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Mémoire de Fin de Cycle: Thème

Le besoin de diversifier les modes de financement des entreprises a poussé les pouvoirs publics à prospecter de nouvelles sources de financement à travers le recours à d9autres formules de financement tels que : l9emprunt obligataire, l9ouverture du capital à de nouveaux investisseurs, le capital risque et le crédit-bail.

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Mémoire de Fin de Cycle: Thème

Le besoin de diversifier les modes de financement des entreprises a poussé les pouvoirs publics à prospecter de nouvelles sources de financement à travers le recours à d9autres formules de financement tels que : l9emprunt obligataire, l9ouverture du capital à de nouveaux investisseurs, le capital risque et le crédit-bail.

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Université Abderrahmane MIRA de BEJAIA

Faculté des Sciences Economiques, Commerciales, et des Sciences


de Gestion

Département des Sciences de Gestion

Système LMD

Mémoire de fin de cycle


En vue de l’obtention du Diplôme de Master en sciences de gestion

Spécialité : Finance et comptabilité

Option : Comptabilité et Audit

Thème
Traitement comptable et constat
Fiscal du LEASING
Réalisé par : Encadrés par :

Mr.: BOUMAZA KOUSSAILA Mr.: FRISSOU MAHMOUD

Mr.: BOUZIDI MEHDI

Promotion : 2020/2021
Remerciements

Tout d’abord, je remercie Dieu le tout puissant,


de nous avoir donné le courage, la patience et la
volonté afin d’aboutir et terminer ce travail.
Nous remercions notre encadreur Mr FRISSOU.
M pour son accueil chaleureux, pour nous avoir
encadré ainsi que pour ses orientations, ses
conseils et pour nous avoir assistés tout au long de
la réalisation et la mise en œuvre de notre travail,
malgré ses nombreuses responsabilités.
Sa compétence, sa clairvoyance et son
humanisme nous ont beaucoup appris.
Nous exprimons notre profonde gratitude à tous
les membres du département des sciences
économiques, commerciales et gestions, et notre
encadreur.
Enfin, nous tenons à remercier tous ceux et
celles qui ont participé de près ou de loin à la
réalisation de ce travail.
Dédicaces
À mon très cher Père

Aucune dédicace ne saurait t’exprimer l’amour, l’estime, le dévouement et le


respect eut pour toi rien au monde ne valent les efforts fournis jour et nuit pour
mon éducation et mon bien-être. Tu as toujours été à mes côtés pour me
soutenir et m’encourager. Puisse Dieu tout-puissant t’accorde une longue vie
santé bonheur pour que notre vie soit illuminée pour toujours.

à ma très chère Mère

Quoi que je fasse ou que je dise, je ne saurai point te remercier comme il se doit.
Ton affectation me couvre, ta bienveillance me guide et ta présence à mes cotés
a toujours été ma source de force pour affronter les différents obstacles. Puisse
Dieu tout-puissant t’accorde une longue vie santé bonheur pour que notre vie soit
illuminée pour toujours.

À mes très chères Sœurs

Qui n’ont pas cessées de mon conseiller, encourager et soutenir tout au long de
mes études, que dieu les protèges et leurs offres la chance et le bonheur. Aussi à
mon chère-frère.

À mes chères grands- pères et mères

Qui je leur souhaite une bonne santé a aux.

À mes chères amies

HICHAM, HANINE, MASSINISSA, FARES

A mon Binôme

BOUZIDI MEHDI

KOUSSAILA
Dédicaces

Je voudrais dédier ce modeste travail a tous ceux qui


m’ont soutenu et aidé dans sa réalisation et plus
particulièrement à

A mes chers parents, qui ont toujours cru en nous,


pour l’éducation qu’ils nous ont prodigués avec tous
les moyennes et au prix de tous les sacrifices qu’ils
ont consentis à notre engarde, et puis notre
enfance.
A mon frère et ma sœur (fodil-sofia)
A toute ma famille
A ma fiancée B.K
A mes meilleurs amis ( fares-hicham-massinissa-
hanine)
A toute l’équipe de fantasy
A mon binôme Boumaza koussaila

Mehdi
Liste des abréviations
APSF : Association Professionnelle des sociétés de financement

ASL: Algérien Saoudite Leasing

ALC: Arab leasing corporation

BADR : Banque d9agriculture de développement rural

CBM : Cependant crédit bail mobilier

CBI : Cependant crédit bail immobilier

CID : Code impôt direct

DE : Droit d9enregistrement

EURL : Entreprise unipersonnelle a responsabilité limitée

FASB: Financial accounting standards borad

GAAP: Generally accepted accounting principles

IASC: international accounting standards committee

IFRS: International financial reporting standards

IBS : Impôt sur bénéfice des société

IASB: International accounting standard board

IAS: International accounting standard

IRG : impôt sur revenu global

MLA: Maghreb leasing Algérie

SOFINANCE : Société financièrement d9investissement de participation de placement

SRH : société de refinancement hypothécaire

SNL : société national de leasing

SCF : Système comptable financière

SPA : Société par actions

SNC : Société en nom collectif

SCS : Société en commandite simple

TTC : taxe sur la valeur ajoutée


TAP : Taxe sur activité professionnelle

TVA : Taxe valeur ajouté

PCN: Plan comptable national


Sommaire
Remerciements

Dédicaces

Liste des abréviations

Introduction générale……………………………………………………....01

Chapitre I : Etude descriptive de leasing&&&&&&&&&&&&..&05


Introduction

Section 01 : Généralité sur LEASING&&&&&&&&&&&&&&&&&&&....06


Section 02 : La typologie du Leasing&&&&&&&&&&&&&&&&&.&&&.23

Section 03 : Les avantages et les inconvénients du Leasing &&&&&&&..&&&&.35

Conclusion

Chapitre II : Aspect comptable du LEASING&&&&&&&&&&&.41


Introduction

Section 01 : Le traitement comptable du leasing selon les normes US-GAAP...&&&...42

Section 02 : L9Approche comptable du leasing en France&&&&&&&&&&&.....51

Section 03 : Les dispositions comptables régissant leasing en Algérie&&&&..&&&67

Conclusion

Chapitre III : Aspect fiscale de LEASING&&&&&&&&&&&&&74


Introduction

Section 1 : La situation fiscale du bailleur..................................................................&....75

Section 2 : La situation fiscale du preneur...................................................................&...79

Section 3 : Le régime fiscal applicable lors de la levée de l9option d9achat&&&&..&87

Conclusion

Conclusion générale ………………………………………………………..90

Bibliographie

Liste des illustrations


Introduction générale
Introduction générale

1 Introduction générale
Le développement d9une économie est étroitement lié à celui des entreprises,
l9exemple de la Corée du Sud peut illustrer parfaitement cette corrélation, notamment celui
des petites et moyennes entreprises (PME) qui jouent un rôle vital dans la croissance et le
développement économique des pays et qui s9adaptent facilement à l9économie de marché.
Toutefois, l9essor et le succès des entreprises sont fortement liés à leur financement
et à leur évolution dans le cadre de leurs moyens de production. Ces derniers, sont le facteur
d9une meilleure capacité de production, d9un enrichissement de trésorerie et d9une
amélioration de rentabilité.
Les entreprises de nos jours, pour survivre, doivent s9adapter à un marché où la
concurrence est impitoyable et où la compétitivité ne cesse d9atteindre des niveaux de
performance de plus en plus élevés.
Cependant, les entreprises algériennes utilisent, le plus souvent, des équipements
obsolètes dépassant leur durée de vie économique en raison du renchérissement du coût
d9acquisition des équipements et les obstacles qu9elles rencontrent dans l9obtention des
financements. Ce problème de financement demeure l9obstacle majeur pour leur croissance.
Par ailleurs, le surendettement de ces entreprises notamment des PME les rend
incapables de générer les profits escomptés ou d9honorer leurs engagements vis-à-vis de leurs
banquiers, d9où le besoin de diversifier les sources de financement afin d9atteindre le double
objectif celui de développer leurs activités et d9investir dans la recherche et de conquérir de
nouveaux marchés.
Le financement traditionnel par crédit (crédits bancaires et fournisseur, acomptes de
leurs clients, prêts de leurs associés) constitue souvent l9instrument de financement idéal,
mais il ne peut être toujours un recours systématique.
Le besoin de diversifier les modes de financement des entreprises a poussé les
pouvoirs publics à prospecter de nouvelles sources de financement à travers le recours à
d9autres formules de financement tels que : l9emprunt obligataire, l9ouverture du capital à de
nouveaux investisseurs, le capital risque et le crédit-bail.
En effet, cette possibilité de financement appelée « crédit-bail » est accessible à
toutes les tailles d9entreprise, qu9il s9agisse de PME, de grandes entreprises, de
multinationales ou de professions libérales.
Né aux Etats-Unis dans les années 1950, le leasing ne fut introduit en Europe
notamment en France que vers les années 1960 sous la dénomination de crédit-bail. Arrivée
1
Introduction générale

enfin en Afrique, particulièrement au Maghreb, le Maroc est considéré comme le 1 er pays à


avoir abordé ce type de financement en 1965. Ce n9est que 20 ans plus tard que la Tunisie a
suivi l9exemple du Maroc.
En Algérie, en l9absence d9un dispositif réglementaire fiscal et comptable approprié,
le crédit-bail fait une timide apparition en 1991, après une brève publication de cette nouvelle
technique dans la loi n° 90/10 du 14 avril 1990 relative à la monnaie et au crédit, par la
création d9une société de leasing international dénommée « Algérien Saoudite Leasing »
(ASL), entre la Banque Extérieure d9Algérie (BEA) et le groupe DALLAH AL BARAKA. Il
a fallu attendre 1997 pour qu9un établissement financier obtienne l9agrément pour la création
d9une société spécialisée en crédit-bail agricole. Il s9agit de la Société Algérienne de Leasing
Mobilier (SALEM).
Le crédit-bail est une technique simple et souple pour l9entreprise, un moyen de
financement concurrentiel au crédit bancaire, un produit original, permettant à toutes les
entreprises surtout aux plus petites d9entres elles de financer leurs investissements et
l9expansion de leurs activités sans pour autant puiser sur leurs fonds propres. Un vrai levier
pour la croissance économique et le développement des entreprises.
Nous pouvons dire que le crédit-bail au plan économique constitue un mode de
financement intéressant et non pas le dernier recours quand les autres solutions sont épuisées.
Il donne aux entreprises les moyens dont elles ont besoin pour leur développement quel que
soit leur taille ou leur domaine d9activité.
Ainsi, au plan juridique, il peut être considéré comme un contrat de location d9un
bien moyennant un loyer ou une promesse de vente en contrepartie de paiement d9un prix
convenu à l9avance en tenant compte des loyers versés.
Au plan purement comptable, l9entreprise titulaire du contrat de leasing ou crédit-bail
comptabilise en actif le bien pris en crédit-bail comme étant une immobilisation qui sera
amortie selon le nouveau système comptable algérien.

Choix et intérêt du thème :

Notre thème a été choisie est motivé principalement par cette raison :

Ces dernières années, le leasing devient un objectif qui s9inscrit dans le cadre de la
politique du gouvernement Algérien, qui veut le développer et l9encourager comme une
alternative de financement des entreprises Algériennes.

2
Introduction générale

Objectif du travail :

L9objectif du présent mémoire est d9esquisser un panorama général sur ce mode de


financement « Leasing », ou son choix n9est pas une simple décision d9investissement, mais il
s9agit d9un choix d9une stratégie de financement des projets d9entreprises.
Ainsi ce travail permet de donner une vision globale sur le leasing et ses déférents
aspects qu9il s9agit d9un aspect comptable et fiscal, destiné aux différents lecteurs susceptibles
d9aborder ce thème, qu9il s9agisse d9un jeune étudiant qui souhaite s9informer ou bien d9un
professionnel qui cherche à approfondir ses connaissances en leasing.
Problématique :

Dans ce contexte, nous essayerons de répondre à cette problématique suivante :


 La comptabilisation du leasing en Algérie se fait selon ses effets juridiques où bien selon ses
finalités économiques ?

 La fiscalité peut-elle encourager le mode de financement leasing ?

Hypothèses :

Afin de répondre aux questions posées précédemment, nous avons formulés deux
hypothèses permettant de préciser les axes d9investigations retenus dans cette recherche.
H1 : la comptabilisation du leasing en Algérie se fait selon le principe de la prééminence de
la réalité économique sur l9apparence juridique.
H2 : La fiscalité encourage les agents économiques à l9utilisation de la formule de ce mode
de financement par le droit de déductibilité.
Méthodologie de la recherche:
L9élaboration de ce travail suivra la démarche méthodologique suivante :

La démarche de travail suivie dans ce mémoire est dans un premier temps, la collecte
d9informations relatives aux aspects théoriques du leasing par la consultation des ouvrages,
3
Introduction générale

revues et articles, mémoires et thèses, textes juridiques et réglementaires&etc.


Dans un deuxième temps, nous avons effectué une enquête sur le terrain. En effet, nous
nous sommes adressés à quelques crédit-bailleurs comme AL BARAKA Banque département
du leasing à Alger, la société nationale de leasing, Arabe Leasing Corporation et la Banque
Algérienne du Développement Rurale pour collecter des informations sur le crédit- bail en
Algérie.
Enfin, nous avons procédé à l9analyse des données recueillies et à l9interprétation des
résultats qui constitue au traitement comptable et fiscale du leasing.
Structure de travail :
Notre travail de recherche est structuré en trois chapitres :

Dans le premier chapitre intitulé « Généralités sur le crédit-bail », nous avons abordé
les différentes définitions du leasing, ensuite sa typologie, et enfin ses avantages et ses
inconvenantes.
Dans le deuxième chapitre intitulé « aspect comptable du leasing », nous avons montré
les différentes approches comptables à travers le modèle anglo-saxonne, le modèle français et
le modèle algérien.
Enfin, dans le quatrième chapitre sera consacré l9aspect fiscal du leasing.

4
Chapitre I : étude descriptive du leasing
Chapitre I : Etude descriptive du leasing

2 Chapitre I : Etude descriptive sur leasing

3 Introduction
I Le crédit-bail a été depuis des siècles utilisé d'une manière ou d'une autre sous
différentes appellations, il s'impose, se popularise et se développe dans le monde de plus en
plus. Sa percée dans l9espace et dans le temps n9est pas due au hasard. S9il a pu traverser les
siècles et les continents, s9il s9impose comme un moyen de financement de plus en plus
sollicité, c9est qu9il présente divers attraits aussi bien pour les entreprises que pour les sociétés
de crédit-bail.
Le crédit-bail est une technique de financement des investissements, relativement
récente, elle est devenue une alternative concurrentielle autant pour les financiers que pour les
clients, ce qui nous amène, avant d9approfondir notre étude, à présenter cette alternative en
abordant quelques notions de base.
En effet, l9objet de ce chapitre est de présenter les éléments permettant de bien
comprendre le concept de crédit-bail en introduisant ses principes.
Ce premier chapitre sera destiné à une étude descriptive du crédit-bail en général.
Tout d9abord, nous allons déceler ses origines pour évaluer son développement dans le
monde.
Ensuite, nous essayerons de donner une définition globale et complète avec une
explication de son mécanisme de fonctionnement. Enfin, nous aurons à aborder la typologie
du crédit-bail, ses dérivés et afin de ne pas le confondre avec d9autres pratiques, nous
étudierons les opérations qui lui sont voisines. D9où la présentation de ce chapitre en trois
sections :
1. Introduction au concept du crédit-bail
2. La typologie du crédit-bail
3. Les avantages et les inconvénients du leasing

5
Chapitre I : Etude descriptive du leasing

1 Section 1 : Généralité sur LEASING


La location s9oppose à la propriété. Sur le plan juridique, le premier terme se réfère à
un contrat qui donne un « droit d9utilisation » c'est-à-dire une utilisation temporaire du bien
moyennant un prix déterminé. La seconde notion renvoie à un « droit réel », cela signifie qu9il
y a un droit d9utiliser ce bien librement pour une durée indéterminée.
Dans le monde financier, la forme de la « location » a été utilisée pour en faire un
produit, le « leasing ». Ce contrat de location doit comporter une promesse de vente pour
constituer l9opération de crédit-bail.

1.1 Historique et développement du leasing


L'histoire des relations locatives est riche et variée, comme l'histoire de l'humanité
elle-même.
En plongeant dans le passé, nous découvrirons que cette technique a parcouru de
multiples étapes avant d9aboutir au concept que nous connaissons.
À la surprise générale, les bases des relations de location de ces dernières années ont
beaucoup en commun avec ce qui, à première vue, semble aujourd'hui innovant.

1.1.1 Origine et apparition du leasing


Personne ne connaît la date exacte de l'accord du premier loyer, néanmoins, la plus
ancienne des preuves de ce type d9activité date d9environ 2000 ans avant Jésus- Christ (J.C)
dans la civilisation sumérienne1.
Par contre, l9origine juridique de la location est attribuée au fameux code de
HOMMORABI (1700) avant (J-C"). Il s9est consacré à sa légalité, vu la fréquence
d'utilisation de cette formule à cette époque déjà.
Les origines du leasing en tant que forme de financement de biens axée sur leur
utilisation remonte à 1877, lorsque la société américaine" Bell téléphone Co" décidèrent
d'offrir ses appareils téléphoniques dans des contrats de location au lieu de les vendre. Ainsi,
elle finança à la fin du XX siècle aussi bien des machines textiles, des compteurs à gaz ou
électriques1.

Cependant, la naissance de la location moderne ou bien le leasing s'est faite en 1950

1
GARRIDO Eric, « Le cadre économique et réglementaire du crédit-bail», Tome 1, Edition Revue Banque, Paris, 2002, p.

6
Chapitre I : Etude descriptive du leasing

aux États-Unis2, lorsque la location ordinaire a reçu une fonctionnalité supplémentaire (c9est-
à-dire location et financement) ce qui a eu pour résultat une croissance gigantesque dans les
pays développés de l'Ouest.

Le leasing est né en Amérique pour satisfaire une importante commande de l'armée


engagée dans la guerre de la Corée (1950-1953)3.
JUNIOR Booth, dirigeant d'une entreprise Californienne de conditionnement de
produits alimentaires, ne disposait pas de fonds nécessaires pour l'acquisition de bien
d'équipements appropriés pour l'exécution d'une commande importante de l'armée, il trouva
un financement, pouvant élargir son domaine d'activité par l'acquisition, pour le donner en
bail, d9un matériel dont les caractéristiques sont définies par l'utilisateur, obligatoirement
locataire2.

Devant la réussite de l'opération, Booth pensa au lancement d'une société spécialisée


dans le leasing d'équipements de production. Il s9associa à d9autres hommes d9affaires dont
SCHOFEILD Henry qui eut l9idée de proposer aux utilisateurs, du matériel conforme à leur
demande. En d9autres termes, acquérir des machines et des véhicules de transport pour en
céder ensuite l9usage aux entreprises qui manifestaient le besoin. La durée était fixe, le contrat
non résiliable et les paiements interviennent à échéances ponctuelles.
En effet, c'est ainsi que la première société de crédit-bail 8United States Leasing
Corporation' fût créée. Elle était la première société de leasing qui a pratiqué le leasing
mobilier, le leasing immobilier se développa plus tard.
Par la suite, d9autres établissements indépendants de ce type virent le jour aux États-
Unis. De simple instrument de commercialisation, le leasing devint ainsi progressivement un
produit de financement à part entier, ce qui favorisa de manière significative sa diffusion.

1.1.2 L’internalisation du leasing


Le succès, la réussite et l'expansion du leasing dans le monde et en particulier aux
États-Unis, s'expliquent d'une part, par les caractéristiques de l'environnement préexistant à
l'avènement de ce mode de financement et d'autre part, par les valeurs intrinsèques du produit
lui-même.

2
PHILIPPOSSIAN Pascal, « Le crédit-bail et le leasing : outils de financements locatifs »", Edition SEFI, Montréal, 1998, p.5
3
GARRIDO Eric, Op.Cit., Tome 1, p. 24.

7
Chapitre I : Etude descriptive du leasing

Ainsi, les pays anglo-saxons, particulièrement le Royaume-Uni, ont reçu le leasing


comme un nouveau mode de financement sans édicter de lois nouvelles. De plus dans ces
pays, l9attribution de la propriété des biens aux entreprises locataires, a été le facteur le plus
influençant l9expansion du leasing.
Par contre, dans d9autres pays (comme par exemple la France et l9Allemagne), le
crédit-bailleur le propriétaire juridique qui amortit le bien financé par le crédit-bail.
Cependant, l'atmosphère économique existant aux États-Unis lors de l'apparition du
leasing recelait plusieurs facteurs favorables à son expansion et à son adoption rapide, parmi
ces facteurs, nous citons :
 un marché de capitaux à moyen terme limité et inaccessible ;
 un environnement économique prospère qui permet aux producteurs un renouvellement
rapide de leurs équipements de production (progrès technologiques).
Ainsi, les valeurs intrinsèques du leasing, malgré son coût relativement élevé, ont fait
de lui un produit très sollicité par les petites entreprises dont leur nombre est très important, et
satisfait une large clientèle fatiguée de la lourdeur de la procédure usitée par les banques dans
le financement traditionnel.
Cette technique essaimera à partir des USA, dans les autres pays du monde. Elle

finira par devenir une technique financière à part entière. Après 10 ans de son apparition, le

crédit-bail s9est installé dans les pays industrialisés.4

1.1.2.1 Le leasing dans le monde

Dans les années 60, ce mode de financement franchissait l9Atlantique pour atteindre
le « Royaume-Uni » qui fut le premier pays à introduire le crédit-bail par la création de la

« Mercantile crédit Company9s » puis la France où il prend le nom de « crédit-bail »5.

En effet, le leasing, issu du droit anglo-saxon est apparu en France à l9occasion de la


question du financement des lignes de TGV. Le coût des équipements et l9importante
déficience des fonds publics nécessaires à leur réalisation ont posé un évident problème de

4
LAURE Maurice, « L'apport du crédit-bail aux techniques financières», Revue Banque N° 364, Paris, juillet/août 1977, p. 7.
5
BENGELOUN Mohamed Amine, « Evolution et perspectives du crédit-bail au Maroc», Première assises national du crédit-bail, Maroc, 14
mai 2002

8
Chapitre I : Etude descriptive du leasing

financement. Et c9est que fut créée en 1962 Locafrance6.


Cette contagion a atteint la Hongrie, la Hollande, la Norvège, le Danemark,
l9Amérique latine (Brésil, Venezuela&), l9Asie (Indonésie, Corée, Philippines&) et
l9Australie.

L9extension géographique du crédit-bail a été accompagnée par l9établissement de


relations internationales entre les professionnels de ce mode de financement. Cette situation a
donné naissance à de grands clubs internationaux comme le : Lease club, Crédit union, Multi
lease, Ebic lease.

Cependant, le marché mondial du crédit-bail s9estime en 2001 à 323 milliards de


dollars, répartis comme il est présenté dans le graphe n°1 pour 37% aux États-Unis, 24% en
Europe, 20% au Japon, 1% en Australie et 17% dans le reste du monde.

Graphe n°01 : Le Leasing au niveau mondial en 2001

USA Europe Japon Australie Reste du monde

1% 18% 37%
20%

24%

Source: CARRIDO Eric, Tome 1, Op.Cit., p. 24.

En ce qui concerne le part du leasing dans le financement des biens d'investissement


en Europe est présenté par le tableau n°1 ci-dessous.

6
GIOVANOLI. M, «Le crédit-bail en Europe : développement et nature juridique». Edition Librairies Techniques, Paris, 1980, p.51.

9
Chapitre I : Etude descriptive du leasing

Tableau n°01 : La part moyenne du leasing dans le financement des biens d'investissement en
Europe entre 1999 et 2005

Pays Part du leasing en


pourcentage
Grande-Bretagne 20.1%
Allemande 17.1%
Suède 15.8%
Portugal 15.6%
Autriche 13.2%
Danemark 13%
Europe des 15* 12.8%
Italie 12.6%
France 12.2%
Espagne 10.3%
Suisse 9.7%
Pays-Bas 9.4%
Norvège 7.7%
Finlande 7.6%
Belgique 7%
*exclut la Grèce, l’Irlande et le Portugal.

Source : KRAENZLIN Sebastien , « Leasing: tendances actuelle », Edition Economic Reasearch, Suisse,
Octobre 2006, p.4.

Ce tableau montre que la moyenne européenne s9élève à 12,8 %. La pénétration des


biens d9investissement sur le marché du leasing est beaucoup plus importante en Grande-
Bretagne et en Allemagne avec respectivement 20,1% et 17,1%. Selon les informations de
l9association fédérale des entreprises de leasing allemandes (Bun Desverband Deutsche
Leasing-unternehmen), plus de les moitiés environ de tous les investissements productifs
financés avec des fonds externes en Allemagne sont réalisés par l9intermédiaire du leasing.
Les Etats-Unis sont leaders dans ce domaine avec une moyenne de 25.5%7.

1.1.2.2 Le leasing au Maroc

L9extension de cette technique s9est constatée aussi en Afrique, notamment au Maroc


avec la naissance en 1965 de la compagnie marocaine de crédit-bail appelée
« Maroc Leasing ». Aujourd9hui le secteur compte 10 sociétés de leasing qui exercent

l9activité à titre principe8.

7
KRAENZLIN Sebastien, Op.Cit., p.4
8
HAMMADI Mohamed, « Le crédit-bail au Maroc », Premières assises nationales du crédit-bail au Maroc,
organisé par l9Association Professionnel des Sociétés de Financement, Maroc, 14 mai 2002.

10
Chapitre I : Etude descriptive du leasing

Cependant, le crédit-bail mobilier (CBM) a connu un développement assez


remarquable qui montre l'intérêt grandissant des entreprises et des professionnels pour cette
formule de financement. Il en est de même du crédit-bail immobilier (CBI) qui a vu le jour en
19921. Le graphe, ci-après illustre, pour mémoire, l'évolution des financements en crédit-bail
de 1965 à 2001.
Graphe n°2 : L'évolution des financements en Leasing de 1965 à 2001 au Maroc (Les montants
en millions de dirhams)

5000
4363,7
400
0
CBM
300
0 CBI
603,9
200
1965
1967
1969
1971
1973
1975
1977
1979
1981
1983
1985
1987
1989
1991
1993
1995
1997
1999
2001
Source : Le rapport annuel de l’Association Professionnelle des Sociétés de Financement (APSF), 2001,
MAROC, p.15.

Il y a lieu de mentionner qu9au Maroc les sociétés de crédit-bail dument agréées sont
des membres de droit de l9association professionnelle des Sociétés de financement (APSF).
L'APSF a été instituée par la loi du 6 juillet 1993 régissant l9activité et le contrôle des
établissements de crédit et a été confirmée par la loi du 14 février 2006 relative aux
établissements de crédit et organismes assimilés 9.
Elle a pour objet notamment d9étudier les moyens d9amélioration de la technique du
crédit en général, le crédit-bail en particulier et de stimuler la concurrence.
L'APSF sert d9intermédiaire, pour les questions concernant la profession, entre ses
membres d9une part, et les pouvoirs publics ou tout autre organisme national ou étranger,
d9autre part.

9
Le rapport annuel des associations professionnelles des sociétés de financement (APSF), 2001, MAROC, p.15

11
Chapitre I : Etude descriptive du leasing

1.1.2.3 Le leasing en Tunisie

Le crédit-bail est apparu, en Tunisie en 1984 avec la création de


. « Tunisie Leasing
». Les sociétés de crédit-bail sont au nombre de 11 dont 8 sont des émanations directes de
banques. Les sociétés de leasing tunisiennes financent essentiellement les PME et les
entrepreneurs individuels. Le succès des sociétés de leasing auprès des PME trouve son
origine dans leur plus grande réactivité et souplesse que les banques ainsi que dans leur
moindre exigence en matière de garanties. La production du secteur a atteint 540 millions
d'euros en 2009, en hausse de 23 % par rapport à 200810

1.1.2.4 Le leasing en Algérie

En Algérie, le crédit-bail est évoqué pour la première fois dans la loi 90-10 du 14
avril 1990, il est assimilé à des opérations de crédit.
Cependant, durant des années, le leasing a été relégué au second degré, l'absence
d'une culture de leasing en Algérie a considérablement compliqué la tâche des établissements
qui offraient ce produit, dans la mesure où les opérateurs continuaient à constater les biens en
tant qu'investissement et à les amortir. Durant la dernière décennie, d'innombrables difficultés
ont été constatées par les banques qui pratiquaient cette formule11.
À cet effet, Algérien Saoudite leasing « ASL » et « AL BARAKA » sont les premiers
qui ont inauguré timidement le marché algérien. Néanmoins, dès le début des années 2000,
plusieurs établissements financiers et banques privées se sont lancés dans cette activité.
Actuellement jusqu'à 2011, le marché algérien du leasing est partagé entre cinq banques
privées étrangères et une banque publique: 12
 AL BARAKA Bank ;
 la Société Générale ;
 Natexis Banque Populaire d9Algérie ;
 BNP Paribas El Djazaïr ;
 banco Espirito Santo ; la Banque d9agriculture et de Développement Rural «BADR».
Ainsi que sept établissements financiers, à savoir :
 Maghreb Leasing Algérie (MLA) ;
 Arabe Leasing Corporation (ALC) ;
 CETELEM Algérie ;
 La Société Financière d9Investissement, de participation et de placement

10
JEBALTI Salah, « Le leasing en Tunisie », Premières assises nationales du crédit-bail, panel I : Regards croisés sur le
crédit-bail, organisé par l9Association Professionnel des Sociétés de Financements, 14 mai 2002
11
HIDEUR Nacer, « Le leasing en Algérie », Premières assises nationales du crédit-bail, panel I : Regards croisés sur le
crédit-bail, organisé par l9Association Professionnel des Sociétés de Financements, 14 mai 2002.
12
Rapport d9activité d9AL BARAKA banque, 2011, p.6.

12
Chapitre I : Etude descriptive du leasing

(SOFINANCE) ;
 La Société de Refinancement Hypothécaire (SRH) ;
 La Société Nationale de Leasing (SNL) ;
 "7'‫ليج‬䐥' Leasing Algérie.

Pour bien illustrer les étapes d9évolution de l9offre de crédit-bail en Algérie, le


tableau ci-après mis en évidence l9évolution des chiffres d9affaires des principaux
intervenants de 2001 à 2006.
Tableau n°02 : L’évolution des chiffres d’affaires des principales intervenants sur le marché du crédit-bail
algérien entre 2001 et 2006 (en DA).

Année ALC SOFINANCE EL BARAKA SALEM MLA

2001 - - 44 000 326 000 -

2002 160 000 - 12 600 465 000 -

2003 370 232 199 330 1 346 000 558 661 -

2004 989 788 450 000 1 719 000 712 748 -

2005 1 694 780 - 1 449 000 1 254 527 -

2006 3 800 000 - 520 000 1 529 820 650 000

Source : Chiffres données par ces établissements publiés dans leurs rapports d’activité annuelle.

1.2 Définitions du LEASING


Avec toutes les différentes appellations de cette formule qui existent, "leasing" en
anglais, "le crédit-bail" en français ou même "7'‫ليج‬䐥' " en arabe, c'est une forme de crédit à
long et moyen terme.
Plusieurs définitions ont été données au leasing mais nous allons nous contenter de
quelques définitions qui répondent aux besoins de notre travail.

1.2.1 Selon le droit anglo-saxon

Le leasing recouvre des opérations de location, allant de la location simple à la


location avec option d9achat, basé sur des distinctions économiques et non juridiques cela
signifie que le crédit preneur est considéré comme propriétaire et peut amortir le bien. Le
contrat de leasing concerne tous les biens ; qu9importe leur destination qu9elle soit pour un
professionnel ou pour un particulier. Ainsi, dans une opération de leasing, l'option d'achat
peut être incluse dans le contrat, mais n'en constitue pas un aspect spécifique, elle est possible,
13
Chapitre I : Etude descriptive du leasing

et non systématique c'est-à-dire qu'elle n'est pas jugée comme un élément essentiel dans le
contrat du leasing 13.

1.2.2 Selon le droit latin

En droit Français, le législateur définit le crédit-bail comme « &une opération de


location d9une durée déterminée de bien d'équipement ou de matériel d'outillage, ou de biens
immobiliers à usage professionnel, acheté en vue de cette location par des sociétés de crédit-
bail qui en demeurent propriétaires. Et lorsque ces opérations quelle que soit leur qualification
donnent au locataire la possibilité d'acquérir tout ou partie, les biens loués au plus tard à
l9expiration du bail, moyennant un prix convenu, tenant compte au moins pour partie des
versements effectués à titre de loyers»14.

Autrement dit, tous les biens dont la propriété est transmissible, peuvent faire l9objet
d9un contrat de crédit-bail et seules les personnes morales et les personnes physiques
professionnelles peuvent être concernées par ce genre de contrat. Au plan juridique, la
propriété revient à la société de crédit-bail et les biens objet du contrat doivent être à usage
professionnel. Aussi, l9option d9achat est une promesse de vente unilatérale faite au plus tard
en fin de bail.

1.2.3 Selon le droit musulman

"7'‫ليج‬䐥'" est un mode de financement conforme à la Charia islamique. En effet,


partant du principe que cette dernière interdit les intérêts perçus sur la mise à disposition de
fonds, les produits perçus dans le cadre "El IDJARA "sont considérés comme des loyers
perçus sur la mise à disposition d9un bien financé par les mêmes fonds. Ces loyers sont
autorisés par la ‫يعة‬7‫'لش‬.
Aussi, ce mode de financement est basé sur un bail donnant lieu au paiement de
loyers et non pas à des échéances de crédit, et surtout il se base sur le principe de la vente
d9utilité " Baie l9manfaa" selon la définition du "fiqh"15.

1.2.4 Selon la convention d'Ottawa


Le 28 mai 1988 a été signé la convention d'Unidroit (institut international pour

13
GERVAIS Jean-François, « Les clés du leasing », Édition d9Organisation, Paris, 2004, p.5.
14
Ordonnance n°67/837 du 28 septembre 1967, article 5, modifiant et complétant la loi du 02 juillet 1966.
15
ABDESSATAR khouildi, « Introduction aux techniques islamiques de financement », acte de séminaire N°37, DJEDAH ARABIE
SAOUDITE, 5-9 décembre 1992, pp. 131-132

14
Chapitre I : Etude descriptive du leasing

l'unification du droit privé) sur le crédit-bail international à Ottawa. Cette convention vient
pour réguler le leasing international et d'éviter les conflits qui peuvent exister entre les
différents régimes juridiques des parties de l'opération du crédit-bail.
Cependant, le premier article, décrit le leasing comme l9opération dans laquelle une
partie (le crédit-bailleur) conclut sur l9indication d9une autre partie (le crédit- preneur), un
contrat dénommé le « contrat de fourniture », avec une troisième partie (le fournisseur). En
vertu duquel elle acquiert un bien d9équipement, du matériel ou de l9outillage dans des termes
approuvés par le crédit-preneur, et conclut un contrat dénommé le « contrat de crédit-bail »
avec le crédit-preneur donnant à celui-ci le droit d9utiliser le matériel moyennant le paiement
de loyers16.
A mon sens, le crédit-bail peut être défini comme une location d9un bien à usage
professionnel avec promesse unilatérale de vente, au plus tard à l9expiration du contrat, au
profit du locataire pour un prix convenu à l9avance.
C'est une technique par laquelle une entreprise, dite de crédit-bailleur acquiert, sur la
demande d9un client (crédit-preneur), la propriété de biens d9équipement mobiliers ou
immobiliers, en vue de les donner en location à ce dernier pour une durée déterminée
correspond à la durée de vie économique du bien en question en contrepartie de redevances ou
de loyers. L'utilisateur n'est donc pas juridiquement propriétaire du bien mis à sa disposition
pendant la durée du contrat.
A la fin du contrat, il a la possibilité de restituer le bien à la société crédit- bailleur,
ou bien demander le renouvellement du contrat, si non exercer son option d'achat et acquérir
le bien pour un prix symbolique qui est la valeur résiduelle du bien loué.

1.3 Mécanisme de fonctionnement du leasing


Le crédit-bail est un arrangement contractuel qui permet au bénéficiaire du contrat
d9investir à moyen terme ou à long terme dans un bien immobilier ou mobilier. Cette formule
est particulièrement adaptée aux besoins des professionnels, afin de préserver
l'autofinancement à d'autres types d'investissements.

1.3.1 Les intervenants


Le crédit-bail est une technique de financement moderne dans laquelle interviennent

16
DOUVIER Pierre-Jean, « Droit et pratique du commerce international », Tome 21, éditions les hybrides, Paris, 1995, p.76

15
Chapitre I : Etude descriptive du leasing

trois acteurs principaux :


 Le crédit-bailleur (en l9occurrence la banque ou la société de leasing qui achète le bien
pour le louer à son client) ;
 Le crédit-preneur (locataire) qui loue le bien en se réservant l9option de l9acquérir
définitivement au terme du contrat de location ;
 Le fournisseur (fabricant ou vendeur) du bien.

1.3.1.1 Le bailleur ou « le crédit-bailleur » ou « la société de leasing »

Il s'agit d'un organisme qui est généralement une banque, un établissement financier,
ou une société de leasing. À la demande de son client, la société du crédit-bail accepte de
financer l'opération en se portant acquéreur du bien mobilier ou immobilier. Juridiquement le
bailleur est le propriétaire du bien jusqu'au dénouement de l'opération, avec le droit
d'utilisation pour le locataire en contre partie de loyers.

1.3.1.2 Le preneur ou « le crédit-preneur » ou « le locataire »

C'est celui qui désire acquérir le bien, ainsi il a la possibilité de le choisir selon (la
marque, le type...) ; éventuellement il peut choisir même le fournisseur. Le preneur bénéficie
d'un bien sans avoir à le financer immédiatement dans son intégralité.
Il est le propriétaire économique du bien loué pour une période bien déterminée en
payant les redevances convenues au bailleur.
Les clients qui peuvent accéder à ce type de financement sont divers. En réalité il
s'agit d'un opérateur économique, personne physique ou morale, ce sont tous les entreprises et
les établissements professionnels à caractère industriel et commercial.
En réalité, toutes les entreprises peuvent recourir à ce produit, notamment :
 Les artisans, commerçants ou les professions libérales, qu9ils soient en affaires
personnelles ou en sociétés civiles ou de capitaux ;
 Les petites entreprises de tous les secteurs d'activités ;
 Les entreprises industrielles, les sociétés de services informatiques ou même les
exploitations agricoles ;
 Les grandes entreprises comme les multinationales ;
 Les entreprises publiques, les collectivités locales et même certaines administrations
publiques ;

16
Chapitre I : Etude descriptive du leasing

 Les associations à but non lucratif (pour l9usage d9une photocopieuse par exemple )17.

1.3.1.3 Le fournisseur

C9est celui qui vend le bien objet du contrat de crédit-bail au bailleur suite à la
commande de ce dernier conformément aux conditions de fabrication arrêtées par le preneur.
Dans certains cas le fournisseur peut être en même temps le preneur (cession- bail).

1.3.2 Le déroulement de l'opération


Toute opération de crédit-bail comporte trois phases :

1.3.2.1 Première phase : l'acquisition du bien et la conclusion du contrat du crédit- bail

Dans un premier temps, le client, futur preneur, désire acquérir un bien dont il a
besoin, mais il ne possède pas les fonds requis au financement de cet investissement ou désir
les affecter à d9autres fins, le client, futur preneur, choisit parmi les différentes formules
d9emprunt, le crédit-bail.
Ensuite, il contacte le crédit-bailleur et lui adresse une demande pour l'acquisition du
bien. Ce bien pouvant être mobilier ou immobilier dans sa nature.

1.3.2.1.1 La demande préalable du crédit-preneur

La demande faite par le futur preneur est précédée par le choix du bien d'équipement,
et du fournisseur qui s'effectue selon ses besoins. Il détermine ainsi la qualité, la quantité et
même la nature du bien à usage professionnel qu'il désir.

Ce choix peut être effectué selon deux modalités : parfois le futur utilisateur
communique toutes les données et les renseignements au crédit-bailleur qui se charge de
conclure le contrat de vente avec un tiers fournisseur fabricant ou producteur.
Il peut aussi arriver que le futur preneur sollicite le crédit-bailleur alors qu'il a déjà
commandé sous condition suspensive d'obtenir l'accord de ce dernier le matériel dont il a
besoin auprès du fournisseur.
Ainsi, il faut souligner que la demande du futur preneur se présente sous un double
aspect :

17
GERVAIS Jean François, Op.Cit., p. 10.

17
Chapitre I : Etude descriptive du leasing

 Une demande de crédit présentant les éléments déterminant la qualité du risque et la


solvabilité de l9entreprise c'est-à-dire sa capacité à payer les loyers. Pour l9appréciation de
ces éléments, le client présente une description économique et juridique de son entreprise,
les documents comptables et les détails de sa situation d9endettement ;
 La nature du bien objet du contrat qui peut influencer le comportement des parties ou les
règles à appliquer.

Après l'étude de la situation financière et économique de l9entreprise, la société de


crédit-bail répond à la demande de financement. En cas d9accord, la durée de validité de celui-
ci est en général de 3 à 6 mois pour réaliser l9opération. 18

1.3.2.1.2 La conclusion du contrat d'achat

Le bailleur signe d9abord le contrat de crédit-bail avec le preneur avant de signer le


contrat d'achat avec le fournisseur.
Le contrat de crédit-bail est le document-clé de l'opération de crédit-bail, puisqu'il
crée le lien juridique entre le client et la société de crédit-bail et donne au preneur un droit
d9usage du bien en location, moyennant le versement de loyers.

Lors de la conclusion du contrat, plusieurs points peuvent être à négocier :

 le prix de vente et la durée de cette location


La durée est fixée d'un commun accord entre les deux parties. Généralement elle doit
être égale à la durée nécessaire pour l'amortissement par le crédit-bailleur des frais
occasionnés par l'achat du matériel d'équipement (c'est-à-dire la durée de vie économique du
bien objet du contrat). La durée de la location est irrévocable.
Durant toute la période de location, le crédit-preneur assume tous les risques et
charges d'exploitation comme s'il était propriétaire. Ainsi, il doit verser les loyers à son
contractant (le crédit-bailleur).

 les loyers
Par loyer, il faut entendre le prix de la location du bien d'équipement dans le contrat
qui doit être versé en totalité selon les termes et la périodicité convenus. Les parties insèrent
généralement une clause pénale afin de se prémunir de la défaillance du crédit-preneur19.

18
GERVAIS Jean François, Op.Cit., p. 102.
19
NGAVANGA Nicaisie Magloire, «La propriété- garantie dans le droit OHADA», Mémoire de DEA-Droit des Affaires, Université

18
Chapitre I : Etude descriptive du leasing

Les loyers peuvent être constants, progressifs ou dégressifs, mais leur montant est
souvent en fonction : du montant du contrat, de la qualité du locataire, de la dépréciation du
bien, du taux d9intérêt fixe ou variable, de la durée d9amortissement du bien à financer, de la
valeur résiduelle du bien et des frais de dossier.
Enfin le paiement des loyers peut être soit mensuel, trimestriel, semestriel ou annuel.
Dans certaine cas le crédit-bailleur peut exiger le règlement d'un dépôt de garantie (trois mois
de loyer) avec le paiement du premier loyer.

 La promesse unilatérale de vente


Le crédit-preneur a ainsi la possibilité et non l'obligation de prendre possession du
bien une fois terminée la période de location. Pour cette acquisition, l'utilisateur du bien doit
s'acquitter d'une certaine somme dont le montant (souvent symbolique) est fixé à l'avance et
correspond à la valeur résiduelle.

Cependant, il convient de distinguer le contrat de crédit-bail et l'opération de crédit-


bail : cette dernière englobe l'ensemble des liens juridiques et contractuels entre les trois
principaux acteurs (tiers fournisseur, crédit-bailleur, crédit-preneur) tandis que le contrat de
crédit-bail proprement dit est strictement limité aux relations juridiques entre le crédit-bailleur
et le crédit-preneur ainsi que les droits et obligations juridiques qui pèsent sur chacun de ces
deux acteurs.

Après avoir conclu le contrat du crédit-bail, il procède à la commande du bien objet


du contrat de crédit-bail selon les conditions arrêtées auparavant par l9entreprise locataire et le
fournisseur. Il conclut avec le fournisseur un contrat d9achat.

C'est le contrat qui détermine l'acquisition par la société de crédit-bail (l'acheteur) du


bien choisi par l'entreprise locataire. Le contrat passé entre le fournisseur et l'acheteur précise
 Les caractéristiques du bien en question ;
 Le prix de vente ;
 Le délai de livraison ;
 La formule convenue de crédit-bail (Le contrat de fourniture doit prévoir la conclusion
du contrat de crédit-bail comme condition suspensive) 20.

Yaoundé 2 SOA, 2004, p55.


20
PHILIPPOSSIAN Pascal, Op.Cit., p. 25.

19
Chapitre I : Etude descriptive du leasing

En effet, après la conclusion du contrat de crédit-bail entre le bailleur et le preneur, le


fournisseur livre l9équipement au locataire. Cette opération est matérialisée par un procès-
verbal de réception ou avis de livraison attestant que le locataire a bien reçu le bien et qu9il est
conforme à sa demande.

Le procès-verbal de réception c'est le document qui atteste que le client a réceptionné


le matériel et qu9il en a vérifié la conformité avec sa commande. La signature du procès-
verbal de réception du matériel, conjointement par l'entreprise et le fournisseur déclenche
automatiquement l9obligation du bailleur à payer le fournisseur et le versement du premier
loyer par l'utilisateur.

1.3.2.2 Deuxième phase : Le paiement des loyers

Le client s9engage à payer la société de crédit-bail jusqu9au terme du contrat. Le


crédit-bailleur reste le propriétaire de l9actif et le preneur acquiert un droit d9usage et de
propriété temporaire.
La société de crédit-bail accorde la jouissance d9usage du bien à l9entreprise pendant
une période irrévocable et prédéterminée.
L9entreprise qui devient preneur doit en contre partie verser au bailleur des
redevances périodiques. Les loyers versés à la société de crédit-bail sont calculés de manière à
couvrir le fonds initial dépensé par la société de crédit-bail et le coût d9intermédiation (frais
financiers correspondant à la rémunération des capitaux engagés, frais de gestion, marge
bénéficiaire).
Durant cette période de location, le preneur doit assumer tous risques, responsabilités
et charges d9exploitation comme s9il était propriétaire.
En effet, nous pouvons résumer les deux étapes précédentes par les actes suivantes :
 L'émission de bons de commandes par le bailleur ;
 Le paiement du matériel par le bailleur selon les conditions arrêtées entre le fournisseur
et le preneur s'il y a versement d'acomptes, le règlement ne peut être fait par le bailleur
que sur procès verbal dûment visé par le premier ;
 La livraison du matériel à la date et en lieu convenus avec le locataire ;
 L'installation du matériel : les frais sont à la charge du locataire ;
 L'utilisation ou l'accord de jouissance du bien au locataire, par conséquent, tous les frais
de l'exploitation sont à la charge exclusive du locataire qui est également tenu d'obtenir
20
Chapitre I : Etude descriptive du leasing

l'agrément du bailleur pour toute modification apportée au matériel;


 L'assurance du matériel, le preneur est tenu de souscrire une assurance couvrant les
risques suivants : les vols, les incendies, etc.

1.3.2.3 Troisième phase : le dénouement de l’opération

A l'échéance de la période irrévocable, nous rencontrons trois modalités de


dénouement de cette opération :

1.3.2.3.1 La levée de l'option d'achat par le crédit-preneur

Lorsque le crédit-preneur vient d'acheter le bien d'équipement définitivement, le prix


d'achat fixé est prévue dans le contrat du crédit-bail compte tenu, au moins pour partie, des
loyers échus et versés antérieurement. Le prix ainsi établi constitue la valeur résiduelle du
bien en cause.

L'achat du bien d'équipement constitue l'hypothèse la plus récurrente au dénouement


du crédit-bail. C'est pourquoi le crédit-bail est qualifié comme une location assortie de
promesse unilatérale de vente21.

1.3.2.3.2 La restitution du bien d'équipement au crédit-bailleur

Dans ce cas de figure survient généralement lorsque le crédit-preneur connaît des


difficultés de trésorerie ou lorsque l'acquisition du bien ne constitue pas une priorité dans son
activité professionnelle ou son domaine d'action. Cette dernière situation survient souvent
lorsque l'activité pour laquelle le bien a été loué était ponctuelle (limité dans le temps) ou si
son exploitation n'a pas atteint la rentabilité escomptée.

Le crédit-preneur doit restituer le bien matériellement c'est-à-dire mettre son corpus à


la disposition du propriétaire en l'état où celui-ci se trouve.

1.3.2.3.3 La conclusion d'un nouveau bail avec le crédit-bailleur

Il faut reconnaître que la période de location permettant de réduire le prix


d'acquisition du bien, Le crédit-preneur recherche dans la plupart des cas à ne pas rater cette

21
GIOVANOLI. M., Op.Cit., p.65.

21
Chapitre I : Etude descriptive du leasing

aubaine. Le crédit-preneur peut aussi se porter pour la conclusion d'un nouveau bail avec le
crédit-bailleur sur le même bien.
Une telle hypothèse peut légitimement donner lieu à une renégociation des termes du
contrat notamment une réduction du taux du loyer (le propriétaire ayant déjà amorti la charge
financière d'achat). Dans ce cas un accord nouveau régira les relations des parties.

A l'opposé, il peut aussi y avoir reconduction du contrat précédent par volonté


expresse ou tacite des parties. Et même parfois avec la possibilité de résilier le contrat à tout
moment.

Pour conclure, nous pouvons dire qu'une opération de crédit-bail est caractérisée par :
 La forme d'un engagement contractuel de la part d'un locataire, à payer à un bailleur
des redevances périodiques, en contre partie le droit d9utiliser un actif lui appartenant ;
 La conclusion de trois contrats : contrat technique entre le preneur et le fournisseur,
contrat de fourniture entre le fournisseur et le bailleur, contrat de crédit-bail entre
le bailleur et le preneur ;
 La caractéristique essentielle de ce contrat où le locataire acquiert la valeur
économique de l'actif, tandis que le prêteur conserve le titre de propriété de ce même
actif. Le locataire n'en a que l9usage ;
 Les loyers versés à la société de crédit-bail qui comprennent l'amortissement des
capitaux mis en Suvre et le coût d'intermédiation qui comporte : les frais financiers
correspondant à la rémunération des capitaux engagés, les frais de gestion et la marge
bénéficiaire ;
 Le contrat qui est passé pour une durée fondée normalement sur la durée de vie
économique du bien considéré ;
 Le locataire qui doit faire assurer le matériel et le maintenir en bon fonctionnement
pendant toute la durée du contrat ;
 L9achat du bien loué, par le locataire, au plafond à l9échéance du contrat, à sa valeur
résiduelle qui tient compte des loyers perçus jusqu9à la levée de l'option. Il peut
également renouveler le contrat de crédit-bail sur de nouvelles bases ou restituer
purement et simplement le bien.

22
Chapitre I : Etude descriptive du leasing

Section 2 : La typologie du leasing


Le crédit-bail est un mode de financement qui peut toucher tout type
d9investissement et se présente en trois catégories classées selon les critères suivants :
 Selon les responsabilités des parties et du transfert du risque, on distingue deux types de
crédit-bail : le crédit-bail financier et le crédit-bail opérationnel ;
 Selon la nature juridique de l9objet du contrat, il existe trois types de crédit-bail : le crédit-
bail mobilier, le crédit-bail immobilier et le crédit-bail sur le fonds de commerce ;
 Selon la nationalité des parties au contrat, il existe deux types de crédit-bail : le crédit-bail
national ou domestique et le crédit-bail international.

1.1 Selon le transfert du risque

Ce critère prend en considération la responsabilité des parties et le transfert des


risques liés à la propriété du bien. Nous distinguons entre le crédit-bail financier et le crédit-
bail opérationnel.

1.1.1 Le crédit-bail financier (Full pay out lease, ou financial lease)

C'est la forme qui s'apparente le plus au crédit-bail défini en France ainsi qu'en
Algérie. Dans cette d'opération, le preneur paie l9intégralité du coût d9achat du bien, y
compris les intérêts, durant la période de location de base, de sorte que la levée de l9option
d9achat en fin de contrat est probable.

Ainsi, ce type de crédit-bail est caractérisé par le transfert du crédit-bailleur au


crédit-preneur de tous les droits, obligations, avantages, inconvénients et risques liés à la
propriété du bien. C'est-à-dire, c9est le preneur qui prend en charge tous les frais d9entretiens,
de réparation et d9assurance relatifs au bien objet du contrat de crédit-bail. Ainsi, il assume le
risque d9obsolescence du bien.

En effet, le bailleur recouvre la totalité de son investissement en plus de sa marge


bénéficiaire. Autrement dit, les loyers versés durant la période irrévocable par le preneur au
bailleur doivent permettre d'amortir à la fin de la location la valeur du bien financé, les
charges d9exploitation de la société de leasing et sa marge bénéficiaire

Le rôle du bailleur s'identifie à celui du bailleur de fonds. Cette attitude est confirmée
par le caractère souvent symbolique de la valeur résiduelle prévue comme base de l'option

23
Chapitre I : Etude descriptive du leasing

d'achat laissée au locataire. Ce type d'opération est également qualifié de full pay out lease.

1.1.2 Le crédit-bail opérationnel (Non full pay out lease)

Dans ce type de crédit-bail, les attributs de la propriété juridique ne sont pas


transférés au preneur. De ce fait, c9est le bailleur qui assume tous les risques et les
inconvénients mais aussi il bénéficie des avantages liés à cette propriété.

C'est pour avoir un équipement en bon état en fin du contrat, que le bailleur inclut
dans le contrat de leasing opérationnel, les services tels que l'entretien et la maintenance. Le
bailleur espère atteindre son objectif de profit par une relocation ou une vente du matériel,
d'où la nécessité d'avoir un équipement en bon état.

En effet, dans ce type de leasing, le crédit-bailleur n9offre pas l9option d9achat au


crédit-preneur à échéance du contrat de location. La durée de location est inférieure à la durée
de vie économique du bien.
En conséquence, les redevances locatives versées par le preneur au bailleur sont
inférieures au coût d9achat du bien et ne permettent qu9un amortissement partiel du capital
investi. Dans ce cas, il n'y a plus de full pay out lease puisque le bailleur ne s'attend pas à
récupérer le coût d9achat du bien loué et réaliser une marge au terme du contrat.
Le recours au "leasing opérationnel", repose sur :

 L9existence d9un marché secondaire ou d9occasion ;


 Le locataire n9a pas l9intention d9utiliser le bien pour toute sa durée de vie économique,
dans la mesure où il prévoit des changements techniques ou technologiques, à l9exemple
du matériel informatique.
En effet, dans ce type de leasing nous trouvons trois formes :

1.1.2.1 Vrai-bail ou « True lease »

Cette forme représente l'opération de leasing originale, c'est-à-dire que la durée du


contrat est inférieur à la durée de vie économique du bien, ainsi le cumul des loyers payés par
le preneur ne rembourse pas le capital investi par le bailleur, et enfin l'option d'achat du
contrat est égale au "fair market value" 22.

22
BEY El Mokhtar, «le leasing et ses principales caractéristiques dans le monde», Revue Finances et développement au Magreb N° 16 et 17,

24
Chapitre I : Etude descriptive du leasing

1.1.2.2 Leasing avec service ou « Service avec maintenance lease »

Le bailleur comme dans « Vrai-bail » ne reconstitue pas nécessairement son capital


investi par la conception des loyers.
En outre, il investit considérablement dans l'achat du bien, sa gestion, son entretien et
la fourniture des prestations nécessaires afin de mieux faciliter les conditions de jouissance.
Néanmoins, et contrairement au leasing financier, le bailleur s'implique dans les rapports
fournisseur-locataire, d'autant qu'il conclut souvent des contrats d'assistance, d'entretien et de
coopération avec ce dernier23.
A cet égard, en matière de transport, il propose un "Package" ou un ensemble de
services couvrant le remplacement du véhicule en panne, par exemple le changement des
pneumatiques usés, les révisons périodiques, les réparations, l'assurance dommage, etc.

1.1.2.3 Leveraged lease

Dans lequel nous intégrons tous les facteurs aboutissant à l9abaissement du coût de
l9opération, donc du montant du loyer tels que : la fiscalité, l9effet de volume des achats, les
conditions de refinancement du bailleur, etc.
Le plus connu et le plus important est le leasing fiscal dont le montage met en jeu des
conseils comme ceux de l'expert comptable ou les conseils juridiques et fiscaux2.

Enfin, dans notre travail, nous ferons surtout référence au leasing financier.et pour
conclure ce point nous présentons une comparaison entre le crédit-bail financier et le crédit-
bail opérationnel.

publication de l'IFID, juillet, 1995, p. 94


23
PECQUEUR C., « Le leasing fiscal », Presse universitaire de France, Paris, 1990, pp.10-11.

25
Chapitre I : Etude descriptive du leasing

Tableau n°03 : Comparaison entre le crédit-bail financier et le crédit-bail opérationnel

Caractéristiques Crédit-bail financier Crédit-bail opérationnel


Objets du crédit- Biens mobiliers et immobiliers Biens mobiliers et immobiliers
bail
Durée du contrat la durée d9utilisation économique est la durée
généralement la durée de d9utilisation
vie économique est inférieure à la
économique du bien objet du contrat durée de vie économique du bien
Caractère Oui Non
d'investissement
Signification financement d'un investissement Location, utilisation
économique
Risque liés à Assumés par le preneur comme lors de Assumés par la société
l'investissement l'achat d'un bien d'investissement de leasing car le
contrat est
résiliable à court terme
Source : KRAENZLIN Sebastien, Op.Cit., p. 20.

1.2 Selon la nature et l’objet du contrat

Ce critère prend en considération la nature du bien financé. Nous distinguons entre le


crédit-bail mobilier, le crédit-bail immobilier et le crédit-bail sur le fonds de commerce.

1.2.1 Leasing mobilier

« …Il consiste en une opération de location d'un bien d'équipement, de matériel ou


d'outillage, acheté en vue de cette location, par la société de crédit-bail sollicitée. Celle-ci
demeure propriétaire du bien »24.

L9option d9achat est prédéterminée au début du contrat et elle est calculée en


fonction du matériel financé, de sa durée de location et du montant des loyers versés par le
crédit-preneur.

1.2.1.1 Objet du contrat

Dans la catégorie leasing mobilier (aussi appelé leasing de biens d9investissement),

24
BOUYACOUB Farouk, « L9entreprise et le financement bancaire », Edition CASBAH, Alger, 2000, p. 254 .

26
Chapitre I : Etude descriptive du leasing

nous distinguons habituellement les segments suivants :


 Véhicules, avec les sous-catégories : véhicules de tourisme, poids lourds, autocars,
élévateurs, etc., ainsi que les véhicules spécifiques comme les bateaux et le matériel
roulant des chemins de fer ;

 Appareils et équipements (PC et serveurs, photocopieurs, instruments médicaux ou de


mesure, etc.) ;
 Machines de production et installations industrielles ;
 Installations et systèmes (installations téléphoniques, systèmes d9accès, etc.).

1.2.1.2 La durée du contrat

La durée du contrat est entre 2 et 7 ans. Cette période est irrévocable, elle est fixée
selon la durée de l'amortissement fiscal du bien.

1.2.1.3 Le paiement des redevances

Les loyers sont versés par le preneur selon les clauses du contrat du crédit-bail.
Toutefois, il est permis au client d'effectuer un premier paiement équivalant à un apport
personnel et dont la somme équivaut à un loyer majoré afin de diminuer les loyers futurs.
Ainsi, il est souvent possible de trouver des paiements de garanties complémentaires
auprès de certains contrats de crédit-bail mobilier. A titre d'exemple, nous citons l'assistance,
le contrat d'entretien du matériel ou encore les charges relatives au coût de la livraison et aux
assurances.
En effet, un vol ou une destruction totale du bien peut engendrer une perte financière,
surtout lorsque l'assurance ne couvre qu'une valeur inférieure à la somme qui reste à payer.
Par extension à ce principe, nous trouvons certains organismes qui acceptent les
achats définitifs à tout moment de la durée du contrat. Il est à noter que le prix final du bien
est minoré des loyers acquittés au cours du contrat ainsi que d'un éventuel dépôt de garantie.
Le dépôt de garantie est récupéré par le client à la fin du contrat si ce dernier ne désire en
aucun cas devenir propriétaire légitime du bien financé.

1.2.2 Leasing immobilier

Après le grand succès du crédit-bail mobilier aux Etats-Unis, il est apparu le crédit-
bail immobilier qui a pris une place considérable.
27
Chapitre I : Etude descriptive du leasing

Il est une forme de crédit moderne qui permet de financer un bâtiment existant ou à
construire à usage professionnel, pour le compte du crédit-bailleur, ainsi il s9effectue de la
même manière que le leasing mobilier.

À la fin de la période de leasing, le crédit-preneur peut devenir le propriétaire


moyennant le paiement de l9option d9achat convenue au préalable 25.

1.2.2.1 Objet du contrat

Tout comme le crédit-bail en général, il s9agit ici de pouvoir contracter un


engagement entre une entreprise et une société financière. Cette dernière achète ou fait
construire un immeuble, et en fournit la possession par un bail de longue durée.
En effet, quant aux contrats de leasing immobilier, ils permettent notamment de
financer :
 Les immeubles à usage commercial (immeubles de bureaux ou administratifs) ;
 Les usines (immeubles à usage artisanal et industriel) ;
 Les centres de stockage et de logistique ;
 Les sièges sociaux de sociétés ;
 Les entrepôts et les centres de distribution ;
 Les installations hôtelières et de loisirs.

1.2.2.2 Les loyers et la durée du contrat

Le loyer est généralement composé d'une fraction du capital investi par la société de
crédit-bail, de l'intérêt courant sur ce capital et d9une marge bénéficiaire pour la société de
financement.
Dans ce cas de contrat, la société de crédit-bail immobilier fait un placement
avantageux car elle reste propriétaire du bien pendant toute la durée du crédit-bail et cela sans
aucun risque.
Par contre la pratique du crédit-bail comporte quelques risques : la société utilisatrice
sera dans l9obligation de payer la rente jusqu'à la clôture du contrat de crédit- bail même en
cas de disparition de l'immeuble sauf disposition contraire au contrat (clause de fin anticipée
au contrat). Dans ce cas, elle devra payer une pénalité contractuelle.
Cependant, le leasing immobilier n9est pas soumis au paiement de droits

25
CARRIDO Eric, Op.Cit., Tome 1, p. 28

28
Chapitre I : Etude descriptive du leasing

d'enregistrement si toutes les conditions suivantes sont respectées :


 Le locataire utilise le bien pour des usages professionnels;
 Le contrat est conclu pour une durée fixe ;
 Le loyer est soumis à la TVA.
En ce qui concerne la durée du "bail", elle est souvent liée à la durée économique de
l'immeuble. C9est pour cette raison que le contrat de crédit-bail immobilier est d9une durée de
15 ans allant jusqu'à 25 ans26.

1.2.2.3 La complexité de l'opération

Il est vrai que le schéma général de l'opération du crédit-bail immobilier est le même
qu'en matière de crédit-bail mobilier, toutefois, la complexité de l'opération est plus grande.
Cette complexité a deux causes :

 Une cause économique : L9importance des capitaux engagés par la société de leasing dans
l'achat du terrain, ainsi que la construction d'une usine, d'un immeuble, peut même amener
le preneur à contribuer au financement de l'investissement soit en apportant le terrain, soit
des capitaux. De plus la construction d'un immeuble est une opération plus difficile que
l'achat d'un matériel ;
 Une cause juridique : La diversité des contrats relatifs à l'immeuble, et surtout la location à
usage commercial, obéissant à des régimes particuliers dont le contenu se concilie parfois
assez mal avec l'opération de crédit-bail. Ainsi, cette complexité est constatée dans le
mécanisme du crédit-bail immobilier lui-même.

1.2.2.4 Les modalités de la réalisation du contrat

A la différence avec le crédit-bail mobilier, pour pouvoir donner en bail l'immeuble


au preneur, la société de crédit-bail doit acquérir l'immeuble spécifié, ou si l'immeuble n'est
pas construit, elle doit s'assurer de la disposition du terrain et faire procéder à la construction.
Plusieurs formules peuvent être utilisées et qui correspondent à des situations différentes.

1.2.2.4.1 L’immeuble est déjà construit

Dans cette situation il faut que l'utilisateur trouve sur le marché immobilier

26
CARRIDO Eric, Op.Cit., Tome 1, p.98

29
Chapitre I : Etude descriptive du leasing

l'immeuble qui correspond à ses besoins, le plus souvent, il est déjà propriétaire et c'est lui qui
vend l'immeuble à la société de crédit-bail. Cette opération, dite « lease-back » ou
« cession-bail ».
Ainsi, dans un autre cas, l'utilisateur peut participer au financement de cette
opération en construisant une société civile immobilière et en s9associant avec la société de
crédit-bail, chacun détenant une part de capital (le bailleur étant gérant statutaire). La société
civile immobilière paie une partie de loyers au titre de crédit-bail. Enfin de bail, l'utilisateur
peut acquérir les parts de la société civile qui appartiennent à la société de crédit-bail.

Cependant, dans ce cas, le bien immobilier à acquérir est déjà construit, le


mécanisme de l'opération est, dans ses grandes lignes, similaire à celui du crédit-bail mobilier.

1.2.2.4.2 L’immeuble n'est pas encore construit

Si l9immeuble n'est pas encore construit, l9opération se réalise en deux étapes


successives :
 L'acquisition du terrain

La société de crédit-bail achète le terrain à un tiers ou à l'utilisateur (lease- back), une


société civile immobilière peut également être constituée entre l'utilisateur qui apporte son
terrain et la société de crédit-bail.

Si l'utilisateur désire conserver la propriété du terrain (ou si la société de crédit- bail


ne désire pas le lui acheter), il peut consentir un bail de longue durée (bail à construction) à la
société de crédit-bail qui fera édifier l'immeuble.

 La construction de l'immeuble

La société de crédit-bail (ou la société civile immobilière) doit ensuite faire procéder
à la construction de l'immeuble. Elle en assume la charge financière mais c9est le locataire qui
est chargé de suivre l9exécution de la construction et d9effectuer toutes les démarches
nécessaires pour le compte du bailleur l9apporteur des fonds.
L'utilisateur agit auprès des administrations, des entreprises de travaux chargés de la
construction, en vertu d'un mandat de la société de crédit-bail. Des clauses détaillées
exonèrent la société de crédit-bail des risques et aléas de la construction27.
La figure n°2 ci-après va expliquer mieux le mécanisme du crédit-bail immobilier
dans le cas d9immeuble à construire.

27
RIVERS Jean Louis, CONTAMINE ROYAND Lange-Monique, «Droit bancaire», 6éme édition, Dalloz, Paris, 1995, p. 386

30
Chapitre I : Etude descriptive du leasing

Figure n°01: Mécanisme d’une opération du leasing immobilier (Bien à construire)

Source : BOUH Said, « L'impact de la levée de l'exonération de la TVA sur le secteur du


leasing », Diplôme du cycle normal de l'ISCAE option Finance, ISCAE Casablanca, Maroc,
2007, p.23.

1. Le client obtient les autorisations nécessaires à la construction du bâtiment et l'exercice de son


activité ;
2. Le client fait établir le plan de construction et arrête le cahier de charges ;
3. Le client fait la demande de crédit-bail immobilier à la société de leasing ;
4 et 5.La société de crédit-bail examine la demande. Elle apprécie notamment le prix, la polyvalence
et la situation du terrain et donne mandat au client pour conclure en son nom tous les contrats avec
l'architecte, l'organisme de contrôle, l'entrepreneur et les autres fournisseurs qui interviennent
dans la construction du bâtiment ;

6. La société de crédit-bail et le client surveillent les travaux ;


7. La société de crédit-bail paie les factures aux différents prestataires ;
8. et 9. Les réceptions provisoires et définitives des travaux sont effectuées conjointement par la

société de crédit-bail et le client ;


10. Le client procède au versement des loyers convenus contractuellement, à l'achèvement des travaux.
Des pré-loyers peuvent être versés, éventuellement.

1.2.2.5 Modalité de sortie de l’opération

Le locataire donc, à la fin du contrat, a le choix entre lever l9option d9achat ce qui est
souvent pratiqué ou renouveler le bail ou restituer l9immeuble.
Cependant, il existe certaines particularités :

31
Chapitre I : Etude descriptive du leasing

 Si la société civile immobilière avait été constituée entre la société de crédit-bail et le


locataire, ce dernier deviendra propriétaire de l9immeuble en rachetant les parts de la société
détenues par l9entreprise de crédit-bail ;
 Si le locataire avait concédé un bail de longue durée (emphytéotique), il deviendra
propriétaire de l9immeuble en fin de contrat par voie d9accession.

1.2.3 Leasing sur le fonds de commerce

Le crédit-bail permet également de disposer de biens meubles incorporels tels

que :

 Le fonds de commerce ;

 Les éléments incorporels composant le fonds de commerce (droit au bail, etc.).

En effet, le mécanisme de fonctionnement de ce type de crédit-bail suit le même schéma de


base du déroulement d'une opération de crédit-bail.

Toutefois, les loyers ne sont déductibles du bénéfice imposable sauf la part des frais
financiers, selon le principe du non amortissement des fonds de commerce 28.

Cependant, en France la loi n°86-12 du 6 janvier 1986 a tenu compte des opérations du crédit-
bail sur le fonds de commerce.

Il convient, néanmoins, de noter que cette dernière a interdit les opérations de cession-bail ou
lease back sur le fonds de commerce. En conséquence, ces opérations ne peuvent concerner
que des opérations d'acquisition de fonds de commerce en vue d'obtenir de la trésorerie1.

Dans la pratique, cette formule n'a pas eu beaucoup de succès pour les raisons suivantes :

 Les avantages fiscaux sont limités (le non amortissement du fonds de commerce) ;

 Cette opération est très risquée pour le crédit-bailleur car la valeur du fonds de commerce
constitue pour lui la principale garantie et celle-ci varie avec le temps ;

 Le coût des droits d9enregistrement est très élevé pour le locataire.

28
DI MARTINO Michel, « Guide financier de la petite et moyenne entreprise », Edition Organisation, Mars 1993, Paris, p. 101.

32
Chapitre I : Etude descriptive du leasing

1.3 Selon la nationalité des parties du contrat

Ce critère prend en considération la nationalité des intervenants. Nous distinguons


entre le crédit-bail national ou domestique et le crédit-bail international.

1.3.1 Le crédit-bail national ou domestique

Le crédit-bail national est une opération qui met en présence une société de crédit-
bail et un opérateur économique, tous les deux résidant dans le même pays. La résidence du
fournisseur n9est pas prise en considération.

1.3.2 Le crédit-bail international ou transfrontière « Cross-Border leasing »

Le contrat de crédit-bail sera considéré comme international si le crédit- bailleur et le


locataire résident dans des pays différents. Cet élément est nécessaire et suffisant pour le
qualifier comme contrat de leasing international.
Autrement dit le crédit-bail international peut être défini comme : « Il s9agit
d9opérations dans lesquelles le propriétaire d9un bien et son locataire ne résident pas dans le
même pays. Elles permettent d9éviter, par exemple, le recours à une société mère pour le
financement du programme d9investissement d9une filiale domiciliée à l9étranger. »29 .
Il convient d9éviter la confusion avec le leasing à l9étranger qui est une activité qui
consiste en la création par un groupe financier d9un réseau de sociétés de leasing dans divers
pays ne se consacrant qu9à des activités domestiques.
Cependant, le leasing international peut être soit financier, soit opérationnel et porte
sur des biens de grande valeur unitaire, comme les aéronefs, les navires, les équipements de
satellite, le matériel de transport comme les locomotives des wagons et encore les rails de
TGV, le matériel électronique ou informatique.30
En effet, le crédit-bail international a connu un grand succès notamment l'avantage
fiscal qui se présente dans le double amortissement (double dip) du bien financé par le crédit-
bail
Certains pays (dont la France, l'Italie, l'Espagne, l9Allemagne) permettent seulement au crédit-
bailleur d'amortir le bien c'est-à-dire qu'ils reconnaissent seulement la propriété juridique
contrairement à d'autre pays (la Belgique, les Etats-Unis, le Japon, et les Pays-Bas) qui
permettent au preneur de l'amortir donc ils reconnaissent la propriété économique.

29
BOUYACOUB Farouk, Op.Cit., p. 258.
30
SEKFALI Zine, « Droit des financements structurés », Edition Revue Banque, Paris, 2004, p. 366.

33
Chapitre I : Etude descriptive du leasing

En plus, dans certains pays il y a des lois des exonérations des droits de douanes pour
importation temporaire du bien loué ou de droits de mutation lorsque le preneur exerce
l'option d'achat. L'avantage fiscal sera triple.

Avec toutes ces différentes lois et juridictions du traitement du leasing au niveau les
pays, la convention d'Ottawa vient régler tout conflit qui peut se produire lors d'un leasing
international.

L'article 03 de la convention d'Ottawa du 28 mai 1988 considère le leasing est


"international" lorsque le crédit-bailleur et le crédit-preneur ont leur établissement dans des
Etats différents. Ces Etats et celui où le fournisseur du bien a son principal établissement
doivent être des Etats contractants, ou alors le contrat commercial et le contrat de crédit-bail
doivent être régis par le droit d9un « Etat contractant » .
En effet, il y a plusieurs cas de figures de localisation des parties de l'opération d'un
crédit-bail international. Dans le tableau n°3 ci-après nous allons montrer les différentes cas
de figures qui peuvent exister ainsi faire la distinction entre le leasing national et international
selon toujours le critère de localisation des intervenants du crédit-bail

Tableau n°04 : Classification du contrat de crédit-bail selon la nationalité


Les intervenants

Pays 1 Pays 2 Pays 3 Nature du contrat du


crédit-bail
Le fournisseur Le - - National
crédit-preneur
Le crédit-bailleur
Le crédit-preneur Le Le fournisseur - National
crédit-bailleur

Le crédit-preneur Le Le crédit-bailleur - International


fournisseur
Le crédit-preneur Le crédit-bailleur - International
Le fournisseur
Le crédit-bailleur Le crédit-preneur - International
Le fournisseur
Le crédit-bailleur Le crédit-preneur Le fournisseur International
Source : CHEHRIT Kamel, «Guide techniques et pratiques Bancaires, Financières et Boursières »,
*
Edition G.A.L, Alger, 2003.p. 118. Un Etat contractant : est un Etat qui a ratifié la convention d'Ottawa.

34
Chapitre I : Etude descriptive du leasing

Section 3 : Les avantages et les inconvénients du leasing


Il existe trois principaux modes de financement d9un bien d9équipement :
l9autofinancement par fonds propres, l9emprunt sous toutes ses formes et le crédit-bail.
Ces trois sources de financements ont des avantages et des inconvénients et
répondent à des besoins souvent différents. Parfois le crédit-bail est perçu comme étant
seulement un dernier recours lorsque toutes les autres solutions sont épuisées. Le grand
développement enregistré par les produits du crédit-bail dans certains pays (comme les USA
et la France) ces dernières années en ont fait un outil très attractif par sa polyvalence et sa
souplesse.

C9est ainsi, que le crédit-bail est devenu une alternative concurrentielle autant pour
les financiers que pour les entreprises.
Nous allons présenter dans cette section d9une manière générale les avantages et les
inconvénients qu9il présente et enfin citer les risques induits par l9utilisation de ce mode de
financement.

1.1 Les avantages du leasing


Parmi les principales caractéristiques permettant de distinguer favorablement le leasing des
autres modes de financement, il convient d9évoquer les avantages pour chaque intervenant
dans l9opération du leasing.

1.1.1 Pour le crédit-preneur :


Le financement intégral :

Possibilité de financement à 100% de la valeur du bien à acquérir, contrairement au


crédit-bancaire qui réclame un apport initial ne permettant pas aux entreprises qui ne
disposent pas de fonds propres ou de garanties d9accéder à l9emprunt bancaire.

La rapidité d’accès au financement :

Le leasing favorise les décisions rapides et permet de procéder à des investissements


imprévus et urgents, de saisir des opportunités de marché, sans pour autant bouleverser leur
structure financière de l9entreprise.

35
Chapitre I : Etude descriptive du leasing

Avantages fiscaux :

Le leasing présente un avantage fiscal qui se manifeste sur la déductibilité des loyers et
l9allégement du poids de la TVA.

- Les loyers payés au bailleur sont considérés comme des charges financières et
parconséquent ils sont intégralement déductibles du résultat imposable.
- La charge de la TVA est étalée sur toute la durée de la location, elle est payée au fur
et àmesure par le locataire lors des facturations des loyers par le bailleur.

La souplesse dans la pratique :

La durée du bail, le loyer et l9option d9achat peuvent varier considérablement selon les
besoins du preneur. Le bail peut être agencé en fonction du budget d9exploitation de
l9entreprise ou de ses mouvements de trésorerie.

Garantie simplifiées et réduites :

Le leasing ne nécessite pas des garanties lourdes à supporter par le client. La société de
leasing peut s9en tenir à la propriété de bien à financé, qu9elle détient jusqu9à l9expiration du
contrat.

Transfert de risque d’obsolescence :

Le preneur ne se souci pas du risque d9obsolescence car il dispose de l9alternative de


restituer le bien à l9expiration du contrat, ce qui lui permet le renouvellement d9un autre bien
qui peut être très rentable.

L’option d’achat :

Qui laisse au preneur une marge de manSuvre, quant à l9option final (achat, restitution,
et relocation), lui permettant de décider au moment opportun du choix le plus indiqué en
fonction de la situation et des besoins de son entreprise.

L’investissement s’autofinance de manière dynamique :

Le leasing permet de respecter la réalité économique selon laquelle le bien génère lui-
même les revenus nécessaires à son remboursement à travers la valeur ajoutée qu9il produit.

36
Chapitre I : Etude descriptive du leasing

1.1.2 Pour le crédit-bailleur :


Fortes garanties (titre de propriété) :

La propriété juridique constitue la principale garantie pour le bailleur ce qu9il fait de lui
un créancier privilégié par rapport à d9autres organismes préteurs. Cela lui permet de
récupérer l9équipement en cas de défaillance du preneur.

Avantages fiscaux :

Généralement, les autorités fiscales autorisent les sociétés de leasing de procéder à


l9amortissement dégressif des équipements loués, ce qui permet de baisser le bénéfice
imposable et donc de bénéficier d9un allégement des charges fiscales au début de l9opération.

Une forte rentabilité :

Le leasing génère des rendements importants par rapport aux autres types de crédits.
Cette différence se justifie par le risque que prend le bailleur en finançant intégralement
l9investissement.

Risque d’obsolescence :

Dans le cas où l9option d9achat est levée à l9expiration du contrat, la propriété juridique
se transfère au profit du preneur, donc c9est lui qui supporte le risque d9obsolescence.

Le suivi de l’équipement :

Le crédit-bailleur est particulièrement sensible aux aspects maintenances, (suivi et


assurance du matériel), qui sont pris en charge par le locataire et qui garantissent en même
temps au crédit-bailleur la récupération du bien loué dans un bon état.

Réductions supplémentaires :

En tant que client important, le crédit-bailleur peut parfois recevoir des réductions des
fournisseurs de biens. Il en fera ainsi profiter le locataire31

31
Mouloudj R et Moussaoui S., 2012, « Le crédit-bail : théorie et pratique en Algérie », Cas
NATIXIS Bejaïa, Mémoire de Master en Science de Gestion, Option : Comptabilité, Contrôle,
Audit, Université du Bejaïa, Bejaïa, pp 14-17.

37
Chapitre I : Etude descriptive du leasing

1.1.3 Pour le fournisseur:


Le financement par crédit-bail permet aux fournisseurs d9avoir de nombreux attraits,
l9acquisition des parts de marché par l9écoulement de ses ventes. Il permet aussi la diminution
du risque des impayés par le paiement qu9elle effectue la société de leasing et dont la surface
financière est plus importante que celle des entreprises clientes32.

1.2 Les inconvénients du leasing :


Malgré que le financement par crédit-bail présente des avantages cités ci- dessus, il est
freiné par certaines difficultés de mise en place.

1.2.1 Pour le crédit-preneur :


- Pour l9utilisateur, le fait de ne pas être propriétaire de l9équipement est un obstacle
psychologique important car l9entrepreneur aime montrer son bien ;
- La principale difficulté soulevée lors de financement par le leasing est que son coût
est supérieur à celui d9un crédit à moyen ou long terme. En fait la comparaison en terme de
taux est difficile car le leasing n9est pas un crédit classique et son coût dépend des services
rendu, de la nature du bien financé et du montant de l9opération ;
- Le leasing fait supporter à l9entreprise des charges financières importantes et
irrévocables à moyen terme. Tout résiliations est exclut, même si l9investissement peut
s9avérer peu rentable ;
- Durant toute la période de location, le bien objet du contrat de leasing ne fait pas
partie de patrimoine du preneur par conséquence, il ne peut faire l9objet de garanties vis-à vis
d9éventuels créanciers ;
- Le locataire n9a pas la possibilité d9être propriétaire qu9à la fin de la période
irrévocable du contrat et ne peut donc tirer un avantage d9une opportunité de marché pour
vendre avec une plus-value et pour se refinancer.

1.2.2 Pour le bailleur :


Comme dans toutes opérations de crédit où une banque doit se prémunir contre des
risques auxquels elle est exposée, le crédit- bailleur lui aussi doit se protéger contre certains
risques induits par l9opération de leasing, ces risques sont essentiellement liés à l9équipement

loué, à l9avenir de crédit-preneur et au taux d9intérêt.

32
Bruneau CH., 1999, « Le crédit-bail mobilier », Revue Banque Edition, Paris, p33.
38
Chapitre I : Etude descriptive du leasing

Dans ce fait, il faut des moyens de prévention pour que les sociétés de leasing puissent
se protéger contre ces risques33.

33
Beladel A., 2011, « Le crédit-bail une alternative de financement des entreprises en Algérie »,
Mémoire deMagister en Science Economiques, Option : Monnaies, Finance, Banque, Université de
Tizi Ouzou, p 93

39
Chapitre I : Etude descriptive du leasing

Conclusion :

Le leasing est un contrat de location d9un actif possédé par le loueur (ou crédit-bailleur) en
échange de loyers réguliers payés par le locataire (ou crédit-preneur). Le crédit-bailleur
demeure propriétaire de l9actif faisant l9objet de leasing.

Nous venons de voir dans ce premier chapitre, des types de leasing différents et
diversifies es principales étapes de son évolution et de son développement, touchant
pratiquement tous les domaines d9activité, vue son importance, beaucoup d9entreprises ont
des raisons valables de se financer par le biais du leasing. En effet, ce type de contrat sert
notamment à financer tous types d9équipements mobiliers et immobiliers.

Ainsi, malgré tous ses inconvénients, le leasing reste un moyen de financement très
intéressant pour le bailleur, le preneur, et encore plus pour l9économie.

40
Chapitre II : Aspect comptable du leasing
Chapitre II : Aspect comptable du leasing

Chapitre II : Aspect comptable du leasing


Introduction

L'aspect comptable représente une spécificité dans le traitement du crédit- bail.


Puisque dans la sphère comptable, le crédit-bail soulève un problème épineux qui découle de
la distinction entre la propriété économique (modèle anglo-saxon) et la propriété juridique
(modèle français).
Aujourd9hui, les procédures de normalisation sont différentes et définies selon les
pays. Dans certains d9entre eux, et notamment dans les pays européens, la comptabilité fait
l9objet d9une réglementation des pouvoirs publics. En France, les normes comptables sont
fixées par le code de commerce et par des règlements du comité de la réglementation
comptable, homologués par arrêté ministériels. Dans d9autres, à l9opposé et notamment dans
les pays anglo-saxons, des normes comptables ponctuelles s9appliquant à chacun des
principaux problèmes pris isolément sont élaborées par les professionnels de la comptabilité.
Les pays faisant une analyse < juridique = du crédit-bail, parmi lesquels figure la
France, distinguent une phase de location assortie d9une levée d9option d9achat. Et pour les
pays faisant une analyse < économique = du leasing, il n9est qu9une opération de financement
d9acquisition d9un bien. Il s9analyse donc comme une vente assortie d9un prêt financier.
Afin de réduire ou supprimé ces divergences dans le traitement comptable du crédit-
bail, la normalisation est devenue une condition nécessaire pour rapprocher les pratiques
comptables internationales.
En effet, dans le but d9une harmonisation du traitement comptable du crédit- bail, les
normes comptables internationales telles que régies par le Comité International des Normes
Comptable « International Accounting Standard Board » (IASB), viennent uniformiser ou
standardiser les règles comptables.

Afin de mieux illustrer l9aspect comptable, nous allons articuler notre présentation
sur trois pays : les Etats Unis d9Amérique pour l9approche anglo-saxonne, la France pour
l9approche européenne et enfin l9approche algérienne. Là, nous serons amenés à traiter
l9aspect comptable en nous référons aux normes GAAP pour le référentiel américain, à
l9application des normes IAS/IFRS en France et le référentiel algérien SCF avec des exemples
illustrant chacun de ces approches.

41
Chapitre II : Aspect comptable du leasing

2 Section 1 : Le traitement comptable du leasing selon les normes US-


GAAP
La comptabilité américaine exerce actuellement une influence dominante dans le
monde anglo-saxon. Elle présente de nombreuses ressemblances avec des pays comme
l9Angleterre, l9Australie ou le Canada. Par conséquence, elle peut représenter et illustrer le
modèle anglo-saxon.

«&La comptabilité américaine est régie par les règles énoncées dans les Generally
Accepted Accounting Principles, connus sous le nom de GAAP»34. Ces règles sont
formalisées par le Financial Accounting Standards Board (FASB) qui est aussi chargé de les
faire appliquer.

Ce comité (FASB) a émis la réglementation n°13 concernant la comptabilisation des


opérations de leasing couramment appelé FAS Statement13 en novembre 1976.
Le principe de ce modèle est la prédominance de la réalité économique sur
l9apparence juridique. Autrement dit, la prééminence du fond sur la forme, le crédit- bail est
considérée donc dans la comptabilité anglo-saxonne comme un moyen de financement
comme un autre emprunt classique, etc.

2.1 Classification des contrats du crédit-bail selon la norme FAS 13

La norme 13 impose le classement de tout contrat de crédit-bail avant sa


comptabilisation dans l9une des deux catégories suivantes : soit comme capital lease (crédit-
bail financier) ou bien operating lease (crédit-bail opérationnel).
Cette classification de capital lease et operating lease se base sur l'analyse de
l'intention du locataire c'est-à-dire selon sa volonté d'acquérir ou pas le bien objet du contrat
de crédit-bail.
Comme nous avons déjà défini le Capital lease qui est un contrat de location
assimilable à une acquisition par emprunt bancaire, le locataire doit donc enregistrer
l9opération de crédit au passif et en contre partie, le bien loué à l9actif.

Ainsi, l'operating lease est un contrat de location destiné à assurer la mise à

34
GARRIDO Eric, Op.Cit., Tome 2, p. 35

42
Chapitre II : Aspect comptable du leasing

disposition d9un bien d9équipement dans le seul but de son utilisation. Le bailleur ne s'engage
pas à céder son bien.

Néanmoins, ce type de contrat n9est pas destiné à financer des biens devant, à terme,
figurer dans le patrimoine du locataire. La durée du contrat est inférieure à la durée de vie
économique du bien. Dans ce cas il est comptabilisé comme une véritable location simple.

2.1.1 Les critères de classification pour le crédit-preneur

La classification d'un contrat de crédit-bail en "capital lease" peut se faire sous quatre
conditions établies par le FASB. Il suffit qu'une des quatre conditions suivantes soit remplie
pour que la société puisse inscrire ce contrat à l'actif. Dans le cas contraire, elle est qualifiée
d'opérating lease.
Ces conditions s9appliquent au locataire et au bailleur et sont :35

 Condition n°1

Le transfert automatique de la propriété du bien au preneur à la fin du contrat


assimile cette opération à un contrat de vente dans lequel le transfert de propriété se fait
après que l9acheteur ait effectué un certain nombre de versements ;

 Condition n°2

L'existence d'une option d'achat comme une clause du contrat de leasing au profit
du locataire enfin de bail pour un montant inférieur à la valeur vénale du bien à la date de
la levée de l9option, il est fortement possible que le locataire décide de l9acquérir ;

 Condition n°3

Il faut que la durée irrévocable de location soit supérieure ou égale à 75% de la


durée de vie économique du bien. Dans ce cas, la durée de location est quasiment égale à
la durée de vie du bien, le locataire l'aura utilisé jusqu9à usure complète comme s9il en
avait été le propriétaire exclusif ;

 Condition n°4

La valeur actualisée des loyers est supérieure ou égale à 90% du prix de vente du
bien. Le locataire paye plus de 90% de la valeur d9origine du bien, il sera considéré

35
GARRIDO Eric, Op.Cit., Tome 2, p. 35.

43
Chapitre II : Aspect comptable du leasing

comme l9acheteur du bien. Nous notons que ces loyers représentent le montant des
redevances à payer par le locataire majoré éventuellement soit par le montant de l9option
d9achat si elle est prévue, ou le montant de la valeur résiduelle par laquelle le locataire
garantit la restitution du bien.

Ainsi, l'enregistrement du bien en crédit-bail se fera dans tous les cas, au plus bas de la valeur
actuelle des paiements et de la valeur réelle du bien.
Cependant, la norme FAS Statement 13 énonce que le taux retenu pour le calcul de la
valeur actuelle des paiements est le taux le plus faible des deux taux suivants :
 Le taux d9intérêt implicite de l9opération utilisé par le bailleur ;

 Le taux d9emprunt qui est le taux du marché financier pour lequel le locataire peut
emprunter des fonds pour un montant et une durée similaires.

2.1.2 Les critères de classification pour le bailleur

Concernant le bailleur, l9identification de la nature des contrats de leasing est plus


complexe. En plus des quatre conditions susmentionnées pour le locataire, le contrat doit
également répondre aux deux critères supplémentaires pour être qualifié de leasing financier
(capital lease) :
 Assurer le recouvrement des loyers sur le locataire ;

 Aucun coût supplémentaire ne sera supporté par le bailleur au cours du contrat.

Il y a lieu de préciser qu9une opération de capital lease ne signifie pas pour autant
qu9il y ait un transfert juridique de la propriété du bien au locataire avant que ce dernier n'ait
effectué l'intégralité des paiements dus. Cette opération ne correspond donc ni à la
qualification juridique française de location vente, ni à la vente avec clause de réserve de
propriété ni même à la vente à tempérament.
Enfin, si une opération de leasing remplit les quatre premiers critères, pour le
locataire et pour le bailleur, mais ne remplit pas les deux conditions spécifiques au bailleur,
dans ce cas elle sera qualifiée de capital lease pour le locataire mais d'operating lease pour le
bailleur.

44
Chapitre II : Aspect comptable du leasing

2.1.3 Les illustrations de classifications comptables

Les trois exemples36 suivants illustrent le test des conditions, et la classification ou


non en "capital lease".

 Cas n°1
Les caractéristiques du contrat sont :
 Transfert de la propriété du bien à la fin du contrat ;
 Prix de l'option d'achat : 5000$ ;
 Valeur vénale : 10 000$ ;
 Durée du contrat : 4 ans ;
 Durée de vie du bien : 5 ans ;
 Valeur du bien : 100 000$ ;
 Loyer annuel (payable d'avance) :30 000$. Le test des conditions :

 Conditions n°1 : oui, il y a un transfert de la propriété à la fin du contrat ;


 Condition n°2 : oui, l'option d'achat est inférieure à la valeur vénale du bien (5000 $<10
000$) ;

 Condition n°3 : oui, la durée du contrat couvre la majeure partie de la durée de vie
économique du bien ;

 Condition n°4 : oui, la valeur actuelle des paiements est supérieure à la valeur du bien :
la valeur actuelle des paiements avec un taux d'actualisation de 10%. VA=30 000+
30000(1,1)-1+30 000(1,1)-2+30000 (1,1)-3= 104 605,55$.

Le contrat remplit les quatre conditions. La société pourra donc inscrire ce


contrat en capital lease.

 Cas n°2
Les caractéristiques du contrat sont :
 Pas de transfert prévu à la fin du contrat.
 Prix de levée de l'option : 5000$ ;
 Valeur vénale : 6000$ ;
 Durée du contrat : 4 ans ;
 Durée de vie du bien : 5 ans ;
 Valeur du bien : 80 000 $ ;

36
PINTURIER Laurent, LEJONETTE-ROSSON Carol, «Manuel de comptabilité anglo-saxonne»,2eme édition, Edition
LexisNexis, Paris, 2005, p. 283.

45
Chapitre II : Aspect comptable du leasing

 Loyer annuel (payable d'avance) 20 000$. Le test des conditions :

 Condition n°1 : non, il n y a pas un transfert de la propriété à la fin du contrat ;

 Condition n°2 : oui, il existe une option d9achat ;

 Condition n°3 : oui, la durée du contrat couvre la majeure partie de la durée de vie
économique du bien ;

 Condition n°4 : non, car la Valeur actuelle des paiements est inférieure à la valeur du
bien :

VA = 20 000 + 20 000 (1,1)-1 + 20000 (1.1)-2 + 20000 (1,1)-3 =69 737, 03$.
Le contrat ne remplit que deux des quatre conditions (la condition n°2 la condition
n°3), mais la société pourra inscrire ce contrat en "capital lease".

 Cas n°3
Les caractéristiques du contrat sont :
 Pas de transfert prévu à la fin du contrat
 Durée du contrat : 3ans ;
 Durée de vie du bien : 5ans ;
 Valeur du bien : 90 000$ ;
 Loyer annuel : 30 000$. Le test des conditions :

 Condition n°1 : non, il n y a pas un transfert de la propriété à la fin du contrat ;


 Condition n°2 : non, il n9existe pas une option d9achat ;
 Condition n°3 : non, la durée du contrat ne couvre pas la majeure partie de la durée de
vie économique ;

 Condition n°4 : oui, la valeur actuelle des paiements est supérieure à la valeur du bien.
VA = 30 000+30 000 (1,1)-1+ 30 000 (1.1)-2= 82 066,11$.

Le contrat ne remplit qu'une des quatre conditions (la condition n°4), mais la société
pourra inscrire ce contrat en "capital lease" car il suffit d'une condition.

2.2 L'enregistrement comptable du crédit-bail selon la norme américaine FAS 13

Comme nous avons vu ci-dessus, le modèle américain a fait une classification selon
la nature de l'opération crédit-bail qu'elle soit capital lease ou operating lease. Cette
différenciation apparait notamment dans le traitement comptable.
Si un contrat de crédit-bail transfère pratiquement tous les avantages et les risques

46
Chapitre II : Aspect comptable du leasing

associés à la propriété du bien (capital lease), il doit être comptabilisé par le locataire comme
l'achat d'un bien, et comme une vente ou un financement par le bailleur. Si non il doit être
comptabilisé comme une simple location.

Dans ce qui suit, nous allons présenter la comptabilisation chez chacun des
signataires du contrat de leasing.

2.2.1 L'enregistrement comptable chez le crédit-preneur

Quand l9opération de leasing est qualifiée de capital lease, le traitement comptable


sera similaire à celui d9un emprunt bancaire en vue de l9acquisition d9un actif. Lorsqu9elle est
qualifiée d9operating lease, le traitement comptable sera semblable à celui d9une location
simple.

2.2.1.1 Dans le cas d’un capital louer (lease)

Le locataire enregistre le bien objet du contrat à l9actif de son bilan pour sa juste
valeur (valeur vénale du bien considéré sur le marché) appréciée à la date de conclusion du
bail ou, si elle est inférieure, à la valeur actualisée des paiements minimaux à effectuer par le
preneur (la valeur actuelle nette des loyers à verser plus la valeur actuelle de la valeur
résiduelle si elle est garantie par le locataire, ou à défaut, l9option d9achat). En contre partie,
une dette du même montant est enregistrée au passif.
Puisque le bien objet du contrat est porté à l9actif du bilan du locataire, ce dernier a la
possibilité de l9amortir soit sur la durée de vie économique (s9il est certain de la levée de
l9option d9achat), soit sur la durée du contrat de bail (s9il ne compte pas lever l9option
d9achat).

2.2.1.2 Dans le cas d’operating lease

Le locataire comptabilise l9opération comme une simple location. Les loyers sont
comptabilisés comme des charges locatives au compte de résultats.
En effet, le locataire est tenu de fournir des renseignements sur la transaction en
annexe de son bilan.

2.2.2 L'enregistrement comptable chez le bailleur

Le traitement comptable chez le bailleur diffère aussi dans le cas d9un capital lease ou

47
Chapitre II : Aspect comptable du leasing

bien d9operating lease.

2.2.2.1 Dans le cas d'un capital lease

Ce contrat est assimilé à une opération de financement, c'est-à-dire que le bien n9est
pas comptabilisé dans ses comptes d9actif. Le bailleur enregistrera cette opération comme s9il
s9agissait d9un prêt (le bailleur inscrit à l9actif de son bilan une créance pour un montant égale
à l9investissement net dans le contrat de location).

2.2.2.2 Dans le cas d'operating lease

Le bien loué figure à l9actif du bailleur qui procède à son amortissement. Les

redevances perçues sont comptabilisées comme produits dans son compte de résultat.

2.2.3 Les illustrations d’enregistrements comptables

Le développement des enregistrements comptables sont inspirés du cas de


l9entreprise US King aux Etats Unis qui a fait recours au crédit-bail comme une alternative au
financement de son actif37.

Le 3 janvier de l'année N, la société US King se procure l'usage d'une machine en


poursuivant un contrat de crédit-bail. Les conditions du contrat sont les suivantes :
 Durée du contrat : 3 ans ;
 Durée de vie du bien : 4 ans ;
 Loyers payables au début de chaque année : 35 000 $ ;
 Valeur de l'option : 20 000 $ ;
 Le taux implicite annuel : 12% ;
 Assurance : 2000 $ par an ;
 Levée de l'option à la fin du contrat. Le test des conditions :

 Condition 1 : oui, il y a un transfert de propriété ;


 Condition 2 : oui, l'option d'achat est avantageuse ;
 Condition 3 : oui, la durée du contrat représente 75% de la durée de vie estimée du bien ;

 Condition 4 : oui, La valeur actuelle des paiements représente la valeur vénale du bien.

37
PINTURIER Laurent, LEJONETTE-ROSSON Carol, Op.Cit., pp. 287-299.

48
Chapitre II : Aspect comptable du leasing

La valeur actuelle des loyers 35000+35000/1.12+35000/1.122=94 152 $ La valeur


actuelle de l'option d'achat : 20 000/1.123=14 236 $.

2.2.3.1 Tableaux d’amortissements

Dater Paiement
*Interest **Remboursement Lèse
obligation
Entrée du bien 108 388
01/01/2000 35 000 / 35 000 73 388
01/01/2001 35 000 8 806 26 194 47 149
01/01/2002 35 000 5 663 29 337 17 857
31/12/2002 / 2 143 -2 143 20 000

La valeur actuelle des paiements : 94 152+ 14 236=108 388 $.

*Interest = (lease obligation- payment) 0.12 = (108 388 -35 000) 0.12=8 806 $.
**Remboursement = payment-interest = 35000-8 806 = 26 194$.

2.2.3.2 L'enregistrement de l'entrée du bien à l'actif

Le bien est inscrit à la valeur actualisée des paiements dans le poste «leased
équipement», en contre partie nous inscrivons une dette dans le poste «lease obligation». La
valeur de l'entrée du bien est de : 108 388 $.
Leased equipment 108 388
Lease obligation
108 388

2.2.3.3 L'enregistrement en première année

Nous enregistrons le paiement de la première redevance de crédit-bail en Cash et en


contrepartie, nous constatons le remboursement de la dette enregistrée auparavant.
L'enregistrement de l'amortissement se fait sur une valeur inscrite au bilan au poste
«lease équipement».
Amortissement sur la durée de vie : 108 388/4= 27 097.

49
Chapitre II : Aspect comptable du leasing

Lease obligation 35 000


Cash 35 000
Depreciation expense 27 097
Accumilated depreciation 27 097

Le paiement de l'assurance se fait en dehors des enregistrements du capital lease,


comme suit :

Insurance expense 2 000


Cash 2 000

2.2.3.4 L’enregistrement en deuxième année

Le principe est d'inscrire le montant des intérêts, puis d'inscrire au débit le montant
de "lease obligation".
Interest expense 8 806
Lease obligation 26 194
Cash 35 000
Depreciation expense 27 097
Accumulated depreciation 27 097

L9enregistrement du paiement de l9assurance de la deuxième année est comme suit :


Insurance expense 2 000
Cash 2 000

2.2.3.5 L'enregistrement comptable au début de la troisième année

Interest expense 5 663


Lease obligation 29 337
Cash 35 000

Depreciation expense 27 097


Accumulated depreciation 27 097

Insurance expense 2 000


Cash 2 000

50
Chapitre II : Aspect comptable du leasing

2.2.3.6 L'enregistrement à la fin de la troisième année

L9ajustement des comptes = (108 388 - 35 000 - 26 194 - 29 337) = 17 857 * 0.12 =
2142.84 $.

Interest expense 2 143

Lease obligation 2 143

2.2.3.7 L'enregistrement de la levée de l'option d'achat

Lease obligation 20 000


cash 20 000
Equipment 108 388
Leased equipment 108 388
Accumulated depreciation (equipment) 81 291
Accumulated depreciation (lease) 81 291

1 Section 2 : L’Approche comptable du leasing en France


À la différence du modèle anglo-saxon, le modèle français se caractérise par le rôle
principal de l'Etat dans la normalisation, d'où la préoccupation majeur de la régularité
juridique des comptes d9une entreprise que de leurs conformités à la situation réelle et
financière de cette même entreprise. Autrement dit il se base sur la patrimonialité du crédit-
bail.
Cependant, en France, les états financiers sont beaucoup plus uniformes. Ceci facilite
le contrôle fiscal et l9obtention de données économiques fiables mais au même temps peut
nuire à l9obtention d9une image fidèle de l9entreprise.
La comptabilisation des opérations du crédit-bail en France soulève le problème du
choix entre la finalité économique et la réalité juridique.
En effet, comptabilisé le crédit-bail en fonction de la réalité économique de
l9opération selon laquelle le matériel étant utilisé par le locataire devrait alors être immobilisé
par lui dans les mêmes conditions que s9il l9avait acquis par emprunt bancaire ou sur fonds
propres, ou bien en fonction de la situation patrimoniale du bailleur qui veut que, ce dernier
étant juridiquement propriétaire du bien, il l9inscrive dans son bilan et bénéficie des
amortissements y afférents.
51
Chapitre II : Aspect comptable du leasing

Dans le cadre européen, le règlement CE n°1606/2002 du parlement européen et du


conseil de l9union européenne du 19 juillet 2002 (JOCE du 11 septembre 2002) prévoit, pour
les sociétés de l9union européenne faisant appel public à l9épargne, l9obligation d9établir des
comptes consolidés selon le référentiel IAS/IFRS à compter de 200538.
L9introduction de ces normes en France a apporté des changements dans le
traitement comptable du crédit-bail en France, ce que nous allons voir par la suite dans cette
section.

1.1 Le traitement comptable selon l'approche juridique

La normalisation française se base sur le principe de la patrimonialité du crédit-bail


et l'assimile à une opération de location, le bien pris en crédit-bail n'apparait donc pas à l'actif
du bilan qu'à la levée de l'option d'achat.

1.1.1 Le traitement comptable chez le crédit-preneur

Le traitement comptable diffère entre les comptes individuels et les comptes


consolidés des entreprises.

1.1.1.1 Dans les comptes individuels

Selon la loi comptable n°83-353 du 30 avril 1983, le traitement comptable dans les
comptes individuels est le suivant 39 :
Le bien reste la propriété du bailleur et le locataire ne peut en aucun cas l9inscrire
dans l'actif de son bilan tant qu9il n9a pas levé l9option d9achat, ainsi il ne peut pas l'amortir.

Les redevances locatives versées sont enregistrées en charges dans un compte appelé
"redevance de crédit-bail" et sont déductibles de la base imposable.

comptes Designation Debit Credit


612 Redevance de crédit-bail xx
xx
44566 TVA déductible sur biens et services

512 Banque Xx

38
OBERT Robert, «Pratiques des normes IAS/IFRS», 2 éme édition, édition DUNOD, Paris, 2004, p.10.

39
GARRIDO Eric, Op.Cit., Tome 2, p. 52

52
Chapitre II : Aspect comptable du leasing

L9information donnée par le bilan et le compte de résultats sur la situation financière


du locataire est faussée puisque nous ignorons le montant total de la dette. Par conséquent, il a
paru nécessaire de mettre une information complémentaire apparaissant en annexe des
comptes annuels.
Cette information est définie par le décret n°83-1020 du 29 novembre 1983, où le
locataire doit mentionner en annexe :
 La valeur d9origine des biens objet d'un financement par crédit-bail au moment de la
signature du contrat ;
 Le montant des loyers relatifs à l9exercice en cours ainsi que le montant cumulé des
loyers des exercices précédents ;

 Les dotations aux amortissements de ce bien de l'exercice en cours ainsi que le cumule
des dotations aux amortissements qui auraient effectués au titre des exercices précédentes
 L'évaluation à la date de clôture du bilan des redevances restant à payer, ainsi que du prix
d'achat résiduel de ce bien tel que stipulé au contrat, le tout ventilé selon les échéances à
un an au plus, à plus d'un an et cinq ans au plus, et à plus de cinq ans.
Cependant, la comptabilisation dans le bilan et le compte de bail rend le preneur
comme un simple locataire sans droit de propriété c'est-à-dire que l'option d'achat n'apparait
pas dans sa comptabilité. Les écritures passées en annexe font apparaitre comme si le crédit-
preneur avait acquis le bien grâce à un crédit bancaire.

1.1.1.2 Dans les comptes consolidés

En effet, le décret n°86-221 du 17-02-1986 offre la possibilité d9utiliser, dans les


comptes consolidés, la méthode anglo-saxonne dans la comptabilisation du crédit- bail7.
De façon optionnelle, les contrats de crédit-bail devraient être comptabilisés chez le
preneur dans les comptes consolidés, au bilan sous forme d'une immobilisation corporelle et
d'un emprunt correspondant, et au compte de résultats, sous forme d'une dotation aux
amortissements et une charge financière.
Ainsi, il autorise aux bailleurs de traiter le crédit-bail comme des opérations de
ventes à crédit, dans la mesure où la réalisation de la vente future est raisonnablement assurée.
Cependant, le décret limite le retraitement des contrats portant sur des biens de
valeur importante (immeubles et matériels de valeur individuelle significative à l'échelle du
groupe). Néanmoins, ce retraitement particulier des contrats de crédit- bail s'applique lorsque

53
Chapitre II : Aspect comptable du leasing

le groupe utilise ce mode de financement de manière systématique.

1.1.2 Le traitement comptable chez le bailleur

En tant qu9établissement de crédit, les sociétés de crédit-bail mobilier (le bailleur)


sont assujetties au Plan Comptable des Dispositions Relatives aux éléments par la commission
bancaire (instruction n°91-05 du 19 avril 1991) 40. Les immobilisations en crédit-bail mobilier
figurent ainsi en immobilisations sous le compte n°46 « crédit-bail et opérations assimilées ».
Ce compte a pour fonction d9enregistrer toutes les immobilisations données en crédit-bail
mobilier, immobiliers ou incorporels. Les produits sur opération de crédit-bail sont enregistrés
dans le compte de « classe7 ».
En effet, toutes immobilisations données en crédit-bail sont enregistrés à l9actif du
bailleur propriétaire juridique de matériel. A cet effet, le bailleur amortit le matériel, en
conséquence, il sera constaté une différence entre le montant des loyers encaissés et le
montant des amortissements comptables liés à la dépréciation du bien donné en crédit-bail. La
différence entre l9amortissement comptable et l9amortissement financier chez le crédit-
bailleur est appelée « réserve latente ». Ce décalage apparaît du fait que l9amortissement
comptable du bien ne se fait pas au même rythme que l9amortissement financier de ce même
bien.

1.1.2.1 Les comptes de crédit-bail dans la comptabilité du bailleur

Il y a deux comptes principaux, le premier compte d9immobilisation de classe 4 qui


enregistre tous les biens financés par le crédit-bail et le deuxième est un compte de produit de
classe 7 qui enregistre tous les produits générés par l9opération du crédit bail.
Le compte 46 se décompose comme suit dans le tableau n°5 :

40
Eric GARRIDO, op-cit, Tome 2, p. 39

54
Chapitre II : Aspect comptable du leasing

Tableau n°05 : Les composantes du compte 46

compete Libellee Descriptive


46 Crédit-bail et opérations --
Assimilées
461 Opérations de crédit-bail et Crédit-bail sur actifs mobiliers, immobiliers ou
assimilées incorporels à usage professionnels et location avec
option d9achat à des particuliers.
4611 Credit-bail mobilier Valeur comptable d9acquisition par le bailleur des
actifs mobiliers effectivement loués avec option
d9achat.
4612 Credit-bail immobilier Valeur comptable d9acquisition par le bailleur des
actifs immobiliers effectivement loués avec option
d9achat.
4613 Crédit-bail sur actif incorporels Valeur comptable d9acquisition par le bailleur des
actifs incorporels effectivement loués avec option
d9achat.
462 Immobilisation en cours Acomptes versés aux fournisseurs, biens déjà livrés
aux locataires mais qui ne sont pas encore
enregistrés en immobilisations.
4621 Credit-bail mobilier Biens données en crédit-bail mobilier en cours
d9immobilisations.
4622 Credit-bail immobilier Biens données en crédit-bail immobilier en cours
d9immobilisations.
4623 Crédit-bail sur actifs Biens incorporels données en crédit-bail en cours
Incorporels d9immobilisations.
463 Immobilisations non loués Actifs mobiliers ou immobiliers initialement donnés
après résiliation en crédit-bail ou location avec option d9achat,
postérieurement à la résiliation du contrat
(immobilisations temporairement non louées).
467 Créance rattachées Loyers échus et loyers en instance de recouvrement
(inférieur à 3 mois en crédit-bail mobilier, et
inférieur à 6 mois en crédit-bail immobilier).
468 Amortissements Amortissements afférents aux actifs mobiliers ou
immobiliers en crédit-bail ou en location avec
option d9achat.
469 Provision Provisions pour dépréciation des biens loués en
crédit-bail ou en location avec option d9achat.

Source : PHILPPOSSIAN Pascal, Op.Cit., pp.74-75.

55
Chapitre II : Aspect comptable du leasing

Les produits sur opérations de crédit-bail, opérations assimilées et location simple,


sont quant à eux enregistrés dans les comptes de classe 7, sous le numéro de compte 704
,présentés dans le tableau ci-après.

Tableau n°06 : Les produits sur opérations de crédit-bail

Compete Libellee Descriptive


704 Produits sur opérations de crédit-bail, -
opérations assimilées et location
Simple.
7041 Produits sur opérations de crédit-bail -

et opération assimilées
70411 Loyers Loyers échus (perçus ou en attente de

règlement) et loyers courus.


70412 Reprise de provisions -
70413 Reprise de provisions sur Opérations de crédit-bail ou assimilées.
immobilisations données en crédit-
bail et assimilées
70416 Plus values de cession sur Plus values constatées lors de la cession des
immobilisations données en crédit- actifs donnés en crédit-bail ou
bail et assimilées assimilées.
70419 Autres produits
7048 Loyers douteux Loyers douteux sur opérations de crédit-
bail ou assimilées ; ou sur opérations de
location réalisées par des établissements
ayant un statut de sociétés financières de
crédit-bail.

Source : PHILPPOSSIAN Pascal, Op.Cit., pp.75-76.

Pour mieux illustrer le traitement comptable chez le bailleur nous allons présenter les
principales écritures comptables passées dans l'exemple suivant.

1.1.2.2 Les illustrations d’enregistrements comptables

La société X s9est engagée dans un contrat dont les caractéristiques sont 41 :

41
PHILPPOSSIAN Pascal, Op.Cit., p.76.

56
Chapitre II : Aspect comptable du leasing

 La valeur du bien est de 100 € ;

 Le loyer est de 6 € dont l'intérêt est de 2 € ;

 Le capital remboursé est de 4 €.

La comptabilisation de cette opération est comme suit :

Designation Debit Credit


Immobilisations 100
Fournisseur 100
Fournisseurs 100
Banque 100

L9enregistrement du premier loyer est comme suit :

Designation Debit Credit


Banque 6
Produits sur loyer 2
Produits perçus d'avance 4

L9enregistrement de l9amortissement du bien :

Designation Debit Credit


Dotations aux amortissements 20
Amortissement 20

Ainsi, le bilan se présente comme ci-après :

Bilan
Actif Passif
Immobilisations 100 Fournisseur 100
Résultat 2
Banque 6 Produit perçu d'avance 4

57
Chapitre II : Aspect comptable du leasing

1.2 Le traitement comptable selon les normes IFRS (IAS 17)


Dans le but d'une homogénéisation des principes comptables, sur le plan
international, "l9International Accounting Standard Committee" (IASC) * a été créé en 1973
par l9organisation comptable professionnelle de neuf pays, (Allemagne, Australie, Canada,
France, USA, Royaume-Unis, Japon, Mexique et Pays-Bas) dans le but d9élaborer et de
publier les normes comptables fondamentales de présentation des états financiers et d9assurer
une certaine comparabilité des états financiers à travers le monde42.
En septembre 1982, le comité international des normes comptables IASC a publié la
norme internationale n°17 « IAS 17 » relative à la comptabilisation des contrats de location
(Accounting for lease).
*
En 2001 l9IASC a transformé sa structure et sa dénomination pour devenir l9IASB, lors de cette réforme il a été décidé que
les normes et leurs interprétations seraient désormais relatives à l9information financière « financal reporting ». Depuis lors,
le référentiel de l9IASB « les IFRS ».

Cette norme s9est inspirée de la norme « FAS 13 » qui distingue les contrats
dénommés « finance lease » des contrats dénommés « operating lease »43.

Cependant, l9application des normes IFRS dans les comptes consolidés des sociétés
européennes cotées depuis 2005 a soumis le traitement comptable du crédit- bail en France à
la norme IAS 17.
La comptabilisation des contrats de location financement est une parfaite
illustration de la conception économique des normes IFRS en vertu de laquelle les
transactions et événements doivent être présentés en conformité avec leur réalité financière
(substance over form).

1.2.1 Les critères de classifications

Selon la norme IAS 17, le leasing financier est un contrat qui transfère au locataire
les risques et avantages liés à la propriété du bien, que cette propriété soit ou non finalement
transférée. Entrant dans cette catégorie, le crédit-bail, la location vente etc. Ces risques
comprennent les pertes éventuelles dues à l9utilisation du bien, son obsolescence ou alors les
modifications de la conjoncture économique. Les avantages découlent d9une exploitation
rentable du bien pendant sa durée d9utilisation économique et du gain dû à la réalisation de sa
valeur résiduelle.

42
GARRIDO Eric, Op.Cit., Tome 2, p. 50.
43
GARRIDO Eric, Op.Cit., Tome 2, p. 51.

58
Chapitre II : Aspect comptable du leasing

La distinction faite entre un leasing financier et un leasing opérationnel est une


distinction économique basée sur la nature de l9opération et non sur la forme du contrat.

Généralement, un leasing financier n9est pas résiliable et assure au bailleur le


recouvrement des sommes investies plus une rémunération de ces mêmes fonds.

Si le contrat répond à un seul de ces critères, l9opération est considérée de leasing


financier sinon c9est un leasing opérationnel. Les huit critères de classification de ces deux
catégories cités par l'IAS 17 sont44 :

 Le transfert de la propriété du bien au preneur à l'issue de la période de location définitif ;

 Le contrat de location comporte un prix de rachat fixé à un montant suffisamment


inférieur à la juste valeur à l'issue de la période de location irrévocable pour avoir la
certitude raisonnable que l'option sera levée;
 La durée de location irrévocable couvre la majorité de la durée de vie économique du bien
même s'il n'y a pas transfert de propriété ;
 La valeur actualisée des redevances est supérieure ou égale à la quasi-totalité de la juste
valeur de l'actif loué au moment de la signature du contrat ;
 Les actifs loués sont d'une nature tellement spécifique que seul le preneur peut les utiliser
sans leur apporter de modifications majeures ;
 Quand le preneur a la possibilité d9annuler le bail, toutes les pertes qui en résultent pour le
bailleur sont supportées par le preneur ;
 Les pertes et gains en capital sur la valeur résiduelle de l9actif reviendront en définitif au
preneur ;
 Le preneur a l9option de prolonger le bail au-delà de son terme à un prix très en dessous
du loyer normal.
La classification s9effectue au début du contrat et ne peut être modifiée par la suite :
Les illustrations de classifications comptables

La société Gamma s'est engagée sur quatre contrats avec un taux d'endettement marginal de 6
%. Les caractéristiques de ces contrats sont les suivantes

44
OBERT Robert, Op.Cit., p. 285.

59
Chapitre II : Aspect comptable du leasing

Designation Contrat A Contrat B Contrat C Contrat D


Durée du contrat 4 ans 4 ans 4 ans 4 ans
de location
Coût du bien à la 10 000 € 10 000€ 10 000€ 10 000€
date du contrat
Loyers prévus 4 loyers annuels 4 loyers annuels de4 loyers annuels 4 loyers annuels
au contrat de 2800 payables 2800 payables ende 2800 payables de 2800 payables
en début début en début en début d'exercice
d'exercice d'exercice d'exercice
Option d'achat auTransfert de la 1€ Néant Néant
terme du contrat propriété du bien
au preneur à la fin
du contrat
Durée de vie de 6 ans 6 ans 4 à 5 ans 6 ans
l'immobilisation

Ces quatre contrats sont des contrats de location financement

 Contrat A

Le contrat transfère la propriété de l'actif au preneur au terme de la durée du


contrat (critère n°1). Il est à noter qu'en France, ce contrat est traité non comme un contrat
de crédit-bail mais comme un contrat de location-vente devant donner lieu à
l'enregistrement d'une vente par le bailleur et à la comptabilisation de l'acquisition d'une
immobilisation par le preneur dès la signature du contrat sans attendre le transfert de
propriété.

 Contrat B

Le contrat donne l'option au preneur d'acheter l'actif à un prix suffisamment


inférieur à sa juste valeur à la date à laquelle l'option peut être levée pour que, dès le
commencement du contrat de location, nous ayons la certitude que l'option sera levée
(Critère n° 2).

 Contrat C

La durée du contrat couvre la majeure partie (de 80 à 100%) de la durée de vie


économique de l'actif même s'il n'y a pas de transfert de propriété (Critère n°3).

60
Chapitre II : Aspect comptable du leasing

 Contrat D

Au début du contrat, la valeur actualisée des paiements minimaux au titre de la


location s'élève au moins à la quasi-totalité de la juste valeur de l'actif loué.

La valeur actualisée des loyers est égale à 2 800*(1-1.06-4/0.6)*1.06 =10 284€, soit
un montant supérieur à la valeur de l'immobilisation au moment du contrat (Critère n°4).

1.2.2 L'enregistrement comptable chez le preneur

Le contrat de location-financement s9analyse du point de vue du locataire, comme un


achat à crédit. Il convient donc d9enregistrer la valeur du bien à l9actif contre une dette au
passif. Le montant de l'actif sera égal au plus bas de la valeur vénale «juste valeur» du bien et
de la valeur actuelle des loyers45.
Le taux retenu pour le calcul de la valeur actuelle des loyers est le taux le plus faible
entre le taux marginal d9emprunt et le taux d9intérêt implicite du contrat de location.
Les loyers sont ventilés en charges financières (frais financiers) et en remboursement
du passif (amortissement du capital emprunté) . Ainsi, pour les contrats de leasing financier en
général et les contrats de crédit-bail en particulier, le locataire doit prévoir les charges
d9amortissement. Dans le cas où il y a une certitude que le preneur va devenir propriétaire de
l9actif en fin de bail, l9amortissement doit être similaire à celui appliqué aux actifs
amortissables que possède le preneur. Si au contraire, il n9y a pas de certitude que le preneur
va devenir propriétaire de l9actif en fin de bail, le bien doit être totalement amorti sur la plus
courte durée entre la durée du contrat et la durée d9utilité.
Ainsi, lors de la signature du contrat de location financement, l9écriture comptable
suivante devra être enregistrée 46 :

Competes Designation Debit Credit


2 Immobilisations X
1670 Dettes de location financement X

Au cours de la location du matériel, les redevances payées au titre de l9utilisation du


bien donné en location devront être éclatées entre une partie amortissement de la dette et une
partie charges d9intérêts.

45
OBERT Robert, Op.Cit., p. 286.
46
FRIEDRICH Jean-Jacques, «Comptabilité générale et gestion d'entreprise»,6 éme édition, Edition Hachette, Paris, 2010, p. 213.

61
Chapitre II : Aspect comptable du leasing

Comptes Designation Debit Credit


661 Charges d'intérêts X
167 Dettes de location financement X

4456 TVA déductible X


X
512 Banque

En fin d9exercice la société devra, le cas échéant, comptabiliser des intérêts courus
sur l9emprunt :

Comptes Designation Debit Credit


661 Charges d'intérêts X
1688 Intérêts courus X

Ainsi, elle constate la dotation aux amortissements de l9exercice.

Comptes Designation Debit Credit


681 Dotations aux amortissements de l'exercice X
28 Amortissements des immobilisations X

1.2.3 L'enregistrement comptable chez le bailleur

Le bailleur doit comptabiliser les actifs mis à la disposition du preneur comme des
créances (prêts) pour un montant égal à l9investissement figurant dans le contrat de location.
En matière de crédit-bail, le bailleur transfère au locataire la quasi-totalité des
risques et des avantages inhérents à la propriété légale. Il comptabilise les redevances à
recevoir au titre de la location en remboursement du principal et en produit financier, la
rémunération de son investissement et de ses services47.

Le schéma de comptabilisation chez le bailleur se présente de la façon suivante :


Lors de la signature du contrat, le bailleur constate à son actif le prêt du matériel issu
de la location-financement :

Comptes Designation Debit Credit


274 Prêts de location-financement X
701 Ventes de produits X

47
OBERT Robert, Op.cit., p. 282.

62
Chapitre II : Aspect comptable du leasing

Au cours de l9exercice, le bailleur encaisse les loyers du preneur et comptabilise


l9écriture suivante :

Comptes Designation Debit Credit


512 Banque X
274 Prêts de location-financement X

44571 Etat, TVA collectée X

Le cas échéant, le bailleur constatera en fin d9exercice les intérêts en-cours de la


location :

Comptes Designation Debit Credit


2768 Intérêts courus X
7626 Revenus de prêts X

1.2.4 Les illustrations d’enregistrements comptables

La société Gamma (le preneur) a fait l'acquisition auprès de la société Delta (le
bailleur) le 1er janvier N d'un matériel dans le cadre d9un contrat de crédit-bail dont les
caractéristiques de ce contrat sont les suivantes48 :
 La valeur de marché de ce matériel au 1er janvier N est de 44 000 € ;

 La durée du contrat : 5 ans ;

 La durée de vie du matériel : 8 ans ;

 Le montant du loyer au début de chaque année : 10 000 € hors taxe;

 Le prix d'achat résiduel symbolique : 1 290 € ;

 Le taux d'actualisation retenu : 8%.

La juste valeur du matériel est en général la valeur de marché, soit 44 000 €, s'il
existe un marché pour le matériel correspondant.
Nous pouvons, sinon prendre la valeur actualisée au titre de la location soit : 10 000
*(1-1.08-5 /0.08)*1.08 + 1290 *1.08-5= 43 999 €, en arrondissant 44 000 € (le taux
d'actualisation est en fait le taux implicite de la location).

48
OBERT Robert, Op.Cit., pp. 287-288.

63
Chapitre II : Aspect comptable du leasing

Les paiements au titre de location doivent être ventilés entre la charge financière et
l'amortissement du solde de la dette. La charge financière doit être répartie sur les différentes
périodes couvertes par le contrat de location de manière à obtenir un taux d'intérêt périodique
constant sur le solde restant dû au passif au titre de chaque période

L9amortissement financier de l9opération est représenté comme suit :

Dates Capital restant à Intérêts payés Remboursement Montant du paiement

rembourser Effectué (loyer)


01/01/N 44 000 - 10 000 10 000
01/01/N+1 34 000 2 720 7 280 10 000
01/01/N+2 26 720 2 137 7 863 10 000
01/01/N+3 18 857 1 508 8 492 10 000
01/01/N+4 10 365 829 9 171 10 000
31/12/N+5 1 194 96 1 194 1 290
total - 7 290 44 000 10 000

Intérêt= capital restant dû*taux d'intérêt= 34 000*0.08=2 720 €. Capital restant dû = 44 000-
10 000=34 000 €.

1.2.4.1 L'enregistrement comptable chez la société Gamma (le preneur)

La société Gamme passera du 1er janvier N au 31 décembre N et au 1er janvier N+1


les écritures suivantes49concernant l9acquisition du matériel et les versements des paiements
au titre de la location.

 Au 01/01/N

Comptes Designation Debit Credit


2154 Matériel industriel 44 000
167 Dettes de location-financement 44 000
Dettes de location financement
167 10 000

4456 1 960
Etat, TVA déductible
512
Banque 11 960

49
OBERT Robert, Op.Cit., p. 289

64
Chapitre II : Aspect comptable du leasing

 Au 31/12/N

Comptes Designation Debit Credit


661 Charges d'intérêts 2 720
1688 Intérêts courus 2 720

Si l9entreprise est certaine au 31/12/N d9exercer l9option de rachat du matériel, elle


amortira le matériel sur la base de sa juste valeur. L9amortissement se fera sur les 8 ans, soit
44 000/8 = 5 500 € par an.

Comptes Designation Debit Credit


681 Dotation aux amortissements 5 500
28154 Amortissement du matériel industriel 5 500

Si au contraire, l9entreprise n9est pas certaine au 31/12/N d9exercer l9option de rachat


du matériel, elle utilisera comme base amortissable la valeur d'origine du matériel (44 000 €),
diminuée de sa valeur résiduelle (supposant que cette valeur résiduelle soit égale à la juste
valeur du bien à la fin du contrat). Cet amortissement se fera alors sur la durée du contrat soit
5 ans. Soit 1 194 €, sur cinq années, soit 8561,20 €.
L9amortissement annuel passe alors à 8 561,20 €. Le fait pour l9entreprise de ne pas
être certaine d9exercer l9option de rachat du matériel lui permet donc d9amortir le bien sur une
durée beaucoup plus courte que dans le cas de levée l'option.

Comptes Designation Debit Credit


681 Dotation aux amortissements 8 561
28154 Amortissement du matériel industriel 8 561

65
Chapitre II : Aspect comptable du leasing

 Au 01/01/N+1

Comptes Designation Debit Credit


1688 Intérêts courus 2 720
167 Dettes de location-financement État, 7 280
4456
TVA déductible 1 960
512
Banque 11 960

1.2.4.2 L'enregistrement comptable chez la société Delta

L9opération de location-financement se comptabilisera chez la société Delta comme


un prêt duquel viendront s9imputer les redevances payées par le preneur et correspondant à la
part amortissable du prêt, le reliquat étant comptabilisé en produits financiers.
Lors de la négociation et la rédaction du contrat de location, le bailleur encourt
souvent des coûts directs initiaux (tels que les commissions et honoraires). Ces coûts doivent
être inclus dans le coût de l'actif et ne peuvent être constatés en charges. Ils s'imputent donc
sur les produits financiers sur toute la durée du contrat de location. Précédemment, il était
possible d'enregistrer ces frais en charges.
50
Les écritures comptables passées par la société Delta sont comme suit

 Au 01/01/N

Comptes Designation Debit Credit


274 Prêts de location-financement 44 000

701 Ventes de produits 44 000

512 Banque
11 960
274 Prêts de location financement
10 000
44571 Etat, TVA collectée
1 960

50
OBERT Robert, Op.Cit., p. 290

66
Chapitre II : Aspect comptable du leasing

 Au 31/12/N

Comptes Designation Debit Credit


2768 Intérêts courus 2 720
7626 Revenus des prêts 2 720

 Au 01/01/N+1

Comptes Designation Debit Credit


512 Banque 11 960
274 Prêts de location-financement 7 280
2768 Intérêts courus 2 720
44571 Etat, TVA collectée 1 960

2 Section 3 : Les dispositions comptables régissant leasing en Algérie


Le traitement comptable du leasing en Algérie est similaire à celui des Etats Unis, en
effet que le bien donné en leasing est comptabilisé selon ses finalités économiques par le
propriétaire économique du bien.

La comptabilité du bailleur est une comptabilité similaire à celle des banques et ceci
en vertu des dispositions de règlement n°09-04 du 23 juillet 2009, qui porte sur le plan des
comptes bancaires et règles comptables applicables aux banques et aux établissements
financiers a savoir les principes comptables et les règles d9évaluation et de comptabilisation,
et le règlement n°09-05 du 18 octobre 2009 relatif à l9établissement et publication des états
financiers des banques et des établissements financiers.

La comptabilité du preneur est régie essentiellement par le SCF (le système


comptable et financier) selon les dispositions du code de commerce51.

Le système comptable financier est promulgué par la loi n°07-11 du 25 novembre


2007 et par le décret exécutif n°08-156 du 26 mai 2008 portant l9application des dispositions
de la loi n°07-11, qui devrait être mis en Suvre dès 2010.

Dans le contexte d9harmonisation mondiale des règles et pratiques comptable, le

51
La loi finance complémentaire pour 2014 art 53.
67
Chapitre II : Aspect comptable du leasing

Conseil National de la Comptabilité Algérien a décidé de mettre en place un nouveau système


comptable financier, largement inspiré des Normes IAS/IFRS.

En effet, ce nouveau système traite certaines opérations qui n9ont pas été traitées par
le PCN, à l9image les opérations de crédit-bail.

Dans ce qui va suivre nous allons faire ressortir la différence de traitement comptable
du crédit-bail selon l'ancien traitement et le nouveau traitement chez le preneur et le bailleur.

2.1 Le traitement comptable chez le bailleur :


L9arrêté du 26 Juillet 2008 a édicté les règles de comptabilisation suivantes :
Le montant des biens mis en location-financement figure chez le bailleur à l9actif dans
un compte de créances (immobilisations financières pour la partie à plus d9un an au compte
274-prêts et créances sur contrats de location-financement, et non dans un compte
d9immobilisations corporelles, même si le bailleur conserve la propriété du bien sur un plan
juridique.

Le montant de la créance est égal au montant de l9investissement indiqué sur le contrat


de location, ce montant correspondant en pratique à la juste valeur du bien donné en location -
financement.
Dans le cas d9un contrat de location-financement consenti par un bailleur de fonds
non-fabricant et non-distributeur, ce montant est majoré des coûts directs liés à la négociation
et à la mise en place du contrat.

Le revenu financier (partie du loyer qui rémunère l9investissement du bailleur) est


constaté en produit au fur et à mesure des paiements des redevances par le preneur, sur la base
d9un montant calculé au moyen d9une formule traduisant le taux de rentabilité global du
contrat pour le bailleur (taux d9intérêt effectif global).

Ainsi chaque redevance perçue fait l’objet d’une comptabilisation chez le bailleur :

- Au crédit d9un compte de produits financiers (compte 763 - revenus de créances) ;


- Au crédit du compte de prêts concerné pour la partie remboursement en capital (compte
274-prêts et créances sur contrat de location-financement) ;
- Par le débit d9un compte de trésorerie.
Contrats de location-financement consentis par un bailleur fabricant ou distributeur

68
Chapitre II : Aspect comptable du leasing

Ce genre de contrat procure au bailleur deux types de revenus :

- Le profit ou la perte résultant d9une vente simple ;


- Un produit financier sur la durée de vie du bail.

La vente est comptabilisée suivant les règles habituelles de l’entité pour une cession :

- Enregistrement au crédit d9un compte de produits sur vente (compte 70)


- Par le débit d9un compte de tiers prêts et créances sur contrat de location-
financement (compte 274).
Toutefois si les taux d9intérêt du contrat de location sont sensiblement inférieurs aux
taux du marché, le profit réalisé sur la vente sera limité au profit que l9on obtiendrait si l9on
facturait à un taux d9intérêt commercial.
Dans ce cas, le montant de la vente et de la créance est comptabilisé pour la somme
des valeurs actualisées au taux d9intérêt commercial des paiements minimaux prévus au
contrat augmenté éventuellement de la valeur résiduelle du bien en fin de contrat (c'est-à-dire
la valeur actualisée de rachat en fin de bail prévue au contrat).

Par ailleurs, contrairement aux règles applicables aux locations-financements


consenties par un non-fabricant et non-distributeur, les coûts directs initiaux engagés par le
bailleur fabricant ou distributeur pour la négociation et la mise en place du contrat
(commissions, honoraires) sont constatés en charges à la date de conclusion du contrat, sans
possibilité d9étalement sur la durée du bail.
En effet, on considère que ces coûts sont liés à la réalisation par le fabricant ou le
distributeur d9un profit sur les ventes.

Lors de la signature du contrat, le bailleur constate à son actif le prêt du matériel


issu ducrédit-bail :

Libellee Debit Credit

Prêts de location-financement (274) XX

Ventes de marchandises (si fabriquant) (701) XX


Ventes de marchandises (si non-fabriquant) (700) XX

69
Chapitre II : Aspect comptable du leasing

Au cours de l’exercice, le bailleur encaisse les loyers du preneur et comptabilise


l’écriture suivante :

Designation Debit Credit

Prêts de location-financement (512) XX

Revenus de créance (763) XX

XX
Prêt et créance de location-financement (274)
XX
TVA collectée (445)

2.2 Le traitement comptable chez le preneur :

L9arrêté du 26 Juillet 2008 a édicté les règles de comptabilisation suivantes :

« Les immobilisations en location-financement qui ne sont pas juridiquement propriété


de l9entité mais qui répondent à la définition d9un actif figurent en immobilisations
corporelles à l9actif du preneur, et en créances à l9actif du bailleur ».

Le bien en location-financement figure à l9actif du preneur au montant le plus faible


entre la juste valeur du bien loué et la valeur actualisée des paiements minimaux prévus au
contrat.

La valeur actualisée est déterminée au taux implicite du contrat, ou à défaut au taux


d9intérêt d9endettement marginal du preneur.

Dès la prise de contrôle par le preneur, le bien est enregistré :

Au débit d9un compte d9immobilisation, par le crédit d9un compte de dettes sur contrat de
location-financement.

Libellee Debit Credit

Immobilisation corporelle en location-financement XX

XX
Dettes sur contrat de location-financement

70
Chapitre II : Aspect comptable du leasing

Lors du paiement des redevances prévues au contrat, le montant de la redevance


est enregistré au crédit d’un compte de trésorerie :

Par le débit du compte dettes sur contrat de location-financement (sous compte 167)
pour la partie remboursement en principal d9une part, et par le crédit d9un compte frais
financiers pour la partie, intérêts d9autre part.

Libellee Debit Credit

Dettes sur contrat de location-financement (remboursement du XX


loyer) (167)

Frais financier (d9intérêt) XX

Banque (ou compte de trésorerie)


XX

Par ailleurs, le bien est traité après sa comptabilisation initiale comme les autres
immobilisations de l9entité, amortissement sur la durée d9utilité, éventuellement constatation
d9une perte de valeur.

Location-financement, levée de l’option d’achat :

En fin de contrat :

- Si le preneur décide de conserver le bien et doit pour cela verser une dernière échéance
correspondant contractuellement à la levée de l9option d9achat, le montant de cette dernière
échéance doit correspondre au solde du compte de dettes sur contrat de location, et le
paiement de cette échéance viendra solder ce compte de dettes.

- Si le preneur ne lève pas l9option d9achat, le bien revient au bailleur et est sorti de l9actif
du preneur, cette sortie pour valeur nulle ne devrait pas entraîner de plus ou moins-value pour
le preneur car la durée d9amortissement du bien aura été identique à la durée de location.
Dans ce cas, le compte de dettes (167) correspondant est soldé par le crédit du compte 78
reprises sur pertes de valeurs et provisions.

71
Chapitre II : Aspect comptable du leasing

D’après cette définition, la comptabilisation d’un crédit-bail sera comme suit :

Dès la prise de contrôle par le preneur, le bien est enregistré : Débit (21), Crédit (167),
Pour le montant actualisé au taux implicite du contrat.

Lors du paiement des redevances prévues au contrat :

Au débit d9un compte 167 (Remboursement) et le compte 661 (intérêts) et par Crédit le
compte 512 (Remboursement + intérêts).

Pour l’amortissement de l’immobilisation :

Au débit le compte 681 (Dotations aux amortissements), par Crédit le compte 281
(Amortissement des immobilisations).

Designation Debit Credit

Dotations aux amortissements XX

Amortissement des immobilisations XX

72
Chapitre II : Aspect comptable du leasing

Conclusion
Nous remarquons que, selon la norme FAS 13, il n9y a pas de réciprocité entre le
bailleur et le locataire dans la classification du leasing.

En effet, un contrat de leasing qui remplit les quatre premières conditions communes
au locataire et au bailleur mais qui ne remplit pas les deux conditions spécifiques au bailleur
sera classé comme "capital lease" pour le locataire et comme "opérating lease" pour le
bailleur.

D'ailleurs, le choix du taux d9actualisation peut être différent pour le bailleur et le


locataire. Cette divergence peut conduire à une analyse différente de la condition n°4.
En conséquence, la qualification des opérations de leasing, selon les normes
comptables américaines en particulier et selon les normes anglo-saxonnes en général, fait
prévaloir l9intention des parties sur la forme juridique du contrat conformément au principe de
"la primauté de la réalité économique sur l9apparence juridique" ou "substance over form".

Ainsi, il faut souligner que l'appellation du leasing recouvre une variété d'opérations
de location fondée sur une distinction économique non juridique. Ce sera donc une erreur
d'assimiler les opérations de capital lease américaines à l'opération française de crédit-bail, et
les opérations américaine d'operating lease aux opérations de locations simple.

Il faut mentionner que le contrat de location-financement tel qu9il est définit par les
normes IAS/IFRS ne signifie pas en France d9une manière systématique un contrat de crédit-
bail. Contrairement en Algérie le contrat de crédit-bail (leasing financier) et un contrat de
location-financement ou bien location vente signifie la même chose et ils ont un même
traitement comptable.

73
Chapitre III : Aspect fiscal du leasing
Chapitre III : Aspect fiscale du leasing

3 Chapitre III : Aspect fiscale du leasing


Introduction

La fiscalité soulève un élément important et un atout principal pour les opérations de


leasing. Cet élément a un rôle tout au long du cycle de vie de l9entreprise.

Néanmoins, la fiscalité du leasing varie d9un Etat à un autre vu qu9elle est liée aux
modalités comptables qui peuvent être différentes selon la propriété juridique ou économique.

- Pour les pays dont l9approche est juridique : le preneur bénéficie de déductibilité
fiscale des loyers, alors que le bailleur bénéficie de la déductibilité fiscale de l9amortissement.

- Pour les pays dont l9approche est économique : le preneur bénéficie de déductibilité
fiscale de l9amortissement puisque ce dernier est inscrit au bilan.

La fiscalité algérienne est similaire à celle de l9Anglo-Saxon, pour cette raison nous
allons traiter l9aspect fiscal selon l9approche économique de leasing. Ce chapitre sera consacré
à l9étude de la fiscalité du leasing durant la période de la location tant du coté du bailleur que
du coté du preneur dans deux 02 section distinctes.

Ensuite de parler sur les régimes fiscaux applicables à la levée de l9option dans une
3éme section.

74
Chapitre III : Aspect fiscale du leasing

1 Section 01 : La situation fiscale du bailleur

Les sociétés du leasing sont considérées comme des établissements bancaires ou


financiers, comme toutes les sociétés commerciales ou industrielles qui sont obligatoirement
soumises à une fiscalité directe et à une fiscalité indirecte.

1.1 Fiscalité directe du bailleur :


Le bailleur, en tant que société de leasing par action est soumis à l9impôt sur le
bénéfice des sociétés (IBS) aux titres des bénéfices réalisés durant l9exercice comptable, et à
la taxe sur l9activité professionnelle (TAP) aux titres du chiffre d9affaires réalisé en Algérie.

1.1.1 L’impôt sur les bénéfices des sociétés :


L9IBS est un impôt annuel sur l9ensemble des bénéfices ou revenus réalisés par les
sociétés et autres personnes morales. Cet impôt est désigné sous le nom d9impôt sur les
bénéfices des sociétés52.
La fiscalité de l9IBS du bailleur s9articule principalement sur les loyers encaissés, et
les provisions pratiquées.

1.1.1.1 Les loyers encaissés :

Les loyers versés par un crédit-preneur au crédit-bailleur sont considérés comme des
produits financiers qui devaient être retenu pour la détermination du résultat imposable de
l9entreprise bailleresse53.
Toutefois, les loyers versés au cours de l9exercice, mais qui concernent des exercices
ultérieurs doivent rattachés à l9exercice dans lequel ils trouvent directement leur origine54.
Mais, il convient de préciser que, dans le cadre des opérations de leasing international,
la loi de finance pour 2011 notamment l9article 11, avait introduit des changements dans les
articles 108 et 156-2 du CID en matière d9octroi d9un abattement à la base imposable.
En effet, la présente mesure a permis de modifier l9assiette de la retenue à la source
applicable aux sommes payées à titre de loyers, en vertu d9un contrat de leasing international
à des personnes non établis en Algérie, en instituant un abattement à la base de 60%55.

52
Art 135 du C.I.D
53
In revue RF comptable, op-cit, p35.
54
Boutaba M., 2002, « Cours de comptabilité générale », Enseignant à l9IEDF
55
La loi de finance pour 2001, art 11.

75
Chapitre III : Aspect fiscale du leasing

Dans le cas où les dites sommes sont versées en monnaie étrangère, elles doivent être
converties en dinars suivant le cours de change en vigueur à la date de signature du contrat, au
titre duquel sont dû les sommes en question56.
Ces sommes étaient assujetties sur le montant brut à une retenue à la source à un taux
de 24% libératoire d9impôt57.
Cette retenu à la source constitue une charge importante pour le cocontractant
Algérien qui l9a supporte indirectement en sus du loyer qu9il paie, aussi, et en vue
d9encourager le recours au procédé du leasing international, en matière de dotation des
entreprises en biens d9équipements très coûteux (navires, aéronefs&) il a été décidé de
réduire l9assiette imposable de 60% de la sommes payées à titre de loyers.

1.1.1.2 Les provisions dans les sociétés du leasing :

L9article 141-5° du CID définit la provision comme étant un prélèvement sur les
résultats de l9exercice en vue de faire face à des pertes à la fin de l9exercice.
La législation fiscale subordonnée la déductibilité de la provision aux conditions ci-après :

- Elle doit être constituée pour couvrir une charge nettement précisée (ce qui exclut
les provisions forfaitaires).
- Elle doit porter sur des pertes ou charges probables et non éventuels.

- Elle doit être constituée pour couvrir une charge déductible. Ne saurait donc être
admise une provision pour une charge par nature exclue du droit à déduction (exemple :
amende, pénalité&).
- La perte ou la charge doit avoir sa source dans l9exercice considéré et portée dans le
relevé des provisions jointes à la déclaration annuelle des résultats58.
En ce qui concerne les provisions dans les sociétés de leasing et en plus des
provisions nettement précisées constituent pour créance douteuses, ces sociétés et en tant
qu9établissement de crédit sont autorisées à constituer, en franchise une provision forfaitaire
de 5% sur l9ensemble des crédits accordés à moyen ou à long terme y compris le montant du

56
Art 156-2° du CID.
57
Cette retenu est libératoire pour l9IBS, la TAP et la TVA.
58
Lassoueg K., 2003, « Fiscalité directe- IBS », Enseignant à L9IEDF, p 21.
76
Chapitre III : Aspect fiscale du leasing

crédit-bail59.

1.1.2 La taxe sur l’activité professionnelle « TAP » :


La taxe sur l9activité professionnelle (TAP) est un impôt direct qui touche les recettes
réalisées par les titulaires des professions libérales, les opérateurs économiques industriels ou
commerciaux. Il est déclaré au niveau de chaque établissement ou unité où se réalise les
opérations imposables.

La taxe est dû par des personnes physiques et morales: elle est établie au nom de
chaque exploitant, dans les sociétés, quelque soit leur forme comme dans les associations en
participation60.

S9agissant de la société de leasing, les loyers perçus constituent un élément de la base


imposable à la TAP au taux de 2%, mais seulement pour la partie qui correspond à la
rémunération du bailleur, en revanche la partie correspondante au remboursement du crédit
sera exclue.

En effet l9article 5 de la loi de finance complémentaire pour 2011 à complété l9article


220 du CID par un paragraphe 5 dont les dispositions excluent de la base imposable à la TAP
la partie du loyer correspondant au remboursement du montant de crédit dans le cadre du
contrat de leasing financier 61.

A cet égard, il est précisé que le loyer du leasing se compose :


- D9une première partie représentant le remboursement du capital investi.
- Et d9une deuxième partie qui rémunère l9investissement du bailleur ainsi que
lesservices fournis par celui-ci.

C9est cette deuxième partie qui constitue pour le bailleur un produit imposable. Il
résulte de ce qui procède que seule cette deuxième partie du loyer intègre à la base imposable
à la TAP62.

1.2 La fiscalité indirecte du bailleur :


La fiscalité indirecte du bailleur peut être scindée en deux branches, à savoir la taxe
sur la valeur ajouté (TVA) et les droit d9enregistrement (DE).

59
Art 141-5° du CID.
60
Art 217 du CID.
61
La loi de finance complémentaire pour 2001 art 5
62
Circulaire n°1 du 15 aout 2001, p2.

77
Chapitre III : Aspect fiscale du leasing

1.2.1 La taxe sur la valeur ajoutée (TVA) :


La TVA est une taxe générale de consommation qui s9applique aux opérations revêtant
un caractère industriel, commercial, artisanal, ou libéral, qui est établie suivant le mécanisme
des paiements fractionnés. En effet à chaque stade de la distribution, TVA frappe seulement la
valeur ajoutée conférée au produit de telle sorte qu9à la fin du cycle suivi par ce produit, la
charge fiscale globale est supportée par le consommateur. Et qui repose sur le mécanisme de
la déduction, en effet que la taxe qui a grevé les éléments du prix de revient d9une opération
imposable est déductible de la taxe applicable à cette opération.
Par ailleurs, les opérations de banque et d9assurance qui étaient soumises à une taxe
spécifique dénommée « taxe sur les opérations de banque et d9assurance TOBA » ont été
intégrées dans le champ d9application de la TVA à compter du 1 janvier 199563.
Au regard de la société du leasing, le bailleur, verse la totalité du montant de la TVA
sur la base du prix de revient lors de l9achat du bien64.
La récupération de ce montant se fait sur la durée de vie de contrat en facturant la
TVA dans chaque loyer. Il existe alors un décalage important entre la date de versement et de
récupération de la TVA, ce qui constitue une charge financière implicite pour le bailleur, en
effet, c9est pour cette raison que les professionnels en Tunisie ont proposés la solution
suivante : « les sociétés de leasing achètent les équipements en suspension de la TVA, elles
facturent ensuite la TVA aux clients, puis elles reversent la totalité des montants encaissés de
la TVA au trésor »65.

1.2.2 Les droits d’enregistrements :


Les droits d9enregistrement (DE) sont des impôts indirects qui sont perçus lors de
l9enregistrement de certains actes et opérations juridiques66.
Donc le bailleur est tenu d9acquitter les droits de mutation de propriété selon la nature
de bien au titre de l9acquisition du bien considéré67 sur la base du prix exprimé dans l9acte
augmenté de toutes les charges en capital et de toutes les indemnités stipulés au profit du
cédant, ou sur la valeur vénale réelle du biens lorsque le prix stipulé dans l9acte lui est
inférieur, 68 dans un délai d9un mois à compter de leur date,69dans les conditions

63
Ministère des finances, 1999, guide pratique de la TVA, pp 11-12.
64
Belahcen M., 2002, « Cours de la TVA », Enseignante à L9INI
65
Hammami M, op-cit, pp 78-79
66
Madjane D., 2002, « Cours de la», Enseignant fiscalité de l9enregistrement à L9IEDF, p 1.
67
Circulaire n°01 du 15 aout 2001, p 3.
68
Madjane D, op-cit, p 40
69
Idem, p 11.
78
Chapitre III : Aspect fiscale du leasing

morales du droit commun, ce droit varie selon la nature de biens, il s9agit :


- Pour les biens immeubles 5%70.
- Pour les biens meubles généralement 2,5%71.
- Pour les aéronefs, navires et bateaux 2%.
- Pour les yachts et bateaux de plaisance 10%72

2 Section 02 : La situation fiscale du preneur

Le preneur peut être une entreprise individuelle ou une société créée sous n9importe
qu9elle forme (SPA, SNC, SARL, EURL&) Passible à une fiscalité directe et à une fiscalité
indirecte.

2.1 La fiscalité directe du preneur :


La fiscalité du preneur se distingue principalement par l9impôt sur les bénéfices des
sociétés (IBS) et l9impôt sur le revenu global (IRG), selon qu9il s9agit que le preneur est une
personne physique ou une personne morale.

2.1.1 L’impôt sur les bénéfices des sociétés « IBS » :


Lorsque le preneur est une personne morale, la fiscalité de l9IBS s9articule
principalement sur l9amortissement du bien, les loyers versés, les gains de changes latents, et
les frais liés à l9établissement du contrat.

2.1.1.1 L’amortissement :

L9amortissement est la répartition systématique du montant amortissable d9un actif sur


sa durée d9utilité73.
Il est précisé à cet égard qu9au terme de l9article 53 sans préjudice du système
comptable financier, le crédit-bailleur est réputé fiscalement propriétaire du bien loué. Dans
les opérations de leasing effectuées par les banques, les établissements financiers et les
sociétés de crédit bail, il est tenu de l9inscrire en tant qu9immobilisation et pratiquer
l9amortissement fiscal sur la base de l9amortissement financier de leasing. Les loyers perçus

70
Art 252 de la CE
71
Art 262 de la CE
72
Art 263 de la CE.
73
Norme internationale « IASC » n°16.

79
Chapitre III : Aspect fiscale du leasing

sont constatés en tant que produits.


Le crédit preneur est réputé fiscalement locataire du bien loué. Les loyers payés au
crédit bailleur sont constatés par le crédit preneur en tant que charge. »74.
Cependant ce nouveau système financier n9a pas permis aux banques et établissements
financiers de bénéficier d9une transition en termes de pratique d9amortissement.

Trois modes d’amortissement sont admis actuellement par la législation fiscale :

• L’amortissement linéaire (Art 174 du CID) :


Ce mode d9amortissement consiste à inscrire au passif du bilan de chaque année une
quantité uniforme de la valeur d9acquisition des biens de telle sorte qu9a la fin d9une période
donnée (durée de contrat pour le leasing), la valeur comptable devient nulle.
Le taux d9amortissement linéaire est obtenu en divisant 100 par le nombre d9années
correspondant à la durée de contrat de leasing du bien à amortir à 100%75.

Taux= 100/ durée d9utilisation.

Exemple :
Soit une machine acquise le 01/01/2014 pour une valeur de 100.000, la durée de location
est de 5 ans.
- Calcul du taux linéaire : TL= 100%/5= 20%.
- Calcul de l9annuité d9amortissement : 100.000*20%= 20.000
Tableau n°07 : Tableau d’amortissement linéaire

Année Valeur d’origine Annuités Annuités cumulées VNC


2014 100.000 20.000 20.000 80.000
2015 100.000 20.000 40.000 60.000
2016 100.000 20.000 60.000 40.000
2017 100.000 20.000 80.000 20.000
2018 100.000 20.000 100.000 0
Source : Exemple supposé par nous même

• L’amortissement dégressif (Art 174-2° du CID) :

Ce mode d9amortissement est dérogatoire, il s9applique de manière sélective à certains


biens concourant directement à la production.

74
La loi de finance 2014.
75
Boughaba A., 2001, « Comptabilité générale approfondie », Edition BERTI, Alger, p 215.

80
Chapitre III : Aspect fiscale du leasing

Les sociétés doivent formuler une demande d9option par écrit à joindre à la déclaration
annuelle de résultat, (l9option est irrévocable pendant toute la durée d9amortissement du bien
considéré), ainsi que les immobilisations données en leasing doivent avoir une durée normale
d9utilisation égale ou supérieure à 3 ans.
L9amortissement dégressif est calculé en appliquant au taux d9amortissement linéaire
un coefficient qui est en fonction de la durée de vie de ce bien (la durée de location pour le
leasing) sur la valeur d9origine pour la première annuité, et sur la valeur résiduelle pour les
annuités suivantes.
Lorsque l9annuité dégressive devient inférieure à l9annuité correspondante au quotient
de la valeur résiduelle par le nombre d9année restant à courir, la société peut procéder à des
aménagées à ce quotient76.
Les coefficients applicables au taux d9amortissement linéaire pour l9obtention d9un
amortissement accélérée sont ceux prévus à l9article 174-2 du CID soit :

La durée simple d’exploitation Coefficient dégressif


3 à 4 ans 1.5
5 à 6 ans 2
Plus de 6 ans 2.5

Pour mieux expliquer ce mode d9amortissement, on reprend l9exemple précédent et on Calcul


le tableau d9amortissement.

- Le taux linéaire 20%.

- Coefficient correspondant 02.

- Taux d9agressif 20%*2= 40%.

76
Lassoueg K, op-cit, p 18.

81
Chapitre III : Aspect fiscale du leasing

Tableau n° 08 : Tableau d’amortissement dégressif

Année Base Annuités Annuités cumulées VNC


2014 100.000 40.000 40.000 60.000
2015 60.000 24.000 64.000 36.000
2016 36.000 14.400 78.400 21.600
2017 21.600 10.800 89.200 10.800
2018 10.800 10.800 100.000 0
Source : exemple supposé par nous même.

• L’amortissement progressif (art 174-3° du CID) :


Ce mode d9amortissement est obtenu par simple demande par écrit, jointe à la
déclaration annuelle de résultat.
L9amortissement progressif est calculé en multipliant la base amortissable par une
fraction admettant comme numérateur le nombre d9années correspondant à la durée
d9utilisation déjà courue est comme dénominateur N (N+1)/277.
Annuité = base imposable * 2 * durée d’utilisation / N2+1

On reprend même donnée que l9exemple précédent et on élabore le tableau d9amortissement.

Le dénominateur= N (N+1)/2 = 5(5+1)/2= 15.

Tableau n°09 : Tableau d’amortissement progressif

Année Base Taux Annuités Annuités cumulées VNC


2014 100.000 1/15 6.666 ,6 6.666,6 93.333,34
2015 100.000 2/15 13.333,3 19.999,9 80.000,1
2016 100.000 3/15 20.000 39.999,9 60.000,1
2017 100.000 4/15 26.666,6 66.666,5 33.333,5
2018 100.000 5/15 33.333,3 99.999,83 0
Source : exemple supposé par nous même.

N.B : Il convient de signaler que la règle du « prorata temporis » ne s9applique pas dans le
mode d9amortissement progressif ou dégressif. Elle s9applique uniquement dans le mode
linéaire.

77
Boughaba A, op-cit, p 218.
82
Chapitre III : Aspect fiscale du leasing

2.1.1.2 Les loyers versés :

Les loyers versées par les entreprises utilisatrices dans le cadre d9un contrat de leasing
sont déductibles du bénéfice imposable, et cela en vertu de l9article 112 de la loi de finance
pour 1996 qui énonce que le crédit-preneur dispose du droit de déductibilité du bénéfice
imposable des loyers qu9il verse au crédit-bailleur78.
De même les prés-loyers sont déductibles des résultats de l9entreprise locataire sauf
s9ils constituent des loyers payés d9avance qui doivent rattacher à l9exercice ou ils se
rapportent79.
Par contre les loyers exigés d9avance à titre de cautionnement par le bailleur sont
inscrits à l9actif du bilan et sont sans incidence sur les résultats de l9exercice de versement,
c9est au moment ou l9avance de loyers peut être imputée sur la dette de loyers effectivement
courue (en général lors des dernières échéances) que la déduction est autorisée.

2.1.1.3 Les gains de change latents :

Les gains de change qui sont constatés dans les opérations du leasing international
sont considérés comme des produits imposables qui doivent être rattachés au résultat de
l9exercice de leur constatation.
En effet les dispositions de l9article 113 de la loi de finance pour 1996 dispose que «
les gains de change latents générés par les flux financiers opérés, dans le cadre d9opérations
de crédit-bail internationales dans une devise considérée et constatée en fin de l9exercice sur
les créances et dettes libellées en devises sont rattaché aux produits imposables »80.

Exemple :

Soit une société de leasing étrangère qui loue à une entreprise algérienne une machine
pour une durée de 3 années à compter du 01/01/2017 moyennant un loyer fixé a 100.000
EURO (annuellement par supposition).
Le loyer dû au titre de l9année 2017 a été acquitté d9avance, le cours de l9EURO étant de :

• 1 EURO =100 dinars.

A supposer que pour le loyer dû au titre de l9année 2018, L9EURO subit une

78 Circulaire n°20 du 3 avril 1996, déductibilité des loyers du bénéfice imposable.


79 In revue RF- comptable, op-cit, p 44.
80 Circulaire n°20 du 3 avril 1996, rattachement des gains de change aux produits imposables.

83
Chapitre III : Aspect fiscale du leasing

dépréciation qui fixerait le cours à 1 EURO = 80 dinars.

Il s9ensuit pour l9entreprise Algérienne, la réalisation d9un gain de change.

Le montant de ce gain est calculé comme suit :

- Montant dû en dinars au titre de l9année 2017 :

100.000 EURO * 100 = 10.000.000 dinars.

- Montant dû en dinars au titre de l9année 2018 :

100.000 EURO * 80 = 8.000.000 dinars.

- Le montant du gain = montant du loyer en dinars pour 2017 3 montant du loyer en dinars
pour 2018 :

10.000.000 3 8.000.000 = 2.000.000 dinars.

Le montant de 2.000.000 DA sera donc rattaché en tant que gain de change aux
produits imposables.

Le gain de change est toujours calculé comme étant la différence entre le montant du
dernier loyer versé et celui du loyer de l9année considérée.

De même, pour ces mêmes opérations internationales, les pertes de change sont
déductibles du bénéfice imposable 81.

2.1.1.4 Les frais liés à l’établissement du contrat :

Au terme des dispositions des articles 33 et 34 de l9ordonnance n° 96/09 de janvier


1996, le contrat de crédit-bail peut mettre à la charge du crédit-preneur, l9obligation
d9entretien, de maintenance, et d9assurance de leasing, ces charges ne peuvent pas en principe,

81
Houssine M, op-cit, p18.
84
Chapitre III : Aspect fiscale du leasing

être étalées et doivent donc être déduites en totalités du résultat de l9exercice au cours duquel
elles ont été engagées82.

2.1.2 L’impôt sur le revenu global « IRG » :


C9est un impôt direct annuel unique sur le revenu des personnes physiques dénommé
« impôt sur le revenu globale ».
Cet impôt s9applique au revenu net global du contribuable qui réalise ou dont il dépose
chaque année.
Lorsque le preneur est une personne physique (entreprise individuelle) ou une société
de personne (SNC.SCS.SP. Société civile) il est passible à l9IRG catégorie BIC ou BNC.
Donc, le bénéfice imposable à l9IRG du preneur est déterminé sous déduction des
charges financières admises en déduction, s9agissant du contrat de leasing, il s9agit : des
loyers versés, des pertes de change, des frais liés à l9établissement du contrat83.

2.2 La fiscalité indirecte du preneur :


En présentation de la fiscalité indirecte du preneur repose en premier lieu sur la taxe
sur la valeur ajoutée, et aux droits d9enregistrement en second lieu.

2.2.1 La taxe sur la valeur ajoutée « TVA » :


L9article 2-6 du code de TCA dispose que « sont obligatoirement soumis à la taxe sur
valeur ajoutée, les opérations de location et les prestations de service&».
A partir de cela, on peut dire que, le preneur et en tant que locataire acquitte quant à
lui la TVA sur les loyers versés à chaque échéance. La TVA acquitté par le preneur sur les
loyers est récupérable dans les conditions normales du droit commun au titre des affaires
imposables84 dans la mesure où le bien n9est pas exclu du droit à déduction85.
De même les frais de réparation et d9entretien que l9entreprise utilisatrice fait réaliser
sur le bien considéré est soumis à la TVA, et par conséquent, la taxe ayant frappée ces
réparations est en principe déductible, exception faite du cas où la location, elle-même est
exclue du droit à déduction86.
Mais il convient de préciser ici, et en ce qui concerne les dépôts de garantie, ils ne sont

82
In revue RF-comptable, op-cit, p 44.
83
Lassoueg K., 2003, « Cours de la fiscalité directe-IRG », Enseignant à L9IEDF, pp 11-20.
84
Ministère des finances, fiscalité de leasing, 1996.
85
Ouahioune Y., 2002, « Fiscalité et choix des moyens de financement des entreprises », Mémoire de fin
d9études de troisièmes cycle spécialisé en Finances Publiques, IEDF
86
Crémieux D-I., 1985, « Le leasing et crédit-bail mobilier », Dalloz, Paris, p243.
85
Chapitre III : Aspect fiscale du leasing

normalement pas soumis à la TVA, en vertu du principe selon lequel ils sont restituables à
celui qui les a versés. Néanmoins dés que les dépôts de garantie perdent ce caractère, (ils

viennent s9imputer sur la valeur résiduelle lors de l9opération d9achat) ils doivent être soumis
à la TVA87.
Toutefois, et selon la législation française, si les dépôts de garanties excédent de part
leur montant les risques normaux du bailleur, ils sont assimilables à des compléments de
loyers et par conséquent, soumis à la TVA. Ce risque normal est évalué par l9administration
fiscale à 15% de la valeur T.T.C du bien. Les indemnités de résiliation versées par le locataire
sont soumises à la TVA88.

2.2.2 Les droits d’enregistrement « DE » :


L9art 221du CE dispose que « les actes portant bail d9un fonds de commerce ou d9un
local à usage professionnel dont la durée est explicitement limitée, sont assujettis à un droit
proportionnel de 2% calculé sur le prix total des loyers augmentés des charges& »89.
Mais il convient de préciser ici, que lors de la préparation de la loi de finances
complémentaire pour 2011, une question à été posée de savoir si les contrats de leasing
financier portant sur des fonds de commerce et des locaux à usage commercial90 sont
assujettis au droit proportionnel de 2% prévu à l9article 222 du code de l9enregistrement.
A ce titre, il est préciser que les opérations du leasing financier sont qualifiées
juridiquement d9opérations de leasing et ne donnent par conséquent pas lieu au paiement du
droit proportionnel de 2%, toutefois en cas de levée de l9option d9achat par le crédit- preneur,
le contrat donne lieu au paiement du droit de mutation en tant que contrat de vente91.

87
Pascal PH, op-cit, p 95.
88
Idem, pp 95-96.
89
Art 222 de la CE
90
Il est rappelé à cet égard que les locations de meubles sont soumises à la TVA (Art 2-6, du code de TCA) et
non pas au droit d9enregistrement
91
Circulaire n°01 du 15 aout 2001, p3.
86
Chapitre III : Aspect fiscale du leasing

1 Section 03 : Le régime fiscal applicable lors de la levée de l’option


d’achat
En fin de contrat de leasing, le crédit-preneur peut soit restituer le matériel au bailleur
soit s9en porter acquéreur.

La restitution du matériel ne produit aucune opération comptable et par conséquent


elle n9entraîne aucune conséquence fiscale, en revanche, la levée de l9option d9achat donne

Lieu à des écritures comptables, il y a alors des conséquences fiscales qui en découlent tant
pour le bailleur (cédant) que pour le preneur (l9acquéreur).

1.1 Pour le bailleur :

En l9absence d9une disposition fiscale particulière, la levée de l9option d9achat est


traitée comme une cession soumise aux conditions normales du droit commun.

En effet, la levée d9option d9achat par le locataire est considérée comme une cession
d9immobilisation pour le bailleur, ce dernier réalise alors sur cette opération soit une plus
value soit une moins value. Au plan fiscal et en vertu de l9article 173-1° du CID, les plus
values résultant de la cession d9un élément de l9actif dans le cadre d9une activité
professionnelle sont à réintégrer au résultat imposable suivant les modalités ci-après :

- 25% du montant de la plus-value sera réintégrée lorsqu9il s9agit d9une plus-value à


long terme (cession intervenu au-delà de la troisième année suivant son mis en location)
- 70% du montant de la plus value à réintégrer dans la mesure où il s9agit d9une plus
value à court terme (cession avant l9expiration d9une durée de location inférieur à 03
années) 92.
S9agissant des moins values résultant de la cession d9élément de l9actif sont
déductibles sans condition particulière du résultat fiscal de l9année de leur constatation93.
Au regard de la TVA, le bailleur (cédant) est tenu au reversement de la taxe déjà
déduite au prorata des nombres d9années de non conservation, si le bien ayant ouvre droit à
déduction n9est pas conserver dans le patrimoine (bilan) de la société du leasing pendant une

92
Suivant les dispositions de l9art 173-1° du CID
93
Lassoueg K, op-cit, p 25
87
Chapitre III : Aspect fiscale du leasing

période de 5 ans à compter de la date de l9acquisition94

1.2 Pour le preneur :


Si le locataire lève l9option d9achat, le bien acquit est inscrit à l9actif du bilan pour son
prix d9achat, lequel correspond en principe la valeur résiduelle prévu au contrat pour la levée
de l9option d9achat 95.
Ce bien est amorti sur sa durée normale d9utilisation, appréciée à la date de levée de
l9option selon le mode linéaire96.

Ces amortissements sont considérés comme des charges déductibles du résultat


imposable de l9exercice de leur constatation.
Au regard du droit d9enregistrement, la lavée de l9option d9achat par le locataire est
considéré comme une mutation de propriété donne lieu au paiement du droit de mutation en
tant que contrat de vente97 sur la valeur résiduelle exprimée dans l9acte de vente selon la
nature du bien transmis.
En ce qui concerne le paiement des DE, les parties au contrat sont solidairement
responsables aux paiements auxquels il appartient de faire une juste et équitable répartition98.
Par ailleurs, lorsque la société de leasing donne son accord à l9entreprise locataire de
céder le bénéfice du contrat, cette opération s9analyse comme une cession d9investissement
pour le cédant et comme une acquisition des biens d9occasion pour le cessionnaire, et par
conséquent le régime fiscal applicable est celui applicable à la levée d9option d9achat 99.
A la fin de ce chapitre, il convient de préciser que, les équipements entrant dans le
cadre de la réalisation de l9investissement bénéficient des avantages fiscaux et douaniers
prévus par l9ordonnance n°01-03 du 20 août 2001 relative à la promotion de l9investissement
lorsqu9ils sont acquis par un crédit bailleur dans le cadre de contrat de leasing financier conclu
avec un promoteur bénéficiant des avantages suscités100.

94
Par l9extrapolation de l9art 38 du code de TCA.
95
Circulaire n°01 du 15 aout 2001, p3.
96
In revue RF-comptable, op-cit, p48
97
Circulaire n°01 du 15 aout 2001, p3
98
Selon les dispositions de l9art 91 de la CE.
99
In revue RF-comptable, op-cit, pp45-46.
100
Ministère des finances, 2003, « Les mesures fiscales ».
88
Chapitre III : Aspect fiscale du leasing

Conclusion

Nous avons finis d9analyser la situation fiscale du crédit-bailleur et du crédit-preneur.

Notre chapitre a mis en lumière que deux catégories de régime fiscal.


- La situation fiscale du bailleur est notamment moins favorable, le leasing est le plus
souvent qualifié de vente à crédit, le crédit-bailleur est donc imposé sur une éventuelle plus-
value, alors qu9il n9est pas autorisé a amortir, il reste taxé sur une fraction des loyers, supposé
correspondre à la rémunération de crédit accordé.
- La situation fiscale de crédit-preneur : ce dernier bénéficie de même traitement
fiscal que s9il était propriétaire de bien, que lui est donné à bail, il a ainsi le droit de l9amortir,
en revanche il ne pourra déduire ses loyers que la fraction correspondante à la rémunération
de crédit que lui accorde le crédit-bailleur.

89
Conclusion générale
Conclusion générale

2 Conclusion générale :
Au terme de ce travail, nous avons parlé sur l9ensemble de connaissances du leasing.
Le nom français de crédit-bail recouvre trois contrats juridiques : le mandat qui
permet à l9utilisateur de choisir le bien sans responsabilité du loueur ; le contrat
de location d9une durée basée sur l9amortissement fiscal et la promesse unilatérale de vente
du loueur à l9utilisateur locataire.
Le leasing anglo-américain est d9abord une location d9un bien décidéd9un
commun accord entre le locataire et le loueur. La possibilité de rachat est négociée ou non
entre les deux partenaires et les modalités peut aller de la restitution au loueur, au rachat à
prix fixe, en passant par le partage du bénéfice de la revente bien.
En droit musulman, cette location est rétribuée par un loyer, qui inclut ou non le
partage de bénéfice. Le leasing dans ces trois approches, française, anglo-américaine et
musulmane participe au financement de l9économie de chaque pays même si le degré de
pénétration diffère.
Au premier lieu, nous arrivons à savoir que ce dernier est loin d'être un outil de
financement simple. Le leasing est l9un des différents outils traditionnels de financement
disponibles pour toutes les entreprises, mais probablement le seul qui offre une possibilité de
financer à 100 % le montant d9un investissement.

Dans deuxième lieux, nous avons traité la comptabilisation de LEASING selon ces
finalités économiques et ces finalités juridiques, qui nous a permis de passer de l9appellation
de <crédit-bail< à la <location de financement< et surtout d9une approche patrimoniale basée
sur la notion de propriété juridique à une approche économique basée sur la propriété
économique. De ce fait, l9approche comptable valide que la comptabilisation du leasing se fait
selon le principe de la prééminence de la réalité économique sur l9apparence juridique, ainsi
notre première hypothèse est validée.

Dans troisième lieux, nous avons présenté des exigences réglementaires, après
d9innombrables ajustements fiscaux, la promulgation de la loi a fit de cet ajustement une
réalité. Règlements, donc ces ajustements sont le vrai début et le développement en créant de
nombreuses sociétés de crédit-bail. Ainsi, De ce fait, l9approche fiscale confirme que pour
déterminer le résultat fiscal, les entreprises doit choisir par les moyens légaux d9obtention du
droit a la franchise, ainsi que la fiscalité encourage ce mode de financement. Cela confirme
notre deuxième hypothèse.

90
Conclusion générale

Enfin, notre recherche nous à permis de conclure que le leasing est le bon choix pour
développement d9une entreprise. Donc le leasing est le meilleur mode de financement pour
leurs investissements.

91
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
Références bibliographiques

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4. Textes juridiques et réglementaires

 Lois
Loi n°66-445 du 2 juillet 1966 complétée par les dispositions du décret n° 72-665 du 4 juillet
1972.

Loi n°90-10 du 14 avril 1990 relative à la monnaie et au crédit (Journal Officiel n°16 du
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Loi n°02-06 du 23 décembre 2000 portant loi de finances pour 2001 (Journal Officiel n°80 du
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Loi n°01-12 du 19 juillet 2001 portant loi de finances complémentaire pour 2001 (Journal
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25/12/2002).

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Officiel n° 37 du 15/06/2003).

Loi n°03-22 du 28 décembre 2003 portant loi de finances pour 2004 (Journal Officiel n°83 du
29/12/2003).

Loi n°05-16 du 31 décembre 2005 portant loi de finances pour 2006 (Journal Officiel n°85 du
31/12/2005).

Loi n°07-12 du 30 décembre 2007 portant loi de finances 2008 (journal officiel n° 82 du
31/12/2007).

Loi n°09-09 du 30 décembre 2009 portant loi de finance 2010 (Journal Officiel n°78 du
31/12/2009).
Loi n° 14-10 du 30/12/2014 portant la loi de finance pour 2015, journal officiel n° 78 du
31/12/2014.
Références bibliographiques

 Ordonnances
Ordonnance n°67-837 du 28 septembre 1967, modifiant et complétant par la loi du 02 juillet
1966. (France)

Ordonnance n° 95-27 du 30 décembre 1995 portant loi de finances pour 1996 (Journal
Officiel n°82 du 31/12/1995).

Ordonnance n° 96-09 du 10 janvier 1996, relative au crédit-bail (Journal Officiel n°03 du


14/01/ 1996).

Ordonnance 03-11 du 26 août 2003 relative à la monnaie et au crédit (Journal Officiel n°52 du
25/08/2003).

Ordonnance n° 09-01 du 22 juillet 2009 portant loi de finances complémentaire pour 2009
(Journal Officiel n°44 du 26/07/2009).

Ordonnance n° 10-01 du 26 août 2010 portant loi de finances complémentaire pour 2010
(Journal Officiel n° 49 du 29 Août 2010).
 Décrets
Décret exécutif n° 06-90 du 20 Février 2006 fixant les modalités de publicité des opérations
de crédit-bail mobilier (Journal Officiel n° 10 du 26/02/2006).

Décret exécutif n° 06/91 fixant les modalités de publicité des opérations de crédit-bail
immobilier (Journal n°10 du 26/02/2006).

 Règlements
Règlement n° 09-04 du 23 juillet 2009.

Règlement n° 09-05 du 18 octobre 2009.


 Arrêtés
Arrêté ministériel du 26 juillet 2008 fixant les règles d9évaluation et de comptabilisation, le
contenu et la présentation des états financiers ainsi que la nomenclature et les règles de
fonctionnement des comptes (Journal Officiel n°19 du 25 Mars 2009).
 Circulaires
Circulaire n°20 du 3 avril 1996, rattachement des gains de change aux produits imposables.

Circulaire n°20 du 3 avril 1996, déductibilité des loyers des bénéfices imposables.

Circulaire n° 01 du 15 août 2001 émanant de la direction générale des impôts aux Messieurs
les directeurs des impôts.
Références bibliographiques

 Ministère des finances


Ministère des finances « Fiscalité du leasing », 1996.
Ministère des finances « Guide pratique de la TVA », 1999.
Ministère des finances « Les mesures fiscales », 2003.
Ministère des finances « Les mesures fiscales », 2003.
Ministère des finances « Code des taxes sur le chiffre d9affaires », 2017.

 Instructions
Instruction n° 74-94 du 29 novembre 1994 relative à la fixation des règles prudentielles de
gestion des banques et établissements financiers.

Instruction n° 07/96 du 22 octobre 1996, relative aux modalités de constitution des sociétés de
crédit bail et aux conditions de leur agrément.

Instruction n° 34-91 du 14 novembre 1991 de la Banque d9Algérie relative à la fixation des


règles prudentielles applicables aux banques et aux établissements financiers.

5. Autres références :
 Rapport d’activité
Le rapport annuel des associations professionnelles des sociétés de financement (APSF), 2001,
MAROC.

Rapport d9activité d9ASL, 1998.

Rapport d9activité d9Arab Leasing Corporation 2005. Rapport d9activité d9AL BARAKA

Banque 2008.

Rapport d9activité d9Arab Leasing Corporation 2008. Rapport d9activité d9AL BARAKA

Banque 2011.

 Dictionnaires

MARIN.X encyclopédie, Dalloz, Paris, 1995.

 Séminaires/colloques/forum
ABDESSATAR khouildi, « Introduction aux techniques islamiques de financement », acte de
séminaire N°37, DJEDAH ARABIE SAOUDITE, 5-9 décembre 1992.
HAMMADI Mohamed, « Le crédit-bail au Maroc », Premières assises nationales du crédit-
bail au Maroc, organisé par l9Association Professionnel des Sociétés de Financement, Maroc,
14 mai 2002.
Références bibliographiques
HIDEUR Nacer, « Le leasing en Algérie », Premières assises nationales du crédit- bail, panel
I : Regards croisés sur le crédit-bail, organisé par l9Association Professionnel des Sociétés de
Financements, 14 mai 2002
JEBALTI Salah, « Le leasing en Tunisie », Premières assises nationales du crédit- bail, panel I
: Regards croisés sur le crédit-bail, organisé par l9Association Professionnel des Sociétés de
Financements, 14 mai 2002.
 Conventions

La convention d9Ottawa du 28 mai 1988 relative au crédit bail international.

 Normes comptables internationales IAS/ IFRS

Norme internationale « IASC » n° 16,


Norme internationale « IASC » n° 17.
La norme FAS n°13

 Supports

Belahcen M., 2002, « Cours de la TVA », Enseignante à L9INI.

Madjane D., 2002, « Cours de la fiscalité de l9enregistrement », Enseignant à L9IEDF.

Boutaba M., 2002, « Cours de comptabilité générale », Enseignant à l9IEDF.

Lassoueg K., 2003, « Fiscalité directe- IBS », Enseignant à L9IEDF.

Lassoueg K., 2003, « Cours de la fiscalité directe-IRG » Enseignant à L9IEDF.


LISTE DES ILLUSTRATIONS
Liste des illustrations

1- Liste des tableaux

Tableaux n°01 : La part moyenne du leasing dans le financement des


biens d'investissement en Europe entre 1999 et 2005………………………………………...10

Tableaux n°02 : L9évolution des chiffres d9affaires des principales intervenants sur le
marché du leasing algérien entre 2001 et 2006……………………………………………….13

Tableaux n°03 : Comparaison entre le crédit-bail financier et le crédit-bail


opérationnel………………………………………………………………………………….26

Tableaux n°04 : Classification du contrat de crédit-bail selon la nationalité………………34

Tableaux n°05 : Les composantes du compte 46…………………………………………..55

Tableaux n°06 : Les produits sur opérations de crédit-bail…………………………………56

Tableaux n°07 : Tableau d9amortissement linéaire………………………………………….80

Tableaux n°08 : Tableau d9amortissement dégressif………………………………………..82

Tableaux n°09 : Tableau d9amortissement progressif……………………………………….82


Liste des illustrations

2-Liste des tableaux

Figure N°01 : Mécanisme d9une opération du leasing immobilier (Bien à


construire)……………………………………………………………………………….32

3-Liste des Graphes

Graphe N°01 : Le leasing au niveau mondial en 2001………………………………..09

Graphe N°02 : L'évolution des financements en leasing de 1965 à 2001 au


Maroc…………………………………………………………………………………..11
TABLE DES MATIERES
Table des matières

Table des matières


Introduction générale .................................................................................................................1
Chapitre I : Etude descriptive sur leasing .....................................................................................5
Introduction ................................................................................................................................5
Section 1 : Généralité sur LEASING ..............................................................................................6
1.1 Historique et développement du leasing ..............................................................................6
1.1.1 Origine et apparition du leasing ...................................................................................6
1.1.2 L’internalisation du leasing...........................................................................................7
1.2 Définitions du LEASING ...................................................................................................... 13
1.2.1 Selon le droit anglo-saxon .......................................................................................... 13
1.2.2 Selon le droit latin ...................................................................................................... 14
1.2.3 Selon le droit musulman ............................................................................................ 14
1.2.4 Selon la convention d'Ottawa .................................................................................... 14
1.3 Mécanisme de fonctionnement du leasing......................................................................... 15
1.3.1 Les intervenants......................................................................................................... 15
1.3.2 Le déroulement de l'opération ................................................................................... 17
Section 2 : La typologie du leasing..................................................................................................... 23
1.1 Selon le transfert du risque ................................................................................................ 23
1.1.1 Le crédit-bail financier (Full pay out lease, ou financial lease) ..................................... 23
1.1.2 Le crédit-bail opérationnel (Non full pay out lease) .................................................... 24
1.2 Selon la nature et l’objet du contrat .................................................................................. 26
1.2.1 Leasing mobilier ........................................................................................................ 26
1.2.2 Leasing immobilier .................................................................................................... 27
1.2.3 Leasing sur le fonds de commerce.............................................................................. 32
1.3 Selon la nationalité des parties du contrat ......................................................................... 33
1.3.1 Le crédit-bail national ou domestique ........................................................................ 33
1.3.2 Le crédit-bail international ou transfrontière « Cross-Border leasing » ....................... 33
Section 3 : Les avantages et les inconvénients du leasing .................................................................. 35
1.1 Les avantages du leasing .................................................................................................... 35
1.1.1 Pour le crédit-preneur : .............................................................................................. 35
1.1.2 Pour le crédit-bailleur :............................................................................................... 37
1.1.3 Pour le fournisseur:.................................................................................................... 38
1.2 Les inconvénients du leasing : ............................................................................................ 38
1.2.1 Pour le crédit-preneur : .............................................................................................. 38
Table des matières
1.2.2 Pour le bailleur :......................................................................................................... 38
Chapitre II : Aspect comptable du leasing .......................................................................................... 41
Section 1 : Le traitement comptable du leasing selon les normes US-GAAP ............................... 42
2.1 Classification des contrats du crédit-bail selon la norme FAS 13 ......................................... 42
2.1.1 Les critères de classification pour le crédit-preneur .................................................... 43
2.1.2 Les critères de classification pour le bailleur............................................................... 44
2.1.3 Les illustrations de classifications comptables ............................................................ 45
2.2 L'enregistrement comptable du crédit-bail selon la norme américaine FAS 13 ................... 46
2.2.1 L'enregistrement comptable chez le crédit-preneur ................................................... 47
2.2.2 L'enregistrement comptable chez le bailleur .............................................................. 47
2.2.3 Les illustrations d’enregistrements comptables.......................................................... 48
Section 2 : L’Approche comptable du leasing en France ............................................................. 51
1.1 Le traitement comptable selon l'approche juridique .......................................................... 52
1.1.1 Le traitement comptable chez le crédit-preneur ........................................................ 52
1.1.2 Le traitement comptable chez le bailleur ................................................................... 54
1.2 Le traitement comptable selon les normes IFRS (IAS 17) .................................................... 58
1.2.1 Les critères de classifications...................................................................................... 58
1.2.2 L'enregistrement comptable chez le preneur ............................................................. 61
1.2.3 L'enregistrement comptable chez le bailleur .............................................................. 62
1.2.4 Les illustrations d’enregistrements comptables.......................................................... 63
Section 3 : Les dispositions comptables régissant leasing en Algérie .......................................... 67
2.1 Le traitement comptable chez le bailleur : ......................................................................... 68
2.2 Le traitement comptable chez le preneur :......................................................................... 70
Chapitre III : Aspect fiscale du leasing ........................................................................................ 74
Section 01 : La situation fiscale du bailleur................................................................................. 75
1.1 Fiscalité directe du bailleur : .............................................................................................. 75
1.1.1 L’impôt sur les bénéfices des sociétés : ...................................................................... 75
1.1.2 La taxe sur l’activité professionnelle « TAP » : ............................................................ 77
1.2 La fiscalité indirecte du bailleur :........................................................................................ 77
1.2.1 La taxe sur la valeur ajoutée (TVA) : ........................................................................... 78
1.2.2 Les droits d’enregistrements : .................................................................................... 78
Section 02 : La situation fiscale du preneur ................................................................................ 79
2.1 La fiscalité directe du preneur : .......................................................................................... 79
2.1.1 L’impôt sur les bénéfices des sociétés « IBS » : ........................................................... 79
Table des matières
2.1.2 L’impôt sur le revenu global « IRG » : ......................................................................... 85
2.2 La fiscalité indirecte du preneur : ....................................................................................... 85
2.2.1 La taxe sur la valeur ajoutée « TVA » : ........................................................................ 85
2.2.2 Les droits d’enregistrement « DE » : ........................................................................... 86
Section 03 : Le régime fiscal applicable lors de la levée de l’option d’achat ................................ 87
1.1 Pour le bailleur : ................................................................................................................ 87
1.2 Pour le preneur :................................................................................................................ 88
Conclusion générale : ................................................................................................................ 90
Résumé :
Le développement et le succès d9une entreprise sont fortement liés à son financement
et à son évolution dans le cadre de ses moyens de production. Ces derniers sont le facteur
d9une meilleure capacité de production, d9un enrichissement de trésorerie et d9une
augmentation de rentabilité.
Le financement traditionnel par le crédit constitue souvent l9instrument de
financement idéal, mais celui-ci est loin d9être un recours systématique. Pour cela, le crédit-
bail présente la solution alternative accessible à toutes les tailles d9entreprise, qu9il s9agisse de
PME, de grandes entreprises, de multinationales ou de professions libérales.
Vu la divergence existante entre les dispositions comptables et fiscales qui régissent
les opérations économiques et comptables effectuées par les sociétés économiques, et
considérant que les aspects comptables et fiscaux du crédit-bail parmi les choses les plus
importantes que le comptable doit les savoir. A cet effet nous avons mené notre étude sur la
problématique suivante : Quel est le traitement comptable et fiscal du leasing en Algérie ? La
comptabilisation du leasing en Algérie se fait selon ses effets juridiques où bien ses finalités
économiques ? Q2 : La fiscalité peut-elle encourager le mode de financement leasing ? Le
leasing comme nouveau mode de financement peut-il participer au développement d9une
PME ?
Mots clés: financement, investissement, location

Abstract:

The development and success of a company is strongly linked to its financing and evolution
as part of its means of production. For this, leasing presents the alternative solution accessible
to all sizes of the company, whether they are SMEs, large companies, multinationals or liberal
professions.
Having regard to the existing discrepancy between the accounting and tax provisions
governing the economic and accounting transactions carried out by economic companies, and
among the most important things the accountant should know. To this end we have conducted
our study on the following problem: What is the accounting and tax treatment of leasing in
Algeria? The accounting of leasing in Algeria is done according to its legal effects or its
economic purposes? Q2: Can taxation encourage leasing financing? Can leasing as a new
financing method contribute to the development of an SME?
Keywords: financing, investment, leasing

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