1 Timothée
Texte biblique de la Bible Version Segond 21
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De la part de Paul, apôtre de Jésus-Christ par ordre de Dieu notre Sauveur et
du [Seigneur] Jésus-Christ notre espérance, à Timothée, mon enfant véritable
dans la foi : que la grâce, la compassion et la paix te soient données de la part de
Dieu notre Père et de Jésus-Christ notre Seigneur !
À mon départ pour la Macédoine, je t’ai encouragé à rester à Éphèse pour
donner instruction à certaines personnes de ne pas enseigner d’autres doctrines
et de ne pas s’attacher à des fables et des généalogies sans fin, qui produisent
des controverses au lieu de servir le projet de Dieu qui s’accomplit dans la foi.
Le but de ces instructions, c’est un amour qui provienne d’un cœur pur, d’une
bonne conscience et d’une foi sincère.
Certains se sont écartés de cette ligne et se sont égarés dans des discours
creux. Ils veulent être des professeurs de la loi, mais ils ne comprennent rien à
ce qu’ils disent ni à ce qu’ils affirment avec assurance. Nous savons que la loi
est bonne, pourvu qu’on en fasse un usage légitime, en sachant bien qu’elle n’est
pas faite pour les justes mais pour les malfaiteurs et les rebelles, les impies et
les pécheurs, les sacrilèges et les profanateurs, ceux qui tueraient père et mère,
les meurtriers, ceux qui vivent dans l’immoralité sexuelle, les homosexuels, les
trafiquants d’esclaves, les menteurs, les parjures et tout ce qui est contraire
à la saine doctrine. Voilà ce qui est conforme au glorieux Évangile du Dieu
bienheureux tel qu’il m’a été confié.
Je suis reconnaissant envers celui qui m’a fortifié, Jésus-Christ notre Seigneur,
car il m’a jugé digne de confiance en m’établissant à son service, moi qui étais
auparavant un blasphémateur, un persécuteur, un homme violent. Cependant,
il m’a été fait grâce parce que j’agissais par ignorance, dans mon incrédulité.
Et la grâce de notre Seigneur a surabondé, avec la foi et l’amour qui sont en
Jésus-Christ.
Cette parole est certaine et digne d’être acceptée sans réserve : Jésus-Christ
est venu dans le monde pour sauver des pécheurs. Je suis moi-même le premier
d’entre eux, mais il m’a été fait grâce afin que Jésus-Christ montre en moi le
premier toute sa patience et que je serve ainsi d’exemple à ceux qui croiraient en
lui pour la vie éternelle. Au roi des siècles, au Dieu immortel, invisible et seul
[sage] soient honneur et gloire aux siècles des siècles ! Amen !
Timothée, mon enfant, voici l’instruction que je t’adresse, conformément aux
prophéties faites précédemment à ton sujet : t’appuyant sur elles, combats le bon
combat en gardant la foi et une bonne conscience. Cette conscience, quelques-uns
l’ont rejetée, et ils ont fait naufrage par rapport à la foi. C’est le cas d’Hyménée et
d’Alexandre, que j’ai livrés à Satan afin qu’ils apprennent à ne plus blasphémer.
J’encourage donc avant tout à faire des demandes, des prières, des supplica-
tions, des prières de reconnaissance pour tous les hommes, pour les rois et pour
tous ceux qui exercent l’autorité, afin que nous puissions mener une vie paisible
et tranquille, en toute piété et en tout respect. Voilà ce qui est bon et agréable
devant Dieu notre Sauveur, lui qui désire que tous les hommes soient sauvés et
parviennent à la connaissance de la vérité. En effet, il y a un seul Dieu et il y
a aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes : un homme, Jésus-Christ,
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qui s’est donné lui-même en rançon pour tous. Tel est le témoignage rendu au
moment voulu et pour lequel j’ai été établi prédicateur et apôtre – je dis la vérité
[devant Christ], je ne mens pas – chargé d’enseigner les non-Juifs dans la foi et
la vérité.
Je veux donc que les hommes prient en tout lieu en élevant des mains pures,
sans colère ni arrière-pensées. De même, je veux [aussi] que les femmes, habillées
d’une manière décente, se parent avec pudeur et simplicité, non avec des tresses,
de l’or, des perles ou des toilettes somptueuses, mais plutôt avec des œuvres
bonnes, comme cela convient à des femmes qui affirment honorer Dieu. Que la
femme s’instruise paisiblement, dans une entière soumission. Je ne lui permets
pas d’enseigner et de dominer sur l’homme, mais je lui demande de garder
une attitude paisible. En effet, Adam a été formé le premier, Ève ensuite. Et
Adam n’a pas été trompé, alors que la femme, trompée, s’est rendue coupable
d’une transgression. Cependant, elle sera sauvée à travers sa descendance si elle
persévère avec simplicité dans la foi, l’amour et la progression dans la sainteté.
Cette parole est certaine : si quelqu’un aspire à la charge de responsable, c’est
une belle tâche qu’il désire. Il faut donc que le responsable soit irréprochable,
fidèle à sa femme, sobre, réfléchi, réglé dans sa conduite, hospitalier, capable
d’enseigner. Il ne doit pas être buveur, violent [ni attiré par le gain], mais au
contraire doux, pacifique et désintéressé. Il faut qu’il dirige bien sa propre
maison et qu’il tienne ses enfants dans la soumission et un entier respect. En
effet, si quelqu’un ne sait pas diriger sa propre maison, comment prendra-t-il
soin de l’Église de Dieu ? Il ne doit pas non plus être un nouveau converti, de
peur qu’aveuglé par l’orgueil il ne tombe sous le même jugement que le diable.
Il faut enfin qu’il reçoive un bon témoignage de la part des gens de l’extérieur,
afin de ne pas tomber dans le discrédit et dans les pièges du diable.
Les diacres eux aussi doivent être respectables, n’avoir qu’une parole et ne pas
s’adonner à la boisson ni être attirés par le gain. Ils doivent garder le mystère
de la foi avec une conscience pure. Qu’on les mette d’abord à l’épreuve et qu’ils
exercent ensuite leur ministère, s’ils sont sans reproche. De même, les femmes
doivent être respectables, non médisantes, sobres, fidèles en tout. Les diacres
doivent être fidèles à leur femme et bien diriger leurs enfants et leur propre
maison. En effet, ceux qui ont bien rempli leur service gagnent l’estime de tous
et une grande assurance dans la foi en Jésus-Christ.
Je t’écris cela avec l’espoir de te rejoindre bientôt. Cependant, si j’ai du retard,
tu sauras ainsi comment il faut se conduire dans la maison de Dieu qui est
l’Église du Dieu vivant, pilier et soutien de la vérité. Et tous le reconnaissent, le
mystère de la piété est grand : Dieu est apparu comme un homme, sa justice a
été révélée par l’Esprit, il a été vu des anges, proclamé parmi les nations, on a
cru en lui dans le monde, il a été élevé dans la gloire.
Mais l’Esprit dit expressément que, dans les derniers temps, certains aban-
donneront la foi pour s’attacher à des esprits trompeurs et à des doctrines de
démons, car ils seront égarés par l’hypocrisie de menteurs dont la conscience est
marquée au fer rouge. Ces gens-là interdisent de se marier et de consommer des
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aliments que Dieu a pourtant créés pour qu’ils soient pris avec reconnaissance
par ceux qui sont croyants et qui ont connu la vérité. Tout ce que Dieu a créé
est bon et rien ne doit être rejeté, pourvu qu’on le prenne dans une attitude de
reconnaissance, car cela est rendu saint par la parole de Dieu et la prière.
En exposant cela aux frères et sœurs, tu seras un bon serviteur de Jésus-Christ,
nourri des paroles de la foi et du bon enseignement que tu as fidèlement suivi.
Rejette les contes profanes de vieilles femmes. Exerce-toi plutôt à la piété. En
effet, l’exercice physique est utile à peu de chose, tandis que la piété est utile à
tout, car elle a la promesse de la vie présente et de la vie à venir. Voilà une parole
certaine, digne d’être acceptée sans réserve. C’est dans cette perspective en effet
que nous travaillons et que nous nous laissons insulter, parce que nous avons
mis notre espérance dans le Dieu vivant qui est le Sauveur de tous les hommes,
et en particulier des croyants.
Transmets ces instructions et enseigne-les. Que personne ne méprise ta jeu-
nesse, mais sois un modèle pour les croyants par tes paroles, ta conduite, ton
amour, [ton esprit,] ta foi, ta pureté. En attendant que je vienne, applique-toi
à lire les Écritures dans l’assemblée, à encourager, à enseigner. Ne néglige pas
le don que tu as reçu, celui qui t’a été donné d’après une prophétie lorsque le
conseil des anciens a posé les mains sur toi. Occupe-toi de ces choses, donne-toi
tout entier à elles, afin que tes progrès soient évidents pour tous. Veille sur
toi-même et sur ton enseignement. Mets-y de la persévérance, car en agissant
ainsi, tu te sauveras toi-même ainsi que ceux qui t’écoutent.
Ne reprends pas le vieillard avec dureté, mais encourage-le comme un père.
Encourage les jeunes gens comme des frères, les femmes âgées comme des mères,
celles qui sont jeunes comme des sœurs, en toute pureté.
Honore les veuves qui sont vraiment veuves. Si une veuve a des enfants ou des
petits-enfants, qu’ils apprennent à exercer la piété d’abord envers leur propre
famille et à rendre à leurs parents ce qu’ils ont reçu d’eux, car cela est agréable à
Dieu. La vraie veuve, celle qui est restée toute seule, a mis son espérance en Dieu
et persévère nuit et jour dans les supplications et les prières. Par contre, celle qui
vit dans les plaisirs est morte, bien que vivante. Donne-leur ces instructions afin
qu’elles soient irréprochables. Si quelqu’un ne prend pas soin des siens, et en
particulier des membres de sa famille proche, il a renié la foi et il est pire qu’un
non-croyant.
Pour être inscrite sur la liste, une veuve ne doit pas avoir moins de 60 ans. Il
faut qu’elle ait été fidèle à son mari et qu’elle soit connue pour de belles œuvres :
qu’elle ait élevé ses enfants, exercé l’hospitalité, lavé les pieds des saints, porté
secours aux opprimés, cherché à faire le bien en toute occasion.
Par contre, écarte de la liste les jeunes veuves, car lorsque leurs désirs les
dressent contre Christ, elles veulent se remarier et se rendent ainsi coupables
d’avoir rompu leur engagement initial. De plus, étant désœuvrées, elles prennent
l’habitude d’aller de maison en maison. Et non contentes d’être désœuvrées, elles
se montrent encore bavardes et indiscrètes en parlant de ce qu’il ne faut pas. Je
veux donc que les jeunes veuves se marient, qu’elles aient des enfants, qu’elles
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dirigent leur maison, qu’elles ne donnent à l’adversaire aucune occasion de dire
du mal de nous. En effet, certaines se sont déjà détournées pour suivre Satan.
Si un croyant, homme ou femme, a des veuves dans sa famille, qu’il les assiste
et que l’Église n’en ait pas la charge, afin qu’elle puisse aider celles qui sont
vraiment veuves.
Que les anciens qui dirigent bien soient jugés dignes d’une double marque
d’honneur, surtout ceux qui travaillent à la prédication et à l’enseignement. En
effet, l’Écriture dit : Tu ne mettras pas de muselière au bœuf quand il foule le
grain et : « L’ouvrier mérite son salaire. » N’accepte pas d’accusation contre un
ancien, si ce n’est sur la déposition de deux ou trois témoins. Ceux qui pèchent,
reprends-les devant tous, afin que les autres aussi éprouvent de la crainte. Je t’en
supplie devant Dieu, devant [le Seigneur] Jésus-Christ et devant les anges élus :
suis ces instructions sans préjugé et ne fais rien par favoritisme.
Ne pose les mains sur personne avec précipitation et ne t’associe pas aux
péchés d’autrui. Toi-même, garde-toi pur. Cesse de ne boire que de l’eau, prends
un peu de vin à cause de ton estomac et de tes fréquents malaises. Les péchés de
certains hommes sont évidents avant même qu’on les juge, mais chez d’autres ils
ne se découvrent que par la suite. De même, les belles œuvres sont évidentes et
celles qui ne le sont pas ne peuvent rester cachées.
Que tous ceux qui vivent sous la contrainte de l’esclavage considèrent leurs
maîtres comme dignes d’un plein respect, afin que le nom de Dieu et sa doctrine
ne soient pas calomniés. Quant à ceux qui ont des maîtres croyants, ils ne doivent
pas les mépriser sous prétexte qu’ils sont des frères, mais les servir d’autant
mieux que ce sont des croyants et des bien-aimés qui bénéficient de leurs services.
Enseigne ces choses et recommande-les.
Si quelqu’un enseigne une autre doctrine et ne s’attache pas aux saines paroles
de notre Seigneur Jésus-Christ et à l’enseignement qui est conforme à la piété,
il est aveuglé par l’orgueil, il ne sait rien, il a la maladie des controverses et
des querelles de mots. C’est de là que naissent les jalousies, les disputes, les
calomnies, les mauvais soupçons, les discussions violentes entre des hommes
à l’intelligence corrompue, privés de la vérité, qui croient que la piété est une
source de profit. [Éloigne-toi de telles personnes.]
La piété est pourtant une grande source de profit quand on se contente de ce
que l’on a. En effet, nous n’avons rien apporté dans le monde et [il est évident
que] nous ne pouvons rien en emporter. Si donc nous avons de la nourriture et
des vêtements, cela nous suffira. Quant à ceux qui veulent s’enrichir, ils tombent
dans la tentation, dans un piège et dans une foule de désirs stupides et nuisibles
qui plongent les hommes dans la ruine et provoquent leur perte. L’amour de
l’argent est en effet à la racine de tous les maux. En s’y livrant, certains se sont
égarés loin de la foi et se sont infligé eux-mêmes bien des tourments.
Quant à toi, homme de Dieu, fuis ces choses et recherche la justice, la piété, la
foi, l’amour, la persévérance, la douceur. Combats le bon combat de la foi, saisis
la vie éternelle. C’est à elle que tu as été appelé et c’est pour elle que tu as fait
une belle profession de foi en présence d’un grand nombre de témoins.
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Devant Dieu qui donne vie à toute chose et devant Jésus-Christ qui a rendu
témoignage par sa belle déclaration face à Ponce Pilate, je t’ordonne de garder le
commandement reçu en vivant sans tache et sans reproche jusqu’à l’apparition de
notre Seigneur Jésus-Christ. Cette apparition, le bienheureux et seul souverain,
le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs, la révélera au moment voulu. Il est le
seul à posséder l’immortalité, lui qui habite une lumière inaccessible et qu’aucun
homme n’a vu ni ne peut voir. À lui soient l’honneur et la puissance éternelle.
Amen !
Aux riches de ce monde, ordonne de ne pas être orgueilleux et de ne pas
mettre leur espérance dans des richesses incertaines, mais dans le Dieu [vivant,]
qui nous donne tout avec abondance pour que nous en jouissions. Ordonne-leur
de faire le bien, d’être riches en belles œuvres, de se montrer généreux, prêts
à partager. Ils s’assureront ainsi en guise de trésor de bonnes fondations pour
l’avenir, afin de saisir la vie éternelle.
Cher Timothée, garde le dépôt qui t’a été confié, évite les bavardages profanes
et les objections de la pseudo-connaissance. En s’y engageant, certains se sont
détournés de la foi. Que la grâce soit avec toi !