Mémoire de Fin de Cycle: Thème
Mémoire de Fin de Cycle: Thème
Système LMD
Thème
Traitement comptable et constat
Fiscal du LEASING
Réalisé par : Encadrés par :
Promotion : 2020/2021
Remerciements
Quoi que je fasse ou que je dise, je ne saurai point te remercier comme il se doit.
Ton affectation me couvre, ta bienveillance me guide et ta présence à mes cotés
a toujours été ma source de force pour affronter les différents obstacles. Puisse
Dieu tout-puissant t’accorde une longue vie santé bonheur pour que notre vie soit
illuminée pour toujours.
Qui n’ont pas cessées de mon conseiller, encourager et soutenir tout au long de
mes études, que dieu les protèges et leurs offres la chance et le bonheur. Aussi à
mon chère-frère.
A mon Binôme
BOUZIDI MEHDI
KOUSSAILA
Dédicaces
Mehdi
Liste des abréviations
APSF : Association Professionnelle des sociétés de financement
DE : Droit d9enregistrement
Dédicaces
Introduction générale……………………………………………………....01
Conclusion
Conclusion
Conclusion
Bibliographie
1 Introduction générale
Le développement d9une économie est étroitement lié à celui des entreprises,
l9exemple de la Corée du Sud peut illustrer parfaitement cette corrélation, notamment celui
des petites et moyennes entreprises (PME) qui jouent un rôle vital dans la croissance et le
développement économique des pays et qui s9adaptent facilement à l9économie de marché.
Toutefois, l9essor et le succès des entreprises sont fortement liés à leur financement
et à leur évolution dans le cadre de leurs moyens de production. Ces derniers, sont le facteur
d9une meilleure capacité de production, d9un enrichissement de trésorerie et d9une
amélioration de rentabilité.
Les entreprises de nos jours, pour survivre, doivent s9adapter à un marché où la
concurrence est impitoyable et où la compétitivité ne cesse d9atteindre des niveaux de
performance de plus en plus élevés.
Cependant, les entreprises algériennes utilisent, le plus souvent, des équipements
obsolètes dépassant leur durée de vie économique en raison du renchérissement du coût
d9acquisition des équipements et les obstacles qu9elles rencontrent dans l9obtention des
financements. Ce problème de financement demeure l9obstacle majeur pour leur croissance.
Par ailleurs, le surendettement de ces entreprises notamment des PME les rend
incapables de générer les profits escomptés ou d9honorer leurs engagements vis-à-vis de leurs
banquiers, d9où le besoin de diversifier les sources de financement afin d9atteindre le double
objectif celui de développer leurs activités et d9investir dans la recherche et de conquérir de
nouveaux marchés.
Le financement traditionnel par crédit (crédits bancaires et fournisseur, acomptes de
leurs clients, prêts de leurs associés) constitue souvent l9instrument de financement idéal,
mais il ne peut être toujours un recours systématique.
Le besoin de diversifier les modes de financement des entreprises a poussé les
pouvoirs publics à prospecter de nouvelles sources de financement à travers le recours à
d9autres formules de financement tels que : l9emprunt obligataire, l9ouverture du capital à de
nouveaux investisseurs, le capital risque et le crédit-bail.
En effet, cette possibilité de financement appelée « crédit-bail » est accessible à
toutes les tailles d9entreprise, qu9il s9agisse de PME, de grandes entreprises, de
multinationales ou de professions libérales.
Né aux Etats-Unis dans les années 1950, le leasing ne fut introduit en Europe
notamment en France que vers les années 1960 sous la dénomination de crédit-bail. Arrivée
1
Introduction générale
Notre thème a été choisie est motivé principalement par cette raison :
Ces dernières années, le leasing devient un objectif qui s9inscrit dans le cadre de la
politique du gouvernement Algérien, qui veut le développer et l9encourager comme une
alternative de financement des entreprises Algériennes.
2
Introduction générale
Objectif du travail :
Hypothèses :
Afin de répondre aux questions posées précédemment, nous avons formulés deux
hypothèses permettant de préciser les axes d9investigations retenus dans cette recherche.
H1 : la comptabilisation du leasing en Algérie se fait selon le principe de la prééminence de
la réalité économique sur l9apparence juridique.
H2 : La fiscalité encourage les agents économiques à l9utilisation de la formule de ce mode
de financement par le droit de déductibilité.
Méthodologie de la recherche:
L9élaboration de ce travail suivra la démarche méthodologique suivante :
La démarche de travail suivie dans ce mémoire est dans un premier temps, la collecte
d9informations relatives aux aspects théoriques du leasing par la consultation des ouvrages,
3
Introduction générale
Dans le premier chapitre intitulé « Généralités sur le crédit-bail », nous avons abordé
les différentes définitions du leasing, ensuite sa typologie, et enfin ses avantages et ses
inconvenantes.
Dans le deuxième chapitre intitulé « aspect comptable du leasing », nous avons montré
les différentes approches comptables à travers le modèle anglo-saxonne, le modèle français et
le modèle algérien.
Enfin, dans le quatrième chapitre sera consacré l9aspect fiscal du leasing.
4
Chapitre I : étude descriptive du leasing
Chapitre I : Etude descriptive du leasing
3 Introduction
I Le crédit-bail a été depuis des siècles utilisé d'une manière ou d'une autre sous
différentes appellations, il s'impose, se popularise et se développe dans le monde de plus en
plus. Sa percée dans l9espace et dans le temps n9est pas due au hasard. S9il a pu traverser les
siècles et les continents, s9il s9impose comme un moyen de financement de plus en plus
sollicité, c9est qu9il présente divers attraits aussi bien pour les entreprises que pour les sociétés
de crédit-bail.
Le crédit-bail est une technique de financement des investissements, relativement
récente, elle est devenue une alternative concurrentielle autant pour les financiers que pour les
clients, ce qui nous amène, avant d9approfondir notre étude, à présenter cette alternative en
abordant quelques notions de base.
En effet, l9objet de ce chapitre est de présenter les éléments permettant de bien
comprendre le concept de crédit-bail en introduisant ses principes.
Ce premier chapitre sera destiné à une étude descriptive du crédit-bail en général.
Tout d9abord, nous allons déceler ses origines pour évaluer son développement dans le
monde.
Ensuite, nous essayerons de donner une définition globale et complète avec une
explication de son mécanisme de fonctionnement. Enfin, nous aurons à aborder la typologie
du crédit-bail, ses dérivés et afin de ne pas le confondre avec d9autres pratiques, nous
étudierons les opérations qui lui sont voisines. D9où la présentation de ce chapitre en trois
sections :
1. Introduction au concept du crédit-bail
2. La typologie du crédit-bail
3. Les avantages et les inconvénients du leasing
5
Chapitre I : Etude descriptive du leasing
1
GARRIDO Eric, « Le cadre économique et réglementaire du crédit-bail», Tome 1, Edition Revue Banque, Paris, 2002, p.
6
Chapitre I : Etude descriptive du leasing
aux États-Unis2, lorsque la location ordinaire a reçu une fonctionnalité supplémentaire (c9est-
à-dire location et financement) ce qui a eu pour résultat une croissance gigantesque dans les
pays développés de l'Ouest.
2
PHILIPPOSSIAN Pascal, « Le crédit-bail et le leasing : outils de financements locatifs »", Edition SEFI, Montréal, 1998, p.5
3
GARRIDO Eric, Op.Cit., Tome 1, p. 24.
7
Chapitre I : Etude descriptive du leasing
finira par devenir une technique financière à part entière. Après 10 ans de son apparition, le
Dans les années 60, ce mode de financement franchissait l9Atlantique pour atteindre
le « Royaume-Uni » qui fut le premier pays à introduire le crédit-bail par la création de la
4
LAURE Maurice, « L'apport du crédit-bail aux techniques financières», Revue Banque N° 364, Paris, juillet/août 1977, p. 7.
5
BENGELOUN Mohamed Amine, « Evolution et perspectives du crédit-bail au Maroc», Première assises national du crédit-bail, Maroc, 14
mai 2002
8
Chapitre I : Etude descriptive du leasing
1% 18% 37%
20%
24%
6
GIOVANOLI. M, «Le crédit-bail en Europe : développement et nature juridique». Edition Librairies Techniques, Paris, 1980, p.51.
9
Chapitre I : Etude descriptive du leasing
Tableau n°01 : La part moyenne du leasing dans le financement des biens d'investissement en
Europe entre 1999 et 2005
Source : KRAENZLIN Sebastien , « Leasing: tendances actuelle », Edition Economic Reasearch, Suisse,
Octobre 2006, p.4.
7
KRAENZLIN Sebastien, Op.Cit., p.4
8
HAMMADI Mohamed, « Le crédit-bail au Maroc », Premières assises nationales du crédit-bail au Maroc,
organisé par l9Association Professionnel des Sociétés de Financement, Maroc, 14 mai 2002.
10
Chapitre I : Etude descriptive du leasing
5000
4363,7
400
0
CBM
300
0 CBI
603,9
200
1965
1967
1969
1971
1973
1975
1977
1979
1981
1983
1985
1987
1989
1991
1993
1995
1997
1999
2001
Source : Le rapport annuel de l’Association Professionnelle des Sociétés de Financement (APSF), 2001,
MAROC, p.15.
Il y a lieu de mentionner qu9au Maroc les sociétés de crédit-bail dument agréées sont
des membres de droit de l9association professionnelle des Sociétés de financement (APSF).
L'APSF a été instituée par la loi du 6 juillet 1993 régissant l9activité et le contrôle des
établissements de crédit et a été confirmée par la loi du 14 février 2006 relative aux
établissements de crédit et organismes assimilés 9.
Elle a pour objet notamment d9étudier les moyens d9amélioration de la technique du
crédit en général, le crédit-bail en particulier et de stimuler la concurrence.
L'APSF sert d9intermédiaire, pour les questions concernant la profession, entre ses
membres d9une part, et les pouvoirs publics ou tout autre organisme national ou étranger,
d9autre part.
9
Le rapport annuel des associations professionnelles des sociétés de financement (APSF), 2001, MAROC, p.15
11
Chapitre I : Etude descriptive du leasing
En Algérie, le crédit-bail est évoqué pour la première fois dans la loi 90-10 du 14
avril 1990, il est assimilé à des opérations de crédit.
Cependant, durant des années, le leasing a été relégué au second degré, l'absence
d'une culture de leasing en Algérie a considérablement compliqué la tâche des établissements
qui offraient ce produit, dans la mesure où les opérateurs continuaient à constater les biens en
tant qu'investissement et à les amortir. Durant la dernière décennie, d'innombrables difficultés
ont été constatées par les banques qui pratiquaient cette formule11.
À cet effet, Algérien Saoudite leasing « ASL » et « AL BARAKA » sont les premiers
qui ont inauguré timidement le marché algérien. Néanmoins, dès le début des années 2000,
plusieurs établissements financiers et banques privées se sont lancés dans cette activité.
Actuellement jusqu'à 2011, le marché algérien du leasing est partagé entre cinq banques
privées étrangères et une banque publique: 12
AL BARAKA Bank ;
la Société Générale ;
Natexis Banque Populaire d9Algérie ;
BNP Paribas El Djazaïr ;
banco Espirito Santo ; la Banque d9agriculture et de Développement Rural «BADR».
Ainsi que sept établissements financiers, à savoir :
Maghreb Leasing Algérie (MLA) ;
Arabe Leasing Corporation (ALC) ;
CETELEM Algérie ;
La Société Financière d9Investissement, de participation et de placement
10
JEBALTI Salah, « Le leasing en Tunisie », Premières assises nationales du crédit-bail, panel I : Regards croisés sur le
crédit-bail, organisé par l9Association Professionnel des Sociétés de Financements, 14 mai 2002
11
HIDEUR Nacer, « Le leasing en Algérie », Premières assises nationales du crédit-bail, panel I : Regards croisés sur le
crédit-bail, organisé par l9Association Professionnel des Sociétés de Financements, 14 mai 2002.
12
Rapport d9activité d9AL BARAKA banque, 2011, p.6.
12
Chapitre I : Etude descriptive du leasing
(SOFINANCE) ;
La Société de Refinancement Hypothécaire (SRH) ;
La Société Nationale de Leasing (SNL) ;
"7'ليج䐥' Leasing Algérie.
Source : Chiffres données par ces établissements publiés dans leurs rapports d’activité annuelle.
et non systématique c'est-à-dire qu'elle n'est pas jugée comme un élément essentiel dans le
contrat du leasing 13.
Autrement dit, tous les biens dont la propriété est transmissible, peuvent faire l9objet
d9un contrat de crédit-bail et seules les personnes morales et les personnes physiques
professionnelles peuvent être concernées par ce genre de contrat. Au plan juridique, la
propriété revient à la société de crédit-bail et les biens objet du contrat doivent être à usage
professionnel. Aussi, l9option d9achat est une promesse de vente unilatérale faite au plus tard
en fin de bail.
13
GERVAIS Jean-François, « Les clés du leasing », Édition d9Organisation, Paris, 2004, p.5.
14
Ordonnance n°67/837 du 28 septembre 1967, article 5, modifiant et complétant la loi du 02 juillet 1966.
15
ABDESSATAR khouildi, « Introduction aux techniques islamiques de financement », acte de séminaire N°37, DJEDAH ARABIE
SAOUDITE, 5-9 décembre 1992, pp. 131-132
14
Chapitre I : Etude descriptive du leasing
l'unification du droit privé) sur le crédit-bail international à Ottawa. Cette convention vient
pour réguler le leasing international et d'éviter les conflits qui peuvent exister entre les
différents régimes juridiques des parties de l'opération du crédit-bail.
Cependant, le premier article, décrit le leasing comme l9opération dans laquelle une
partie (le crédit-bailleur) conclut sur l9indication d9une autre partie (le crédit- preneur), un
contrat dénommé le « contrat de fourniture », avec une troisième partie (le fournisseur). En
vertu duquel elle acquiert un bien d9équipement, du matériel ou de l9outillage dans des termes
approuvés par le crédit-preneur, et conclut un contrat dénommé le « contrat de crédit-bail »
avec le crédit-preneur donnant à celui-ci le droit d9utiliser le matériel moyennant le paiement
de loyers16.
A mon sens, le crédit-bail peut être défini comme une location d9un bien à usage
professionnel avec promesse unilatérale de vente, au plus tard à l9expiration du contrat, au
profit du locataire pour un prix convenu à l9avance.
C'est une technique par laquelle une entreprise, dite de crédit-bailleur acquiert, sur la
demande d9un client (crédit-preneur), la propriété de biens d9équipement mobiliers ou
immobiliers, en vue de les donner en location à ce dernier pour une durée déterminée
correspond à la durée de vie économique du bien en question en contrepartie de redevances ou
de loyers. L'utilisateur n'est donc pas juridiquement propriétaire du bien mis à sa disposition
pendant la durée du contrat.
A la fin du contrat, il a la possibilité de restituer le bien à la société crédit- bailleur,
ou bien demander le renouvellement du contrat, si non exercer son option d'achat et acquérir
le bien pour un prix symbolique qui est la valeur résiduelle du bien loué.
16
DOUVIER Pierre-Jean, « Droit et pratique du commerce international », Tome 21, éditions les hybrides, Paris, 1995, p.76
15
Chapitre I : Etude descriptive du leasing
Il s'agit d'un organisme qui est généralement une banque, un établissement financier,
ou une société de leasing. À la demande de son client, la société du crédit-bail accepte de
financer l'opération en se portant acquéreur du bien mobilier ou immobilier. Juridiquement le
bailleur est le propriétaire du bien jusqu'au dénouement de l'opération, avec le droit
d'utilisation pour le locataire en contre partie de loyers.
C'est celui qui désire acquérir le bien, ainsi il a la possibilité de le choisir selon (la
marque, le type...) ; éventuellement il peut choisir même le fournisseur. Le preneur bénéficie
d'un bien sans avoir à le financer immédiatement dans son intégralité.
Il est le propriétaire économique du bien loué pour une période bien déterminée en
payant les redevances convenues au bailleur.
Les clients qui peuvent accéder à ce type de financement sont divers. En réalité il
s'agit d'un opérateur économique, personne physique ou morale, ce sont tous les entreprises et
les établissements professionnels à caractère industriel et commercial.
En réalité, toutes les entreprises peuvent recourir à ce produit, notamment :
Les artisans, commerçants ou les professions libérales, qu9ils soient en affaires
personnelles ou en sociétés civiles ou de capitaux ;
Les petites entreprises de tous les secteurs d'activités ;
Les entreprises industrielles, les sociétés de services informatiques ou même les
exploitations agricoles ;
Les grandes entreprises comme les multinationales ;
Les entreprises publiques, les collectivités locales et même certaines administrations
publiques ;
16
Chapitre I : Etude descriptive du leasing
Les associations à but non lucratif (pour l9usage d9une photocopieuse par exemple )17.
1.3.1.3 Le fournisseur
C9est celui qui vend le bien objet du contrat de crédit-bail au bailleur suite à la
commande de ce dernier conformément aux conditions de fabrication arrêtées par le preneur.
Dans certains cas le fournisseur peut être en même temps le preneur (cession- bail).
Dans un premier temps, le client, futur preneur, désire acquérir un bien dont il a
besoin, mais il ne possède pas les fonds requis au financement de cet investissement ou désir
les affecter à d9autres fins, le client, futur preneur, choisit parmi les différentes formules
d9emprunt, le crédit-bail.
Ensuite, il contacte le crédit-bailleur et lui adresse une demande pour l'acquisition du
bien. Ce bien pouvant être mobilier ou immobilier dans sa nature.
La demande faite par le futur preneur est précédée par le choix du bien d'équipement,
et du fournisseur qui s'effectue selon ses besoins. Il détermine ainsi la qualité, la quantité et
même la nature du bien à usage professionnel qu'il désir.
Ce choix peut être effectué selon deux modalités : parfois le futur utilisateur
communique toutes les données et les renseignements au crédit-bailleur qui se charge de
conclure le contrat de vente avec un tiers fournisseur fabricant ou producteur.
Il peut aussi arriver que le futur preneur sollicite le crédit-bailleur alors qu'il a déjà
commandé sous condition suspensive d'obtenir l'accord de ce dernier le matériel dont il a
besoin auprès du fournisseur.
Ainsi, il faut souligner que la demande du futur preneur se présente sous un double
aspect :
17
GERVAIS Jean François, Op.Cit., p. 10.
17
Chapitre I : Etude descriptive du leasing
les loyers
Par loyer, il faut entendre le prix de la location du bien d'équipement dans le contrat
qui doit être versé en totalité selon les termes et la périodicité convenus. Les parties insèrent
généralement une clause pénale afin de se prémunir de la défaillance du crédit-preneur19.
18
GERVAIS Jean François, Op.Cit., p. 102.
19
NGAVANGA Nicaisie Magloire, «La propriété- garantie dans le droit OHADA», Mémoire de DEA-Droit des Affaires, Université
18
Chapitre I : Etude descriptive du leasing
Les loyers peuvent être constants, progressifs ou dégressifs, mais leur montant est
souvent en fonction : du montant du contrat, de la qualité du locataire, de la dépréciation du
bien, du taux d9intérêt fixe ou variable, de la durée d9amortissement du bien à financer, de la
valeur résiduelle du bien et des frais de dossier.
Enfin le paiement des loyers peut être soit mensuel, trimestriel, semestriel ou annuel.
Dans certaine cas le crédit-bailleur peut exiger le règlement d'un dépôt de garantie (trois mois
de loyer) avec le paiement du premier loyer.
19
Chapitre I : Etude descriptive du leasing
21
GIOVANOLI. M., Op.Cit., p.65.
21
Chapitre I : Etude descriptive du leasing
aubaine. Le crédit-preneur peut aussi se porter pour la conclusion d'un nouveau bail avec le
crédit-bailleur sur le même bien.
Une telle hypothèse peut légitimement donner lieu à une renégociation des termes du
contrat notamment une réduction du taux du loyer (le propriétaire ayant déjà amorti la charge
financière d'achat). Dans ce cas un accord nouveau régira les relations des parties.
Pour conclure, nous pouvons dire qu'une opération de crédit-bail est caractérisée par :
La forme d'un engagement contractuel de la part d'un locataire, à payer à un bailleur
des redevances périodiques, en contre partie le droit d9utiliser un actif lui appartenant ;
La conclusion de trois contrats : contrat technique entre le preneur et le fournisseur,
contrat de fourniture entre le fournisseur et le bailleur, contrat de crédit-bail entre
le bailleur et le preneur ;
La caractéristique essentielle de ce contrat où le locataire acquiert la valeur
économique de l'actif, tandis que le prêteur conserve le titre de propriété de ce même
actif. Le locataire n'en a que l9usage ;
Les loyers versés à la société de crédit-bail qui comprennent l'amortissement des
capitaux mis en Suvre et le coût d'intermédiation qui comporte : les frais financiers
correspondant à la rémunération des capitaux engagés, les frais de gestion et la marge
bénéficiaire ;
Le contrat qui est passé pour une durée fondée normalement sur la durée de vie
économique du bien considéré ;
Le locataire qui doit faire assurer le matériel et le maintenir en bon fonctionnement
pendant toute la durée du contrat ;
L9achat du bien loué, par le locataire, au plafond à l9échéance du contrat, à sa valeur
résiduelle qui tient compte des loyers perçus jusqu9à la levée de l'option. Il peut
également renouveler le contrat de crédit-bail sur de nouvelles bases ou restituer
purement et simplement le bien.
22
Chapitre I : Etude descriptive du leasing
C'est la forme qui s'apparente le plus au crédit-bail défini en France ainsi qu'en
Algérie. Dans cette d'opération, le preneur paie l9intégralité du coût d9achat du bien, y
compris les intérêts, durant la période de location de base, de sorte que la levée de l9option
d9achat en fin de contrat est probable.
Le rôle du bailleur s'identifie à celui du bailleur de fonds. Cette attitude est confirmée
par le caractère souvent symbolique de la valeur résiduelle prévue comme base de l'option
23
Chapitre I : Etude descriptive du leasing
d'achat laissée au locataire. Ce type d'opération est également qualifié de full pay out lease.
C'est pour avoir un équipement en bon état en fin du contrat, que le bailleur inclut
dans le contrat de leasing opérationnel, les services tels que l'entretien et la maintenance. Le
bailleur espère atteindre son objectif de profit par une relocation ou une vente du matériel,
d'où la nécessité d'avoir un équipement en bon état.
22
BEY El Mokhtar, «le leasing et ses principales caractéristiques dans le monde», Revue Finances et développement au Magreb N° 16 et 17,
24
Chapitre I : Etude descriptive du leasing
Dans lequel nous intégrons tous les facteurs aboutissant à l9abaissement du coût de
l9opération, donc du montant du loyer tels que : la fiscalité, l9effet de volume des achats, les
conditions de refinancement du bailleur, etc.
Le plus connu et le plus important est le leasing fiscal dont le montage met en jeu des
conseils comme ceux de l'expert comptable ou les conseils juridiques et fiscaux2.
Enfin, dans notre travail, nous ferons surtout référence au leasing financier.et pour
conclure ce point nous présentons une comparaison entre le crédit-bail financier et le crédit-
bail opérationnel.
25
Chapitre I : Etude descriptive du leasing
24
BOUYACOUB Farouk, « L9entreprise et le financement bancaire », Edition CASBAH, Alger, 2000, p. 254 .
26
Chapitre I : Etude descriptive du leasing
La durée du contrat est entre 2 et 7 ans. Cette période est irrévocable, elle est fixée
selon la durée de l'amortissement fiscal du bien.
Les loyers sont versés par le preneur selon les clauses du contrat du crédit-bail.
Toutefois, il est permis au client d'effectuer un premier paiement équivalant à un apport
personnel et dont la somme équivaut à un loyer majoré afin de diminuer les loyers futurs.
Ainsi, il est souvent possible de trouver des paiements de garanties complémentaires
auprès de certains contrats de crédit-bail mobilier. A titre d'exemple, nous citons l'assistance,
le contrat d'entretien du matériel ou encore les charges relatives au coût de la livraison et aux
assurances.
En effet, un vol ou une destruction totale du bien peut engendrer une perte financière,
surtout lorsque l'assurance ne couvre qu'une valeur inférieure à la somme qui reste à payer.
Par extension à ce principe, nous trouvons certains organismes qui acceptent les
achats définitifs à tout moment de la durée du contrat. Il est à noter que le prix final du bien
est minoré des loyers acquittés au cours du contrat ainsi que d'un éventuel dépôt de garantie.
Le dépôt de garantie est récupéré par le client à la fin du contrat si ce dernier ne désire en
aucun cas devenir propriétaire légitime du bien financé.
Après le grand succès du crédit-bail mobilier aux Etats-Unis, il est apparu le crédit-
bail immobilier qui a pris une place considérable.
27
Chapitre I : Etude descriptive du leasing
Il est une forme de crédit moderne qui permet de financer un bâtiment existant ou à
construire à usage professionnel, pour le compte du crédit-bailleur, ainsi il s9effectue de la
même manière que le leasing mobilier.
Le loyer est généralement composé d'une fraction du capital investi par la société de
crédit-bail, de l'intérêt courant sur ce capital et d9une marge bénéficiaire pour la société de
financement.
Dans ce cas de contrat, la société de crédit-bail immobilier fait un placement
avantageux car elle reste propriétaire du bien pendant toute la durée du crédit-bail et cela sans
aucun risque.
Par contre la pratique du crédit-bail comporte quelques risques : la société utilisatrice
sera dans l9obligation de payer la rente jusqu'à la clôture du contrat de crédit- bail même en
cas de disparition de l'immeuble sauf disposition contraire au contrat (clause de fin anticipée
au contrat). Dans ce cas, elle devra payer une pénalité contractuelle.
Cependant, le leasing immobilier n9est pas soumis au paiement de droits
25
CARRIDO Eric, Op.Cit., Tome 1, p. 28
28
Chapitre I : Etude descriptive du leasing
Il est vrai que le schéma général de l'opération du crédit-bail immobilier est le même
qu'en matière de crédit-bail mobilier, toutefois, la complexité de l'opération est plus grande.
Cette complexité a deux causes :
Une cause économique : L9importance des capitaux engagés par la société de leasing dans
l'achat du terrain, ainsi que la construction d'une usine, d'un immeuble, peut même amener
le preneur à contribuer au financement de l'investissement soit en apportant le terrain, soit
des capitaux. De plus la construction d'un immeuble est une opération plus difficile que
l'achat d'un matériel ;
Une cause juridique : La diversité des contrats relatifs à l'immeuble, et surtout la location à
usage commercial, obéissant à des régimes particuliers dont le contenu se concilie parfois
assez mal avec l'opération de crédit-bail. Ainsi, cette complexité est constatée dans le
mécanisme du crédit-bail immobilier lui-même.
Dans cette situation il faut que l'utilisateur trouve sur le marché immobilier
26
CARRIDO Eric, Op.Cit., Tome 1, p.98
29
Chapitre I : Etude descriptive du leasing
l'immeuble qui correspond à ses besoins, le plus souvent, il est déjà propriétaire et c'est lui qui
vend l'immeuble à la société de crédit-bail. Cette opération, dite « lease-back » ou
« cession-bail ».
Ainsi, dans un autre cas, l'utilisateur peut participer au financement de cette
opération en construisant une société civile immobilière et en s9associant avec la société de
crédit-bail, chacun détenant une part de capital (le bailleur étant gérant statutaire). La société
civile immobilière paie une partie de loyers au titre de crédit-bail. Enfin de bail, l'utilisateur
peut acquérir les parts de la société civile qui appartiennent à la société de crédit-bail.
La construction de l'immeuble
La société de crédit-bail (ou la société civile immobilière) doit ensuite faire procéder
à la construction de l'immeuble. Elle en assume la charge financière mais c9est le locataire qui
est chargé de suivre l9exécution de la construction et d9effectuer toutes les démarches
nécessaires pour le compte du bailleur l9apporteur des fonds.
L'utilisateur agit auprès des administrations, des entreprises de travaux chargés de la
construction, en vertu d'un mandat de la société de crédit-bail. Des clauses détaillées
exonèrent la société de crédit-bail des risques et aléas de la construction27.
La figure n°2 ci-après va expliquer mieux le mécanisme du crédit-bail immobilier
dans le cas d9immeuble à construire.
27
RIVERS Jean Louis, CONTAMINE ROYAND Lange-Monique, «Droit bancaire», 6éme édition, Dalloz, Paris, 1995, p. 386
30
Chapitre I : Etude descriptive du leasing
Le locataire donc, à la fin du contrat, a le choix entre lever l9option d9achat ce qui est
souvent pratiqué ou renouveler le bail ou restituer l9immeuble.
Cependant, il existe certaines particularités :
31
Chapitre I : Etude descriptive du leasing
que :
Le fonds de commerce ;
Toutefois, les loyers ne sont déductibles du bénéfice imposable sauf la part des frais
financiers, selon le principe du non amortissement des fonds de commerce 28.
Cependant, en France la loi n°86-12 du 6 janvier 1986 a tenu compte des opérations du crédit-
bail sur le fonds de commerce.
Il convient, néanmoins, de noter que cette dernière a interdit les opérations de cession-bail ou
lease back sur le fonds de commerce. En conséquence, ces opérations ne peuvent concerner
que des opérations d'acquisition de fonds de commerce en vue d'obtenir de la trésorerie1.
Dans la pratique, cette formule n'a pas eu beaucoup de succès pour les raisons suivantes :
Les avantages fiscaux sont limités (le non amortissement du fonds de commerce) ;
Cette opération est très risquée pour le crédit-bailleur car la valeur du fonds de commerce
constitue pour lui la principale garantie et celle-ci varie avec le temps ;
28
DI MARTINO Michel, « Guide financier de la petite et moyenne entreprise », Edition Organisation, Mars 1993, Paris, p. 101.
32
Chapitre I : Etude descriptive du leasing
Le crédit-bail national est une opération qui met en présence une société de crédit-
bail et un opérateur économique, tous les deux résidant dans le même pays. La résidence du
fournisseur n9est pas prise en considération.
29
BOUYACOUB Farouk, Op.Cit., p. 258.
30
SEKFALI Zine, « Droit des financements structurés », Edition Revue Banque, Paris, 2004, p. 366.
33
Chapitre I : Etude descriptive du leasing
En plus, dans certains pays il y a des lois des exonérations des droits de douanes pour
importation temporaire du bien loué ou de droits de mutation lorsque le preneur exerce
l'option d'achat. L'avantage fiscal sera triple.
Avec toutes ces différentes lois et juridictions du traitement du leasing au niveau les
pays, la convention d'Ottawa vient régler tout conflit qui peut se produire lors d'un leasing
international.
34
Chapitre I : Etude descriptive du leasing
C9est ainsi, que le crédit-bail est devenu une alternative concurrentielle autant pour
les financiers que pour les entreprises.
Nous allons présenter dans cette section d9une manière générale les avantages et les
inconvénients qu9il présente et enfin citer les risques induits par l9utilisation de ce mode de
financement.
35
Chapitre I : Etude descriptive du leasing
Avantages fiscaux :
Le leasing présente un avantage fiscal qui se manifeste sur la déductibilité des loyers et
l9allégement du poids de la TVA.
- Les loyers payés au bailleur sont considérés comme des charges financières et
parconséquent ils sont intégralement déductibles du résultat imposable.
- La charge de la TVA est étalée sur toute la durée de la location, elle est payée au fur
et àmesure par le locataire lors des facturations des loyers par le bailleur.
La durée du bail, le loyer et l9option d9achat peuvent varier considérablement selon les
besoins du preneur. Le bail peut être agencé en fonction du budget d9exploitation de
l9entreprise ou de ses mouvements de trésorerie.
Le leasing ne nécessite pas des garanties lourdes à supporter par le client. La société de
leasing peut s9en tenir à la propriété de bien à financé, qu9elle détient jusqu9à l9expiration du
contrat.
L’option d’achat :
Qui laisse au preneur une marge de manSuvre, quant à l9option final (achat, restitution,
et relocation), lui permettant de décider au moment opportun du choix le plus indiqué en
fonction de la situation et des besoins de son entreprise.
Le leasing permet de respecter la réalité économique selon laquelle le bien génère lui-
même les revenus nécessaires à son remboursement à travers la valeur ajoutée qu9il produit.
36
Chapitre I : Etude descriptive du leasing
La propriété juridique constitue la principale garantie pour le bailleur ce qu9il fait de lui
un créancier privilégié par rapport à d9autres organismes préteurs. Cela lui permet de
récupérer l9équipement en cas de défaillance du preneur.
Avantages fiscaux :
Le leasing génère des rendements importants par rapport aux autres types de crédits.
Cette différence se justifie par le risque que prend le bailleur en finançant intégralement
l9investissement.
Risque d’obsolescence :
Dans le cas où l9option d9achat est levée à l9expiration du contrat, la propriété juridique
se transfère au profit du preneur, donc c9est lui qui supporte le risque d9obsolescence.
Le suivi de l’équipement :
Réductions supplémentaires :
En tant que client important, le crédit-bailleur peut parfois recevoir des réductions des
fournisseurs de biens. Il en fera ainsi profiter le locataire31
31
Mouloudj R et Moussaoui S., 2012, « Le crédit-bail : théorie et pratique en Algérie », Cas
NATIXIS Bejaïa, Mémoire de Master en Science de Gestion, Option : Comptabilité, Contrôle,
Audit, Université du Bejaïa, Bejaïa, pp 14-17.
37
Chapitre I : Etude descriptive du leasing
32
Bruneau CH., 1999, « Le crédit-bail mobilier », Revue Banque Edition, Paris, p33.
38
Chapitre I : Etude descriptive du leasing
Dans ce fait, il faut des moyens de prévention pour que les sociétés de leasing puissent
se protéger contre ces risques33.
33
Beladel A., 2011, « Le crédit-bail une alternative de financement des entreprises en Algérie »,
Mémoire deMagister en Science Economiques, Option : Monnaies, Finance, Banque, Université de
Tizi Ouzou, p 93
39
Chapitre I : Etude descriptive du leasing
Conclusion :
Le leasing est un contrat de location d9un actif possédé par le loueur (ou crédit-bailleur) en
échange de loyers réguliers payés par le locataire (ou crédit-preneur). Le crédit-bailleur
demeure propriétaire de l9actif faisant l9objet de leasing.
Nous venons de voir dans ce premier chapitre, des types de leasing différents et
diversifies es principales étapes de son évolution et de son développement, touchant
pratiquement tous les domaines d9activité, vue son importance, beaucoup d9entreprises ont
des raisons valables de se financer par le biais du leasing. En effet, ce type de contrat sert
notamment à financer tous types d9équipements mobiliers et immobiliers.
Ainsi, malgré tous ses inconvénients, le leasing reste un moyen de financement très
intéressant pour le bailleur, le preneur, et encore plus pour l9économie.
40
Chapitre II : Aspect comptable du leasing
Chapitre II : Aspect comptable du leasing
Afin de mieux illustrer l9aspect comptable, nous allons articuler notre présentation
sur trois pays : les Etats Unis d9Amérique pour l9approche anglo-saxonne, la France pour
l9approche européenne et enfin l9approche algérienne. Là, nous serons amenés à traiter
l9aspect comptable en nous référons aux normes GAAP pour le référentiel américain, à
l9application des normes IAS/IFRS en France et le référentiel algérien SCF avec des exemples
illustrant chacun de ces approches.
41
Chapitre II : Aspect comptable du leasing
«&La comptabilité américaine est régie par les règles énoncées dans les Generally
Accepted Accounting Principles, connus sous le nom de GAAP»34. Ces règles sont
formalisées par le Financial Accounting Standards Board (FASB) qui est aussi chargé de les
faire appliquer.
34
GARRIDO Eric, Op.Cit., Tome 2, p. 35
42
Chapitre II : Aspect comptable du leasing
disposition d9un bien d9équipement dans le seul but de son utilisation. Le bailleur ne s'engage
pas à céder son bien.
Néanmoins, ce type de contrat n9est pas destiné à financer des biens devant, à terme,
figurer dans le patrimoine du locataire. La durée du contrat est inférieure à la durée de vie
économique du bien. Dans ce cas il est comptabilisé comme une véritable location simple.
La classification d'un contrat de crédit-bail en "capital lease" peut se faire sous quatre
conditions établies par le FASB. Il suffit qu'une des quatre conditions suivantes soit remplie
pour que la société puisse inscrire ce contrat à l'actif. Dans le cas contraire, elle est qualifiée
d'opérating lease.
Ces conditions s9appliquent au locataire et au bailleur et sont :35
Condition n°1
Condition n°2
L'existence d'une option d'achat comme une clause du contrat de leasing au profit
du locataire enfin de bail pour un montant inférieur à la valeur vénale du bien à la date de
la levée de l9option, il est fortement possible que le locataire décide de l9acquérir ;
Condition n°3
Condition n°4
La valeur actualisée des loyers est supérieure ou égale à 90% du prix de vente du
bien. Le locataire paye plus de 90% de la valeur d9origine du bien, il sera considéré
35
GARRIDO Eric, Op.Cit., Tome 2, p. 35.
43
Chapitre II : Aspect comptable du leasing
comme l9acheteur du bien. Nous notons que ces loyers représentent le montant des
redevances à payer par le locataire majoré éventuellement soit par le montant de l9option
d9achat si elle est prévue, ou le montant de la valeur résiduelle par laquelle le locataire
garantit la restitution du bien.
Ainsi, l'enregistrement du bien en crédit-bail se fera dans tous les cas, au plus bas de la valeur
actuelle des paiements et de la valeur réelle du bien.
Cependant, la norme FAS Statement 13 énonce que le taux retenu pour le calcul de la
valeur actuelle des paiements est le taux le plus faible des deux taux suivants :
Le taux d9intérêt implicite de l9opération utilisé par le bailleur ;
Le taux d9emprunt qui est le taux du marché financier pour lequel le locataire peut
emprunter des fonds pour un montant et une durée similaires.
Il y a lieu de préciser qu9une opération de capital lease ne signifie pas pour autant
qu9il y ait un transfert juridique de la propriété du bien au locataire avant que ce dernier n'ait
effectué l'intégralité des paiements dus. Cette opération ne correspond donc ni à la
qualification juridique française de location vente, ni à la vente avec clause de réserve de
propriété ni même à la vente à tempérament.
Enfin, si une opération de leasing remplit les quatre premiers critères, pour le
locataire et pour le bailleur, mais ne remplit pas les deux conditions spécifiques au bailleur,
dans ce cas elle sera qualifiée de capital lease pour le locataire mais d'operating lease pour le
bailleur.
44
Chapitre II : Aspect comptable du leasing
Cas n°1
Les caractéristiques du contrat sont :
Transfert de la propriété du bien à la fin du contrat ;
Prix de l'option d'achat : 5000$ ;
Valeur vénale : 10 000$ ;
Durée du contrat : 4 ans ;
Durée de vie du bien : 5 ans ;
Valeur du bien : 100 000$ ;
Loyer annuel (payable d'avance) :30 000$. Le test des conditions :
Condition n°3 : oui, la durée du contrat couvre la majeure partie de la durée de vie
économique du bien ;
Condition n°4 : oui, la valeur actuelle des paiements est supérieure à la valeur du bien :
la valeur actuelle des paiements avec un taux d'actualisation de 10%. VA=30 000+
30000(1,1)-1+30 000(1,1)-2+30000 (1,1)-3= 104 605,55$.
Cas n°2
Les caractéristiques du contrat sont :
Pas de transfert prévu à la fin du contrat.
Prix de levée de l'option : 5000$ ;
Valeur vénale : 6000$ ;
Durée du contrat : 4 ans ;
Durée de vie du bien : 5 ans ;
Valeur du bien : 80 000 $ ;
36
PINTURIER Laurent, LEJONETTE-ROSSON Carol, «Manuel de comptabilité anglo-saxonne»,2eme édition, Edition
LexisNexis, Paris, 2005, p. 283.
45
Chapitre II : Aspect comptable du leasing
Condition n°3 : oui, la durée du contrat couvre la majeure partie de la durée de vie
économique du bien ;
Condition n°4 : non, car la Valeur actuelle des paiements est inférieure à la valeur du
bien :
VA = 20 000 + 20 000 (1,1)-1 + 20000 (1.1)-2 + 20000 (1,1)-3 =69 737, 03$.
Le contrat ne remplit que deux des quatre conditions (la condition n°2 la condition
n°3), mais la société pourra inscrire ce contrat en "capital lease".
Cas n°3
Les caractéristiques du contrat sont :
Pas de transfert prévu à la fin du contrat
Durée du contrat : 3ans ;
Durée de vie du bien : 5ans ;
Valeur du bien : 90 000$ ;
Loyer annuel : 30 000$. Le test des conditions :
Condition n°4 : oui, la valeur actuelle des paiements est supérieure à la valeur du bien.
VA = 30 000+30 000 (1,1)-1+ 30 000 (1.1)-2= 82 066,11$.
Le contrat ne remplit qu'une des quatre conditions (la condition n°4), mais la société
pourra inscrire ce contrat en "capital lease" car il suffit d'une condition.
Comme nous avons vu ci-dessus, le modèle américain a fait une classification selon
la nature de l'opération crédit-bail qu'elle soit capital lease ou operating lease. Cette
différenciation apparait notamment dans le traitement comptable.
Si un contrat de crédit-bail transfère pratiquement tous les avantages et les risques
46
Chapitre II : Aspect comptable du leasing
associés à la propriété du bien (capital lease), il doit être comptabilisé par le locataire comme
l'achat d'un bien, et comme une vente ou un financement par le bailleur. Si non il doit être
comptabilisé comme une simple location.
Dans ce qui suit, nous allons présenter la comptabilisation chez chacun des
signataires du contrat de leasing.
Le locataire enregistre le bien objet du contrat à l9actif de son bilan pour sa juste
valeur (valeur vénale du bien considéré sur le marché) appréciée à la date de conclusion du
bail ou, si elle est inférieure, à la valeur actualisée des paiements minimaux à effectuer par le
preneur (la valeur actuelle nette des loyers à verser plus la valeur actuelle de la valeur
résiduelle si elle est garantie par le locataire, ou à défaut, l9option d9achat). En contre partie,
une dette du même montant est enregistrée au passif.
Puisque le bien objet du contrat est porté à l9actif du bilan du locataire, ce dernier a la
possibilité de l9amortir soit sur la durée de vie économique (s9il est certain de la levée de
l9option d9achat), soit sur la durée du contrat de bail (s9il ne compte pas lever l9option
d9achat).
Le locataire comptabilise l9opération comme une simple location. Les loyers sont
comptabilisés comme des charges locatives au compte de résultats.
En effet, le locataire est tenu de fournir des renseignements sur la transaction en
annexe de son bilan.
Le traitement comptable chez le bailleur diffère aussi dans le cas d9un capital lease ou
47
Chapitre II : Aspect comptable du leasing
Ce contrat est assimilé à une opération de financement, c'est-à-dire que le bien n9est
pas comptabilisé dans ses comptes d9actif. Le bailleur enregistrera cette opération comme s9il
s9agissait d9un prêt (le bailleur inscrit à l9actif de son bilan une créance pour un montant égale
à l9investissement net dans le contrat de location).
Le bien loué figure à l9actif du bailleur qui procède à son amortissement. Les
redevances perçues sont comptabilisées comme produits dans son compte de résultat.
Condition 4 : oui, La valeur actuelle des paiements représente la valeur vénale du bien.
37
PINTURIER Laurent, LEJONETTE-ROSSON Carol, Op.Cit., pp. 287-299.
48
Chapitre II : Aspect comptable du leasing
Dater Paiement
*Interest **Remboursement Lèse
obligation
Entrée du bien 108 388
01/01/2000 35 000 / 35 000 73 388
01/01/2001 35 000 8 806 26 194 47 149
01/01/2002 35 000 5 663 29 337 17 857
31/12/2002 / 2 143 -2 143 20 000
*Interest = (lease obligation- payment) 0.12 = (108 388 -35 000) 0.12=8 806 $.
**Remboursement = payment-interest = 35000-8 806 = 26 194$.
Le bien est inscrit à la valeur actualisée des paiements dans le poste «leased
équipement», en contre partie nous inscrivons une dette dans le poste «lease obligation». La
valeur de l'entrée du bien est de : 108 388 $.
Leased equipment 108 388
Lease obligation
108 388
49
Chapitre II : Aspect comptable du leasing
Le principe est d'inscrire le montant des intérêts, puis d'inscrire au débit le montant
de "lease obligation".
Interest expense 8 806
Lease obligation 26 194
Cash 35 000
Depreciation expense 27 097
Accumulated depreciation 27 097
50
Chapitre II : Aspect comptable du leasing
L9ajustement des comptes = (108 388 - 35 000 - 26 194 - 29 337) = 17 857 * 0.12 =
2142.84 $.
Selon la loi comptable n°83-353 du 30 avril 1983, le traitement comptable dans les
comptes individuels est le suivant 39 :
Le bien reste la propriété du bailleur et le locataire ne peut en aucun cas l9inscrire
dans l'actif de son bilan tant qu9il n9a pas levé l9option d9achat, ainsi il ne peut pas l'amortir.
Les redevances locatives versées sont enregistrées en charges dans un compte appelé
"redevance de crédit-bail" et sont déductibles de la base imposable.
512 Banque Xx
38
OBERT Robert, «Pratiques des normes IAS/IFRS», 2 éme édition, édition DUNOD, Paris, 2004, p.10.
39
GARRIDO Eric, Op.Cit., Tome 2, p. 52
52
Chapitre II : Aspect comptable du leasing
Les dotations aux amortissements de ce bien de l'exercice en cours ainsi que le cumule
des dotations aux amortissements qui auraient effectués au titre des exercices précédentes
L'évaluation à la date de clôture du bilan des redevances restant à payer, ainsi que du prix
d'achat résiduel de ce bien tel que stipulé au contrat, le tout ventilé selon les échéances à
un an au plus, à plus d'un an et cinq ans au plus, et à plus de cinq ans.
Cependant, la comptabilisation dans le bilan et le compte de bail rend le preneur
comme un simple locataire sans droit de propriété c'est-à-dire que l'option d'achat n'apparait
pas dans sa comptabilité. Les écritures passées en annexe font apparaitre comme si le crédit-
preneur avait acquis le bien grâce à un crédit bancaire.
53
Chapitre II : Aspect comptable du leasing
40
Eric GARRIDO, op-cit, Tome 2, p. 39
54
Chapitre II : Aspect comptable du leasing
55
Chapitre II : Aspect comptable du leasing
et opération assimilées
70411 Loyers Loyers échus (perçus ou en attente de
Pour mieux illustrer le traitement comptable chez le bailleur nous allons présenter les
principales écritures comptables passées dans l'exemple suivant.
41
PHILPPOSSIAN Pascal, Op.Cit., p.76.
56
Chapitre II : Aspect comptable du leasing
Bilan
Actif Passif
Immobilisations 100 Fournisseur 100
Résultat 2
Banque 6 Produit perçu d'avance 4
57
Chapitre II : Aspect comptable du leasing
Cette norme s9est inspirée de la norme « FAS 13 » qui distingue les contrats
dénommés « finance lease » des contrats dénommés « operating lease »43.
Cependant, l9application des normes IFRS dans les comptes consolidés des sociétés
européennes cotées depuis 2005 a soumis le traitement comptable du crédit- bail en France à
la norme IAS 17.
La comptabilisation des contrats de location financement est une parfaite
illustration de la conception économique des normes IFRS en vertu de laquelle les
transactions et événements doivent être présentés en conformité avec leur réalité financière
(substance over form).
Selon la norme IAS 17, le leasing financier est un contrat qui transfère au locataire
les risques et avantages liés à la propriété du bien, que cette propriété soit ou non finalement
transférée. Entrant dans cette catégorie, le crédit-bail, la location vente etc. Ces risques
comprennent les pertes éventuelles dues à l9utilisation du bien, son obsolescence ou alors les
modifications de la conjoncture économique. Les avantages découlent d9une exploitation
rentable du bien pendant sa durée d9utilisation économique et du gain dû à la réalisation de sa
valeur résiduelle.
42
GARRIDO Eric, Op.Cit., Tome 2, p. 50.
43
GARRIDO Eric, Op.Cit., Tome 2, p. 51.
58
Chapitre II : Aspect comptable du leasing
La société Gamma s'est engagée sur quatre contrats avec un taux d'endettement marginal de 6
%. Les caractéristiques de ces contrats sont les suivantes
44
OBERT Robert, Op.Cit., p. 285.
59
Chapitre II : Aspect comptable du leasing
Contrat A
Contrat B
Contrat C
60
Chapitre II : Aspect comptable du leasing
Contrat D
La valeur actualisée des loyers est égale à 2 800*(1-1.06-4/0.6)*1.06 =10 284€, soit
un montant supérieur à la valeur de l'immobilisation au moment du contrat (Critère n°4).
45
OBERT Robert, Op.Cit., p. 286.
46
FRIEDRICH Jean-Jacques, «Comptabilité générale et gestion d'entreprise»,6 éme édition, Edition Hachette, Paris, 2010, p. 213.
61
Chapitre II : Aspect comptable du leasing
En fin d9exercice la société devra, le cas échéant, comptabiliser des intérêts courus
sur l9emprunt :
Le bailleur doit comptabiliser les actifs mis à la disposition du preneur comme des
créances (prêts) pour un montant égal à l9investissement figurant dans le contrat de location.
En matière de crédit-bail, le bailleur transfère au locataire la quasi-totalité des
risques et des avantages inhérents à la propriété légale. Il comptabilise les redevances à
recevoir au titre de la location en remboursement du principal et en produit financier, la
rémunération de son investissement et de ses services47.
47
OBERT Robert, Op.cit., p. 282.
62
Chapitre II : Aspect comptable du leasing
La société Gamma (le preneur) a fait l'acquisition auprès de la société Delta (le
bailleur) le 1er janvier N d'un matériel dans le cadre d9un contrat de crédit-bail dont les
caractéristiques de ce contrat sont les suivantes48 :
La valeur de marché de ce matériel au 1er janvier N est de 44 000 € ;
La juste valeur du matériel est en général la valeur de marché, soit 44 000 €, s'il
existe un marché pour le matériel correspondant.
Nous pouvons, sinon prendre la valeur actualisée au titre de la location soit : 10 000
*(1-1.08-5 /0.08)*1.08 + 1290 *1.08-5= 43 999 €, en arrondissant 44 000 € (le taux
d'actualisation est en fait le taux implicite de la location).
48
OBERT Robert, Op.Cit., pp. 287-288.
63
Chapitre II : Aspect comptable du leasing
Les paiements au titre de location doivent être ventilés entre la charge financière et
l'amortissement du solde de la dette. La charge financière doit être répartie sur les différentes
périodes couvertes par le contrat de location de manière à obtenir un taux d'intérêt périodique
constant sur le solde restant dû au passif au titre de chaque période
Intérêt= capital restant dû*taux d'intérêt= 34 000*0.08=2 720 €. Capital restant dû = 44 000-
10 000=34 000 €.
Au 01/01/N
4456 1 960
Etat, TVA déductible
512
Banque 11 960
49
OBERT Robert, Op.Cit., p. 289
64
Chapitre II : Aspect comptable du leasing
Au 31/12/N
65
Chapitre II : Aspect comptable du leasing
Au 01/01/N+1
Au 01/01/N
512 Banque
11 960
274 Prêts de location financement
10 000
44571 Etat, TVA collectée
1 960
50
OBERT Robert, Op.Cit., p. 290
66
Chapitre II : Aspect comptable du leasing
Au 31/12/N
Au 01/01/N+1
La comptabilité du bailleur est une comptabilité similaire à celle des banques et ceci
en vertu des dispositions de règlement n°09-04 du 23 juillet 2009, qui porte sur le plan des
comptes bancaires et règles comptables applicables aux banques et aux établissements
financiers a savoir les principes comptables et les règles d9évaluation et de comptabilisation,
et le règlement n°09-05 du 18 octobre 2009 relatif à l9établissement et publication des états
financiers des banques et des établissements financiers.
51
La loi finance complémentaire pour 2014 art 53.
67
Chapitre II : Aspect comptable du leasing
En effet, ce nouveau système traite certaines opérations qui n9ont pas été traitées par
le PCN, à l9image les opérations de crédit-bail.
Dans ce qui va suivre nous allons faire ressortir la différence de traitement comptable
du crédit-bail selon l'ancien traitement et le nouveau traitement chez le preneur et le bailleur.
Ainsi chaque redevance perçue fait l’objet d’une comptabilisation chez le bailleur :
68
Chapitre II : Aspect comptable du leasing
La vente est comptabilisée suivant les règles habituelles de l’entité pour une cession :
69
Chapitre II : Aspect comptable du leasing
XX
Prêt et créance de location-financement (274)
XX
TVA collectée (445)
Au débit d9un compte d9immobilisation, par le crédit d9un compte de dettes sur contrat de
location-financement.
XX
Dettes sur contrat de location-financement
70
Chapitre II : Aspect comptable du leasing
Par le débit du compte dettes sur contrat de location-financement (sous compte 167)
pour la partie remboursement en principal d9une part, et par le crédit d9un compte frais
financiers pour la partie, intérêts d9autre part.
Par ailleurs, le bien est traité après sa comptabilisation initiale comme les autres
immobilisations de l9entité, amortissement sur la durée d9utilité, éventuellement constatation
d9une perte de valeur.
En fin de contrat :
- Si le preneur décide de conserver le bien et doit pour cela verser une dernière échéance
correspondant contractuellement à la levée de l9option d9achat, le montant de cette dernière
échéance doit correspondre au solde du compte de dettes sur contrat de location, et le
paiement de cette échéance viendra solder ce compte de dettes.
- Si le preneur ne lève pas l9option d9achat, le bien revient au bailleur et est sorti de l9actif
du preneur, cette sortie pour valeur nulle ne devrait pas entraîner de plus ou moins-value pour
le preneur car la durée d9amortissement du bien aura été identique à la durée de location.
Dans ce cas, le compte de dettes (167) correspondant est soldé par le crédit du compte 78
reprises sur pertes de valeurs et provisions.
71
Chapitre II : Aspect comptable du leasing
Dès la prise de contrôle par le preneur, le bien est enregistré : Débit (21), Crédit (167),
Pour le montant actualisé au taux implicite du contrat.
Au débit d9un compte 167 (Remboursement) et le compte 661 (intérêts) et par Crédit le
compte 512 (Remboursement + intérêts).
Au débit le compte 681 (Dotations aux amortissements), par Crédit le compte 281
(Amortissement des immobilisations).
72
Chapitre II : Aspect comptable du leasing
Conclusion
Nous remarquons que, selon la norme FAS 13, il n9y a pas de réciprocité entre le
bailleur et le locataire dans la classification du leasing.
En effet, un contrat de leasing qui remplit les quatre premières conditions communes
au locataire et au bailleur mais qui ne remplit pas les deux conditions spécifiques au bailleur
sera classé comme "capital lease" pour le locataire et comme "opérating lease" pour le
bailleur.
Ainsi, il faut souligner que l'appellation du leasing recouvre une variété d'opérations
de location fondée sur une distinction économique non juridique. Ce sera donc une erreur
d'assimiler les opérations de capital lease américaines à l'opération française de crédit-bail, et
les opérations américaine d'operating lease aux opérations de locations simple.
Il faut mentionner que le contrat de location-financement tel qu9il est définit par les
normes IAS/IFRS ne signifie pas en France d9une manière systématique un contrat de crédit-
bail. Contrairement en Algérie le contrat de crédit-bail (leasing financier) et un contrat de
location-financement ou bien location vente signifie la même chose et ils ont un même
traitement comptable.
73
Chapitre III : Aspect fiscal du leasing
Chapitre III : Aspect fiscale du leasing
Néanmoins, la fiscalité du leasing varie d9un Etat à un autre vu qu9elle est liée aux
modalités comptables qui peuvent être différentes selon la propriété juridique ou économique.
- Pour les pays dont l9approche est juridique : le preneur bénéficie de déductibilité
fiscale des loyers, alors que le bailleur bénéficie de la déductibilité fiscale de l9amortissement.
- Pour les pays dont l9approche est économique : le preneur bénéficie de déductibilité
fiscale de l9amortissement puisque ce dernier est inscrit au bilan.
La fiscalité algérienne est similaire à celle de l9Anglo-Saxon, pour cette raison nous
allons traiter l9aspect fiscal selon l9approche économique de leasing. Ce chapitre sera consacré
à l9étude de la fiscalité du leasing durant la période de la location tant du coté du bailleur que
du coté du preneur dans deux 02 section distinctes.
Ensuite de parler sur les régimes fiscaux applicables à la levée de l9option dans une
3éme section.
74
Chapitre III : Aspect fiscale du leasing
Les loyers versés par un crédit-preneur au crédit-bailleur sont considérés comme des
produits financiers qui devaient être retenu pour la détermination du résultat imposable de
l9entreprise bailleresse53.
Toutefois, les loyers versés au cours de l9exercice, mais qui concernent des exercices
ultérieurs doivent rattachés à l9exercice dans lequel ils trouvent directement leur origine54.
Mais, il convient de préciser que, dans le cadre des opérations de leasing international,
la loi de finance pour 2011 notamment l9article 11, avait introduit des changements dans les
articles 108 et 156-2 du CID en matière d9octroi d9un abattement à la base imposable.
En effet, la présente mesure a permis de modifier l9assiette de la retenue à la source
applicable aux sommes payées à titre de loyers, en vertu d9un contrat de leasing international
à des personnes non établis en Algérie, en instituant un abattement à la base de 60%55.
52
Art 135 du C.I.D
53
In revue RF comptable, op-cit, p35.
54
Boutaba M., 2002, « Cours de comptabilité générale », Enseignant à l9IEDF
55
La loi de finance pour 2001, art 11.
75
Chapitre III : Aspect fiscale du leasing
Dans le cas où les dites sommes sont versées en monnaie étrangère, elles doivent être
converties en dinars suivant le cours de change en vigueur à la date de signature du contrat, au
titre duquel sont dû les sommes en question56.
Ces sommes étaient assujetties sur le montant brut à une retenue à la source à un taux
de 24% libératoire d9impôt57.
Cette retenu à la source constitue une charge importante pour le cocontractant
Algérien qui l9a supporte indirectement en sus du loyer qu9il paie, aussi, et en vue
d9encourager le recours au procédé du leasing international, en matière de dotation des
entreprises en biens d9équipements très coûteux (navires, aéronefs&) il a été décidé de
réduire l9assiette imposable de 60% de la sommes payées à titre de loyers.
L9article 141-5° du CID définit la provision comme étant un prélèvement sur les
résultats de l9exercice en vue de faire face à des pertes à la fin de l9exercice.
La législation fiscale subordonnée la déductibilité de la provision aux conditions ci-après :
- Elle doit être constituée pour couvrir une charge nettement précisée (ce qui exclut
les provisions forfaitaires).
- Elle doit porter sur des pertes ou charges probables et non éventuels.
- Elle doit être constituée pour couvrir une charge déductible. Ne saurait donc être
admise une provision pour une charge par nature exclue du droit à déduction (exemple :
amende, pénalité&).
- La perte ou la charge doit avoir sa source dans l9exercice considéré et portée dans le
relevé des provisions jointes à la déclaration annuelle des résultats58.
En ce qui concerne les provisions dans les sociétés de leasing et en plus des
provisions nettement précisées constituent pour créance douteuses, ces sociétés et en tant
qu9établissement de crédit sont autorisées à constituer, en franchise une provision forfaitaire
de 5% sur l9ensemble des crédits accordés à moyen ou à long terme y compris le montant du
56
Art 156-2° du CID.
57
Cette retenu est libératoire pour l9IBS, la TAP et la TVA.
58
Lassoueg K., 2003, « Fiscalité directe- IBS », Enseignant à L9IEDF, p 21.
76
Chapitre III : Aspect fiscale du leasing
crédit-bail59.
La taxe est dû par des personnes physiques et morales: elle est établie au nom de
chaque exploitant, dans les sociétés, quelque soit leur forme comme dans les associations en
participation60.
C9est cette deuxième partie qui constitue pour le bailleur un produit imposable. Il
résulte de ce qui procède que seule cette deuxième partie du loyer intègre à la base imposable
à la TAP62.
59
Art 141-5° du CID.
60
Art 217 du CID.
61
La loi de finance complémentaire pour 2001 art 5
62
Circulaire n°1 du 15 aout 2001, p2.
77
Chapitre III : Aspect fiscale du leasing
63
Ministère des finances, 1999, guide pratique de la TVA, pp 11-12.
64
Belahcen M., 2002, « Cours de la TVA », Enseignante à L9INI
65
Hammami M, op-cit, pp 78-79
66
Madjane D., 2002, « Cours de la», Enseignant fiscalité de l9enregistrement à L9IEDF, p 1.
67
Circulaire n°01 du 15 aout 2001, p 3.
68
Madjane D, op-cit, p 40
69
Idem, p 11.
78
Chapitre III : Aspect fiscale du leasing
Le preneur peut être une entreprise individuelle ou une société créée sous n9importe
qu9elle forme (SPA, SNC, SARL, EURL&) Passible à une fiscalité directe et à une fiscalité
indirecte.
2.1.1.1 L’amortissement :
70
Art 252 de la CE
71
Art 262 de la CE
72
Art 263 de la CE.
73
Norme internationale « IASC » n°16.
79
Chapitre III : Aspect fiscale du leasing
Exemple :
Soit une machine acquise le 01/01/2014 pour une valeur de 100.000, la durée de location
est de 5 ans.
- Calcul du taux linéaire : TL= 100%/5= 20%.
- Calcul de l9annuité d9amortissement : 100.000*20%= 20.000
Tableau n°07 : Tableau d’amortissement linéaire
74
La loi de finance 2014.
75
Boughaba A., 2001, « Comptabilité générale approfondie », Edition BERTI, Alger, p 215.
80
Chapitre III : Aspect fiscale du leasing
Les sociétés doivent formuler une demande d9option par écrit à joindre à la déclaration
annuelle de résultat, (l9option est irrévocable pendant toute la durée d9amortissement du bien
considéré), ainsi que les immobilisations données en leasing doivent avoir une durée normale
d9utilisation égale ou supérieure à 3 ans.
L9amortissement dégressif est calculé en appliquant au taux d9amortissement linéaire
un coefficient qui est en fonction de la durée de vie de ce bien (la durée de location pour le
leasing) sur la valeur d9origine pour la première annuité, et sur la valeur résiduelle pour les
annuités suivantes.
Lorsque l9annuité dégressive devient inférieure à l9annuité correspondante au quotient
de la valeur résiduelle par le nombre d9année restant à courir, la société peut procéder à des
aménagées à ce quotient76.
Les coefficients applicables au taux d9amortissement linéaire pour l9obtention d9un
amortissement accélérée sont ceux prévus à l9article 174-2 du CID soit :
76
Lassoueg K, op-cit, p 18.
81
Chapitre III : Aspect fiscale du leasing
N.B : Il convient de signaler que la règle du « prorata temporis » ne s9applique pas dans le
mode d9amortissement progressif ou dégressif. Elle s9applique uniquement dans le mode
linéaire.
77
Boughaba A, op-cit, p 218.
82
Chapitre III : Aspect fiscale du leasing
Les loyers versées par les entreprises utilisatrices dans le cadre d9un contrat de leasing
sont déductibles du bénéfice imposable, et cela en vertu de l9article 112 de la loi de finance
pour 1996 qui énonce que le crédit-preneur dispose du droit de déductibilité du bénéfice
imposable des loyers qu9il verse au crédit-bailleur78.
De même les prés-loyers sont déductibles des résultats de l9entreprise locataire sauf
s9ils constituent des loyers payés d9avance qui doivent rattacher à l9exercice ou ils se
rapportent79.
Par contre les loyers exigés d9avance à titre de cautionnement par le bailleur sont
inscrits à l9actif du bilan et sont sans incidence sur les résultats de l9exercice de versement,
c9est au moment ou l9avance de loyers peut être imputée sur la dette de loyers effectivement
courue (en général lors des dernières échéances) que la déduction est autorisée.
Les gains de change qui sont constatés dans les opérations du leasing international
sont considérés comme des produits imposables qui doivent être rattachés au résultat de
l9exercice de leur constatation.
En effet les dispositions de l9article 113 de la loi de finance pour 1996 dispose que «
les gains de change latents générés par les flux financiers opérés, dans le cadre d9opérations
de crédit-bail internationales dans une devise considérée et constatée en fin de l9exercice sur
les créances et dettes libellées en devises sont rattaché aux produits imposables »80.
Exemple :
Soit une société de leasing étrangère qui loue à une entreprise algérienne une machine
pour une durée de 3 années à compter du 01/01/2017 moyennant un loyer fixé a 100.000
EURO (annuellement par supposition).
Le loyer dû au titre de l9année 2017 a été acquitté d9avance, le cours de l9EURO étant de :
A supposer que pour le loyer dû au titre de l9année 2018, L9EURO subit une
83
Chapitre III : Aspect fiscale du leasing
- Le montant du gain = montant du loyer en dinars pour 2017 3 montant du loyer en dinars
pour 2018 :
Le montant de 2.000.000 DA sera donc rattaché en tant que gain de change aux
produits imposables.
Le gain de change est toujours calculé comme étant la différence entre le montant du
dernier loyer versé et celui du loyer de l9année considérée.
De même, pour ces mêmes opérations internationales, les pertes de change sont
déductibles du bénéfice imposable 81.
81
Houssine M, op-cit, p18.
84
Chapitre III : Aspect fiscale du leasing
être étalées et doivent donc être déduites en totalités du résultat de l9exercice au cours duquel
elles ont été engagées82.
82
In revue RF-comptable, op-cit, p 44.
83
Lassoueg K., 2003, « Cours de la fiscalité directe-IRG », Enseignant à L9IEDF, pp 11-20.
84
Ministère des finances, fiscalité de leasing, 1996.
85
Ouahioune Y., 2002, « Fiscalité et choix des moyens de financement des entreprises », Mémoire de fin
d9études de troisièmes cycle spécialisé en Finances Publiques, IEDF
86
Crémieux D-I., 1985, « Le leasing et crédit-bail mobilier », Dalloz, Paris, p243.
85
Chapitre III : Aspect fiscale du leasing
normalement pas soumis à la TVA, en vertu du principe selon lequel ils sont restituables à
celui qui les a versés. Néanmoins dés que les dépôts de garantie perdent ce caractère, (ils
viennent s9imputer sur la valeur résiduelle lors de l9opération d9achat) ils doivent être soumis
à la TVA87.
Toutefois, et selon la législation française, si les dépôts de garanties excédent de part
leur montant les risques normaux du bailleur, ils sont assimilables à des compléments de
loyers et par conséquent, soumis à la TVA. Ce risque normal est évalué par l9administration
fiscale à 15% de la valeur T.T.C du bien. Les indemnités de résiliation versées par le locataire
sont soumises à la TVA88.
87
Pascal PH, op-cit, p 95.
88
Idem, pp 95-96.
89
Art 222 de la CE
90
Il est rappelé à cet égard que les locations de meubles sont soumises à la TVA (Art 2-6, du code de TCA) et
non pas au droit d9enregistrement
91
Circulaire n°01 du 15 aout 2001, p3.
86
Chapitre III : Aspect fiscale du leasing
Lieu à des écritures comptables, il y a alors des conséquences fiscales qui en découlent tant
pour le bailleur (cédant) que pour le preneur (l9acquéreur).
En effet, la levée d9option d9achat par le locataire est considérée comme une cession
d9immobilisation pour le bailleur, ce dernier réalise alors sur cette opération soit une plus
value soit une moins value. Au plan fiscal et en vertu de l9article 173-1° du CID, les plus
values résultant de la cession d9un élément de l9actif dans le cadre d9une activité
professionnelle sont à réintégrer au résultat imposable suivant les modalités ci-après :
92
Suivant les dispositions de l9art 173-1° du CID
93
Lassoueg K, op-cit, p 25
87
Chapitre III : Aspect fiscale du leasing
94
Par l9extrapolation de l9art 38 du code de TCA.
95
Circulaire n°01 du 15 aout 2001, p3.
96
In revue RF-comptable, op-cit, p48
97
Circulaire n°01 du 15 aout 2001, p3
98
Selon les dispositions de l9art 91 de la CE.
99
In revue RF-comptable, op-cit, pp45-46.
100
Ministère des finances, 2003, « Les mesures fiscales ».
88
Chapitre III : Aspect fiscale du leasing
Conclusion
89
Conclusion générale
Conclusion générale
2 Conclusion générale :
Au terme de ce travail, nous avons parlé sur l9ensemble de connaissances du leasing.
Le nom français de crédit-bail recouvre trois contrats juridiques : le mandat qui
permet à l9utilisateur de choisir le bien sans responsabilité du loueur ; le contrat
de location d9une durée basée sur l9amortissement fiscal et la promesse unilatérale de vente
du loueur à l9utilisateur locataire.
Le leasing anglo-américain est d9abord une location d9un bien décidéd9un
commun accord entre le locataire et le loueur. La possibilité de rachat est négociée ou non
entre les deux partenaires et les modalités peut aller de la restitution au loueur, au rachat à
prix fixe, en passant par le partage du bénéfice de la revente bien.
En droit musulman, cette location est rétribuée par un loyer, qui inclut ou non le
partage de bénéfice. Le leasing dans ces trois approches, française, anglo-américaine et
musulmane participe au financement de l9économie de chaque pays même si le degré de
pénétration diffère.
Au premier lieu, nous arrivons à savoir que ce dernier est loin d'être un outil de
financement simple. Le leasing est l9un des différents outils traditionnels de financement
disponibles pour toutes les entreprises, mais probablement le seul qui offre une possibilité de
financer à 100 % le montant d9un investissement.
Dans deuxième lieux, nous avons traité la comptabilisation de LEASING selon ces
finalités économiques et ces finalités juridiques, qui nous a permis de passer de l9appellation
de <crédit-bail< à la <location de financement< et surtout d9une approche patrimoniale basée
sur la notion de propriété juridique à une approche économique basée sur la propriété
économique. De ce fait, l9approche comptable valide que la comptabilisation du leasing se fait
selon le principe de la prééminence de la réalité économique sur l9apparence juridique, ainsi
notre première hypothèse est validée.
Dans troisième lieux, nous avons présenté des exigences réglementaires, après
d9innombrables ajustements fiscaux, la promulgation de la loi a fit de cet ajustement une
réalité. Règlements, donc ces ajustements sont le vrai début et le développement en créant de
nombreuses sociétés de crédit-bail. Ainsi, De ce fait, l9approche fiscale confirme que pour
déterminer le résultat fiscal, les entreprises doit choisir par les moyens légaux d9obtention du
droit a la franchise, ainsi que la fiscalité encourage ce mode de financement. Cela confirme
notre deuxième hypothèse.
90
Conclusion générale
Enfin, notre recherche nous à permis de conclure que le leasing est le bon choix pour
développement d9une entreprise. Donc le leasing est le meilleur mode de financement pour
leurs investissements.
91
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
Références bibliographiques
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Economica, Paris, 2000.
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3. Thèses et Mémoire
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Références bibliographiques
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de crédit-bail mobilier (Journal Officiel n° 10 du 26/02/2006).
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Références bibliographiques
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gestion des banques et établissements financiers.
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crédit bail et aux conditions de leur agrément.
5. Autres références :
Rapport d’activité
Le rapport annuel des associations professionnelles des sociétés de financement (APSF), 2001,
MAROC.
Rapport d9activité d9Arab Leasing Corporation 2005. Rapport d9activité d9AL BARAKA
Banque 2008.
Rapport d9activité d9Arab Leasing Corporation 2008. Rapport d9activité d9AL BARAKA
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Dictionnaires
Séminaires/colloques/forum
ABDESSATAR khouildi, « Introduction aux techniques islamiques de financement », acte de
séminaire N°37, DJEDAH ARABIE SAOUDITE, 5-9 décembre 1992.
HAMMADI Mohamed, « Le crédit-bail au Maroc », Premières assises nationales du crédit-
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Références bibliographiques
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I : Regards croisés sur le crédit-bail, organisé par l9Association Professionnel des Sociétés de
Financements, 14 mai 2002
JEBALTI Salah, « Le leasing en Tunisie », Premières assises nationales du crédit- bail, panel I
: Regards croisés sur le crédit-bail, organisé par l9Association Professionnel des Sociétés de
Financements, 14 mai 2002.
Conventions
Supports
Tableaux n°02 : L9évolution des chiffres d9affaires des principales intervenants sur le
marché du leasing algérien entre 2001 et 2006……………………………………………….13
Abstract:
The development and success of a company is strongly linked to its financing and evolution
as part of its means of production. For this, leasing presents the alternative solution accessible
to all sizes of the company, whether they are SMEs, large companies, multinationals or liberal
professions.
Having regard to the existing discrepancy between the accounting and tax provisions
governing the economic and accounting transactions carried out by economic companies, and
among the most important things the accountant should know. To this end we have conducted
our study on the following problem: What is the accounting and tax treatment of leasing in
Algeria? The accounting of leasing in Algeria is done according to its legal effects or its
economic purposes? Q2: Can taxation encourage leasing financing? Can leasing as a new
financing method contribute to the development of an SME?
Keywords: financing, investment, leasing