0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
39 vues72 pages

'Cours L1

Transféré par

ferdjioui.kenza11
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
39 vues72 pages

'Cours L1

Transféré par

ferdjioui.kenza11
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Radioactivité :

La radioactivité est le phénomène physique par lequel des noyaux atomiques instables (dits
radionucléides ou radioisotopes), se transforment spontanément en d'autres atomes (désintégration) en
émettant simultanément des particules de matière (électrons, noyaux d'hélium, neutrons, etc.) et de
l'énergie (photons et énergie cinétique). La radioactivité a été découverte en 1896 par Henri
Becquerel dans le cas de l'uranium, et très vite confirmée par Marie Curie pour le radium.

L'émission de particules matérielles et immatérielles est appelée rayonnement, et l'énergie des particules
est suffisante pour entraîner l'ionisation de la matière traversée, d'où le nom de rayonnements ionisants.
On distingue classiquement les rayons α constitués de noyaux d'hélium (également appelés particules
α), les rayons β constitués d'électrons (particules β) et les rayons γ constitués de photons, auxquels il faut
ajouter les neutrons qui dérivent des fissions spontanées.

Atomes et noyaux radioactifs :

Comme tous les atomes, un atome radioactif est composé d'un noyau, lui-même composé de nucléons :
neutrons et protons et d'un cortège d'électrons circulants à bonne distance du noyau en nombre égal à
celui des protons. L'atome radioactif est équilibré en charge électrique.

Un atome radioactif contient un noyau instable dont le nombre de nucléons ou la composition relative
en protons et neutrons ne correspond pas à une situation stable. Le noyau de l'atome radioactif cherche
à rallier la configuration stable la plus proche de sa composition en émettant des particules.

Par rapport au noyau de l'atome stable le plus voisin, le noyau de l'atome radioactif peut se trouver dans
l'une des trois situations suivantes :

• en excès de nucléons
• en excès de neutrons
• en excès de protons

Les quatre principaux types de rayonnement radioactif :


Le rayonnement α :
Si le noyau est en excès de nucléons, il émet des particules alpha, c'est-à-dire un groupe de 4 nucléons
(2 neutrons + 2 protons). Au cours de son transit vers l'extérieur de l'atome au travers du cortège
électronique la particule alpha chargée positivement capte (ou non) deux électrons. Si cela n'a pas été le
cas elle capte deux électrons auprès des atomes voisins et les deux électrons excédentaires de l'atome
initial compensent le bilan électrique total qui reste neutre. C'est le rayonnement alpha. L'énergie du
rayonnement est majoritairement constituée par l'énergie cinétique de la particule alpha qui est une
particule massive, sachant que dans l'expulsion de cette particule la quantité de mouvement est
également conservée, une énergie cinétique non négligeable est communiquée au reste du noyau en
désintégration.
A X A-4
Z Z-2Y + 4 2He
Exemple :
L’Uranium 238 est un radionucléide. Son équation de désintégration s’écrit :
238 234 4
92U 90Th + 2He

Le rayonnement β-
Si le noyau est en excès de neutrons, il transforme un neutron en proton et émet un électron ; cet électron
chargé négativement traverse le cortège électronique de l'atome et continue sa route. C'est le
rayonnement bêta. Cette façon de faire est plus « économique » que celle consistant à émettre un neutron,
puisqu'on gagne sur les deux plateaux de la balance pour rallier la proportion stable neutron/proton. Le
bilan électrique global reste équilibré puisque la charge négative de l'électron émis est compensée par la
charge positive augmentée du noyau. L'énergie du rayonnement est constituée par l'énergie cinétique de
l'électron expulsé dont la masse est faible devant celle du noyau en désintégration et par un rayonnement
électromagnétique associé au réarrangement du cortège électronique autour du noyau désintégré.

A X A
Z Z+1Y + 0-1e

Exemple :

Le cobalt 60 est un radionucléide β-. Son équation de désintégration s’écrit :

60 60
27Co 28Ni + 0-1e

Le rayonnement β+
Si le noyau est en excès de protons, de façon similaire à l'excès de neutrons, il transforme un proton en
neutron en émettant un positron (un anti-électron). Au cours de son transit vers l'extérieur le positron
finit par interagir avec un électron, provoquant l'annihilation du couple électron/positron.

Exemple :

A X A
Z Z-1Y + 0+1e

1 1
1P 0n + 0+1e
Rayonnement γ :

Les trois types de radioactivité décrits (α, β- , β+ ) sont souvent accompagnés par l’émission d’un
rayonnement électromagnétique d’énergie très grande (supérieure à celle des rayons X), de très courte
longueur d’onde (1A° à 10-4 A°), émis lors du passage d’un noyau d’un état ont pour origine des
réactions nucléaires,excité à un état stable. Les rayonnements γ ne produit ni variation de A ni de Z,
l’élément ne change pas, seule la masse atomique diminue d’une quantité équivalente à l’énergie hν du
rayonnement émis. Il s’agit simplement d’une réorganisation interne du noyau. Les rayonnements γ ont
un pouvoir de pénétration bien plus important que celui des particules α et β, mais ils sont plus ionisants.

A
ZX
* A
ZX + γ

Pénétration des radiations dans la matière :

Lourds et chargés électriquement, les noyaux d’hélium sont arrêtés facilement et rapidement par les
champs électromagnétiques et les atomes composant la matière. Ils sont donc arrêtés par une feuille de
papier.

Pour se protéger du rayonnement béta, une simple feuille d’aluminium de quelques millimètres suffit.
On peut également utiliser une feuille de verre ou un écran d'un centimètre de plexiglas, qui permet
d’arrêter une majorité des particules bêta.
Pour se protéger du rayonnement γ, le blindage doit être très épais. Par exemple, pour réduire de
seulement 30 % ce rayonnement, il est nécessaire d’être derrière 6 cm de plomb, 30 cm de béton ou 54
cm de terre.

Tableau récapitulatif :
On rappelle que la charge élémentaire est : e = 1.600217733 10-19 C
En physique nucléaire, on utilise souvent l’unité de masse atomique :

1u = 1.6605402 10-27 Kg

Masse approchée Charge


Emission Nature Symbole
(u) (e)

noyau d'hélium
Particule  4,00150 u +2e
++

Particule  − électron 0,000549 u -e

Particule ß+ positon 0,000549 u +e

Rayon rayonnement
 0 0
gamma électromagnétique

Noyaux stables et noyaux instables :

Un noyau stable garde indéfiniment la même structure, c’est le cas, par exemple, d’un des
isotopes du carbone, l’isotope 12 6C.

Un noyau radioactif est instable, et a une date inconnu, il se désintègre spontanément en un autre noyau,
en émettant des particules α ou β et souvent, un rayonnement γ, c’est le cas d’un autre isotope du carbone,
l’isotope 14 6C qui est radioactif. Il émet une particule β- et se transforme en un noyau d’azote 14 7N :

14 14 0 e
6C 7N + -1

Le noyau qui se désintègre, 14 6C, est le noyau père, le noyau obtenu, 14 7N, est le noyau fils.
Types de réactions nucléaires artificielles:

Les réactions nucléaires se produisent lorsqu’on bombarde des noyaux à l’aide des particules
subatomiques telles que les protons, neutrons, électrons.
1)- Les transmutations nucléaires :
Ces réactions produisent des nucléides de nombre de masse égal ou très voisin de celui des nucléides
qui ont servi de cibles. Les nucléides formés sont stables ou radioactifs.

Exemple 1:

Rutherford a réalisé la première transmutation en 1919 :

14
7N + 4 2He 17
8O + 1
1P

Exemple 2 :
On cible l’aluminium par une particule α
27
13Al + 4 2He 30
15P + 1
0n

2)-La fission nucléaire :


C’est le phénomène par lequel le noyau d’un atome lourd tel que l’uranium est bombardé par des
neutrons pour être divisé en plusieurs nucléides plus légers. Il y a libération d’une très grande énergie.
Si cette réaction en chaine est incontrôlée, c’est la bombe atomique (bombe A), par contre si cette
réaction est contrôlée grâce à des ralentisseurs de neutrons, on appellera cela le réacteur nucléaire.
Exemple : Bombe A

235 1 139 95
92U + 0n 54X + 38Sr + 2 1 0n
Ainsi, 1g d’uranium libère une énergie de 7,3.1010 joule, ce qui est 1,3 millions de fois plus grand que
l’énergie libérée par la combustion de 1g de méthane, le composant principal de gaz naturel.
3)-Fusion nucléaire :
Dans la fusion, des noyaux légers vont fusionner pour former des noyaux lourds avec émission d’un neutron ou
proton, et un dégagement de chaleur.
Exemple: bombe H = bombe hydrogène
2
1H + 1 3H 4
2He + 1
0n +E

- Les réactions nucléaire telles que la fusion et la fission sont assimilables à des sources d’énergie.
- Les réactions de fusions libèrent des quantités d’énergie 3 à 4 fois plus grandes que l’énergie fournie
par les réactions de fission.

Loi de decroissance radioactive :


Loi de décroissance
- Le nombre N de noyaux non désintégrés à l'instant t est lié au nombre de noyaux No initialement
présents à l'instant to = 0 s par une relation exponentielle :
N = N0 e-λt
λ : constante radioactive
γ est la constante radioactive (en s - 1). Elle caractérise un radionucléide.
La loi de décroissance des noyaux radioactifs a été établie expérimentalement en 1902 par Rutherford et
Soddy.

Activité d'un échantillon


L'activité d'un échantillon radioactif est égale au nombre de désintégrations qu'il subit par
seconde :
A = - dN / dt (2) (N diminue, dN /dt est négatif, A est positif)
De (1) et (2), on obtient
A = -dN / dt = λN0 e-λt = λN (3)
A l’instant t=0, l’activité initiale de l’échantillon est A0 = λN0 (4) Reportons cette valeur (4) dans
l’expression qui précède (3) :
A= -dN / dt = A0 e-λt (5) avec A0 = λN0
Unité : becquerel (Bq), 1Bq correspond à une désintégration par seconde.
Demi-vie (t1/2)
Le temps de demi-vie t1/2 d'un nucléide radioactif est la durée au bout de laquelle le nombre initial de
noyaux radioactifs est divisé par deux.
N (t 1/2) = No / 2 (6)
Portons dans N = No e-λt : No / 2 = No e-λt 1/ 2 soit : e-λt 1/2 = 1 / 2
ou en prenant le logarithme népérien des deux cotés : ln (e-λt 1/2 ) = ln (1 / 2)
-λt 1/2 = 0 - ln 2 t 1/ 2 = ( ln 2 ) / λ

t 1/ 2 = (ln 2) /    t 1/ 2 = ln 2 (7)

La demi-vie d'un radionucléide est une caractéristique de celui-ci et sa valeur est extrêmement
variable :
Pour le polonium 212, la demi-vie est t 1/ 2 = 3 10 - 6 seconde
Pour le thorium 232, la demi-vie est t 1/ 2 = 1,4 1010 ans

Remarque :
L'activité A = - dN / dt = Ao. e-λt = λN s'écrit à la date t 1/ 2 :
A (t 1/ 2) = λN (t 1/2) = λNo / 2 A (t 1/ 2) = Ao / 2 (8)

Au bout d'un temps égal à la demi-vie, l'activité d'un radionucléide est divisée par deux.

Défaut de masse, Energie de liaison, Energie de Cohésion :


Au cours de la transformation radioactive d’un noyau, il y a conservation des nombres de masse ainsi
que des nombres de charge (numéro atomique) ; ce sont les lois de Soddy :
A A’ A’’
ZX Z’Y + Z’’P

Conservation du nombre de nucléons A :


Conservation du nombre de charges Z : Z= Z’ + Z’’

1)- Défaut de masse :


Le défaut de masse est défini comme étant la différence entre la masse des nucléons et la masse du
noyau. Il est noté ∆m.
Pour un nucléide Z X ,Ale défaut de masse s’écrit donc:
∆m = masse des nucléons qui constituent le noyau – masse du noyau.
∆m = [Z. mp+ (A− Z).mn] – m noyau.
Ainsi, quel que soit le nucléide, on a toujours :
Masse nucléons qui constituent le noyau > masse noyau. Le défaut de masse peut être positif ou négatif.
Exemple d’application:
Considérons un noyau d’hélium formé par l’association de 2 protons et 2 neutrons : La masse du noyau
formé = 2 x masse de proton + 2 x masse du neutron.
La masse des 2 protons isolés : 2 x 1,0074 = 2,0148 u.m.a.
La masse des 2 neutrons isolés : 2 x 1,0086 = 2,0172 u.m.a. La somme des masses des particules isolées
= 4,032 u.m.a.
La masse réelle du noyau d’hélium (masse mesurée) = 4,002 u.m.a.
∆m = 4,032 - 4,002 = 0,030 u.m.a.
Cette masse perdue se transforme en énergie. Ainsi, la formation du noyau d’hélium est accompagnée
d’un dégagement d’énergie, selon la relation d’Einstein.
D’après la théorie de la relativité restreinte d’Einstein, il y a équivalence entre l’énergie et la masse; on
entend par là que la masse peut être transformée en énergie et inversement. La formule d’interconversion
s’écrit : E = m.c2
E = énergie (en joule) ; m = masse (en kilogrammes) ; c = célérité ou vitesse de la lumière = 3 108 m/s.
2)- Energie de liaison :
Elle définit l’énergie libérée lors de la formation d’un noyau à partir de protons et de neutrons : Energie
de liaison = (Masse produit – masse réactifs).C2 = (masse mesurée de l’atome- masse calculée).C2= -
∆m. C2. Cette énergie est négative.
3)- Energie de cohésion: Z
C’est l’énergie qu’il faudrait apporter au noyau A
ZX pour le dissocier de ses protons et neutrons.
Energie de cohésion = (Masse produits – masse réactif).C2= (masse calculée de l’atome- masse
mesurée).C2= ∆m. C2. Cette énergie est positive.
4)- Energie de cohésion par nucléon:
Pour comparer la stabilité des noyaux, il est préférable de raisonner en terme d’énergie de cohésion par
nucléon (ou énergie de liaison par nucléon).Cette énergie est définie comme étant le rapport d’énergie
de cohésion par le nombre de nucléons A.
Energie de cohésion /A : est exprime en Mev/nucléon.

Remarque:

➢ Plus le rapport est grand, plus le noyau est stable.

➢ Il est plus commode d’utiliser une unité d’énergie plus petite que le
joule à savoir l’électron volt (eV). Cette dernière est l’énergie acquise
par un électron soumis à une différence de potentiel (ddp) égal à 1 volt
avec :

1 eV = 1,6.10-19 joule.

On utilise aussi le mégaélectronvolt : 1 MeV = 106 eV.

1 MeV =1,6.10-13 joule.

5)- Courbe d’Aston:


L'énergie de liaison par nucléon représente l'énergie à dépenser en moyenne pour arracher un nucléon
d'un noyau. C'est un étalon de la stabilité d'un noyau. Cette courbe de l'énergie de liaison en fonction du
nombre de nucléons porte le nom du physicien anglais F.W.Aston, qui fut un des pionniers des mesures
de masse des noyaux et obtint un prix Nobel en 1922. Un classique de la physique nucléaire, la courbe
d'Aston montre que pour les noyaux naturels il faut dépenser environ 8 MeV pour arracher un nucléon
et que l'énergie de liaison passe par un maximum de 8,8 MeV pour le nickel-62 et diminue ensuite
lentement pour atteindre 7,6 MeV pour l'uranium.
Courbe d’Aston

Applications de la radioactivité :
Depuis la découverte de la radioactivité artificielle, plusieurs applications lui son attribuées parmi
lesquelles :
1)- Traceurs en médecine :
En biologie et médecine nucléaire, les traceurs sont généralement des produits radiopharmaceutiques
qui incorporent dans leur formule un atome dont le noyau est radioactif, un marqueur. C'est l'émission
par cet atome d'un rayonnement qui permet de suivre à la trace le parcours dans le vivant de ce traceur.
Il arrive que le traceur se réduise à un atome radioactif. C'est le cas des gaz nobles utilisés pour les
scintigraphies pulmonaires : krypton ou xénon. A l'opposé, le marqueur peut être attaché à des objets
autres que des molécules comme des microsphères d'albumine pour d'autres examens pulmonaires.
Les produits « radiopharmaceutiques » contenant des molécules marquées par un isotope radioactif sont
généralement administrés par voie intraveineuse, mais ils peuvent l'être aussi par inhalation (par exemple
l'examen de la ventilation pulmonaire) ou dans le liquide céphalo-rachidien.
La radiothérapie utilise aussi des radioisotopes dans le traitement de certaines maladies comme
le cancer. Des sources puissantes de rayons gamma sont aussi utilisées pour stériliser le matériel
médical. Dans les pays occidentaux, environ une personne sur deux est susceptible de bénéficier de
la médecine nucléaire au cours de sa vie, et la stérilisation par irradiation gamma est quasiment
universellement utilisée.

Armes nucléaires :
Il existe deux types de bombes, les bombes A ou atomiques et les bombes H ou à hydrogène ou encore
thermonucléaires. Les bombes atomiques ont été les premières armes nucléaires à avoir été développées
à la fin de la seconde guerre mondiale. Le cœur d'une bombe atomique contient une quantité de matière
fissile suffisante pour le développement d'une réaction en chaîne explosive (uranium 235 ou plutonium
239 à plus de 90 %). Les bombes H beaucoup plus puissantes sont basées sur le principe de la fusion
nucléaire. Les réactions de fusion sontamorcées par la chaleur dégagée par des fissions.

3)- Datation :
La datation au carbone 14, est la méthode la plus connue pour dater l'âge de roches aussi anciennes que
la terre, les coraux, les laves volcaniques. Les durées à mesurer vont de la centaine d'années à quelques
milliards d'années. Heureusement, l'archéologue, le géologue, le physicien disposent de toute une
panoplie d'isotopes dont les périodes sont adaptées. La détermination de l'âge se fait en comparant la
teneur en carbone 14 de l'échantillon ancien et lateneur d'un végétal actuel. Plus le vestige est ancien,
plus sa teneur en carbone 14 est faible.

ATOMISTIQUE

Structure de l'atome
1.1. Le noyau et les électrons
Les atomes sont constitués d'un noyau très dense, chargé positivement, entouré d'électrons (charge
électrique négative).
- Le noyau est constitué de deux types de particules (protons et neutrons) appelées nucléons.
• Un nucléide est une espèce atomique symbolisée par A
zX

Il est définit par : Z : numéro atomique (nombre de protons)


A : nombre de masse (nombre de nucléons)
A = Z + N D'où le nombre de neutrons N = A-Z

• Des nucléides ayant le même nombre de protons (même Z) correspondent au même


élément. Ils portent le même nom.
• Les isotopes d'un élément sont des nucléides ayant le même numéro atomique Z, mais
des nombres de masse A différents.
Exemple : Magnésium : 2412Mg / 2512Mg / 2612Mg

Modèle de Bohr. Cas de l'atome H

L’électron décrit une orbite circulaire centrée sur le noyau immobile. L’électron est soumis à la force
d'attraction coulombienne F1

ε0 =8.85 10-12 C2 N-1 m-2 (permittivité du vide) ; r = rayon de l’orbite


l’électron est soumis à la force centrifuge F2
F2= m.a =m.v2 / r

A l’équilibre : F1 = F2

Energie totale = Energie potentielle + Energie cinétique


1 𝑒2
Energie potentielle : Ep = ×
4𝜋𝜀 𝑟

𝟏 𝟏 1 𝑒2
Energie cinétique : Ec = 𝟐 𝒎 𝒗𝟐 = 𝟐 ( × )
4𝜋𝜀 𝑟

𝟏 1 𝑒2
Energie totale : ET = - 𝟐 ( × ) (2)
4𝜋𝜀 𝑟
Hypothèses de Bohr
1) L’électron ne peut se situer que sur certaines orbites bien précises ou permises, de telle sorte que son
énergie reste constante.
2) Lorsque l’électron absorbe ou émet de l’énergie, il change d’orbite ou de niveau d’énergie.
Orbites permises orbites stationnaires
2r = n  (n= 1, 2, 3…)
Louis de Broglie : à toute particule en mouvement (de masse m et de vitesse v) on associe une radiation
de longueur d’onde :

h : constante de Planck = 6.627 10-34 J.S


• En remplaçant v par sa valeur dans l’équation (1).

rn = n2 5.3 10-11 m = n2 0. 53 Å

r1 = 5,3.10-11 m = 0,53 A°
L’énergie correspondante (2)

Transition entre niveaux électroniques :


D’après la seconde hypothèse de Bohr, le passage d’un e- d’une orbite définie par n1 à une orbite définie
par n2, se fait par un échange d’un quantum d’énergie :

h : constante de Planck; h = 6 ,626.10-34J.s


 : fréquence de la radiation.
λ : longueur d’onde.
c : vitesse de la lumière; c = 3.108m.s-1

Pour l’atome H : E 1 = -13,6 (eV)


L’écart d’énergie entre deux niveaux ni et nf s’écrit :

Remarque :
Quand n=1, l’atome est à l’état fondamental (E.F)
Quand n 1> , l’atome est à l’état excité (instable)
Etat excité (E*) par suite d‘un apport extérieur (d’énergie), la durée de vie est très courte, donc il revient
à son état stable : radiation émise.

Une radiation d’émission: C’est l’énergie correspondant à la transition d’un électron de n’ à n (avec
n’>n).

ℎ𝑐
hν = = En’ – En = 13.6 x 1.6 10-19 [ 1/n2 - 1/n’2 ]
𝜆
1 13.6 ×1.6 10−19 1 1
= ( 𝑛2 − )
𝜆 ℎ𝑐 𝑛′2

Formule générale de Ritz «Relation de Balmer »

1 1 1
= RH ( 𝑛2 − ) avec RH = 1.0967776 107 m-1
𝜆 𝑛′2

n=1, n’= 2,3,…….. : Série de LYMAN : UV


n=2, n’= 3,4,………: Série de BALMER : Visible
n=3, n’=4,5,………. : Série de PASHEN : IR Proche
n=4, n’=5,6,……… : Série de BRACKETT : IR Moyen
n=5, n’=6,7,………. : Série de PFUND : IR Lointain

Energie des états stationnaires :


Pour l’Hydrogène
−𝟏𝟑.𝟔
En = ev
𝒏𝟐
E1= -13.6 ev
E2= -3.4 ev
E4= -0.85 ev
Eω= 0 ev
Pour un Hydrogénoide

L’hydrogénoide est un ion constitué par un noyau porteur de Z charge positive, autour du quelle gravite
un seul é.
2He He+ 3Li Li+2

𝑛2
rn = × 0.53 Å
𝑍
−𝟏𝟑.𝟔
En = x Z2 ev
𝒏𝟐
1 1 1
= RH Z2 ( 𝑛2 − )
𝜆 𝑛′2

Pour un Polyélectronique

L’électron est le responsable de l’émission du spectre optique de raies, il est séparé du noyau par des é,
il existe un effet d’écran de la part de ce é vis-à-vis l’é optique.
C’est l’effet de Zeeman: la force d’attraction du noyau sera plus faible.

Z* = ( Z- σ)
𝑛2
rn = × 0.53 Å
Z∗
−𝟏𝟑.𝟔
En = x Z*2 ev
𝒏𝟐
1 1 1
= RH Z*2 ( 𝑛2 − )
𝜆 𝑛′2

σ : constante d’écran dépond de n (règle de SLATER)

Insuffisance du modèle de BOHR.


BOHR ne considère que des orbites circulaires définies par un nombre quantique « n ». Or, lorsqu’ on
place l’atome d’hydrogène dans un champ extérieur (électrique ou magnétique), on observe des
déplacements, ou même des nouvelles raies, non prévisibles par la théorie de BOHR (effets STARK et
ZEEMAN).
Description quantique de l’atome H
Nombres quantiques
L’état d’un électron dans un atome, c’est-à-dire : son énergie, ses mouvements autour de noyau, la forme
de l’orbitale, est défini par 4 paramètres appelés nombres quantiques.
Le nombre n, nombre quantique principal : n = 1,2,…..
- quantifie l’énergie de l’électron,
-définit une couche électronique ou un niveau d’énergie.
n=1 couche k , n = 2 couche L
n = 3 couche M : ect …..
Le nombre « l », nombre quantique secondaire, avec : 0 l  n - 1
• « l » caractérise « la forme » de l’orbital : il définit une sous-couche électronique, ou un
sous-niveau d’énergie.
• l = 0 sous-couche s
• l = 1 sous-couche p
• l = 2 sous-couche d
• l=3 sous-couche f

Le nombre « m », nombre quantique magnétique, avec :-/ m /:

m » définit l’orientation de l’orbitale :


• l=0  m = 0  1 seule orientation  1 orbitale « s » 
1 case organique 
• l=1  m = -1 ; 0 ; 1  3 orientations  3 orbitales « p » de même énergie 
3 case quantiques 
• l= 2  m= -2; -1; 0; 1; 2  5 orientations  5 orbitales « d » de même énergie  5
cases quantiques 
• l= 3  m= -3; -2; -1; 0; 1; 2; 3  7 orientations  7 orbitales « f » de même énergie
 7 cases quantiques 

Le nombre quantique de spin « s », avec s = 1 / 2 dù à la rotation de l’électron sur lui-même.
• Deux orientations sont possibles :
• s = + 1 / 2 () et s = - 1 / 2 ()

Répartition des électrons ou configuration électronique


1) principe d’exclusion de Pauli
Deux électrons d’un même atome ne peuvent pas avoir leurs quatre nombres quantiques identiques.
-Deux électrons dans une même orbital atomique doivent différer par leur nombre quantique de spin, qui
ne peut prendre que deux valeur, ms = + ½ (↑) ou -1/2 (↓).
-Une orbitale atomique ne peut "contenir" au maximum que 2 électrons qui dans ce cas auront des
spins opposés : ils sont antiparallèles ou appariés ↑↓.
-Si l’orbitale ne contient qu’un électron, celui-ci set dit non-apparié ou célibataire.
- Une orbital vide constitue une lacune électronique.
2) principe de stabilité
- à l’état fondamental l’électron se trouve dans son état énergétique le plus stable, correspondant à
l’énergie la plus basse.
- les électrons commencent par saturer les niveaux de plus basse énergie, dans l’ordre : 1s, 2s, 2p, 3s,
3p………c’est la règle dite de (n+l) minimal

La règle de Klechkowski :
Exemples :
Structure électronique ou configuration électronique à l’état fondamental :
8O : (8 électrons à placer) : 1s2 / 2s2 2p4
Electrons de cœur / électrons de valence
27Co : 1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 / 4s2 3d7
Exceptions à la règle de Klechkowski :
Exemples :
- le chrome : 24Cr : 1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 / 4s1 3d5 et non pas 4s2 3d4
- le cuivre : 29Cu : 1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 / 4s1 3d10 et non pas 4s2 3d9

Règle de Hund (règle du spin maximal)


Lorsque des orbitales atomiques ont la même énergie (dégénérées), les électrons se répartissent avec un
nombre maximum de spins parallèles.

Utilisation des cases quantiques symbolisant chacune une orbitale atomique.

Pour écrire la structure électronique d’une espèce ionisée positivement:


Cas général: on enlève d’abord les électrons les plus externes (ceux qui correspondent à n le plus grand).
Dans le cas des métaux de transition, on enlève donc d’abord les électrons « s » .
La classification périodique des éléments.
1.La classification de Mendeleiev (1869).
-Basée initialement par Mendeleiev sur le classement des éléments par masse atomique croissante, la
classification moderne est basée sur le classement des éléments par numéro atomique Z croissant, donc
s’appuie sur la structure électronique des atomes.
Elle est constituée de 7 lignes appelées « période » et de 18 colonnes appelées « familles »
le numéro atomique croit de gauche à droite dans une période et de haut en bas dans une colonne.
Les éléments d’une même période ont la même valeur du nombre quantique principal maximal n.
Les éléments appartenant à une même colonne ont généralement la même structure électronique externe,
donc souvent des propriétés chimiques ou physiques voisines.
La classification périodique est divisée en 4 blocs en fonction de la structure électronique externe des
éléments.

Bloc s : ns1 ou ns2 ; colonnes 1 et 2


Bloc p : ns2 npx (avec : 1 ≤ x ≤ 6 ) ; colonnes 13 à 18
Bloc d : (n-1) dx nsy (avec : 1 ≤ x ≤ 10 et 0 ≤ y ≤ 2) ; colonnes 3 à 12. << Métaux de transition>>.
Bloc f : (n-2) fx (n-1) dy ns2 (avec n = 6 ou 7 ; 0 ≤ x ≤ 14 ; y = 0 ou 1, exceptionnellement 2 pour 90Th)
Les éléments pour lesquels n=6, sont appelés « Lanthanides » ; ceux pour lesquels n=7 sont
appelés « Actinides » ( ces derniers sont tous radioactifs)
Propriétés physiques des éléments.
Trois catégories:
Les métaux
-ils sont situés à gauche et au centre de la classification périodique; bloc « s »( hormis H), bloc « d »,
bloc «f » et une moitié du bloc « p » ( ex. Al, Sn, Pb,,)
- Ils sont tous solides à température ambiante (25 °C), excepté le mercure (80 Hg)qui est liquide.
-Ils sont des bons conducteurs de la chaleur et de l’électricité.
Remarque: l’hydrogène est un cas à part: c’est un gaz moléculaire (H2) à 25 °C. il peut donner un ion
positif (H+), mais aussi l’ion hydrure (H-).
Les non-métaux
-Ils sont situés à droite dans la classification périodique: la seconde moitié du bloc « p » ( ex. F,O, N;;;)
-Ils sont solides ou gazeux à 25 °C, exceptionnellement le Br2 (liquide)
Ils sont des mauvais conducteurs de la chaleur et de l’électricité. (Sauf le carbone qui est isolant
(diamant) ou conducteur (graphite))
Les semi-métaux
A la frontière des deux catégories précédentes (B, Si, Ge, Ar, Sb, Te, et Po. Ils se comportent comme
des semi-conducteurs (composés dont la conductivité augmente avec la température).

Les familles (colonnes)


Colonne 1 : les alcalins (structure électronique externe ns1)
-ils donnent des cations monovalents: Na+, K+…..
-ils donnent des oxydes basiques
Colonne 2: les alcalino-terreux structure électronique externe: ns2
- ils donnent des cations bivalents: Mg2+, Ca2+ …..
- ils donnent des oxydes basiques:
Colonnes 3 à 12: les métaux de transition
- ils donnent des cations à valence multiples: Fe+2 , Fe+3, Cu+, Cu+2 ……
Colonne 13 : la famille du bore (ns2 np1)
Colonne 14: la famille du carbone (ns2 np2)
- ils forment de liaisons de covalence.
Colonne 15: la famille de l’azote (ns2 np3)
- ils donnent des liaisons de covalence
- ils donnent des oxydes acides
Colonne 16: la famille de l’oxygène (ns2 np4)
- ils donnent des anions bivalents
- ils donnent des oxydes acides
Colonne 17: les halogènes (ns2 np5)
- ils donnent des anions monovalents
Colonne 18: les gaz rares (ns2 np6) sauf pour He : 1s2
Variation de l’énergie d’ionisation EI dans le tableau périodique.
Variation de : rayon atomique, énergie d’ionisation et l’électronégativité :

a) Dans une colonne, lorsque Z augmente (en allant de haut en bas):


- Le nombre de couches augmente,
La distance noyau-électron périphérique augmente (le rayon atomique augmente)  effet de distance
la force d’attraction noyau-é périphérique diminue (é de plus en plus libre),  l’énergie d’ionisation
diminue.

b) Dans une période, lorsque Z augmente (en allant de gauche à droite):


Le nombre de couche est le même; mais Z augmente (le nombre de charges+ dans le noyau augmente)
 effet de charge
la force d’attraction noyau-é périphérique augmente,
la distance noyau- électron périphérique diminue (le rayon atomique diminue)
L’énergie d’ionisation augmente.
Chapitre III : la liaison chimique
Introduction :
Les atomes n’existent que très rarement à l’état isolé (Gaz rares, H). Ils s’associent pour former des
molécules plus stables que les atomes isolés. Les liaisons entre les atomes sont des liaisons fortes
(covalente, ionique), alors que les liaisons entre les molécules sont généralement faibles (liaison
hydrogène).
Schéma de Lewis :
• Schéma de Lewis d’un atome
Chaque atome est entouré d’un nombre de points égale au nombre d’électrons de valence.

Exemple :

• Schéma de Lewis d’une molécule


Les atomes s’unissent en mettant chacun en commun un ou plusieurs électrons appartenant à leur
couche de valence.
Exemple : H H

Règle de l’octet :
La structure périphérique d’un gaz rare : ns2 np6 : configuration stable : huit électrons sur la couche
externe ( sauf pour He, 2 électrons) Octet.
Chaque atome engagé dans une liaison cherche à acquérir la configuration électronique du gaz rare qui
le suit dans la classification périodique. ( Octet).

Exemple :
Exception à la règle de l'octet :
La règle de l’octet est un outil très utile pour répartir les doublets électroniques autour des atomes, en
particulier les éléments de la 3éme période dans le tableau périodique possédant des orbitales 3d.
Ainsi, un bon nombre d’atomes peuvent acquérir un nombre d’électron supérieur à 8é sur leur couche
externe, afin de former des molécules stables.
Exemple :
Le soufre 16S respecte la règle de l’octet dans la molécule SH2 grâce a la présence de deux doublet libres
d’électrons, par contre il ne la respecte pas dans la molécule SF6. En effet, le soufre possède des orbitales
3d vacante certes mais existante. Ainsi pour la formation de la molécule SF6, il sera entouré de 6 doublets
(12 é).
Notion de Valence
C’est le nombre de liaisons que fait un atome dans une molécule, Elle correspond en général au nombre
d’électrons célibataires de l’atome considéré. La valence normale d’un élément se déduit du schéma de
Lewis atomique et donc de sa configuration électronique.
Exemple :

Types de liaisons :
Liaisons atomiques :
• Liaison covalente : ΔEn faible < 1.9 (En : électronégativité)
C’est une mise en commun d’un ou de plusieurs doublets d’électrons entre deux atomes
identiques ou ayant des électronégativités voisines.

Exemple :
- Formation de la molécule de dichlore Cl2 : 17Cl : ………/3s2 3p5 (7électrons de valence)
- Formation de la molécule d’ammoniac NH3 : 7N : ……./2s2 2p3 (5 électrons de valence)

- Formation de la molécule d’eau H2O : 8O : …../ 2s2 2p4 (6 électrons de valence)

Liaisons covalentes multiples

• Liaison covalente dative


C’est une mise en commun d’électrons entre un atome B qui possède un doublet libre (non
liant) et un autre atome A qui comporte une lacune électronique.( flèche du donneur vers
l’accepteur ou tiret avec des charges formelles)
Exemples :
- Le trifluorure de bore BF3 et l’ammoniac NH3 forment un composé d’addition.

- 16S : ……../ 3s2 3p4 (6 électrons de valence)


- H3PO4 P : ……../ 3s2 3p3 (5 électrons de valence)

- ClO4- 17Cl : ……………/3s2 3p5

- NH4+

• Liaison ionique : ΔEn grand > 1.9


Condition : une très forte différence d’électronégativité entre les deux atomes.
Il ya un transfert total d’un ou de plusieurs électrons de l’élément le moins électronégatif vers
l’élément le plus électronégatif se qui implique formation de deux ions.

Exemple :
En (Cl) = 3.1 ; En (Na) = 0.9
• La liaison métalique
C'est la mise en commun dans le métal de tous les électrons de valence. On obtient alors
une bande de conduction. C'est la raison pour laquelle, un métal est capable de transporter
de l'énergie électrique.

Liaison covalente polaire dans un composé A-B :


A et B ont des électronégativités différentes, déplacement du nuage électronique vers
l’élément le plus électronégatif (par exemple B) ; apparition de charge partielles ᵟ+ sur A et

ᵟ- sur B.

Apparition du moment dipolaire réel ;


Si la liaison est purement ionique :

Détermination du pourcentage de caractère ionique (% i) d’une liaison covalente A-B


polaire :
Le pourcentage de caractère ionique (% i) d’une liaison est lié à la valeur de δ :
- Si δ = 0 : la liaison est covalente à 100% ; (%i) = 100 δ = 0%
- Si δ = 1 : la liaison est ionique à 100% ; (%i) = 100 δ = 100%

Exemple : H-F
μréel = 1.98 D = 6.60 10-30 Cm
d= 0.92 Å = 0.92 10-10 m
μi = 1.6 10-19 . d (m) = 14.72 10-30 Cm
μi = 4.8 d(Å) = 4.42 D
𝛍𝐫é𝐞𝐥 1.98
(%i) = 100 = 100 = 45%
μi 4.42

δ = 0.45 +0.45
H F-0.45

II. Liaisons faibles (entre molécules)


• Liaison Hydrogène
Conditions pour ponts H :
- Donneur de Pont H : H-O , H-N, H-F
- Receveur de Pont H : O, N, F
• Liaison de Van der waals
Les liaisons de Van der Waals sont des interactions électromagnétiques :
C’est une interaction électrique de faible intensité entre atomes.

Interaction électrostatique ( δ- va etre attiré par δ+)

Théorie des orbitales moléculaires :


- Les orbitales moléculaires sont obtenues par combinaiso linéaire d’orbitales atomiques.
- Le nombre des orbitales moléculaires (OM) est égal au nombre des orbitales atomiques (O.A)
utilisées dans la combinaison linéaire.
- Types d’OM : OM. Liantes ; OM. antiliantes ; OM. Non liantes.
- Le nombre des électrons dans les OM est égale au nombre des électrons dans les OA.
-
Combinaison des orbitales atomiques s

ns + ns nσ

Le recouvrement des orbitales atomiques s doit être un recouvrement du même niveau énergétique c'est-
à-dire que : 1s se recouvre avec une 1s pour donner une orbitale moléculaire 1σ et ainsi de suite (2s avec
2s ….).
L’orbital σ* est dite orbitale antiliante. Contrairement à la liante qui est stabilisante du faite qu’elle soit
plus basse en énergie par rapport aux OA, l’anti liante est quand à elle de niveau énergétique plus élevé,
donc moins stabilisante.

Exemple : Combinaison des orbitales s dans H2.


L’orbitale s est de symétrie sphérique

Diagramme des orbitales moléculaires de H2

δs : orbitale moléculaire liante


δs* : orbitale moléculaire antiliante
configuration électronique de H2 : δs2 δs*0
Indice de liaison Nl : Nl = ½ (nombre d’é OM liantes – nb é OM antiliantes)
Nl = ½ (2-0) = 1

Combinaison des orbitales s et p :


Recouvrement axial d’une orbitale s d’un atome A et d’une orbital P d’un atome B
1) Recouvrement axial liant

s(A) + pz(B) δsp : recouvrement liant (fusion des 2 lobes)

2) Recouvrement axial antiliant

s(A) - pz(B) δsp : recouvrement antiliant

Combinaison des orbitales P


✓ Recouvrement axial liant

Pz (A) + Pz (B) δs : recouvrement liant

✓ Recouvrement axial antiliant

Pz (A) - Pz (B) δs* : recouvrement antiliant

Recouvrement latéral de deux orbitales Px ou Py


✓ Recouvrement latéral liant entre deux orbitales parallèles

Px ou Py(A) + Px ou Py(B) πx ou πy

✓ Recouvrement latéral antiliant entre deux orbitales parallèles

Px ou Py(A) - Px ou Py(B) π*x ou π*y

Hybridation :
En chimie, l'hybridation des orbitales atomiques (OA) est le mélange d’orbitales d'un atome
appartenant à la même couche électronique, de manière à former de nouvelles orbitales qui permettront
de mieux décrire qualitativement les liaisons entre atomes et la répartition des électrons considérés. Ces
orbitales sont dites hybrides et elles sont très utiles pour expliquer la forme des orbitales moléculaires
(OM).
On étudiera cinq types d’hybridation à savoir : sp, sp2, sp3, sp3d1 et sp3d2
Hybridation sp
Si l’hybridation se fait entre l’orbitale s et une orbitale p, les 2 autres orbitales P conservent leur caractère
pur (liaison π), on a l’hybridation type sp (50% de s et 50% de p). La symétrie est diagonale et la
géométrie est linéaire (angle 180°) avec les 2 orbiatles p sont à 90° l’une par rapport à l’autre dans des
plans perpendiculaires, à la direction des orbitales hybridées. C’est le cas des atomes triplement liés
comme les alcynes et nitriles.
Exemple : l’acétylène C2H2

6C : 1s2 2s2 2 p2

Hybridation sp2 : trigonale


Si l’hybridation se fait entre une orbitale s et 2 orbitales p, la troisième orbitale p conservant son caractère
p pur, on est dans le cas d’une hybridation sp2. Les trois orbitales hybrides sp sont identiques (33% de
caractère s et 67% de p) et elles sont disposées dans un plan faisant entre elles des angles de 120°.
L’orbitale p pure a son axe dans un plan perpendiculaire au plan des 3 orbites sp 2. C’est le cas des
carbones doublement liés, c’est la structure trigonale plane. C’est aussi la structure des atomes trivalents
possédant une orbitale vacante tel que BF3 ou AlCl3.
Exemple : CH2 – CH2
La molécule d’éthylène résulte de l’hybridation sp2. Les 3 orbitales hybrides sp2 forment pour chaque
atome de carbone, 3 liaisons de type σ alors que l’orbitale p pur formera elle une liaison de type π (liaison
double à symétrie plane).

Hybridation sp3 : tétragonale :


cette hybridation met en jeu 1 orbitale de type s et 3 orbitales de type p : sp3, on aura de ce fait 4 orbitales
de même niveau énergétique et la géométrie sera tétraédrique.
Exemple : CH4
Dans la molécule du méthane, le carbone doit passer de l’état fondamental vers un état excité. Ces 4
orbitales, une s et trois p s’hybrident pour donner 4 orbitales hybrides nommées sp et dont les
caractéristiques sont intermédiaires entre les orbitales s pure et p pure. On dira que l’atome est dans un
état d’hybridation sp3 où les 4 orbitales sont identiques et disposées symétriquement dans l’espace autour
du noyau. Chaque orbitale possède 25% de caractère s et 75% de caractère p : c’est la structure
tétraédrique caractéristique du carbone tétravalent mais aussi de l’oxygène, de l’azote, des halogènes…..
Les quatre orbitales hybrides forment 4 liaisons simples appelées δ avec les 4 atomes d’hydrogènes.

Hybridation sp3d1
L’hybridation mettant en jeu 1 orbitale s, 3 orbitales p et 1 orbitale d sera de type sp3d1. Il y a
formation de 5 liaisons simples σ.
Exemple : PCl5
Le pentachlorure de phosphore a une hybridation du type sp3d1.
Le phosphore doit être capable de fournir 5 électrons célibataires afin de se lier avec les 5 atomes
du chlore, pour cela il devra être excité vers la sous couche 3d.
Hybridation sp3d2
L’hybridation ici, implique 1 orbitale s, 3 orbitales p et 2 orbitales d. Il y a formation de 6
liaisons σ.
Exemple : SF6
Le soufre doit être capable de fournir 6 électrons célibataires afin de se lier avec les 6 atomes de
fluor, pour cela il devra être excité vers la sous couche 3d.
Géométrie des édifices covalents, Règles de GILLESPIE
Ce n’est pas une nouvelle théorie de la liaison, mais un procédé de raisonnement (simple et efficace) qui
permet de prévoir de façon qualitative la géométrie des petites molécules covalentes, ce modèle est basé
sur la répulsion des paires électroniques de la couche de valence

V.S.E.P.R : Valence Shell Electron Pair Repulsion

AXnEn

A: atome central

X: atome lié à A

m: nombre d’atomes X liés à A

E : doublet libre autour de A

n : nombre de doublets libres autour de A

Règles de GILLESPIE :

1. Tous les doublets (liants et libres) de la couche de valence de l’atome centrale A, sont placés à la
surface d’une sphère centrée sur le noyau.

2. les doublets d’électrons se positionnent de telle sorte que les répulsions électroniques soient
minimales (les doublets sont situés aussi loin que possible les uns des autres).

AX2 : Géométrie de base linéaire / hybridation sp / α = 180°


AX3 : Géométrie de base triangulaire / hydridation sp2 / α = 120°

Exemple : BF3

AX2E : Molécule coudée ou angulaire / hybridation sp2 / α < 120°

Exemple : Sn Cl2

Remarque : un doublet libre E occupe un volume supérieur à celui d’un doublet liant au
voisinage de l’atome central.

AX4 : Géométrie de base tétraédrique / hybridation sp3

AX3E : Géométrie de base tétraédrique / hybridation sp3 / molécule pyramide trigonale


AX2E2 : Géométrie de base tétraédrique / hybridation sp3 / molécule coudée en forme v ou
angulaire

AX5 : Géométrie de base Bipyramide trigonale / hybridation sp3d / α = 120° , β = 90°

Exemple : PF5
Chapitre IV : Equilibre d’oxydoréduction

Ecrire une équation d’oxydo-réduction.

Une réaction d’oxydo -réduction est un transfert d’électrons.


Chaque couple est sous la forme : Oxydant / Réducteur.
Chaque couple Ox/Red est caractérisé par une demi équation qui s’écrit :

Réduction

Oxydant + né = Réducteur

Oxydation

Cette demi-équation vous permet de retrouver toutes les définitions :


• Un oxydant peut capter (gagner) des électrons
• Un réducteur peut céder des électrons
• Une réduction est un gain d’électrons par l’oxydant
• Une oxydation est une perte d’électrons par le réducteur

Ecriture d’une demi-équation : exemple du couple MnO4- (aq)/ Mn2+ (aq)

Ecrire l’oxydant et le réducteur MnO4- (aq) = Mn2+ (aq)

Equilibrer les éléments autres que l’H et l’O Ici le manganèse Mn est déjà équilibré

Ecrire la conservation de l’O en ajoutant des H2O MnO4- (aq) = Mn2+ (aq) + 4 H2O (l)

Ecrire la conservation de l’H en ajoutant des H+ MnO4- (aq) + 8 H+ (aq) = Mn2+ (aq) + 4 H2O (l)

Ecrire la conservation de la charge en ajoutant des électrons

MnO4- (aq) + 8 H+ (aq) + 5 e- = Mn2+ (aq) + 4 H2O (l)

Ecriture de l’équation d’une réaction d’oxydoréduction :


On peut avoir une réaction d’oxydo- réduction quand on a en présence l’oxydant d’un couple (Ox1) et
le réducteur d’un autre couple (Red2) : exemple : on fait réagir les ions permanganate MnO4-avec les
ions fer(II) Fe2+

✓ Ecrire les couples en entourant les réactifs (d’après l’énoncé)


MnO4- (aq) / Mn2+ (aq)
Fe3+ (aq)/ Fe2+ (aq)

Ecrire comme précédemment les demi-équations en mettant les réactifs à gauche

MnO4- (aq) + 8 H+ (aq) + 5 e- = Mn2+ (aq) + 4 H2O (l)


Fe2+ (aq) = Fe3+ (aq) + 1 e-

Multiplier les demi-équations pour avoir le même nombre d’électrons dans chaque réaction.

MnO4- (aq) + 8 H+ (aq) + 5 e- = Mn2+ (aq) + 4 H2O (l)


5 Fe2+ (aq) = 5 Fe3+ (aq) + 5 e-

Ajouter membre à membre les deux demi-équations

MnO4- (aq) + 8 H+ (aq) + 5 Fe2+ (aq) Mn2+ (aq) + 4 H2O (l) + 5 Fe3+ (aq)

Quelques couples Oxydant /Réducteur courants :


Construction d’une pile et prévision des réactions redox

I Notion de potentiel d’oxydo-réduction

1) Potentiel rédox d’un couple d’oxydo-réduction

On peut attribuer à chaque couple oxydant-réducteur un potentiel redox standard E0 (en volt).

Le terme standard (symbolisé par le 0 en exposant) signifie que cette valeur de potentiel est uniquement
valable lorsque l’on est dans des conditions où les concentrations des solutés sont égales à la
concentration standard égale à 1 mol.L-1.

Par convention on attribue la valeur zéro au potentiel standard du couple (H +/H2(g)) , ceci à toute
température.

Les valeurs de ce potentiel standard sont données à 25°C par des tables. Vous trouvez ci-dessous les
potentiels standards des couples rédox les plus couramment utilisés :

Pour avoir toujours la même présentation, on placera l’oxydant d’un couple à gauche et le réducteur de
ce couple à droite.
Classement des oxydants et des réducteurs

Plus l’oxydant d’un couple est puissant, plus son potentiel redox est élevé. Par contre, la force d’un
réducteur augmente quand son potentiel diminue.
Les couples plus réducteurs que (H+ /H2) ont donc un potentiel standard négatif.
Les couples plus oxydants que (H+ /H2) ont donc un potentiel standard positif.

II Prévision des réactions d’oxydo-réduction


1) Comparaison des potentiels standards
Une réaction spontanée est une réaction qui se fait seule sans apport d’énergie extérieur, c’est à dire qui
se produit naturellement.
Si on met en présence l’oxydant 1 du couple (ox1/red1) avec le réducteur 2 du couple (ox2/red2), pour
qu’il y ait réaction spontanée, il faut que le potentiel E(Ox1/Red1) soit supérieur au potentiel
E(Ox2/Red2).
Application :
Peut-on avoir une réaction spontanée entre : (écrire la réaction-bilan lorsque la réaction est spontanée)
1) Le zinc et les ions Fe2+ ?
2) L’or et les ions Cu2+ ?

Solution :
1) En se servant des couples donnés dans la liste précédente, faisons l’inventaire des couples dans
lesquels interviennent les espèces mises en présence :

Le zinc intervient en tant que réducteur dans le couple (Zn2+/Zn)


L’ion fer(II) intervient en tant que réducteur dans le couple (Fe2+/Fe) et en tant qu’oxydant dans le couple
(Fe3+/Fe2+).
Or une réaction rédox fait intervenir obligatoirement un oxydant et un réducteur donc, le zinc réducteur
réagit avec l’ion Fe(II) oxydant. Les couples concernés sont : (Zn2+/Zn) et (Fe2+ / Fe).
Plaçons sur un même axe vertical ces couples rédox en les classant selon leur valeur de potentiel standard
:

Entourons les espèces mises en présence :

Le potentiel de l’oxydant Fe2+( -0,44V) est supérieur au potentiel du réducteur Zn ( -0,76V). Par
conséquent la réaction entre ces deux composés est spontanée.
La réaction s’écrit : Fe2+ + Zn Fe + Zn2+

2) De la même façon, les couples qui interviennent sont : (Au3+/Au) et ( Cu2+/Cu)

Le potentiel de l’oxydant Cu2+( 0,34V) est inférieur au potentiel du réducteur Au ( 1,50V). Par
conséquent la réaction entre ces deux composés n’est pas spontanée : la réaction ne se fera pas.

On pourra considérer qu’une réaction rédox est totale quand l’écart entre le potentiel standard de
l’oxydant et le potentiel standard du réducteur est supérieur à 0,3V.
3) Application : attaque des métaux par des acides
Prenons l’exemple de l’attaque de l’acide chlorhydrique ( H+ + Cl- ) sur le cuivre.
Les couples faisant intervenir ces espèces sont :
(H+/H2), (Cu2+/Cu), (Cl2/Cl-). Classons ces couples et entourons les espèces mises en présence:

Il n’y a qu’un seul oxydant en présence. Par contre dans le milieu, on trouve deux réducteurs Cl- et Cu.
Celui que l’on choisira est le réducteur le plus fort (celui qui a le potentiel le plus bas) : Cu.

Dans cet exemple on voit que l’oxydant a un potentiel plus faible que le réducteur : la réaction n’aura
pas lieu.

Le cuivre n’est pas attaqué par l’acide chlorhydrique.

Cette conclusion est valable pour tous les métaux dont le potentiel est supérieur à 0V : on parle alors de
métaux nobles. C’est le cas de l’or, de l’argent ….

Regardons le cas d’un métal de potentiel négatif comme le zinc :

Ici la réaction entre les ions H+ et le zinc est spontanée, le zinc est attaqué par l’acide chlorhydrique par
la réaction suivante :

Zn + 2 H+ Zn2+ + H2

Lorsqu’un métal de potentiel négatif est mis en présence d’une solution d’acide, ce métal est attaqué, on
parle de métaux non-nobles.
III Construction d’une pile

1) Description et fonctionnement

Que se passe-t-il quand on met en présence l’ion Cu2+ et le zinc ?

En faisant le même raisonnement que dans la partie précédente :

On en déduit qu’il va y avoir une réaction spontanée entre ces deux espèces :

Cu2+ + Zn → Cu + Zn2+

Pour l’instant on a mis en présence les deux espèces et le déplacement d’électrons se faisait à l’intérieur
des la solution pour passer du réducteur à l’oxydant.

Nous allons essayer de séparer l’oxydant ( Cu2+) du réducteur (Zn) en les mettant dans deux récipients
différents et en faisant circuler les électrons par un circuit extérieur.

On fait alors l’expérience suivante :

Relions entre eux par une bande de papier imbibée d’une solution conductrice (solution ionique) les deux
béchers suivants :

- le premier contient une solution d’ions zinc (II) dans laquelle plonge un morceau de zinc métallique

- le deuxième contient une solution de cuivre (II) dans laquelle plonge une lame de cuivre métallique
Si l’on relie la lame de cuivre et la lame de zinc par un conducteur électrique (avec une résistance
électrique), on observe le passage d’un courant électrique mesuré par l’ampèremètre :

On observe que :

- dans le bécher de droite, l’ion cuivre Cu2+ se transforme en cuivre Cu : Cu2+ + 2 e- → Cu

- dans le bécher de gauche, le zinc se transforme en ion Zn2+ : Zn → Zn2+ + 2 e-

Les électrons circulent donc de la lame de zinc vers la lame de cuivre.


Attention, rappelons que le sens du courant électrique est l’opposé du sens de circulation des électrons.
Par conséquent, l’ampèremètre mesure un courant qui va de la lame de cuivre vers la lame de zinc comme
il est indiqué sur le schéma.

2) Mesure d’une différence de potentiel

Dans la même expérience, un voltmètre branché entre les lames de cuivre et de zinc montre qu’il existe
une tension électrique entre ces deux métaux. C’est le cuivre qui est à un potentiel supérieur à celui du
zinc.

D’un point de vue électrique, on a provoqué le passage d’un courant dans un circuit électrique, on a ainsi
réalisé un générateur électrique, une pile, dont la borne positive est constituée par le métal dont le
potentiel est le plus élevé : on observe que le pôle positif correspond au cuivre donc au couple le plus
oxydant.

Dans l’expérience faite précédemment, il y a effectivement passage de courant dans le circuit extérieur
de la pile, on dit alors que la pile débite. On mesure alors une différence de potentiel (notée souvent
d.d.p) qui dépend du circuit entre les deux lames de la pile.

Par contre, on peut ne placer aux bornes de la pile qu’un voltmètre : le voltmètre à une impédance ( ou
résistance électrique) très importante qui empêche le passage d’un courant. Dans ce cas, la pile de débite
pas, les électrons ne circulent pas et la réaction :

Cu2+ + Zn → Cu + Zn2+ ne se fait pas.


On peut néanmoins mesurer une différence de potentiel aux bornes du voltmètre, appelée différence de
potentiel à vide ou force électromotrice de la pile (notée f-e-m).

La force électro-motrice d’une pile est la différence de potentiel mesurée aux bornes de la pile au moyen
d’un voltmètre lorsque celle-ci ne débite pas.

Par exemple :

La force électromotrice d’une pile dépend :


- de la nature des couples utilisés
- de la concentration des solutés

Lorsque la concentration des solutés est choisie égale à la concentration standard de 1 mol.L -1, la force
électromotrice de la pile ne dépend alors que des potentiels standard des couples en présence :

f-e-m = E+ - E- = E0+ -E0-


Où E0+ est le potentiel standard du couple le plus oxydant et E0- est le potentiel standard du couple le
plus réducteur.

3) Vocabulaire :
Une lame métallique plongeant dans une solution du même ion métallique constitue une demi-pile. Pour
faire une pile il faut deux demi-piles.
La lame métallique peut être appelée électrode.
Il faut de plus assurer une jonction électrique entre les deux demi-piles en utilisant une solution ionique
imbibant un support solide. Cette jonction électrique est appelée « pont salin » ou « pont ionique ».
C’est en général un papier filtre imbibé d’une solution de nitrate de potassium.

Application :
On veut réaliser des piles formées par l’association de deux demi-piles standard :
a) Pb2+ / Pb b) Ag+ / Ag
Prévoir pour cette pile :
- la polarité des électrodes de plomb et d’argent
- les réactions à chaque électrode et l’équation-bilan
- la fem
Solution :
- Les potentiels standard des couples sont E0( Pb2+ / Pb) = -0,13 V et E0(Ag+ / Ag) = 0,80 V.
- Le pôle positif correspondra au potentiel le plus élevé c’est à dire l’argent, le pôle négatif
correspondra au plomb.
- L’oxydant le plus puissant (Ag+) subira une réduction : dans la demi-pile (Ag+ / Ag) on aura donc
la demi-réaction : Ag+ + e- Ag
- Le réducteur le plus puissant (Pb) subira une oxydation : Pb Pb2+ + 2 e-
- Les électrons vont circuler de la lame de plomb à la lame d’argent. Le courant électrique se
déplace en sens inverse : de l’argent au plomb. On a bien comment vu en cours d’électricité le
courant qui circule de la borne + du générateur à la borne – du générateur.
Ag+ + e- Ag Pb Pb2+ + 2 e-
Equation-bilan : 2 Ag+ + Pb 2 Ag + Pb2+
Calcul de la f-e-m : e = E0 + -E0- = 0,80- (-0,13) = 0,93 V
Chapitre V : Equilibres acido-basiques
1.1. Monoacide et monobase.

D’après J.N.Bronsted : un acide est une espèce pouvant libérer un proton H+ pour le donner à une
autre espèce; une base est une espèce susceptible de capter un proton en provenance d’une autre espèce.

Acide Base + H+
L’acide et la base sont dits « conjugués », ils forment un couple acido-basique noté: acide /base.

Exemple :

CH3COOH H+ + CH3COO- couple : CH3COOH / CH3COO-

L’ion acétate CH3COO- est la base conjuguée de l’acide acétique CH3COOH

Les acides et les bases de Lewis

Un acide de Lewis est toute espèce qui peut accepter une paire d'électrons offerte par une autre espèce
chimique lors d'une réaction. Exemple: AlCl3

Une base de Lewis est toute espèce qui possède une paire d'électron non-liante et qui peut offrir une
paire d'électrons à une autre espèce chimique lors d'une réaction. Exemple: NH3.

1.2. Polyacide et polybase.


Un polyacide est une espèce pouvant libérer 2 ou plusieurs protons; une polybase est une espèce pouvant
fixer 2 ou plusieurs protons.
Exemple :
H2S 2H+ + S2-

H2S est un diacide capable de libérer deux protons ; S2- est une dibase pouvant fixer deux ions H+.

1.3. Ampholyte.

Un ampholyte est un composé qui peut se comporter soit comme un acide, soit comme une base. Les
solutions correspondantes sont dites « amphotyères ».

Exemple : l’ion HS- est un ampholyte

- Couple 1 : H2S / HS- H 2S H+ + HS-


- Couple 2 : HS- / S2- H 2S - H+ + S2-
Réaction acido-basique
Une réaction acido-basique implique deux couples acide-base conjugués qui échangent des protons:
Couple1 : Acide (1) / Base (1) : Acide (1) Base (1) + H+
Couple2 : Acide (2) / Base (2) : Base (2) + H + Acide (2)
Réaction acido-basique : Acide (1) + Base (2) Base (1) + Acide (2)

Réaction acido-basique en milieux aqueux


L’eau est un ampholyte appartenant aux 2 couples suivants :
- Couple 1 : H3O+ / H2O : H3O+ H+ + H2O (l’eau fixe H+ : c’est une base)
- Couple 2 : H2O / OH- : H2O H+ + OH- (l’eau cède H+ : c’est un acide)

Le caractère ampholyte de l’eau se traduit alors par la superposition des réactions :

H2O + H2O OH- + H3O+

Acide 1 + base 2 base 1 + acide 2

Lorsque’on introduit un acide (AH) ou une base (B) dans l’eau, il se produit alors une réaction entre la
substance introduite et le solvant (eau).

Exemple :

CH3COOH + H2O CH3COO- + H3O+


Acide1 + base2 base 1 + acide2

NH3 + H2O NH4+ + OH-

Base2 + acide1 acide 2 + base 1

Constante d’équilibre dans les réactions acido-basiques:

La constante d’équilibre K de toute réaction acido-basique est donnée par la loi d’action de masse :

Ou : [A]eq , [B]eq , [C]eq et [D]eq sont les concentrations des espèces A, B, C et D à l’équilibre.

Equilibre de dissociation de l’eau


L’équilibre d’autoprotolyse de l’eau :

2 H2O H3O+ + OH-

est caractérisé par une constante d’équilibre Ke ; appelée ‘’produit ionique ‘’ de l’eau.

Ke = [H3O+] [OH-]

A 25°C : Ke = 10-14 Pke = -logKe = 14

Lorsqu’ un acide faible AH est mis dans l’eau, il se produit une dissiciation:

AH + H2O A- + H3O+ (couple : AH / A- )


Acide 1+base 2 base1 + acide2

La constante d’équilibre de dissociation de l’acide HA, appelée : constante d’acidité, Ka, s’écrit :

On pose PKa = -log Ka

Force des acides et des bases :


Un acide est d’autant plus fort qu’il cède plus facilement un proton H +

1
AH + H2O A- + H3O+
-1

Plus un acide est fort, plus l’équilibre est déplacé dans le sens 1 et pas conséquent plus Ka est grand.

Une base est d’autant plus forte qu’elle capte plus facilement un proton H+ (la base se protone).
1
A- + H3O+ AH + H2O
-1
Plus une base est forte, plus l’équilibre est déplacé dans le sens1 et par conséquent plus la constante Ka
du couple acido-basique AH / A- est faible.

L’eau est à la fois un acide et une base. Les Pka des 2 couples H3O+ / H2O (Ka=1) et H2O / OH-
( Ka = 10-14) sont respectivement 0 et 14 à 25°C

Exemples de couples acido-basiques :

Détermination du pH
1. pH de l’eau
Soit l’équilibre d’autoprotolyse de l’eau :
2 H2O H3O+ + OH-
On remarque que [H3O+] = [OH-]
On a : Ke = [H3O+] [OH-] = 10-14
[H3O+] = √𝐾𝑒 = 10-7 mol .L-1
pH = -log [H3O+] = -log 10-7 = 7
le pH de l’eau pure pHeau = 7
L’échelle de pH à 25°C

2. pH d’un mono acide fort

Lorsque l’on dissout dans l’eau un acide fort HA de concentration initiale C0, on a : disociation totale de
l’acide.

HA + H2O H3O+ + A-

à t =0 C0 0 0

à tf 0 C0 C0

On a : [H3O+] = C0

Soit : pH = -log [H3O+] = -log C0

Exemple : Acide chlorydrique HCl de concentration initiale :

C0 = 10-3 mol. L-1

pH = -log C0 = -log 10-3 =3

3. pH d’une monobase forte


L’orsque l’on dissout dans l’eau une monobase forte de concentration C0, on a :
Protonation totale de la base :
B + H2O BH+ + OH-
à t=0 C0 0 0
à tf 0 C0 C0
on a : [OH-] = C0 C0 = Ke / [H3O+] [H3O+] = Ke/ C0 = 10-14 / C0

à 25°C

Exemple : solution de soude NaOH de concentration initiale C0 = 10-3 mol.L-1

pH = 14 +log C0 = 14 + log 10-3 = 11

4. pH d’un monoacide faible


Soit une solution d’un monoacide faible HA de concentration initiale C0.
Dissocation de l’acide : HA + H2O H3O+ + A-
à t=0 C0 0 0
à teq C0- X X X

[H3O+][A−]
- Constante d’acidité du couple HA/A- : Ka = X <<< C0
[𝐻𝐴]

L’ expression de Ka devient : Ka = [H3O+]2 / C0 [H3O+] = (Ka .C0)1/2 d’où :

Exemple : Calculer le pH d’une solution d’acide acétique CH3COOH, pKa = 4.8


C0 = 10-1 mol.L-1
pH = ½ (4.8-1) = 2.9

Utilisation du coefficient de dissociation


L’approximation de l’acide faible repose sur l’hypothèse d’une faible sissociation.
𝑛𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝑚𝑜𝑙𝑒𝑠 𝑑𝑖𝑠𝑠𝑜𝑐𝑖é𝑠 𝑑𝑒 𝐻𝐴 𝑐𝑜𝑛𝑐𝑒𝑛𝑡𝑟𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑖𝑠𝑠𝑜𝑐𝑖é𝑒
α= ou α = X/C0
𝑛𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝑚𝑜𝑙𝑒𝑠 𝑖𝑛𝑖𝑡𝑖𝑎𝑙𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝐻𝐴 𝑐𝑜𝑛𝑐𝑒𝑛𝑡𝑟𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑖𝑛𝑖𝑡𝑖𝑎𝑙𝑒

α = [H3O+] / C0 si l’autoprotolyse de l’eau est négligée

Bilan de matière :

HA + H2O H3O+ + A-
Etat initial C0 0 0
Etat d’eq C0 (1-α) C0α C0α
[H3O+] + C0 α pH = -log(C0α)
Comme: Ka = [H3O+] [A-] / [HA] = C02 α2 / C0 (1-α) = C0 α2 / (1-α) = C0α2
Si α ≤ 0.1 (dissociation faible, inférieure à 10%) on peut négliger α devant 1

5. pH d’une monobase faible

Soit une solution d’une monobase faible Btelle que l’ammoniaque NH 3(aq) de concentration initiale C0.

B + H 2O BH+ + OH- équivalent à : B + H3O+ BH+ + H2O

Ka du couple (BH+ / B) : Ka = [H3O+] [B] / [BH+]

Ka = [H3O+] C0 / [OH-] = [H3O+]2 C0 / Ke d’ou: [H3O+] = (Ka Ke)1/2 . C0-1/2

pH = -log [H3O+]

6. pH d’une solution d’ampholyte

HA- base du couple (H2A / HO- ) HA- + H3O+ H 2A + H2O : Ka1


HA- acide du couple (HA- / A2-) HA- + H2O A2- + H3O+ : Ka2
Bilan : 2HA- H2A + A2-

Ka1 . Ka2 = [H3O+] [HA-] / [H2A] x [H3O+] [A2-] / [HA-]


= [H3O+]2 x [A2-] / [H2A]
Le bilan de cette réaction globale indique que : [H2A] = [A2-]
Ka1 . Ka2 = [H3O+]2

le pH est indépendant de C
7. pH des solutions salines
7.1. pH d’une solution d’un sel d’acide fort et de base forte
Exemple : NaCl (chlorure de sodium)
HCl + NaOH NaCl + H2O
acide fort base forte sel
en solution aqueuse, il y a dissolution totale de sel :
NaCl Na+(aq) + Cl-(aq)
à 25°C

7.2. pH d’une solution d’un sel d’acide fort et de base forte

Exemple : NH4Cl (chlorure d’ammonium)

HCl + NH3 NH4Cl


Acide fort base faible sel
En solution aqueuse, il y a dissolution totale du sel :

eau
NH4Cl Cl-(aq) + NH4+(aq)
Cl- : ion spectateur, base conjuguée très faible d’un acide fort (HCl)
NH4- : acide conjugué (faible) de la base faible NH3 (pKa =9.2)
pH (NH4Cl) = pH (NH4+) = pH d’un acide faible

7.3. pH d’une solution d’un sel d’acide faible et de base forte


Exemple : CH3COONa (acétate de sodium)
CH3COOH + NaOH CH3COONa + H2O
Acide faible base forte sel
En solution aqueuse, il y a dissolution totale du sel :
CH3COONa CH3COO-(aq) + Na+(aq)
Na+ : ion spectateur, acide conjugué très faibles d’une base forte (NaOH)
CH3COO- : base conjuguée (faible) de l’acide faible CH3COOH (pKa =4.8)
pH (CH3COONa) = pH(CH3COO-) pH d’une base faible

7.4. pH d’une solution d’un sel d’acide faible et de base faible


• CH3COOH + NH3 CH3COONH4
Acide faible base faible sel
En solution aqueuse, il y a dissolution totale du sel :
• CH3COONH4 CH3COO- + NH4+(aq)
CH3COO- est la base conjuguée faible de CH3COOH. acide faible
• CH3COOH + H2O CH3COO-(aq) + H3O+ : Ka1
NH4+ est l’acide conjugué faible de NH3 , base faible
• NH4+ + H2O NH3 + H3O+ : Ka2

pH= ½ ( pKa1 + pKa1 )

Solution tampon
Solution tampon = mélange d’un acide faible AH et de sa base conjuguée A - dans des proportions
égales ou voisines (couple AH/A-)
Exemple : HA + sel NaA (solide)

eau
NaA(s) Na+(aq) + A-(aq)
AH + H2O A- + H3O+
à t0 C0 CS 0
C0-X CS+X X
Ka = [H3O+] [A-] / [AH]
[H3O+] = Ka [AH] / [A-]
pH= pKa + log [A-] / [AH] relation d’Henderson
si [A-] = [AH] pH = pKa : efficacité maximale de la solution tampon.
Réalisation d’une solution tampon
✓ Acide faible HA + sel NaA (base faible A-)
✓ Acide faible HA + base forte (OH-), HA A-
✓ Base faible A- + acide conjugué HA
✓ Base faible A- (sel NaA) + acide fort (H3O+), A- HA

Propriétés des solutions tampons


Les solutions tampons ont la propriété de minimiser les variations de pH provoquées par :
- Une addition (modérée) d’acide ou de base
- Une addition (modérée) de solvant (eau) : dilution

Exemple : Mélange de CH3COOH(C1) et de CH3COONa (C2), avec : C1 = C2 = 10-1 mol.L-1


pH du mélange tampon :
pH = pKa + log [CH3COO-] / [CH3COOH] = pKa + log C2 / C1 = pKa = 4.8
on ajoute dans 1L de ce tampon, n1 moles de HCl (acide fort) (avec : n1 = 10-2 mol)
quel est le nouveau pH ? (on suppose que le volume reste égal à 1 L après ajout de HCl)
l’ajout de HCl provoque la réaction : CH3COO- + H+ CH3COOH
n1 moles de CH3COO- sont consommées et n1 moles de CH3COOH sont formées :
pH = pKa + log (10-1 – 10-2 ) / (10-1 + 10-2) = pKa + log 0.09/0.11 = 4.7

Dosage acido-basique
Dosage d’un monoacide fort par une monobase forte

eau
HCl H3O+ + Cl-

eau
NaOH Na+ + OH-
Les ions Cl- et Na+ étant indifférents, la réaction globale qui se produit est donc :
OH- + H3O+ 2H2O K= 10(14-0) = 1014
Chapitre CHIMIE ORGANIQUE

Introduction :
Toutes les matières, même votre corps ,sont constitues de molécules, Ces molécules sont elle-même
constitues d’atomes. La chimie organique peut être décrite comme la chimie des composés contenant
des atomes de carbones. Elle concerne des domaines très variés comme les molécules du vivant
(glucides, lipides, protéines) ou comme des composés synthétiques (polymères, colorants, produits
pharmaceutiques). En plus d'atomes de carbone, les composés organiques contiennent des atomes
d'oxygène, d'azote, d'hydrogène, de soufre, d'halogènes.

La liaison de l’atome de carbone


Le symbole du noyau de l'atome de carbone est: 6 12C
liaisons de l'atome de carbone peuvent être distribuées de trois façons différentes dans l'espace

La valence de chaque atome est respectée

H-
-O- O

-N- -N N

-C= =C= -C
-C-

H monovalent,
O divalent,
N trivalent,
C tétravalent.
Nomenclature des composés organiques
I / Formules des composés organiques :
Tout composé organique correspond une formule brute
exp : CxHyOz
La même formule brute correspondent plusieurs corps dits « isomères »
Exp : C2H6O CH3-O-CH3 Ether
CH3-CH2-OH Alcool
La formule développée planes permet de distinguer les isomères.
Elle donne les positions relatives des atomes dans la molécule.

C C C

Chaîne carbonée linéaire : formule développée

CH3 – CH2 – CH3


Chaîne carbonée linéaire formule semi développée Série Aliphatique

C C C

Chaine carbinée ramifiée

Ecriture simplifiée (Topologique)


CH3-CH2- CH2-CH2-CH3 On ne mentionne pas les
C et les H

H2C CH2
Chine carbonée cyclique
C
H2

H
C
HC CH
Chaine carbonée
aromatique
HC CH
C
H
Les règles IUPAC de la nomenclature

A un nom donné ne peut correspondre qu’une seule formule donc un seul composé.

IUPAC “International Union of Pure and Applied Chemistry” à partir des règles précises, permet de
nommer les composés organiques en prenant comme référence les hydrocarbures saturés.

la nomenclature UICPA impose les règles suivantes :

1- On choisit la chaine carbonée la plus longue (elle n’est pas toujours écrite en ligne droite). Le nom de
l’alcane linéaire correspondant à cette chaine principale, constitue la base du nom à construire.

2. Les groupes alkyles de la chaine principale sont appelés substituants, on les identifié et on énonce
leurs noms devant celui de la chaine principale. S’il y a plusieurs substituants on les classe par ordre
alphabétique.

3. On détermine la position de chaque substituant sur la chaine principal en numérotant les carbones de
celle ci et on indique cette position en faisant précéder le nom chaque substituant d’un indice de position
(chiffre arabe).

4. S’il y a un seul substituant, la numérotation de la chaine principale est choisit de telle sorte que l’indice
du substituant soit le plus petit. S’il y a plusieurs substituants, la chaine principale est numérotée dans
les deux sens et on compare les indices de position des substituants. Le sens choisi correspondra au sens
dans lequel le premier substituant rencontré portera l’indice le plus faible en comparaison avec l’indice
du premier substituant de l’autre sens. S’il y a égalité, on passe aux substituants suivants. La somme des
indices soit la plus faible.

5. Les termes di, tri, tétra..., n’entrent pas dans l’ordre alphabétique. Les termes iso, sec, tertio, cyclo...etc
; entrent dans l’ordre alphabétique.

Hydrocarbures (HC) saturés acycliques : les alcanes

les hydrocarbures saturés ne sont formés que de carbone et d’hydrogène.


Nom : préfixe correspondant au nombre de carbones de:
chaîne + terminaison ane
Nombre de Carbone Prefixe Radical (yl)

1 méth méthyl

2 éth éthyl

3 Prop propyl

4 But butyl

5 pent pentyl

6 hex hexyl

7 hept heptyl

8 oct octyl

9 non nonyl

10 dec decyl

Exemple:

CH3-CH2-CH2-CH3 4 carbones : préfixe but

Hydrocarbure saturé : terminaison ane ⇒nom: butane

2. Hydrocarbures saturés ramifiés acycliques


La ramification est un substituant (ou un radical) qui est accroché à la chaîne principale.
Un radical prend une terminaison en yle.
CH3 – CH2 - éthyle

2.1. Numérotation de la chaîne


La chaîne principale le plus grand nombre de carbone
c’est un décane substituté par un éthyle et deux méthyles.

Vous aimerez peut-être aussi