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Transformateur Monophasé : Principes et Équations

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Ecole Nationale Supérieure d’Ingénieurs de Tunis

Cours
Circuits électriques et magnétiques

1-ING-GE

CHAPITRE 6

Transformateur monophasé
1. Tension induite dans une bobine
Soit une bobine entourant un flux qui varie sinusoïdalement à
une fréquence f atteignant périodiquement des crêtes positives
et négatives de valeur ϕmax. Ce flux alternatif induit entre les
bornes de la bobine une tension alternative donnée par
l’équation :
E : tension efficace induite en volt (V)
f : fréquence du flux en hertz (Hz)
N : nombre de spires de la bobine
ϕmax: valeur maximale du flux en (Wb)

Une tension alternative est induite au


bornes d’une bobine qui entoure un
flux alternatif.

Le flux sinusoïdal induit une tension


sinusoïdale.

2
La provenance du flux n’a aucune
importance ; il peut être créé par un
enroulement extérieur, par un aimant en
mouvement, ou par un courant qui circule
dans la bobine elle-même.

La tension induite est proportionnelle au flux maximal ϕmax.

L’équation découle de la Loi de Faraday :

Exemple :

3
2. Constitution et principe
Le transformateur monophasé est constitué de deux enroulements
bobinés sur un circuit magnétique fermé de faible réluctance et
feuilleté pour réduire les pertes ferromagnétiques.

Les deux enroulements sont couplés magnétiquement par un


coefficient de couplage entre le primaire auquel on a attribué l’indice 1
et le secondaire auquel on a attribué l’indice 2. Le coefficient de
couplage est ici la mutuelle inductance M.
4
Mutuelle inductance
Le circuit primaire, qui est parcouru
par un courant i1, créé le flux ϕ1.

Lorsque le secondaire débite, le


flux ϕ2 créé par i2 se retranche de
ϕ1 pour donner le flux résultant :
ϕ = ϕ1 - ϕ2

Equations (flux de fuites négligeables)

L1 : inductance propre du primaire

M : inductance mutuelle entre le primaire et le


secondaire
5
3. Equations de fonctionnement
3.1- Circuit primaire
La loi de Kirchhoff appliquée au circuit primaire conduit
à l’équation suivante :
v1 : la tension appliquée au circuit primaire.
e1 : la force électromotrice induite dans l’enroulement primaire.
i1 : courant dans l’enroulement primaire.
R1 : la résistance de l’enroulement primaire.
La loi d’induction magnétique appliquée au circuit
primaire ayant N1 spires s’écrit :

La force magnétomotrice N1.I1 crée un flux ϕ1 = ϕ + ϕf1


ϕ : flux dans le circuit magnétique qui est saturable.
ϕf1 : flux de fuites canalisé en partie dans le fer et en partie dans l’air.
Au flux de fuites ϕf1 correspond une inductance de fuites ne contribue
pas à l’induction de la tension secondaire.

6
Donc, la force électromotrice primaire s’exprime par :

Finalement, l’équation des tensions au primaire s’écrit :

3.2 - Circuit secondaire


En appliquant la loi de Kirchhoff au secondaire, on a :
ϕ2 : le flux qui traverse l’enroulement secondaire.
ϕ2 = ϕ + ϕf2
ϕ : le flux commun qui traverse (canalise) le circuit magnétique.
ϕf2 : flux de fuites de l’enroulement secondaire (flux de dispersion).
Au flux de fuites ϕf2 correspond une inductance de fuites.

7
Donc, la force électromotrice au secondaire s’écrit :

Finalement, l’équation des tensions au secondaire devient :

Le théorème d’Ampère appliqué au circuit permet de dégager la relation


suivante :

ϕ : le flux commun qui traverse (canalise) le circuit magnétique.


: la réluctance du circuit magnétique.

8
3.3 - Equations en régime sinusoïdal et diagramme vectoriel
On suppose que l’alimentation du transformateur par une tension
sinusoïdale donne naissance à des courants et flux sinusoïdaux. On peut,
alors, écrire les équations en notation complexe.

En charge, le courant i2 produit une force magnétomotrice N2i2 qui a un


effet démagnétisant conformément à la loi de Lenz.
Elle tend à diminuer le flux à vide ϕ0, donc à réduire la f.é.m.

Il en résulte que v1–[e1] croit. Le courant i1 subit un variation de sorte


que son effet compense l’action de magnétisation N2i2.
Le flux ϕ1 imposé par v1 est sinusoïdal et est sensiblement constant entre
le fonctionnement à vide et en charge. On a alors :

9
Traçage du diagramme vectoriel
Pour un point de fonctionnement du circuit secondaire ,
on commence par le traçage des vecteurs connus et

On trace en phase avec puis en quadrature avance par


rapport à
On trace le flux en quadrature avance sur

On peut connaître également I10 et le déphasage α entre le flux ϕ et I10

La connaissance de α permet de tracer et par suite


(d’après la relation : )
A partir de l’extrémité du vecteur (déduite de ), on mène en
phase avec puis (quadrature avance) ; on en déduit donc

10
11
4- Transformateur parfait
4-1. Hypothèses simplificatrices
Pour simplifier l’étude du transformateur, on peut négliger les chutes de
tensions ohmiques et celles dues aux inductances de
fuites devant .

Par ailleurs, le terme est faible du faite que est faible au moins en
l’absence de la saturation (grande perméabilité).

Un transformateur parfait est défini par les hypothèses suivantes :

12
Les équations du transformateur deviennent alors :

Les tensions sont dans le rapport des nombres de spires et les courants
dans le rapport inverse.

m : étant le rapport de transformation

Pour un transformateur parfait, on a :

Le transformateur parfait transmet


intégralement toute la puissance à la
charge.
13
Pour un transformateur parfait, on a :
Le transformateur parfait transmet intégralement toute la
puissance à la charge. En effet, on a :

14
4-2. Impédance ramenée
On peut ramener l’impédance secondaire d’un transformateur
au primaire et inversement.

La tension aux bornes de la charge d’impédance s’écrit :

En remplaçant en fonction de , on obtient :

Il en découle alors :
15
L’impédance du transformateur parfait vue du secondaire
est m2 fois plus petite que l’impédance branchée au
secondaire.
On peut ramener au primaire d’un transformateur parfait une
partie de l’impédance secondaire en la divisant par m2. On
peut également ramener du primaire une impédance au
secondaire en la multipliant par m2.

La figure suivante représente le schéma équivalent d’un


transformateur.

16
La figure suivante représente le schéma équivalent d’un
transformateur.

Ce schéma peut être ramené au primaire ou au secondaire.

17
4-3. Schéma équivalent du transformateur
L’enroulement primaire se comporte comme une bobine à noyau
de fer (schéma équivalent déjà élaboré).
L’enroulement secondaire se comporte comme un générateur
avec une impédance interne en série.
La figure suivante donne le schéma équivalent complet d’un
transformateur réel.

18
La chute de tension au primaire est :
Cette chute de tension est faible devant , on peut donc avoir un
schéma équivalent en amenant les éléments de la bobine
en amont de .

Compte tenu de ces considérations et après avoir ramené


l’impédance au secondaire, on obtient un nouveau schéma
équivalent simplifié du transformateur.

19
5- Etude du transformateur avec l’hypothèse de Kapp
5-1. Hypothèse de Kapp et schéma équivalent
L’Hypothèse de Kapp consiste à négliger le courant primaire à
vide devant le courant en charge. Cette hypothèse revient à
supposer que la réluctance du circuit magnétique est nulle. Elle
permet d’éliminer les éléments de la bobine Rf // Xm du schéma
équivalent. Compte tenu de cette hypothèse, on a :

En multipliant les deux termes par m, on obtient :

La tension secondaire s’écrit :


La chute de tension au secondaire vaut :

20
La tension secondaire à vide est également la tension
aux bornes du transformateur parfait :

En introduisant l’impédance ramenée au secondaire, la relation


précédente devient :

Cette équation conduit au schéma équivalent suivant :

21
6- Diagramme des tensions : Diagramme de Kapp
L’objectif est de déterminer la tension V2 puis V2.
Les données sont : V1, m, Xs, I2 et 2
Etapes de construction

Le triangle fondamental
OAB est appelé triangle
de Kapp.

22
Détermination de la chute de tension ΔV2 :
Le diagramme de Kapp peut être représenté comme suit :

Le triangle de Kapp OAB est de très petites dimensions devant celles


des segments OC = mV1 et BC = V2. La chute de tension se ramène à la
mesure du segment OD = OC – BC.

Soit :
23
7- Détermination des éléments du schéma équivalent
7.1- Essai à vide
A vide, le transformateur se comporte comme
une bobine à noyau de fer. La mesure de la
puissance active (P10) du courant absorbé (I10)
et de la tension d’alimentation (V1) permet de
déterminer les éléments du schéma
équivalent :
Si on considère que la chute de tension due à l’impédance Z 1 (R1 + l1)
est négligeable, on peut déterminer Rf et Xm.

La connaissance des composantes active et réactive du courant se


déduisent de la mesure de la puissance active, de tension et du courant.
En effet, on a :

24
7.2- Essai en court circuit
En court circuit, la tension secondaire est nulle (V2 = 0). Le schéma
équivalent ramené au primaire est le suivant :
La résistance du secondaire
ramenée au primaire est
très petite devant la résistance
fictive ’ et la réactance du
secondaire ramenée
au primaire est aussi très faible
par rapport à .
Le schéma équivalent se ramène alors à :

25
L’impédance ramenée au primaire s’exprime par

L’impédance ramenée au secondaire peut se déduire à partir d’une


multiplication de

Donc :

Ainsi, l’impédance ramenée au secondaire peut être déterminée par :

26
8- Bilan des puissances

27
9- Rendement du transformateur
Par définition, le rendement est le rapport de la puissance fournie au
secondaire par la puissance absorbée par le primaire.

Les pertes sont celles dans le fer du circuit magnétique et celles dans le
cuivre des bobines. Ces pertes s’expriment par :

Le rendement devient :

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Si on suppose que V2 et cos(2) sont constants, le rendement est
maximal si et seulement si :

Cette condition est obtenue pour :

Le rendement maximum est :

L’allure du rendement en fonction du courant de secondaire pour une


charge donnée et à tension constante est donnée par la figure suivante :

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