UM6SS TD n◦ 2 Calcul algébrique :Nombres complexes
CPI
Exercice 1 Représenter sous forme trigonométrique les nombres :
√
√ √ 1+i 3
1+i ; 1+i 3 ; 3+i ; √ .
3−i
1+i
Exercice 2 Déterminer le module et l’argument de 1−i
. Calculer ( 1+i
1−i
)32 .
√
Exercice 3 Calculer Z = (1 + i 3)2000 .
Exercice 4 Déterminer le module et l’argument des nombres complexes :
iα
ee et eiθ + e2iθ .
√ √
6−i 2
Exercice 5 Calculer le module et l’argument de u = 2
et v = 1 − i. En déduire le module
et l’argument de w = uv .
Exercice 6 Mettre sous la forme a + ib (a, b ∈ R) les nombres :
2
3 + 6i 1+i 3 + 6i 2 + 5i 2 − 5i
; + ; + .
3 − 4i 2−i 3 − 4i 1−i 1+i
√
1+i
√ 3.
Exercice 7 1. Calculer les racines carrées de 1 + i, 7 + 24i, i, 5 + 12i, 3+i
2. Résoudre les équations suivantes :
(a) z 2 + z + 1 = 0
(b) z 2 + z − 2 = 0
(c) z 2 − (5 − 14i)z − 2(5i + 12) = 0
(d) z 2 + 4z + 5 = 0
(e) z 2 − (3 + 4i)z − 1 + 5i = 0
(f) z 4 − (1 − i)z 2 − i = 0
(g) z 4 + 4z 3 + 6z 2 + 4z − 15 = 0
Exercice 8 Montrer que les solutions de az 2 + bz + c = 0 avec a, b, c réels, sont réelles ou
conjuguées.
Exercice 9 On pose z = cos 2π 7
+ i sin 2π
7
S = z + z 2 + z 4 ;T = z 3 + z 5 + z 6
1. Montrer que S et T sont conjugués et que ImS > 0
2. Calculer :S + T et ST
3. En déduire les valeurs de S et T .
Exercice 10 Effectuer les calculs suivants :
1. (3 + 2i)(1 − 3i).
2. Produit du nombre complexe de module 2 et d’argument π/3 par le nombre complexe de
module 3 et d’argument −5π/6.
3+2i
3. 1−3i .
4. Quotient du nombre complexe de module 2 et d’argument π/3 par le nombre complexe de
module 3 et d’argument −5π/6.
Exercice 11 Déterminer le module et l’argument des nombres complexes :
iα
ee et eiθ + e2iθ .
1
Exercice 12 Mettre chacun des nombres complexes suivants sous la forme a + ib, a ∈ R et
b ∈ R.
−2 1 1 + 2i 2 + 5i 2 − 5i
√ , , , + .
1 − i 3 (1 + 2i)(3 − i) 1 − 2i 1 − i 1+i
Exercice 13 Mettre sous la forme a + ib (a, b ∈ R) les nombres :
2
3 + 6i 1+i 3 + 6i 2 + 5i 2 − 5i
; + ; + .
3 − 4i 2−i 3 − 4i 1−i 1+i
Exercice 14 Écrire les nombres complexes suivants sous la forme a + ib (a, b ∈ R) :
√ !3
5 + 2i 1 3 (1 + i)9
; − +i ; .
1 − 2i 2 2 (1 − i)7
Exercice 15 crire sous la forme a + ib les nombres complexes suivants :
1. Nombre de module 2 et d’argument π/3.
2. Nombre de module 3 et d’argument −π/8.
Exercice 16 Mettre sous forme trigonométrique 1 + eiθ où θ ∈] − π, π[.
Exercice 17 Calculer les racines carrées de 1, i, 3 + 4i, 8 − 6i, et 7 + 24i.
Exercice 18 1. Calculer les racines carrées de 1+i
√ . En déduire les valeurs de cos(π/8) et
2
sin(π/8).
2. Calculer les valeurs de cos(π/12) et sin(π/12).
Exercice 19 Montrer que les solutions de az 2 + bz + c = 0 avec a, b, c réels, sont réelles ou
conjuguées.
Exercice 20 Résoudre dans C les équations suivantes :
√
z2 + z + 1 = 0 ; z 2 − (1 + 2i)z + i − 1 = 0 ; z2 − 3z − i = 0 ;
z 2 − (5 − 14i)z − 2(5i + 12) = 0 ; z 2 − (3 + 4i)z − 1 + 5i = 0 ; 4z 2 − 2z + 1 = 0 ;
Exercice 21 Résoudre dans C les équations suivantes :
1. z 2 − (11 − 5i)z + 24 − 27i = 0.
2. z 3 + 3z − 2i = 0.
Exercice 22 Calculer les sommes
1. Sn = 1 + z + z 2 + · · · + z n .
2. 3k=−3 eikθ
P
3. nk=0 eikθ
P
4. nk=−n eikθ
P
5. Déduire les sommes
(a) nk=−n cos(kθ)
P
(b) nk=1 sinkθ
P
Exercice 23 :
1. Résoudre z 3 = 1 et montrer que les racines s’écrivent 1, j, j 2 . Calculer 1 + j + j 2 et en
déduire les racines de 1 + z + z 2 = 0.
2. Résoudre z n = 1 et montrer que les racines s’écrivent 1, ε, . . . , εn−1 . En déduire les racines
de 1 + z + z 2 + · · · + z n−1 = 0. Calculer, pour p ∈ N, 1 + εp + ε2p + · · · + ε(n−1)p .
2
Exercice 24 En utilisant les nombres complexes, calculer cos 5θ et sin 5θ en fonction de cos θ
et sin θ.
Exercice 25 1. Résoudre les équations suivantes :
(a) (z − i)n = (z + i)n , n ∈ N∗ .
(b) Soit n ∈ N∗ , résoudre dans C léquation (En ) : (1 + z)2n = (1 − z)2n et calculer le
produit de ses solutions non nulles
√
(c) e2z = 3 + 3i.
(d) z 6 + 27 = 0.
3
Indication 4 Pour le premier utiliser la formule de Moivre. Pour le second factoriser
iθ+2iθ
par e 2 .
Indication 17 Écrire z = a + ib, on cherche les racines carrées ω = α + iβ. À partir de
l’équation ω 2 = z, identifier les parties réelles et imaginaires. Vous obtenez deux équations.
Pour simplifier la résolutions rajouter l’équation obtenue par l’égalité |ω|2 = |z|.
Indication 22 Calculer (1 − z)Sn .
Indication 24 Appliquer deux fois la formule de Moivre en remarquant ei5θ = (eiθ )5 .
1
Correction 4 D’après la formule de Moivre pour eiα nous avons :
iα
ee = ecos α+i sin α = ecos α ei sin α .
Or ecos α > 0 donc l’écriture précédente est bien de la forme “module-argument”.
De façon générale pour calculer un somme du type eiu +eiv il est souvent utile de factoriser
u+v
par ei 2 . En effet
iu iv i u+v i( u − v2 ) −i( u − v2 )
e +e =e 2 e 2 +e 2
u v
i u+v
=e 22 cos −
2 2
u v i u+v
= 2 cos − e 2 .
2 2
Ce qui est proche de l’écriture en coordonnées polaires.
Pour le cas qui nous concerne :
3iθ iθ iθ 3iθ
h i
z = eiθ + e2iθ = e 2 e− 2 + e 2 = 2 cos θe 2 .
Attention le module dans une décomposion en forme polaire doit être positif ! Donc si
cos θ/2 > 0 ( i.e. θ ∈ [−π + 4kπ, +π + 4kπ] avec k ∈ Z) alors 2 cos θ est le module de z et
3θ est son argument ; par contre si cos θ/2 < 0 le module est 2| cos θ| et l’argument 3θ + π
(le +π compense le changement de signe car eiπ = −1).
Correction 5 Nous avons
√ √ √
6 − 2i √ √ √ π
!
3 i π π
u= = 2 − = 2 cos + i sin = 2ei 6 .
2 2 2 6 6
puis √ π
v = 1 − i = 2e−i 4 .
Il ne reste plus qu’à calculer le quotient :
√ iπ
u 2e 6 π π π
= √ −i π = ei 6 −i 4 = ei 12 .
v 2e 4
Correction 6 Remarquons d’abord que pour z ∈ C, zz = |z|2 est un nombre réel.
3 + 6i (3 + 6i)(3 + 4i) 9 − 24 + 12i + 18i −15 + 30i 3 6
= = = = − + i.
3 − 4i (3 − 4i)(3 + 4i) 9 + 16 25 5 5
Calculons
1+i (1 + i)(2 + i) 1 + 3i
= = ,
2−i 3 3
et 2 2
1+i 1 + 3i −8 + 6i 8 6
= = = − + i.
2−1 3 9 9 9
Donc 2
1+i 3 + 6i 8 6 3 6 67 84
+ = − + − + i = − + i.
2−1 3 − 4i 9 9 5 5 45 45
Soit z = 2+5i
1−i
. Calculons z + z, nous savons déjà que c’est un nombre réel, plus précisé-
ment : z = − 32 + 72 i et donc z + z = −3.
Correction 16
iθ iθ iθ θ iθ
1 + eiθ = e 2 (e− 2 + e 2 ) = 2 cos e 2 .
2
Comme θ ∈] − π, +π[ alors le module est 2 cos 2 > 0 et l’argument est 2θ .
θ
1
Correction 17 Racines carrées. Soit z = a + ib un nombre complexe avec a, b ∈ R ;
nous cherchons les complexes ω ∈ C tels que ω 2 = z. Écrivons ω = α + iβ. Nous
raisonnons par équivalence :
ω 2 = z ⇔ (α + iβ)2 = a + ib
⇔ α2 − β 2 + 2iαβ = a + ib
Soit en identifiant les parties réelles entre elles ainsi que les parties imaginaires :
2
⇔ α − β2 = a
2αβ = b
Sans changer l’équivalence nous rajoutons la condition |ω|2 = |z|.
√
α 2 + β 2 = a2 + b 2
⇔ α2 − β 2 = a
2αβ = b
√
2 2
α 2
= a+ a2 +b √
⇔ β 2 = α 2 − a = −a+ a2 +b2
2
2αβ = b
q √
a2 +b2
α
= ±q a+ 2
√
⇔ β = ± −a+ a2 +b2
2
αβ est du même signe que b
Cela donne deux couples (α, β) de solution et donc deux racines carrées ω = α + iβ de z.
En pratique on répète facilement ce raisonnement, par exemple pour z = 8 − 6i,
ω 2 = z ⇔ (α + iβ)2 = 8 − 6i
⇔ α2 − β 2 + 2iαβ = 8 − 6i
2
⇔ α − β2 = 8
2αβ = −6
q
α 2
+ β 2 = 82 + (−6)2 = 10 le module de z
⇔ α 2 − β 2 = 8
2αβ = −6
2α2 = 18
⇔ β 2 = 10 − α2 = 1
2αβ = −6
√
α = ± 9 = ±3
⇔ β = ±1
α et β de signes opposés
(
α = 3 et β = −1
⇔ ou
α = −3 et β = +1
Les racines de z = 8 − 6i sont donc ω = 3 − i et −ω = −3 + i. √
2
Les autres
√
réponses : pour 1 les racines sont +1 et −1. Pour i les racines sont 2
(1 + i)
et − 22 (1 + i). Pour 7 + 24i les racines sont 4 − 3i et −4 + 3i.
Correction 18 Par la méthode usuelle nous calculons les racines carrées ω, −ω de z =
1+i
√ , nous obtenons
2 v√ v√
u u
u 2+1 u 2−1
t √
ω= + it √ .
2 2 2 2
mais nous remarquons que z s’écrit également
π
z = ei 4
2
π
et ei 8 vérifie 2
π 2iπ π
ei 8 =e 8 = ei 4 .
π π
Cela signifie que ei 8 est une racine carrée de z, donc ei 8 = cos π8 + i sin π8 est égal à ω
π
ou −ω. Comme cos π8 > 0 alors ei 8 = ω et donc par identification des parties réelles et
imaginaires :
v√ v√
√ √
u u
π u 2+1 1
q
π u 2−1 1
q
t √ t √
cos = = 2+ 2 et sin = = 2 − 2.
8 2 2 2 8 2 2 2
De la même façon on obtiendrait :
π 1√ √ π 1√ √
cos = 2( 3 + 1) et sin = 2( 3 − 1).
12 4 12 4
Correction 19 Soit P (z) = az 2 + bz + c, et ∆ = b2 − 4ac, si ∆ > 0 alors les racines
sont réelles, seul le cas où ∆ < 0 nous intéresse. Première méthode : il suffit de regarder
les deux solutions et de vérifier qu’elles sont conjuguées...
Seconde méthode : si z est une racine de P i.e. P (z) = 0, alors
P (z) = az 2 + bz + c = az 2 + bz + c = P (z) = 0.
Donc z est aussi une racine de P . Or z n’est pas un nombre réel (car ∆ < 0 ) donc z 6= z.
Sachant que le polynôme P de degré 2 a exactement 2 racines, ce sont z et z et elles sont
conjuguées.
Correction 20 Équations du second degré. La méthode génerale pour résoudre les
équations du second degré az 2 + bz + c = 0 (avec a, b, c ∈ C et a 6= 0) est la suivante :
soit ∆ = b2 − 4ac le discriminant complexe et δ une racine carrée de ∆ (δ 2 = ∆) alors
les solutions sont :
−b + δ −b − δ
z1 = et z2 = .
2a 2a
Dans le cas où les coefficients sont réels, on retrouve la méthode bien connue. Le seul
travail dans le cas complexe est de calculer une racine δ de ∆.
√
Exemple : pour z 2 − 3z − i = 0, ∆ = 3 + 4i, dont une racine carrée est δ = 2 + i, les
solutions sont donc : √ √
3+2+i 3−2−i
z1 = et z2 = .
2 2
Correction 21 cousquer, 01/10/2003
(a) ∆ = −2i dont les racines carrées sont 1 − i et −1 + i, d’où les racines z1 = 5 − 2i et
z2 = 6 − 3i.
(b) Une racine “évidente” z1 = i, d’où la résolution complète en effectuant la division par
z − i. On trouve z2 = i et z3 = −2i.
Correction 22(a)
n
Sn = 1 + z + z 2 + · · · + z n = zk .
X
k=0
n+1
Nous devons retrouver le résultat sur la somme Sn = 1−z 1−z
d’une suite géométrique
dans le cas où z 6= 1 est un réel. Soit maintenant z 6= 1 un nombre complexe. Calculons
Sn (1 − z).
Sn (1 − z) = (1 + z + z 2 + · · · + z n )(1 − z) développons
= 1 + z + z 2 + · · · + z n − z − z 2 − · · · − z n+1 les termes intermédiaires s’annulent
= 1 − z n+1 .
Donc
1 − z n+1
Sn = , pour z 6= 1.
1−z
3
P3
(b) k=−3 eikθ =
Pn
(c) k=−n eikθ =
(d) Re(Sn ) pour z = eiθ
(e) Im(Sn ) pour z = eiθ
Correction 23 Calcul de racine n-ième. Soit z ∈ C tel que z n = 1, déjà |z|n = 1 et
donc |z| = 1. Écrivons z = eiθ . L’équation devient
2kπ
einθ = e0 = 1 ⇔ nθ = 0 + 2kπ, k ∈ Z ⇔ θ = , k ∈ Z.
n
Les solution sont donc n 2ikπ
o
S= e n , k∈Z .
Comme le polynôme z n − 1 est de degré n il a au plus n racines. Nous choisissons pour
représentants : n 2ikπ o
S = e n , k = 0, . . . , n − 1 .
2iπ
n o
De plus si ε = e n alors S = εk , k = 0, . . . , n − 1 . Ces racines sont les sommets d’un
polygone régulier à n côtés inscrit dans le cercle unité.
1−z n
Soit P (z) = n−1 k
k=0 z = 1−z pour z 6= 1. Donc quelque soit z ∈ S \ {1} P (z) = 0, nous
P
avons ainsi trouver n − 1 racines pour P de degré n − 1, donc l’ensemble des racines de
P est exactement S \ {1}.
Pour conclure soit Qp (z) = n−1 kp
P
k=0 ε .
Si p = 0 + `n, ` ∈ Z alors Qp (z) = p.
Sinon Qp (z) est la somme d’une suite géométrique de raison εp :
1 − (εp )n 1 − (εn )p 1−1
Qp (z) = p
= p
= = 0.
1−ε 1−ε 1 − εp
Correction 24 Nous avons par la formule de Moivre
cos 5θ + i sin 5θ = ei5θ = (eiθ )5 = (cos θ + i sin θ)5 .
On développe ce dernier produit, puis on identifie parties réelles et parties imaginaires.
On obtient :
cos 5θ = cos5 θ − 10 cos3 θ sin2 θ + 5 cos θ sin4 θ
sin 5θ = 5 cos4 θ sin θ − 10 cos2 θ sin3 θ + sin5 θ
Remarque : Grâce à la formule cos2 θ + sin2 θ = 1, on pourrait continuer les calculs et
exprimer cos 5θ en fonction de cos θ, et sin 5θ en fonction de sin θ.