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Cours Mesure

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USTHB/Faculté de Génie Electrique

Mesures électriques et électroniques Année Universitaire 2021-2022

Chapitre I: Mesures, grandeurs et incertitudes

Introduction
La métrologie est la science de la mesure. La mesure désigne à la fois l’opération et son
résultat. L’objet mesuré est une propriété ou qualité d’un corps ou d’un phénomène physique.
Cette qualité s’appelle grandeur. On distingue la nature de cette grandeur et sa valeur.
Maxwell donne la définition suivante : " L’expression d’une grandeur est le produit de
deux facteurs dont l’un, qui est une grandeur de même nature prise comme repère, s’appelle
son unité et dont l’autre, qui est le nombre de fois que l’unité est contenue dans la grandeur,
s’appelle sa valeur numérique".
Une grandeur qui fait l’objet d’une mesure s’appelle un mesurande.

1- Grandeur
La mesure exprime la valeur ou l’intensité d’une grandeur par un nombre qui est le
résultat de sa mesure. Mesurer une grandeur G revient à la comparer à une grandeur G0 de
même nature prise comme référence et appelée unité, ensuite déterminer combien de fois G
contient G0 (i.e G=nG0). L’unité doit être produite en plusieurs exemplaires à partir d’un
exemplaire (étalon).

2- Etalon
L'étalon est une référence (soit un objet, soit un dispositif) qui assure la définition de
l’unité et qui permet sa reproduction.

3- Systèmes d’unités
a) Définition : C’est un ensemble d’unité correspondant à diverses espèces de grandeurs qu’on
a à considérer. Le choix des grandeurs fondamentales est à la base d’un système d’unité
cohérent.
Pour limiter au minimum le nombre de ces grandeurs fondamentales, il faut tenir compte de
toutes les lois les reliant entre elles.
Un système d’unité est constitué d’unités de base desquelles on tire des unités dérivées.
Toutes les autres grandeurs seront exprimées en fonction de ces grandeurs de base et seront
appelées grandeurs dérivées.
b) Système MKSA (Adopté en 1946) :
Il est constitué de 4 unités fondamentales.
Grandeur symbole symbole de la nom de l’unité
grandeur
3 unités mécaniques longueur m [L] mètre
masse kg [M] kilogramme
temps s [T] seconde
1 unité électrique courant A [I] Ampère
électrique
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c) Le système international (SI):


Le système international est le système légal actuellement en vigueur depuis 1975. Il comprend
7 unités fondamentales : mètre, kilogramme, seconde, Ampère, Kelvin, candela, mole.
La norme internationale ISO 1000 (ICS 01 060) décrit les unités du Système international.
Les unités fondamentales
Grandeur Symbole de la grandeur Nom de l'unité Symbole de l'unité
Longueur L mètre m
Masse M kilogramme kg
Temps T seconde s
Intensité de courant I ampère A
Température thermodynamique  kelvin K
Intensité lumineuse J candela cd
Quantité de matière  mole mol

Les unités dérivées


Grandeur Symbole de la Dimensions Nom de l'unité Symbole de
grandeur l'unité
Aire A L2 mètre carré m2
Volume V L3 mètre cube m3
Angle plan  A radian rad
Angle solide   stéradian sr
Masse volumique  L-3M kilogramme/mètre cube kg/m3
Fréquence f T-1 hertz Hz
Vitesse v LT-1 mètre par seconde m/s
Accélération a LT-2 mètre par seconde au m/s2
carré
Force F LMT-2 newton N
Travail W L2MT-2 joule J
Puissance P L2MT-3 watt W
Pression p L-1MT-2 pascal Pa
Tension électrique U, E, V L2MT-3I-1 volt V
Résistance électrique R L2MT-3I-2 ohm 
Champ électrique E LMT-3I-1 volt par mètre V/m
Charge électrique Q TI coulomb C
Capacité électrique C L-2M-1T4I2 farad F
Inductance L L2MT-2I-2 henry H
Flux d'induction  L2MT-2I-1 weber Wb
magnétique
Induction magnétique  MT-2I-1 tesla T
Flux lumineux F J lumen lm
d) Autres systèmes d’unités : Système CGS (centimètre, gramme, seconde), Système MTS
(mètre, tonne, seconde)
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4- Tableau des multiples et sous-multiples


Nom du préfixe Symbole du préfixe Coefficient multiplicatif
téra T 1012
giga G 109
méga M 106
kilo k 103
hecto h 102
déca da 10

Nom du préfixe Symbole du préfixe Coefficient multiplicatif


déci d 10-1
centi c 10-2
milli m 10-3
micro  10-6
nano n 10-9
pico p 10-12

5- Equations aux dimensions


Toutes les grandeurs dérivées peuvent être exprimées en fonction des grandeurs fondamentales
dans le système MKSA, sous la forme :

[X]  [M] [L] [T] [I]


Equation aux dimensions de la grandeur dérivée X dans le système MKSA

6- Formules utiles
Charge électrique Q (C) : Q  It Capacité C (F) : Q  CV
d
Flux d’induction magnétique  (Wb) : e   ( d  e dt )
dt
 
Champ d’induction magnétique B (T) : d  B  ds (   Bs )
Self-induction L(H) :   LI
   
Champ magnétique H (A/m):  H  dl  I B  H (perméabilité magnétique)
   
Champ électrique E (V/m) : E   gradV V   E  dl
 
Force électrique : F  qE
Dans le vide   0  4 107 SI
 
Champ d’induction électrique D : D  E ( permittivité électrique)
S
Capacité du condensateur plan : C   S : surface de l’armature, h : épaisseur
h
1
Dans le vide    0  F/m avec  0 0c 2  1 c=3.108m/s vitesse de la lumière
36 10 9

dans le vide
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7- Précision de mesure
La mesure d’une grandeur peut être plus ou moins précise, elle ne sera jamais exacte. Donc, un
résultat de mesure n’a de sens que s’il est accompagné de l’indication de la marge d’erreur.
Exemple : Si une résistance de 1000 est mesurée avec une précision (ou marge d’erreur) :
De ±10% => 900 < Rvraie < 1100
ou de ±1% => 990 < Rvraie < 1010

8- Erreur de mesure
Le résultat obtenu lors de la mesure d’une grandeur physique diffère toujours de la valeur exacte
de cette grandeur.
Erreur absolue : C’est l’écart séparant la valeur mesurée de la valeur exacte et ayant la même
unité que la grandeur : e  Gmesuré  Gexact

Incertitude absolue : En réalité dans les mesures, on utilise l’incertitude G, plutôt que l’erreur
qui n’est pas toujours connue. On peut la définir ainsi quand on connait l’erreur :
G  Gmesuré  Gexact
Mais souvent G est la limite supérieure de l’incertitude pouvant affecter le résultat. C’est un
majorant de l’erreur e : l’incertitude G est toujours supérieure ou égale à l’erreur e.

La valeur exacte se situe dans un intervalle d’incertitude, et elle est représentée de la


manière suivante :
Gmesuré  G  Gexact  Gmesuré  G

Erreur et incertitude relatives :


L’erreur relative  est un coefficient qui exprime en % la précision théorique d’une mesure :
e
 (%)  100
Gexact
L’incertitude relative  est un coefficient qui exprime en % la précision pratique d’une mesure
G
:  (%)  100
Gmesuré
On peut exprimer le résultat d’une mesure suivant 3 façons :
Gmesuré  G  Gadopté  Gmesuré  G [unité]
Gadopté  (Gmesuré  G) [unité]
Gadopté  Gmesuré [unité] à   (%) près
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9- Classification des erreurs


a- Erreurs systématiques
Elles sont dues à la méthode utilisée, à un réglage imparfait (faux zéro d’un appareil de mesure).
Exemple :

E E E 1  E  ra 
I (sans ra) et I mes  => I mes     1  
R R  ra R  1  ra / R  R  R 
ra I ra
Donc l’erreur systématique sur I est (en valeur absolue) : I  I 
R I R
b- Erreurs de classe (ou instrumentales)
La classe de précision donnée en % par le constructeur représente le rapport du maximum de
l’erreur tolérée sur le calibre de l’appareil. C’est aussi, la limite supérieure (en %) du manque
de fidélité et de sensibilité de l’appareil :
Classe
G  Calibre 
100
Exemple : Soit un voltmètre de classe 0,2 utilisé sur le calibre 7,5V, calculons l’erreur absolue
0,2
maximale : V  7,5   1,5 10 2 Volt
100
Cette erreur est la même pour toute déviation de l’aiguille, par contre l’erreur relative varie,
exemple :
V
Si V=1V =>    1,5%
V
V
Si V=4V =>    0,37%
V
V
Si V=7,5V =>    0,2%
V
Lorsque V augmente  diminue. L’erreur relative est maximale au début de la gamme.
Remarque : Pour prendre une mesure, il est toujours préférable de lire la mesure sur le dernier
tiers du cadran de l’appareil.
Donc, il est conseillé de toujours utiliser le plus petit calibre de mesure possible pour se trouver
dans la dernière partie de l’échelle.
c- Erreur de lecture
La mesure avec un appareil à aiguille est entachée d’une erreur dite de lecture qui dépend de
l’appréciation de l’opérateur.
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Lecture sur un appareil à déviation


L’échelle représente le nombre total de divisions sur le cadran. Une division correspond à une
valeur égale au rapport Calibre/Echelle :
Calibre  1 Division  x  x
Echelle N N 1

1) Cas de l’appréciation de la division par l’opérateur


x N  x N 1
L’erreur de lecture Glecture est égale à une demi-division: G lecture 
2
L’opérateur choisit la division la plus proche de l’aiguille. Dans l’exemple représenté sur la
figure, il prend G=xN (division N)
2) Cas de l’appréciation de la demi-division par l’opérateur
x N  x N 1
L’erreur de lecture Glecture est égale à un quart de division: G lecture 
4
L’opérateur choisit la demi-division la plus proche de l’aiguille. Dans l’exemple représenté sur
x N  x N 1
la figure, il prend G  x N 1 
2
d- Cas de l’appareil à affichage numérique
Un appareil à affichage numérique fournit le résultat d’une mesure directement sous une forme
numérique avec N chiffres décimaux (de 2 à 8 chiffres selon la résolution de l’appareil).
Il présente une incertitude instrumentale donnée en fraction de la valeur lue, habituellement
sous la forme d’un pourcentage.
L’appareil numérique tronque la valeur mesurée et n’affiche que N chiffres décimaux, il faut
donc ajouter une erreur de troncature ou erreur sur le dernier chiffre (U.R: Unité de
Représentation) de poids le plus faible :
Gdernier chiffre  m.10
i

i: le plus petit poids de l’affichage


m: un entier qui dépend de la structure interne de l’appareil, sur la plupart il est égal à 1.
e- Erreurs de parallaxe
Elles sont dues à la mauvaise position de lecture de l’utilisateur. Pour les éliminer, l’opérateur
doit se positionner face au cadran et effectuer la lecture avec un seul œil l’autre étant fermé.
Sur les appareils de qualité, un miroir est placé sur le cadran, la lecture correcte se fait donc de
manière que l’image de l’aiguille dans le miroir soit cachée par l’aiguille.
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f- Erreur totale sur une mesure directe


Pour un appareil à déviation, l’erreur totale s’écrira :
GTot  GSyst  GClasse  Gl
Gsyst : erreur systématique due à la méthode de mesure.
Classe
GClasse  Calibre  : Erreur instrumentale donnée par la classe de l’appareil
100
Gl : Erreur de lecture
Pour un appareil à affichage numérique, l’erreur totale s’écrira :
GTot  GSyst  GClasse  Gdernier chiffre
Gsyst : erreur systématique due à la méthode de mesure.
GClasse : erreur instrumentale Gdernier chiffre : Erreur de troncature

10- Incertitudes sur des mesures indirectes


En général, la grandeur G à mesurer est obtenue indirectement par la mesure d’autres grandeurs
grâce à une relation mathématique G=f(x,y,z,…)
a- Principe : Dans la plupart des cas, la mesure d’une grandeur ne s’effectue pas par
comparaison directe avec un étalon de mesure mais par la mesure d’autres grandeurs physiques
intermédiaires x,y,z,u,v indépendantes: G = G(x,y,z,...). On parle de mesure indirecte.
Connaissant les incertitudes de mesure sur x, y, z… on doit déterminer les incertitudes absolue
G et relative G/G. 
On effectue toujours une majoration pour se placer dans le cas le plus défavorable car
l’incertitude est un majorant de l’erreur.
b- Théorèmes élémentaires
Somme: G = u + v => G = u + v on somme les incertitudes absolues
Différence: G = u – v => G = u + v on somme les incertitudes absolues
Produit: G = u v => G  u  v on somme les incertitudes relatives
G u v
Quotient: G u/v => G  u  v on somme les incertitudes relatives
G u v
G u
Puissance: G=un =>  n on multiplie l’incertitude relative par la valeur
G u
absolue de n

c- Méthode du calcul différentiel


Variante de la différentielle totale
f f f
G  f(a, b, c,...)  dG   da   db   dc  ...
a b c
Pour passer aux incertitudes, il suffit de prendre la valeur absolue des dérivées partielles :
f f f
G   a   b    c  ...
a b c
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Variante de la dérivée logarithmique


dG  f d a  f d b  f d c
G  f(a, b, c,...)  ln G  ln f(a, b, c,...)         ...
G a f b f c f
Pour passer aux incertitudes, il suffit de prendre la valeur absolue de chaque terme de la somme
:
G  f  a  f b  f  c
       ...
G a f b f c f
Remarques
Calculer une incertitude consiste à déterminer le plus petit majorant de l’erreur. L’utilisation
directe des théorèmes élémentaires ne permet pas toujours d’aboutir à une incertitude minimale,
alors que la méthode du calcul différentiel donne la plus petite incertitude lorsqu’elle est
correctement utilisée.

11- Qualités des appareils de mesure


Une mesure dépend de l’expérimentateur, des appareils de mesure et de l’environnement.
Les qualités d’un appareil de mesure sont la fidélité, la sensibilité, la justesse, la rapidité
d’indication et la consommation.
La fidélité : Un appareil de mesure est fidèle lorsque la grandeur perçue ne dépend que de la
grandeur à mesurer. Le phénomène observé introduit, en plus de la grandeur à mesurer, des
grandeurs parasites.
Un appareil est fidèle si les résultats qu’il donne pour une même mesure sont reproductibles.
Les principales causes affectant la fidélité de l’appareil sont : la température, l’hygrométrie
(humidité), les frottements mécaniques, l’hystérésis et la dérive des valeurs avec le temps
(vieillissement)
Mais, on considère que l’appareil est fidèle si les écarts sont inférieurs au seuil de perception
de l’expérimentateur.
La sensibilité : C’est l’aptitude de l’appareil à déceler de petites variations de la grandeur à
mesurer :
d
s
dG
d : variation de la valeur indiquée,
dG : variation de la valeur à mesurer

Elle est définie comme étant la plus petite variation dG de la grandeur qui provoque un
déplacement perceptible dde l’aiguille de l’appareil indicateur.
La justesse : La justesse est l’aptitude de l’appareil à donner des indications qui ne sont pas
entachées d’erreurs de mesure se produisant de façon systématique.
Un appareil est juste s’il donne la valeur vraie de la grandeur.
Un appareil peut ne pas être juste dans le cas d’un mauvais étalonnage ou du vieillissement.
La consommation : Un appareil de mesure perturbe la mesure en consommant une partie de
l’énergie du mesurande, cela peut, en partie, être compensé en dotant l’appareil d’une source
d’énergie auxiliaire.
Exactitude : Un appareil est dit exacte (ou précis) s’il est à la fois juste et fidèle.
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La rapidité d’indication ou temps de réponse : Une mesure n’est jamais instantanée,


l’aiguille de l’appareil à déviation met toujours un certain temps pour atteindre sa position
définitive, ou pour se stabiliser autour d’elle. Pour les appareils à affichage numérique la
conversion analogique-numérique dure un temps donné qui dépend souvent de la précision
désirée et de la technique utilisée. De plus, certaines méthodes de mesure nécessitent plusieurs
manipulations avant de trouver le résultat, elles sont donc longues et peu rapides.

12- Etalonnage des appareils de mesure


Un appareil de mesure établit une relation entre la grandeur à mesurer et la grandeur lue sur le
cadran.
Pour étalonner un appareil on repère les valeurs de la grandeur lue (position de l’aiguille sur la
graduation) par une série de valeurs connues de la grandeur de mesure.
Ces valeurs sont construites soit à partir d’étalons (étalonnage absolu) soit à l’aide d’un autre
appareil déjà étalonné (étalonnage par comparaison).

13- Symboles graphiques des appareils de mesures


a) Appareils de mesure
Un appareil de mesure est représenté graphiquement par un symbole général complété
intérieurement par le symbole littéral de l’unité de la grandeur mesurée ou d’un multiple ou
sous-multiple de cette unité.

Symboles généraux (NF C 03-103)


Type Symbole Exemple
Appareil
indicateur

Ampèremètre indicateur de déphasage Indicateur de facteur de


puissance
Appareil
enregistreur

Wattheuremètre
Compteur

Compteur électrique
b) Symboles présents sur les cadrans des appareils de mesure NF C 42-100
Nature du courant Tension d’épreuve Position d’utilisation Classe de Précision
mesuré diélectrique
Continu Pas d’épreuve diélectrique Cadran vertical En % du calibre (ex: 2)

Alternatif monophasé Tension d’épreuve 500V Cadran horizontal En % de la longueur de la


graduation (ex : 1,5)
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Nature du courant Tension d’épreuve Position d’utilisation Classe de Précision


mesuré diélectrique

Continu et alternatif Tension d’épreuve Cadran incliné En % de la valeur vraie


monophasé supérieure à 500V (ex : (ex : 1)
2kV)

c) Caractéristiques générales d’un appareil à déviation


Voir la norme NFC42-100 (tableau détaillé des symboles graphiques)
a) Nature de la grandeur : alternatif, continu
b) Tension d’épreuve diélectrique
c) Position de travail : horizontale, verticale, inclinée
d) Classe de précision de l’appareil : Exprimée en % du calibre considéré, en % de la longueur
de la graduation, en % de la valeur vraie.
e) Réglage mécanique du zéro
f) Nature de l’appareil : Principe de fonctionnement de l’équipage mobile (voir tableau détaillé
des symboles graphiques). Appareil magnétoélectrique. Appareil magnétoélectrique avec
redresseur incorporé. Appareil magnétoélectrique avec redresseur extérieur à l’appareil.
Appareil ferromagnétique.

14- Méthodes générales de mesure


Elles se divisent en 3 grandes classes : Méthodes de déviation, Méthodes de zéro, Méthodes de
résonance

14.1- Méthode de déviation


Déviation directe : La grandeur inconnue est fonction de la déviation quantitative d’un appareil
de mesure.
Exemple : Une tension UX est définie par la déviation d’un voltmètre.
Déviation indirecte : les déviations conjuguées de plusieurs appareils de mesure permettent
par l’intermédiaire d’une expression mathématique de préciser la grandeur inconnue G.
Exemple : Pour mesurer R, R=V/I, il faut mesurer U et I puis calculer R.
Déviation et substitution : La grandeur inconnue GX est remplacée par une grandeur étalon
ajustable GE.
L’égalité de la grandeur inconnue et de la grandeur étalon connue est réalisée lorsque les
déviations des appareils de mesure sont identiques dans les deux cas.
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14.2- Méthodes de zéro


Directe : la grandeur inconnue est déterminée lorsque l’appareil de mesure donne une déviation
effective nulle.
Exemple : Pont de Wheatstone. Quand IG=0 alors X=R.A/B

Par substitution : la grandeur inconnue X est remplacée par une grandeur étalon ajustable RE.
Dans les deux circuits l’appareil de mesure indique une déviation nulle. Par suite X=RE.

14.3- Méthode de résonance


Directe : la grandeur inconnue est déterminée lorsque la déviation de l’appareil de mesure passe
par un maximum : c’est la résonance.

Lorsque la déviation observée sur l’ampèremètre passe par un maximum, il est possible
d’écrire LC 2  1
Par substitution : la grandeur inconnue X est remplacée par une grandeur étalon ajustable GE.
Lorsque les déviations sont maximales et identiques dans les deux cas : X=RE.
Remarque : On suppose évidemment que tous les organes du dispositif de mesure conservent
des caractéristiques constantes pendant la durée de mesure.
Conclusion : Dans tous les cas les mesures électriques feront appel dans leur principe aux
méthodes décrites et la détermination de la grandeur inconnue dépendra toujours au moins
d’une mesure effective.
Mais des variantes plus ou moins complexes, des artifices plus ou moins ingénieux pourront
être utilisées.
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Chapitre II : Méthodes de mesures

II.1. Mesures de tension


1- Méthodes directes de Mesures des tensions
Une tension ou une f.e.m continues ou alternatives peuvent être mesurées directement à l’aide
d’un appareil indicateur :
- Voltmètre à déviation - Voltmètre à affichage numérique - Oscilloscope

La précision des résultats est fonction de la classe des appareils utilisés et de l’erreur
systématique due aux impédances respectives du circuit à mesurer et du voltmètre.
Un voltmètre établit une correspondance entre une tension V et la déviation  due au passage
d’un courant i dans le circuit de l’appareil, on mesure alors la d.d.p aux bornes d’une résistance.

1.1- Mesure de f.e.m


Par définition, la f.e.m d’un générateur est la tension développée par ce dernier lorsque le
courant débité est nul.
K

r I
U V Récepteur
E

Figure 1 : (le récepteur R est isolé à l’aide de K)

Un voltmètre de très grande résistance interne mesure la tension développée par le générateur.
On a : E = U + rI (avec I très faible), si r est faible : E  U

1.2- Mesure de tension


a) mesure de la d.d.p entre A et B
R1 A Rth A
Thévenin
RV V V
E U0 R2 U0 RV
B B
U0 : tension de Thévenin
Rth : résistance Thévenin.
R2 RR
U0 = E et Rth = 1 2
R1 + R2 R1 + R2
RV 1
U mes = U 0 = U0
Rth + RV Rth / RV + 1
Pour que U mes  U 0 il faut que RV  Rth d’où l’erreur systématique relative :
U mes − U 0 RV Rth
= = − 1 petit donc  =
U0 RV + Rth RV + Rth
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b) d.d.p aux bornes d’un shunt


On veut mesurer la d.d.p aux bornes d’un shunt à l’aide d’un millivoltmètre de résistance interne
RV. Les fils de connexions de résistance r introduisent une erreur systématique.
RV
I S
V =U
RV + r
r U
RV
i R Pour que V  U , il faut que  1  RV  r
V RV + r
V

L’erreur systématique est négligée si RV  1000 , sinon on apporte une correction telle que :
RV + r
U =V
RV
Conclusion : L’erreur systématique engendrée lors de la mesure directe d’une tension est
d’autant plus élevée que RV/Rth ou RV/r sont grands. On admet que les erreurs systématiques
sont négligeables si RV/Rth>1000 et RV/r>1000.

1.3- Accessoires de mesure. Résistances additionnelles


On insère en série une résistance dans le circuit d’un voltmètre pour réduire la tension à une
RV
R valeur mesurable. Tension lue au voltmètre : V = U
RV + R
U R +R
U
RV V Le coefficient multiplicateur m à lui appliquer est : m = = V
V RV
En général, le constructeur livre avec le voltmètre un jeu de résistances
additionnelles étalonnées.
R1 R2 R3
RV
V

2- Mesures de tensions alternatives


a) Voltmètre de valeur de crête
La tension Vx est convertie en une tension continue U
U est pratiquement égale à la valeur de crête de Vx si la constante de Vx C R U
temps =RC est très grande devant la période T du signal. U est mesurée
par un voltmètre à courant continu.
b) Voltmètre de valeur moyenne
Vx est amplifiée par un ampli à courant alternatif, redressé à
l'aide du pont de Graetz puis mesurée par un appareil
magnétoélectrique
c) Voltmètre de valeur efficace
1- La tension est amplifiée puis mesurée par un millivoltmètre
magnétoélectrique à thermocouple (par exemple).
Amplificateur Pont de
à courant alternatif diodes
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2- Le voltmètre électrodynamique mesure directement la valeur efficace quelque soit la


forme du signal, son échelle est quadratique. C'est un voltmètre à valeur efficace vraie True
RMS

3- Méthode indirecte de mesures de tension par la méthode d'opposition


a) Principe
Cette méthode permet la mesure précise d'une tension ou d'une E
f.e.m continue. Elle consiste à opposer 2 d.d.p dont l'une est
connue, on règle celle-ci jusqu'à ce qu'un galvanomètre G placé 
dans le circuit indique un courant nul: c'est une méthode de
zéro.
On oppose la d.d.p inconnue à une d.d.p de référence ajustable R1 R’1
jusqu'à ig=0.
* Potentiomètre (R1,R'1) dont R1+R'1 reste constant.
* E=f.e.m d'une batterie d'accumulateur
* ex=f.e.m à mesurer
* e0=f.e.m de la pile étalon (pile de précision) ex 1
Elément Weston: e0=1.01865 V à 20°C
Le potentiomètre est une résistance variable étalon e0
La méthode nécessite 2 équilibrages :
2
R1 R2
1°) ex = E 2°) e0 = E
R1 + R1'+ R2 + R2'+
R1
Comme R1+R'1=R2+R'2=R alors ex = e
R2 0
II.2. Mesure des courants
1- Méthode directe de mesure des courants
Une intensité de courant continue ou alternative peut être mesurée directement à l’aide d’un
appareil indicateur. Un ampèremètre est un appareil de mesure qui fait correspondre à une
intensité i, la déviation  d’une aiguille. Comme pour la mesure de tension, la précision est
fonction de l’erreur de classe des appareils et de l’erreur systématique.
ZA
L’erreur systématique est négligeable si Z A   Z A
100
Cette condition est réalisée dans la plupart des cas. En effet, un
E SZ
ampèremètre possède généralement une impédance ZA interne très faible.

A ZA A ZA
A A
Zth
VAB
Réseau actif VAB
linéaire => Uth

B B

U th − VAB U 1  Z 
IA = =  avec I = I A 1 + A  I  I A si Z A  Z th
Z th + Z A Z th 1 + Z A  Z th 
Z th
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L’impédance interne de l’ampèremètre est très faible devant celle du circuit.

2- Utilisation du Shunt simple


Lorsque l’intensité du courant à mesurer est importante, on utilise, un r
i iC
shunt qui dérive une partie importante is de i :
i = iS + iC
is s
iC : courant qui passe dans le cadre
r : résistance du cadre
s : résistance du shunt
s+r
D’après la maille : r iC = siS on trouve ( s + r )iC = si  i = iC
s
i = k iC k : pouvoir multiplicateur du shunt

II.3. Mesures des résistances


1- Classification des résistances
Pour permettre le choix des méthodes de mesure, on peut classer les résistances en :
 Très faibles : R < 0,01  Faibles : 0,01 < R < 10 
 Moyennes : 10  < R < 10 K   Grandes : 10 K  < R < 10
 Très grandes : R > 10 M M

2- Méthode Voltampèremétrique
a) Mesure de résistances moyennes avec le montage amont
VMN = U (tension indiquée par le voltmètre)
I : le courant indiqué par l’ampèremètre.
RA : résistance de l’ampèremètre ; Ri : résistances de contact.
U
La loi d’ohm donne : R =
I

U
Il en résulte : R = X + RA  X = R − RA  X = − RA
I
NB : La grandeur mesurée R est d’autant plus proche de la grandeur inconnue X que X  RA
.
R− X X + RA − X RA
L'incertitude systématique relative :  = = =
X X X
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b) Mesure de faibles résistances avec le montage aval

U
La loi d’ohm donne : R = (Résistance mesurée)
I
XRV RRV R
Il en résulte : R = X // RV = X = =
X + RV RV − R 1 − R
RV
XRV
−X
R− X X + RV −X X X
L'incertitude systématique relative :  = = = = 
X X X + RV X + RV RV

3- Méthode de Zéro: Le Pont de Wheatstone


a) Principe
A Un pont de Wheatstone permet la mesure de faibles
et moyennes résistances
RX I G
R2 La résistance étalonnée RV est réglable et la
I1 G résistance RX est à déterminer.
A l’équilibre I G = 0  V A − VB = 0
C D
I2 B
RV R3
E

V A − VB = (V A − VC ) + (VC − VB )  VC − V A = VC − VB
VA − VB = (VA − VD ) + (VD − VB )  VA − VD = VB − VD
Donc R X I 1 = RV I 2 et R2 I 1 = R3 I 2

R2
Après élimination, on obtient l'expression de la résistance RX : R X = Rv 
R3
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b) Précision de la mesure

R X R v R 2 R 3
= + + + εs
RX Rv R2 R3
R i
: Erreur de construction des boîtes de résistances (i=2 , 3 et v) et s : Erreur de
Ri
sensibilité
(R v )pas
L'erreur de sensibilité est définie par le rapport détruisant l’équilibre.
Rv
(R v )pas
 s (%) = 100
Rv
Expérimentalement et théoriquement on détermine l'erreur de sensibilité minimale, en faisant
varier RV de RV pour provoquer une déviation  perceptible autour de zéro. Elle dépend de
la tension d'alimentation E.
Mais pratiquement, elle est limitée par le pas (RV )pas de la résistance variable étalon RV. Donc
elle devient:
(RV ) pas R2 (RV ) pas
s =  =
Rx R1 Rv

II.4. Mesures des impédances

1- Mesures de capacités
q
Un condensateur électrique est défini par sa capacité : C = dont l'unité est le Farad.
V
Chargé, un condensateur est un interrupteur ouvert en courant continu. En courant alternatif il
présente une impédance Z = 1/ C et déphase le courant de /2 en avant de la tension.

Selon l’impédance du condensateur, on utilisera le montage amont ou aval.


• Montage aval
2
U 
= (UCω)
2 2
I =I C + I V I = I 2
+I 2
+  I
C V  RV  C
A
2
1 U 
C = I - 
2
 V
Uω  RV 
U I
Si  I  C 
RV Uω
• Montage amont I C
A
I2 I
= Z 2 I 2 - R A2 I 2  C =
C ω
2 2
ω Z 2 I 2 - R A2 I 2 V
U I I
Puisque Z = donc C = Si R A I  U  C 
I ω U 2 - R A2 I 2 Uω
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1.2- Méthode wattmétrique de mesure de capacité


Ce montage utilisé en courant alternatif permet la mesure rapide de la capacité et des pertes
d’un condensateur. On obtient successivement :
P : valeur lue au wattmètre
S : produit des lectures U et I  S2 = P 2 + Q2
A W
P : puissance absorbée par les enroulements tension du I
voltmètre RV et du wattmètre RW
U 2
U 2 ~ V
V C
P = +
RV RW
La puissance réactive : Q = S 2 − P 2 = U 2Cω
S 2 − P2
La capacité : C =
U 2ω
Les pertes du condensateur sont P-P.

2- Mesure d’inductances
Une bobine parcourue par un courant variable est le siège d’une f.e.m d’autoinduction. Celle-
ci est d’autant plus élevée que le coefficient d’autoinduction ou inductance L est important.

• Schéma équivalent de la bobine sans noyau de fer


RL est la résistance ohmique et L l’inductance de l’enroulement
L’impédance de cette bobine est : Z = R L2 + L2ω2 Donc
L
1 RL
L= Z − RL
2 2

ω
Dans une bobine sans fer, L’inductance L est constante quelque soit l’intensité circulant dans
l’enroulement : l'inductance a un comportement linéaire.

2.1- Montage voltampèremétrique


• Mesure d’inductance dans le cas d’une bobine sans noyau de fer
Deux mesures sont nécessaires:
✓ Une mesure en courant continu permet de définir RL. les méthodes utilisées sont :
voltampèremétrique, mesure par comparaison ou pont de Wheatstone. A
✓ Une mesure en courant alternatif permet de définir l’impédance Z de I
la bobine. La valeur de Z conditionne le type de montage (amont ou
aval). On obtient : Z =
U V Z
I
En négligeant les consommations des appareils, on obtient:
1
L= Z 2 − R L2 avec  = 2f
ω

2.2- Le Q-mètre
On appelle coefficient de qualité d’une impédance quelconque le rapport de la réactance sur la
résistance.
Lω 1
Réactance inductive: Q = Réactance capacitive: Q =
R RCω
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Le Q-mètre est un appareil qui permet de mesurer la réactance et le coefficient de qualité d’un
dipôle, il utilise les propriétés de la résonance.

Pour une fréquence f déterminée, U restant constant, si L


R
C varie la résonance est réalisée pour LC02 = 1 ; La
tension V passe par un maximum. On lit alors les
V V
C
valeurs de V et de C. On en déduit : U V
V 1
Q = et L =
U C 2
V 1 Lω A
Le coefficient de qualité est : Q = = =
U RCω R Z1 Z2

3- Ponts en alternatif D
La mesure précise d’une impédance impose l’emploi d’une méthode C D
de zéro. Les montages utilisés dérivent du pont de Wheatstone. B
– Zi : impédances Z4 Z3
– D : détecteur GBF
Les conditions d’équilibre en notation complexe et en courant
alternatif sinusoïdal sont :

 Z1 Z 3 = Z 2 Z 4
Z1 Z 3 = Z 2 Z 4  
 1 +  3 =  2 +  4

Cet équilibre peut être réalisé de différentes façons mais pour une manipulation commode, on
réduit le nombre de paramètres en constituant deux des branches du pont avec des résistances
pures repérées P et Q.
Pont de type P/Q Pont de type P×Q
A A

Z1 P Z1 P
D D
C D C D
B B
Z4 Q Q Z3
U U

Les ponts de type P/Q permettent de mesurer des Les ponts de type P×Q permettent de mesurer des
impédances capacitives. impédances inductives.
Z1, impédance inconnue, est capacitive. À Z1, impédance inconnue, est inductive. À
l’équilibre: l’équilibre :
P PQ
Z 1 =Z 4 Z1 =
Q Z3
L’équilibre est réalisé si P et Q sont des L’équilibre est réalisé si P et Q sont des résistances
résistances pures et Z4 une impédance capacitive pures et Z3 une impédance capacitive réglable.
réglable.

NB : Dans les deux cas, l’impédance variable étalon est capacitive (C, R).
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II.5. Mesures de Puissance en continu


1- Relation fondamentale
La puissance absorbée par un récepteur quelconque est: P = U . I
(W) (V) (A)
2- Méthode de l'ampèremètre et du voltmètre
En courant continu, la mesure de la puissance consommée dans une charge Z peut s'effectuer
par simple utilisation d'un ampèremètre et d'un voltmètre. Les deux montages possibles sont
le montage Aval (fig 1-a) et le montage Amont (fig 1-b).
I RA IZ I RA IZ
A A
IV IV
+E +E
- V Z UZ - V Z UZ
RV RV

Figure 1 a) Montage aval b) Montage amont


La puissance consommée par la charge Z est approchée par le produit (VIA) des indications des
appareils.
Ces indications sont entachées d'une erreur systématique propre à chacun des deux montages.
Cas du montage Aval
 2
La puissance donnée par les appareils s'écrit : (VI A )lue = (U Z I Z )vraie +  V 
 RV erreur systématique

2
L'erreur systématique ΔP = V est égale à la puissance consommée par le voltmètre de
RV
résistance interne RV.
Cas du montage Amont
La puissance donnée par les appareils s'écrit : (
(VI A )lue = (U Z I Z )vraie + RA I A
2
)
erreur systématique

L'erreur systématique ΔP = RA I A est égale à la puissance consommée par l'ampèremètre de


2

résistance RA.
Remarque : En général, on préfère le montage Aval car la résistance du voltmètre qui introduit
l'erreur est connue avec une meilleure précision que la résistance interne de l'ampèremètre.

3- Wattmètre électrodynamique en continu


En utilisant pour mesurer une puissance en courant continu, un wattmètre plutôt qu'un voltmètre
et un ampèremètre, on gagne en commodité (lecture directe) et éventuellement en précision (on
remplace 2 appareils par un seul).
La bobine fixe d'un élément moteur électrodynamique est montée en série avec la charge: elle
est appelée bobine intensité ou bobine gros fil (circuit intensité de résistance rA). La bobine
mobile, en série, de résistance élevée est placée en dérivation: c'est la bobine tension ou fil fin
(circuit tension de résistance RV). Un wattmètre comporte 4 bornes.
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Montage aval du wattmètre en continu Wattmètre


I1 I
L 1, r A
I1 = I2 + I et I2 = U donc I1 = U + I (rA,RV)
RV RV W
I2
E

R
L2 U
R

RV

   2 
La déviation de l'aiguille (ou du cadre):  = k I1 I2 = k  U + I  U = k  U + U I 
 RV  RV RV  RV 
L'appareil indique la puissance absorbée par le récepteur augmentée de la puissance
consommée par son circuit tension.
2
En conclusion, pour le montage aval du wattmètre: Pexact = Plue − U
RV
Montage amont du wattmètre en continu
Wattmètre
I
r L 1, r A
I1 = I et I2 = A I + U
RV RV (rA,RV)
donc W
I2
E

R
L2 U
R
RV

 rA 
 = k I1 I2 = k I  U + I
 RV RV 
(
Finalement:  = k U I + rA I
RV
2
)

Dans ce montage c'est la puissance consommée par le circuit intensité qui est mesurée en
excès, on a montré que  est proportionnelle à la puissance absorbée par le circuit.
En conclusion, pour le montage amont du wattmètre: Pexact = Plue − rA I
2

II.6. Mesures de Puissance en alternatif


1- Puissance instantanée et puissance moyenne
La puissance moyenne absorbée par un récepteur soumis à une tension périodique :
T T
P = 1  P(t) dt = 1  u(t)  i(t) dt
T 0 T 0
P(t) est la puissance instantanée telle P(t)=u(t).i(t)
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Si u et i sont des grandeurs sinusoïdales instantanées : u = Ueff 2 cos t et


i = Ieff 2 cos( t + )
La puissance moyenne est alors P = Ueff . Ieff cos
Donc pour un courant sinusoïdal P = U . I cos ( U=Ueff et I=Ieff)
S=U.I est la puissance apparente telle que P  S , son unité est le volt-ampère (VA)

2- Puissance complexe, puissance apparente, puissance active et puissance réactive


La puissance moyenne consommée dans un circuit est aussi appelée puissance active (ou
également puissance réelle). Elle est définie par : P = U . I cos (l'unité est le Watt)
Pour la commodité des calculs, on fait intervenir une puissance fictive appelée puissance
réactive et définie par : Q = U . I sin  (l'unité est le VAR ou Voltampère réactif)
La puissance apparente S (en VA) est liée aux puissances active et réactive par : S = P + Q
2 2 2

On peut également définir la puissance complexe: P = P + i Q


Les théorèmes suivants facilitent l'étude des circuits en courant alternatif.
3- Wattmètre électrodynamique en alternatif
Il existe aussi deux possibilités de branchement des bobines tension et courant, le montage Aval
ou Amont. Le montage du wattmètre en amont correspond à la figure 1, le montage en aval
correspond à la figure 2.

I I
Schéma
L 1, r A équivalent
L 1, r A
Z

L2

Z
U
RV U
L2 Charge

W-mètre
RV

Figure 1. Montage amont

I I
Schéma
L 1, r A équivalent
L1, rA
Z

L2
Z

U
L2 RV Charge U
W-mètre
RV

Figure 2. Montage aval

Aux erreurs systématiques prés, le wattmètre affiche la puissance active dans la charge Z
selon la relation : Pa = U eff Ieff cos Où φ est l'angle de déphasage entre
U et I.
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4- Méthode des 3 voltmètres pour la puissance active


T
La puissance active consommée par le récepteur s'écrit: P = 1  u3.i dt
T 0
Or u1=u2+u3 et u2=R0.i
u2

i R0
V
u1 ~ Z
u3
V V

Figure 3

u12 = u 22 + u32 + 2.u 2 .u3 = u 22 + u32 + 2.R0 .i.u3 => u3.i = 1 (u1 − u2 − u3 )
2 2 2
Donc
2.R0
T T
P = 1  u3.i dt = 1  (u1 − u2 − u3 )dt
2 2 2
La puissance:
T0 2.R0.T 0
Les tensions en valeurs efficaces (U1, U2, U3) sont lues sur les 3 voltmètres (figure 3), la
puissance active sera:
P = 1 (U1 − U 2 − U3 )
2 2 2
2.R0

II.7. Mesures de déphasage


La mesure du déphasage entre deux tensions ou entre le courant et la tension permet de
déterminer le facteur de puissance, la puissance active et le facteur de qualité.

1. Mesure directe de déphasages à l'oscilloscope


Le temps τ qui sépare les instants où deux signaux U1 et U2, de même fréquence et déphasés
d'un angle φ, passent successivement par zéro en variant dans le même sens, est donné en
fonction de ce déphasage φ par l'égalité suivante :
 τ τ
τ = T   = 2π rd  = 360 degré
2π T T
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2. Mesure de déphasages avec les figures de Lissajous


Lorsqu'on applique aux plaques de déviation horizontales et verticales d'un oscilloscope deux
tensions sinusoïdales U1 et U2 de même fréquence, et déphasées l'une par rapport à l'autre d'un
angle φ, la figure, une ellipse que le spot dessine sur l'écran est caractéristique de l'angle φ; elle
est appelée figure de Lissajous.

Le déphasage est donné par la relation suivante:

 = Arcsin 
OB   BB' 
 = Arcsin  
 OA   AA' 

II.8. Mesures de fréquences et de périodes


1. Mesure directe de fréquence à l'oscilloscope
Le temps T qui sépare les instants où le signal sinusoïdal U1 s'annule en variant dans le même
sens est la période du signal. La fréquence est calculée par : f = 1 / T

2. Mesure de fréquences avec les figures de Lissajous


Lorsqu'on applique aux plaques de déviation horizontales et verticales d'un oscilloscope deux
tensions sinusoïdales U1 et U2 dont les fréquences sont dans un rapport entier: f2=nf1 on obtient
des figures de Lissajous. Connaissant f1, on en déduit f2.
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x(t)=sin(2ft); y(t)=sin(22ft)

0.8

0.6

0.4

0.2

y(t)
0

-0.2

-0.4

-0.6

-0.8

-1

-1 -0.8 -0.6 -0.4 -0.2 0 0.2 0.4 0.6 0.8 1


x(t)

x(t)=sin(2ft); y(t)=sin(24ft)

0.8

0.6

0.4

0.2
y(t)

-0.2

-0.4

-0.6

-0.8

-1

-1 -0.8 -0.6 -0.4 -0.2 0 0.2 0.4 0.6 0.8 1


x(t)

Figure de Lissajous pour f2=2f1 (La besace) pour f2=4f1 (La besace

3. Mesure de fréquences par la méthode du fréquencemètre


Pour la mesure de fréquence par un système numérique, un signal de fréquence inconnue fx est
mis en forme, ensuite un compteur binaire ou décimal va compter le nombre de front montant
du signal inconnu entre 2 fronts montants du signal d'horloge de fréquence fe.
Te=1/fe

Horloge fe

Signal fx

n impulsions
Tx=1/fx
n est le nombre d'impulsions entre 2 fronts montants du signal d'horloge.

La fréquence du signal à mesurer est égale à: f x = n f e


Ce système convient pour la mesure de fréquences moyennes et élevées. (supérieures au Hertz)
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4. Mesure de fréquences par la méthode du périodemètre


Pour la mesure de période par un système numérique, un signal de fréquence inconnue fx est
mis en forme, ensuite un compteur binaire ou décimal va compter le nombre de front montant
du signal d'horloge de fréquence fe entre 2 fronts montants du signal inconnu.

Tx=1/fx

Signal fx

Horloge fe

n impulsions
Te=1/fe

n est le nombre d'impulsions entre 2 fronts montants du signal inconnu.

La période du signal à mesurer est égale à: Tx = n Te


Donc la fréquence est: f x = 1 / Tx
Ce système convient pour la mesure de fréquences basses et très basses.(inférieures au Hertz)

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