'Cours L1
'Cours L1
La radioactivité est le phénomène physique par lequel des noyaux atomiques instables (dits
radionucléides ou radioisotopes), se transforment spontanément en d'autres atomes (désintégration) en
émettant simultanément des particules de matière (électrons, noyaux d'hélium, neutrons, etc.) et de
l'énergie (photons et énergie cinétique). La radioactivité a été découverte en 1896 par Henri
Becquerel dans le cas de l'uranium, et très vite confirmée par Marie Curie pour le radium.
L'émission de particules matérielles et immatérielles est appelée rayonnement, et l'énergie des particules
est suffisante pour entraîner l'ionisation de la matière traversée, d'où le nom de rayonnements ionisants.
On distingue classiquement les rayons α constitués de noyaux d'hélium (également appelés particules
α), les rayons β constitués d'électrons (particules β) et les rayons γ constitués de photons, auxquels il faut
ajouter les neutrons qui dérivent des fissions spontanées.
Comme tous les atomes, un atome radioactif est composé d'un noyau, lui-même composé de nucléons :
neutrons et protons et d'un cortège d'électrons circulants à bonne distance du noyau en nombre égal à
celui des protons. L'atome radioactif est équilibré en charge électrique.
Un atome radioactif contient un noyau instable dont le nombre de nucléons ou la composition relative
en protons et neutrons ne correspond pas à une situation stable. Le noyau de l'atome radioactif cherche
à rallier la configuration stable la plus proche de sa composition en émettant des particules.
Par rapport au noyau de l'atome stable le plus voisin, le noyau de l'atome radioactif peut se trouver dans
l'une des trois situations suivantes :
• en excès de nucléons
• en excès de neutrons
• en excès de protons
Le rayonnement β-
Si le noyau est en excès de neutrons, il transforme un neutron en proton et émet un électron ; cet électron
chargé négativement traverse le cortège électronique de l'atome et continue sa route. C'est le
rayonnement bêta. Cette façon de faire est plus « économique » que celle consistant à émettre un neutron,
puisqu'on gagne sur les deux plateaux de la balance pour rallier la proportion stable neutron/proton. Le
bilan électrique global reste équilibré puisque la charge négative de l'électron émis est compensée par la
charge positive augmentée du noyau. L'énergie du rayonnement est constituée par l'énergie cinétique de
l'électron expulsé dont la masse est faible devant celle du noyau en désintégration et par un rayonnement
électromagnétique associé au réarrangement du cortège électronique autour du noyau désintégré.
A X A
Z Z+1Y + 0-1e
Exemple :
60 60
27Co 28Ni + 0-1e
Le rayonnement β+
Si le noyau est en excès de protons, de façon similaire à l'excès de neutrons, il transforme un proton en
neutron en émettant un positron (un anti-électron). Au cours de son transit vers l'extérieur le positron
finit par interagir avec un électron, provoquant l'annihilation du couple électron/positron.
Exemple :
A X A
Z Z-1Y + 0+1e
1 1
1P 0n + 0+1e
Rayonnement γ :
Les trois types de radioactivité décrits (α, β- , β+ ) sont souvent accompagnés par l’émission d’un
rayonnement électromagnétique d’énergie très grande (supérieure à celle des rayons X), de très courte
longueur d’onde (1A° à 10-4 A°), émis lors du passage d’un noyau d’un état ont pour origine des
réactions nucléaires,excité à un état stable. Les rayonnements γ ne produit ni variation de A ni de Z,
l’élément ne change pas, seule la masse atomique diminue d’une quantité équivalente à l’énergie hν du
rayonnement émis. Il s’agit simplement d’une réorganisation interne du noyau. Les rayonnements γ ont
un pouvoir de pénétration bien plus important que celui des particules α et β, mais ils sont plus ionisants.
A
ZX
* A
ZX + γ
Lourds et chargés électriquement, les noyaux d’hélium sont arrêtés facilement et rapidement par les
champs électromagnétiques et les atomes composant la matière. Ils sont donc arrêtés par une feuille de
papier.
Pour se protéger du rayonnement béta, une simple feuille d’aluminium de quelques millimètres suffit.
On peut également utiliser une feuille de verre ou un écran d'un centimètre de plexiglas, qui permet
d’arrêter une majorité des particules bêta.
Pour se protéger du rayonnement γ, le blindage doit être très épais. Par exemple, pour réduire de
seulement 30 % ce rayonnement, il est nécessaire d’être derrière 6 cm de plomb, 30 cm de béton ou 54
cm de terre.
Tableau récapitulatif :
On rappelle que la charge élémentaire est : e = 1.600217733 10-19 C
En physique nucléaire, on utilise souvent l’unité de masse atomique :
1u = 1.6605402 10-27 Kg
noyau d'hélium
Particule 4,00150 u +2e
++
Rayon rayonnement
0 0
gamma électromagnétique
Un noyau stable garde indéfiniment la même structure, c’est le cas, par exemple, d’un des
isotopes du carbone, l’isotope 12 6C.
Un noyau radioactif est instable, et a une date inconnu, il se désintègre spontanément en un autre noyau,
en émettant des particules α ou β et souvent, un rayonnement γ, c’est le cas d’un autre isotope du carbone,
l’isotope 14 6C qui est radioactif. Il émet une particule β- et se transforme en un noyau d’azote 14 7N :
14 14 0 e
6C 7N + -1
Le noyau qui se désintègre, 14 6C, est le noyau père, le noyau obtenu, 14 7N, est le noyau fils.
Types de réactions nucléaires artificielles:
Les réactions nucléaires se produisent lorsqu’on bombarde des noyaux à l’aide des particules
subatomiques telles que les protons, neutrons, électrons.
1)- Les transmutations nucléaires :
Ces réactions produisent des nucléides de nombre de masse égal ou très voisin de celui des nucléides
qui ont servi de cibles. Les nucléides formés sont stables ou radioactifs.
Exemple 1:
14
7N + 4 2He 17
8O + 1
1P
Exemple 2 :
On cible l’aluminium par une particule α
27
13Al + 4 2He 30
15P + 1
0n
235 1 139 95
92U + 0n 54X + 38Sr + 2 1 0n
Ainsi, 1g d’uranium libère une énergie de 7,3.1010 joule, ce qui est 1,3 millions de fois plus grand que
l’énergie libérée par la combustion de 1g de méthane, le composant principal de gaz naturel.
3)-Fusion nucléaire :
Dans la fusion, des noyaux légers vont fusionner pour former des noyaux lourds avec émission d’un neutron ou
proton, et un dégagement de chaleur.
Exemple: bombe H = bombe hydrogène
2
1H + 1 3H 4
2He + 1
0n +E
- Les réactions nucléaire telles que la fusion et la fission sont assimilables à des sources d’énergie.
- Les réactions de fusions libèrent des quantités d’énergie 3 à 4 fois plus grandes que l’énergie fournie
par les réactions de fission.
t 1/ 2 = (ln 2) / t 1/ 2 = ln 2 (7)
La demi-vie d'un radionucléide est une caractéristique de celui-ci et sa valeur est extrêmement
variable :
Pour le polonium 212, la demi-vie est t 1/ 2 = 3 10 - 6 seconde
Pour le thorium 232, la demi-vie est t 1/ 2 = 1,4 1010 ans
Remarque :
L'activité A = - dN / dt = Ao. e-λt = λN s'écrit à la date t 1/ 2 :
A (t 1/ 2) = λN (t 1/2) = λNo / 2 A (t 1/ 2) = Ao / 2 (8)
Au bout d'un temps égal à la demi-vie, l'activité d'un radionucléide est divisée par deux.
Remarque:
➢ Il est plus commode d’utiliser une unité d’énergie plus petite que le
joule à savoir l’électron volt (eV). Cette dernière est l’énergie acquise
par un électron soumis à une différence de potentiel (ddp) égal à 1 volt
avec :
1 eV = 1,6.10-19 joule.
Applications de la radioactivité :
Depuis la découverte de la radioactivité artificielle, plusieurs applications lui son attribuées parmi
lesquelles :
1)- Traceurs en médecine :
En biologie et médecine nucléaire, les traceurs sont généralement des produits radiopharmaceutiques
qui incorporent dans leur formule un atome dont le noyau est radioactif, un marqueur. C'est l'émission
par cet atome d'un rayonnement qui permet de suivre à la trace le parcours dans le vivant de ce traceur.
Il arrive que le traceur se réduise à un atome radioactif. C'est le cas des gaz nobles utilisés pour les
scintigraphies pulmonaires : krypton ou xénon. A l'opposé, le marqueur peut être attaché à des objets
autres que des molécules comme des microsphères d'albumine pour d'autres examens pulmonaires.
Les produits « radiopharmaceutiques » contenant des molécules marquées par un isotope radioactif sont
généralement administrés par voie intraveineuse, mais ils peuvent l'être aussi par inhalation (par exemple
l'examen de la ventilation pulmonaire) ou dans le liquide céphalo-rachidien.
La radiothérapie utilise aussi des radioisotopes dans le traitement de certaines maladies comme
le cancer. Des sources puissantes de rayons gamma sont aussi utilisées pour stériliser le matériel
médical. Dans les pays occidentaux, environ une personne sur deux est susceptible de bénéficier de
la médecine nucléaire au cours de sa vie, et la stérilisation par irradiation gamma est quasiment
universellement utilisée.
Armes nucléaires :
Il existe deux types de bombes, les bombes A ou atomiques et les bombes H ou à hydrogène ou encore
thermonucléaires. Les bombes atomiques ont été les premières armes nucléaires à avoir été développées
à la fin de la seconde guerre mondiale. Le cœur d'une bombe atomique contient une quantité de matière
fissile suffisante pour le développement d'une réaction en chaîne explosive (uranium 235 ou plutonium
239 à plus de 90 %). Les bombes H beaucoup plus puissantes sont basées sur le principe de la fusion
nucléaire. Les réactions de fusion sontamorcées par la chaleur dégagée par des fissions.
3)- Datation :
La datation au carbone 14, est la méthode la plus connue pour dater l'âge de roches aussi anciennes que
la terre, les coraux, les laves volcaniques. Les durées à mesurer vont de la centaine d'années à quelques
milliards d'années. Heureusement, l'archéologue, le géologue, le physicien disposent de toute une
panoplie d'isotopes dont les périodes sont adaptées. La détermination de l'âge se fait en comparant la
teneur en carbone 14 de l'échantillon ancien et lateneur d'un végétal actuel. Plus le vestige est ancien,
plus sa teneur en carbone 14 est faible.
ATOMISTIQUE
Structure de l'atome
1.1. Le noyau et les électrons
Les atomes sont constitués d'un noyau très dense, chargé positivement, entouré d'électrons (charge
électrique négative).
- Le noyau est constitué de deux types de particules (protons et neutrons) appelées nucléons.
• Un nucléide est une espèce atomique symbolisée par A
zX
L’électron décrit une orbite circulaire centrée sur le noyau immobile. L’électron est soumis à la force
d'attraction coulombienne F1
A l’équilibre : F1 = F2
𝟏 𝟏 1 𝑒2
Energie cinétique : Ec = 𝟐 𝒎 𝒗𝟐 = 𝟐 ( × )
4𝜋𝜀 𝑟
𝟏 1 𝑒2
Energie totale : ET = - 𝟐 ( × ) (2)
4𝜋𝜀 𝑟
Hypothèses de Bohr
1) L’électron ne peut se situer que sur certaines orbites bien précises ou permises, de telle sorte que son
énergie reste constante.
2) Lorsque l’électron absorbe ou émet de l’énergie, il change d’orbite ou de niveau d’énergie.
Orbites permises orbites stationnaires
2r = n (n= 1, 2, 3…)
Louis de Broglie : à toute particule en mouvement (de masse m et de vitesse v) on associe une radiation
de longueur d’onde :
rn = n2 5.3 10-11 m = n2 0. 53 Å
r1 = 5,3.10-11 m = 0,53 A°
L’énergie correspondante (2)
Remarque :
Quand n=1, l’atome est à l’état fondamental (E.F)
Quand n 1> , l’atome est à l’état excité (instable)
Etat excité (E*) par suite d‘un apport extérieur (d’énergie), la durée de vie est très courte, donc il revient
à son état stable : radiation émise.
Une radiation d’émission: C’est l’énergie correspondant à la transition d’un électron de n’ à n (avec
n’>n).
ℎ𝑐
hν = = En’ – En = 13.6 x 1.6 10-19 [ 1/n2 - 1/n’2 ]
𝜆
1 13.6 ×1.6 10−19 1 1
= ( 𝑛2 − )
𝜆 ℎ𝑐 𝑛′2
1 1 1
= RH ( 𝑛2 − ) avec RH = 1.0967776 107 m-1
𝜆 𝑛′2
L’hydrogénoide est un ion constitué par un noyau porteur de Z charge positive, autour du quelle gravite
un seul é.
2He He+ 3Li Li+2
𝑛2
rn = × 0.53 Å
𝑍
−𝟏𝟑.𝟔
En = x Z2 ev
𝒏𝟐
1 1 1
= RH Z2 ( 𝑛2 − )
𝜆 𝑛′2
Pour un Polyélectronique
L’électron est le responsable de l’émission du spectre optique de raies, il est séparé du noyau par des é,
il existe un effet d’écran de la part de ce é vis-à-vis l’é optique.
C’est l’effet de Zeeman: la force d’attraction du noyau sera plus faible.
Z* = ( Z- σ)
𝑛2
rn = × 0.53 Å
Z∗
−𝟏𝟑.𝟔
En = x Z*2 ev
𝒏𝟐
1 1 1
= RH Z*2 ( 𝑛2 − )
𝜆 𝑛′2
La règle de Klechkowski :
Exemples :
Structure électronique ou configuration électronique à l’état fondamental :
8O : (8 électrons à placer) : 1s2 / 2s2 2p4
Electrons de cœur / électrons de valence
27Co : 1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 / 4s2 3d7
Exceptions à la règle de Klechkowski :
Exemples :
- le chrome : 24Cr : 1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 / 4s1 3d5 et non pas 4s2 3d4
- le cuivre : 29Cu : 1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 / 4s1 3d10 et non pas 4s2 3d9
Exemple :
Règle de l’octet :
La structure périphérique d’un gaz rare : ns2 np6 : configuration stable : huit électrons sur la couche
externe ( sauf pour He, 2 électrons) Octet.
Chaque atome engagé dans une liaison cherche à acquérir la configuration électronique du gaz rare qui
le suit dans la classification périodique. ( Octet).
Exemple :
Exception à la règle de l'octet :
La règle de l’octet est un outil très utile pour répartir les doublets électroniques autour des atomes, en
particulier les éléments de la 3éme période dans le tableau périodique possédant des orbitales 3d.
Ainsi, un bon nombre d’atomes peuvent acquérir un nombre d’électron supérieur à 8é sur leur couche
externe, afin de former des molécules stables.
Exemple :
Le soufre 16S respecte la règle de l’octet dans la molécule SH2 grâce a la présence de deux doublet libres
d’électrons, par contre il ne la respecte pas dans la molécule SF6. En effet, le soufre possède des orbitales
3d vacante certes mais existante. Ainsi pour la formation de la molécule SF6, il sera entouré de 6 doublets
(12 é).
Notion de Valence
C’est le nombre de liaisons que fait un atome dans une molécule, Elle correspond en général au nombre
d’électrons célibataires de l’atome considéré. La valence normale d’un élément se déduit du schéma de
Lewis atomique et donc de sa configuration électronique.
Exemple :
Types de liaisons :
Liaisons atomiques :
• Liaison covalente : ΔEn faible < 1.9 (En : électronégativité)
C’est une mise en commun d’un ou de plusieurs doublets d’électrons entre deux atomes
identiques ou ayant des électronégativités voisines.
Exemple :
- Formation de la molécule de dichlore Cl2 : 17Cl : ………/3s2 3p5 (7électrons de valence)
- Formation de la molécule d’ammoniac NH3 : 7N : ……./2s2 2p3 (5 électrons de valence)
- NH4+
Exemple :
En (Cl) = 3.1 ; En (Na) = 0.9
• La liaison métalique
C'est la mise en commun dans le métal de tous les électrons de valence. On obtient alors
une bande de conduction. C'est la raison pour laquelle, un métal est capable de transporter
de l'énergie électrique.
ᵟ- sur B.
Exemple : H-F
μréel = 1.98 D = 6.60 10-30 Cm
d= 0.92 Å = 0.92 10-10 m
μi = 1.6 10-19 . d (m) = 14.72 10-30 Cm
μi = 4.8 d(Å) = 4.42 D
𝛍𝐫é𝐞𝐥 1.98
(%i) = 100 = 100 = 45%
μi 4.42
δ = 0.45 +0.45
H F-0.45
ns + ns nσ
Le recouvrement des orbitales atomiques s doit être un recouvrement du même niveau énergétique c'est-
à-dire que : 1s se recouvre avec une 1s pour donner une orbitale moléculaire 1σ et ainsi de suite (2s avec
2s ….).
L’orbital σ* est dite orbitale antiliante. Contrairement à la liante qui est stabilisante du faite qu’elle soit
plus basse en énergie par rapport aux OA, l’anti liante est quand à elle de niveau énergétique plus élevé,
donc moins stabilisante.
Px ou Py(A) + Px ou Py(B) πx ou πy
Hybridation :
En chimie, l'hybridation des orbitales atomiques (OA) est le mélange d’orbitales d'un atome
appartenant à la même couche électronique, de manière à former de nouvelles orbitales qui permettront
de mieux décrire qualitativement les liaisons entre atomes et la répartition des électrons considérés. Ces
orbitales sont dites hybrides et elles sont très utiles pour expliquer la forme des orbitales moléculaires
(OM).
On étudiera cinq types d’hybridation à savoir : sp, sp2, sp3, sp3d1 et sp3d2
Hybridation sp
Si l’hybridation se fait entre l’orbitale s et une orbitale p, les 2 autres orbitales P conservent leur caractère
pur (liaison π), on a l’hybridation type sp (50% de s et 50% de p). La symétrie est diagonale et la
géométrie est linéaire (angle 180°) avec les 2 orbiatles p sont à 90° l’une par rapport à l’autre dans des
plans perpendiculaires, à la direction des orbitales hybridées. C’est le cas des atomes triplement liés
comme les alcynes et nitriles.
Exemple : l’acétylène C2H2
6C : 1s2 2s2 2 p2
Hybridation sp3d1
L’hybridation mettant en jeu 1 orbitale s, 3 orbitales p et 1 orbitale d sera de type sp3d1. Il y a
formation de 5 liaisons simples σ.
Exemple : PCl5
Le pentachlorure de phosphore a une hybridation du type sp3d1.
Le phosphore doit être capable de fournir 5 électrons célibataires afin de se lier avec les 5 atomes
du chlore, pour cela il devra être excité vers la sous couche 3d.
Hybridation sp3d2
L’hybridation ici, implique 1 orbitale s, 3 orbitales p et 2 orbitales d. Il y a formation de 6
liaisons σ.
Exemple : SF6
Le soufre doit être capable de fournir 6 électrons célibataires afin de se lier avec les 6 atomes de
fluor, pour cela il devra être excité vers la sous couche 3d.
Géométrie des édifices covalents, Règles de GILLESPIE
Ce n’est pas une nouvelle théorie de la liaison, mais un procédé de raisonnement (simple et efficace) qui
permet de prévoir de façon qualitative la géométrie des petites molécules covalentes, ce modèle est basé
sur la répulsion des paires électroniques de la couche de valence
AXnEn
A: atome central
X: atome lié à A
Règles de GILLESPIE :
1. Tous les doublets (liants et libres) de la couche de valence de l’atome centrale A, sont placés à la
surface d’une sphère centrée sur le noyau.
2. les doublets d’électrons se positionnent de telle sorte que les répulsions électroniques soient
minimales (les doublets sont situés aussi loin que possible les uns des autres).
Exemple : BF3
Exemple : Sn Cl2
Remarque : un doublet libre E occupe un volume supérieur à celui d’un doublet liant au
voisinage de l’atome central.
Exemple : PF5
Chapitre IV : Equilibre d’oxydoréduction
Réduction
Oxydant + né = Réducteur
Oxydation
Equilibrer les éléments autres que l’H et l’O Ici le manganèse Mn est déjà équilibré
Ecrire la conservation de l’O en ajoutant des H2O MnO4- (aq) = Mn2+ (aq) + 4 H2O (l)
Ecrire la conservation de l’H en ajoutant des H+ MnO4- (aq) + 8 H+ (aq) = Mn2+ (aq) + 4 H2O (l)
Multiplier les demi-équations pour avoir le même nombre d’électrons dans chaque réaction.
MnO4- (aq) + 8 H+ (aq) + 5 Fe2+ (aq) Mn2+ (aq) + 4 H2O (l) + 5 Fe3+ (aq)
On peut attribuer à chaque couple oxydant-réducteur un potentiel redox standard E0 (en volt).
Le terme standard (symbolisé par le 0 en exposant) signifie que cette valeur de potentiel est uniquement
valable lorsque l’on est dans des conditions où les concentrations des solutés sont égales à la
concentration standard égale à 1 mol.L-1.
Par convention on attribue la valeur zéro au potentiel standard du couple (H +/H2(g)) , ceci à toute
température.
Les valeurs de ce potentiel standard sont données à 25°C par des tables. Vous trouvez ci-dessous les
potentiels standards des couples rédox les plus couramment utilisés :
Pour avoir toujours la même présentation, on placera l’oxydant d’un couple à gauche et le réducteur de
ce couple à droite.
Classement des oxydants et des réducteurs
Plus l’oxydant d’un couple est puissant, plus son potentiel redox est élevé. Par contre, la force d’un
réducteur augmente quand son potentiel diminue.
Les couples plus réducteurs que (H+ /H2) ont donc un potentiel standard négatif.
Les couples plus oxydants que (H+ /H2) ont donc un potentiel standard positif.
Solution :
1) En se servant des couples donnés dans la liste précédente, faisons l’inventaire des couples dans
lesquels interviennent les espèces mises en présence :
Le potentiel de l’oxydant Fe2+( -0,44V) est supérieur au potentiel du réducteur Zn ( -0,76V). Par
conséquent la réaction entre ces deux composés est spontanée.
La réaction s’écrit : Fe2+ + Zn Fe + Zn2+
Le potentiel de l’oxydant Cu2+( 0,34V) est inférieur au potentiel du réducteur Au ( 1,50V). Par
conséquent la réaction entre ces deux composés n’est pas spontanée : la réaction ne se fera pas.
On pourra considérer qu’une réaction rédox est totale quand l’écart entre le potentiel standard de
l’oxydant et le potentiel standard du réducteur est supérieur à 0,3V.
3) Application : attaque des métaux par des acides
Prenons l’exemple de l’attaque de l’acide chlorhydrique ( H+ + Cl- ) sur le cuivre.
Les couples faisant intervenir ces espèces sont :
(H+/H2), (Cu2+/Cu), (Cl2/Cl-). Classons ces couples et entourons les espèces mises en présence:
Il n’y a qu’un seul oxydant en présence. Par contre dans le milieu, on trouve deux réducteurs Cl- et Cu.
Celui que l’on choisira est le réducteur le plus fort (celui qui a le potentiel le plus bas) : Cu.
Dans cet exemple on voit que l’oxydant a un potentiel plus faible que le réducteur : la réaction n’aura
pas lieu.
Cette conclusion est valable pour tous les métaux dont le potentiel est supérieur à 0V : on parle alors de
métaux nobles. C’est le cas de l’or, de l’argent ….
Ici la réaction entre les ions H+ et le zinc est spontanée, le zinc est attaqué par l’acide chlorhydrique par
la réaction suivante :
Zn + 2 H+ Zn2+ + H2
Lorsqu’un métal de potentiel négatif est mis en présence d’une solution d’acide, ce métal est attaqué, on
parle de métaux non-nobles.
III Construction d’une pile
1) Description et fonctionnement
On en déduit qu’il va y avoir une réaction spontanée entre ces deux espèces :
Cu2+ + Zn → Cu + Zn2+
Pour l’instant on a mis en présence les deux espèces et le déplacement d’électrons se faisait à l’intérieur
des la solution pour passer du réducteur à l’oxydant.
Nous allons essayer de séparer l’oxydant ( Cu2+) du réducteur (Zn) en les mettant dans deux récipients
différents et en faisant circuler les électrons par un circuit extérieur.
Relions entre eux par une bande de papier imbibée d’une solution conductrice (solution ionique) les deux
béchers suivants :
- le premier contient une solution d’ions zinc (II) dans laquelle plonge un morceau de zinc métallique
- le deuxième contient une solution de cuivre (II) dans laquelle plonge une lame de cuivre métallique
Si l’on relie la lame de cuivre et la lame de zinc par un conducteur électrique (avec une résistance
électrique), on observe le passage d’un courant électrique mesuré par l’ampèremètre :
On observe que :
Dans la même expérience, un voltmètre branché entre les lames de cuivre et de zinc montre qu’il existe
une tension électrique entre ces deux métaux. C’est le cuivre qui est à un potentiel supérieur à celui du
zinc.
D’un point de vue électrique, on a provoqué le passage d’un courant dans un circuit électrique, on a ainsi
réalisé un générateur électrique, une pile, dont la borne positive est constituée par le métal dont le
potentiel est le plus élevé : on observe que le pôle positif correspond au cuivre donc au couple le plus
oxydant.
Dans l’expérience faite précédemment, il y a effectivement passage de courant dans le circuit extérieur
de la pile, on dit alors que la pile débite. On mesure alors une différence de potentiel (notée souvent
d.d.p) qui dépend du circuit entre les deux lames de la pile.
Par contre, on peut ne placer aux bornes de la pile qu’un voltmètre : le voltmètre à une impédance ( ou
résistance électrique) très importante qui empêche le passage d’un courant. Dans ce cas, la pile de débite
pas, les électrons ne circulent pas et la réaction :
La force électro-motrice d’une pile est la différence de potentiel mesurée aux bornes de la pile au moyen
d’un voltmètre lorsque celle-ci ne débite pas.
Par exemple :
Lorsque la concentration des solutés est choisie égale à la concentration standard de 1 mol.L -1, la force
électromotrice de la pile ne dépend alors que des potentiels standard des couples en présence :
3) Vocabulaire :
Une lame métallique plongeant dans une solution du même ion métallique constitue une demi-pile. Pour
faire une pile il faut deux demi-piles.
La lame métallique peut être appelée électrode.
Il faut de plus assurer une jonction électrique entre les deux demi-piles en utilisant une solution ionique
imbibant un support solide. Cette jonction électrique est appelée « pont salin » ou « pont ionique ».
C’est en général un papier filtre imbibé d’une solution de nitrate de potassium.
Application :
On veut réaliser des piles formées par l’association de deux demi-piles standard :
a) Pb2+ / Pb b) Ag+ / Ag
Prévoir pour cette pile :
- la polarité des électrodes de plomb et d’argent
- les réactions à chaque électrode et l’équation-bilan
- la fem
Solution :
- Les potentiels standard des couples sont E0( Pb2+ / Pb) = -0,13 V et E0(Ag+ / Ag) = 0,80 V.
- Le pôle positif correspondra au potentiel le plus élevé c’est à dire l’argent, le pôle négatif
correspondra au plomb.
- L’oxydant le plus puissant (Ag+) subira une réduction : dans la demi-pile (Ag+ / Ag) on aura donc
la demi-réaction : Ag+ + e- Ag
- Le réducteur le plus puissant (Pb) subira une oxydation : Pb Pb2+ + 2 e-
- Les électrons vont circuler de la lame de plomb à la lame d’argent. Le courant électrique se
déplace en sens inverse : de l’argent au plomb. On a bien comment vu en cours d’électricité le
courant qui circule de la borne + du générateur à la borne – du générateur.
Ag+ + e- Ag Pb Pb2+ + 2 e-
Equation-bilan : 2 Ag+ + Pb 2 Ag + Pb2+
Calcul de la f-e-m : e = E0 + -E0- = 0,80- (-0,13) = 0,93 V
Chapitre V : Equilibres acido-basiques
1.1. Monoacide et monobase.
D’après J.N.Bronsted : un acide est une espèce pouvant libérer un proton H+ pour le donner à une
autre espèce; une base est une espèce susceptible de capter un proton en provenance d’une autre espèce.
Acide Base + H+
L’acide et la base sont dits « conjugués », ils forment un couple acido-basique noté: acide /base.
Exemple :
Un acide de Lewis est toute espèce qui peut accepter une paire d'électrons offerte par une autre espèce
chimique lors d'une réaction. Exemple: AlCl3
Une base de Lewis est toute espèce qui possède une paire d'électron non-liante et qui peut offrir une
paire d'électrons à une autre espèce chimique lors d'une réaction. Exemple: NH3.
H2S est un diacide capable de libérer deux protons ; S2- est une dibase pouvant fixer deux ions H+.
1.3. Ampholyte.
Un ampholyte est un composé qui peut se comporter soit comme un acide, soit comme une base. Les
solutions correspondantes sont dites « amphotyères ».
Lorsque’on introduit un acide (AH) ou une base (B) dans l’eau, il se produit alors une réaction entre la
substance introduite et le solvant (eau).
Exemple :
La constante d’équilibre K de toute réaction acido-basique est donnée par la loi d’action de masse :
Ou : [A]eq , [B]eq , [C]eq et [D]eq sont les concentrations des espèces A, B, C et D à l’équilibre.
est caractérisé par une constante d’équilibre Ke ; appelée ‘’produit ionique ‘’ de l’eau.
Ke = [H3O+] [OH-]
Lorsqu’ un acide faible AH est mis dans l’eau, il se produit une dissiciation:
La constante d’équilibre de dissociation de l’acide HA, appelée : constante d’acidité, Ka, s’écrit :
1
AH + H2O A- + H3O+
-1
Plus un acide est fort, plus l’équilibre est déplacé dans le sens 1 et pas conséquent plus Ka est grand.
Une base est d’autant plus forte qu’elle capte plus facilement un proton H+ (la base se protone).
1
A- + H3O+ AH + H2O
-1
Plus une base est forte, plus l’équilibre est déplacé dans le sens1 et par conséquent plus la constante Ka
du couple acido-basique AH / A- est faible.
L’eau est à la fois un acide et une base. Les Pka des 2 couples H3O+ / H2O (Ka=1) et H2O / OH-
( Ka = 10-14) sont respectivement 0 et 14 à 25°C
Détermination du pH
1. pH de l’eau
Soit l’équilibre d’autoprotolyse de l’eau :
2 H2O H3O+ + OH-
On remarque que [H3O+] = [OH-]
On a : Ke = [H3O+] [OH-] = 10-14
[H3O+] = √𝐾𝑒 = 10-7 mol .L-1
pH = -log [H3O+] = -log 10-7 = 7
le pH de l’eau pure pHeau = 7
L’échelle de pH à 25°C
Lorsque l’on dissout dans l’eau un acide fort HA de concentration initiale C0, on a : disociation totale de
l’acide.
HA + H2O H3O+ + A-
à t =0 C0 0 0
à tf 0 C0 C0
On a : [H3O+] = C0
à 25°C
[H3O+][A−]
- Constante d’acidité du couple HA/A- : Ka = X <<< C0
[𝐻𝐴]
Bilan de matière :
HA + H2O H3O+ + A-
Etat initial C0 0 0
Etat d’eq C0 (1-α) C0α C0α
[H3O+] + C0 α pH = -log(C0α)
Comme: Ka = [H3O+] [A-] / [HA] = C02 α2 / C0 (1-α) = C0 α2 / (1-α) = C0α2
Si α ≤ 0.1 (dissociation faible, inférieure à 10%) on peut négliger α devant 1
Soit une solution d’une monobase faible Btelle que l’ammoniaque NH 3(aq) de concentration initiale C0.
pH = -log [H3O+]
le pH est indépendant de C
7. pH des solutions salines
7.1. pH d’une solution d’un sel d’acide fort et de base forte
Exemple : NaCl (chlorure de sodium)
HCl + NaOH NaCl + H2O
acide fort base forte sel
en solution aqueuse, il y a dissolution totale de sel :
NaCl Na+(aq) + Cl-(aq)
à 25°C
eau
NH4Cl Cl-(aq) + NH4+(aq)
Cl- : ion spectateur, base conjuguée très faible d’un acide fort (HCl)
NH4- : acide conjugué (faible) de la base faible NH3 (pKa =9.2)
pH (NH4Cl) = pH (NH4+) = pH d’un acide faible
Solution tampon
Solution tampon = mélange d’un acide faible AH et de sa base conjuguée A - dans des proportions
égales ou voisines (couple AH/A-)
Exemple : HA + sel NaA (solide)
eau
NaA(s) Na+(aq) + A-(aq)
AH + H2O A- + H3O+
à t0 C0 CS 0
C0-X CS+X X
Ka = [H3O+] [A-] / [AH]
[H3O+] = Ka [AH] / [A-]
pH= pKa + log [A-] / [AH] relation d’Henderson
si [A-] = [AH] pH = pKa : efficacité maximale de la solution tampon.
Réalisation d’une solution tampon
✓ Acide faible HA + sel NaA (base faible A-)
✓ Acide faible HA + base forte (OH-), HA A-
✓ Base faible A- + acide conjugué HA
✓ Base faible A- (sel NaA) + acide fort (H3O+), A- HA
Dosage acido-basique
Dosage d’un monoacide fort par une monobase forte
eau
HCl H3O+ + Cl-
eau
NaOH Na+ + OH-
Les ions Cl- et Na+ étant indifférents, la réaction globale qui se produit est donc :
OH- + H3O+ 2H2O K= 10(14-0) = 1014
Chapitre CHIMIE ORGANIQUE
Introduction :
Toutes les matières, même votre corps ,sont constitues de molécules, Ces molécules sont elle-même
constitues d’atomes. La chimie organique peut être décrite comme la chimie des composés contenant
des atomes de carbones. Elle concerne des domaines très variés comme les molécules du vivant
(glucides, lipides, protéines) ou comme des composés synthétiques (polymères, colorants, produits
pharmaceutiques). En plus d'atomes de carbone, les composés organiques contiennent des atomes
d'oxygène, d'azote, d'hydrogène, de soufre, d'halogènes.
H-
-O- O
-N- -N N
-C= =C= -C
-C-
H monovalent,
O divalent,
N trivalent,
C tétravalent.
Nomenclature des composés organiques
I / Formules des composés organiques :
Tout composé organique correspond une formule brute
exp : CxHyOz
La même formule brute correspondent plusieurs corps dits « isomères »
Exp : C2H6O CH3-O-CH3 Ether
CH3-CH2-OH Alcool
La formule développée planes permet de distinguer les isomères.
Elle donne les positions relatives des atomes dans la molécule.
C C C
C C C
H2C CH2
Chine carbonée cyclique
C
H2
H
C
HC CH
Chaine carbonée
aromatique
HC CH
C
H
Les règles IUPAC de la nomenclature
A un nom donné ne peut correspondre qu’une seule formule donc un seul composé.
IUPAC “International Union of Pure and Applied Chemistry” à partir des règles précises, permet de
nommer les composés organiques en prenant comme référence les hydrocarbures saturés.
1- On choisit la chaine carbonée la plus longue (elle n’est pas toujours écrite en ligne droite). Le nom de
l’alcane linéaire correspondant à cette chaine principale, constitue la base du nom à construire.
2. Les groupes alkyles de la chaine principale sont appelés substituants, on les identifié et on énonce
leurs noms devant celui de la chaine principale. S’il y a plusieurs substituants on les classe par ordre
alphabétique.
3. On détermine la position de chaque substituant sur la chaine principal en numérotant les carbones de
celle ci et on indique cette position en faisant précéder le nom chaque substituant d’un indice de position
(chiffre arabe).
4. S’il y a un seul substituant, la numérotation de la chaine principale est choisit de telle sorte que l’indice
du substituant soit le plus petit. S’il y a plusieurs substituants, la chaine principale est numérotée dans
les deux sens et on compare les indices de position des substituants. Le sens choisi correspondra au sens
dans lequel le premier substituant rencontré portera l’indice le plus faible en comparaison avec l’indice
du premier substituant de l’autre sens. S’il y a égalité, on passe aux substituants suivants. La somme des
indices soit la plus faible.
5. Les termes di, tri, tétra..., n’entrent pas dans l’ordre alphabétique. Les termes iso, sec, tertio, cyclo...etc
; entrent dans l’ordre alphabétique.
1 méth méthyl
2 éth éthyl
3 Prop propyl
4 But butyl
5 pent pentyl
6 hex hexyl
7 hept heptyl
8 oct octyl
9 non nonyl
10 dec decyl
Exemple: