statistiques, ou nous allons démontrer
la part des sociétés leasing dans le marché durant les années 2015/2016.

Graphe N°2 : part des sociétés leasing en 2015

25%
22%
21%
19%
20% 19%
16%
15% 14%
14%14%

10% 9%
7% 8%8% 7% 7%

5% 4% 4%
3%
2%
0%0% 1% 1%
0%

mises en loyers

encours

Source : donné de la Société Générale Algérie

La Figure ci-dessus nous montre la part des sociétés leasing dans le marché Algérien de
leasing. Nous observons que la plus grande part est détenue par la Société Générale Algérie
(22% pour les encours à ce type de crédit, et 21% pour les mises en loyers), cette détention est
expliquée par le fait que la SGA offre des produits plus opportuns pour ses clients, mais aussi
des produits de bonne qualité et une réponse satisfaisante et rapide en ce qui concerne le
traitement des dossiers.

Vient en second lieu, BNP Paribas avec (19% pour les encours et de même pour les mises
en loyers), juste après c’est MLA (seulement 4% pour les encours et 16% en ce qui concerne
les mises en loyers), c’est ALC qui détient la quatrième position (avec un taux de 14% pour
chacun), ensuite on a Natixis (9% pour les encours et 7% pour les mises en loyers), SNL (8%
chacun) et SOFINANCE (7% chacun) .

En dernière position, viennent les banques qui ont un encours faible on cite : IDJAR
LEASING ALGERIE (avec seulement 4% chacun), puis ELDJAZAIR IDJAR (taux faible qui

53
Chapitre 2 : Implantation Du Leasing En Algérie

tourne aux alentours de 3%), HOUSING BANK aussi (seulement 1%), en dernier lieu, EL
Baraka BANK (son taux est de 0%).

Graphe N°3 : la part des sociétés leasing en 2016

35%
29%
30%

25% 23%
20% 21%
20% 18%
16%
15% 14%
15%

8% 9% mises en loyers
10% 7%
4% 4% encours
5% 2% 2%3% 2%2%
0% 1%0% 0%
0%

Source : donné de la Société Générale Algérie

En 2016, la part de la Société Générale est toujours en augmentation (29% pour ce qui
concerne les encours, pour les mises en loyers le taux est resté stable avec 21%), la SGA
renforcent toujours ces capacités pour rester le leader en matière de mise en loyers , MLA suit
le parchemin de SGA (une augmentation des taux des encours et des mises en loyer le taux a
passé jusqu'à 18% pour les encours et 23% en ce qui des mises en loyers), en troisième lieux
BNP Paribas ( une légère croissance dans le taux des encours qui est passé de 19% en 2015 à
20% en 2016, une chute dans le taux des mises en loyers qui a baissé de 5% pour arriver à
14% en 2016), vient après ALC ( avec aussi une légère croissance par rapport à l’année
précédente, donc 16% en ce qui concerne les encours et 15% pour les mises en loyers),

Concernant les établissements financiers qui restent leur part est très faible, Natixis (avec
seulement4% encours et 8% pour les mises en loyers), SNL (0% encours et 9% mises en
loyers), vient après SOFINANCE (0% encours et 8% mises en loyers). Et les dernières
banques faibles toujours les mêmes qu’en 2015, se sont : IJAR LEASING ALGERIE (4%
pour les encours et seulement 2% pour les mises en loyers), HOUSSING BANK ALGER (2%
chacun), et SALAM BANK (0% pour les encours et 1% pour les mises en loyers).

54
Chapitre 2 : Implantation Du Leasing En Algérie

Dans se tableau ci-après, nous présenterons les caractéristiques du crédit-bail offert par les
deux leaders qui partagent le marché du crédit-bail en Algérie :

Tableau N°4 : Caractéristiques du crédit-bail offert par les leaders en Algérie

Caractéristiques SGA MLA


Etendue du leasing National National
Apport initial du crédit 10% à 30% -
preneur
Principal Secteur Tous secteurs sauf Tous secteurs sauf l’agriculture
finance l’agriculture

Entre 9% à 13% Entre 12% et


Taux de loyers
15%
Durée du financement 3 à 5 ans 3 à 5 ans
1 Da symbolique
Option d’achat
1% de la valeur
résiduel
Modalité de Loyer mensuel Loyer mensuel
remboursement
-
Garanties Garanties
Intrinsèques

Source : réalisé par nos soins a travers les données publiées dans les sites officiel des
différentes sociétés de leasing (SGA, MLA)

55
Chapitre 2 : Implantation Du Leasing En Algérie

3. La demande du crédit-bail en Algérie :

En Algérie, le financement des PME est toujours au centre d’un débat, car elles jouent un
rôle vital dans le développement économique, par l’accroissement de la concurrence, la
promotion de l’innovation et la création d’emplois. (Algérie focus)

« Il est temps pour les PME algérienne, dont le nombre est considérable, de travailler et
de s’imposer pour la diversification de l’économie nationale et pour l’exportation hors
hydrocarbures », ont souligné des experts économiques et des chercheurs venus de plusieurs
université du pays pour prendre part à un séminaire national organisé par l’Université Akli
Mohand Oulhadj de Bouira.

En effet, cette catégorie d’entreprise dont l’accès au financement bancaire reste limité,
trouvera dans ce produit « crédit-bail » le moyen d’assurer leur développement, avec un
financement intégral des biens correspondants à leurs besoins spécifiques et des formules de
remboursement adaptées au niveau de l’utilisation des bien financés, le crédit-bail est
considéré comme un élément porteur de développement à venir . (Beladel Amina, 2001)

Généralement les PME/PMI ont recours au crédit-bail pour des professions du genre
Agricole, pêche, l’agroalimentaire, l’acquisition d’un parc roulant ou encore pour des
professions libérale qui s’est vue agrandir, et trouver dans le leasing le moyen de financement
le plus adéquat afin d’élargir son marché et développer son fonds de commerce.

Les grandes entreprises elles aussi trouvent le leasing, qui ont recours au crédit-bail sont
plus souvent :

- Le secteur d’hydrocarbures pour l’acquisition des équipements de forges ;


- Le secteur des travaux publics, pour l’acquisition des chargeuses, dumpers,
remorques ;
- Le secteur d’industrie pour l’acquisition des grues, des chariots élévateurs, des
grandes machines conformes à leur activé. (Belladel Amina, 2001)

56
Chapitre 2 : Implantation Du Leasing En Algérie

Conclusion :

Depuis 1990, l’économie Algérienne a été marquée par la mise en place de réformes
économiques et juridiques, dont la mission fondamentale été d’apporté de nouveaux produits
bancaires, on peut citer le crédit-bail.

Le crédit-bail a fait l’objet de plusieurs codifications nationales et internationales que ce


soit sur le plan juridique, comptable, où fiscal, après son apparition il a été suivi
progressivement par la création de nouvelles sociétés spécialisée dans ce dernier.

L’offre du leasing en Algérie a connue des fluctuations durant ces dernières années, en
contrepartie la demande ne cesse d’accroitre avec l’accroissement des PME.

57
CHAPITRE 3 : LES OBSTACLES QUI
ENTRAVENT LE DEVELOPPEMENT
DU LEASING EN ALGERIE
Chapitre 3: les obstacles qui entravent le développement du leasing en Algérie

Introduction :

Dans le cadre de ce travail, nous nous sommes proposé d’analyser les obstacles qui
freinent le développement du leasing en Algérie.

Vu l’ampleur, la diversité et le nombre de banque et établissement financier en Algérie,


nous avons choisi de réduire notre champ de recherche sis dans la commune de Béjaia.

L’orientation de notre travail vers ce type de crédit est due à l’intérêt que lui porte le
marché actuel.

A travers notre stage pratique effectué au sein de la Société Générale Algérie, nous allons
en un premier temps démontrer le déroulement d’une opération de leasing au sein de notre
agence d’accueil, puis de mettre en évidence les obstacles qui freinent le développement du
leasing en Algérie à travers une étude de terrain en se basant sur une enquête élaborer auprès
des banques et établissement financier de la commune de Béjaia.

Section 1 : étude d’un dossier en leasing au sein de la SGA

Cette section portera sur la présentation de l’agence d’accueil SGA agence 501 Sidi
Ahmed Béjaia, aussi nous essayerons d’élaborer le montage de dossier en leasing et de
l’illustrer par un exemple

1. Présentation de la Société Générale Algérie :


Crée en 1864, le groupe société générale est un acteur majeur européen reconnu pour sa
politique de croissance rentable. Elle avait installé un bureau de liaison à Alger en 1987, avant
qu’elle décide d’accroître son engagement en Algérie en créant, au premier semestre de
l’année 2000, une banque appelée « Société Générale Algérie ».

Société générale Algérie dite SGA est la première banque grand public française à
s'installer en Algérie depuis 2000. Détenu à 100% par le Groupe Société Générale.
La banque est devenue en peu de temps une des premières banques privées sur le territoire
algérien.
Forte de ses succès, SGA s’est engagée dans un programme très ambitieux d’expansion sur
l’ensemble du territoire national, et à ce titre elle est bien partie, on compte aujourd’hui 90
agences et 12 centre d’affaires réparties dans toute l’Algérie.

58
Chapitre 3: les obstacles qui entravent le développement du leasing en Algérie

Partenaire de référence des grandes entreprises algériennes et multinationales et PME/PMI,


elle dispose aussi d’une expertise reconnue qui lui permet d’accompagner ses clients dans
leurs opérations les plus complexes.
1.1. Présentation de l’agence SGA 501 :
Située au centre de la ville de Bejaïa dont l’effectif est de treize(13) employés, elle est bien
implantée dans un axe commercial très fréquenté de la ville.

La localité favorise le développement des deux portefeuilles PRI/PRO, et offre des


opportunités avantageuses s’agissant des services destinés aux clients de passage on peut
citer (Utilisation DAB, WU, retraits et versements déplacés …)

Dans un environnement qui reste exigeant, tant sur le plan économique que réglementaire,
la SGA s’attache à poursuivre une gestion rigoureuse et disciplinée des coûts, des risques
(maintien de la qualité du portefeuille de crédit, poursuite des efforts sur le risque
opérationnel, renforcement du bilan), et de l’allocation de capital.
La société générale est adhérente à la monétique nationale (carte de retrait et de
paiements), Internationale (Visa Internationale) et au système de télé compensation (chèque,
effet).

1.2. Le service Crédit au sein de la Société Générale Algérie :

Le service crédit constitue le service le plus privilégié au sein de l’agence, non seulement
parce qu’il génère des ressources très importantes pour la banque.
Le service crédit accomplit les missions qui lui sont assignées :
- Suivre en permanence les entreprises financées.
- Suivre l’utilisation des crédits et leurs remboursements.
- Conseiller la clientèle en matière de financement.
- Recueillir les garanties exigées.
- Etablir les actes d’engagement (conventions de crédit, actes de cautions, etc.)
- Suivre les cautions données et les mainlevées
- Réaliser les opérations qui concernent les volets juridiques et contentieux
- Présenter les dossiers de crédit la banque d’Algérie, dans le cadre du control posteriori.

59
Chapitre 3: les obstacles qui entravent le développement du leasing en Algérie

 Les produits offerts par SGA agence sidi Ahmed :


- Crédit-bail :
o Crédit-bail d’équipement
- Crédit d’exploitation :
o Découvert bancaire, facilité de caisse
o Crédit causé (ASF, SPOT)
- Crédit d’investissement :
o Crédit à moyen terme CMT
o Crédit de restructuration
o Crédit à moyen terme immobilier

Dans notre cas, on centralise notre étude au tour du crédit-bail (leasing) offert par la SGA,
qui de résume comme suite :

- Leasing, transport : Pour le financement de l’acquisition ou le renouvellement des


véhicules utilitaires légers et lourds, destinés aux transports de marchandises et des
voyageurs, à l’exception des activités de location de véhicules.
- Leasing, équipements industriels de production et de transformation :
Pour le financement de l’acquisition ou le renouvellement de matériels d’industrie
équipements, chaines de production et de transformation.
- Leasing, équipements médicaux : Pour le financement ou renouvellement du
matériel médicale tel que fauteuils dentaires, matériels de radiologies, échographie, scanners,
IRM … etc.

60
Chapitre 3: les obstacles qui entravent le développement du leasing en Algérie

Graph N°4 : L’encours par actifs au 30/04/2017

Decomposition des actifs 30/04/2017


1%

17%
30%
[Link] lourds
8%
Véhicules de tourisme
3% Engins TP
Matériel de levage
20% 22%
Matériel Medical
Mat Industriel
I.T

Source : Société Générale Algérie

La figure ci-dessus nous présente les actifs qui ont été financés par leasing auprès de la
Société Générale Algérie de la wilaya de Bejaia depuis le début de l’année 2017, et ce que les
clients demandent le plus. Le matériel roulant lourd est le plus demandé dans un financement
leasing son taux est de 30%, cela est expliqué par sa rapidité d’acquisition aussi la wilaya de
Bejaia est caractérisé par le nombre élevé des entreprises industrielles qui ont besoin de ce
type de matériel, les véhicules de tourisme aussi occupe une grand part des financements par
leasing qui est de 22%, en effet cette part peut être expliqué par la place géographique de la
wilaya qui est une ville touristique, cela pousse les entreprises chargées du tourisme à
acquérir ce genre de véhicules. Les engins TP aussi occupe une part importante qui est de
20%, vient après le matériel industriel à 17% comme on vient de le citer, la wilaya de Bejaia
est une ville industrielle, le matériel industriel est à 8% et le matériel de lavage aussi à 3%,
enfin le I.T est le secteur le moins financé par le leasing avec seulement 1%.
1.3. Les départements de la société Générale Algérie
Afin de développer son activité et promouvoir ses produits, Société Générale Algérie a
adopté une organisation interne divisée en trois départements qui sont les suivants :

61
Chapitre 3: les obstacles qui entravent le développement du leasing en Algérie

Le 1er : CDC PRO dont les services sont :

- Prospection
- Ouverture de compte pro
- Etude de dossier de crédit
- Suivie engagement
- Recouvrement
- Garantie

Le 2éme : CDC PRI, dont les services sont :

- Prospection
- Ouverture de compte
- Etude de dossier de crédit
- Suivie engagement
- Garantie

Le 3éme : R.D.O qui est reparti en trois sous départements qui sont :

Portefeuille Comex Guichet/Caisse


-Télécompensation -Traitement des opérations du -Opération de Retrait
(Chèque+effet) Commerce Extérieur -Versement DZD, et Euro
-Virement (Agence+TP) -Règlement + Suivi -Versement B.A
-Chèque Banque
-Allocation Touristique
-Change Manuel
Source : Société Générale Algérie

62
Chapitre 3: les obstacles qui entravent le développement du leasing en Algérie

1.4. Organisation de la Société Générale Algérie 501 :

Figure N°3 : Organigramme de la SGA, agence sidi Ahmed Bejaia 501

Agence SGA

C.D.C PRI R.A C.D.C PRO

R.D.O

Portefeuille Guichet/Caisse

Comex
Source : Société Générale Algérie

2. Processus et conditions d’octroi du crédit-bail au sein de la Société Générale


Algérie :

2.1. la constitution du dossier :


Comme nous avons déjà cité auparavant la SGA finance deux types de clients (les
Entreprises et les Particuliers).

La constitution d’un dossier de crédit-bail à la SGA nécessite les conditions suivantes :


(voir annexe N°01 et 02)

Conditions relatives aux entreprises Conditions relatives aux particuliers


- Etre en activité (minimum 1ans) ;
- Etre domicilié depuis plus de 3 mois ; - Etre salarié avec un contrat CDI pour un
- Ne pas être déficitaire pendant 2ans ; particulier
- Ne pas avoir des impayés sur crédit ; - Ne pas avoir des impayés sur crédit
- Ne pas avoir des engagements chez les - Avoir un salaire conséquent.
confères ;
- Avoir des garantis qui couvrent le
crédit ;
- Avoir un bilan et un TCR positifs.

63
Chapitre 3: les obstacles qui entravent le développement du leasing en Algérie

2.2. l’étude Economique du dossier : (voir annexe N°03)


Une fois les conditions réuni elle procède à une étude économique, retraçant l’historique de
l’entrepris, son ancienneté, ses moyens et sont matériels, et les mouvements sur le compte de
cette dernière.

L’étude économique se fait selon 07 étapes :

- Présentation de l’affaire ;
- Management de l’entreprise et géographie du capital ;
- Informations personnelles dirigeant/homme clé ;
- Caractéristique de la relation avec la SGA ;
- Organisation commerciale ;
- Détails des concours bancaires ;
- Performance et structure financière de l’entreprise.

2.2.1. présentation de l’affaire :


L’identification de l’entreprise sera traité dans un tableau, retraçant des informations
complètes à savoir, le nom de l’entreprise, son profil, ça forme juridique, son capital, date de
création, nombre d’associés et employés.

2.2.2. Management de l’entreprise et géographie du capital :


Cette étape se subdivise en deux éléments :

- Préciser les principaux dirigeants (nom, prénom, e-mail, etc…) ;


- Répartition des parts (si personne morale)
2.2.3. Informations personnelles Dirigeant/Homme clé :
Où on identifie en détail les informations du Dirigeant/Homme clé :
- Nom, prénom ;
- Date et lieu de naissance ;
- Nationalité ;
- Sa profession (étude et/ou formation professionnel du dirigeant ;
- L’expérience professionnelle du dirigeant ;
- La relation qu’il a avec la SGA :

Tableau N°05 : Relation entre le client et la SGA

Existence de compte PRI SGA : Non Préciser l’agence :

Existence d’encours auprès d’une autre banque : Non

64
Chapitre 3: les obstacles qui entravent le développement du leasing en Algérie

Numéro de compte
Date d’entrée en relation Cliquez ici pour entrer une date.
Type d’emprunt
Montant emprunt
Durée de remboursement
Périodicité
Montant remboursé périodiquement
Date de remboursement intégral
Source : SGA Bejaia

2.2.4. Organisation commerciale :


On retrouve, le découpage géographique des secteurs commerciaux, l'implantation des
agences ou des filiales, les lieux de résidences des commerciaux nomades.

2.2.5. Caractéristiques de la relation avec SGA :

Dans un tableau, on perçoit des détails tels que :

- Date d’entrée en relation avec la SGA ;


- Mouvements confiés exercice N (jusqu’au mois de la demande de crédit)
- Répartition [Mouvements Confiés Exercice N-1]/[Chiffre d’affaire Exercice N-1] (%)
- Impayés crédit sur 12 derniers mois
- Interdiction de chéquier (Centrale des impayés)
- Interdiction de domiciliation.

2.2.6. Détails des concours bancaires :


a- Concours actuel chez les confrères :
Où il est précisé le nom de la banque, type de crédit l’échéance, l’encours, et la garantie
principale.
b- Demande de financement:

Dans cette demande on retrouve la nature du crédit sollicité, sa validité, maturité, et l’encours,
pour déterminer le Total Limites plafonné pour financer le projet.

2.2.7. Performance et structure financière de l’entreprise :

Dans cette dernière étape, un plan de financement est établi d’une manière très détaillé,
pour une synthétisation juste du dossier de décision, on retrouve :

65
Chapitre 3: les obstacles qui entravent le développement du leasing en Algérie

- l’affaire étudiée ;
- diagnostic financière ;
- l’analyse des besoins de financement ;
- garanties ;
- point fort et conclusion de l’étude économique.

2.3. l’analyse financière du dossier :


L’analyse financière permet de porter un jugement sur la santé d’une entreprise,
notamment en matière de solvabilité et de rentabilité.

En effet, Société Générale Algérie s’appuie sur le calcul des agrégats et ratios déterminant
la solvabilité de cette dernière, ainsi qu’une analyse du Solde Intermédiaire de Gestion (SIG)

2.3.1. calcule des agrégats :


La société générale Algérie prend en considération trois agrégats :

- Le Besoin en Fond de Roulement ;


- Le Fond de Roulement ;
- Trésorerie Nette.

 Le Besoin en Fond de Roulement :

L'exploitation touche essentiellement les postes du bas du bilan en l'occurrence l'actif


circulant et les dettes à court terme. Lorsque les dettes accordées par les fournisseurs suffisent
à financer les stocks et à donner des délais de paiement aux clients, l'activité n'éprouve aucun
besoin de financement. Un besoin apparaît lorsque le montant des stocks et des créances est
supérieur à celui des dettes d'exploitation. Cette différence est appelée le besoin en fonds de
roulement (BFR).

BFRE = actif d'exploitation - passif d'exploitation

BFRE = (stocks + créances et comptes rattachés) - (fournisseurs et comptes rattachés).

A ces besoins en fonds de roulement d'exploitation, s'ajoute d'autres besoins en fonds de


roulement hors exploitation (BFRHE) qui sont constitués des éléments ponctuels ou
acycliques divers (créances divers, impôts sur les sociétés,...)

66
Chapitre 3: les obstacles qui entravent le développement du leasing en Algérie

L'addition du besoin en fonds de roulement d'exploitation et le besoin en fonds de


roulement hors exploitation donne le besoin en fonds de roulement global (BFRG)

BFRG = BFRE + BFRHE

BFRG = actif circulant - passif circulant.

Ainsi, en mettant en évidence les deux niveaux de besoin en fonds de roulement, on pourra
apprécier l'évolution du BFRE en fonction de l'évolution du chiffre d'affaires et sa conformité
aux normes de la profession. On peut même comparer cette augmentation à la capacité
d'autofinancement et mesurer l'incidence des éléments cycliques et hors exploitation.

 Le fonds de roulement net :

Le fonds de roulement net est défini comme étant l'excédent ou l'insuffisance des capitaux
permanents sur le besoin de financement de l'actif immobilisé (valeur nette).

On peut, également le calculer par le bas du bilan. Il est donné par la différence entre l'actif
circulant et les dettes à court terme. Cette définition met l'accent sur l'équilibre financier de
l'entreprise.

Le fonds de roulement doit être toujours positif. Cet excédent sera utilisé pour financer le
besoin en fonds de roulement (BFR).

 La trésorerie nette

La trésorerie nette est la différence entre le fonds de roulement net et le besoin en fonds de
roulement. Il est possible également de la calculer par le bas du bilan et sera égale à la
différence entre l'actif de trésorerie et le passif de trésorerie.

Trésorerie nette= FRN - BFR.

Trésorerie nette = disponibilité - découvert


Ainsi, différentes configurations du bilan sont possibles ; leur appréciation doit être
relativisée selon l'activité (production, distribution, service) et selon la structure habituelle
rencontrée dans un métier donné.

2.3.2. Ratios d’analyse :


Les ratios financiers sont des outils qui permettent de procéder à une analyse financière
statique d’une entreprise. Ils mettent en rapport entre deux données et se matérialisent pas
une division. A propos du bilan, il en existe de nombreux :

67
Chapitre 3: les obstacles qui entravent le développement du leasing en Algérie

- Les ratios de structure ;


- Les ratios d’activité ;
- Les ratios de liquidité ;

 Ratio de structure :

Appellation Modes de calculs


Financement des investissements C permanents/ immobilisations nettes
Risque liquidatifs Fonds propres/ Total Bilan
Capacité d'endettements Fonds propres/ C permanents
Productivité du capital CA/ Immobilisations nettes

 Ratios d’activité :

Appellation Modes de calculs


Rotation des stocks VE*360/CA
Délais client Clients*360/CA
Délais fournisseur Fournisseurs*360/CA

 Ratios de liquidité :
Appellation Modes de calculs
La liquidité générale Actifs circulant /DCT
La liquidité réduite Actifs circulant - stocks /DCT
La liquidité immédiate Disponibilités /DCT

2.3.3. l’analyse des soldes intermédiaire de gestion :


Les soldes intermédiaires de gestion (SIG) permettent d’analyser le résultat de l’entreprise
en le décomposant en plusieurs indicateurs importants, ce qui permet d’obtenir de
l’information sur l’activité d’une entreprise et la formation de son bénéfice (ou déficit).
Le calcul des soldes intermédiaires de gestion s’effectue à partir des mêmes éléments que
ceux qui figurent dans le compte de résultat : les charges et les produits.

Le calcul des soldes intermédiaires de gestion se fait en plusieurs étapes :


- la marge commerciale ou marge de production,
- la valeur ajoutée, l’excédent brut d’exploitation,
- le résultat d’exploitation, le résultat courant avant impôt,

68
Chapitre 3: les obstacles qui entravent le développement du leasing en Algérie

- le résultat exceptionnel et le résultat net.

A. La marge commerciale ou marge de production


La marge commerciale est utilisée pour les entreprises de négoce et la marge de production
pour les entreprises qui produisent (comme son nom l’indique).

La marge commerciale : Ventes de marchandises – Coût d’achat des marchandises


vendues (achats de marchandises +/- variation de stocks de marchandises).
Ou calcul de la marge de production : Production de l’exercice (production vendue +/-
production stockée + production immobilisée) – Coût d’achat des matières premières
consommées (achats de matières +/- variation de stocks de matières).

B. La valeur ajoutée
La valeur ajoutée mesure la richesse brute créée par l’entreprise dans le cadre de son
activité. La valeur ajoutée est ensuite répartie entre les facteurs de production (le travail et le
capital) et l’Etat à travers les impôts et taxes.

La valeur ajoutée : Marge commerciale + Production de l’exercice – Consommations de


C.l’exercice
L’excédenten provenance de tiers.
brut d’exploitation

L’excédent brut d’exploitation, EBE en abrégé, représente le flux potentiel de trésorerie


généré par l’activité principale de l’entreprise.
Il permet de mettre en évidence un résultat qui ne tient pas compte de la politique de
financement et d’investissement de l’entreprise, ni des événements exceptionnels.

L’excédent brut d’exploitation : Valeur Ajoutée de l’entreprise + Subventions


D.d’exploitation – Impôts, taxes et versements assimilés – Charges de personnel.
Le résultat d’exploitation

Le résultat d’exploitation mesure la capacité de l’entreprise à générer des ressources avec


son activité principale, sans prendre en compte les éléments financiers et exceptionnels. Il met
en avant la performance économique de l’entreprise.

Résultat d’exploitation : Excédent Brut d’Exploitation + Reprises sur provisions


d’exploitation + Autres produits d’exploitation – Dotation aux amortissements et
provisions – Autres charges d’exploitation.
Ou : Produits d’exploitation – Charges d’exploitation.

69
Chapitre 3: les obstacles qui entravent le développement du leasing en Algérie

E. Le résultat courant avant impôt

Le résultat courant avant impôt est constitué par la somme du résultat d’exploitation et du
résultat financier. Il permet donc de mesurer l’impact de la politique financière de l’entreprise
sur son résultat d’exploitation.

Résultat courant avant impôt : Résultat d’exploitation +/- Résultat


financier (produits financiers – charges financières).

F. Le résultat exceptionnel

Le résultat exceptionnel représente le résultat réalisé par une entreprise lors de ces
opérations non récurrentes (une cession d’immobilisation, un remboursement
exceptionnel…). Il s’agit donc des produits et des charges qui ne sont pas liés à l’activité
courante de l’entreprise et qui ne sont pas financiers.

Résultat exceptionnel : Produits Exceptionnels – Charges Exceptionnelles.


G. Le résultat net

Le résultat net caractérise l’enrichissement ou l’appauvrissement de l’entreprise au cours


d’une période considérée. Il est obtenu en faisant la différence entre le total des produits et le
total des charges de cette période. C’est tout ou partie de ce résultat qui peut être distribué
sous forme de dividendes (dès lors qu’il est positif, qu’il n’y ait pas de pertes antérieures à
apurer et que la réserve légale soit dotée).

Résultat de l’exercice : Résultat courant avant impôt +/- Résultat exceptionnel –


Impôt sur les bénéfices – Participation des salariés.
Ou : Total des produits – Total des charges.

Après avoir validé l’étude économique et financière, un montage du dossier de crédit est
suivi juste après, avec les caractéristiques suivant :
- Avec ou sans 1er loyer majoré (financement à 100% à privilégier) ;
- Loyers trimestriels ou, de préférence, mensuels et linéaires ;
- Durée varie de 3-5 ans (en fonction des capacités de remboursement du client et du
type des matériels à financer) ;
- Valeur résiduelle : 1%
- Montant de financement : non plafonné
- Possibilité d’inclure dans les loyers, les charges d’entretien et d’assurance.

70
Chapitre 3: les obstacles qui entravent le développement du leasing en Algérie

3. Etude d’une demande en leasing :


3.1. Identification économique de l’affaire

Avant d’entamer l’analyse financier d’un projet, le banquier doit savoir vérifier certaines
informations concernent le projet en étude, ces informations sont sous forme d’un document
présenté par le preneur du projet, comportant une présentation technique du projet et du
preneur.

Pour des raisons de confidentialité, certaines informations ne seront pas divulguer et


d’autres modifiées (raison sociale), cependant l’entreprise est présentée selon le tableau :

Nom de l’entreprise E.I X

Profil TPE

Métier Entreprise travaux bâtiments TCE

Segment 10201-Professionnel Personne Physique

Adresse- ville Lotissement BOUALI N°14 W-Bejaia


N° de téléphone XXXXXXXXXX
Adresse e-mail XXXXXXXXXX
Forme juridique Affaire personnelle
Affaire en création NON
Date de création 7 novembre 1990
Capital (KDZD) ************
Nombre d’associés ************
Nombre d’employés 29 employés

Nous rappelons que Mr. X, a une entreprise de travaux bâtiments TCE qui a été crée le
07/11/1990.

L’entreprise dispose de la qualification catégorie 5, et détient à son actif la réalisation de


plusieurs marchés publics et privés qui ont renforcés son capitale expérience et l’image de
cette dernière auprès de sa clientèle privés et publics.

71
Chapitre 3: les obstacles qui entravent le développement du leasing en Algérie

Fort de par son diplôme d’ingénieur en génie civil et son expérience acquise le long de sa
carrière ; la relation s’occupe elle-même de la gestion de l’entreprise et le suivi des chantiers
assisté par son fils Mr .x, diplômé en finance à l’université de Bejaia.

L’entreprise dispose de :

06 véhicules utilitaires estimés à 6.200 KDZD


06 grues estimées à 12.000 KDZD
01 retro chargeur de 2.500 KDZD
07 bétonnières à 2.600 KDZD
01 poclain LIEBHEER à 3.500 KDZD
02 camions à 5.800 KDZD
01 pompe à béton – 04 monte-charge – 05 pompes à eau
Divers outillages : - vibreur, citernes, coffrage métallique, coffrage bois etc.…

Mr. X vient de créer une nouvelle entreprise de promotion immobilière dénommée SARL
X domiciliée à la SG sous le numéro de compte *******, depuis le 24/03/2013, et dont le
cumul crédit depuis la domiciliation s’élève à 126.777.200,00 DZD, au démarrage le projet
était domicilié à la BNA/BEJAIA, puis a rejoint la SGA, en date du 30/01/2006 et depuis il
est resté fidèle en domiciliation.

Rubrique 2011 2012 2013 2014


C. d’Affaire 40.141 127.564 85.542 14.321
Mouvement confiés 72.431 79.717 58.899 24.027
PNB (sur opération 63 81 58 49
d’engagement et
commission divers)
Source : donnée de la Société Générale Algérie.

En générale tous les mouvements de l’entreprise transitent par le compte de SGA et le


décalage entre CA et MVTS confiés s’explique par le retard de paiement des travaux réalisés.

A noter que l’ETB réalise elle-même tous les projets de la promotion.

 Objet de la demande de crédit :

Mr. X sollicite auprès de la SGA un leasing destiné à l’acquisition de :


72
Chapitre 3: les obstacles qui entravent le développement du leasing en Algérie

- 01 grue à tous type POTAIN estimé : 150.000,00EUR ;


- 02 mini central à bêton estimé : 2.580.000,00 DZD HT.

Grace à se leasing que la SGA va offrir à la fin de ce processus, cette nouvelle acquisition
va parallèlement d’une part augmenter ses capacités de production, et réduire la sous-
traitance.

3.2. Diagnostic financier de l’entreprise : (voir annexe N°04)


L'analyse de la situation financière sera portée sur une analyse rétrospective basée sur des
documents présentés par le client à savoir les bilans et TCR des années 2011, 2012 et 2013 et
l’analyse des Ratios financiers ainsi que le solde intermédiaire de gestion.

3.2.1. l’analyse des bilans financiers :

Les bilans financiers sont obtenus après retraitement et reclassement des postes des bilans
comptables SCF et les bilans présentés par le client.

o Actif du bilan financier :

Actif 2011 % 2012 % 2013 %


Matériels, équipement (brut) 39 049 22% 39 129 41% 39 129 40%
Autres immob corporelles 26 126 15% 28 515 30% 30 761 31%
Total des immobilisations 12 923 7% 10 614 11% 8 368 8%
VE 133 490 75% 58 288 62% 23 361 24%
Matières premières - 0% - 0% - 0%
Produits et travaux en cours 133 490 75% 58 288 62% 23 361 24%
VR 21 938 12% 19 451 21% 59 245 60%
Clients et comptes rattachés 17 200 10% 19 217 20% 59 011 60%
Personnel, Etat, Org sociaux 4 728 3% 234 0% 234 0%
VD 8 901 5% 5 978 6% 8 025 8%
Disponibilité 8 901 5% 5 978 6% 8 025 8%
TOTAL BILAN 177 252 100% 94 331 100% 98 999 100%
o Passif du bilan

Passif 2011 % 2012 % 2013 %


Ressources propres 83 439 47% 72 622 77% 83 261 84%
Fonds Propres 83 435 47% 67 046 71% 77 313 78%
Résultat non distribué 4 0% 5 576 6% 5 948 6%
DLMT - - - - - -
Capitaux permanents 83 439 47% 72 622 77% 83 261 84%
DCT 93 813 53% 21 709 23% 16 738 16%
Fournisseur et comptes 15 559 9% 5 743 6% 5 106 5%
rattachés
Dette d’Etat 642 0% 3 036 3% 7 220 7%

73
Chapitre 3: les obstacles qui entravent le développement du leasing en Algérie

Autres dettes 77 612 44% 12 903 14% 3 412 3%


TOTAL BILAN 177 252 100% 94 331 100% 98 999 100%

3.2.2. l’analyse des ratios financiers :

 Les ratios de structure :

Appellation Modes de calculs 2011 2012 2013


Financement des
investissements C permanents/ immobilisations nettes 10% 6.84% 10%
Risque liquidatifs Fonds propres/ Total Bilan 0.47% 0.77% 0.84%
Capacité d'endettements Fonds propres/ C permanents 1% 1% 1%
Productivité du capital CA/ Immobilisations nettes 3.11% 12.02% 10.22%

 Les ratios d’activité :

Appellation Modes de calculs 2011 2012 2013


Rotation des stocks VE*360/CA - 167j 100j
Délais client Clients*360/CA - 55j 252j
Délais fournisseur Fournisseurs*360/CA 276j 60j 241j

 Les ratios de liquidité :

Appellation Modes de calculs 2011 2012 2013


La liquidité générale Actifs circulant /DCT 1.65 3.58 4.93
La liquidité réduite Actifs circulant - stocks /DCT 0.23 2.64 3.54
La liquidité immédiate Disponibilités /DCT 0.09 0.27 0.47

En analysant les ratios donnés par le tableau ci-dessous, on remarque une bonne
indépendance de notre relation pendant les trois exercices et cela grâce au ratio de capacité
d’endettements qui reste stable 1% qui est inférieur à 4.
L'analyse du ratio risque liquidatif révèle que l'entreprise est très solvable, et présente
théoriquement un avantage.
Pour ce qui est des ratios de l’activité, on remarque de suite que les délais clients
augmentent la dernière année ce qui peut indiquer que ce client est en difficultés et/ou
engendre des problèmes de trésorerie, mais les délais fournisseurs sont supérieurs aux délais
clients pendant les deux premières années, et l’écart n’est pas significatif à la dernière année,
on remarque aussi que la rotation des stocks a diminué, en 2013, ce qui signifie qu’il y a une
meilleure gestion des approvisionnements.

74
Chapitre 3: les obstacles qui entravent le développement du leasing en Algérie

Enfin, concernant les ratios de liquidité on constate que La liquidité générale est
nettement supérieure à la liquidité réduite, ce qui signifie que l’actif circulant permet de
financer au moins le passif circulant donc l’entreprise est bien solvable.
3.2.3. l’analyse du solde intermédiaire de gestion :
Rubriques 2011 2012 2013
CA - 127 564 85 542
+production stocké 40 141 - -
Activité 40 141 127 564 85 542
-achats 20 568 34 810 7 728
-var, stock de matières et marchandise - 75 201 34 927
Marge Brute 19 573 17 533 42 887
-Charges Externe 6 621 2 361 29 409
Valeur ajoutée 12 952 15 192 13 478
+subvention d’exploitations reçues - - -
-salaire et charges sociales 9 480 6 054 4 480
-Impôts et taxes 1 110 1 1078 737
+résultat sur opération en commun - - -
Excédent brut d’exploitation 2 362 8 060 8 261
+/-Autres produits et charges - - -
-dotation aux amortissements 2 286 2 390 2 245
-loyers de crédit-bail(amortissement) - - -
-dotation aux provisions - -
Excédent net d’exploitation 76 5 670 6 016
+produit financier 72 92 66
-Intérêt et charges assimilées (dont le CB)

Résultat courant avant impôt 4 5 578 5 950

Résultat de l’exercice 4 5 578 5 950

+amortissement et crédit-bail - - -
Marge Brut 2 290 7 968 8 195
Source : Société Générale Algérie

Durant 2010-2011, le chiffre d’affaire est néant puisque l’entreprise s’est consacrée
uniquement à la réalisation des marchés de la promotion, dont les ventes se sont réalisées en
2012 et 2013 ce qui explique l’apparition d’un chiffre d’affaire très important de l’ordre de
127 M KDZD en 2012 et 85 MKDZD en 2013.

Le résultat a suivi la même tendance que le chiffre d’affaire pour atteindre 5 950 K

DZD en 2013. Pour la MBA c’est la même tendance aussi, qui a atteint 8 195 en 2013.

75
Chapitre 3: les obstacles qui entravent le développement du leasing en Algérie

3.2.4. Analyse de l’équilibre financier :

Indicateurs 2011 2012 2013


FR 70 516 62 008 74 893
BFR 61 615 56 030 66 868
Trésorerie 8 901 5 976 8 025

On remarque que le fond de roulement est positif sur les trois années, et couvre largement
le BFR tout en dégageant une trésorerie positive avec progression importante.

En générale, on conclut que cette entreprise est équilibrée financièrement.

 Etude des risques :


- La relation est connue pour sa rigueur et son honorabilité qui a su grâce à son
expérience développer l’entreprise qui malgré la concurrence occupe une place importante
dans un secteur ou l’offre reste insatisfaite.
- L’entreprise dispose de moyens matériels et humains conséquent
- Le patrimoine important de Mr. X
- Ancienneté de domicilions qui remonte 2006
- La relation a un compte d’épargne qui affiche des mouvements importants

 Décision finale et critique de la décision de la banque :


Volume d’activité considérable et évolutif, activité à rentabilité certaine, client de très
bonne moralité démarché de la concurrence.

Nous émettons un avis favorable pour les financements suivants :


- 01 Grue à tour estimé suivant facture pro forma à 105.000 EUR
- 02 mini-centrales à béton d’une valeur de [Link] Da TTC
Sous réserves des garanties et conditions suivantes :

 Garanties :
- Garanties intrinsèques liées au leasing

 Conditions :
- Leasing : 14.000 KDZD
- Durée : 5ans
- Taux d’intérêt : TBSGA + 3.6% HT
- Sans loyer majoré

76
Chapitre 3: les obstacles qui entravent le développement du leasing en Algérie

Section 2 : Présentation de L’enquête

Dans cette section, nous allons présenter les différentes contraintes auxquelles est
confronté le développement du leasing à Bejaia, nous essayerons aussi de suggérer quelques
solutions et recommandations dans l’espoir de contribuer à son amélioration, en se basant sur
une étude de terrain (enquête).

1. Présentation de l’enquête :

Cette étude est une tentative d’analyse des obstacles qui entravent le développement du
crédit-bail, limité à la zone géographique de la commune de Bejaia.

On a conduit une enquête auprès des banques situées au niveau de la commune de Bejaia
sur le leasing (crédit-bail) pour l’année 2016.
Le choix de la commune de Bejaia est due au fait que la commune de Bejaia se distingue
des autres commune de la Wilaya de Bejaia de pars la diversification et la multitude des
banques implantées en raison de la présence de plusieurs acteurs économiques tel que le port
de Bejaia et certaines grandes entreprises nationales.

[Link] de l’étude :

Cette étude est une enquête sur terrain menée auprès des banques de la commune de
Bejaia, essayant de représenté les données du crédit-bail en 2016.

1.2.Méthodologie du travail :
Notre enquête consiste en un questionnaire (Voir annexe N°5) qui a été déposé au niveau des
banques et établissements financiers, puis complété par une prise de contact avec un membre
de ces banques et établissements et, ceci dans le but de clarifier l’objet de notre étude.
En outre, on leurs a accordé un temps pour une bonne réflexion autour de notre
problématique posée.
A l’aide d’un questionnaire qualitatif dans l’ensemble, nous avons pu collecter quelques
informations concernant la problématique posée au départ, les questions tourne autour :
- Des données générales sur l’agence
- Des informations sur la relation crédit-client
- Du crédit-bail

77
Chapitre 3: les obstacles qui entravent le développement du leasing en Algérie

1.3. Constitution de l’échantillon :

L’échantillon enquêté est composé d’une part de banques : BEA, CPA, BDL, BNA, SGA,
AGB, Natixis, BNP Paribas, Housing-bank, CNEP, BADR et trust-bank.

Et d’autre part d’établissements financiers : MLA, SNL.

La confidentialité des données est la réticence des établissements ont fait que notre
échantillon soit limité c’est pourquoi notre échantillon est aléatoire, il est composé des
établissements qui ont bien voulu répondre à notre questionnaire.

1.4. Représentativité de l’échantillon

En 2016, l’Algérie comportait 20 banques et 9 établissements financiers, notre échantillon


issu de la commune de Bejaia, dans laquelle sont implantées 16 banquessoit80%des
établissements existant sur le territoire national et 6 établissements financiers soit 66% des
établissements existants. (Banque d’Algérie)

Notre échantillon est constitué de 14 banques et 2 établissements Financiers, soit 87,5%


des banques implantées dans la commune de Bejaia et 33% d’établissements financiers.

Tableau N°06 : nombre de Banques et Etablissements financiers au niveau d’Algérie et


Bejaia

Etablissement/ Algérie % Commune % Echantillon %


région de Bejaia
Banque 20 100% 16 80% 12 87,33%
commerciale
Etablissement 9 100% 6 66% 2 33%
financier
Source : Réalisé par nos soins à travers les données de la Banque d’Algérie

2. Résultats de l’enquête:

L’enquête que nous avons menée a révélé les résultats suivants :

 Le nombre de questionnaires déposés est de 14


 Le nombre d’établissements qui ont répondu à notre questionnaire 14

78
Chapitre 3: les obstacles qui entravent le développement du leasing en Algérie

 Les principaux objectifs de toutes les banques sont en premier lieu la rentabilité, et la
satisfaction maximale des clients, et de bénéficier d’une part sur le marché.

Notre enquête a révélé les résultats suivants :

 Crédits proposé par la banque :


Tableau N°07 : les crédits proposés par la banque :

Crédit d’investissement Crédit d’exploitation Crédit-bail

Banques 10 11 08

Etablissements - - 02
financiers
Total 10 11 10

Source : réalisé par nos soins, à travers les résultats de notre enquête

Graphe N°05 : répartition des crédits dans la commune de Bejaia

12
11
10 10
Banque et établissement financiers

10

0
crédit d'investissement crédit d'exploitation crédit bail

Source : réalisé par nos soins, à travers les résultats de notre enquête

Notre dépouillement nous a montré qu’entre les 14 Institutions traitées seulement 10 qui
pratiquent le crédit-bail.

79
Chapitre 3: les obstacles qui entravent le développement du leasing en Algérie

 Les crédits sollicités par les clients :

Tableau N°08: les crédits sollicités par les clients

Crédit d’investissement Crédit d’exploitation Crédit-bail


10 09 06
Source : réalisé par nos soins, à travers les résultats de notre enquête

 Notre enquête a révélé que sur les 14 banques interrogées, 10 pratiquent le leasing
contre 4 qui ne le pratiquent pas.
A noter que 02 sont des établissements financiers.

 Notre enquête nous a démontré que sur les 10 institutions pratiquent le leasing, seuls
04 finances les particuliers alors que toutes financent les entreprises

Tableau N°09 : la répartition du financement des institutions de leasing


Entreprises Particuliers
10 04
Source : réalisé par nos soins, à travers les résultats de notre enquête

 les entreprises ciblées, quel que soit leurs natures (E.I, SARL, EURL, SPA, ou autres)
généralement le choix du financement ce fait par rapport au bilan de l’entreprise.
 Quant aux particuliers, qui sont financées uniquement par la BADR, SG, CNEP,
AGB, le choix se tourne généralement vers :
Les fonctions publiques et entreprise domiciliée, salarié, le privé, retraité, agriculture,
artisan, pharmacien, médecin, épargnants.

 les secteurs d’activités cibles qui sont financer en leasing sont :

Tableau N°10:activités cibles financées par le leasing

Commerce Industrie Services High-technologie (informatique)

08 07 06 04
Source : réalisé par nos soins, à travers les résultats de notre enquête

On peut ajouter que seule la BADR finance également l’agriculture, agroalimentaire, pêche,
aquaculture.

 En termes de montant, il n’y a pas de limite.

 La durée du leasing par définition peut aller de 3-5ans pour toutes les banques, seule la
CNEP peut aller jusqu’à 15ans.

 Seules deux banques ont répondu à la question concernant le nombre d’entreprises


ayant sollicité un financement en leasing en 2016, ces dernières sont BNP avec plus de
50 dossiers, et AGB avec moins de 10 dossiers

80
Chapitre 3: les obstacles qui entravent le développement du leasing en Algérie

 Les avantages procurés par le leasing, pour les établissements qui l’utilisent sont
généralement :
- Rentabilité ;
- Facilité de mise en place ;
- Garanties faciles à recueillir.

 les moyens utilisés pour la promotion de ce produit sont pour la plus part des
établissements interrogés:

Tableau N°11 : moyens de promotion du leasing

Placard publicitaire Flayers et autres Spot publicitaires Appels téléphoniques


documents

10 10 09 09
Source : réalisé par nos soins, à travers les résultats de notre enquête

3. Résultats obtenus au sein des banques et établissement financiers :


[Link] des résultats du questionnaire :
Après le dépouillement du questionnaire adressé aux banques et établissements financiers,

On a pu obtenir les réponses suivantes.

Pour toute banque, il est nécessaire de choisir pour sa clientèle le mode de financement
approprié lui générant à elle-même une rentabilité supérieure avec un minimum de risque.

Les difficultés et obstacles qui freinent les banques en matière de crédit-bail sont :

 coût élevé :
D’après les résultats de notre enquête, 28% de banques interrogées n’utilisent pas ce mode
de financement à cause du coût de financement élevé en le comparant à un financement par
prêt bancaire classique, tels que la BNA.
 La difficulté de trouver des entreprises voulant se financer via leasing :

Parmi les réponses obtenues et qui justifient le point de vue des banques et qui concerne les
difficultés de travailler avec le leasing : la méconnaissance du produit et la culture limitée des
entreprises, cela cause un problème majeur pour les sociétés de leasing, notamment pour
convaincre ces entreprises à accéder à ce mode de financement, surtout que les entreprises
sont habituées à solliciter les crédits bancaires classiques, ces dernières préfèrent rester dans
leur zone de confort.

81
Chapitre 3: les obstacles qui entravent le développement du leasing en Algérie

 Exigence d’un premier loyer majoré :

Les banques ou établissements financiers qui offrent des opportunités et produits leasing,
exigent un apport personnel, on peut citer les apports de quelques banques auxquelles on a
déposé notre questionnaire : SGA exige un apport personnel allant de 10 jusqu’à 30% avec
deux conditions, la première c’est d’avoir un compte d’épargne au sein de la société, la
seconde c’est de disposer d’une expertise de deux ans au moins, la BDL aussi exige un apport
de 30%, MLA n’exige pas d’apport personnel, Mais elle exige un premier loyer fort.

 Manque ou cherté des ressources :

Les sociétés leasing contrairement aux banques ne récoltent pas de dépôt de la part des
particuliers, elles trouvent des difficultés pour se refinancer, leurs ressources leurs coûtent
très chers par rapport aux banques, ceci restreint leurs capacités d’intervention en plus du
respect des règles prudentielles.

Aussi les sociétés de leasing procurent l’équipement à l’avance, et cela affecte leurs
trésoreries globales, ce qui pousse les banques à hésiter à utiliser ce mode de financement.

3.2. Entretien semi directif :


Apres l’analysé des résultats obtenu, nous avons constaté une insuffisance énorme en
matière de réponse, car nous avons jugé notre questionnaire assez limité, ce qui nous a
poussé a essayé d’améliorer nos résultats à travers des entretiens avec les responsables des
banques et établissements financiers, qui ont durés en moyenne 30minutes et qui nous ont
permis d’obtenir les éclaircissements suivant :
 Méconnaissance du produit :

La méconnaissance du crédit-bail a fait de lui un obstacle majeur, en effet, la plupart des


entreprise ne connaissaient pas vraiment le crédit-bail, leur culture est limité aux crédits
bancaires classiques à savoir le CMT, ils préfèrent comme nous l’avons précédemment dit, de
rester dans leur zone de sécurité, ayant peur de solliciter de nouveaux modes de financement.

 Absence de hangars pour stocker l’équipement récupéré lors de la fin du contrat


de leasing :

Selon un responsable de la CPA, les banques n’utilisent pas ce mode de financement, vu


qu’elles ne disposent pas d’hangars ou stocker l’équipement en cas de la non levée d’option
d’achat.

Faut souligner qu’en Algérie, il n’existe pas de marché d’occasion sauf pour l’équipement
roulant, aussi cela peut causer une contrainte pour la société de leasing, en cas de récupération
82
Chapitre 3: les obstacles qui entravent le développement du leasing en Algérie

du matériel, surtout si il n’est pas dans son état neuf, la banque ou société de leasing va se
trouver avec un matériel abîmé vu qu’il n’ya pas ou le revendre, elle doit juste attendre un
autre contrat leasing pour relouer le matériel.

 Faible concurrence :

Il faut savoir, qu’il y’a une faible concurrence au marché de leasing en Algérie, on trouve
que les bailleurs offrent des produits standards, prenons exemple de la SGA et MLA, on
observe que les produits offerts par MLA en matière de leasing sont les mêmes offerts par
SGA, donc il n’y’a pas vraiment de concurrence, même en matière de taux d’intérêt (loyer),
ce dernier est le même appliqué par ces deux établissements financiers

C’est pour cela que le leasing opérationnel n’est pas pratiqué en Algérie, en effet, durant
notre apprentissage au sein de la SGA, les contrats leasing se terminaient toujours par l’achat
de l’équipement.

 Manque de ressources financières pour les banques :


Les banques ne disposent pas assez de fonds propres pour le leasing, vu que c’est elles qui
vont financer l’équipement ou le matériel parce que se sont-elles qui vont l’acquérir au profit
de leurs clients, leurs fonds propres leurs suffisent juste pour les crédits classiques qu’elles
financent.

 Manque d’expertise et absence de formation du personnel:


Selon notre enquête réalisée au sein des banques, on a trouvé que l’une des contraintes qui
empêche les banques à se pencher vers ce mode de financement, est le mal, voir absence de
formation des personnels sur ce mode de financement.
Un responsable au sein de la BNA, nous explique, qu’ils n’ont pas un personnel spécialisé
formé juste pour le leasing, c'est-à-dire que la majorité qui travaille au sein de la banque date
de plusieurs années ou leur culture était limitée sur le crédit bancaire classique, donc ils ont
du mal à maitriser les procédures du leasing
 La difficulté d’établir des documents juridiques et administratifs au profit des
sociétés leasing :
Parmi les problèmes que confrontent les sociétés leasing, est que certaines administrations
chargées d’établir des documents juridiques et administratifs pour ces sociétés ne sont pas
habituées a ce mode de financement, ce qui implique le manque de culture et l’absence
d’orientation et d’instructions liées au leasing, cela peut amener les administrations a faire des
erreurs lors de l’établissement de ces dossiers ou documents.

83
Chapitre 3: les obstacles qui entravent le développement du leasing en Algérie

 La difficulté d’établir des factures au profit des sociétés de leasing :


Les fournisseurs ont tendance à hésiter de fournir des factures au profit des sociétés
leasing, surtout les factures pro format, à voir l’indisponibilité du matériel demandé par ces
sociétés auprès des fournisseurs.
 Le différé de paiement :

Lors de l’établissement d’un contrat leasing, le client commence à payer ses loyers dès le
premier mois juste après l’acquisition de l’équipement, ceci représente une contrainte, surtout
pour les équipements reçus sous forme de pièces détachées et qui nécessitent un professionnel
pour les mettre en place, contrairement au crédit classique, le client dispose d’un différé de
paiement, c'est-à-dire qu’il paye pas dès le premier mois mais il a un délais de paiement fixé,
donc cela pousse les clients à ne pas demander ce mode de financement.

 La limite de la durée de remboursement :


Contrairement au crédit bancaire classique, la durée de remboursement concernant le
leasing ne peut excéder cinq ans, ce qui représente une contrainte pour les clients qui
préfèrent se financer par le CMT dont la date de remboursement peut aller jusqu'à sept ans.

 les start-up écartées du financement par leasing :

Comme nous l’avons précédemment expliqué, les sociétés de leasing ne financent que les
entreprises ayant une expertise de deux ans au moins, les entreprises récemment crée donc
sont exclus et écarté de ce mode de financement, cela freine les nouveaux intervenants sur le
marché Algérien.

 Manque de culture au niveau des établissements administratifs :

En effet, ces administrations à savoir : APC, Daïra,…etc. manquent de culture en ce qui


concerne le produit leasing, elles trouvent des difficultés lors de l’établissement de ces
documents au profit du client, faut toujours que la société leasing accompagne le client pour
établir ces dossiers sans qu’un problème ne se produise.

 l’option d’achat :

Le client se trouve dans l’obligation d’acheter son équipement vers la fin du contrat
leasing, ce qui représente aussi une lacune pour lui, comme nous l’avons cité chez les
banques, ces dernières ne disposent pas de hangars pour stocker leur équipements donc
obligent amicalement, les acheter avec un Dinars symbolique du montant total.

84
Chapitre 3: les obstacles qui entravent le développement du leasing en Algérie

 Le non-paiement des loyers :

Parmi les contraintes qui poussent les banques à ne pas favoriser l’octroi de ce crédit, est le
non-paiement des loyers, en effet, comme nous l’avons précédemment cité, les preneur se
retrouvent à payer les loyers dès le premier mois après l’acquisition du bien, parfois les clients
n’ont pas de quoi rembourser les loyers, cela représente un problème pour les banque et
affecte leur trésorerie

[Link] obstacles :

D’autre obstacles se mettent en travers du leasing d’une façon générale, bien qu’ils n’aient
pas été abordés dans notre enquête nous avons jugés utile de les rajoutés à savoir :
- ‘’On trouve aussi que, le texte réglementaire relatif aux modalités de la publicité légale
des contrats de leasing n’est pas mis en exergue jusqu'à nos jours ;
- L’ordonnance de 1996 n’a défini que le cadre juridique du leasing ;
- Selon la classification établie par le SFI (la société financière internationale), l’Algérie
est classée dans le groupe désigné comme constituant ‘’un marché embryonnaire avancé’’
d’où : l’industrie du leasing est relativement réduite mais avec un potentiel de croissance et de
profit élevé, et une législation qui nécessite des améliorations ;
- Selon l’indicateur FBCF (Formation Brute du Capital Fixe), qui donne la mesure de la
décision dans le PIB, le marché Algérien du leasing atterrit à 1%, il est très large pour les
sociétés de leasing’’. (Revue, Marché du leasing en Algérie, 2013)

85
Chapitre 3: les obstacles qui entravent le développement du leasing en Algérie

Conclusion :

A notre sens, le leasing est une technique fortement intéressante, qui doit être développé
d’avantage, afin de répondre aux besoins spécifiques des utilisateurs, pour cette raison, nous
allons essayer d’apporter quelques recommandations dans l’espoir de contribuer a son
développement, ce que nous proposons est comme suit :

 Il s’agit de faire une promotion du crédit-bail, il doit être vulgarisé d’avantage dans
différentes canaux de diffusions et d’informations tel que les magazines, les brochures, les
revues, les journaux, les séminaires…, dans le but de donner des informations brèves sur le
déroulement de ce mécanisme et le favoriser aux yeux des clients.
 Expliquer au futur locataire, avant de conclure le contrat du crédit-bail, les principes
de base de cette opération et les obligations de chacun.
 Essayer de baisser le taux du premier loyer majoré, afin de s’approcher d’un
financement intégral.
 La sensibilisation des clients et le suivi des recouvrements après avoir établi le contrat
en leasing
 Réduire le nombre des garanties exigés au crédit preneur en évitant d’exiger des
suretés réelles.
 Elargir le financement vers d’autres secteurs d’activités afin d’attirer beaucoup plus de
clientèles.
 Il faut disposer des stocks ou hangars pour pouvoir ranger le matériel abimé dans
l’attente qu’il soit vendu sur le marché d’occasion.
 On a besoin de plus d’acteurs sur le marché et donc un processus d’agrément de
nouvelles sociétés de leasing plus fluide et attractif, il est nécessaire de développer le marché
obligataire pour permettre aux sociétés de leasing de financer leur croissance.
 Revoir le règlement et permettre aux sociétés de leasing de bénéficier toujours des
avantages fiscaux pour faciliter l’accès au marché financier Algérien du leasing, les pouvoirs
publics sont en train de mettre en place un dispositif avec une formation certifiée au plan
international.
 L’amélioration de la qualité du service et la rapidité du traitement des demandes de
financement.
 Faciliter l’accès aux banques et aux sociétés de leasing à l’information fiable,
permettant de réduire les risques, ou de prendre des risques maitrisables.

86
Chapitre 3: les obstacles qui entravent le développement du leasing en Algérie

 Instaurer un environnement fiscal plus favorable, aux sociétés de leasing et aux


entreprises.
 S’inspirer des expériences d’autres pays, voir les pays voisins, tel que le Maroc et la
Tunisie.

87
Conclusion générale

Face à la compétitivité du marché Algérien, les entreprises se voient obliger d’atteindre


leur objectif premier à savoir augmenter leur capacité tout en parvenant à maitriser les
dépenses, face à des ressources limitées pour financer toutes les stratégies, le recours au
divers mode de financement proposer par les banques est souvent inévitable. C’est pourquoi
le financement par crédit est devenu une pratique courante.

Il est vrai que le choix en termes d’outils de financement est limité en Algérie, mais il
existe éventuellement un mode de financement qui peut offrir la possibilité d’un financement
à 100% du montant de l’investissement, Appelé le crédit-bail.

L’orientation de ce travail vers l’étude du crédit-bail en Algérie est due au fait que Cet
outil de financement, est rapidement devenu un concurrent au crédit bancaire traditionnel,
selon plusieurs observateurs économistes algériens, le leasing est considéré comme étant un
complément indispensable aux crédits bancaires classiques, et un outil d’ingénierie financière
d’avenir qu’il convient mieux de connaître, Développer et Promouvoir.

L’objet de ce travail est de ce fait d’essayer de démonter les obstacles qui entravent le
développement du crédit-bail en Algérie.

Il s’agit dans un premier lieu d’une étude retraçant l’historique et la mondialisation, des
aspects économique, juridique, du crédit-bail en mettant un point sur sa comptabilisation et
son implantation en Algérie. Puis, nous avons tenté dans un second lieu d’illustrer les étapes
de déroulement d’une opération de Leasing au sein de la SGA, et à travers notre enquête
menée auprès des banques et établissement financiers de la commune de Béjaia de recenser
les obstacles que rencontre le crédit-bail en Algérie.

Bien que cette étude ne soit pas exhaustive, elle nous a permis néanmoins d’avoir une idée
sur les obstacles qui entravent le développement du crédit-bail en Algérie, si ce mode de
financement n’est pas suffisamment développé cela revient au fait que la discipline du leasing
commence à peine à faire ses preuves. En effet, depuis son introduction en Algérie édictée
par la loi de 1996, elle n’a été véritablement installée qu’après la diffusion de la loi
complémentaire de 2001, grâce à l’ajustement fiscal et réglementaire introduit par cette loi. A
nos jours nous assistons encore à des tentatives encourageantes en vue de son renforcement.

Notre étude a révélé que les obstacles majeurs restent le coût élevé du produit et sa
méconnaissance par les clients, en effet il est difficile de convaincre les entreprises de sollicité
ce mode de financement, car bien que ce dernier ne nécessite pas un apport personnel il exige
88
Conclusion générale

toutefois un premier loyer majoré allant de 10% à 30% du coût de l’équipement. Ainsi que la
culture des entreprises qui souvent reste limitée aux crédits bancaires classiques.

Aujourd’hui, il est nécessaire de booster ce produit en avant vue qu’il dispose d’énormes
avantages qui permettront aux entreprises d’acquérir plusieurs types d’investissement sans
épuiser leur fonds propres ou saturer leurs capacités d’endettement.

Quelques recommandations sont suggérées à voir :

 Faire une promotion au leasing dans le but de donner des informations brèves sur le
déroulement de ce mécanisme ;

 Essayer de baisser le taux du premier loyer majoré ;

 La sensibilisation des clients et le suivi des recouvrements après avoir établi le contrat
en leasing ;

 Elargir le financement vers d’autres secteurs d’activités afin d’attirer beaucoup plus de
clientèles ;

 Il faut disposer des stocks ou hangars afin de pratiquer le leasing opérationnel ;

 S’inspirer des expériences d’autres pays, voir les pays voisins, tel que le Maroc et la
Tunisie.

 les obstacles et limité de notre étude :

Durant notre étude de cas, nous avons rencontré les obstacles suivants :

- Le manque d’information et statistiques sur le crédit-bail


- l’inexistence de donnés récentes, les dernières statistiques sur le leasing dont celles
publiés par ABEF Association professionnelle des banques et établissements
financiers remonte à 2013.
- La confidentialité dans le secteur bancaire ce qui énormément entraver notre
recherche.

89
Bibliographie

Ouvrages et articles

 Maheu Alain, Maige Christian, « pratique du crédit-bail mobilier, des solutions


pour financer vos équipements », Edition d’organisation,1998.
 Bouyakoub Farouk « l’entreprise et financement bancaire » Edition Casbah Alger,
2000
 Collasse Bernard, ‘’gestion financière de l’entreprise’’, Ed. PUF, Paris, 1989.
 Eric Garrido, ‘’le crédit-bail, outil de financement structurel et d’ingénierie
commerciale’’, Tome 2, Ed. Revue Banque, Novembre 2002.
 Eric Garrido, ‘’Le cadre économique et règlementaire du crédit-bail, Tome 1, Ed.
Revue Banque, Novembre 2002.
 Gervais Jean François, ‘’les clés du leasing’’, Ed. Organisation, paris, 2004.
 Chainel Alain et Rouyer Gérard « la banque et entreprise technique actuelle de
financement, Edition Revue Banque, Paris, 1992.
 B. Collasse « gestion financière de l’entreprise », Edition Paris 1982.
 [Link]-BLOCAILLE, « droit du crédit », Edition Masson,1995.
 Eric Garrido « le cadre économique et réglementaire du crédit-bail » Tome 1
Revue Banque Edition

Thèse et travaux universitaire :

 Olga Micheline Sarre, ‘‘évaluation des risques induits par le crédit-bail mobilier
chez le bailleur : cas de Burkina bail’ ’première promotion de Master Professionnel en
Comptabilité et Gestion financière,, 2006/2007.
 Mlle Samia Dali Yousef, ‘’financement par le leasing : un nouveau moyen d’aide
au développement de la PME en Algérie – son application à la BNP Paribas El djazair et la
BADR banque’’, mémoire de magister management, 2010/2011.
 Smaili Nabila, ‘’pratique du crédit-bail : analyse de la situation algérienne’’,
mémoire en vue d’obtention du diplôme de magister,, 2011/2012.
 Mlle Beladel Amina, ‘’le crédit-bail une alternative de financement des entreprises
en Algérie’’, mémoire en vue d’obtention du diplôme de magister en sciences
économiques, 2011.

90
 Bettache Salim, ‘’Le crédit-bail en Algérie, cas d’Arab Leasing Corporation’’,
Diplôme supérieur des études bancaires (DESB), école supérieure des banques, 2003.
 Habarek Wahiba, ‘’le crédit-bail en Algérie’’, Diplôme supérieur des études
bancaires, 2011.
 Mebarki. K, ‘’le Leasing’’, Diplôme supérieur des études bancaires, 2003.
 [Link]. « Financement des investissements, comparaison entre crédit-bail et
crédit à moyen terme »,2016

Revues :

 El Mokhtar Bey, ‘’Le leasing et ses caractéristiques dans le monde’’, Revue


Finance et Développement du Maghreb, Juillet 1995 N° 16 et 17, publication de l’IFID,
Tunis.
 ‘’Le crédit-bail, aspects juridiques, comptables et fiscaux, et financiers’’, Revue
fiduciaire, 1986.
 ‘’Marché du leasing en Algérie’’, l’éco N°60, du 16 au 23 février 2013.
 Hideur Naceur, ‘’Le leasing en Algérie, premières assises nationales du crédit-
bail’’, 14 Mai 2002.

Textes règlementaires :

 Loi n° 90-10 du 14 avril 1990 relative à la monnaie et au crédit (journal officiel n°


16 du 18/04/1990).
 Loi n° 96-09 du 10/01/1996 relative au crédit-bail, journal officiel de la république,
n° 03 du 14/01/1996.
 Loi n° 02-06 du 23/12/2000 portant la loi de finance pour 2001, journal officiel
n°80 du 24/12/2000.
 Loi n° 01-12 du 19/07/2001 portant la loi de finance complémentaire pour 2001,
journal officiel du n° 38 du 21/07/2001.
 Loi n° 02-11 du 24/12/2002 portant la loi de finance pour 2003, journal officiel
n°37 du 15/06/2003.
 Loi n° 03-05 du 14/06/2003 portant la loi de finance complémentaire pour 2003,
journal officiel n° 37 du 15/06/2003.

91
 Loi n° 03-22 du 28/12/2003 portant sur la loi de finance pour 2004, journal officiel
n° 83 du 29/12/2003.
 Loi n° 05-16 du 31/12/2005 portant la loi de finance pour 2006, journal officiel n°
85 du 31/12/2005.
 Loi n° 06-24 du 26/12/2006 portant la loi de finance pour 2007, journal officiel n°
85 du 27/12/2007.
 Loi n° 07-03 du 24/07/2007 portant la loi de finance complémentaire pour 2007,
journal officiel n° 47 du 25/07/2007.
 Loi n° 07-12 du 30/12/2007 portant la loi de finance pour 2008, journal officiel n°
82 du 31/12/2007.
 Loi n° 08-21 du 30/12/2008 portant la loi de finance pour 2009, journal officiel n°
74 du 31/12/2008.
 Loi n° 09-09 du 30/12/2009 portant la loi de finance pour 2010, journal officiel n°
78 du 31/12/2009.
 Loi n° 13-08 du 30/12/2013 portant la loi de finance pour 2014, journal officiel n°
68 du 31/12/2013.
 Loi n° 14-10 du 30/12/2014 portant la loi de finance pour 2015, journal officiel n°
78 du 31/12/2014.
 Loi n° 06-14 du 28/12/2016 portant la loi de finance pour 2017, journal officiel
n°77 du 29/12/2016.
 Loi n°2 du 11/01/2017 portant la loi de finance pour 2017, journal officiel.

Ordonnance :

 Ordonnance n° 96-09 du 10/01/1996 relative à la monnaie et au crédit, journal


officiel de la république Algérienne, n°3 du14/01/1996.
 Ordonnance n° 09-01 du 22/07/2009 portant la loi de finance complémentaire pour
2009, journal officiel n° 44 du 26/07/2009.
 Ordonnance n° 10-01 du 26/08/2010 portant la loi de finance complémentaire pour
2010, journal officiel n° 49 du 29/08/2010.

Article :

 Article 26 ordonnance 90-10 relative au crédit-bail en Algérie.


 Article 30ordannace 90-10 relative au crédit-bail en Algérie.

92
 Article 32 ordonnance 90-10 relative au crédit-bail en Algérie

Conventions :

 Convention d’Ottawa du 28/05/1988 relative au crédit-bail


International.

Autres références :

 [Link]
[Link]*
 Rapport annuel de la société générale Algérie.
 Guide pratique de refinancement du crédit-bail Hypothécaire, société
Refinancement Hypothécaire
 [Link]
 .([Link]
 ([Link] )
 ([Link]
defi-de-la-diversification-economique)
 (Rapport d’activité d’ASL, 1998,
p.2.)[Link]
 [Link]
etablissements-financiers-agrees-264254
 [Link]
credits-accordes-2016/
 [Link]
etablissements-financiers-agrees-264254
 [Link]
 [Link]
de-mla-leasing-levier-financier-developpement-de-pmepmi/
 [Link]
 [Link]

93
Annexe N°01 : Formulaire de demande de crédit

94
Annexe N°02 : Constitution du dossier

95
Annexe 03 : L’étude économique du dossier

96
97
98
99
100
101
102
Annexe N°04 : Analyse Financier de l’Enterprise

103
104
105
106
Annexe N°05 : Questionnaire

Université Abderhmane MIRA de Bejaia


Faculté des sciences Economique, Commerciales et des Sciences de Gestion
Département des Sciences Economiques
Option : Monnaie banque et environnement International

Numéro du questionnaire :
Date de l’enquête :
Noms des enquêteuses : Sadaoui Amina et Zebiri Sara

On se permet d’attirer votre attention sur l’importance de cette enquête, c’est sur cette
base que nous pourrons élaborer notre mémoire de fin de cycle en vue de l’obtention d’un
master en Sciences économiques, option monnaie banque et environnement international,
Nous nous permettons de vous soumettre ce questionnaire pour compléter notre mémoire
de fin de cycle.
Nous vous remercions d’avance pour votre collaboration.

107
I. Questions relatives aux données générales sur l’agence

1- Nom de la banque, agence :…………………………………………


2- Capital social :………………………………………………………
3- Date de création :……………………………………………………
4- Effectif :…………………………………………………………….
5- Nombre d’agence et succursales :…………………………………..

6- La banque est :
 Privé
 Publique
 National
 Etrangère

7- Quels sont les principaux objectifs de votre banque


 Rentabilité
 Mieux satisfaire la clientèle
 Bénéficier d’une part sur le marché
 Renforcement de l’action commerciale
 Autres, précisez ……………………………………………

II. Questions relatives aux informations générales sur la relation


crédit-client :

8- Quels sont les types de crédits que vous proposez généralement à vos clients ?

 Crédit d’exploitation

 Escompte commercial
 Découvert bancaire, facilité de caisse
 Crédit causé (ASF, SPOT)

 Crédit d’investissement

 Crédit à moyen terme (CMT)


 Crédit de restriction
 Crédit à moyen terme immobilier

 Crédit bail

 Crédit-bail d’équipement
 Crédit-bail immobilier

108
 Autres, précisez ……………………………………………….

9- D’une manière générale, vos clients se penchent vers quel type de crédits ?

 Crédit d’investissement
 Crédit d’exploitation
 Crédit bail
 Autres……………………………………………………………….

10- Concernant le crédit bail est-ce que vous l’utilisez ?

 Non
 Oui

 Si vous n’utilisez pas le crédit-bail, pour quel raison vous ne le proposez pas

 Il n’est pas fortement demandé


 Les clients n’ont pas une certaine culture par rapport à ce dernier
 Il n’est pas rentable
 Il est risqué
 Autre, ………………………………………………………..

 Si c’est oui

11- Quels sont les moyens utilisés pour la promotion de ce produit :


 Placard publicitaire
 Flayers et autres documents
 Spot publicitaires
 Appels téléphoniques

12- Quels sont ses avantages :

 Rentabilité
 Facilité de mise en place
 Garanties faciles à recueillir
 Autres,………………………………………………

13- Pour qui vous l’octroyer ?

 Entreprise
 Particulier
 Autres, …………………………………………….

109
14- Quels sont les entreprises cibles :

 EI
 SARL
 EURL
 SPA
 Autres ………………………………………………..

15- Quels sont les particuliers cibles ?


…………………………………….
………………………………….....
…………………………………….

16- Quels sont les secteurs d’activités, que vous financez ?


 Commerce
 Industrie
 Services
 High-technologie (informatique)
 Autres,………………………………………………………..

17- Pour quel(s) montant :


 <500000
 <2000000
 >2000000
 Autre,…………………………………………………

18- Pour quelle durée : …………………………………………...

19- Quel est le nombre d’entreprise ayant sollicité un financement leasing en 2016 ?
 Moins de 10
 Entre 10-30
 Plus de 50

20- Quel est le nombre de dossier retenu ?


……………………………………………………………………………………..

110
21- En général quels sont les motifs de refus exprimés par les clients
……………………………………………………………………..
……………………………………………………………………..
……………………………………………………………………..

22- L’octroi de crédit-bail, comporte-t-il des risques pour votre banque/agence ?


 Oui
 Non

 Si c’est oui, lesquels ?


…………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………

23- Quelles sont les techniques de couverture utilisez-vous pour lutter contre ces risques ?
…………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………

111
Liste des ANNEXES

Annexe N°01 : formulaire de demande de crédit …………………………………………90

Annexe N°02 : Constitution du dossier……………………………………………………91

Annexe N°03 : l’étude économique du dossier …………………………………………...92

Annexe N°04 : Analyse Financier de l’Enterprise………………………………………. .99

Annexe N°05 : Questionnaire d’enquête………………………………………………....103


Liste des tableaux

Tableau N°01 : différences entre leasing, idjar et crédit-bail………………………………08

Tableau N°02 : différences entre location-vente, simple, financière et vente à clause de


réserve de propriété………………………………………………………………………....19

Tableau N°03 : comparaison entre le Crédit à Moyen Terme et le leasing………………...30


Tableau N°04 : Caractéristiques du crédit-bail offert par les leaders en Algérie…………...55

Tableau N°05 : Relation entre client et la Société Générale Algérie ……………………….

Tableau N°06 : Nombre de Banques et Etablissements financiers au niveau d’Algérie et


Bejaia……………………………………………………………………………………….78

Tableau N°07 : les crédits proposé par les Institutions Financiers………………………...79

Tableau N°08 : les crédits sollicités par les clients………………………………………...80

Tableau N°09 : la répartition du financement des Institutions de leasing………………… 80

Tableau N°10 : Activités cibles financer par le leasing …………………………………...80

Tableau N°11 : Moyens de promotion du leasing …………………………………….......81


Liste des Figures:

Figure 01 : principe du crédit-bail mobilier……………………………………………….10

Figure N°2: déroulement d'une opération de leasing ……………………………………...23

Figure N°3 : Organigramme de la SGA, agence sidi Ahmed Bejaia 501……………….....63

Liste des Graphes :

Graphe N°1: Evolution du leasing en Algérie……………………………………….…….52

Graphe N°2 : part des sociétés leasing en 2015……………………...………….………….53

Graphe N°3 : la part des sociétés leasing en 2016………………………….……………….54

Graphe N°4 : L’encours par actifs au 30/04/2017 de SGA …………....…………………...60

Graphe N°5 : répartition des crédits dans la commune de Béjaia…………………………..79


Table des matières

INTRODUCTION GENERALE…………………………………………………………………………………. 03
CHAPITRE 1 : GENERALITE SUR LE CREDIT-BAIL : CADRE CONCEPTUEL ET THEORIQUE
………. 06
Introduction ………………………………………………………………………………………………………. 06
SECTION 1 : CONCEPT CLE DU CREDIT-BAIL…………………………………………………………... 06
1. HISTORIQUE DU CREDIT-BAIL ……………………………………………………………………. 07
1.1. Mondialisation du crédit-bail……………………………………………………………………. 08
2. DEFINITION DU CREDIT-BAIL………………………………………………………………………. 11
3. CARACTERISTIQUE DU CREDIT-BAIL…………………………………………………………….. 11
3.1. Les intervenants dans une opération de crédit-bail ………………………………………………. 11
3.2. Les obligations et droit des intervenants ………………………………………………………… 12
3.2.1. Obligations et droit du Fournisseur ……………………………………………………… 12
3.2.2. Obligations et droit du Bailleur…………………………………………………………... 12
3.2.3. Obligations et droit du preneur…………………………………………………………… 13
3.3. La durée du contrat du crédit-bail ……………………………………………………………….. 13
3.4. Le montant ………………………………………………………………………………………. 13
3.5. Les Loyers et redevance Locatives ……………………………………………………………… 14
4. TYPOLOGIE DU LEASING …………………………………………………………………………… 14
4.1. Selon le transfert du risque………………………………………………………………………. 14
4.1.1. Le leasing financier………………………………………………………………………. 14
4.1.2. Le leasing opérationnel ………………………………………………………………….. 14
4.2. Selon la nature de l’objet du contrat …………………………………………………………….. 15
4.2.1. Le leasing mobilier corporel ……………………………………………………………... 15
4.2.2. Le leasing mobilier incorporel…………………………………………………………… 15
4.2.3. Le leasing immobilier……………………………………………………………………. 16
4.3. Selon la nationalité des contractants …………………………………………………………….. 16
4.3.1. Le leasing domestique …………………………………………………………………… 16
4.3.2. Le leasing international…………………………………………………………………... 17
4.4. Dérivée du leasing……………………………………………………………………………..… 17
4.4.1. La cession bail……………………………………………………………………………. 17
4.4.2. Le crédit-bail adossé …………………………………………………………………….

112
18
4.5. Analogie du crédit-bail …………………………………………………………………………... 18
4.5.1. Location simple………………………………………………………………………….. 18
4.5.2. Location-vente…………………………………………………………………………… 19
4.5.3. Location financières……………………………………………………………………… 19
4.5.4. La vente avec clause de réserve inconvénients…………………………………………...
21
SECTION 2 : DEROULEMENT, AVANTAGES ET DU CREDIT-BAIL…………………………………….. 22
1. DEROULEMENT D’UNE OPERATION DE CREDIT-BAIL ………………………………………… 24
2. AVANTAGES ET INCONVENIENTS DU CREDIT-BAIL …………………………………………... 24
2.1. Avantages du crédit-bail…………………………………………………………………………. 25
2.1.1. Pour le crédit bailleur…………………………………………………………………….. 25
2.1.2. Pour le crédit-preneur……………………………………………………………………. 25
2.1.3. Pour le fournisseur……………………………………………………………………….. 25
2.1.4. Pour l’économie nationale………………………………………………………………. 27
2.2. Les inconvénients du crédit-bail…………………………………………………………………. 27
2.2.1. Pour le crédit bailleur…………………………………………………………………….. 27
2.2.2. Pour le crédit preneur ……………………………………………………………………. 27
2.2.3. Pour le fournisseur ………………………………………………………………………. 28
3. LES RISQUES DU CREDIT-BAIL ET LES MOYENS DE PREVENTIONS………………… 28
3.1. Les risques liés au crédit-bail……………………………………………………………………. 28
3.1.1. Risque de crédit ………………………………………………………………………….. 29
3.1.2. Risque de valeur résiduel………………………………………………………………… 29
3.2. Les Moyens de préventions contre les risques du crédit-bail……………………………………. 30
4. ETUDE COMPARATIVE ENTRE LE CREDIT-BAIL ET LE CREDIT A MOYEN TERME ………..
34
CHAPITRE 2 : IMPLENTATION DU LEASING EN ALGERIE……………………………………………… 34
Introduction ……………………………………………………………………………………………………… 35
SECTION 1 : LE CADRE JURIDIQUE, FISCALE ET COMPTABLE DU LEASING EN ALGERIE ………. 35
1. CADRE JURIDIQUE DU LEASING EN ALGERIE …………………………………………………… 35
1.1. La définition du leasing ………………………………………………………………………….. 35
1.2. Les types de leasing ……………………………………………………………………………… 36
1.3. Autres aspect du leasing …………………………………………………………………………. 37

113
1.4. Les éléments constitutifs d’un contrat de leasing …………………………………………... 37
1.4.1. Les clauses obligatoires ………………………………………………………………….. 37
1.4.2. Les droits du bailleur dans le contrat de leasing……………………………………... 37
1.4.3. Les droits du locataire dans le contrat de leasing ……………………………………. 37
1.4.4. La fin du contrat de leasing ………………………………………………………………. 38
1.4.5. Les dispositions fiscales du contrat de leasing …………………………………………… 38
1.4.6. Les dispositions réglementaires régissant le leasing……………………………………… 38
2. CADRE FISCALE DU LEASING EN ALGERIE ……………………………………………………. 38
3. COMPTABILISATION DU LEASIN EN ALGERIE …………………………………………………... 39
3.1. Chez le preneur …………………………………………………………………………………... 44
3.2. Chez le bailleur …………………………………………………………………………………... 44
SECTION 2 : LE MARCHE DU LEASING EN ALGERIE ……………………………………………….. 45
1. LES PRINCIPAUX INTERVENANTS DU CREDIT-BAIL DANS LE MARCHE ALGERIEN 45
……… 45
1.1. Algérien Saudi Leasing ASL …………………………………………………………………….. 46
1.2. Banque El Baraka Algérie ………………………………………………………………………... 46
1.3. La Société Algérienne du Leasing Mobilier SALEM SPA………………………………………. 46
1.4. La Société Financière d’investissement de participation et de placement SOFINANCE……… 47
1.5. Arabe Leasing Corporation ALC…………………………………………………………………. 47
1.6. Société Générale Algérie SGA…………………………………………………………………… 48
1.7. Maghreb Leasing Algérie MLA ………………………………………………………………….. 48
1.8. BNP Paribas El Djazair ………………………………………………………………………….. 49
1.9. NATEXISIS Banque Populaire d’Algérie ………………………………………………………. 50
1.10. Banque de l’Agriculture et du Développement Rural BADR…………………………………….. 50
1.11. Société National de Leasing ……………………………………………………………………… 50
1.12. La société de Refinancement Hypothécaire SRH………………………………………………... 52
1.13. Idjar Leasing Algérie…………………………………………………………………………….. 52
2. L’OFFRE DU CREDIT-BAIL EN ALGERIE…………………………………………………………… 52
2.1. L’évolution du leasing en Algérie…………………………………………………………………
3. LA DEMANDE DU CREDIT-BAIL EN ALGERIE…………………………………………………….. 56
CHAPITRE 3 : LES OBSTACLES QUI ENTRVENT LE DEVLOPPEMENT DU LEASING EN ALGERIE 56
Introduction……………………………………………………………………………………………………….. 57
SECTION 1 : ETUDE D’UN DOSSIER EN LEASING AU SEIN DE LA SGA ………………………………. 58

114
1. PRESETNATION DE LA SOCIETE GENERALE ALGERIE ……………………………………. 59
1.1. Présentation de l’agence d’accueil………………………………………………………………. 61
1.2. Le service Crédit au sein de la Société Générale Algérie…………………………………. 61
1.3. Les départements de la Société Générale Algérie ……………………………………….. 63
1.4. Organisation de la Société Générale Algérie ……………………………………………… 63
2. PROCESSUS ET CONDITIONS D’OCTROI DU CREDT-BAIL AU SEIN DE LA SGA…………….. 63
2.1. La constitution du dossier ……………………………………………………………………… 65
2.2. L’étude économique du dossier………………………………………………………… 71
2.3. L’analyse financière du dossier ……………………………………………………………… 71
3. ETUDE D’UNE DEMANDE EN LEASING…………………………………………………….. 72
3.1. Identification économique de l’affaire……………………………………………………………. 76
3.2. Diagnostic financière de l’entreprise………………………………………………………… 77
SECTION 2 : PRESENTATION DE L’ENQUËTE……………………………………………………………... 77
1. PRESENTATION DE L’ENQUËTE……………………………………………………………………. 78
[Link] de l’étude……………………………………………………………………………………….. 79
1.2.Méthodologie du travail……………………………………………………………………………… 79
[Link] de l’échantillon…………………………………………………………………………. 79
1.4.Répartition de l’échantillon………………………………………………………………………….. 81
2. RESULTAT DE L’ENQUETE ………………………………………………………………………….. 81
3. DISCUSSION DES RESULTATS AU SEIN DES BANQUE ET ETABLISSEMENTS FINANCIERS.. 82
[Link] des résultats du questionnaire………………………………………………………………. 85
[Link]ément d’enquête………………………………………………………………………………. 86
[Link] obstacles………………………………………………………………………………………
87
CONCLUSION GENERALE………………………………………………………………………………88

bibliographie :…………………………………… ……..…………………...…………………………. 90


annexe……………………………………………………………………………..………………….. 94

Table des matières………………………………………………………………………………………… … 112

115
Résumé :

Notre travail c’est essentiellement intéressé aux obstacles qui freinent le développement du
crédit bail en Algérie, qui malgré son apparition depuis les années 2000, n’a toujours pas atteint
sa place méritée sur le marché algérien financier. En effet, ce mode de financement qui semble
le mieux approprié pour les petites et moyennes entreprises n’ayant pas toutes les conditions
pour accéder à un financement classique, sans oublier les différents avantages qu’il offre et qui
dont ne dispose pas le crédit bancaire classique, reste toujours d’une participation modeste.

Cela donc, a attiré notre curiosité à chercher ces différentes contraintes qui laissent le
crédit bail moins demandé et développé en Algérie, à travers une enquête menée auprès des
banques et établissements financiers de la commune de Bejaia.

Abstract:

Our work is mainly concerned with the obstacles hindering the development of leasing in
Algeria, which despite its appearance since the 2000s, has not yet reached its deserved place on
the Algerian financial market. Indeed, this type of financing seems to be the most appropriate
for small and medium-sized enterprises which do not have all the conditions for access to
traditional financing, not forgetting the various advantages that it offers and which do not have
bank credit Classical, remains always of modest participation.

In addition, it attracted our curiosity to look for these various constraints which make
leasing credit less demanded and developed in Algeria, through a survey conducted with the
banks and financial institutions of the municipality of Bejaia.

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