Pour Dorion, la nature est un refuge où on se reconnecte avec
sois-même. On y découvrira un lien entre l’Homme et la
nature, où la poétesse utilisera la forêt pour faire des
métaphores et révéler des émotions.
Canadienne née le 21 avril 1958 au Québec et
principalement poétesse, elle a également publié des romans,
mais le poème qu’on va étudier fait partie du recueil de
poèmes « mes forets » plus précisément dans « l’onde du
chaos » qu’elle publiera pour la 1er fois en 2021 et qui sera
dans le programme du bac.
Comment Hélène Dorion montre-t-elle a travers la forêt les
tourments intérieurs des individus qui se sentent perdus ?
A n d’y répondre on s’intéressera à la forme et au sens du
poème d’un point de vue interne ( par la poétesse ), puis d’un
point de vue grammatical dans un deuxième temps.
fi
Tout d’abord, la première chose qu’on peut remarquer est que
ce poème est construit en vers libre. Présentée dans « l’onde
du chaos » en début de recueil, la poétesse exprime une
tonalité plutôt mélancolique, de l’inquiétude ou encore un
sentiment de tristesse. Hélène Dorion dans son poème, utilise
un langage plutôt courant sans trop de mot complexe, avec
une touche de soutenu ce qui permet une meilleure ré exion
sur le sens du texte. La locutrice semble s’adresser à nous, les
lecteurs, en partageant son point de vue sur se monde qu’elle
cite : en lambeaux, froid, d’arbres abattus dont elle explique
sa peine.
Ce texte composé d’un huitain, d’un neuvain et d’un quintil
ne possède aucune ponctuation, mais dispose des espaces
entre les mots au vers 8, 9 et 17 pour nous faire ré échir.
Il dispose de 4 propositions subordonnées dont, par exemple :
- « au dedans de soi » ( Vers 3) comme pour dire au fond de
soi même, une partie qu’on ne partage pas.
- « Qui brule nos mots » ( vers 14 ) comme l’inquiétude qui
s’empare de nous, quelque chose qu’on n’arriverait pas à
dire.
- « Qui souf e » ( vers 21 ) a n d’être apaisé comparé au
tout début, une opposition au vacarme avec par exemple
« un temps de glace », « s’annoncent les orages » ou
encore « de rêve qui fondent ».
Les pronoms « nos » qui reviennent dans ce poème mais
également dans le recueil en lui même nous font se sentir
impliqué, comme si le lecteur était sur place pour découvrir
la forêt comme Hélène Dorion le fait à travers ses poèmes.
C’est pour cela que la locutrice utilise pareillement le présent
de l’indicatif. Beaucoup de gures de style sont utilisées
comme :
fl
fi
fi
fl
fl
- La métaphore dans « il fait un temps de foudre et de
lambeaux », « le labyrinthe des miroirs », « le bruit secret
des nuages ».
- L’oxymore dans « Il fait pluie maigre »
- L’anaphore avec les trois répétitions de « il fait »
- L’énumération dans « guerres, famines, tristes duretés »
A travers la métaphore des forêts, Hélène Dorion illustre les
tourments intérieurs des individus en associant la nature et les
états émotionnels compliqués, permettant de se trouver sois
même comme la poétesse le fait en « aboutissent » à un
cheminement personnel.