Cours Ogc II
Cours Ogc II
ESTPO
COURS : ORGANISATION ET GESTION DES
CHANTIERS
GUETCHO T. Martial
Tel : 226 72 13 01 15
E-mail : martiau2004@[Link]
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PROGRAMME
I. Introduction générale
• Coûts de revient
• Le suivi du chantier-comparaison
• Le cahier de chantier
• Le bilan de chantier
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INTRODUCTION GENERALE
Objectif général :
A la fin de cette leçon, l’étudiant devrait être capable de comprendre d’une façon sommaire le
déroulement général de tout projet de bâtiment et de travaux publics.
Vous savez tous ce qu'est un chantier : C'est un lieu où l'on rassemble des matériaux, des matériels, du
personnel dans le but de réaliser une construction pour un client.
Cela entraîne pour l'entreprise ou les entreprises qui vont réaliser l'ouvrage à devoir :
¾ Avant de commencer, s'engager fermement sur un prix global pour l'ouvrage ou la partie
d'ouvrage qu'il leur est confié, à respecter un délai d'exécution.
¾ Mais le B.T.P est une industrie très particulière où chaque produit, unique en son genre,
est un prototype qui n'a jamais été fabriqué, et dont à priori on ne connaît ni le coût réel, ni la
durée précise d'exécution
En comparaison cela n'a rien à voir par exemple avec l'industrie automobile où le prix de revient et la
cadence de fabrication sont déterminés d'après la réalisation d'un certain nombre de prototypes.
Pour palier à cette absence de prototypes, dans l'industrie du B.T.P., on décompose chaque réalisation
en sous ensembles ou ouvrages élémentaires types qui se retrouvent de façon assez semblables de
chantier en chantier.
Exemple
Les semelles, poteaux, voiles, poutres, planchers, sont des sous ensembles types servant d'éléments
d'évaluation dont il faut connaître au mieux :
Toutes ces données sont répertoriées au sein de l'entreprise et constitue une sorte de "banque de
données" qui permet de répondre rapidement et correctement à des offres de marchés, de suivre les
différentes évolutions de ces coûts, c'est un des aspects de la "Gestion de chantier".
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Maintenant que l'entrepreneur s'est engagé sur une durée d’exécution, cela veut dire que la somme des
différentes durées élémentaires des sous ensembles types doit rentrer dans l'enveloppe fixée. Cette
somme est appelée : étude des plannings c'est un autre aspect de la gestion de chantier.
Un certain nombre d'éléments complémentaires interviennent aussi en O.G.C., avant, pendant et après
le chantier, nous aurons l’occasion d'en reparler.
a) ses fonctions :
il dresse les plans des travaux à exécuter, établit les projets;
il assure l'appel d'offres;
il dirige et surveille l'exécution des travaux qu'il coordonne et contrôle;
il donne les ordres par écrit ;
il s'occupe du règlement des travaux après vérification des mémoires et réception.
Il est aidé d'ingénieurs, de dessinateurs et divers techniciens.
b) ses responsabilités :
la responsabilité décennale relative à tout vice de construction mettant l'ouvrage
en péril ;
la responsabilité de 2 ans pour vices cachés dans les menus ouvrages.
4) l'entrepreneur :
il est chargé, après la signature du contrat, d'exécuter les travaux, en fournissant les matériaux, le
matériel et la main-d' œuvre.
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a) ses responsabilités :
- il est soumis, au même titre que l'architecte, aux responsabilités décennale et biennale prévues
par le code civil ;
- il est soumis au respect de la réglementation du code du travail ;
- il est responsable de tout retard à la livraison des travaux.
b) les employés de l'entrepreneur :
Il y en a 3 grandes catégories :
- les I.A.C.: Ingénieurs Assimilés et Cadres: les chefs de services, les conducteurs de travaux,
les techniciens supérieurs, les chefs métreurs, les chefs comptables,...
- les E.T.A.M : Employés, Techniciens et Agents de Maîtrise: les chefs de chantiers, les
métreurs, les techniciens moyens des services techniques, les agents de la gestion
administrative.
- la main-d'œuvre ouvrière :
• manœuvre : personnel de simple exécution, sans responsabilité, effectuant des tâches
auxiliaires, ne nécessitant pas de spécialisation ou d'adaptation préalable: rangements,
manutention manuelle de terre et chargement sur camions, nettoyage ordinaire,
gardiennage,...
• ouvrier spécialisé : personnel effectuant des travaux simples nécessitant une
spécialisation ou une adaptation préalable, sans initiative particulière ni formation
professionnelle: ex. dosage selon instructions reçues, fabrication à la bétonnière usuelle
des bétons et mortiers couramment utilisés,...
• ouvrier qualifié : personnel effectuant des travaux pouvant appeler des initiatives et
nécessitant des connaissances acquises par formation professionnelle ou pratique
équivalente ; ex: maçonnerie, coffrage, carrelage, ouvrages simples en B.A., assemblage
et façonnage d'armatures,...
• chef d'équipe : ouvrier qualifié possédant la maîtrise de son métier, et chargé de conduire
une équipe suivant les directives données par les agents de maîtrise.
• agents de maîtrise.
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Le bureau d'études
o il est chargé d'établir après calculs appropriés, les plans d'exécution (coffrage, ferraillage,
préfabrication, montage...) à partir des plans du DAO; les calculs B.A. sont parfois réalisés par
des bureaux d'études spécialisés extérieurs à l'entreprise adjudicataire; ils peuvent être
imposés par le maître d'œuvre.
o il participe à l'établissement des soumissions pour répondre aux appels d'offres;
o il comprend des dessinateurs, des calculateurs,...
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o il est chargé de chiffrer les commandes d'après les plans, de contacter les fournisseurs et sous
traitants, d'établir les situations mensuelles de travaux et les mémoires; au stade de
l'adjudication, il est chargé d'établir le prix de revient d'une offre;
o il comprend essentiellement des métreurs
o il est chargé de mobiliser et ouvrir les chantiers, de faire exécuter les travaux selon les plans
fournis et les règles de l'art, en respectant les plannings, les prix découlant du marché
concerné;
o il assure l'approvisionnement des chantiers, surveille, contrôle le déroulement des travaux, fait
appliquer les règlements d'hygiène et de sécurité;
o il comprend des conducteurs de travaux, des chefs de chantiers, des commis de chantiers, le
personnel d'exécution.
o il fait les études de prix: chiffrer les ouvrages élémentaires, les temps élémentaires;
o il établit les documents de préparation de chantier :
- plans d'aménagement général
- fiches d'instruction détaillées sur les modes opératoires, avec introduction des dispositifs
de sécurité dans le processus d'exécution (organisation des postes de travail)
- plannings d'ordonnancement et d'exécution (approvisionnements, rotation d'équipes
spécialisées et de matériels...)
Le service matériel
II gère le parc matériel : il est chargé d'entreposer, d'acheminer, d'entretenir et de réparer le matériel et
l'outillage nécessaires au fonctionnement des chantiers :
C'est le technicien de l'exécution proprement dite, la charnière entre la main-d’œuvre ouvrière et les
intellectuels du siège. C'est l'homme des travaux.
• il repartit les tâches aux chefs d'équipes ;
• il élabore les rapports hebdomadaires et journaliers avec l'aide du commis pointeur ;
• il contrôle et vérifie la bonne exécution des tâches confiées aux chefs d'équipes ;
• il gère le personnel et le matériel sous sa responsabilité ;
• il dispose des hommes, du matériel et des matériaux nécessaires à l'exercice de sa fonction ;
• il met en application les règlements d'hygiène et de sécurité sur le chantier.
C'est le "chef de famille" du chantier et à ce titre, il doit avoir une bonne moralité et les qualités
humaines requises pour entretenir une ambiance de famille propice au travail. Il est le garant de la
discipline sur le chantier.
Le chef de chantier possède des collaborateurs qui l'aident directement dans l'exécution de ses tâches.
Il s'agit :
* du personnel d'appui technique : topographe, mécanicien,...
* du personnel administratif et de gestion : magasinier, commis, gestionnaire,...
Ils concourent tous à la bonne exécution des tâches du chef de chantier. Comme tous les autres
techniciens, le langage commun est le dessin graphique et la technologie de la construction.
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Les chapitres qui suivent seront consacrés à la procédure d’estimation financière, à la planification
technique et administrative, ainsi qu’au suivi d’exécution des projets de BTP.
Une dernière partie sera consacrée à l’évaluation du chantier et un mini projet sera soumis aux
étudiants pour évaluer l’atteinte des objectifs fixés.
Travaux dirigés :
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Tout projet de construction d’ouvrage de génie civil est soumis, pour son exécution, à trois contraintes
fondamentales à savoir : la contrainte de coût, la contrainte de délai et la contrainte de qualité selon les
règles de l’art.
Il est donc important pour l’entreprise adjudicataire du marché, de bien préparer, organiser et gérer le
chantier depuis la soumission à l’appel d’offre jusqu’à l’achèvement des travaux.
L’entreprise a intérêt à bien estimer le projet en tenant compte des réalités du site et d’un certain
nombre de paramètres lors de la soumission, à bien faire ses prévisions et à bien planifier les
différentes activités conduisant à la bonne exécution du projet lors de la notification du marché, à veiller
à la mise en application des plannings dans des conditions favorables de travail lors de l’exécution du
projet, et enfin à bien effectuer un bilan de chantier à la fin du projet.
A la fin de ce cours, l’étudiant devrait être capable de préparer et de conduire avec succès l’exécution
de tout projet de génie civil.
Dans le but d’atteindre l’objectif général assigné, l’étudiant devrait être capable de :
L’étude des prix a pour but de calculer, les prix de vente hors taxes (P.V.H.T) des ouvrages
élémentaires (O.E) afin d’en déduire à l’aide du devis quantitatif le montant total ou partiel des travaux
hors taxes (H.T) et toutes taxes comprises (T.T.C).
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Tout ouvrage peut être décomposé en ouvrages élémentaires. Exemple : un bâtiment constitué de
poteaux, poutres, planchers, murs, etc.
L’ensemble des dépenses directement associées à la réalisation d’un ouvrage élémentaire est appelé
déboursé sec. Il comprend : la main d’œuvre directe (MOD), les matériaux, le matériel et les matières
consommables.
Ce sont les dépenses indirectes de chantier, liés au fonctionnement du chantier et au gros matériel
commun aux différentes parties de l’ouvrage (ex : grue, centrale à béton,…).
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- les frais de matériel non affectable à une tache précise ou ouvrage élémentaire (grue, la
toupie, etc.) ;
- les frais d’installation et de repliement
- les fournitures complémentaires de chantier (eau, électricité, etc.) ;
- intervenants extérieurs : laboratoire, géomètre ;
Le coût de la production de l’ouvrage est la somme des déboursé secs et des frais de chantier.
C.P = D.S + F.C
Les frais généraux sont les frais nécessaire au bon fonctionnement de l’entreprise. On les classe en
deux catégories :
o Les frais d’études (études générales, devis infructueux,…) ainsi que les frais d’exploitation
(dépenses communes à l’ensemble des chantiers)
o Les frais de siège : frais d’organisation et de gestion de l’entreprise
Ce sont les dépenses affectables à un ouvrage donné qui ne concernent pas la production sur
chantier :
o Frais de marché ;
o Frais exceptionnels
Le coût de revient est la somme du coût de production (C.P), des frais d’opération (Fop) et des frais
généraux (F.G) :
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Il est obtenu à partir du coût de revient prévisionnel auquel on ajoute la « la marge bénéficiaire et
aléas » (B&a) choisie pour l’opération.
. . . = . + &
Le coefficient de vente est la valeur à appliquer sur le D.S de l’ouvrage élémentaire pour obtenir son
prix de vente hors taxes.
Rappel : . . . = . + . + + . + &
Or les différents frais sont généralement établis en % des déboursés secs ou du P.V.H.T :
Exemple :
%
Avec : = ( )%
Le devis quantitatif et estimatif (D.Q.E) donne dans un tableau pour chaque partie de l’ouvrage :
Le total des montants H.T des ouvrages élémentaires inscrit dans la colonne « montant partiel »
représente le montant total H.T de l’ouvrage.
Ce montant doit être suivi du montant correspondant à la taxe sur la valeur ajoutée (T.V.A)
Pour finir, on calcul le montant total toutes taxes comprises (T.T.C) en ajoutant le montant de la T.V.A
au montant total H.T de l’ouvrage.
. . = . + . .
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Exemple de D.Q.E
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DEBOURSE
QUANTITE DEBOURSE DEBOURSE DEBOURSE
DESIGNATION UNITE MAIN
UNITAIRE UNITAIRE MATERIAUX MATERIEL
D'ŒUVRE
MATERIAUX
- Matériaux 1 Q1 u1 P1 D1 = Q1 X P1
- Matériaux 2 Q2 u2 P2 D2 = Q2 X P2
- Matériaux 3 Q3 u3 P3 D3 = Q3 X P3
MATERIELS
- Matériel 1 Q'1 u'1 P'1 D'1 = Q'1 X P'1
- Matériel 2 Q'2 u'2 P'2 D'2 = Q'2 X P'2
- Matériel 3 Q'3 u'3 P'3 D'3 = Q'3 X P'3
MAIN D'ŒUVRE
D''1 = Q''1 X
Q''1 u''1 P''1
- Main d'œuvre 1 P''1
D''2 = Q''2 X
Q''2 u''2 P''2
- Main d'œuvre 2 P''2
D''3 = Q''3 X
Q''3 u''3 P''3
- Main d'œuvre 3 P''3
STa = STb = STc =
TOTAUX PARTIELS
D1+D2+D3 D'1+D'2+D'3 D''1+D''2+D''3
Ce sont des temps d’exécution, exprimés en heure de présence ou en heures productives, nécessaires
à la main d’œuvre de production pour réaliser une unité d’O.E donnée.
NB : Vous devez systématiquement ramener les temps unitaires exprimés en heure d’équipe en
temps unitaires exprimés en d’ouvriers. Pour cela, il suffit de multiplier le temps unitaire
d’équipe par le nombre d’ouvriers la composant
Exemple : 0,5h pour une équipe de 5 ouvriers équivalent à : 5 x 0,50 = 2,50 h d’ouvrier.
Le besoin en main d’œuvre correspondant est obtenu en calculant le produit du temps unitaire de main
d’œuvre par la quantité d’O.E.
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Exemple : Le besoin en M.O pour le bétonnage d'un m2 de dalle est : 2,50 x 0,200 = 0,50 h Réalisation
d'un m2 dalle en B.A (O.E) : T.U de fabrication et mise en œuvre d'un m3 de béton pour dalle = 2,50
h/m3 ; Quantité de béton de l'O.E = 0,200 m3/m2.
Ce sont les besoins réels en matériaux y compris les pertes, casses ou chutes servant à la
réalisation d'une unité d'O.E. (sable, armatures, briques,...).
Les pertes, chutes, casses entraînent une majoration des frais engagés par une majoration des quantités
approvisionnées.
Elles sont estimées en % à partir de statistiques d'entreprises ou d'études précises du besoin réel en
matériaux.
Le coefficient permettant de déterminer la quantité élémentaire sera différent, selon que les pertes sont
exprimées en fonction des quantités en œuvre, ou en fonction des quantités approvisionnées.
1er cas : les pertes sont données en fonction des quantités en oeuvre :
Ce sont des temps d'utilisation, exprimés en heures effectives ou en heures productives du matériel de
production pour réaliser une unité d'O.E donnée. Ils comprennent la part normale de temps morts
(tracé au sol, nivellement,.) inhérents à la réalisation mais pas les immobilisations prolongées.
Les besoins réels en matériel de production pour réaliser une unité d'O.E donnée sont obtenus en
calculant le produit du temps unitaire d'utilisation du matériel par la quantité d'O.E.
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Le coût dû aux matières consommables est soit pris en compte dans le sous détail de prix, soit
incorporé comme matériaux ou soit directement répercutés dans les frais de chantier.
II.2.2 Calcul des déboursés horaires (ou coût horaire) de main d'œuvre
¾ Etude des déboursés horaires (ou coût horaire) de main d'œuvre (D.H)
Le déboursé horaire main d'œuvre est le coût que doit payer l'entreprise pour une heure de travail de
main d'œuvre.
C'est le résultat du rapport suivant :
é é é é
. =
ℎ
. ′é
. =
′é
Pour établir les déboursés horaires des ouvriers, selon leurs spécialités, on doit connaître :
- Les salaires bruts des ouvriers par qualification
- La proportion d'heures supplémentaires
- Le montant des primes diverses
- Les avantages en nature (nourriture, logement)
- Les indemnités et remboursement de frais
- Le pourcentage des charges salariales (C.S)
- Les congés payés (C.P.)
- Les jours fériés (J.F.), chômés sans diminution de salaire
- Les repos hebdomadaires, samedis et dimanches en principe dans le B.T.P.
- Les absences exceptionnelles, rémunérées et non remboursées à l'employeur
- Les ponts rémunérés et non récupérés et R.T.T.
Les repos compensateurs obligatoires (R.C.o)
- Les repos compensateurs de remplacement (R.C.r), qui permet de remplacer le paiement des
H.S. et/ou de leur majoration.
- Les temps improductifs (T.I.)
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C'est le salaire horaire brut de base qui correspond à l'horaire hebdomadaire légal (sans heure
supplémentaire : 40 h par semaine), en fonction de la qualification de l'ouvrier.
Dans le domaine du B.T.P, les taux horaires de base sont fixés par département en fonction de
l'échelon de l'ouvrier.
Le paiement mensuel des salaires est obligatoire dans toutes les professions visées selon le code du
travail au Burkina Faso.
Ce sont les heures rémunérées en plus du salaire mensuel lorsqu'elles sont effectuées en plus
de l'horaire convenu.
Exemples :
Déterminer l'incidence de la majoration des heures supplémentaires (Is) en % du taux horaire de base :
Pour 41 h par semaine : T.H.B = 4 693 F CFA/mois ;
Les primes et gratifications sont des récompenses en argent assujetties aux charges
salariales. Les avantages en nature sont à intégrer aux déboursés. Ils sont assujettis aux
charges. Les indemnités ou remboursements de frais peuvent être non soumis en tout ou
partie aux charges salariales :
- indemnités de panier (repas sur place, sur chantier)
- indemnité de repas (repas pris au restaurant)
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Ce sont des temps rémunérés sans travail, souvent exprimés en % du temps de présence (visite
médicale, ...)
II.2.3 Calcul des coûts hors taxes des matériaux rendus chantiers
La valeur de chaque matériau rendu chantier est un élément essentiel du calcul des prix. Cette
valeur est toujours calculée hors taxe.
Ce calcul doit être effectué en dehors de celui des déboursés d'ouvrages, généralement en
étude préliminaire.
La détermination d'un coût hors taxes d'un matériau rendu chantier fait entrer en jeu les éléments
suivants :
- Valeur d'achat hors taxes (H.T) nette de remise
- Frais d'emballage et de conditionnement
- Frais de transport
- Frais de manutention (chargement et déchargement)
- Frais relatifs aux assurances
- Certains frais financiers
- Certaines charges complémentaires
Nota : Les incidences des pertes, casses, chutes, etc. sont rajoutées au niveau des quantités mises en
œuvre et non sur le coût hors taxe rendu chantier.
Les prix sur les matériaux sont hors taxes, c'est à dire sans la T.V.A :
- T.V.A au Burkina Faso : 18 %
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Les frais engagés sont assimilables à un coût supplémentaire. Ces frais s'appliquent aux quantités
approvisionnées ou quantités à commander (pertes incluses) et non aux quantités en œuvre ou quantités
nécessaires.
o Si les frais sont engagés par le fournisseur ou un transporteur, ils figurent en clair sur sa facture ;
Il faut donc reprendre le montant facturé et le ramener à l'unité de matériau avant de l'ajouter à
la
valeur d'achat.
Exemple : transport de sable : 22 500 F CFA pour 9m3 : 22 500 / 9 = 2 500 F CFA pour 1 m3 de sable
o Si les frais sont engagés par l'entreprise, ils sont estimés en D.S (puisque c'est un coût
supplémentaire) puis ramenés à l'unité de matériau avant d'être ajoutés à la valeur d'achat :
Exemple : Incidence du déchargement : ((2 083.33x3) x 2)/ 500 = 25 F CFA par sac.
Déchargement de 500 sacs de ciment : 3 heures de main d'œuvre pour 2 ouvriers, sachant
qu'un ouvrier coûte 2 083.33 F CFA par heure à l'entreprise.
¾ Etude des charges complémentaires
Il faut calculer l'incidence unitaire, puis la rajouter dans le calcul de la valeur hors taxe du matériau
rendu chantier.
¾ Tableau de synthèse
Deux éléments sont nécessaires au calcul du coût d'utilisation d'un matériel de production :
- la somme des dépenses engagées pour l'utilisation du matériel pendant une période,
- la production correspondante.
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é é
Coût d utilisation du matériel de production (F CFA⁄h , F CFA/km, … ) =
Les dépenses constituant les coûts d’utilisation varient en fonction du type de matériel et des conditions
de son emploi.
Dans le cas des matériels de production quatre dépenses principales sont à considérer :
- l'amortissement (ou les frais de location),
- l'entretien et les réparations (dans le tarif de location),
- les matières consommables (carburants, lubrifiants,),
- les frais complémentaires (assurance...).
Les frais de main d'œuvre de conduite peuvent être intégrés à ces coûts. Il convient toutefois de les
étudier à part.
¾ Estimation de la production
Chaque sous détail fera l’objet d’une étude méthodique comportant 5 phases :
bilan des composants du prix étudié,
recherche ou étude, puis report des « quantités élémentaires de composants »,
recherche ou étude, puis report des « déboursés unitaires correspondants »,
calcul des parts de composants, puis du D.S de l’unité d’O.E ou de l’O.E,
calcul du (ou des) P.V.H.T correspondants à reporter dans le D.Q.E :
• soit en utilisant les pourcentages majorateurs de charges complémentaires et bénéfice,
• soit en utilisant un coefficient de P.V.H.T applicable aux D.S des O.E (coefficient k).
En présence d' "O.E. composites " faisant appel à des "composants complexes " (béton par exemple,
dans le cas d'élément préfabriqué en B.A. ou mortier, dans le cas d'une maçonnerie, d'un enduit ou
d'une chape), il convient d'évaluer préalablement chaque composant complexe en D.S. matériaux seuls
(sous-détails primaires) ; la main d'œuvre étant quant à elle, directement prise en compte de manière
apparente au niveau du sous-détail final.
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Lors de la construction d'un ouvrage, on va retrouver généralement des similitudes entre des bétons,
mortiers, enduits, du coffrage... de différents éléments de ce bâtiment, mais aussi d'autres ouvrages.
Pour simplifier les calculs, on va donc rechercher le déboursé sec unitaire de ces composants, que l'on
utilisera alors, pour le calcul des déboursés secs unitaires d'ouvrages élémentaires.
Pour calculer un déboursé sec unitaire primaire, on va établir un sous-détail primaire.
Exemple : Calcul d'un déboursé sec d'un m3 de béton type B1 (matériaux seuls)
Explications complémentaires pour les sous détails primaires et sous détails élémentaires
- Unité (U) : celle correspondant au coût unitaire de l’élément étudié
- Quantité élémentaire (Q) : celle fournie par le C.C.T.P (ou par de la documentation technique) pour
la réalisation de l’unité d’ouvrage étudié augmentée le cas échéant par les pertes, casses, chutes,… :
o Pour réaliser 1 m3 de béton, il faut : 420 l de sable, 840 l de gravier, 350 kg de ciment.
- Déboursé unitaire (D.U) : c’est le coût hors taxes de l’unité de l’élément calculé. Pour la main
d’œuvre on utilisera le déboursé horaire, pour les matériaux on utilisera les coûts hors taxes rendus
chantier et pour les matériels le coût d’utilisation.
Exemple : 1 m3 de sable = 8 350 F CFA.
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9 353 18 840
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III.1 DEFINITION
Planifier signifie préparer un projet ; c’est prévoir, décider et programmer selon les circonstances et les
évènements. Planifier permet de réduire l’incertitude face aux décisions à prendre et à leur mise en
application.
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La planification fournit des informations essentielles à la réalisation des projets parce qu’elle permet
d’évaluer, quantifier et situer dans le temps les résultats recherchés et les ressources nécessaires pour
l’accomplissement des objectifs fixés.
a) objectif :
Le principal objectif d'un planning n'est pas d'évaluer le retard dans la réalisation des travaux, mais de
permettre au Maître d'ouvrage, au Maître d'œuvre et à l'Entreprise l'exercice des 5 fonctions suivantes:
- prévoir : établir les programmes d'action et les situer dans le temps;
- organiser : mettre en place les moyens propres à la réalisation des prévisions;
- commander : déclencher l'exécution des différentes phases de réalisation des travaux;
- coordonner: relier entre elles les différentes phases de réalisation des travaux et évaluer toutes les
répercussions que peut entraîner leur enchaînement;
- contrôler: vérifier que la réalisation des travaux est conforme aux prévisions et prendre toutes les
mesures nécessaires pour corriger tout écart.
Le planning doit :
- être facile à lire pour les exécutants;
- permettre à chacun de situer son intervention;
- faciliter la mise à jour, lors des pointages périodiques;
- prévoir les éventuels incidents de parcours
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¾ la méthode PERT ;
¾ la méthode des potentiels ;
¾ la méthode chemin de fer ;
¾ la gestion informatique des projets ;
Le planning Gantt est notoirement connu dans le secteur du BTP. Il s'agit d'un graphique matérialisé par
une série de barres horizontales. Cette méthode tire son origine de la gestion de la production
industrielle et a été mise au point par son inventeur du nom de Henry Gantt.
Le planning Gantt avait été très critiqué pour son inefficacité à gérer un projet. On faisait à son encontre
les reproches suivants :
• il ne reflète pas l'imbrication complexe des intervenants ;
• il n'est pas possible lorsqu'une tâche est en retard ou en avance de prévoir sa répercussion sur les
autres tâches ;
• le chemin critique est très difficilement repérable.
Les nouvelles méthodes de gestion de projets informatisés sont entrain de le réhabiliter.
Dans la méthode P.E.R.T. (Program Evaluation and Review Technique), nous avons des étapes qui
sont reliées par des tâches. Une étape sera numérotée et possédera 2 dates : une au plus tôt, l'autre au
plus tard de réalisation de l'étape.
• Une tâche numérotée T12 reliera l'étape 1 à l'étape 2.
• Une étape marque le début et / ou la fin d'une ou de plusieurs tâches.
• Une tâche ne peut démarrer avant que toutes les tâches qui la précèdent ne soient terminées.
Les différentes tâches dans l'exécution d'un travail :
Les travaux sont décomposés en tâches élémentaires;
Les tâches sont classées en plusieurs catégories:
- les tâches réelles: celles qui correspondent à l'exécution d'un travail, ces tâches consomment temps
et travail;
- les tâches d'attentes: qui ne nécessitent pas l'exécution d'un travail, mais sont consommatrices de
temps (séchage de cloison, délai d'obtention d'une autorisation administrative, durcissement d'un béton
avant décoffrage,...)
- les tâches fictives: ne consomment ni temps, ni moyens matériels, mais nécessitent une démarche
préalable (date d'arrivée d'une fourniture, mise sous tension d'un équipement).
C'est une méthode dite " à chemin critique "
o tâche critique: tâche ou aucun retard n'est possible sous peine de retarder la date finale des
travaux;
o Tâche non critique : tâche ou un certain retard reste possible sans compromettre la date finale
des travaux.
Chemin critique = chemin qui passe par l'ensemble des tâches critiques.
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C'est le chemin le plus long de l'origine du réseau à sa fin; c'est lui qui définit la durée totale du projet.
Sur le chemin critique, les dates au plus tôt et les dates au plus tard des réalisations des étapes sont
identiques.
Cette méthode est pratique dans le cas d'un bâtiment à étages multiples. C'est une méthode graphique
ou les étages sont en ordonnée et le temps en abscisse. Plus forte est la pente, plus rapide est
l'exécution.
Méthode PERT, méthode des potentiels, méthode chemin de fer: laquelle choisir?
Elles présentent toutes un intérêt, mais ont des domaines d'application préférentiels : La méthode
PERT permet de gérer un nombre important de tâches reliées par des contraintes multiples ;
La méthode des potentiels offre une image plus représentative du temps. Elle s'adapte mieux à des
opérations concernant l'exécution des travaux ou le nombre des tâches est plus restreint. La méthode
chemin de fer trouve son application dans l'enchaînement continu de tâches répétitives, donc de
chantiers décomposés en niveaux ou zones similaires.
Elle associe les 4 méthodes déjà décrites avec quelques avantages et possibilités supplémentaires. En
effet, suivant les logiciels, il est possible de commencer un planning en utilisant le schéma GANTT, de
basculer instantanément sur le planning PERT ou POTENTIEL, de créer des sous projets qui
représenteraient un groupe de tâches répétitifs (les étages d'un bâtiment par exemple) et de relier à une
ou plusieurs tâches. Il est possible par exemple sur un graphe GANTT de préciser le type de liens entre
tâches, d'ajouter ou modifier les liens, d'augmenter et de diminuer la durée d'une tâche et de voir ses
répercutions instantanément sur les autres tâches. Il est possible d'associer des ressources aux
tâches, de faire un lissage automatique. Le logiciel indiquera les conflits de ressources sur - attribuées.
Dans la méthode informatique, plus besoin de faire des calculs de temps, l'ordinateur se chargeant de
ce travail, et on peut se concentrer sur les liens entre tâches.
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Il est possible de donner des coûts unitaires et / ou forfaitaires aux ressources et de calculer ainsi le
coût d'un projet. Il est possible de suivre l'avancement d'un projet en temps réel et de voir la
répercussion sur les délais. Il est possible de suivre les dépenses en temps réel et de comparer aux
dépenses planifiées.
On ne parle plus de planning, mais de gestion de projets.
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b) Déterminer la séquence logique des activités, leurs liaisons, leurs interdépendances, leur
simultanéité et leur enchevêtrement. Ceci permet de cerner avec précision les dates de démarrage et
d'achèvement de chaque activité de travaux.
c) Préparer le graphique préliminaire sur la base d'un tableau matriciel comprenant :
o en abscisse, l'échelle de temps (durée des travaux du chantier en mois, semaines, jours) ;
o en ordonnée, la liste des activités du chantier avec la durée de chacune d'elles marquée en
face de l'activité correspondante.
La position de la barre horizontale représentant le graphique est déterminé par sa date de démarrage et
sa date d'achèvement.
a) Ajuster le graphique en fonction des ressources limitées de l'entreprise. Compte tenu des
ressources disponibles (humaines, matérielles, financières ), il est possible de
redimensionner le graphique en faisant des économies sur le volume main-d'œuvre par
exemple et en augmentant les délais. Ceci permet également une redistribution des
ressources dans un ordre modifié en prenant en compte les activités critiques et celles non
critiques (c'est-à-dire autorisant certains flottement).
b) Établir des jalons de contrôle qui permettent d'identifier les dates choisies comme jalons de
surveillance de façon à rendre possible la prise de mesures correctes tendant à éviter les
retards et à poursuivre les objectifs fixés en matière de délais notamment.
b) planning de soumission
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A partir des travaux effectués durant le mois considéré, le conducteur des travaux situe l’avancement
de chaque tâche en exprimant soit les quantités d’ouvrages réalisés, soit en appréciant en pourcentage
la part que représente le travail accompli durant le mois ou le travail accompli depuis le début du
chantier (valeur cumulée).
Le bilan mensuel des travaux peut être établi à partir des comptes rendus journaliers et les
recettes du chantier s’apprécient en effectuant le produit des quantités d’ouvrages réalisés par
les coûts de réalisation.
Les dépenses du chantier résultent de la somme des déboursés suivants :
- Pour main d’œuvre = temps total passé par les ouvriers x coût horaire moyen ;
- Pour matériaux = quantité utilisée x coût revient ;
- Pour matériels = coût de location
- Affecté en frais de chantier.
Le planning journalier et son utilité
Définition : Le planning ou diagramme journalier est représentation graphique du déroulement des
tâches d’une journée de travail, d’une ou d’un ensemble d’équipes.
Il est conçu pour :
- Rechercher l’enclenchement des tâches représentant le moins de temps perdus ;
- Résoudre, entre les tâches, les principaux problèmes de synchronisation ;
- Vérifier que le travail est réalisable avec les moyens matériels prévus ;
- Définir avec précision les compétences demandées à chaque ouvrier ;
- Donner des directives précises aux équipes et aux grutiers lors du démarrage des rotations ;
Ce planning consiste dans un diagramme défini par deux axes orthogonaux :
- L’axe horizontale-gradué en unité de temps (heure), représente une journée de travail ;
- L’axe vertical-gradué en nombre d’ouvriers par équipe, représente la main d’œuvre ;
Préalablement à l’établissement du planning journalier de tâches, on définit :
- Le mode constructif retenu pour la réalisation des ouvrages ;
- Le temps d’occupation prévisionnel de la grue pour une journée moyenne de travail ;
- Le carnet de cyclage des matériels de coffrage.
Pour élaborer le planning journalier, on doit suivre les phases suivantes :
o Tracer le planning GANTT du mode opératoire journalier du travail des équipes – on recherche
pour chaque ouvrage, les tâches à réaliser et leurs liaisons, on trace un planning GANTT sans
affecter aux diverses opérations un temps et on détermine le chemin critique.
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o Rechercher le temps d’occupation réelle de la grue par jour – à partir du carnet de cyclage du
matériel, on recherche le temps d’occupation de la grue pour chaque jour du cycle suivant la
même démarche que le calcul du temps prévisionnel ;
o Calculer le temps de réalisation des tâches et le nombre d’ouvriers – les tâches sont
décomposées en opérations, en déduire le nombre d’ouvriers ;
o Déterminer l’hypothèse retenue pour le bétonnage des planchers et des voiles – afin de
répartir les tâches de travail des équipes dans une journée ;
o Construire un planning à case – dans un repère orthonormé, on trace en abscisse les heures
d’une journée de travail et en ordonnée le matériel de levage. On représente après les tâches
par des rectangles dont la base indique le temps de réalisation et la hauteur indique le nombre
d’ouvriers.
o Optimiser le planning – On place en premier les tâches qui utilisent la grue et on répartie les
autres de façon à spécialiser les ouvriers et à éviter les temps perdus. On cherche à faire
réaliser à l’équipe un ensemble de tâches longues diversifiées correspondants aux
qualifications définies dans les conventions ;
o En déduire les horaires de travail et les qualifications des ouvriers – dans cette étape, on
cherchera à décaler les horaires des équipes de travail afin d’obtenir un diagramme
correspondant le mieux au plein emploi de la main d’œuvre et à utilisation optimale de la grue.
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Pour suivre les travaux de la main d’œuvre, on doit faire les opérations suivantes :
o Analyser le budget d’heure allouées – le budget main d’œuvre est fait par ouvrage. A la
réalisation de chaque ouvrage est associé l’effectif d’une équipe ; chaque équipe est composée
d’un ou de plusieurs ouvriers sous la responsabilité d’un chef d’équipe.
o Lancer les équipes – quotidiennement le chef de chantier doit :
- Suivre le calendrier d’exécution par ouvrage ;
- Suivre la courbe de main d’œuvre prévisionnel avec effectif cumulé par jour ;
- Etablir des fiches techniques de travail hebdomadaires et journaliers ;
- Affecter journellement les équipes à la réalisation des tâches prévues ;
o Pointer le personnel – le relevé des heures dépensées est effectué quotidiennement par le
conducteur des travaux pour tout le personnel de chantier. La précision de ce relevé est très
important pour l’analyse ultérieure de chantier.
o Analyser les résultats de main d’œuvre en heure – l’analyse des heures dépensées par tâche
et par équipe permet une vérification des rendements. D’autres part, la collecte sur une fiche
hebdomadaire des heures travaillées ou non et des primes, servent à l’établissement des
bulletins de salaire par le service comptable.
o Mettre à jour le planning d’exécution – après enregistrement de l’avancement et mise à jour
éventuelle du planning, le chef de chantier doit programmer les tâches par équipe pour la
semaine à venir.
o Etablir le bulletin de paie – pour chaque ouvrier, un bulletin de paie est établi sur la base des
informations enregistrées sur le ou les divers chantiers de l’entreprise.
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Si + Sf
Sm = ---------- ;
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o Le taux de rotation des stocks – mesure le nombre de commandes passées
dans l’année, donc le nombre de fois où le stock est renouvelé.
La gestion de stock nécessite un inventaire comptable permanent. Les entrées et les
sorties sont portées sur des fiches de stock, qui peuvent donner de connaître à tout
moment l’état existant.
Pour réaliser le suivi des matériaux, on doit suivre les phases suivantes :
o Analyser les bons de commandes qui dont faits pour fournisseurs;
o Contrôler les entrées des matériaux sur chantier avec l’aide des bons de livraison;
o Enregistrer les quantités utilisées avec l’aide des fiches de stock, pour chaque
matériaux;
o Gérer les commandes ultérieures par rapport aux besoins;
o Évaluer les dépenses nécessaires pour les matériaux;
o Régler les factures avec les fournisseurs et le comptabilité de l’entreprise;
o Établir les bilans mensuels des matériaux sur chantier;
Pour chaque nature ou famille de matériaux, on doit évaluer :
- la dépense théorique des matériaux utilisés, en effectuant le produit des quantités de
matériaux consommés par les coûts unitaires correspondants;
- la dépense réelle de ces mêmes matériaux à partir de la facturation des fournisseurs et de
la gestion comptable des stocks, en effectuant le produit des quantités de matériaux
consommés par la valeur de stock de ces matériaux à la date de leur mise en œuvre;
Le bilan mensuel de matériaux consiste en :
- à comparer les quantités utilisées cumulées par rapport aux quantités cumulées
nécessaires et à déterminer les écarts correspondants;
- à comparer le dépenses réelles cumulées avec le crédit matériaux théorique et à
déterminer les écarts cumulés correspondantes;
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pression des pneus, la flèche de chenille, l’état des tuyaux hydrauliques de haute
pression, le niveau d’huiles, etc.
- Les vérifications usuelles comme : cales en place, godet abaissé, etc.
Dans la catégorie des entretiens périodiques sont prévues :
- Les changements des huiles : à moteur, hydraulique, points du graissage,
- Les changements des filtres : l’air, l’huile, gasoil, etc.
D’habitude chaque engin est prévu avec un comptoir horaire pour le temps du travail, et dans son
manuel d’emploi sont donnés les numéros des heures de fonctionnement quand il doit être arrêté et
envoyé à l’atelier.
Pour pouvoir suivre les opérations d’entretiens, il faut que chaque engin ait une fiche, sur
laquelle on peut enregistrer les éléments suivants :
- La consommation journalière en carburants et lubrifiants,
- le numéro des heures de travail,
- Les entretiens préventifs;
- les pannes ou les accidents techniques ;
- les coûts de ces opérations, etc.
Il n’existe pas des engins capables de travailler avec un rendement de 100%, à la cause des arrêts
comme :
- Entretien de la machine et des accessoires (par exemple : graissage) ;
- Petites pannes (par exemple : changement d’un tuyau flexible) ;
- Réglage des machines ;
- Déplacement d’un poste de travail à un autre ;
- Arrêts du conducteur ;
- Arrêts pour exécution d’autres ouvrages (par exemple : pose des tuyaux) ;
- Arrêts dus à circulation du chantier ; etc.
Par rapport de ces éléments on doit compter un rendement de 80% (pour une heure de travail reste 50
minutes) pour les travaux pendant journée et de 66% (pour une heure de travail reste 40 minutes) pour
les travaux pendant la nuit.
Au niveau de la qualité, l’exécution des travaux doit être suivie quotidiennement de manière continue
jusqu’à la fin du chantier. Si la qualité a été bien étudiée et suivie en cours de chantier, les finitions ne
donnent plus lieu aux difficultés habituelles d’où un gain en temps et argents.
D’après leur type, les contrôles peuvent être :
o Contrôles intérieurs – qui sont effectués par chaque intervenant à l’intérieur de son
organisation, afin d’assurer la qualité de sa production. Dans cette catégorie on trouve :
- le contrôle interne à la production – qui consiste en un ensemble des autocontrôles
exercés par les exécutants eux-mêmes, et des contrôles hiérarchiques exercés par les
responsables de production. Ce type de contrôle est effectué après des règles bien
définies.
- le contrôle externe à la production – est un ensemble des contrôles effectués par
sondages sur la production à tous les stades de l’intervention par des responsables
indépendants de la production, mandatés par la Direction.
o Contrôles extérieurs – sont des contrôles effectués sur un intervenant ou sur un ensemble
de l’opération par un organisme compétent et indépendant des intervenants concernés. Ce
contrôle valide et valorise les contrôles intérieurs.
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Définition : un budget de chantier se déduit de l’étude de prix par un remodelage des tâches
classées chronologiquement dans l’ordre d’exécution des travaux. Il permet un suivi du chantier
fiable et réaliste. Les lignes de devis et les lignes de budget sont décomposées différemment avec
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sous-traités en gros-œuvre ;
- budget d’exécution – ce tableau décompose les charges proportionnelles aux
débourses par familles d’ouvrages en ressortant les heures allouées et les dépenses
de main-d’œuvre;
- charges indépendantes – ce tableau précise les charges indépendantes des
débourses, en particulier l’achat des coffrages;
- frais de chantier – ce tableau affecte les charges indépendantes de frais
d’installation, de frais de repliement et les charges temporelles, fonction de la durée
du chantier;
- dépenses des frais de chantier – ce tableau ventile les dépenses de frais de
chantier à partir de valeurs locatives au mois pour les matériels loués ou propres à
l’entreprise;
- débourses de main-d’œuvre – ce tableau inventorie les débourses de la main-
d’œuvre directe et indirecte à partir des nombres d’heures calculés, multipliés par le
débourses horaires moyen d’un ouvrier de l’entreprise;
- installation de chantier – ce tableau ventile tous les postes nécessaires à
l’installation du chantier;
- repliement du chantier – ce tableau précise pour chaque poste, l’unité, la quantité,
le temps unitaire, le total d’heures alloués, etc.;
- dépenses de matériels – liste les dépenses de matériels affectés sur ce chantier à
partir des quantités nécessaires évaluées et des prix unitaires;
- dépenses de fournitures – donne le détail des dépenses de fournitures générales
spécifiques à ce chantier;
- consommables – ce tableau ventile les produits et matières
consommables nécessaires pour faire fonctionner le chantier;
- prestation sous contrat – ce tableau ressort les prestations effectuées sous
contrat;
- charges d’exploitation – ce tableau identifie respectivement les dépenses
d’exploitation en coût de location;
- dépenses d’encadrement – chiffre les dépenses correspondantes à l’utilisation
du personnel d’encadrement de chantier;
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- le bilan de main-d’œuvre;
- le bilan des matériaux;
- le bilan des matériels;
- le bilan des débourses; etc.
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