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2 Corinthiens

Texte biblique de la Bible Version Segond 21


Copyright ©2007 Société Biblique de Genève
Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.

Créé à partir de [Link]


De la part de Paul, apôtre de Jésus-Christ par la volonté de Dieu, et du frère
Timothée à l’Église de Dieu qui est à Corinthe et à tous les saints qui sont dans
toute l’Achaïe : que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu
notre Père et du Seigneur Jésus-Christ !
Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père plein de compas-
sion et le Dieu de tout réconfort ! Il nous réconforte dans toutes nos détresses
afin que nous puissions réconforter ceux qui se trouvent dans la détresse, grâce
à l’encouragement que nous recevons nous-mêmes de la part de Dieu.
En effet, de même que les souffrances de Christ abondent pour nous, de même
aussi, c’est par Christ que notre réconfort abonde. Si nous sommes dans la dé-
tresse, c’est pour votre réconfort et pour votre salut ; si nous sommes encouragés,
c’est pour votre encouragement, pour vous permettre de supporter les mêmes
souffrances que celles que nous endurons. Et notre espérance à votre sujet est
ferme, parce que nous savons que si vous avez part aux souffrances, vous avez
part aussi au réconfort.
En ce qui concerne la détresse que nous avons connue en Asie, nous ne voulons
en effet pas vous laisser ignorer, frères et sœurs, que nous avons été accablés
à l’extrême, au-delà de nos forces, au point que nous désespérions même de
rester en vie. Nous avions intérieurement accepté notre arrêt de mort afin de
ne pas placer notre confiance en nous-mêmes mais en Dieu qui ressuscite les
morts. C’est lui qui nous a délivrés d’une telle mort et qui nous en délivre encore.
Oui, nous avons en lui cette espérance qu’il nous en délivrera encore, et vous y
contribuerez vous-mêmes par la prière. Ainsi, la grâce obtenue pour nous par
beaucoup de personnes sera pour beaucoup une occasion de remercier Dieu à
notre sujet.
En effet, voici notre sujet de fierté et le témoignage de notre conscience : nous
nous sommes conduits dans le monde, et plus particulièrement vis-à-vis de vous,
avec la sincérité et la pureté qui viennent de Dieu, non pas avec une sagesse
humaine, mais avec la grâce de Dieu. Nous ne vous écrivons rien d’autre que ce
que vous lisez et comprenez. Et j’espère que vous comprendrez complètement,
puisque vous l’avez déjà compris en partie, que nous sommes votre sujet de
fierté, de même que vous serez aussi le nôtre, le jour du Seigneur Jésus.
C’est avec cette assurance que je voulais d’abord aller chez vous, afin que vous
puissiez avoir une double grâce. Je voulais passer chez vous en me rendant en
Macédoine, puis revenir de la Macédoine chez vous, avec l’espoir d’être soutenu
par vous pour mon voyage en Judée. En formant ce projet, ai-je donc fait preuve
de légèreté ? Ou bien mes décisions sont-elles purement humaines, de sorte qu’il
y aurait en moi à la fois le « oui » et le « non » ?
Aussi vrai que Dieu est fidèle, la parole que nous vous avons adressée n’a
pas été « oui » et « non ». En effet, le Fils de Dieu, Jésus-Christ, que nous avons
prêché au milieu de vous, Silvain, Timothée et moi, n’a pas été « oui » et « non ».
Au contraire, en lui il n’y a que le « oui ». En effet, pour toutes les promesses
de Dieu, c’est en lui que se trouve le « oui », et c’est [donc] aussi par lui que
nous disons « amen » à Dieu, pour sa gloire. Or, celui qui nous affermit avec

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vous en Christ et qui nous a consacrés par son onction, c’est Dieu ; il nous a aussi
marqués de son empreinte et a mis l’Esprit comme un gage dans notre cœur.
Quant à moi, j’en prends Dieu à témoin sur ma vie, c’est pour vous ménager
que je ne suis pas revenu à Corinthe. Ce n’est pas que nous voulions dominer
sur votre foi, mais plutôt que nous contribuons à votre joie, car vous êtes fermes
dans la foi.
J’ai donc décidé en moi-même de ne pas retourner chez vous dans la tristesse.
En effet, si je vous attriste, qui peut me réjouir, sinon celui que j’ai attristé ? J’ai
écrit comme je l’ai fait pour ne pas être attristé, à mon arrivée, par ceux qui
devaient me donner de la joie ; car en ce qui vous concerne, je suis convaincu que
ma joie est aussi la vôtre, à vous tous. C’est dans une grande souffrance, le cœur
angoissé et avec beaucoup de larmes que je vous ai écrit, non pas afin de vous
attrister, mais afin que vous sachiez quel amour débordant j’ai pour vous.
Si quelqu’un a été une cause de tristesse, ce n’est pas moi qu’il a attristé, c’est
vous tous, du moins dans une certaine mesure, pour ne rien exagérer. Le blâme
qui lui a été infligé par la majorité d’entre vous est suffisant pour cet homme.
Maintenant, au contraire, vous devez plutôt lui pardonner et l’encourager, de
peur qu’il ne soit accablé par une tristesse excessive. Je vous engage donc à faire
preuve d’amour envers lui, car je vous ai aussi écrit dans le but de savoir, en vous
mettant à l’épreuve, si vous êtes obéissants à tout point de vue. Or à qui vous
pardonnez, je pardonne aussi ; et si j’ai pardonné quelque chose à quelqu’un,
je l’ai fait à cause de vous, en présence de Christ, afin de ne pas laisser à Satan
l’avantage sur nous, car nous n’ignorons pas ses intentions.
Quand je suis arrivé à Troas pour annoncer l’Évangile de Christ, bien que le
Seigneur m’y ait ouvert une porte, je n’avais pas l’esprit en repos parce que je
n’avais pas trouvé mon frère Tite. C’est pourquoi j’ai pris congé d’eux et je suis
parti pour la Macédoine.
Que Dieu soit remercié, lui qui nous fait toujours triompher en Christ et qui
propage partout, à travers nous, le parfum de sa connaissance ! Nous sommes en
effet pour Dieu la bonne odeur de Christ parmi ceux qui sont sauvés et parmi
ceux qui périssent : pour les uns, un parfum de mort qui donne la mort, pour les
autres, un parfum de vie qui donne la vie. – Et pour cette mission, qui donc est
qualifié ? – En effet, nous ne falsifions pas la parole de Dieu, comme le font les
autres, mais c’est avec pureté, c’est de la part de Dieu, en Christ et devant Dieu
que nous parlons.
Commençons-nous de nouveau à nous recommander nous-mêmes ? Ou avons-
nous besoin, comme certains, de lettres de recommandation pour vous, ou alors
de votre part ? C’est vous qui êtes notre lettre, écrite dans notre cœur, connue et
lue de tous les hommes. Il est clair que vous êtes une lettre de Christ écrite par
notre ministère, non avec de l’encre mais avec l’Esprit du Dieu vivant, non sur
des tables de pierre mais sur des tables de chair, sur les cœurs.
Telle est l’assurance que nous avons par Christ auprès de Dieu. Je ne dis pas
que nous soyons capables, par nous-mêmes, de concevoir quelque chose comme
si cela venait de nous. Notre capacité, au contraire, vient de Dieu. Il nous a aussi

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rendus capables d’être serviteurs d’une nouvelle alliance, non de la lettre, mais
de l’Esprit ; car la lettre tue, mais l’Esprit fait vivre.
Or, si le ministère de la mort, gravé avec des lettres sur des pierres, a été
glorieux au point que les Israélites ne pouvaient pas fixer les regards sur le
visage de Moïse à cause de la gloire dont il rayonnait et qui, pourtant, était
passagère, combien le ministère de l’Esprit sera plus glorieux ! En effet, si le
ministère de la condamnation a été glorieux, le ministère de la justice est bien
plus glorieux encore. Et même, de ce point de vue, ce qui était glorieux a perdu
son éclat à cause de la gloire qui lui est supérieure. En effet, si ce qui était
passager a été marqué par la gloire, ce qui est permanent sera bien plus glorieux.
Puisque nous avons une telle espérance, nous faisons preuve d’une grande
assurance. Nous ne faisons pas comme Moïse, qui mettait un voile sur son visage
pour que les Israélites ne fixent pas les regards sur la fin d’une réalité passagère.
Mais leur intelligence s’est obscurcie. Jusqu’à aujourd’hui en effet, le même voile
reste lorsqu’ils font la lecture de l’Ancien Testament, et il ne se lève pas parce
que c’est en Christ qu’il disparaît. Jusqu’à aujourd’hui, quand les écrits de Moïse
sont lus, un voile recouvre leur cœur ; mais lorsque quelqu’un se convertit au
Seigneur, le voile est enlevé. Or le Seigneur, c’est l’Esprit, et là où est l’Esprit du
Seigneur, là est la liberté. Nous tous qui, sans voile sur le visage, contemplons
comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés à son
image, de gloire en gloire, par l’Esprit du Seigneur.
Ainsi donc, puisque par la bonté de Dieu nous avons ce ministère, nous ne
perdons pas courage. Nous rejetons les actions honteuses qui se font en secret,
nous ne nous conduisons pas avec ruse et nous ne falsifions pas la parole de Dieu.
Au contraire, en faisant connaître clairement la vérité, nous nous recommandons
à toute conscience d’homme devant Dieu.
Si notre Évangile est encore voilé, il l’est pour ceux qui périssent, pour les
incrédules dont le dieu de ce monde a aveuglé l’intelligence afin qu’ils ne voient
pas briller l’éclat que projette l’Évangile de la gloire de Christ, qui est l’image de
Dieu. Nous ne nous prêchons pas nous-mêmes : c’est Jésus-Christ le Seigneur
que nous prêchons, et nous nous déclarons vos serviteurs à cause de Jésus. En
effet, le Dieu qui a ordonné que la lumière brille du sein des ténèbres a aussi fait
briller sa lumière dans notre cœur pour faire resplendir la connaissance de la
gloire de Dieu dans la personne de [Jésus-]Christ.
Nous portons ce trésor dans des vases de terre afin que cette puissance extra-
ordinaire soit attribuée à Dieu, et non à nous. Nous sommes pressés de toutes
parts, mais non écrasés ; inquiets, mais non désespérés ; persécutés, mais non
abandonnés ; abattus, mais non anéantis. Nous portons toujours avec nous dans
notre corps l’agonie du [Seigneur] Jésus afin que la vie de Jésus soit aussi mani-
festée dans notre corps. En effet, nous qui vivons, nous sommes sans cesse livrés
à la mort à cause de Jésus afin que la vie de Jésus soit elle aussi révélée dans
notre corps mortel. Ainsi la mort est à l’œuvre en nous, et la vie en vous.
Et comme nous avons le même esprit de foi que celui exprimé dans cette
parole de l’Écriture : J’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé, nous aussi nous croyons, et

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c’est pour cela que nous parlons. Nous savons en effet que celui qui a ressuscité
le Seigneur Jésus nous ressuscitera aussi par Jésus et nous fera paraître avec vous
dans sa présence. Oui, tout cela arrive à cause de vous afin que la grâce, en se
multipliant, fasse abonder la reconnaissance d’un plus grand nombre, à la gloire
de Dieu.
Voilà pourquoi nous ne perdons pas courage. Et même si notre être extérieur
se détruit, notre être intérieur se renouvelle de jour en jour. En effet, nos légères
difficultés du moment présent produisent pour nous, au-delà de toute mesure,
un poids éternel de gloire. Ainsi nous regardons non pas à ce qui est visible,
mais à ce qui est invisible, car les réalités visibles sont passagères et les invisibles
sont éternelles.
Nous savons, en effet, que si notre habitation terrestre, qui n’est qu’une tente,
est détruite, nous avons dans le ciel un édifice qui est l’œuvre de Dieu, une
habitation éternelle qui n’est pas faite par la main de l’homme. Et nous gémissons
dans cette tente, avec l’ardent désir de revêtir notre domicile céleste, puisque,
après avoir été ainsi revêtus, nous ne serons pas trouvés nus. En effet, nous qui
sommes dans cette tente, nous gémissons, accablés, parce que nous voulons non
pas nous dévêtir, mais au contraire nous revêtir, afin que ce qui est mortel soit
englouti par la vie. Et celui qui nous a préparés pour cela, c’est Dieu, qui nous a
donné le gage de l’Esprit.
Nous sommes donc toujours pleins de confiance et nous savons que, tant que
nous habitons dans ce corps, nous sommes loin de notre patrie, loin du Seigneur,
car nous marchons par la foi et non par la vue. Oui, nous sommes pleins de
confiance et nous aimerions mieux quitter ce corps pour aller vivre auprès du
Seigneur. C’est aussi pour cela que nous nous efforçons de lui être agréables,
soit que nous vivions dans ce corps, soit que nous le quittions. En effet, il nous
faudra tous comparaître devant le tribunal de Christ afin que chacun reçoive le
salaire de ce qu’il aura fait, bien ou mal, alors qu’il était dans son corps.
Ainsi donc, puisque nous savons ce qu’est la crainte du Seigneur, nous cher-
chons à convaincre les hommes. Quant à Dieu, il nous connaît, et j’espère que
dans votre conscience vous nous connaissez aussi. Nous n’allons pas de nouveau
nous recommander nous-mêmes auprès de vous, mais nous voulons vous donner
l’occasion de vous montrer fiers à notre sujet, afin que vous puissiez répondre
à ceux qui mettent leur fierté dans les apparences et non dans ce qui relève du
cœur.
En effet, si nous avons fait preuve de folie, c’était pour Dieu ; si nous sommes
raisonnables, c’est pour vous. C’est que l’amour de Christ nous presse, parce que
nous sommes convaincus que si un seul est mort pour tous, tous donc sont morts.
Et s’il est mort pour tous, c’était afin que ceux qui vivent ne vivent plus pour
eux-mêmes, mais pour celui qui est mort et ressuscité pour eux. Ainsi, désormais,
nous ne percevons plus personne de manière humaine ; et si nous avons connu
Christ de manière purement humaine, maintenant nous ne le connaissons plus
ainsi.

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Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes
sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles. Et tout cela vient de
Dieu qui nous a réconciliés avec lui par [Jésus-]Christ et qui nous a donné le
ministère de la réconciliation.
En effet, Dieu était en Christ : il réconciliait le monde avec lui-même en ne
chargeant pas les hommes de leurs fautes, et il a mis en nous la parole de la
réconciliation. Nous sommes donc des ambassadeurs pour Christ, comme si
Dieu adressait par nous son appel. Nous supplions au nom de Christ : « Soyez
réconciliés avec Dieu ! [En effet,] celui qui n’a pas connu le péché, il l’a fait
devenir péché pour nous afin qu’en lui nous devenions justice de Dieu. »
Puisque nous travaillons avec Dieu, nous vous encourageons vivement à ne
pas accueillir la grâce de Dieu sans résultat. En effet, il dit :
Au moment favorable je t’ai exaucé,
le jour du salut je t’ai secouru.
Voici maintenant le moment favorable, voici maintenant le jour du salut. En
rien et pour personne nous ne voulons représenter un obstacle, afin que notre
service soit sans reproche. Au contraire, nous nous recommandons nous-mêmes
à tout point de vue comme serviteurs de Dieu par une grande persévérance dans
les souffrances, les détresses, les angoisses, sous les coups, dans les prisons, les
émeutes, les travaux pénibles, les privations de sommeil et de nourriture.
Nous nous recommandons aussi par la pureté, la connaissance, la patience,
la bonté, par l’Esprit saint, par un amour sincère, par la parole de vérité, par
la puissance de Dieu, par les armes offensives et défensives de la justice, que
ce soit au milieu de la gloire ou du déshonneur, au milieu d’une mauvaise
ou d’une bonne réputation. Nous sommes considérés comme des imposteurs,
quoique disant la vérité ; comme des inconnus, quoique bien connus ; comme
des mourants, et pourtant nous vivons. Nous sommes comme condamnés, et
pourtant pas mis à mort ; comme attristés, et pourtant nous sommes toujours
joyeux ; comme pauvres, et pourtant nous en enrichissons beaucoup ; comme
n’ayant rien, alors que nous possédons tout.
Nous vous avons parlé ouvertement, Corinthiens, nous vous avons largement
ouvert notre cœur. Vous n’y êtes pas à l’étroit, mais c’est votre cœur qui s’est
rétréci. Rendez-nous la pareille – je vous parle comme à mes enfants – ouvrez-
nous, vous aussi, votre cœur !
Ne formez pas un attelage disparate avec des incroyants. En effet, quelle
relation y a-t-il entre la justice et le mal ? Ou qu’y a-t-il de commun entre la
lumière et les ténèbres ? Quel accord y a-t-il entre Christ et le diable ? Ou quelle
part le croyant a-t-il avec l’incroyant ? Quel rapport peut-il y avoir entre le
temple de Dieu et les idoles ?
En effet, vous êtes le temple du Dieu vivant, comme Dieu l’a dit : J’habiterai
et je marcherai au milieu d’eux ; je serai leur Dieu et ils seront mon peuple. C’est
pourquoi, sortez du milieu d’eux et séparez-vous, dit le Seigneur ; ne touchez pas à ce
qui est impur et je vous accueillerai. Je serai pour vous un père et vous serez pour moi

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des fils et des filles, dit le Seigneur tout-puissant. Puisque nous avons de telles
promesses, bien-aimés, purifions-nous de tout ce qui souille notre corps et notre
esprit et poursuivons jusqu’au bout la sainteté dans la crainte de Dieu.
Faites-nous une place dans votre cœur ! Nous n’avons fait de tort à personne,
nous n’avons ruiné personne, nous n’avons exploité personne. Ce n’est pas pour
vous condamner que je parle ainsi, car j’ai déjà dit que vous êtes dans notre cœur
à la vie et à la mort. J’ai une grande confiance en vous, j’ai toute raison d’être fier
de vous ; je suis pleinement réconforté, débordant de joie au milieu de toutes nos
difficultés.
Depuis notre arrivée en Macédoine en effet, nous n’avons connu aucun repos ;
nous étions au contraire pressés de toutes parts : luttes au-dehors, craintes au-
dedans. Mais Dieu, qui réconforte ceux qui sont abattus, nous a encouragés par
l’arrivée de Tite, et non seulement par son arrivée, mais encore par le réconfort
qu’il avait reçu de vous. Il nous a raconté votre vive affection, vos larmes, votre
zèle pour moi, de sorte que ma joie a été d’autant plus grande.
Même si je vous ai attristés par ma lettre, je ne le regrette pas. Et si je l’ai
regretté – car je vois que cette lettre vous a momentanément attristés – je me
réjouis maintenant, non pas de ce que vous avez été attristés, mais de ce que
votre tristesse vous a amenés à changer d’attitude, car vous avez été attristés
selon Dieu, si bien que vous n’avez subi aucun dommage de notre part.
En effet, la tristesse selon Dieu produit une repentance qui conduit au salut
et que l’on ne regrette jamais, tandis que la tristesse du monde produit la mort.
Cette même tristesse selon Dieu, voyez quel empressement elle a produit en
vous ! Quelles excuses, quelle indignation, quelle crainte, quel désir ardent, quel
zèle, quelle punition ! Vous avez démontré à tout point de vue que vous étiez
purs dans cette affaire.
Si donc je vous ai écrit, ce n’était ni à cause de celui qui a commis le tort, ni à
cause de celui qui l’a subi ; c’était afin de rendre évident à votre esprit, devant
Dieu, votre empressement pour nous. Voilà ce qui nous a réconfortés. Mais nous
n’avons pas seulement été réconfortés : nous avons été beaucoup plus encore
réjouis de constater la joie de Tite, qui a eu l’esprit tranquillisé par vous tous. Si
je me suis quelque peu vanté à votre sujet devant lui, je n’ai pas eu à en rougir ;
mais, comme nous vous avons toujours dit la vérité, ce dont nous nous sommes
montrés fiers auprès de Tite s’est aussi trouvé être la vérité. Et son affection pour
vous est d’autant plus grande quand il se souvient de votre obéissance à tous
et de l’accueil que vous lui avez réservé avec crainte et profond respect. Je me
réjouis de pouvoir entièrement compter sur vous.
Par ailleurs, frères et sœurs, nous vous faisons connaître la grâce que Dieu a
accordée aux Églises de la Macédoine : au milieu même de la grande épreuve de
leur souffrance, leur joie débordante et leur pauvreté profonde les ont conduits
à faire preuve d’une très grande générosité. Je l’atteste, ils ont donné volon-
tairement selon leurs moyens, et même au-delà de leurs moyens, et c’est avec
beaucoup d’insistance qu’ils nous ont demandé la grâce de prendre part à ce
service en faveur des saints. Ils ont fait plus que ce que nous espérions, car ils

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se sont d’abord donnés eux-mêmes au Seigneur, puis à nous, par la volonté de
Dieu.
Nous avons donc encouragé Tite à parachever, chez vous aussi, ce geste de
générosité, comme il l’avait d’ailleurs commencé. De votre côté, vous avez tout
en abondance : la foi, la parole, la connaissance, le zèle à tout point de vue et
l’amour pour nous. Faites en sorte que la même abondance se manifeste dans
cet acte de grâce. Je ne dis pas cela pour donner un ordre, mais pour éprouver
la sincérité de votre amour par l’exemple du zèle des autres. En effet, vous
connaissez la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ : pour vous il s’est fait pauvre
alors qu’il était riche, afin que par sa pauvreté vous soyez enrichis.
C’est un avis que je donne à ce sujet et c’est ce qui vous convient, puisque dès
l’année dernière vous avez été les premiers non seulement à faire une collecte,
mais aussi à la vouloir. Menez-la donc maintenant à bien afin que sa réalisation
corresponde, en fonction de vos moyens, à l’empressement que vous avez mis à
la vouloir. Quand la bonne volonté existe, on est bien accueilli en fonction de ce
que l’on a, et non de ce que l’on n’a pas.
En effet, il ne s’agit pas de vous exposer à la détresse pour en soulager d’autres,
mais de suivre un principe d’égalité : dans les circonstances actuelles votre
abondance pourvoira à leurs besoins, afin que leur abondance aussi pourvoie
à vos besoins. C’est ainsi qu’il y aura égalité, conformément à ce qui est écrit :
Celui qui avait ramassé beaucoup n’avait rien de trop et celui qui avait ramassé peu
ne manquait de rien.
Que Dieu soit remercié, lui qui a mis dans le cœur de Tite le même zèle pour
vous ! En effet, il a accepté notre demande et c’est même avec un nouveau zèle et
de son plein gré qu’il part chez vous. Nous envoyons avec lui le frère dont toutes
les Églises font l’éloge pour son annonce de l’Évangile. Il a de plus été choisi
par les Églises pour être notre compagnon de voyage dans ce geste de générosité
que nous accomplissons à la gloire du Seigneur [lui-même] et en témoignage de
notre bonne volonté.
Nous voulons en effet éviter qu’on nous critique au sujet de la forte somme
dont nous avons la charge, car nous recherchons ce qui est bien non seulement
devant le Seigneur, mais aussi devant les hommes. Avec eux nous envoyons notre
frère, dont nous avons souvent, à bien des occasions, pu apprécier le zèle, et il
en montre plus encore cette fois à cause de sa grande confiance en vous. En ce
qui concerne Tite, il est mon associé et mon collaborateur auprès de vous ; quant
à nos frères, ils sont les envoyés des Églises, la gloire de Christ. À la vue des
Églises, donnez-leur donc la preuve de votre amour et montrez-leur que nous
avons raison d’être fiers de vous.
Il est superflu que je vous écrive au sujet de ce service en faveur des saints.
Je connais, en effet, votre bonne volonté : je m’en montre fier pour vous auprès
des Macédoniens en affirmant que l’Achaïe est prête depuis l’année dernière,
et votre zèle a stimulé la plupart d’entre eux. J’envoie cependant les frères afin
que l’éloge que nous avons fait de vous ne soit pas démenti sur ce point et que
vous soyez prêts, comme je l’ai affirmé. Je ne voudrais pas, si les Macédoniens

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m’accompagnent et ne vous trouvent pas prêts, que cette belle assurance tourne
à notre honte, pour ne pas dire à la vôtre. J’ai donc jugé nécessaire d’encourager
les frères à se rendre chez vous avant moi pour s’occuper de l’offrande que vous
aviez promise. Ainsi, elle sera prête comme une vraie bénédiction, et non comme
une manifestation de votre soif de posséder.
Sachez-le, celui qui sème peu moissonnera peu et celui qui sème abondamment
moissonnera abondamment. Que chacun donne comme il l’a décidé dans son
cœur, sans regret ni contrainte, car Dieu aime celui qui donne avec joie. Dieu
peut vous combler de toutes ses grâces afin que vous possédiez toujours à tout
point de vue de quoi satisfaire à tous vos besoins et que vous ayez encore en
abondance pour toute œuvre bonne, comme il est écrit :
Il a distribué ses bienfaits,
il a donné aux pauvres ;
sa justice subsiste à toujours.
Que celui qui fournit de la semence au semeur et du pain pour sa nourriture
vous fournisse et vous multiplie la semence, et qu’il augmente les fruits de
votre justice. Ainsi vous serez enrichis à tout point de vue pour toutes sortes
d’actes de générosité qui, par notre intermédiaire, feront monter des prières de
reconnaissance vers Dieu.
En effet, le service de cette collecte ne pourvoit pas seulement aux besoins
des saints, il fait aussi abonder les prières de reconnaissance envers Dieu. À
travers l’expérience qu’ils font de ce service, ils célèbrent la gloire de Dieu à
cause de l’obéissance dont vous faites preuve dans votre adhésion à l’Évangile
de Christ et de votre générosité dans la solidarité avec eux et avec tous. Et ils
prient pour vous parce qu’ils ont une vive affection pour vous, à cause de la
grâce surabondante que Dieu vous a faite. Que Dieu soit remercié pour son don
incomparable !
Moi Paul, je vous adresse un appel par la douceur et la bonté de Christ, moi qui
suis humble quand je suis parmi vous mais plein de hardiesse envers vous quand
je suis loin : je vous en prie, ne me forcez pas, lorsque je serai présent, à recourir
avec hardiesse à l’assurance dont je compte faire preuve contre quelques-uns,
contre ceux qui estiment que nous nous conduisons de façon purement humaine.
Si en effet nous vivons dans la réalité humaine, nous ne combattons pas de
façon purement humaine. En effet, les armes avec lesquelles nous combattons
ne sont pas humaines, mais elles sont puissantes, grâce à Dieu, pour renverser
des forteresses. Nous renversons les raisonnements et tout obstacle qui s’élève
avec orgueil contre la connaissance de Dieu, et nous faisons toute pensée pri-
sonnière pour qu’elle obéisse à Christ. Nous sommes aussi prêts à punir toute
désobéissance dès que votre obéissance sera entière.
Regardez les choses en face ! Si quelqu’un est convaincu d’appartenir à Christ,
qu’il se dise bien en lui-même que, tout comme il est de Christ, nous le sommes
aussi. Et même si je me montre un peu trop fier de l’autorité que le Seigneur
nous a donnée, pour votre édification et non pour votre ruine, je n’en aurai pas

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honte. De fait, je ne veux pas avoir l’air de vous intimider par mes lettres. En
effet, « ses lettres sont sévères et fortes – dit-on – mais quand il est présent, il
est faible et sa parole est méprisable. » Que celui qui parle ainsi s’en rende bien
compte : nous sommes dans nos actes, une fois présents, exactement tels que
nous sommes en paroles dans nos lettres quand nous sommes absents.
Nous n’oserions pas nous déclarer égaux ou nous comparer à quelques-uns
de ceux qui se recommandent eux-mêmes. Mais en fait, en se mesurant à leur
propre mesure et en se comparant à eux-mêmes, ils manquent d’intelligence.
Quant à nous, nous ne voulons pas nous montrer excessivement fiers, mais
seulement dans la limite du champ d’action que Dieu nous a attribué en nous
faisant parvenir jusqu’à vous. Nous ne dépassons pas nos limites, comme si nous
n’étions pas venus jusqu’à vous ; car c’est bien jusqu’à vous que nous sommes
arrivés avec l’Évangile de Christ. Ainsi nous ne nous vantons pas des travaux
d’autrui qui sont en dehors de nos limites. Mais nous avons l’espérance, si
votre foi augmente, de voir notre œuvre grandir encore parmi vous, dans notre
propre champ d’action. Nous pourrons alors évangéliser les régions situées au-
delà de chez vous sans nous vanter du travail déjà fait par d’autres dans leur
propre champ d’action. Que celui qui veut éprouver de la fierté mette sa fierté dans
le Seigneur. En effet, ce n’est pas celui qui se recommande lui-même qui est
approuvé, c’est celui que le Seigneur recommande.
Si seulement vous pouviez supporter de ma part un peu de folie ! Mais oui,
supportez-moi ! En effet, je suis jaloux de vous, de la jalousie de Dieu, parce que
je vous ai fiancés à un seul époux pour vous présenter à Christ comme une vierge
pure. Cependant, de même que le serpent a trompé Ève par sa ruse, j’ai peur
que vos pensées ne se corrompent et ne se détournent de la simplicité [et de la
pureté] vis-à-vis de Christ.
En effet, si quelqu’un vient vous prêcher un autre Jésus que celui que nous
avons prêché, ou si vous recevez un autre esprit que celui que vous avez reçu ou
un autre évangile que celui que vous avez accepté, vous le supportez très bien. Or
j’estime n’avoir été en rien inférieur à ces super-apôtres. Si je suis incompétent du
point de vue de l’éloquence, je ne le suis pas pour ce qui est de la connaissance,
et nous l’avons clairement démontré parmi vous à tout point de vue et en toute
occasion.
Ou bien ai-je commis un péché en m’abaissant moi-même pour que vous soyez
élevés quand je vous ai annoncé gratuitement l’Évangile de Dieu ? J’ai dépouillé
d’autres Églises en recevant d’elles un salaire pour vous servir. Et lorsque j’étais
chez vous et que je me suis trouvé dans le besoin, je n’ai été à la charge de
personne, car les frères venus de Macédoine ont pourvu à ce qui me manquait.
En tout, je me suis bien gardé d’être à votre charge, et je m’en garderai encore. Par
la vérité de Christ qui est en moi, j’affirme que personne ne m’enlèvera ce sujet
de fierté dans les régions de l’Achaïe. Pourquoi ? Parce que je ne vous aime pas ?
Dieu le sait ! Mais j’agis ainsi, et je le ferai encore, pour enlever toute occasion
à ceux qui en cherchent une de se montrer nos égaux sur un point dont ils se
vantent.

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Ces hommes-là sont de prétendus apôtres, des ouvriers trompeurs déguisés en
apôtres de Christ. Et ce n’est pas étonnant, puisque Satan lui-même se déguise
en ange de lumière. Il n’est donc pas étrange que ses serviteurs aussi se déguisent
en serviteurs de la justice. Leur fin sera conforme à leurs actes.
Je le répète, que personne ne me prenne pour un homme dépourvu de bon sens.
Ou alors, acceptez-moi comme fou afin que moi aussi, je puisse me vanter un peu.
Ce que je vais dire, je ne le dirai pas selon le Seigneur, mais comme par folie, avec
l’assurance d’avoir des raisons de me vanter. Puisque beaucoup se vantent selon
des critères purement humains, je me vanterai aussi. En effet, vous supportez
volontiers les hommes dépourvus de bon sens, vous qui êtes raisonnables : vous
supportez qu’on fasse de vous des esclaves, qu’on vous exploite, qu’on vous
dépouille, qu’on vous traite avec arrogance, qu’on vous frappe au visage. J’ai
honte de le dire, nous avons montré de la faiblesse pour cela.
Cependant, tout ce qu’on peut oser dire – je parle comme un fou – moi aussi,
j’ose le dire ! Sont-ils hébreux ? Moi aussi. Sont-ils israélites ? Moi aussi. Ils sont
de la descendance d’Abraham ? Moi aussi. Ils sont serviteurs de Christ ? – Je parle
comme un fou. – Je le suis plus encore : j’ai bien plus connu les travaux pénibles,
infiniment plus les coups, bien plus encore les emprisonnements, et j’ai souvent
été en danger de mort. Cinq fois j’ai reçu des Juifs les quarante coups moins
un, trois fois j’ai été fouetté, une fois j’ai été lapidé, trois fois j’ai fait naufrage,
j’ai passé un jour et une nuit dans la mer. Fréquemment en voyage, j’ai été en
danger sur les fleuves, en danger de la part des brigands, en danger de la part
de mes compatriotes, en danger de la part des non-Juifs, en danger dans les
villes, en danger dans les déserts, en danger sur la mer, en danger parmi les
prétendus frères. J’ai connu le travail et la peine, j’ai été exposé à de nombreuses
privations de sommeil, à la faim et à la soif, à de nombreux jeûnes, au froid et
au dénuement. Et, sans parler du reste, je suis assailli chaque jour par le souci
que j’ai de toutes les Églises. Qui est faible sans que je sois faible ? Qui vient à
tomber sans que je brûle ?
S’il faut se vanter, c’est de ma faiblesse que je me vanterai ! Dieu, qui est le Père
du Seigneur Jésus[-Christ] et qui est béni éternellement, sait que je ne mens pas.
À Damas, le gouverneur du roi Arétas faisait garder la ville des Damascéniens
parce qu’il voulait m’arrêter. Cependant, on m’a fait descendre par une fenêtre
dans une corbeille le long de la muraille et je lui ai échappé.
Faut-il se vanter ? Cela ne [m’]est pas utile. J’en viendrai cependant à des
visions et à des révélations du Seigneur. Je connais un homme en Christ qui,
il y a 14 ans, a été enlevé jusqu’au troisième ciel. Était-ce dans son corps ou à
l’extérieur de son corps, je l’ignore, mais Dieu le sait. Et je sais que cet homme –
était-ce dans son corps ou à l’extérieur de son corps, je l’ignore, mais Dieu le sait
– a été enlevé au paradis et a entendu des paroles inexprimables qu’il n’est pas
permis à un homme de redire.
Je me vanterai d’un tel homme, mais de moi-même je ne me vanterai pas,
sinon de mes faiblesses. Si je voulais me vanter, je ne serais pas déraisonnable,

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car je dirais la vérité, mais je m’en abstiens afin que personne n’ait à mon sujet
une opinion supérieure à ce qu’il voit en moi ou à ce qu’il entend de moi.
Et pour que je ne sois pas rempli d’orgueil à cause de ces révélations extraordi-
naires, j’ai reçu une écharde dans le corps, un ange de Satan pour me frapper
et m’empêcher de m’enorgueillir. Trois fois j’ai supplié le Seigneur de l’éloigner
de moi, et il m’a dit : « Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la
faiblesse. » Aussi, je me montrerai bien plus volontiers fier de mes faiblesses afin
que la puissance de Christ repose sur moi. C’est pourquoi je me plais dans les
faiblesses, dans les insultes, dans les détresses, dans les persécutions, dans les
angoisses pour Christ, car quand je suis faible, c’est alors que je suis fort.
J’ai été fou [en me vantant ainsi], mais vous m’y avez contraint. C’est par vous
que j’aurais dû être recommandé, car je n’ai en rien été inférieur à ces super-
apôtres, bien que je ne sois rien. Les marques de mon ministère d’apôtre ont
été produites au milieu de vous par une persévérance à toute épreuve, par des
signes, des prodiges et des miracles. En quoi avez-vous été moins bien traités que
les autres Églises, sinon en ce que je n’ai pas été à votre charge ? Pardonnez-moi
cette injustice !
Voici que pour la troisième fois je suis prêt à aller chez vous, et je ne serai pas
à votre charge, car ce ne sont pas vos biens que je recherche, c’est vous-mêmes.
En effet, ce n’est pas aux enfants de faire des réserves pour leurs parents, mais
aux parents pour leurs enfants. Quant à moi, je ferai très volontiers des dépenses
et je me dépenserai moi-même pour vous même si plus je vous aime, moins je
suis aimé de vous.
Soit ! Je n’ai pas été à votre charge, mais, fourbe comme je suis, je vous aurais
pris par ruse ! Vous ai-je exploités par l’un de ceux que je vous ai envoyés ? J’ai
encouragé Tite à aller chez vous et avec lui j’ai envoyé le frère : est-ce que Tite a
exigé quelque chose de vous ? N’avons-nous pas marché dans le même esprit, sur
les mêmes traces ?
Vous vous imaginez depuis longtemps que nous cherchons à nous justifier
devant vous. C’est devant Dieu, en Christ, que nous parlons, et tout cela, bien-
aimés, pour votre édification. J’ai peur, en effet, qu’à mon arrivée je ne vous
trouve pas tels que je le voudrais et que vous ne me trouviez pas tel que vous
le voudriez. J’ai peur de trouver des querelles, de la jalousie, de la colère, des
rivalités, des médisances, des calomnies, de l’orgueil, des troubles. J’ai peur qu’à
mon arrivée mon Dieu ne m’humilie de nouveau à votre sujet et que je n’aie à
pleurer sur plusieurs de ceux qui ont péché précédemment et qui ne se sont pas
détournés de l’impureté, l’immoralité sexuelle et la débauche auxquelles ils se
sont livrés.
Je vais venir chez vous pour la troisième fois. Toute affaire se réglera sur la
déclaration de deux ou de trois témoins. Je l’ai déjà dit et je le répète, comme je
l’ai fait lors de ma deuxième visite, et aujourd’hui que je suis absent [je l’écris
encore] à ceux qui ont péché précédemment et à tous les autres : si je reviens
chez vous, je ne ménagerai personne, puisque vous cherchez une preuve que
Christ parle en moi.

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En effet, lui n’est pas faible envers vous, mais il est puissant parmi vous.
Oui, Christ a été crucifié à cause de sa faiblesse, mais il vit par la puissance de
Dieu. Nous aussi, nous sommes faibles en lui, mais nous vivrons avec lui par la
puissance de Dieu pour agir envers vous.
Examinez-vous vous-mêmes pour savoir si vous êtes dans la foi ; mettez-vous
vous-mêmes à l’épreuve. Ne reconnaissez-vous pas que Jésus-Christ est en vous ?
À moins peut-être que vous ne soyez disqualifiés. Mais j’espère bien que vous
reconnaîtrez que nous, nous ne sommes pas disqualifiés. Cependant, je prie Dieu
que vous ne fassiez rien de mal, non pour que nous paraissions nous-mêmes
avoir réussi, mais afin que vous, vous pratiquiez le bien même si nous, nous
semblons disqualifiés. En effet, nous n’avons pas de puissance contre la vérité,
nous n’en avons que pour la vérité.
Nous nous réjouissons chaque fois que nous sommes faibles alors que vous êtes
forts. Ce que nous demandons dans nos prières, c’est votre perfectionnement.
Voilà pourquoi j’écris cela étant absent : afin que, une fois présent, je n’aie pas à
faire preuve de sévérité, conformément à l’autorité que le Seigneur m’a donnée
pour construire et non pour démolir.
Pour le reste, frères et sœurs, soyez dans la joie, travaillez à vous perfectionner,
encouragez-vous, vivez en plein accord, dans la paix, et le Dieu d’amour et de
paix sera avec vous. Saluez-vous les uns les autres par un saint baiser. Tous les
saints vous saluent.
Que la grâce du Seigneur Jésus-Christ, l’amour de Dieu et la communion du
Saint-Esprit soient avec vous tous !

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